LA VISION DU BARILLA CENTER FOR FOOD & NUTRITION

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2 LA VISION DU BARILLA CENTER FOR FOOD & NUTRITION Le Barilla Center for Food & Nutrition (BCFN) est un centre d analyse et d élaboration de projets, caractérisé par une méthode pluridisciplinaire, qui poursuit le but d approfondir les grandes questions du débat global concernant l alimentation et la nutrition. Né en 2009, le BCFN s est donné la mission de se pencher sur les exigences actuelles et émergentes de la société, en recueillant des expériences et des compétences de niveau mondial et en favorisant un dialogue constant et ouvert. Du fait de la compléxité des phénomènes pris en compte, il nous a semblé nécessaire d adopter une méthodologie permettant de dépasser les fontières de différentes disciplines et nous avons créé quatre sections d études : Food for Sustainable Growth, Food for Health, Food for All, Food for Culture. Ces quatre sections d étude concernent la science, l environnement, la culture et l économie, dont le BCFN examine en profondeur les sujets clés, en suggérant des propositions pour relever les défis alimentaires du futur.

3 Advisory Board Barbara Buchner, Claude Fischler, Ellen Gustafson, John Reilly, Gabriele Riccardi, Camillo Ricordi, Umberto Veronesi En collaboration avec le Prof. Andrea Segrè, Luca Falasconi et Silvia Gaiani, Université de Bologne, Fac. d Agriculture - Last Minute Market, avec le Prof. Carlo Alberto Pratesi, Université de Rome 3, Fac. d Économie et avec the European House-Ambrosetti Coordination éditoriale et redaction Codice Edizioni Project graphique et mise en page adfarmandchicas Infographique (pp. II, 14, 27, 50 et 65) centimetri.it (juin 2012) Images National Geographic Image Collection Corbis Images Image de couverture: Corbis

4 index Résumé 9 1. Signification de l expression «pertes et gaspillage alimentaire» Que signifie l expression «gaspillage alimentaire»? Une définition possible du gaspillage et des pertes alimentaires proposée par le BCFN Pertes et gaspillage tout au long de la filière agroalimentaire La quantité du gaspillage et des pertes alimentaires Le scénario à l échelle internationale Le gaspillage alimentaire au sein de l Union Européenne Gaspillage et pertes alimentaires en Italie Crise économique et gaspillage alimentaire en Italie Gaspillage et pertes alimentaires en Grande-Bretagne Le gaspillage alimentaire en France Le gaspillage alimentaire en Suède Le gaspillage alimentaire en Allemagne Gaspillage et pertes alimentaires aux États-Unis Les différences entre les pays développés et les pays en voie de développement Pertes et gaspillage des principales matières premières alimentaires Les origines et les causes du gaspillage L origine du gaspillage alimentaire Les causes des pertes et du gaspillage alimentaires dans l ensemble de la filière Culture et récolte 55 Box Gaspillages et surproduction d agrumes et de bananes en Australie Première transformation agricole et transformation industrielle Distribution et vente 59 Box Les gaspillages alimentaires à cause des standards esthétiques Consommation domestique et restauration 61 Box Les différences entre les mentions «use by» et «best before» en Grande-Bretagne Les impacts du gaspillage et des pertes alimentaires L impact environnemental 68 Box Empreinte carbone, Empreinte écologique et Empreinte eau L impact économique 74 Box L impact économique des excédents de production dus à la PAC L impact social Les principales initiatives d intervention Les typologies d intervention pour la réduction et la récupération de la nourriture gaspillée Les principales initiatives lancées en Europe Grande-Bretagne 86 D&C Love Food, Hate Waste Italie 90 D&C Last Minute Market 91 D&C Fondazione Banco Alimentare Onlus 93 D&C Buon Fine France 97 D&C Association Nationale de Développement des Epiceries Solidaires A.N.D.E.S Autres initiatives en Europe centrale et septentrionale Les principales initiatives lancées aux États-Unis 101 D&C City Slicker Farms 103 D&C Supermarket Recycling Program Certification Les initiatives lancées dans les pays en voie de développement : les cas du Brésil et de l Inde 107 D&C Mesa Brasil Les recommandations du BCFN 111 Box Le thème du gaspillage alimentaire dans l ordre du jour européen 114 Box La lutte contre les gaspillages alimentaires aux États-Unis 115 Box Que peut faire chacun de nous dès aujourd hui? 117 Notes et références bibliographiques 119

5 Cher lecteur, chère lectrice, Dans nos champs, dans nos usines et dans nos maisons, nous enregistrons continuellement d énormes pertes et gaspillages de nourriture. Un tel phénomène, que nous analysons en profondeur dans ce document, jette une ombre préoccupante sur le modèle de développement qui a régi ces 50 dernières années l économie de nos Pays. Un modèle économique qui, aujourd hui, grâce aux connaissances dont nous disposons, apparaît totalement insoutenable. Une économie qui se mesure uniquement sur la croissance du Produit Intérieur Brut et se fonde sur l augmentation exagérée de la consommation, sans prendre en compte le fait que les ressources naturelles sont limitées et que notre planète possède des frontières physiques représentant une limite infranchissable au développement effréné. Une économie qui n a jamais vu dans le gaspillage des ressources, en particulier celles alimentaires, un facteur négatif, et qui l a même toléré, en le considérant comme un sousproduit inéluctable de son modèle de production. Ce n est pas de cette économie que nous voulons pour le futur de nos enfants. La réalité culturelle, sociale et économique dans laquelle nous souhaitons vivre n accepte pas le gaspillage, ni de la part des Pays riches, qui se produit surtout dans les foyers ou dans la distribution au détail, ni de la part des Pays en voie de développement, qui naît surtout dans les champs à cause des difficultés liées à la récolte, à la conservation et au transport de tout ce qui est cultivé. Il ne s agit pas seulement de dénoncer un phénomène ou une mise en œuvre erronée, mais de trouver des solutions et des issues possibles. Dans ce document, joint à la présentation de données plutôt surprenantes sur la dimension du phénomène «food losses and waste» (pertes et gaspillages alimentaires) et à l explication des causes principales, nous mettons en avant les solutions possibles grâce à l examen minutieux des bonnes pratiques exercées dans les diverses régions du monde. Combattre le gaspillage alimentaire est une bataille qui se gagne uniquement en unissant les forces de tout le monde : des personnes qui cultivent les champs, des personnes qui produisent et distribuent la nourriture, et des personnes qui l achètent et la consomment. De notre côté, nous sommes prêts à faire notre devoir. Bonne lecture! Corbis Guido Barilla Président BCFN

6 James L. Stanfield/National Geographic Stock RéSUMé

7 RÉSUMÉ Les institutions et la littérature spécialisée définissent les gaspillages alimentaires de différentes manières ; en pratique il n existe pas de définition univoque du phénomène, ni de données homogènes et comparables. Le BCFN, en prenant en considération toutes les phases de la filière agroalimentaire, propose de distinguer : - les food losses, c est-à-dire les pertes qu on relève en amont de la filière agroalimentaire, principalement dans les phases de semence, culture, cueillette, traitement, conservation et première transformation agricole ; - le food waste, c est-à-dire le gaspillage réalisé pendant la transformation industrielle, la distribution et la consommation finale. LES CAUSES QUI DÉTERMINENT LES PERTES ET LES GASPILLAGES SONT NOMBREUSES ET AUJOURD HUI IL EST NÉCESSAIRE DE MIEUX COMPRENDRE LES FACTEURS QUI AGISSENT DANS LES PHASES LES PLUS EN AMONT DE LA FILIÈRE LES PERTES ET L analyse réalisée en 2011 par la FAO estime les gaspillages alimentaires dans le monde à Les gaspillages domestiques naissent de la difficulté du consommateur à interpréter correctement l étiquetage des aliments ; de la préparation de portions trop abondantes (aussi LES GASPILLAGES ALIMENTAIRES bien dans les restaurants qu à la maison) ; à cause aussi des erreurs commises durant la S ÉLÈVENT DANS LE phase de planification des achats (souvent incitées par des offres promotionnelles) ; enfin, lorsque les aliments ne sont pas conservés de façon adéquate. MONDE À 1,3 MILLIARD DE TONNES PAR AN 1,3 milliard de tonnes par an, soit environ un tiers de la production totale de nourriture destinée à la consommation humaine. Selon une autre recherche (Smil, 2010), si sur l ensemble de la filière agroalimentaire, en plus des pertes et des gaspillages, on tient compte également de la conversion de la production alimentaire en nourriture pour animaux, on découvre que seulement 43 % de l équivalent calorique des produits cultivés pour l alimentation au niveau mondial est réellement consommé par l homme. Selon l USDA (2007), aux États-Unis, on gaspille tous les ans 30 % de la nourriture destinée à la consommation humaine, essentiellement à la maison et dans les lieux de restauration. Selon les données Eurostat (2006), en Europe, la quantité de nourriture annuellement gaspillée s élève à 89 millions de tonnes, soit 180 kg par individu, mais ces données n incluent pas les pertes réalisées dans les phases de production et de récolte agricole. En se limitant aux gaspillages domestiques et en utilisant différentes sources statistiques nationales (qui ne sont pas toujours comparables), il apparaît que chaque individu gaspille par an : 110 kg en Grande-Bretagne, 109 kg aux États-Unis, 108 kg en Italie, 99 kg en France, 82 kg en Allemagne et 72 kg en Suède. Les causes des pertes et des gaspillages alimentaires sont multiples et diverses selon les différentes phases de la filière agroalimentaire. Dans les pays en voie de développement, les pertes les plus importantes se concentrent dans la première partie de la filière agroalimentaire, essentiellement à cause des techniques de culture, de récolte et de conservation limitées, ou par manque d infrastructures adaptées pour le transport et l emmagasinage. Dans les pays industrialisés, la plus grosse part de gaspillage est produite dans les phases finales de la filière agroalimentaire (en particulier dans le cadre de la consommation domestique et de la restauration). Mais dans ces pays aussi, on enregistre des pertes considérables dans la phase agricole (à cause des standards dimensionnels et esthétiques et des normes sur la qualité des produits, des surplus de production ou des raisons économiques). Par exemple, en 2009, en Italie, la marchandise agricole restée dans les champs atteignait 17,7 millions de tonnes, soit 3,25 % de la production totale (Segrè et Falasconi, 2011). En agriculture, les pertes alimentaires peuvent être rapportées dans un premier temps à des facteurs climatiques et environnementaux, à la diffusion de maladies et à la présence de parasites. L équipement technologique et les infrastructures, les compétences agronomiques et les techniques de préparation du terrain, de semence, de culture, de récolte, de traitement et d emmagasinage sont à l origine des différences importantes qui existent entre les pays en voie de développement et les pays développés. Dans les pays développés, mais parfois aussi dans les pays en voie de développement, les motivations à caractère réglementaire et économique sont importantes. Cependant il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour comprendre les causes des pertes dans la partie initiale de la filière. Dans les phases de première transformation du produit agricole et des produits semiélaborés, les causes qui déterminent les gaspillages sont principalement les dysfonctionnements techniques et le manque d efficacité dans le processus de production : on parle de «déchets de production». Dans la distribution et la vente (en gros ou au détail), les gaspillages dépendent de multiples causes, parmi lesquelles les commandes inappropriées et les prévisions erronées de la demande. Les pertes et les gaspillages alimentaires génèrent un impact négatif sur l environnement et l économie, et leur existence soulève des questions de caractère social. Pour estimer l impact environnemental d un aliment gaspillé, il faut tenir compte de son «cycle de vie» entier (c est-à-dire parcourir toutes les phases de la filière agroalimentaire) en calculant les indicateurs communément utilisés tels que l empreinte carbone (volume de CO 2 ), l empreinte écologique (m 2 ) et l empreinte eau (m 3 d eau virtuelle). En Italie, les données recueillies ont souligné que les fruits et légumes jetés dans les points de vente ont entraîné la consommation de plus de 73 millions de m 3 d eau (empreinte eau) en un an, l utilisation de presque 400 millions de mètres carrés (empreinte écologique) de ressources environnementales et l émission dans l atmosphère de plus de 8 millions de kg de dioxyde de carbone (empreinte carbone). En Grande-Bretagne, les gaspillages alimentaires engendrent l émission de 25,7 millions de tonnes de CO 2 par an : 78 % de ces émissions peuvent être attribuées à des gaspillages qui pourraient être «toujours évitables», alors que 22 % renvoient à ceux qui sont «parfois évitables» ; l empreinte eau de la nourriture gaspillée à la maison s élève à 284 litres par jour et par personne. Aux États-Unis, on estime que les émissions survenant pendant les phases de production, transformation, fabrication, distribution et élimination de la nourriture non consommée, s élèvent annuellement à environ 112,9 millions de tonnes de CO 2 (Venkat, 2011). En ce qui concerne l évaluation de l impact économique des gaspillages alimentaires, LES IMPACTS DES GASPILLAGES SONT DE CARACTÈRE ENVIRONNEMENTAL, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

8 12 LE BCFN SOUHAITE SUGGÉRER AUX GOUVERNEMENTS ET AUX INSTITUTIONS DE DONNER LA PRIORITÉ À 7 POINTS en Italie, on estime une valeur de 10 milliards d euros par an pour les pertes qui se produisent dans l agriculture, 1,2 milliard pour les gaspillages industriels et 1,5 milliard pour les pertes concentrées dans la phase de distribution, soit un total d environ 12,7 milliards d euros (Segrè et Falasconi, 2011). En Grande-Bretagne, la nourriture gaspillée à la maison atteint 18 milliards d euros par an, tandis qu aux États-Unis le gaspillage survenant dans la seule phase de consommation atteint 124,1 milliards de dollars (environ 63 % du total), coûtant en moyenne à une famille de quatre personnes environ dollars par an (WRAP, 2008). Le gaspillage alimentaire est un phénomène qui soulève de profondes interrogations du point de vue social. En effet, si on tient compte du problème de la dénutrition qui touche environ un milliard de personnes dans le monde, l augmentation du gaspillage alimentaire, même sous la forme d une nutrition excessive (participant au développement de l épidémie d obésité dans les pays occidentaux) n est que davantage inacceptable. La FAO nous rappelle que la quantité de nourriture qui finit à la poubelle dans les pays industrialisés (222 millions de tonnes) équivaut à la production alimentaire disponible dans l Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes). La faible prise de conscience de l importance des gaspillages que chacun produit, de leur impact environnemental et de leur valeur économique n aide certainement pas à résoudre ce problème. Étant donné l ampleur du phénomène du gaspillage alimentaire et surtout la portée de ses impacts, le BCFN a identifié sept recommandations qu il désire porter à l attention des gouvernements et des institutions politiques : 1) Définitions et métrique communes. Donner une signification univoque aux termes de food losses et food waste et harmoniser au niveau international la collecte des données statistiques. 2) Comprendre les causes. Comprendre plus en détails la raison des gaspillages alimentaires dans les diverses filières agroalimentaires et mieux en évaluer les impacts. 3) Réduire pour récupérer. Investir d abord dans la réduction des pertes et des gaspillages alimentaires, puis dans leur récupération. 4) (Ré)utiliser. Entamer des initiatives de récupération des gaspillages pas encore éliminés, à travers la distribution aux personnes démunies, l utilisation comme nourriture pour animaux ou, en dernier lieu, pour produire des biocarburants. 5) Une priorité politique. Gérer la réduction du gaspillage au niveau institutionnel, en assurant également que l adoption de standards n introduira pas de pertes et de gaspillages injustifiés dans l ensemble de la filière agroalimentaire. 6) Coopérer pour économiser. Développer des accords de filière entre agriculteurs, producteurs et distributeurs pour une planification plus correcte de l offre alimentaire. 7) Informer pour éduquer. Rendre le consommateur conscient du gaspillage et lui enseigner comment rendre plus durables l achat, la conservation, la préparation et l élimination finale de la nourriture. Jim Brandenburg/National Geographic Stock

9 PERTES ET GASPILLAGE ALIMENTAIRES : CAUSES ET IMPACTS LES CAUSES Limites des techniques agricoles et des infrastructures pour le transport et le stockage Facteurs climatiques et environnementaux Surplus de production Respect des normes et des standards PRODUCTION ET RÉCOLTE Limites des systèmes de distribution Erreurs de prévision des commandes et de gestion des stocks Détérioration des produits et des emballages Stratégies de marketing et de vente Limites techniques et limites des processus de transformation et de production PREMIÈRE TRANSFORMATION TRANSFORMATION INDUSTRIELLE Surplus des achats Surplus des portions préparées Difficulté dans la correcte interprétation de l étiquetage Erreurs dans la conservation des aliments DISTRIBUTION RESTAURATION LES PHASES DE LA CHAÎNE ALIMENTAIRE Pertes alimentaires (food losses) Gaspillages alimentaires (food waste) CONSOMMATION DOMESTIQUE LES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX Émission de gaz à effet de serre Dégradation du sol Gaspillage des ressources hydriques Consommation d énergie En Italie, les fruits et légumes jetés dans les points de vente impliquent la consommation 73 millions de mètres cube d eau, de plus de soit 36,5 milliards de bouteilles de 2 litres ÉCONOMIQUES ÉTHIQUES/SOCIAUX Coût/Valeur de la nourriture gaspillée Valeur des externalités négatives produites Coût-opportunité de la superficie agricole Gaspillage de nourriture Suralimentation Difficulté d accès à la nourriture Dénutrition En moyenne, aux États-Unis, une famille de quatre personnes gaspille de la nourriture pour un montant de 1600 dollars Gaspillage des substances nutritives par an, soit $ $ 4,44,4 4,4 4,4 dollars par jour En Italie, 146 kg de nourriture par personne sont gaspillés 1/3 de la production alimentaire mondiale finit à la poubelle Carences nutritionnelles 1,3 milliard de tonnes Ce qui suffirait à nourrir une famille dans un pays en voie de développement

10 James L. Stanfield/National Geographic Stock 1. Signification De l expression «pertes et gaspillage ALimentaires»

11 IL N EXISTE PAS UNE DÉFINITION DE GASPILLAGE ALIMENTAIRE ADOPTÉE AU NIVEAU INTERNATIONAL 1.1 Que signifie l expression «gaspillage alimentaire»? Le principal sens de l expression gaspillage alimentaire (en anglais, food waste) est celui de «jeter de la nourriture non consommée». Bien qu elle renvoie sans aucun doute à une importante partie du gaspillage alimentaire, cette acception ne permet pas d être exhaustif. En effet, tout au long de la chaîne agroalimentaire, nombreuses sont les raisons pour lesquelles des produits alimentaires encore comestibles sont jetés. Toutefois, il n existe pas de définition univoque du gaspillage alimentaire, ni au niveau institutionnel, ni dans la littérature scientifique spécialisée. Selon la FAO, l expression food waste définit n importe quelle substance saine et comestible qui, au lieu d être destinée à la consommation humaine, est gaspillée, perdue, dégradée PRODUITS ALIMENTAIRES ÉCARTÉS TOUT AU LONG DE LA FILIÈRE AGROALIMENTAIRE GASPILLAGE ÉVITABLE, POTENTIELLEMENT ÉVITABLE ET INÉVITABLE tés de la chaîne agroalimentaire, qui - pour des raisons économiques, esthétiques ou pour la proximité de l échéance de consommation, bien qu encore comestibles et pouvant donc être destinés à la consommation humaine -, vont très certainement être éliminés, en l absence d un usage alternatif possible. Cela produit alors des effets négatifs du point de vue de l environnement, des coûts économiques et des manques à gagner pour les entreprises» 10. Dans certains pays européens, d autres définitions ont été proposées. En Italie, un travail complet sur ce thème est réalisé par Andrea Segrè et Luca Falasconi, qui définit le food waste comme des «produits alimentaires éliminés de la chaîne agroalimentaire, qui ont perdu leur valeur commerciale, mais qui peuvent encore être destinés à la consommation humaine» 11. En Grande-Bretagne, le Waste Resources Action Program (WRAP) propose une définition 12 du food waste, faisant une distinction entre les notions : - évitable, à savoir la nourriture et les boissons jetées bien qu étant encore comestibles (par exemple, des morceaux de pain, des pommes, de la viande, etc.) ; - possiblement évitable, à savoir la nourriture et les boissons que certaines personnes consomment et d autres non (par exemple, la croûte du pain), ou la nourriture qui peut être comestible, si cuisinée d une certaine façon plutôt qu une autre (par exemple, les épluchures de pomme de terre, etc.) ; - inévitable, à savoir le gaspillage résultant de la préparation de nourriture ou de boissons qui n est pas, et ne pourrait pas être, comestible (par exemple, les os de viande, les coquilles d oeuf, les épluchures d ananas, etc.). Aux États-Unis, l Environmental Protection Agency (EPA) définit le food waste comme des «aliments non consommés et éliminés pendant leur préparation, provenant des habi- ou consommée par des parasites dans n importe quelle phase de la filière agroalimentaire tations et des locaux commerciaux, comme les supermarchés, les restaurants, les bars et les 18 (Food Supply Chain ou FSC) 1. cantines d entreprise». Il s agit d une définition générale qui permet aux différents États 19 PERTES ET GASPILLAGE Dans une étude récente menée par le Swedish Institute for Food and Biotechnology (SIK) américains d établir arbitrairement la définition du food waste, selon leurs propres propositions ALIMENTAIRES et commissionnée par la FAO 2, il est proposé de faire une distinction entre food losses et food et objectifs. waste. L expression food losses englobe «les pertes alimentaires relevées pendant les phases de Pour le California Department of Resources Recycling and Recovery (CalRecycle), la définition production agricole, post-récolte et de transformation des aliments» 3, alors que l expression food du gaspillage alimentaire est assimilable à celle des food scraps (déchets alimentaires). waste représente «le gaspillage de nourriture qui se produit au niveau de la dernière partie de Par conséquent, l expression food waste désigne «n importe quel déchet, dont la nourriture la chaîne alimentaire (distribution, vente et consommation finale)» 4 : les premières dépendent en trop, les restes ou les aliments invendus (par exemple, à cause de la mauvaise qualité de des limites logistiques et infrastructurelles, les seconds de facteurs comportementaux 5. certains légumes ou les restes comme la peau des oignons ou les extrémités des carottes), tout Certains chercheurs, et notamment le professeur Jan Lundqvist du Stockholm International comme les restes dans l assiette». Water Institute (SIWI), parlent de field losses et de spoilage, se référant aux pertes rele- À partir de la moitié des années 1990, pour corriger les statistiques officielles des aliments vées dans les champs et survenant pendant la phase de transport et de stockage 6. disponibles sur le territoire américain, le Département de l Agriculture des États-Unis En outre, le SIK précise que les pertes et le gaspillage de nourriture se rapportent uniquement (United States Department of Agriculture ou USDA) a déterminé trois types de pertes enre- aux produits destinés à la consommation humaine, excluant donc les aliments gistrées le long de la filière agroalimentaire : pour animaux et les éléments non comestibles 7. Par conséquent, les aliments qui étaient - les pertes du champ aux points de vente (losses from primary to retail) ; adressés à l origine à la consommation humaine mais qui ne rentrent plus dans cette filière - les pertes au niveau des points de vente (losses at the retail level) ; sont considérés comme des pertes, même s ils ont ensuite un usage différent (aliments - les pertes au niveau du consommateur à la maison et à l extérieur (losses at the consumer pour animaux, bioénergie). Il faut donc distinguer l usage de la nourriture dans un but non level). alimentaire «planifié» et «non planifié», en intégrant ce dernier dans les pertes de nourriture Dans cette dernière phase en particulier, sont inclus à la fois la nourriture comestible qui 8, bien qu elle soit ensuite récupérée. devient déchet car n étant pas consommée (avoidable waste from eaten food), et les déchets Tristram Stuart est également de l avis selon lequel n importe quel produit qui est délibérément inévitables (unavoidable waste from eaten food) 13. fourni aux animaux plutôt qu à la consommation humaine, est un sousproduit sorti de la fabrication Une définition plus large est proposée par le professeur Vaclav Smil, qui intègre aussi dans des aliments destinés aux humains et rentre donc dans la catégorie du food waste 9. le gaspillage alimentaire la nutrition excessive d un individu ou bien la différence entre la Par ailleurs, la définition de «gaspillage alimentaire» varie selon les pays. quantité de nourriture qu une personne consomme et celle dont elle a réellement besoin En Europe, il n existe pas encore de définition unique. Mais, récemment, au sein de la Commission (valeur énergétique) 14. de l agriculture et du développement rural, on a parlé d «ensemble des produits écar-

12 1.2 Une définition possible du gaspillage et des pertes alimentaires proposée par le BCFN 20 PERTES ET GASPILLAGE ALIMENTAIRES ENREGISTRÉS TOUT AU LONG DE LA FILIÈRE AGROALIMENTAIRE LA SURALIMENTATION COMME FORME DE GASPILLAGE ALIMENTAIRE Dans ce centre, on propose de distinguer les «pertes» des «gaspillages alimentaires» enregistrés tout au long de la filière agroalimentaire, en fournissant les définitions suivantes : - Food Losses, à savoir les pertes que l on détermine en amont de la filière agroalimentaire, principalement dans les phases de semence, de culture, de récolte, de traitement, de conservation et de première transformation agricole. Celles-ci sont dues à des facteurs climatiques et environnementaux (difficilement compressibles) mais aussi à des causes accidentelles rapportées aux limites des techniques agricoles employées et des infrastructures. Même les pertes causées par des motifs d ordre économique, comme les standards esthétiques et qualitatifs imposés par le marché, les réglementations alimentaires et le rapport qualité/prix majeur ou mineur des opérations de récolte entrent dans cette catégorie. - Food Waste, à savoir le gaspillage réalisé pendant la transformation industrielle, la distribution et la consommation finale ; celui-ci inclut le choix intentionnel de jeter de la nourriture comestible. Les pertes et le gaspillage réduisent de façon très significative la nourriture effectivement disponible pour l alimentation humaine. D autre part, dans les pays développés, on note une consommation nettement supérieure aux besoins caloriques recommandés par les organisations internationales, plaçant surpoids et obésité (et les maladies connexes) au centre du débat. Par conséquent, il semble nécessaire de suivre la suggestion du professeur Smil qui invite à tenir compte du phénomène de la suralimentation même lorsque le gaspillage alimentaire est évoqué (figure 1.1.). Figure 1.1. Pertes, gaspillage et suralimentation entre production alimentaire et besoins nutritionnels Gaspillage (food waste) Production Pertes (food losses) Source : traitement BCFN, Besoins Suralimentation Joel Corbis Sartore/National Geographic Stock

13 1.3 Pertes et gaspillage tout au long de la filière agroalimentaire Généralement, étant donné l extrême diversité des facteurs qui participent à leur création, y compris les motivations économiques, de telles pertes sont particulièrement difficiles à estimer. Les deux phases suivantes concernent l ensemble des opérations de première transformation des produits agricoles et de transformation industrielle, qui prévoient les procédures de traitement et de manipulation de la récolte mais aussi sa conversion successive en produits alimentaires comestibles. Durant ces phases, le gaspillage doit être rapporté à des déchets dérivés de la production alimentaire, en partie physiologiques et en partie dus aux limites des techniques et technologies utilisées et des processus de transformation. Même les processus de conditionnement et le choix des matériaux avec lesquels confectionner les aliments ont un rôle à jouer dans la prévention du gaspillage. La quatrième phase concerne les processus de distribution en gros et au détail, dans laquelle une grande partie du gaspillage est constituée de nourriture invendue à cause du respect des réglementations et des standards qualitatifs et esthétiques, des stratégies de marketing et de facteurs logistiques. Les dernières phases coïncident avec la consommation finale qui s effectue généralement dans les lieux de restauration et chez les particuliers. Le gaspillage enregistré durant ces phases est principalement dû au surplus des portions servies ou dela quantité de nourriture préparée, à la surabondance des aliments achetés, à l incapacité de les consommer avant la date de péremption et à la difficulté d interpréter correctement les indications fournies sur l étiquette. Nous reviendrons, par la suite, sur les causes des pertes et du gaspillage (cf. chapitre 3), préférant d abord illustrer le cadre général dans lequel s insère ce phénomène. PREMIÈRE TRANSFORMATION ET TRANSFORMATION INDUSTRIELLE Chaque phase de la filière agroalimentaire est composée de diverses opérations, agricoles et industrielles, auxquelles correspondent différentes typologies de pertes et de gaspillage. Dans le contexte actuel et au niveau mondial, la filière devient toujours plus longue et plus complexe : des éléments, tels que les attentes majeures des consommateurs en termes de variété de choix et de rapport qualité/prix, la part croissante de la population qui quitte les campagnes pour s installer dans les centres urbains et l augmentation consécutive des distances géographiques séparant le lieu de production du lieu de consommation, ont toujours compliqué davantage la structure distributive et l offre alimentaire. Parallèlement, l augmentation de la demande en viande, fruits, légumes et autres produits rapidement périssables fait accroître le risque de pertes et de gaspillage. 22 Dans ce document, toutes les phases de la filière seront prises en considération pour vérifier 23 leurs différentes responsabilités dans la création de food losses et food waste. Six phases principales ont d abord été identifiées (figure 1.2.) : - culture, production agricole et récolte ; - première transformation ; - transformation industrielle ; - distribution ; - restauration ; - consommation domestique. Figure 1.2. Les phases de la chaîne alimentaire et les pertes et gaspillage alimentaires DISTRIBUTION RESTAURATION ET CONSOMMATION DOMESTIQUE Source : traitement BCFN, CULTURE, PRODUCTION AGRICOLE ET RÉCOLTE La première phase de la chaîne comprend les activités étroitement liées à la culture et à la production agricole, pendant lesquelles on peut enregistrer des pertes. En effet, les cultures ne subissent pas uniquement les intempéries, mais aussi de possibles maladies et infections. Ensuite, pendant et après la récolte, d autres pertes rapportées aux techniques de traitement, à l emmagasinage et au transport peuvent survenir. Corbis

14 Corbis 2. La quantité DU gaspillage et des pertes ALimentaires

15 WASTE WASTE 26 LES DONNÉES DISPONIBLES SONT LIMITÉES ET HÉTÉROGÈNES, SURTOUT QUANT AUX PERTES ALIMENTAIRES 33,3 % FOOD WASTE 2.1 Le scénario à l échelle internationale du volume global du gaspillage et des pertes alimentaires est conditionnée par une disponibilité limitée et une hétérogénéité des données. On peut L estimation déterminer la quantité disponible à travers des études menées par des institutions et organisations internationales mais aussi grâce à des recherches conduites par des organismes et des experts, le plus souvent au niveau national. Les analyses relatives aux pertes produites au cours des premières phases de la filière agroalimentaire sont insuffisantes. En revanche, en ce qui concerne la consommation finale, les techniques de relevé spécifiques, comme la waste sorting analysis 1 qui permet de collecter des données fiables sur la composition des déchets domestiques, offrent des informations plus détaillées. L une des rares analyses disponibles au niveau international, réalisée en 2011 par la FAO 2, estime le gaspillage mondial annuel à environ 1,3 milliard de tonnes, soit un tiers de la production totale de nourriture destinée à la consomme humaine. En outre, une recherche menée par Smil 3 fournit un panorama global alarmant sur les pertes et le gaspillage produit dans l ensemble de la filière, «du champ à la fourchette» : = 1,3 mld/ton Figure 2.1. Estimation de la nourriture produite et des pertes alimentaires globales sur l ensemble de la filière (kcal par personne et par jour) DISPERSION DES CALORIES DISPONIBLES DU CHAMP À LA TABLE Élaboration par le BCFN du diagramme de Smil Estimation des pertes alimentaires dans l ensemble de la filière (Kcal par personne par jour) Pertes dues aux inefficacités en phase de cultivation et de récolte, de transport, de stockage et de transformation kcal Récoltées -600 kcal -57% Pertes dans les phases de distribution, de consommation domestique et de restauration kcal Conversion en aliments pour l élevage des animaux -800 kcal kcal kcal +500 kcal Production de viande et produits laitiers Quantité de calories finales disponibles Besoins journaliers en kcal suffisants pour 1 individu en âge adulte Besoins journaliers en kcal suffisants pour 2 ou 3 individus en âge adulte

16 en moyenne, seulement 43 % des produits cultivés dans un but alimentaire sont réellement consommés. Les agriculteurs sont en mesure de produire l équivalent de kcal par personne et par jour. En poursuivant notre analyse le long de la filière agroalimentaire, en plus des pertes dues à l inefficacité dans les phases de récolte, de transport, de stockage et de transformation qui déterminent une première réduction (600 kcal), la conversion de la production alimentaire en nourriture destinée aux élevages (principalement des céréales) exerce un impact déterminant sur le montant de kilocalories quotidiennes effectivement disponibles pour la consommation humaine. Une telle conversion détermine un fléchissement net supplémentaire de kcal par personne. Même si cela ne représente pas un gaspillage alimentaire au sens strict, destiner de la nourriture aux animaux soulève de nombreuses interrogations parmi ceux qui étudient le phénomène de la food security (sécurité alimentaire). Enfin, la distribution au détail de la nourriture provoque des gaspillages supplémentaires (d environ 800 kcal), déterminant une quantité calorique pour les consommateurs de seulement kcal (figure 2.1.). La figure 2.2. résume les études majeures présentées dans la documentation disponible qui fournissent des données relatives au gaspillage et aux pertes alimentaires par pays, en se référant aux différentes phases de la FSC (filière agroalimentaire). Figure 2.2. Quelles différentes phases de la FSC ont été considerée par les études disponibles UE 27 (Source: DG Environment, 2011) PRODUCTION AGRICOLE PREMIÈRE TRANSFORMATION TRANSFORMATION INDUSTRIELLE ITALIE (Source: Segrè et Falasconi, 2011) PRODUCTION AGRICOLE PREMIÈRE TRANSFORMATION TRANSFORMATION INDUSTRIELLE GRANDE-BRETAGNE (Source: WRAP, 2011) PRODUCTION AGRICOLE PREMIÈRE TRANSFORMATION TRANSFORMATION INDUSTRIELLE DISTRIBUTION RESTAURATION CONSOMMATION DOMESTIQUE DISTRIBUTION RESTAURATION CONSOMMATION DOMESTIQUE DISTRIBUTION RESTAURATION CONSOMMATION DOMESTIQUE 28 SUÈDE (Source: SMED, 2010) 29 PRODUCTION AGRICOLE PREMIÈRE TRANSFORMATION TRANSFORMATION INDUSTRIELLE DISTRIBUTION RESTAURATION CONSOMMATION DOMESTIQUE ÉTATS-UNIS (Source: USDA, 1995) PRODUCTION AGRICOLE PREMIÈRE TRANSFORMATION TRANSFORMATION INDUSTRIELLE DISTRIBUTION RESTAURATION CONSOMMATION DOMESTIQUE PHASE CONSIDERÉE PHASE PAS CONSIDERÉE Source : traitement BCFN, Corbis Corbis

17 2.2 Le gaspillage alimentaire au sein de l Union Européenne La partie concernant les processus de transformation des aliments (39 %) et celle des services de restauration et de traiteur (14 %) sont aussi relativement importantes. En revanche, le gaspillage au niveau de la distribution (8 kg par personne/an) est plus contenu, même si, comme nous le verrons plus en détail par la suite, dans certains cas la distribution est indirectement responsable d une partie du gaspillage produit plus en amont ou en aval de la FSC. Le niveau moyen européen de gaspillage par personne (180 kg par an) est le résultat d une situation très variée parmi les divers États membres 5 (figure 2.4.). Figure 2.4. Niveaux de gaspillage alimentaire par personne 30 LES EUROPÉENS GASPILLENT 180 KG DE NOURRITURE PAR PERSONNE ET PAR AN Selon une étude récente de la Direction Générale de l environnement (DG Environment) de la Commission Européenne 4, le gaspillage peut être appréhendé sur quatre phases de la filière : - manufacturing (fabrication), à savoir les processus de traitement et de transformation des produits alimentaires destinés à la distribution ; - retail/wholesale (vente au détail/en gros), c est-à-dire les activités de distribution et de vente à des individus ou à des organisations ; - food service sector (secteur de la restauration), soit la préparation de nourriture prête à consommer, le service de traiteur et la restauration ; - households (ménages), à savoir la consommation domestique. Les estimations indiquent qu au niveau européen, la quantité de nourriture gaspillée tous les ans s élève à 89 millions de tonnes, soit 180 kg par personne. La figure 2.3. répartit ce gaspillage dans les quatre phases proposées. D après la figure 2.3., le gaspillage au niveau domestique est le plus important : il correspond à 42 % du total (25 % de la dépense alimentaire en termes de poids) et s élève à environ 76 kg/an/personne (dont 60 % pourraient être évités). PAYS-BAS IRLANDE AUTRICHE ESPAGNE BELGIQUE GRANDE-BRETAGNE LUXEMBOURG LITUANIE CHYPRE POLOGNE FINLANDE ITALIE ESTONIE SUÈDE HONGRIE FRANCE Figure 2.3. Estimations de la composition en pourcentages de food waste au niveau européen PORTUGAL ALLEMAGNE DANEMARK SLOVAQUIE Vente au détail/en gros 5 % Restauration/service de traiteur 14 % ROUMANIE 105 LETTONIE 94 SLOVÉNIE 89 BULGARIE 87 Usage domestique Production 42 % 39 % REP. TCHÈQUE 71 MALTE 62 GRÈCE 44 Source : traitement BCFN par DG Environment, Commission Européenne, Source : traitement BCFN sur les données Eurostat, 2010.

18 2.2.1 Gaspillage et pertes alimentaires en Italie Figure 2.6. Tonnes de production aricole restée dans les champs (2009) EN ITALIE 20 MILLIONS DE TONNES DE NOURRITURE SONT GASPILLÉES DU CHAMP AU POINT DE VENTE En Italie, le phénomène du gaspillage alimentaire a été négligé jusque récemment. La documentation spécialisée et les relevés statistiques officiels sur le sujet sont, en effet, quasi inexistants. L enquête du 2011 de Segrè et Falasconi 6 a été la première à quantifier le gaspillage sur l ensemble de la filière, soit 20 millions de tonnes du champ au point de vente. Une estimation du gaspillage a été obtenue en confrontant la quantité de nourriture que chaque Italien a à sa disposition par typologie de produit, conformément aux directives de la FAO (food balance sheets), à la consommation de nourriture par personne et par jour, tel que soutenu par l INRAN (Istituto Nazionale di Ricerca per gli Alimenti e la Nutrizione). Le pourcentage de nourriture en surplus est obtenu en calculant la différence entre la quantité de nourriture potentiellement disponible et celle qui est réellement consommée (figure 2.5.). Une bonne partie de ce pourcentage peut sans doute être classée comme «gaspillage». Figure 2.5. Quantité de food waste en Italie ( ) CATÉGORIES D ALIMENTS QUANTITÉS DISPONIBLES CONSOMMATION ESTIMÉE % DE SURPLUS g/personne/jour g/personne/jour (A) (B) (A) - (B) % Raisin** Céréales, produits céréaliers et de substitution ,75% Fruits Agrumes Olives* PRODUCTION PRODUCTION RESTES DANS % TOTALE (000 t) RÉCOLTÉE (000 t) LES CHAMPS (000 t) ,78% 1,99% 4,85% 3,31% % Légumes plein champ*** Légumes frais et transformés ,53% Fruits frais et transformés % Légumes sous serre Boissons alcoolisées et de substitution % Légumes secs et pommes de terre Total fruits Total légumes ,21% 2,89% 3,99% Viande, produits à base de viande et de substitution % Total fruits et légumes Total céréales Total ,36% 2,98% 3,25% Poisson et produits à base de poisson % * Olives de table et olives pour l huile incluses. ** Raisin de table et raisin pour le vin inclus. *** Tomates de l industrie incluses. Source : Segrè et Falasconi, Source : Segrè et Falasconi, 2011.

19 34 17,7 MILLIONS DE TONNES DE NOURRITURE RESTENT DANS LES CHAMPS Uniquement dans la filière des céréales et du poisson, on enregistre des pourcentages de surplus inférieurs à 50 %. Dans le cas des céréales, cette tendance vient de la péremption mineure des produits, alors que dans celui du poisson, elle est due au bon niveau d efficacité technologique de la filière. Selon la SINU (Società Italiana di Nutrizione Umana), la disponibilité calorique journalière pour chaque Italien est d environ kcal, l équivalent de plus d une fois et demie les besoins énergétiques quotidiens, pour lesquels un surplus de kcal est généré, ce qui a tendance à causer suralimentation ou gaspillage. Dans le cas de l Italie, cinq phases ont été identifiées au coeur de la filière agroalimentaire : - les producteurs ; - les coopératives de premier degré (en se référant en particulier à la filière des fruits et légumes) ; - les industries de transformation ; - les distributeurs en gros et au détail ; - les consommateurs. Sur la base des données relevées par l ISTAT, il a été possible de quantifier le pourcentage de la production agricole restée dans les champs, qui s élève à 3,25 % du total (soit tonnes). Le pourcentage le plus élevé de la production non récoltée est celui des céréales (figure 2.7.). À partir de l analyse de la série historique (de 2006 à 2009), on remarque que 2009 a été l année où la plus grande partie des produits a été laissée dans les champs. Cette tendance est due aux prix du marché très bas (en particulier celui du maïs). Dans la filière des fruits et légumes, les coopératives de premier degré pèsent sur le gaspillage. Elles sont en charge de l application des normes prévues par l Organizzazione Comune di Mercato (OCM), qui peuvent prévoir le retrait d une partie de la production pour éviter la chute des prix. Le produit retiré n est, en effet, destiné qu en partie à la distribution gratuite (aux tranches pauvres de la population, aux écoles et aux prisons), alors que la Figure 2.7. Répartition en pourcentage de la production agricole restée dans les champs (2009) plus grosse partie est destinée à la distillation alcoolique (36 %), au compostage et à la biodégradation (55 %) mais aussi à l alimentation animale (4 %). Ces utilisations doivent être considérées comme du gaspillage, puisque le produit est destiné à un usage différent de celui de l alimentation humaine pour lequel il avait été cultivé. Si l année agricole est prise en compte, on peut remarquer que seulement 4,43 % du produit retiré n a pas été gaspillé, sur un total de presque tonnes (figure 2.8.). Figure 2.8. Quantité de produit retiré et sa destination ( ) QUANTITÉ (000 t) Distribution gratuite 3,2 Alimentation animale 3,2 Distillation 26,4 Compostage et biodégradation 39,7 Total 72,5 POURCENTAGE SUR LE TOTAL DES RETRAITS Distribution gratuite 4,5% Alimentation animale 4,5% Distillation 36,4% Compostage et biodégradation 54,6% Total 100% Source : Segrè et Falasconi, Dans l industrie agroalimentaire, le gaspillage atteint en moyenne 2,6 % du total, soit environ 1,9 million de tonnes de nourriture (en excluant l industrie des boissons). Les produits écartés de la production sont généralement considérés comme des déchets ou utilisés pour la production d aliments pour animaux. Ils ne sont pas destinés à la redistribution aux tranches les plus pauvres de la population, comme on peut le voir dans la figure 2.9. La plus grosse part du gaspillage de nourriture se produit dans l industrie des produits laitiers mais aussi dans le travail et la conservation des fruits et légumes (figure 2.10.). 1,9 MILLION DE TONNES DE NOURRITURE GASPILLÉES PAR L INDUSTRIE 35 Figure 2.9. Estimations relatives au gaspillage au niveau de l industrie agroalimentaire SECTEUR QUANTITÉ QUANTITÉ QUANTITÉ INDUSTRIEL PRODUITE (000 t) GASPILLÉE (000t) GASPILLÉE (%) Légumes secs et pomme de terre 6 % Légumes sous serre 11 % Céréales Légumes plein champ 20 % Fruits 28 % 6 % Raisin 16 % Agrumes 4 % Olives 9 % Production, fabrication et et conservation de viandes ,5% et produits à base de viande Fabrication et conservation de poisson et de produits ,5% à base de poisson Fabrication et conservation de fruits et légumes ,5% Fabrication d huiles et graisses végétales et animales ,5% Industrie des produits laitiers et des glaces % Travail du blé et des produits à base d amidon ,5% Fabrication d autres produits alimentaires % Industrie des boissons % Total ,6% Source : Segrè et Falasconi, Source : Segrè et Falasconi, 2011.

20 Figure 2.10.Répartition en pourcentage du gaspillage dans l industrie agroalimentaire (2009) Crise économique et gaspillage alimentaire en Italie LO SCENARIO GLOBALE DELL ACQUA IN PILLOLE *LOREM IPSUM DOLOR SIT AMET 36 CHAQUE FAMILLE GASPILLE EN MOYENNE UNE QUANTITÉ DE NOURRITURE DE LA VALEUR DE 454 EUROS PAR AN Fabrication et conservation de fruits et légumes Fabrication d autres produits alimentaires 12,7 % Travail du blé et de produits à base d amidon Source : Segrè et Falasconi, Production, fabrication et conservation de viande et produits à base de viande 26 % 8 % 12,9 % Industrie de produits latiers et des glaces Fabrication et conservation de poisson et produits à base de poisson 21,3 % 0,4 % Industrie de boissons 14,8 % Fabrication de l huile et graisses végétales et animales 3,9 % En ce qui concerne la phase de distribution, une recherche menée par Last Minute Market 7 donne des estimations sur la quantité de nourriture jetée par les marchés à grosse distribution (centres alimentaires et marchés des fruits et légumes). À cet égard, il apparaît qu en 2009, en Italie, tonnes de produits alimentaires ont été gaspillées (pour un total de 900 millions d euros), dont 40 % de fruits et légumes. Au niveau du consommateur final, le gaspillage atteint des chiffres encore plus alarmants (image 2.11.). Les données diffusées par l ADOC (Associazione per la Difesa e l Orientamento dei Consumatori) montrent qu à la maison sont gaspillés en moyenne : - 35 % des produits frais ; - 19 % du pain ; - 16 % des fruits et légumes. On enregistre un gaspillage supplémentaire dans les restaurants, les bars et les cantines. cras gravida turpis ut quam mattis quis suscipit ipsum commodo. aliquam volutpat diam turpis. vestibulum sodales diam at orci dapibus ac commodo urna eleifend. in eu lectus risus, nec venenatis erat. aenean convallis ornare euismod. maecenas tristique, lacus at dignissim figurent, blandit, toutefois, lectus pas felis les fringilla fêtes de ligula, fin id adipiscing sem augue et libero. curabitur eu molestie libero. pellentesque volutpat sem id augue venenatis posuere. vivamus varius metus d années En effet, d après des vitae nisl lacinia porta. suspendisse non elit nec nisl blandit ornare. sed vel magna vitae nisi rutrum eleifend. pellentesque metus felis, données fournies consequat faucibus pulvinar in, par la placerat ac lectus. CIA (Confederazione Italiana nisi condimentum. degli Agricoltori), in pulvinar du 24 nulla et nibh ultricies donec sed dui nulla, id vulputate leo. nunc semper urna ac mauris mattis id elementum suscipit. Selon une enquête réalisée en octobre 2011 par Coldiretti-Swg, les Italiens ont réduit leur gaspillage alimentaire de 57 % à cause de la crise économique. Pour combattre le gaspillage et donc économiser davantage, 3 Italiens sur 4 font plus attention à leurs dépenses alimentaires qu auparavant. Parmi A LOREM les IPSUM. mesures dolor sit adoptées amet, pour ré- consectetur adisciping elit, vivamus varius duire metus le vitae food nisl waste, lacinia porta. on trouve Suspendisse en non première elit nec place nisl blandit «Faire ornare. les courses en faisant B LOREM plus IPSUM. attention dolor sit amet,» (47 % des réponses), consectetur ensuite adisciping «Réduire elit, vivamus les varius quantités metus vitae nisl lacinia porta suspendisse non achetées elit nec nisl» (31 blandit %), ornare. «Utiliser les restes pour préparer un nouveau repas» (24 C LOREM IPSUM. dolor sit amet, %) et consectetur «Faire adisciping plus attention elit. Vivamus aux varius. dates de péremption» (18 %). D LOREM IPSUM. dolor sit amet, Au consectetur fil du temps, adisciping la elit, tendance vivamus varius s inverse et metus les Italiens vitae nisl lacinia passent porta. Suspendisse plus de temps non elit nec nisl blandit ornare sed vel magna à faire vitae nisi les rutrum courses eleifend. : Pellentesqupulvinar 61 % comparent les prix in, placerat avec ac lectus. plus d attention, 59 % regardent E LOREM les IPSUM. promotions dolor sit amet, «3 produits au prix consectetur de 2». adisciping Ils ne renoncent elit, vivamus varius cependant metus vitae nisl lacinia porta suspendisse non pas elit à nec la qualité, nisl blandit comme ornare. Pellentesqupulvinar de in, placerat personnes ac lectus. interrogées qui dé- le démontrent 43 % clarent F LOREM toujours IPSUM. dolor contrôler sit amet, la qualité des produits consectetur et adisciping le même elit, vivamus pourcentage varius. de sondés qui vérifie le lieu de provenance. Parmi ces données encourageantes ne au 31 décembre les Italiens ont jeté à la poubelle tonnes d aliments, pour une valeur globale de 1,32 milliard d euros (20 % de la dépense globale). Ces chiffres ne sont pas seulement négatifs en termes d impact environnemental (une seule tonne de déchets organiques génère 4,2 tonnes de dioxyde de carbone). Ils représentent aussi des dégâts économiques A qui pèsent directement B sur le budget familial, équivalant à 50 euros par foyer. D après ces données, en première place des aliments qui finissent à la poubelle, on trouve les produits laitiers, les oeufs et la viande (43 %), suivis du pain (22 %), les D E fruits et légumes (19 %), les pâtes (4 %) et les desserts (3 %). Toutefois, il faut reconnaître que, par rapport à l année précédente, on a observé une contraction Lorem ipsum dolor sit amet, de 12 % du gaspillage alimentaire. consectetur Elle est cependant adisciping elit. G encore trop faible si on la confronte aux données Coldiretti, qui estime la réduction du food waste à 57 %. C F H Pertes et gaspillages alimentaires: causes, impacts BCFN et propositions Index Figure Estimations relatives au gaspillage domestique Gaspillage annuel par famille en Produits frais (lait, oeufs, viande, etc.) 39 % 37 % 35 % Pain 19 % 19 % 19 % Fruits et légumes 17 % 17 % 16 % Charcuterie 10 % 9 % 10 % Produits sous-vide 6 % 8 % 10 % Pâtes 4 % 4 % 4 % Conserves 3 % 3 % 3 % Surgelés 2 % 3 % 3 % Source : Segrè et Falasconi, MILIARDI 5,7 MILIONI 800 Acqua pulita Lorem ipsum. Dolor sit amet, consectetur adisciping elit. Vivamus varius. MILIARDI 5,7 MILIONI Impianti igienico sanitari Lorem ipsum. Dolor sit amet, consectetur adisciping elit. 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