Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques. SCOR inform - Avril 2014

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques. SCOR inform - Avril 2014"

Transcription

1 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques SCOR inform - Avril 2014

2 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques Auteur Dominique Lannes Médecin-Conseil SCOR Global Life Éditeur Paolo De Martin Avril ISSN : demande en cours - Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l Éditeur. SCOR fait ses meilleurs efforts pour assurer l exactitude de l ensemble des informations fournies et décline toutes responsabilités en cas d imprécision, inexactitude ou omission. Crédit photos Fotolia.

3 SCOR inform - Avril 2014 Introduction Dans l Antiquité, les Grecs pensaient que l épileptique était «possédé» et longtemps on a cru que la sclérose en plaques était la conséquence du stress. Au XIX e siècle, plusieurs médecins précurseurs se sont attachés à décrire ces maladies de manière détaillée sans avoir encore les moyens d agir. À la fin du XX e siècle, de nouveaux médicaments et de nouvelles méthodes d imagerie du cerveau, tels que le scanner puis l IRM, ont été découverts. En 2013, c est une neurologie conquérante et innovante qui voit le jour : la génétique, la biotechnologie, l imagerie médicale, la neurochirurgie, l industrie pharmaceutique les recherches fondamentales et cliniques s allient pour enfin comprendre ces maladies, les traiter et espérons-le, bientôt les guérir. Tous ces progrès ainsi que leurs conséquences éventuelles sur l évaluation du risque doivent maintenant être connus des assureurs. Nous vous proposons de partager nos réflexions et préconisations en termes de tarification avec ce panorama actualisé de ces deux affections neurologiques importantes : L épilepsie qui touche près de 50 millions de personnes dans le monde. La sclérose en plaques qui touche 2.5 millions de personnes dans le monde et voit sa fréquence en forte augmentation. 3

4 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques L épilepsie Egalement appelée comitialité, l épilepsie est une maladie neurologique chronique caractérisée par la survenue de crises résultant d une décharge anormale et simultanée de groupes de neurones intracérébraux. Chacun d entre nous peut un jour faire une crise d épilepsie lorsque son cerveau se trouve dans des conditions particulières de déséquilibre ou d agression, par exemple un accès de fièvre chez l enfant ou un désordre hydro-électrolytique sanguin important. Il faut cependant avoir fait plusieurs crises pour être qualifié de patient épileptique. Epidémiologie L épilepsie est une pathologie neurologique fréquente présente partout dans le monde. Par exemple aux Etats-Unis, 1,5 million de personnes sont épileptiques et 10 millions le sont sur le continent africain. Au Royaume Uni 1 % de la population est épileptique. L épilepsie n a aucune frontière géographique, sociale ou raciale. Dans les pays industrialisés, sa courbe d incidence est assez caractéristique : plutôt rare entre 20 et 60 ans, la maladie est beaucoup plus fréquente à partir de 60 ans. Dans les pays émergents, les choses sont un peu différentes : des causes spécifiques d épilepsie, infectieuses et parasitaires touchent particulièrement les enfants et jeunes adultes, il y a par conséquent beaucoup plus de patients épileptiques en dessous de la trentaine dans ces pays. Incidence de l épilepsie en fonction de l âge Pays industrialisés 250 Incidence/100,000 USA Suède 1995 Islande Âge Pays émergents 250 Incidence/100,000 Chili Ethiopie 1997 Tanzanie Source : Comprehensive Textbook, Chapter 5 Incidence and prevalence, Poonam Nina Banerjee and W. Allen Hauser Âge 4

5 SCOR inform - Avril 2014 Les différentes épilepsies En fonction de la cause, de la localisation dans le cerveau et de l intensité des décharges neuronales, les crises vont se manifester de façon bien différente d une personne à l autre. L épilepsie peut se présenter ainsi par de multiples manifestations cliniques. Pour clarifier les choses il a été nécessaire de classer les crises d épilepsie. Schématiquement il existe 2 formes de crises selon leurs manifestations cliniques : crise généralisée et crise partielle qui sont liées à 3 types de causes : idiopathique, symptomatique et cryptogénique. On parlera par exemple de crise généralisée idiopathique ou de crise partielle symptomatique. Topographie du cerveau La crise d épilepsie va se manifester de façon très variable en fonction de l aire cérébrale concernée par la décharge neuronale. La parole Les mouvements complexes Les mouvements volontaires Les sensations L interprétation des sensations Tous ces éléments se retrouvent dans la classification de l Internationale League Against Epilepsia (ILEA) www. ilae.org/ que nous allons détailler ci-dessous. L audition La vue En fonction de la manifestation clinique Selon la région du cerveau intéressée par la décharge neuronale, les manifestations cliniques peuvent comporter des pertes de connaissance brusques, des troubles du comportement, des difficultés d élocution, de vision ou d audition, des mouvements anormaux, des hallucinations, etc. Tout est possible dans ce domaine car le cerveau est à l origine de toutes nos sensations, pensées et mouvements. les crises partielles appelées également focales représentent 60 à 70 % des épilepsies. Elles débutent localement dans le cerveau et peuvent être de deux types : simples (la conscience est préservée), partielles complexes (la conscience est altérée). Les crises partielles peuvent se poursuivre par une crise généralisée (crise généralisée secondaire). La nature des symptômes varie en fonction de la zone fonctionnelle cérébrale touchée par la crise. - Les crises partielles simples sont caractérisées par une absence d altération de la conscience. Les symptômes associés peuvent être : moteurs (manifestations versives, posturales, phonatoires, somato-motrices), somato-sensoriels ou somesthésiques (troubles visuels, auditifs, olfactifs, gustatifs, vertiges), végétatifs (digestifs, respiratoires, énurétiques, vaso-moteurs et vasculaires), psychiques (manifestations dysmnésiques, cognitives, instinctivo-affectives, rire, illusions, hallucinations). L interprétation du langage L interprétation visuelle - Les crises partielles complexes présentent une altération de la conscience ; la perte de contact peut être précoce ou tardive. Ces crises peuvent débuter comme une crise partielle simple et être suivie d une altération de la conscience, ou faire l objet d une altération de con science dès le début. Elles sont caractérisées par une amnésie postcritique et des automatismes associés : oro- alimentaires (mâchonnements, déglutition ), gestes simples (mouvement des mains, émiettements ) ou com plexes (boutonnage, déboutonnage ), déambulation, automatismes verbaux (onomatopées, mots, phrases). les crises généralisées : la décharge neuronale intéresse simultanément l ensemble des 2 hémisphères cérébraux, il existe donc une perte de connaissance dans la plupart des cas. Elles peuvent être de différents types : absences (périodes brèves de non réceptivité), cloniques (spasmes d un ou plusieurs muscles), toniques (raidissement soudain et contraction des muscles), tonico-cloniques, atoniques (perte soudaine du tonus musculaire). La conscience peut être préservée dans les crises myocloniques (secousses musculaires des membres supérieurs, voire des quatre membres). Une crise généralisée ne peut pas être suivie d une crise partielle. 5

6 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques En fonction de la cause sous-jacente les épilepsies idiopathiques que l on nomme également «épilepsies génétiques». Dans ce cas l épilepsie est la conséquence directe d une anomalie génétiquement déterminée de l excitabilité neuronale et son évolution est en général bénigne. les épilepsies symptomatiques ont une cause bien identifiée. Il peut s agir d une tumeur, d une malformation cérébrale ou d un accident vasculaire cérébral mais également de la prise d un médicament ou de la consommation d alcool, d une maladie neurologique précise (maladie de Huntington, sclérose en plaques, maladie d Alzheimer, etc.) ou d une fièvre pouvant entrainer ces convulsions fébriles tant redoutées des parents. les épilepsies cryptogéniques dont la cause n est pas connue. Incidence de l épilepsie en fonction de la cause toujours possibles. Il convient cependant d éviter les circonstances susceptibles de favoriser le déclenchement d une crise : manque de sommeil, prise d alcool, fièvre, certains médicaments stimulateurs du système nerveux central, hypoglycémie ou autres facteurs métaboliques, stimulation lumineuse intermittente. Le cas des jeux-vidéos est particulier car seules certaines personnes y sont sensibles. Pour les sports, le bon sens consiste à éviter les activités où perte de connaissance et mouvements anormaux pourraient avoir des conséquences graves (chute, perte de contrôle d un appareil etc., citons l alpinisme et la plongée sous-marine). Dans certains cas il peut y avoir des facteurs déclenchant spécifiques très particuliers : bruits inattendus, lecture, émotion forte, concentration intellectuelle prolongée etc. Dans le travail, chaque situation individuelle doit être évaluée avec soin. L informatique contrairement aux idées reçues, n est pas une contre-indication chez le patient épileptique, sauf cas prouvé de sensibilité aux écrans ce qui est rarissime avec les écrans plats. L épilepsie n est donc pas une contreindication à l usage de l informatique au travail. Epilepsies idiopathiques/ cryptogéniques 65,5 % Epilepsies symptomatiques Infection 2,5 % Neuro-dégénérative 3,5 % Tumorale 4,1 % Traumatique 5,5 % Congénitale 8,0 % Dans tous les cas, l observance du traitement antiépileptique est primordiale. Le diagnostic, l EEG et l IRM Le diagnostic d épilepsie repose avant tout sur la description clinique des crises. Reconstituer le «film» de la crise avec le patient permet très souvent d avoir une orientation diagnostique forte. Vasculaire 10,9 % Source : Epilepsia May-Jun;34(3): Incidence of epilepsy and unprovoked seizures in Rochester, Minnesota: Hauser WA, Annegers JF, Kurland LT. Facteurs favorisants et contre-indications Une épilepsie ne présente aucune contre-indication : grossesse, allaitement, sport, vie professionnelle sont en principe Le raisonnement médical à suivre face à une crise est toujours : Est-ce bien une authentique crise d épilepsie? Quel type de crise : partielle ou généralisée? Y-a-t-il une cause? et si oui est-elle curable? La crise s intègre-t-elle dans le cadre d une maladie neurologique spécifique? L électro-encéphalogramme (EEG) L EEG est une méthode d exploration cérébrale permettant d enregistrer l activité électrique du cerveau au moyen d électrodes placées sur le crâne. L EEG est un examen 6

7 SCOR inform - Avril 2014 indolore et non-invasif qui a sa place dans le diagnostic mais également dans le suivi d un patient épileptique. Lorsque l EEG est couplé à un enregistrement vidéo de la crise, la corrélation entre l activité électrique intracérébrale et la clinique est particulièrement informative et intéressante. IRM cerveau avec tumeur intra-cérébrale >> Dans le contexte d assurance, un proposant épileptique traité, dont l EEG entre les crises est normal, peut être considéré comme ayant un meilleur pronostic dans l évaluation du risque global Tracé EEG Source : Centre imagerie IMFM Paris méthode peut, par exemple mettre en évidence un hypométabolisme cérébral localisé et, éventuellement, inciter à proposer une chirurgie. >> Soulignons également que l EEG et l IRM sont deux examens non invasifs, faits en routine dans la plupart des pays. Il ne faut donc pas, au niveau assurantiel, se priver L IRM Source : B. Guéguen, CHSA L IRM est une méthode d imagerie médicale non invasive, non irradiante qui permet de visualiser en détail le cerveau «sous tous les angles». Son intérêt est bien sûr de repérer les épilepsies symptomatiques, c est-à-dire ayant une cause intracérébrale bien identifiable : une tumeur, une malformation cérébrale, etc. Dans certains cas difficiles, une imagerie métabolique, c està-dire prenant en compte le fonctionnement du cerveau lui-même est nécessaire et se fait avec le Pet Scan, méthode permettant d explorer l activité cellulaire cérébrale. Cette de l apport de ces examens Traitements de l épilepsie Des médicaments anciens et d autres plus récents Le premier médicament découvert en 1937 est la phénytoine. Viennent ensuite la carbamazépine en 1960 et le valproate en A partir de 1990 sont apparus les antiépileptiques de dernière génération présentant moins d effets secondaires et une efficacité parfois supérieure. Ils ont la particularité d être à large spectre et peuvent être utilisés aussi bien dans les épilepsies partielles que dans les épilepsies généralisées. 7

8 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques Les antiépileptiques Antiépileptiques classiques Dénomination commune internationale phénobarbital, ethosuximide, valproate de sodium, phénytoïne, carbamazépine épileptique doit être localisé dans une région dont l ablation n entrainera pas de déficit neurologique et neuropsychologique qui pourraient être responsables d un handicap. Cette chirurgie est délicate et relève du domaine de l hyperspécialité. Parmi les techniques habituellement proposées citons l hippocampectomie (face interne du lobe temporal) mais aussi des interventions plus complexes : résection localisée de type lobectomie, cortectomie, hémisphérectomie, callosotomie, transections sous-piales. Antiépileptiques nouveaux vigabatrin, gabapentine, lamotrigine, tiagabine, topiramate, levetiracetam, pregabaline D autres techniques comme la stimulation du nerf vague ou la stimulation intracrânienne peuvent être proposées dans des cas bien spécifiques. La chirurgie peut guérir l épilepsie, mais de façon paradoxale et mal comprise, elle peut entrainer une décompensation psychiatrique pouvant nécessiter une hospitalisation. A titre d exemple, la carbamazépine est souvent indiquée en première intention pour les crises partielles et le valproate dans le cas de crises généralisées. En cas d échec, un antiépileptique de dernière génération est proposé : lamotrigine, topiramate ou levetiracetam. Si ces traitements ne fonctionnent pas, une bithérapie est alors recommandée : deux molécules, aux mécanismes d action différents, sont associées. Globalement, les traitements antiépileptiques permettent au patient de ne plus avoir de crise dans 7 cas sur 10. Enfin, lorsque tout traitement a échoué, l épilepsie est dite pharmacorésistante et la chirurgie doit être envisagée. Celle-ci doit d ailleurs être proposée sans attendre pour certaines causes d épilepsie, par exemple la sclérose hippocampique. >> L assureur doit considérer les nouveaux antiépileptiques comme un progrès certains car ils permettent d équilibrer de nombreux patients et sont mieux tolérés, mais pas comme une révolution : ils ne guérissent pas toutes les épilepsies La chirurgie Lorsque les crises sont assez fréquentes et graves pour perturber sérieusement la vie du patient et que les médicaments sont inefficaces, une chirurgie qui «emporte» la zone du cerveau «foyer épileptique» peut être envisagée. Le foyer >> Dans le contexte de l assurance il est donc nécessaire d être prudent pendant quelques mois même après un traitement chirurgical qui a fait disparaître les crises. La notion de guérison est évoquée, après 1 à 2 ans sans crise Comorbidités, facteurs pronostiques et évolution globale Différents handicaps sont associés à l épilepsie : la baisse de quotient intellectuel global, les troubles de l attention et de la mémoire, un ralentissement idéatoire, des troubles du langage, divers troubles psychologiques. Les troubles de l humeur sont également fréquents chez les épileptiques. Environ 30 % d entre eux souffrent de dépression. Notons cependant que lorsque l épilepsie est équilibrée par le traitement ce chiffre est de l ordre de 5 %. Le suicide, qui touche en grande partie des patients jeunes, est trois fois plus élevé que dans la population générale. Le syndrome de mort subite concerne 8,8 % des décès des patients épileptiques de moins de 40 ans. D une manière générale, la surmortalité est de 2 à 3 fois plus élevée chez les épileptiques, et même 5 fois plus en cas d épilepsie pharmaco-résistante. 8

9 SCOR inform - Avril 2014 Certains critères permettent de reconnaître les patients épileptiques les plus à risque. C est le cas lorsque : L épilepsie est pharmaco-résistante ou nécessite une polythérapie. L EEG entre 2 crises est anormal. Il y a un handicap psychomoteur associé. L épilepsie de la petite enfance est encore active à l âge adulte. La fréquence de crises est élevée (à partir de 4 à 5 par an). L épilepsie est symptomatique mais la cause n est pas curable. L épilepsie est de type myoclonique généralisée invalidante. Statistiquement après 20 ans de recul, l évolution globale des personnes épileptiques peut se résumer ainsi : 50 % des patients n ont plus de crise, sans aucun traitement. 20 % des patients sont en rémission, avec un traitement. 30 % en revanche ont toujours des crises. Avec l âge, les épilepsies ont tendance à se stabiliser. Les difficultés d insertion professionnelle La crise d épilepsie peut survenir de manière brutale et imprévue à son travail et avoir un retentissement non négligeable sur l insertion professionnelle. Ce retentissement va dépendre du type de crise, de leur fréquence et bien sûr du poste de travail. Les difficultés d insertion professionnelle touchent environ 20 % des patients, en particulier les jeunes, et elles concernent différents niveaux : le recrutement et le maintien dans l emploi, l évolution de carrière, les changements d emplois plus fréquents, les emplois sous-qualifiés et la retraite anticipée le chômage est de 40 à 50 % supérieur à la population générale. La sévérité de l épilepsie et un traitement insuffisant ou non adapté expliquent en partie ces difficultés d insertion mais certains facteurs pèsent davantage : défaut de qualification professionnelle, stigmatisation de la maladie au sein du milieu professionnel, handicaps intellectuels, psychiatriques ou moteurs associés, perturbations psychologiques telles que des problèmes de confiance en soi ou de mauvaise image de soi. >> Toutes ces données et chiffres doivent être intégrés par l assureur dans son évaluation du risque de l épilepsie 9

10 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques >> Evaluation du risque et tarification de l épilepsie La tarification d un proposant épileptique est de prime abord complexe. Nous avons vu précédemment que les causes sont multiples, que le pronostic peut être favorable ou redoutable et qu il existe un très grand nombre de formes cliniques et de profils évolutifs. Le décès accidentel et la mort subite seront les risques majeurs à évaluer dans ce contexte. Par ailleurs, nous avons également vu l intrication que cette affection a avec la sphère psychosociale, notamment la dépression et les difficultés d insertion socioprofessionnelle. Il faut tenir compte de ces paramètres pour la couverture des garanties incapacité et invali dité. Afin d évaluer en toute connaissance de cause le dossier d un patient épileptique, il est souhaitable d obtenir un certificat médical donnant les informations suivantes : La cause de l épilepsie : on comprend aisément qu une épilepsie due à une tumeur intracérébrale, un alcoolisme ou s inscrivant dans une pathologie neurologique évolutive n a pas la même signification pronostique qu une épilepsie idiopathique et stable depuis l enfance par exemple. Le nombre annuel de crises : le pronostic d une épilepsie avec une crise par semaine est différent de celui d une épilepsie avec une crise tous les deux ans. La date de la dernière crise : plus le recul est important, meilleur sera le pronostic global. Le type de crise : les crises partielles, indépendamment de leur cause, ont un risque accidentogène et d incapacité moindre par rapport aux crises généralisées avec perte totale de conscience. L insertion psychosociale : la dépression associée, l invalidité, les arrêts de travail multiples, etc. sont des critères à prendre en compte dans l évaluation du risque. A l appui de ces informations, les derniers EEG et IRM cérébral réalisés pourront apporter des éléments objectifs sur la cause de l épilepsie et sur l évolution avec traitement. Soulignons ici la signification pronostique favorable d un EEG récent normal. Pour résumer, une épilepsie bien contrôlée par le traitement, sans crise depuis des années et sans cause neurologique péjorative (tumeur, etc.), aura un pronostic en décès favorable et une tarification inférieure à 100 % de surmortalité selon les cas. Une épilepsie dont la cause a été guérie par la chirurgie pourra présenter un risque standard après un recul de plusieurs mois. A l inverse, une épilepsie symptomatique secondaire à une tumeur, un AVC, une maladie neurologique évolutive sera refusée. Les autres cas, en fonction de la cause, du nombre de crise annuel et du recul par rapport à la dernière crise seront le plus souvent tarifés avec une surmortalité entre 50 et 200 %. Concernant les garanties incapacité et invalidité, la prudence est de mise, les cas d épilepsie parfaitement équilibrée sans crises depuis plusieurs années pourront être tarifés. 10

11 SCOR inform - Avril 2014 La sclérose en plaques La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurodégénérative évoluant par poussée, caractérisée par des lésions inflammatoires de la substance blanche du cerveau et de la moelle épinière. La vitamine D est un puissant immuno-régulateur : son déficit est un des facteurs de risque de survenue d une première poussée de SEP. L obésité et le tabac expliquent aussi pour partie l augmentation du nombre de cas, dans les pays développés comme émergents. Enfin, des causes virales sont avancées, en particulier l infection par le virus Epstein-Barr. Manifestations cliniques Epidémiologie La répartition de la SEP à travers le monde n est pas uniforme et on observe un gradient Nord-Sud, c est-àdire que la fréquence de la maladie diminue quand on se rapproche de l équateur. Les zones de haute prévalence de la maladie (autour de 100 pour habitants) sont l Europe du Nord, le Canada et le Nord des Etats-Unis, les zones de basse prévalence (inférieure à 5 pour habitants) se situent autour de la Méditerranée et au Mexique. La SEP atteint trois fois plus la femme que l homme, l âge moyen de début de la maladie se situe autour de trente ans. Comme pour d autres maladies autoimmunes, l incidence et la prévalence sont en forte progression sur tous les continents, plus de 20 % sur une vingtaine d années. Causes, facteurs favorisants La cause de la SEP n est toujours pas élucidée et cette pathologie résulte probablement de l interaction d une susceptibilité génétique et d un ou plusieurs facteurs environnementaux. Elles vont avant tout dépendre de la localisation des lésions de SEP dans le cerveau ; selon la région atteinte, les signes vont être très différents d une personne à l autre. 25 % des malades débutent leur SEP par des signes visuels dus à une névrite optique. Il s agit souvent de troubles de la vision des contrastes ou d une difficulté à fixer visuellement les objets. Il peut y avoir une cécité unie ou bilatérale ou une baisse de l acuité visuelle. 30 à 40 % des malades débutent leur SEP par des paralysies ou des troubles de l équilibre. Toutes ces atteintes sont bien sûr à l origine de difficultés à la marche plus ou moins importantes. Dans certains cas, des douleurs, des difficultés gestuelles, des troubles génito-sphinctériens et un dysfonctionnement érectile peuvent également affecter les malades. A côté des signes neurologiques, la SEP entraine chez la moitié des patients d autres troubles perturbant et invalidant le quotidien du patient : une fatigue chronique, des troubles de l attention, de la concentration ou de la mémoire, une fatigabilité intellectuelle majeure, une difficulté aux apprentissages. Les malades souffrent en outre d anxiété, d une modification de personnalité et souvent de dépression. Ces manifestations psychologiques sont à corréler avec un risque de suicide multiplié par 3 à 7 par rapport à la population générale. Ces difficultés cognitives et neuropsychologiques sont indépendantes du stade de gravité de la SEP elle-même. 11

12 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques Les différentes formes évolutives La maladie peut prendre différentes formes et aujourd hui aucun marqueur fiable ne permet de savoir comment elle va évoluer chez un patient. L imprévisibilité concernant l évolution de la SEP domine toujours en Schématiquement on distingue 4 profils évolutifs de la SEP : Les différentes formes évolutives Forme bénigne Forme < 20 ans > Forme récurrente rémittente Forme secondairement progressive (FSP) Forme progressive primaire Pourcentage des patients 15 à 20 % Environ 40 % Environ 30 % 10 à 15 % Caractéristiques Score d EDSS inférieur à 3 au-delà de 20 ans d évolution Pas de séquelle après les premières poussées, en dépit de lésions persistantes. Délais entre deux poussées très variables : un mois, un an, dix ans, trente ans Dégradation du malade au fil des ans, après une phase rémittente et en dépit de la quasi-absence de poussées Absence de poussées ; progression d emblée des signes moteurs, sensitifs, cognitifs Forme la plus grave Le diagnostic, l IRM Le diagnostic repose sur un faisceau d arguments cliniques, para-cliniques et évolutifs ; trois éléments sont importants pour poser un diagnostic de SEP : La dimension temporelle : la maladie évolue par crises plus ou moins espacées dans le temps. La dimension spatiale : il y a plusieurs lésions, c est-àdire plaques de démyélinisation disséminées dans le cerveau ou la moelle. L élimination des diagnostics différentiels. Avant de poser le diagnostic de SEP il faut avoir éliminé les autres maladies neurologiques qui évoluent par poussées. En cas de doute sur le diagnostic, la ponction lombaire permet d analyser le liquide cérébro-spinal. 85 à 90 % des patients ont en effet des bandes oligoclonales : elles sont une sorte de signature d un disfonctionnement immunitaire. La synthèse diagnostique : les Critères de McDonald William McDonald a donné son nom aux critères de diagnostic de la maladie, élaborés en 2001 et révisés en 2005 puis Ils constituent un équilibre entre sensibilité et spécificité et permettent de faire le diagnostic de la maladie avec une bonne fiabilité. L application de ces critères permet lors d une première poussée de faire un diagnostic précoce et de prendre en compte les différents diagnostics différentiels possibles. Son principe est d objectiver la diffusion des lésions de SEP dans l espace cérébral (lésions en différents endroits du système nerveux central) mais également dans le temps (lésions d âge différent) et ceci en utilisant les données cliniques, les résultats de la ponction lombaire et surtout de l IRM du patient. Ces critères font référence partout dans le monde dès que l on s intéresse au diagnostic de cette affection. 12

13 SCOR inform - Avril 2014 L IRM L IRM a transformé la vision de la maladie en montrant avec grande précision les plaques de démyélinisation dans le système nerveux central. Celles-ci apparaissent sous forme de lésions en «hyper signal» dans le cerveau, dans la moelle épinière et au niveau des nerfs optiques. L IRM permet également de visualiser les zones d atrophie cérébrale correspondant à des zones de destruction du tissu nerveux. Dans certains cas, il est possible de faire le diagnostic de SEP avec une seule IRM lorsque sont visualisées plusieurs lésions caractéristiques d âges différents. L IRM permet de quantifier objectivement l importance des lésions de SEP grâce au calcul d un score dit de «charge lésionnelle». La stabilité dans le temps de ce score est certainement un facteur favorable de l évolution de la maladie. En 2013 l IRM est un outil de diagnostic, de suivi, de pronostic indispensable en pratique médicale quotidienne. L apport de l IRM va encore s accroître lorsqu elle sera réalisée avec des protocoles validés de façon homogène dans tous les centres radiologiques. Evaluation du handicap, l échelle EDSS La SEP constitue la première cause non traumatique de handi cap sévère acquis du sujet jeune. Le retentissement de IRM Cerveau avec plaques de démyélinisation Source : CHU de Lille. l incapacité et du handicap sur la vie quotidienne familiale et professionnelle est souvent majeur. Partout dans le monde ce handicap est mesuré par l échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale), qui s étale de 0 à 10. L Echelle EDSS (Expanded Disability Status Scale) 0 : examen neurologique normal 2 : une fonction altérée : par exemple trouble de la sensibilité ou déficit moteur isolé 4 : le travail peut encore être réalisé mais réduction du périmètre de marche 5 : périmètre de marche sans aide réduit à 200 mètres 6 : aide unilatérale pour un périmètre de marche de 100 mètres 7 : recours à un fauteuil roulant 9 : patient grabataire Source : Kurtzke JF. Rating neurological impairment in multiple sclerosis: an expanded disability status scale. Neurology 1983; 33:

14 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques La variabilité d évolution de la SEP est très forte jusqu à un stade EDSS 3, c est-à-dire que dans ces cas, l imprévisibilité de la maladie est totale. Pour atteindre le score EDSS de 3 il peut s écouler quelques mois ou 20 ans. Ce score ne sera jamais atteint dans certaines formes bénignes. En revanche, lorsque le score EDSS est > 3, l évolution s homogénéise. Tous les malades mettent en moyenne 6 à 7 ans pour atteindre un score de 6. L objectif des traitements est donc que les patients ne dépassent pas un score de 3-4, au-delà duquel les interventions thérapeutiques sont plus limitées. Evolution du handicap dans la SEP 7 6 Score EDSS Phase 2 Phase Années depuis les 1 ers signes cliniques de la SEP } } Progression de l invalidité en Phase 2 (durée moyenne entre scores EDSS 3 et EDSS 6) en cinq sous-groupes définis selon la durée de la Phase 1 (temps écoulé entre l apparition de la sclérose en plaque à EDSS 3) pour 718 patients atteints de SEP ayant atteint EDSS 3 et EDSS 6. Source : Brain a Journal of Neurology, Brain 2010: 133; , Evidence for a two-stage disability progression in multiple sclerosis - Emmanuelle Leray, Jacqueline Yaouanq, Emmanuelle Le Page, Marc Coustans, David Laplaud, Joël Oger and Gilles Edan. >> Dans le contexte de l assurance le score DSS constitue le pivot de la tarification du risque. Traitements et approche multidisciplinaire S il n y a pas eu de révolution, des progrès thérapeutiques indiscutables ont cependant été enregistrés depuis une quinzaine d années. Sur le plan symptomatique, des progrès ont également été réalisés, améliorant la qualité de vie des patients, mais de façon encore trop modeste. Traitements de fond Leur but est de réduire la fréquence des poussées et de limiter la progression de la maladie. Il est important d agir le plus tôt possible sur l inflammation, qui détruit la myéline puis les neurones et conduit à la forme progressive de la maladie. En 2013, la tendance est donc de proposer un traitement de fond dès la première poussée. Dans les formes rémittentes, les immunomodulateurs, apparus entre 1993 et 2000 (interférons beta et acétate de glatiramère), permettent de traiter 50 % des malades. Ils ne présentent pas de toxicité. Après 5 à 10 ans, deux tiers des patients ne répondent plus à ces trait ements, il est alors nécessaire de prescrire des immu nosuppresseurs, apparus entre 2001 et Ces traitements réduisent le taux de poussées de 54 % avec le fingolimod et 68 % avec le natalizumab, ils sont donc plus efficaces mais présentent des effets indésirables qui rendent le rapport bénéfice/risque discutable chez certains patients. Une troisième ligne de traitement est parfois envisagée, avec des molécules comme le cyclo phosphamide et de mitoxantrone. Exceptionnellement, des autogreffes de moelle osseuse sont pratiquées. 14

15 SCOR inform - Avril 2014 Dans les formes secondairement progressives l impact des traitements est très modeste. Dans les formes progressives primaires aucun traitement n a montré une efficacité significative claire. Vers une révolution thérapeutique? Les traitements des formes rémittentes pourraient connaître une avancée majeure si les études cliniques en cours délivrent leurs promesses. Trois nouveaux traitements sont ainsi attendus en 2014, il s agit d un immunosupresseur (BG12), d un immunomodulateur (tériflunomide) et d anticorps monoclonal s attaquant aux lymphocytes (alemtuzumab). D autres molécules sont également en cours d expérimentation, citons le laquinimod, l ocrelizumab, le daclizumab. Dans les formes progressives primaires, des essais thérapeutiques sont en cours ; leurs résultats ne sont cependant pas attendus avant 2020! Approche multidisciplinaire La SEP est une maladie chronique de l adulte jeune qui ne nécessite pas de prendre de précautions particulières au quotidien mis à part quelques adaptations de la vie par rapport à «avant la maladie». Dans les formes évoluées, la lourdeur de la maladie en termes de handicap requiert un accompagnement et une approche multidisciplinaire, en particulier dans les formes progressives, pour lesquelles les traitements sont peu efficaces. C est dans ce domaine que les plus gros progrès ont d ailleurs été réalisés. Approche Multidisciplinaire (G-SEP) Urologue Neurologue Infirmières Kinésithérapeute Ophtalmologiste Patient Médecin du travail Psychologue/ psychiatre Médécin généraliste Assistante sociale 15

16 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques Facteurs pronostiques Il existe un niveau d incertitude important quant à l évolution de la maladie. Pour établir un pronostic fonctionnel, il est important de bien connaître l histoire du début de la maladie : les cinq premières années sont capitales pour le risque ultérieur. Le deuxième élément important est l analyse de la toute première IRM réalisée. L étude de larges populations de patients montre que, à durée de maladie équivalente, il existe des facteurs favorables et péjoratifs de la maladie : Favorables Début jeune Début par : névrite, optique, paresthésies Péjoratifs Début tardif (> 40 ans) Début par : signes moteurs, cérébelleux ou multifocaux Lorsque le patient évolue vers la forme secondairement progressive de la maladie, celle-ci se produit en moyenne 10 à 15 ans après le début de la SEP soit statistiquement entre 40 et 45 ans mais, comme toujours pour cette affection avec une extrême variabilité d un individu à un autre. 15 ans après le début de la maladie, environ un malade sur deux a besoin d une canne pour marcher sur plus de 100 ou 200 mètres. De même, 25 ans sont nécessaires en moyenne pour avoir besoin d un fauteuil roulant. Les prises en charges thérapeutiques modernes de la SEP ont cependant tendance à allonger ce délai. Trois autres facteurs pronostiques sont actuellement bien identifiés il s agit : Du tabagisme et de l obésité qui aggravent la maladie. Du genre : les hommes ont des formes souvent plus sévères que les femmes. Peu de poussées (2 premières années) Délai long pour EDSS 3 IRM sub-normale Forme progressive Nombreuses poussées Délai court pour EDSS 3 IRM très anormale Source : Confavreux C, et al. Early clinical predictors and progression of irreversible disability in multiple sclerosis: an amnesic process. Brain 2003; 126: Brex PA et al. A longitudinal study of abnormalities on MRI and disability from multiple sclerosis. N Engl J Med 2002; 346(3):

17 SCOR inform - Avril 2014 >> Evaluation du risque et tarification de la sclérose en plaques La SEP est une maladie neuro-dégénérative qui diminue en moyenne l espérance de vie de 5 à 10 ans, du fait d un petit pourcentage de formes très graves. La difficulté résulte de l extrême variabilité et imprévisibilité de la maladie : le nombre des poussées, le profil évolutif rémittent ou progressif, la localisation et le nombre des plaques de démyélinisation dans le système nerveux central aux conséquences multiples et variées etc. Il faut pourtant que l assureur ait une idée assez claire et objective de l évolution possible d un proposant pour l avenir. Afin d évaluer au mieux le dossier d un patient atteint de SEP, il est souhaitable d obtenir un certificat médical donnant les informations suivantes : L historique de la maladie avec la date de la dernière crise et bien sûr le type évolutif, rémittent ou progressif de la maladie. L état de handicap du proposant qui sera donné par le score EDSS, élément objectif indispensable à la tarification. Le résultat de la dernière IRM réalisé avec le score de charge lésionnel s il a été réalisé. Les formes progressives ne sont pas assurables tant qu il n y aura pas de traitements, quel que soit le type d assurance. Les formes rémittentes doivent s analyser en tenant compte : Du score EDSS qui doit être < à 6. Du nombre de poussées et surtout du recul par rapport à la dernière poussée. Ne pas avoir eu de poussée au cours des 5 dernières années est bien sûr plus favorable qu avoir eu une poussée il y a 6 mois. En fonction de ces différents paramètres une tarification de 25 à 200 % sera proposée en décès. La tarification sera modulée favorablement lorsqu il y a stabilité des lésions sur 2 IRM espacées d au moins deux ans. Concernant l incapacité, la SEP est une pathologie imprévisible, souvent invalidante et associée à une fatigue intense et une dépression : la prudence est donc toujours préconisée en 2013 dans ce domaine. Courbe de survie (méthode actuarielle) des patients danois atteints de SEP comparée à la population générale Probabilité de survie Hommes Probabilité de survie Femmes 1,0 1,0 0,8 0,8 0,6 0,6 0,4 0,4 0,2 0,2 0, Années depuis les 1 ers symptômes SEP Population 0, Années depuis les 1 ers symptômes SEP Population Source : Oxford Journals, Medicine Brain, Volume 127, Issue 4, Pp Henrik Brønnum-Hansen, Nils Koch-Henriksen and Egon Stenager. 17

18 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques 18

19 SCOR inform - Avril 2014 Conclusion Cette mise au point sur l épilepsie et la sclérose en plaques permettra aux personnes concernées par l évaluation du risque de comprendre les grandes lignes directrices, les évolutions et les principaux enjeux de ces deux affections neurologiques chroniques. S il y a eu des progrès indiscutables dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique, on ne peut encore aujourd hui parler de révolution. Notre évaluation du risque s est cependant affinée et tarifie «au plus près» le risque réellement encouru. Dans le contexte de l assurance, gardons à l esprit les éléments forts, communs à ces deux affections évoluant par «crises» ou «poussées» : Le recueil du nombre de crises ou poussées par année. Le recul par rapport à la dernière crise ou poussée. La connaissance de l état neurologique mais également neuropsychologique, en particulier la dépression et l asthénie souvent associée. Le recueil des informations données par l IRM, dont le compte-rendu doit faire partie du dossier médical de souscription dans la plupart des cas. Les dix prochaines années promettent d être fertiles en découvertes dans le monde de la neurologie. 19

20 SCOR Global Life 5, avenue Kléber Paris Cedex 16 France

7- Les Antiépileptiques

7- Les Antiépileptiques 7- Les Antiépileptiques 1 Définition L épilepsie est un trouble neurologique chronique caractérisé par la survenue périodique et imprévisible de crises convulsives dues à l émission de décharges électriques

Plus en détail

Actualités dans la SEP. Docteur Sophie Géhin. Cabinet de Neurologie Clinique du Tonkin - Villeurbanne

Actualités dans la SEP. Docteur Sophie Géhin. Cabinet de Neurologie Clinique du Tonkin - Villeurbanne Actualités dans la SEP Docteur Sophie Géhin Cabinet de Neurologie Clinique du Tonkin - Villeurbanne PLAN I. Epidémiologie et étiologie II. Présentation clinique et évolution III. Critères diagnostiques

Plus en détail

DSS 4 DSS 6 DSS 7. 8.4 ans 20.1 ans 29.9 ans

DSS 4 DSS 6 DSS 7. 8.4 ans 20.1 ans 29.9 ans pour un malade, impossible de prédire lʼ évolution 25% de formes bénignes utilisation dʼ une canne: 15 ans dʼ évolution utilisation dʼ un fauteuil roulant: 30 ans dʼ évolution DSS 4 DSS 6 DSS 7 8.4 ans

Plus en détail

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques Hôpital de la Salpêtrière, La sclérose en plaques Catherine Lubetzki Sclérose en plaques 80 000 cas en France Seconde cause de handicap de l adulte jeune 50% des patients ont un handicap permanent à 15

Plus en détail

La prise en charge de votre épilepsie

La prise en charge de votre épilepsie G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre épilepsie Vivre avec une épilepsie sévère Novembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide

Plus en détail

LES TRAITEMENTS DE LA SEP

LES TRAITEMENTS DE LA SEP LES TRAITEMENTS DE LA SEP Dr Florence ROBERT Service Neurologie CHU Saint-Etienne 1er Colloque de la sclérose en plaques, Saint-Etienne, le 25/05/2012 LES TRAITEMENTS DE FOND DEPENDENT: du type de SEP

Plus en détail

Sclérose en plaques Actualités thérapeutiques. Yann HERVE Service Neurologie CH Carcassonne

Sclérose en plaques Actualités thérapeutiques. Yann HERVE Service Neurologie CH Carcassonne Sclérose en plaques Actualités thérapeutiques Yann HERVE Service Neurologie CH Carcassonne Quelle(s) affirmation(s) sont vraies? 1- Il n y a pas de traitement efficace de la SEP 2- On peut traiter les

Plus en détail

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson

Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Comprendre la maladie de Parkinson Les troubles non moteurs de la maladie de Parkinson Comprendre la maladie de Parkinson La maladie de Parkinson se définit classiquement par des troubles moteurs. Néanmoins, de nombreux autres symptômes,

Plus en détail

3/ Sclérose en plaques

3/ Sclérose en plaques SEMESTRE 2 UE 2.3.S2 Santé, maladie, handicap, accidents de la vie I. Introduction 3/ Sclérose en plaques Historique Triade de Charcot: dysarthrie, nystagmus, tremblement Diagnostic de syphilis Anatomopathologie:

Plus en détail

Mieux reconnaître les poussées de sclérose en plaques

Mieux reconnaître les poussées de sclérose en plaques Mieux reconnaître les poussées de sclérose en plaques La Société canadienne de la sclérose en plaques est fière d être une source d information sur la SP. Les renseignements fournis dans la présente publication

Plus en détail

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme) La migraine 1/Introduction : Céphalée primaire (sans lésion sous-jacente). Deux variétés principales: Migraine sans aura (migraine commune). Migraine avec aura (migraine accompagnée). Diagnostic: interrogatoire

Plus en détail

Item 102 (item 125) : Oeil et sclérose en plaques Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF)

Item 102 (item 125) : Oeil et sclérose en plaques Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF) Item 102 (item 125) : Oeil et sclérose en plaques Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF) 2013 1 Table des matières Introduction... 3 1. Généralités... 3 2. Signes oculaires... 3 2

Plus en détail

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 ACTUALITES THERAPEUTIQUES Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 Traitement de fond Objectifs: Réduire le nombre de poussées Arrêter ou freiner la progression du handicap Les traitements disponibles

Plus en détail

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Dr Solène de Gaalon Service de neurologie- CHU Nantes Société française des migraines et céphalées Céphalées de tension

Plus en détail

L agénésie isolée du corps calleux

L agénésie isolée du corps calleux L agénésie isolée du corps calleux Agénésie calleuse Dysgénésie du corps calleux La maladie Le diagnostic Les aspects génétiques Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Sclérose en plaques. Dr Elisabeth MAILLART CCA Département des Maladies du Système Nerveux. GH Pitié-Salpêtrière

Sclérose en plaques. Dr Elisabeth MAILLART CCA Département des Maladies du Système Nerveux. GH Pitié-Salpêtrière Sclérose en plaques Dr Elisabeth MAILLART CCA Département des Maladies du Système Nerveux GH Pitié-Salpêtrière IFSI - 05 avril 2013 Plan Introduction Physiopathologie Épidémiologie Clinique Imagerie Biologie

Plus en détail

Perfusions de corticoïdes à domicile

Perfusions de corticoïdes à domicile Perfusions de corticoïdes à domicile Livret Infirmier Copyright France 2009 Physiopathologie de la SEP La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique inflammatoire, caractérisée par la destruction

Plus en détail

GARANTIE D ASSURANCE MALADIES REDOUTÉES. 1. Protection pour la personne adhérente et la personne conjointe assurée

GARANTIE D ASSURANCE MALADIES REDOUTÉES. 1. Protection pour la personne adhérente et la personne conjointe assurée GARANTIE D ASSURANCE MALADIES REDOUTÉES 1. Protection pour la personne adhérente et la personne conjointe assurée L Assureur paie le pourcentage indiqué ci-après du montant d assurance et selon les conditions

Plus en détail

Par Clotilde LATARCHE 1, Marc SOUDANT 1, Juliette LONGIN 2, Anne-Sophie JEAN-DELEGLISE 2, Marc DEBOUVERIE 1,3 1

Par Clotilde LATARCHE 1, Marc SOUDANT 1, Juliette LONGIN 2, Anne-Sophie JEAN-DELEGLISE 2, Marc DEBOUVERIE 1,3 1 RelSEP Description des prises en charge en vie réelle dans une cohorte de patients atteints de sclérose en plaques et suivis dans un registre épidémiologique en région Lorraine. Par Clotilde LATARCHE 1,

Plus en détail

Qu est-ce que la maladie de Huntington?

Qu est-ce que la maladie de Huntington? Qu est-ce que la maladie de Huntington? Description sommaire Qu est-ce que la maladie de Huntington? La maladie de Huntington (MH) est une maladie neurodégénérative longtemps connue sous le nom de Chorée

Plus en détail

Communiqué de presse. Merck Serono. 18 septembre 2008

Communiqué de presse. Merck Serono. 18 septembre 2008 Communiqué de presse 18 septembre 2008 Merck Serono annonce le lancement de l'essai clinique ORACLE MS destiné à évaluer la cladribine en comprimés chez des patients à risque de développer une sclérose

Plus en détail

Psoriasis et travail dans le BTP. Pr E. Delaporte

Psoriasis et travail dans le BTP. Pr E. Delaporte Psoriasis et travail dans le BTP Pr E. Delaporte 30 Mai 2013 Janvier 2013 : File active de 335 malades traités (293) ou ayant été traités (42) par immunosupp./ modulateurs (MTX CyA biomédicaments) 214

Plus en détail

Les Migraines et les céphalées. Dr G.Hinzelin Migraines et Céphalées Migraines et Céphalées La migraine représente entre 5 à 18% de la population française selon le sexe et en fonction des études. Est

Plus en détail

DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ

DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ MESURE DE LA FORCE, DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ Classement CCAM : 15.01.05 code : PEQP003 Classement CCAM : 15.01.05 code : PEQP001 NOVEMBRE 2006 Service

Plus en détail

Maladies neuromusculaires

Maladies neuromusculaires Ministère de la Santé et des Solidarités Direction Générale de la Santé Informations et conseils Maladies neuromusculaires Lisez attentivement ce document et conservez-le soigneusement avec la carte de

Plus en détail

Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l enfant pour éviter l échec scolaire?

Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l enfant pour éviter l échec scolaire? Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l enfant pour éviter l échec scolaire? L épilepsie concerne plus de 500 000 personnes en France, dont la moitié sont des enfants ou des adolescents.

Plus en détail

Assurance maladie grave

Assurance maladie grave ASSURANCE COLLECTIVE Le complément idéal à votre assurance collective Assurance maladie grave Votre partenaire de confiance. Assurance maladie grave La tranquillité d esprit à votre portée Les progrès

Plus en détail

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS Céphalées 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée EPU DENAIN -14 novembre 2006 Dr Kubat-Majid14 novembre 2006 Dr KUBAT-MAJID Céphalées 1 Mise au point sur la migraine

Plus en détail

GILENYA MC Sclérose en plaques (SEP) de forme rémittente

GILENYA MC Sclérose en plaques (SEP) de forme rémittente GILENYA MC Sclérose en plaques (SEP) de forme rémittente FÉVRIER 2012 Marque de commerce : Gilenya Dénomination commune : Fingolimod Fabricant : Novartis Forme : Capsule Teneur : 0,5 mg Maintien d une

Plus en détail

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique Caroline Karras-Guillibert Rhumatologue, Hôpital Saint Joseph, Marseille La lombalgie chronique : le «mal du siècle»?

Plus en détail

Migraine et mal de tête : des "casse-tête"

Migraine et mal de tête : des casse-tête Migraine et mal de tête : des "casse-tête" Tous concernés! De quoi s agit-il? Les migraines ne doivent pas être confondues avec les céphalées de tension, communément appelées les "maux de tête". En effet,

Plus en détail

La migraine : quelle prise de tête!

La migraine : quelle prise de tête! La migraine : quelle prise de tête! Introduction La migraine est une véritable «prise de tête» pour les personnes qui en souffrent! Bien au-delà d un mal physique, cette réelle maladie engendre également

Plus en détail

Info. Ligue contre l Epilepsie. Epilepsie. Le travail et l épilepsie

Info. Ligue contre l Epilepsie. Epilepsie. Le travail et l épilepsie Ligue contre l Epilepsie Ligue Suisse contre l Epilepsie Schweizerische Liga gegen Epilepsie Lega Svizzera contro l Epilessia Swiss League Against Epilepsy Info Epilepsie Le travail et l épilepsie Une

Plus en détail

Info. Ligue contre l Epilepsie. Epilepsie. Qu est-ce que c est une crise épileptique ou une épilepsie?

Info. Ligue contre l Epilepsie. Epilepsie. Qu est-ce que c est une crise épileptique ou une épilepsie? Ligue contre l Epilepsie Ligue Suisse contre l Epilepsie Schweizerische Liga gegen Epilepsie Lega Svizzera contro l Epilessia Swiss League Against Epilepsy Info Epilepsie Qu est-ce que c est une crise

Plus en détail

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Juillet 2011 Démarche diagnostique et d évaluation du fonctionnement chez l adulte Généralités Diagnostic

Plus en détail

Sclérose en plaques. SEVY Amandine 1,2. service de neurologie, HIA Laveran, Marseille. CHU Timone, Marseille. Janvier 2014

Sclérose en plaques. SEVY Amandine 1,2. service de neurologie, HIA Laveran, Marseille. CHU Timone, Marseille. Janvier 2014 Sclérose en plaques SEVY Amandine 1,2 1 service de neurologie, HIA Laveran, Marseille 2 CHU Timone, Marseille Janvier 2014 Plan Définition Epidémiologie Etiologie Physiopathologie Clinique Diagnostic positif

Plus en détail

Ce qu il faut savoir sur l épilepsie.

Ce qu il faut savoir sur l épilepsie. Ce qu il faut savoir sur l épilepsie. Sommaire Que faut-il savoir sur l épilepsie? 4 Qu est-ce que l épilepsie? 7 Qu est-ce qui cause l épilepsie? 8 Facteurs génétiques 9 Autres maladies 10 Blessures à

Plus en détail

Mieux connaître les publics en situation de handicap

Mieux connaître les publics en situation de handicap Mieux connaître les publics en situation de handicap Plus de 40 % des Français déclarent souffrir d une déficience 80 Comment définit-on le handicap? au moins une fois au cours de leur vie et 10 % indiquent

Plus en détail

La prise en charge de votre rectocolite hémorragique

La prise en charge de votre rectocolite hémorragique G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre rectocolite hémorragique Vivre avec une RCH Octobre 2008 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide

Plus en détail

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY A quoi sert l imagerie conventionnelle dans le diagnostic

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

Annuaire des consultations spécialisées de médecine d altitude : http://www.ffme.fr/uploads/medical/documents/liste-cs-medecine-montagne.

Annuaire des consultations spécialisées de médecine d altitude : http://www.ffme.fr/uploads/medical/documents/liste-cs-medecine-montagne. Pathologies chroniques et séjour en altitude : Recommandations pour le médecin généraliste D après la thèse du Dr Gilles de Taffin Les recommandations d usage à rappeler : Éviter l arrivée directe à des

Plus en détail

Traitements contre la SP Gilenya MD

Traitements contre la SP Gilenya MD 1 Série Les Essentiels de MSology Gilenya MD (fingolimod) Document élaboré par MSology avec la précieuse collaboration des infirmières consultantes suivantes spécialisées en sclérose en plaques : Trudy

Plus en détail

Les tumeurs osseuses

Les tumeurs osseuses Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Les tumeurs osseuses LE SARCOME D EWING Auteurs L OSTEOSARCOME Dr Perrine MAREC-BERARD Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Plus en détail

Qu est-ce qu un sarcome?

Qu est-ce qu un sarcome? Qu est-ce qu un sarcome? Qu est-ce qu une tumeur? Une tumeur est une prolifération anormale de cellules. Les tumeurs ne devraient donc pas automatiquement être associées à un cancer. Certaines tumeurs

Plus en détail

Le cavernome cérébral

Le cavernome cérébral La maladie Le diagnostic Les aspects génétiques Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur, Cette fiche est destinée à vous informer sur le cavernome cérébral.

Plus en détail

Construction de bases biométriques pour l assurance dépendance. SCOR inform - Novembre 2012

Construction de bases biométriques pour l assurance dépendance. SCOR inform - Novembre 2012 Construction de bases biométriques pour l assurance dépendance SCOR inform - Novembre 2012 Construction de bases biométriques pour l assurance dépendance Auteur Laure de Montesquieu Responsable Centre

Plus en détail

Objectifs. La sclérose en plaques: ce que doit savoir le médecin. Madame A, 25 ans. Programme

Objectifs. La sclérose en plaques: ce que doit savoir le médecin. Madame A, 25 ans. Programme Objectifs La sclérose en plaques: ce que doit savoir le médecin de premier recours Objectifs SEP: Revoir les critères diagnostiques Différencier les traitements de 1ère et de 2ème générations Distinguer

Plus en détail

LA SCLEROSE EN PLAQUES

LA SCLEROSE EN PLAQUES Fiche 4 LA SCLEROSE EN PLAQUES PRESENTATION Quelques généralités La sclérose en plaques (SEP) est une maladie qui se caractérise par l apparition dans le système nerveux central de petites lésions disséminées,

Plus en détail

Le syndrome de Dravet

Le syndrome de Dravet Epilepsie myoclonique sévère du nourrisson EMSN La maladie Le diagnostic Les aspects génétiques Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur, Cette fiche

Plus en détail

Recommandation finale du Comité canadien d expertise sur les médicaments Version en langage clair

Recommandation finale du Comité canadien d expertise sur les médicaments Version en langage clair Recommandation finale du Comité canadien d expertise sur les médicaments Version en langage clair FINGOLIMOD (Gilenya Novartis Pharmaceuticals Canada Inc.) Indication: sclérose en plaques Recommandation

Plus en détail

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004 11/02/10 Structures sensibles du crâne neurogénétique Cheveux Cuir chevelu Tissu sous cutané Périoste Os Dure mère Méninges molles Cerveau vaisseaux MIGRAINE:PHYSIOPATHOLOGIE MIGRAINE:PHYSIOPATHOLOGIE

Plus en détail

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC SOMMAIRE UN QUIZ POUR FAIRE UN POINT SUR MES CONNAISSANCES Un quiz pour faire un point sur mes connaissances 3 Vrai Faux Qu est-ce que l on

Plus en détail

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).

Pseudotumor cerebri. Anatomie Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide clair, appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR). Hypertension intracrânienne idiopathique Pseudotumor cerebri Votre médecin pense que vous pouvez souffrir d hypertension intracrânienne idiopathique connue aussi sous le nom de «pseudotumeur cérébrale».

Plus en détail

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde Vivre avec une polyarthrite rhumatoïde Décembre 2008 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

Alemtuzumab (Lemtrada * ) réduit significativement les rechutes dans la sclérose en plaques comparé à l interféron Bêta-1a dans une étude de Phase III

Alemtuzumab (Lemtrada * ) réduit significativement les rechutes dans la sclérose en plaques comparé à l interféron Bêta-1a dans une étude de Phase III COMMUNIQUE DE PRESSE Alemtuzumab (Lemtrada * ) réduit significativement les rechutes dans la sclérose en plaques comparé à l interféron Bêta-1a dans une étude de Phase III - Présentation de nouvelles données

Plus en détail

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée»

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» «SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» intéresser, l entendre, et transformer en soins de vie ce qu elle veut nous dire qu elle soit atteinte

Plus en détail

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris Céphalées de tension Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris Céphalée de tension : une maladie hétérogène La plus fréquente des céphalées primaires Diagnostic basé sur l interrogatoire Manque de spécificité

Plus en détail

La prise en charge de votre maladie de Parkinson

La prise en charge de votre maladie de Parkinson G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre maladie de Parkinson Vivre avec une maladie de Parkinson Octobre 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous

Plus en détail

Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales.

Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales. Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales. 1 Les outils de mesure existants et description du handicap épileptique Il ne s agit pas ici de mesurer

Plus en détail

Les nouveautés dans la Sclérose en Plaques en 2012 Les nouveaux critères

Les nouveautés dans la Sclérose en Plaques en 2012 Les nouveaux critères Les nouveautés dans la Sclérose en Plaques en 2012 Les nouveaux critères Professeur Pierre LABAUGE Clinique de la SEP CHU de Nimes CHU de Montpellier 04 66 68 32 61 04 67 33 74 13 labauge@yahoo.fr Jeudi

Plus en détail

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014. Psoriasis. Rapport du Secrétariat SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars 2014 Psoriasis Rapport du Secrétariat 1. Le Conseil exécutif, à sa cent trente-troisième session,

Plus en détail

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Les soins palliatifs Contacts presse : Secrétariat d Etat chargée des Aînés Service

Plus en détail

admission aux urgences

admission aux urgences Société française de neurologie RÉFÉRENTIEL D AUTO-ÉVALUATION DES PRATIQUES EN NEUROLOGIE Prise en charge hospitalière initiale des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : admission

Plus en détail

COMPÉTENCES CLINIQUES - SANTÉ MENTALE CONNAISSANCES PRÉALABLE OBJECTIFS 1. ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE. 1.1. Les buts de l entretien psychiatrique

COMPÉTENCES CLINIQUES - SANTÉ MENTALE CONNAISSANCES PRÉALABLE OBJECTIFS 1. ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE. 1.1. Les buts de l entretien psychiatrique CONNAISSANCES PRÉALABLE Les séminaires de compétences cliniques de santé mentale se basent sur l enseignement «Anamnèse et compétences psychosociales» du N. Blondel & C. Salathé (2014) et les cours de

Plus en détail

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène 1 La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène Document rédigé par l équipe pluridisciplinaire du centre de référence pour les maladies cardiaques héréditaires (Paris), en collaboration avec des patients

Plus en détail

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir? TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir? H Le Hors-Albouze Urgences pédiatriques Timone enfants Marseille Traumatismes crâniens (TC) de l enfant Grande fréquence même si incidence réelle mal

Plus en détail

Cohorte Observatoire Musculosquelettique (COMETT) Pénibilité et Vieillissement

Cohorte Observatoire Musculosquelettique (COMETT) Pénibilité et Vieillissement TITRE DU CONSORTIUM : Cohorte Observatoire Musculosquelettique (COMETT) Pénibilité et Vieillissement RESPONSABLES : Alexis Descatha, UMS 011, Villejuif ; Yves Roquelaure, LEEST, Angers ; Bradley Evanoff,

Plus en détail

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant Vivre avec un trouble dépressif Septembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin

Plus en détail

L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest

L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest Cancers, Individu id & Société L état des lieux d un pari Le Rapport Cordier 1 Biomarqueurs prédictifs 2 L axe 5 du Cancéropole Nord Ouest Cancers, Individu & Société

Plus en détail

Sclérose en plaques: la maladie aux 1000 visages. Brochure d information des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche

Sclérose en plaques: la maladie aux 1000 visages. Brochure d information des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche Sclérose en plaques: la maladie aux 1000 visages Brochure d information des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche La sclérose en plaques entraîne des symptômes extrêmement variés...4

Plus en détail

Bulletin. Le mot du président Quel avenir pour les interférons et le Copaxone?

Bulletin. Le mot du président Quel avenir pour les interférons et le Copaxone? Bulletin Numéro 34 I Novembre 2013 Vaincre la Sclérose en Plaques par la recherche Le mot du président Quel avenir pour les interférons et le Copaxone? Depuis 1992, les interférons (IFNs) et le Copaxone

Plus en détail

Troubles posturaux et syndromes parkinsoniens

Troubles posturaux et syndromes parkinsoniens Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille Troubles posturaux et syndromes parkinsoniens Pr Luc Defebvre Service de Neurologie et Pathologie du Mouvement, CNRS 3291, CHRU, Lille Janvier 2010 Place

Plus en détail

Portefeuille des produits d assurance individuelle à prestations du vivant. Protection du revenu personnel, du style de vie et de l entreprise

Portefeuille des produits d assurance individuelle à prestations du vivant. Protection du revenu personnel, du style de vie et de l entreprise Portefeuille des produits d assurance individuelle à prestations du vivant Protection du revenu personnel, du style de vie et de l entreprise MARCHÉ DES PROFESSIONNELS Police de la Série Professions OBJECTIF

Plus en détail

Migraine et Abus de Médicaments

Migraine et Abus de Médicaments Migraine et Abus de Médicaments Approches diagnostiques et thérapeutiques des Céphalées Chroniques Quotidiennes Pr D. DEPLANQUE Département de Pharmacologie médicale EA 1046, Institut de Médecine Prédictive

Plus en détail

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Questions / Réponses Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Quelques chiffres sur les troubles du sommeil et la consommation de benzodiazépines

Plus en détail

Le diagnostic de la sclérose en plaques

Le diagnostic de la sclérose en plaques Le diagnostic de la sclérose en plaques par le D r J. Marc Girard, neurologue, FRCP(c) 3 e édition VOUS VENEZ TOUT JUSTE DE RECEVOIR un diagnostic de sclérose en plaques de la part d un neurologue? Vous

Plus en détail

L arthrose, ses maux si on en parlait!

L arthrose, ses maux si on en parlait! REF 27912016 INFORMER UPSA BROCH ARTHROSE V2 08-12.indd 2 30/08/12 11:48 Qu est-ce que l arthrose? L arthrose est une maladie courante des articulations dont la fréquence augmente avec l âge. C est une

Plus en détail

La Neurofibromatose en 20 questions

La Neurofibromatose en 20 questions CNN la NF en 20 questions Responsable : Pr Jean-Francois Stalder Clinique Dermatologique CHU Nantes Contact : Blandine Legeay Tel :02-40-08-31-23 blandine.legeay@chu-nantes.fr La Neurofibromatose en 20

Plus en détail

Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée

Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée Dr G. Fournis Service de Psychiatrie et d Addictologie CHU Angers Faculté de Médecine Angers 1 Introduction

Plus en détail

Qu est-ce que la fibrillation auriculaire? (FA)

Qu est-ce que la fibrillation auriculaire? (FA) Qu est-ce que la fibrillation auriculaire? (FA) Qu est-ce que la fibrillation auriculaire? La fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du rythme le plus répandu. Certains signaux du cœur deviennent

Plus en détail

PERSONNE AGEE AUX URGENCES. Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN

PERSONNE AGEE AUX URGENCES. Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN PERSONNE AGEE AUX URGENCES Dr O.DROUIN Court Séjour Gériatrique CH VERDUN ET NON PAS URGENCES DE LA PERSONNE AGEE QUELQUES BANALITES TOUJOURS BONNES A PRECISER L âge n est pas une pathologie L âge de l

Plus en détail

déclarations d assurabilité en cas d accident (invalidité ou soins hospitaliers)

déclarations d assurabilité en cas d accident (invalidité ou soins hospitaliers) 1 Nom Prénom Date de naissance (AAAA/MM/JJ) N o de proposition ou de contrat 1. renseignements médicaux Renseignements Oui Non médicaux 1. Prenez-vous des médicaments? Cocher OUI ou NON. 2. Au cours des

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD Dénutrition de la personne âgée en EHPAD CONSTAT DEFINITION DE LA DENUTRITION «La dénutrition est la conséquence d une insuffisance d apport protéique (dénutrition exogène) ou d un hypercatabolisme lié

Plus en détail

CONVULSIONS DE L ENFANT Item 190 JP. CARRIERE

CONVULSIONS DE L ENFANT Item 190 JP. CARRIERE CONVULSIONS DE L ENFANT Item 190 JP. CARRIERE Les crises convulsives sont les symptômes les plus fréquents en pratique neurologique pédiatrique. Ce terme a la même signification que «crise épileptique»

Plus en détail

Incontinence Urinaire Epidémologie Typologie des femmes ayant une vessie distendue

Incontinence Urinaire Epidémologie Typologie des femmes ayant une vessie distendue Incontinence Urinaire Epidémologie Typologie des femmes ayant une vessie distendue Épidémiologie Plus de 20% des femmes de tous les âges, soit : 15% des adolescentes, 40% des femmes de plus de 50 ans Plus

Plus en détail

Pour toutes les personnes qui veulent en savoir plus sur l incontinence

Pour toutes les personnes qui veulent en savoir plus sur l incontinence Pour toutes les personnes qui veulent en savoir plus sur l incontinence Texte: Inkontinenscentrum i Västra Götaland Photographie: Kajsa Lundberg Layout: Svensk Information Avez-vous des difficultés à vous

Plus en détail

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Leucémies de l enfant et de l adolescent Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Leucémies de l enfant et de l adolescent GENERALITES COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UNE LEUCEMIE AIGUË? COMMENT TRAITE-T-ON UNE LEUCEMIE

Plus en détail

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT QUELS RÉSULTATS POUR LE RECEVEUR? QUELS RISQUES POUR LE DONNEUR? DONNER UN REIN DE SON VIVANT PEUT CONCERNER CHACUN /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Plus en détail

Quand le stress nous rend malade

Quand le stress nous rend malade Yuri Arcurs Quand le stress nous rend malade Tous concernés! De quoi s agit-il? Le stress stimule notre organisme pour qu'il s'adapte à une nouvelle situation, bonne ou mauvaise. Deux hormones sont alors

Plus en détail

COMPTE-RENDU D ACCRÉDITATION DU CENTRE ALMA SANTE

COMPTE-RENDU D ACCRÉDITATION DU CENTRE ALMA SANTE COMPTE-RENDU D ACCRÉDITATION DU CENTRE ALMA SANTE Chemin de l Étrat BP 57 42210 MONTROND-LES-BAINS Février 2004 Agence nationale d accréditation et d évaluation en santé SOMMAIRE COMMENT LIRE LE «COMPTE-RENDU

Plus en détail

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS Céphalées vues aux Urgences Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS Deux Objectifs aux Urgences Identifier les céphalées à risque vital Optimiser le traitement des céphalées

Plus en détail

SEP SEP 1 800 977-2770. LeParcoursMC. LeParcours

SEP SEP 1 800 977-2770. LeParcoursMC. LeParcours MC LeParcours Table des matières Qu est-ce que la sclérose en plaques? 3 Quelle est la cause de la? 4 Quelles sont les formes de? 4 Quels sont les symptômes de la? 5 Comment diagnostique-t-on la? 5 Quel

Plus en détail

Statistiques sur les assurances collectives de l Université du Québec

Statistiques sur les assurances collectives de l Université du Québec Statistiques sur les assurances collectives de l Université du Québec 2012 Direction des relations du travail et de la rémunération globale Novembre 2013 Table des matières 1.0 Assurance accident maladie...

Plus en détail

sclérose en plaque Amandine MATHIAS Formation continue IAL 14.11.2013 Service d immunologie et allergie Service de neurologie

sclérose en plaque Amandine MATHIAS Formation continue IAL 14.11.2013 Service d immunologie et allergie Service de neurologie Evaluation du risque lié au natalizumab dans la sclérose en plaque Amandine MATHIAS Formation continue IAL 14.11.2013 Service d immunologie et allergie Service de neurologie La SEP: une maladie complexe

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail