DIAGNOSTIC. Etude relative à l élaboration d un diagnostic, d une charte de territoire et d un programme d actions
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- Benoît Émond
- il y a 10 ans
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1 5 ème Pôle Montélimar, Marsanne, Dieulefit Etude relative à l élaboration d un diagnostic, d une charte de territoire et d un programme d actions DIAGNOSTIC Siège Social 6-8 rue André Voguet IVRY-SUR-SEINE Tél : Fax : SEMAPHORES, une société du Groupe ALPHA
2 Sommaire I- Rappel du Contexte...3 II- III- IV- Organisation générale du territoire...6 Tendances socio-démographiques 9 L espace, les ressources.16 V- Le territoire vécu Travailler, produire et se former sur le territoire Habiter et se déplacer sur le territoire Consommer et accéder aux services sur le territoire Se divertir sur le territoire..98 VI- VII- Sources bibliographiques.104 Annexes
3 I- Rappel du contexte 3
4 I- Rappel du contexte 1. Le 5eme pôle, un territoire de projets structurant en Rhône-Alpes Dans le cadre de sa compétence en matière d aménagement du territoire, la Région Rhône-Alpes met en œuvre depuis 1993 une politique de contractualisation avec les territoires porteurs d un projet de développement local à travers, successivement, les Contrats Globaux de Développement (CGD) puis les Contrats de Développement Rhône-Alpes (CDRA). Le syndicat mixte de développement (SMD) du 5 e pôle est donc le fruit d une construction et de partenariats historiques, et a été créé autour et pour la mise en œuvre d un CGD en 1998 afin de mener à bien les projets financés par son intermédiaire. Ces contrats régionaux visaient «le développement durable de ces espaces du quotidien autour d un projet cohérent pour renforcer les activités économiques, sociales et culturelles». Le CDRA du 5eme pôle, a, malgré quelques déceptions, permis une réflexion commune des élus et des citoyens sur leur projet de territoire et a engagé de ce fait une dynamique positive. Le CDRA s achevant en avril 2014, le territoire du 5eme pôle souhaite capitaliser cette solide expérience de territoire de projets et de synergie entre les acteurs du territoire pour se porter candidat à la nouvelle génération de contrats régionaux : les Contrats de Développement Durable Rhône-Alpes (CDDRA). Cette nouvelle génération entend réaffirmer les principes du développement durable et notamment l approche climatique et énergétique des contrats. Elle vise également à intégrer au présent diagnostic un état des lieux de la situation des services publics du territoire ainsi qu une réflexion sur les enjeux agricoles et forestiers. 4
5 I- Rappel du contexte 2. Le 5eme pôle, un territoire au paysage intercommunal recomposé Dans le cadre de la rationalisation de la carte intercommunale, les intercommunalités du territoire voient leur périmètre se reconfigurer. Premièrement, dès janvier 2014, la Communauté d agglomération de Montélimar- Sésame et la Communauté de communes de Marsanne (10 nouvelles communes) ont fusionné pour former un EPCI regroupant 26 communes pour habitants. Deuxièmement, la Communauté de communes du Pays de Dieulefit a intégré six communes du canton de Bourdeaux en janvier Elle compte désormais 21 communes pour habitants. Cette reconfiguration institutionnelle se traduit donc par de nouveaux espaces de coopération communautaire correspondant aux bassins de vie. Le 5 ème Pôle rassemble dorénavant au total 47 communes pour habitants. Dans ce contexte d élargissement du périmètre du territoire du 5 ème Pôle, les collectivités souhaitent une intégration réussie des nouvelles communes membres dans la dynamique de projets déjà initiée. Ainsi, afin d anticiper au mieux les évolutions à venir et d affirmer leurs ambitions de développement sur leur territoire, les collectivités souhaitent d abord mettre à jour le diagnostic du territoire à travers un regard renouvelé et nouveau et, ensuite, retravailler la charte et le programme d actions, nécessaires à la candidature du 5eme pôle au CDDRA. Périmètre de la CA Montélimar-Sésame au 1 er janvier 2014 (source : site de la CA Montélimar Sésamme) Périmètre du Syndicat 5ème Pôle au 1 er janvier
6 II- Organisation générale du territoire 6
7 II- Organisation générale du territoire 1. Le bassin de Montélimar, 5 ème pôle logistique de la vallée du Rhône Le périmètre du 5 ème Pôle est un territoire qui regroupe 47 communes dont 6 chefs-lieux de cantons pour habitants sur 740 km2. Il constitue d ailleurs, autour de sa ville centre, le 5 e pôle logistique de la vallée du Rhône. Cet espace drômois, à dominante rurale, est polarisé sur deux unités urbaines, Montélimar et, dans une moindre mesure, Dieulefit. Le territoire 5ème Pôle montre donc deux visages : une partie Les aires d influence occidentale urbaine et une partie orientale plus rurale (l arrière-pays). 2. Un territoire contrasté mais des «espaces complémentaires» Les forts contrastes du territoire du 5 ème Pôle sont essentiellement liés à son contexte géographique, la proximité de sa ville centre avec les autres pôles d attractivité du sillon rhodanien (Valence au Nord et Avignon au Sud) et l éloignement de la partie montagneuse du territoire des principaux pôles d emplois à l échelle départementale. D un point de vue de l emploi, l Insee identifie la commune de Montélimar comme un «pôle urbain», son aire d influence s étendant sur plus de la moitié du territoire et Dieulefit comme un pôle moyen. Source : Le bassin de Montélimar : un territoire en croissance où la précarité reste importante, Insee, mai
8 II- Organisation générale du territoire 3. Un territoire aux contraintes naturelles importantes Sur les 47 communes du territoire, les 20 communes situées à l Est sont classées en «zone de montagne», constituant ainsi les premiers contreforts Drômois des Alpes. Ainsi, aussi bien au Nord, qu au Sud et à l Est, les reliefs montagneux (Préalpes drômoises) contraignent les déplacements. La cuvette ainsi formée s ouvre vers le seul Ouest et Sud-Ouest. Relief et hydrographie La vallée du Rhône délimite le département de la Drôme et le territoire du 5 ème Pôle à l Ouest mais l ouvre aussi sur sa partie occidentale. Les interrelations entre le territoire du 5 ème Pôle et l Ouest, notamment le département de l Ardèche, sont ainsi fortes. 4. Un axe Nord-Sud déterminant Le sillon rhodanien concentre, en plus de la voie navigable qu il offre, tous les grands axes structurants du territoire : ligne TGV, routes nationales, A7. Les communes de l Est du territoire sont toutefois en retrait du développement économique des communes du bassin Montilien, en raison d une accessibilité moindre à ces grands axes de communication. Source : Portrait de territoire, Insee, 2013 L occupation des sols du territoire découle à la fois du relief mais aussi de ces axes structurants. Ainsi, on retrouve une urbanisation forte à l Ouest, en cercles concentriques autour de Montélimar et dans la cuvette du bassin, et une majorité d exploitations agricoles et forestières sur le reste du territoire. 8
9 III- Tendances socio-démographiques 9
10 1. Evolution démographique et densité 1. Une croissance démographique constatée sur l ensemble du territoire, stimulée par les communes du sillon rhodanien La croissance démographique du territoire du 5 ème Pôle a connu une accélération depuis 1999, atteignant 1,3% par an, contre 0,8% entre 1990 et Elle est ainsi au-dessus de la croissance démographique régionale (0,9% par an) et même de la croissance démographique du département de la Drôme (1% par an) ou d autres départements limitrophes comme l Ardèche (0,9% par an) ou le Vaucluse (0,8% par an). La population de la Communauté de communes du pays de Marsanne est celle qui a cru le plus rapidement depuis 1975, bénéficiant de l influence du pôle valentinois, au Nord et du phénomène de périurbanisation de Montélimar. Le dynamisme démographique du territoire se situe ainsi, pour la période censitaire la plus récente ( ), dans les communes de première et deuxième couronne autour de Montélimar avec variation annuelle autour de 2% sur la période. La commune de Dieulefit a toutefois perdu de la population sur la même période. De plus, il est à noter que la forte croissance rencontrée par les communes périphériques des grands pôles d emplois reste relative en termes d habitants dans la mesure où ce sont, pour la plupart, des communes de moins de 1000 habitants. 2. Une concentration de la population très importante, mais qui tend à s essouffler Ce sont Montélimar et les communes adjacentes qui présentent les densités de population les plus fortes du territoire. Elles regroupaient près de 72% de la population du 5 ème Pôle en 1975, mais n en regroupaient pas plus de 65% en Densité de la population en 2009 Source : Insee, RP 2009(Exploitation principale) 10
11 2. Soldes naturel et migratoire 1. Une croissance démographique illustrant un solde naturel moyen Le solde naturel du territoire est dans la moyenne nationale, se maintenant à 0,35 point par an. D un côté, le taux de natalité reste globalement semblable à celui de la Drôme depuis 1968, bien que celui du 5 ème Pôle diminue moins rapidement. De l autre, le taux de mortalité y est en revanche plus élevé, alors même que les personnes de plus de 75 ans y sont représentées dans des parts égales à celles du département de la Drôme. 2. compensé par un solde migratoire qui reste positif, preuve de l attractivité persistante du territoire Le niveau historiquement haut du solde migratoire de a été atteint de nouveau sur la dernière période censitaire , ce qui confirme l attrait renouvelé pour le territoire du 5 ème Pôle. Avec un taux annuel de migration de 5,2 pour 1000, cela correspond à un apport de population de 300 personnes par an. Ainsi, chaque année, personnes s installent sur le territoire et en sortent. Actuellement, le profil des nouveaux arrivants montre une origine géographique majoritaire d Ile-de-France, du quart Nord-Est et de PACA ainsi qu une origine professionnelle surtout tournée vers les indépendants, cadres et professions intermédiaires. Le solde migratoire des cadres est en effet de 236 et celui des professions intermédiaires de 378. Ce sont donc ces deux CSP qui contribuent le plus au solde migratoire. Il est également à noter que les retraités forment la moitié de l excédent migratoire, à savoir 500 arrivées de plus que les départs chaque année. Le solde migratoire des retraités est en effet de 467 sur les 902 de l ensemble des CSP, soit plus de la moitié. Quant aux habitants du 5 ème Pôle qui le quittent, ils vont majoritairement s installer plus au Sud et à l Ouest comme dans les régions Languedoc-Roussillon, Midi- Pyrénées ou encore Aquitaine. Ce sont les étudiants qui constituent une grande partie des départs. Flux migratoire par CSP entre 2003 et 2009 Source : Insee, Recensement de la population 2009 (Exploitation complémentaire) 11
12 3. Population par tranche d âge 1. Une population vieillissante Les jeunes de moins de 30 ans sont sous-représentés sur le territoire par rapport au niveau régional et leur proportion a encore diminué de 1999 à 2009 dans le 5 ème Pôle. La tranche intermédiaire des ans a elle aussi enregistré une diminution comparée aux chiffres de Il y a 10 ans, ces effectifs étaient grossis grâce au retours plus nombreux des ex-étudiants dans leur territoire de naissance. La part des plus de 45 ans, déjà supérieure à la moyenne régionale, a quant à elle vu son effectif augmenter de 7 points entre 1999 et Selon les estimations Omphale, les 60 ans et plus représenteront près de 30% de la population en Rhône-Alpes d ici En 1999, la part de la population du territoire entre 65 et 74 ans était de 11,4% et celle des plus de 75 ans de 9,5%. D après ces mêmes projections Omphale, on passera en 2030 sur le territoire à 14,3% de la population, âgée de 65 à 74 ans, et à 15.4% de la population âgée de 75 ans et plus. Evolution de la part des personnes âgées de 75 ans et + entre 1999 et Des disparités entre les communes du sillon rhodanien et les communes de l arrière-pays Les communes situées sur les berges du Rhône ainsi que les communes de première et deuxième couronne de Montélimar sont les communes qui accueillent proportionnellement plus d enfants et de jeunes (de 0 à 14 ans). A l inverse, Dieulefit et de nombreuses communes environnantes comptent au moins 10,5% de personnes âgées de 75 ans et plus. Ce sont ces communes qui ont gagné le plus de personnes âgées de 75 ans et plus entre 1999 et Population par tranche d âge Part des jeunes âgés de 0 à 14 ans en 2009 Part des personnes âgées de 75 ans et + en 2009 Source : Insee, RP 1999 et RP 2009(Exploitation principale) 12
13 4. Niveau de revenus 1. Une part relativement élevée des bas revenus Le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal s élevait sur le 5 ème Pôle en 2009 à euros, un niveau inférieur à la moyenne régionale ( euros) mais légèrement au-dessus du niveau départemental ( euros). Le 5 ème Pôle se caractérise donc par une part élevée des bas revenus. Ainsi, avec 16% de bas revenus sur le territoire, le 5 ème Pôle présente la moyenne la plus haute de la Région. Ce revenu moyen a même accusé une baisse depuis 2006 ( euros). Cette dégradation s explique principalement par la baisse des revenus des indépendants, une catégorie professionnelle plus exposée aux variations conjoncturelles. La distribution des revenus au sein du territoire montre deux profils d intercommunalité. D un côté, la Communauté d agglomération de Montélimar- Sésame et la Communauté de communes du pays de de Dieulefit présentent de fortes inégalités de revenus (rapport interdécile respectivement de 5,6 et 5) avec une présence plus faible des foyers fiscaux imposables (54,9% et 49,9%). De l autre, la Communauté de communes du pays de Marsanne est marquée par un revenu moyen plus élevé ( euros) et de plus faibles inégalités (rapport interdécile de 3,9), traduisant une présence plus importante des classes moyennes et supérieures (voir p.18). Revenu net déclaré moyen en 2009 Source : DGFIP, Impôt sur le revenu des personnes physiques Revenu net déclaré moyen par foyer fiscal en 2009 en CA Montélimar CC Marsanne CC Dieulefit * Rapport interdécile 5,6 3,9 5 Part des ménages fiscaux imposés en % 54,90% 59,40% 49,90% * Les données relatives à l'impôt sur le revenu des personnes physiques ne sont pas disponibles pour ce territoire pour cause de secret statistique. 13
14 4. Niveau de revenus 2. Une part relativement élevée des foyers aidés La part des foyers fiscaux non imposés s élève à 49%, contre 43% dans la région Rhône-Alpes. La répartition de l imposition des foyers au sein du territoire illustre des ségrégations socio-spatiales entre l Est et l Ouest. C est en effet l Est du territoire qui concentre une part importante des foyers non imposables, jusqu à atteindre plus de 60% de l ensemble des ménages dans certaines communes. De plus, la part des allocataires Caf percevant au moins une prestation est élevée sur le 5 ème Pôle : 20% contre 15% dans la région. Part des foyers fiscaux non imposables en 2009 Part des foyers fiscaux imposables en
15 Socio-démographie AFOM FORCES FAIBLESSES Une démographie croissante Un solde migratoire positif, preuve de l attractivité du territoire Une population vieillissante Une difficulté à stabiliser les jeunes sur le territoire Des inégalité socio-économiques ENJEUX S adapter au vieillissement de la population Permettre le maintien des jeunes sur le territoire Renforcer l équité sociale sur le territoire 15
16 IV- L espace, les ressources 16
17 1. Occupation de l espace et paysages Une prédominance des espaces à vocation agricole 1. Une prédominance des espaces à vocation agricole mais des mutations importantes Le territoire du 5 ème Pôle se caractérise par trois espaces avec une occupation des sols distincte. Toutefois, la part des espaces à vocation agricole est presque partout supérieure à la moyenne départementale. Le premier espace est celui de la Vallée du Rhône qui est très artificialisée en raison de la présence du pôle urbain. Les espaces à vocation agricole occupent tout de même plus de la moitié du territoire. Le deuxième espace est celui de la Plaine qui se caractérise par l importance des espaces à vocation agricole et, dans une moindre mesure, des espaces naturels et forestiers. Le troisième espace est celui de la Montagne qui est un territoire très peu artificialisé caractérisé par l importance des espaces naturels et forestiers, très présents autour de Dieulefit. On constate cependant une évolution forte de l occupation de l espace à travers l artificialisation des espaces à vocation agricole, en particulier sur la vallée du Rhône Montélimar ainsi que dans le territoire de plaine (voir carte ci-contre). En revanche, la mutation des espaces agricoles apparait beaucoup plus faible dans le secteur de montagne 17
18 1. Occupation de l espace et paysages Le modèle de développement urbain : un rythme important de consommation foncière 2. Le modèle de développement urbain : un rythme important de consommation foncière Une relative concentration urbaine autour des deux pôles principaux : Montélimar et Dieulefit. Sur les 47 communes du 5 ème Pôle, seules 7 sont intégrées à une aire urbaine, ce qui confirme l aspect essentiellement rural du territoire. Sans surprise, les communes membres d une unité urbaine se limitent essentiellement aux berges du Rhône, autour de Montélimar avec les communes de Châteauneuf-du-Rhone, Montboucher-sur-Jabron, Sauzet et Saint-Marcel-lès-Sauzet et à l Ouest de Dieulefit avec la commune du Poët-Laval. Sur le reste du territoire, on ne retrouve pas de continuité du bâti entre les différentes communes, seulement des cœurs de villages et hameaux distants les uns des autres et entourés de surfaces agricoles. Une urbanisation nouvelle, consommatrice de foncier Le territoire du 5 ème Pôle connaît un rythme important de consommation foncière lié à une urbanisation nouvelle (ADIL 26, source SITADEL). Sur les secteurs de Dieulefit et Marsanne, la consommation foncière s est développée plus fortement que la moyenne départementale. En effet, elle est de 940 m2 par logements neufs sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit et de 646 m2 pour la Communauté de communes du pays de Marsanne contre 590 m2 pour la moyenne drômoise. De plus, le taux d urbanisation entre les différents secteurs du territoire varie entre 1% à l est du territoire et 11% sur l ancien périmètre de la Communauté d agglomération de Montélimar, dont 31% sur la ville centre. Cependant, cette pression sur le foncier ne s est pas traduite pas une explosion de valeur sur le marché immobilier (Etude SAFER 2013). Consommation Taux foncière (2009 et d'urbanisation 2011) en m2/logt. Secteur Dieulefit 940 2% Est de territoire % Ouest du territoire 672 2% Dieulefit & Le Poët Laval 933 5% Secteur Marsanne 646 4% Pôle urbain près Montélimar 719 7% Couronne périurbaine 604 3% Secteur Montélimar CA Montélimar-Sésame % Ville de Montélimar 31% Source : Etude ADIL
19 Une consommation importante du foncier à vocation agricole (Etude SAFER 2013) 1. Occupation de l espace et paysages Une consommation foncière importante Le territoire du 5 ème pôle connaît une consommation importante du foncier à vocation agricole. Ainsi, près de 730 ha ont été consommés entre 1999 et 2011, essentiellement dans la Vallée (368 ha) et la Plaine (307 ha). Cette consommation de foncier agricole correspond donc à plus de 60 ha par an et à 2,6 % des surfaces à vocation agricole totales. On note d ailleurs une consommation de plus de 200 ha sur la seule commune de Montélimar. L analyse de la consommation foncière par nouvel habitant montre toutefois qu elle est plus importante que la moyenne régionale mais plus faible que la moyenne départementale. Dans la Drôme, on consomme en effet plus de foncier agricole pour le logement que pour l économie. Soit m2/hab. Soit 886 m2/hab. Soit 790 m2/hab. L absence de Scot sur le territoire : un véritable handicap en matière de planification territoriale Le législateur donne aujourd hui de plus en plus de responsabilités aux collectivités territoriales en matière de planification territoriale (PLUI) et l élaboration d un Scot est devenu possible pour la Communauté d agglomération de Montélimar-Sésame. Ainsi, quelques démarches ont été amorcées en la matière sur le territoire. Dès 1999, la Sésame élabore un PLH mais ce dispositif n a pas été suivi d actions concrètes et n a constitué qu un simple document d intention. La ville de Montélimar a élaboré la même année un PLU qui a été révisé en De plus, en 2012, la Sésame produit une délibération en faveur du lancement d une étude Scot qui en est aujourd hui toujours à son état embryonnaire. La réflexion Scot ne doit pas forcément rechercher une cohérence avec le CDDRA mais devrait regarder vers le Sud du territoire. La Communauté de communes du pays de Dieulefit a pris la compétence la même année. Population en plus (INSEE) Ha agricoles consommés (SAFER) m2 consommés / hab 5ème Pôle Drôme Rhône- Alpes
20 1. Occupation de l espace et paysages Une consommation foncière importante Un marché du foncier qui repose sur le résidentiel Le porté à connaissance de la SAFER montre que le marché des transactions foncières reste stable en ce qui concerne les acquisitions des agriculteurs (en nombre) mais que les particuliers restent les premiers acteurs du marché à travers des acquisition sur le marché résidentiel, mais pas uniquement. Ces acteurs restent les principaux acquéreurs en surface sur la décennie avec une moyenne qui oscille entre 200 et 400 ha par an. Faible place des collectivités dans la maitrise foncière Les collectivités apparaissent assez faiblement impliquées sur les marchés fonciers. Cela se traduit par les chiffres suivants : 7 à 8 acquisitions par an en moyenne Hors 2004 et 2012 : environ 11 ha acquis / an L essentiel des acquisitions se déroule sur le marché de l artificialisation et à l ouest du territoire. Ainsi l impact des acquisitions des collectivités sur le marché total apparait limité, exceptions faite de deux années particulières : 2004 : Montélimar ; SEM Montélimar Développement 64 ha et Allan ; Montélimar SESAME 39 ha 2012 : Les Tonils ; Commune 252 ha (acquisition propriété pastorale du Couspeau) 20
21 1. Occupation de l espace et paysages Des paysages de qualité 3. Des paysages de qualité Des paysages qui viennent façonner l identité du territoire du 5 ème Pôle La présence et la culture des plantes aromatiques (lavande, lavandin ) constitue un fort marqueur identitaire et paysager. Le 5 ème Pôle bénéficie de l image d un territoire «du sud» mais un «sud» préservé, avec ses villages perchés, ses pâturages, des paysages variés. On distingue cinq entités paysagères sur le territoire : la vallée du Rhône (paysage ouvert, collines boisées, espace agricole de grandes culture, centres urbains), le bassin de la Valdaine (vaste plaine agricole cernée de collines, bâti limité à quelques bourgs et des bâtiments agricoles isolés), la Vallée du Haut Jabron (hauts versants boisés villages perchés), les Hautes terres sous Miélandre (pâturages, fermes isolées), et le Plateau du Tricastin (vignes, lavande, ouverture sur le Ventoux). Le territoire du 5 ème Pôle bénéficie donc de paysages de qualité, notamment grâce à un amphithéâtre organisé par les falaises des Préalpes qui mettent en valeur la plaine de Marsanne. La vallée du Rhône présente quant à elle des qualités paysagères spécifiques comme la ripisylve ou les lônes, en étant fortement marqué par les infrastructures. Les villages, les bourgs ou centre-ville disposent également de qualité propres. Il s agit là toutefois d éléments non spécifiques au territoire. Mais des paysages fragilisés? Ces paysages de qualité semblent toutefois fragilisés par plusieurs facteurs. D abord, l absence actuelle de démarche de planification (Scot et PLUI) interroge sur la capacité des acteurs locaux à maîtriser l étalement urbain et le développement pavillonnaire qui l accompagne. De même, le développement des grandes cultures dans l Ouest du territoire favorise l abandon des petites parcelles, entraînent la disparition des murets et de haies paysagères. Enfin, les entrées de ville, en particulier l entrée Sud de Montélimar, sont en décalage et rompent avec les qualités paysagères du territoire. 21
22 1. Occupation de l espace et paysages AFOM FORCES Un cadre de vie de qualité : une complémentarité d espaces qui sont une richesse (centre urbain, plaine, montagne), mais ne sont pas si distinctifs que cela pris isolément Des paysages riches et variés, assez bien préservés Des espaces agricoles, naturels et forestiers encore très présents mais menacés L élaboration d un (ou de plusieurs) SCOT Grenelle sur le territoire constituerait une opportunité pour préserver le foncier et le cadre de vie. FAIBLESSES Un modèle de développement urbain fortement consommateur de foncier Des espaces à vocation agricole de plus en plus artificialisés et des paysages menacés Absence de SCOT sur le territoire : un véritable handicap en matière de planification territoriale Une sensibilisation aux enjeux de l occupation de l espace qui est à améliorer Peu de propriété publique et faible niveau d intervention sur les marchés fonciers ENJEUX Améliorer la maîtrise de la consommation foncière et la capacité d intervention des collectivités territoriales dans ce secteur. Limiter l artificialisation des espaces à vocation agricole sans obérer le développement du territoire. Mettre en valeur et mieux protéger certains paysages et espaces naturels et forestiers. Jouer la carte de la complémentarité des espaces (vallée, plaine, montagne) et non pas la concurrence pour se distinguer. Elaborer un ou de plusieurs SCOT Grenelle sur le territoire du 5 ème Pôle pour une vraie politique de planification territoriale. 22
23 2. Environnement De nombreux espaces naturels protégés ou non, diversifiés et riches 1. De nombreux espaces naturels protégés ou non, diversifiés et riches Les actifs naturels remarquables du territoire Des actifs naturels en partie protégés La vallée du Roubion constitue le principal espace naturel remarquable d une superficie de 621 hectares. Il s agit d un Site d Importance Communautaire (SIC) classé en zone Natura On recense également 16 zones d Intérêt écologique, Faunistique et Floristique comme le massif boisé de Marsanne ou l ensemble fonctionnel du Roubion qui représentent aussi des espaces récréatifs de loisirs. Il faut enfin noter de nombreux ENS potentiels comme la forêt de Marsanne, les montagnes de Saint-Maurice et du Poët, le lit de la rivière du Jabron ou le domaine de Damian sur la commune de Vesc. Un enjeu de maintien de la biodiversité des milieux et des cycles de vie Le territoire du 5 ème Pôle se caractérise par un enjeu de maintien de la biodiversité des milieux et des cycles de vie. Il se traduit par des besoins de maintien des équilibres des écosystèmes, sur la forêt de Marsanne particulièrement. On note également des risques de pollution des milieux du fait de l orientation technico-économique des exploitations agricoles dans la plaine de Marsanne. 23
24 2. Environnement Energie-climat : des marges de manœuvre 2. Energie-climat : des marges de manœuvre L évolution de la consommation d énergie est plus importante sur le territoire du 5 ème Pôle que la moyenne régionale. Les transports sont la source principale de gaz à effet de serre. Ils représentent en effet 58,7% des émissions de gaz à effet de serre contre 30% pour la Région en 2010, ce qui s explique par la place de la logistique dans l économie du territoire. Mais le transport de personnes s élève tout de même à 2,06 kteqco2 pour habitants sur le territoire contre 1,31 en moyenne régionale. Le résidentiel représente quant à lui 15% des émissions de gaz à effet de serra du territoire dont presque 90% sont liés au chauffage et eau chaude. De plus, le taux de résidences principales équipées d'une installation utilisant au moins une énergie renouvelable est dans la moyenne départementale, soit 21 résidences équipées pour Il existe donc des marges de manœuvre dans la consommation d énergie liée aux transports et au résidentiel en faveur de l environnement sur le territoire. Source : Profil énergie climat du Bassin de Montélimar OREGES
25 2. Environnement Les enjeux de la gestion des eaux et des déchets 3. Les enjeux de la gestion des eaux et des déchets La prise en compte de l enjeu du fleuve Rhône Le territoire du 5 ème Pôle est bordé à l Ouest par le Rhône. Long de 812 km dont 531 km en France, le Rhône revêt un enjeu pluri-territorial et international. Il est surtout source de richesses et de potentiels (ressource en eau, énergétique, écologique, tourisme, transports) mais aussi de dangers (risques industriels, inondations). Le Plan Rhône permet de prendre en compte l enjeu du fleuve, ce qui ouvre des opportunités pour le territoire du 5 ème Pôle sur lequel la présence de cette richesse naturelle est peu prise en compte et valorisée. La gestion des rivières et des masses d eau de la plaine de la Valdaine La gestion des eaux de la Valdaine est un sujet important traité par le passé, mais qui reste d actualité. La récente mise en place du Contrat rivière illustre cette prise en compte de la problématique «gestion des rivières». Concernant la qualité et le bon état quantitatif de la ressource, des actions sont engagées dans le cadre du SDAGE comme la lutte contre la pollution par les nitrates et les pesticides notamment. La gestion des «déchets» : un enjeu lié à l accroissement démographique Le traitement et la valorisation des déchets est une compétence gérée à l échelle communautaire sur les deux EPCI grâce aux 5 déchèteries présentes sur la Communauté d agglomération de Montélimar-Sésame notamment. La question qui se pose aujourd hui est de savoir si les équipements sont adaptés à la population du territoire, sachant que les prévisions démographiques du Schéma interdépartemental d Elimination des déchets révisé en 2005 sont en deçà de la dynamique constatée. 25
26 2. Environnement AFOM FORCES FAIBLESSES Territoire disposant d une forte richesse et diversité environnementale, notamment dans la forêt de Marsanne Le Plan Rhône : un atout pour le territoire Un contrat rivière en place Des émissions de GES sur lesquelles le territoire dispose d un effet levier : le chauffage du secteur résidentiel, le transport des personnes Politique et sensibilisation au tri par les collectivités Une partie des émissions de GES sur lesquelles le territoire n a que peu de prise (les transports de marchandise). Sous-exploitation du fleuve : aucun grand projet répertorié La gestion qualitative et quantitative des masses d eau de la plaine de la Valdaine : un chantier en cours Anticiper l accroissement démographique pour la gestion des déchets et des équipements dédiés Faible appropriation des enjeux environnementaux par les habitants et les acteurs (élus, acteurs économiques?). ENJEUX Promouvoir des actions en faveur de l éducation et la sensibilisation au développement durable. Prendre en compte la problématique énergie climat et la biodiversité. Lancer des grands projets autour du fleuve Rhône sur le territoire. Débat autour de la qualité des eaux superficielles et souterraines : Faut il faire plus? Comment faire plus vite? Adaptation de la gestion des déchets à l accroissement démographique. Résorber les tensions entre acteurs sur la gestion des ressources via des moyens de médiation ou de dialogue. 26
27 3. Forêt Une forêt structurante pour le territoire, présentant un potentiel 1. Une forêt présentant un potentiel Les forêts du territoire Un potentiel forestier, encore peu exploité Les massifs boisés occupent 44% du territoire, contre 50% pour la Drôme, avec une tendance à l augmentation de la surface forestière de l ordre de 80 hectares par an. Ces ressources forestières restent cependant peu exploitées et ce, pour plusieurs raisons. La première tient au fait que la ressource est encore globalement peu qualitative car on est sur une forêt globalement jeune et à dominante méditerranéenne. La deuxième est liée au morcellement élevé de la propriété privée, laquelle représente 90% des surfaces boisées (soit ha) en raison de la présence de nombreux petits propriétaires, résidents parfois hors du territoire, et de leur logique de gestion patrimoniale plus qu économique : les ha de forêt du territoire sont répartis en propriétaires. Source : CRPF
28 3. Forêt Une forêt structurante pour le territoire, présentant un potentiel Il convient également de prendre en compte le relief qui crée des contraintes supplémentaires dans l exploitation des massifs : 57% des surfaces boisées dépassent des pentes de 20%. Ainsi 78% de la ressource totale en bois reste inexploitée ( m3 exploitables, m3 exploités). Des gestions des massifs boisés Les massifs boisés du territoire du 5 ème Pôle traduisent des gestions différenciées. Ainsi, la forêt de Marsanne de plus de hectares est gérée par l ONF et ces usages principaux sont les loisirs, la protection de la biodiversité et la production de bois. La forêt de la Communauté de communes du pays de Dieulefit est quant à elle à plus de 95% privée, recouvrant 66% du territoire et en expansion. La création d une Association Syndicale dans le cadre du CDRA qui a permis de regrouper 30 propriétaires et 714 ha. La gestion de la forêt privée est celle qui reste particulièrement à améliorer. Ainsi, malgré les efforts engagés, la gestion durable reste un enjeu comme le regroupement des propriétés ou les méthodes de gestion. Il apparait également important de valoriser l ensemble des potentiels des massifs forestier. Ainsi, les acteurs s accordent à considérer qu un développement trop important de la filière bois énergie serait susceptible de venir concurrencer les autres filières et en particulier les filières bois d œuvre ou bois construction. En effet, si leurs potentiels ne sont pas extrêmement importants, ils sont réels et doivent être valorisés en tant que tels, leurs sous produits pouvant venir alimenter la filière bois énergie. 28
29 3. Forêt La structuration de la filière bois 2. La structuration de la filière bois La forêt du 5 ème Pôle permet des débouchés en bois énergie ou papeterie et, dans une moindre mesure, en bois construction qui constituent des potentiels, restant toutefois à mieux exploiter. La filière bois est donc l une des spécificités économiques du territoire. Ainsi, le secteur du bois, industrie du papier et imprimerie est quatre fois plus important que la moyenne régionale (voir le schéma des spécificités économiques en p 49). Si les filières dépassent les limites du territoire, le 5ème pôle dispose d une conjonction et d une concentration d acteurs intéressantes Une filière bois-construction plutôt structurée La filière du bois construction, en particulier ossature bois, et bois d œuvre, même si les volumes sont faibles, commence à être bien structurée en Drôme-Ardèche. Ainsi, ce sont 63 entreprises de construction bois et aménagement qui sont présentes sur le territoire comme Tegula qui compte 20 salariés. D autres acteurs importants sont présents comme deux scieurs dont la Scierie Provence Sciage qui emploie 5 salariés, des exploitants forestiers et des bureaux d études. Une filière bois-énergie en cours de structuration Entreprises construction bois et aménagement Fournisseurs et négoces de bois Nombre sur le territoire du 5ème Pôle Bureau d'études 4 Scieries 2 Etablissements de formation 2 Source : Annuaire organismes filière bois La filière bois-énergie est en cours de structuration sur le territoire grâce notamment à des projets de valorisation comme la production de granulés bois et plaquettes, des chaufferies-bois collectifs ou l écoconstruction. Ainsi, sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit, des activités économiques en lien avec la production de plaquettes se sont développées mais celles-ci restent encore fragiles. De même, elle a mis en place un réseau de chaleur bois pour la Maison de la Céramique, la MAPAD, la crèche et l école maternelle. Cependant, la mise en place ou les projets de réseaux de chaleur collectifs d envergures (Pierrelatte et projet de Gardanne) sont de nature à venir fragiliser cette structuration : leurs volumes sont tels ( tonnes annuelles) qu ils pourraient capter la totalité (et plus) de la production locale. Fibois 29
30 3. Forêt Une offre de formation et une animation de la filière bois dynamique 3. Une offre de formation et une animation de la filière bois dynamique L animation de la filière bois est dynamique sur le territoire du 5 ème Pôle, notamment grâce à une bonne offre de formation. L interprofession Fibois Ardèche-Drôme est l acteur majeur de la filière, présent sur le territoire, qui dynamise la filière locale. Le territoire du 5 ème Pôle est aussi un Territoire de Projet Forestier Rhône-Alpes Pilotes pour l expérimentation carbone depuis 2012 afin de répondre aux problématiques sylvicoles du territoires en vue de mieux gérer la ressource et de développer la multifonctionnalité des forêts. Une offre de formation diversifiée Le département de la Drôme est l un des plus doté en offre de formation de la filière bois, notamment le territoire du 5 ème Pôle qui en concentre les principales. Ainsi, des acteurs majeurs de la formation sont présents sur le territoire comme le Centre de Formation Professionnelle Forestière (CFPF) qui proposent diverses formations professionnelles (BPA Travaux Forestiers, BP Responsable des Chantiers Forestiers, la seule formation gestion des rivières de France) et le Centre d Etudes Forestières et Agricoles de Montélimar (CEFA) qui forment 300 étudiants en formation initiale chaque année. CF PF CE FA BP Ouvrier hautement qualifié Bûcheronnage BP Agent / Technicien en entretien de cours d eau BP Elagage et soins aux arbres Grimpeur élagueur BP Ouvrier hautement qualifier Débardage BP Entrepreneur de travaux forestiers Responsable de chantiers forestiers : 12 étudiants BP Requalification aux métiers de l environnement Licence professionnelle économie, gestion durable de l eau et territoires Licence professionnelle espaces naturels : 25 étudiants BTS Agricole Gestion forestière : 49 Apprentis BTS Agricole Technico-commercial produits d'origine forestière : 32 Apprentis BTS Système Constructif Bois Habitat : 31 Apprentis Bac Pro Forêt : 35 étudiants dont 5 Apprentis Bac Pro Technicien constructeur bois : 28 Apprentis CAPA Bûcheron : 13 étudiants 4 ème et 3 ème enseignement agricole : 37 étudiants CAPA ouvrier sylviculteur : 22 étudiants Seconde Nature Jardin Paysage Forêt : 10 étudiants Seconde générale et technologique : 14 étudiants Terminale STAV : 14étudiants Liste des formations de la filière bois du 5 ème Pôle 30
31 3. Forêt Une offre de formation et une animation de la filière bois dynamique Cependant, un besoin de formation sur la filière bois-énergie et pour les propriétaires forestiers avec une approche plus qualitative de la nature se fait sentir. Une sensibilisation à la gestion de la forêt reste en effet à organiser, une partie des propriétaires forestiers n étant pas sensibilisés à la gestion durable de leur bien. Les habitants ont ainsi une approche «personnelle» de la forêt, au regard de l usage qu ils en font, des paysages qu elle génère, mais ils n ont pas conscience des enjeux de sa gestion Une bonne adéquation de l offre de formation aux emplois et secteurs du territoire Les formations de la filière bois forêt proposées sur le territoire répondent globalement aux attentes des entreprises du secteur. Le BTP CFA Drôme-Ardèche Batipôle de Livron-sur-Drôme, en limite du territoire, propose d ailleurs une formation au bâtiment complémentaire pour la filière bois-construction. Des efforts spécifiques restent toutefois à faire sur la formation à l exploitation forestière plus qu à la gestion forestière où l offre couvre la demande. De plus, l alternance est peu développée dans le secteur car la taille des entreprises ne s y prête guère. 31
32 4. Une démarche territoriale d organisation 3. Forêt Une démarche territoriale d organisation et des exigences de gestion Grâce au travail mené, le Bassin de Montélimar vient d être nommé territoire pilote de Rhône-Alpes afin de rédiger un Document de Projet Stratégique Territorial (DPST). Le souhait de la Région est de territorialiser les aides liées à la forêt au vu de profonds écarts en matière de financement au sein de la filière bois forêt. L élaboration de ce document devrait permettre de répondre aux problématiques spécifiques des territoires, en vue de mieux gérer la ressource et de développer la multifonctionnalité des forêts. 5. La forêt : des exigences de gestion qui se heurtent parfois à l appropriation collective Comme dans de nombreux territoires à dominante rurale, la forêt est souvent considérée comme un bien collectif alors même qu il s agit en très grande partie d un bien privé. Nous avons vu que c est particulièrement le cas pour le 5 ème pôle (90% des surfaces boisées sont privées). En effet, ces espaces sont à la fois appropriés comme espaces de loisirs et comme espace paysager. Leur exploitation, surtout lorsqu elle se manifeste sous forme de coupe rase, est alors vécue par les habitants ou usagers du territoire comme une atteinte au cadre de vie, alors même qu elle répond à une gestion économique de ces espaces, d autant plus que l information du grand public sur ces modes de gestion n est pas développée. 32
33 3. Forêt AFOM FORCES FAIBLESSES Une richesse durable du territoire : surface en expansion Potentiel forestier réel pour le bois énergie Pôle formation bois de la Drôme le plus important de France Structuration de la filière bois construction Une propriété privée très atomisée et dispersée Un manque de gestion collective et concertée des massifs boisés Des acteurs de filières de petite taille et souvent individualistes Filière bois-énergie encore fragile du fait de sa jeunesse. Emergence de la filière et potentiel de filière bois énergie ENJEUX Amplifier la structuration de la propriété forestière privée. Augmenter le volume de la demande (collectivités, entreprises, particuliers) en bois énergie pour atteindre un effet masse. Développer la filière bois / papeterie. Accompagner les acteurs de la filière pour organiser des circuits courts en améliorant la rentabilité de leur entreprise. Tirer profit d une filière de formation bois performante. Sensibiliser propriétaires et habitants aux enjeux de la gestion de la forêt. 33
34 V- Le territoire vécu 34
35 IV- Le territoire vécu 1. Travailler, produire et se former sur le territoire Emploi, formation, développement économique, agriculture et tourisme 35
36 1. Emploi Catégories socio-professionnelles 1. Répartition de la population par catégories socio-professionnelles (CSP) La répartition de la population par CSP illustre d abord une part encore importante des agriculteurs. Ainsi, La part des agriculteurs se maintient à un niveau supérieur (1,9%) à la moyenne régionale (1,2%) mais en deçà de la moyenne départementale(2,7%). La proportion des agriculteurs a cependant fortement décru au cours de ces 10 dernières années, soit de l ordre de 10%. La répartition de la population par CSP met ensuite en évidence une surreprésentation des catégories à bas niveau de qualification (ouvriers et employés) ainsi que des artisans, commerçants et chefs d entreprises. En effet, les catégories employés et ouvriers sont fortement représentées, avec, pour la première, une concentration des effectifs en milieu urbain, le long du sillon rhodanien. Enfin, la répartition par CSP montre une sous-représentation de la catégorie des «cadres et professions intellectuelles supérieures». Ils se concentrent d ailleurs en première couronne de Montélimar et dans les communes les plus à l ouest de la CCPD (Rochebaudin, Eyzahut, Salettes et Pont-de-Barret). L une des explications réside dans la taille modeste des entreprises, qui fait que peu de postes sont disponibles entre le chef d entreprise et le personnel d exécution. Population active de 15 à 64 ans selon la CSP En nombre d'actifs En % En nombre d'actifs En % Ensemble dont : Agriculteurs exploitants 592 1,9% 684 2,6% Artisans, commerçants, chefs d'entreprises ,6% ,4% Cadres et professions intellectuelles sup ,9% ,6% Professions intermédiaires ,2% ,4% Employés ,4% ,7% Ouvriers ,0% ,2% Source : Insee, RP 1999 et RP 2009 exploitations complémentaires 36
37 1. Emploi Répartition des Catégories socio-professionnelles La répartition des CSP au sein du territoire montre un profil différencié entre les trois intercommunalités : La Communauté d agglomération de Montélimar-Sésame présente une répartition pyramidale des CSP avec une présence plus marquée des catégories à bas niveau de qualification. Les CSP - représentent ainsi 28,9% des ménages et 54,9% des actifs. La Communauté de communes du pays de Marsanne est quant à elle marquée par une forte présence des catégories à haut et moyen niveau de qualification, traduisant sa vocation résidentielle et périurbaine par rapport à Montélimar. Les CSP moyennes représentent ainsi 25,6% des ménages et 36,7% des actifs. La Communauté de communes du pays de Dieulefit présente pour sa part une répartition pyramidale des CSP avec une faible présence des catégories à haut niveau de qualification. Les CSP + ne représentent ainsi que 7,3% des ménages et 11,1% des actifs. Elle dispose surtout d une part importante de non actifs qui sont majoritairement des retraités. Ménages selon la CSP de la personne de référence en 2009 Population active de 15 à 64 ans selon la CSP CA Montélimar CC Marsanne CC Dieulefit En nombre d'actifs En % En nombre d'actifs En % En nombre d'actifs En % CSP % % % CSP moyennes % % % CSP % % % CSP % % % CSP moyennes % % % CSP % % % CSP + = Cadres et professions intellectuelles supérieures CSP moyennes = Professions intermédiaires + Agriculteurs exploitants + Artisans, commerçants, chefs d entreprise CSP - = Employés + Ouvriers 37
38 1. Emploi Population active 2. Population active Un taux d activité des ans plus faible que la moyenne régionale Le taux de chômage des ans du 5 ème Pôle est bien supérieur à la moyenne régionale. Ainsi, il était de 12,1% en moyenne en 2009 contre 9,8% en Rhône-Alpes. Le chômage de longue durée y est en plus très présent (37%). Il faut cependant noter une baisse sensible du taux de chômage entre 1999 et 2009 (-3 points), surtout chez les jeunes (-7points). De plus, les chiffres 2013 du chômage montre une évolution des demandeurs d emplois à l échelle de la ZTEF Sud Drôme dans la moyenne départementale et en-deça de la moyenne régionale. L évolution annuelle du nombre de demandeurs d emplois en 2013 est ainsi de + 6,3 % pour Drôme Sud, de + 6,5 % pour la Drôme et de + 7,3 % pour Rhône-Alpes. Drôme Sud représente demandeurs d emplois en août 2013 soit 25 % des demandeurs de la Drôme. A cela s ajoute une tendance à la précarisation (multiplication des CDD et missions intérims) qui est accentuée sur le 5 ème Pôle (source : CTEF). Cette tendance participe à l idée qu un retour au «pays» est aujourd hui bloqué pour les jeunes actifs du territoire. Taux d activité des ans en 2009 Le chômage participe également des inégalités socio-spatiales du territoire : il touche plus durement le pôle urbain (Le taux de chômage de Montélimar est de 14,6% en 2009 selon l Insee) et les communes de l Est (13% à Dieulefit). Sur le pôle urbain de Montélimar, 8 entreprises ont vu leur activité diminuer ce qui a touché 73 salariés en situation de chômage partiel en Le canton de Dieulefit doit lui aussi faire face, depuis quelques années, à la fermeture d entreprises et de petits commerces et a notamment perdu le Club Med en Source : Insee, Recensement de la population 2009-Exploitation principale 38
39 1. Emploi Population active Population active de 15 à 64 ans selon la CSP : focus sur les actifs ayant un emploi en 2009 Au regard de la population active des ans selon la CSP, les catégories «ouvriers» et «employés» semblent plus durement touchées par le chômage. Les ouvriers et les employés ne présentent ainsi respectivement que 81,9% et 84,2% de part des actifs occupés. A l inverse, la CSP «agriculteurs exploitants» traduit le plus fort taux d actifs occupés (99,8%), une proportion supérieure à la moyenne du département. Part des actifs occupés Ensemble dont : 87,5% Agriculteurs exploitants 99,8% Artisans, commerçants, chefs d'entreprises 94,4% Cadres et professions intellectuelles sup. 95,6% Professions intermédiaires 92,0% Employés 84,2% Ouvriers 81,9% Source : Insee, RP 2009 exploitations complémentaires Un taux de féminisation des emplois historiquement faible Le taux d activité des femmes, bien qu en augmentation depuis 1999, reste en retrait sur le territoire : 66,5% contre 69,2% dans la région Rhône-Alpes (Insee, 2009). Les femmes sont également plus touchées par la précarité. Elles pèsent ainsi deux fois plus que les hommes dans la part d actifs ayant un CDD, une tendance qui s est renforcée entre 2012 et 2013 selon les données du CTEF. Elles sont aussi plus touchées par le temps partiel. Ainsi, 38% des femmes contre 7% des hommes occupe un emploi à temps partiel. 39
40 1. Emploi Le bassin de Montélimar : un pôle d emploi toujours attractif 3. Le bassin de Montélimar : un pôle d emploi toujours attractif Le 5ème Pôle, une zone d emploi type «bassin méditerranéen» Ce profil se caractérise par un développement de l économie présentielle, avec, pour spécificité dans le territoire du 5 ème Pôle une augmentation, en parallèle, des emplois du secteur de l économie productive. Ce particularisme le distingue des territoires ruraux à orientation présentielle avec un axe de développement touristique fort (en jaune sur la carte). C est un profil que l on retrouve dans le territoire «Une Autre Provence», limitrophe au 5 ème Pôle. Le bassin de Montélimar : un véritable «pôle d emploi» En 2009, sur le territoire du 5ème Pôle, l indicateur de concentration de l emploi était de 105, soit un nombre d emplois excédant de 5% celui des actifs occupés Depuis 1999, le forte croissance de l économie locale a en fait généré une augmentation de 21% du nombre total d emplois. Toutefois, face au déclin de l activité agricole et à la désertification des cœurs de villages, seules quelques communes de l Est du territoire perdent des emplois. Cette situation favorable au bassin de Montélimar est encore davantage accentuée sur le pôle de Montélimar. L indicateur de concentration de l emploi y atteint ainsi 149. Il dispose en effet d un rayonnement large Est-Ouest et Nord-Sud au-delà des frontières du 5 ème Pôle. De 1999 à 2009, près de 3752 emplois ont d ailleurs été créés sur la commune de Montélimar, soit plus de 18% de l emploi total de la ville en Cela prouve son dynamisme économique, lié à l activité de quelques grosses entreprises comme Chabert & Guillot (confiserie), cartonnerie AUTAJON ou Amazon. 40
41 1. Emploi Le bassin de Montélimar : un pôle d emploi toujours attractif Conséquence directe d une concentration de l emploi positive : des actifs entrants toujours plus importants que les sortants. Communes à évolution positive d emploi entre 1999 et 2009 Le territoire du 5ème Pôle est attractif pour les actifs. La forte croissance de l économie locale depuis 1999 a d abord généré une augmentation de 21 % du nombre total d'emplois comme du nombre d'actifs occupés. Le nombre total d emplois a toutefois baissé de 3% en 2010 (et de 14% supplémentaire en 2011) avec l effet de la crise. L'accroissement du nombre d'entrées quotidiennes dans le territoire pour travailler (+ 39 %) s'est équilibré avec celui des sorties (+ 42 %). Ainsi, avec entrants et sortants, l excédent des navettes représente personnes. Source : Insee, RP09-Exploitation principale, lieu de travail Ensuite, le territoire continue d attirer davantage de CSP ou de classes moyennes qui résident dans les périmètres limitrophe. Le bilan des navettes domicile-travail est en effet excédentaire pour les ouvriers (+21%), les employés (+12%) et les artisans/commerçants (+4%). Il est équilibré pour les professions intermédiaires, mais c'est dans cette catégorie qu'il s'améliore le plus, partant d'un net déficit en 1999 (- 8 %). A l inverse, les cadres sont plus nombreux à aller travailler sur les territoires voisins. Le 5ème Pôle a en effet du mal à attirer cette catégorie d actifs. Ainsi, les navettes des cadres, les plus concernés par la mobilité domicile-travail, ont accentué leur déficit sur la période passant de - 14% à -18%. 41
42 2. Formation Un territoire éloigné des principaux pôles de formation supérieure 1. Un territoire éloigné des principaux pôles de formation supérieure Pourtant peu équipé et éloigné des principaux pôles d études régionaux Le pôle universitaire le plus proche du territoire du 5ème Pôle est celui de Valence qui a une situation géographique discriminante pour les communes les plus reculées du territoire. Les liaisons routières et ferroviaires permettent en effet aux jeunes de Montélimar d accéder plus facilement à leur lieu d étude sans être internes. Ce sont ainsi 348 étudiants du territoire qui empruntent presque quotidiennement les transports «Valence Romans Déplacements». A l inverse, les instituts universitaires se situent à plus d une heure en voiture des communes de l Est du territoire (en bleu foncé sur la carte). Le territoire du 5 ème Pôle n accueille en effet aucune antenne universitaire ou laboratoire de recherche. Temps d accès en voiture aux instituts universitaires de la Région (en 2011) CENTRE D'ÉTUDES FORESTIÈRES ET AGRICOLES (CEFA) GRETA DRÔME PROVENÇALE INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIERS DE MONTÉLIMAR LYCÉE ALAIN BORNE BTS Agricole Gestion forestière BTS Agricole Technico-commercial produits d'origine forestière BTS Systèmes constructifs bois et habitat BTS Management des unités commerciales BTS Négociation et relation client Diplôme d'état en soins infirmiers BTS Commerce international à référentiel européen CAP Navigateur fluvial (un des 3 de France) Source : Argo&Siloe, Région RA, 2013 LYCÉE TECHNIQUE LES CATALINS BTS Transport et prestations logistiques BTS Conception et réalisation de systèmes automatiques BTS Environnement nucléaire BTS Maintenance industrielle BTS Techniques physiques pour l'industrie et le laboratoire Liste de formations supérieures du 5 ème Pôle 42
43 2. Formation Un territoire éloigné des principaux pôles de formation supérieure le territoire du 5 ème Pôle comprend davantage de diplômés de l enseignement supérieur que la moyenne départementale Les diplômés de l enseignement supérieur représentent 23% de la population en 2009, contre 22% dans la Drôme. Il est intéressant de noter que la répartition de ces diplômés entre les différentes communes du territoire ne suit pas la logique de distance avec le pôle universitaire le plus proche. Ainsi, les communes de la Communauté de communes du pays de Dieulefit accueillent davantage de diplômés que la ville de Montélimar, à savoir 26% contre 22%. Toutefois, le 5 ème Pôle connaît des difficultés à faire revenir ces jeunes diplômés sur le territoire après leurs études. Part des diplômés de l enseignement supérieur en 2009 Source : Insee, Recensement de la population
44 2. Formation L adéquation formation / emploi 2. L adéquation formation / emploi Des formations tournées vers le marché de travail du territoire Au regard de l implantation de plusieurs établissements d enseignement professionnel spécialisés, l adéquation du territoire entre formation et marché du travail local est intéressante. On note ainsi la présence de plusieurs établissements d enseignement supérieur dont plusieurs dispensant des formations agricoles. Montélimar compte en effet un centre d études forestières et agricoles (CEFA), un Greta Drôme Provençale et un Institut de formation en soins infirmiers. De plus, la commune de Château neuf sur Rhône accueille un centre de formation professionnelle forestière (CFPF) à destination des salariés et demandeurs d emplois et la maison de la céramique de Dieulefit propose une des rares formation de céramiste en France. La répartition des effectifs en formation par domaine de métier illustre cette spécialisation vers les viviers d emploi du territoire. Ainsi, les formations tournées vers les métiers de l agriculture et de l aménagement totalisent 22% des effectifs, les métiers des transports 16% et ceux de la santé 23%. Cette surspécialisation du territoire a cependant quelques limites. Elle se fait en effet au détriment de formations pourtant «riches d avenir» comme les métiers de la réparation automobile qui ne comptabilisent aucun effectifs. CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE FORESTIER MAISON DE LA CERAMIQUE BP Ouvrier hautement qualifié - Bûcheronnage BP Agent / Technicien en entretien de cours d eau BP Elagage et soins aux arbres Grimpeur élagueur BP Ouvrier hautement qualifier Débardage BP Entrepreneur de travaux forestiers Responsable de chantiers forestiers BP Requalification aux métiers de l environnement Licence professionnelle économie, gestion durable de l eau et territoires Formation céramiste BAC + 2 Liste de formations professionnelles diplômantes du 5 ème Pôle 44
45 2. Formation L adéquation formation / emploi Des démarches d accompagnement à l emploi et en faveur de l insertion professionnelle La mobilisation des acteurs et la mise en place de démarches innovantes sur le territoire du 5 ème Pôle sont les fruits d une politique territoriale «globale» en faveur de l insertion professionnelle. De nombreuses actions ont par exemple été développées dans le cadre du Contrat Territorial Emploi Formation (CTEF Sud Drôme) comme une étude sur les dispositifs territorialisés (mini-stages, bilans ) afin de favoriser l insertion professionnelle ou une analyse des secteurs en termes de recrutement pour l adaptation de l offre de formation. De nombreuses autres actions portées par des acteurs divers sont également à noter. Le site «étudier en Drôme» vient par exemple recenser les établissements du territoire et informer les étudiants. La ville de Montélimar organise aussi mensuellement les «Points A» pour informer les jeunes et les entreprises sur l apprentissage, tandis que la Communauté d agglomération de Montélimar-Sésame a inauguré, en 2012, son premier «Forum des jobs saisonniers» en partenariat avec la cellule emploi de la ville. L antenne de la CCI de Montélimar a quant à elle mis en place des rencontres entre jeunes diplômés et recruteurs. Il faut aussi noter la présence de la mission locale Portes de Provence à Montélimar qui dispose également d une antenne à Dieulefit (voir également «le poids non négligeable de l économie sociale et solidaire p.53). Une offre de formation diversifiée pour la filière bois La filière bois est un secteur d avenir qui propose une offre de formation diversifiée sur le territoire avec une complémentarité entre l approche gestion du CEFA et l approche exploitation du CFPF. Le CFPF dispense ainsi trois formations en relation avec l exploitation forestière : BPA Travaux Forestiers option «Travaux d abattage-façonnage», BPA Travaux Forestiers option «Conduite des Engins Forestiers» et BP Responsable des Chantiers Forestiers. Ces trois formations représentent 12 diplômés chaque année avec un taux de placement de presque 100% à la sortie. Le CFPF dispose de 2 formateurs pour l équivalent d 1,5 ETP et de 13 intervenants soit 0,5 ETP. Il conviendrait toutefois de développer une formation bois-énergie pour répondre à une spécialisation du territoire qui ne répond pas aux mêmes logiques industrielles. 45
46 1. Emploi AFOM FORCES FAIBLESSES La part des diplômés augmente sur le territoire et le taux de diplômés de l enseignement supérieur est supérieur à la moyenne régionale. Un bassin d emploi urbain qui rayonne largement au-delà du territoire du 5ème pôle. Une offre de formations qui s adapte aux besoins du territoire (ouverture de nouvelles sections). La présence de plusieurs établissement d enseignement agricole et forestier sur le territoire. Le dynamisme économique ne résout pas le problème de l emploi : chômage qui reste élevé, en particulier sur Montélimar et touche plus durement les jeunes et les femmes. Un chômage persistant sur Montélimar et Dieulefit. Une augmentation récente de la précarité. Un faible taux d activité des femmes. Une faiblesse de l offre de formation supérieure. La présence du CTEF et de la mission locale avec l antenne de Dieulefit sur le territoire. ENJEUX Certains emplois pourvus «par cooptation». Une articulation entre l offre et la demande de formation qui ne fonctionne pas si bien. Actions en faveur des publics précaires : chômeurs longue durée, femmes et jeunes. Maintien des jeunes diplômés sur le territoire. Insertion sur le marché du travail : développer les démarches «mixtes» : intergénérationnelles (notamment pour la reprise des exploitations agricoles), jeunes en formation et entrepreneurs : tutorat, parrainage? Amplifier et améliorer l adéquation entre besoins des entreprises et qualification des demandeurs d emploi. 46
47 3. Développement économique Un territoire économiquement dynamique 1. Un territoire économiquement dynamique Evolution des créations d entreprises Indice base 100 en 2006 Un taux de création d établissements élevé Sur la période , le taux de création d établissements dans le bassin de Montélimar (18%) est plus élevé que dans le département de la Drôme (16%) alors même que le département se classe parmi les bons élèves français. Cette dynamique économique génère une part plus forte d établissements d installations récentes : 31% ont moins de 3 ans, contre 27% dans le département. Un dynamisme économique tiré par les secteurs de la construction et du commerce/transports 5ème Pôle Source : Insee, REE (Sirène) Drôme Créations d entreprises par secteur d activité en 2011 Le secteur du commerce et des transports, avec ses 487 créations d entreprises en 2011, représente 64% des nouveaux établissements créés cette année là. C est le secteur de la construction qui enregistre le taux de création le plus élevé du territoire (22%). Quant au secteur du bâtiment, les perspectives sur le territoire du 5 ème Pôle sont très encourageantes car la filière de la rénovation du bâtiment est en plein essor sur les thématiques de l isolation et du développement des performances énergétiques face à l ancienneté du bâti. Source : Insee, REE (Sirène) 47
48 3. Développement économique Un territoire économiquement dynamique Une installation de nouvelles entreprises concentrée sur la Communauté d agglomération Répartition par secteur des créations d entreprises gérées par l APPEFIL en 2012 La Communauté d agglomération de Montélimar-Sésame concentre les créations d entreprises. Ainsi, 73% des entreprises individuelles créées en 2011 sur le 5 ème Pôle se sont installées sur la Communauté d agglomération (Insee) ainsi que 70% des TPE crées en 2012 (APPEFIL 2012). L origine géographique des porteurs de projet plaide aussi en faveur de la Communauté d agglomération. Les porteurs de projets viennent ainsi à 40% de la Communauté d agglomération, à 39% de l extérieur du 5 ème Pôle, à 14% de la Communauté de communes du pays de Dieulefit et à 7% de la Communauté de communes du pays de Marsanne. Source : Rapport d activités 2012, APPEFIL 5 ème Pôle La répartition par secteur des créations d entreprises gérées par l APPEFIL en 2012 montre le poids majoritaire du commerce (60%) mais les services et l artisanat représentent toute de même chacun 20%. Il est à noter que développement des créations d entreprises dans les services (ménages, services aux entreprises, logiciels ) est plus récent. 48
49 2. Les spécificités du tissu productif 3. Développement économique Les spécificités du tissu productif Fonctions logistiques : des spécificités structurantes mais à nuancer Le transport et l entreposage est le secteur le plus spécifique de l économie locale. Avec ses emplois, ce secteur est le second employeur du territoire. Il regroupe ainsi 11% de l emploi, soit une représentation deux fois plus importante que dans le département de la Drôme. Son développement est à l origine du cinquième pôle logistique de la vallée du Rhône, du Sud de Valence jusqu à Pierrelatte, d où le nom de territoire du 5 ème Pôle. Les quelques gros établissements installés sur le territoire expliquent en effet cette prépondérance : Chavalan et Duc (transport), Amazon (commerce électronique), CLM Logistic (entreposage), Mazet (transport et logistique) et Wurth (outillage et matériel pour les professionnels). Malgré une période difficile entre 2010 et 2012, ces entreprises historiques amorcent de nouveaux recrutements (CTEF). Toutefois, la spécificité des fonctions logistiques du 5 ème Pôle sont à nuancer car elle se rapproche des autres pôles du sillon rhodanien. Le 5 ème Pôle n a en effet que peu de spécificités et ne se démarque pas de son environnement concurrentiel, les autres pôles logistiques du Nord de la vallée du Rhône ayant des spécificités propres comme le ferroutage à Valence ou le transport fluvial à Péage de Roussillon. Indice de spécificité par rapport au département et nombre de postes en 2010 Source : Insee, Clap 2010 Indice de spécificité : rapport entre la part d emploi du secteur dans le territoire et la part dans le département. Lecture : Le transport et l entreposage présentent une forte spécificité (2,1 par rapport au département), pour un effectif de salariés. 49
50 3. Développement économique Les spécificités du tissu productif Le poids économique important du secteur de la santé Le secteur de la santé, et le secteur social et médico-social plus largement, a un poids économique bien marqué sur le territoire du 5 ème Pôle. On dénombre ainsi 121 acteurs du secteur social et médico-social aux statuts publics, privés ou associatifs présents sur le territoire. 17 d entre eux sont des établissements publics communaux ou départementaux d hospitalisation comme le Centre Hospitalier de Montélimar qui emploie 1172 salariés et a facturé journées d hospitalisation complètes en Plusieurs établissements, majoritairement présents sur la Sésame, sont gérés par les collectivités territoriales comme les CCAS ou certaines haltes garderies. Le secteur de la santé est aussi bien dynamisé par des acteurs médico-sociaux privés comme les pharmacies, les maisons de retraites ou les hôpitaux privés comme la Clinique Kennedy de Montélimar qui emploie 283 salariés pour journées d hospitalisation complètes facturées en Le secteur de Dieulefit est lui aussi bien doté. Le Centre de réadaptation cardio-respiratoire de Dieulefit, qui est un pôle régional, emploie en effet 143 salariés pour journées facturées tandis que l hôpital local de Dieulefit emploie 80 salariés et a facturé journées en 2010 (Statistiques ARS, 2012). Acteurs du secteur social et médico-social Etablissement Public Communal ou Départemental d'hospitalisation Etablissement géré par une Collectivité Territoriale (CCAS, halte garderie, etc.) Association Loi 1901 non Reconnue d'utilité Publique Communauté d Agglomération de Montélimar Communauté de Communes du Pays de Marsanne Communauté de Communes du Pays de Dieulefit Société mutualiste Autre société (pharmacie, maison de retraite, laboratoire, EHPAD, etc.) Source : Base FINESS,
51 3. Développement économique Les spécificités du tissu productif Le secteur de l industrie du travail du bois et du papier : un pôle d activités relativement important pour le territoire Le territoire du 5 ème Pôle présente une vraie spécificité dans le secteur de l industrie, du travail du bois, du papier et de l imprimerie. Ce secteur regroupe, à lui seul avec près de 800 emplois, 26% des emplois de l industrie, pesant près de trois fois plus que dans la région Rhône-Alpes (pour plus d informations voir le tableau des acteurs de la filière bois p 29). Le commerce et la réparation d automobiles, premier employeur du territoire Le secteur du commerce et de la réparation automobiles représente emplois sur le territoire du 5 ème Pôle, soit 18% de l emploi total. Ce secteur constitue ainsi le premier employeur du territoire et est 1,2 fois plus représenté que dans le département de la Drôme. Quel avenir pour la filière nucléaire? Même si aucune centrale nucléaire n est présente sur le territoire du 5 ème Pôle, la filière nucléaire a un rôle important. En effet, 2/3 des salariés de la Centrale de Cruas (15 km au Sud de Montélimar) sont des résidents du 5ème pôle et la Centrale du Tricastin (30 km au Sud de Montélimar) a également un impact non négligeable sur le territoire. Cependant l engagement du Président Hollande de réduire la part du nucléaire dans la production d électricité de 75% à 50% à l horizon 2025 remet en cause cette filière. Le rapport de la commission Énergies 2050, de février 2012, écarte toutefois toute fermeture ou réduction du parc nucléaire. Elle préconise, au contraire, de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires existantes. La Centrale de Cruas (30 ans) et la Centrale du Tricastin (34 ans), issus de la même génération, ne semble donc pas directement menacées.. Taille des entreprises selon les secteurs d activités Le poids important des TPE. Le tissu économique du 5 ème Pôle est caractérisé par le poids écrasant des entreprises de moins de 10 salariés qui représentent la quasi-totalité des entreprises du territoire, notamment grâce au secteur «commerce, transports et services divers» qui en constitue plus de la moitié à lui seul. 51
52 3. Développement économique Les spécificités du tissu productif L artisanat : un secteur fragile? On note une dégradation du secteur de l artisanat qui s est amorcée depuis 2012 à l échelle du département de la Drôme. Celle-ci se manifeste notamment par une fragilisation de la situation financière des entreprises artisanales drômoises. On observe ainsi en 2012 un durcissement des conditions d accès au crédit pour ces entreprises. Des premiers signes de reprises sont toutefois perceptibles en 2013, amorçant donc une amélioration globale de la situation économique des entreprises artisanales drômoises (notes de conjoncture de la Chambre des métiers et de l artisanat). La situation est plus nuancée sur le territoire du 5 ème Pôle car il constitue une vivier relatif en termes d emplois et que l évolution du nombre d établissements y est plus dynamique qu à l échelle de la Drôme. Ainsi, il a augmenté de 42% sur le territoire du 5 ème Pôle entre 2008 et 2012, contre seulement 28% à l échelle de la Drôme. Ce sont les établissements du secteur du bâtiment qui ont le plus progressé avec une évolution de presque 50%. Au sein du territoire du 5 ème Pôle, c est la Communauté de communes du pays de Marsanne qui a connu la plus forte évolution, contre seulement 20% pour la Communauté de communes du pays de Dieulefit alors que l artisanat y est essentiel pour l emploi. Le 5 ème Pôle dispose d une spécificité artisanat d art dans la mesure où ce ne sont pas moins de 105 artisans d art qui travaillent sur le territoire. 81 d entre eux sont issus du secteur de la fabrication et 39 sont présents sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit qui dispose d une vraie spécificité dans ce secteur avec notamment la Maison de la Céramique implantée à Dieulefit, au rayonnement national et européen. La céramique semble cependant aujourd hui en déclin avec la fermeture de plusieurs poteries (poterie des Griottes, Terre et Provence et Atelier du Sage). TERRITOIRE DU 5eme POLE % évolution 2008/2012 Alimentation ,16% Bâtiment ,64% Fabrication ,43% Services % TOTAL % 52
53 3. Développement économique Les spécificités du tissu productif Le poids non négligeable de l Economie Sociale et Solidaire L économie sociale et solidaire (ESS) regroupe un ensemble d organisations qui respectent quelques caractéristiques communes. Il s agit de sociétés de personnes (adhérents ou sociétaires) et non de sociétés de capitaux ; le but de ces entreprises n est pas le profit et les excédents sont principalement réinvestis. On y trouve ainsi des coopératives, des mutuelles, des associations et des fondations. Le département de la Drôme et, le Sud de la région Rhône-Alpes en général, se distinguent par une ESS très présente. La Drôme compte en effet salariés de l ESS en 2011, ce qui représente 12,5% de l emploi local du département, contre 10,3% au niveau régional. La Drôme se classe ainsi eu 3 ème rang des départements Rhône-alpins pour le poids des emplois de l ESS dans l économie. Le 5 ème Pôle s inscrit dans cette dynamique départementale avec toutefois quelques nuances : absence de Sociétés Coopératives et Participatives (SCOP) sur le territoire et concentration de l emploi de l ESS sur le secteur du cartonnage. Le secteur de la santé, qui représente environ 50% de l emploi de l ESS, y est le plus représenté avec 121 établissements du secteur social et médico-social recensés sur le territoire (export FINESS, base de données nationale des acteurs du secteur social et médico-social). Source Insee CLAP
54 3. Développement économique Un territoire très peu tourné vers «l export» 3. Un territoire très peu tourné vers «l export» L économie du 5 ème Pôle : une forte autonomie L autonomie du territoire se traduit par la part importante de la sphère présentielle dans l économie du 5 ème Pôle malgré ses infrastructures de transport et son poids logistique. La distinction entre économie présentielle et non-présentielle permet en effet d appréhender les logiques de spatialisation des activités et de mettre en évidence le degré d ouverture des systèmes productifs locaux. Le territoire du 5 ème Pôle s est lui largement spécialisé dans une économie présentielle qui se traduit par des activités locales majoritairement tournées vers la production de biens et services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone. Cette spécialisation traduit donc l autonomie renforcée du territoire, et, à l inverse, un degré d externalisation faible. Poids des revenus de la base exportatrice en 2013 Un territoire qui exporte peu Le 5 ème Pôle exporte peu et présente une faible propension à «capter les richesses» des périmètres voisins. Ainsi, le poids des revenus provenant de la «base exportatrice» du territoire se situe dans la moyenne basse de la région Rhône-Alpes, soit entre 13 et 17%. A ce constat s ajoute le fait que le territoire présente un potentiel de captation de richesse peu élevé par rapport à la moyenne régionale. Plus précisément, le potentiel de captation permet d appréhender le degré d attractivité d un territoire à travers sa capacité à capter de la richesse à l extérieur de son périmètre. La conséquence directe est que le territoire présente une «propension locale à consommer» parmi les plus forte de la région et donc une faible évasion commerciale. Source : Estimations OPC, Etude «Dynamiques territoriales en matière de services à la population sur le territoire Rhônalpin, Argo et Siloe,
55 3. Développement économique Un territoire très peu tourné vers «l export» L économie de proximité Le bassin de Montélimar dispose d un degré d attractivité assez faible, c est-à-dire sa capacité à capter de la richesse à l extérieur de son périmètre. Elle présente en effet un potentiel de captation légèrement inférieur à la moyenne régionale, soit contre pour la moyenne des ZTRA. Le territoire du 5 ème Pôle connaît en plus des difficultés à redistribuer les revenus captés à l extérieur dans son économie locale. Son effet multiplicateur, c est-à-dire le volume de revenus basiques nécessaire pour la création d un emploi de proximité supplémentaire, est en effet très bas ( ) comparativement à la moyenne ZTRA ( ) et surtout à ses territoires au Sud (Une Autre Provence, ) et au Nord (Vallée de la Drôme, ). Le taux de couverture en emplois de proximité du bassin de Montélimar est par toutefois plutôt haut, soit 16,4 pour 100 habitants, contre 14,2 pour la moyenne régionale. La capacité du bassin de Montélimar à transformer les revenus captés en emplois de proximité est donc paradoxalement assez bonne, ce qui est révélateur de l importance de l économie de proximité sur le territoire. Zonages territoriaux Rhône-Alpes (ZTRA) Potentiel de captation (en / an / habitant) Effet multiplicateur (en / an / emploi spère résidentielle) Taux de couverture emplois de proximité (pour 100 habitants) Bassin de Montélimar ,4 Une Autre Provence ,6 Vallée de la Drôme ,3 Moyenne ZTRA ,1 Zones d'emploi (ZE) rhônealpines Montélimar ,6 Moyenne ZE Rhône-Alpes ,1 Moyenne ZE France ,1 Source : Les cahiers de économie de proximité, Région Rhône-Alpes, Avril
56 3. Développement économique Un territoire très peu tourné vers «l export» Zones d'emploi (ZE) rhônealpines Volatilité du taux de chômage Rang ZE France Moyenne des écarts au taux de chômage national Rang ZE France Montélimar 0, , Valence 0, , Aubenas 0, , Source : Les cahiers de économie de proximité, Région Rhône-Alpes, Avril 2013 Zonages territoriaux Rhône- Alpes (ZTRA) Base productive Base publique Base social Base résidentielle Pension de retraite Dépenses touristiques Revenus "dortoirs" Modèle de développement Bassin de Montélimar Retraité Une Autre Provence Touristique Vallée de la Drôme Touristique Moyenne ZTRA Source : Les cahiers de économie de proximité, Région Rhône-Alpes, Avril
57 3. Développement économique Les zones d activités et l immobilier d entreprises 4. Les zones d activités et l immobilier d entreprises Les établissements de plus de 100 salariés en 2010 Des disparités territoriales en fonction des secteurs économiques La répartition des établissements présents sur le 5ème Pôle montre quelques disparités économiques en fonction des grands secteurs économiques. Le canton de Marsanne se caractérise par l importance du secteur de la construction, suivi du secteur des services aux entreprises. Le territoire de Dieulefit se caractérise quant à lui par la prépondérance du secteur de la santé et des soins aux personnes, suivi de la construction. Enfin, pour des raisons évidentes, Montélimar concentre les activités de services aux entreprises et de commerce. La ville centre accueille également les 10 plus grands établissements du territoire (données 2010) dont notamment le centre hospitalier, Transports Chavalan et Duc, Autajon CS ou encore Amazon. Source : Insee, Clap, 2010 Un immobilier d entreprises qui présente des faiblesses Il existe une pépinière d entreprises à Pont-de-Barret sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit et une autre, hors du territoire, au Teil en Ardèche, qui influe sur les communes en limite de territoire du 5ème Pôle. Concernant les centres d affaires, on en dénombre un de 4000 m2 de bureaux à Saint-Martin auquel s ajoute le centre d affaires «Best» de Montélimar qui est souvent complet. Un projet de création de pépinière d entreprises est toutefois porté par Montélimar dans le quartier Pracomtal. On note donc une faiblesse de l immobilier d entreprises «abordable» sur le territoire du 5ème Pôle. 57
58 3. Développement économique Les zones d activités et l immobilier d entreprises Concentration des zones d activités le long de l axe rhodanien Les zones d activités du 5ème Pôle se concentrent le long de l axe formé par le Rhône et l autoroute A7. On compte 320 hectares de Parcs d activités existants sur la Communauté d agglomération de Montélimar-Sésame et 6 projets en cours. Cet axe de zones d activités se prolonge au Nord et au Sud du territoire tout du long de l axe Rhodanien. Le sillon rhodanien est en effet un puissant moteur de dynamisme pour le tissu industriel du 5ème Pôle. Sur les communes de la Communauté d agglomération de Montélimar Sésame, 6 projets de zones d activités (dont 3 amorcés) sont donc identifiés sur un total de 115 hectares (carte ci-contre). La Communauté de communes du pays de Dieulefit accueille quant à elle 4 zones d activités Les parcs d activités existants et les projets sur la CA Montélimar Sésame Toutefois, il semble que certaines zones d activités présentent des taux de remplissage disparates avec notamment des parcelles non-commercialisées au Sud et sur la première couronne de Montélimar. Source : site internet de la CA Montélimar Sésame 58
59 3. Développement économique La mobilisation des acteurs au service du développement économique 5. La mobilisation des acteurs au service du développement économique Mise en place d actions de promotion et de valorisation Les collectivités territoriales du 5 ème Pôle ont mis en place des actions visant à promouvoir et valoriser le développement économique du territoire ainsi qu à soutenir financièrement les entreprises (aides à l investissement). Un soutien financier a notamment été mis en place dans le cadre de l Opération Rurale collective, programme qui s est achevé en 2012 mais que la commune a continuer à financer seule. De plus, dans le cadre du CDRA du 5 ème Pôle, des subventions pour «favoriser le maintien des activités économiques en zones rurales» ont été programmées mais aucune action spécifique n a, à ce jour, été mise en place. Enfin, un soutien à la filière céramique a également été apporté par la Communauté de communes du pays de Dieulefit pour le dépôt d une marque à usage collective. Mise en place de réseaux associatifs en faveur du développement économique La plateforme APPEFIL, organisme associatif, s adresse aux entrepreneurs pour la création ou le développement d une activité (prêts à taux zéro, renseignements, démarches ) et ses actions couvrent l ensemble du territoire du 5 ème Pôle. La ville de Montélimar compte également 4 clubs d entreprises en réseau sur la Sésame avec un secrétariat commun tandis que Dieulefit en dispose aussi d un mais qui est en sommeil. De plus, on note l existence du dispositif CRIAFIL, impulsé par la région, qui permettra prochainement de faire le lien entre tous les acteurs de la création d entreprises présents sur le territoire. Ce dispositif est en effet en cours de structuration sur le territoire du 5 ème Pôle. 59
60 3. Développement économique AFOM FORCES FAIBLESSES Un dynamisme économique qui se maintient avec : un développement des activités phares du territoire (transport et logistique) qui n empêche pas une diversification des activités (construction, bois, papier ) Quelques spécificités économiques propres au territoire mais faibles en nombre d emplois (filière bois, nougat, céramique ). De nouvelles zones d activités en projet sur le territoire traduisent le volontarisme en matière de développement économique des collectivités Un secteur artisanal important avec quelques signes de reprise. Des acteurs de l artisanat engagés dans le développement durable à l échelle départementale (réseau Répar Acteurs, prédiagnostic énergie des artisans ) Des acteurs économiques organisés et présents, aux côtés des consulaires : 4 clubs d entreprises, l APPEFIL, le CTEF, la structuration de CREAFIL Une vocation logistique peu différenciée. Un territoire qui exporte très peu. Une concentration importante des activités économiques sur le secteur de Montélimar. Des difficultés ressenties sur le tissu économique du canton de Dieulefit. Le développement économique : un thème central peu abordé dans le cadre du CDRA et à l échelle du 5ème pôle. A long terme, question de l avenir de la filière nucléaire (fermeture de centrale?) et impacts sur les sous-traitances locales? Un déficit en immobilier d entreprises abordable. Absence de cluster et de pôle de compétitivité sur le territoire. Faiblesse de la culture commerciale et export des chefs d entreprises et des artisans. ENJEUX Développer des complémentarités économiques et commerciales avec les bassins voisins (notamment Biovallée, consommateurs ardéchois ) tout en mettant en valeur des spécificités. Soutenir et renforcer l artisanat du territoire, dans l ensemble de ses secteurs et en particulier dans l artisanat d art. Favoriser l implantation de TPE ou entreprises unipersonnelles via une politique d accueil de créateurs d activités. Améliorer et organiser la gouvernance économique et la promotion de l offre en foncier économique. Améliorer l offre en immobilier d entreprise «abordable» pour favoriser l éclosion de nouvelles entreprises; 60
61 4. Agriculture Un territoire qui maintient sa spécificité agricole 1. Un territoire qui maintient sa spécificité agricole L agriculture : un rôle économique à part entière L ensemble du territoire est couvert de façon homogène par des exploitations agricoles, y compris les zones plus urbanisées le long du sillon rhodanien. Au total, avec 1 141,4 UTA (unité de travail annuel) actifs travaillant dans l agriculture, le territoire garde, en 2010, une spécificité agricole. Le secteur agricole représente ainsi tout de même 3,3% des emplois du territoire. En 20 ans, une évolution profonde de l agriculture mais qui n est pas spécifique au territoire Evolution des exploitations et de la SAU (indice 100 en 1988) Entre 1988 et 2010, le nombre d exploitations a très significativement diminué, passant ainsi de à 622, soit une diminution de 48%. Cette diminution a été de 27% entre 2000 et Ce sont les exploitations viticoles (-43%), ovins-caprins (- 38%) et polyculture-polyélevage (-38%) qui ont le plus diminué Nb expl. Drôme SAU 5ème pôle entre 2000 et Sur la même période, la superficie agricole SAU Drôme des exploitations du territoire n a diminué que de 10%, traduisant 60 un agrandissement important. C est la superficie des exploitations horticoles (-55%) et bovins viande (-39%) qui a le plus diminué tandis que la superficie des exploitations ovins-caprin (+41%) et céréales (+17%) a augmenté contrairement à la tendance générale. Ces taux se situent légèrement en retrait des moyennes départementales Pour autant, en 2010, la taille moyenne des exploitations du territoire est légèrement inférieure à celle constatée en Rhône-Alpes (35 hectares contre 37). La part des exploitations en société est plus importante qu ailleurs et le travail salarié sur l exploitation est développé, il représente le tiers des unités totales de travail annuelles (UTA). 100 Nb expl. 5ème pôle 61
62 2. Une agriculture très diversifiée, qui montre plusieurs visages Une agriculture performante orientée «grandes cultures» 4. Agriculture Une agriculture très diversifiée, qui montre plusieurs visages L agriculture a un rôle économique particulièrement important dans la plaine de Marsanne et de Montélimar. Les exploitations y sont en effet orientées vers de grandes filières à forte valeur ajoutée comme les grandes cultures, les cultures spécialisées (semence, ail ) ou l arboriculture. Les exploitations agricoles relèvent ainsi majoritairement de l orientation «grandes cultures» puisqu elles représentent un tiers des exploitations du territoire, et davantage à l Ouest car le réseau d irrigation y est performant. Les surfaces agricoles irriguées ont d ailleurs augmenté de 8% entre 2000 et 2010, soit hectares irrigués. Cette augmentation est principalement due aux exploitations de céréales, oléagineux et protéagineux qui représentent 71% des surfaces agricoles irriguées en 2010 et exercent donc une forte pression sur la ressource en eau. Les terres labourables sont prépondérantes et les cultures céréalières dominantes, notamment le maïs. Ces «grandes cultures» comprennent également des productions à haute valeur ajoutée comme les semences qui sont cultivées dans de nombreuses exploitations familiales, notamment dans les plaines de la Valdaine et des Andrans. Des opportunités de diversification sont aussi à saisir du côté de la culture de la Sauge sclarée pour laquelle s est spécialisée une entreprise située à Saint-Aubien en Barronnies Toutefois, dans le piémont et la montagne, l agriculture est plus orientée vers l élevage bovin (viande et lait), l élevage caprin, et dans une moindre mesure l élevage ovin ou les plantes aromatiques et médicinales. Le 5 ème Pôle est donc aussi un territoire riche de sa polyculture et de son polyélevage. Productions de fruits, de légumes, élevages ovins, bovins et caprins, la grande diversité d utilisation des surfaces agricoles semble être une caractéristique du territoire du 5 ème Pôle. De grandes tendances se dégagent donc sur le territoire : les grandes cultures (céréales et oléagineux) dominent dans le bassin Montilien, tandis que l élevage et les productions fourragères se concentrent plutôt dans les communes alpines de l Est et que la vigne recouvre davantage de surface dans le Sud du territoire et le long de la vallée du Rhône. Une agriculture qui propose des produits marqueurs territoriaux De plus, les produits «marqueurs territoriaux» proposés sur le territoire sont nombreux : AOC Picodon, AOC Huile essentielle de lavande, Label rouge agneau de l Adret, plantes aromatiques et médicinales, et dans une moindre mesure les vins AOC Grignan les Adhémar car seules de faibles surfaces sont présentes sur le territoire. Mais ces marqueurs territoriaux ne sont pas particuliers au territoire, sauf exception faîte du Picodon méthode Dieulefit. On recense donc trois produits en AOC sur le territoire : le picodon, Grignan les Adhémars et les Huiles essentielles de Lavande. Le nombre d exploitations agricoles produisant ces marqueurs est de 129 en 2010, soit 21% du nombre total des exploitations du territoire. Même si elles sont en baisse depuis 2010, leur nombre a diminué au même rythme que celui du total des exploitations du 5 ème Pôle. 62
63 4. Agriculture Irrigation et filières 3. Une progression des surfaces irriguées L irrigation est une composante importante de l agriculture du 5 ème pôle, plus particulièrement pour les exploitations de la plaine de la Valdaine et du bassin montilien : elle permet de garantir des rendements et des qualités aux productions qui leur assurent des débouchés (qualité des blé, semences) et participe à leurs performances économiques. Les surfaces agricoles irriguées des exploitations ayant leur siège sur le territoire du 5 ème pôle ont progressé de 466 ha en 10 ans, soit une augmentation de 7,9%. La plus grande partie des réseaux d irrigation sont alimentés par l eau du Rhône. De fait la pression sur les eaux de surfaces ou les masses d eau souterraines est globalement faible. Cela étant le changement climatique va se traduire par des épisodes de sécheresse plus intenses et plus longs qui vont fragilisées ces ressources. Ainsi, les petits réseaux prélevant encore dans le Roubion ou le Jabron poseront certainement problème. 4. Les filières agricoles dans le territoire Les acteurs des grandes filières sont bien représentés dans le territoire : des opérateurs de la filière semence présentent une concentration( importante (Monsanto, SIngental, TopSemence, Valgrain, Tezier, Plan SPG). Les opérateurs des filières grandes cultures sont également présents ainsi que des coopératives d approvisionnement (Natura Pro, Coop Drômoise de Céréale) et ou des acteurs privés (Hugon, Noyer, Pommarel). Surfaces cultivées et surfaces irriguées Surface cultivée (ha) dont surface irriguée (ha) Total SAU dont Céréales Oléagineux, protéagineux nd Plantes industrielles nd 205 Légumes secs, frais, fraise, melon Fourrages annuels Prairies artificielles Prairies temporaires nd 46 Prairies permanentes productives STH peu productives nd 0 Vignes Fruits (yc petits fruits) Source : RA 2010 DRAAF Rhône-Alpes Il convient également de noter la présence d une affineur de Picodon «méthode Dieulefit» à Dieulefit, la société Cavet et de deux distilleries à Sauzet et à Soupierre. 63
64 5. L agriculture biologique du territoire : un secteur diversifié Une progression grâce à un contexte géographique favorable Le 5 ème Pôle s inscrit dans la dynamique du département de la Drôme qui est le premier en termes de nombre d agriculteurs produisant en agriculture biologique. Le territoire est également marqué par l influence de la «Biovallée» au Nord du territoire. Le CDDRA «Vallée de la Drôme» est en effet largement tourné autour de l économie verte. Le CDRA du 5ème Pôle porte lui aussi des actions en faveur de la valorisation des ressources spécifiques comme les plantes à parfum ou sur la filière caprine. Le territoire compte ainsi 61 exploitations en agriculture biologique en 2010, soit un peu moins de 10% du total des exploitations du 5 ème Pôle. Le nombre de ces exploitations a plus que doublé entre 2000 et 2010, puisqu elle n était que 25 en 2000 et ne représentait alors que 3% des du total des exploitations du territoire. Une agriculture biologique plus présente à l Est du territoire Une part importante de l agriculture du 5ème Pôle est désormais biologique, principalement sur la Communauté de communes du pays de de Dieulefit où elle concerne près de 12% de la population agricole. Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique est en effet plus important sur la CCPD (24 contre 5 pour la CCPM et 11 pour la Sésame). La CCPD concentre ainsi presque 60% de la production biologique du territoire. Sur les communes de plaine (périmètre de Marsanne), la transition d une agriculture plus conventionnelle vers des productions biologiques est lente. Ainsi, en 2009, moins de 10% des agriculteurs du secteur exprimaient la volonté de conversion d une partie de leurs exploitations à l agriculture biologique. La répartition des productions en agriculture biologique La mention «AB» (agriculture biologique) concerne en grande partie des produits faisant l objet de circuits courts. Il est cependant à noter que le nombre d exploitations produisant des céréales, légumineuses et graines oléagineuses est conséquent puisqu il atteint les 14. Là encore, il ne s agit pas d une particularité, mais plutôt d une tendance départementale forte. 4. Agriculture L agriculture biologique du territoire : un secteur diversifié 64
65 4. Agriculture Des circuits courts adaptés à un bassin de consommation local et structuré 6. Des circuits courts adaptés à un bassin de consommation local et structuré Les filières courtes de commercialisation : un enjeu majeur Une demande importante de produits bio provient de Montélimar, comme en atteste le succès de son marché bio. Elle vient également des consommateurs de la vallée du Rhône et, dans une moindre mesure, des territoires de l Ardèche. Une dynamique en marche Le diagnostic PSADER permet de mettre en évidence la vitalité de la vente directe sur le territoire. Ainsi, 31% des exploitations enquêtées pratiquent la vente directe, à 40% sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit et à 30% sur la Communauté d agglomération de Montélimar. Le nombre d exploitations agricoles engagés en circuits courts est en effet de 144 en 2010 sur le 5 ème Pôle. Même si elles sont en baisse par rapport à 2000, leur nombre a diminué au même rythme que celui du total des exploitations du 5ème Pôle. Il existe divers circuits-courts sur le territoire, tournés vers les différents profils de consommateurs. Pour les ménages locaux, la vente à la ferme et des paniers à emporter sont proposés. Pour la restauration collective (écoles, restaurants), il existe une plateforme de commercialisation (Agricourt). Pour les touristes, une augmentation de la fréquence des marchés bio est pratiqués en période touristique. De plus, des acteurs structurants sont présents sur le territoire. Ainsi, Agricourt est aussi une plateforme de distribution locale à destination des particuliers et des collectivités très active sur le territoire. De même, Court Circuit est la structure de sensibilisation qui accompagne cette association. Le Conseil Général de la Drôme a également mis en place Agrilocal, plateforme de mise en relation de la restauration collective avec les producteurs. A cela s ajoute, de nombreux points de ventes collectifs comme à la Laupie et à Montélimar ainsi qu une AMAP à Dieulefit. L agritourisme : un secteur faiblement développé L agritourisme n est développé que dans 3% des exploitations agricoles du 5 ème Pôle. Elles ne sont en effet que 20 à proposer de l hébergement ou de la restauration sur le territoire. 65
66 4. Agriculture Le renouvellement des chefs d exploitations et la problématique foncière 7. Le renouvellement des chefs d exploitations et la problématique foncière Des chefs d exploitations veillissants Le vieillissement des chefs d exploitation est préoccupant sur le territoire. Plus de la moitié des chefs d exploitation a plus de 50 ans (61%) en 2010, représentant 50% des surfaces agricoles du territoire. Parmi ces 382 exploitants âgés de plus de 50 ans, 237 d entre eux (62%) n ont pas de successeur ou ne savent pas ce que l exploitation va devenir, ce qui représente presque le tiers de la surface agricole du territoire. Le diagnostic PSADER sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit montrait quant à lui que le nombre de cédants (55 ans et plus) se maintenait entre 2005 et Un foncier peu accessible Le foncier est une problématique importante pour les agriculteurs du 5 ème Pôle. Les causes sont multiples et différenciées selon les secteurs du 5 ème Pôle. Sur le secteur de Marsanne, c est l urbanisation croissante qui génère la spéculation foncière (achat à des prix supérieur au marché, locations précaires). Sur le secteur de Dieulefit, on constate une baisse des surfaces potentiellement cédables, un abandon de terres (mise en jachère encouragée par la PAC) et un détournement de la loi en matière d utilisation agricole. Les conséquences directes de ces constats sont des installations et transmissions problématiques, une concurrence entre agriculteurs pour l accès au foncier et un bail rural jugé trop contraignant pour les propriétaires qui préfèrent faire travailler leurs terres à des entreprises de travaux agricoles ou les louer de manière précaire. L accessibilité du foncier reste la difficulté majeure pour les porteurs de projet hors du cadre familial. Ce phénomène est accentué par la pression exercée sur le foncier agricole du fait du développement démographique et économique du territoire. 66
67 4. Agriculture AFOM FORCES FAIBLESSES Complémentarité des différentes formes d agriculture (grandes filières et agriculture de circuits courts). Développement de l agriculture biologique et des circuits courts sur ces dernières années. Présence de produits «marqueurs territoriaux» qui participent à l identité du territoire. Présence d un établissement d enseignement agricole sur le territoire. Des potentiels de diversification : culture de la sauge sclarée, agritourisme Difficultés de transmission des exploitations agricoles. Tension sur le foncier entre vocation productive et urbanisme. Evolution de la PAC? Des incidences sur les systèmes d exploitations du territoire? Une fragilité des élevages inscrits dans des filières classiques (bovin lait et viande). Une agriculture à plusieurs visages qui peut générer des conflits (opposition entre grandes filières et agriculture de proximité). ENJEUX Favoriser ou faciliter l accès au foncier pour des porteurs de projet hors cadre familial. Préserver le foncier agricole sans obérer le développement démographique et économique du territoire. Faire mieux coexister les deux grands modèles agricoles présents sur le territoire. Poursuivre le développement des circuits courts et leurs potentiels inexploités. Valoriser les produits «marqueurs» pour renforcer l identité du territoire. Mieux intégrer l agriculture de grandes filières dans le territoire. 67
68 1. Des atouts touristiques indéniables 5. Tourisme Des atouts touristiques indéniables Des activités touristiques diversifiées et complémentaires Le territoire du 5 ème Pôle offre des activités touristiques diverses, complémentaires entre la vallée du Rhône et l arrière-pays. Le territoire de Dieulefit propose un tourisme «sportif» (randonnées, circuits VTT, base Lafuma) ainsi qu un tourisme lié à la santé (soins avec suite). La Communauté de Communes du pays de Marsanne propose également des chemins thématiques dont un en forêt en partenariat avec l ONF. La Communauté de communes du pays de Dieulefit a parallèlement une stratégie de tourisme «adapté» à destination d un public handicapé (un gîte à Sauzet avec le label «tourisme et handicap»). L arrière-pays développe également un tourisme de mémoire via une nouvelle offre qui lie tourisme, patrimoine et histoire (sentier «sur les pas des Huguenots», exposition sur les artistes juifs réfugiés, le Collectif du patrimoine). L artisanat et les métiers d art de la céramique ainsi que les sites perchés sont des atouts forts valorisés dans la vallée du Jabron. Le prolongement de la voie vélo route voie verte offre Lieux «Secrets de Terroirs» également un potentiel de diversification de la clientèle, tandis que le cyclotourisme reste faible sur le territoire. Le territoire de Montélimar offre quant à lui un tourisme de passage : tourisme d affaires, le Nougat, le Château des Adhémar et diverses manifestations (cafés littéraires, soirées oeno-gastronomiques). La «Drôme Provençale» : un concept vendeur La coopération engagée entre le 5ème Pôle et le pays «Une autre Provence» via la structure associative «Comité d expansion de la Drôme Provençale» permet à celle-ci de s imposer comme l échelle adéquate pour mener la politique touristique sur le territoire. Le territoire de la «Drôme Provençale» représente en effet emplois permanents, lits touristiques et 1,1 millions de visiteurs chaque année. Ceux-ci sont en constante augmentation et représentent une clientèle principalement française (pour 65%) et de proximité (régions R-A, IDF, PACA). La «Drôme Provençale» présente plusieurs succès à son actif («Pass Provence», lieux «Secrets de Terroirs») tandis que le lancement du chantier «numérique» est attendu. La durée moyenne de séjour reste toutefois faible (63% des séjours sont de moins de 3 nuits et 3 séjours sur 4 sont non-marchand). Elle permet la promotion touristique du territoire du 5ème Pôle qui n est pas une destination touristique en soi mais ne lui offre toutefois pas une véritable stratégie touristique. Le Comité d expansion a néanmoins réussi à structurer la promotion touristique sur son périmètre d intervention et à affirmer la destination «Drôme Provençale» dont la reconnaissance est désormais un acquis. Source : site internet «Drôme Provençale» 68
69 5. Tourisme Des manques dans la capacité d hébergement 2. Des manques dans la capacité d hébergement Une offre d hébergement clivée La partie Est du territoire concentre une large part des hébergements touristiques de plein air et secondaires, avec parfois une offre innovante et attractive. Les communes des Alpes provençales de l Est continuent ainsi d attirer toujours davantage de résidences secondaires alors même que le territoire du 5 ème Pôle a perdu 0,7 points de résidences secondaire en moyenne. Dieulefit en comptait même plus de 20% et, en 2007 et 14% du parc récent des communes du canton de Dieulefit étaient des résidences secondaires. De plus, Dieulefit a perdu le Club Med qui offrirait toutefois un véritable potentiel d hébergement si il était remis aux normes. Il est à noter qu un entretien minimum est réalisé car il est utilisé ponctuellement. L agglomération de Montélimar accueille à l inverse l essentiel de la capacité hôtelière tourné vers le tourisme de passage («route du Sud») ou les déplacements d affaire boosté par le récent palais des congrès de Montélimar. Pour autant, le territoire ne compte que peu de structures hôtelière «haut de gamme» puisqu on ne recense qu un seul hôtel 4 étoiles. Part des résidences secondaires parmi les logements en 2009 Nombre de chambres d hôtels classés en 2012 Des retombées touristiques «modestes» et concentrées sur le pôle de Dieulefit D après le diagnostic établi à l échelle du 5 ème Pôle, le tourisme reste modeste en termes de développement économique sur le territoire dans la mesure où il ne représente que 7% des nuitées de la Drôme (Source : diagnostic tourisme du CDRA). D autant plus que le nombre de nuitées sur le territoire connaît une diminution sur ces dernières années ( -19,6% depuis 2010). En termes d emploi, les activités touristiques engendrent environ 320 emplois permanents (hors saisonniers). C est une manne qui reste importante sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit La fréquentation touristique repose sur du court séjour et est en réalité fortement liée aux loisirs des ménages du territoire. Ainsi, sur le pays de Dieulefit, les touristes restent une semaine pour 30 % d entre eux, voire 2 semaines pour 23%. De plus, de nombreux Montiliens et des Drômois du Nord fréquentent l arrière-pays le week-end. Sur le pays de Dieulefit, plus de 80 % de la clientèle est française, provenant en effet en majorité de la région Rhône-Alpes (20.5%), Nombre d emplacements de camping en
70 5. Tourisme Une bonne densité en restaurants 3. Une bonne densité en restaurants Le territoire du 5 ème Pôle dispose d une bonne densité en restaurants. Montélimar et Dieulefit ont en effet respectivement un nombre de restaurants pour 1000 habitants de 4,7 et 5. Ces deux villes se situent donc dans la moyenne haute par rapport à la densité en restaurants de certaines petites et moyennes villes proches. Ces restaurants sont également bien répartis sur le territoire du 5 ème Pôle. La Communauté d agglomération de Montélimar Sésame et la Communauté de communes du pays de Dieulefit ont ainsi respectivement un nombre de restaurants pour 1000 habitants de 3,9 et 4,4. La commune de Pont-de-Barret dispose même de 6,9 restaurants pour 1000 habitants dont un restaurant gastronomique reconnu (la Fontaine Minérale). Seule la Communauté de communes du pays de Marsanne souffre d une faible densité en restaurants avec seulement 2,3 restaurants pour 1000 habitants. Nombre de restaurants Nombre de restaurants pour 1000 habitants Source : BPE 2012 Population en 2009 Communauté d'agglomération Montélimar Sésame Communauté de Communes du Pays de Marsanne 195 3, , Communauté de Communes du Pays de Dieulefit 34 4, Source : BPE
71 FORCES Une promotion du tourisme bien en place : un bon maillage en termes d offices de tourisme et un marqueur reconnu et vendeur de l étiquette «Drôme Provençale». Deux formes de tourisme complémentaires : tourisme de courte durée ou de passage sur Montélimar / tourisme d excursion, moyen ou long séjours sur l arrière pays et positionnement «nature». Des projets en cours ou récents qui renforcent l offre du territoire : Caserne Saint-Martin, projet de vélo route. Développement d une offre d hébergements innovante sur la CCPD (cabanes, yourtes). Le voisinage de la Vallée de l Ardèche, et demain de la grotte Chauvet, peut représenter un potentiel pour le territoire. Le fleuve Rhône représente un potentiel important (tourisme fluvial, tourisme nature avec les lônes). Le développement récent de séjours «packagés» qui rencontre du succès (sur le Pays de Dieulefit et quelques liens avec Montélimar). Une bonne densité en restaurants. ENJEUX Affirmer les complémentarités touristiques entre Montélimar La vallée du Rhône et l arrière-pays. FAIBLESSES 5. Tourisme AFOM Une articulation perfectible entre les acteurs touristiques : coordination entre les offices du tourisme du 5 ème Pôle et avec le Comité d expansion de la Drôme Provençale, intégration de celui de Bourdeaux, définition d une stratégie de développement touristique partagée à l échelle du 5 ème Pôle en distinguant ce qui relève de la stratégie de ce qui relève de la promotion. Manque de points de baignade sur le territoire (cours d eau, lac ou plans d eau). Une offre en circuits et loisirs adaptés au tourisme familial qui reste faible (sentiers découvertes, activités pédagogiques, circuits cyclotourisme). Manque d hébergements touristiques sur la commune de Dieulefit et à proximité du Palais des congrès de Montélimar et rénovation de gîtes (dortoirs). Très peu de structures d hébergement «haut de gamme» pour les touristes. Un manque d offres packagées (hébergement, prestation, restauration) et de circuits de visites pluri-thématiques à l échelle du territoire du 5 ème Pôle. Un cœur de saison trop court mais une offre d activités trop faible pour les ailes de saison. Renforcer la structuration de l offre touristique dans une logique de produits packagés et thématisés, pour le cœur de saison, mais aussi pour les ailes de saison. Améliorer l offre touristique à destination des familles. Drainer une partie de la clientèle touristique actuelle et à venir des Gorges de l Ardèche / Grotte Chauvet. Création d un plan d eau artificiel et d une aire de camping-car autour de Dieulefit. Valoriser la future Voie Verte en termes d offre touristique et de diffusion sur le territoire. Développer le tourisme fluvial. 71
72 IV- Le territoire vécu 2. Habiter et se déplacer sur le territoire : Habitat et mobilité 72
73 1. Structure du parc de logements Un habitat essentiellement pavillonnaire, plutôt de grande taille Le parc de logements du 5 ème Pôle se caractérise d abord par un habitat pavillonnaire prépondérant et plutôt de grande taille. Ainsi, 64% du parc est composé de maisons et 69,5% des résidences principales disposent de 4 pièces ou plus. Un taux de vacance élevé Il se distingue aussi par un taux de vacance élevé. En moyenne, sur l ensemble du territoire, il avoisine les 9%, soit l équivalent de logements vacants, contre 6,3% pour la moyenne nationale. Ils sont proportionnellement plus importants sur les deux communes centres, Montélimar et Dieulefit, tandis que l Est du territoire (hors Dieulefit) présente, au contraire, un taux de vacance de 4%. Des résidences secondaires concentrés à l Est Le parc de logements est ensuite marqué par une concentration de résidences secondaires dans certaines parties du territoire. Le territoire est clairement divisé en 3 parties d Est en Ouest quant à la proportion de résidences secondaires. Celle-ci n est ainsi que de 3,6% sur la Communauté d agglomération Montélimar-Sésame de 9,1% sur la Communauté de communes du pays de Marsanne alors que cette part atteint 25% sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit. Un par ancien «énergétiquement» peu performant Le parc de logements est enfin ancien et «énergétiquement» peu performant. Ainsi, sur les secteurs du pays de Dieulefit, 58% des maisons individuelles et 72% des logements collectifs ont été construits avant 1975 ; les chiffres sont proches sur le secteur de Marsanne. Or, les communes de ces territoire ne sont pas desservi par le gaz de ville. Il apparaît donc que plus de la moitié des logements sont classés dans la catégorie «logements peu performants à énergie chère», dont 70% des logements collectifs de la partie Est du territoire (Source : Etude ADIL, 2013). Ce constat est toutefois à nuancer car il ne tient pas compte des travaux de rénovation thermique engagés dans le parc ancien. 1. Habitat Structure du parc de logements 73
74 2. Caractéristiques du par locatif 1. Habitat Caractéristiques du par locatif Des prix de loyers assez élevés Les prix de loyers sont assez élevés sur le 5 ème Pôle, ils sont d environ 5% supérieurs sur Montélimar. La Communauté d agglomération de Montélimar est même l intercommunalité drômoise au loyer de marché le plus élevé selon l ADIL 26. On note cependant quelques spécificités communales. Les prix de location avoisinent les 7 euros du mètre carré en moyenne sur les secteurs de Dieulefit et Marsanne dans l ancien avec des variations selon les communes. A la périphérie de l agglomération montilienne, Saint-Marcel-les- Sauzet connaît en effet des prix de location supérieurs, à savoir 8,3 euros le mètre carré. A l inverse, dans certaines communes comme à Cléon d Andran, Saint-Gervais-sur-Roubion ou la Bégude-de-Mazenc, le marché locatif est plus standard. Un faible parc locatif conventionné Le parc locatif conventionné du 5 ème Pôle, public et privé, pèse peu sur le territoire. Ainsi, ce ne sont en moyenne que 7,6% des résidences principales du 5 ème Pôle qui appartiennent au parc locatif conventionné, soit presque deux fois moins qu à l échelle de la Drôme. Ce sont les communes Nord, à la périphérie de Montélimar, comme Sauzet et Saint-Marcel-Les-Sauzet, et le secteur Ouest de Dieulefit qui se placent dans la moyenne basse. De même, la part des personnes louant un logement HLM vide ou logés gratuitement a diminué en 10 ans, passant de 14,3% en 1999 à 11,6% en 2009 (Insee, portrait de territoire). Ces rares logements conventionnés se concentrent sur quelques communes. Les résidences de type HLM sont ainsi globalement concentrées sur le pôle urbain de Montélimar. En 2011, la Communauté d agglomération de Montélimar comptait en effet logements dits «abordables» dont 90% de HLM, soit 17% de logements sociaux sur l ensemble du parc de logements de la Sésame. La Communauté de communes du pays de Dieulefit compte quant à elle 279 logements locatifs à loyer conventionné dont 214 dans le parc HLM (77%) et 65 dans le parc privé. Le parc «social» n est en fait réparti que sur 3 communes du pays de Dieulefit. C est la Communauté de communes du pays de Marsanne qui compte finalement le moins de logements conventionnés, soit 160 logements dont 62% du parc privé. 74
75 1. Habitat Un rythme élevé de construction neuve 3. Un rythme élevé de construction neuve Une accélération récente Le rythme de construction neuve est relativement élevé sur le territoire du 5 ème Pôle et s est même accéléré ces dernières années. Ainsi, sur l ensemble du territoire, le ratio de construction neuve est passé en moyenne de 18 logements par an pour résidences principales entre 2002 et 2008 à 22 entre 2009 et 2011 alors même que la moyenne départementale diminuait pour atteindre un ratio de 16 sur la dernière période. Ce sont les communes du nord du territoire, sur le secteur du pays de Marsanne, qui augmentent la moyenne avec, en moyenne, 67 logements de construits par an. Une part de logements collectifs pesant davantage La part des logements collectifs dans les nouvelles constructions pèse davantage sur ces dernières années. Elle a en effet augmenté de 6 points en moyenne sur le 5 ème Pöle entre les périodes et , tandis qu elle n a augmenté que de 3 points à l échelle de la Drôme sur les mêmes périodes. Sur les communes de la Communauté d agglomération de Montélimar, le logement collectif représente désormais 50% des nouvelles constructions. Cette hausse est surtout dû à la baisse de la part des logements individuels dans la construction neuve. Les logements mis en chantier et leur répartition entre 2002 et Logements/an Ratio lgts/an pour 1000 RP Ratio lgts/an Individuel en% Collectif en % Logements/an Individuel en% Collectif en % pour 1000 RP Secteur Dieulefit % 15% % 22% Secteur Marsanne % 17% % 22% Secteur Montélimar % 44% % 50% Drôme % 33% % 36% 75
76 1. Habitat Les mobilités résidentielles au sein du territoire 4. Les mobilités résidentielles au sein du territoire Un territoire attractif Ancienneté d emménagement dans la résidence principale en 2009 Territoire La mobilité résidentielle est plutôt forte sur le territoire, ce qui montre l attractivité du 5 ème Pôle. Les chiffres illustrant l ancienneté d emménagement sur le territoire démontrent que 54,4% des ménages se sont installés il y a moins de 10 ans dans leur résidence contre 51,7% à l échelle du département. Elle montre toutefois la faible pérennisation de l installation des populations sur le territoire avec seulement 26,3% de ménages présents depuis plus de 20 ans contre presque 30% pour la Drôme. Des migrations internes centre-périphérie Drôme Les principales migrations résidentielles internes au territoire du 5 ème Pôle se traduisent par le départ des ménages du pôle urbain vers les communes périphériques. Ainsi, 64% des nouveaux ménages qui s installent dans les communes du pays de Marsanne proviennent du bassin Montilien. Drôme Source : INSEE, RP 2009, exploitations principales 76
77 5. L accession à la propriété et la problématique des jeunes Une part de propriétaires et de primo-accédants relativement faible 1. Habitat L accession à la propriété et la problématique des jeunes La part de propriétaires est moins importante pour le territoire du 5ème Pôle que la moyenne départementale. 59,5% des résidences principales sont en effet occupées par des propriétaires sur le territoire contre plus de 61% dans la Drôme. La part de primo-accédants est également plus faible sur le 5ème Pôle. Le ratio moyen de primo-accédants par an pour résidences entre 2005 et 2011 se situe à 9,2 sur le territoire, contre 11,1 à l échelle du département. On note toutefois des disparités entre les différents secteurs. Les communes du pays de Marsanne enregistrent ainsi un taux supérieur à la moyenne du territoire et même à celle de la Drôme avec un ration de 12,4 pour une primoaccession tournée à 57% vers le neuf. C est sur ce territoire également que les primo-accédants génèrent une part conséquente de la construction neuve de logements individuels du 5ème Pôle, à hauteur de 41%.. A l inverse, seuls 19 ménages en moyenne par an ont bénéficié d un prêt à taux zéro pour accéder à la propriété sur les communes du pays de Dieulefit. Son ratio de primo-accédants n est en plus que de 4,8 et une grande majorité s est tourné vers l ancien. Avec un ration de 10,5, la Sésame se situe légèrement en-deça de la moyenne départementale (Source ADIL). L attractivité résidentielle du territoire se traduit néanmoins par un nombre toujours plus important des ménages qui accèdent à la propriété. La part de propriétaires a ainsi augmenté de 3,4 points entre 1999 et 2009 sur le territoire du 5 ème Pôle alors qu elle n augmentait que de 2,9 points dans la Drôme sur la même période. Cette progression peut montrer une inflexion de la mobilité avec une pérennisation plus forte des ménages sur le territoire. La problématique de l accès au logement pour les jeunes L accès au logement pour la tranche des ans constitue une problématique à part entière sur le territoire. En plus de constituer la plus grandes part des familles monoparentales, ils sont plus durement touchés par le chômage et même les jeunes actifs sont dans une situation de précarité plus grande, Ils sont donc majoritairement locataires de l ordre de 67% à l échelle du département. Or, le territoire ne compte ni logements étudiants ni foyers de jeunes travailleurs. Seule l association «Aider» œuvre sur le territoire avec son action intergénérationnelle «cohabitons» qui met en relation des personnes âgées qui disposent de chambres avec des jeunes qui souhaitent s installer sur le territoire. 77
78 1. Habitat Le logement pour les personnes âgées 6. Le logement pour les personnes âgées Une offre en hébergements peu diversifiée L offre d hébergements pour les personnes âgées reste insuffisante sur le territoire du 5 ème Pôle. Le taux d équipement du 5 ème Pôle est ainsi légèrement inférieur à la moyenne départementale avec 115 places pour habitants de 75 ans et plus contre 119 dans la Drôme. On comptabilise en effet seulement 13 établissements à destination des personnes âgées sur le territoire du 5 ème Pôle. Leur répartition géographique est plutôt homogène avec la ville de Montélimar qui en compte 7 dont 6 maisons de retraite et le seul foyer logement du territoire. De plus, on constate une faible diversification de l offre puisqu on ne recense ni de MARPA (Maison rurale pour personnes âgées) ni de maisons médicalisées. Un manque d offre de logements D après le schéma départemental pour l autonomie , on note un faible niveau de logements adaptés sur le territoire. Le ratio de logements adaptés pour 1000 personnes de plus de 75 ans n est ainsi que de 14,9 sur le bassin montilien contre 21,5 pour le Drôme. 78
79 1. Habitat Des logements consommateurs d énergie 7. Des logements consommateurs d énergie L évolution de la consommation d énergie finale et d émission de gaz à effet de serre à climat normal sur le territoire du 5 ème Pôle est plus importante qu à l échelle de la région Rhône-Alpes. Le résidentiel représente 23% de cette consommation d énergie sur le territoire, soit le deuxième secteur le plus consommateur derrière le transport. Au sein de ce secteur résidentiel, ce sont presque 80% de la consommation d énergie qui est liée au chauffage et à l eau chaude. Le constat est le même pour les émissions de gaz à effet de serre : le résidentiel est le deuxième secteur le plus émetteur avec presque 90% provenant du chauffage. Le taux de résidences principales du 5 ème Pôle équipées d'une installation utilisant au moins une énergie renouvelable est dans la moyenne départementale, soit 21 résidences équipées pour résidences. Source : Profil énergie climat du Bassin de Montélimar OREGES
80 FORCES Un effort en termes de nouvelles constructions de logement qui s est accéléré ces 3 dernières années. Une part de logements collectifs en hausse dans la construction neuve. Augmentation de la part des propriétaires. Des marges de manœuvre dans la consommation d énergie des logements. FAIBLESSES 1. Habitat AFOM Une part assez importante de logements individuels renforcés par la construction récente. Un taux de vacance élevé Un parc ancien et «énergétiquement» peu performant. Un prix des loyers relativement élevé Une offre en termes de logements sociaux insuffisante. Une très faible part de primo-accédants sur le secteur de Dieulefit. Manque de logements pour les jeunes (étudiants et nouveaux actifs). Une offre d hébergement et de logements pour personnes âgées insuffisamment diversifiée. ENJEUX Quelle dynamique de construction neuve envisager dans les prochaines années? Une accélération? Un maintien? Résorber l inadéquation entre l offre et la demande de logements (taux de vacance). Encourager l amélioration de la performance énergétique des logements neufs et anciens et le confort d été. Faire revenir habiter les jeunes sur le territoire. Définir des priorités dans les documents planification (SCOT, PLH, PLUi) sur le territoire du 5ème pôle pour définir une politique structurée de l habitat et de l aménagement. Mettre en place un service-conseil pour aider les particuliers dans leurs travaux de réhabilitation (photovoltaïque, chaudière à granulé ). Favoriser l intergénérationnel. 80
81 2. Mobilité Voies de communication et transport routier 1. Voies de communication et transport routier Relief et voies de communication Une ouverture sur l extérieur forte sur l axe Nord-Sud Le pôle urbain de Montélimar se trouve à la croisée de différents modes de transports structurants de la vallée du Rhône (autoroute, gare ferroviaire, RN7). Le projet de gare TGV Montélimar-Allan) semble aujourd hui compromis à moyen terme, celui-ci n étant même pas citée dans le rapport de la Commission Mobilité 21. Depuis Montélimar, le réseau est limité pour accéder à l Est du territoire. Seules deux voies rapides maillent le territoire d Est en Ouest : la D6 et la D540. Le territoire reste toutefois raisonnablement accessible avec un maillage routier assez bon. La voiture, mode de transport privilégié des habitants du 5è pôle En moyenne, sur le territoire, les ménages disposent d 1,5 voiture. En effet, 65% des déplacements se font en voiture et seuls 2,4% des résidents utilisent régulièrement un transport en commun. Sur les communes du Pays de Marsanne, ce taux atteint même 85% pour les migrations pendulaires domicile-travail. Ces trajets quotidiens se font majoritairement en direction du pôle urbain montilien dans la mesure où plus de 40% des actifs résidant vers Marsanne travaillent dans le bassin de Montélimar. On compte ainsi véhicules par jour qui se dirigent vers Montélimar. A l Est du territoire, seuls 12% des actifs se rendent sur leur lieu de travail en vélo ou à pied et seules 81 personnes utilisent les transports en commun; Ce sont majoritairement les actifs qui vont travailler à Montélimar avec la ligne de bus 35. Le transport routier individuel contribue ainsi, sur le territoire, à 34% des émissions de gaz à effet de serre. 81
82 1. Mobilité Transports et GES : des marges de manœuvre 2. Transports et GES : des marges de manœuvre L évolution des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) est, en moyenne, plus importante sur le territoire du 5 ème Pôle que la moyenne régionale. Le transport est de loin la source principale d émission de gaz à effet de serre sur le territoire. Il représente en effet 58,7% des émissions de GES contre 30% de celles de la Région en Ce rapport du simple au double s explique en partie par la place de la logistique dans l économie du territoire. Le transport de marchandises est en effet responsable de plus de 50% des émissions de GES liées au transport contre un peu plus de 40 % sur la Région. Le transport de personnes est également plus émetteur de GES. Il s élève ainsi à 2,06 kteqco2 pour hab. sur le territoire contre 1,31 en moyenne régionale. Source : Profil énergie climat du Bassin de Montélimar OREGES
83 3. Transports alternatifs et voies douces Un réseau de transports en commun peu dense hors de l agglomération Le réseau de transports en commun reste assez faible sur le territoire et est centré sur l agglomération de Montélimar. Seules 10 lignes de bus circulent ainsi sur la ville de Montélimar et son agglomération avec le réseau Montelibus. La Sésame dispose toutefois d un schéma de mobilités et des évolutions sont à prévoir avec l élargissement de la Communauté d Agglomération. De plus, 10 lignes de car du Conseil général partent de Montélimar, notamment la ligne 35 qui dessert Dieulefit. A l Est du territoire, la mairie de Dieulefit a mis en place des navette bi-hebdomadaires pour se déplacer dans la commune. Leurs horaires restent cependant inadaptées et leurs fréquences trop faibles. Des démarches en faveur des modes doux qui semblent insuffisantes et peu adaptées Du transport à la demande (TAD) est proposé sur les cantons de Dieulefit et de Bourdeaux avec 2 services (service de correspondance à la demande et service régulier à la demande) mais il est réservé aux usagers qui doivent effectuer une correspondance SNCF ou avec les lignes interurbaines du Conseil général. De plus, il existe une plateforme de covoiturage Drôme-Ardèche mais ce n est pas un réseau de covoiturage spécifique au territoire et elle apparaît peu adaptée et utilisée. 2. Mobilité Transports alternatifs et voies douces Selon une enquête réalisée dans le cadre du schéma régional des services sur le bassin de Montélimar-Dieulefit, les personne qui résident dans une commune desservie pas les transports en commun ne l utilisent majoritairement pas à cause des horaires inadaptés (33%) puis en raison des fréquences trop faibles. Fréquentations des tronçons de voies cyclables dans la Drôme La Vélo-route voie verte, un équipement structurant La voie cyclable qui rejoindra bientôt Montélimar à Dieulefit (1 e phase Montélimar La Bégude courant 2014 puis 2 nd phase La Bégude Dieulefit) arrive en tête des voies ayant le plus gros potentiel de fréquentations en qualité d aménagement selon une étude Altermodal. Ce potentiel est en effet estimé à utilisateurs annuels. Cette voie a vocation à permettre une mobilités de loisirs en complément de la très touristique Via Rhôna même s il est prévu qu elle soit utilisée à plus de 80% par les résidents du territoire. 83
84 2. Mobilité AFOM FORCES Desserte sur l axe de la Vallée du Rhône Un territoire relativement bien irrigué par les voies routières. Des marges de manœuvre pour la réduction des émissions de GES Le projet de la vélo route voie verte traversant le territoire. Deux services de Transport à la demande (TAD) existant. FAIBLESSES Manque de coordination entre les différents types de mobilité. Absence d un schéma global de transport ou de mobilité. Prédominance du transport routier individuel. Part importante des transports dans les émissions de GES. Pas de transport adapté pour les ménages résidant dans les communes rurales de l est souhaitant rejoindre le pôle de Montélimar. Mauvaise organisation des transports collectifs (horaires inadaptés notamment). Des démarches insuffisantes et inadaptées en faveur des modes doux. ENJEUX Mieux organiser les transports collectifs (tous modes confondus). Repenser la place de la voiture individuelle demain. Elaboration d un schéma de mobilité. Promouvoir les transports dits «alternatifs» (transport à la demande, navettes ) ou les plateformes multimodales (sur Montélimar notamment : fleuve, route, train, TGV, voie verte). 84
85 IV- Le territoire vécu 3. Consommer et accéder aux services sur le territoire : Commerces et services à la population 85
86 1. Commerces Une offre commerciale étoffée 1. Un bon niveau de commerces de grande distribution qui repose sur Taux de couverture en commerce (2011) Montélimar A l échelle de la Région, le territoire du 5 ème Pôle est l un des territoires rhônalpins les mieux couverts par les établissements commerciaux et apparaît en tête de classement quant à la diversification de son offre et la présence de boutiques spécialisées. En termes d équipements commerciaux, on recense en effet 3 hypermarchés, 10 supermarchés, dont 8 à Montélimar, et 13 superettes. Le territoire comporte en tout 9 établissements de grandes distribution dont 8 situés sur la seule commune de Montélimar (Carrefour City, Carrefour, Casino, Leclerc, Géant, Monoprix, Netto, Leader Price). Le territoire dispose donc d un bon niveau de commerces, restant cependant fortement concentré sur Montélimar. 2. Un tissu commercial de proximité diversifié main en désertion Le territoire du 5 ème pôle dispose également, en parallèle de cette offre de grande distribution, d une diversité de petits commerces. On recense ainsi entreprises de commerces de moins de 10 salariés sur l ensemble du territoire, dont 134 sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit, soit 10,3% (Insee, portrait de territoire, 2013). 66 % des commerces du pays de Dieulefit se situent d ailleurs à Dieulefit, 17 % d entre eux se trouvent à La Bégude-de-Mazenc. De l autre côté, 38 % des commerces du Pays de Marsanne se trouvent à Cléon d Andran et seulement 20 % d entre eux sont à Marsanne. Le nombre d entreprises commerciales, en alimentation générale notamment, est en constante augmentation sur le territoire. Mais ce commerce de proximité, de centre-ville et cœur de villages régresse. Le territoire connaît en effet des difficultés d accès aux commerces essentiels en milieu rural et pour les publics spécifiques. Finalement, la tendance sur le territoire est au déplacement des commerces du centre-ville vers les nouvelles zones commerciales. 86
87 1. Commerces Une offre commerciale de proximité 3. De nombreux marchés hebdomadaires Sur les 47 communes du territoire, 13 accueillent un marché chaque semaine. Ces marchés sont chargés de références historiques et contribuent à valoriser les produits du terroir : Foire de Montélimar, les marchés de producteurs de pays, Ils participent ainsi au lien de proximité et à la valorisation du territoire 4. Un taux d évasion commercial très faible La ville de Montélimar capte les flux commerciaux des résidents Nord de son territoire. Les consommateurs du secteur de Marsanne se tournent en effet vers les commerces de Montélimar à 89% pour des dépenses autour de 31 millions d euros. Dieulefit se positionne quant à elle en pôle de proximité intermédiaire où le commerce a une emprise forte sur le secteur, à savoir 36% des consommations sur place. Le taux d évasion, même s il se fait majoritairement en faveur de Montélimar, traduit également une part non négligeable de vente à distance. Elle représente en effet 8% des ventes, soit le double de la moyenne nationale. 87
88 1. Commerces AFOM FORCES FAIBLESSES Une offre commerciale étoffée et diversifiée. Montélimar : une polarité commerciale forte. Des commerces de villages qui se maintiennent et un artisanat encore dynamique sur Dieulefit. Une augmentation du nombre d entreprises commerciales sur le territoire. De nombreux marchés hebdomadaires en faveur de la proximité et la valorisation du territoire. Un faible taux d évasion commerciale et une vitalité de la vente à distance. Une diminution du commerce de proximité dans les cœurs de villages et en centre-ville de Montélimar. Un seul établissement de grande distribution à Dieulefit. Une offre commerciale qui repose sur Montélimar. Les communes rurales au Nord Est ont perdu quelques commerces alimentaires (boucheries ). Problème d accessibilité aux commerces existants pour les personnes âgées. Des heures d ouvertures des commerces de proximité non souples, même en période estivale. ENJEUX Maintenir le commerce de proximité sur l ensemble du 5ème pôle. Valoriser l offre commerciale dans le centre-ville de Montélimar (via le projet des Halles de la ville). Garantir l accessibilité au commerce dans l arrière-pays, en particulier pour les publics âgés ou à mobilité réduite. 88
89 2. Services Les services aux personnes 1. Les services aux personnes Taux de couverture de garde d enfant (2011) Une couverture hétérogène des structures d accueil «petite enfance» L accueil des enfants de 0 à 3 ans revêt un enjeu particulier sur le territoire car il est lié au taux d activité des femmes faible. Une corrélation peut ainsi être faîte avec l insuffisance des structures d accueil. Le territoire n accueille en effet que 12 crèches, dont 10 sur la seule Communauté d Agglomération de Montélimar, et seulement 3 Relais Assistantes Maternelles (RAM). Source : Insee, RP et BPE. 89
90 2. Services Les services aux personnes La mise en place de services spécifiques à destination des personnes âgées Le territoire compte différentes structures de services à domicile sous forme associative ou privée à Montélimar, Châteauneuf du Rhône ou Dieulefit. Le territoire est par exemple couvert par deux implantations du réseau ADMR à Cléon d Andran et La Bégude de Mazenc. De nombreuses actions sont en parallèle mises en place par les pouvoirs publics. La création du CLIC de Montélimar (Centre Local d Information et de Coordination Gérontologique) complète ainsi l offre de proximité pour les retraités, les personnes âgées et leur entourage ainsi que pour les professionnels de la gérontologie et du maintien à domicile. La ville de Montélimar assure également un service de portage de repas à domicile. L offre en termes de soins médicaux s adapte elle aussi au vieillissement prononcé de la population. Le territoire a ainsi vu s implanter de nouveaux infirmiers et des masseurs-kinésithérapeutes. Cet enjeu est encore plus fort pour l arrière-pays. 90
91 2. Services Services publics et équipements 2. Services publics et équipements Disparités géographiques des équipements (2011) Une situation contrastée Au sein de la région Rhône-Alpes, le territoire se positionne dans la moyenne haute concernant les trois catégories d équipements (de proximité, intermédiaires et supérieurs), les équipements privés, les services aux particuliers ainsi que les structures de santé. Il se positionne au contraire dans la moyenne basse concernant les équipements publics, d enseignement, sportifs, culturels et de loisirs, touristiques. Une concentration des équipements publics sur Montélimar La principale faiblesse du territoire en termes d équipements réside dans la concentration de ces derniers sur la commune de Montélimar. Ainsi, à l échelle régionale, le territoire apparaît parmi les périmètres qui présentent un écart type en termes de disparités géographiques parmi les plus élevés. 91
92 2. Services Services publics et enseignement primaire et secondaire 3. Services publics et enseignement Un maillage du territoire en établissements primaires imparfait mais adapté Le territoire du 5 ème Pôle compte 53 établissements maternelles et élémentaires mais la majorité des communes de la Communauté de communes du pays de Dieulefit ne dispose d aucune école et on dénombre plusieurs regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI). La question sur la saturation des établissements d enseignement Certains établissements primaires atteignent leur capacité maximum et aucun nouvel établissement n est prévu malgré l augmentation des effectifs., qui atteint presque 10% depuis 2006/2007 sur la Communauté de communes du pays de Marsanne. Nombre d'écoles (maternelles, élémentaires et RPI) Effectifs des écoliers 2012/2013 (maternelles et élémentaires) Evolution des effectifs écoliers depuis 2006/2007 Nombre de collèges Effectifs des collègiens 2013/2014 Evolution des effectifs collégiens depuis 2006/2007 Nombre de lycées CA de Montélimar % 5* % 5** CC de Marsanne % % 0 CC de Dieulefit % % 0 5ème Pôle % % 5 * Dont un collège privé ** Dont un lycée privé et un lycée agricole 92
93 2. Services Services publics et enseignement primaire et secondaire Un taux de couverture en établissements secondaires «convenable» Carte des établissements scolaires du 5 ème Pôle Le maillage en établissements secondaires est plutôt satisfaisant sur le territoire : le 5 ème Pôle dispose de 7 collèges et 5 lycées. Toutefois, l immense majorité des établissements secondaires se situe sur la commune de Montélimar. Seules les communes de Saulce-sur-Rhône, Cléon-d Andran et Dieulefit comptent chacune un collège. Les 5 lycées que compte le 5 ème Pôle sont par contre tous concentrés sur Montélimar. Il s agit de 3 lycées généraux et technologiques, dont un privé et deux publics, et de 2 lycées professionnels dont un lycée agricole. Part des diplômés : un territoire qui a rattrapé son retard Dans les années 1990, le territoire du 5ème Pôle se caractérisait par une part importante de non diplômés, il enregistre aujourd hui des taux supérieurs aux moyennes départementale et régionale. Ainsi, seuls 17,6% de la population du 5ème Pôle ne possède aucun diplôme, soit un point de moins qu à l échelle départementale, alors que cette catégorie représentait plus de 20% de la population en De même, 70,6% de la population du 5ème Pôle était au moins titulaire d un CAP en 2009 contre 69,4% de la population régionale à la même date. Collèges Lycées CFA Source : Carte Région Rhône-Alpes 2012 Part des non diplômés ou titulaires du CAP dans la population en 2009 Des disparités territoriales demeurent cependant quant au niveau d études La séparation entre l Est et l Ouest du territoire est assez nette concernant la part des non diplômés ou titulaires d un CAP et celle des titulaires d un diplôme d études professionnelles de courte durée. Les premiers se concentrent dans les communes rurales de l Est tandis que les seconds dans les communes de la vallée, à l Ouest. La répartition des titulaires du baccalauréat et de diplôme du supérieur est quant à elle plus homogène sur le territoire. Source : Insee, Recensement de la population
94 2. Services Services publics et santé 4. Services publics et santé La densité des médecins généralistes : un territoire coupé en deux L Ouest du territoire est bien doté en médecins généralistes, majoritairement concentrés sur Montélimar. L Est du territoire est au contraire déficitaire en médecins généralistes. Une concentration des équipements et professionnels de santé en ville-centre Les équipements et professionnels de santé du territoire sont surconcentrés à Montélimar. Ainsi, 366 équipements et professionnels de santé des 583 que compte le 5 ème Pôle se trouvent à Montélimar, soit 63 % de l ensemble du territoire sur la seule ville de Montélimar. Dieulefit dispose aussi d une bonne offre de santé avec 52 équipements et professionnels de santé, constituant ainsi le 2e pôle sanitaire du territoire derrière Montélimar. Marsanne n a cependant que 6 équipements et professionnels de santé, le reste se concentrant dans les communes en périphérie de Montélimar (BPE, 2012). Deux Maisons Pluriprofessionnelles de Santé (MSP) vont toutefois voir le jour en zone rurale (Liste ARS, 2013). La première est un site en projet à Sauzet, classée en zone de vigilance**, l équipe pluriprofessionnelle étant constituée et le contour du projet de santé ainsi que du projet immobilier se dessinant. La seconde est un site en réflexion à La Bégude de Mazenc, classée en zone fragile opposable*, une réflexion ayant été initiée par une équipe de professionnels de santé. * Zonage SROS (Schéma Régional d Organisation des Soins) : zone où le risque de désertification médicale est important ** Zonage SROS : zonage où le risque de désertification médicale est moins immédiat 94
95 2. Services Services publics divers 5. Services publics divers Un maillage en services publics centré sur Montélimar Les services publics présents sur le territoire se situent majoritairement à Montélimar. Le territoire du 5 ème Pôle dispose d abord d une bonne présence postale. On dénombre ainsi 13 bureaux de poste, 8 agences postales communales mais aucun relais poste. Au niveau ensuite des impôts, le territoire compte trois Trésoreries à Montélimar, Marsanne-Sauzet et Dieulefit, un Centre des finances publiques à Montélimar ainsi qu une succursale de la Banque de France également à Montélimar. En ce qui concerne les services sociaux, on recense deux antennes de la Caisse d Allocations Familiales à Montélimar et Dieulefit), un CPAM à Montélimar et un Centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI) également à Montélimar. Quant aux services de sécurité, les cinq gendarmeries du territoire se situent à Montélimar, Marsanne, Dieulefit, Bourdeaux et La Bégude de Mazenc et un Commissariat de police se trouve à Montélimar. Les services en rapport avec le travail se localisent enfin tous à Montélimar, à savoir l Agence de proximité pôle emploi et le Conseil de prud hommes de Montélimar Maillage de la présence postale de la Drôme (2012) Communes à moins de 5 km et à moins de 20 minutes de trajet automobile de tout point de contact. Communes à plus de 5 km de tout point de contact. Bureaux de poste Agences Postales Communales Relais Poste 95
96 2. Services Services numériques et TIC 6. Services numériques et TIC Infrastructures numériques : Couverture Haut Débit Fixe Au niveau de l aménagement numérique du 5 ème Pôle, la Communauté d Agglomération de Montélimar est en zone AMII (Appel à Manifestation d Intentions d Investissement), c est-à-dire en zone où les opérateurs privés interviennent, alors que le reste du territoire est hors zone AMII. Concernant la couverture ADSL, on recense un nombre faible de lignes grises (débit inférieur à 2 Mbit/s), particulièrement à l Est du territoire. Infrastructures numériques : Couverture Haut Débit Mobile Le territoire du 5 ème Pôle dispose d un bon maillage des points hauts de téléphonie mobile (dégroupage), surtout à l Ouest mais avec une extension à l Est. La couverture 2G est presque complète avec les 3 réseaux mobiles tandis que la couverture 3G est plutôt bonne malgré des zones avec un seul réseau. De plus, on dénombre 36 communes sur 47 en zone de déploiement prioritaire de la 4G. Couverture 2G et 3G de La Drôme (2012) Un développement des usages numériques Les projets du Pôle numérique de la Drôme visent à mettre en place des réseaux d EPN (Etablissements Publics Numériques) et un réseau d espaces de télétravail dans le Val de Drôme mais pas encore dans le 5 ème Pôle. Sinon, un schéma pour la FTTH (fibre optique jusqu au domicile) a été élaboré sur le Pays de Marsanne et le Pays de Dieulefit. A cela s ajoute les deux Espaces Numériques de Travail (ENT) que compte le territoire, à savoir l Espace Public Internet multiservices associatif de Dieulefit (le collectif citoyen) et l Espace municipal animation de Montélimar. 96
97 Services AFOM FORCES FAIBLESSES Un territoire bien équipé (équipements de proximité, intermédiaires et supérieurs), Mise en place de plusieurs services spécifiques pour personnes âgées sur le territoire et le rôle stratégique du CLIC. Une bonne structuration de l offre de santé à Dieulefit Une bonne offre en services publics à Montélimar Une bonne couverture en infrastructures numériques Une insuffisance des structures d accueil «petite enfance» Une offre insuffisante en hébergements pour personnes âgées et faiblement diversifiée. Un manque en collèges et surtout en lycées hors Montélimar Un manque de médecins spécialistes sur le territoire (à l Est principalement). Une forte disparité géographique des équipements Un manque d espaces de télétravail et de télé-centre ENJEUX Répondre aux besoins actuels et futurs des personnes âgées de plus en plus en nombreuses sur l ensemble du territoire. Prendre en compte les nouveaux besoins des jeunes ménages en termes de services à la population (accueil petite enfance notamment). Attirer les professionnels de santé dans l arrière-pays. Etendre les services publics à l Est du territoire. Favoriser les usages et services numériques. 97
98 IV- Le territoire vécu 4. Se divertir sur le territoire: Offre de loisirs et de culture 98
99 Offre de loisirs et de culture Le maillage en équipements et lieux de diffusion 1. Le maillage en équipements et lieux de diffusion Une faible couverture en équipements A l échelle régionale, le territoire du 5 ème Pôle se situe dans la moyenne basse des territoires en termes de taux de couverture en équipement sportifs, culturels et loisirs. Un maillage en équipements culturels mais un rôle majeur de Montélimar Quelques équipements culturels sont éparpillés sur le territoire du 5 ème Pôle mais la majorité se concentre sur la ville de Montélimar qui rayonne sur l ensemble du territoire. Ainsi, le Conservatoire, le Palais des congrès, l Auditorium Petrucciani, le Musée d Art Contemporain Saint-Martin, l Espace Mistral, le théâtre Le Capelin ou encore es deux seuls cinémas du territoire se situent tous à Montélimar. Cependant, l autre théâtre du territoire se situe à Saint-Gervais-sur- Roubion (théâtre du Fenouillet) et la Halle de Dieulefit a récemment été réaménagée en espace culturel. 99
100 2. Une offre de loisirs riche Offre de loisirs et de culture Une offre de loisirs riche Une offre de loisirs et d activités sportives diversifiée Le niveau d équipements sportifs est faible, dans la mesure où il se situe dans la moyenne basse de la Région, avec une concentration de ceux-ci sur la ville centre. Ainsi, en termes d équipements sportifs, on ne recense qu un seul terrain de grands jeux à Dieulefit contre 14 à Montélimar et la seule piste d athlétisme du territoire est à Montélimar. De plus, on ne trouve aucun parc à thème sur l ensemble du territoire, mis à part la toute récente base Lafuma de Dieulefit. L arrière-pays se positionne en effet sur les activités de pleine nature, Dieulefit étant un territoire pilote du Département de la Drôme pour les sports de plein air (escalade, vtt, course d orientation, parapente, ). La base multisport Lafuma inaugurée en septembre 2013 sur le Pays de Dieulefit constitue ainsi un équipement récent et majeur du territoire. Elle est le fruit d un partenariat public-privé entre le Département de la Drôme, la Communauté de Communes du pays de Dieulefit et deux magasins de sport. En plus de cette base multisports, le territoire dispose de quelques autres équipements modernes. On recense ainsi 8 piscines sur le territoire dont un centre aquatique et deux piscines d été sur la Communauté d agglomération de Montélimar. Le territoire propose également 43 boucles de randonnée, soit presque au moins une par commune. Cette offre de loisirs est toutefois peu tournée vers les loisirs nautiques. L absence d équipements sur le Rhône et d activités dédiées traduit ce manque pour un territoire du couloir rhodanien qui peut être exploité pour le loisir. Les deux seuls équipements de sports nautiques et l absence de port de plaisance à proximité du Rhône sont en effet révélateurs. Une histoire riche, en partie valorisée Le territoire du 5 ème Pôle dispose d une histoire riche qui tend à être valorisée. Il est ainsi traversé par le sentier «sur les pas des Huguenots» qui passe par plusieurs pays Européens, reliant notamment Genève eu Poët Laval. La présence historique des Adhémar, avec le Château des Adhémar de Montélimar ou des Justes est également valorisée sur le territoire. Cette richesse historique est un atout qui n est globalement pas tant valorisée que cela et mérité d être plus exploitée. Le patrimoine historique n est en effet pas assez mis en valeur au regard des richesses des villages. Une association sur le patrimoine et l histoire a toutefois été créée autour de l école de Beauvallon qui a accueilli des réfugiés juifs tels que René Char ou Louis Aragon et le «collectif du patrimoine» coordonne toutes ces associations du patrimoine. 100
101 Offre de loisirs et de culture Une offre de culture diversifiée et dynamique 3. Une offre de culture diversifiée et dynamique Un maillage dense des associations culturelles, notamment en milieu rural à l Est. Le territoire du 5 ème Pôle compte 25 associations culturelles dont plus de 16 sur la Communauté de communes du pays de Dieulefit. Dieulefit a toujours eu une culture associative importante, de telle sorte qu on dénombre aujourd hui une centaine d associations aux activités diversifiées sur la commune. Cette vie associative intense, notamment dans l arrière-pays, apparaît comme le premier vecteur d intégration pour les nouveaux arrivants du territoire. Les acteurs associatifs de la culture sont donc assez présents dans le territoire, notamment en milieu rural à l Est. Des nouvelles démarches au service de la diversification géographique de l offre culturelle Les investissements à venir porteront sur le réaménagement des grands équipements culturels du territoire comme le Conservatoire de musique de Montélimar. Mais ils concernent également la création d une offre nouvelle sur les plus petites communes à l Est du territoire comme l aménagement de nouvelles salles de diffusion culturelle à La Bégude-de-Mazenc et Dieulefit par exemple. De même, de nombreux festivals sont proposés, répartis sur tout le territoire. Ainsi, Dieulefit accueille chaque année le festival de la BD et de la littérature jeunesse et Bourdeaux «les nouvelles du conte». Le festival «Route de l Oasis» organisé par la Bizz art propose également un cabaret itinérant, tandis que le festival «de l écrit à l écran» sur le cinéma est organisé sur tout le territoire. Différentes fêtes sont également proposées autour de produits emblématiques comme le nougat à Montélimar ainsi que le picodon et le marché des potiers bisannuel à Dieulefit. Enfin, le territoire bénéficie de la présence d acteurs économiques de notoriété internationale comme «les Délices Dada» et de compagnies incontournables comme «la Bizz art» ou «Valentine et compagnie» en limite du 5 ème Pôle. Le Théâtre du Fenouillet est également un lieu de diffusion et une résidence d artistes qui propose des ateliers théâtre dans les écoles. Les acteurs culturels professionnels sont donc bien présents sur le territoire et en proximité de celui-ci. 101
102 Offre de loisirs et de culture Une offre de culture diversifiée et dynamique La ville de Montélimar dispose d équipements culturels structurants pour l ensemble du territoire La ville de Montélimar accueille, entre autres, un palais des congrès, un auditorium, un cinéma d art et d essai, un conservatoire et une médiathèque. Ces 4 derniers acteurs culturels travaillent ensemble afin d organiser les «rencontres culturelles itinérances», mises en place depuis 4 ans et permettant à ce que toutes les communes de la Communauté d agglomération bénéficient d une manifestation. Le conservatoire de Montélimar est d ailleurs classé conservatoire «à rayonnement intercommunal» et peut être bientôt conservatoire «à rayonnement départemental» avec la volonté de capter des publics plus éloignés. Il est également à noter qu il collabore avec l école de musique associative de de Dieulefit dans le cadre du schéma départemental d enseignements artistiques. Montélimar capte aussi les publics du Sud de la Drôme et de l Ardèche grâce à une offre d enseignement culturelle pointue comme des cours d art dramatique attractifs, un studio d enregistrement favorisant la création musicale ou une classe cinéma en projet. Une dynamique locale en matière culturelle qui montre certaines limites Le Conseil Général de la Drôme a permis la mise en place d une dynamique locale en matière culturelle sur le territoire du 5 ème Pôle depuis les années Le territoire s est en effet toujours donné comme objectif de travailler en relation étroite avec le Conseil Général de la Drôme. Cette dynamique montre toutefois aujourd hui certaines limites. On note d abord un manque de coordination et de concertation entre les nombreux acteurs culturels présents sur le territoire. On note ainsi un manque de promotion mutuelle de l offre culturelle et d un projet ou évènement culturel marqueur à l échelle du territoire. Quelques signes de fragilité sont également perceptibles comme une concentration de l offre sur la période estivale car elle concerne beaucoup d activités en plein air et qu il y a un manque de salles d accueil pour le reste de l année. Certaines pratiques culturelles existantes sur le territoire ont ensuite un rayonnement limité comme la danse, la musique classique, les arts plastiques ou le théâtre de rue alors même qu elles sont fléchées comme axe principal des prochains financements du département (Schéma départemental des enseignements artistiques de la Drôme). Le territoire doit donc s inscrire dans la logique de ces schémas culturels départementaux au rang desquels figure également le schéma départemental de lecture publique. 102
103 Offre de loisirs et de culture AFOM FORCES Une offre de loisirs diversifiée, notamment pour les activités aquatiques. Une offre culturelle variée tant en termes de disciplines artistiques que de manifestations et répartie sur l ensemble du territoire. Un maillage d équipements culturels et un rayonnement des salles de spectacles de Montélimar sur le territoire. Un réseau d associations dense. Des programmations culturelles étoffées en période estivales. La culture arrive en première position en termes d attractivité du territoire pour les touristes (questionnaire de l OT de Dieulefit). Projet de classement du Conservatoire de Montélimar «a rayonnement départemental» (accroître la visibilité et capter de nouveaux publics). FAIBLESSES Des programmes culturels davantage tournés vers le public touristique. Certaines pratiques culturelles minoritaires (cirque, art de la rue ). Dépendance financière aux subventions publiques alors même qu elles sont amenées à diminuer. Ouverture du Conservatoire en fonction du calendrier scolaire (fermeture en juillet/août). Pas d action culturelle fortement médiatisée (marqueur de l identité culturelle) et manque de communication globale de l action culturelle. ENJEUX Renforcer le développement des équipements et des pratiques de loisirs des habitants. Améliorer l adéquation entre l offre culturelle et les nouvelles attentes des ménages tout au long de l année. Favoriser la coordination et l articulation entre acteurs, professionnels et amateurs. Lier davantage spectacles culturels et mise en valeur du patrimoine. Rechercher une identité territoriale au 5e Pôle via la culture et des valeurs emblématiques distinctives. 103
104 VI- Sources bibliographiques 104
105 V- Sources bibliographiques Sources INSEE : Portrait de territoire du CDDRA 5eme pôle, INSEE, 2013 Diagnostic territorial du Bassin de Montélimar, INSEE, 2013 Données locales de chaque commune du territoire, INSEE, RP 1968, 1975, 1982, 1990, 1999, 2007 et RP 2008, exploitations principales Données brutes sur le territoire du 5 e pôle: Allocataires des minima sociaux, CAF La construction neuve, 2011, SITADEL Taux d urbanisation, 2009, DGIFP L accession sociale en PTZ, 2011, DRE Rhône-Alpes et SGFGAS Prix immobilier, 2012, PERVAL PCET, 2012, Montélimar Sésame Diagnostic, études réalisés par les observatoires et acteurs du territoire : Bilan touristique 2012 par l Observatoire de Développement Touristique de la Drôme Atlas 2009 des équipements touristiques de la Drôme par l Observatoire de l économie touristique Trafics 2011 et classement des routes départementales par le Conseil Général de la Drôme Les résidences secondaires dans la Drôme, 2011, ADIL Le parc HLM dans la Drôme, 2010, Les Cahiers de l ADIL Etat des lieux relatif à l habitat des personnes âgées de plus de 60 ans sur le CLIC du Montilien, 2008, ADIL Prédiagnostics Habitat Population Territoire sur les CC du Pays de Dieulefit et de Marsanne, 2013, ADIL Les jeunes et leur logement dans la Drôme, 2010, ADIL Plan pastoral territorial de la vallée de la Drôme et du Pays de Dieulefit Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences en agriculture, 2008, Chambre d agriculture de la Drôme Note stratégique et diagnostic CTEF Sud Drôme, 2012, Préfecture Rhônes-Alpes et Région Rhônes-Alpes Avisé Drôme, 2013, CMA Drôme Argumentaire Drôme, 2011, Mipra Tableau de bord emploi, formation Sud Drôme, 2009, Pôle Rhônes- Alpes de l orientation Etudes plus générales : Les paysages de Haute Provence : la révélation du territoire de lavande et propositions d actions, Espèce(s) d Espace(s), 2009 Etude éco-morphologique et plan de gestion des bassins versants du Roubion, du Jabron et de la Riaille, Hydrodynamique La contribution de l agriculture biologique au développement local, Raphaël Boutin-Kuhlmann,
106 VII- Annexes 106
107 Emploi Nombre d'actifs Nombre d'actifs occupés Part des actifs occupés Ensemble dont : ,5% Agriculteurs exploitants ,8% Artisans, commerçants, chefs d'entreprises ,4% Cadres et professions intellectuelles sup ,6% Professions intermédiaires ,0% Employés ,2% Ouvriers ,9% 107
108 Développement économique - Artisanat DROME % évolution 2008/2012 Alimentation % Bâtiment ,74% Fabrication ,17% Services % TOTAL % TERRITOIRE DU 5eme POLE % évolution 2008/2012 Alimentation % Bâtiment ,64% Fabrication ,43% Services % TOTAL % 108
109 Développement économique - Artisanat Communauté d'agglomération de Montélimar SESAME % évolution /2012 Alimentation % Bâtiment ,63% Fabrication ,03% Services % TOTAL % Communauté de Communes du Pays de Marsanne % évolution 2008/2012 Alimentation % Bâtiment ,38% Fabrication ,09% Services % TOTAL % Communauté de Communes du Pays de Dieulefit % évolution 2008/2012 Alimentation % Bâtiment ,72% Fabrication ,41% Services % TOTAL % 109
110 Développement économique - Artisanat ARTISANS D'ART - TERRITOIRE DU 5EME POLE Fabrication Services Bâtiment TOTAL ARTISANS D'ART Allan La Batie Rolland La Touche Portes en Valdaine Puygiron Montélimar Montboucher sur Jabron Savasse SOUS TOTAL COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION MONTELIMAR SESAME Montjoux Vesc Eyzahut La Bégude de Mazenc Le Poet Laval Pont de Barret Rochebaudin Souspierre Dieulefit La Roche Saint Secret SOUS TOTAL COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS DE DIEULEFIT Saint Gervais sur Roubion Charols Cléon d'andran La Laupie Marsanne Sauzet Saint Marcel les Sauzet SOUS TOTAL COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS DE MARSANNE TOTAL ARTISANS D'ART TERRITOIRE DU 5EME POLE
111 Développement économique Territoire Drôme Sphère présentielle 66,5% 61,8% Spère non-présentielle 33,5% 38,2% 111
112 Tourisme Nombre de restaurants Nombre de restaurants pour 1000 habitants Population en 2009 Privas Orange Pierrelatte Valence Crest Montélimar Dieulefit Nyons Avignon Die Aubenas 31 3, , , , , , , , , , ,
113 Services Nombre d'équipements et professionnels de santé Poids dans le total du 5ème Pôle Montélimar % Dieulefit 52 9% Marsanne 7 1.2% 5ème Pôle % 113
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