Le métier de Coordinateur de Soins en Oncologie
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- Gisèle Lortie
- il y a 10 ans
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1 Rencontre (inter)professionnelle Le métier de Coordinateur de Soins en Oncologie Vendredi 15 mars 2013 Diamant Center Boulevard Auguste Reyers Bruxelles Cette journée d information est organisée par : En étroite collaboration avec : 1
2 Sommaire Existe-t-il un profil type pour le coordinateur de soins oncologiques en Belgique? p 4 Professeur Elke Van Hoof, Vrije Universiteit Brussel Le métier de Coordinateur de Soins en Oncologie p 6 Madame Suzie Winston, UCL Saint-Luc, Bruxelles Inventaire des tâches et priorités de l onco-coach : Description de fonction, horaire et responsabilités p 8 Madame Natividad Oorts, Accompagnateur de soins en oncologie, Hôpitaux GZA, Sint-Vincentius, Anvers Le CSO et l oncologue : un indispensable travail en duo? Professeur Alex Kartheuser, UCL St Luc, Bruxelles p 13 Professeur Donald Claeys, Maria Middelares, Gent p 15 Le rôle spécifique de l infirmier CSO dans l annonce du diagnostic Première évaluation p 20 Monsieur Frédéric Maddalena, Responsable de la coordination de soins en oncologie, Centre du Cancer des Cliniques Universitaires Saint-Luc 2
3 Expérimentation du parcours personnalisé en cancérologie et évaluation de l apport des infirmiers coordonnateurs hospitaliers p 25 Docteur Graziella Pourcel, Département parcours de soins et relations avec les professionnels, Institut National du Cancer, France Le CSO et les trajets de soins : organisation et outils informatiques p 29 Docteur François Roucoux, UCL, Louvain-la-Neuve Comment devient-on CSO? Formation, compétences requises, futur diplôme P 35 Madame Anne Grzyb, IUFC, UCL, Louvain-la-Neuve CSO, infirmiers : qui fait quoi? p 36 Madame Françoise Charnay-Sonneck, EFEC-FNCLL, Paris 3
4 Existe-t-il un profil type pour le coordinateur de soins oncologiques en Belgique? Professeur Elke Van Hoof Vrije Universiteit Brussel Chaque patient a droit aux meilleurs soins possibles. Il a également le droit de participer au choix de son traitement. Dans la pratique, ce droit entraîne parfois certaines difficultés. Tous les patients n ont pas cette volonté ou ne disposent pas des capacités pour exercer ce droit. Tous les patients ne sont pas en mesure, à la lumière des informations présentes, de faire preuve d objectivité ; tous les patients ne comprennent pas de quoi il retourne. Enfin, chaque patient est unique et mérite une approche adaptée à ses caractéristiques propres. Le patient demande davantage d implication, d informations et de soutien sur le plan émotionnel. Disciplines de support Depuis le lancement du Plan Cancer en mars 2008, de nombreuses disciplines de support sont financées par le gouvernement. Fin 2012, 330 psychologues, 165 assistants sociaux et 330 infirmiers ont ainsi été financés par le SPF Santé publique. En 2012, des spécialistes de la nutrition sont également venus renforcer les équipes de soutien. Ce financement a permis d affecter du personnel supplémentaire au soutien du patient et de sa famille, mais aussi des intervenants présents. Très vite, les hôpitaux ont été nombreux à prendre des initiatives pour structurer toutes les disciplines présentes. De multiples exemples, sur les scènes belge et internationale, seront donnés lors de cette journée d étude organisée par la Fondation contre le Cancer. 4
5 Coordination Onco-coach, coordinateur de soins (en oncologie), accompagnateur de soins en oncologie, infirmier d accompagnement ou encore case-manager (en oncologie) : les dénominations ainsi que les descriptions de la fonction de coordinateur de soins en oncologie sont nombreuses et diverses en Belgique. J utiliserai ici le terme coordinateur. Globalement, on peut dire que le coordinateur accompagne le patient tout au long de son parcours clinique. Le coordinateur est souvent un infirmier spécialisé en oncologie (attention: cela diffère de la reconnaissance du titre telle que prévue dans le Plan Cancer) mais on peut également retrouver d autres formations de base (psychologie, sciences biomédicales). Au-delà des quelques compétences génériques toujours prioritaires dans les différents profils, l expérience en oncologie est essentielle. En collaboration avec le médecin traitant, l équipe infirmière et les autres intervenants assurent l accueil personnalisé et le soutien du patient et de ses proches. Le coordinateur veille à une parfaite coordination entre les différents spécialistes médicaux et organise le planning des examens et des traitements afin d offrir au patient les meilleures chances de rémission. Le coordinateur se charge par ailleurs de réunir les données médicales du patient sur base desquelles une banque de données est complétée. Celle-ci est essentielle pour la recherche de nouveaux traitements contre le cancer. Le coordinateur n intervient pas dans le contenu des soins entrant dans le cadre du traitement du patient. Cette présentation donne un aperçu des différentes expériences en matière de coordination des soins en oncologie dans notre pays. 5
6 Le métier de Coordinateur de Soins en Oncologie Madame Suzie Winston UCL Saint-Luc, Bruxelles Comment décrire un métier qui en est à ses débuts, une fonction nouvelle dans le paysage belge? Des représentants de la première génération de CSO en francophonie se sont rassemblés pour définir ensemble ce qui fait l essentiel de notre activité. L avis est unanime sur la nécessité d une coordination de soins en oncologie dans le contexte de la médecine en Belgique : progrès techniques, nombre de patients en évolution constante, augmentation des coûts, modification de la relation soignants/soignés, prise de conscience de la dimension psycho oncologique dans la façon de vivre la maladie et les traitements. Autant d éléments qui plaident en faveur d un coach, d un partenaire, d un accompagnant, d un coordinateur à côté de chaque patient cancéreux. La formation de gradué en sciences du nursing nous parait être essentielle pour une telle fonction. La spécialisation en oncologie est un atout. Actuellement encore non obligatoire, l avenir la rendra rapidement inconditionnelle. Une expérience professionnelle dans un contexte oncologique ainsi qu une certaine maturité émotionnelle complèteront le profil du CSO. Les relations humaines sont au centre du métier de coordinateur. Premier partenaire du patient et de sa famille, il est aussi partenaire de toute l équipe multidisciplinaire impliquée dans la prise en charge du traitement. Ses missions essentielles sont centrées autour des consultations oncologiques multidisciplinaires, de la planification du parcours de soins du patient et de l accompagnement psycho social du patient et de sa famille. Les clés de son action sont les 6
7 suivantes : soutenir, évaluer, informer, coordonner, et ce, tout au long du trajet de soins du patient quel qu il soit. Pour une efficacité maximale, ce trajet sera balisé : le coordinateur interviendra à des moments préétablis, qui varient selon la pathologie en présence. En plus de ce chemin clinique bien connu de lui, toutes les situations imprévues seront bien sûr prises en compte. Cette prise en charge des patients cancéreux telle que décrite plus haut nécessite des compétences précises, outre celles mentionnées dans le cadre de la formation de base : compétences cliniques, organisationnelles, communicationnelles. Il nous parait donc important que le coordinateur de soins en oncologie puisse bénéficier d une formation continue. Métier nouveau, métier passionnant, métier qui reste à développer. C est en premier lieu la responsabilité personnelle de chaque coordinateur de soins. Il en va de l intérêt du patient et de ses proches. Notre objectif ultime à tous. 7
8 Inventaire des tâches et priorités de l onco-coach : Description de fonction, horaire et responsabilités Madame Natividad Oorts Accompagnateur de soins en oncologie Hôpitaux GZA, Sint-Vincentius, Anvers 1. Description de la fonction et responsabilités Les tâches qui entrent dans le cadre de l accompagnement des soins en oncologie s organisent autour de deux axes principaux : dans un premier temps, l identification des patients oncologiques dans la population totale de patients et, dans un second temps, le suivi et le soutien de ces patients. Le soutien pratique des consultations en oncologie, en hématologie et en radiothérapie constitue un troisième axe moins important Identifier les patients oncologiques et rechercher des informations connexes La partie la plus difficile dans la fonction d accompagnement des soins en oncologie consiste à identifier les patients atteints de cancer et à réunir des informations à leur sujet. En effet, l hôpital ne dispose d aucune liste automatisée des patients oncologiques. Actuellement, il faut interroger les médecins et infirmières (en chef) pour trouver les patients à suivre dans les différents services. Mais d autres intervenants (onco-diététiciens, oncopsychologues, physiothérapeutes) réorientent parfois des patients vers l accompagnateur de soins. De plus, tous les patients dont il est question lors des différentes COM (Consultation Oncologique Multidisciplinaire) sont également dirigés vers l accompagnateur de soins. Les informations médicales et sociales relatives à ces patients sont principalement obtenues par le biais des réunions et par le dossier électronique des patients. De temps en temps, l accompagnateur de soins les obtient également en assistant aux consultations. 8
9 1.2. Informer les patients oncologiques Il s agit d apporter des informations aux patients oncologiques dans les disciplines de gastroentérologie, pneumologie, gynécologie, urologie, dermatologie, etc. Il est important que ces patients soient déjà informés de leur diagnostic de cancer. Les patientes atteintes d un cancer du sein sont accompagnées par les infirmières spécialisées dans ce domaine. En principe, elles ne sont donc pas suivies par l accompagnateur de soins. Idéalement, un premier entretien est organisé quelques jours à une semaine avant le début du traitement. Ce n est cependant pas toujours possible. Il se peut que le premier entretien n ait lieu que juste après une intervention ou lors de la première chimiothérapie. Normalement, le suivi du patient se poursuit lors du placement d un Port-a-cath (cathéter à chambre implantable), lors de la chimiothérapie en salle de jour et dans le service et/ou lors d une intervention. De plus, les patients ont toujours la possibilité de nous appeler de chez eux en cas de problème ou de question Assister à l entretien au cours duquel la mauvaise nouvelle est annoncée et donner des éclaircissements sur les informations médicales La première rencontre a généralement lieu pendant ou juste après l entretien au cours duquel on annonce le diagnostic au patient. Les patients et leur famille se perdent souvent dans la quantité d informations qu ils doivent gérer en peu de temps. L accompagnateur de soins a donc un rôle important à jouer dans l accueil initial du patient. Cette première rencontre est également l occasion de recueillir des informations importantes sur le patient et sa famille. La façon dont ils vont gérer la nouvelle, les premières questions qu ils se posent ainsi que les problèmes qu ils rencontrent vont déterminer dans une large mesure la manière dont la suite de l accompagnement va s organiser, mais aussi l intensité de cet accompagnement et les autres intervenants auquel on pourra faire appel (psychologues, physiothérapeutes, service social, etc.) Informations sur le planning et le traitement Le médecin explique d abord au patient le traitement qu il va recevoir et de la durée de celuici. Au cours de l accompagnement, on va cependant évoquer le traitement (chimiothérapie, 9
10 radiothérapie, chirurgie) plus en détail, expliquer plus précisément les effets secondaires, ainsi que la médication complémentaire et la pose d un Port-a-cath. La planification effective des hospitalisations ou examens est réalisée par l infirmière (en chef) ou par l accompagnateur de soins PRévalidation Au cours de son traitement, le patient peut faire appel à l équipe de PRévalidation. Le terme PRévalidation 1 signifie Revalidation Préventive. L équipe est là pour soutenir le patient et l aider à renforcer ou à maintenir son état psychique et physique afin qu il soit au meilleur niveau avant même le début du traitement. Le but est de permettre au patient de traverser au mieux cette épreuve. Le projet de PRévalidation a été lancé en son temps avec le soutien financier de la Fondation contre le Cancer. L équipe est constituée de psychologues, diététiciens, physiothérapeutes, membres du service social et infirmières spécialisées dans le cancer du sein ou accompagnateurs de soins. L accompagnement des différents intervenants consiste principalement à rendre une visite individuelle au patient à l hôpital et, dans une moindre mesure, à organiser des soirées d information. Le médecin, l accompagnateur de soins ou d autres intervenants peuvent diriger le patient vers l équipe de PRévalidation. Dans la pratique, c est souvent le médecin ou l accompagnateur de soins qui s en charge. Mais, par exemple, si le psychologue est l un des premiers à être appelé auprès du patient et s il ressort de l entretien que d importants problèmes d alimentation se posent, celui-ci peut aussi contacter le diététicien de l équipe de PRévalidation. Les membres de l équipe de PRévalidation se rencontrent deux fois par semaine. A ce moment, les membres échangent les informations sur le patient et organisent l accompagnement des différents intervenants. Tous les membres de l équipe peuvent consulter les résultats des autres disciplines via les rapports figurant dans le dossier électronique du patient. Les patients oncologiques identifiés sont repris sur une liste commune en intranet, uniquement accessible aux membres de la PRévalidation. 1 Le terme a été inventé par Bettie Goethals, psychologue, autrefois rattachée au Centre Oncologique GZA. 10
11 Screening via le baromètre santé Lorsque les membres de l équipe de PRévalidation rencontrent un patient pour la première fois, un baromètre santé est établi. Il s agit d un bref questionnaire, portant sur les émotions, les plaintes physiques, la situation familiale, les problèmes alimentaires, etc., qui permet de déterminer avec la plus grande objectivité possible à quels niveaux le patient peut avoir besoin de soutien. Si des patients présentant des problèmes passent à travers les mailles du filet malgré les entretiens individuels, ce système permet la plupart du temps de les retrouver Projet oncogériatrique Depuis cette année, les hôpitaux GZA se sont également associés à un projet oncogériatrique. Ce projet implique le screening oncogériatrique de chaque patient à partir de 70 ans avant la première COM (Consultation Oncologique Multidisciplinaire). On vérifie les éventuels problèmes de cognition, dépression, chutes, alimentation, etc. chez le patient. Les résultats peuvent alors être pris en compte dans le cadre des décisions liées au traitement Consultation de soutien pratique Outre certaines tâches administratives liées aux consultations en oncologie, hématologie et radiothérapie, l accompagnateur doit parfois se charger également de la communication avec le centre oncologique situé sur un autre campus. Il peut par exemple s agir d organiser une radiothérapie ou le transfert d un patient. 2. Horaire L horaire de l accompagnateur de soins en oncologie sur le campus dépend principalement des réunions et consultations auxquelles il doit assister. Celles-ci ont parfois lieu en soirée. Les matinées sont idéales pour les visites aux patients lorsqu un entretien sans la famille est souhaitable. Cependant, il peut parfois être indiqué de parler au patient en présence de sa famille. Ces rencontres sont alors organisées l après-midi. 11
12 Selon les estimations, l accompagnateur de soins consacre environ 25 % de son temps aux réunions sur le campus, 35 % aux visites des patients et 40 % à l identification des patients, à la recherche d informations médicales et sociales et aux tâches administratives. La flexibilité est le maître-mot dans le cadre de cette fonction. 12
13 Le CSO et l oncologue : un indispensable travail en duo? Professeur Alex Kartheuzer UCL, St Luc, Bruxelles (Texte non reçu) Notes personnelles 13
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15 Oncocoach «Le lien entre le malade et le médecin-oncologue» Professeur Donald Claeys Maria Middelares, Gand POURQUOI UN ONCO-COACH? Au siècle dernier, nos hôpitaux, simples établissements de soins au départ, ont évolué pour devenir des centres modernes et bien équipés dans lesquels des soins d excellence peuvent être dispensés, entre autres dans le cadre du traitement du cancer. Les visites des médecins aux patients hospitalisés au milieu du siècle dernier ne sont en rien comparables avec le contact personnel que le médecinoncologue et tous les soignants tentent aujourd hui d entretenir avec le patient. Mais il reste des lacunes ça et là : si le patient est aujourd hui parfaitement pris en charge sur le plan technique, la question subsiste de savoir si les soins sont adaptés au confort de vie du patient tout au long de son traitement. Lorsqu on est confronté au diagnostic du cancer, c est la peur qui prédomine. Mais la peur de quoi? Le patient craint bien sûr pour sa santé, mais ressent aussi une peur plus profonde. Nul n ignore que les peurs du patient atteint de cancer sont principalement liées à la crainte de l inconnu ou d un éventuel changement dans son environnement social, ainsi qu à l inquiétude qu il éprouve pour sa famille, son travail, ses revenus, son avenir. Comment synchroniser tout cela avec l évolution de la maladie? Au tournant du siècle, notre hôpital s est très rapidement et activement investi dans un accompagnement soutenu des patients. La démarche est complexe car s immiscer dans la sphère privée du patient n est jamais simple. À la mi-2006, lors du Congrès européen de la chirurgie mammaire (2006, Nice), une infirmière anglaise a expliqué comment, avec une relative pénurie de médecins, elle avait réussi à former au mieux une infirmière capable de répéter parfaitement l annonce du diagnostic au patient à domicile. Ce dernier a ainsi la possibilité de réentendre, à 2 voire 3 reprises si nécessaire, le message du médecin : c est efficace et moins coûteux, et il peut obtenir une réponse à ses questions complémentaires! 15
16 Nous avons par ailleurs organisé pour la première fois en Belgique un cours de communication médecin/patient en collaboration avec l université de Leuven, cette fois destiné aux spécialistes. À l instar de ce qui se passe lors d une formation destinée aux étudiants en médecine, nous avons fait appel aux jeux de rôle, mais avec des thèmes différents et surtout une autre profondeur. Ce fut un réel succès, même si nous avons constaté que les médecins réputés pour leurs moins bonnes capacités de communication étaient aussi les moins présents à la formation. Des lacunes subsistent dans l organisation des soins et probablement aussi dans l accompagnement des patients confrontés au cancer. Dès le début 2006, nous avons lancé l idée, sur une base volontaire et avec un préfinancement de l hôpital, de désigner une personne ou un infirmier qui se consacrerait spécifiquement au patient. À l époque, il n existait aucun financement du gouvernement. Nous avons dès lors pu réfléchir librement au contenu de la fonction. Rapidement, nous avons décidé qu il devait s agir d une activité professionnelle et non bénévole, et que les candidats auraient idéalement une formation en soins infirmiers. DÉNOMINATION ET AFFECTATION DES TÂCHES Une fois les profils définis, comment allions-nous nommer cette fonction? Nous avons d abord pensé au terme buddy mais en raison de l analogie malheureuse avec les patients VIH, ce nom ne nous a pas semblé opportun. Le contenu que nous voulions donner à cette fonction d accompagnement correspondait parfaitement à la description du coach (qui deviendra ensuite le coach personnel du patient, et plus tard l onco-coach ). Quelque temps plus tard, nous avons pu bénéficier d un financement adéquat de la part du gouvernement grâce auquel nous sommes passés progressivement de 3 à 4 équivalents temps plein. Entre-temps, le profil de l onco-coach a également évolué. L onco-coach est à la fois un buddy et un expert. Cette expertise nécessite donc un double profil : d une part, le soignant doit faire preuve d empathie et avoir une personnalité adéquate, et d autre part, il doit disposer d aptitudes sur le plan organisationnel ou de management. La première aptitude est difficile à enseigner alors que la seconde peut l être. D où l apparente controverse entre onco-coach et infirmier coordinateur. 16
17 Dès le départ, nous sommes partis du principe que l onco-coach ne pouvait ou ne devait reprendre aucune tâche des structures existantes. En effet, l hôpital de jour en oncologie doit également disposer d infirmiers correctement formés en oncologie, qui n ont pas besoin d aide pour accompagner le patient. Les soins palliatifs doivent fonctionner correctement et le patient doit être accompagné de manière adéquate dans sa dernière phase de vie. C est également le cas des autres fonctions au sein de l hôpital. Seules les lacunes dans la transition vers les structures disponibles doivent être comblées. Cependant, le patient doit avoir un coach personnel : une personne de confiance, un soutien, un numéro de téléphone unique qu il peut toujours composer au moindre doute. La définition des tâches de l onco-coach découle de ce principe. L onco-coach intervient de préférence dès le moment où le diagnostic est suspecté (ex. nodule au sein). Il peut aussi intervenir plus tard, lors de la mise au point du diagnostic ou juste après l annonce de la mauvaise nouvelle. Il peut ensuite accompagner le patient au moment des premiers traitements, des traitements ultérieurs et du suivi. Et même lorsque la thérapie est terminée et que le patient est rentré chez lui sans autre traitement, il peut encore avoir besoin d aide. Bien sûr, le généraliste va reprendre en charge les soins strictement médicaux, mais le coach désigné pour le patient poursuivra l accompagnement à distance. QUELQUES CHIFFRES PARLANTS L analyse des activités des onco-coaches de 2009 à 2012 révèle une augmentation soutenue et constante. En 2012, 164 personnes atteintes d affections digestives, 169 d un cancer du sein, 53 de lésions pulmonaires, 24 d affections hématologiques, 22 d atteintes gynécologiques, 17 d atteintes ORL, 6 d atteintes neurologiques, 7 d atteintes urologiques et 9 de tumeurs diverses ont été accompagnées personnellement par les onco-coaches. Quand on sait que plus de 1200 nouveaux cancers par an sont diagnostiqués et traités à l hôpital, cela signifie qu une bonne moitié des patients atteints d une tumeur digestive et la plupart des patientes atteintes d un cancer du sein ont bénéficié d un accompagnement par les onco-coaches. Les urologues font moins appel aux onco-coaches. Cette réalité s explique en grande partie par l existence d une infirmière urologique assignée au suivi de la pathologie prostatique. La pneumologie dirige directement certains patients vers la fonction palliative en raison de la nature du diagnostic et de la détection souvent tardive. Enfin, quelques spécialités font peu appel aux onco-coaches. Ce n est pas un hasard s il s agit de spécialités que l on pourrait qualifier de monospécialités : elles orientent en effet elles-mêmes le diagnostic et le 17
18 traitement dans un cadre moins multidisciplinaire. Il existe probablement des possibilités d amélioration à ce niveau. 6 ANS D EXPÉRIENCE DANS L ACCOMPAGNEMENT DU PATIENT PAR LE COACH L analyse du planning de l onco-coach révèle qu il consacre 60 % de ses tâches journalières à des activités liées au patient. ¾ de ces activités sont consacrées à l accompagnement direct du patient, ¼ à l accompagnement indirect, qui consiste par exemple à assister à la concertation oncologique multidisciplinaire ou aux réunions de staff pluridisciplinaire. Dans ce cadre, l accompagnement direct des patients consiste principalement à accompagner le patient lui-même ; 5 % seulement de cet accompagnement est consacré aux membres de la famille. C est un aspect que nous devons certainement prendre en considération pour l avenir. Enfin, le travail en groupe reste encore limité. L analyse du travail d accompagnement direct des patients révèle que le temps est réparti entre les patients hospitalisés, la présence lors de l opération, aux examens et en hôpital de jour. La concertation et le contact par téléphone ne sont présents que dans 5 %. En hôpital de jour, la présence de l onco-coach est moins indispensable sur le site principal où fonctionne un hôpital de jour totalement indépendant. Sur le 2 e site, la présence de l onco-coach est plus souhaitable car cet hôpital de jour combine également partiellement d autres activités de jour et l on y retrouve moins d expertise spécifique. Les patients apprécient particulièrement l accompagnement en salle d opération. L onco-coach accompagne le patient jusqu à l induction de l anesthésie et le reprend éventuellement en charge en salle de réveil. La présence aux consultations n est effective que chez un seul médecin, mais cela reste difficile à combiner. En ce qui concerne le contact avec la famille, on peut dire que la moitié repose sur des contacts téléphoniques, consultations ou explications, et l autre moitié sur les visites ambulantes. Une part importante de l accompagnement indirect du patient consiste en effet à assister aux réunions de staff au cours desquelles les cas des patients sont évoqués. Ces réunions sont des concertations multidisciplinaires qui rassemblent par exemple le staff médical digestif ou le staff de pneumologie - auxquelles les onco-coaches assistent en permanence. Ils participent ainsi chaque semaine à la discussion dont le patient fait l objet. 18
19 CONCLUSIONS La mission de l onco-coach consiste donc à faciliter l approche oncologique. Hôpital, infirmiers en soins oncologiques, infirmiers en fonction palliative, membres du service social, des soins pastoraux ou onco-psychologues : tous travaillent en pluridisciplinarité autour de l onco-coach. Dans ce cadre, celui-ci agit en tant que facilitateur ; il identifie les besoins, voire les complète pour une bonne partie. Par ailleurs, il simplifie le renvoi vers les autres accompagnateurs. Il n y a pas de différence essentielle entre les tâches de l infirmier coordinateur et celles de l oncocoach. Toutefois, nous tenons à la fonction initiale de «buddy» comme premier angle d approche pour l onco-coach. Il faut cependant y ajouter un niveau plus élevé de professionnalisme, une capacité à organiser et à orienter, ainsi qu un haut degré d empathie. Last but not least, l onco-coach travaille dans le prolongement du ou des oncologue(s) traitant(s). Dès lors, le succès du projet dépend largement du soutien actif des médecins, la finalité étant que le patient découvre une nouvelle forme de confort de vie, soutenu par tous les soignants qui sont sur la même longueur d onde et se demandent avant tout Que pense le patient et que veut-il?. 19
20 Le rôle spécifique de l infirmier CSO dans l annonce du diagnostic Première évaluation Monsieur Frédéric Maddalena Responsable de la coordination de soins en oncologie Centre du Cancer des Cliniques Universitaires Saint-Luc Contexte Le contexte oncologique dans lequel nous nous trouvons a beaucoup évolué ces trente dernières années et est en évolution permanente. De plus en plus de patients avec des attentes particulières réalisent des traitements plus longs et plus complexes pris en charge par différentes équipes professionnelles et avec des répercussions diverses plus ou moins importantes. Ces évolutions, pour qu elles restent bénéfiques pour le patient, ont récemment mis au centre des préoccupations hospitalières les questions de coordination et d accompagnement des patients atteints de maladie cancéreuse et de leur entourage. Pour s adapter à ces évolutions et améliorer la qualité et la fluidité de la prise en charge, les infirmiers coordinateurs de soins en oncologie (CSO) du Centre du Cancer des Cliniques Universitaires Saint-Luc, ont mis en place différents outils. Le plus important est le «dispositif d annonce», instauré pour aider le patient et son entourage dans ce moment, à la fois difficile et crucial du parcours thérapeutique. Nous souhaitions un équilibre entre technicité et humanisation de la prise en charge. Avant le lancement de notre projet, nous avons longuement discuté avec les patients (directement ou par l'intermédiaire d'enquêtes qualité) ainsi qu'avec les différents corps de métier de l'équipe multidisciplinaire (médecins, services, paramédicaux...) pour définir les besoins, les ressources disponibles et les possibilités organisationnelles. Nous avons tenu compte des études réalisées en psycho-oncologie sur l impact de l annonce du diagnostic chez les patients. Nous avons aussi consulté l'inca (Institut National de Cancérologie français) et certains hôpitaux français pour extraire de leur expérience les éléments qui nous seraient utiles tout en conservant notre originalité, 20
21 liée principalement au rôle de l infirmier coordinateur de soins en oncologie. Nous avons ensuite travaillé avec le Centre du Cancer des Cliniques Universitaires St-Luc pour valider et lancer le projet. But de la recherche Evaluation du dispositif interdisciplinaire mis en place à l annonce du diagnostic de maladie cancéreuse Mis en place en 2009, le «dispositif d annonce», a permis de répercuter le choc que peut représenter l annonce d un diagnostic de cancer pour le patient et son entourage sur 4 périodes: 1. Consultation médicale 2. Consultation infirmière avec le coordinateur de soins en oncologie 3. Interventions des paramédicaux, (4. Relais et information du médecin généraliste) Des outils de communication ont été créés à chaque étape pour identifier les besoins généraux et spécifiques des patients, mais aussi pour améliorer la communication interdisciplinaire. Le but de cette démarche était d'optimiser l'aide au patient dans son processus d'adaptation par l'application d'une procédure commune à tous, mais personnalisée en fonction de la situation de chaque patient. Le patient a plus de temps pour intégrer les informations reçues et bénéficie d un soutien personnalisé pour faire face aux répercussions de cette annonce. Le dispositif vise à créer, dès le départ, une relation de confiance au long cours avec le patient Après 3 années de fonctionnement, nous avons souhaité évaluer la satisfaction des patients envers ce dispositif et les outils de communication qui le compose. La spécificité de chaque professionnel dans ce processus en termes de support a également été investiguée. L évaluation qualitative concernait les trois étapes hospitalières du dispositif ainsi que les outils de communication utilisés. Les besoins prioritaires de chaque patient, ainsi que l aide reçue des différents acteurs de la prise en charge ont été également évalués Des questionnaires ont été remis aux patients après la période d annonce du diagnostic, avant l entrée dans les traitements L étude concernait les patients de 5 groupes multidisciplinaires 21
22 La période évaluée s étalait sur 8 mois (de mars 2012 à octobre 2012) L étude a permis de récolter l avis d une population de 105 patients Les questionnaires ont été traités de manière anonyme par la cellule qualité de l hôpital Résultats et impacts En divisant l annonce en 4 temps, le projet a permis au patient et à l équipe interdisciplinaire de mieux répartir les répercussions de cette annonce et d en atténuer l impact. Les patients et leur famille peuvent mieux intégrer les informations, poser les questions nécessaires et prendre des décisions en tant qu acteurs centraux du processus. Cette condition est essentielle pour mobiliser les ressources personnelles et démarrer un processus d adaptation. Le dispositif a permis également d optimiser le chemin du patient et de clarifier le rôle de chaque professionnel. Il donne des repères clairs aux patients, prend en compte les besoins des plus généraux aux plus spécifiques, ce qui diminue l anxiété, les risques de troubles de l adaptation. Ce processus a dynamisé l équipe de soins, chacun à sa juste place dans une organisation transversale et interdisciplinaire au bénéfice du patient. Il a permis une meilleure coordination interne, un gain de temps... Les résultats de l étude objectivent le ressenti du patient qui jusqu ici était essentiellement empirique. Ils nous montrent également l intérêt d un travail interdisciplinaire coordonné pour améliorer l aide à l adaptation des patients atteints de maladies cancéreuses. Concernant les différents items évalués, voici les principaux constats : Les différents temps de l annonce o La consultation d annonce médicale est jugée satisfaisante Les scores pour tous les items sont assez homogènes Les plus satisfaisants concernent la clarté des informations reçues et l occasion de poser des questions Les plus faibles sont liés au soutien reçu et au tact avec lequel la maladie a été annoncée 22
23 Les patients plus âgés (> 70ans) se montrent beaucoup plus satisfaits que les patients plus jeunes (< 50ans), notamment sur la possibilité de poser des questions, l information et l écoute. o La consultation infirmière avec le coordinateur de soins en oncologie est jugée très satisfaisante Les scores pour tous les items sont élevés Les plus satisfaisants concernent le soutien reçu et la possibilité de poser les questions Bien que disposant de scores satisfaisants, l information écrite et la facilité de joindre le CSO sont des items qui obtiennent les scores les moins élevés. Les scores sont très élevés chez les plus jeunes patients (< 50ans) et chez les patients venant de plus loin (hors Bruxelles), principalement sur ces items : questions, informations, soutien, disponibilité. Ce qui illustre la complémentarité du CSO avec le médecin. o Interventions des paramédicaux Faible taux de personnes concernées à cette étape du traitement Scores moyens Les outils d information utilisés o Ils sont également satisfaisants, en particulier le planning personnalisé de soins. Les besoins à l annonce du diagnostic o Nette priorité aux besoins physiques et informatifs. Les besoins les moins prioritaires sont les besoins sociaux et spirituels. Les priorités sont constantes d un groupe à l autre, même si les besoins émotionnels, psychologiques et sociaux augmentent chez les plus jeunes (<50 ans) et diminuent avec l âge. Au contraire, les besoins pratiques augmentent en fonction de l âge. La spécificité de chaque intervenant en fonction des besoins o Variabilité des personnes vers qui le patient se tourne pour la satisfaction de ses besoins prioritaires o Importance des proches (besoins physiques, émotionnels, psychologiques, pratiques, sociaux et spirituels) ainsi que de l infirmier CSO, seul soignant à apparaître dans toutes les catégories (première personne vers qui le patient se tourne concernant les besoins informatifs, seconde derrière les proches pour tous les autres besoins, excepté les besoins physiques où le CSO apparaît derrière le médecin hospitalier). o Les autres intervenants sont les médecins hospitaliers (besoins physiques, informatifs, psychologiques) et le médecin traitant (besoins informatifs, spirituels). 23
24 Conclusions et perspectives Ces résultats permettent de mieux comprendre et respecter les priorités du patient. Ils confirment l apport du dispositif d annonce et des outils de communication instaurés. Les membres de l équipe interdisciplinaire pourront mieux identifier les points à améliorer, optimiser certains outils de communication et favoriser une approche globale du patient en respectant son autonomie. Cela donnera également l opportunité à chaque professionnel de mieux se situer par rapport aux attentes que le patient a de sa fonction. L étude illustre la complémentarité des différents intervenants qui, ensemble, avec leurs compétences propres, accompagnent le patient dans son processus d adaptation. Le métier d infirmier CSO apparaît comme primordial (dès l annonce du diagnostic) et très satisfaisant pour le patient. Il est identifié comme une personne ressource, qui, par son rôle central et généraliste, couvre un champ d action large dans une prise en charge spécialisée et oriente la prise en charge paramédicale. A un autre niveau, cette enquête pourrait permettre la généralisation du dispositif d annonce avec la création d outils de communication validés à l échelle nationale, ce qui améliorerait la qualité de soins. Des critères de qualité devraient également être formulés, peut-être suite aux échanges et réflexions des différentes plateformes telles que celle qui regroupe les infirmiers CSO francophones (Projet Health Cop) ou via le Plan Cancer. A moyen terme, nous pourrions également étudier l évolution de ces besoins pendant les différentes étapes de la maladie et évaluer le lien avec le médecin généraliste. 24
25 Expérimentation du parcours personnalisé en cancérologie et évaluation de l apport des infirmiers coordonnateurs hospitaliers Docteur Graziella Pourcel Département parcours de soins et relations avec les professionnels Institut National du Cancer, France Un nouveau dispositif de prise en charge coordonnée et intégrée Dans le cadre du Plan cancer (mesures 18 et 25), l Institut National du Cancer (INCa) et la Direction Générale de l Offre de Soins (DGOS) du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé ont expérimenté en 2010 et 2011 un nouveau dispositif de prise en charge globale et intégrée des patients atteints de cancer appelé «parcours personnalisé de patients pendant et après le cancer».trente-cinq sites pilotes hospitaliers publics ou privés ont été sélectionnés par appel à projets, et financés par l INCa pour un montant total de 3,2 M, pour des expérimentations d une durée d un an menées en partenariat avec d autres structures ou acteurs de proximité médicaux et sociaux. Au total, 9200 patients ont bénéficié d une prise en charge personnalisée avec : o La remise d un programme personnalisé de soins (PPS) au décours de l annonce du diagnostic de cancer et l intervention d infirmiers coordonnateurs hospitaliers (IDEC) positionnés comme interlocuteurs privilégiés du patient, chargés de fluidifier leur parcours et de faciliter la coordination entre l hôpital et la ville en particulier avec le médecin traitant ; o La détection des fragilités sociales pour un tiers d entre eux et la mise en place d un accompagnement social personnalisé, o Et pour les patients arrivant en fin de traitement, la remise d un programme personnalisé d après-cancer (PPAC). 25
26 Une évaluation qualitative du dispositif et de l apport des infirmiers coordonnateurs Une évaluation qualitative de l impact du dispositif a été réalisée en fin d expérimentation. Elle avait les objectifs suivants : - Evaluer l apport intrinsèque du parcours personnalisé pour les sites pilotes, dans ses différentes composantes ; - Comprendre les apports du dispositif pour les différents publics ; - Eprouver les hypothèses sur les missions prioritaires des IDEC ; - Proposer des pistes pour définir un cadre commun au niveau national. L enquête réalisée par téléphone a permis d interroger : 1748 patients sur les 9200 inclus dans les expérimentations ; 105 médecins traitants ; 83 médecins hospitaliers (oncologues, spécialistes d organes) ; 35 infirmiers coordonnateurs et 30 assistants sociaux ; 34 membres de la direction impliqués dans le projet sur leur site. L analyse des résultats montre que le parcours personnalisé apparaît globalement comme un dispositif pertinent, perçu positivement par tous les professionnels et dont l impact sur la satisfaction des malades est élevé. Un impact positif du parcours sur la satisfaction des patients L enquête réalisée auprès patients montre des taux de satisfaction très élevés concernant l accompagnement dont ils ont bénéficié (l écoute et l information) et la qualité de leur prise en compte de toutes ses dimensions, et notamment sociale. Les outils mis en place (PPS et PPAC) ainsi que la rencontre avec l IDEC agissent très nettement sur la satisfaction des patients par rapport aux informations et explications apportées. 26
27 L apport du parcours sur les pratiques professionnelles Pour les professionnels hospitaliers, le parcours a permis d aborder la prise en charge des patients sous un angle plus global prenant en compte les problématiques sociales et a également favorisé une plus grande dynamique d équipe et de meilleures relations interdisciplinaires, en particulier entre l IDEC et l assistant social. S agissant des médecins traitants, l apport principal du parcours sur leurs pratiques s est matérialisé par une meilleure information sur la prise en charge de leurs patients grâce à l intervention de l IDEC. Des améliorations atteignant les ambitions initiales : rôle de l IDEC et accompagnement social L apport de l IDEC est remarqué par l ensemble des parties prenantes, et en premier lieu par les patients qui bénéficient d une bonne information sur le parcours, d une personnalisation à l entrée dans le parcours, et apprécient la façon dont ils ont été suivis pendant le traitement. Pour les professionnels hospitaliers, l intervention de l IDEC a surtout permis d améliorer la coordination et la facilitation de la prise en charge, en amorçant une dynamique d équipe et en améliorant l information du médecin traitant. Le rôle de l IDEC dans la prise en charge sociale en synergie avec le service social (détection précoce des fragilités et problématiques sociales, action coordonnée IDEC/assistant social) est une réelle plus-value. Ce rôle s avère particulièrement utile pour les patients en situation sociale complexe (précarité sociale, isolement, ). Des améliorations encore insuffisantes au regard des enjeux initiaux: coordination hôpital-ville et préparation de l après-cancer La mise en œuvre du parcours s est avant tout centrée sur les prises en charges initiales et hospitalières, et a, semble-t-il, moins joué sur le lien avec les acteurs de proximité et en particulier avec le médecin traitant. La pertinence du rôle de l IDEC dans cette fonction de coordination est confortée par certains exemples, mais les expérimentations n ont pas permis une mise en œuvre systématique de ce rôle dans la coordination hôpital-ville. 27
28 De plus, et le recul sur les démarches de préparation de l après-cancer reste insuffisant pour en apprécier pleinement l apport, tant pour les patients que pour les professionnels. L implication de l IDEC dans la préparation de l après-traitement (organisation des retours à domicile, identification des acteurs de proximité sur le territoire et passage de relai à ces différents acteurs) est de ce fait difficile à apprécier. Conclusions et perspectives L expérimentation a permis de confirmer l intérêt de la démarche proposée par le dispositif de parcours personnalisé et de l intervention des IDEC. Toutefois, la durée des expérimentations, les conditions de mise en œuvre du dispositif et la démarche d évaluation laissent plusieurs questions en suspens : Quelle est l apport effectif de l intervention des IDEC dans l amélioration de la coordination hôpital-ville? Sur quelles étapes du parcours prioriser leur intervention? Faut-il cibler l action des IDEC sur les situations sociales et/ou médicales complexes et dans ce cas comment répondre de façon adaptée aux besoins de l ensemble des patients? Il apparaît donc nécessaire de poursuivre la réflexion sur le rôle des IDEC et de façon plus générale sur l organisation des dispositifs d accompagnement des patients atteints de cancer, et l articulation entre les différents acteurs impliqués dans leur prise en charge. 28
29 Le CSO et les trajets de soins : organisation et outils informatiques Docteur François Roucoux UCL, Louvain-la-Neuve Les missions du CSO Le métier de coordinateur de soins en oncologie (CSO) présente au moins deux facettes. D une part, le CSO doit offrir un accompagnement psychosocial de qualité à ses patients. D autre part, il lui incombe de coordonner et d optimiser la prise en charge thérapeutique de ces mêmes patients. La coordination de la prise en charge consiste à s assurer que les activités de diagnostic, de traitement et de suivi sont réalisées au bon moment et par les bonnes personnes. Les retards doivent être évités. Certaines actions indispensables ne doivent pas être oubliées et certaines autres, inutiles, ne doivent pas avoir lieu. Ce suivi demande efficacité et rigueur et s accompagne d une charge administrative significative quant à la consultation régulière des dossiers. A ces deux principales facettes viennent se greffer des activités connexes telles que la participation à des activités de recherche, la création de procédures et de protocoles ou l'amélioration organisationnelle. Ces activités nécessitent l évaluation d indicateurs, la détection d écarts et l élucidation de leurs causes. Elles demandent une analyse rétrospective rigoureuse des dossiers. Les données ne sont souvent obtenues qu après un délai conséquent ce qui, dans une optique d amélioration continue, diminue leur impact sur la pratique. Les trajets de soins constituent des outils précieux qui aident le CSO à structurer le suivi des patients dont il a la responsabilité. Néanmoins, ces trajets de papier doivent être individualisés pour chacun des patients et le suivi du bon déroulement des activités demeure manuel. 29
30 Au vu de la charge de travail qu implique l activité de coordination, il y a un risque qu elle prenne le pas sur l activité d accompagnement, pourtant tout aussi nécessaire. Dans la section suivante, nous décrivons un outil informatique destiné à l orchestration de trajets de soins susceptible de venir en aide au CSO dans ses différentes activités. Un outil d orchestration de trajets de soins La figure suivante explicite le principe de fonctionnement nnement de l outil. La partie supérieure correspond aux étapes du trajet de soins réel d un patient depuis son diagnostic jusqu au suivi post-thérapeutique. thérapeutique. Au cours de ces étapes, différents membres de l équipe multidisciplinaire vont prendre en charge le patient. Ils vont consulter et fournir des informations aux différents systèmes informatiques hospitaliers (ligne intermédiaire) : les dossiers médicaux et infirmiers, l agenda, L outil d orchestration (ligne inférieure) maintient des connections avec ces différents systèmes. Il contient également des modèles de référence de trajets de soins pour différentes pathologies. A partir des changements observés dans les systèmes hospitaliers, l outil adapte un trajet de soins au cas particulier du patient, déduit en temps réel sa progression et détecte les écarts par rapport au modèle de référence. 30
31 L outil dispose d une interface d utilisation dédiée aux CSO qui offre les fonctionnalités suivantes : La visualisation du trajet de soins des patients sous forme de ligne du temps ou de logigrammes actualisés en fonction de la progression du patient et des décisions prises. L envoi d avertissements et d alarmes en cas de détection d écarts et le déclenchement automatique d actions (prescriptions d actes, prises de rendez-vous, ). La gestion de listes de tâches à effectuer, de listes d alarmes et de check-lists. La mesure continue d indicateurs et la génération de tableaux de bord. Visualisation du trajet de soins d un patient sous forme de ligne du temps ou de logigrammes Gestion de listes de tâches à effectuer, et de check-lists 31
32 Génération de tableaux de bord Différents modes d utilisation En fonction du niveau de maturité de l informatique hospitalière, des connections disponibles avec les autres logiciels et de la quantité d information fournie manuellement au système, différents modes d utilisation de l outil sont possibles. Le mode documentaire Dans ce mode d utilisation, le CSO construit et met à jour des modèles de référence de trajets de soins. Ces modèles décrivent la succession coordonnée de phases, d activités et de décisions qui jalonnent le trajet. Ils peuvent être enrichis de nombreuses informations : personnes responsables, objectifs, documentation, liens vers des documents de référence, contraintes (délais, activités obligatoires). Construction de modèles de référence et informations associées aux activités 32
33 Ces modèles sont accessibles à tous les membres de l équipe multidisciplinaire comme documentation de référence des trajets de soins. Le mode Carnet de bord En mode «Carnet de bord», le CSO encode dans l outil les dates de réalisation des différentes activités ainsi que les décisions prises. A partir de ces informations, l outil détecte les écarts par rapport aux modèles de référence et signale de façon anticipative les écarts susceptibles de se produire dans un avenir proche (ex. un délai bientôt dépassé). Il envoie des avertissements (ex. un ) aux responsables des activités incriminées. En fonction des décisions prises, l outil adapte le trajet du patient (ex. élagage de la chimiothérapie néo-adjuvante si le patient n en a pas besoin). Il calcule également en direct les indicateurs définis dans le modèle de référence. Le trajet actualisé de chaque patient ainsi que les tableaux de bord qui reprennent les indicateurs sont consultables à tout moment par les membres de l équipe multidisciplinaire. Le mode Moniteur Le mode «Moniteur» est une version automatisée du mode «Carnet de bord». Les informations nécessaires à l actualisation des trajets de soins sont automatiquement rapatriées par le biais des connections avec les autres systèmes informatiques. L automatisation complète du suivi d un trajet peut-être réalisée de façon progressive. Dans un premier temps, un monitoring automatique sera réservé à certaines phases critiques du trajet de soins, pour lesquelles une actualisation en temps réel apporte un réel bénéfice. Le mode Orchestrateur Le mode «Orchestrateur» utilise des connections informatiques bidirectionnelles en fournissant également des données aux autres systèmes hospitalier ou en y déclenchant certains traitements. Par exemple : dans le cadre d un cancer du sein, l outil détecte qu une patiente a été opérée et qu un curage axillaire a été pratiqué. Suite à cette détection, l outil va automatiquement prescrire une séance de kinésithérapie post-opératoire dans le dossier de la patiente pour prévenir brides et œdèmes. Le système va également vérifier la réalisation de 33
34 cette séance. En cas de non-réalisation dans un délai imparti, le CSO et le kiné vont tout deux recevoir une alarme. Ce mode d orchestration peut-être réservé à certaines activités critiques à ne pas oublier. Conclusion Nous avons présenté un outil informatique qui aide significativement le CSO dans son travail quotidien de coordination et dans des activités connexes de recherche et d amélioration organisationnelle. En le libérant de la partie systématique et fastidieuse de ces activités, cet outil lui permet de consacrer plus de temps à l accompagnement de ses patients. Cette application dispose d ailleurs d une interface mobile (sur tablette) qui permet sa consultation aisée en cours d entretien avec un patient. Cet outil a été développé en collaboration avec la Clinique et Maternité Sainte Elisabeth à Namur où il est utilisé en production pour le suivi des patients oncologiques. 34
35 Comment devient-on CSO? Formations, compétences, futur diplôme Madame Anne Grzyb Ecole de Santé Publique, UCL Dans le cadre de la formation continue, l Université catholique de Louvain, en partenariat avec l Institut supérieur d enseignement infirmier (ISEI) ont été sollicités pour développer un programme certifiant (certificat d université) en coordinations des soins oncologiques. En effet, plusieurs coordinateurs en fonction dans des hôpitaux wallons et bruxellois souhaitant développer leurs connaissances et leurs compétences, dans une logique de développement professionnel sont en demande de ce type de formation. Un groupe de travail réunissant professeurs d Université, professeurs de Hautes écoles, coordinateurs de soins oncologiques, et médecins oncologues sont en charge de construire le référentiel de compétences que devront maîtriser les futurs coordinateurs. A ce stade se dégagent quelques compétences-clés qui seront présentées lors du symposium, compétences-clés que nous soumettrons au public pour récolter leur feedback et ajuster au mieux le profil de sortie des participants à la formation aux besoins du terrain. 35
36 CSO, infirmiers : qui fait quoi? Madame Françoise Charnay-Sonneck EFEC-FNCLL, Paris Historiquement ce métier «patient navigator» émergea dans les années 80 en Amérique du nord, et avait pour objectif de faire accéder aux soins les plus pauvres subissant des ségrégations raciales. En effet, l ACS (American Cancer Society) avait mené une enquête qui révéla que les plus démunis n avaient pas d accès aux soins dans les temps. Le Dr Harold Freemann, chirurgien cancérologue, implémenta le «patient navigator» en 1990 au centre hospitalier Harlem de New York, plus particulièrement chez des patientes atteintes d un cancer du sein diagnostiqué nouvellement. Il démontra que par cet accompagnement le taux de survie de 5 ans augmentait de 39 à 70%. Peu de temps après, Cook, une infirmière canadienne fut quémandée par le Cancer Care Nova Scotia d introduire ce concept de «patient navigator» au Canada. Au Québec, le nom donné à ces infirmières coordinatrices est celui «infirmier(e) pivot» 23 En Europe, le rôle d «infirmière pivot» ou d «infirmière de coordination» qui existe depuis quelques années en Belgique, et qui s installe en France, n est pas, ou peu développé dans les autres pays européens, du moins sous cette forme-là. En effet, dans les pays où la formation infirmière est à un niveau universitaire ce sont les infirmier(e)s en pratique avancée spécialisée qui feront la coordination du parcours du patient. Pour citer par exemple la Grande Bretagne, les «MacMillan nurses» qui sont au nombre de 3 2http:// 3 Freeman HP, Muth BJ, Kerner JF. Expanding access to can- cer screening and clinical follow-up among the medically underserved. Cancer Pract. 1995;3:
37 000, offrent des soins de support, un accompagnement sur les aspects pratiques de la prise en charge, émotionnels, psychologiques et informatifs. Elles conseillent les patients dans le cadre de la douleur, des traitements et de leurs effets secondaires. Ces infirmières spécialisées ont 5 ans d expériences professionnelles et 2 ans en cancérologie. Elles ont reçu une formation pour ce rôle de conseiller des patients. Elles sont basées dans les hôpitaux mais aussi structures de soins à domicile. Leur rôle embrasse aussi le soutien aux familles, la coordination des soins à travers tous les services qui jalonne la prise en charge et le lien avec d autres structures de soins 4. Nous retrouvons ce même concept en Irlande, au Portugal, en Suède. En Espagne en revanche, une coordination n est pas réellement mise en place, bien qu au CH de Madrid il y ait une infirmière avec un doctorat en soins infirmiers et oncologie qui se charge de coordonner le parcours de soins et de faire le lien entre l hôpital et la ville, et un autre sur Barcelone. En sachant qu en Espagne un cursus universitaire en soins infirmier est établi 5. Nous pouvons donc constater que dans certains pays européens ayant adopté un cursus universitaire en soins infirmiers, ce sont les infirmières spécialisées en cancérologie ayant un degré d étude supérieure qui reprendront cette activité de coordination. D après une étude menée en 2009 par le biais de l EONS European Oncology Nursing Society, 12 pays européens ont une spécialisation en cancérologie, dont 8 avec un niveau de master universitaire en cancérologie. Cette spécialisation est cependant d une durée très variable d un pays à un autre, allant de 250 heures de théorie et pratique au plus bas à 900 heures au plus haut. Par ailleurs, il n existe pas réellement de reconnaissance par un salaire plus élevé à l exception de deux pays. 51 % des pays européens offrent un certificat, 50% un programme niveau licence, 57% un programme master et 50% un doctorat 6. 4 Guide to implementing nevigation Canadian partnership against cancer Rev Enferm Dec;35(12):46-52.Experience on the implementation of the advanced clinical nursing practice in an oncology unit.beortegui Urdánoz E, Vivar CG, Canga Armayor N, Oroviogoicechea Ortega C, Canga Armayor A, Ibarrola Izura S. Source Clínica Universidad de Navarra. [email protected] 6 Policy Analysis and Survey of European Specialist Cancer Nursing Franziska Schneider: Erasmus Apprentice, Student in Health Care Management and Expertise Saarbru cken (Germany) 37
38 Aux USA, il y a une distinction entre «nurse practioners» et «oncology clinical nurse specialist». En effet, les compétences de l infirmier(e) clinicien(ne) spécialisé sont beaucoup plus avancées 7. Il est important de notifier cet aspect dans le sens où le cursus infirmier européen calque son évolution sur celui de l Amérique du nord. Aux USA et au Canada, des études ont montré l impact positif que peut avoir une coordination du parcours de soins en termes d accès aux soins, d équité d accès aux soins, de réduction de l anxiété, de la détresse, de fluidité dans l enchainement des examens, traitements, consultation Un autre concept de coordination des soins par le biais de l outil informatique est en train d émerger : coordination des soins virtuelle. Une étude pilote a été menée au Canada et en Grande Bretagne dans des centres anticancéreux. Ce concept d accompagnement virtuel s adresse directement aux patients, aux familles et à leurs proches, pour les guider tout au long de leur parcours. Ce principe, en plus de l accompagnement par des professionnels de la santé et de leurs pairs est reconnu comme étant une composante tout aussi importante de la coordination, d autant que de plus en plus de patients utilisent l outil informatique. Au total, 150 patients atteints d un cancer colorectal et d un mélanome sur 7 sites pilotes ont été inclus dans cette étude de mai 2009 à février Petra Riemer-Hommel: Professor of Health Care Management, Saarbru cken (Germany) Sara Faithfull: President European Oncology Nursing Society, Professor of Cancer Nursing Practice (UK) Funded by the European Oncology Nursing Society and supported by Erasmus 2008/9 7 ONS oncology nurse practitioners competencies 2007 ; ONS oncology clinical nurse specialist competencies Can Oncol Nurs J Spring;21(2):114-21, Gaining a better understanding of the support function of oncology nurse navigators from their own perspective and that of people living with cancer: Part 2.Hébert J, Fillion L. 9 Patient Navigation: State of the Art or Is it Science? 2008 American Cancer SocietyDOI /cncr Published online 8 September 2008 in Wiley InterScience ( 10 Clin J Oncol Nurs Feb;16(1): doi: /12.CJON Using nurse navigation to improve timeliness of lung cancer care at a veterans hospital.hunnibell LS, Rose MG, Connery DM, Grens CE, Hampel JM, Rosa M, Vogel DC. Source Connecticut Veterans Affairs Healthcare System, West Haven, USA. [email protected] 11 Clin J Oncol Nurs Feb 1;17(1):43-8. doi: /13.CJON An oncology nurse navigator program designed to eliminate gaps in early cancer care.horner K, Ludman EJ, McCorkle R, Canfield E, Flaherty L, Min J, Miyoshi J, Lapham B, Bowles EJ, Wagner EH. Source Group Health Cooperative-Group Health Research Institute, Seattle, WA. 38
39 L OIN (Oncology Interactive Navigator) englobe les thématiques suivantes : Information et soutien quant à la santé en général et le cancer Guide sur les pratiques cliniques (se basant sur les meilleures pratiques) Prévention et changements comportementaux (cessation de fumer, activité physique, diététique ) Self management de la santé : outils validés pour apprendre aux patients à maintenir de bonnes habitudes de santé. Des plans de soins pour les survivants aux cancers sont proposés, adaptables aux besoins propres de chaque patient. Prise de décision : information et outils pour faciliter la prise de décision. Demande d aide : des documents peuvent être téléchargés. Management de la maladie : outils de surveillance, de communication aidant les patients et leurs proches à mieux vivre leur maladie. Source d information pour les soignants (pas seulement les professionnels) pour les aider à prodiguer des soins centrés sur le patient. L essai s est révélé très positif. Beaucoup ont trouvé ce concept très aidant, diminuant leur anxiété, leur peur et leur détresse. Non seulement c était un apport d informations très utiles, mais cela leur a aussi permis de faire des liens avec les structures extrahospitalières susceptibles de leur apporter des aides. Cette approche permet aux patients de se prendre en charge, d être autonomes. Il est intéressant de noter qu ils échangent sur l outil beaucoup plus avec leur famille et leurs proches qu avec leur médecin La coordination du parcours du patient a de multiples facettes et peut, comme nous le montrent les pays d Amérique du nord, être conduite pas seulement par des professionnels de la santé qui malgré tout restent les interlocuteurs en première intention. La coordination du parcours du patient soulève en Europe cette polémique de la reconnaissance de la formation initiale d infirmière à un niveau universitaire conformément aux accords de 12 Virtual navigation in cancer : a pilote study cancadian partnership against cancer Int J Med Inform Jun;81(6): doi: /j.ijmedinf Epub 2012 Jan 13. Oncology team members' perceptions of a virtual navigation tool for cancer patients. Haase KR, Loiselle CG. Source School of Nursing, Faculty of Medicine, McGill University, Canada. 39
40 Bologne. La coordination des soins fait implicitement partie des compétences d une infirmière clinicienne pratique avancée spécialisée en cancérologie, comme elle existe déjà dans certains pays européens, et depuis plus longtemps bien installée en Amérique du Nord, en Australie, etc. C est à nous, infirmières, de nous nous positionner pour défendre cette évolution. L outil informatique avec la coordination virtuelle sera sûrement dans l avenir un outil incontournable qui sera d une grande aide mais ne remplacera en rien la relation soignants/soignés. 40
41 Notes personnelles 41
42 42
43 43
44 44
45 45
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