Agir contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale en Languedoc-Roussillon
|
|
|
- Guillaume Beauchemin
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 Agir contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale en Languedoc-Roussillon Lancement du plan pluriannuel le 21 novembre 2013 à Montpellier DRJSCS Languedoc Roussillon 3 avenue Charles Flahault Montpellier Cedex 5 Tél
2 Agir contre la pauvreté et pour l inclusion sociale en Languedoc- Roussillon LE 21 NOVEMBRE 2013 ORDRE DU JOUR I. Ouverture de la journée... 4 II. Présentation de la mission IGAS et du plan de lutte contre la pauvreté... 8 III. Présentation d éléments de diagnostic sur la pauvreté et la précarité en Languedoc-Roussillon par l INSEE et la DRJSCS...12 IV. Intervention de grands témoins régionaux : FNARS URIOPSS, ATD Quart Monde et URHAJ...16 V. Echanges avec les participants...21 VI. Annonce des ateliers...24 VII. Atelier 2 : Quand les besoins issus des diagnostics territoriaux ne peuvent être satisfaits par les seuls dispositifs existants, quelles innovations en matière de développement social, de coordination des acteurs et de valorisation des initiatives peuvent être envisagées?...24 VIII. Restitution des ateliers et des témoignages sur les perspectives de mutualisation des bonnes pratiques...33 IX. Conclusion des travaux...36 Montpellier, le 21 novembre
3 Pascal ETIENNE, DRJSCS Je vous souhaite la bienvenue à cette journée intitulée : «Agir contre la pauvreté et pour l inclusion sociale en Languedoc-Roussillon». Cette dernière, qui s inscrit dans le cadre d une série de réunions régionales, a été réunie sur la base de l ordre du jour suivant : Matin : ouverture des travaux par Pierre de Bousquet de Florian, Préfet de Région, André Vezinhet, Président du Conseil Général de l Hérault et Anne-Yvonne Le Dain, Vice-Présidente du Conseil Régional ; présentation, par François Chérèque, de la mission IGAS et du plan de lutte contre la pauvreté présentation, par Roger Rabier, de l INSEE, et moi-même, d éléments de diagnostic sur la pauvreté et la précarité en Languedoc-Roussillon ; intervention de grands témoins régionaux, à savoir Sylvie Chamvoux, Directrice régionale de l URIOPPS, Elodie Millet, Déléguée régionale de la FNARS, Marie-Françoise Combaz et Catherine Corbeau, d ATD Quart Monde et Dominique Simon, Vice-présidente de l URHAJ ; organisation d un débat avec la salle. Après midi : organisation des ateliers 1 et 2 ; restitution, à partir de 16 heures, des ateliers et des témoignages sur les perspectives de mutualisation des bonnes pratiques ; conclusion des travaux à 17 heures par François Chérèque. I. Ouverture de la journée Pierre DE BOUSQUET DE FLORIAN, Préfet de Région Au préalable, je tenais tout particulièrement à saluer la présence d André Vezinhet, Président du Conseil Général de l Hérault, et de François Chérèque, IGAS. «Le gouvernement a adopté le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale le 21 janvier Nous sommes tous convaincus que la France ne pourra redresser le niveau de ses performances économiques sans renforcer la solidarité envers les plus démunis, y compris ceux qui travaillent mais connaissent aussi de grandes difficultés. C est pourquoi la mise en œuvre du plan contre la pauvreté appelle la mobilisation de tous au plan territorial : les élus, les administrations, les collectivités publiques, les partenaires sociaux, les associations, les usagers. Comme dans le cadre de la mise en œuvre du plan jeunesse validé au niveau régional en juillet 2013, il s agit ici aussi de mettre en place un véritable travail en transversalité avec les partenaires concernés qui viennent d être cités. Le plan est ambitieux. Il doit favoriser, pour les 5 ans à venir, l adaptation des mesures retenues au niveau national, à la réalité des besoins exprimés localement, et sa mise en œuvre effective doit faire l objet d un suivi et d une évaluation rigoureuse de l impact des mesures du plan. C est pour accompagner cette démarche d appropriation territoriale par l ensemble des acteurs, que François Chérèque, IGAS, est parmi nous, pour cette journée de lancement du déploiement Montpellier, le 21 novembre
4 opérationnel du plan en Languedoc Roussillon. Il vous présentera lui-même les dimensions de la mission qui lui a été confiée. Comme vous le savez, la mise en œuvre du plan de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale est d une importance capitale dans notre région, située dans les premiers rangs, au niveau national, des régions les plus déshéritées de France avec : Languedociens en dessous du seuil de pauvreté ; une pauvreté qui s accroit et s intensifie en lien avec le «surchômage» de la région ; une population jeune fortement touchée par la précarité ; un impact direct de la pauvreté sur le logement et la santé des plus démunis. Les éléments de diagnostic sur la pauvreté et la précarité en Languedoc-Roussillon qui vont vous être présentés conjointement par l INSEE et la DRJSCS confirment ces quelques indicateurs et justifient encore plus, si besoin était, le bien-fondé de notre action commune pour améliorer la situation de nos concitoyens. Face à ce constat, l intérêt du plan, comme je le disais plus haut, réside dans une approche globale et transversale des phénomènes de pauvreté, mais aussi dans une remise en cause de certaines représentations. Je rappellerai qu il s appuie sur cinq grands principes : le principe d objectivité : la pauvreté gagne du terrain et les personnes confrontées à des difficultés sociales ne peuvent être considérées comme une minorité marginale responsable de sa situation ; le principe de non-stigmatisation : les personnes en situation de pauvreté veulent surmonter leurs difficultés et la société tout entière a intérêt à ce que nul ne soit abandonné ; le principe de participation des personnes en situation de pauvreté à l élaboration des politiques qui les concernent ; le principe de juste droit : en luttant contre le «non recours» et la fraude sociale, afin que chacun bénéficie de ce à quoi il a droit ; le principe de décloisonnement des politiques sociales avec une meilleure coordination des acteurs pour l accompagnement des personnes jusqu à leur insertion. Les associations ici présentes qui ont accepté de témoigner dans la matinée, à savoir la FNARS et l URIOPSS (qui regroupent des gestionnaires de structures sociales), mais aussi l URHAJ (qui intervient sur les problématiques de logement / insertion des jeunes), et ATD Quart Monde (qui s adresse à tous les publics en situation de pauvreté), nous diront que ces principes d intervention réaffirmés et appliqués sans faillir doivent constituer de formidables leviers pour un recul de la pauvreté dans notre région et pour une meilleure insertion de nos concitoyens. Le plan pluriannuel comme vous le savez (une synthèse vous a été remise avec le dossier participant) comporte 61 mesures regroupées selon 3 axes transversaux : réduire les inégalités et prévenir les ruptures ; venir en aide et accompagner vers l insertion ; coordonner l action sociale et valoriser ses acteurs. Montpellier, le 21 novembre
5 Elles sont réparties sur 7 thématiques : accès aux droits ; emploi, travail ; logement et hébergement ; santé ; famille, enfance, réussite éducative ; inclusion bancaire et surendettement ; gouvernance des politiques de solidarité. Dans le cadre des 2 ateliers de cet après-midi, je sais que certaines d entre elles, dont l accès aux droits et la gouvernance des politiques de solidarité, feront l objet d une réflexion commune sur ces priorités territoriales et les mesures opérationnelles à même d y répondre. Elles seront suivies dans les départements, après le 21 novembre, de la définition d autres priorités communes à partir du recensement des initiatives existantes dans chacune des orientations du plan et des marges de progrès possibles. Je précise que cette démarche de co-construction du déploiement du plan dans les territoires intègre une logique «d appels à territoires» qui doit permettre d identifier les collectivités et acteurs qui souhaitent mener une action volontariste pour la mise en œuvre des mesures du plan qui relèvent de leur champ d intervention. Mais je laisserai à François Chérèque le soin de vous préciser le cadre de cette procédure. Merci à tous pour votre attention et votre participation à ces travaux». André VEZINHET, Président du Conseil Général de l Hérault Au préalable, je tenais à remercier le Préfet de Région pour ses propos liminaires, François Chérèque pour sa participation, ainsi que les élus des départements de la région Languedoc- Roussillon et Jean-Michel Du Plaa, Vice-président chargé de la solidarité dans le département de l Hérault. Les lois de décentralisation de 1983 ont conféré aux départements une compétence générale en matière d action sociale. Elles ont été suivies d autres lois, lesquelles se sont cumulées, leur donnant, sur ce plan, un rôle de chef de file. Le projet de loi relatif à la modernisation de l action publique territoriale, à l affirmation des métropoles, au développement des solidarités territoriales et à la démocratie locale réaffirme ce dernier. De fait, les départements se sont engagés avec volontarisme et humanisme dans l action sociale. La force de conviction constitue un impératif, dans un contexte de complexité sociétale marqué par : l augmentation très forte de la pauvreté ; l évolution de la question sociale, avec une grande diversité des acteurs. L humanisme doit guider les actions sociales départementales. Même si les départements sont au cœur des politiques de solidarité, la solidarité nationale est et doit rester l un des ciments de notre nation. La garantie des droits sociaux doit offrir à l ensemble des citoyens la sécurité et la sérénité leur permettant de se projeter vers l avenir : elle est le socle de notre contrat social. Il convient de lutter contre la pauvreté et d agir au bénéfice de l inclusion sociale. Il faut donc réaffirmer la nécessité de financer, de manière pérenne, les trois allocations individuelles de solidarité en vigueur, à savoir le RSA, l APA et la PCH. Montpellier, le 21 novembre
6 Monsieur le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a accepté de signer la déclaration de foi suivante : «L Etat s engage à créer des conditions de mise en place, dès 2014, de ressources pérennes et suffisantes permettant aux départements de faire face, dans un cadre maîtrisé, au financement des trois allocations de solidarité dont il a la charge». L APA et la PCH participent au développement social local, nécessitant des évaluations sociales et médicosociales continues. Leur mise en place permet la pérennité des services à domicile. Le projet de loi d adaptation de la société au vieillissement devrait aborder la question des modalités et du financement de l APA. Le RSA est une prestation liée à des critères de ressources nationaux. C est donc logiquement que le Premier Ministre a proposé d en confier la gestion à l échelon national. Face à l évolution de leurs finances et du poids des allocations, les départements risquent de devoir mobiliser massivement leurs ressources budgétaires et humaines pour tenir leur rôle de gestionnaire, au détriment de l animation de solidarité, d engagement et de dynamique territoriale. Ils ont un rôle stratégique central, concernant l animation des territoires sur le champ des solidarités. Le département de l Hérault doit mobiliser toujours plus de moyens pour faire face à la croissance démographique, à une pauvreté des familles qui progresse, à une augmentation lente du chômage et à la réduction du nombre de bénéficiaires du RSA qui travaillent résidents, ainsi, ne bénéficient que du RSA Socle. Le département fait face à d importantes demandes sociales, qui découlent : d un déficit en logement social, avec un taux d équipement de 9,8 % (16 % au plan national) ; d un déficit en matière d hébergements d urgence. Les Conseils Généraux sont désormais souvent dans l obligation d intervenir pour offrir un toit à des familles, alors que cela n entre pas dans le périmètre de leurs compétences. Par le passé, l Hérault accueillait de 17 à 20 mineurs isolés. Suite à une décision nationale, il doit désormais en accueillir 100, sans disposer des structures adéquates. Aussi sont-ils hébergés dans des hôtels, pour un coût individuel quotidien de 300 euros. La santé des jeunes, notamment mentale, est préoccupante. L insertion et l emploi sont au cœur des réflexions et des actions départementales. L établissement de partenariats est une voie qui se situe au cœur des politiques du département. Ce dernier en noue dans le cadre de ses obligations, en lien avec l élaboration des schémas d orientation autonomie, compensation et enfance, les programmes départementaux d insertion ou les plans territoriaux d insertion. En parallèle, il est indispensable de veiller à ne pas quitter des strates supplémentaires, qui contribueraient à la complexification d un paysage social déjà complexe. La création des métropoles en est un exemple criant. Le risque d un démembrement de l action sociale, la possibilité de retirer du sens à cette dernière Les départements ont un rôle stratégique d animation, de développement et de promotion de la solidarité au sein des territoires ruraux, urbains et périurbains. Il convient d éviter de créer de nouvelles commissions ou de nouveaux comités. Les Commissions Départementales de l Accueil des Jeunes Enfants, placées actuellement sous l égide des Conseils Généraux et des Caisses d Allocations Familiales, pourraient être supprimées et remplacées par des Conseils Départementaux de l Enfance, sous la responsabilité des services de la Préfecture : j y suis opposé, au regard du rôle central des départements. Montpellier, le 21 novembre
7 Il est urgent de restaurer la confiance vis-à-vis des collectivités territoriales, des institutions et des associations œuvrant dans le domaine social. En tout état de cause, une clarification des compétences de l Etat, des régions, des départements, des communes et des métropoles est indispensable, pour éviter de placer les différents dispositifs en situation de concurrence et s assurer de la prise en compte des besoins des populations. La question budgétaire est également centrale. La pérennité des capacités d intervention, d innovation et d expérimentation des départements en dépend. C est un véritable dialogue de confiance qui doit s instaurer entre l Association des Départements de France, les Conseils Généraux et l Etat, pour construire des réponses de service public efficaces. Enfin, je voudrais, François Chérèque, que vous sachiez que les départements considèrent comme un honneur d être associés à la politique d action sociale. Les politiques d intérêt général doivent faire des hommes et des femmes leur préoccupation centrale. Anne-Yvonne LE DAIN, Vice-Présidente du Conseil Régional En pratique, il n y a que peu de recouvrements entre les fonctions des différentes collectivités. La région Languedoc-Roussillon intervient sur les champs suivants : la formation des jeunes ; le logement social, bien que cela ne lui incombe pas ; l insertion. La lutte contre la pauvreté passe par de nombreuses actions, par exemple en lien avec le sport, l accès aux associations ou l accès à des activités. Le discours public doit porter l idée selon laquelle la lutte contre la pauvreté ne se fait pas au détriment du bien-être des classes moyennes. La France a tendance à ne pas parler de et à cette dernière. Or la lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale doit reposer sur une adhésion. Enfin, la question des travailleurs sociaux est un véritable chantier. En effet, ils sont souvent très seuls. II. Présentation de la mission IGAS et du plan de lutte contre la pauvreté François CHEREQUE Au préalable, je tenais à vous remercier pour votre présence nombreuse et pour votre accueil. Je tenais également à saluer Monsieur le Préfet Parisot, ainsi que la DRJSCS, qui est à l origine de cette journée. Le plan de lutte contre la pauvreté a été initié il y a une dizaine de mois. Il devra être adapté aux spécificités territoriales, afin de répondre correctement aux besoins des populations. A l occasion des différentes journées régionales organisées, a été évoquée la problématique liée au financement du RSA. Le Gouvernement y sera sensibilisé. 1. Présentation de la mission L IGAS exerce des responsabilités en matière d accompagnement, de mise en œuvre et d évaluation. Le Premier Ministre lui a confié trois missions : définir les outils de suivi du plan de lutte contre la pauvreté ; accompagner le déploiement de ce dernier ; Montpellier, le 21 novembre
8 faire remonter les informations et problématiques émanant du terrain. La mission a débuté au début du mois de février 2013 et a d ores et déjà donné lieu à la remise d un rapport de méthode, lequel a été présenté au Comité National de Lutte contre l Exclusion (CNLE). Ce dernier est une instance nationale qui regroupe de grandes associations, les partenaires sociaux et les représentants des différentes collectivités territoriales et administrations. Enfin, les rencontres régionales s achèveront à la fin de l année. S ensuivra, au milieu du mois de janvier, la remise d un rapport de mission au Premier Ministre. Ce document sera présenté au Comité Interministériel de Lutte contre l Exclusion, lequel aura ensuite pour rôle d adapter annuellement le plan défini. Suivi du plan En matière de suivi du plan, la lettre de mission fixait plusieurs objectifs : mettre en place un tableau de bord retraçant la montée en charge et l impact des mesures annoncées» ; définir les indicateurs pertinents, ainsi que les méthodes d évaluation associées, permettant de couvrir l ensemble des champs d action du plan, y compris les expérimentations et les dispositifs innovants» ; porter une attention particulière à certains territoires, comme les quartiers visés par la Politique de la ville, les zones rurales isolées et les DOM ; porter un regard spécifique sur certaines populations : les enfants, et notamment ceux qui vivent dans des familles monoparentales, les anciens détenus, les jeunes adultes ayant bénéficié de l aide sociale à l enfance et les sans domicile fixe. La mission a proposé de retenir trois types d indicateurs, à savoir : des indicateurs de mise en œuvre opérationnelle, à partir d un tableau de suivi interministériel ; des indicateurs de mobilisation, destinés au suivi des objectifs quantitatifs arrêtés ; des indicateurs d impact et de performance, dont la finalité est qualitative. Ces derniers se composent : d indicateurs d impact nationaux et transverses ; d indicateurs d impact sectoriels ; d indicateurs de performance portant sur 15 mesures prioritaires. Les indicateurs pourront, en fonction de la situation, évoluer. Une attention toute particulière sera accordée à certaines populations et à certains territoires. Les expériences internationales seront également analysées. Des alertes seront, le cas échéant, émises à l attention du gouvernement. De surcroît, des thèmes de réflexion prospectifs seront identifiés. Citons, à titre d exemple : la gouvernance des parcours d insertion ; les conséquences de l absence d investissements dans des actions sociales ; l aide alimentaire ; la précarité et la santé mentale. Montpellier, le 21 novembre
9 Alertes Dans son pré-rapport du 19 avril 2013, la mission a attiré l attention du Premier Ministre sur cinq problématiques : la question des moyens L un des objectifs du gouvernement est d éviter que les droits ouverts ne soient pas utilisés. A titre d exemple, la fraude aux allocations sociales est estimée à 350 millions d'euros par an. En parallèle, les prestations non utilisées représentent 5 milliards d euros par an. l augmentation des plafonds de la CMU-C et de l ACS Afin d éviter les conflits de calendrier, il a été demandé de déployer cette mesure au 1 er juillet 2013, alors qu il était prévu de le faire au 1 er septembre l aide alimentaire Elle doit être pensée comme une porte d entrée vers un parcours d insertion. la fin de la «gestion au thermomètre» Le Gouvernement a décidé de maintenir les accueils d urgence ouverts toute l année. En pratique toutefois, le nombre de demandes d asile progresse de manière extrêmement forte, ce qui crée un besoin de places d hébergement. la situation des populations habitant dans des campements ou des squats Il est indispensable de poursuivre les efforts engagés au titre de la circulaire du 26 août Objectifs de la journée La rencontre du jour a pour objectif d apporter un éclairage sur le plan de lutte contre la pauvreté, afin d en favoriser le déploiement opérationnel. 3. Rappel des grands principes du plan de lutte contre la pauvreté Principes directeurs Le Premier Ministre a initié la démarche exposée à l occasion du Comité National de Lutte contre l Exclusion du mois de septembre 2012, mettant en place sept groupes de travail thématiques animés par une personnalité issue de la société civile. Les sept rapports ainsi rédigés ont donné lieu à l organisation de sept tables rondes, lesquelles ont servi de base à l élaboration du Plan de Lutte contre la Pauvreté. Comme évoqué par M. le Préfet en ouverture, ce dernier repose sur cinq grands principes : le principe d objectivité ; le principe de non-stigmatisation ; le principe de participation des personnes en situation de pauvreté à l élaboration des politiques qui les concernent ; Montpellier, le 21 novembre
10 le principe de juste droit ; le principe de décloisonnement des politiques sociales avec une meilleure coordination des acteurs pour l accompagnement des personnes jusqu à leur insertion. Axes stratégiques Le Plan de Lutte contre la Pauvreté se compose de trois axes : réduire les inégalités et prévenir les ruptures ; venir en aide et accompagner vers l insertion ; coordonner l action sociale et valoriser ses acteurs. Exemples de mesures En matière d accès aux droits, des expérimentations ont été engagées au sein des départements 77 et 44 : elles donneront lieu à la fixation d objectifs départementaux. Sur le plan du travail et de l emploi, des mesures portent sur la durée des contrats aidés ou encore sur la création d une «garantie jeunes», expérimentée au sein de 21 départements. En matière de santé, citons la généralisation des assurances complémentaires santé. Dans le domaine de la famille et de l enfance, l accueil de la petite enfance est un élément central, adressé par la mise à disposition de places de crèches par exemple. Principales mesures adoptées Les principales mesures adoptées sont les suivantes : l engagement d un rattrapage du niveau du RSA socle, de 10 %, en sus de l inflation, d ici 2017, avec une première revalorisation de 2 % en septembre 2012 ; une hausse simultanée, en septembre 2013, du plafond de la CMU complémentaire et de l aide à l acquisition d une complémentaire santé (ACS) ; l instauration d une «garantie» jeunes pour les qui ne sont ni en emploi, ni en formation, en situation d isolement et de grande précarité ; une aide aux familles monoparentales ou nombreuses en situation de pauvreté, à travers une augmentation du montant de l allocation de soutien familial (ASF) et une majoration du complément familial (CF) ; un investissement massif dans l hébergement et l accès au logement ; l allongement de la durée des contrats aidés, qui devra tendre vers une durée moyenne de 12 mois ; le lancement d une réforme du RSA activité, qui souffre d un taux de non-recours record (68 %) ; un renforcement de l accès aux crèches pour les enfants de familles en situation de pauvreté ; la création d un registre national des crédits aux particuliers (pour participer à la lutte contre le surendettement), et d un observatoire de l inclusion bancaire, qui appréciera publiquement les pratiques des banques envers leurs clients en difficulté financière. Montpellier, le 21 novembre
11 Autres sujets suivis Les associations, les Conseils Généraux et les professionnels ont noté qu existait un écart entre la formation des travailleurs sociaux et les politiques sociales mises en œuvre. Depuis 1983 ainsi, la formation susmentionnée n a pas évolué, ce qui est problématique. En conséquence, des Etats Généraux du Travail Social seront organisés. Ils prendront la forme de sept rencontres régionales et de neuf rencontres nationales. En matière d accompagnement des personnes vers l emploi, des expérimentations sont en cours. Elles ciblent la constitution d un point d accueil unique, mêlant département et Pôle Emploi. Focus sur la gouvernance des politiques Les départements sont les chefs de file de l action sociale. Les CCAS, les régions, l Etat et les associations agissent également dans ce domaine. Il est indispensable de re-questionner les responsabilités de ces différents acteurs. Pour cela, un diagnostic est en cours de réalisation au sein de quatre départements. Son objectif est d aboutir à des préconisations organisationnelles territoriales. Conclusion Le Plan de Lutte contre la Pauvreté comporte des mesures d application nationale directe et des mesures expérimentales. Il s agit de les déployer en tenant compte des spécificités locales, en s appuyant sur les différents acteurs territoriaux. III. Présentation d éléments de diagnostic sur la pauvreté et la précarité en Languedoc-Roussillon par l INSEE et la DRJSCS Caractéristiques du Languedoc-Roussillon Roger RABIER Au 1 er janvier 2012, le Languedoc-Roussillon accueillait 2,7 millions d habitants, affichant, depuis 2006, une croissance démographique de 1 % par an, deux fois plus élevée que la moyenne nationale. Cette croissance résulte à 80 % d un ratio Arrivées / Départs positif et d un ratio Naissance / Décès positif. Le Languedoc-Roussillon présente une forte attractivité, à la fois résidentielle et touristique. Il souffre toutefois d une véritable désindustrialisation, reposant sur une économie à forte dominante présentielle. Ce modèle lui a permis de mieux résister à la crise de Toutefois, il ne lui a pas permis de profiter de la reprise constatée depuis lors. En 2011, le Languedoc-Roussillon se situait au 10 ème rang des régions françaises en matière de création de richesse, mais au 20 ème rang des régions françaises en matière de création de richesse par habitant, du fait d un manque d emploi. Le taux d emploi s établit à 57 %, contre une moyenne provinciale de 62 %. Entre janvier 2008 et décembre 2012 cela étant, environ 500 emplois ont été créés chaque année dans le Languedoc-Roussillon, le positionnant au 9 ème rang national. Un revenu déclaré médian inférieur au niveau national Le revenu médian déclaré au fisc est inférieur de 7,4 % à la moyenne constatée en province et de 10 % à la moyenne francilienne. Montpellier, le 21 novembre
12 La zone d emploi de Montpellier se distingue avec des revenus déclarés plus élevés ainsi que de façon plus modérée, celle de Bagnols sur Céze (proximité de la région Rhône Alpes). En Languedoc-Roussillon, les territoires ruraux et les villes-centres sont les secteurs qui affichent les revenus déclarés les plus faibles. Niveau de vie En moyenne, 50 % des ménages du Languedoc-Roussillon déclarent euros de revenus mensuels par unité de consommation, auxquels s ajoutent 50 euros au titre des prestations sociales. De ce total, il convient de déduire 100 euros d impôt. Sur cette base, le revenu médian disponible s établit à euros par mois. Le mécanisme de redistribution de la richesse est, par principe, inégalitaire. Les 10 % des ménages les plus démunis déclarent un revenu mensuel par UC de 470 euros par mois et perçoivent 300 euros de prestations sociales. A l inverse, les 10 % de ménages les plus riches déclarent un revenu mensuel par UC de euros et sont prélevés de 300 euros par mois. Par conséquent, le mécanisme de redistribution joue son rôle de réduction des inégalités. Pauvreté Données générales 20 % de la population du Languedoc-Roussillon, soit personnes, se trouvent en dessous du seuil de pauvreté. En France en 2010, le seuil de pauvreté en France était positionné à 964 euros mensuels par UC (977 euros en 2011). Au plan national, le taux de pauvreté s établit à 14,1 %. L Aude présente le 2 ème taux de pauvreté de France, à plus de 20 %, derrière la Seine-Saint-Denis. Entre 2008 et 2010, le taux de pauvreté a connu une progression de 1,3 point au sein de la région, contre 1,1 point au plan national. Au cours de cette période, la pauvreté s est intensifiée : ainsi, le nombre de personnes vivant avec moins de 650 euros par mois a progressé de 16 %. Focus sur les composantes de la pauvreté La pauvreté affecte de plus en plus les familles, et notamment les familles monoparentales. Ainsi, 40 % d entre elles sont en situation de pauvreté. Elle a progressé de 2 points pour les couples avec des enfants et est demeurée stable pour les personnes isolées ou les couples sans enfants. 27 % des enfants de la région Languedoc-Roussillon vivent dans un ménage en-dessous du seuil de pauvreté, pour une moyenne nationale positionnée à 20 %. Le taux de pauvreté décroit avec l âge, marquant une rupture avec les années 70. Cette situation découle de l augmentation du nombre de personnes âgées éligibles à la retraite et de l arrivée de personnes âgées au-dessus du seuil de pauvreté. Zones rurales et zones urbaines La pauvreté n est pas uniquement un phénomène urbain : des pauvres de la région vivent dans des territoires ruraux. Ainsi, le taux de pauvreté des unités urbaines est, en Languedoc-Roussillon, équivalent à ce qu il est au sein des unités rurales. Au sein des Zones Urbaines Sensibles (ZUS), le taux de pauvreté s établissait, au plan national, à 36 % en 2010 (30 % en 2006). Les revenus déclarés dans les ZUS du Languedoc-Roussillon sont deux fois plus faibles que ceux des unités urbaines qui les englobent. 70 % des jeunes adultes Montpellier, le 21 novembre
13 résidant au sein des ZUS de la région n ont aucun diplôme (60 % au plan national). Le taux d activité des résidents des ZUS sont très faibles. RSA Toutes les personnes en situation de précarité ne sont pas couvertes par le RSA. A la fin de l année 2010 ainsi, ce dernier ne concernait que personnes, pour un total de pauvres. Les autres bénéficient d autres prestations, n y ont pas recours ou sont des travailleurs pauvres. Certaines femmes, ainsi, excèdent très légèrement le seuil d éligibilité aux aides, bien qu en situation de pauvreté. Focus sur le logement Logement social Pascal ETIENNE Au plan national, les ménages pauvres consacrent 25 % de leur budget à leur logement. Les ménages les plus aisés, pour leur part, y dédient 11,5 % de leurs revenus. Le Languedoc-Roussillon connaît un déficit en logement social. Ainsi, il n accueille que 8,7 % de locataires de logements HLM, contre 14,6 % au plan national. Le taux d équipement s établit à 9,8 %, contre plus de 16 % au plan national. De fait, plus de demandes de logement social sont en instance. Néanmoins, est à noter une forte mobilisation des acteurs de l habitat pour rattraper le retard : en 2012 ainsi, logements sociaux ont été financés contre en Hébergement Le nombre de places d hébergement disponibles en Languedoc-Roussillon est inférieur à ce qu il est au plan national. A ce jour, places sont disponibles : 595 en urgence ; 972 en insertion ; 152 en stabilisation. Toutefois, 239 places nouvelles d hébergement d urgence ont été créées grâce aux crédits du Plan Pauvreté (soit un doublement du parc en 2013) Logement adapté En matière de logement adapté, le Languedoc-Roussillon affiche un taux d équipement satisfaisant. Il a bénéficié de la mobilisation des acteurs afférents, lui permettant de disposer de : 668 places en maisons relais ; 360 logements en intermédiation locative. Ainsi, le taux d équipement est deux fois plus important qu au niveau national (0,25 contre 0,12). Est à noter la contribution importante des collectivités territoriales, et notamment des Conseils généraux. Ces derniers financent du logement adapté intermédiaire et des places d hébergement d urgence, au-delà de leur stricte compétence sur la protection de l enfance Publics accueillis dans les dispositifs d hébergement Au 28 juin 2013, personnes étaient hébergées ou logées dans des structures pérennes : personnes isolées : 60 % ; Montpellier, le 21 novembre
14 familles : 35 % ; jeunes âgés de 18 à 25 ans : 12 % ; personnes de plus de 65 ans : moins de 3 %. Focus sur des publics spécifiques Focus sur les jeunes Pour les ans, l Aude se situe au 2 ème rang national en matière de pauvreté. L Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Gard apparaissent respectivement en 3 ème, 4 ème et 10 ème positions. Au sein du Languedoc-Roussillon, le poids des jeunes en situation de pauvreté s établit à 25,5 %, pour une moyenne nationale à 19 %. Les jeunes du Languedoc-Roussillon connaissent un fort taux de chômage. Nombre d entre eux manquent de qualification ou décrochent au plan scolaire. L insertion des jeunes est donc, au sein de la région, un enjeu majeur, à travers les dispositifs suivants : les emplois d avenir ; le contrat de génération ; les emplois francs ; la garantie jeunes. Focus sur les personnes âgées En France, 9,3 % des personnes âgées sont en situation de pauvreté. En Languedoc-Roussillon, ce pourcentage est beaucoup plus important, notamment en Lozère, dans l Aude ou dans les Pyrénées-Orientales. Trois profils présentent des risques de fragilités élevés : les veuves de 75 ans ou plus, locataires dans les pôles urbains et à risque d isolement élevé ; les occupants des logements sociaux des pôles urbains en précarité monétaire et à risque d isolement élevé ; les veuves, propriétaires d une maison dans la couronne périurbaine ou dans le milieu rural. Autres conséquences de la pauvreté monétaire : les problématiques de santé Les plus démunis sont plus exposés à : des conditions de vie de moindre qualité : des conditions de travail précaires ; des conduites à risque (addictions notamment) ; des maladies chroniques et épisodes aigus. De plus, se pose le problème du non-recours aux soins. L ARS doit améliorer cette problématique à travers la mise en œuvre du PRAPS et des contrats locaux de santé. Quelles suites pour la mise en œuvre du Plan Pauvreté? Le Languedoc-Roussillon dispose d une Plate-forme d Observation Sociale et sanitaire qui fonctionne très bien. En 2014, des travaux seront menés en lien avec le Plan Pauvreté. Ils reposeront sur : Montpellier, le 21 novembre
15 des ateliers dédiés aux thématiques du Plan de Lutte contre la Pauvreté ; un rendez-vous annuel destiné à dresser un bilan de la précarité. En outre des études régionales seront engagées. Elles porteront notamment sur les poches de pauvreté et les travailleurs pauvres. La pauvreté est multidimensionnelle. Elle concerne le logement, la santé, l emploi, l accès aux droits. Les différentes problématiques sont interconnectées : aussi exigent-elles l apport de réponses coordonnées. En conséquence, il est indispensable de croiser les interventions et de renforcer la mobilisation entre services de l Etat, collectivités territoriales et partenaires sociaux afin d agir sur tous les leviers possibles de la lutte contre la pauvreté. IV. Intervention de grands témoins régionaux : FNARS URIOPSS, ATD Quart Monde et URHAJ 1. Intervention croisée de la FNARS et de l URIOPPS Elodie MILLET «Le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l inclusion sociale était attendu par nos associations, qui y voient une nouvelle façon de prendre en considération la pauvreté et la précarité, dans notre pays. Il s agit de repenser l ensemble des politiques publiques, pour que la pauvreté et l exclusion ne soient plus traitées comme un phénomène à la marge qui appellerait uniquement des réponses spécifiques». Cependant, certaines mesures du plan sont transitoires. Aussi attendons-nous des réformes plus ambitieuses, structurelles et pluriannuelles. Nous formons également des inquiétudes quant à la mise en œuvre opérationnelle du Plan de Lutte contre la Pauvreté, du fait : de l absence de programmation des actions ; des incertitudes liées au financement de ces dernières. La région Languedoc-Roussillon se caractérise par une véritable fragilité socio-économique. Pour autant, les taux d équipement sont largement en retrait par rapport à la moyenne nationale. Un rééquilibrage des crédits du Plan Pauvreté en faveur de la région apparaît comme une nécessité. Sylvie CHAMVOUX «Ce plan propose une vision intéressante, transversale de la question sociale qui est partagée par les adhérents de nos fédérations en région. Il permet un regard très large et nous oblige à envisager un véritable décloisonnement des politiques publiques sur notre territoire». Il est indispensable de mobiliser l ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre la pauvreté, à travers l organisation de temps de concertation, nécessaires pour garantir une mise en œuvre efficace et différente des mesures. Pour garantir un déploiement efficace du Plan de Lutte contre la Pauvreté, il est primordial de créer des espaces de rencontre et des comités de pilotage, au sein des départements et de la région. Les associations doivent y participer, en tant que partenaires dans l élaboration des réponses collectives à apporter à la pauvreté. Il faut sortir d une gestion assise sur l urgence et développer une vision partagée des besoins réels, fondée sur des diagnostics de territoire. Les diagnostics «à 360» permettront d évaluer, de manière concertée, les actions à mettre en œuvre au regard des moyens disponibles et d identifier des actions prioritaires à engager. Ils devront balayer l ensemble des publics. Ils doivent permettre de rompre avec le cloisonnement et Montpellier, le 21 novembre
16 l empilage d un certain nombre de dispositifs catégoriels, pour emporter l émergence d une vision globale des besoins, s intéressant à la singularité des trajectoires individuelles. Nos politiques et nos actions n auront de sens que si nous acceptons de mieux coopérer, pour définir, ensemble, de vrais projets de territoires et les mettre en œuvre. Nous plaidons pour une évaluation annuelle du déploiement du Plan de Lutte contre la Pauvreté, reposant sur des instances régionales et départementales. Elle doit être concertée et ne pas reposer sur une «culture du chiffre», qui générerait une pression aussi inutile que préjudiciable. «Concernant la déclinaison opérationnelle des premières mesures de ce plan, en région, dans les départements et les territoires, nous souhaitons mettre en avant certains thèmes sans pour autant nier l ensemble des autres champs concernés». Elodie MILLET «La nécessité d être plus attentif à la parole des personnes accompagnées, d être vigilant au respect de leurs droits, de davantage les associer aux décisions qui les concernent constitue aujourd hui une évidence. Le Plan Pauvreté fait de la participation des personnes en situation de précarité au suivi des politiques publiques, un de ses grands principes structurants». Cependant, la participation ne se décrète pas : aussi la recommandation du Plan de Lutte contre la Pauvreté afférente au développement d une véritable ingénierie sur ce plan devra-t-elle être mise en œuvre. Cette participation, de surcroît, ne devra pas se limiter à l expression de témoignages individuels. Il conviendra donc de bâtir une expertise collective, portée par des représentants des usagers ou des personnes accompagnées. Au sein du Languedoc-Roussillon, cette dernière s appuie notamment sur le Conseil Consultatif Régional des Personnes Accompagnées, créé en 2012 et représenté par douze délégués. Pour que la participation ne soit pas qu une bonne intention, tous les acteurs devront faire évoluer leurs pratiques et leurs postures, en ouvrant leurs instances. «Concernant l'hébergement, le Plan a fixé comme objectif la fin de «la gestion au thermomètre de l hébergement d urgence», par la mise en place de Plans Territoriaux de Sortie de l Hiver (PTSH). S'il s'agissait d'une revendication de nos unions et fédérations, la justesse des délais de préparation de ces plans a mis à mal la construction de réponses collectives adaptées aux besoins, qui aurait nécessité plus de temps. En effet, si des réunions ont pu être organisées sur les territoires pour faire remonter des besoins et des projets, force est de constater que les choses ont été faites trop rapidement, sans prendre le temps de la construction collective». Si les PTSH ont permis de pérenniser des places d urgence, la faiblesse des crédits accordés ne permettra pas de porter un terme à une gestion saisonnière. Les places créées, de surcroît, l ont été sur la base d un cahier des charges a minima, qui ne permet pas de déployer les conditions nécessaires à la mise en œuvre d un accompagnement social et global de la précarité. Cette année de surcroît, aucun plan hivernal n a été mis en place, ne permettant pas d organiser des réunions de concertation avec l ensemble des acteurs. Ainsi, le renforcement de certains dispositifs a été décidé sans participation des associations. Le rôle des dispositifs de la veille sociale est trop souvent oublié. Or ils assurent des missions permettant de construire des parcours avec les personnes. Ils doivent, notamment en milieu rural, participer à la lutte contre «le non-recours». Sylvie CHAMVOUX «La pauvreté et la précarité ont des répercussions sur la santé. Lorsque l on est pauvre, la santé n est pas une préoccupation. La maladie peut entrainer le basculement dans la précarité si l on se retrouve dans l incapacité de travailler. Autant d évidences qui démontrent que la santé et le social sont étroitement liés. Pourtant, nos politiques publiques restent trop cloisonnées. Il y a un enjeu de Montpellier, le 21 novembre
17 santé publique qui, à terme, aura de toute évidence un coût élevé si ce lien n est pas rétabli maintenant». Le plan quinquennal comporte pourtant, en matière de santé, un certain nombre de mesures qui doivent, à travers les PRAPS, être rendues opérationnelles sur les territoires. Les PRAPS, de surcroît, doivent disposer de moyens, ce qui n est pas le cas aujourd hui. Or le maillage territorial, le partenariat entre les acteurs sanitaires, médicosociaux et sociaux et l accès à la prévention, aux soins et à un accompagnement social constituent, en Languedoc-Roussillon, autant d impératifs. Elodie MILLET Au sein du Languedoc-Roussillon, la situation des jeunes est difficile. Nous avons donc demandé la création, pour l ensemble des jeunes, d un droit d accès à une formation et à des ressources. Le Plan de Lutte contre la Pauvreté prévoit le déploiement d une «garantie jeunes» : ce dispositif expérimental, toutefois, pourrait être remis en cause, du fait de contraintes budgétaires. Nous veillerons à ce qu il ne s accompagne pas d un mécanisme de sélection à l entrée, qui lèserait les jeunes les plus démunis et les plus fragiles. «Alors que nous sommes confrontés à un chômage de masse, les personnes considérées comme «éloignées de l emploi», ont des compétences et un potentiel sur lesquels elles peuvent s appuyer pour rebondir à condition toutefois de leur permettre de le faire. Le Plan quinquennal salue ainsi la méthode développée par les Structures d Insertion par l Activité Economique, pour accompagner ces personnes». Ces structures, toutefois, sont fragiles au plan économique, soumises à des contraintes administratives excessives et mal évaluées. La réforme de l IAE a pour objectif de simplifier les modes de financement, d offrir plus de visibilité aux structures, de retravailler les critères d évaluation de la performance des SIAE et de rompre avec une logique de financements uniquement liés à des résultats en matière d accès à l emploi. Nous veillerons à ce que : les financements exceptionnels accordés à l IAE consolident le réseau et compensent les impacts financiers négatifs de la réforme ; les exonérations dont les structures bénéficiaient perdurent ; le passage en CDI ne réduise pas les possibilités d accès à la formation des salariés en insertion. Enfin, il est indispensable de veiller à la mise en œuvre d un plan d accompagnement de la réforme. Sylvie CHAMVOUX «Partant d'un principe de décloisonnement des politiques sociales, le plan se propose de rompre avec une logique d'empilement des dispositifs et des modes de financement. Cet objectif nous semble essentiel, tant pour renforcer l'efficacité de l'action sociale que pour assurer sa lisibilité pour les personnes en situation de précarité, les premières concernées. La complexité est en effet pointée par le Plan comme une des principales causes du non recours. Nous pensons, avec nos adhérents, que l accès aux droits passera nécessairement par une simplification des dispositifs et une meilleure coordination des acteurs sur les territoires». Montpellier, le 21 novembre
18 2. Intervention de l URHAJ (Union Régionale pour l Habitat des Jeunes) Présentation de l URHAJ Dominique SIMON L URHAJ s appuie sur 10 associations en Languedoc-Roussillon et 16 résidences dans 9 villes (Perpignan, Narbonne, Limoux, Castelnaudary, Carcassonne, Béziers, Montpellier, Sète et Nîmes). Elle offre repas chaque année. En Languedoc-Roussillon, 80 % des jeunes accueillis ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, pour une durée moyenne de séjours de 9 mois et un âge moyen de 24 ans. La durée moyenne des séjours et l âge moyen des personnes reçues progressent, ce qui témoigne des difficultés des moins de 30 ans. Les missions de l URHAJ sont les suivantes : prendre en charge les jeunes actifs en mobilité avec un revenu compris entre 500 et euros ; co-construire des politiques de la jeunesse avec les partenaires territoriaux ; proposer des solutions de logement innovantes, répondant aux besoins spécifiques des différents territoires Pour cela, elle s appuie sur une ingénierie fondée sur une démarche partenariale. Quelques constats Nombre de jeunes sont désormais en alternance, étant en situation de double ou de triplerésidence. Aussi ont-ils besoin d outils et de services adaptés (restauration, hôtellerie, espace personnel). L URHAJ, en trois ans, a créé 300 logements supplémentaires en Languedoc-Roussillon, à travers un travail mené avec les départements, les villes, le Conseil Régional et les fonctionnaires des différentes collectivités. Actions des adhérents de l URHAJ Les adhérents de l URHAJ s attachent : à l identification de solutions de logement «simples», peu couteuses et disponibles ; à l accompagnement d actions en matière d emploi, de santé, de culture et de loisirs, avec de nombreux partenaires. Ces actions ont entrainé une profonde mutation de la gamme des logements proposés, qui s adressent à des jeunes précaires, mais également à des jeunes en situation de mobilité professionnelle. L URHAJ entend également développer des collaborations avec les bailleurs privés, qui détiennent la majeure partie des petits logements. Montpellier, le 21 novembre
19 Services Les jeunes actifs, quels qu ils soient, manquent d informations sur leurs droits : l URHAJ essaie donc de passer des conventions avec les partenaires sociaux, et notamment les Caisses d Assurance Maladie, les Caisses d Allocations Familiales, Actions innovantes Une boutique «Logement Jeunes» a été mise en place à Montpellier. Il s agit d un lieu unique de ressources qui centralise les demandes d information des jeunes sur le logement et participe au montage de dossiers de demandes d aide à l installation. Conclusion La force de notre mouvement, c est de permettre à un réseau de partenaires de dialoguer, d initier une démarche de maîtrise d œuvre urbaine collective, afin de répondre aux besoins d un territoire. La raréfaction du foncier est l un des freins rencontrés. En outre, il est indispensable de penser à l attribution des logements sociaux, afin de répondre aux besoins des populations. Enfin, l URHAJ aimerait participer à la Commission dédiée aux travailleurs pauvres : en effet, nombre d entre eux sont des jeunes, souvent oubliés car ils ne sont pas syndiqués. 3. Intervention d ATD Quart Monde Marie-Françoise COMBAZ Il est indispensable que les familles et les personnes en situation de grande précarité soient entendues. ATD Quart Monde a été créée par Monsieur Wresinski en concertation avec des familles pauvres et avec l exigence, non pas de gérer la pauvreté, mais de l éradiquer. ATD Quart Monde a participé à la Conférence Nationale contre la Pauvreté et pour l Inclusion Sociale des 10 et 11 décembre Certains de ses membres, en situation de grande précarité, ont pris part aux sept ateliers de préparation organisés dans ce cadre. A cette occasion, Marie- France Zimmer et Michèle Adobati, dont la vie est difficile, ont eu ces mots : «Dans notre groupe de travail*, des gens ont beaucoup parlé d éduquer les pauvres à gérer leur budget. On a réussi à leur faire comprendre qu en réalité, on gère comme on peut quelque chose qui est ingérable, et souvent mieux que ceux qui ont des revenus importants.» Le Plan de Lutte contre la Pauvreté constitue une avancée réelle, même s il ne reprend pas l ensemble des propositions formulées. L essentiel est qu il s adresse prioritairement aux plus démunis. Depuis 1972, des universités populaires sont organisées. Elles constituent des lieux d expression et de création de savoir à partir de l expérience des participants. Elles permettent d apprendre à ces derniers à construire leur pensée. Au sein de la région Languedoc-Roussillon, des groupes appelés «Paroles de Citoyens de Quart Monde» ont été instaurés. Catherine CORBEAU Le réseau national d ATD Quart Monde s appuie sur des personnes issues de l ensemble de la France, des directeurs d hôpitaux, des directeurs d ARS et des professionnels de la santé, qui essaient de confronter leurs expériences. Un groupe de travail a travaillé sur la problématique liée aux mutuelles, afin d identifier le panier de services le plus pertinent. L un d eux renvoie à la prise en charge des frais d inhumation. Montpellier, le 21 novembre
20 En Languedoc-Roussillon, ATD Quart Monde témoigne de la manière dont les personnes vivant dans la rue et les acteurs de proximité perçoivent la santé. En la matière, la question du logement est centrale : ATD Quart Monde a réalisé un film pour y sensibiliser les acteurs du territoire. Marie-Françoise COMBAZ Aujourd hui, les travaux menés associent les structures du secteur sanitaire et social et les acteurs politiques. Il est regrettable que l école n y soit pas représentée, à travers le rectorat. ATD Quart Monde défend, sur ce plan, un certain nombre d idées fortes : la reconnaissance des parents en tant que co-éducateurs ; l affirmation de la qualité des méthodes d éducation déployées à l attention des élèves les plus en difficulté ; la nécessaire mise en œuvre de méthodes fondées sur la coopération, et pas sur la compétition. ATD Quart Monde a signé une convention de partenariat avec le rectorat de la région, afin de faire avancer un certain nombre de projets pilotes, de sensibiliser les enseignants aux spécificités des enfants de familles en difficulté. Catherine CORBEAU La ville de Montpellier accueille de très nombreux ROM : il est indispensable de mettre en œuvre une véritable démarche de concertation pour les aider à résoudre leurs difficultés et porter un terme aux trop nombreux mouvements aujourd hui constatés. Marie-Françoise COMBAZ Le monde de l économie, ce jour, n a été que très peu évoqué. Des expériences vont être engagées, visant à refonder le travail. L idée serait de créer un droit au travail et d utiliser les allocations chômage pour payer des emplois. Catherine CORBEAU Pour résoudre les difficultés exposées, il est primordial de faire preuve de cohérence et de continuité et de restaurer de la confiance entre les personnes en difficultés et les différents acteurs. V. Echanges avec les participants Un participant, membre du Secours Populaire Premièrement, il serait utile, dans le Plan de Lutte contre la Pauvreté, d inscrire, à titre d expérimentation, la constitution d espaces permettant d agir contre la pauvreté, en association avec les personnes en difficulté. L inclusion sociale, ainsi, passerait par une dynamique collective. Deuxièmement, certaines familles sombrent dans la pauvreté parce qu elles aident leurs enfants, ce dont il serait utile de tenir compte. Troisièmement, la TVA est appelée à progresser : est-il prévu de déployer des dispositions permettant aux associations de lutte contre l exclusion, la précarité ou la pauvreté de ne pas en subir les impacts? Un participant, membre de la CFDT et bénévole Le Plan de Lutte contre la Pauvreté comporte un volet dédié à la reconnaissance du droit à l initiative sociale. Dans ce cadre, est notamment évoquée l entraide, qui relève d un mécanisme de solidarité réciproque. Pourriez-vous nous apporter des précisions sur le sujet? Montpellier, le 21 novembre
21 Alain BEREZIAT, Président de la Banque Alimentaire de l Hérault Le Plan de Lutte contre la Pauvreté ne fait pas référence à l aide alimentaire. Vous vous êtes, François Chérèque, expliqué sur le sujet à plusieurs reprises et avez sensibilisé le Gouvernement à cette problématique. Pour rappel, le réseau des banques alimentaires de la région Languedoc- Roussillon a servi, en 2012, environ 10 millions de repas, pour une valeur marchande de 16 millions d'euros. L aide apportée par la Banque Alimentaire de l Hérault aux CHRS a représenté, en 2012, 1,3 million d'euros. Par ailleurs, l Etat et l Union Européenne placent de plus en plus la gestion des associations sous pression. Or les bénévoles des associations n ont pas vocation à élaborer des statistiques ou à tracer les boites de conserve ou de lait reçues. Ils doivent pouvoir se concentrer sur leur mission de fond. François CHEREQUE Premièrement, il est prévu d alerter le Gouvernement sur l absence, dans le Plan de Lutte contre la Pauvreté, d une véritable programmation temporelle. Deuxièmement, il est indispensable de donner la parole aux personnes en situation de pauvreté. Troisièmement, l évaluation du Plan de Lutte contre la Pauvreté se fera au plan national : l IGAS n a pas vocation à être le porte-parole du Gouvernement ou des associations. Quatrièmement, il existe un lien fort entre la politique sanitaire et la politique sociale. Il conviendra d intégrer la problématique liée aux plus pauvres dans la réforme du système de santé. Cinquièmement, il est évidemment nécessaire de veiller à ce que le logement social profite aux personnes qui en ont besoin, en veillant à ce que le parc soit équilibré et adresse des citoyens aux revenus différents. S agissant des ROM sixièmement, la circulaire d août 2012 n interdit pas l évacuation des camps de ROM. Elle exige la conduite d un diagnostic global, sanitaire et social, afin de déterminer de véritables parcours. Septièmement, la problématique liée à la reconnaissance du droit à l initiative sociale n avance pour le moment pas. Il en va de même de celle liée à l entraide. Huitièmement, la technocratie européenne déploie, concernant la banque alimentaire, des mesures catastrophiques. Pascal ETIENNE La précarité, le logement, l hébergement et la santé constituent des problématiques majeures. Elles seront au centre d un travail qui sera conduit, dans l année et par voie de convention, par l ARS et la DRJSCS. L objectif sera de mieux articuler santé et précarité. Une participante, bénévole aux Restos du Cœur Les Restos du Cœur accueillent de plus en plus de mineurs étrangers isolés. Certains Conseils Généraux choisissent de ne plus les reconnaître comme tels, au mépris de la loi. Les Restos du Cœur ont fait le choix de les accueillir : ils sollicitent une clarification de la législation, pour que chaque acteur puisse jouer son rôle. Enfin, le Languedoc-Roussillon est-il touché par ce phénomène? Jean-Paul BONHOMME, Vice-Président du Conseil Général de Lozère, Président du CCAS Je suis médecin de profession et élu d une commune rurale. La pauvreté rurale, notamment en milieu agricole, est réelle. Elle concerne les retraités, mais également les actifs. Elle se traduit par un habitat souvent indigne, un manque de soin ou des déséquilibres alimentaires. Montpellier, le 21 novembre
22 Par ailleurs, la prise en charge des malades psychiatriques a profondément évolué au fil du temps. Le nombre de malades pris en charge a été divisé par dix au cours des quarante dernières années, alors qu il a, en réalité, progressé. Ces malades, en effet, sont désormais à la rue. Comment les prendre en charge? A mon sens, l hôpital psychiatrique doit être à la fois un lieu de soins et, les concernant, un lieu de vie. Il est indispensable de constituer, également, des équipes mobiles de psychiatrie. Claire POLLART directrice adjointe du pôle social de l ADAGES (Hérault) Premièrement, les personnes sans domicile fixe présentent des profils extrêmement divers. Or les réponses leur étant apportées sont très cloisonnées. Il est indispensable de leur apporter des réponses en adéquation avec leurs besoins. Deuxièmement, des exemples d expériences portées par des professionnels et des résidents existent en France. A titre d exemple, l association La Boussole réunit l ensemble des CHRS et porte, avec des professionnels et des résidents, des actions relatives à l accès à la culture ou aux loisirs. Ainsi, un tournoi de football réservé aux sans-abris est régulièrement organisé. Troisièmement, il ne s agit pas d opposer bénévoles et professionnels. La professionnalisation de la charité a constitué, par le passé, un plus non négligeable. Toutes les initiatives en faveur de la lutte contre la pauvreté doivent être soutenues, quels qu en soient les porteurs. Quatrièmement, le SIAO liste un public précaire aux composantes extrêmement variées. Le travailleur précaire n est jamais prioritaire, alors que le nombre de personnes en CDI à temps plein qui dorment dans leur voiture n a cessé de progresser. Cinquièmement, le CHRS s appuie notamment sur des éducateurs en contrat aidé. Lorsqu ils ont payé toutes leurs charges, il leur reste moins que le RSA pour vivre. Or ils accompagnent parfois un public très précaire qui revendique le droit au RSA «en tant qu argent de poche». Il convient de prêter attention à ce type de situation, quelque peu extrême. F.BRUGGEMANS, Directeur du CHRS FARE de Castelnau-le-Lez Les travailleurs sociaux sont de plus en plus exposés à des risques professionnels. Leurs conditions de travail de travail se dégradent et les usagers sont de moins en moins aidés. Cette année, comme depuis plusieurs mois, la valeur du point n a pas progressé : les travailleurs sociaux se sentent aujourd hui abandonnés et dépourvus de moyens. Or ils sont le seul lien avec les plus précaires : leur rôle doit être mieux reconnu par l Etat. François CHEREQUE Premièrement, la région Languedoc-Roussillon, comme les autres régions françaises, est confrontée à un afflux de mineurs étrangers isolés. Ces derniers, qui ne peuvent pas être expulsés, doivent être pris en charge par le département au sein duquel ils arrivent. Or plus de 50 % d entre eux arrivent en Seine-Saint-Denis. L Assemblée des Départements de France et le gouvernement ont passé un accord destiné à mieux répartir ces mineurs sur le territoire. Ainsi, tous les départements ont dû en accueillir, ce qui n a pas été sans créer de difficultés. Deuxièmement, la précarité en milieu rural sera traitée. La problématique liée à la psychiatrie le sera également : elle semble, pour information, plus prégnante au sein des zones rurales qu au sein des espaces urbains. Troisièmement, il est évident que la précarité recouvre des populations très différentes et que les réponses apportées sont trop cloisonnées. Cette problématique est soulevée lors de l ensemble des réunions régionales organisées. Il est indispensable de mieux identifier les rôles et responsabilités de chacun des acteurs et de mieux coordonner leurs actions. Montpellier, le 21 novembre
23 Quatrièmement, il existe dans le domaine de l hébergement, une culture de la participation des résidents. En revanche, elle n existe pas dans d autres secteurs de l action sociale, où la parole des personnes concernées n est pas prise en compte. Il convient de la favoriser. Cinquièmement, il n est pas question d opposer les bénévoles aux professionnels. Sixièmement, la question liée à la valeur du point n a pas à être traitée ce jour : elle doit être débattue par les organisations syndicales. Septièmement, il convient de penser la formation, l évolution professionnelle et la reconnaissance des travailleurs sociaux. Ces derniers sont incontournables : les concernant, le débat ne doit pas être uniquement porté par les financeurs. VI. Annonce des ateliers Pascal ETIENNE Au cours de l après-midi, deux ateliers seront organisés. Le premier s intitule : «Dans un contexte de crise économique et de restructuration des services, face à une complexité croissante des réglementations et des dispositifs, comment développer l accès aux droits des personnes en situation de précarité»? Il sera l occasion d évoquer trois thématiques : l accès aux prestations, animé par un représentant du Conseil Général de l Aude ; l accès à la santé, piloté par Jérémie LEFOUILLER, représentant du Conseil Général des Pyrénées-Orientales ; la mobilité, thématique animée par Valérie KREMSKI (DGA au Conseil Général de Lozère). Marie-Josée CHABBAL, DDCSPP de l Aude, en sera le rapporteur. Le deuxième atelier est le suivant : «Quand les besoins issus des diagnostics territoriaux ne peuvent être satisfaits par les seuls dispositifs existants, quelles innovations en matière de développement social, de coordination des acteurs et de valorisation des initiatives peuvent être envisagées»? La table-ronde sera animée par Nadine Rouillon, DGA Solidarité au Conseil Général de l Hérault, et Yvan Ferrier, DGA Solidarité au Conseil Général du Gard. Elle sera l occasion de revenir sur : l ingénierie sociale et les interstices non couverts par le droit commun ; la mobilisation des acteurs. Jean-Luc Nègre, Directeur de l Association Gammes, en sera le rapporteur, avec l appui de Madame Knowles, Directrice Départementale de la Cohésion Sociale du Gard. VII. Atelier 2 : Quand les besoins issus des diagnostics territoriaux ne peuvent être satisfaits par les seuls dispositifs existants, quelles innovations en matière de développement social, de coordination des acteurs et de valorisation des initiatives peuvent être envisagées? 1. Introduction Nadine ROUILLON La DRJSCS et les DDCS des différents départements ont décidé de placer les ateliers sous l animation de représentants des Conseils Généraux. L objectif est d engager des discussions et des débats, d identifier les leviers à renforcer ou à créer pour promouvoir l initiative sociale et de débattre de la pérennisation de certaines actions. Montpellier, le 21 novembre
24 Le Plan de Lutte contre la Pauvreté et pour l Inclusion Sociale intègre notamment les problématiques liées : à la territorialisation des politiques Il est envisagé d expertiser la possibilité de lier la création d un nouveau dispositif à une convention d articulation avec le département, à la création de conférences départementales et territoriales du développement social, voire à la création de contrats territoriaux du développement social. à la reconnaissance du droit à l initiative sociale Est prévu le soutien sans faille au développement associatif et à l engagement des citoyens dans le sens de l intérêt général. Yvan FERRIER Je travaille dans le domaine de l action sociale depuis très longtemps. Force est de constater que les vœux et souhaits formulés sont souvent les mêmes, pouvant apparaître comme relevant de l incantation. Nous devons essayer d identifier les «leviers» qui nous permettront d améliorer la coordination des différents acteurs de l action sociale. En effet, il s agit d un objectif affiché depuis 30 ans. Au cours de la matinée, j ai été frappé par la difficulté qui est la nôtre, à l heure de rendre notre discours lisible. Comment, sur cette base, prétendre rendre nos actions lisibles? De surcroît, l opacité de nos pratiques sociales est réelle. Comment dépasser cette difficulté? 2. Retour sur la création d une micro-crèche itinérante Gino STACCIOLI, Directeur du Mas-des-Moulins La micro-crèche itinérante évoquée s adresse aux mères qui ne parlent pas le français et qui souhaitent avoir la possibilité de faire garder leur enfant. Sa création a été imaginée par les services de la PMI, qui se sont aperçus qu ils ne pourraient pas la mettre en œuvre seuls. La recherche de financements croisés a été très difficile, mettant en jeu des acteurs ne parlant pas le même langage. La création de la micro-crèche itinérante est l aboutissement d une véritable aventure humaine. Dans les méandres techniques, administratifs et financiers, il ne faut jamais oublier le sens de nos actions, en faveur du droit à l alphabétisation et du droit à la garde des enfants. Les quartiers «desservis» sont très difficiles, accueillant parfois 90 % de personnes qui ne parlent pas le français et ne comprennent pas toujours le sens des actions mises en œuvre à leur attention. Enfin, la micro-crèche itinérante permet de délivrer un service au plus près des personnes qui en ont besoin. Cette expérience doit permettre de se poser de bonnes questions, liées : à la mise en synergie des administrations, des travailleurs sociaux et des financeurs ; aux résultats visés. Rodolphe DAMOUR, Directeur Adjoint de la Caisse d Allocation Familiale de l Hérault Le projet exposé démontre que certaines initiatives locales croisées peuvent fonctionner. L action sociale, ainsi, ne se résume pas toujours à l empilement de dispositifs qui ne marchent pas. Montpellier, le 21 novembre
25 Le projet a pu voir le jour parce que nous avons tous accepté de prendre en charge des tâches ne relevant pas strictement de nos prérogatives. A travers une solution de garde, il a été possible de : faciliter l insertion de mères de famille, en leur libérant du temps pour participer à des cours d alphabétisation ; favoriser la cohésion sociale au sein de certains quartiers. Convaincue par le projet, la CAF de l Hérault a obtenu l apport de Fonds Espoirs Banlieue. Elle a également mobilisé une partie de ses fonds propres. La ville de Montpellier et le Conseil Général ont également accepté de faire des efforts. De la salle Il me semble indispensable d utiliser les médias pour faire la publicité de ce type de dispositif. De la salle A Nîmes, j avais travaillé à la création d une micro-crèche durant deux ans. Si ce projet n a pu aboutir faute de moyens, un partenariat a été signé avec la crèche Eugénie Coton : 40 à 50 femmes appartenant à un quartier difficile en bénéficient chaque année. Nadine ROUILLON Le projet exposé a abouti grâce à la mobilisation de nombreux acteurs, y compris extérieurs à l action sociale. Comment inciter les institutions et les associations à accepter de s occuper de tâches ne relevant pas strictement de leurs champs de compétences? La micro-crèche itinérante existe depuis trois ans : comment assurer la pérennité de cette action dans le temps, alors que le droit commun ne le permet pas? Yvan FERRIER Quel a été, pour vous, l élément déterminant qui a permis au projet de réussir? Gino STACCIOLI Sa réussite a reposé sur l envie des différentes parties associées. Certaines sources de financement mobilisées dans ce cadre, toutefois, sont limitées dans le temps. Pour l heure, je ne sais pas ce qu il adviendra lorsqu elles ne seront plus disponibles. Alain BEREZIAT, Président de la Banque Alimentaire de l Hérault En matière de relations entre collectivités locales, Etat et associations, ne pourrait-il pas être décidé d instaurer des contrats pluriannuels, s assortissant d objectifs de progrès? De la salle Le volet du Plan de Lutte contre la Pauvreté relatif à la reconnaissance du droit à l initiative sociale précise : «( ) donner une base légale à des conventions de partenariat général avec des associations, le plus souvent possible sous forme de conventions pluriannuelles d objectifs, permettant de revisiter les modalités de contractualisation entre la puissance publique et les associations». Montpellier, le 21 novembre
26 Nadine ROUILLON Les contrats pluriannuels d objectifs et de moyens sont, de longue date, un outil du secteur médicosocial. Le Plan de Lutte contre la Pauvreté ne fait pas référence, dans sa rédaction, à la question des moyens. Béatrice CLERGET LASNE, Directrice du GIP DSU de Montpellier Pourquoi le droit commun n adresse-t-il pas les interventions innovantes? Ne pourrait-il pas être envisagé de le faire évoluer? Yvan FERRIER Les départements ont des compétences en matière de redistribution de prestations. Or cette dernière est régie par des cadres légaux très stricts. Aussi les marges de manœuvre disponibles sont-elles très réduites. Les processus sont de plus en plus complexes. S y ajoutent des contraintes financières qui font que le «normatif» induit le contrôle. Les Conseils Généraux doivent identifier une nouvelle approche du social, en n étant plus de simples distributeurs de prestations sociales, mais en réorientant leurs actions sociales au service du développement social et du développement local. Ils peuvent, pour cela, s appuyer sur leurs services sociaux, à condition de leur donner des possibilités d initiative. Nadine CAPELY, Directrice de l Association Sésame (PO) Le Conseil Général, la CAF et l Etat ont participé à la mise en place d une action à destination des personnes en situation de mal-logement, en collaboration avec les travailleurs sociaux. Celle-ci a donné lieu à l élaboration de contrats pluriannuels. Toutefois, cette initiative pourrait être mise à mal du fait du désengagement de l Etat. Jacques FRAISSE, Directeur de l IRTS Il me semble indispensable de revisiter la place des instituts de formation aux métiers de l action sociale, afin qu ils tiennent mieux compte de la question de l initiative. Cela permettra d inscrire les travailleurs sociaux dans une nouvelle dynamique. 3. Expérience en matière d hébergement : focus sur Alternative Hôtels Jean-Philippe TURPIN, CIMADE Aujourd hui, il n est pas possible, pour les étrangers, d obtenir des papiers. Ils doivent déposer des demandes d asile. En dépit des discours, les expulsions ne solutionnent en rien les problèmes. De fait, la France accueille certaines personnes qui ne rentrent dans aucune case. Comment les prendre en charge? A Béziers, un collectif de défense des sans-papiers se bat pour qu ils sortent de la précarité administrative, laquelle les place automatiquement en situation de précarité sociale. Ils bénéficient toutefois d un certain nombre de mécanismes de prise en charge, notamment au titre de l aide sociale à l enfance. A Béziers, nombre de familles sont hébergées à l hôtel. L idée du projet est de les installer dans des appartements et de les accompagner dans leurs démarches administratives. Actuellement, la France expulse personnes par an et en régularise autant. Les Préfets, en effet, peuvent accorder des papiers à qui ils le souhaitent. Ils se positionnent souvent en fonction de critères d intégration. Le dispositif Alternative Hôtels permet aux sans-papiers, en leur donnant accès à un hébergement, de mener des démarches administratives en vue de leur régularisation, de participer à des collectifs. Il a pour objectif de leur apporter des conditions de vie plus sereines, afin de Montpellier, le 21 novembre
27 faciliter leur intégration. Il s appuie sur quatre appartements à Béziers et quatre appartements à Montpellier, qui accueillent chacun deux familles. Au bout d un an, les résultats en seront mesurés. Judith HUSSON, responsable du Pôle Social de la DDCS de l Hérault En complément, le Conseil Général et la DDCS de l Hérault sont associés au projet présenté, qui s inscrit dans une logique gagnant / gagnant. Ainsi, ce dernier est source d économies, les coûts d hébergement à l hôtel étant considérablement élevés. L Etat avait identifié, dans le cadre du Plan Territorial de Sortie de l Hiver, des publics en difficultés : les personnes sans domicile malades et vieillissantes ; les familles en situation irrégulière. Il est prévu d organiser une Commission d Orientation, à laquelle participeront les deux associations gestionnaires, le Conseil Général et la DDCS. Il est également envisagé de constituer un Comité de Pilotage, élargi à des associations compétentes en matière d accès aux droits des étrangers et au Bureau des Etrangers de la Préfecture. Nadine ROUILLON En 2012 pour information, le département de l Hérault a hébergé, au sein d hôtels, 498 familles. Bernard MATHES, Directeur de CHRS, Nîmes Le projet exposé ne manque pas d intérêt et pourrait répondre à des besoins exprimés dans le Gard. Quel est le statut des places ouvertes? Quid du dispositif d accompagnement afférent? Enfin, le projet constitue un exemple de synergie entre l Etat et le Conseil Général, notamment en matière de financement. Judith HUSSON La question du statut des places n a pas été l une de nos priorités. Les places ouvertes seront intégrées au mécanisme global d urgence. Par ailleurs, le financement du projet a été assuré, à parts égales, par l Etat et le Conseil Général. Pour l Etat, il repose sur l ALT et le BOP177 «classique». Une intervenante Le Conseil Général, pour sa part, utilise des crédits liés au fonds dédié à l innovation sociale. Jean-Philippe TURPIN L idée du projet est d apporter un soutien au public des sans-papiers, souvent maintenu à l écart des dispositifs existants. Par ailleurs, les personnes évoquées, qui ne sont ni expulsables, ni régularisables, n ont pas de statut spécifique. Aujourd hui, l Hérault n expulse aucune famille avec des enfants : aussi convient-il de tenir compte de ces dernières. Judith HUSSON Pour information, l expérimentation s est appuyée sur la CIMADE et ADAGES/ Maison du Logement, qui disposent d une véritable expertise juridique en matière d accompagnement des familles n ayant pas de papiers. Montpellier, le 21 novembre
28 4. Economie Sociale et Solidaire Sébastien FOREST, Directeur Adjoint au Conseil Général de l Hérault, chargé du développement durable Au sein du département, l insertion est intégrée à la problématique plus globale du développement durable. L économie sociale et solidaire, dans l Hérault, repose sur structures environ. Elle représente emplois (mutuelles, associations, coopératives, fondations) et couvre des activités très dépendantes du secteur public. Le Conseil Général essaie de répondre à des besoins émergents sur le territoire en les «solvabilisant dans le champs marchand». Aussi engage-t-il des investissements en matière d ingénierie de projets, à destination de structures de type Société Coopérative d Intérêt Collectif (SCIC). Récemment à titre d exemple, il a financé la mise en place : d une activité de restauration au sein du quartier de Pierres-Vives ; d activités de conciergerie ; d activités de recyclage ; de filières de construction à l aide de matériaux locaux. L Hérault est confronté à une progression du nombre de bénéficiaires du RSA : le Conseil Général essaie de les accompagner vers l emploi, à travers une filière d insertion progressive dans l économie classique. Enfin, le développement de l économie sociale et solidaire exige de faire preuve d une véritable conviction. L idée, encore une fois, est qu elle crée des emplois, qui ne seront pas financés par des fonds publics. 5. Témoignages : retour sur une expérience menée au sein du canton d Aramon Yvan FERRIER Elisabeth TOREL et Johan TROOSTER sont présents pour évoquer le lancement expérimental d un projet social de territoire, qui constitue un bon exemple de participation citoyenne. Johan TROOSTER, travailleur social au sein du Conseil Général du Gard Les travailleurs sociaux d Aramon avaient pour habitude de déployer, au sein du canton d Aramon, des actions qui rencontraient un fort succès à leur lancement, avant de décliner peu à peu. Face à ce constat, il a été décidé de mener une enquête auprès des habitants, reposant sur les deux questions suivantes : «Qu est-ce qui vous préoccupe sur votre territoire»? «Que proposez-vous»? Cette démarche a permis d identifier trois problématiques principales, à savoir la mobilité, l emploi et l isolement social. Elle a emporté la constitution d un Comité Technique, permettant de préparer une Assemblée Générale Citoyenne, en avril Les habitants ont pu prendre la parole, mettre en évidence leurs préoccupations et formuler des préconisations d amélioration. Par la suite, trois groupes de travail se composant d habitants ont été constitués. Le premier, dédié à la mobilité, a été invité à l Observatoire Citoyen des Transports Départementaux. Montpellier, le 21 novembre
29 Le deuxième a rencontré la Communauté de Communes du Pont-du-Gard. Le troisième a instauré des petits déjeuners mensuels dédiés aux échanges. Les différents travaux ont favorisé le déploiement des mesures suivantes : le renforcement de la fréquence de passage des bus ; le déploiement d un dispositif de transport à la demande ; la création d un Point Emploi au sein de la Maison de la Solidarité et de l Emploi d Aramon ; la création d une association de couture, permettant à des femmes isolées de se rencontrer une fois par semaine. L expérience, co-construite avec les habitants, a été extrêmement riche. Elisabeth TOREL, habitante d Aramon La démarche s est appuyée sur un dialogue constant avec les citoyens : ces derniers ont pu constater qu ils étaient véritablement entendus. Je participe à l un des groupes de travail depuis deux ans, ce qui m a permis de nouer des liens avec nombre d habitants. Laurent BEAUMONT, Délégué du Préfet à Alès Cette expérience me rappelle la création, par Bertrand Schwartz dans les années 80, de l association Moderniser Sans Exclure (MSE). Ce dernier avait ainsi constaté que les personnes exclues, souvent, étaient dépossédées de leur parole. Le mouvement MSE, qui existe encore aujourd hui, fait la promotion d outils technologiques permettant à des usagers de faire connaître leur perception des services publics. Il permet aux institutions publiques, si elles font preuve d écoute, de se remettre, parfois, en question. De la salle La ville d Aramon participe-t-elle aux travaux? Johan TROOSTER Oui. Les communes du canton d Aramon s impliquent très fortement dans la démarche. Nadine ROUILLON Au-delà de la prise en compte de la parole des habitants, l expérience témoigne de l intérêt de changer de regard sur ces derniers, qui peuvent apporter, à leurs territoires, de grands bénéfices. Yvan FERRIER L une de nos principales difficultés est de créer des espaces d initiatives dédiés aux habitants et aux professionnels et d accepter de prendre des risques. L expérience menée, ainsi, réinterroge les administrations et les opérateurs sur leurs pratiques. 6. Témoignages : recherche-action dans le cadre de la politique d accès au logement prioritaire Isabelle KNOWLES La recherche-action engagée a pour objectif de permettre à des populations en grande difficulté d accéder directement à un logement et de s y maintenir durablement. Elle se caractérise par : une implication exemplaire de nombreux acteurs ; une volonté de co-construction permanente. Montpellier, le 21 novembre
30 L idée est d aider les personnes évoquées à disposer d un bail à leur nom et de s y maintenir durablement. Enfin, les services de l Etat, les Collectivités, le Conseil Général, la municipalité, les bailleurs sociaux participent à la démarche mise en œuvre, aux côtés des citoyens concernés. Monsieur MATHES, Fondation de l Armée du Salut La recherche-action initiée s inscrit dans la droite ligne de la logique dite du «logement d abord». Il s agit, dans ce cadre, de promouvoir l accès au logement avec un bail de droit commun, sans passer par la case de l hébergement. Cette démarche, qui devrait s achever à la fin du mois de décembre, a soulevé plusieurs questions. La première renvoie à la mobilisation des bailleurs privés. La deuxième porte sur l évolution du travail social : les CHRS du Gard ont désigné, en leur sein, des référents, qui se sont régulièrement rencontrés, pour veiller à une cohérence de leurs pratiques, en matière d accompagnement. Christian PIAUX, Association pour le Logement dans le Gard (ALG) Le Gard se caractérise par la séparation stricte des acteurs de l hébergement et les acteurs du logement. L expérience mise en œuvre a été une occasion de décloisonner un peu les choses, à travers des échanges relatifs aux pratiques, à la complémentarité des dispositifs et à l intérêt des approches pluridisciplinaires. Dans les faits, les bailleurs sociaux du Gard ont littéralement boycotté la recherche-action. De ce fait, seuls sept ménages ont été relogés, dont un au sein du parc privé. Les six autres l ont été par le biais du dispositif DALO ou «du pouvoir réservataire». Or l objectif était de permettre le logement autonome de 30 ménages. L objectif était d échanger avec les bailleurs, le plus en amont possible, sur les problématiques auxquelles les familles étaient exposées. Sur ce plan, les difficultés ont été nombreuses. A défaut d information, les bailleurs se montrent méfiants vis-à-vis des familles bénéficiant de l aide d un travailleur social. Si des informations trop précises leur sont apportées sur ces dernières, leur méfiance peut s en trouver renforcée. Monsieur MATHES, Fondation de l Armée du Salut La question centrale est d utiliser, de manière cohérente, les outils aujourd hui disponibles pour traiter les problèmes liés au logement. A certains moments, les personnes suivies ont besoin d un accompagnement quasi-permanent. A d autres moments, elles en ont moins besoin. Aussi convient-il d adapter nos modes d accompagnement. De la salle A l écoute des différentes expériences, il m apparaît indispensable de répondre à la question suivante : comment faire accepter aux pouvoirs publics des projets qui ne s inscrivent pas dans la droite ligne des dispositifs de droit commun? Le Plan de Lutte contre la Pauvreté et pour l Inclusion sociale comporte un volet dédié à la promotion de l initiative sociale et de l initiative des associations. Enfin, les initiatives émanant de la Société Civile sont d autant plus intéressantes qu elles sont portées par plusieurs associations. Or les différentes expériences exposées constituent autant d exemples de projets portés par une seule association. De la salle Pourriez-vous nous apporter des précisions sur la notion de pluridisciplinarité? Montpellier, le 21 novembre
31 Christian PIAUX, Association pour le Logement dans le Gard (ALG) La pluridisciplinarité doit s entendre dans son acception large, ce qui pose la question de la coordination des différents acteurs. 7. Témoignage de l Association Le Tremplin (GARD) Daniel EYRAUD (CG GARD) L emploi est au cœur des préoccupations de la région Languedoc-Roussillon. Comment parler d inclusion sociale sans évoquer l emploi et le retour à l emploi? Le Tremplin est une association qui accompagne la politique départementale d insertion du Gard depuis 1989, année de mise en place du RMI. Il s intéresse à la récupération et au recyclage des vêtements. Hélène CALAND, Directrice de l Association Le Tremplin L association Le Tremplin existe depuis Elle a vu le jour suite aux inondations ayant frappé la ville de Nîmes. Elle est ensuite devenue un chantier d insertion. Elle a fait évoluer son activité et participer à la création du réseau Tissons la Solidarité. Les personnes qui font appel à nos structures sont essentiellement des femmes non qualifiées, qui élèvent seules leurs enfants et qui peinent à trouver un emploi. Nous gérons 250 tonnes de déchets textiles chaque année. Notre ambition est d utiliser le recyclage textile et la mode comme des supports d insertion. Nous trions les vêtements qui nous sont apportés chaque jour. Nous les lavons, les repassons, les raccommodons et les vendons ensuite au sein de l une de nos quatre boutiques nîmoises. Nous participons au développement de compétences : de chauffeur livreur ; de vendeuse / retoucheuse. Le travail constitue, pour nous, une réponse à la précarité et au besoin d insertion. Nous travaillons beaucoup avec les donateurs de vêtements. L association Le Tremplin s appuie sur : des contrats aidés (CDD de six mois pouvant aller jusqu à 24 mois) de 26 heures par semaine et rémunérés au SMIC ; la convention collective des chantiers d insertion, applicable depuis deux ans. Elle permet aux personnes de suivre une formation individuelle, en fonction de leurs souhaits. Pour cela, elle s appuie sur des financements territoriaux. Certaines personnes, toutefois, ne peuvent pas suivre de formation faute de disposer des prérequis nécessaires. Aussi sommes-nous en capacité de délivrer une «formation collective débouchant sur une certification des compétences». Le Tremplin s appuie sur des financements émanant du Conseil Général, du Fonds Social Européen et de la DIRECCTE. Il a développé un partenariat très important avec le service Insertion et Pôle Emploi. Le réseau Tissons la Solidarité a signé une convention avec des entreprises du secteur du Luxe, dont la fondation Chanel, visant à assurer la formation sur site des salariés en insertion. Cette démarche dite de mécénat des compétences permet à des salariés issus des sociétés précitées de former des personnes employées par Le Tremplin aux métiers de la vente, à l accueil clientèle, Montpellier, le 21 novembre
32 aux produits vendus en boutique et aux métiers de la couture. Les formations donnent ensuite lieu à l octroi d une attestation de compétences, signée par le responsable du chantier et la fondation Chanel. Enfin, une «griffe» a été créée : elle a été parrainée par Christian Lacroix. Nos salariés, tous les deux ans, défilent ainsi avec les vêtements qu ils ont réalisés. Nadine ROUILLON Je tenais à remercier toutes les personnes ayant participé à cet atelier. VIII. Restitution des ateliers et des témoignages sur les perspectives de mutualisation des bonnes pratiques 1. Restitution de l atelier n 1 Marie-Josée CHABBAL, DDCSPP de l Aude L objectif de l atelier n 1 était de répondre à la question suivante : «comment développer l accès aux droits des personnes en situation de précarité»? Il a été décidé de restreindre les échanges au droit aux prestations, au droit à la santé et au droit à la mobilité. a. Prestations Etat des lieux En matière d accès aux prestations, l état des lieux réalisé met en évidence : la réduction du nombre de guichets de service public en milieu rural et en milieu urbain et la fermeture temporaire des guichets de la CAF ; la difficulté qu ont les personnes en situation de précarité à utiliser les moyens électroniques à disposition ; la limitation de l intermédiation décidée par la CAF ou EDF, qui ne permet pas aux usagers de se faire représenter dans un certain nombre de démarches ; l absence de dispositifs d appui de préparation à la retraite. Préconisations Il convient d essayer de replacer les usagers en situation de précarité au cœur du système : en facilitant le travail des professionnels Pour cela, il serait utile d élaborer un répertoire des procédures, régulièrement mis à jour. en améliorant l autonomie des personnes précaires Le département de l Aude a déployé des «lieux ressources», qui permettent aux personnes en situation de précarité d élaborer leurs dossiers. en participant à l émergence d un réseau de partenaires mieux coordonné Il est indispensable d aider les professionnels à s emparer des difficultés de certains publics, comme les SDF ou les personnes handicapées. Montpellier, le 21 novembre
33 Exemples La Mutualité Sociale Agricole des Pyrénées-Orientales a déployé une organisation permettant de traiter les prestations en lien avec la retraite de manière globale. A Narbonne, une association aide les SDF à conserver leurs droits, à travers une veille sociale, de la médiation, la mise en place de permanence. Elle propose également aux bénéficiaires du RSA un suivi spécifique. La Lozère et l Aude ont constitué un réseau des relais de service public. Ce dispositif, auquel participe également Pôle Emploi, repose sur des personnes qui aident les demandeurs d emploi dans leurs démarches. Dans l Aude, dans les Pyrénées-Orientales et dans l Hérault, un bus PMI a été déployé, permettant aux usagers de se rendre au sein des structures leur permettant de faire valoir leurs droits. Conclusion L accompagnement des personnes en difficulté doit conserver une dimension humaine. Il ne doit pas reposer uniquement sur des dispositifs informatiques. Eric DOAT, DDCS des Pyrénées-Orientales En complément, force est de constater que les travailleurs sociaux des Conseils Généraux deviennent parfois des instructeurs pour le compte d organismes sociaux et parasociaux, ce qui constitue une dérive. Il est primordial, enfin, de ré-établir un véritable partenariat de proximité, auprès des services sociaux. b. Santé Eric DOAT, DDCS des Pyrénées-Orientales La santé est devenue un frein majeur à l insertion et à l inclusion. Ainsi, 30 % des bénéficiaires du RSA de l Hérault connaissent des problèmes de santé. D aucuns ne se soignent plus, s isolant progressivement. En conséquence, les Pyrénées-Orientales ont déployé : un Service de Prévention pour l Insertion ; un module d accueil et d orientation, financé par le Conseil Général, qui permet la mise à disposition de locaux, le financement du recours à un psychologue ; un centre de dépistage anonyme et gratuit, en liaison avec l ARS ; des mesures d aides aux personnes victimes de problèmes psychiques, en collaboration avec Cohérence Réseaux. Par ailleurs, le nombre de services en lien avec l offre de santé est important. Pour que cette dernière soit efficiente et accessible, les différents acteurs doivent se coordonner et, le cas échéant, faire évoluer leurs pratiques. Dans les Pyrénées-Orientales, la ville de Perpignan et la CPMA ont également déployé un centre d examen de santé à destination des bénéficiaires de la CMU. Montpellier, le 21 novembre
34 c. Mobilité Eric DOAT Le manque de mobilité est un frein important à l insertion et à l inclusion. Il concerne tant les territoires ruraux que les territoires urbains. Au sein des premiers, il est indispensable de déployer un dispositif de mobilité à destination des personnes éloignées des formations ou des emplois les intéressant. Pour cela, il convient : de permettre aux personnes d accéder, dans l urgence, à des moyens de transport (taxi, transport en commun) ; de travailler la question de la mobilité dans la durée, en favorisant l accès au permis de conduire de certaines personnes ; de penser la question du déménagement ; de déployer des relais de transport locaux ; de favoriser les prêts de véhicule ou le covoiturage ; de dispenser des conseils en matière d assurance automobile. Par ailleurs, l Aide Pour le Retour à l Emploi (APRE) est un outil extrêmement utile : il est indispensable de la développer et de veiller à lever les périodes de rupture associées. De plus, si les budgets associés ne sont pas entièrement consommés, les budgets de l année suivante sont revus à la baisse, ce qui constitue un frein. Enfin, il est nécessaire de préparer certaines personnes à accepter de changer de quartier ou de ville. 2. Restitution de l atelier n 2 Jean-Luc NEGRE, Directeur de l Association Gammes L objectif de l atelier n 2 était de répondre à la question suivante : «quelles innovations en matière de développement social, de coordination des acteurs et de valorisation des initiatives peuvent être envisagées»? a. Pourquoi innover? Le plan pluriannuel rappelle la nécessité de garantir à tous les citoyens : des ressources ; un accès aux droits sociaux ; un accès au logement ; un accès à l emploi ; la possibilité de bénéficier du mode de vie de référence par la consommation ; la possibilité de se prévenir contre les risques de l existence ; une maîtrise de leur avenir. La pauvreté est un processus qui découle de dysfonctionnements sociaux et se traduit par une situation de pénurie. La collectivité, ainsi, ne peut assurer à tous, les moyens de subsistance requis. En effet, ses moyens sont limités. Les politiques ne suffisant pas, d autres acteurs doivent prendre le relais. Montpellier, le 21 novembre
35 b. Comment innover? Avant toute chose, il convient : de poser un diagnostic territorial ; de co-construire des actions sociales et des actions de développement social ; d agir en partenariat et en coordination ; de pérenniser les actions mises en œuvre. Les situations à gérer sont très complexes, ce qu il faut accepter. Il est nécessaire de faire preuve, pour lutter contre la pauvreté, d une véritable volonté de réussir. Pour cela, il convient, au lieu d appliquer des réglementations et des normes, de partir des besoins. L innovation doit également pouvoir s appuyer sur la puissance institutionnelle. Les initiatives, quelles qu elles soient, exigent systématiquement la mise en œuvre d un travail de professionnalisation. Elles doivent tenir compte de la parole des personnes qu elles visent. L innovation, c est également un projet, dont les résultats doivent être mesurés. Pour cela, les objectifs doivent être clairement définis. Madame KNOWLES Tout au long de l atelier, a été martelée l envie qu ont tous les acteurs et les usagers de faire «bouger les lignes». Il est indispensable de repenser les politiques d insertion et d apporter des réponses au plus près des besoins des populations, en les associant à leur élaboration. Les dispositifs existants, qui reposent sur un cadre normé, doivent être assouplis. Comment pérenniser les expériences ayant connu la réussite? Comment les dupliquer? Ne faudrait-il pas constituer un fonds dédié à l innovation sociale, dans le cadre de la politique de droit commun? Comment lever les obstacles à l inclusion sociale? Comment changer les regards portés sur les populations précaires? Comment mieux reconnaître leurs capacités à agir? Comment établir, avec les usagers, un réel lien de confiance? Comment, enfin passer de l accès aux droits à l exercice des droits? IX. Conclusion des travaux François CHEREQUE L exercice de l action sociale met en œuvre des cultures très différentes, ce qui soulève un certain nombre de questions, en matière de rôle, de complémentarité et de responsabilité. Cela étant, nous parvenons de mieux en mieux à cerner : le rôle des départements en matière d action sociale ; le rôle de l Etat en matière d hébergement. Il n en demeure pas moins que le rôle de l Etat se définit de plus en plus «en creux», en matière d action sociale. En outre, la coordination des acteurs de l action sociale est évoquée de longue date, comme l a précédemment rappelé un intervenant. Elle est devenue indispensable, du fait de la raréfaction des moyens et de la complexité croissante des situations des personnes en difficulté sociale. Montpellier, le 21 novembre
36 Par ailleurs, les pratiques professionnelles sont au cœur des Etats Généraux du Travail Social. Les travailleurs sociaux doivent les mettre en avant, car ils sont les moteurs du déploiement opérationnel des politiques sociales. Les associations, les Conseils Généraux et les professionnels doivent avoir la possibilité d adapter les politiques nationales à leurs contextes locaux, ne serait-ce que pour véritablement faire preuve d innovation. Cette dernière doit mobiliser une véritable capacité d évaluation. Si nécessaire, le secteur social doit avoir le courage d interrompre certaines innovations mises en œuvre si elles ne fonctionnent pas. Eric Doat a indiqué : «Si les budgets associés à l APRE ne sont pas entièrement consommés, les budgets de l année suivante sont revus à la baisse». En réalité, le budget afférent à l APRE a finalement été reconduit sur la base de son niveau de l année précédente. Il n en demeure pas moins qu il est difficile de faire accepter aux fonctionnaires de Bercy que les budgets non entièrement consommés une année doivent, malgré tout, être reconduits l année suivante. Enfin, la participation des personnes en situation de précarité à l élaboration des dispositifs qui les concernent me semble indispensable. Pascal ETIENNE, DRJSCS Au préalable, je tenais à remercier les participants à cette manifestation, les directeurs départementaux ayant contribué à son organisation, les responsables des conseils généraux et les différentes associations. Nous nous efforcerons de restituer, de manière fidèle, la teneur des échanges du jour. Nous vous proposons de travailler sur : les schémas d observation régionaux, à travers une plateforme sanitaire et sociale qui regroupe les acteurs importants du territoire Ils doivent permettre d avoir une meilleure compréhension du phénomène de pauvreté. les assises du travail social Elles prolongeront la manifestation de ce jour. Enfin, il serait utile d organiser, dans peu de temps, un débriefing de la journée, afin de revenir sur les lignes directrices mises en évidence au sein des ateliers. Il me semble en effet nécessaire de prolonger les réflexions exposées aujourd hui. Montpellier, le 21 novembre
contre la pauvreté et pour l inclusion sociale
PREMIER MINISTRE PLAN PLURIANNUEL contre la pauvreté et pour l inclusion sociale 3 mars 2015 SYNTHÈSE Adopté à la suite d un comité interministériel de lutte contre l exclusion en 2013, le plan pluriannuel
DOSSIER DE PRESSE. Améliorer l hébergement des plus défavorisés : Un plan triennal pour réduire le recours aux nuitées hôtelières
DOSSIER DE PRESSE Améliorer l hébergement des plus défavorisés : Un plan triennal pour réduire le recours aux nuitées hôtelières Paris, le mardi 3 février 2015 Contact presse Ministère du Logement, de
La santé des jeunes Rhônalpins en insertion
La santé des jeunes Rhônalpins en insertion Diagnostic commun et actions partenariales URML, URHAJ et MFRA CRDSU (centre de ressources et d'échanges pour le développement social urbain) 12 octobre 2012
CONVENTION TRIENNALE D OBJECTIFS POUR LES QUARTIERS POPULAIRES 2013 / 2015. entre LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ,
CONVENTION TRIENNALE D OBJECTIFS POUR LES QUARTIERS POPULAIRES 2013 / 2015 entre LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ, LA MINISTRE DÉLÉGUÉE AUX PERSONNES AGÉES ET A L AUTONOMIE, LA MINISTRE
MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS PROTECTION SOCIALE
PROTECTION SOCIALE ASSURANCE MALADIE, MATERNITÉ, DÉCÈS MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS, DE LA FONCTION
LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS DANS LES CONTRATS DE VILLE DU LANGUEDOC-ROUSSILLON
PREFET DE LA REGION LANGUEDOC ROUSSILLON Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale Pôle Cohésion sociale Territoriale Montpellier, le 19 juin 2015 Dossier suivi par Rodolphe
1. STRUCTURATION FEDERALE BI POLAIRE
ADDITIF EXPLICATIF 1. STRUCTURATION FEDERALE BI POLAIRE Organisation de deux «secteurs» clairement identifiés dans leurs objectifs et missions. Sous la responsabilité d un pilotage unique, ces deux «secteurs»
Enjeux et. perspectives sociales. Observer pour agir. Parution de la Plate-forme d observation sociale et sanitaire du Languedoc-Roussillon
Enjeux et perspectives sociales Parution de la Plate-forme d observation sociale et sanitaire du Languedoc-Roussillon Observer pour agir N 1 juin 2014 Edition réalisée dans le cadre du partenariat de la
L'insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA en outre-mer
Inspection générale des affaires sociales RM2014-090R Inspection générale de l administration N 14-122/14-077/01 L'insertion professionnelle des bénéficiaires du RSA en outre-mer SYNTHESE Établie par Michel
Evaluation de la 1ère année de mise en œuvre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale
Inspection générale des affaires sociales Evaluation de la 1ère année de mise en œuvre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale TOME I RAPPORT Établi par François CHEREQUE Simon
Base de données sociales sur Paris
Base de données sociales sur Paris Fiches d identité sociale des 20 arrondissements - 2012 Apur - David Boureau Étude réalisée en collaboration avec le Centre d Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP)
Intervention de Marisol TOURAINE. Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des. femmes. Maison de Santé Pluridisciplinaire
1 Intervention de Marisol TOURAINE Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes Maison de Santé Pluridisciplinaire Magny-en-Vexin Vendredi 20 février 2015 Seul le prononcé fait
DOSSIER DE PRESSE. Sylvia Pinel présente 20 actions pour améliorer la mixité sociale dans le logement. Paris, le 15 avril 2015
DOSSIER DE PRESSE Sylvia Pinel présente 20 actions pour améliorer la mixité sociale dans le logement Paris, le 15 avril 2015 Contact presse Service de presse du ministère du Logement, de l Égalité des
Les allocataires des minima sociaux: CMU, état de santé et recours aux soins
études résultats et N 603 octobre 2007 Les allocataires des minima sociaux: CMU, état de santé et recours aux soins Une enquête a été effectuée par la DREES au deuxième trimestre 2006 auprès de personnes
Comité national d évaluation du rsa Annexes
Comité national d évaluation du rsa Annexes Annexe 11 La mise en place du Rsa dans les caisses d allocations familiales (*) Pauline Domingo, Stéphane Donné (Cnaf) Décembre 2011 Les documents d études sont
Réforme de la politique de la ville. Rencontre territoriale (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes) Lyon - 8 juillet 2014
Réforme de la politique de la ville Rencontre territoriale (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes) Lyon - 8 juillet 2014 Restitution de l atelier n 3 : Intitulé : Les communes et agglomérations concernées par
Lutter contre les exclusions
D 2 COHESION SOCIALE ENTRE LES POPULATIONS, LES TERRITOIRES, LES GENERATIONS Si, globalement, la population vélizienne semble peu exposée au risque d exclusion (taux d emploi élevé, revenu médian moyen,
LES PREMIÈRES ÉTAPES DU PACTE DE RESPONSABILITÉ ET DE SOLIDARITÉ EN SEINE-SAINT-DENIS
LES PREMIÈRES ÉTAPES DU PACTE DE RESPONSABILITÉ ET DE SOLIDARITÉ EN SEINE-SAINT-DENIS Edition 2014 SOMMAIRE Editorial de Monsieur le préfet. 1 Le pacte est au service des entreprises et des ménages 2-3
Allocution d ouverture de Jean DEBEAUPUIS, Directeur Général de l Offre de soins
Allocution d ouverture de Jean DEBEAUPUIS, Directeur Général de l Offre de soins Université d été de la performance en santé - 29 août 2014- Lille Monsieur le président, Monsieur le directeur général,
Introduction Frédéric PETITBON Un contexte difficile Nicolas PERNOT
Introduction Frédéric PETITBON Directeur général délégué, IDRH Les collectivités doivent à la fois respecter des engagements vis-à-vis des citoyens, poursuivre des démarches managériales et tenir compte
Les diagnostics territoriaux à 360 du sans abrisme au mal logement : démarche, objectifs et synthèse régionale
Les diagnostics territoriaux à 360 du sans abrisme au mal logement : démarche, objectifs et synthèse régionale Journée d étude «Les personnes sans chez soi» 29 mai 2015 2 Sommaire I. La démarche de diagnostic
Convention de partenariat pour l accès aux droits, aux soins et à la prévention des rennais
Vendredi 3 octobre 2014 Convention de partenariat pour l accès aux droits, aux soins et à la prévention des rennais Convention de partenariat pour l accès aux droits, aux soins et à la prévention des
Le système de protection sociale en santé en RDC
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DE L EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE Le système de protection sociale en santé en RDC 13/09/2013 1 I. Contexte national Plan II. Mesures de protection
CONTRAT DE VILLE DE NOUVELLE GENERATION
Direction de la ville et de la cohésion urbaine CONTRATT DE VILLE DE NOUVELLE GENERATION Proposition d architecture Novembre 2014 Les contrats de ville de nouvelle génération qui succèderont, à compter
Participation des habitants et contrats de ville Quels enjeux? Quelle mise en oeuvre?
Participation des habitants et contrats de ville Quels enjeux? Quelle mise en oeuvre? Note réalisée par l Observatoire Régional de l Intégration et de la Ville (ORIV) septembre 2014 Eléments de contexte
Plateforme d observation sociale et médico-sociale
Plateforme d observation sociale et médico-sociale Recherche-actions pour réduire le non-recours aux prestations sociales Nantes, le 19 novembre 2013 1 Le Secrétariat général pour la modernisation de l
la pauvreté 33 ses lutte contre territorial. création.cette n ne doit pas d insertion. 1. UNE Accompagner la Participation travaux sont évidemment
Accompagner la participation des allocataires Par Marion Drouault, responsable de projets à l (Version courte) Participation et RSA : «Accompagner la l participation des allocataires» S appuyant en particulier
Annexe 2 Les expressions du HCAAM sur la coordination des interventions des professionnels autour du patient
Annexe 2 Les expressions du HCAAM sur la coordination des interventions des professionnels autour du patient Dans son avis de 2012 «L assurance maladie : les options du HCAAM» qui synthétise l ensemble
Préparation des contrats de ville. Réunions Chefs de projet Novembre 2014
Préparation des contrats de ville Réunions Chefs de projet Novembre 2014 Contenu des contrats de ville 3 piliers Cohésion sociale Cadre de vie et renouvellement urbain (y compris hors NPNRU) Développement
vendredi 17 et samedi 18 octobre 2014 niort / salle de l acclameur Rendez-vous national innover et entreprendre créer son emploi
vendredi 17 et samedi 18 octobre 2014 niort / salle de l acclameur Rendez-vous national de S l économie ociale & olidaire entrée libre innover et entreprendre créer son emploi FondeR son association epargner
Dossier de presse. Adaptation des logements à la perte d autonomie : Des moyens renforcés pour 2013. 19 Mars 2013
Dossier de presse Adaptation des logements à la perte d autonomie : Des moyens renforcés pour 2013 19 Mars 2013 Contacts presse : Myra Frapier-Saab 06 70 10 82 24 1 Les enjeux Le nombre croissant de personnes
au service de chacun!
Les associations sanitaires et sociales : au service de chacun! Petite enfance Handicap Jeunes en danger Santé Personnes âgées Pauvreté, Exclusion * «L association est la convention par laquelle deux ou
Appel à projets Soutien à la dynamique des Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE)
Appel à projets Soutien à la dynamique des Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) Date de l ouverture de l appel à projets : Mi-juillet 2013 Date de clôture de l appel à projets : 31 octobre
Comité de pilotage de la plate-forme d observation des données sociales en région Centre-Val de Loire
DRJSCS Centre Compte rendu 15/06/2015 réunion du : 28/05/2015 objet Comité de pilotage de la plate-forme d observation des données sociales en région Centre-Val de Loire Présents : LECLERC Céline (ORS),
PROTECTION SOCIALE SÉCURITÉ SOCIALE : ORGANISATION, FONCTIONNEMENT MINISTÈRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA FONCTION PUBLIQUE
PROTECTION SOCIALE SÉCURITÉ SOCIALE : ORGANISATION, FONCTIONNEMENT MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITÉ MINISTÈRE DE LA SANTÉ, DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE
Projet de loi RSA et politiques d insertion Observations et propositions d amendements de l Uniopss
Projet de loi RSA et politiques d insertion Observations et propositions d amendements de l Uniopss Modalités d attribution des droits connexes au RSA Instaurer une automaticité de fait et non de droit
Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du 6 juin 2014 AGEN
Pacte de responsabilité et de solidarité Réunion du 6 juin 2014 AGEN 5 années de croissance perdues 1 850 Volume de la production nationale en milliard d'euros constants (valeur 2005) 1 800 1 750 1 700
CONTRAT DE PRESENCE POSTALE TERRITORIALE 2014-2016
Département Administration Paris, le 3 mars 2014 et Gestion Communales VP/AH/Note 11 Affaire suivie par Véronique PICARD CONTRAT DE PRESENCE POSTALE TERRITORIALE 2014-2016 La continuité - maintien du montant
«Politique des ARS pour les seniors»
«Politique des ARS pour les seniors» Claude EVIN, Directeur Général de l Agence Régionale de Santé d Ile-de-France XX/XX/XX L ARS, acteur majeur de la politique de santé et d accompagnement au service
Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes
Revenus Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes Marie-Émilie Clerc, Pierre Lamarche* Entre 2005 et 2011, l endettement des ménages a fortement augmenté, essentiellement du fait de la hausse
Les mesures pour relancer la construction de logements
Les mesures pour relancer la construction de logements Janvier 2015 Le logement est devenu, pour la plupart des Français, cher et difficilement accessible. Le secteur de la construction traverse une grave
Mobilisation contre le décrochage scolaire. Bilan de l action entreprise sur l année 2013 et perspectives pour l année 2014
Mobilisation contre le décrochage scolaire Bilan de l action entreprise sur l année 2013 et perspectives pour l année 2014 Mercredi 8 janvier 2014 SOMMAIRE Introduction : la Nation mobilisée contre le
Le Pacte de responsabilité et de solidarité
Le Pacte de responsabilité et de solidarité La France est à un moment décisif. Depuis plus de dix ans, l appareil de production s est affaibli, la compétitivité s est détériorée et le niveau de chômage
APPEL A PROJET ARS DE CORSE GROUPE D ENTRAIDE MUTUELLE POUR PERSONNES CEREBRO LESEES CAHIER DES CHARGES
APPEL A PROJET ARS DE CORSE GROUPE D ENTRAIDE MUTUELLE POUR PERSONNES CEREBRO LESEES CAHIER DES CHARGES Les Groupes d Entraide Mutuelle (GEM) ont pour objet d offrir aux personnes adultes handicapées un
RENCONTRE TRIPARTITE DU 18 FEVRIER 2009 : 30 MESURES URGENTES POUR FAIRE FACE A LA CRISE
RENCONTRE TRIPARTITE DU 18 FEVRIER 2009 : 30 MESURES URGENTES POUR FAIRE FACE A LA CRISE La CFTC demande l organisation d un marathon social. Il s agira d élaborer une liste lors de cette réunion du 18
La protection sociale en France
18 La protection sociale en France FONCTIONNEMENT La protection sociale peut fonctionner selon trois logiques. LA LOGIQUE D ASSURANCE SOCIALE La logique d assurance sociale a pour objectif de prémunir
Un Budget 2012 en hausse pour la jeunesse et l emploi. Unique et inédit!
Conférence de presse du 30 novembre 2011 Session budgétaire de la Région Auvergne* Un Budget 2012 en hausse pour la jeunesse et l emploi Unique et inédit! L Auvergne : 1 ère Région de France à lancer une
Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export
Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Depuis 2012, un ensemble d actions est engagé au service du renforcement
UN NOUVEAU DEPART POUR LA LMDE
DOSSIER DE PRESSE 24 OCTOBRE 2014 UN NOUVEAU DEPART POUR LA LMDE «Le régime étudiant comme pilier d une politique de santé des jeunes» CONTACT PRESSE LISA RIBEAUD 06 15 86 43 41 [email protected] [email protected]
Un nouvel État territorial
La réforme de l administration territoriale de l État 1 / 7 Un nouvel État territorial L organisation territoriale de l État en France est caractérisée par : une architecture historique calée sur les départements
Inégalités sociales de Santé Propositions du SMG dans le cadre de la discussion conventionnelle
Inégalités sociales de Santé Propositions du SMG dans le cadre de la discussion conventionnelle Le constat Des études de plus en plus nombreuses (1) (2) montrent que les déterminants socioéconomiques ont
Contribution de Médecins du Monde
Contribution de Médecins du Monde Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et les exclusions des 10 et 11/12/12 Thématique Hébergement / logement Cette contribution fait suite à la participation
Action de soutien à la mobilité
UNION EUROPÉENNE Fonds social européen Investit pour votre avenir PROGRAMME DEPARTEMENTAL D INSERTION 2012-2016 APPEL A PROJETS 2015 Action de soutien à la mobilité Date de lancement de l appel à projets
PROTECTION MALADIE LA COMPLÉMENTAIRE CMU
LA COMPLÉMENTAIRE CMU La complémentaire CMU (Couverture maladie universelle) est une protection maladie complémentaire de service public, gratuite, sous condition de ressources, dont le contenu est défini
Programme national «très haut débit»
Liberté. Égalité. Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Programme national «très haut débit» - 1 - Sommaire I. ENJEU 3 II. DESCRIPTION GENERALE 4 III. PILOTAGE DU PROGRAMME 4 IV. PHASE DE LANCEMENT DU PROGRAMME
LES CONSTATS. Les difficultés généralement pointées par les usagers et les partenaires sont :
QUELQUES ÉLÉMENTS DE CONTEXTE La conférence nationale contre la pauvreté et pour l inclusion sociale de (le 10 et 11 décembre 2012) a fait de la lutte contre les inégalités sociales une priorité nationale
Mutualisation des compétences
Premières Rencontres richesses humaines associatives 2 & 3 décembre 2014 ATELIER PROSPECTIF Mutualisation des compétences DEFINITIONS Mutualisation La mutualisation se définit comme la synergie entre deux
Renforcer la mobilisation du droit commun
Dossier ressources Comprendre le droit commun pour le renforcer dans les quartiers Dans son article 1 er, la loi pour la ville et la cohésion urbaine précise : «La politique de la ville mobilise et adapte,
UNE AMBITION TRIPARTITE POUR L EGALITE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES DANS L ENTREPRISE
UNE AMBITION TRIPARTITE POUR L EGALITE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES DANS L ENTREPRISE La grande conférence sociale a permis d établir une feuille de route ambitieuse, qui engage ensemble l Etat, les
De l insertion au logement : le dispositif Pass Accompagnement
Strasbourg, le 24 mai 2012 De l insertion au logement : le dispositif Pass Accompagnement Une matinée d informations et de témoignages de jeunes bénéficiaires du Pass Accompagnement a lieu ce jeudi 24
Ministère du travail, de l emploi et de la santé Direction de la sécurité sociale
Ministère du travail, de l emploi et de la santé Direction de la sécurité sociale Sous-direction de l accès aux soins, des prestations familiales et des accidents du travail Bureau couverture maladie universelle
Le point sur la couverture du risque maladie au Niger
REPUBLIQUE DU NIGER MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA LUTTE CONTRE LES ENDEMIES Le point sur la couverture du risque maladie au Niger I PLACE ACTUELLE DE L ASSURANCE MALADIE 1. Recensement des dispositions
APFP. Les Pays, moteurs de stratégies de développement territorial et de gouvernance locale. Contribution de l Association de
Mars 2012 cahier d acteurs Association de Promotion et de Fédération des Pays APFP APFP Pays / Territoires de projet Contribution de l Association de Promotion et de Fédération des Pays dans le cadre des
Ministère des sports. Le ministre des sports
Ministère des sports Direction des sports Mission sport et développement durable Personnes chargées du dossier : Arnaud JEAN Tél. : 01 40 45 96 74 Mel: [email protected] Fabienne COBLENCE
INNOVATION ET HABITAT PARTICIPATIF :
INNOVATION ET HABITAT PARTICIPATIF : Complément au chapitre VII «Valorisation du Patrimoine Régional et Projets Innovants» du cadre d intervention régional sur l habitat et le logement, adopté par délibération
Maréchal Ardans-Vilain. Denis. "Nos priorités : la jeunesse, la solidarité et le développement économique." Programme. Michel Petiot.
Canton Meudon - Chaville élections départementales Denis Cécile Maréchal Ardans-Vilain Alice Carton Michel Petiot Programme "Nos priorités : la jeunesse, la solidarité et le développement économique."
Contact chargées de mission FEHAP Centre : Magali BASTELICA, [email protected], 06 45 55 50 12 Nathalie PERPINIAL,
Contact chargées de mission FEHAP Centre : Magali BASTELICA, [email protected], 06 45 55 50 12 Nathalie PERPINIAL, [email protected], 06 74 72 73 78 SOMMAIRE Pourquoi la FEHAP intervientelle
CAHIER DES CHARGES Pour la mise en œuvre d une maison de santé pluridisciplinaire En Lot-et-Garonne
CAHIER DES CHARGES Pour la mise en œuvre d une maison de santé pluridisciplinaire En Lot-et-Garonne Les patients ont besoin d une réponse de proximité et d une prise en charge globale qui nécessite une
«seul le prononcé fait foi»
«seul le prononcé fait foi» Discours à l occasion de la réunion du Pacte de Responsabilité et de Solidarité Lundi 26 mai 2014 Lesparre-Médoc Mesdames et Messieurs les Parlementaires Mesdames et Messieurs
Positionnement de l UNCCAS relatif au registre national des crédits aux particuliers ou «fichier positif»
Positionnement de l UNCCAS relatif au registre national des crédits aux particuliers ou «fichier positif» Ce registre national des crédits aux particuliers a été introduit (article 22) dans le projet de
APPEL A PROJETS PROGRAMME DE PRÉFIGURATION DU PLAN NUMÉRIQUE
MINISTÈRE DE L ÉDUCATION NATIONALE, DE L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE APPEL A PROJETS PROGRAMME DE PRÉFIGURATION DU PLAN NUMÉRIQUE I. Public cible de l appel à projets Un appel à projets est
Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation
1 Septembre 2014 Quelles ressources pour vivre seul, en 2014, dans une commune du Doubs? Essai d évaluation Grand-Charmont est une commune de 5200 habitants qui compte 57 % de logements sociaux. Les revenus
PLEIN PHARE SUR LA CLAUSE SOCIALE
PLEIN PHARE SUR LA CLAUSE SOCIALE Un certain regard sur les résultats 2011 Ce guide est cofinancé par l Union Européenne Ce guide est cofinancé par l Union Européenne PLEIN PHARE SUR LA CLAUSE SOCIALE
Focus sur les politiques publiques de l épargne en France
Focus sur les politiques publiques de l épargne en France T. Mosquera Yon Banque de France 1 En France, les pouvoirs publics ont, dès 1818, souhaité mettre en place des dispositifs visant à encourager
2.1 - Améliorer l offre de soins sur le Pays
Module 2 : Services à la population 2.1 - Améliorer l offre de soins sur le Pays réservée : 400 000 OBJECTIFS STRATÉGIQUES - Développer les solidarités locales et l'accessibilité de tous aux services (Axe
Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS
Établissements de santé Droits et accueil des usagers Organiser une permanence d accès aux soins de santé PASS Recommandations et indicateurs Préface Faire face aux inégalités de santé qui touchent tout
N 377 ASSEMBLÉE NATIONALE PROPOSITION DE LOI
N 377 ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUATORZIÈME LÉGISLATURE Enregistré à la Présidence de l Assemblée nationale le 13 novembre 2012. PROPOSITION DE LOI relative à la création d un
ORIENTATIONS DES ACTIONS SOCIO-EDUCATIVES DU CEL 2011-2012
Document créé le 22/02/2011 Direction de l Education RHONE ORIENTATIONS DES ACTIONS SOCIO-EDUCATIVES DU CEL 2011-2012 En proposant aux collectivités territoriales de négocier et de signer les Contrats
Rappels sur les missions, l évolution des populations couvertes et les engagements stratégiques
DOSSIER DE PRESSE Point presse du 2 juillet 2013 ANNEXES Rappels sur les missions, l évolution des populations couvertes et les engagements stratégiques www.rsi.fr Une mission : assurer la protection sociale
2015-2016-2017. Entre,
Convention n Relative aux contributions respectives de l association «Jeunesse et Cultures», des Communes de Charmes, Thaon-les-Vosges et du Conseil général des Vosges à des actions dites de prévention
«La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.»
39 e Congrès de la Mutualité Française Résolution générale «La Mutualité Française ouvre de nouveaux chantiers innovants.» La crise financière, économique, sociale et écologique frappe durement notre pays,
Projet de loi de cohésion sociale / Propositions d amendements
Projet de loi de cohésion sociale / Propositions d amendements Pourquoi encourager la création de Centres Intercommunaux d Action Sociale est une réponse pertinente aux difficultés sociales auxquelles
Ensemble des mécanismes de prévoyance collective pour faire face aux conséquences financières des risques sociaux.
R4 = SÉCURITÉ SOCIALE, CMU, ABUS ET FRAUDES R4 = SÉCURITÉ SOCIALE, CMU, ABUS ET FRAUDES DÉFINITION : Ensemble des mécanismes de prévoyance collective pour faire face aux conséquences financières des risques
Le projet de loi relatif à l adaptation de la société au vieillissement
Le projet de loi relatif à l adaptation de la société au vieillissement DOSSIER PRESSE Mars 2015 Contact : [email protected] www.social-sante.gouv.fr Introduction Le projet de loi relatif à
Bilan de la concertation sur le PEDT
les périscolaires Bilan de la concertation sur le PEDT J www.ville-cergy.fr Sommaire 1. Préambule 4 2. Le cadre de la démarche 5 2.1. Les objectifs 6 2.2. Les sujets du débat 6 2.3. Le déroulé de la démarche
Commission des Affaires économiques. «De gauche et fier de l être!» Lutter contre les idées reçues les plus répandues
Commission des Affaires économiques «De gauche et fier de l être!» Lutter contre les idées reçues les plus répandues La protection des épargnants «Le Gouvernement ne protège pas les petits épargnants comme
Cette synthèse est destinée à faciliter la lecture et. Juillet 2012. Avertissement
COUR DES COMPTES Synthèse du Rapport public thématique Juillet 2012 La politique de la ville Une décennie de réformes Avertissement Cette synthèse est destinée à faciliter la lecture et l utilisation du
+ 34,7 % 1. Le budget. L Budget exécuté 2006 à 2009 de la CNSA et budget prévisionnel 2010. entre 2006 et 2009.
Chiffres clés 21 Créée en 24, la CNSA contribue au financement des politiques d aide à l autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle consacre en particulier une grande part de son
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTE
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTE Direction générale de l offre de soins Sous-direction de la régulation Bureau R4 Dossier suivi par Denise Bauer Tél. : 01 40 56 52 78 Mel. : [email protected]
Accompagnement renforcé du public PLIE Cadre de référence de Plaine Commune, Le PLIE
Accompagnement renforcé du public PLIE Cadre de référence de Plaine Commune, Le PLIE I- PREAMBULE 2 II- CAHIER DES CHARGES 2 II-1-Objectifs /Finalité 2 II-2-Public visé 3 II-3-Durée des parcours 3 II-4-Missions
CONFERENCE NATIONALE DU HANDICAP. Relevé des conclusions
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE Service de presse Paris, le 11 décembre 2014 CONFERENCE NATIONALE DU HANDICAP Relevé des conclusions A l occasion de la Conférence nationale du handicap du 11 décembre 2014,
sociales (pour information) CIRCULAIRE DGS(SD6/A)/DGAS/DSS/2002/551 / du 30 octobre 2002 relative aux appartements de coordination thérapeutique (ACT)
Le Ministre de la Santé, de la Famille Et des personnes Handicapées A Mesdames et Messieurs les Préfets de région Direction régionales des affaires sanitaires et sociales Mesdames et Messieurs les Préfets
CDAJE 16 mai 2014 COMMISSION DÉPARTEMENTALE D ACCUEIL DES JEUNES ENFANTS. MICRO CRECHE - CDAJE 16 mai 2014
CADRE DÉPARTEMENTAL DE RÉFÉRENCE CDAJE À l intention des élus municipaux et leurs représentants, des institutions, de l ensemble des acteurs de la petite enfance et des porteurs de projet. CDAJE 16 mai
Séminaire «L éducation non formelle, un projet pour les habitants dans la cité»
Séminaire «L éducation non formelle, un projet pour les habitants dans la cité» Organisé dans le cadre du IX Congrès International des Villes Educatrices Le Mercredi 13 septembre 2006 A l Ecole Normale
Débat participatif. La vie chère. «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse»
Débat participatif La vie chère «Les Français n ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d achat baisse» Ségolène ROYAL Les enjeux de notre débat : Réconcilier les Français
COUT DE LA VIE ETUDIANTE SELON LES VILLES UNIVERSITAIRES
DOSSIER DE PRESSE 17 AOÛT 2015 COUT DE LA VIE ETUDIANTE SELON LES VILLES UNIVERSITAIRES Cout de la vie étudiante selon les villes universitaires CONTACT PRESSE Pauline Collet 06 88 27 92 59 [email protected]
Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets
Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Les services publics locaux de l environnement : des services discrets mais moteurs de développement Depuis leur mise en
DE LA STRATEGIE LEADER. Appel d offres Novembre 2014
CAHIER DES CHARGES ACCOMPAGNEMENT A LA DEFINITION DE LA STRATEGIE LEADER DU PNR DE LA BRENNE Appel d offres Novembre 2014 Parc naturel régional de la Brenne Maison du Parc Le Bouchet - 36300 ROSNAY 02
LES SERVICES D AIDE À LA PERSONNE EN FRANCE, PAR
LES SERVICES D AIDE À LA PERSONNE EN FRANCE, PAR L UNA (UNION NATIONALE DE L AIDE, DES SOINS ET DES SERVICES AUX DOMICILES) Les services à la personne sont définis en France par le Plan de développement
