Experts en économie de l'environnement et des ressources naturelles
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- Jean-Michel Vivien Corbeil
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1 Titre du rapport RAPPORT FINAL (PRÉLIMINAIRE) Les retombées économiques de l industrie acéricole au Québec et au Canada Rapport final Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) Novembre 2010 Experts en économie de l'environnement et des ressources naturelles ÉcoRessources 825, rue Consultants, Raoul-Jobin, for Québec (NOM DU (Québec) CLIENT) Canada G1N 1S , rue St-Alexandre, Montréal (Québec) Canada H2Z 1P8 [email protected]
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3 Sommaire exécutif En 2009, les producteurs acéricoles, regroupés sur entreprises en production détentrices d un contingent, ont récolté 100 millions de livres et ont généré un chiffre d affaires de 276 millions de dollars (M$). La production acéricole québécoise a engendré emplois totaux (équivalents temps plein, ETP) et a créé 278 M$ en produit intérieur but (PIB). La région de Chaudière-Appalaches est la plus importante au Québec avec ETP et près de 71 M$ de PIB. L Estrie, le Bas-Saint-Laurent et la région Centre-du-Québec suivent en matière d emplois avec, en moyenne, 650 ETP. À l échelle canadienne, les activités de transformation de sirop d érable du Québec ont généré ETP, dont au Québec. En outre, la transformation québécoise a produit un PIB total de 211 M$ à l échelle canadienne dont 189 M$ pour la province de Québec. Quant au secteur des cabanes à sucre québécoises de type restaurant, il a généré emplois équivalents temps plein (ETP), dont ETP directs au Québec. Le secteur a engendré 189 M$ de PIB à l échelle canadienne dont 144 M$ au Québec. Ainsi, en 2009, la filière acéricole québécoise a créé emplois équivalents temps plein directs, indirects et induits au Canada, dont 87 % sont situés au Québec. Elle a engendré une richesse de 734 M$ au Canada, dont 610 M$ au Québec. Les revenus de taxation de la filière acéricole québécoise ont atteint 131 M$ pour l ensemble des paliers gouvernementaux, avant parafiscalité. La production acéricole des provinces de l Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle- Écosse a créé, au Canada, un PIB total additionnel de 44 M$ et 934 ETP. Ainsi, au total, l industrie acéricole canadienne a créé emplois directs et emplois totaux (directs, indirects et induits) au Canada en 2009, ainsi que 343 M$ de PIB direct et 778 M$ de PIB total. Les ETP directs créés par le secteur primaire acéricole québécois sont équivalents à environ emplois temporaires à temps plein (en incluant les exploitants agricoles) durant les 12 semaines où se concentrent les opérations acéricoles (entaillage, récolte et nettoyage). Cette étude compare également les bénéfices attendus d un investissement destiné à la production acéricole et un autre visant la production ligneuse. Dans la situation actuelle, il est plus rentable d exploiter une érablière en vue de produire du sirop d érable que d alimenter des usines de sciage; on prévoit que cette situation durera dans les prochaines années. Le fait que les résultats de modèles intersectoriels soient présentés avec des unités non arrondies ne reflète pas un degré de précision à l unité près. Il s agit d estimations reposant sur des hypothèses les plus réalistes possibles. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec i
4 Équipe Recherche, analyse et rédaction Louis-Samuel Jacques, ÉcoRessources, Directeur adjoint Marjolaine Mondon, ÉcoRessources, Analyste Jean Nolet, ÉcoRessources, Président Marcel LeBreton, EcoTec Consultants Maurice Doyon, Université Laval, Conseiller scientifique Michel Vincent, Groupe Del Degan Massé, Économiste Révision linguistique Alexandra Pilarski, Relectrice externe Mise en page Josée Messier, ÉcoRessources, Adjointe administrative Remerciements Cette étude n aurait pu être réalisée sans la collaboration de plusieurs intervenants, notamment le personnel de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ); l Association des restaurateurs de cabanes à sucres du Québec; les propriétaires de nombreuses cabanes à sucre de type restaurant; le personnel de nombreuses entreprises de transformation acéricole (acheteurs autorisés) et plusieurs répondants des autres provinces canadiennes produisant du sirop d érable, nommément : Ontario Maple Syrup Producers Association; Algoma Maple Syrup Producers Association; Association Acéricole du Nouveau-Brunswick; Maple Producers Association of Nova Scotia. L équipe de réalisation de cette étude leur est reconnaissante d avoir généreusement offert du temps, de l expertise et des données au bénéfice du secteur acéricole. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec ii
5 Table des matières SOMMAIRE EXÉCUTIF... I SIGLES ET ABRÉVIATIONS... VIII 1. INTRODUCTION STATISTIQUES SUR L INDUSTRIE ACÉRICOLE STATISTIQUES GÉNÉRALES PRODUCTION ACÉRICOLE POUR L ANNÉE DE RÉFÉRENCE CHOISIE, LA TRANSFORMATION ACÉRICOLE LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DU SECTEUR ACÉRICOLE QUÉBÉCOIS MÉTHODOLOGIE UTILISÉE DONNÉES UTILISÉES Secteur de la production Secteur de la transformation Secteur des cabanes à sucre de type restaurant RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE LA TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT SYNTHÈSE POUR L ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE (PRODUCTION, TRANSFORMATION ET CABANES À SUCRE DE TYPE RESTAURANT) LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE DES AUTRES PROVINCES CANADIENNES PRODUCTRICES DE SIROP D ÉRABLE DONNÉES UTILISÉES LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE DES AUTRES PROVINCES PRODUCTRICES LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE L INDUSTRIE ACÉRICOLE AU CANADA ANALYSE ET DISCUSSION ANALYSE MISES EN GARDE Incertitude reliée aux modèles utilisés Effets induits Décisions et hypothèses ponctuelles COMPARAISON DES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE L INDUSTRIE ACÉRICOLE ET DE L INDUSTRIE DU SCIAGE DE FEUILLUS MODÈLE INTERSECTORIEL ET INDUSTRIE DU SCIAGE DE FEUILLUS LA COMPARAISON DE LA RENTABILITÉ D INVESTISSEMENTS DANS LES ACTIVITÉS SYLVICOLES ET ACÉRICOLES CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE ANNEXES ANNEXE 1. DÉTAIL DES MODÈLES INTERSECTORIELS UTILISÉS ANNEXE 2. HYPOTHÈSES ET AJUSTEMENTS AUX STATISTIQUES DE PRODUCTION ANNEXE 3. RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES RÉGIONS EN MATIÈRE D EMPLOIS ET DE PIB ANNEXE 4. RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES EN MATIÈRE D EMPLOIS ET DE PIB ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec iii
6 ANNEXE 5. RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DES ACTIVITÉS DE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES EN MATIÈRE D EMPLOIS ET DE PIB ANNEXE 6. RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DU SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT EN MATIÈRE D EMPLOIS ET DE PIB ANNEXE 7. RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE L ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES EN MATIÈRE D EMPLOIS ET DE PIB ANNEXE 8. RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE DE L ONTARIO, DU NOUVEAU- BRUNSWICK ET DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE EN MATIÈRE D EMPLOIS ET DE PIB ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec iv
7 Liste des tableaux TABLEAU 1. EMPLOIS DIRECTS EN ÉQUIVALENTS TEMPS PLEIN PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, TABLEAU 2. VENTES DE SIROP D ÉRABLE ET REVENUS TOTAUX, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, TABLEAU 3. EMPLOIS DIRECTS ET TOTAUX DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, TABLEAU 4. PIB DIRECT ET TOTAL DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, TABLEAU 5. PIB ET EMPLOIS TOTAUX DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, TABLEAU 6. REVENUS NETS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LA PRODUCTION ACÉRICOLE DU QUÉBEC EN 2009 (EN MILLIONS DE $) TABLEAU 7. RETOMBÉES DE LA TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE AU QUÉBEC ET DANS L ENSEMBLE DU CANADA, TABLEAU 8. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR L ENSEMBLE DES ACTIVITÉS DE TRANSFORMATION ACÉRICOLE DU QUÉBEC, 2009 (EN MILLIONS DE $) TABLEAU 9. PIB ET EMPLOIS TOTAUX DU SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT DANS LES PROVINCES CANADIENNES, TABLEAU 10. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LE SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT, 2009 (EN MILLIONS DE $) TABLEAU 11. EMPLOIS TOTAUX CRÉÉS PAR LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, TABLEAU 12. PIB TOTAL CRÉÉ PAR LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, TABLEAU 13. REVENUS DE TAXATION POUR LES GOUVERNEMENTS PROVENANT DE LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, 2009 (EN MILLIONS DE $) TABLEAU 14. DONNÉES D ENTRÉES POUR L ONTARIO, LE NOUVEAU-BRUNSWICK ET LA NOUVELLE- ÉCOSSE TABLEAU 15. PIB TOTAL ET EMPLOIS TOTAUX AU CANADA CRÉÉS PAR LA PRODUCTION ACÉRICOLE DES PROVINCES DE L ONTARIO, DU NOUVEAU-BRUNSWICK ET DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE, TABLEAU 16. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LA PRODUCTION ACÉRICOLE DES PROVINCES DE L ONTARIO, DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE ET DU NOUVEAU- BRUNSWICK, 2009 (EN MILLIONS DE $) TABLEAU 17. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LA PRODUCTION ACÉRICOLE DES PROVINCES L ONTARIO, DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE ET DU NOUVEAU- BRUNSWICK DANS LES AUTRES PROVINCES CANADIENNES ET POUR L ENSEMBLE DU CANADA, 2009 (EN MILLIONS DE $) TABLEAU 18. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS CRÉÉS PAR L INDUSTRIE ACÉRICOLE CANADIENNE, 2009 (EN ETP) TABLEAU 19. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT CRÉE PAR L INDUSTRIE ACÉRICOLE CANADIENNE, 2009 (EN $) TABLEAU 20. PARAMÈTRES AJUSTABLES COMPOSANT LE MODÈLE FINANCIER PERMETTANT DE COMPARER LA RENTABILITÉ ATTENDUE D INVESTISSEMENTS EN PRODUCTION ACÉRICOLE ET EN PRODUCTION DE FEUILLUS DE SCIAGE ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec v
8 TABLEAU 21. FLUX DE TRÉSORERIE DÉCOULANT D UN INVESTISSEMENT EN ACÉRICULTURE TABLEAU 22. FLUX DE TRÉSORERIE DÉCOULANT D UN INVESTISSEMENT EN SYLVICULTURE TABLEAU 23. NOMBRE D HEURES TRAVAILLÉES PAR TYPE D ENTREPRISE PAR ANNÉE TABLEAU 24. AJUSTEMENT DES AMORTISSEMENTS POUR LE MODÈLE TABLEAU 25. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 (EN ETP) TABLEAU 26. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 ($) TABLEAU 27. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 (EN ETP) TABLEAU 28. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 ($) TABLEAU 29. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DES ACTIVITÉS DE PREMIÈRE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 (EN ETP) TABLEAU 30. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DES ACTIVITÉS DE SECONDE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 (EN ETP) TABLEAU 31. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT GÉNÉRÉ PAR LES ACTIVITÉS DE PREMIÈRE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 ($) TABLEAU 32. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT GÉNÉRÉ PAR LES ACTIVITÉS DE SECONDE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 ($) TABLEAU 33. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LES ACTIVITÉS DE TRANSFORMATION ACÉRICOLE DU QUÉBEC EN 2009 (EN MILLIONS DE $) TABLEAU 34. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DU SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT, 2009 (EN ETP) TABLEAU 35. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT DU SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT, 2009 ($) TABLEAU 36. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DE L ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE (PRODUCTION, PREMIÈRE ET SECONDE TRANSFORMATION ET CABANES À SUCRE DE TYPE RESTAURANT), 2009 (EN ETP) TABLEAU 37. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT CRÉÉS PAR L ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE (PRODUCTION, PREMIÈRE ET SECONDE TRANSFORMATION ET CABANES À SUCRE DE TYPE RESTAURANT), 2009 ($) TABLEAU 38. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE DE L ONTARIO, DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE ET DU NOUVEAU-BRUNSWICK, 2009 (EN ETP) TABLEAU 39. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE DE L ONTARIO, DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE ET DU NOUVEAU-BRUNSWICK, 2009 ($) ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec vi
9 Liste des figures FIGURE 1. ÉVOLUTION DE LA PART DE PRODUCTION DE SIROP D ÉRABLE DU QUÉBEC, DES ÉTATS- UNIS ET DES AUTRES PROVINCES CANADIENNES ET PRODUCTION TOTALE DE 1990 À FIGURE 2. ÉVOLUTION DE LA PRODUCTION QUÉBÉCOISE EN VOLUME ET EN VALEUR ET DES EXPORTATIONS EN VOLUME ENTRE 1980 ET FIGURE 3. RÉPARTITION DU NOMBRE D ENTREPRISES ACÉRICOLES PAR RÉGION ADMINISTRATIVE DE PRODUCTION, FIGURE 4. PRODUCTION ET NOMBRE D ENTAILLES PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, FIGURE 5. PRODUCTION MOYENNE PAR ENTREPRISE ET NOMBRE D ENTAILLES DÉCLARÉES PAR ENTREPRISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, FIGURE 6. PRODUCTION ANNUELLE DE SCIAGE DE FEUILLUS AU QUÉBEC ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec vii
10 Sigles et abréviations $/lb : dollars par livre CSA : Cadre stratégique agricole ETP : Équivalents temps plein FPAQ : Fédération des producteurs acéricoles du Québec ISQ : Institut de la statistique du Québec M$ : Millions de dollars MAPAQ : ministère de l'agriculture, des Pêcheries et de l'alimentation du Québec PIB : Produit intérieur brut PICAA : Programme international du Canada pour l'agriculture et l'alimentation PMC : Propension moyenne à consommer VAN : Valeur actuelle nette ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec viii
11 1. Introduction Dans la dernière décennie, la filière acéricole s est beaucoup professionnalisée. Les surplus de sirop d érable, qui ont fait les manchettes il y a quelques années, ont été écoulés. La croissance de l offre a même permis d augmenter les contingents ces dernières années. De plus, de nombreuses opportunités continuent de se présenter au secteur : croissance générale des marchés d exportation, malgré un taux de change défavorable; investissements possibles dans le développement de la forêt publique; développement de la deuxième et de la troisième transformation; etc. Ces phénomènes sont d autant plus remarquables compte tenu du contexte difficile des secteurs agricole et forestier. Bien que l acériculture ait fortement progressé au cours des dernières années, sa contribution économique à l échelle québécoise et canadienne est peu documentée. En effet, les dernières études de retombées économiques datent de la fin des années 90. C est dans ce contexte que cette étude tentera de répondre aux questions suivantes : Quelles sont les retombées économiques de la production et de la transformation acéricoles au Québec et dans les différentes régions du Québec, en matière d emplois, de PIB et de revenus fiscaux? Quelles sont les retombées économiques des cabanes à sucre québécoises qui offrent des repas typiques durant le temps des sucres? Quelles sont les retombées économiques de la production acéricole canadienne? Comment se comparent ces retombées à celles des activités forestières? Le chapitre 2 met en contexte l industrie acéricole du Québec et expose les principaux indicateurs de l industrie en Le chapitre 3 présente les hypothèses et les résultats des retombées économiques de la production et de la transformation acéricole du Québec ainsi que celles du secteur des cabanes à sucre de type restaurant. Le chapitre 4 présente les retombées économiques de la production acéricole dans les autres provinces canadiennes. Le chapitre 5 fournit les résultats des retombées économiques de l industrie acéricole au Canada. Le chapitre 6 les analyse et les met en perspective. Le chapitre 7 compare la rentabilité des activités forestières québécoises avec celle des activités acéricoles. Mise en garde Le fait que les résultats de modèles intersectoriels soient présentés avec des unités non arrondies ne reflète pas un degré de précision à l unité près. Il s agit d estimations reposant sur des hypothèses les plus réalistes possibles. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 1
12 2. Statistiques sur l industrie acéricole 2.1 Statistiques générales En 2009, selon les données de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), le Québec comptait plus de producteurs acéricoles regroupés sur entreprises détenteurs d un contingent. Cette même année, l acériculture au Québec a généré un chiffre d affaires estimé à 276 M$ avec une récolte évaluée à plus de 100 millions de livres. Le Québec a ainsi produit 94 % de la production canadienne de sirop d érable et 71 % de la production mondiale. Par ailleurs, selon les données du ministère de l'agriculture, des Pêcheries et de l'alimentation du Québec (MAPAQ), la province compte 320 cabanes à sucre de type restaurant. L évolution de la production québécoise de sirop d érable est ponctuée de hausses et de baisses régulières. Deux facteurs affectent le niveau de production, soit la hausse du nombre d entailles et les variations naturelles annuelles. Ainsi, la production québécoise a presque doublé de 2008 à 2009, principalement grâce aux variations naturelles. Malgré les variations annuelles qui peuvent être importantes, une tendance à la hausse de la production totale est perceptible depuis 1990, comme l illustre la Figure 1. Cette figure indique également que le Québec a produit entre 65 et 82 % de la production mondiale au cours des 20 dernières années. FIGURE 1. ÉVOLUTION DE LA PART DE PRODUCTION DE SIROP D ÉRABLE DU QUÉBEC, DES ÉTATS-UNIS ET DES AUTRES PROVINCES CANADIENNES ET PRODUCTION TOTALE DE 1990 À 2009 Source : Graphique réalisé à partir des données de la FPAQ (2009), compilation ÉcoRessources Consultants. Plus spécifiquement, alors que le volume de production mondiale a augmenté de 165 % entre 1990 et 2009, la production québécoise, quant à elle, a cru de 190 %. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 2
13 La valeur de la production québécoise a suivi cette croissance, passant de 30,9 M$ en 1980 à 276 M$ en Le prix pondéré du sirop d érable est lui aussi en croissance régulière depuis les années 1980 : il est passé de 0,97 dollar par livre ($/lb) en 1980 à 2,72 $/lb en FIGURE 2. ÉVOLUTION DE LA PRODUCTION QUÉBÉCOISE EN VOLUME ET EN VALEUR ET DES EXPORTATIONS EN VOLUME ENTRE 1980 ET 2009 Source : Graphique réalisé à partir des de la FPAQ (2009), compilation ÉcoRessources Consultants. Les exportations canadiennes de sirop d érable sont passées, quant à elles, de 13 millions de livres en 1980 à 75,3 millions de livres en Les États-Unis sont les premiers acheteurs de sirop canadien avec 66,8 % des parts de marché en valeur en 2008, suivis par le Japon avec 10,5 % du marché. Selon les données disponibles les plus récentes, fin 2009, les exportations canadiennes de sirop d érable s élevaient à 89,5 millions de livres. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 3
14 2.2 Production acéricole pour l année de référence choisie, 2009 En 2009, entreprises sous contingentement ont produit du sirop d érable au Québec. Parmi celles-ci, 63 % exploitaient entre 0 et entailles en production, 30 % entre et entailles en production et un peu plus de 6 % exploitaient plus de entailles en production. Ces entreprises étaient situées dans 13 régions administratives (comprenant toutes les régions du Québec excepté Montréal, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec où aucune érablière n est répertoriée, de même que les régions de Laval et du Saguenay-Lac-Saint-Jean où aucune entreprise avec contingent n était en production en 2009). En outre, plus de la moitié des entreprises en production étaient situées en Chaudière-Appalaches; 12 % dans le Centre-du- Québec; 11 % en Estrie et 8,5 % et dans le Bas-Saint-Laurent. La Figure 3 illustre la répartition des entreprises acéricoles au sein des 13 régions québécoises qui produisaient du sirop d érable en Notons que les régions de Montréal et des Laurentides ont été regroupées aux fins d analyse. FIGURE 3. RÉPARTITION DU NOMBRE D ENTREPRISES ACÉRICOLES PAR RÉGION ADMINISTRATIVE DE PRODUCTION, 2009 Source : Graphique réalisé à partir des données de la FPAQ (2010), compilation ÉcoRessources Consultants. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 4
15 La Figure 4 illustre le nombre total d entailles par région et la production totale de sirop d érable dans chaque région administrative du Québec. Encore une fois, à ce chapitre, les régions de Chaudière-Appalaches; du Centre-du-Québec; de l Estrie et du Bas-Saint-Laurent se démarquent par un nombre d entailles et une production totale supérieurs à la moyenne québécoise. FIGURE 4. PRODUCTION ET NOMBRE D ENTAILLES PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 Source : Graphique réalisé à partir des données de la FPAQ (2010), compilation ÉcoRessources Consultants. Note : L axe de gauche correspond à la production totale de sirop par région et à la production moyenne de sirop par région. L axe de droite correspond au nombre total d entailles et au nombre moyen d entailles par région. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 5
16 La Figure 5 illustre le nombre moyen d entailles ainsi que la production moyenne par entreprise, dans chaque région administrative en Dans ce cas précis, les régions de la Gaspésie-Îlesde-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent, de l Outaouais et de l Estrie ont une taille moyenne, exprimée par entaille et production par entreprise, supérieure à la moyenne québécoise. FIGURE 5. PRODUCTION MOYENNE PAR ENTREPRISE ET NOMBRE D ENTAILLES DÉCLARÉES PAR ENTREPRISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 Source : Graphique réalisé à partir des données de la FPAQ (2010), compilation ÉcoRessources Consultants. Note : L axe de gauche correspond à la production totale de sirop par entreprise et à la production moyenne de sirop par entreprise. L axe de droite correspond au nombre d entailles par entreprise et au nombre moyen d entailles par entreprise. Plus spécifiquement : Les régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec sont les deux régions où l on compte le plus grand nombre d entreprises acéricoles, avec respectivement 17,2 et 4,4 millions d entailles. Toutefois, la production moyenne des entreprises de ces deux régions ( livres/entreprise en Chaudière-Appalaches et livres/entreprise dans le Centre-du-Québec) est inférieure à la moyenne québécoise de livres/entreprise. Les entreprises du Bas-Saint-Laurent ( livres/entreprise) produisaient, en moyenne, trois fois plus de sirop d érable que celles de Chaudière-Appalaches ( livres/entreprise). La Montérégie comprenait sensiblement le même nombre d entreprises que le Bas-Saint- Laurent, mais elle comptabilisait seulement 2,6 millions d entailles comparativement à 7,6 millions. Les entreprises en Estrie géraient plus de 6 millions d entailles et elles avaient une production moyenne légèrement supérieure à la moyenne provinciale. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 6
17 Malgré leurs petits effectifs, les producteurs du Bas-Saint-Laurent sont ceux qui possèdent, en moyenne, le plus grand nombre d entailles par entreprise ( entailles/entreprise), soit une fois et demie la moyenne provinciale (8 511 entailles/entreprise). Les producteurs de Chaudière- Appalaches sont très nombreux mais ils représentent aussi ceux qui possèdent le deuxième plus petit nombre d entailles en moyenne (5 013 entailles/entreprise). Ainsi, seules les entreprises de Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent, de l Outaouais et de l Estrie ont une production moyenne par entreprise supérieure à la moyenne provinciale. Par ailleurs, seules les régions du Bas-Saint-Laurent, du Centre-du-Québec, de l Estrie et de Chaudière-Appalaches dépassent la moyenne provinciale du nombre d entailles par région. 2.3 La transformation acéricole Aux fins de la présente étude, le secteur de la transformation acéricole se compose de trois niveaux de transformation : 1. La première transformation regroupe les activités de mise en barils ou en contenants de quatre litres ou moins, du sirop d érable pour le marché de détail; 2. La seconde transformation réfère à la production de produits transformés où le sirop d érable constitue le seul ingrédient tel que la tire, le beurre, la gelée et le sucre d érable; 3. La troisième transformation consiste à produire des aliments dans lesquels le sirop d érable et ses dérivés sont des ingrédients. Selon les dispositions du plan conjoint, les producteurs acéricoles peuvent vendre leur production par l intermédiaire de trois canaux : au détail, à la ferme (directement au consommateur); au détail, grâce à un intermédiaire (épiceries, dépanneurs, restaurants, etc.); par l agence de vente de la Fédération (sirop en vrac en baril de 5 litres et plus). Dans ce dernier cas, seuls les acheteurs autorisés par la Fédération peuvent recevoir le sirop de ce canal de vente. Les acheteurs autorisés conditionnent ou redistribuent les produits acéricoles en vrac ou préemballés pour le marché national ou pour l exportation. En 2009, 94 acheteurs étaient autorisés à acheter du sirop en grand contenant et 93 % du sirop d érable a été vendu en contenants en vrac, soit un peu plus de 93 millions de livres (FPAQ). Selon les données du MAPAQ (2006), il existait au Québec en 2006 une soixantaine d entreprises de seconde transformation du sirop d érable ainsi qu une douzaine d entreprises actives dans la troisième transformation. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 7
18 3. Les retombées économiques du secteur acéricole québécois 3.1 Méthodologie utilisée Les retombées économiques du secteur acéricole sont estimées à l aide du modèle intersectoriel. Ce type de modèle est couramment utilisé pour calculer les bénéfices (ou pertes) générés dans l économie par une hausse ou une baisse des dépenses, également surnommés «choc» dans l économie. Ce choc est typiquement représenté par les dépenses des consommateurs ou les activités d une industrie telle que l agriculture. Avant de détailler davantage les modèles utilisés pour estimer les retombées économiques, certains concepts clés sont définis ci-dessous afin de faciliter la compréhension des résultats. Définitions des concepts-clés Impacts directs Les emplois directs, pour un secteur productif tel que l acériculture, sont les employés de ce secteur (ouvriers spécialisés ou employés des usines de transformation). Ils incluent également la main-d œuvre familiale. La valeur ajoutée directe (c est-à-dire la contribution de cette filière au produit intérieur brut du Québec) est donc l ensemble de la rémunération des facteurs de production 1 de ce secteur. Impacts indirects Les retombées économiques indirectes sont celles qui résultent des achats de biens et services entre les entreprises. Par exemple, l entreprise acéricole qui achète des équipements génère un impact indirect. Par ailleurs, les achats faits par le vendeur d équipements pour qu il puisse effectuer ses opérations, tels l achat de carburants, d assurances, etc., représentent aussi des impacts indirects. Impacts induits Les retombées économiques induites sont générées par les dépenses des consommateurs (agriculteurs, ouvriers agricoles, travailleurs d usines de transformation, camionneurs, etc.) qui travaillent grâce aux dépenses du secteur acéricole québécois. Puisque les dépenses de consommation représentent plus de 60 % de l économie canadienne et québécoise, il est important d estimer les impacts induits afin d avoir une vue d ensemble complète de toutes les retombées économiques. Impacts totaux : un portrait complet des retombées économiques Les impacts totaux sont la somme des impacts directs, indirects et induits, calculés par les différents modèles utilisés dans ce rapport. Ces statistiques fournissent ainsi un portrait complet des retombées économiques générées par les dépenses initiales utilisées pour démarrer la simulation. 1 La rémunération des facteurs de production comprend les salaires et les charges sociales, les taxes indirectes (taxes de vente et taxes à la production), la dépréciation et les profits avant impôts. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 8
19 Modèles utilisés Les retombées économiques directes et indirectes générées par l agriculture au Québec, sont estimées, en partie, à l aide du CD-ROM «Les tableaux d impact économique du modèle intersectoriel du Québec» produit par l Institut de la statistique du Québec (ISQ). Les retombées induites sont estimées à l aide du modèle Dynatec 2009 d EcoTec Consultants. Ce modèle est aussi utilisé pour ventiler toutes les retombées économiques par région administrative de la production et de la transformation du secteur acéricole. L Annexe 1 donne plus de détails sur ces outils. 3.2 Données utilisées Les retombées économiques de l acériculture sont calculées à partir de données détaillées de production et de transformation de sirop au Québec et dans les régions. Pour réaliser les simulations, les modèles d entrées-sorties utilisés ont été alimentés avec certaines données sur l emploi, ainsi que les estimations de dépenses et de ventes totales, ventilées par les postes de dépenses et de revenus. Cette section détaille la méthode employée pour estimer ces données tant pour la production que pour la transformation Secteur de la production Les dépenses et revenus ventilés ont été calculés à partir de deux sources de données principales : La base de données de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, qui contient le nombre d entreprises acéricoles, le nombre d entailles par entreprise et la production de sirop pour l ensemble du Québec et les régions administratives; Le coût de production le plus récent (MAPAQ, 2005), qui détaille les dépenses moyennes des entreprises acéricoles en sept strates de grosseur différentes (2 000 à entailles, à entailles, à entailles, à entailles, à entailles, à entailles et entailles et plus). Les postes de dépenses ont été mis à jour ou indexés en dollars de 2009 à l aide de l Indice des prix à la consommation annuel publié par l ISQ. La plupart des dépenses et des revenus ont donc été estimés en croisant l information de ces deux sources de données, soit en multipliant le nombre d entreprises de chaque strate et de chaque région par les postes de dépenses. Des ajustements ont parfois dû être apportés à la méthode pour augmenter la précision ou pour les rendre utilisables dans cette étude. L Annexe 2 fournit les détails de ces ajustements. Sans décrire ici l ensemble des ajustements apportés, mentionnons que l enquête sur les coûts de production a nécessité le plus d ajustements possible, à cause de sa nature comptable. En effet, la présente étude s intéresse aux activités ayant des répercussions économiques et non sur un calcul comptable. Ainsi, le travail familial non rémunéré fait partie du calcul de coût de production mais l inclure dans un contexte de retombées économiques aurait été erroné : aucune somme d argent n a été transférée, par conséquent, aucune somme d argent ne peut être dépensée de nouveau et ainsi de suite. Son inclusion surévaluerait donc les effets induits de l acériculture. Le poste «travail familial non rémunéré» est donc nul pour notre étude. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 9
20 Notons que cela n affecte en rien les revenus de l activité production acéricole, mais seulement la ventilation des dépenses. De même, le calcul de coût de production inclut un salaire pour l exploitant reposant sur le salaire du travailleur spécialisé et sur le nombre d heures consacrées à l acériculture. L application de ce salaire cause, pour de nombreuses régions, un déficit régional important, notamment dans les régions ayant des exploitations moyennes plus petites. D un point de vue intersectoriel, cela signifie un effet direct négatif (destruction de richesse), et de très importants effets indirects et induits. Cela nous semble fort improbable pour les raisons suivantes : Sur la période étudiée (2009), les producteurs ont reçu un prix élevé pour le sirop d érable; Les intervenants s entendent pour indiquer qu il s agit d une activité lucrative, pour la période étudiée; Les plus petites entreprises ne sont pas spécialisées et le revenu principal ne provient pas de l acériculture; Nous considérons donc que le coût d opportunité des exploitants d entreprises non spécialisées n est pas le même que celui des entreprises spécialisées, contrairement à ce que représente le domaine comptable du coût de production. Afin d évaluer les retombées économiques de l activité de production acéricole, nous avons donc ajusté les dépenses acéricoles de la façon suivante : dans les régions déficitaires, nous avons soustrait la valeur absolue du déficit total pour la région de la valeur du salaire de l exploitant afin de ramener le déficit à zéro. L effet est simplement une nouvelle répartition des revenus globaux au sein du modèle intersectoriel. En effet, la réduction des salaires réduit ou élimine le déficit. Cet ajustement a été nécessaire pour toutes les régions sauf le Bas-Saint- Laurent, l Estrie, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et l Outaouais. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 10
21 Les tableaux suivants synthétisent les informations, introduites au modèle pour calculer les retombées économiques du secteur de la production acéricole québécoise, à la suite des ajustements le cas échéant. TABLEAU 1. EMPLOIS DIRECTS EN ÉQUIVALENTS TEMPS PLEIN PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 Région administrative Emplois directs en équivalents temps plein (2 000 heures par an) Abitibi-Témiscamingue 7 Bas-Saint-Laurent 481 Capitale-Nationale 124 Centre-du-Québec 477 Chaudière-Appalaches Estrie 512 Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 16 Lanaudière 79 Laurentides et Montréal 93 Mauricie 52 Montérégie 303 Outaouais 13 Total au Québec Des emplois directs à l échelle du Québec, sont occupés par des exploitants acéricoles, par la main-d œuvre familiale et 480 par des salariés. L Annexe 2 explique également comment ces valeurs ont été estimées. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 11
22 Le tableau suivant présente les revenus totaux des ventes effectuées par les producteurs acéricoles, regroupant les ventes de sirop d érable pour 2009 ainsi que les revenus tirés de la vente nette de bois et autres revenus provenant des ristournes : revenus bancaires, revenus de location et travail à forfait. Les ventes québécoises de sirop d érable (total du sirop produit et vendu en vrac, au détail contingenté et à la ferme) ont atteint 276 M$ en Les ventes de bois nettes et les autres revenus étaient marginaux et ils représentaient chacun un peu plus de 1 % des revenus totaux. Ces revenus ont été ajoutés aux ventes de sirop parce que les dépenses encourues pour les générer étaient incluses dans les dépenses détaillées dans l étude du coût de production. De plus, une partie importante de ces revenus complémentaires sont difficilement dissociables de la production de sirop. TABLEAU 2. VENTES DE SIROP D ÉRABLE ET REVENUS TOTAUX, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 Région administrative Ventes de sirop Revenus totaux Abitibi-Témiscamingue $ $ Bas-Saint-Laurent $ $ Centre-du-Québec $ $ Chaudière-Appalaches $ $ Estrie $ $ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine $ $ Lanaudière $ $ Laurentides et Montréal $ $ Mauricie $ $ Montérégie $ $ Outaouais $ $ Province du Québec $ $ Source : Les données des ventes de sirop pour l année 2009 proviennent de la FPAQ. Les données des autres revenus proviennent du calcul du coût de production 2003 du MAPAQ (2005) indexé pour Compilation ÉcoRessources Consultants. Notes : Les ventes de sirop d érable excluent la prime accordée à plusieurs producteurs en Les quantités et valeurs de sirop correspondent au total du sirop produit et vendu en vrac, au détail contingenté et à la ferme pour l année Le prix du sirop d érable utilisé correspond au prix pondéré de 2009 soit 2,72 $/livre (FPAQ, 2009). La différence entre les deux colonnes représente les ventes nettes de bois et les autres revenus provenant des ristournes, des revenus bancaires et des revenus de location et du travail à forfait (voir le texte) Secteur de la transformation Les dépenses du secteur de la transformation ont été obtenues à la suite d une enquête réalisée auprès d entreprises de transformation de grande dimension, faisant partie d un échantillon de huit entreprises de grande taille et achetant plus de la moitié du volume de sirop classé et inspecté au Québec. Les entreprises participantes ont consenti à fournir des données pour la première et la seconde transformation. Des dépenses moyennes ventilées par livre de sirop ont donc été calculées pour ces deux niveaux de transformation. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 12
23 Le volume total transformé ainsi que la destination (première, deuxième et troisième transformation) ne peuvent être connus qu au moyen d une enquête auprès de l ensemble des entreprises. Rappelons également qu au Québec, la troisième transformation, bien que prometteuse, est encore une activité marginale. À défaut d avoir un portrait complet de répartition des revenus et des dépenses par activité de transformation pour l ensemble du Québec, la répartition effectuée grâce à l échantillon d entreprises enquêtées est généralisée à l industrie. De plus, nous avons validé cette répartition auprès de certains intervenants de l industrie. Plus spécifiquement, nous avons réparti le volume classé et inspecté en 2009, soit 93,4 millions de livres, dans la même proportion que l échantillon d entreprises répondantes, soit 90 % du volume vers la première transformation et 10 % vers la seconde et troisième transformation. Le regroupement des activités de troisième transformation à celles de deuxième transformation pourrait avoir comme effet de sous-estimer les impacts économiques de l ensemble de la transformation, en particulier les interactions avec les autres secteurs économiques et l emploi. Notons que les entreprises de transformation interrogées ont exigé la confidentialité. Pour cette raison, les données brutes introduites dans le modèle ne peuvent être divulguées Secteur des cabanes à sucre de type restaurant Sur la base des données du MAPAQ et des enquêtes de l industrie, le nombre d entreprises qui proposent des services de restauration pendant la saison des sucres au Québec est estimé à 320. À la suite d une enquête réalisée auprès d une dizaine de propriétaires de cabanes à sucre et des données de l industrie de la restauration, le secteur des cabanes à sucre de type restaurant a été reconstitué. Nous avons considéré une saison des sucres de 8 semaines, un taux d occupation prenant en considération i) les jours où les salles sont fermées et ii) le taux d inactivité généralement plus élevé la semaine. Selon le nombre moyen de places assises par strate de cabanes à sucre commerciales, nous avons calculé un nombre moyen de visiteurs par type d entreprise sur la saison des sucres. Nous avons estimé un coût de repas comprenant les breuvages de 22 $ par adulte et 10 $ par enfant (avant taxes), avec une proportion des services se répartissant comme suit : 75 % des repas sont pris par des adultes et 25 % par des enfants. Le chiffre d affaires total de l industrie pour la saison des sucres a donc été estimé à 140 M$. Sur la base des données disponibles, nous croyons que cette estimation est prudente. Quelques mises en garde s imposent quant aux hypothèses adoptées pour le secteur des cabanes à sucre de type restaurant. Le nombre d enquêtes réalisées fut limité, l information fut plus difficile à obtenir pour les strates d entreprises les plus élevées et nous avons relevé certaines incohérences dans les données d enquêtes. Nos estimations tentent de tenir compte de l ensemble de ces limites. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 13
24 3.3 Retombées économiques de la production acéricole québécoise 2 En 2009, la production acéricole québécoise a généré emplois totaux (directs, indirects et induits au Québec exprimés en équivalents temps plein. La création de richesse provenant de ce secteur (PIB direct, indirect et induit) a presque atteint 278 M$. Les retombées économiques directes sont les plus importantes parmi les trois catégories de retombées (directes, indirectes et induites), autant en matière d emplois que de PIB. On estime ainsi à les ETP directs issus de la production acéricole québécoise et sa création de richesse directe à 126 M$. Les retombées économiques indirectes, c est-à-dire les emplois et le PIB associés aux fournisseurs du secteur acéricole québécois (tels les fournisseurs d équipements spécialisés, de machinerie, etc.), s élèvent à ETP et à 76,2 M$ de PIB. Les retombées induites, qui représentent les emplois et le PIB générés par les dépenses des consommateurs, qui travaillent dans le secteur acéricole et ses fournisseurs (producteurs, ouvriers agricoles, saisonniers, etc.), se situent dans le même ordre de grandeur (943 ETP et 75,8 M$ de PIB). Les tableaux 3 et 4 suivants détaillent les retombées économiques de la production acéricole québécoise. L Annexe 3 détaille les retombées directes, indirectes et induites dans chaque région et au Québec. TABLEAU 3. EMPLOIS DIRECTS ET TOTAUX DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 Emplois directs (en ETP) Emplois totaux (en ETP) 1 Bas-Saint-Laurent Saguenay-Lac-Saint-Jean Capitale-Nationale Mauricie Estrie Montréal Outaouais Abitibi-Témiscamingue Côte-Nord Nord-du-Québec Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine Chaudière-Appalaches Laval Lanaudière Laurentides Montérégie Centre-du-Québec Total Le fait que les résultats de modèles intersectoriels soient présentés avec des unités non arrondies ne reflète pas un degré de précision à l unité près. Il s agit, rappelons-le, d estimations reposant sur des hypothèses qui se veulent les plus réalistes possibles. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 14
25 TABLEAU 4. PIB DIRECT ET TOTAL DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 PIB direct PIB total 1 Bas-Saint-Laurent $ $ 2 Saguenay-Lac-Saint-Jean 0 $ $ 3 Capitale-Nationale $ $ 4 Mauricie $ $ 5 Estrie $ Montréal 0 $ $ 7 Outaouais $ $ 8 Abitibi-Témiscamingue $ $ 9 Côte-Nord 0 $ $ 10 Nord-du-Québec 0 $ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine $ $ 12 Chaudière-Appalaches $ $ 13 Laval 0 $ $ 14 Lanaudière $ $ 15 Laurentides $ $ 16 Montérégie $ $ 17 Centre-du-Québec $ $ TOTAL $ $ La production acéricole québécoise génère ainsi des retombées par région administrative en matière d emplois et de PIB. Les retombées les plus importantes se trouvent en Chaudière- Appalaches avec ETP et près de 71 M$ de PIB total. L Estrie, le Bas-Saint-Laurent et la région Centre-du-Québec suivent en ce qui a trait aux emplois avec en moyenne 650 ETP. Par contre, parmi ces trois régions d importance, du point de vue du PIB total, les retombées au Bas- Saint-Laurent sont plus importantes avec près de 48 M$, suivi par l Estrie, avec 36 M$. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 15
26 Comme on peut le constater dans les tableaux 5 et 6, la production acéricole québécoise engendre également des retombées économiques dans les autres provinces canadiennes. Le secteur a ainsi produit 696 ETP dans les autres provinces canadiennes. Les emplois générés se trouvent surtout en Ontario avec 510 ETP, suivi par la Colombie-Britannique, l Alberta, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick, avec quelques dizaines d emplois chacun. Les retombées totales de la production acéricole québécoise, en ce qui concerne le PIB indirect et induit, se chiffrent à 335 M$ en 2009 à l échelle du pays, dont un peu plus de 57 M$ sont générés dans les autres provinces canadiennes. Le tableau suivant présente la synthèse des retombées de la production québécoise à l échelle canadienne en matière de PIB total et d emplois totaux. TABLEAU 5. PIB ET EMPLOIS TOTAUX DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 PIB total ($) Emplois totaux (en ETP) Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada Le détail des emplois directs, indirects et induits ainsi que celui du PIB par province créés par la production acéricole québécoise se trouve à l Annexe 4. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 16
27 Mis à part les emplois et le PIB, la production acéricole québécoise génère également des revenus pour l État, pour les municipalités ou les organismes publics habilités à prélever sur les salaires. Le Tableau 6 présente les revenus de taxation et de parafiscalité 3 par organisme bénéficiaire. TABLEAU 6. REVENUS NETS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LA PRODUCTION ACÉRICOLE DU QUÉBEC EN 2009 (EN MILLIONS DE $) Gouvernement du Québec Municipalités Gouvernement fédéral Total Impôt sur le revenu des particuliers 10,7 0 7,2 17,9 Autres revenus de taxation* 17 5,8 23,9 46,7 Redevances pour les permis d'érablières en terres publiques** 1,6 1,6 Aides financières reçues par les producteurs*** -1,209-1,163-2,372 Total net 28,091 5,8 29,937 63,828 Parafiscalité 24,5 0 3,2 27,7 Total net avec parafiscalité 52,591 5,8 33,137 91,528 Notes : * Les autres revenus de taxation du gouvernement fédéral comprennent uniquement les revenus perçus au Québec. ** Les redevances pour les permis d'érablières en terres publiques, versées par les producteurs acéricoles au ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, ont été de 1,6 M$ en *** Les aides financières reçues par les producteurs comprennent les subventions du gouvernement provincial ( $ du MAPAQ et 1,019 M$ de la Financière agricole du Québec, soit 1,209 M$) et du gouvernement fédéral ( $ provenant du Cadre stratégique agricole (CSA), $ provenant du Programme international du Canada pour l'agriculture et l'alimentation (PICAA) et $ provenant du remboursement d intérêt du Programme de paiement anticipé, soit 1,163 M$). La production acéricole québécoise génère près de 64 M$ de revenus de taxation, dont 30 M$ vont au gouvernement fédéral et 28 M$ au gouvernement provincial. Les revenus au titre de l'impôt sur les revenus des particuliers et la parafiscalité sont plus élevés pour le gouvernement du Québec que pour le gouvernement fédéral. Les autres revenus sont plus élevés pour le fédéral puisque les impôts au titre des bénéfices des entités incorporées et les taux d'imposition du fédéral sont plus élevés que ceux du Québec. Notons que la parafiscalité est, par définition, sectorielle et représente des sommes dédiées qui, en théorie, n augmentent pas la marge de manœuvre des gouvernements. Pour ces raisons, cet élément fiscal est clairement distingué des autres éléments fiscaux. Le gouvernement du Québec obtient près de 25 M$ de parafiscalité en provenance de la production acéricole québécoise. Dans les autres provinces canadiennes, la parafiscalité est regroupée avec les autres revenus fiscaux. 3 La parafiscalité représente l ensemble des prélèvements obligatoires affectés au financement de dépenses spécifiques (ex : la Commission de la santé et de la sécurité au travail, le Régime québécois d assurance parentale et la Régie des rentes du Québec). ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 17
28 3.4 Retombées économiques de la transformation acéricole québécoise En 2009, la transformation acéricole québécoise a généré au Québec emplois équivalents temps plein (ETP). À l échelle canadienne, les activités de transformation de sirop d érable du Québec ont engendré ETP. En outre, en 2009, la transformation a produit un PIB total de 211 M$ à l échelle canadienne, dont 189 M$ pour la province de Québec. Le tableau suivant synthétise les données d emplois et de PIB de l ensemble du secteur de la transformation. Ces données sont détaillées par province et par type de transformation à l Annexe 5. TABLEAU 7. RETOMBÉES DE LA TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE AU QUÉBEC ET DANS L ENSEMBLE DU CANADA, 2009 Québec Canada Emplois (en ETP) PIB (M$) Emplois (en ETP) PIB (M$) Directes , ,27 Indirectes , ,24 Induites , ,29 Total , ,80 La transformation acéricole québécoise a généré, elle aussi, des revenus pour l État, pour les municipalités ou les organismes publics habilités à percevoir des impôts. Le Tableau 8 présente ces revenus de taxation et de parafiscalité par organisme bénéficiaire pour la première et seconde transformation et pour l ensemble du secteur de la transformation de sirop d érable au Québec. TABLEAU 8. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR L ENSEMBLE DES ACTIVITÉS DE TRANSFORMATION ACÉRICOLE DU QUÉBEC, 2009 (EN MILLIONS DE $) Gouvernement du Québec Municipalités Gouvernement fédéral Total Impôt sur le revenu des particuliers 4,2 0 2,8 7 Autres revenus de taxation 10,3 1,3 15,5 27,1 Total 14,5 1,3 18,3 34 Parafiscalité 12,8 0 2,4 15,2 Total avec parafiscalité 27,3 1,3 20,7 49,3 Note : Les subventions et les crédits d impôts dont pourraient bénéficier les transformateurs sont exclus de ces valeurs. L ensemble des activités de transformation québécoise de sirop d érable a généré des revenus totaux de 34 M$, dont 18,3 M$ pour le gouvernement fédéral et 14,5 M$ pour le gouvernement provincial. La perception de la parafiscalité a représenté plus de la moitié des perceptions fiscales totales des activités de transformation acéricole québécoise. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 18
29 3.5 Retombées économiques des cabanes à sucre québécoises de type restaurant Sur la base des données disponibles et estimées, en 2009, le secteur des cabanes à sucre québécoises de type restaurant a généré, au Québec, ETP dont ETP directs. Ce secteur a engendré au Canada un total de ETP. Le secteur a généré 144 M$ de PIB au Québec et 189 M$ à l échelle canadienne. Le tableau suivant synthétise les données d emplois et de PIB de l ensemble du secteur des cabanes à sucre québécoises de type restaurant. TABLEAU 9. PIB ET EMPLOIS TOTAUX DU SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 PIB total ($) Emplois totaux (en ETP) Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada Le détail des emplois directs, indirects et induits ainsi que du PIB par province créés par le secteur des cabanes à sucre québécoises de type restaurant se trouve à l Annexe 6. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 19
30 Le secteur des cabanes à sucre québécoises de type restaurant a aussi généré des revenus pour l État, pour les collectivités locales et les organismes publics habilités à percevoir des impôts. Le service de repas pendant le temps des sucres au Québec a engendré plus de 33 M$ de revenus de taxation. TABLEAU 10. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LE SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT, 2009 (EN MILLIONS DE $) Gouvernement du Québec Municipalités Gouvernement fédéral Impôt sur le revenu des particuliers 3,1 0,0 3,8 6,9 Total Autres revenus de taxation 11,6 2,1 12,4 26,1 Total 14,7 2,1 16,2 33,1 Parafiscalité 9,9 0,0 1,9 11,7 Total avec parafiscalité 24,6 2,1 18,1 44,8 Note : Les aides financières dont pourraient bénéficier les propriétaires de cabanes à sucre de type restaurant sont exclues de ces calculs. 3.6 Synthèse pour l ensemble de la filière acéricole québécoise (production, transformation et cabanes à sucre de type restaurant) Dans cette étude, la filière acéricole québécoise comprend le secteur québécois de la production primaire de sirop d érable, la première et la seconde transformation, ainsi que le secteur des cabanes à sucre de type restaurant. En 2009, elle a créé ETP directs, indirects et induits au Canada, dont 87 % sont situés au Québec (Tableau 11). TABLEAU 11. EMPLOIS TOTAUX CRÉÉS PAR LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, 2009 Emplois totaux (en ETP) Terre-Neuve et Labrador 12 Île-du-Prince-Édouard 10 Nouvelle-Écosse 39 Nouveau-Brunswick 64 Québec Ontario Manitoba 75 Saskatchewan 30 Alberta 117 Colombie-Britannique 97 Territoires 2 Canada ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 20
31 La filière acéricole québécoise a généré une richesse équivalant à 734 M$ au Canada, dont 610 M$ au Québec. Hors du Québec, la filière acéricole québécoise a créé le plus d impact en Ontario avec un PIB de près de 87 M$ en 2009, comme l indique le Tableau 12. Ce même tableau regroupe les retombées économiques de la filière acéricole québécoise en ce qui concerne le PIB de chaque province canadienne. Le détail des emplois et des PIB directs, indirects et induits créés par l ensemble de la filière se trouve à l Annexe 7. TABLEAU 12. PIB TOTAL CRÉÉ PAR LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, 2009 PIB total ($) Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada Pour la province du Québec, le secteur de la production acéricole québécoise représente 45 % du PIB total généré par la filière acéricole québécoise (277 M$ sur 610 M$). En ordre d importance, il est suivi par le secteur de la transformation (31 %). ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 21
32 Les revenus de taxation de la filière acéricole québécoise ont atteint 131 M$ pour l ensemble des paliers gouvernementaux, avant parafiscalité. Parmi ces revenus totaux de taxation, 50 % ont été prélevés par le gouvernement fédéral et 44 % ont été perçus par le gouvernement provincial. Les municipalités ont récolté un total de 9,2 M$, soit 6 % des retombées fiscales totales. TABLEAU 13. REVENUS DE TAXATION POUR LES GOUVERNEMENTS PROVENANT DE LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, 2009 (EN MILLIONS DE $) Gouvernement du Québec Municipalités Gouvernement fédéral PRODUCTION Impôt sur le revenu des particuliers 10,7 0 7,2 17,9 Autres revenus de taxation nets 17,4 5,8 22,7 45,9 Total net 28,1 5,8 29,9 63,8 Parafiscalité 24,5 0 3,2 27,7 Total net avec parafiscalité 52,6 5,8 33,1 91,5 PREMIÈRE ET SECONDE TRANSFORMATIONS Impôt sur le revenu des particuliers 4,2 0 2,8 7 Autres revenus de taxation 10,3 1,3 15,5 27,1 Total 14,5 1,3 18,3 34,1 Parafiscalité 12,8 0 2,4 15,2 Total avec parafiscalité 27,3 1,3 20,7 49,3 CABANES À SUCRE DE TYPE RESTAURANT Impôt sur le revenu des particuliers 3,1 0,0 3,8 6,9 Autres revenus de taxation 11,6 2,1 12,4 26,1 Total 14,8 2,1 16,2 33,1 Parafiscalité 9,9 0,0 1,9 11,7 Total avec parafiscalité 24,6 2,1 18,1 44,8 TOTAL FILIÈRE Impôt sur le revenu des particuliers 18,0 0,0 13,8 31,8 Autres revenus de taxation nets 39,3 9,2 50,6 99,1 Total net 57,3 9,2 64,4 130,9 Parafiscalité 47,2 0,0 7,5 54,7 Total net avec parafiscalité 104,5 9,2 71,9 185,6 Total ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 22
33 4. Les retombées économiques de la production acéricole des autres provinces canadiennes productrices de sirop d érable Ce chapitre présente les estimations des retombées économiques de la production acéricole des autres provinces canadiennes produisant du sirop d érable, soit l Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. 4.1 Données utilisées Les informations sur l industrie acéricole des autres provinces ont été colligées à partir de consultations d intervenants gouvernementaux ou grâce aux représentants de producteurs de chacune des provinces. La structure des dépenses dans ces provinces a été basée sur celle utilisée pour la province du Québec. Tout comme au Québec, certains ajustements ont été nécessaires afin de mieux refléter la réalité des entreprises dans les autres provinces. Ontario Le secteur acéricole ontarien est fortement polarisé entre petites et grosses exploitations. Dans le sud de la province, les exploitations sont généralement très petites (moins de entailles exploitées à la chaudière) et elles vendent la majorité de leur production à la ferme ou localement. Dans le nord de la province, à l inverse, les exploitations sont généralement spécialisées (plus de entailles). Le potentiel de développement sur les terres publiques du nord de l Ontario serait immense : les intervenants ontariens, avec lesquels nous avons discuté, estiment que plus de 5 millions d entailles supplémentaires pourraient y être exploitées. Nouveau-Brunswick La production acéricole au Nouveau-Brunswick partage plusieurs similitudes avec celle du Bas- St-Laurent au Québec. Elle est dominée par les grosses exploitations et compte d ailleurs les plus grandes entreprises au monde, tant en production conventionnelle ( entailles) que biologique ( entailles). Il y a beaucoup de potentiel de développement sur les terres publiques. La croissance observée ces dernières années a surtout été générée par la croissance des entreprises existantes. En outre, les entreprises de la province investissent de plus en plus pour transformer et mettre en valeur le sirop avant qu il ne sorte de la province : traditionnellement, plus de 95 % du volume produit était vendu en vrac, tandis que maintenant, environ le quart serait l objet d au moins une étape de transformation. Nouvelle-Écosse Le secteur acéricole néo-écossais est dominé par de petites exploitations, dont la plupart se sont installées dans les années 1970, à une période où le gouvernement subventionnait 50 % des investissements nécessaires pour le démarrage. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 23
34 Selon les représentants de l industrie, seulement 10 % du potentiel du nombre d entailles serait exploité et les rendements à l entaille seraient faibles. La compétition pour la ressource viendrait surtout de l industrie du bois de sciage. Le tableau suivant présente les indicateurs de l industrie des autres provinces canadiennes productrices de sirop d érable. TABLEAU 14. DONNÉES D ENTRÉES POUR L ONTARIO, LE NOUVEAU-BRUNSWICK ET LA NOUVELLE-ÉCOSSE Production totale (livres) Nombre d entreprises Ontario Nouveau-Brunswick Nouvelle-Écosse Les estimations du nombre d entreprises précisées au tableau 14 sont très conservatrices. Des ajustements à la baisse ont en effet dû être effectués pour composer avec des coûts de production moyens estimés pour des entreprises moyennes plus grosses que la dimension moyenne estimée dans chacune des provinces. Par exemple, les intervenants ontariens rapportent que plus de entreprises en Ontario comptent environ entailles en moyenne. Les plus grosses compteraient entailles. Or, la plus petite catégorie du coût de production compte entailles et la plus grande, Afin d éviter de surestimer les retombées économiques, il a donc fallu ajuster à la baisse soit le coût de production, soit le nombre d entreprises et cette dernière alternative a été choisie pour plus de simplicité. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 24
35 4.2 Les retombées économiques de la production acéricole des autres provinces productrices La production acéricole des provinces de l Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle- Écosse ont des retombées économiques importantes dans leur économie respective et dans les autres provinces canadiennes. Ces productions créent un PIB total de 44 M$ au Canada et 934 emplois totaux. TABLEAU 15. PIB TOTAL ET EMPLOIS TOTAUX AU CANADA CRÉÉS PAR LA PRODUCTION ACÉRICOLE DES PROVINCES DE L ONTARIO, DU NOUVEAU-BRUNSWICK ET DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE, 2009 PIB total ($) Emplois totaux (en ETP) Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada Le détail des retombées économiques de la production acéricole des autres provinces canadiennes en ce qui concerne le PIB et les emplois est présenté à l Annexe 8. Différentes raisons peuvent expliquer les retombées économiques significativement plus élevées en Ontario qu au Nouveau-Brunswick, malgré une production similaire dans les deux provinces. Premièrement, en Ontario, le nombre plus élevé de fermes et leur petitesse relative fait en sorte d augmenter l estimation du nombre d emplois directs. Deuxièmement, l'ontario demeure la source principale des biens et de plusieurs services achetés au Canada et qui sont produits au Canada. La production acéricole dans les provinces de l Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse génère des revenus pour le gouvernement de chaque province; pour les collectivités locales ou les organismes publics habilités à percevoir des impôts; pour les autres provinces canadiennes et pour le gouvernement fédéral. Elle a généré au total 10,07 M$. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 25
36 Les deux tableaux suivants exposent les revenus fiscaux pour les trois provinces productrices, pour les autres provinces canadiennes ainsi que pour l État fédéral. TABLEAU 16. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LA PRODUCTION ACÉRICOLE DES PROVINCES DE L ONTARIO, DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE ET DU NOUVEAU-BRUNSWICK, 2009 (EN MILLIONS DE $) Nouvelle- Écosse Nouveau-Brunswick Ontario Province Municipalités Province Municipalités Province Municipalités Impôt sur le revenu des particuliers 0,033 0, ,382 0 Autres revenus de taxation 0,103 0,064 0,676 0,161 1,044 0,538 Total 0,135 0,064 0,940 0,161 1,426 0,538 Parafiscalité Total avec parafiscalité 0,135 0,064 0,940 0,161 1,426 0,538 TABLEAU 17. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LA PRODUCTION ACÉRICOLE DES PROVINCES L ONTARIO, DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE ET DU NOUVEAU-BRUNSWICK DANS LES AUTRES PROVINCES CANADIENNES ET POUR L ENSEMBLE DU CANADA, 2009 (EN MILLIONS DE $) Gouvernement du Québec Municipalités du Québec Gouvernement des autres provinces Municipalités des autres provinces Gouvernement fédéral Ensemble du Canada Impôt sur le revenu des particuliers 0, , ,438 2,399 Autres revenus de taxation 0,529 0,095 0,076 0,024 4,362 7,672 Total 0,764 0,095 0,123 0,024 5,801 10,071 Parafiscalité 0, , ,048 0,300 Total avec parafiscalité 1,016 0,095 0,12 0,02 5,849 10,37 ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 26
37 5. Les retombées économiques de l industrie acéricole au Canada La dernière phase de l étude des retombées économiques consiste à regrouper les emplois et le PIB créés par l industrie acéricole sur l ensemble du Canada. La production, transformation et les activités de cabanes à sucre québécoises, ainsi que la production acéricole des autres provinces canadiennes ont créé un total de emplois directs et emplois totaux (directs, indirects et induits) au Canada. L ensemble de ces activités a créé 343 M$ de PIB direct et 778 M$ de PIB total. Les tableaux suivants présentent en détail ces résultats pour les provinces productrices de sirop, les autres provinces et l ensemble du Canada. TABLEAU 18. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS CRÉÉS PAR L INDUSTRIE ACÉRICOLE CANADIENNE, 2009 (EN ETP) Emplois directs Emplois indirects Emplois induits Emplois totaux Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Autres provinces Canada Note : Les emplois directs, indirects et induits ont été créés par les activités de production québécoise, de transformation québécoise et de service de repas dans les cabanes à sucre de type restaurant au Québec, ainsi que par la production acéricole primaire dans les provinces de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l Ontario. TABLEAU 19. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT CRÉE PAR L INDUSTRIE ACÉRICOLE CANADIENNE, 2009 (EN $) PIB direct PIB indirect PIB induit PIB Total Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Autres provinces Canada Note : La richesse mesurée en PIB direct, indirect et induit a été créée par les activités de production québécoise, de transformation québécoise et de service de repas dans les cabanes à sucre de type restaurant au Québec, ainsi que par la production acéricole primaire dans les provinces de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l Ontario. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 27
38 6. Analyse et discussion 6.1 Analyse Différents perspectives peuvent être utilisés afin d interpréter les résultats précédents. Mentionnons d abord que, dans la plupart des régions et des entreprises, la production acéricole constitue une activité complémentaire qui permet d occuper une période moins active pour plusieurs productions agricoles. Ces activités apportent donc un revenu d appoint qui permet aux agriculteurs et à leur famille d améliorer leur qualité de vie. À l échelle du Québec, les équivalents temps plein directs créés uniquement par le secteur primaire acéricole québécois en 2009 représentent environ 3 % de la main-d œuvre totale du secteur agricole québécois (MAPAQ, 2009). Les équivalents temps plein créés au Québec par la filière acéricole québécoise ne représentaient que 0,27 % de l emploi total de la province en 2009 (estimé à par l ISQ). En outre, si l on posait comme hypothèse que les emplois directs de la filière sont situés en milieu rural, ils représenteraient 1,3 % des emplois existant dans les régions (hors régions métropolitaines) (ISQ, 2010a). La localisation des emplois influe aussi beaucoup sur leur importance relative pour l économie québécoise, ainsi que sur l économie régionale. En effet, à cause du plus petit nombre d industries, les emplois sont souvent plus difficiles à remplacer en région rurale qu en région urbaine. ÉcoRessources et Doyon (2009) ont également calculé l impact relatif de la création d emplois et de richesses en régions. Ainsi, un emploi créé au Bas-Saint-Laurent est équivalent à 22 emplois à Montréal et un emploi en Abitibi-Témiscamingue correspond à 30 emplois à Montréal, tandis qu un dollar de PIB créé au Bas-Saint-Laurent équivaut à 22 $ à Montréal et un dollar de PIB en Abitibi-Témiscamingue correspond à 26 $ à Montréal. Par ailleurs, selon les données de l ISQ (2010b), le PIB généré par la production acéricole atteint 0,8 % du PIB estimé dans la région du Bas-Saint-Laurent, 0,5 % dans Chaudière-Appalaches, 0,4 % dans l Estrie et 0,3 % au Centre-du-Québec. D autre part, la création au Québec de ETP directs par le secteur primaire acéricole uniquement équivaut à environ emplois temporaires à temps plein (en incluant les exploitants agricoles) durant les 12 semaines où se concentrent les opérations acéricoles (entaillage, récolte et nettoyage). Les ETP directs créés par le secteur des cabanes à sucre de type restaurant au Québec représentent environ emplois saisonniers sur 8 semaines de temps des sucres. Enfin, l acériculture est aussi une composante culturelle de l identité québécoise dont l évaluation de la valeur économique ne faisait pas l objet de cette étude, mais qui demeure bien présente dans toutes les régions du Québec. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 28
39 6.2 Mises en garde Incertitude reliée aux modèles utilisés Les valeurs générées par les modèles utilisés comportent une incertitude. Par définition, un modèle est une représentation simplifiée de la réalité. Dans ce cas, les économies régionales, québécoise et canadienne sont modélisées. De plus, une incertitude est reliée aux données ayant servi à alimenter le modèle. Dans plusieurs régions, l application simple du coût de production menait à des résultats déficitaires, ce qui semble être contraire à la réalité. Cette situation était due à la considération d hypothèses propres à la finalité du coût de production, mais qui devaient être ajustées pour générer des entrées valables pour le modèle entrées-sorties. En dernier lieu, soit après avoir ajusté par exemple les amortissements tels que décrits à l Annexe 2, nous avons soustrait la valeur absolue du déficit du salaire de l exploitant, région par région. Les résultats de cette étude sont donc, au mieux, des ordres de grandeur des valeurs réelles qu aucune autre méthode ne permet, par ailleurs à ce jour, de mesurer Effets induits Par ailleurs, la validité de l estimation des effets induits est souvent remise en question. Le but de les considérer est d avoir un ordre de grandeur de l impact total d une industrie ou d un secteur puisque tous s entendent sur le fait que les effets induits existent, une question demeure : «Comment, alors, les évaluer correctement?» Afin de s assurer de ne pas surestimer les effets induits, diverses précautions ont été prises, notamment : Un maximum de 15 itérations a été effectué; Plusieurs prélèvements ont été soustraits du revenu des particuliers avant que la dépense du revenu des ménages n ait été simulée : o Les impôts fédéral et provincial. o Les contributions sociales des travailleurs (cotisations d assurance-emploi, fonds de pension publics et privés, etc.). o Le modèle considère que 8 % du revenu est épargné (la propension moyenne à consommer (PMC) est donc de 92 %). Dans les faits, en 2007, la PMC des ménages québécois était de 98 % Décisions et hypothèses ponctuelles En outre, certaines décisions et hypothèses posées durant l étude ont pu surestimer ou sousestimer les estimations des retombées économiques. La plupart sont détaillées dans ce rapport, mais par souci de rigueur, nous les regroupons ci-dessous : Les dépenses de production par type d entreprise sont les mêmes dans toutes les régions administratives du Québec; Les dépenses moyennes de la plus petite strate d entreprise (2 000 à entailles) ont également été attribuées aux entreprises déclarant moins de entailles; ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 29
40 Seul un pourcentage des dépenses d amortissements du calcul du coût de production a été ajouté aux dépenses afin de mieux représenter la réalité des entreprises; Même si le coût de production prévoit un salaire pour la main-d œuvre familiale, aucune dépense n y est affectée dans la présente étude; Le poste «travail familial non rémunéré» est nul pour notre étude. Cela n affecte en rien les revenus de l activité de production acéricole, mais seulement la ventilation des dépenses; La répartition des revenus et des dépenses par activité de transformation de l échantillon d entreprises enquêtées est extrapolée à l ensemble de l industrie du Québec; Certains postes ne sont détaillés qu en fonction de trois classes, soit les petites, moyennes et grandes exploitations; Plusieurs dépenses et amortissements ont été réduits de moitié par rapport à ceux du Québec pour les petites entreprises en Ontario et en Nouvelle-Écosse afin, notamment, de refléter une plus grande proportion de plus petites entreprises dans cette strate; Les mêmes dépenses et amortissements ont été diminués d un quart par rapport à ceux du Québec pour les entreprises moyennes en Ontario et en Nouvelle-Écosse; La rémunération du capital à long terme a été réduite à zéro pour les petites et moyennes entreprises en Ontario et en Nouvelle-Écosse. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 30
41 7. Comparaison des retombées économiques de l industrie acéricole et de l industrie du sciage de feuillus La seconde étape du mandat vise à comparer les retombées de l acériculture à celles des activités forestières. 7.1 Modèle intersectoriel et industrie du sciage de feuillus En théorie, le modèle intersectoriel aurait pu constituer un excellent outil pour comparer les retombées économiques entre un investissement destiné à la production de sirop d érable et un autre visant la production ligneuse. Cependant, contrairement à l acériculture, le secteur du sciage feuillu se prête mal à l application du modèle d analyse intersectoriel pour différentes raisons. D abord, la qualité des tiges présentes dans les forêts feuillues du Québec ne permet plus au secteur du sciage de s approvisionner à partir du territoire québécois. La proportion de tiges de moindre qualité (pâte, biomasse) est telle que les producteurs doivent récolter de grands volumes de feuillus pour obtenir un faible volume de tiges de qualité. Or, l absence de marchés pour la pâte et la biomasse feuillues rend cette opération impossible sans une intervention gouvernementale importante. L aide de l État se justifie par la volonté du gouvernement d aménager ses forêts feuillues afin de les ramener à un niveau qui permettrait à l industrie du sciage feuillu de s y approvisionner; cet aménagement ne peut se réaliser qu avec la présence de l industrie. L intervention financière de l État, qui se chiffre à plusieurs centaines de dollars par hectare, doit être prise en considération. Avant même d appliquer le modèle intersectoriel, le secteur du sciage feuillu se disqualifie par ses rendements financiers négatifs. De plus, la situation décrite dans le paragraphe précédent témoigne du fait que le secteur du sciage feuillu du Québec n a pas réussi à se relever de la crise économique et financière qui frappe le monde forestier depuis Le graphique suivant montre que les problèmes de l industrie du sciage feuillu se sont manifestés dès la fin de l année Les coûts d opération trop élevés ont amené plusieurs entreprises à fermer leurs portes. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 31
42 Milliers de mètres cubes Les retombées économiques de l industrie acéricole au Québec et au Canada Au moment de rédiger ce rapport, il est estimé que l activité dans le secteur du sciage feuillu ne représente qu environ 25 % de sa capacité potentielle. FIGURE 6. PRODUCTION ANNUELLE DE SCIAGE DE FEUILLUS AU QUÉBEC Production annuelle de sciage feuillu au Québec 1 400, , ,0 800,0 600,0 400,0 200,0 0, Par ailleurs, les entreprises qui demeurent en opération s approvisionnent en très grande majorité hors du Québec, soit aux États-Unis et en Ontario. Elles se procurent les essences selon leurs propres spécifications. Les entreprises contactées ont indiqué que plus de 60 % de leurs approvisionnements en bois rond provient de l extérieur du Québec. Cette proportion monte même à plus de 80 % dans certains cas. Comme l analyse vise à comparer l utilisation des arbres québécois, les activités découlant de l approvisionnement extérieur devraient être soustraites des retombées éventuelles de la sylviculture. En outre, un très petit nombre d usines est en activité présentement au Québec. Il est donc impossible d avoir des données représentatives de cette industrie. En somme, le modèle intersectoriel sert à comparer les retombées d industries futures ou présentes. Or, il est maintenant certain que l industrie du sciage de feuillus connaîtra plusieurs années creuses. 7.2 La comparaison de la rentabilité d investissements dans les activités sylvicoles et acéricoles La décision d affecter un peuplement d érables à la production de sirop et à la production de produits ligneux peut être guidée en comparant des flux de trésorerie réalistes et la valeur actuelle nette (VAN) qui en découle. Pour les besoins de cette comparaison, un modèle a été construit. Les résultats du modèle dépendent de plusieurs paramètres ajustables énumérés dans le tableau suivant, qui précise d ailleurs les valeurs octroyées à ces paramètres pour produire une première simulation. La valeur de ces paramètres a été validée par la FPAQ. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 32
43 Paramètres sylviculture Paramètres généraux Les retombées économiques de l industrie acéricole au Québec et au Canada TABLEAU 20. PARAMÈTRES AJUSTABLES COMPOSANT LE MODÈLE FINANCIER PERMETTANT DE COMPARER LA RENTABILITÉ ATTENDUE D INVESTISSEMENTS EN PRODUCTION ACÉRICOLE ET EN PRODUCTION DE FEUILLUS DE SCIAGE Unité Valeur Taux d'actualisation % 4 Superficie ha 100 Valeur moyenne du terrain $/ha Valeur totale du terrain $ Taxes municipales $/$100 évaluation 0,9 Accroissement valeur terrain (Sylviculture) %/an 3 Accroissement valeur terrain (Acériculture) %/an 1 Volume avant coupe m 3 /ha 180 Volume après coupe m 3 /ha 135 Volume total prélevé m Droit de coupe sciage feuillu $/m 3 25 Droit de coupe pâte feuillue $/m 3 2 Première coupe jardinatoire Période année 0 Proportion de sciage % 2 Deuxième coupe jardinatoire Période année 25 Proportion de sciage % 5 Troisième coupe jardinatoire Période année 45 Proportion de sciage % 20 Quatrième coupe jardinatoire Période année 60 Proportion de sciage % 40 ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 33
44 Paramètres acériculture Les retombées économiques de l industrie acéricole au Québec et au Canada Unité Valeur Nombre d'entailles à l'hectare Nombre total d'entailles Production de sirop par entaille 2 livres/entaille 2,20 Production totale de sirop livres Prix de vente du sirop $/livres 2,72 Revenus totaux $ Coût de production du sirop d'érable 3 $/livres 2,12 Coût de production annuel total $ Vie utile de la tubulure années 12 Volume moyen récolté à l'année 0 m 3 /ha 40 Volume total récolté à l'année 0 m Proportion sciage à l'année 0 % 40 Volume moyen récolté coupes suivantes m 3 /ha 25 Volume total récolté coupes suivantes m 3 /ha Proportion sciage années suivantes % 0 Notes : 1 Le nombre d entailles à l hectare constitue la moyenne de plusieurs érablières en démarrage. 2 La production de sirop par entaille est une moyenne à long terme au Québec. 3 Le coût de production du sirop d érable a été calculé à partir des coûts de production moyen 2003 (actualisé 2009) pour les entreprises de à entailles. Les résultats indiquent que selon les paramètres précisés ci-dessus, l investissement sera plus rentable en acériculture qu en sylviculture. Le tableau suivant montre l évolution du flux de trésorerie découlant de l investissement en acériculture. L achat (une sortie de $ à l année 0) et la vente du terrain (une entrée de $ à l année 75) ne sont pas indiqués mais font partie du calcul. La VAN correspondante dépasse $. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 34
45 Année TABLEAU 21. FLUX DE TRÉSORERIE DÉCOULANT D UN INVESTISSEMENT EN ACÉRICULTURE Taxe municipale Ventes de sirop Coût de production sirop Coupe jardinatoire Flux de trésorerie annuel net Flux de trésorerie cumulatif $ ( $) ( $) 1 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ ( $) 2 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ ( $) 3 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ (6 686 $) 4 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 5 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 6 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 7 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 8 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 9 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 10 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 11 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 12 (1 350 $) $ ( $) $ $ $ 13 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 14 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ ( ) 22 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 23 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 24 (1 350 $) $ ( $) $ $ $ 25 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ ( ) 35 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 36 (1 350 $) $ ( $) $ $ $ 37 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 38 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ ( ) 40 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 47 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 48 (1 350 $) $ ( $) $ $ $ 49 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ ( ) 51 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 59 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 60 (1 350 $) $ ( $) $ $ $ 61 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ ( ) 63 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 71 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 72 (1 350 $) $ ( $) $ $ $ 73 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 74 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ 75 (1 350 $) $ ( $) 0 $ $ $ ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 35
46 En comparaison, l investissement en production de feuillus pour le sciage génère une VAN négative de près de $, malgré l inclusion d un paramètre de gain de valeur du terrain supérieure. Le flux de trésorerie présenté au tableau suivant inclut l achat (une sortie de $ à l année 0) et la vente du terrain (une entrée de $ à l année 75). TABLEAU 22. FLUX DE TRÉSORERIE DÉCOULANT D UN INVESTISSEMENT EN SYLVICULTURE Année Taxe municipale Coupe jardinatoire Flux de trésorerie annuel net Flux de trésorerie cumulatif $ ( $) ( $) 1 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 2 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 3 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 4 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) ( ) 23 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 24 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 25 (1 350 $) $ $ ( $) 26 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) ( ) 44 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 45 (1 350 $) $ $ ( $) 46 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 47 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) ( ) 59 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 60 (1 350 $) $ $ ( $) 61 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) ( ) 73 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 74 (1 350 $) 0 $ (1 350 $) ( $) 75 (1 350 $) 0 $ $ $ Dans le contexte actuel, on doit donc s attendre à ce qu un investissement permettant d aménager une érablière en production acéricole rapporte davantage de bénéfices qu un investissement équivalent visant la production ligneuse.. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 36
47 Conclusion Cette étude confirme le processus de professionnalisation que la filière acéricole québécoise pilote depuis plusieurs années. Elle aidera les décideurs dans la présente période de redéfinition des régimes forestier, agricole et foncier, tant à l échelle provinciale que dans plusieurs régions. Cette étude ouvre également la voie pour approfondir les interactions entre le secteur acéricole québécois et celui des autres provinces canadiennes ainsi que celui des États américains, compte tenu du contexte réglementaire québécois et des efforts de développement observés ailleurs. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 37
48 Bibliographie Association des restaurateurs du Québec (2010). Profil et performance de la restauration québécoise. Édition 2010 ÉcoRessources Consultants et Doyon (2009). Retombées économiques régionales de productions non dominantes. FPAQ (2010). Données sur l industrie acéricole en FPAQ (2009). Dossier économique [en ligne] ISQ (2010a). Tableau du nombre d emplois, par région administrative, par région métropolitaine de recensement et ensemble du Québec, D après Statistique Canada, Enquête sur la population active. [en ligne] g/emploi_reg.htm ISQ (2010b). Tableau du Produit intérieur brut (PIB) aux prix de base par région administrative, Québec, D après l Institut de la statistique du Québec; Statistique Canada; ministère des Affaires municipales et des Régions et de l'occupation du territoire; Pêches et Océans Canada et Revenu Québec. [en ligne] MAPAQ (2009). Profil de la main-d œuvre agricole au Québec Direction du développement et de l innovation. MAPAQ (2006). Monographie de l industrie acéricole au Québec. Direction des études économiques et d appui aux filières. MAPAQ (2005). Étude sur le coût de production du sirop d érable (vrac) au Québec en Direction des politiques sur la gestion des risques. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 38
49 Annexes ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 39
50 Annexe 1. Détail des modèles intersectoriels utilisés Modèle Dynatec 2010 Le modèle de retombées économiques développé par EcoTec Consultants est dynamique et repose sur un moteur de tableaux entrées-sorties complété par des modules économétriques. Ces modules permettent de générer des statistiques de retombées économiques plus complètes. Le modèle se divise en deux modules principaux : le calcul des retombées économiques par province et le calcul des retombées économiques par région administrative au Québec. Module interprovincial La simulation d un «choc» dans l économie du Québec débute quand on introduit un vecteur de dépenses dans le modèle, soit ici les dépenses par biens et services des producteurs acéricoles ou les dépenses estimées des transformateurs acéricoles québécois. L algorithme principal débute par le calcul des marges (taxes indirectes sur la production, marges de commerce au détail et de gros, transport, etc.) et des importations qui proviennent des autres pays ainsi que de chacune des neuf autres provinces canadiennes auquel sont soustraites ces importations du vecteur de dépenses. Ainsi, la somme qui reste dans le modèle est le montant qui va effectivement demeurer dans l économie québécoise pour cette première ronde de dépenses. Le modèle détermine alors les industries qui vont produire les biens consommés initialement (vecteur de dépenses initiales). Par exemple, si les dépenses initiales comprennent 5 M$ pour les tubulures, ce montant se retrouve dans l industrie manufacturière plastique spécialisée. À partir de ces données de ventes par industrie, le modèle extrait la composante du PIB (valeur ajoutée). Enfin, les revenus de taxation des gouvernements sont calculés pour trois catégories principales de recettes : impôt sur le revenu des particuliers, taxes indirectes (taxes de vente, taxes d accise, etc.) et impôt sur les profits des entreprises. La deuxième ronde de dépenses sera celle des entreprises qui font des achats pour répondre à la demande initiale. Par exemple, afin de satisfaire la demande des producteurs de sirop d érable pour les barils, les manufacturiers achètent des matières premières, de l électricité, etc. À la troisième ronde de dépenses, les manufacturiers vont à leur tour effectuer des achats auprès de leurs fournisseurs. À chaque ronde (cycle) de dépenses, le montant d argent qui reste dans l économie diminue à cause de trois importantes sources de fuites : les importations de biens et services des autres pays et des neuf autres provinces; les divers impôts et taxes prélevés par les gouvernements et l épargne des ménages et des entreprises (bénéfices non répartis et amortissement). Puisque ce modèle est dynamique, les retombées économiques sont calculées sur un maximum de 15 itérations après la dépense initiale. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 40
51 Le modèle est également interprovincial de nature. À chacune des rondes de dépenses, des achats dirigés vers les entreprises québécoises en provenance des autres provinces entrent dans la partie «Québec» du modèle. Ceci permet un calcul plus précis des vraies retombées économiques puisque les entreprises québécoises sont des fournisseurs majeurs pour différentes industries réparties dans diverses provinces. Afin de s assurer que les impacts induits ne sont pas surestimés, différentes mesures sont prises par le modèle telles que : L impôt fédéral et celui du Québec sur le revenu des particuliers sont tous les deux prélevés avant que les ménages ne dépensent leurs salaires; Les contributions sociales des travailleurs (cotisations de l assurance-emploi, des fonds de pension publics et privés, etc.) sont prélevées; Un taux de 92 % est utilisé pour la propension moyenne à consommer (PMC) (le reste, 8 %, est considéré comme l épargne des ménages). Ceci est très modéré puisque la PMC des ménages québécois était d environ 98 % en Module régional Le modèle Dynatec 2009 possède un module estimant les retombées économiques d une dépense dans les régions administratives. Le faible nombre d entreprises de transformation acéricole et le respect de la confidentialité nous ont contraints à détailler les retombées de la transformation à l échelle provinciale seulement. C est aussi pour des raisons de confidentialité que les résultats ne peuvent être présentés qu à l échelle québécoise (et non à l échelle des régions administratives). Ainsi, deux modèles fonctionnent simultanément dans le modèle régional, simulant ainsi le fonctionnement réel de l économie canadienne (modèle interprovincial) et québécoise (modèle régional). Le modèle régional calcule les mêmes statistiques que le modèle interprovincial, mais au niveau des régions administratives. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 41
52 Annexe 2. Hypothèses et ajustements aux statistiques de production Le coût de production 2003 du MAPAQ (2005) détaille les données selon sept strates de grosseur d entreprise. Les strates d entreprises acéricoles correspondent à : à entailles, à entailles, à entailles, à entailles, à entailles, à entailles et plus de entailles. Plusieurs entreprises déclarent moins de entailles et nous leur avons attribué les dépenses de la plus petite strate. Cette décision a le potentiel de légèrement surestimer les retombées de la production. Il était néanmoins important de prendre en considération ces plus petites entreprises afin de refléter le mieux possible la réalité de l industrie acéricole. De plus, certains postes de dépenses ne sont détaillés qu en fonction de trois classes, soit les petites, moyennes et grandes fermes. Selon le coût de production, les petites fermes comptent de à entailles (nous y avons ajouté la strate des 0 à entailles); les fermes moyennes dénombrent de à entailles et les grandes entreprises chiffrent entailles et plus. Ces entreprises sont généralement considérées comme étant spécialisées. Temps de travail et salaires Le coût de production 2003 détaillait le nombre d heures moyen travaillées par l exploitant, la main-d œuvre familiale et la main-d'œuvre salariée sur les entreprises de petite, moyenne et grande taille. Le nombre moyen d heures travaillées par entreprise est de heures par année. Le tableau suivant indique le détail des heures par type de travailleur et de taille d entreprise. TABLEAU 23. NOMBRE D HEURES TRAVAILLÉES PAR TYPE D ENTREPRISE PAR ANNÉE Type d entreprise Petites Moyennes Grandes Moyenne pondérée des exploitations Exploitants Famille Salariés Total Source : Extrait du coût de production de sirop d érable en vrac (MAPAQ, 2005), compilation ÉcoRessources Consultants. Les emplois directs ont été calculés en divisant le nombre d heures travaillées totales par heures de travail/an, qui est considéré un équivalent temps plein dans la plupart des statistiques québécoises. Les emplois rapportés dans ce rapport incluent le travail des exploitants, de la main-d œuvre familiale et des salariés. Le travail de la main-d œuvre salariée extérieure est rémunéré au taux horaire de 2003 provenant du calcul du coût de production (10,62 $/heure pour les petites entreprises; ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 42
53 10,54 $/heure pour les moyennes entreprises et 14,20 $/heure pour les grandes entreprises) indexé en dollars de Le salaire de l exploitant provient des données confidentielles de la FPAQ de 2003 qui a été indexé en dollars de Les montants ont ensuite été diminués du déficit apparaissant dans la région administrative correspondante, tel qu indiqué à la section 3.2. Même si le coût de production prévoit un salaire pour la main-d œuvre familiale, aucune dépense n y est affectée dans la présente étude. Dépenses Les dépenses de production par type d entreprise sont les mêmes dans toutes les régions administratives du Québec; autrement dit, aucun ajustement dans le coût de production n a été effectué pour tenir compte de particularités régionales. Le coût de production inclut également des dépenses d amortissements. Étant donné que c était la seule estimation que nous avions pour chiffrer les investissements effectués sur les entreprises acéricoles, nous avons choisi de les considérer. Cependant, comme pour les salaires des exploitants, l utilisation d un modèle intersectoriel nécessite des ajustements comparativement à un calcul de coûts de production. Ainsi, des amortissements modifiés ont été ajoutés aux dépenses afin de mieux représenter la réalité. Nous avons d abord créé six catégories d amortissements puisque le rapport du coût de production permettait de le faire. Ensuite, nous avons fait varier le pourcentage de trois d entre eux en fonction du type d amortissements et de la grosseur des fermes de la façon suivante : Catégorie d amortissement Amortissement véhicules motorisés (tracteur, camion, motoneige, débusqueuse) Amortissement tubulures et tuyaux Amortissement équipement spécialisé d érablière (pompes, osmoses, évaporateur, presse, barils, laveuse) Amortissement autres équipements (voitures à bois, souffleur à neige, laveuse à pression, scies, réservoirs, petits outils, ordinateurs) Amortissement bâtiments Amortissement automobile, tracteur à gazon TABLEAU 24. AJUSTEMENT DES AMORTISSEMENTS POUR LE MODÈLE Montant original Taux appliqué selon le type d entreprise Petites Moyennes Grandes Montant inscrit dans le modèle $ 0% 50% 100% $ $ 100% 100% 100% $ $ 100% 100% 100% $ $ 30% 30% 30% $ $ 100% 100% 100% $ $ 0% 0% 0% 0 $ ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 43
54 Ces modifications à l amortissement ont pour objet de mieux refléter le coût d opportunité des entreprises, notamment celles de plus petite taille qui ne sont pas spécialisées en acériculture. Il est important de noter que l ensemble de ces ajustements se font à l intérieur des paramètres de revenus et de dépenses déjà existants. Les ajustements ont pour principal objet de répartir différemment ces sommes, afin de mieux refléter les flux monétaires réels. Ainsi, la prise en compte du travail familial non rémunéré induit un déficit pour les entreprises de petite taille. L élimination, dans notre calcul, de ce travail non rémunéré ne change en rien les recettes totales de l activité production, mais elle réduit des salaires fictifs et permet l atteinte d un profit ou la réduction de déficit. ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 44
55 Annexe 3. Retombées économiques de la production acéricole québécoise dans les régions en matière d emplois et de PIB TABLEAU 25. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 (EN ETP) Emplois directs Emplois indirects Emplois induits Emplois totaux 1 Bas-Saint-Laurent Saguenay-Lac-Saint-Jean Capitale-Nationale Mauricie Estrie Montréal Outaouais Abitibi-Témiscamingue Côte-Nord Nord-du-Québec Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine Chaudière-Appalaches Laval Lanaudière Laurentides Montérégie Centre-du-Québec TOTAL TABLEAU 26. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE, PAR RÉGION ADMINISTRATIVE, 2009 ($) PIB direct PIB indirect PIB induit PIB total 1 Bas-Saint-Laurent Saguenay-Lac-Saint-Jean Capitale-Nationale Mauricie Estrie Montréal Outaouais Abitibi-Témiscamingue Côte-Nord Nord-du-Québec Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine Chaudière-Appalaches Laval Lanaudière Laurentides Montérégie Centre-du-Québec TOTAL ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 45
56 Annexe 4. Retombées économiques de la production acéricole québécoise dans les provinces canadiennes en matière d emplois et de PIB TABLEAU 27. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 (EN ETP) Emplois directs Emplois indirects Emplois induits Emplois totaux Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada TABLEAU 28. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 ($) PIB direct PIB indirect PIB induit PIB total Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 46
57 Annexe 5. Retombées économiques des activités de transformation acéricole québécoise dans les provinces canadiennes en matière d emplois et de PIB TABLEAU 29. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DES ACTIVITÉS DE PREMIÈRE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 (EN ETP) Première transformation Emplois directs Emplois indirects Emplois induits Emplois totaux Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada TABLEAU 30. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DES ACTIVITÉS DE SECONDE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 (EN ETP) Seconde transformation Emplois directs Emplois indirects Emplois induits Emplois totaux Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 47
58 TABLEAU 31. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT GÉNÉRÉ PAR LES ACTIVITÉS DE PREMIÈRE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 ($) Première transformation PIB direct PIB indirect PIB induit PIB total Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada TABLEAU 32. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT GÉNÉRÉ PAR LES ACTIVITÉS DE SECONDE TRANSFORMATION ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE DANS LES PROVINCES CANADIENNES, 2009 ($) Seconde transformation PIB direct PIB indirect PIB induit PIB total Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 48
59 TABLEAU 33. REVENUS DE TAXATION ET DE PARAFISCALITÉ GÉNÉRÉS PAR LES ACTIVITÉS DE TRANSFORMATION ACÉRICOLE DU QUÉBEC EN 2009 (EN MILLIONS DE $) Gouvernement Municipalités Gouvernement Total du Québec fédéral Première transformation Impôt sur le revenu des particuliers 2,66 0 1,80 4,46 Autres revenus de taxation 8,07 0,86 12,10 21,04 Total 10,73 0,86 13,90 25,49 Parafiscalité 9,48 0 1,80 11,28 Total avec parafiscalité 20,22 0,86 15,70 36,78 Seconde transformation Impôt sur le revenu des particuliers 1,50 0 1,00 2,50 Autres revenus de taxation 2,26 0,39 3,40 6,05 Total 3,76 0,39 4,40 8,55 Parafiscalité 3,33 0 0,60 3,93 Total avec parafiscalité 7,09 0,39 5,00 12,48 Ensemble du secteur de la transformation Impôt sur le revenu des particuliers 4,16 0 2,80 6,96 Autres revenus de taxation 10,34 1,25 15,50 27,09 Total 14,50 1,25 18,30 34,05 Parafiscalité 12,81 0 2,40 15,21 Total avec parafiscalité 27,30 1,25 20,70 49,26 ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 49
60 Annexe 6. Retombées économiques du secteur des cabanes à sucre québécoises de type restaurant en matière d emplois et de PIB TABLEAU 34. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DU SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT, 2009 (EN ETP) Emplois directs Emplois indirects Emplois induits Emplois totaux Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada TABLEAU 35. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT DU SECTEUR DES CABANES À SUCRE QUÉBÉCOISES DE TYPE RESTAURANT, 2009 ($) PIB direct PIB indirect PIB induit PIB total Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 50
61 Annexe 7. Retombées économiques de l ensemble de la filière acéricole québécoise dans les provinces canadiennes en matière d emplois et de PIB TABLEAU 36. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DE L ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE (PRODUCTION, PREMIÈRE ET SECONDE TRANSFORMATION ET CABANES À SUCRE DE TYPE RESTAURANT), 2009 (EN ETP) Emplois directs Emplois indirects Emplois induits Emplois totaux Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada TABLEAU 37. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT CRÉÉS PAR L ENSEMBLE DE LA FILIÈRE ACÉRICOLE QUÉBÉCOISE (PRODUCTION, PREMIÈRE ET SECONDE TRANSFORMATION ET CABANES À SUCRE DE TYPE RESTAURANT), 2009 ($) PIB direct PIB indirect PIB induit PIB total Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 51
62 Annexe 8. Retombées économiques de la production acéricole de l Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse en matière d emplois et de PIB TABLEAU 38. EMPLOIS DIRECTS, INDIRECTS ET INDUITS DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE DE L ONTARIO, DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE ET DU NOUVEAU-BRUNSWICK, 2009 (EN ETP) Emplois directs Emplois indirects Emplois induits Emplois totaux Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada TABLEAU 39. PIB DIRECT, INDIRECT ET INDUIT DE LA PRODUCTION ACÉRICOLE DE L ONTARIO, DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE ET DU NOUVEAU-BRUNSWICK, 2009 ($) PIB direct PIB indirect PIB induit PIB total Terre-Neuve et Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires Canada ÉcoRessources Consultants, pour la Fédération des producteurs acéricoles du Québec 52
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