Le dossier. Pourquoi? Automobile, la filière a de l avenir. Mars 2011

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le dossier. Pourquoi? Automobile, la filière a de l avenir. Mars 2011"

Transcription

1 Le dossier Mars 2011 Automobile, la filière a de l avenir. Pourquoi? 1

2 Pour le développement de l activité et de l emploi dans la filière automobile Avec les syndicats, la Fédération de la Métallurgie CGT lance une campagne d initiatives et de mobilisations pour gagner une véritable politique de reconquête industrielle dans les activités d automobile, de Cars et Bus, de poids Lourds. L objectif est de permettre aux salariés concernés, de peser dans les choix de gestions et de stratégies dans leurs entreprises, en particulier les donneurs d ordres.patronat et Gouvernement mènent depuis des années une politique de réduction des capacités de production et d emploi sous prétexte d un manque de Compétitivité. Cette désindustrialisation de la France, dont l automobile par son poids économique, son niveau de l emploi, de recherche, d investissement n est pas inéluctable. Au contraire, dans chaque région, le tissu des entreprises est un atout pour créer des milliers d emplois qualifi és en lien avec les capacités de production, d étude, d innovation, de recherche pour le devenir de cette fi lière en France comme en Europe. A travers la fi lière de l automobile, c est le devenir de l industrie que la CGT veut poser dans le débat avec les salariés.nous voulons que ce document soit un outil à la réfl exion, aux débats, à la construction de propositions revendicatives dans les entreprises, au niveau des territoires, des bassins d emploi. Suite aux Etats Généraux de l industrie initiés par le Gouvernement, la CGT entend poursuivre son action pour une reconquête de l emploi industriel.mettons nos efforts en commun pour construire et proposer des initiatives, afi n de faire grandir de nouvelles exigences revendicatives permettant de créer un avenir durable à l emploi dans l industrie automobile en France. Lexique ACEA : Association Européenne des Constructeurs Européens d Automobile AFP : Agence France Presse CCFA : Comité des Constructeurs Français d Automobile CES : Confédération Européenne des Syndicats CNPA : Conseil National des Professions de l Automobile HCCI : Moteur Homogeneous Charge Compression Ignition NOX : Composés d azote et d oxygène qui comprennent les gaz d acide nitrique et de dioxyde d azote VN : Véhicules Neufs VO : Véhicules d Occasions VUL : Véhicules Utilitaires Légers FEM : Fédération Européenne de la Métallurgie FIOM : Fédération Internationale des Organisations de Travailleurs de la Métallurgie OIT : Organisation Internationale de Travail OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique R&D : Recherche et Développement La CGT pense qu a de l avenir. 2 Pourqu Durant des années, l industrie n était plus considérée comme déterminante pour le développement économique et social de notre pays. Mais l impact de la crise économique a imposé même aux plus libéraux de constater que le développement économique d un pays ne peut pas reposer sur une économie virtuelle au service des actionnaires. D autre part, dans les pays qui connaissent une forte croissance économique, tels que la Chine, l Inde, le Brésil... force est de constater que la création d une base industrielle forte est au cœur de leur développement. En France, c est dans ce contexte, et sous la pression des multiples initiatives de la CGT pour le développement de l industrie et de l emploi que se sont tenus les Etats Généraux de l automobile et de l Industrie. Ces Etats Généraux, bien qu insuffi sants dans les réponses qu ils apportent pour la mise en place d une vraie politique industrielle en France et en Europe, ont eu le mérite de contraindre nos dirigeants à réaffi rmer un certain nombre de réalités. Ainsi, le Président de la République déclarait le 4 mars 2010 lors de son discours de clôture des Etats Généraux de l Industrie à Marignane «La France doit demeurer une grande nation industrielle. Elle le doit à son histoire, elle le doit à son économie, elle le doit à son peuple. [...] Je conteste l idée qu il convient de donner la priorité absolue aux services et d abandonner l industrie car le jour où l industrie sera partie, pour qui les services travailleront-ils? Toutes les nations qui se développent aujourd hui assoient leur croissance sur le développement industriel.» Pourquoi l industrie automobile? Pour comprendre et réaffi rmer la place de l industrie, pour œuvrer à la

3 e la filière automobile oi? construction d une véritable politique industrielle en France et en Europe, nous considérons que dans l industrie la fi lière automobile joue un rôle particulier. Rôle provenant de son poids économique, de sa proximité dans la vie quotidienne des citoyens, de son caractère structurant et pionnier pour l industrie et l économie dans son ensemble. Pour le syndicalisme également, l automobile joue un rôle particulier voire structurant dans les grandes batailles et les conquêtes sociales nouvelles, une célèbre citation l illustrait «Quand Billancourt tousse la France s enrhume». L industrie et l industrie automobile * Depuis le début du siècle dernier, l automobile est fondatrice du concept de production de masse et de la grande consommation. L essor de l automobile a dans une large mesure contribué à façonner la structuration des villes, le développement des agglomérations ainsi que la structuration territoriale de l activité économique. Au siècle dernier aux Etats-Unis, la production automobile a généré des modes de production industrialisés et rationalisés. La FORD T produite à plus de 15 millions d exemplaires jusqu en 1927 a, en ce sens, marqué l apparition d une des premières chaines de montage industrielle avec l intégration de procédés d innovations organisationnels et technologiques. C est ainsi que du Taylorisme au Fordisme furent intégrées à la production, l interchangeabilité : par un recours accru aux machines outils et la standardisation des pièces Pour les salariés et le travail plus globalement, l avènement du Taylorisme et du Fordisme marque une nouvelle forme d aliénation au travail avec la standardisation des tâches, la concentration des décisions, marquant par là même un recul dans l autonomie des salariés sur leur poste de travail. Depuis son industrialisation, l industrie automobile en tant que bien de consommation de masse a été le «laboratoire» grandeur nature de nouveaux modes de production pour répondre à des besoins croissants, dans un siècle où dans les pays occidentaux l automobile est rentrée dans plus de 80% des ménages. Si l industrie automobile a généré le fordisme, elle a aussi généré son successeur le toyotisme, illustré par les théories des cinq zéros, des cinq S La stratégie patronale de diffusion du Lean Manufacturing à l ensemble de l industrie étant un autre exemple de l expérimentation dans l automobile de méthodes dont l objectif est ni plus ni moins d augmenter la productivité des salariés, avec l idée que l optimisation de la production permet de réduire les coûts et donc d augmenter la rentabilité pour les actionnaires. Avant de défi nir la fi lière automobile et son rôle structurant, il ne faut pas perdre de vue que la France est un des seuls pays, avec la Chine, les USA et l Allemagne disposant des capacités de recherche, de conception et de production des principaux modes de transports terrestres, maritimes et aériens. Pour la CGT, cette capacité de produire des automobiles, des bus, des poids lourds, des trains, des tramways, des métros, des deux roues, des vélos, des bateaux de plaisance ou de transport de marchandises, des avions commerciaux ou militaires, des hélicoptères est un atout majeur en termes d emplois, de savoirfaire, de compétences, d innovations technologiques et de richesses produites. 3 Cette diversité d activités industrielles entraine des synergies positives entre ces différentes branches, où les avancées technologiques alliées à la recherche publique permettent de bâtir de véritables projets industriels. Définition de la filière automobile Par fi lière automobile en termes de produits nous entendons: les voitures, les utilitaires, les cars et bus, les véhicules industriels, les remorques, les deux roues, ainsi que tous les carrossiers où sont réalisés des véhicules dits spécifi ques tels que les véhicules sanitaires, de sécurité Au niveau des activités et secteurs qui participent à la réalisation de ces produits, nous entendons aussi, la recherche, la conception, la fabrication automobile, l entretien et la réparation automobile. En d autres termes, les constructeurs, les équipementiers, la chaine de sous-traitance et les garages. D un point de vue syndical cette fi lière Automobile au sens large nous bouscule, car elle dépasse largement les champs conventionnels des fédérations CGT avec une multitude de conventions collectives, la métallurgie, la chimie, le verre et céramique, le textile, les services de l automobile Par équipementiers automobiles nous désignons les entreprises qui fabriquent et livrent des produits fi nis aux constructeurs, directement assemblés sur les véhicules exemple les phares, les pneumatiques Par sous traitants automobiles nous désignons les entreprises qui réalisent des produits semi-fi nis, notamment pour les équipementiers, exemple les fournisseurs de ressorts de joints Enfi n, comme nous considérons que l avenir de la fi lière automobile en France et en Europe, passe par une politique industrielle de reconquête de l emploi, des investissements, ce support se focalisera sur les enjeux industriels. *Source Rapport CES : l automobile une fi lière française en mutation, 2006

4 La filière automobile a un rôle structurant pour l économie Voici quelques éléments qui illustrent le poids que représente l industrie automobile dans l économie française. Investissement de l ensemble des constructuers automobiles en france en milliards d euros. L industrie automobile génère des ressources importantes 3,14 3,81 3,21 2,97 2,55 2,50 L industrie automobile, tout comme l aéronautique ou le ferroviaire se situe au cœur de l industrie. De nombreuses branches industrielles dépendent plus ou moins fortement de l industrie automobile. D ailleurs l industrie automobile est le 1 er client de la plasturgie, du caoutchouc industriel et les services industriels du travail des métaux. La sidérurgie réalise près de 60% du chiffre d affaires pour la fi lière automobile. Les fonderies, dont une part importante était intégrée aux constructeurs, travaillent en grande majorité pour l automobile Les industries textiles notamment pour la sellerie travaillent en partie pour l automobile Les industries du caoutchouc (pneumatiques) et le secteur de la plasturgie, du verre, de la céramique (fi ltres à particules) font partie de l industrie automobile. Le secteur de l électronique, par exemple un groupe comme ST Microelectronics réalise 15% de son chiffre d affaires dans l automobile. Enfi n d autres secteurs comme la publicité sont également très dépendants de l industrie automobile : en 2010 les constructeurs automobiles ont dépensé 2.4 milliards d euros de publicité en France (Renault avec près de 350 millions d euros se classe 1 er de cette catégorie). Les investissements de la filière automobile L industrie automobile est le second secteur qui investit le plus (derrière l industrie pharmaceutique) en France (source CCFA) : 1, Le poids de l industrie automobile dans la balance commerciale française Depuis plus de 20 ans, l industrie automobile contribuait positivement à la balance commerciale française. C est-à-dire que la France exportait plus de véhicules qu elle n en importait. Cependant depuis 2008/2009 la France est devenue un pays importateur net d automobiles, c est-à-dire que la différence entre les ventes de voitures hors de France et les achats de voitures étrangères en France était de -4,43 milliards d en En 2005 les ventes de voitures à l étranger dégageaient un excédent commercial de 8,21 milliards d. Balance commerciale de l industrie automobile française en milliards d ,17 4 4,13 4,46 9,84 1,80 Parmis les 10 principaux importateurs francais, on retrouve trois groupes de l automobiles : PSA, Renault et renault Trucks. En 2009, dans la région Rhône Alpes ( 2ème région économique française, Renault Truck est le premier exportateur et le 3ème importateur derrière IVECO-France notamment ,21-3,19-4,43

5 française L emploi dans la filière automobile D après le CCFA, l automobile en France, c est près de 10% des actifs dans le privé qui ont une activité liée à l automobile soit près de 2,9 millions de salariés. Un grand nombre d emplois dépend directement ou indirectement de l industrie automobile. En 2009, salariés travaillaient dans l industrie automobile en France (constructeurs automobiles, de véhicules industriels, de cars et bus, équipementiers, cycles, motocycles et matériels de transport) Source CCFA Les principaux sites de construction de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers en France (Source Secafi) Evolution de l emploi dans l industrie automobile Construction automobile Equipementiers automobile RSA Sandouville Espace Laguna III Capacité 09 : 300 k RSA Dieppe Clio Mégane Sport Capacité : 40 k RSA Douai Scénic Capacité 09 : 600 k Toyota Valenciennes Yaris 3 Capacité : 300k SVN St Amand 807 / C8 Capacité : RSA Maubeuge Kangoo II Capacité 09 : 300 k Daimler Hambach Smart Capacité : 150 k PCA Rennes C6,C5 et 508 Prod 09 : 121 k RSA Flins Clio II III Capacité 09 : 300k PCA Poissy 207 C3 DS3 Prod 09 : 175 k PCA Aulnay Plateforme 1 : C3 Prod 09 : 219 k RSA Batilly Master II Mascott Capacité : 140 k PCA Mulhouse 206+, 308 et C4 Prod 09 : 282 k PCA Sochaux 308 et 3008 Prod 09 : 275 k 5

6 Véhicules industriels Cars et Bus La fi lière Véhicules Industriels Cars & Bus représente en France environ emplois selon les estimations de la CGT. Les Constructeurs Environ salariés travaillent pour les constructeurs de véhicules Industriels Cars et Bus en France. Voici une liste des principales entreprises: Renault Trucks, Iveco/ Irisbus, Iveco moteurs camions et bus, Evobus, Scania, Nexter (militaire), Heuliez, Sides (Groupe Sicli ; Véhicules secours), Camiva (Iveco Magirus), Sanicar. Cartographie des sites de production des Véhicules Utilitaires Légers, des Véhicules industriels, des Cars et Bus en France (Source Secafi) Les Carrossiers et Remorques En France, il existe une forte diversité de carrossiers et «remorques», qui fabriquent les semiremorque. Ces dernières regroupent notamment Samro, Kaiser, Lhor, Fruehauf, Trailor). C est une spécifi cité en Europe, voire dans le monde personnes travaillent dans ce secteur en France. Les Equipementiers/ sous-traitants Dans ce secteur, la CGT estime qu un emploi chez les constructeurs égale 2 emplois chez les équipementiers et 5 dans la sous-traitance.la fi lière des Véhicules Industriels et des Cars & Bus est concentrée sur 6 régions (Rhône- Alpes, Normandie, Limousin, Lorraine, Poitou-Charentes, Pays de Loire)(voir carte ci contre) Les principaux Fournisseurs de la filière Les fournisseurs œuvrent dans des domaines divers : plasturgie, caoutchouc industriel, électronique, pneumatiques, verre, métal, roulements, fonderie, etc. Les Utilisateurs Ce sont principalement les transports publics (SNCF, RATP, les collectivités locales) les transporteurs de marchandises, l armée. En 2009, le parc correspond à véhicules, ce qui correspond à un chiffre stable par rapport aux années précédentes. Les services de l automobile salariés dans les services de l automobile qui comprennent commerce et réparation automobile, les stations-service, les loueurs, les fl ottes, les écoles de conduite. Activités 2009 Commerce automobile Réparation automobile Commerce de détail d équipements automobiles Commerce de détail de carburant en magasin spécialisé Commerce et réparation de cycles et motocycles Contrôle technique automobile Ecole de conduite Location courte durée Location longue durée Démolisseurs recycleurs Parcs de stationnement Stations de lavage Total (Source Rapport de branche 2009 des services de l automobile) 6

7 L automobile est au cœur de la mobilité des français Plus de 37,4 millions de véhicules (automobiles, utilitaires, véhicules industriels, cars et bus) circulent en France, soit quasiment un véhicule pour deux habitants. Au 1 er janvier 2010, le parc automobile était de voitures particulières, véhicules utilitaires légers jusqu à 5 tonnes, véhicules industriels de plus de 5 tonnes, soit un total de pour le parc automobile. (Source CCFA) Le parc automobile en France, un parc vieillissant L âge moyen du parc automobile en France, en Allemagne et en Europe est de 8 ans, ce sont donc des véhicules qui ne bénéfi cient pas des technologies environnementales les plus effi cientes. Le kilométrage moyen au compteur est de km (c est km de plus qu en 1990). Chaque année, environ 2 millions de voitures neuves sont vendues en France. Chaque année, 5 millions de voitures de plus de 5 ans sont vendues, c est le segment de marché le plus dynamique. La distance domicile-travail est passée d environ 3 km dans les années 1960 à 40 km à l heure actuelle. Avec l éclatement des horaires et les externalisations d activités, les services de transport collectif dans les entreprises ont quasiment disparu. 52% des 31.4 millions de véhicules particuliers du parc automobile en France sont des motorisations diesel. Notons qu entre 2007 et 2009 l âge moyen du parc automobile en France a baissé de 0,2 an, cette baisse démontre donc que l augmentation des ventes de véhicules neufs permet de faire baisser l âge du parc et par conséquent de faire rouler des véhicules moins polluants sur nos routes. En 2008, la CGT avait cosigné avec Green Peace une tribune portant sur la nécessité de mettre en place des normes permettant la réduction des émissions de CO² des voitures tout en favorisant le renouvellement du parc automobile (Source CCFA) Le trafi c routier occupe une place prédominante dans nos déplacements, en effet en France 87,3% du trafi c est assuré par le trafi c routier (Source CCFA) Age moyen du parc automobile 5,9 7,25 7,71 7,9 8,2 8,1 8 Kilométrage annuel moyen Part du trafi c routier dans le trafi c total 88,0% 88,6% 88,3% 88,0% 88,0% 87,2% 87,3% Les ventes automobiles en France En 2010, véhicules neufs ont été immatriculés en France et en 2009, soit des niveaux de vente supérieurs à ceux d avant crise. En revanche preuve que les prix de vente des véhicules neufs restent très élevés (plus de euros en moyenne), les immatriculations de véhicules d occasion représentent plus de 5 millions de ventes chaque année. Evolution du nombre d immatriculations de véhicules neufs et d occasion ( source CCFA) Immatriculations VN Immatriculations VO

8 Les ventes de véhicules industriels ont particulièrement reculé pendant la crise Après une année 2008 record, 2009 a été un brutal retournement. Le «choc» de la baisse des ventes dans la fi lière est comparable à la période 1993/94. Avec camions vendus en France, les immatriculations ont baissé de 44,9% en La fi lière du véhicule industriel dont les principaux clients sont des entreprises de transport a été particulièrement affectée par la baisse de l activité. Cependant, tout comme dans les sites de production de voitures, la conjoncture économique a été largement sur-utilisée par les employeurs pour procéder à une restructuration importante de l organisation de la production, avec pour conséquence directe la baisse des effectifs et l augmentation des charges de travail pour les salariés restants. Les ventes de camions des principaux constructeurs en Europe entre 2008 & 2009 (source SECAFI) % % % Daimer Trucks Man Trucks Volvo group - Trucks Scania Trucks % Les Remorques et semi remorques* Après une année record en 2008 où les fabricants ont bénéfi cié de l euphorie des marchés et du niveau élevé des commandes issues de la période 2006/2007 (renouvellement du parc en partie lié à la forte vente des VO vers les Pays de l Est et bonne conjoncture économique), le marché des remorques et semi-remorques s est brutalement retourné en En effet, dans le contexte de crise, le secteur des remorques et semi-remorques est un des secteurs les plus touchés en 2009 en raison notamment de forts niveaux de stocks constitués partout en Europe, notamment en Allemagne, après l arrêt brutal des marchés de l Est, en particulier les VO. Pour l ensemble de l année 2009, les immatriculations totales s établissent ainsi à unités, soit une chute de 48,1 % par rapport à 2008, année record toutefois. Le marché est donc ainsi revenu à son niveau de 1992, mais ne constitue pas un point bas historique, les années 1992 et 1993 s étant établies respectivement à et unités. Les ventes de camions et de bus et cars au premier trimestre 2010 pour les principaux constructeurs ont été dans l ensemble supérieures à leurs niveaux de Cela confi rme bien la forte sensibilité des ventes de véhicules industriels à la conjoncture économique. En revanche, le marché des cars et bus connait une évolution différente dans la mesure où il est fortement dépendant de la demande publique. (*Source tableau et texte Secafi ) Immatriculations Var. % 2,4-5,8-15,7 5,2 6,3 5 19,9 7,8-48,1 8

9 La filière automobile n est pas en crise L industrie automobile symbole de la crise? La fi lière automobile est structurante pour l économie française et européenne. Durant la crise, l industrie automobile a souvent été présentée comme symbole par le gouvernement et les médias, en multipliant des formules chocs assez douteuses : «L industrie automobile est en panne», «Coup de frein sur les ventes de voitures». Alors que la CGT s est souvent retrouvée seule à démontrer que les constructeurs automobiles français et européens n étaient pas en crise, cette surenchère sur l impact de la crise dans cette fi lière a eu au moins le mérite de rappeler le poids de l automobile pour notre économie et nos emplois. François Fillon, 1 er Ministre, déclarait dans son discours d introduction aux Etats Généraux de l Automobile en Janvier 2009 : «[la fi lière automobile] est cruciale pour l économie française. C est le travail d un français sur dix. C est une excellence technologique au niveau mondial. C est un siècle de traditions et de performances industrielles. C est un creuset d innovations pour toute l économie. C est aussi, et c est valable naturellement dans tous les pays européens et partout dans le monde, c est un symbole de liberté, l automobile, sur lequel personne ne voudra jamais revenir, à juste titre. C est un secteur qui a un avenir. Et cet avenir nous voulons le protéger et lui donner une nouvelle impulsion». Or malgré ce rôle déterminant, le constat est que l emploi et plus globalement la fi lière sont attaqués. En effet, depuis plus de 20 ans, l industrie automobile est présentée comme étant en crise, or la crise qui touche le secteur est une crise sociale dont les victimes sont les salariés qui y travaillent et les utilisateurs d automobiles que nous sommes en grande majorité. Ce triste constat est la conséquence directe de la stratégie des constructeurs qui ne sont pas dans l optique de produire des voitures pour répondre aux besoins mais de dégager un maximum de marge par véhicule pour satisfaire l appétit sans limite d actionnaires et de dirigeants. Faut-il rappeler que les fermetures de sites, les délocalisations, les remises en cause d acquis sociaux, la dégradation des conditions de travail, les suicides dans ces entreprises et l austérité salariale n ont pas attendu la crise pour être pratiqués dans les entreprises? Faut-il également rappeler que ce n est pas non plus cette crise économique qui a bloqué depuis des années les investissements des constructeurs français pour investir dans de nouvelles technologies et faire des véhicules propres? Pour les entreprises de la fi lière, la crise est une opportunité pour accélérer des stratégies qui étaient planifi ées depuis des mois. En ce sens, la situation de l industrie automobile américaine a également servi d alibi pour dramatiser la situation du secteur en France. D autres choix sont nécessaires. La fi lière automobile et ses salariés ne peuvent pas être sacrifi és sur Groupes PSA Renault Valéo Faurécia Ford Motor Company Toyota Résultats nets 1,134 milliards d euros 3,49 milliards d euros 0,3 milliard d euros 0,202 milliard d euros 6,5 milliards de dollars 4 milliards de dollars (estimations 2010/2011) 9 l autel de la rentabilité d une poignée d actionnaires et de dirigeants. Ce qu il faut, c est permettre le départ anticipé des salariés usés, avec une retraite pour travaux pénibles et les remplacer par des jeunes. Il faut des investissements industriels dans la fi lière pour répondre aux besoins de mobilité des populations. Il faut augmenter les salaires pour sortir de la spirale défl ationniste dans laquelle le MEDEF et le gouvernement veulent nous enfermer. L année 2010, les prix baissent les ventes augmentent Pour Renault et PSA, l année 2010 a été celle de tous les records «Les ventes mondiales du constructeur français PSA Peugeot-Citroën ont augmenté de 13% en 2010, à 3,602 millions d unités, un niveau record» AFP, Avec 2,6 millions de véhicules vendus (VP et VUL), le groupe Renault réalise en 2010 une croissance de 14% de ses volumes soit voitures de plus. Autres faits marquants Les rémunérations allouées aux membres du Conseil d Administration et du Conseil de Surveillance PSA, sont passées de 6,5 millions d euros en 2009 à 11,7 millions en Une trésorerie disponible de 8 milliards d euros Un désendettement de 4.48 milliards d euros Une marge opérationnelle de 6% qui constitue quasiment un record dans le secteur Une marge opérationnelle de 3.3% Le groupe a battu son record de bénéfi ces des 10 dernières années Malgré les rappels de véhicules le groupe devrait réaliser des résultats colossaux

10 Pour les salariés de la fi lière automobile, cette année aura été particulièrement douloureuse. Ils continuent de subir les pertes et le chantage à l emploi, la dégradation des conditions de vie et de travail, le chômage partiel, les attaques multiples sur les libertés syndicales et le gel des salaires. Cependant, l année 2010 aura fait d une part, la démonstration évidente que lorsque le prix de vente des véhicules baisse, les ventes augmentent. D autre part, cette fi n d année aura démontré aussi que les constructeurs peuvent baisser fortement leur marge et continuer de faire des bénéfi ces en vendant des voitures, contrairement à ce qu ils clament depuis des années. L épisode de la fi n décembre où le gouvernement et les constructeurs ont mis le paquet sur la communication avant que la prime à la casse ne disparaisse avec des concessions qui n ont jamais eu autant d acheteurs en ces périodes de fêtes est, en ce sens, révélateur et 2010 des records de vente Le niveau de vente des véhicules neufs a atteint 2,25 millions pour l année 2010, soit quasiment autant qu en 2009 qui avec 2.3 millions de ventes était l année de tous les records. Cette prime à la casse a été un effet d aubaine pour bon nombre de consommateurs puisque les prix de vente de véhicules pouvaient baisser jusqu à 30%, avec des constructeurs qui sont allés jusqu à rajouter des rabais dix fois supérieurs au montant de la prime à la casse. Prouvant par là même, que nous avons bien un problème de pouvoir d achat dans ce pays et que les constructeurs peuvent abaisser leurs marges, et donc répondre aux besoins des clients et continuer de vendre des voitures sans perdre de l argent. Ces niveaux de vente prouvent également que les grands groupes de la fi lière ont de vraies marges de manœuvre fi nancières pour améliorer les conditions de travail des salariés de la fi lière, pour augmenter les salaires ce qui démontre que la CGT est dans le vrai lorsqu elle porte avec les salariés l exigence d une vraie politique industrielle dans la fi lière avec comme objectif la satisfaction des besoins et le bien être au travail des salariés. Quand les constructeurs baissent leurs marges les ventes augmentent La fi n de l année a démontré que les constructeurs avaient la capacité d accorder d énormes rabais sur les prix de vente. En effet, à la fi n 2010, la plupart des constructeurs européens ont accordé des rabais jusqu à 10 fois supérieurs à la prime à la casse. Début 2011, ces réductions se poursuivent, voici quelques exemples. Twingo jusqu à euros de reprise sur un prix d entrée de gamme de euros soit 30% de réduction. Marques Renault Renault Renault Renault Peugeot Peugeot Peugeot Modèle version entrée de gamme Twingo Clio Laguna Espace Prix de base en euros Ces remises accordées sur ces véhicules par les constructeurs démontrent qu ils ont la possibilité de baisser leurs prix de vente et de continuer à réaliser des bénéfices. En ce sens, la proposition CGT de prioriser les volumes plutôt que les marges est nécessaire et possible. Pour le groupe Renault trois familles de véhicules représentent plus de 60% des ventes en volume : Clio, Mégane et Logan. D après les estimations du cabinet Secafi, le taux de marge opérationnelle (hors marge fi nancière) de ces véhicules sont supérieurs à 5%, voire proche des 8/9% pour la Logan. Les frais de personnel globaux, à savoir R&D commercialisation, administration (salaires bruts et cotisations sociales employeurs) représentent globalement 14% du chiffre d affaires total en moyenne sur les exercices ). Les frais de personnel de production représentent en moyenne de 4 à 7% du chiffre d affaires. Fabriquer des véhicules en France et en Europe est rentable pour les constructeurs, cette fi n d année a démontré que la France ne souffre pas d un problème de compétitivité mais bien d une stratégie fi nancière imposée dans la fi lière avec le soutien des fonds publics dans le seul but de servir des dividendes toujours plus importants aux actionnaires. Faut-il rappeler qu en 2009 et 2010 l Etat a apporté un soutien massif à la fi lière automobile sans réelles contreparties sociales? Remise maximum en euros % de remise par rapport au prix entrée de gamme 30% 22.7% 20% 17.4% 10.4% 26.5% 22% 10

11 Les constructeurs français produisent de moins en moins en France Alors que Nicolas Sarkozy déclarait qu il est inadmissible que les voitures de marque française achetées en France soient fabriquées à l étranger, force est de constater que les constructeurs produisent de moins en moins de voitures en France : Production de véhicules particuliers en France La production en France de véhicules particuliers des constructeurs français a baissé fortement en 5 ans (-31% pour PSA et -53,4% pour Renault) voir graph1 ci-contre) Production de véhicules utilitaires légers en France La production en France de véhicules utilitaires légers des constructeurs français a baissé fortement en 5 ans (-38,3% pour PSA et -33,4% pour Renault) (voir graphique2 ci contre) Répartition France/monde de la production de Véhicules Particuliers En 2005, PSA produisait 59.1% de ses véhicules en France, en 2010 cette part a chuté à 38,4%. En 2005, Renault produisait 47,5% de ses véhicules en France, en 2010 cette part a chuté à 20,3% ( voir graphique 3 ci-contre) Répartition France/monde de la production de véhicules utilitaires légers En 2005, PSA produisait 32,2% de ses véhicules en France, en 2010 cette part a chuté à 21,1% En 2005, Renault produisait 53,5% de ses véhicules en France, en 2010 cette part a chuté à 49,4% (voir graphique 4 ci-contre) Grapique 1 Evolution de production de véhicules particulers en France (en milliers) PSA Renault Graphique 2 Production de véhicules utilitaires légers en France (en milliers) Graphique 3 Part de la production de véhicules particuliers en france:monde PSA Renault ,50% 59,10% Renault PSA 42,00% 50,30% 34,70% 25,70% 45,50% 43,30% 21,00% 20,30% 38,40% 38,40% Graphique 4 Part de la production de véhicules utilitaires légers en France/monde 53,5% 55,7% 55,4% 52,6% 46,9% 49,4% 32,2% 32,3% PSA Renault 30,0% 24,8% 21,2% 21,1% Source des graphiques : Secafi

12 Production et ventes de véhicules en France pour le groupe Renault (en unités) Production en France Ventes du groupe en France Production et ventes de véhicules en France pour le groupe PSA (en unités) Production en France Ventes du groupe en France La baisse de la production en France pour Renault et PSA a un impact considérable sur l emploi Renault Entre 2004 et 2009, les effectifs du groupe dans le monde ont diminué de salariés ( -7%). Dans le même temps, les effectifs du groupe en France ont baissé de 12% ( salariés). En d autres termes, près d un emploi sur deux supprimés par Renault l a été en France. Les sites de Guyancourt et de Rueil Lardy représentent emplois soit 40% des salariés du groupe en France qui travaillent dans des sites de R&D. 1/3 des salariés de Renault en France ont plus de 50 ans, pour les ouvriers ils sont près de 37% à avoir entre 50 et 59 ans. (Source Secafi ) Répartition des effectifs par catégories socioprofessionnelles dans Renault SAS France Evolution des effectifs Renault en france Douai Flins Guyancourt Cléon Le Mans Rueil Lardy Sandouville Total Evolution des effectifs Renault dans le Monde Ourviers 34% Ingénieurs et cadres 28% Apprentis 1% Techniciens et agents de maîtrise 37% 12

13 PSA Entre 2004 et 2009, PSA a supprimé près de emplois en France, sur la même période les effectifs globaux de PSA ont baissé de salariés dans le monde, c est-à-dire que PSA a supprimé massivement des emplois en France et en a créé dans le monde. En 2004, 72% des salariés de PSA se trouvaient en France. En 2009, ils étaient 66.8%. (Source Secafi ) Effectifs monde et France de PSA-Automobile Effectifs France Effectifs Monde Malgré la baisse de la production, les constructeurs réalisent des bénéfices colossaux* En 2008, les résultats de PSA étaient en trompe l œil puisque 917 millions d ont été amputés des résultats du groupe, provenant de provisions pour restructurations à hauteur de 512 millions d (c est-à-dire pour fi nancer les licenciements), et de 405 millions d euros pour dépréciation d actifs. Sans ces provisions, le résultat du groupe serait de 550 millions d, ce qui est un bénéfi ce plus que confortable pour une entreprise en crise( voir graph ci dessous) Résultats net de PSA (en M ) Résultats net (en M ) Dividendes distribuées (en M ) En 2008, RENAULT annonce un bénéfi ce net de 599 millions d. Sans les provisions pour restructurations utilisées pour le plan de départs volontaires, le bénéfi ce du groupe se serait établi cette année là à 800 millions d euros (voir graph ci dessous) Résultats net de Renault (en M ) Résultats net (en M ) Dividendes distribuées (en M ) *Source : Secafi

14 La France ne manque pas de compétitivité vis- La France ne manque pas de compétitivité vis-à-vis de l Allemagne La comparaison France-Allemagne occupe le débat politique actuel sur les questions industrielles, avec un créneau patronal et gouvernemental simple : «la France n est plus compétitive par rapport à l Allemagne, cette perte de compétitivité provient des coûts salariaux trop élevés». Pour autant, la France souffre effectivement d un dynamisme industriel plus faible par rapport à l Allemagne, la plupart des observateurs y voient surtout le résultat : - d une politique d innovation, de recherche et développement plus ancrée dans l entrepreneuriat allemand, - une incitation moins forte des entreprises françaises à aller à l export, compte tenu du dynamisme du marché intérieur français - une taille des entreprises plus réduite en France qui peut constituer un frein au passage à l international Comparaison des coûts France-Allemagne Pour la FTM-CGT, cette comparaison des industries françaises et allemandes sous le seul prisme du coût de travail est incomplète et dangereuse : - Incomplète dans la mesure où la compétitivité de l industrie ne repose pas que sur le coût du travail, mais surtout sur l innovation et l investissement avec le développement de grands projets ; - Dangereuse dans le sens où elle repose uniquement sur la mise en concurrence des salariés au sein de l Union Européenne. En ce sens, contrairement à ce qu a présenté le cabinet COE-REXECODE, le coût du travail en France n est pas plus élevé qu en Allemagne comme le prouvent les chiffres fi gurant ci-dessous issus du Bureau of Labor Statistics = Ministère du Travail des USA qu on ne pourrait pas taxer d être pro-français. (Source 3 E Consultants) Evolution de la rémunération du travail par heure (en euros/heure) 29,5 30, ,7 27,5 28,4 23,9 24, ,7 25,9 26,5 27,9 28,8 29,4 30,1 30,3 30, ,2 33,1 France Allemagne Evolution du coût horaire de la main d oeuvre (en euros/heure) 23,2 23,6 24,1 24,6 25, ,8 27,6 28,5 22, ,6 28,3 29,3 30,1 30,4 30,7 31, ,8 France Allemagne

15 à-vis de l Allemagne Dans un contexte de pression salariale, les augmentations générales des salaires en Allemagne sont loin d être négligeables et supérieures au niveau des augmentations générales des salaires pour un groupe comme Renault. Hausse des salaires dans les accords de l IG METALL ,1% ,6% ,5% % % ,1% ,4% ,2% 2010 de mai 2010 à mai 2011 versement d une prime de 320 euros ,7% (source 3 E Consultants) Montant des augmentations générales des salaires dans le groupe Renault (France) % % ,10% ,60% ,50% ,50% % ,70% (source CGT Renault) Montant des augmentations générales des salaires dans le groupe Renault Trucks France % % % ,70% % % ,40% ,20% ,50% ,70% ,20% L Allemagne et la France ont fait des choix différents : l Allemagne mène une vraie politique industrielle pour sa filière Le poids de l industrie dans l économie allemande est bien plus important que dans l économie française. La part de l industrie en France devient aussi faible que celle du Royaume-Uni. Part de l industrie dans le PIB et l emploi total ( source Lasaire) en % Allemagne Espagne France Italie Royaume-Uni Entre 1990 et 2009, la production de VP et VUL a baissé de soit l équivalent de la production de plus de 4 sites d assemblage. En Allemagne, la production a augmenté de véhicules sur la même période.(source Sécafi ) Evolution de la production -VP+VUL- En France et en Allemagne ( en unités) (source Sécafi ) 15 Valeur ajoutée ,7 16,8 14,3 18,7 15, ,2 13,4 13,9 16, , ,5 10,7 Emploi ,7 18, ,2 15, ,6 20,3 10, ,4 16,1 12,5 19,3 9, Allemagne France

16 Les implantations dans les pays concuren une mise en sur la base d un dumping s Le défi cit de la balance commerciale de l industrie automobile depuis 2008 est le résultat des choix d implantations des constructeurs français hors de France. Depuis plus de 10 ans, les constructeurs se sont implantés massivement en Europe de l Est, soit disant, pour répondre à l essor de la demande dans ces pays. Or derrière le slogan «allez produire là où on vend», les constructeurs ont réalisé des délocalisations massives pour aller produire dans des pays où les salaires sont plus bas et où surtout de nombreux avantages fi scaux, de formation, d infrastructures leur ont été donné. Pourtant, les ventes de véhicules neufs se font au 3/4 en Europe de l ouest, et que le marché d Europe orientale ne décolle pas. De plus, les petits véhicules, dont les ventes progressent le plus fortement, sont de plus en plus produits en Europe de l Est. Enfi n, les usines les plus modernes se situent à l est. Aussi, les constructeurs utilisent cette situation qu ils ont créé pour justifi er la réduction des capacités de production en France d une part. D autre part, dans l optique de faire pression pour baisser les salaires les constructeurs englobent dans la compétitivité toutes les aides publiques qu ils perçoivent, rendant les comparatifs de couts de production erronés (à l exemple des euros d écart de coûts de entre la production d une CLIO en France ou en Turquie qui était un mensonge). Les 2 exemples ci-dessous illustrent cette mise en concurrence internationale des salariés : PSA à Trnava (Slovaquie) En 2005 le groupe PSA dans son dossier de presse pour la présentation de l ouverture du site de Trnava mentionnait un objectif de croissance des ventes du groupe pour atteindre 4 millions de véhicules. Cinq années plus tard, le record de ventes mondicales de PSA est de millions de véhicules. Ce qui démontre que les prévisions de 4 millions de ventes faites en 2004 étaient surréalistes. «Grâce à son dispositif industriel composé de 15 usines terminales (dont 3 en coopération) et de 18 usines de mécanique et bruts dans le monde, le groupe aurait théoriquement la capacité suffi sante pour produire les 4 millions de voitures prévues(..). Le taux d utilisation des capacités de montage du groupe en Europe de l Ouest est, en effet, très élevé : selon l indice Harbour, ce taux est passé de 69% en 1997 à 112% en D où la nécessité de prévoir des capacités de production supplémentaires permettant au groupe de poursuivre sa croissance tout en utilisant de manière optimale son outil industriel.» Toujours d après le groupe PSA, à l époque, «l intérêt de l Europe centrale pour une telle implantation : un marché en pleine croissance, une main d œuvre qualifi ée disponible et moins chère, la possibilité de réunir des équipementiers dans une zone défi nie, une économie libérale en réforme structurelle avec les privatisations, l intégration prochaine dans la zone euro Parmi les critères retenus : un terrain plat de 250 hectares, la capacité des énergies et des fl uides, des infrastructures de communication et transport, le bassin d emploi, le tissu industriel, la motivation des autorités, les conditions de vie, les possibilités de formation (à Trnava, beaucoup de Slovaques apprennent le français, des accords ont été conclus entre les ministères de l Education des deux pays et PSA va équiper des centres de formation en Slovaquie).» 16

17 à bas coûts ce des salariés ocial RENAULT à Tanger ( Maroc) Lorsqu en 2007 Renault signe un protocole d accord avec le Maroc l objectif est de faire du site de Tanger : «le site le plus compétitif du monde», avec une volonté affi chée d exporter plus de 90% des véhicules qui pourraient y être produits chaque année. A cela s ajoute le fait que ce site sera implanté dans une zone franche avec la construction d infrastructures mise à disposition par l Etat marocain, d ailleurs Ahmed Reda Chami, ministre marocain de l Industrie déclarait «Nous leur avons taillé un costume sur mesure»(source tangerconnect.com) : L usine bénéfi ciera du statut de zone franche. Avec les accords de libre-échange que le Maroc a signés avec l Union européenne, le Groupe Renault ne paiera pas de droits de douane sur les exportations de véhicules. Renault sera pas soumis non plus à l impôt sur les bénéfi ces pendant cinq ans (puis à un taux de 8,75 % sur les vingt années suivantes, soit, en «lissé», 7 % sur vingt-cinq ans). L Etat marocain s engage aussi à construire une route et une ligne de chemin de fer pour acheminer les voitures au port de conteneurs, tout proche, où le constructeur disposera d une zone d entreposage de 13 hectares. Le Maroc fi nance également la création d un institut de formation spécialisé dans les métiers de l automobile. Enfi n, une «subvention pour investissement» est accordée au groupe français. Le montant : plus de 60 millions d euros. Soit 10 % du coût de l usine. Résultat, le coût total de l implantation du site de Tanger devrait revenir à 600 millions d euros au groupe Renault, alors qu à titre de comparaison l investissement de Renault en Roumanie s élève à 650 millions d euros et que le cout de lancement d un véhicule est de l ordre de 2 milliards d euros en moyenne. Cette implantation à Tanger ne vise aucunement à assurer le développement des populations locales, au contraire elle vise uniquement à profi ter de la faiblesse des salaires et des acquis sociaux des travailleurs marocains pour produire moins cher. 17

18 Le lean manufacturing un danger pour les con et la qualité des produc Dans de plus en plus de groupes de la métallurgie, les manageurs chefs de projets ne jurent plus que par un nouveau mode de production et d organisation du travail : «Le lean manufacturing». Face aux incertitudes actuelles, ce mode d organisation du travail est présenté comme une méthode anti-crise (cf. l Usine Nouvelle, n 3115, septembre 2009). Bien évidemment les impacts et les conséquences pour les conditions de travail des salariés de cette méthode restent toujours ignorés dans la présentation de cette soi-disant recette miracle. Pour la CGT, ce modèle du lean est dangereux car il impose une organisation du travail dont la rigidité est compensée par une pression et plus de fl exibilité pour les salariés. Lean manufacturing qu est ce que c est? Le lean manufacturing est le nom donné par des chercheurs américains à la méthode de production de Toyota. Dans les années 90, dans un contexte où on évoquait déjà la fi n de l industrie automobile française face aux géants japonais, chez Renault, des vidéos vantant les mérites du modèle Toyota étaient présentées aux salariés. Plus de quinze ans plus tard, ce mode d organisation du travail est transposé dans l industrie aéronautique. Définition patronale du lean manufacturing L école de gestion d entreprise dite lean (littéralement : «mince») s intéresse à la performance (productivité, qualité). Les tenants du lean recherchent la performance par l amélioration continue et l élimination des gaspillages, dont il existe sept catégories : productions excessives, attentes, transports et manutentions inutiles, tâches inutiles, stocks, mouvements inutiles productions défectueuses. Le stock zéro : comme son nom l indique vise à ce que l entreprise n ait aucun stock, et par conséquent que la production soit lancée par les commandes, afi n de réduire les coûts de stockage principalement. Sur ces bases, l école de gestion «lean» est en constante évolution. Ces dernières années, elle a d ailleurs dépassé son cadre initial l organisation de la production - et est aujourd hui perçue comme une méthode pertinente pour combattre tous les types d ineffi - cacité : l intérêt pour le lean s étend 18 rapidement aux services administratifs (Lean Offi ce), au développement de produits (Lean Development) et même au développement informatique. Cette méthode du lean manufacturing est mise en place dans de plus en plus d entreprises de la métallurgie en France : SNECMA, WAGON AUTOMOTIVE, PSA, BOMBARDIER, EADS Il existe même au Ministère de l Industrie une cellule chargée de diffuser le Lean à l ensemble de l industrie Le lean n est pas clean L objectif de cette méthode est ni plus ni moins d augmenter la productivité des salariés, avec l idée qu optimiser la production permet de réduire les coûts et donc d augmenter la rentabilité. La généralisation de cette méthode de production nous renvoie au fait que les gains de productivité générés par cette méthode sont captés exclusivement par l entreprise pour réduire ces coûts. Ces gains ne servent ni à augmenter les salaires ni à améliorer les conditions de travail, bien au contraire. Lean manufacturing = dégradation des conditions de travail Le juste à temps, le lean manufacturing, le modèle Toyota, quelle que soit l appellation que l on donne à cette méthode, celle-ci ne vise qu à réduire les temps morts, accroître la productivité, ne pas avoir de stocks et enfi n avoir une production lancée par les commandes. Pour les salariés la chasse aux temps morts n est pas neutre, car pour optimiser la présence des salariés sur leur lieu de travail, le lean manufacturing va faire en sorte de diminuer les déplacements qu un salarié peut faire

19 ditions de travail tions (ex pour chercher un outil) de sorte que celui-ci soit en permanence en activité. Cette chasse au temps mort dégrade les conditions de travail dans la mesure où un salarié n a plus d espace de liberté, de création ou de vie. Cette forme d organisation du travail où l aliénation à l organisation du travail est forte et engendre des TMS, du stress et des problèmes psychiques. Les dangers du zéro stock : Dans le cadre d une organisation de la production sans stock l interdépendance entre les salariés est plus forte. Cette organisation impose aux salariés de travailler sur le même rythme. Pour conclure : 1/Cette méthode de production est en fait une organisation où la fl exibilité de la production est compensée par une grande rigidité du travail pour les salariés. Exemple : dans l industrie automobile lorsqu un camion est bloqué sur une route pour intempéries, cela peut entraîner l arrêt de la production d une chaîne entière (pour rupture de stocks) et donc mettre au chômage partiel des centaines ou des milliers de salariés. 2/Derrière la mise en place de cette nouvelle organisation du travail se cache tout un processus d externalisation. Ces externalisations servent à diminuer le coût du travail en remettant en cause les statuts et acquis des salariés, qui par exemple du jour au lendemain sont passés de Toyota à Toyota Bushoko sans changer de poste de travail. Ces externalisations poussées à l extrême comme chez Renault ou Airbus remettent en cause tout le processus industriel et engendrent bien souvent des pertes de savoir faire et de compétences. 3/Toyota, qui est présenté comme une référence, se caractérise par : Une main d œuvre très jeune et fl exible Un fort Turn-Over, les salariés ne restent pas dans l entreprise très longtemps Une forte répression syndicale (cf : En France le site de Toyota Valenciennes) Les multiples rappels de véhicules qui concernent le groupe depuis un an et demi. En conclusion, «le Lean n est pas clean» dixit la CGT PSA Sochaux, 130 maladies professionnelles sont déclarées chaque année sur le site. D ailleurs un livre s intitulant «Toyota l usine du désespoir» en dit long sur 19 ce modèle soi-disant miracle qui a déjà fait des ravages dans l industrie automobile et qui se propage dans l industrie aéronautique. Plus récemment France 5 a diffusé un documentaire intitulé «Sochaux : cadences en chaînes».

20 Le véhicule du futur et la mobilité dura Lors de chaque crise économique, écologique et/ou énergétique, la question du véhicule du futur est posée. Pour la FTM-CGT, la question des besoins est étroitement liée à la capacité des Etats d y répondre, pour l industrie automobile tout le monde s accorde à dire que les ventes vont progresser dans le monde et en France d après P. PELATA «Les français auront toujours besoin de mobilité pour sortir des cités, trouver du travail ou accéder aux loisirs». Pour la FTM-CGT, la question est donc de savoir où, comment et par qui ces véhicules seront produits? La pollution ne se limite pas aux émissions de CO² Depuis la dernière campagne présidentielle et le Grenelle de l environnement notamment, la question de l environnement est devenue une préoccupation majeure des français et des politiques. Dans cette nouvelle prise de conscience écologique, les voitures individuelles (qui représentent environ 12% des émissions de CO² en Europe) sont au cœur de ce débat, ce qu illustre l apparition du bonus malus écologique. Depuis des années, la CGT tire la sonnette d alarme pour dénoncer l exploitation sans fi n des ressources naturelles, elle l a rappelée au Grenelle de l environnement. Néanmoins, la CGT se bat également pour ne pas rentrer dans le piège de l économie verte où social et environnemental sont mis en concurrence. La FTM-CGT s est prononcée en faveur d une norme d émission de CO² pour les véhicules neufs à 130g/km, néanmoins cette nouvelle norme est loin d être suffisante et ne s attaque qu à la partie visible de l iceberg, sachant que le CO² n est pas la seule pollution générée par les transports. Les autres principaux facteurs de pollution : - Les oxydes d azote (produits dans la combustion) - Le monoxyde de carbone (mauvais réglage moteur) - Les particules (surtout dans les diesels) - Les hydrocarbures (carburant non brûlé qui se retrouve dans les gaz d échappement) Pour la FTM-CGT, s attaquer à la réduction des émissions de CO² n a aucun sens si : - Il n y a pas de renouvellement du parc automobile, - il n y a pas de remise en cause du processus de production industrielle actuelle. En effet, avec le développement de l externalisation et de l organisation en Juste à Temps, les stocks 20 ne se trouvent plus dans des entrepôts mais sur les routes dans des camions, - Il n y a pas de remise en cause des délocalisations qui conduisent également à augmenter fortement les fl ux de transport routiers de marchandises. Les constructeurs disposent déjà de nombreuses technologies permettant de réduire les émissions de CO² et les autres nuisances environnementales, mais ces derniers ne veulent pas payer pour ces technologies qu ils ne jugent pas assez rentables. Aucune mesure n est prévue pour le renouvellement du parc automobile. Or, étant donné que celui-ci est de plus en plus vieillissant, la FTM-CGT affi rme que les normes écologiques doivent être accompagnées d un renouvellement du parc automobile pour qu elles soient effi caces. Quelles seront les motorisations du futur? En tant que symbole du modèle de développement industriel et de consommation occidentale, l automobile est emblématique lorsqu il s agit d évoquer les problèmes environnementaux (exemple les reportages télé avec les embouteillages sur le périphérique à Paris ). Dans ces conditions, le Véhicule Electrique (VE) est présenté comme une alternative permettant de répondre aux enjeux de la mobilité durable. Sous la pression des lobbys écolos, le choix de la motorisation électrique semble être l option numéro 1 pour de nombreux Etats et constructeurs. Il faut savoir cependant, que déjà lors des deux chocs pétroliers durant les années 1970, le VE était déjà évoqué. Plus de 30 ans plus tard, le VE n est toujours pas commercialisé en grandes séries. Même si de nombreux sceptiques demeurent sur ce choix du tout électrique, force est de constater que sous l impulsion du gouvernement (par le biais des multiples subventions) les perspectives industrielles pour ce type de véhicules sont bien réelles.selon les estimations, les véhicules électriques devraient représenter entre 5 à 10% des ventes en 2030.

21 ble Réduire les émissions de CO², c est possible : l exemple de Seat le constructeur SEAT (groupe Volkswagen) va prochainement commercialiser en France une Seat Leon Ecomotive 1.9 Dci qui rejette 119g CO²/km contre 135g CO²/km. Pour arriver à réduire les émissions de ce véhicule de 16g/km le groupe à travailler sur 4 principaux domaines : 1. l installation du Filtre à Particules 2. la diminution de la longueur des rapports de vitesses 3. la réduction du poids de la voiture de 85 kg 4. en équipant la voiture de pneus à faible roulement Impact des évolutions des technologiques dans les métiers dans les services de l automobile Dans les domaines du service, les évolutions toucheront principalement les compétences nécessaires à l entretien et à la réparation de la partie électrique du véhicule hybride et du véhicule électrique. De nouveaux équipements spécifi ques sont également à développer et distribuer. Les réseaux de distribution des pièces détachées automobiles devront s articuler avec les réseaux de distribution de pièces détachées de la fi lière électrique. Innovations technologiques, évolution des métiers Les innovations technologiques, et plus encore le choix des technologies qui équiperont les véhicules du futur ne sont pas neutres en nombre et en type d emplois. Les équipementiers automobiles travaillent et disposent de technologies sur les moteurs à combustion qui peuvent permettre de réduire sensiblement leur consommation. Sur les moteurs à essence, ces gains sont estimés entre 20 et 40%. Il est toujours possible de réduire la pollution des moteurs à essence Technologie Principe Gains estimés Injection au millilitre Electricité optimisée Valves électroniques Comme sur les diesels avec l injection directe Réduire la consommation des clim, pompes... Optimiser la distribution, diminuer la quantité de carburant nécessaire à la combustion gains 5 à 7% gains 4 à 5% gains 15 à 20% Petite cylindrée compressée Turbo gains 5 à 7% Double embrayage et rapports allongés Boite 8 vitesses + souplesse moteur gains 4 à 5% Hybride Essence électricité gains 6 à 15% Allumage instantané Récupérer une partie des gaz brulés Réduction de la pollution des véhicules diesels gains 15 à 20% Technologie Principe Gains estimés Injection différenciée Pièger les Nox Gaz d échappement recyclés De l urée contre les Nox Doublage embrayage et rapports allongés Filtre à particules (FAP) Technologie HCCi permet d assurer une combustion aussi homogène que possible Filtre catalytique qui capture les oxydes d azote Réutiliser une partie des gaz d échappement pour les mélanger à l air injecté dans les soupapes Eliminer les Nox en injectant de l urée dans la ligne d échappement Boite 8 vitesses + souplesse moteur Stocke les particules puis les brule en injectant du carburant dans la ligne dééchappement gains 15% de consommation et quasi éradication des Nox 94% de Nox en moins gains 5 à 7% gains 5 à 7% 90% de Nox en moins 99% des particules fi nes 21

22 La CGT porte d autres choix pour de la filière automob Les moyens privés et publics existent pour permettre la mise en place d une autre politique industrielle pour la fi - lière automobile où la satisfaction des besoins et la valorisation du travail seraient au centre des décisions. Les aides publiques, les moyens existent : en finir avec les politiques de réduction de coûts Avec le recours au chômage partiel, les 4 grands groupes de la fi lière automobile française ont fait près de 300 millions d euros d économie de cotisations sociales (tableau 1 ci-dessous). A ces exonérations de cotisations s ajoutent aussi tous les autres éléments de rémunérations non versés pendant le chômage partiel. (tableau 2 ci-dessous) Tableau 1 : Les différentes aides publiques ( source Sécafi ) Type d aides Dénomination Montant Période Aides publiques non renouvelables Aides directes versées chaque année sans retour ni conditionnalité Charte automobile 150 millions d euros sur 3 ans Prime à la casse 1 milliard d euros 2009 et 2010 Crédit d impôt recherche Entre 620 et 780 millions d euros par an Chaque année Exonération de cotisations 160 millions d euros Chaque année Suppression de la taxe 130 millions d euros Chaque année Prêt ou prise de participation Prêts aux constructeurs 3 milliards d euros PSA, 3 milliards d euros Renault, 500 millions d euros Renault Trucks Fonds de modernisation des équipementiers Fonds abondés par PSA à hauteur de 200 millions d euros, Renault 200 millions d euros et de l Etat 200 millions d euros En cours depuis 2009 En cours depuis 2009 Tableau 2 : Les économies sociales patronales liées au chomage partiel( source Sécafi ) Renault PSA Faurécia Valéo Total Nbre total heures CP Effectifs concernés Nbre moyen d heures de CP par salarié concerné Total éco cot. soc.employeur Coût total CP employeur Coût sans CP Eco. nette

23 le développement ile en France Propositions CGT pour la mise en place d une politique industrielle dans la filière automobile : un nouveau contrat social Remettre 1l emploi et la qualité du travail au cœur des processus de décisions avec une politique d embauches et de formations offensive Combattre la précarité, 10% des salariés de l automobile sont des salariés précaires. L industrie automobile est d ailleurs l un des secteurs qui compte le plus d intérimaires. Combattre également la précarité dans les postes support, en effet de plus en plus de prestataires de services travaillent pour l industrie automobile dans la R&D, les services de mise en réseau la FTM-CGT revendique la réintégration de cette communauté de travail au sein de l industrie automobile avec un contrat en CDI. Dans les 10 ans à venir, près de 40% des salariés de la fi lière automobile vont partir en retraite. Pour faciliter la transmission des savoir-faire et compétences qui nécessite une phase d apprentissage importante, la FTM- CGT propose la mise en place de tutorat, avec un statut pour les tuteurs et le remplacement de chaque départ en retraite par une embauche : 1 départ = 1 embauche. La prise en compte de la pénibilité à partir des 12 critères établis par la CGT pour ouvrir le droit à des départs anticipés pour travaux pénibles. 2Une nouvelle organisation du travail tournée vers une autre finalité Remettre en cause l organisation du travail basée sur le juste à temps (modèle Toyota dit Lean Manufacturing) qui est ineffi cace pour les utilisateurs d automobiles, pour l environnement, pour les salariés et pour les entreprises. Une autre répartition des productions à partir du slogan «produire là où on vend» : Flexibiliser les machines au service des hommes : sur chaque site de production, il faut la présence de 2 plateformes correspondant à des segments de production différents ; lissant les productions sur l année et au moment du renouvellement de gamme. La FTM-CGT propose que chaque véhicule soit produit sur au minimum deux sites, dont un en France ; exemple du DUSTER et de la TWINGO, ce qui permettrait de limiter les réimportations. Limiter le transfert d un site à un autre; d un pays à un autre des produits et marchandises. Faire 3le choix des volumes plutôt que des marges Améliorer le bilan énergétique du parc automobile : cela passe par le renouvellement du parc automobile et prendrait 15 ans avec le niveau de ventes actuelles. Faire le choix de l emploi et des volumes plutôt que des marges c est-àdire produire à marge nulle ou réduite un ou des véhicules de la gamme. Engager une vraie réfl exion sur le niveau de marge nécessaire à l entreprise. Développement 4 du ferroutage Cela nécessite le développement des sites de ferroutage + la création de VI de petites cylindrées pour livrer les villes et centre-villes. Développement du transport collectif sur l ensemble du territoire : cela nécessite un réseau de transport collectif avec des offres adaptées à l ensemble des utilisateurs, avec des bus de moins en moins polluants 5 Une réorientation des aides publiques Depuis la Charte Automobile, les Etats Généraux de l Automobile, le Plan de relance. Les dispositifs pour 23 accompagner la fi lière se sont multipliés sans aucune amélioration ou maintien de l emploi. La FTM-CGT propose de réorienter tous ces dispositifs : Une Charte automobile (qui est dotée de 50 millions d euros chaque année) pour former les salariés de la fi lière aux nouvelles technologies ou lors de l arrivée d un nouveau véhicule, notamment dans les périodes de ralentissement de l activité. Un Fonds Stratégique d Investissement (doté de 20 milliards d ) qui rentre dans le capital des entreprises dans le but de pérenniser les activités industrielles des entreprises avec l intégration de critères sociaux, tels que le maintien et le développement de l emploi Mobiliser une part du grand emprunt dans la perspective de développer des infrastructures dites «intelligentes» favorisant la fl uidité du trafi c routier, tout en permettant le développement d une politique de transport public. A l exemple des parkings relais à l entrée des agglomérations (ce qui est en opposition avec les péages urbains). - Développer une fi lière de démantèlement automobile Publication annuelle obligatoire des subventions publiques locales et européennes perçues par les entreprises sans seuil mini ou dérogations. 6La mise en place d un vrai dialogue social dans la filière avec le respect de la démocratie dans toutes les entreprises Donner aux organisations syndicales le temps et les moyens pour informer les salariés sur la situation de l entreprise au moins 2 fois par an. donner aux organisations syndicales le temps et les moyens pour consulter les salariés durant les négociations. Réaffi rmer le rôle et les prérogatives des instances représentatives du personnel.

24 Des 7droits nouveaux pour les salariés Droit suspensif sur les licenciements, l exemple MOLEX démontre qu avec les OS le site existerait toujours. La mise en place de représentants élus par les salariés aux Conseil d Administration et de surveillance là où ils existent. La mise en place des Comités Inter Entreprises qui seraient composés des représentants des salariés des entreprises donneurs d ordres et sous-traitantes, de représentants du patronat : donneurs d ordres et soustraitants et des représentants des pouvoirs publics. La 8CGT propose que tous les salariés de la filière disposent d un ensemble de droits minima permettant d améliorer leurs conditions de vie et de travail. Quelques éléments Une grille unique de classifi cations, de l ouvrier au cadre, permettant de valoriser les diplômes et les savoirs de chaque personne. Elle débuterait à bruts, hors primes avec une valeur du point unique, une hiérarchie des salaires de 1 à 5 et au minimum le doublement du salaire sur la carrière. La garantie d un déroulement de carrière avec un changement automatique du coeffi cient tous les 4 ans. Un droit à une retraite anticipée au sein de la fi lière prenant en compte la pénibilité, l insalubrité du travail mais aussi la dangerosité. Un accès pour tous les salariés aux activités sociales des CE en portant leur fi nancement à 3% de la masse salariale. La mise à disposition de transports collectifs pour tous les salariés de la fi lière avec une nouvelle organisation du travail et du temps de travail. La mise en place de Comités centraux d entreprises européens et mondiaux pour les entreprises transnationales. Engager 9la responsabilité sociale de toutes les entreprises de la filière automobile Respecter des droits sociaux fondamentaux sur l ensemble du périmètre d activité de la fi lière. Respect de l environnement économique et sociétal. Réintégration obligatoire de 50% du dividende versé aux actionnaires dans l entreprise pour fi nancer les investissements. Publication des votes exprimés à chaque réunion du conseil d administration à l occasion de l assemblée générale des actionnaires. 10 métallurgique, chimique et textile dans Au niveau international la CGT fait des propositions L industrie automobile représente une activité structurante des secteurs le monde. Ainsi la FTM-CGT propose de mettre en place une notation sociale des véhicules, tout comme il existe les normes de crash test ou environnementales. Le cercle vertueux, cherchant à valoriser les bons comportements, sans «blacklister» les moins bons, peut s enclencher dans le domaine social. En résumé, nos objectifs seraient de : Valoriser les comportements en fonction des progrès réalisés dans le domaine social au sein de l entreprise et dans le processus des achats, c est-à-dire contribuer à la diffusion du progrès social dans le réseau de fournisseurs et de sous-traitants, Permettre aux consommateurs de savoir ce qu ils achètent. Définir des critères et leur mesure relative La base : les normes fondamentales de l OIT tout au long de la chaine productive. Le constructeur, en tant que donneur d ordres est responsable de leur mise en œuvre. - Le droit d association et la reconnaissance du droit à la négociation collective (convention de l OIT N 87 & 98), - L interdiction du travail des enfants (convention de l OIT N 138 & 182), - L interdiction du travail forcé (convention de l OIT N 29 & 105), - L interdiction de toutes discriminations (convention de l OIT N 100 & 111). Le ranking se ferait par attribution d étoiles, comme pour le NCAP (L Euro NCAP consiste à donner un certain nombre d étoiles à un véhicule pour sa qualité, sécurité interne dite passive, externe en cas de choc avec un autre véhicule ou un piéton etc ), à savoir : Une étoile pour respect chez le donneur d ordres. Une étoile pour l existence et l utilisation réelle de critères sociaux dans le processus achat. Une étoile pour le respect par les fournisseurs de niveau 1. Une étoile pour l existence et l utilisation réelle de critères sociaux dans le processus achat des fournisseurs. Une étoile pour le respect des normes chez les sous-traitants des fournisseurs. Soit 5 étoiles pour les constructeurs dont l ensemble de la chaine productive respecte les normes fondamentales de l OIT. Une sixième, puis une septième étoile pourrait être attribuée aux constructeurs qui accèdent à des critères du travail décent, à savoir : En plus du respect des droits fondamentaux au travail et des normes internationales du travail Un emploi et une rémunération permettant de vivre de son travail La protection et la sécurité sociale pour tous Enfi n une étoile verte pour respect des critères environnementaux (traitement des déchets, des eaux usées, transport collectif pour les salariés..) est à envisager. Rendre public le classement annuellement lors des grands salons de l automobile dans le monde. 24

SECTEUR AUTOMOBILE SUR UNE NOUVELLE VOIE

SECTEUR AUTOMOBILE SUR UNE NOUVELLE VOIE PRODUCTIVITÉ RESPONSABLE ENVIRONNEMENT AUTOMOBILES SECTEUR AUTOMOBILE SUR UNE NOUVELLE VOIE PAR MARK CARDWELL PHOTOS ATLAS COPCO/ISTOCKPHOTO/GEELY Àl heure où les économies mondiales se relèvent de la

Plus en détail

Les stratégies gagnantes

Les stratégies gagnantes Les stratégies gagnantes Par Julien Deleuze Senior Manager, Estin & Co A l occasion des crises, on mesure de façon évidente à quel point les entreprises font face à un cercle vicieux destructeur. Faible

Plus en détail

Répondre aux nouveaux enjeux de la filière automobile française. Dossier de presse

Répondre aux nouveaux enjeux de la filière automobile française. Dossier de presse Répondre aux nouveaux enjeux de la filière automobile française Dossier de presse Octobre 2014 Après de trop longues années de crise, un léger vent d optimisme souffle enfin sur notre industrie automobile.

Plus en détail

Véhicules Propres pour l amélioration de la qualité de l air Les Stratégies de progrès

Véhicules Propres pour l amélioration de la qualité de l air Les Stratégies de progrès Véhicules Propres pour l amélioration de la qualité de l air Les Stratégies de progrès Andre Douaud Ancien Directeur Technique Constructeurs Français Automobiles CCFA À Rabat, Avril 21 Moteurs et Carburants

Plus en détail

Communiqué de presse. Le moteur à explosion traditionnel continue à récolter tous les suffrages

Communiqué de presse. Le moteur à explosion traditionnel continue à récolter tous les suffrages Communiqué de presse Le moteur à explosion traditionnel continue à récolter tous les suffrages La voiture électrique demande une stratégie à long terme et le soutien des pouvoirs publics Les fausses idées

Plus en détail

Le Pacte de responsabilité et de solidarité

Le Pacte de responsabilité et de solidarité Le Pacte de responsabilité et de solidarité La France est à un moment décisif. Depuis plus de dix ans, l appareil de production s est affaibli, la compétitivité s est détériorée et le niveau de chômage

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

La solidarité internationale peut se comprendre comme la coopération

La solidarité internationale peut se comprendre comme la coopération 128 Christian Pilichowski Responsable international de la Fédération des travailleurs de la métallurgie (FTM) CGT La solidarité internationale peut se comprendre comme la coopération entre organisations

Plus en détail

Investissements et R & D

Investissements et R & D Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités

Plus en détail

Évolution du budget automobile des ménages français depuis 1990 1

Évolution du budget automobile des ménages français depuis 1990 1 N 14 Avril 2013 Service du soutien au réseau Sous-direction de la communication, programmation et veille économique Bureau de la veille économique et des prix Évolution du budget automobile des ménages

Plus en détail

Les investissements internationaux

Les investissements internationaux Conclusion : Doit-on réguler les IDE? Les investissements internationaux Introduction : Qu est ce qu un investissement direct à l étranger (IDE)? I) L évolution des IDE 1 Les IDE : une affaire entre riches

Plus en détail

Recensement des flottes de véhicules à motorisation alternative en Rhône-Alpes

Recensement des flottes de véhicules à motorisation alternative en Rhône-Alpes Recensement des flottes de véhicules à motorisation alternative en Rhône-Alpes Estimation du potentiel de développement SYNTHÈSE DES RÉSULTATS 2014 avec le soutien de Enquête 2014 Pour la seconde fois

Plus en détail

7 ASTUCES POUR L ACHAT DE VOTRE FUTURE VOITURE. Présenté par Transpoco

7 ASTUCES POUR L ACHAT DE VOTRE FUTURE VOITURE. Présenté par Transpoco 7 ASTUCES POUR L ACHAT DE VOTRE FUTURE VOITURE Présenté par Transpoco Après un énième passage chez le garagiste en moins de deux mois, vous avez décidez qu il était temps de vous séparer de votre vieille

Plus en détail

Evolution de la fiscalité des carburants

Evolution de la fiscalité des carburants Evolution de la fiscalité des carburants Comité pour la fiscalité écologique 16 mai 2013 Scénarios étudiés Scénario 1 : alignement complet de la TICPE gazole sur le super (18 c /l) sur 9 ans (2 c /l/an),

Plus en détail

Contrat de la filière Automobile Le contrat de filière a été présenté par Monsieur Claude CHAM, vice- président du comité stratégique de la filière

Contrat de la filière Automobile Le contrat de filière a été présenté par Monsieur Claude CHAM, vice- président du comité stratégique de la filière Contrat de la filière Automobile Le contrat de filière a été présenté par Monsieur Claude CHAM, vice- président du comité stratégique de la filière automobile, à Monsieur Arnaud Montebourg, ministre du

Plus en détail

EDF FAIT AVANCER LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE. Contact presse [email protected] Tél. : 01.40.42.51.40

EDF FAIT AVANCER LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE. Contact presse marie.allibert@edf.fr Tél. : 01.40.42.51.40 DOSSIER DE presse 1 er octobre 2014 EDF FAIT AVANCER LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE Contact presse [email protected] Tél. : 01.40.42.51.40 en bref En quelques décennies, les transports ont évolué pour desservir

Plus en détail

Appuis de l ADEME à la Transition Energétique dans les Transports

Appuis de l ADEME à la Transition Energétique dans les Transports Appuis de l ADEME à la Transition Energétique dans les Transports Jérôme CICILE Transports, Mobilité, Qualité de l Air ADEME Direction Régionale PACA ORT- Avril 2015 De l évaluation des filières énergétique

Plus en détail

la Contribution Climat Energie

la Contribution Climat Energie Paris le 05/09/2009 la Contribution Climat Energie 1. Quelle assiette aura la CCE? a. Assiette : La CCE serait une contribution additionnelle aux taxes intérieures (TIPP, TICGN, TICC), assise sur l ensemble

Plus en détail

Quelles perspectives de développement pour le gaz naturel dans les transports?

Quelles perspectives de développement pour le gaz naturel dans les transports? Quelles perspectives de développement pour le gaz naturel dans les transports? Le regard de Gazprom Marketing and Trading France 29 octobre 2014 Sommaire 1. Les atouts du GNV pour les transitions énergétiques

Plus en détail

Besoin d approfondissement des méthodologies d évaluation Le cas de la voiture électrique

Besoin d approfondissement des méthodologies d évaluation Le cas de la voiture électrique Besoin d approfondissement des méthodologies d évaluation Le cas de la voiture électrique Fabien Leurent, Elisabeth Windisch Laboratoire Ville Mobilité Transport (LVMT) Ecole des Ponts, ParisTech Journée

Plus en détail

La protection sociale obligatoire et complémentaire au cœur de notre bataille!

La protection sociale obligatoire et complémentaire au cœur de notre bataille! La protection sociale obligatoire et complémentaire au cœur de notre bataille! La protection sociale est un terme générique qui recouvre, la Sécurité Sociale (régime général obligatoire solidaire, géré

Plus en détail

Chaîne de valeur de l industrie automobile: une opportunité pour les équipementiers

Chaîne de valeur de l industrie automobile: une opportunité pour les équipementiers Automobile Chaîne de valeur de l industrie automobile: une opportunité pour les équipementiers Jacques aschenbroich Directeur général de Valeo Un équilibre nouveau s annonce dans l industrie automobile.

Plus en détail

Baromètre Responsabilité Sociale et Environnementale du Secteur Automobile

Baromètre Responsabilité Sociale et Environnementale du Secteur Automobile Baromètre Responsabilité Sociale et Environnementale du Secteur Automobile TNS Automotive PRINCIPAUX RESULTATS Contacts TNS Sofres: Muriel GOFFARD 01 40 92 27 47 [email protected] Définir la

Plus en détail

L ÉLECTRIFICATION DU TRANSPORT INDIVIDUEL LE SAVEZ-VOUS?

L ÉLECTRIFICATION DU TRANSPORT INDIVIDUEL LE SAVEZ-VOUS? L ÉLECTRIFICATION DU TRANSPORT INDIVIDUEL LE SAVEZ-VOUS? L ÉLECTRIFICATION DU TRANSPORT INDIVIDUEL L électricité est appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans les transports collectifs et

Plus en détail

Un siècle d innovations

Un siècle d innovations DOSSIER PÉDAGOGIQUE Un siècle d innovations L Aventure Michelin 32 rue du Clos Four - 63100 Clermont-Ferrand - Tél : 04 73 98 60 60 - Fax : 04 73 98 60 69 www.laventuremichelin.com 2 PROGRAMMES D'HISTOIRE

Plus en détail

smart mobility : gestion de la flotte automobile chez Orange

smart mobility : gestion de la flotte automobile chez Orange smart mobility : gestion de la flotte automobile chez Orange dossier de presse septembre 2013 Sylvie Duho Mylène Blin 01 44 44 93 93 [email protected] 1 la flotte automobile d Orange en chiffres

Plus en détail

COMMERCE DE DÉTAIL D ÉQUIPEMENTS AUTOMOBILES

COMMERCE DE DÉTAIL D ÉQUIPEMENTS AUTOMOBILES COMMERCE DE DÉTAIL D ÉQUIPEMENTS AUTOMOBILES SOMMAIRE LE MARCHÉ DU COMMERCE DE DÉTAIL D ÉQUIPEMENTS AUTOMOBILES... 2 LA RÉGLEMENTATION DU COMMERCE DE DÉTAIL D ÉQUIPEMENTS AUTOMOBILES... 5 L'ACTIVITÉ DU

Plus en détail

Dossier de presse. La nouvelle offre de mobilité électrique solaire d EDF ENR. Contact presse. [email protected]

Dossier de presse. La nouvelle offre de mobilité électrique solaire d EDF ENR. Contact presse. Service.presse@edf-en.com Dossier de presse La nouvelle offre de mobilité électrique solaire d EDF ENR Contact presse [email protected] Manon de Cassini-Hérail [email protected] Tel. : 01 40 90 48 22 / Port.

Plus en détail

Questions générales sur le Pacte

Questions générales sur le Pacte QUESTIONS-RÉPONSES Questions/réponses sur le pacte de responsabilité et de solidarité Questions générales sur le Pacte QUAND CES MESURES SERONT-ELLES TRADUITES DANS LA LOI? Certaines mesures entrent en

Plus en détail

Synthèse Contrat. d Objectifs. Diagnostic Les services de l automobile En Midi-Pyrénées. Réalisation Observatoire régional emploi, formation, métiers

Synthèse Contrat. d Objectifs. Diagnostic Les services de l automobile En Midi-Pyrénées. Réalisation Observatoire régional emploi, formation, métiers Synthèse Contrat d Objectifs Diagnostic Les services de l automobile En Midi-Pyrénées Réalisation Observatoire régional emploi, formation, métiers Rédaction Christiane LAGRIFFOUL () Nadine COUZY (DR ANFA

Plus en détail

Lancement label Millétoile

Lancement label Millétoile Dossier de presse Lancement label Millétoile Octobre 2013 Sommaire 1 Mercedes-Benz et les véhicules d occasion 2 Les attentes fondamentales des clients 3 Un nouveau label pour offrir confiance, confort

Plus en détail

Incitations à l acquisition de véhicules neufs moins polluants en 2014

Incitations à l acquisition de véhicules neufs moins polluants en 2014 Incitations à l acquisition de véhicules neufs moins polluants Incitations à l acquisition de véhicules neufs moins polluants en 2014 2014 PREAMBULE Afin d inciter les particuliers, les entreprises et

Plus en détail

Did you know... that trucks give you the freedom to live wherever you want? «Le saviez-vous?» Faits et chiffres sur le camionnage en Europe

Did you know... that trucks give you the freedom to live wherever you want? «Le saviez-vous?» Faits et chiffres sur le camionnage en Europe Did you know... that trucks give you the freedom to live wherever you want? «Le saviez-vous?» Faits et chiffres sur le camionnage en Europe 1 Did you know... that trucks give you the freedom to live wherever

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

FICHE FISCALITE 2014 LA FISCALITÉ AUTOMOBILE : GÉNÉRALITÉS & SPÉCIFICITÉS POUR LES VÉHICULES PARTICULIERS MÉMENTO SUR LA FISCALITÉ AUTOMOBILE.

FICHE FISCALITE 2014 LA FISCALITÉ AUTOMOBILE : GÉNÉRALITÉS & SPÉCIFICITÉS POUR LES VÉHICULES PARTICULIERS MÉMENTO SUR LA FISCALITÉ AUTOMOBILE. FICHE FISCALITE 2014 MÉMENTO SUR LA FISCALITÉ AUTOMOBILE Page 1 SOMMAIRE LES AVANTAGES EN NATURE :... 3 2 modes de calcul :... 3 Mode n 1 : le calcul selon les dépenses au réel :... 3 Mode n 2 : le calcul

Plus en détail

Incitations financières véhicules 2014

Incitations financières véhicules 2014 Marque : Consommation de carburant C02 inférieures ou égales à 100 g/km de 101 à 120 g/km VOITURE Énergie : Essence Les déplacements Comprendre Incitations financières véhicules 2014 Pour des véhicules

Plus en détail

Arnaud Montebourg. Michel Sapin. Mercredi 25 juillet 2012. Ministre du Travail, de l Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

Arnaud Montebourg. Michel Sapin. Mercredi 25 juillet 2012. Ministre du Travail, de l Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social Arnaud Montebourg Ministre du Redressement productif Michel Sapin Ministre du Travail, de l Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social Mercredi 25 juillet 2012 MINISTÈRE DU REDRESSEMENT

Plus en détail

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export

Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Les réformes se poursuivent en faveur d une économie française plus compétitive et d un appui renforcé aux entreprises à l export Depuis 2012, un ensemble d actions est engagé au service du renforcement

Plus en détail

Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont

Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont CHAPITRE 1 LES FACTEURS STRUCTURELS DE LA HAUSSE DE L ENDETTEMENT PUBLIC DANS LES PAYS AVANCÉS Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont revenues au cœur

Plus en détail

www.kaeser.com Votre partenaire pour les solutions d air comprimé

www.kaeser.com Votre partenaire pour les solutions d air comprimé Votre partenaire pour les solutions d air comprimé KAESER COMPRESSEURS Fournisseur de systèmes d air comprimé de réputation mondiale L entreprise fondée en 1919 par Carl Kaeser père était à l origine un

Plus en détail

Contribution des industries chimiques

Contribution des industries chimiques Contribution des industries chimiques au débat national sur la transition énergétique Les entreprises de l industrie chimique sont des acteurs clés de la transition énergétique à double titre. D une part,

Plus en détail

Analyse de la carte :

Analyse de la carte : Amorcée au 18eme siècle en Angleterre la révolution industrielle s accélère dans les années 1870 1880 et se diffuse dans toute l Europe et aux USA. Stimulé par de nouvelles inventions comme l électricité,

Plus en détail

Votation populaire du 23 septembre 2012 sur l'imposition des véhicules routiers

Votation populaire du 23 septembre 2012 sur l'imposition des véhicules routiers 1 Conférence de presse de la Direction de la police et des affaires militaires du 04.09.2012 Votation populaire du 23 septembre 2012 sur l'imposition des véhicules routiers Conférence de Hansulrich Kuhn,

Plus en détail

L ÉCHO de GUSTAVE La Page d Economie du Lycée Gustave Eiffel de Budapest

L ÉCHO de GUSTAVE La Page d Economie du Lycée Gustave Eiffel de Budapest L ÉCHO de GUSTAVE La Page d Economie du Lycée Gustave Eiffel de Budapest Atelier de la classe de premiere en Sciences Economiques & Sociales Revue de presse économique, politique et sociale française Janvier

Plus en détail

Quelle est la Mobilité du Futur? January 2012 Nicolas Meilhan Consultant Principal, Frost & Sullivan

Quelle est la Mobilité du Futur? January 2012 Nicolas Meilhan Consultant Principal, Frost & Sullivan Quelle est la Mobilité du Futur? January 2012 Nicolas Meilhan Consultant Principal, Frost & Sullivan Avril 2014 7 défis majeurs sont à prendre en compte pour concevoir la mobilité de demain les émissions

Plus en détail

la climatisation automobile

la climatisation automobile Un équipement en question : la climatisation automobile LES TRANSPORTS la climatisation en question La climatisation automobile, grand luxe il y a encore peu de temps, devient presque banale pour tous

Plus en détail

allianceautopropane.com

allianceautopropane.com allianceautopropane.com QUI EST ALLIANCE AUTOPROPANE? LE PLUS GRAND RÉSEAU D AUTOPROPANIERS EN AMÉRIQUE Alliance AutoPropane est un réseau de propaniers qui se consacre à la distribution et à la vente

Plus en détail

PRESCRIPTIONS IMPORTATION EN SUISSE DE VÉHICULES À MOTEUR ROUTIERS ET REMORQUES PRIVÉS

PRESCRIPTIONS IMPORTATION EN SUISSE DE VÉHICULES À MOTEUR ROUTIERS ET REMORQUES PRIVÉS PRESCRIPTIONS IMPORTATION EN SUISSE DE VÉHICULES À MOTEUR ROUTIERS ET REMORQUES PRIVÉS 1. Obligation d annoncer à la douane Celui qui importe en Suisse un véhicule non dédouané doit l annoncer spontanément

Plus en détail

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers Royaume du Maroc La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers Table des Matières 1. Données sur la masse salariale...2 1.1. Importance de la masse salariale...2 1.2. Aggravation

Plus en détail

Part des salaires dans la valeur ajoutée

Part des salaires dans la valeur ajoutée NOTE CGT SUR LES SALAIRES ET LE POUVOIR D ACHAT Augmenter les salaires pour renouer avec la croissance Montreuil, le 18 juin 2013 On ne peut pas parler salaires sans parler coût du capital. Dans une économie

Plus en détail

MARCHÉ IMMOBILIER DE BUREAUX

MARCHÉ IMMOBILIER DE BUREAUX MARCHÉ IMMOBILIER DE BUREAUX PERSPECTIVES CONJONCTURE ÉCONOMIQUE LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE 1 er Semestre 212 PERSPECTIVES Un contexte de marché favorable aux utilisateurs La crise financière

Plus en détail

LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE

LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE par John P. Martin, Martine Durand et Anne Saint-Martin* Audition

Plus en détail

THÈME 1. Ménages et consommation

THÈME 1. Ménages et consommation THÈME 1 Ménages et consommation 1 Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs? SENSIBILISATION Étape 1 D où provient l argent des ménages? Revenus «primaires» Du travail

Plus en détail

Le challenge du renforcement des compétences. La qualité du service après vente : un enjeu stratégique. Un partenariat ambitieux avec l OFPPT

Le challenge du renforcement des compétences. La qualité du service après vente : un enjeu stratégique. Un partenariat ambitieux avec l OFPPT SOMMAIRE Le challenge du renforcement des compétences 2 La qualité du service après vente : un enjeu stratégique 2 Un partenariat ambitieux avec l OFPPT 3 Une meilleure adéquation entre la formation et

Plus en détail

CHARTE NATIONALE DE COOPÉRATION POUR LE SOUTIEN ET L ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES DU SECTEUR AUTOMOBILE ET DE LEURS SALARIÉS 2012-2015

CHARTE NATIONALE DE COOPÉRATION POUR LE SOUTIEN ET L ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES DU SECTEUR AUTOMOBILE ET DE LEURS SALARIÉS 2012-2015 CHARTE NATIONALE DE COOPÉRATION POUR LE SOUTIEN ET L ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES DU SECTEUR AUTOMOBILE ET DE LEURS SALARIÉS 2012-2015 Charte Automobile 2008 et Charte Automobile 2012-2015 Les principales

Plus en détail

COMMISSION PARITAIRE REGIONALE EMPLOI FORMATION D ILE DE FRANCE SEANCE DU 4 FEVRIER 2014. Ordre du jour

COMMISSION PARITAIRE REGIONALE EMPLOI FORMATION D ILE DE FRANCE SEANCE DU 4 FEVRIER 2014. Ordre du jour COMMISSION PARITAIRE REGIONALE EMPLOI FORMATION Présents : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, GIM, UIMM 77 D ILE DE FRANCE SEANCE DU 4 FEVRIER 2014 Ordre du jour 1. Adoption du compte-rendu de la séance du

Plus en détail

LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES

LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES Acte II LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES Scène 1 Les Français craignent pour leur épargne Je ne compte plus les personnes qui, depuis la fin du mois de septembre, m ont demandé si elles devaient retirer

Plus en détail

GUIDE FISCAL. L essentiel de la fiscalité liée à l achat et à l utilisation professionnelle d une automobile. Guide offert par FAL Fleet Services

GUIDE FISCAL. L essentiel de la fiscalité liée à l achat et à l utilisation professionnelle d une automobile. Guide offert par FAL Fleet Services GUIDE FISCAL L essentiel de la fiscalité liée à l achat et à l utilisation professionnelle d une automobile. «Document à titre indicatif. La responsabilité de FAL Fleet Services ne pourra pas être engagée

Plus en détail

Votre cloud est-il net?

Votre cloud est-il net? Votre cloud est-il net? Avril 2012 greenpeace.fr Mettre en marche une révolution énergétique 03 2 Votre cloud est-il net? Frank van Biemen / EvoSwitch / Greenpeace Greenpeace Votre cloud est-il net? Résumé

Plus en détail

Une stratégie Bas Carbone

Une stratégie Bas Carbone Colloque UFE - Mardi 17 juin 2014 Une stratégie Bas Carbone au service de la Transition énergétique Comment réussir la Transition énergétique à moindre coût? 1 12 Contexte A la veille de la présentation

Plus en détail

(en millions d euros) 2013-2014 2014-2015 Ventes 247,1 222,9 Marge brute (55,7) (30,8) En pourcentage du chiffre d affaires -22,5 % -13,8 %

(en millions d euros) 2013-2014 2014-2015 Ventes 247,1 222,9 Marge brute (55,7) (30,8) En pourcentage du chiffre d affaires -22,5 % -13,8 % RESULTATS ANNUELS 2014-2015 Chiffre d affaires 2014-2015 consolidé : 222,9 millions d euros Perte opérationnelle courante 2014-2015 : 125,9 millions d euros Poursuite du recentrage stratégique sur le cœur

Plus en détail

Etude : Libération du marché des pièces de carrosserie : Quels gains pour le consommateur?

Etude : Libération du marché des pièces de carrosserie : Quels gains pour le consommateur? Etude : Libération du marché des pièces de carrosserie : Quels gains pour le consommateur? I. Synthèse I.1. Résumé du dossier Le marché français des pièces détachées de carrosserie est structuré autour

Plus en détail

Résultat en demi-teinte pour la prime à la casse et le bonus/malus écologique en France

Résultat en demi-teinte pour la prime à la casse et le bonus/malus écologique en France www.pwc.fr Résultat en demi-teinte pour la prime à la casse et le bonus/malus écologique en France Mai 2011 En France, la prime à la casse complète un système de bonus/malus écologique instauré début

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

SNCF RFF : Décryptage en Français

SNCF RFF : Décryptage en Français SNCF RFF : Décryptage en Français Quel entrepreneur, autre que suicidaire serait capable d endetter une économie nationale entière. Tout en reconnaissant que sa productivité est inférieure au marché de

Plus en détail

L obligation de négocier sur la pénibilité dans les entreprises. Premiers éléments de bilan. Direction générale du travail

L obligation de négocier sur la pénibilité dans les entreprises. Premiers éléments de bilan. Direction générale du travail CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 21 novembre 2012 à 14 h 30 «Pénibilité. Transition emploi-retraite. Elaboration de cas-types pour les projections.» Document N 6 Document de travail,

Plus en détail

3.11 Instauration d un crédit d impôt remboursable pour l acquisition ou la location d un véhicule neuf écoénergétique

3.11 Instauration d un crédit d impôt remboursable pour l acquisition ou la location d un véhicule neuf écoénergétique 3.11 Instauration d un crédit d impôt remboursable pour l acquisition ou la location d un véhicule neuf écoénergétique Ce crédit vise tous les particuliers (personnes physiques) et non pas seulement ceux

Plus en détail

Contribution des industries créatives

Contribution des industries créatives RÉSUMÉ - Septembre 2014 Contribution des industries créatives à l économie de l UE en termes de PIB et d emploi Évolution 2008-2011 2 Contribution des industries créatives à l économie de l UE en termes

Plus en détail

Interpréter correctement l évolution de la part salariale.

Interpréter correctement l évolution de la part salariale. Interpréter correctement l évolution de la part salariale. Gilles Saint-Paul Université de Toulouse I et Ministère de l Ecologie En, la part des salaires dans la valeur ajoutée (ou dans le PIB) est un

Plus en détail

August 2014. ASSOCIATION CANADIENNE DE LA CONSTRUCTION MÉMOIRE PRÉBUDGÉTAIRE 2015 Comité permanent des finances

August 2014. ASSOCIATION CANADIENNE DE LA CONSTRUCTION MÉMOIRE PRÉBUDGÉTAIRE 2015 Comité permanent des finances August 2014 ASSOCIATION CANADIENNE DE LA CONSTRUCTION MÉMOIRE PRÉBUDGÉTAIRE 2015 Comité permanent des finances Résumé L Association canadienne de la construction (ACC) représente 20 000 entreprises membres

Plus en détail

Associations Dossiers pratiques

Associations Dossiers pratiques Associations Dossiers pratiques Optimisez la gestion financière de votre association (Dossier réalisé par Laurent Simo, In Extenso Rhône Alpes) Les associations vivent et se développent dans un contexte

Plus en détail

Monia Amami Franck Brulhart Raymond Gambini Pierre-Xavier Meschi

Monia Amami Franck Brulhart Raymond Gambini Pierre-Xavier Meschi Version 4.7 Simulation d Entreprise «Artemis» Monia Amami Franck Brulhart Raymond Gambini Pierre-Xavier Meschi p. 1 1. Objectifs et Contexte Général L objectif de la simulation d entreprise «Artemis» est

Plus en détail

Nord Franche-Comté et Sud Alsace Premier pôle de production automobile français

Nord Franche-Comté et Sud Alsace Premier pôle de production automobile français Nord Franche-Comté et Sud Alsace Premier pôle de production automobile français 1 septembre 2013 L automobile est une des principales industries en France, et notamment dans le quart nord-est. Au niveau

Plus en détail

MOBILITÉ 2014. Elections Européennes 2014 mobilite2014.eu

MOBILITÉ 2014. Elections Européennes 2014 mobilite2014.eu MOBILITÉ 2014 Elections Européennes 2014 mobilite2014.eu ASSURER LA MOBILITÉ DE DEMAIN L ACA ET LA FIA DEMANDENT AUX DÉCIDEURS EUROPÉENS : d assurer le développement cohérents de la «voiture connectée»,

Plus en détail

Les conséquences de la crise financière et économique sur l implantation internationale des PME et ETI

Les conséquences de la crise financière et économique sur l implantation internationale des PME et ETI Les conséquences de la crise financière et économique sur l implantation internationale des PME et ETI Jiawei Ye Pramex International Université Paris-Dauphine - 1 - - 2 - Pramex International (cabinet

Plus en détail

M06/3/BUSMT/HP2/FRE/TZ0/XX+ COMMERCE ET Gestion. Mercredi 17 mai 2006 (matin) 2 heures 30 minutes

M06/3/BUSMT/HP2/FRE/TZ0/XX+ COMMERCE ET Gestion. Mercredi 17 mai 2006 (matin) 2 heures 30 minutes IB DIPLOMA PROGRAMME PROGRAMME DU DIPLÔME DU BI PROGRAMA DEL DIPLOMA DEL BI COMMERCE ET Gestion Niveau supérieur ÉPREUVE 2 22065024 Mercredi 17 mai 2006 (matin) 2 heures 30 minutes Instructions destinées

Plus en détail

Collège Avril 2015. Mise en service de l infrastructure de recharge de véhicules électriques sur le département des Hautes-Alpes

Collège Avril 2015. Mise en service de l infrastructure de recharge de véhicules électriques sur le département des Hautes-Alpes Collège Avril 2015 Mise en service de l infrastructure de recharge de véhicules électriques sur le département des Hautes-Alpes Contexte et enjeux Les enjeux du véhicule électrique sont multiples : Réduire

Plus en détail

DES PAROLES ET DES ACTES : LES 4 MENSONGES DE MONSIEUR LENGLET

DES PAROLES ET DES ACTES : LES 4 MENSONGES DE MONSIEUR LENGLET Cette fiche élaborée par la commission économie du Parti de Gauche révèle les 4 "erreurs" fondamentales issues de l'argumentaire que Monsieur Lenglet a opposé à Jean-Luc Mélenchon lors de l'émission des

Plus en détail

Le marché immobilier de bureaux en Ile-de-France 4 ème trimestre 2014. Accelerating success.

Le marché immobilier de bureaux en Ile-de-France 4 ème trimestre 2014. Accelerating success. Le marché immobilier de bureaux en Ile-de-France 4 ème trimestre 214 Accelerating success. PERSPECTIVES Une année 215 dans la continuité > Après le creux de 213, l activité sur le marché des bureaux francilien

Plus en détail

Marché mondial de l automobile

Marché mondial de l automobile Carlos Gomes 1..73 [email protected] En route vers des ventes mondiales records en 1 Les marchés développés mènent le bal Les ventes mondiales de voitures ont progressé de % pendant le premier

Plus en détail

Histoire. Chapitre n.. L évolution du système de production et ses conséquences sociales

Histoire. Chapitre n.. L évolution du système de production et ses conséquences sociales Histoire Chapitre n.. L évolution du système de production et ses conséquences sociales L exemple de l entreprise Renault Problématique : En quoi l entreprise Renault est caractéristique des mutations

Plus en détail

Les émissions de GES au quotidien et les gains possibles

Les émissions de GES au quotidien et les gains possibles Les émissions de GES au quotidien et les gains possibles Un Français émet environ 2,2 tonnes équivalent carbone par an tous gaz à effet de serre confondus (et en tenant compte des puits de carbone que

Plus en détail

Le conflit des retraites en France

Le conflit des retraites en France Le conflit des retraites en France Philippe Légé En 2010, la France a connu une intense lutte sociale. Le facteur qui l a déclenchée était une réforme qui, selon le Premier ministre, François Fillon, était

Plus en détail

Toutes les unités de moyeu de rechange ne se valent pas. L ignorer peut vous coûter cher en temps, argent et clients perdus.

Toutes les unités de moyeu de rechange ne se valent pas. L ignorer peut vous coûter cher en temps, argent et clients perdus. Toutes les unités de moyeu de rechange ne se valent pas. L ignorer peut vous coûter cher en temps, argent et clients perdus. Les moyeux des première qualité SKF Construits pour égaler ou dépasser les spécifications

Plus en détail

LES FICHES ARGU DU GROUPE SOCIALISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN LE COLLECTIF BUDGÉTAIRE 12 JUILLET 2012

LES FICHES ARGU DU GROUPE SOCIALISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN LE COLLECTIF BUDGÉTAIRE 12 JUILLET 2012 LES FICHES ARGU DU GROUPE SOCIALISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN LE COLLECTIF BUDGÉTAIRE 12 JUILLET 2012 FICHE N 1 UN COLLECTIF BUDGÉTAIRE POUR REDRESSER NOS FINANCES PUBLIQUES L e projet de loi de Finances

Plus en détail

AVIS DU CESER Séance plénière du 14 novembre 2014

AVIS DU CESER Séance plénière du 14 novembre 2014 AVIS DU CESER Séance plénière du 14 novembre 2014 Orientations Budgétaires 2015 ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES 2015 AVIS SUR LE RAPPORT GÉNÉRAL DU PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL Président : Patrick TASSIN Séance

Plus en détail

Les perspectives économiques

Les perspectives économiques Les perspectives économiques Les petits-déjeuners du maire Chambre de commerce d Ottawa / Ottawa Business Journal Ottawa (Ontario) Le 27 avril 2012 Mark Carney Mark Carney Gouverneur Ordre du jour Trois

Plus en détail

Site portail des Urssaf www.urssaf.fr Employeurs > Dossiers réglementaires > Dossiers réglementaires > Avantages en nature

Site portail des Urssaf www.urssaf.fr Employeurs > Dossiers réglementaires > Dossiers réglementaires > Avantages en nature Avantages en nature Textes de référence : Arrêté du 10 décembre 2002 relatif l évaluation des avantages en nature en vue du calcul des cotisations de sécurité sociale. Observation préalable : Afin d accompagner

Plus en détail

Faurecia : un premier semestre 2015 en très forte progression ; guidance annuelle révisée à la hausse

Faurecia : un premier semestre 2015 en très forte progression ; guidance annuelle révisée à la hausse Nanterre, le 24 juillet 2015 Faurecia : un premier semestre 2015 en très forte progression ; guidance annuelle révisée à la hausse Chiffre d affaires total en hausse de 12,6% à 10,51 milliards d euros

Plus en détail

Partie II - Secteurs non soumis au système ETS

Partie II - Secteurs non soumis au système ETS Partie II - Secteurs non soumis au système ETS Commissariat général au développement durable Service de l économie, de l évaluation et de l intégration du développement durable 211 212 Commissariat général

Plus en détail

RÉSULTATS ANNUELS 02/05/11 22:32

RÉSULTATS ANNUELS 02/05/11 22:32 20 RÉSULTATS ANNUELS 02/05/11 22:32 Résultats annuels 2011 SOMMAIRE RAPPORT D ACTIVITÉ 1 Activité automobile... 2 2 Examen de la situation financière et du résultat... 4 3 Trésorerie et capitaux propres...

Plus en détail

DÉVELOPPER LE GAZ NATUREL DANS LES TRANSPORTS

DÉVELOPPER LE GAZ NATUREL DANS LES TRANSPORTS DÉVELOPPER LE GAZ NATUREL DANS LES TRANSPORTS Les enjeux pour la transition énergétique Didier Lebout, Strategy and Development Director Gazprom Marketing and Trading France Deauville, 28 juin 2013 Dans

Plus en détail

La compétitivité de l industrie française est un enjeu majeur pour la politique européenne.

La compétitivité de l industrie française est un enjeu majeur pour la politique européenne. 007-011 Avant propos_avant-propos 25/07/13 17:20 Page7 Avant-propos Gerhard CROMME* L Europe et l Allemagne ont besoin d une France compétitive Cet article reprend les thèmes du discours prononcé par Gerhard

Plus en détail

BERU Eyquem SAS 101, Avenue François Arago F-92017 Nanterre Cédex / France Téléphone: 01.55.69.31.50 Fax: 01.55.69.31.99

BERU Eyquem SAS 101, Avenue François Arago F-92017 Nanterre Cédex / France Téléphone: 01.55.69.31.50 Fax: 01.55.69.31.99 BERU Eyquem SAS 101, Avenue François Arago F-92017 Nanterre Cédex / France Téléphone: 01.55.69.31.50 Fax: 01.55.69.31.99 Imprimé en Germany 10.9.06 N de commande 5.100.001.056 www.beru.com 10 bonnes raisons

Plus en détail

Le marché informatique en France 2011 et tendances 2012

Le marché informatique en France 2011 et tendances 2012 Le marché informatique en France 2011 et tendances 2012 Juin 2012 Sextant Expertise 27, Boulevard des Italiens 75002 Paris Tél. : 01 40 26 47 38 www.sextant-expertise.fr Société inscrite à l ordre des

Plus en détail

NOTE A L ATTENTION DE MONSIEUR LE FORMATEUR. Aspects financiers

NOTE A L ATTENTION DE MONSIEUR LE FORMATEUR. Aspects financiers Luxembourg, le 8 novembre 2013 NOTE A L ATTENTION DE MONSIEUR LE FORMATEUR Aspects financiers Volet 2 : Aides financières dans le domaine de la promotion des énergies renouvelables et de l efficacité énergétique

Plus en détail