Charte d engagement pour les jeunes en Bretagne

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1 Charte d engagement pour les jeunes en Bretagne ÉTAT D AVANCEMENT ET MESURES NOUVELLES Rapport adopté Conseil régional oct territoire économie formation éducation transport environnement culture & sport tourisme & patrimoine europe

2 ÉDITO En 2011, le Conseil régional de Bretagne adoptait une charte d engagement en faveur des jeunes avec la proposition de 45 mesures très concrètes mettant les jeunes au cœur de l action régionale. Lors de la présentation de cette charte, nous nous étions engagés à présenter un bilan de sa mise en œuvre. Aujourd hui, c est cet exercice très transparent d évaluation, engagement par engagement, qui a été réalisé et présenté lors de la session du 18 octobre engagements sur 45 sont déjà mis en œuvre ou en cours de déploiement. Des mesures importantes ont été initiées que ce soit dans le domaine de la santé, du logement ou de la mobilité des jeunes. La mise en place d un tarif TER jeune depuis le 1 er septembre 2013 en est une illustration parfaite. Le Conseil régional s est également fortement impliqué dans la mise en œuvre de projets exemplaires comme notamment la création d une chaire de recherche consacrée à la jeunesse unique en France. Aujourd hui, l évolution de la conjoncture économique, le développement de mesures gouvernementales telles que les emplois d avenir, le service public régional de l orientation mais aussi les enseignements tirés de deux ans de mise en œuvre appelle une actualisation des orientations régionales. Ce travail constitue une nouvelle étape dans la mobilisation du Conseil régional : nouvelle étape, avec 32 mesures reconduites et 19 engagements nouveaux, pour renforcer l action publique de la Région ; nouvelle étape pour conforter une méthode de travail basée sur la concertation, l observation et l association et la consultation des jeunes. Concertation tout d abord. Rechercher les complémentarités, fédérer les initiatives sont autant d objectifs qui ont guidé et qui continuent à guider l action du Conseil régional. Les bases d un dialogue étroit et régulier avec les collectivités territoriales ou les acteurs associatifs ont été posées et il convient bien entendu de les conforter. Cette mise en cohérence des énergies sera évidemment renforcée avec la collaboration qui s ouvre aujourd hui avec les services de l État. Observation ensuite. Une politique consacrée à la jeunesse doit être en veille permanente pour pouvoir évoluer en même temps que la situation des jeunes eux-mêmes. Le Conseil régional souhaite ainsi disposer d outils d observation durables et consolidés. Les activités développées par la chaire, le récent travail de diagnostic qui a été mené en partenariat avec l INSEE et du laboratoire de chercheurs Jeudévi en sont les premières pierres. Association des jeunes, évidemment. C est une nécessité démocratique. Des expériences ont été menées et prendront très prochainement une dimension plus importante. Le chantier prospectif «Bretagne 2030» constitue une des perspectives de travail. C est dans cet esprit que j entends, avec ma Première Viceprésidente Sylvie Robert, conforter et renforcer ce contrat avec les jeunesses de Bretagne. Pierrick Massiot, Président du Conseil régional de Bretagne PENNAD-STUR Emmanuel Pain E 2011 e oa bet degemeret gant Kuzul-rannvro Breizh ur garta engouestl evit ar yaouankiz, 45 diarbenn pleustrek-kenañ kinniget enni, da lakaat ar yaouankiz e-kreiz an ober rannvroel. Pa oa bet kinniget ar garta-se hor boa grataet reiñ ur bilañs eus ar sevenañ anezhi. Ar briziadenn splann-meurbet-se a zo bet graet engouestl hag engouestl ha kinniget e dalc h an 18 a viz Here engouestl diwar 45 zo sevenet dija pe emeur o seveniñ anezho. Diarbennoù pouezus a zo bet roet lañs dezho, pe e vefe war dachenn yec hed ar re yaouank, o lojeiz pe o fiñvusted. Un arouez mat-kaer eus an dra-se eo ar priz yaouankiz kinniget evit an THR abaoe ar 1añ a viz Gwengolo Kalz poan en deus kemeret ivez ar C huzul-rannvro evit sevel raktresoù skouerius, evel krouiñ ur gador-enklask gouestlet d ar yaouankiz ha n he deus ket he far e Bro-C hall. Hiziv, gant ar blegenn armerzhel, gant diarbennoù ar gouarnamant evel implijoù an dazont ha servij publik an heñchañ, met ivez gant ar c hentelioù hon eus tennet diouzh seveniñ ar gartaanezho goude daou vloaz, e rank ar Rannvro kavout hentoù nevez. Ur bazenn nevez eo al labour-mañ en obererezh ar C huzulrannvro : ur bazenn nevez, gant 32 ziarbenn kendalc het ganto ha 19 engouestl nevez, evit kreñvaat obererezh foran ar Rannvro ; ur bazenn nevez ivez evit kadarnaat un hentenn labour diazezet war ar c hendivizout, an arsellet ha kevrediñ ar re yaouank ha goulenn o ali diganto. Kendivizout, da gentañ. Klask an traoù en em gloka, kevreañ al luskoù, setu palioù hag o deus heñchet hag a heñcho c hoazh ar C huzul-rannvro. Diazezoù un diviz a-dost hag ingal gant ar strollegezhioù tiriadel pe ar c hevredigezhioù zo bet savet ha mat eo, evel-just, o c hadarnaat c hoazh. Lakaat an nerzhioù da glotañ an eil re gant ar re all a vo graet gwell ivez dre ar c henlabour kroget hiziv an deiz gant servijoù ar Stad. Arsellet, da eil. War evezh bepred e rank bezañ ur politikerezh gouestlet d ar yaouankiz ma faot mont diouzh cheñchamantoù plegenn ar re yaouank o-unan. Se zo kaoz en deus c hoant ar C huzul-rannvro ober gant benvegoù arsellet padus ha startaet. Mein kentañ benvegoù seurt-se eo ar pezh a vez graet gant ar gador-enklask, al labour diagnostik graet nevez zo asambles gant an EBSSA hag al labourva klaskerien Jeudévi. Kevrediñ ar re yaouank, evel-just. Ret-groñs eo evit an demokratelezh. Arnodoù a zo bet graet ha brasoc h e teuint da vezañ a-raok pell. Ar chanter-imbourc hiñ «Breizh 2030» a zo unan eus an doareoù da labourat o tont. Gant ar soñj-se e vennan, asambles gant ma Besprezidantez kentañ, Sylvie Robert, kadarnaat ha kreñvaat ar gevrat-mañ gant yaouankizoù Breizh. Pierrick Massiot, Prezidant Kuzul-rannvro Breizh

3 Charte d engagement pour les jeunes en Bretagne État d avancement et mesures nouvelles

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5 TABLE DES MATIERES INTRODUCTION... 7 LA CHARTE D ENGAGEMENT EN FAVEUR DE LA JEUNESSE DE 2011 : BILAN DE DEUX ANS DE MISE EN ŒUVRE AMELIORER LES CONDITIONS DE VIE DES JEUNES AMELIORER L ACCES ET LA QUALITE DE L INFORMATION MISE A LA DISPOSITION DES JEUNES FACILITER L ACCES AU LOGEMENT DES JEUNES CONTRIBUER A L AMELIORATION DE LA SANTE DES JEUNES DEVELOPPER LA MOBILITE EUROPEENNE ET INTERNATIONALE DES JEUNES FAVORISER LE DEPART EN VACANCES DES JEUNES EN DIFFICULTE FACILITER LES DEPLACEMENTS DES JEUNES ET LEUR MOBILITE INFRA-REGIONALE CREER LES CONDITIONS DE LA REUSSITE POUR TOUS DANS LE SYSTEME EDUCATIF ET FACILITER L INSERTION DES JEUNES DANS LA VIE PROFESSIONNELLE CREER LES CONDITIONS DE LA REUSSITE POUR TOUS DANS LE SYSTEME EDUCATIF FACILITER L INSERTION DES JEUNES DANS LA VIE PROFESSIONNELLE DEVELOPPER LES FACULTES D INITIATIVE, LA CITOYENNETE ET L ENGAGEMENT DES JEUNES FACILITER L ACCES AU(X) SAVOIR(S) ET L INTEGRATION SOCIO-PROFESSIONNELLE PAR LE NUMERIQUE ENCOURAGER, SUSCITER ET ACCOMPAGNER LES DEMARCHES FAVORISANT LA PARTICIPATION ET L ENGAGEMENT DES JEUNES DANS DES PROJETS CULTURELS FAVORISER LA PRATIQUE DU SPORT CHEZ LES JEUNES VALORISER ET ACCOMPAGNER LA CREATIVITE, L INNOVATION ET L ENGAGEMENT DES JEUNES SOUTENIR L ENGAGEMENT DES JEUNES CONTRIBUER A LA CREATION D UN ENVIRONNEMENT FAVORABLE AU DEVELOPPEMENT DE L ENSEIGNEMENT ET DE LA RECHERCHE SUR LES QUESTIONS DE JEUNESSE FAIRE PARTAGER L IDENTITE MARITIME DE LA BRETAGNE UN CONTRAT VIVANT AVEC LES JEUNESSES DE BRETAGNE UNE NOUVELLE CHARTE ACTUALISEE ET RENFORCEE AUTOUR DE 4 PRIORITES LE SOUTIEN AUX CONDITIONS DE VIE : VERS PLUS D EGALITE CONSOLIDER LES RESEAUX ET LE MAILLAGE DES ACTEURS DE L INFORMATION DES JEUNES, SOUTENIR LES PRATIQUES ET LES ACTIONS INNOVANTES POURSUIVRE LE DEVELOPPEMENT DE L OFFRE DE LOGEMENTS A DESTINATION DES ETUDIANTS ET DES JEUNES CONTRIBUER A L AMELIORATION DE LA SANTE DES JEUNES SOUTENIR ET ENCOURAGER LES DEPLACEMENTS DES JEUNES SOUTENIR LES ASPIRATIONS DES JEUNES DANS LEURS PARCOURS DE FORMATION, PROMOUVOIR LA PERSEVERANCE ET L EGALITE LIMITER LES INEGALITES EN REDUISANT LES SORTIES SANS QUALIFICATION ET SANS DIPLOME PROMOUVOIR LA PERSEVERANCE ET L ELEVATION DU NIVEAU DE FORMATION EN ACCOMPAGNANT LES PARCOURS ET L EPANOUISSEMENT DES JEUNES AGIR ET ACCOMPAGNER VERS L EMPLOI, ENCOURAGER LES INITIATIVES ET OUVRIR LES POSSIBLES CONTRIBUER A LA CREATION D UNE RELATION DYNAMIQUE ENTRE LES JEUNES, LE SECTEUR ECONOMIQUE ET L ENTREPRENEURIAT VALORISER L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE DANS L INSERTION PROFESSIONNELLE DES JEUNES ACCOMPAGNER LES JEUNES LES PLUS EN DIFFICULTES METTRE SA QUALITE D EMPLOYEUR AU SERVICE DE L EMPLOI DES JEUNES... 82

6 1.8 ENCOURAGER L ENGAGEMENT DE TOUS DANS LA CITE ET LES SOLIDARITES INTERGENERATIONNELLES POURSUIVRE L ACCOMPAGNEMENT DES DEMARCHES FAVORISANT LA PARTICIPATION ET L ENGAGEMENT DES JEUNES DANS LES PROJETS CULTURELS SOUTENIR L ENGAGEMENT DES JEUNES ENCOURAGER LES PROJETS FAVORISANT L OUVERTURE INTERNATIONALE ET LA CITOYENNETE EUROPEENNE DES JEUNES MOBILISER LES JEUNES EN FAVEUR DE L ENVIRONNEMENT DEVELOPPER LA CULTURE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DES JEUNES PARTICIPER A LA MISE EN ŒUVRE D ACTIONS QUI FAVORISENT LA TRANSMISSION DU PATRIMOINE ET DE LA MEMOIRE CONCLUSION...91 ANNEXES CADRE STRATEGIQUE ET LISTE DES ENGAGEMENTS DE LA POLITIQUE JEUNESSE ACTUALISEE LE PORTRAIT DES JEUNES EN BRETAGNE LEÇON INAUGURALE DE LA CHAIRE DE RECHERCHE JEUNESSE SESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL REGIONAL DES JEUNES CONSACREE A L'ACTUALISATION DE LA CHARTE D'ENGAGEMENT

7 Introduction En faisant des jeunes l une des priorités de mandat, le Conseil régional a décidé de bâtir une politique publique qui soit en capacité d actionner l ensemble des leviers de l action publique régionale, qui s inscrive dans une vision objective mais résolument optimiste de l avenir des jeunes en Bretagne et qui fasse de la Bretagne un territoire des possibles. C est la raison pour laquelle le Conseil régional a adopté en septembre 2011 une charte d engagement en faveur des jeunes qui marquait la volonté de relever le défi de porter un projet global qui réponde de manière transversale et collective à deux principaux enjeux : d une part, le besoin de s attaquer aux multiples difficultés qui pénalisent les jeunes dans la construction de leurs parcours, contribuent à l accroissement des inégalités entre les jeunes et avec les autres générations ; la nécessité, d autre part, de reconnaître et valoriser la place des jeunes dans la société. A travers cette charte, le Conseil régional affirmait la volonté de faire de l expérimentation, de la concertation et de la transversalité des principes d action majeurs de cette politique. La mise en œuvre de la charte a respecté ces logiques. Avec l objectif de faire émerger et d accompagner des projets singuliers et innovants, plusieurs appels à projets ou à manifestation d intérêt ont été lancés dans des domaines aussi divers que la culture, la mer, le logement ou encore la santé. Leur lancement a connu sur les territoires un succès indéniable et a bien souvent permis de vérifier l adéquation de la démarche par rapport aux besoins, d accompagner des projets de nature très diverse et de s interroger sur les modalités d intervention de la Région. Cette ambition de porter une politique globale donnant une large place à l expérimentation ne pouvait faire l économie d une connaissance fine des aspirations et des besoins des jeunes. Aussi, le Conseil régional a souhaité s associer à la création d une Chaire consacrée à la jeunesse qui fasse émerger un pôle de connaissances alliant recherche scientifique et partage des savoirs. Reposant sur un partenariat avec l Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, l Institut national de la jeunesse et de l éducation populaire et, enfin, le Centre Régional Information Jeunesse de Bretagne, cette Chaire de recherche consacrée à la jeunesse, unique en France, est ainsi conçue comme un outil de réflexion scientifique, d appui et d accompagnement des collectivités publiques et des professionnels dans le développement des politiques publiques de la jeunesse. En parallèle, le Conseil régional souhaite ouvrir un chantier de réflexion sur l observation de la jeunesse en construisant une grille d indicateurs commune à l'ensemble des acteurs qui permettrait de partager les données et d appréhender collectivement les évolutions. 7

8 La consultation des acteurs qu ils soient associatifs, sociaux, éducatifs a été au cœur de l élaboration et de la mise en œuvre du projet régional en faveur de la jeunesse. C est pourquoi le Conseil régional a été, pendant ces deux ans, attentif à susciter et à répondre à toutes les occasions d échanges et de partage des points de vue. Instaurer un dialogue régulier entre les différents niveaux de collectivités territoriales, rechercher les complémentarités, fédérer les initiatives sont autant de questionnements qui guident l action du Conseil régional. C est pourquoi celui-ci a décidé de consacrer un B16 1 spécifiquement dédié à la jeunesse, initiative remarquée au niveau national. Animé par la Région et se réunissant très régulièrement, ce B16 constitue véritablement un espace d échanges, de concertation et d identification de perspectives de réflexion communes. Des pistes de travail commun ont été identifiées telles que la mobilité des jeunes ou l accompagnement à l engagement des jeunes. Enfin, à la faveur de la charte d engagement et avec cette ambition de porter un projet global pour les jeunes en Bretagne, le Conseil régional a pu expérimenter de nouvelles méthodes de travail plus collaboratives et transversales. Elles ont ainsi facilité le partage d informations, diffusé progressivement une culture interne sur les questions de jeunesse et favorisé le portage de projets innovants exigeant notamment la mobilisation de plusieurs compétences sectorielles. L Agenda 21 de seconde génération s appuie sur une logique intégrée et globale pour intégrer les questionnements du développement durable aux politiques régionales. C est ainsi que l Agenda 21 et la Charte d engagement dialoguent. Plusieurs des enjeux identifiés dans PADUS / DURABLE tels que «la cohésion sociale et le lien intergénérationnel,» «favoriser l épanouissement humain pour une citoyenneté active» ou la «qualité démocratique» sont au cœur de la charte d engagement. Les actions en faveur de la jeunesse occupent également une bonne place dans le déploiement de PADUS et les prochains mois permettront d en mesurer les effets. Par ailleurs, Le Conseil régional des jeunes lycéens et apprentis a, pour sa part, été associé aux enjeux et finalités des politiques régionales à destination des jeunes. Des projets régionaux comme la démarche prospective et stratégique «Bretagne 2030», l élaboration du schéma de l enseignement et de la recherche, l évolution de la politique territoriale ou encore la réflexion lancée sur le décrochage sont autant de moments pour confirmer cette nécessaire recherche de convergences en faveur de la jeunesse dans les politiques publiques régionales. Aujourd hui, sur les 45 engagements inscrits dans la charte, 39 sont réalisés ou en cours de déploiement. Avec l adoption de la charte en 2011, le Conseil régional s était engagé à établir un bilan de mise en œuvre. Ce rapport répond à cette exigence de présenter engagement par engagement le travail effectué par le Conseil régional depuis maintenant deux ans. 1 B16, comme Bretagne 16, regroupe les 4 Départements bretons et les 11 agglomérations de Bretagne. 8

9 Néanmoins, l évolution récente de la conjoncture économique qui frappe particulièrement les jeunes, le déploiement de nouvelles mesures gouvernementales comme les emplois d avenir, la garantie jeunes, le service public de l orientation les enseignements après près de deux ans de mise en œuvre sont autant d éléments qui plaident pour une actualisation des orientations régionales pour la jeunesse. Cet exercice est une nouvelle étape pour aller encore plus loin : plus loin dans la mobilisation des champs d intervention de la Région, plus loin dans l intégration de la dimension jeunesse dans les politiques régionales menées notamment au titre du développement économique, du développement numérique, de l environnement, plus loin dans la concertation et le partenariat, plus loin dans la consultation et l association des jeunes. Les bases ont été solidement construites depuis deux ans ; aujourd hui il s agit de les renforcer. Sur la gouvernance, le Conseil régional entend réaffirmer l importance qu il accorde à l instance de concertation créée avec le B16. L enjeu aujourd hui est sans doute de formaliser un partenariat plus appuyé avec l Etat. Le Conseil régional entretient des liens étroits avec les services de l Etat en région et, en particulier, avec la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports, de la Cohésion Sociale. Aujourd hui, les perspectives instaurées par le Comité interministériel à la jeunesse et la tenue de comités d administration régionale renforcent la possibilité d une meilleure articulation des politiques publiques de la jeunesse menées par l Etat et la Région. Renforcer le partenariat avec l Etat dans une perspective de gouvernance globale et horizontale sera l un des objectifs que poursuivra le Conseil régional. Une réflexion sera menée afin de proposer parallèlement un cadre formalisé pour la consultation et l'association de l'ensemble des acteurs de Bretagne à la conception et la mise en œuvre de la politique régionale. Sur la prise en compte des besoins des jeunes, le Conseil régional avait inscrit dans la charte la nécessité d associer les jeunes, de faire participer les jeunes aux processus de décision publique. L objectif était bien d agir pour les jeunes mais également avec les jeunes. A ce titre, une étude comparative des dispositifs initiés par différentes Régions a été réalisée. Des expériences ponctuelles ont été menées sur le logement ou encore la culture. Diverses manifestations ont pu mettre au cœur de leur débat les questions de jeunesse en impliquant dès leur conception ou pendant leur déroulement les jeunes. Appelé dans la charte adoptée en 2011 «contrat vivant avec la jeunesse», cet engagement sera évidemment au cœur du nouveau projet et sera vraiment transversal à l ensemble des mesures inscrites dans le projet en faveur des jeunes. C est un nouveau contrat avec les jeunes bretonnes et bretons, un contrat basé sur la réciprocité, sur une vision qui se veut équilibrée entre les différentes générations, une relation de confiance nécessaire au développement de notre territoire. 9

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11 La charte d engagement en faveur de la jeunesse de 2011 : Bilan de deux ans de mise en œuvre Rassemblant 45 engagements pour les jeunes de 15 à 29 ans, la charte constituait une ambition forte de mise en cohérence des actions et de mobilisation de l ensemble des champs des politiques publiques de la Région autour de 4 axes principaux : - Améliorer les conditions de vie des jeunes (information, logement, santé, mobilité ) ; - Créer les conditions de réussite pour tous dans le système éducatif et faciliter l insertion des jeunes dans la vie professionnelle ; - Encourager les facultés d initiative et d engagement des jeunes ; - Développer et renforcer l association des jeunes aux processus de décisions. Depuis deux ans, les avancées sont indéniables tant sur la réalisation des objectifs inscrits dans la charte que sur la méthode de travail adoptée. Sur les 45 engagements inscrits dans la charte, 33 ont été ou sont en cours de mise en œuvre. Huit restent à déployer, trois sont à réorienter et un ne pourra être mis en œuvre. 11

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13 1.1 Améliorer les conditions de vie des jeunes Améliorer l accès et la qualité de l information mise à la disposition des jeunes L information des jeunes est capitale dans l autonomie et la construction du parcours des jeunes mais avoir accès à cette information peut être source d inégalités entre les jeunes. Aussi, la Région a souhaité véritablement garantir à tous les jeunes la diffusion d une information fiable en mettant en œuvre deux engagements. Engagement Jeunesse n 1 : Créer et développer un service public de l information des jeunes Dans le cadre de la convention d objectifs avec l Etat et la Région, le Centre Régional de l Information Jeunesse Bretagne a poursuivi le déploiement de ses activités. En 2012, les activités du réseau des 65 points et 4 bureaux d information jeunesse ont été marquées par la définition et le lancement de la 3e enquête biannuelle sur les stratégies d information des jeunes et le lancement de différents projets de développement des outils numériques, dont la refonte du site «En route pour le Monde» qui a été soutenue par la Région (7 000 ). Les missions d animation et de coordination des 69 structures d information jeunesse répartie en Bretagne, qui font l objet d une participation régionale de , ont évolué dans leur périmètre avec la reprise en régie par le CRIJ Bretagne des missions d animation départementale du réseau en Morbihan. Dans le contexte actuel, les structures du réseau Information jeunesse connaissent depuis 2011 une forte progression de leur fréquentation, à laquelle participent les moyens supplémentaires alloués par le Conseil régional. Les structures du réseau information jeunesse breton sont également signataires depuis décembre 2011 des chartes communes d engagement dans le cadre de la mise en œuvre du service public de l orientation en Bretagne, et participent, localement comme au plan régional, aux travaux de préfiguration de l expérimentation régionale qui débutera en 2014 En vue de l échéance de renouvellement de la convention Etat / Région / CRIJ Bretagne, le Conseil régional recherchera la mobilisation des principaux partenaires régionaux afin d aboutir courant 2014 à une stratégie partagée en matière d information des jeunes. Engagement Jeunesse n 2 : Créer un portail internet dédié aux jeunes et à leur entourage Cette recherche de transversalité en matière d information, le Conseil régional l a mené depuis 2011 en réorganisant ses propres outils d information en direction de la jeunesse et en développant de nouveaux médias : - un portail internet destiné en priorité aux ans et qui regroupe tous les contenus sur les dispositifs et politiques développés à l attention des lycéens, étudiants, apprentis, stagiaires et jeunes actifs bretons par la 13

14 Région. Ce site a été lancé en novembre 2012 et connaît une fréquentation moyenne mensuelle de visiteurs. - une page Facebook pour les jeunes qui relaie les actualités proposées sur le portail, les bons-plans et jeuxconcours Faciliter l accès au logement des jeunes Si le Conseil régional ne dispose pas de compétence obligatoire relative au logement, elle a souhaité mener une action volontariste en agissant sur les différentes contraintes qui peuvent peser sur l accès au logement des jeunes. Cet objectif repose sur trois orientations : - développer l offre et améliorer la qualité, - favoriser la mobilisation de l offre existante de logements, - favoriser la solvabilité des jeunes. Développer l offre et en améliorer la qualité La grande diversité des situations des jeunes (selon les âges, les parcours, les statuts, les modes de vie, les moyens financiers ) et des besoins des territoires impliquent de soutenir le développement d offres de logement plurielles portées par les acteurs des territoires : internats, logements étudiants, logements autonomes, hébergements de court séjour. Engagement Jeunesse n 3 : Définir une Charte d'hébergement commune à l ensemble des EPLE publics après une large concertation avec les chefs d établissement et les membres de la communauté éducative. L amélioration des conditions de vie dans les internats de lycées est un volet important du logement des jeunes. L actuel programme prévisionnel d investissement (PPI) dans les lycées, comme le précédent ont mis l accent sur ce point. Le Conseil régional souhaite en faire de véritables lieux de vie, d animation et d enrichissement, tant personnel que collectif. Parmi les dernières opérations réalisées, on peut citer le lycée Châteaubriand à Rennes dont l un des internats a vu ses capacités d accueil portées, pour la rentrée de septembre 2013, de 183 à 225 lits, permettant ainsi d offrir une capacité totale de plus de 500 places sur ce site. L internat du lycée Louis Armand de Locminé, avec ses 132 places, vient également d être rénové ainsi que celui du lycée Laënnec à Pont L Abbé. L évaluation des internats récemment livrés (Henri Avril à Lamballe, Freyssinet à Saint Brieuc, Kerichen à Brest, Jean Moulin à Châteaulin, lycée agricole de Saint Aubin du Cormier, Châteaubriant à Rennes, Jean Macé à Lanester, Louis Armand de Locminé ) sera faite avec les intéressés, l objectif étant de mettre à jour les référentiels pour les adopter au mode de vie des jeunes dans les internats bretons. Le Conseil régional a animé tout au long de l année scolaire 2012/2013 un groupe de travail consacré aux conditions de vie dans les internats. L objectif est de parvenir à la définition, d une "charte de l internat" commune aux EPLE pour faciliter la mise en œuvre des projets éducatifs d internat. 14

15 Engagement Jeunesse n 4 : Développer l offre de logements à destination des jeunes et des travailleurs mobiles Depuis 2006, le Conseil régional a soutenu le financement de 969 logements pour un montant global de 5,26 M au titre de l appel à projet pour le logement des jeunes et des travailleurs mobiles. Cet appel à projets a permis la réalisation de quinze projets de création de résidences Habitat jeunes pour un total de logements dans les villes moyennes et secondaires de Bretagne (Bain de Bretagne, Pont l Abbé, Carhaix, Douarnenez, Guingamp, Saint Pol de Léon ). Il a accompagné l émergence de nouveaux projets de résidences pour jeunes actifs (350 logements soutenus depuis 2009) ou pour apprentis. Carte 1 - Localisation des études de besoin et des projets d'investissement en faveur du logement des jeunes et des travailleurs mobiles soutenus entre 2006 et 2012 Conformément à l engagement pris en 2011, le Conseil régional a révisé le cahier des charges en s inspirant des outils de l Agenda 21 de seconde génération, notamment la grille de questionnement de la durabilité PADUS/DURABLE, prenant en compte la gouvernance des projets, et la qualité environnementale, économique, sociale et sociétale de ces nouveaux projets. A la suite de la révision de la politique régionale du logement, cet engagement n est pas reconduit. De nouvelles dispositions sont ainsi proposées (cf. infra) en vue du développement de l offre de logement à destination des jeunes et des travailleurs mobiles. Comme prévu dans le Contrat d objectifs et de moyens en faveur de l apprentissage signé en août 2011 pour la période , la modernisation de l'immobilier des centres de formations a été poursuivie. En matière de logement, l'accès à des places d'hébergement rénovées et/ou supplémentaires a ainsi permis : - la création de deux nouveaux internats, aux CFA de la Chambre de commerce et d industrie de Brest et de la Chambre des métiers et de l artisanat CMA du Finistère à Quimper, pour un total de 280 lits - la rénovation / restructuration des internats des CMA des Côtes d Armor et du Morbihan, pour un total de 192 lits. 15

16 Favoriser la mobilisation de l offre existante de logements Sur certains territoires, les problèmes observés ne sont pas liés à l insuffisance quantitative de l offre, mais plutôt à la difficulté de la mobiliser, pour des raisons variées : conditions d accès restreintes à certaines catégories de jeunes, difficultés de gestion engendrées par le fractionnement des séjours, caractère cyclique de l occupation des logements ou internats L enjeu consiste donc à optimiser l utilisation des capacités d hébergement actuelles (lycées, résidences universitaires par exemple) là où cela est possible, pour tenir compte des besoins spécifiques des jeunes. Engagement Jeunesse n 5 : Expérimenter la mise à disposition de places d internats pour répondre aux besoins de logement des jeunes en stages ou travailleurs saisonniers En 2011, le Conseil régional s était engagé à expérimenter la mise à disposition d internats de lycées dans les territoires identifiés par les acteurs du tourisme comme présentant des tensions pour le logement des saisonniers. Un tel projet, initié avec l objectif d aboutir pour l été 2013, n a pas pu être mis en œuvre pour différentes raisons : cumul des contraintes opérationnelles et de gestion, incomplétude du recensement des offres existantes Il importe également de prendre en compte les attentes des jeunes en termes de desserte en transports, d aménagement, de confort, de service et de coût financier dans la mise en œuvre d une telle opération. Les conditions de mise en œuvre de cet engagement doivent donc être à nouveau travaillées. Engagement Jeunesse n 6 : Développer l accès des apprentis de l enseignement supérieur aux cités universitaires La convention signée en 2011 entre le Président du Conseil régional et le CROUS a permis d ouvrir aux apprentis du supérieur 50 logements dans la majorité des cités universitaires de Bretagne : Brest, Lannion, Lorient, Quimper, Saint Brieuc, Rennes, Vannes. A la suite de l information développée par le Conseil régional et après deux années de recul, les taux d occupation (41 logements sur 50 en ) sont bons. Le Conseil régional maintiendra les opérations d information propres à cette action afin d amplifier le recours à cette offre alternative. Engagement Jeunesse n 7 : Faciliter l accès des jeunes au parc social L ARO HLM Bretagne (Association Régionale des Organismes HLM) et le Conseil régional partagent le constat d un insuffisant accès des jeunes au parc social. Le diagnostic des raisons qui expliquent la faible présence des jeunes dans le parc social (taille des logements, localisation, accessibilité, services, identification et recours par les jeunes ), est partagé et doit être complété, au regard de l engagement pris en Sans attendre, dès 2011, le Conseil régional a modifié les modalités de son soutien financier (subvention forfaitaire de 1000 par logement) aux organismes pratiquant la sous-location de logements pour les jeunes. Auparavant destinée aux logements appartenant à des bailleurs privés, cette aide a été étendue aux logements appartenant à des organismes HLM ou à des collectivités. Il s'agit de permettre d'accroître l'offre à disposition des jeunes en captant des 16

17 logements du parc social dont les niveaux de loyer sont plus adaptés à leurs ressources financières afin que les jeunes en difficulté et/ou en mobilité puissent accéder à des logements dans le cadre de baux à courte durée (inférieurs à 1 an). Carte 2 - Associations et logements ouverts à la sous-location bénéficiant de l'accompagnement régional de 2007 à 2012 Engagement Jeunesse n 8 : Encourager le développement de formules d hébergement innovantes En 2012, le Conseil régional a lancé un appel à manifestation d intérêt «Encourager le développement de formes innovantes d habitat solidaire pour les jeunes», visant à promouvoir une offre de logement favorisant la mixité sociale et générationnelle. Une vingtaine de structures ont répondu à l appel du Conseil régional. Début 2013, les porteurs de projets ont été auditionnés collectivement au cours de deux tables-rondes : l habitat intergénérationnel et la colocation / sous-location dans le parc social. Après audition des porteurs de projets en 2013, il est apparu nécessaire d encourager la mutualisation d expériences et la mise en réseau des acteurs afin de permettre la maturation des projets et plus d efficacité. Le Conseil régional participera à l accompagnement de telles initiatives. Favoriser la solvabilité des jeunes pour faciliter leur accès au logement Engagement Jeunesse n 9 : Mettre en œuvre un dispositif de garanties des impayés de loyer En 2011, la Charte d engagement fixait l objectif de mettre en œuvre un fonds de garantie des impayés de loyers à caractère universel afin de faciliter l accès des jeunes au parc locatif privé. Cet engagement a été suspendu suite à l annonce par le Premier Ministre, en clôture de la Conférence nationale contre la pauvreté et pour l inclusion sociale en janvier 2013, et confirmé dans le cadre de la Priorité jeunesse adoptée à la suite du Comité interministériel de la jeunesse du 21 février 2013, de la mise en place d une garantie universelle des loyers, couvrant l ensemble des locataires, sans distinction. Le projet de loi pour l accès au logement et un urbanisme rénové, examiné à partir de septembre 2013 par le Parlement, comporte une disposition en ce sens. Il est par conséquent proposé d abandonner l engagement pris lors de l adoption de la Charte en septembre

18 Néanmoins, dans le cadre des orientations proposées par le Schéma régional de l enseignement supérieur et de la recherche (SRESR), le Conseil régional accompagnera la mise en place du dispositif national de caution locative solidaire étudiante, financé par l'etat, la Caisse des dépôts et consignations et mis en œuvre par le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), sous réserve de l étude de ses modalités. L'accompagnement régional pourra prendre la forme d'un abondement du fonds de garantie avec un ciblage plus particulier sur certaines catégories de publics. Engagement Jeunesse n 10 : Mettre en place une allocation pour les apprentis astreints à une double résidence Le Conseil régional, les Caisses d allocation familiales (CAF) et les Mutualités sociales agricoles (MSA) de Bretagne s accordent sur la pertinence de mettre en œuvre une allocation pour le second logement des apprentis. Des discussions ont été entamées et doivent se poursuivre afin de lever les obstacles réglementaires et juridiques, permettant aux assemblées délibérantes de l ensemble des partenaires d adopter les principes de cette aide Contribuer à l amélioration de la santé des jeunes Si les données globales sont plutôt encourageantes sur la santé des jeunes, elles peuvent masquer certains comportements et pratiques à risque comme une consommation régulière d alcool, une souffrance psychique et un suicide plus fréquents par exemple. A ce titre, le Conseil régional a décidé de poursuivre et renforcer l action engagée depuis 2005 avec 6 engagements sur des logiques d observation, de soutien à un maillage territorial des structures d information et d écoute, de soutien à des actions de prévention et, enfin, en favorisant, dans le cadre de sa compétence sur la restauration scolaire, l accès à une alimentation de qualité, notamment par l introduction de produits bio et locaux. Renforcer l observation et l analyse des problématiques de santé Engagement Jeunesse n 11 : Renforcer l observation et l analyse des problématiques de santé des jeunes et développer une culture santé environnement auprès des lycéens La Région et l Etat soutiennent l observation de la santé des Bretons dans le cadre d une convention additionnelle au Contrat de projets , qui se traduit dans le cadre d un partenariat avec l Observatoire régional de santé Bretagne, que le Conseil régional soutient à hauteur de par an. Le Conseil régional signe chaque année une convention de partenariat avec l ORS Bretagne définissant des objectifs partagés pour l observation de la santé des Bretons. Ces objectifs se sont déclinés en 2012 et 2013 autour de 3 approches : - Une approche populationnelle centrée sur les jeunes, - Une approche thématique centrée sur les priorités identifiées par le Conseil régional que sont les conduites addictives, le suicide, la vie affective et sexuelle et la nutrition. - Une approche territoriale centrée sur les inégalités territoriales de santé. 18

19 Dans le cadre de ce partenariat, l Observatoire régional de santé a conduit plusieurs études sur la santé des jeunes, notamment concernant les problématiques liées à la vie affective et sexuelle ou les conduites addictives des jeunes scolarisés en lycées (enquête ESPAD, tableau de bord des addictions). D autres études seront prochainement lancées, notamment concernant la santé des apprentis bretons. Développer et participer à la structuration et au développement de l information, du conseil et de l écoute généralistes en santé jeunes Engagement Jeunesse n 12 : Mettre en œuvre des espaces santé dans les établissements de compétence régionale Le Conseil régional met en place des actions pour répondre aux besoins des jeunes en termes de médiation et d écoute en matière de santé. En complémentarité de l écoute extérieure au milieu scolaire proposée dans le cadre des Points Accueil Ecoute Jeunes, elle s est engagée à favoriser la mise en place d «Espaces Santé» au sein des établissements de formation de sa compétence. L espace santé s articule autour de 3 dimensions : - Aménagement : l espace santé, c est un lieu, localisé en fonction des infirmeries scolaires existantes et défini dans le cadre de l éco-référentiel des lycées (dont le premier axe concerne la santé des usagers). - Animation : l espace santé propose aux lycéens une médiation adulte, avec l intervention de professionnels de santé, dont l infirmière et/ou le médecin scolaire, mais aussi des acteurs de prévention. Des outils peuvent être mis à disposition (matériel et supports de prévention). Les espaces santé ont aussi vocation à intégrer les questions de santé environnement. - Appropriation : l espace santé a vocation à être investi par les jeunes, en tant que lieu ressource pour accompagner leurs projets, menés notamment dans le cadre des Conseils de vie lycéenne ou des Comités d éducation à la santé et à la citoyenneté présents dans l ensemble des lycées publics. Un état des lieux a permis de mettre en évidence l hétérogénéité des établissements de formation relevant de la compétence régionale concernant la prise en compte des enjeux de santé et les espaces existants. L éco-référentiel des lycées, élaboré par le Conseil régional en concertation avec les partenaires, permet de déployer des espaces santé prévention dans une logique d équité territoriale. La mise en place des espaces santé au sein des établissements scolaires a fait l objet de différents échanges avec le Rectorat. Compte tenu la complexité de cette démarche, il est proposé d approfondir l état des lieux afin de hiérarchiser les moyens nécessaires à mettre en œuvre en tenant compte de la spécificité des territoires. Un comité de pilotage régional, avec les représentants du Conseil régional, du Rectorat et de la communauté éducative, aura pour objectifs de faire préciser les «projets santé» des établissements, de mettre en relief les obstacles ou les difficultés dans la mise en œuvre de ce projet à travers toutes ses composantes et d identifier les moyens nécessaires à sa réussite. Il aura également pour mission d assurer le suivi et la cohérence de la démarche et de définir les modalités de son évaluation. 19

20 Engagement Jeunesse n 13 : Conforter les points d accueil et d écoute des jeunes Le Conseil régional considère que les 13 Points d Accueil et d Ecoute des Jeunes constituent un maillon essentiel parmi les acteurs de santé pour la jeunesse, à même de répondre au besoin d écoute des jeunes sur l ensemble du territoire breton. En application de l engagement pris en septembre 2011, le Conseil régional a signé avec chaque structure porteuse de PAEJ une convention pluriannuelle pour la période Le soutien du Conseil régional a été conforté et s élève à par PAEJ et par an, complété de par an pour les PAEJ 2 intervenant à l échelle d un Pays (10 PAEJ / 13). Carte 3 - Cartographie par département des Points accueil écoutes jeunes (PAEJ) et des Maisons des adolescents (MDA) - JC Canler - EHESP - mars Nota : l ensemble des antennes des PAEJ ne sont pas toujours représentées. Elaborées en lien avec ces structures, les conventions portent, à titre principal, sur la fonction de première écoute des Points Accueil Ecoute Jeunes, et élargissent leurs missions à l animation d actions collectives de prévention, la constitution de partenariats locaux avec les acteurs travaillant au contact des jeunes et le maintien d une veille sur les évolutions de leur santé. En outre, les PAEJ interviennent également sur des axes complémentaires comme l animation d interventions de prévention, souvent en milieu scolaire, ou à des partenariats locaux entre les acteurs jeunesse et de prévention. En matière de gouvernance, une concertation est engagée avec les principaux financeurs du dispositif, à savoir l Etat (Cohésion sociale), l Agence régionale de santé, les Conseils généraux, certaines Caisses d allocations familiales. Cette gouvernance poursuit 3 objectifs : contribuer à la coordination des acteurs de terrain, en s appuyant sur l échelle départementale et celle des territoires d intervention des PAEJ, faciliter les échanges de pratiques entre les PAEJ, et s appuyer sur les PAEJ comme acteurs de l observation de la santé des jeunes. Engagement Jeunesse n 14 : Soutenir la création d un centre d appel téléphonique chargé d orienter les jeunes vers les structures d information et de conseil 2 Pays de Vannes, Pays de Lorient, Pays du Centre Ouest Bretagne, Pays de Brest hors agglomération brestoise, Pays de Cornouaille, Ville de Rennes, Pays de Fougères, Pays de Saint-Malo, Pays de Guingamp, Pays de Morlaix, Territoire de Lannion, Territoire de Paimpol, Pays de Saint Brieuc. En outre, et afin de mailler plus finement leur territoire, les PAEJ bretons assurent des permanences sur 26 antennes 3 JC Canler, Les dispositifs d accueil, d écoute et d accompagnement des adolescents en souffrance : freins et leviers à la mise en œuvre d une approche globale en Bretagne, mémoire de l EHESP, mars

21 Le Conseil régional fait du confortement des acteurs de médiation et d écoute, du soutien aux dynamiques locales de prévention impliquant les professionnels de jeunesse au sens large, un des enjeux principaux de sa politique de santé publique. A ce titre, le bilan de l engagement relatif aux Points d Accueil et d Ecoute des Jeunes a bien montré à quel point ils sont structurants sur les questions d information et de prévention. Aussi, le Conseil régional entend maintenir son accompagnement auprès des PAEJ. L engagement n 14 visait à compléter ce maillage de la Bretagne par un centre d appel téléphonique à même de répondre aux questions des jeunes et de les orienter vers des dispositifs de prévention, notamment sur les territoires dépourvus de PAEJ. Cet engagement n a pas été mis en œuvre dans la mesure où une ligne d écoute nationale, Fil Santé Jeunes, assure déjà ces fonctions. Le recours aux outils existants a donc été privilégié, notamment aux outils numériques. Ainsi, le développement du portail jeunes a constitué un vecteur important de diffusion d information et de promotion des acteurs déjà présents sur le sujet. Le portail «Jeunes» du Conseil régional propose en effet un certain nombre d informations relatives à la santé, aux démarches de prévention et de soins, aux lieux ressources, ainsi que des liens vers des sites spécialisés. Un soin particulier est apporté à la mise à jour et à l animation des rubriques santé sur le portail. Le Conseil régional contribue, dans le cadre de son partenariat avec l Observatoire régional de santé Bretagne et en lien avec l Agence régionale de santé, à la mise en œuvre d une plateforme dématérialisée recensant les actions de prévention conduites en Bretagne. Cet outil permet non seulement d avoir une vision des acteurs de prévention présents sur la région et de leur territoire d intervention, mais il donne également accès à une description détaillée de projets et permet ainsi de faciliter la connaissance entre acteurs. Cet outil est un support sur lequel il est possible de s adosser pour travailler à l information des usagers. En s appuyant notamment sur ces deux outils, le Conseil régional évaluera la faisabilité avec les acteurs d une plateforme dématérialisée d information, d orientation et de conseil de premier recours complémentaire aux actions déjà menées dans le cadre de l'appel à projets promotion de la santé des jeunes (cf. infra), par l'ars, les mutuelles ou par l'assurance maladie via le portail ameli.fr. Cette plateforme devra être facilement accessible pour les jeunes, et recenser l ensemble des structures de prévention, d information, de conseils et de soins. Des contenus seront également spécifiquement proposés aux professionnels afin d améliorer leur connaissance des dispositifs de santé existants et de faciliter le travail d orientation des jeunes. Le Conseil régional appellera ses partenaires, en particulier l Etat et l Assurance Maladie, à mettre en place une gouvernance des structures et outils d information et de conseil à destination des jeunes. En complémentarité avec les orientations retenues pour le Schéma régional de l enseignement supérieur et de la recherche, il développera, en lien avec l assurance-maladie, les mutuelles et les autorités académiques et universitaires, une information ciblée sur les droits des jeunes en matière de protection sociale et de santé. Poursuivre les actions de promotion de la santé des jeunes Engagement Jeunesse n 15 : Soutenir les projets de promotion et de prévention de la santé et leur coordination 21

22 Le Conseil régional soutient les projets de prévention de la santé, en particulier ceux mobilisant les numériques, relevant de deux approches complémentaires : - une approche globale et positive de la promotion de la santé des jeunes, prenant en compte l ensemble de ses déterminants, - une approche thématique centrée sur les enjeux prioritaires que sont la prévention des conduites addictives, du mal-être et du suicide, des risques liés à la vie sexuelle et la promotion d une hygiène de vie saine. L appel à projet pour la promotion de la santé des jeunes a connu un franc succès, en suscitant le dépôt de 150 dossiers. 50 dossiers ont été retenus pour un total de près de Les dossiers se répartissent ainsi : - 12 projets ont une approche globale de la santé dans un objectif de responsabilisation et de développement des compétences des jeunes projets portent sur la prévention des conduites addictives et à risques (alcoolisation excessive, milieu festif, risques liés à l utilisation des outils numériques) autour, notamment, d actions de sensibilisation tenant compte des représentations des jeunes sur ces comportements. - 9 projets visent à prévenir le mal-être et le suicide des jeunes dans le cadre d actions d écoute principalement situés sur des territoires dépourvus de ressources sur ces questions projets concernent la promotion de la santé dans la vie affective et sexuelle et permettent de travailler avec les jeunes sur la contraception, la prévention des infections sexuellement transmissibles, le rapport au corps et l éducation au respect entre filles et garçons. - 3 projets s orientent vers la promotion d une hygiène de vie saine au travers d actions de sensibilisation aux bonnes pratiques alimentaires. Ces actions sont confortées par le dispositif d animation territoriale de santé qui permet de développer la prise en compte des enjeux liés à la santé des jeunes dans les politiques locales et de favoriser la mise en synergie des actions sur le terrain. Relancée en partenariat avec l Agence régionale de santé et aujourd hui implanté sur 10 territoires bretons, l animation territoriale de santé fait l objet d un engagement partenarial sur la période dans le cadre de contrats tripartites et triennaux. Favoriser l accès à une alimentation de qualité Engagement Jeunesse n 16 : Mettre en œuvre une politique de restauration scolaire équitable, participative et de qualité Le dispositif Karta Bretagne permet aux établissements secondaires bretons de développer des projets sur cinq thématiques prioritaires. Au sein de l axe santé et qualité de vie, le sous-thème «équilibre alimentaire» permet de soutenir des projets de promotion des bonnes pratiques alimentaires. Les axes «développement durable et agenda 21», les thématiques «éducation au développement durable», «biodiversité», «alimentation bio», sont également mobilisées par les lycées. Depuis 2013, 46 lycées bretons participent à l expérimentation, lancée par la Région, qui vise à intégrer progressivement et durablement des produits issus des filières bio et locales dans les menus. Ce projet nécessite de renforcer le travail avec les gestionnaires et les cuisiniers des lycées ainsi que d analyser le potentiel 22

23 d'approvisionnement des lycées en circuit courts. Ces actions ont nécessité un nouveau marché d accompagnement des lycées, conclu en septembre Les lycées seront ainsi accompagnés tout au long de leur démarche par la Région et la FRAB -Fédération régionale d agriculture biologique. Un diagnostic des approvisionnements envisageables sera d abord réalisé puis, pour parvenir à l adhésion de tous -condition indispensable à la réussite du projet-, des actions spécifiques seront menées en direction des différents acteurs : formation des équipes de cuisine mais aussi des gestionnaires et proviseurs, rencontres avec les producteurs, sensibilisation des élèves La Région souhaite généraliser ce programme aux 116 lycées publics bretons d ici Aussi, les deux prochaines années seront destinées à renforcer les partenariats locaux existants, et à pousser les réflexions autour des groupements d achat des lycées. Dans le cadre de sa Nouvelle Alliance pour l agriculture bretonne, la Région a affiché sa volonté de développer le lien entre territoire et agriculture en encourageant les dynamiques collectives. A l issue d un appel à projets «territoires et agriculture», lancé fin 2011, 18 des 21 Pays bretons ont présenté des plans d actions en lien avec les réseaux professionnels, les commerçants et artisans La Région a retenu 11 projets de SAL (Système d'alimentation local) qui favorisent les circuits courts, concernant notamment la restauration collective des établissements scolaires. Le Conseil régional recherchera des cohérences dans le cadre de l'appel à projets «territoires et agriculture» pour les pays qui sont aujourd'hui accompagnés et la démarche menée en faveur de l introduction de produits bio locaux dans la restauration des lycées Développer la mobilité européenne et internationale des jeunes A travers ses actions de sensibilisation européenne, et notamment le dispositif «Animateurs Europe» (interventions gratuites sur les programmes européens de mobilité ou autres sujets en liens avec l UE) la Région mène une animation territoriale adaptée afin de développer la culture de la mobilité chez les jeunes. Elle accompagne également la mobilité internationale des jeunes dans le cadre de leur formation mais également pour des projets collectifs ou individuels menés avec des structures d éducation non formelle. Développer la mobilité pour tous les apprenants Engagement Jeunesse n 17 : Structurer une politique régionale de mobilité des apprenants En 2011, la Région s était fixée l objectif de revoir l ensemble de ses dispositifs d aide à la mobilité des apprenants, afin de les rendre plus équitables socialement tout en s inscrivant dans une logique d accompagnement des parcours et de mobilité progressive (avec des mobilités de plus en plus autonomes, de plus en plus éloignées, de plus en plus longues tout au long du parcours). Enfin, il s agissait de rendre les dispositifs plus lisibles et efficaces, en rapprochant les critères entre les différentes filières et en dématérialisant les procédures via la mise en place d un extranet. Les modalités ont été adoptées en commission permanente du 30 mai 2013 et seront applicables pour la rentrée. Le nouveau dispositif prend le nom de Jeunes à l international et permettra désormais d accompagner mobilités, soit 10% de plus qu actuellement. Les étudiants boursiers et en situation de handicap bénéficieront d un bonus significatif tandis qu un plafond de ressource est défini pour l accès à l aide régionale ( de quotient familial). 23

24 Dans le cadre du B16, un groupe de travail technique s est réuni autour de la question de la mobilité. Ainsi, la majeure partie des collectivités, les Départements en particulier, met également en œuvre des aides à la mobilité internationale, en addition de dispositifs nationaux (bourses du ministère de l enseignement supérieur et de la recherche, de la DRAAF 4 ) ou européens (programmes Erasmus et Leonardo) 5. L ensemble de ces aides (environ 10 dispositifs publics) représente en Bretagne des budgets estimés à 9 millions d euros, et environ aides individuelles accordées chaque année. Le constat d un manque de lisibilité des aides à la mobilité internationale est partagé. La situation n est pas satisfaisante car elle ne permet pas d avoir une vision globale des étudiants aidés, à commencer par l évaluation précise de leur nombre. Des disparités territoriales ou entre filières existent, en fonction des orientations des collectivités locales auxquelles les jeunes peuvent s adresser. Dans un souci d optimisation de l aide publique, et en réponse à la demande récurrente estudiantine d une meilleure homogénéisation des dispositifs, il est proposé d étudier les possibilités d harmonisation et de coordination des différentes aides à la mobilité. La procédure associerait les différentes collectivités parties prenantes, les établissements d enseignement supérieur, les œuvres universitaires et les représentants étudiants. Dans la poursuite d'amélioration des dispositifs d'accompagnement à la mobilité internationale des apprenants, une recherche d'optimisation des actions de soutien à la mobilité collective des publics apprentis, étudiants des formations para-médicales et sociales ainsi que stagiaires de la formation professionnelle continue sera réalisée en Développer la mobilité européenne et internationale des jeunes en s appuyant sur les régions partenaires et les structures d «éducation non formelle» Engagement Jeunesse n 18 : Développer la participation des jeunes dans les coopérations conduites avec les régions partenaires Le Conseil régional lance chaque année un appel à projets relatif à l implication des jeunes dans la participation à des projets collectifs d échanges menés dans le cadre d associations ou de comités de jumelage coopérant avec les régions partenaires (Saxe, Wielkopolska et Pays de Galles). Au-delà de l ouverture européenne, cet appel à projets vise à favoriser l engagement des jeunes bretons dans la vie associative. Cet appel à projets a permis de soutenir la participation d environ 80 jeunes bretons par an sur l ensemble du territoire régional, sous la coordination de comités de jumelage et d associations d éducation non-formelle, notamment la Fédération Régionale des Maisons des Jeunes et de la Culture, et l association Gwennili. Engagement Jeunesse n 19 : Développer la participation des jeunes aux actions de solidarité internationale 4 Direction régionale de l alimentation, de l agriculture et de la forêt. 5 Pour lesquels des dispositifs d accompagnement peuvent exister, à l instar du soutien que représente la Plate-forme de Projets Européens de l Université européenne de Bretagne (UEB). 24

25 Un appel à projets sur la solidarité internationale a été également mis en place. Il est destiné à soutenir les projets collectifs ou individuels (volontaire de solidarité internationale) s inscrivant dans une perspective de solidarité avec les Pays du Sud. Dans le cadre de la politique régionale de solidarité internationale, l appel à projets a ainsi renforcé la dynamique engagée par le projet d éducation au développement «En résonance» qui a rassemblé une centaine de jeunes bretons et des acteurs internationaux autour de questions communes. Pour les projets collectifs, ce sont 69 jeunes qui ont pu être accompagnés, le Conseil régional ayant majoré l aide et élargi le nombre de structures éligibles Favoriser le départ en vacances des jeunes en difficulté Engagement Jeunesse n 20 : Faciliter le départ en vacances des jeunes en difficulté par un rapprochement entre les organismes à caractère social et les associations caritatives En septembre 2011, la Région a réaffirmé son attachement à favoriser l accès des jeunes vulnérables et précaires au départ en vacances. Elle s engageait à mettre en lien les acteurs du tourisme social (auberges de jeunesse, centres de vacances ), les organismes à caractère social (CCAS) et les associations caritatives, afin de les inciter à constituer des partenariats dans le cadre du Plan d actions «Vacances pour tous» porté par l Union nationale des associations de tourisme (UNAT) Bretagne. L Union nationale des associations de tourisme (UNAT) Bretagne a réalisé en 2010, en concertation avec la Région, un état des lieux des aides au départ en vacances en Bretagne (UNAT Bretagne, Etat des lieux des dispositifs d aides au départ en vacances, septembre 2011). Le but était d identifier les actions mises en place en Bretagne, les acteurs concernés et de mettre en évidence les marges de progrès. L étude met en évidence la difficulté à toucher les jeunes adultes, vulnérables ou précaires, qui donnent la priorité aux préoccupations professionnelles, et consacrent leurs vacances à des stages et des jobs d été. A cela s ajoute le faible nombre d aides aux vacances des jeunes existantes, leur disparité territoriale, leur méconnaissance par les jeunes et leur caractère d accès restrictifs. L accès aux aides aux vacances est souvent conditionné au suivi d un parcours d insertion professionnelle ou d autonomisation, qui implique la fréquentation de foyers jeunes travailleurs ou un suivi en Mission locale. Le nombre de jeunes adultes, bénéficiaires des principaux programmes d aides au vacances des jeunes est estimé par l UNAT Bretagne à 650 en 2011, ce qu à titre de comparaison on pourra rapprocher du nombre de jeunes suivis dans les Missions locales de Bretagne en 2012 (49 000) ou accueillis par les résidences Habitat jeunes de Bretagne en 2011 (7 500). Ce travail d expertise se poursuit avec la mise en place d une enquête qualitative sur les pratiques d accueil des hébergeurs du tourisme social en cours de finalisation. Le travail de mobilisation et de mise en réseau des acteurs se poursuivra en 2013 et 2014 avec la réalisation d un guide de l aide au départ en vacances et la construction d outils pédagogiques pour favoriser l accueil des publics de jeunes éloignés. Cet engagement volontariste est renforcé par l obligation qui est faite aux bénéficiaires des aides de la politique du tourisme d adhérer à l Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV). 25

26 1.1.6 Faciliter les déplacements des jeunes et leur mobilité infra-régionale La mobilité sur le territoire constitue un élément essentiel pour l insertion professionnelle et sociale des jeunes. Aussi, la Région qui avait déjà initié une gamme tarifaire importante a décidé d aller plus loin en renforçant l attractivité des transports collectifs et en proposant une nouvelle tarification plus adaptée aux usages des jeunes. Engagement Jeunesse n 21 : Adapter la tarification TER, rendre plus attractifs les transports collectifs pour les jeunes et favoriser la mobilité des jeunes en milieu rural et péri-urbain Afin de rendre accessible le TER Bretagne au plus grand nombre, et tout particulièrement aux personnes en difficulté, et aux jeunes, la Région a mis progressivement en place, depuis 2007, une gamme tarifaire applicable sur les transports publics TER et les lignes routières régionales. Chaque offre est réservée à un usage spécifique et certaines comprennent des déclinaisons jeunes permettant des réductions plus importantes. Pour compléter cette gamme tarifaire régionale, la Région s associe aux 11 principaux festivals bretons 6 pour offrir aux festivaliers une tarification attractive (12 l aller retour) et favoriser ainsi le recours au train au détriment de l usage systématique de la voiture. En 2012, près de personnes ont bénéficié de l offre tarifaire à 12 pour assister à ces festivals. Deux expérimentations ponctuelles "TER+EXPO" dans le cadre d'expositions d'intérêt régional 7 au sein de musées bretons labellisés "Musées de France", ont montré l intérêt de rechercher une offre culturelle à tarif préférentiel pour des durées spécifiques, à destination du public jeune et des familles. Le Conseil régional, conformément aux engagements pris en 2011, a décidé de proposer des nouveaux tarifs dans les trains TER, conformément aux modalités de tarif de la SNCF, pour les jeunes de moins de 26 ans (plus de jeunes de 15 à 25 ans recensés en Bretagne). Auparavant, l'accès aux TGV ou aux TER était fréquemment soumis à des conditions tarifaires différenciées en fonction du jour et de l'horaire du train, donc peu lisibles. 57% des jeunes interrogés en 2011 disaient ainsi mal connaître les tarifs du train. Pas toujours libres de choisir leurs horaires de son départ, les jeunes se sentaient souvent exclus des tarifs les plus bas, et privilégiaient d'autres modes de déplacement comme le co-voiturage dont l usage s accroît rapidement pour cette tranche. Parmi ceux qui connaissaient les différents tarifs du TER, plus d un sur deux estimaient qu ils n étaient pas adaptés à leur situation et «des creux d offre» dans la tarification avaient ainsi été identifiés : voyages et loisirs de week-end, particulièrement au-delà de 50 km, et jeunes actifs ayant le sentiment d être «oubliés». Parmi les possibilités offertes par la gamme tarifaire régionale, les jeunes plébiscitaient le tarif festival à 12 euros pour sa simplicité et sa lisibilité. Le nouveau tarif TER à 8 ou 15 en fonction de la distance pour les jeunes se veut ainsi simple, facile à retenir, mais encore et surtout universel : pour tous les jeunes de moins de 26 ans et pour tous les trains du TER Bretagne, quel que soit le jour et quelle que soit l'heure de départ. Il est mis en place au 1 er septembre 2013 (vendu à partir du 20 août 2013) et complète les autres dispositifs tarifaires existants (gammes régionale et nationale). 6 Art Rock, Astropolis (hiver été), Le Bout du Monde, Festival des Chants de Marins, Festival interceltique de Lorient, les Folles journées, Panoramas, la Route du rock (hiver été), les Transmusicales, les Vieilles Charrues. 7 «De Turner à Monet, la découverte de la Bretagne par les paysagistes au 19e s.» Musée des Beaux-Arts de Quimper (2011) et «Soyons Fouilles, découvertes archéologiques en Bretagne», Musée de Bretagne à Rennes (2012). 26

27 Le Conseil régional souhaite donc attirer de nouveaux jeunes dans les TER, et redonner du pouvoir d achat à tous ceux qui n avaient pas d autres choix que de prendre le train à des horaires où il est le plus cher (jeunes en internat par exemple). Avec ce nouveau tarif, le Conseil régional redistribue 1,5 M de pouvoir d'achat aux jeunes et aux familles. 27

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29 1.2 Créer les conditions de la réussite pour tous dans le système éducatif et faciliter l insertion des jeunes dans la vie professionnelle Créer les conditions de réussite pour tous dans le système éducatif implique tout à la fois d éviter les sorties sans qualification et sans diplôme du système scolaire, qui, malgré les performances régionales, demeurent toujours trop élevées. Par ailleurs, il convient de favoriser encore l élévation du niveau de formation pour le plus grand nombre, afin de préparer l avenir de notre région et de créer les emplois de l économie de demain. Cet objectif ambitieux relève de la politique partenariale engagée avec les services de l Etat, plus particulièrement les autorités académiques, et les acteurs de l enseignement supérieur. Le déploiement progressif du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations (CPRDF) y concourt Créer les conditions de la réussite pour tous dans le système éducatif Développer les usages numériques dans l enseignement et la formation La formation à la maîtrise des outils numériques est un enjeu majeur dans le domaine de l éducation. Or, la fracture numérique n épargne pas les jeunes : les étudiants arrivant à l université maîtrisent souvent mal les outils bureautiques et utilisent peu les nouvelles technologies dans leurs relations avec les enseignants. Ces compétences évoluent et s affinent avec l âge et le niveau de formation, mais il convient de s assurer que leur acquisition soit permise au plus grand nombre sans reproduire les déterminismes socio-économiques qui fragilisent le socle républicain. En conséquence, la Région fait le choix de lancer un travail de partenariat avec l Académie afin de promouvoir le développement des usages des ressources numériques dans les lycées, via un Espace Numérique de Travail (ENT) académique, portail numérique et vecteur puissant des usages des outils et ressources numériques par les lycéens. En décembre 2011, la Région et l Académie de Rennes ont signé une convention, dans laquelle chaque partenaire s est engagé à mobiliser ses moyens, dans le respect de ses compétences, afin de développer des services numériques pour tous, via l ENT Tout@tice développé pour les lycées de Bretagne (vie scolaire, logiciels «métiers», échanges de données, etc.). Le déploiement progressif de l ENT, prévu sur les 3 années 2010 à 2013 est en cours. Son accès est d ores et déjà effectif dans tous les lycées publics bretons. L Académie de Rennes garantit, quant à elle, des moyens techniques et des équipes pour le développement, l exploitation puis l accompagnement des lycées (réseau d assistance technique et d accompagnement des enseignants). Une telle coopération entre Académie et Région est unique en France. Plusieurs autres régions ont développé des ENT à périmètre identique, en confiant le développement et la mise en œuvre à des sociétés privées, ce qui, in fine, s est révélé 5 à 7 fois plus onéreux que le projet breton. 29

30 En 2013/2014, le développement de l E.N.T reste une priorité pour la Région qui y a déjà consacré 1,44 M sur les années 2011 à Ce projet s inscrit pleinement dans les objectifs de la stratégie «Bretagne numérique», adoptée par la Région en mai 2011, dont l un des enjeux majeurs est d éviter toute fracture numérique, notamment en donnant aux enseignants, aux élèves et à leurs familles les outils nécessaires pour accéder aux nouveaux services et contenus disponibles sur le net. Les ENT permettront aussi le développement de savoirs collaboratifs et l échange d informations. C est pourquoi le Conseil régional souhaite également accompagner le développement des usages numériques via, notamment l utilisation de logiciels libres. Le nouveau périmètre des responsabilités dévolues aux régions par la loi du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République, dite «loi Peillon» intègre un volet numérique important, notamment pour la maintenance des matériels et l administration des réseaux numériques. La Région qui a déjà développé un partenariat fécond avec l académie et pris de l avance dans le domaine du numérique poursuivra cette politique de collaboration. L ENT Tout@tice est soutenu de sa conception à sa mise en œuvre et devra progressivement s étendre aux CFA pour permettre un égal accès pour tous aux services et informations mises en ligne. Dans le champ de la formation, les implications du numérique sont nombreuses. Il convient d être attentif aux innovations pédagogiques mobilisant ces outils. La question du e-learning a ainsi été largement évoquée au cours des travaux préparatoires au SRESR (Schéma régional de l enseignement supérieur et de la recherche). En particulier, avec l irruption très médiatisée des cours en ligne massifs et ouverts (Massive open online course) dispensés par les grandes universités anglo-saxonnes, certains parlent de rupture. Le numérique est une priorité de la loi d orientation pour l enseignement supérieur et la recherche, et les orientations retenues montrent l avance acquise par la Bretagne grâce au projet de campus numérique. Le SRESR prévoit d accompagner le développement du campus numérique permettant ainsi de mutualiser et, de partager la connaissance sur l ensemble du territoire et de développer des pratiques collaboratives innovantes, en gommant les distances géographiques. Le campus numérique permettra une ouverture amplifiée sur le monde et offrira de nouvelles conditions de réussite et d apprentissage pour les jeunes, en particulier les publics fragiles, en amont, mais également en aval du baccalauréat. Au-delà d un usage réservé à la communauté des universités et des établissements de l Université Européenne de Bretagne (UEB), les étudiants des formations sanitaires et sociales pourront bénéficier d une équité de contenus d enseignement au niveau du prorata d universitarisation. La Région soutiendra le développement au sein de l UEB, d une ingénierie de formation intégrant pleinement dans sa conception l outil numérique. Cette démarche doit conduire à un travail de recherche sur l usage du numérique tant en ce qui concerne l approche conceptuelle que dans la réalisation d outils pédagogiques concrets. Pour les formations, apprendre avec le numérique conduira aussi bien à renforcer la diffusion de cours en téléprésence d un site à l autre, ou à proposer dans des formules hybrides des modules de remédiation pour certains publics (cours passerelles par exemple pour des bacheliers accédant aux formations dans les IUT et STS). Le campus numérique servira d opportunité pour poser les bases d une politique documentaire régionale, simplifiant les usages et l accès aux ressources des étudiants bretons. 30

31 Expérimenter un service public d orientation tout au long de la vie Engagement Jeunesse n 22 : Expérimenter un service public de l orientation tout au long de la vie Le processus d orientation participe à faciliter l accès à une offre de formation de qualité et à favoriser des parcours de réussite. Le Contrat de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDF) a défini le principe de mise en œuvre d un service public d orientation en Bretagne. Cet engagement a nécessité des ajustements en lien avec le projet de loi de décentralisation. La réflexion régionale qui a permis d aboutir à un projet partenarial sur la mise en œuvre d un Service public régional de l orientation (SPRO) en Bretagne s inscrit désormais dans le cadre de l expérimentation nationale de la préfiguration du futur SPRO pour laquelle la Région Bretagne a été retenue. L enjeu de ce service public d orientation est d organiser une offre de conseil et d accompagnement qui réponde mieux aux évolutions du contexte économique et social et aux nouveaux besoins et usages des personnes, en particulier les jeunes. La Région est investie de la responsabilité de mener le maximum de jeunes présents sur son territoire jusqu à la qualification. Le service public régional d orientation doit participer à favoriser des parcours de réussite pour chaque jeune. Il s agit de promouvoir un système qui permette aux jeunes de faire leur choix d orientation de manière éclairée et choisie, en contribuant à l ascension sociale de chacun, plutôt qu à une reproduction passive des inégalités. Dans le cadre du SPRO, il s agit également de proposer aux jeunes: - Des actions de sensibilisation et de découverte des métiers. L organisation sur site unique, de la manifestation régionale «50 métiers en action» qui intègre le concours des Olympiades des Métiers, sera poursuivie afin de valoriser et promouvoir les filières professionnelles existantes en Bretagne, et de permettre une découverte active de métiers en action. Dans ce domaine, la Région poursuivra son action en faveur de la promotion de la mixité des emplois et de l élargissement des choix professionnels des femmes et des hommes à toutes les étapes de leurs parcours, dans le prolongement des orientations de la politique égalité régionale et de la convention-cadre signée le 7 décembre 2012 avec le Ministère des Droits de la femme (expérimentation n 5). - Des actions de sensibilisation à l univers économique et promotion de l entreprenariat. Des actions seront initiées, en partenariat avec le Rectorat, pour développer une approche positive de l entreprise et l envie d entreprendre. Dans la poursuite des travaux lancés sur l attractivité des métiers de la mer au travers de l appel à manifestation d intérêt «les jeunes et la mer», des participations à des salons sur les formations et sur les métiers de la mer seront organisées pour les jeunes impliqués dans ces projets, représentant un total de 228 classes et élèves. Des actions d information spécifiques seront mises en place afin d informer sur les métiers de l environnement, qui souffrent d une certaine méconnaissance auprès des jeunes, malgré un degré de sensibilisation plus élevé que le reste de la population à ces enjeux. Engagement Jeunesse n 23 : Proposer une gestion mutualisée des Centres d Information et d Orientation 31

32 L expérimentation d une gestion mutualisée des CIO, non retenue au niveau national dans le cadre du projet de loi de décentralisation, pourra faire l objet d une expérimentation régionale afin de conforter leur action au sein du SPRO. Les modalités de cet accompagnement qui associera l Etat et les Conseils généraux, devront faciliter l action des CIO au SPRO. Ainsi, il est proposé de réorienter cet engagement qui est à relier à la mise en œuvre de l expérimentation du SPRO. Limiter les sorties sans qualification et sans diplôme du système scolaire : du décrochage scolaire à la persévérance scolaire Engagement Jeunesse n 24 : Favoriser le maintien de l offre de niveau V (CAP) Les CAP ont été maintenus dans tous les cas où suffisamment de candidats (effectifs supérieur à 6 élèves) candidataient pour ces formations. Ainsi depuis 2011 aucune suppression de CAP attractif n a été acceptée. Par contre il est constaté que la généralisation du bac pro en 3 ans attire des candidats, précédemment orientés en CAP, dans ces formations professionnelles de niveau IV qui offrent des perspectives d insertion professionnelle plus facile. Pour certains métiers très spécifiques type tailleur de pierre, charpentier de marine ou matelot, le CAP reste la première formation diplômante accessible en sortie de 3ème. Engagement Jeunesse n 25 : Maintenir, adapter et développer l offre de formation en apprentissage de niveaux V et IV (bac). En 2011, la Région s était engagée à adapter, maintenir ou développer la carte des formations par apprentissage en fonction des aspirations des jeunes, des besoins économiques et de la demande territoriale et lutter contre le décrochage dans l apprentissage. Aujourd hui le nombre d apprentis se stabilise autour de apprentis qui se répartissent pour plus de la moitié aux niveaux IV (bac) et V (CAP) avec une légère inflexion au profit des formations post-bacs. Néanmoins, la carte des formations fait l objet d une concertation de plus en plus rigoureuse sur ces niveaux V et IV pour permettre une offre équilibrée sur le territoire, cohérente avec d autres formations initiales et surtout en adéquation avec les besoins des entreprises. Dans le même temps, un effort est mené pour assurer la mixité des publics qui doit encore se poursuivre pour atteindre les objectifs. L ensemble des CFA a, aujourd hui adhéré à la mise en place d une démarche qualité intégrant des actions de prévention des ruptures de contrat d apprentissage et de suivi des décrocheurs. Dans le cadre de ce projet «Bretagne Qualité Apprentissage» (BQA), un accent est mis sur le renforcement et la mise en cohérence de la relation entre le jeune, l entreprise d accueil et le CFA tout au long de son parcours s articulant autour des missions d Accueil Accompagnement Insertion. 32

33 Engagement Jeunesse n 26 : Développer les formations pré-qualifiantes et mettre en place un «contrat d accès à la qualification» En 2012, le Dispositif régional d insertion professionnelle (DRIP) a fait l objet d une refonte des cahiers des charges des prestations de formation qui le composent : plateformes d orientation professionnelle, prestations préparatoire à l insertion, préformations sectorielles L ensemble de ces prestations doivent concourir à l accès à la qualification. Une priorité aux publics jeunes accompagnés par les Missions locales a été réaffirmée, notamment pour les plateformes d orientation professionnelle. Le programme Bretagne formation (PBF) cible les jeunes issus du DRIP comme public prioritaire en terme d accès et notamment ceux bénéficiant d un contrat d accès à la qualification. L objectif était de faciliter, pour les jeunes de 16 à 25 ans accompagnés par les missions locales et engagés dans un parcours d insertion professionnelle, l accès aux parcours vers la qualification. Les premiers contrats d accès à la qualification (CAQ) ont été signés en janvier A mi parcours, près de 800 jeunes bénéficient de cette mesure, ce qui est conforme à l objectif de 1600 contrats par an. Si la mise en œuvre opérationnelle a nécessité une animation régionale et territoriale importante auprès des opérateurs (Missions locales et centres de formation), la mesure produit aujourd hui ses premiers effets : une meilleure dynamique de parcours pour les jeunes, une coopération renforcée entre les Missions locales et les centres de formation du DRIP, une coopération accrue entre les opérateurs du DRIP et les centres de formation qualifiants (CFA et organismes de formation du PBF). L accès aux formations qualifiantes pour les jeunes les plus en difficultés implique un partenariat plus formalisé entre ces différents partenaires. L évaluation de la mise en œuvre de la mesure est en cours (enquête auprès de 100 jeunes bénéficiaires, des opérateurs, analyse des modalités mises en œuvre ), elle apportera des préconisations afin d améliorer le processus porté par la Région. L évaluation des effets sur le parcours d accès à la qualification des jeunes sera consolidée en fin d année La conférence sociale régionale de septembre 2013, organisée dans le cadre du plan de mobilisation pour la formation des demandeurs d emploi initié par le Gouvernement, doit renforcer l implication de tous les acteurs, et notamment des partenaires sociaux, pour une insertion rapide et durable des publics ayant suivi un parcours de formation qualifiante. Une attention particulière sera portée aux jeunes. Engagement Jeunesse n 27 : Réduire les délais de versement des aides individuelles. Les procédures de gestion relatives aux aides au transport, à l hébergement, à la restauration, au premier équipement des apprentis ainsi qu au premier équipement des lycéens ont été dématérialisées et simplifiées (suppression des formulaires papier). Désormais les versements sont effectués en flux continu. Ces nouvelles procédures, qui bénéficient aux apprentis bretons ainsi qu à lycéens, ont été mises en place en concertation avec les lycées et les CFA. Des plaquettes d information permettent d informer les apprentis, les élèves et les familles des procédures à suivre. Le site internet de la Région Bretagne informe également des modalités de mise en œuvre des dispositifs. 33

34 En outre, l achat direct par l établissement scolaire, du premier équipement et des manuels scolaires est en cours d expérimentation avec le concours de 14 établissements de l enseignement professionnel. Favoriser l accès à la formation et une plus grande fluidité des parcours Engagement Jeunesse n 28 : Améliorer la fluidité des parcours de formation et rechercher une meilleure coordination entre la fin des stages de pré-qualification et le démarrage des formations qualifiantes du Programme Bretagne Formation La recherche d une meilleure fluidité des parcours de formation des jeunes s est essentiellement concrétisée par la mise en œuvre du nouveau dispositif régional d insertion professionnelle et de la mesure «contrat d accès à la qualification». En fixant l accès à la qualification comme objectif principal aux prestations de formation du DRIP, les organismes de formation et les missions locales organisent avec les jeunes concernés des parcours de formation adaptés. Comme évoqué plus haut, le contrat d accès à la qualification implique de fait une meilleure articulation entre les organismes de formation du pré-qualifiant (DRIP) et du qualifiant (PBF, apprentissage). L animation assurée depuis fin 2012 par la Région Bretagne auprès de ces opérateurs (organismes de formation et missions locales) crée un partenariat mieux formalisé et plus lisible. Engagement Jeunesse n 29 : Faciliter l accès à la formation par une simplification des procédures Ce chantier a été lancé début 2012 dans le cadre du CPRDF avec l ensemble des partenaires régionaux de la formation (GREF, DRONISEP, DIRECCTE, CCIR, CRMA, Union des entreprises-medef Bretagne, Pôle emploi 8 ) afin d examiner les pistes d évolution vers un portail régional commun présentant l ensemble de l offre de formation, les aides financières et permettant de rapprocher l offre et la demande en matière de stages et de contrats en alternance. Compte tenu de la complexité et des coûts identifiés pour la mise en œuvre d un tel outil, ce projet n a pas été retenu en l état par la Région et ses partenaires. Dans le cadre de la mise en œuvre du SPRO, ce volet est repris et sera intégré à la démarche qui va être mise en place sur Dans un contexte de foisonnement et d éparpillement de l information dématérialisée, d interrogation des spécialistes sur les nouveaux besoins et les nouveaux usages des publics et principalement des publics jeunes, deux axes vont être traités prioritairement : d une part un travail sur l analyse des besoins et des usages des publics et d autre part la création de centre ressources s appuyant sur l offre de service existante, accompagnée d une démarche qualité et d une communication adaptée à destination des publics et des professionnels. La Région veillera à l implication des jeunes eux-mêmes au processus d évolution des services, en mobilisant notamment le CRJ. 8 GREF : GIP Relation Emploi Formation, DRONISEP : délégation régionale de l'office national d'information sur les enseignements et les professions (Onisep), DIRECCTE : Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, CCIR : Chambre de commerce et d industrie régionale, CRMA : Chambre régionale des métiers et de l artisanat. 34

35 Promouvoir l accueil et la scolarisation en milieu ordinaire des jeunes en situation de handicap S agissant des compétences du Conseil régional, favoriser la scolarisation des jeunes en situation de handicap en milieu ordinaire nécessite de travailler d abord sur l accessibilité des locaux d enseignement d une part et de former les personnels qui œuvrent dans ces établissements d autre part. Engagement Jeunesse n 30 : Mettre en place un schéma directeur d accessibilité des locaux d enseignement et une formation à la prise en compte du handicap pour le personnel de la Région La Région s est ainsi engagée à mettre en place un schéma directeur d accessibilité de l ensemble des locaux d enseignement des lycées publics bretons. Après réalisation des diagnostics des bâtiments constituant le patrimoine des lycées, le diagnostic et les propositions de mesures correctives, y compris leurs estimations financières sont disponibles depuis septembre A partir de ces expertises, un plan d action sera mis en place, définissant l organisation de la concertation notamment avec les associations représentant les personnes à mobilité réduite et les autorités académiques, et l élaboration de scenarios de mise en accessibilité avec des agendas associés. L objectif est de proposer au vote de l assemblée régionale un schéma directeur d accessibilité des lycées publics bretons dans le cadre du prochain programme pluriannuel d investissement dans les lycées à compter de Ceci étant, à l heure actuelle, lorsque l accueil des lycéens n est pas possible malgré les travaux déjà effectués ou programmés, en concertation avec les chefs d établissements et les familles, soit il est mis en œuvre, en urgence, les aménagements indispensables permettant l accueil d un élève (ou d un personnel présentant un handicap), soit il est proposé un autre établissement plus adapté, la Région prenant intégralement en charge les frais supplémentaires à la charge des familles. De plus, la sensibilisation des personnels et équipes de travail étant un gage de réussite de la politique handicap, le recours à la formation doit être plus important. Dans la perspective de former les équipes de travail et l ensemble des personnels volontaires, la Région s engage à organiser des sessions de formations plus régulièrement et de faciliter les modalités d inscription de manière à attirer le plus grand nombre. Ces formations visent à mobiliser des outils pratiques et concrets pour faciliter l accueil d une personne en situation de handicap, faire l apprentissage de postures à adopter grâce à des mises en situation mais aussi montrer que les représentations sociales de l agent handicapé sont aux antipodes de la réalité. La collectivité réfléchit également à la possibilité de proposer des formations spécifiques sur chaque type de handicap ainsi que des formations dédiées à destination des recruteurs, des personnels travaillant sur la communication et la réalisation de support de communication ou encore auprès des personnels travaillant sur l accessibilité au cadre bâti. 35

36 Pour les étudiants, la Région soutiendra l utilisation du campus numérique (et le développement afférent des usages innovants) pour mieux prendre en compte le public étudiant handicapé. La rénovation des cités universitaires (cf. Infra) y contribuera également. Adopter un schéma de l enseignement supérieur en conformité avec les objectifs du processus de Bologne Les orientations du processus de Bologne 9 fixent aux Etats-membres des objectifs ambitieux d élévation du niveau de formation, avec en particulier l objectif d aboutir à 50% d une classe d âge titulaire d un diplôme de l enseignement supérieur. En Bretagne, ce taux est à 41%, au même niveau que la moyenne nationale. Engagement Jeunesse n 31 : Favoriser l accès des bacheliers professionnels à l enseignement supérieur En 2011, environ 10% des bacs pro accédaient aux Instituts universitaires de technologie (IUT) et aux Sections de techniciens spécialisés (STS) bacs pro (50%) n accèderaient pas ainsi aux STS malgré leurs vœux à 80%, tandis que bacs généraux sont retenus dans ces filières. Avec la réforme du baccalauréat en 3 ans, les bacheliers professionnels souhaitant poursuivre leurs études au-delà du bac (environ un sur deux aujourd hui) augmentent mécaniquement. Le Schéma régional de l enseignement supérieur et de la Recherche (SRESR) propose de convenir d'un élargissement de l'accueil des bacheliers professionnels dans les STS et d'accompagner les jeunes par des dispositifs passerelles et la pédagogie de l'alternance. Ainsi, par une ingénierie pédagogique particulière, à l'instar de l'expérimentation de l'ecole Vaucanson par le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), et par le développement d'une politique d'orientation tournée vers l'information et le positionnement des lycéens professionnels, l'accès à l'enseignement supérieur de ces bacheliers sera facilité. Engagement Jeunesse n 32 : Développer les formations post-bac par apprentissage L objectif initial était de favoriser l accueil d au moins apprentis nouveaux dans l enseignement supérieur en développant des formations par apprentissage à chaque niveau, intégrant une vraie plus-value pédagogique. Aujourd hui ce sont près de apprentis qui sont engagés dans une formation supérieure. Dans le cadre du Schéma régional de l enseignement supérieur et de la recherche, il s agira d analyser l impact des caractéristiques de l offre de formation secondaire en Bretagne dans l accès au baccalauréat, à l enseignement supérieur et à ses diplômes, afin d appréhender les formations en apprentissage les plus pertinentes. Faciliter l enseignement et la formation bilingues Engagement Jeunesse n 33 : Développer l enseignement bilingue et la formation professionnelle à la langue bretonne 9 Le processus de Bologne est un processus de rapprochement des systèmes d'enseignement supérieur européens initié en 1999 et qui a conduit à la création en 2010 de l'espace européen de l'enseignement supérieur. Ce processus vise à placer les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun. 36

37 L adoption en mars 2012 de l actualisation de la politique linguistique régionale a permis de lister des engagements relatifs à l apprentissage de la langue bretonne pour les personnels ou futurs personnels des secteurs d activités où les besoins sont criants (enseignement bilingue, y compris agents spécialisés des écoles maternelles -ASEM) ou émergents (petite enfance hors ASEM). Les jeunes sont au premier chef concernés compte tenu des perspectives d insertion professionnelle offertes par ces métiers et des bons taux d insertion pour ceux qui suivent les formations qui les y préparent. Ces actions sont désormais toutes mises en place. Le dispositif Skoazell, qui permet de soutenir les étudiants inscrits en master «enseignement bilingue» est pleinement opérationnel et adapté au cadre réglementaire de la formation initiale des enseignants des premier et second degrés. A l horizon 2015, l objectif est de soutenir 50 futurs professeurs et 80 étudiants via ce dispositif qui a touché respectivement 42, 21 et 42 étudiants en 2011, 2012 et Desk/enseignement, destiné à la formation professionnelle à la langue pour les jeunes se dirigeant vers l enseignement bilingue, est également pleinement opérationnel et connaît une progression de la demande. Les aides Desk/petite enfance sont accordées depuis l adoption du budget primitif Le nombre de demandes relatives à ce dispositif semble excéder les prévisions initiales (10 en 2013, 30 en 2015) dès cette année Faciliter l insertion des jeunes dans la vie professionnelle En 2011, la Région a souhaité mobiliser l ensemble des leviers qu elle avait à sa disposition en considérant que l insertion professionnelle des jeunes nécessitait en amont une connaissance progressive des entreprises par les jeunes et qu elle pouvait également en tant qu employeur se mobiliser. Dans le cadre de ses partenariats Engagement Jeunesse n 34 : Faciliter l insertion des jeunes dans la vie professionnelle en lien avec les partenaires économiques En 2011, le Conseil régional a souhaité favoriser et soutenir les actions permettant de développer les liens entre les entreprises et les jeunes notamment celles relatives au tutorat et à la transmission de savoir-faire. La Région accompagne ainsi le recrutement de jeunes volontaires à l'international permettant aux PME bretonnes de développer leurs activités à l'étranger et de développer de nouveaux marchés. La Région Bretagne prend en charge 30 % des indemnités versées par l'employeur et mobilise un budget annuel de La Région a souhaité renforcer son soutien à ce dispositif en assouplissant les critères d'éligibilité notamment de cumul de secteurs géographiques pour une entreprise. Cette aide a bénéficié à 32 Volontaires Internationaux en Entreprise (pour 9 en 2011) grâce à un travail de mobilisation de l ensemble des partenaires. La Région souhaite également encourager les entreprises bretonnes à expérimenter de nouvelles fonctions et à anticiper sur les recrutements en favorisant l'acquisition d'une première expérience professionnelle pour un jeune en fin d'études. Ce dispositif a bénéficié, en 2012, à 28 jeunes étudiants dont 32 % ont été recrutés dans l'entreprise à l'issue de leur stage. Une évaluation très complète du dispositif sera faite fin Enfin, la Région porte une attention particulière à l'ensemble des initiatives qui peuvent favoriser le développement de l'entrepreneuriat chez les jeunes et faciliter leurs démarches de création d'activités. A ce titre, la Région est un des 37

38 partenaires du Pôle de l'entrepreneuriat des Etudiants en Bretagne et a développé des dispositifs d'appui à la création/reprise d'entreprises par des jeunes notamment. Elle contribue également au titre de sa politique en faveur des lycéens à la diffusion d'une meilleure connaissance du monde économique par la participation à l'organisation de visites d'entreprises régionales et par la promotion, en association avec le Rectorat, d actions de sensibilisation à la création d entreprises. Ces orientations sont complétées et amplifiées dans la seconde partie de ce rapport. Dans le cadre de sa responsabilité d employeur Engagement Jeunesse n 35 : Faciliter l insertion des jeunes dans la vie professionnelle en mobilisant la politique des ressources humaines de la Région Le Conseil régional a décidé de se mobiliser, dans le cadre de sa responsabilité d'employeur, pour assurer une meilleure information des jeunes sur les métiers de la fonction publique et pour accueillir des jeunes en stage et en apprentissage, quel que soit leur niveau de formation. En 2012, la Région a accueilli 94 stagiaires et 8 apprentis dans l'ensemble des services de l'administration régionale. A cet égard, la Région publie ses offres de formation en apprentissage sur le site de Bretagne Alternance et par le réseau des missions locales, des centres de formation d'apprentis et de Pôle Emploi, ce qui renforce sa visibilité en tant qu'employeur. Parallèlement, la Région a été présente lors de manifestations qui permettent de communiquer sur les métiers de la fonction publique territoriale (salon de recrutement «handicafé» à la faculté des métiers Ker Lann de Bruz, Forum Emploi Territorial, Université de Rennes 2). 38

39 1.3 Développer les facultés d initiative, la citoyenneté et l engagement des jeunes Faciliter l accès au(x) savoir(s) et l intégration socio-professionnelle par le numérique Engagement Jeunesse n 36 : Développer la création d Espaces Numériques de la Connaissance Si les espaces numériques de la connaissance s'adressent au grand public ou aux enseignants, ils concernent tout particulièrement les jeunes et les lycéens. Ils ont en effet pour objet de faciliter l'accès aux connaissances sur la Bretagne grâce à des technologies innovantes qui stimulent la curiosité et que les jeunes s'approprient facilement. Ils permettront ainsi de développer les usages du numériques. Dans le cadre de la stratégie Bretagne numérique adoptée par le Conseil régional en mai 2011, la Région a défini la création d'espaces numériques de la connaissance comme l'une de ses actions phares. Grâce à l attractivité du numérique, ils encourageront l'accès à des connaissances de différents types. Les lycéens y trouveront des contenus simples et synthétiques d'une part. Les étudiants et enseignants des contenus pointus et précis d'autre part. Dans le cadre de cette action, la notion de «connaissance de/sur la Bretagne» s entend dans une acception très large, n excluant a priori aucun champ disciplinaire. Certaines des connaissances que rendront plus accessibles les ENC sont d ores-et-déjà mises en ligne sur des sites comme geobretagne.fr, patrimoine.region-bretagne.fr, bretagne-environnement.org, espace-sciences.org Ces sites sont aujourd'hui assez peu connus des jeunes. Les ENC faciliteront l accès à ces connaissances et les aideront à améliorer leur visibilité. Afin d'orienter facilement vers des connaissances fiables, les ENC prendront notamment la forme d'un portail internet doté d'un moteur de recherche innovant, le plus «intuitif» possible, qui donnera directement accès à des pages des sites référencés comme porteurs de contenus fiables. Mais ils permettront aussi de développer progressivement des contenus pensés par et pour le numérique, de développer un socle de connaissances généralistes sur la Bretagne. Les formes de médiation de ces connaissances seront très innovantes mettant en œuvre, à titre d exemple, des solutions de réalité augmentée, de 3D, des serious game, des solutions en mobilité, en immersion Ces contenus de très haute qualité numérique seront de surcroît des «produits d appel» vers les autres contenus numérisés disponibles. Des démonstrateurs sont en cours de conception. Ils permettront de calibrer les outils en vue du passage à la phase opérationnelle. La production de contenus qui s'ensuivra se fera de manière transversale, et dans le cadre de partenariats avec les producteurs de connaissances du territoire : universités, laboratoires de recherche, Rectorat, éditeurs, institutions 39

40 Au moment où la loi sur la refondation de l'école met l'accent sur le numérique, l'espace numérique de travail développé par le Rectorat avec le soutien de la Région, pourrait rendre visibles les ENC. Des articulations sont possibles. Les ENC sont par ailleurs complémentaires de la Bibliothèque Numérique Régionale, une des autres actions phares de la Région dans le cadre de la stratégie Bretagne Numérique. D autres démarches sont en cours dont l articulation sera recherchée Encourager, susciter et accompagner les démarches favorisant la participation et l engagement des jeunes dans des projets culturels Engagement Jeunesse n 37 : Mettre en place un appel à projets pour les jeunes et associer des jeunes aux projets de connaissance sur la Bretagne Le champ artistique offre un espace formidable pour expérimenter, favoriser l épanouissement personnel et la construction de valeurs communes autour du vivre ensemble. Par ailleurs, c est un domaine où sont observées aujourd hui des évolutions majeures dans les pratiques des jeunes qui pourraient, comme l a souligné le CESER dans son rapport sur les univers sociaux et culturels en Bretagne, se résumer en trois points : - les usages numériques qui multiplient et individualisent les modes d accès à la culture, qui autonomisent, - une hiérarchisation entre culture savante et culture populaire beaucoup plus diffuse, - une attente très forte de pouvoir être écoutés et accompagnés par les adultes. C est la raison pour laquelle le Conseil régional a souhaité proposer un appel à projets appelé «Place aux jeunes» rassemblant professionnels de la jeunesse et acteurs culturels, qui mette véritablement les jeunes en situation de conduite de projets et prenne vraiment en compte leurs aspirations. Cette démarche, destinée aux Pays, EPCI, établissements scolaires, équipes artistiques, milieux culturels, missions locales a été lancée en 2012 et Dotés d une enveloppe de , 112 projets ont été déposés en 2012 dont 28 aidés financièrement et, en 2013, 62 projets ont été déposés dont 10 retenus jusqu à présent. Des projets exemplaires ont pu être ainsi repérés et accompagnés. A titre d exemple, on peut citer l expérience du Foyer de jeunes Travailleurs de Redon qui a consisté pendant une année à impliquer les jeunes résidents à l organisation d événements culturels, celle de la mission locale de Brest, l accompagnement par une mission locale de Brest de jeunes en situation de rupture ou la réalisation de portraits de jeunes du Pays de Guingamp par des jeunes eux-mêmes avec l appui d un centre d art, Gwin Zegal, et d un journaliste de la presse nationale. Plusieurs enseignements peuvent être tirés de ces deux ans d appels à projets : poser de manière nouvelle les questions des jeunes et de la culture, l appropriation par les acteurs de ce questionnement, l identification de nouveaux interlocuteurs qui ne bénéficiaient pas d un accompagnement au titre de la politique culturelle et qui pour autant ont pu proposer des projets exemplaires, une démarche qui peut répondre aux problématiques de renouvellement des pratiques que se pose aujourd hui un certain nombre d acteurs culturels. 40

41 Par ailleurs, avec cet engagement, la Région avait inscrit la volonté d élaborer un outil de connaissance de l histoire et de la géographie bretonnes à l attention des jeunes. La Commission permanente du 28 mars 2013 a validé le soutien au projet intitulé «Connaissance de la Bretagne, des origines à nos jours Anaoudegezh Breizh evit an holl adalek an deroù betek breman»» porté par Skol Vreizh qui a pour objectif de concevoir et diffuser un outil pédagogique comprenant divers supports Favoriser la pratique du sport chez les jeunes Le Conseil régional a orienté son intervention d une part dans le soutien à la pratique sportive de haut niveau et, d autre part, dans l accompagnement des pratiques amateures. En effet, les clubs de Bretagne sont autant de lieux de rencontre entre générations et d engagement de soi comme pour les autres, ce qui explique l attention portée à leur développement par la Région Bretagne. Vecteurs de solidarités et de lien social, les clubs sportifs peuvent également stimuler la sensibilisation à l environnement, notamment pour les sports de pleine nature, très développés en Bretagne. Le Conseil régional a été ainsi à l origine du Campus d excellence sportive de Bretagne et accompagne deux projets concernant l accueil de lycéens en internat permettant de prendre en compte les spécificités de certaines formations. En lien avec l axe «haut niveau» du Campus, une partie des chambres de certains internats brestois et rennais sont réservées pour les mettre à disposition de lycéens qui sont également inscrits dans les pôles Espoirs de Brest (handball féminin, natation) et Rennes (football féminin, basket, judo, tennis de table, handball masculin, rugby féminin, canoëkayak). L accompagnement de ces démarches de formation concourt à la réussite des projets professionnels des jeunes, dans un secteur encore largement pourvoyeur d emplois ( en Bretagne), dont une très large majorité relève du champ de l économie sociale et solidaire. Engagement Jeunesse n 38 : Etendre le chèque sport jusqu à 19 ans Initialement ouvert aux jeunes âgés de 16 à 18 ans, le dispositif a été élargi, dès la saison sportive 2011/2012, aux jeunes de 19 ans jeunes ont bénéficié de ce dispositif en 2012/2013 ( en 2011/2012 soit 7,5% d augmentation). Ainsi l extension du chèque sport a renforcé l inscription des jeunes dans les structures associatives sportives, en participant au maintien d une bonne hygiène de vie, dont le rapport du CESER «A vos marques, prêts bougez!» a rappelé l importance pour ces classes d âges Valoriser et accompagner la créativité, l innovation et l engagement des jeunes Le Conseil régional avait pour objectif de mettre en œuvre des outils qui puissent véritablement accompagner et soutenir les initiatives et projets portés par les jeunes en créant un fonds de dotation qui puisse être territorialisé et en participant au financement du dispositif piloté par l Etat, «Défi-jeunes». 41

42 Engagement Jeunesse n 39 : Accompagner la création d un fonds de dotation spécifique des projets élaborés par les jeunes Conformément à l engagement inscrit dans la charte, la question du fonds de dotation et, plus largement de l engagement des jeunes a très rapidement été identifiée comme un objet de réflexion à partager et approfondir au sein du B16 avec à court terme la nécessité de renforcer la connaissance mutuelle des actions menées par les collectivités du B16 et à moyen terme de coordonner les initiatives proposées par les partenaires. Les échanges dans le cadre du B16 ont montré la nécessité de s accorder collectivement sur la notion d engagement, de préciser et clarifier les valeurs, les enjeux et les ambitions portés par les collectivités lors de la mise en œuvre de fonds de soutien aux projets de jeunes. Ces réflexions seront enrichies des apports de la Chaire de la recherche de jeunesse qui réalise actuellement un état des lieux des dispositifs existants, une analyse sur un échantillon des profils de jeunes bénéficiaires et un recensement auprès des professionnels des besoins des jeunes les plus éloignés de ce type de démarche. Le croisement des contributions recueillies dans le cadre du B16, de remontées d expériences, et de travaux scientifiques met en évidence un certain nombre de problématiques qui constituent le fil conducteur de notre réflexion : - les formes d engagement des jeunes ont changé, reposeraient davantage sur des préoccupations quotidiennes, concrètes et seraient plus difficiles à repérer (cf la notion de militantisme pragmatique) ; - les dispositifs proposés par les acteurs publics ne sont pas suffisamment adaptés aux pratiques des jeunes ; la signification même de projet recouvre peut-être des réalités différentes pour un jeune et une institution ; - le soutien aux projets de jeunes est une manière d accueillir les jeunes sur un territoire, de leur montrer qu ils peuvent y prendre une place ; - la multiplicité des acteurs et des dispositifs nuit potentiellement à leur lisibilité ; - ces dispositifs sont conçus de telle manière qu ils s adressent prioritairement aux jeunes les mieux armés pour y répondre et renforceraient ainsi les inégalités ; - les projets de jeunes sont finalement appréhendés comme des expériences relativement isolées et s inscrivent assez peu dans une vision territoriale plus large. L impact de ces projets sur un territoire est souvent sousestimé et peu valorisé. L ensemble de ces interrogations sera de nature à véritablement concevoir des modalités d accompagnement des projets jeunes qui puissent vraiment être adaptées aux pratiques des jeunes et s adresser à tous les jeunes, quels que soient leur origine sociale, leur niveau de diplôme ou leur lieu d habitation. Le Conseil régional entend poursuivre les réflexions sur l engagement des jeunes initiées dans le cadre du B16 et plus particulièrement sur les conditions de soutien aux projets de jeunes. Les modalités de mise en œuvre seront précisées pour une mise en œuvre en Elles prévoiront des conditions d accès souples (degré d ouverture des critères d éligibilité, niveau de formalisation des projets demandée, accompagnement des jeunes dans leur démarche, échéancier) de façon à élargir les catégories de jeunes effectivement bénéficiaires. 42

43 Engagement Jeunesse n 40 : Soutenir les projets du dispositif «Défi-jeunes» En apportant un financement complémentaire, le Conseil régional avait manifesté à l Etat son intérêt pour le dispositif «Défi-Jeunes» et souhaité soutenir une vingtaine de projets par an. Malgré les négociations qui avaient pu être avancées avec la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale, cet engagement n a pas été mis en œuvre dans la mesure où en 2012 l Etat a annoncé l abandon de ce dispositif. De ce fait, la Région n a pas donné suite à cet engagement Soutenir l engagement des jeunes Conscient de la nécessité d être de manière très pragmatique véritablement aux côtés des jeunes qui s engagent, le Conseil régional avait identifié deux pistes très concrètes d actions : le soutien aux jeunes en service civique et la formation des délégués de classe. Engagement Jeunesse n 41 : Sur la base du protocole d accord conclu entre l Association des Régions de France et l Agence nationale du service civique, le Conseil régional de Bretagne a souhaité encourager les jeunes à effectuer un service civique dans les associations tournées vers les questions environnementales, le soutien scolaire et l intégration des personnes en situation de handicap. Avec 698 jeunes ayant effectué un service civique en 2012, la région Bretagne figure parmi les régions les plus dynamiques en France métropolitaine. On note parmi les jeunes effectuant une mission de service civique une forte proportion de jeunes diplômés puisque 60% d entre eux ont un diplôme supérieur à un Bac+2 et 7% ont un BEP. Lors de la commission permanente d octobre 2012, l assemblée régionale a validé les orientations proposées en apportant ainsi une prime de civisme, complément de rémunération de 100 par mois aux jeunes concernés, et en se donnant pour objectif de soutenir annuellement 200 contrats de service civique par an. L information sur cette mesure a fait l objet d une bonne diffusion parmi les associations et fédérations d éducation populaire. Aujourd hui sur près d un an de mise en œuvre, près de 119 jeunes ont bénéficié de cette prime. Sur ce dispositif, le Conseil régional poursuivra son soutien aux jeunes en service civique dans des missions liées au handicap, à l environnement et au soutien scolaire. Elle veillera également à ce que la prime de civisme s adresse à une pluralité de type de jeunes. A ce titre, dans le cadre du pacte de réussite éducative et professionnelle, le Conseil régional portera une attention toute particulière au déploiement sur le territoire de l'accord conclu entre le Ministère de l'education Nationale et l'agence du service civique qui prévoit la possibilité pour des jeunes en situation de décrochage d'intégrer une mission de service civique. Une réflexion sur l accompagnement à proposer aux jeunes pour envisager les suites à donner au service civique sera aussi lancée. Engagement Jeunesse n 42 : Soutenir la formation des délégués de classe 43

44 Le Conseil régional s est également donné pour objectif de faciliter la formation des délégués de classe pour les élèves qui le souhaiteraient, et en accord avec les chefs d établissements concernés. Soucieux de proposer une offre adaptée aux besoins, le Conseil régional a adressé, avec la coopération des équipes du Rectorat, un questionnaire à l'ensemble des lycées publics. Il a ainsi été noté la mise en œuvre concrète de formations, en interne ou déléguée à des partenaires extérieurs, et l engagement fort des équipes (chefs d établissement, et surtout CPE). Les premières analyses font ressortir un souhait de favoriser les rencontres entre jeunes élu-e-s des différentes instances (délégués de classe, aux conseils d administration, de vie lycéenne ou élus du CRJ), ainsi que l intérêt de renforcer les moyens à disposition des établissements pour l accompagnement des jeunes, quelque soit la manière dont celui-ci est réalisé. Les résultats de l'enquête doivent constituer une base pour définir conjointement avec le Rectorat les modalités de mise en œuvre de cet engagement Contribuer à la création d un environnement favorable au développement de l enseignement et de la recherche sur les questions de jeunesse L ambition du Conseil régional de porter une politique globale ne peut faire l économie d une fine connaissance des aspirations et des besoins des jeunes. Par ailleurs, le dynamisme des professionnels de la jeunesse, les ressources présentes, les partenariats tissés avec les collectivités publiques sont de nature à faire de la Bretagne un véritable laboratoire des politiques territoriales de la jeunesse. C est dans cet esprit que la Région a décidé de s associer, avec l Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP), l Institut National de la Jeunesse et de l Education Populaire (INJEP) et du Centre Régional Information Jeunesse (CRIJ) Bretagne, au projet de création d une chaire de recherche consacrée à la jeunesse. Engagement Jeunesse n 43 : Soutenir la création d une chaire de recherche consacrée à la jeunesse Une convention d objectifs et de moyens entre l ensemble des partenaires a été signée en septembre 2012 s articulant autour de trois objectifs principaux : 1 consolider les connaissances et les données comparées sur la jeunesse ; 2 analyser les évolutions des politiques de jeunesse en France et leur mise en perspective avec les politiques initiées à l échelon européen et international ; 3 favoriser le transfert de connaissances, les coopérations entre l action publique et le secteur de la recherche, participer au renforcement des partages de pratiques entre les décideurs publics et les professionnels de la jeunesse. Dans une même logique d échanges et de co-construction, la Chaire jeunesse entend faire de la participation des jeunes à son programme d activités un de ses axes. Unique en France, cette chaire jeunesse dont la leçon inaugurale a eu lieu en novembre 2012 a donc vocation à être positionnée comme un outil de réflexion scientifique, d appui et d accompagnement des collectivités publiques et des professionnels dans le développement de politiques publiques en faveur des jeunes. 44

45 1.3.7 Faire partager l identité maritime de la Bretagne Favoriser l engagement des jeunes sur son territoire, c est aussi permettre de mieux connaître les réalités de son territoire. Aussi, le Conseil régional a souhaité soutenir des initiatives qui permettent aux jeunes d avoir une meilleure conscience de cette identité particulière qui est l identité maritime de la Bretagne. Engagement Jeunesse n 44 : Soutenir les projets et initiatives destinés à permettre aux jeunes, de tous âges, d avoir une meilleure conscience de l identité maritime en Bretagne Un appel à manifestation d intérêt a ainsi été lancé en mars 2012 et a recueilli 26 propositions de projets. 17 projets ont été accompagnés par le Conseil régional pour un financement global de Construits en règle générale sur un partenariat entre établissements scolaires, associations ressources et acteurs socioprofessionnels, les projets sont portés par différentes structures : 10 établissements scolaires (dont 2 collèges, 4 lycées d enseignement général et 3 lycées professionnels), 5 associations, 1 commune et 1 EPCI. Ils concernent en tout 228 classes soit environ 6000 élèves. La durée des projets auprès des jeunes varie de quelques mois à une année scolaire, 9 projets se sont terminés en juin La sensibilisation des élèves de l intérieur des terres a été privilégiée. Cette démarche évoluera vers une intégration dans un dispositif plus large d éducation à la mer. Ce dispositif sera proposé à l'issue d'un travail en commun avec le Rectorat et les établissements scolaires, des collectivités, des professionnels, et des associations, notamment celles qui interviennent dans le domaine de l'éducation à l'environnement. L'objectif est de développer un éventail d'outils complémentaires, adaptés aux différents âges et facilement mobilisables dans le cadre d'activités scolaires, périscolaires et de loisirs. Ces outils devront apporter une connaissance globale des enjeux maritimes et favoriser une approche citoyenne : diversité des métiers, importance des activités maritimes en Bretagne, nécessité d'une gestion concertée du littoral, préservation des écosystèmes etc. Conformément aux objectifs de la Charte des espaces côtiers bretons, le développement des classes de mer sera recherché dans le cadre de ce dispositif. 45

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47 1.4 Un contrat vivant avec les jeunesses de Bretagne La qualité démocratique est un des quatre piliers de l Agenda 21 de seconde génération et l association des parties prenantes ou l innovation sociale en sont des enjeux identifiés. Dans l outil PADUS / DURABLE, des questions abordent la spécificité de la participation des jeunes y compris dans des politiques tout public. La jeunesse est identifiée comme une dimension particulière à prendre en compte lorsque l on questionne un projet ou une politique (s adresse-t-il aux jeunes? les modalités d association des parties prenantes permettent-elles la participation des jeunes?...). Engagement Jeunesse n 45 : Le Conseil régional associera les jeunesses de Bretagne à la mise en œuvre, le suivi, l évaluation et l actualisation de la présente Charte d engagement. Depuis septembre 2011, différentes expériences ont été menées, afin d amplifier l association des jeunes aux politiques régionales. C était le cas de la Biennale de l égalité qui s est tenue à Saint-Malo les 9 et 10 décembre 2011 ou de la rencontre sur les enjeux de la santé environnementale qui a été organisée en partenariat avec le Rectorat, l Agence régionale de santé et différents acteurs associatifs au lycée Freyssinet de Saint-Brieuc le 13 février Une session extraordinaire du Conseil régional des jeunes a été consacrée en mai dernier sur la charte d engagement. Les jeunes conseillers ont ainsi pu travailler collectivement sur leur vision de la Bretagne dans 20 ans, sur leur perception de leur avenir, de leur rapport aux générations précédentes, aux valeurs qu ils partagent (cf. programme en annexes). Plusieurs conseillers régionaux jeunes ont également participé au comité d analyse des projets déposés dans le cadre de l appel à projets «place aux jeunes». 47

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49 Le bilan de la mise en œuvre de la Charte d engagement depuis 2011 est particulièrement satisfaisant : sur les 45 engagements inscrits dans la charte, 33 ont été ou sont en cours de mise en œuvre. Parmi ceux-ci, les 12 engagements définis comme «initiés» (cf. tableau infra.), sont le plus souvent bien engagés bien qu il puisse demeurer parmi les objectifs fixés pour chacun d eux en 2011 des actions à mettre en œuvre. Trois engagements sont à réorienter (n 9, 14 et 23), sachant que des avancées concrètes ont été réalisées dans ces domaines. Huit engagements resteront à déployer (n 3, 10, 12, 30, 36, 39 et 42), dont l engagement n 5 qui mérite d être réexaminé en profondeur. Enfin un engagement ne pourra être mis en œuvre et sera donc à abandonner, en raison des décisions du Gouvernement. Au regard de ce bilan, il est proposé de prolonger la majeure partie de ces engagements (32 sur 45), dont les effets justifient d être suivis dans le temps et qui appellent d ici à 2015 de nouveaux développements, esquissés ci-avant. Intitulé engagement Déploiement Proposition n 1 : Créer et développer un service public de l information des jeunes n 2 : Créer un portail internet dédié aux jeunes et à leur entourage n 3 : Définir une Charte d hébergement commune à l ensemble des EPLE publics après une large concertation avec les chefs d établissements n 4 : Développer l offre de logements à destination des jeunes et des travailleurs mobiles n 5 : Expérimenter la mise à disposition de places d internats pour répondre aux besoins de logement des jeunes en stages ou travailleurs saisonniers n 6 : Développer l accès des apprentis de l enseignement supérieur aux cités universitaires Initié Réalisé Non réalisé Réalisé Non réalisé Réalisé Prolongation Prolongation A lancer Non reconduction A réexaminer Prolongation n 7 : Faciliter l accès des jeunes au parc social Initié Prolongation n 8 : Encourager le développement de formules d hébergement innovantes n 9 : Mettre en œuvre un dispositif de garanties des impayés de loyer n 10 : Mettre en place une allocation pour les apprentis astreints à une double résidence n 11 : Renforcer l observation et l analyse des problématiques de santé des jeunes n 12 : Mettre en œuvre des espaces santé dans les établissements de compétence régionale Initié Non réalisé Non réalisé Réalisé Non réalisé Prolongation Réorientation A lancer Prolongation A lancer n 13 : Conforter les points d accueil et d écoute des jeunes Réalisé Prolongation n 14 : Soutenir la création d un centre d appel téléphonique chargé d orienter les jeunes vers les structures d information et de conseil n 15 : Soutenir les projets de promotion et de prévention de la santé et leur coordination n 16 : Mettre en œuvre une politique de restauration scolaire équitable, participative et de qualité n 17 : Structurer une politique régionale de mobilité des apprenants n 18 : Développer la participation des jeunes dans les coopérations conduites avec les régions partenaires n 19 : Développer la participation des jeunes aux actions de solidarité internationale Non réalisé Réalisé Initié Réalisé Réalisé Réalisé Réorientation Prolongation Prolongation Prolongation Prolongation Prolongation 49

50 Intitulé engagement Déploiement Proposition n 20 : Faciliter le départ en vacances des jeunes en difficulté par un rapprochement entre les organismes à caractère social et les associations caritatives n 21 : Adapter la tarification TER, rendre plus attractifs les transports collectifs pour les jeunes et favoriser la mobilité des jeunes en milieu rural et péri-urbain n 22 : Expérimenter un service public de l orientation tout au long de la vie n 23 : Proposer une gestion mutualisée des Centres d Information et d Orientation Initié Réalisé Initié Non réalisé Prolongation Prolongation Prolongation n 24 : Favoriser le maintien de l offre de niveau V (CAP) Réalisé Prolongation n 25 : Maintenir, adapter et développer l offre de formation en apprentissage de niveaux V et IV n 26 : Développer les formations pré-qualifiantes et mettre en place un «contrat d accès à la qualification» Réalisé Réalisé Réorientation (fusion avec engagement 22) Prolongation Prolongation n 27 : Réduire les délais de versement des aides individuelles Réalisé Prolongation n 28 : Améliorer la fluidité des parcours de formation Initié Prolongation n 29 : Faciliter l accès à la formation par une simplification des procédures n 30 : Promouvoir l accueil et la scolarisation en milieu ordinaire des jeunes en situation de handicap n 31 : Favoriser l accès des bacheliers professionnels à l enseignement supérieur Initié Non réalisé Initié Prolongation A lancer Prolongation n 32 : Développer les formations post-bac par apprentissage Initié Prolongation n 33 : Développer l enseignement bilingue et la formation professionnelle à la langue bretonne n 34 : Faciliter l insertion des jeunes dans la vie professionnelle en lien avec les partenaires économiques n 35 : Faciliter l insertion des jeunes dans la vie professionnelle en lien mobilisant la politique des ressources humaines de la Région n 36 : Développer la création d un Espace Numérique de la Connaissances et des savoirs n 37 : Mettre en place un appel à projets pour les jeunes et associer des jeunes aux projets de connaissance sur la Bretagne Réalisé Initié Réalisé Non réalisé Initié Prolongation Prolongation Prolongation A lancer Prolongation n 38 : Etendre le chèque sport jusqu à 19 ans Réalisé Prolongation n 39 : Accompagner la création d un fonds de dotation spécifique des projets élaborés par les jeunes Non réalisé A lancer n 40 : Soutenir les projets du dispositif «Défi-jeunes» Non réalisé Abandon n 41 : Prime au civisme Réalisé Prolongation n 42 : Soutenir la formation des délégués de classe Non réalisé A lancer n 43 : Soutenir la création d une chaire de recherche consacrée à la jeunesse n 44 : Soutenir les projets et initiatives destinés à permettre aux jeunes, de tous âges, d avoir une meilleure conscience de l identité maritime en Bretagne n 45 : Le Conseil régional associera les jeunesses de Bretagne à la mise en œuvre, le suivi, l évaluation et l actualisation de la présente Charte d engagement. Réalisé Réalisé Réalisé Prolongation Prolongation Prolongation 50

51 Une nouvelle charte actualisée et renforcée autour de 4 priorités Lors de son adoption en 2011, il avait été clairement établi que la charte d engagement en faveur des jeunes se devait d être évolutive et vivante pour s adapter à la situation des jeunes. L évolution récente de la conjoncture économique a évidemment des impacts forts sur les conditions de vie des jeunes et rend encore plus prégnante cette nécessité. Ainsi, Francine Labadie, dans le rapport 2012 de l Observatoire de la jeunesse piloté par l Institut national de la jeunesse et de l éducation populaire (INJEP), conclut son état des lieux en soulignant l impact de la crise sur les transitions des jeunes vers l âge adulte, et le mécanisme de transmission des difficultés d intégration professionnelles aux conditions de vie : «Indéniablement, la crise impacte la transition vers l âge adulte, en particulier le passage de l école à l emploi. Les difficultés rencontrées lors de l entrée sur le marché du travail rejaillissent sur les trajectoires et les conditions de vie des jeunes. Les effets de la crise prennent des formes diverses : retards, difficultés matérielles, ruptures, bifurcations de parcours, isolement et exclusion aussi.» Ce contexte, conjugué aux nouvelles mesures nationales comme les emplois d avenir ou la garantie jeunes formalisées par le comité interministériel à la jeunesse, invite donc à réinterroger les enjeux de la mise en œuvre de cette politique publique en faveur de la jeunesse au regard de l évolution de leur situation. Plus qu un état des lieux et un bilan de mise en œuvre, ce rapport présente donc un plan d actions qui conforte les mesures adoptées en 2011 et met en jeu l ensemble des leviers à la disposition du Conseil régional pour accompagner, encourager les jeunes dans la construction de leur parcours scolaire, professionnel et citoyen. Cette ambition ne pourra se faire qu avec la participation et l association étroites des jeunes. C est un enjeu démocratique porté par la Région, en cohérence avec l Agenda 21 de seconde génération. Depuis septembre 2011, de nombreuses actions ont été menées. Ces actions ont toujours été riches d enseignements. L enjeu aujourd hui est d autant plus d actualité avec la volonté de rendre plus systématique le recours à cette «expertise d usage». Des pistes très concrètes se profilent. Le chantier prospectif «Bretagne 2030» sera l occasion de faire participer plus étroitement les jeunes. En effet, dans une époque marquée par l ampleur des mutations en cours, il convient d anticiper. C est pourquoi le projet Bretagne 51

52 2030 se fixe comme objectif de définir de manière volontariste de nouveaux horizons, de penser l avenir pour ne pas le subir. Bretagne 2030 est un grand débat public, qui veut agiter des idées neuves, les rêves, les envies, sans passer sous silence les craintes et les colères. A cet effet, la démarche s appuie sur le principe d une élaboration participative large, avec mobilisation de la «société civile» et des corps intermédiaires. La méthode d élaboration propose donc la meilleure articulation entre recours à l expertise, concertation avec nos partenaires et démocratie participative. Or, pour répondre à cette exigence, une place particulière doit être faite aux représentants des jeunes générations. Le Conseil régional accueillera, à cette fin, deux jeunes en service civique, «ambassadeurs», qui se déplaceront sur l espace public, les campus, les festivals, dans une perspective de sensibilisation de pair à pair, en complément au site créé spécialement pour recueillir les contributions des Bretonnes et des Bretons, et des douze «cafés-citoyens» qui se tiendront dans des lycées de toute la région, à raison de trois soirées par département, et permettront d associer largement les lycéens. Lors de la session extraordinaire organisée le 15 mai dernier, le Conseil régional des jeunes a d ores et déjà été étroitement associé aux réflexions relatives à Bretagne 2030 en y consacrant un atelier spécialement dédié. Par ailleurs, ainsi que le CESER de Bretagne, dans le rapport les univers sociaux et culturels des jeunes l'a montré, le numérique constitue un nouveau vecteur de participation et d'engagement de la jeunesse, dont les innovations d'usage ont libéré le potentiel créatif d'une génération au point d'y être désormais identifiée. La stratégie Bretagne numérique et les politiques régionales ont ainsi inscrit le développement des usages du numérique au rang de leurs priorités; par le soutien aux initiatives et à l'innovation d'une part, qui permet de faire émerger une nouvelle classe d'entrepreneurs sur lesquels l'économie régionale pourra s'appuyer demain, mais également par la réduction de la fracture numérique et de l'exclusion, qui perdurent. L'établissement de lieux informels d'éducation et de formation, de rencontre et de partage comme les cantines numériques et les Fab Labs (Fabrication Laboratories) sont les foyers d'une révolution des usages dont les jeunes sont les acteurs, et à laquelle la Région ne peut se désintéresser. En outre, la prochaine Biennale de l égalité qui se tiendra à Lorient en mai 2014 permettra de poursuivre le travail engagé en 2012 de co-élaboration de la politique égalité du Conseil régional. Des ateliers seront ainsi organisés dans différents lieux d accueil de jeunes (missions locales, foyers de jeunes travailleurs, maisons de quartier ) pour recueillir leur parole et échanger sur leur perception de l égalité femme/homme. Une attention sera également portée à l intégration et à la participation de jeunes au conseil pour l égalité. Enfin, dans le cadre de la préparation de la nouvelle politique territoriale qui sera lancée dans les prochains mois, le Conseil régional a initié des débats dans chaque pays afin d identifier et d échanger sur les dynamiques de développement. A cette occasion, l enjeu de la jeunesse émerge, soit parce qu elle constitue un public insuffisamment pris en compte, soit parce qu elle exprime des attentes, des besoins auxquels il convient de répondre. Les Conseils de développement de pays ont bien identifié ce thème de la jeunesse comme une priorité et ont engagé, via leur réseau régional, des actions visant à s ouvrir aux jeunes mais également à accompagner et mettre en lumière auprès de nombreux acteurs les besoins qu ils expriment. La Région sera donc attentive à la place des jeunes en accompagnant aussi bien des actions portées par les jeunes euxmêmes, que des projets dont ils sont les bénéficiaires. Conformément au pilier«qualité démocratique» du référentiel PADUS, le Conseil régional sera également attentif à ce que les jeunes soient associés à la définition des projets sur leurs territoires. Ces dynamiques seront confortées et relayées au plan régional par l'élargissement de la composition du CESER à de nouveaux représentants de la jeunesse. 52

53 Aujourd hui, il s agit véritablement de faire de cette association un principe de notre politique publique et ce sera par conséquent le premier engagement de l action régionale. Quatre enjeux majeurs guident aujourd hui ce plan d actions pour la mise en œuvre du projet régional en faveur des jeunes qui renforcent et créent de nouveaux engagements pour les jeunes : - contribuer à l égalité par le soutien aux conditions de vie ; - soutenir les aspirations des jeunes dans leur parcours de formation, promouvoir la persévérance et l'égalité ; - agir et accompagner vers l emploi, encourager les initiatives et ouvrir les possibles ; - favoriser l engagement de tous dans la Cité et les solidarités intergénérationnelles. 53

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55 1.5 Le soutien aux conditions de vie : vers plus d égalité Comme le note le rapport de l INJEP Inégalités entre jeunes sur fond de crise, on observe depuis plusieurs années un retournement de situation : alors que jusqu aux années 1970, les pauvres étaient pour l essentiel des personnes âgées, aujourd hui, la population en situation de pauvreté a considérablement rajeuni avec une augmentation continue depuis 10 ans. Jusqu au premier salaire, les ressources des jeunes sont limitées. A la fois plus souvent et plus longtemps célibataires, étudiants ou en formation qu autrefois, ils assument seuls des dépenses importantes que la solidarité nationale et surtout familiale peut venir selon les cas compenser au travers d aides directes ou indirectes. Les trois quarts des moins de 25 ans bénéficient ainsi d une aide familiale moyenne de 500 par an 10 et l ensemble des études mettent en évidence le rôle de l entraide familiale pour aider les jeunes à faire face à leurs dépenses courantes et d éducation. La préférence donnée en France au soutien familial à l égard des jeunes 11, qui se traduit en particulier par l élévation à 25 ans du droit aux minimas sociaux de droit commun, restreint l accès des jeunes aux revenus de transfert dont ils ne bénéficient que marginalement (rsa) ou indirectement (aides au logement, allocations familiales ). Les travaux de l Observatoire national de la pauvreté et de l exclusion sociale mettent en évidence la place des jeunes parmi les populations qui ont le plus subi les effets de la récession en termes sociaux. Le taux de pauvreté monétaire (moins de 60% du niveau de vie médian de l ensemble de la population 954 mensuels) des jeunes de 18 à 25 ans en France, qui s élevait à 19,9% en 2000, atteint désormais 22,5% (par comparaison, le taux de pauvreté de l ensemble de la population est de 13,5%). La part des ans, qui ne représente que 7,9% de la population, s élève à 13,2% dans la population pauvre. Même si les effectifs sont proportionnellement inférieurs aux régions, la Bretagne ne se démarque pas des autres régions pour sa capacité à protéger les générations les plus jeunes : dans la répartition par classes d âges des populations vivant sous le seuil de pauvreté, 7,5% des ans sont concernés, ce qui est proche de la moyenne nationale (7,4%). Cette situation a évidemment sur l ensemble des conditions de vie des jeunes et en priorité sur le logement et la santé. L insuffisance des ressources a des répercussions indéniables sur l accès au logement, étape capitale dans l autonomisation des jeunes. Les enquêtes biannuelles du CRIJ Bretagne ont mis en évidence la prégnance des questions financières dans la manière dont les jeunes abordent leur recherche de logement, et le besoin de renforcer l information sur les offres alternatives, les aides et accompagnements disponibles. En matière de santé, les incidences de la décohabitation, des ruptures entre études et insertion professionnelle et d un système de protection sociale complexe restreignent l accès effectif des jeunes aux soins 12, dans un contexte régional où les indicateurs régionaux témoignent d une fragilisation du sentiment d estime de soi des jeunes et de l importance des conduites à risques. 10 Amsellem-Mainguy Y., Timoteo J., Atlas des jeunes en France. Les ans, une génération en marche, INJEP/ Ed. Autrement, 2012, p Van de Velde C., Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe, Paris, Presses Universitaires de France, collection Le Lien Social, Dulin A., «Droits formels / droits réels : améliorer le recours aux droits sociaux des jeunes», Conseil économique social et environnemental, Avis, juin

56 Cette situation sur les conditions de vie touche évidemment en priorité les jeunes les plus fragilisés. Avec 21 engagements, la charte adoptée en 2011 avait fait des conditions de vie des jeunes un enjeu majeur considérant notamment que le logement, le bien-être, la mobilité sont les bases essentielles pour construire un projet de vie. Dans un contexte où le cumul des inégalités se renforce, le rôle de la Région est sans nul doute de mieux appréhender, de mieux analyser les facteurs de vulnérabilités. Ainsi, les efforts engagés en 2011 seront évidemment poursuivis et consolidés Consolider les réseaux et le maillage des acteurs de l information des jeunes, soutenir les pratiques et les actions innovantes Comme cela a pu être précédemment souligné, l accès à l information est un enjeu essentiel dans la construction du parcours des jeunes. Les jeunes entretiennent à l égard de l information une relation complète, que l on peut résumer ainsi : - Le besoin d information n est pas un besoin spontané, et le contexte de son apparition est déterminant dans le rapport (motivation) des jeunes à leur recherche. Le rôle des recherches dans le processus de construction de soi et de son parcours (orientation) est anxiogène, et génère des comportements d évitement. - L outil de premiers recours pour la recherche est Internet (google, mots clefs, copier-coller), ce qui comporte de nombreux avantages (immédiateté, asynchronicité, simplicité ) mais - Rend les recherches, même abouties, délicates à transformer en action (surabondance des sources vs. sélection et adaptativité, fiabilité ) et implique des compétences cognitives préalables - La connaissance du territoire et l aptitude à la mobilité sont limitées, Internet ne comble que partiellement les écarts. - Le besoin d être validé et conforté explique le maintien de l influence de l entourage - L équipement et le recours au numérique sont supérieurs à toutes les catégories de la population mais se concentrent sur les usages de communication / socialisation qui se diversifient avec l âge. Ces constats confirment le besoin de soutenir et de développer les actions d éducation et d accompagnement à l information. Dans un contexte où l information de première main est capitalisée par les jeunes eux-mêmes via le web, le métier des professionnels jeunesse, qui, à différents niveaux, sont des relais ou des spécialistes de l information, doit évoluer. Le Ministère de la jeunesse a réalisé au cours des deux dernières années des études approfondies sur l ensemble des ressources, physiques et numériques, à disposition des jeunes. Il en ressort que si l information fait historiquement partie des enjeux identifiés au sein des politiques jeunesse (et se voit régulièrement confortée comme telle), il existe une extrême diversité d acteurs produisant une offre d information à destination (ou non) spécifiquement des jeunes, opérateurs publics (CIO) ou parapublics (missions locales, réseau Information jeunesse), privés marchands (orientation, emploi) ou associatifs (CRIJ), avec des effets de spécialisation sur des thématiques (réseau Habitat jeunes) et des échelles d intervention distinctes (PAEJ). 56

57 De nombreuses actions sont menées sur les territoires par les collectivités ou avec leur soutien, alors que l Etat, et ses «opérateurs» (les CAF, l ARS), qui ont historiquement fixé les missions des opérateurs d intérêt public, et gardent une influence déterminante dans leur pilotage, se réorientent progressivement. Au-delà des questions propres à l orientation et à la définition d un projet professionnel, tous les jeunes doivent pouvoir être accompagnés tout au long de leurs parcours, bénéficier d une information et d un conseil, en particulier pour rendre effectif leur accès aux droits sociaux comme le préconise le rapport Dulin du CESE. C est pourquoi la Région entend poursuivre ses efforts dans ce sens avec trois orientations principales : - le renforcement des outils mobiles développés par la Région ; - la poursuite de la structuration de l information des jeunes sur le territoire ; - la mobilisation des structures d'information sur le logement des jeunes. Pour faciliter l accès des jeunes à l information, la Région a réorganisé ses outils d information en direction de la jeunesse, en développant de nouveaux médias : un portail internet destiné en priorité aux ans et qui regroupe tous les contenus sur les dispositifs et politiques développés par la Région à l attention des lycéens, étudiants, apprentis, stagiaires et jeunes actifs bretons, ainsi qu une page Facebook pour les jeunes qui relaie les actualités proposées sur le portail, les bons-plans et jeux-concours. Mis en ligne en novembre 2011, le portail connait une fréquentation mensuelle de visites en moyenne. Cet espace continuera à être le lieu central de lancement de l ensemble des dispositifs et manifestations orientés en direction des jeunes (campagnes chèque sport, chèque livres, Olympiades des métiers, apprentissage, aides à la mobilité ) et a vocation également à accueillir ou à renvoyer vers les outils numériques créés dans le cadre de la charte jeunesse (Espace numérique de la connaissance, serious game, tarification TER spéciale jeunes, web documentaire sur la prévention ou sur l Europe ). Engagement Jeunesse 2013 : La Région lance à la rentrée 2013 une version mobile du site dédié aux jeunes axée sur les actualités, les aides à destination de ce public et les informations pratiques. La version mobile bénéficiera des avancées de la collectivité en matière de dématérialisation des procédures. Les différentes études menées autour des questions d information des jeunes mettent en évidence de manière convergente le besoin d évolution de l offre et des modèles d action en place dans un contexte de massification des usages numériques. Cela amène sans doute à revoir les modalités d information des jeunes. A ce titre, la Région souhaite prendre en compte ces évolutions en soutenant des projets qui conjuguent deux critères : d une part, se développer sur un territoire peu pourvu en structures d information des jeunes et, d autre part, proposer des modalités innovantes dans l information des jeunes et notamment les plus en difficultés. Les projets seront financés sur plusieurs années afin de pouvoir en évaluer les résultats et de mettre en œuvre leur transfert sur d autres territoires et dans les conventionnements régionaux. 57

58 Engagement Jeunesse 2013 : la Région souhaite accompagner les projets portés par des lieux d accueil et d information, qui appréhendent de manière innovante les pratiques des jeunes, en particulier dans l usage du numérique. La Région priorisera les territoires peu dotés. Au regard des enjeux de formation et d insertion des jeunes détenus, l intervention de la Région auprès des acteurs intervenant dans la pénitentiaire fait sens. Cela est tout particulièrement vrai sur le volet information sur les métiers et orientation, mais a également sa justification en matière de logement ou de santé, considérant les orientations prises dans ces politiques régionales en matière d information des jeunes. Engagement Jeunesse 2013 : La Région soutiendra en partenariat avec le Ministère de la Justice des expérimentations en matière d information et de conseil des jeunes détenus permettant de faire levier sur leurs parcours vers l insertion professionnelle et sociale après leur détention. Concernant le logement, force est de constater que malgré de nombreuses sources d information, il est souvent difficile pour un particulier comme pour un jeune d obtenir des renseignements fiables, neutres et objectifs sur le logement, et que le grand public peine à s orienter dans ce paysage institutionnel et réglementaire complexe et instable. Plusieurs structures peuvent fournir informations et conseils aux jeunes, mais le plus souvent de façon «segmentée», à des échelles différentes et sur des thématiques distinctes : le CROUS, les CLLAJ (comités locaux pour le logement autonome des jeunes) et le réseau information-jeunesse, mais aussi les Agences Départementales d Information sur le Logement (ADIL), les services Habitat de certaines collectivités, ou des opérateurs tels que les PACT-ARIM. Il existe quelques expériences de mise en réseau de ces acteurs, parfois rassemblés au sein d un même lieu. Ces expériences ont fait la preuve de leur intérêt, en améliorant le service rendu aux usagers et en favorisant la coordination entre acteurs. C'est pourquoi, la Région souhaite aujourd'hui dans le cadre de la politique régionale de l'habitat encourager ce type d'initiatives en renforçant ce réseau d'acteurs. A ce titre, elle a identifié l'urhaj Bretagne et les maisons du logement pour compléter le maillage territorial: - une convention pluriannuelle d'objectifs va être signée cet automne avec l'urhaj Bretagne; elle prévoit notamment qu'en lien avec les partenaires régionaux et locaux, notamment CAF, collectivités, réseau d'information Jeunesse Bretagne, un travail soit conduit pour optimiser le service rendu aux jeunes dans le domaine de l'information sur le logement et pour organiser un véritable accompagnement des jeunes dans leurs parcours résidentiels, - s'agissant des maisons du logement, la Région participera au déploiement de ce nouveau réseau d'information et de conseil aux particuliers en veillant à ce qu'une information adaptée et lisible soit apportée au public jeunes. 58

59 Engagement jeunesse 2013 : La Région accompagnera la mobilisation des structures d'information et d'accompagnement des jeunes vers le logement: informations sur les droits, les offres de logement existantes, les accompagnements sociaux et les aides mobilisables. Elle veillera à ce que le service rendu aux jeunes soit optimisé en encourageant la prise en compte de ces problématiques par le réseau Habitat Jeunes (FJT) et par les maisons du logement Poursuivre le développement de l offre de logements à destination des étudiants et des jeunes La Région entend poursuivre son soutien aux opérations de réhabilitation du parc de logements étudiants, afin de soutenir l attractivité des universités bretonnes et les conditions de vie étudiantes, dont le logement constitue une priorité au regard de son impact. Les différentes institutions se sont déjà mobilisées, par le biais du CPER , afin de réhabiliter des résidences étudiantes gérées par le CROUS. Il convient de poursuivre la rénovation des résidences du parc breton, en privilégiant les aspects de confort usager, de confort thermique et d accessibilité. Plus avant, dans le cadre de sa nouvelle politique de l habitat, la Région accompagnera la création de nouvelles structures de logement étudiant, en fonction des besoins et les politiques du territoire, qui devront s articuler entre schémas de développement universitaire locaux et Plans locaux de l habitat. Engagement jeunesse 2013 : La Région Bretagne entend poursuivre la rénovation du parc social de logements étudiants et étudiera à chaque fois que le besoin émerge dans les orientations locales, les propositions de nouvelles structures de logement dédiés aux étudiants. Le volet territorialisé de la nouvelle politique du logement prévoit le financement des projets des collectivités territoriales et des bailleurs sociaux visant à développer le parc de logements pour les jeunes actifs, en formation et pour les travailleurs mobiles et saisonniers, notamment les résidences sociales jeunes et les Foyers de Jeunes Travailleurs. L'intervention régionale pourra trouver sa place dans les futurs Contrats Région/pays pour permettre une approche plus fine des problématiques de la jeunesse et en intégrant la démarche PADUS de développement durable. Ainsi, il sera mis en place un dispositif plus adapté au contexte local et aux besoins des territoires, permettant de faire levier pour inciter à la prise en compte des besoins des jeunes dans la définition des Programmes Locaux de l'habitat. Engagement jeunesse 2013 : Dans le cadre de la nouvelle politique territoriale, en réponse aux projets portés localement, la Région pourra soutenir les projets de création, modernisation ou rénovation des résidences jeunes portés par les collectivités et les bailleurs sociaux. 59

60 1.5.3 Contribuer à l amélioration de la santé des jeunes La Région a fait de la promotion d une approche positive et globale de la santé des jeunes une priorité de sa politique de santé publique. Définie par la Charte d Ottawa de 1986 comme «un processus qui confère aux populations les moyens d assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé et d améliorer celle-ci», la promotion de la santé implique d agir sur l ensemble des déterminants de santé : les conditions de vie, les facteurs et comportements personnels, mais aussi les facteurs économiques, sociaux, culturels et environnementaux. Partant de ce constat et dans le prolongement de son implication dans le pilotage du Programme régional santé environnement , la Région a organisé en lien avec ses partenaires une rencontre régionale pour sensibiliser les délégués lycéens aux enjeux relatifs à la santé environnementale et impulser une dynamique au niveau régional. Près de 150 jeunes ont ainsi été réunis le 13 février 2013 au lycée Freyssinet à Saint-Brieuc pour réfléchir sur 5 thématiques (qualité de l air intérieur, déplacements, téléphonie mobile, alimentation, audition) au moyen d outils participatifs tels que le théâtre forum. La démarche sera prolongée pour accompagner ces jeunes dans l élaboration et la mise en œuvre de projets à l échelle de leur établissement, en s appuyant sur les dispositifs existants tels que Karta Bretagne, le Conseil régional des jeunes et les Comités d éducation à la santé et à la citoyenneté. Le constat du bon état de santé général des jeunes bretons s accompagne d une exception notable pour ce qui a trait aux difficultés d ordre psychologique, aux conduites addictives et à la consommation de substances psychoactives. Hormis pour la consommation quotidienne de cannabis, la Bretagne arrive parmi les dernières régions concernant les niveaux d expérimentation et de consommation de produits tels que le tabac et l alcool. Tableau 1 : Taux d usage et de consommation d alcool et produits psychotropes à 17 ans en 2011 BRETAGNE METROPOLE Variation Ensemble Ensemble Filles 2011 / Filles Rang de la Produit Usage 2008 région En points Bretagne (%) (%) (%) (%) d écart expérimentation , er Alcool dans le mois : >=30 ou quotidien ,3 0,9 3 e (14 régions même niveau) expérimentation ,3 58,5 1 er Ivresses dans l'année : >=10 (régulières) ,7 10,5 1 er expérimentation ,9 41,5 3 e Cannabis dans le mois : >=30 ou ,4 3 quotidien Source : OFDT, ESCAPAD e (peu d écart) Depuis 2008, plusieurs niveaux d expérimentation ou de consommations sont en hausse : consommation quotidienne de tabac (30 % des adolescents en 2008, 36 % en 2011), et ivresses régulières, soit plus de dix ivresses dans l année (16 % des adolescents en 2008, 23 % en 2011). Ces constats s accompagnent de statistiques préoccupantes témoignant d un certain mal-être des jeunes en Bretagne. Ainsi, pour le taux de suicide, la Bretagne se situe en dernière position des régions (ex-æquo avec le Limousin) avec un taux de 1 décès pour jeunes, la moyenne nationale se situant à 0,63 et le taux le plus faible à 0,37 pour l Île-de- 60

61 France. En Bretagne, les pays que le cabinet Jeudévi définit comme à faible indice de jeunesse 13 et les quatre pays des agglomérations de Lorient, Saint Brieuc, Quimper et Vannes sont particulièrement touchés. Tableau 2 : Taux de mortalité par suicide chez les ans (période de 2007 à 2009) ; comparaison régionale Par suicide Taux de mortalité (effectifs et part régionale) par suicide (pour jeunes) Bretagne 112 (7,5%) 0,99 Sources : INSERM-CePidc, Érasme (CNAM-TS) France métropolitaine ,63 Si d autres enjeux de santé pour les jeunes peuvent être relevés, aucun n est aussi inquiétant que ces indicateurs qui témoignent de la situation paradoxale des jeunes bretons en termes de bien-être, où la performance scolaire le dispute à la suicidité et à la recherche d ivresse. Ils soulignent le besoin d une intervention de proximité, comme la Région l a initié en milieu festif et en confortant les Points Accueil Ecoute Jeunes. La prévention en milieu festif reste une problématique à laquelle la Région Bretagne attache une importance particulière. Bien que les nombreuses manifestations festives accueillies en Bretagne constituent une richesse indéniable en termes de culture et d engagement des jeunes, elles peuvent également être un contexte favorable aux conduites à risques et nécessitent le recours à des intervenants de divers horizons pour assurer le bon déroulement des soirées et prévenir ou réduire les risques associés à la fête. Face à ce constat, le Conseil régional a souhaité s impliquer sur ces enjeux en engageant en 2012 une expérimentation avec les organisateurs de festivals visant à favoriser et renforcer la mise en œuvre de démarches de prévention intégrées. Cette démarche s est articulée autour de deux volets : - la mise à disposition par la Région de matériel de prévention à destination des festivaliers ; - la diffusion des messages de prévention auprès des festivaliers, en lien avec les organisateurs des festivals et des associations spécialisées en matière de prévention des conduites à risques. Trois festivals, signataires de la Charte du collectif des festivals engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne, ont participé à cette démarche. Ils ont été sélectionnés en tenant compte de la diversité du public et de l'accueil de jeunes, de leur dimension régionale et d une répartition des sites respectant le principe d'équité territoriale : - le festival des Vieilles Charrues, qui a rassemblé en festivaliers et bénévoles, - le festival Astropolis (été et hiver), qui a rassemblé en festivaliers, - les Rencontres Transmusicales de Rennes, qui ont rassemblé en festivaliers. Pour l année 2013 l expérimentation a été reconduite sur les festivals des Vieilles Charrues et des Transmusicales. La Région a par ailleurs souhaité compléter le bilan des actions ainsi menées par un travail d analyse des dispositifs existants et des besoins en matière de prévention en milieu festif à l échelle de la Bretagne. Réalisé par l Association d information et de ressources sur les drogues, les dépendances et le sida (AIRDDS), ce travail sera partagé avec les partenaires de la Région et servira de base pour inscrire dans la durée son expérimentation pour la prévention en milieu festif. 13 Auray, Dinan, Centre Bretagne, Centre ouest Bretagne, Morlaix, Saint Malo, Trégor Goëlo. Jeudévi, Portrait des jeunesses bretonnes au regard de l action régionale, Mission d'accompagnement de la Région Bretagne, juillet

62 Engagement Jeunesse 2013 : La Région poursuivra l expérimentation engagée depuis 2012 avec les organisateurs des rassemblements pour la mise en œuvre de démarches intégrées de prévention des conduites à risques en milieu festif. Sur la base des propositions résultant de l état des lieux réalisé par l AIRDDS, et en lien avec ses partenaires, elle fera évoluer les modalités de son intervention à l horizon 2014 pour les inscrire dans la durée Soutenir et encourager les déplacements des jeunes Avec la mise en place d un tarif TER simple et attractif, la Région s est engagée de manière forte en faveur de la mobilité des jeunes sur le territoire régional. Ceci étant, l objectif aujourd hui est d aller plus loin en facilitant la continuité entre les différents modes de déplacements (train, métro, bus, vélo ). Par ailleurs, à la faveur du Schéma régional de l enseignement supérieur et de la recherche, la Région souhaite accorder une attention toute particulière à la mobilité infra-régionale des étudiants. Les collectivités coopèrent et proposent des services innovants pour tous et plus particulièrement aux jeunes, adeptes de nouvelles technologies. Parmi ces innovations au service de l inter modalité, figure la carte KorriGo. Lancée en 2006, la carte KorriGo est un support unique, gratuit, personnel qui permet de «charger» ses abonnements de train, car, bus, métro et vélo. Utilisée par plus de personnes, la carte KorriGo permet de passer simplement d un mode de transport à l autre et facilite la chaîne de déplacements. Elle est depuis mars 2012 utilisable sur l ensemble du réseau TER Bretagne, ainsi que sur les réseaux de transport de Rennes Métropole, du Conseil général d'ille-et-vilaine, de Lorient, Brest et Quimper. Sa vocation initiale de «carte bretonne des déplacements» est désormais une réalité. Son usage se simplifie et se généralise, la majorité des tarifs TER étant maintenant accessibles par ce biais. La Région a mis en place un nouveau service en 2010 qui permet d acheter son abonnement de transport TER Bretagne sur Internet avec la carte KorriGo. Plus récemment, une expérimentation est menée avec le concours de la SNCF pour utiliser cette carte comme moyen d accès à des parkings 2 roues sécurisés. Une large panoplie de services en lien avec les transports est désormais accessible à tous. La carte KorriGo est non seulement un sésame d accès aux transports en Bretagne mais c est aussi un moyen pour accéder à des services innovants avec le support de la technologie NFC (Near Field Communication) extrêmement prometteuse. Rennes Métropole a ainsi donné accès aux piscines, aux bibliothèques aux porteurs de la carte KorriGo sur son territoire. A l horizon 2016, une application permettra de gérer sa carte KorriGo directement depuis un smartphone. KorriGo s adresse à tous les publics mais il est à noter que les jeunes sont particulièrement adeptes de KorriGo dont ils apprécient la simplicité, la facilité d utilisation et la modernité. La Région, intéressée par l initiative expérimentale des métropoles rennaise et brestoise relative à une carte «multi services étudiant», souhaiterait à ce titre développer cette idée à une échelle régionale, et qui pourrait être portée par le CROUS. L accès à de nombreux services (hébergement, restauration, santé, formalités administratives, offre culturelle, sportive.) pourrait être ainsi facilité. 62

63 Engagement Jeunesse 2013 : La Région soutiendra l extension de l expérimentation rennaise et brestoise d une carte «multi services étudiant» par le CROUS à l ensemble de la Bretagne. 63

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65 1.6 Soutenir les aspirations des jeunes dans leurs parcours de formation, promouvoir la persévérance et l égalité Notre région excelle en matière de scolarisation des jeunes et de réussite au baccalauréat, où elle se positionne aux tout premiers rangs des régions françaises. Bien que le nombre de jeunes en situation d échec soit réduit en comparaison d autres régions, l impact de ces difficultés sur l itinéraire social et professionnel futur des jeunes est tel, qu il oblige la collectivité à l action, dans ses compétences d une part, mais également de manière volontariste en mobilisant ses partenaires et les territoires à prendre en charge ces situations qui fragilisent la cohésion sociale. L entrée dans la société de la connaissance, la réduction des inégalités et des déterminismes, la promotion d une société créative et entreprenante, l anticipation des mutations fortes du marché du travail ne résulteront que d une mobilisation générale et coordonnée de tous les acteurs, au service de la réussite éducative de sa jeunesse. Comme le souligne le SRESR, les politiques d égalité des chances à tous les niveaux d éducation (école, collège, lycée, accès à l enseignement supérieur) sont sans doute des plus délicates à mener, et difficiles à apprécier tant les facteurs à prendre en compte (familles, indicateurs socio-économiques du territoire, culture et valeurs ) sont divers. Ainsi, dans les lycées, le déterminisme social des voies et parfois des séries, conduit à un effet en trompe l œil où l accès au baccalauréat, symbole de démocratisation, n empêche en rien l inégalité d accès et la hiérarchie croissante des formations de l enseignement supérieur. La Bretagne dispose d une institution scolaire de qualité ; régulièrement, les résultats scolaires et les différents indicateurs ministériels témoignent de la qualité du service public de l éducation en région. Carte 4 Taux de réussite au baccalauréat (toutes filières) en 2012 comparaisons régionales (MEN- DEPP) 65

66 Le taux de poursuite des bacheliers dans l enseignement supérieur qui est moyen (en 2012, il était de 76%, au 17ème rang des académies 14 ), diffère fortement selon la nature du baccalauréat. Les choix des lycéens de terminale pour leur poursuite d études, montrent les hiérarchies entre les trois voies du lycée dans la satisfaction de leur affectation. Les effectifs des bacheliers professionnels sont supérieurs à ceux des bacheliers technologiques depuis la réforme de Plus de la moitié d entre eux s insère dans l emploi à l issue du bac. Mais pour les bacheliers qui frappent à la porte des formations supérieures, et notamment des Sections de techniciens supérieurs (STS), les chances d y accéder sont limitées (1/2). Par défaut, certains candidats écartés s orientent par conséquent vers les premiers cycles universitaires. La lutte contre l échec à l université et le renforcement de l accès des bacheliers à l enseignement supérieur passent par une approche particulière et différenciée de l intégration des bacheliers professionnels vers les STS. La problématique est similaire pour les bacheliers technologiques vers les diplômes universitaires technologiques (DUT) des Instituts Universitaires de Technologie (IUT). Cette singularité pose sans doute en amont la question de l orientation post-troisième et de l offre scolaire entre les trois voies. Le marquage social du lycée conditionne, statistiquement, les profils sociaux des étudiants dans les différentes structures relevant de l enseignement supérieur. Sans surprise, les jeunes issus des milieux les plus favorisés, s inscrivent et intègrent les filières sélectives conduisant à des études longues. Et pour le cas de ces filières, il est à noter que les filles y sont beaucoup moins représentées que les garçons, alors même que leurs résultats scolaires sont statistiquement meilleurs. Il convient de lutter contre ces inégalités en déverrouillant les formations supérieures qui ne remplissent pas leur vocation première et être capable d accompagner pédagogiquement tous les jeunes pour leur permettre de suivre les parcours de formation qu ils souhaitent, et de réaliser leur propre projet d intégration professionnelle. La Bretagne doit encore se mobiliser pour créer les conditions de la réussite pour tous dans le système éducatif. L orientation y joue un rôle majeur : le développement d un service public régional de l orientation en est une des clefs. Cela implique également de maintenir la mobilisation pour limiter et encore réduire les sorties sans qualification et sans diplôme du système scolaire, qui, malgré les performances régionales, demeurent toujours trop élevées. Par ailleurs, il convient de favoriser encore l élévation du niveau de formation pour le plus grand nombre, afin de préparer l avenir de notre région et de créer les emplois de l économie de demain. Cet objectif ambitieux relève de la politique partenariale engagée avec les services de l Etat, plus particulièrement les autorités académiques, et les acteurs de l enseignement supérieur. Le déploiement progressif du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations (CPRDF) y concourt. Sa mise en œuvre connaît à cette même session une nouvelle étape d approfondissement de certaines de ces orientations initiales avec l adoption proposée du Pacte régional de réussite éducative et professionnelle et la présentation de la charte nationale, cadre de référence pour la préfiguration d un service public de l orientation. 14 Il convient toutefois de nuancer ce constat car les écarts sont très resserrés entre les régions. 66

67 La présentation du Schéma régional de l enseignement supérieur et de la recherche (SRESR), et les orientations issues des démarches de concertation qui ont mobilisé l ensemble des acteurs bretons, nourrissent et renforcent la politique jeunesse régionale Limiter les inégalités en réduisant les sorties sans qualification et sans diplôme Si le taux d accès au baccalauréat en Bretagne est le plus élevé de France, déterminismes et inégalités perdurent et parfois s aggravent, qu ils soient sociaux, territoriaux ou de genre. Sur les indicateurs témoignant des difficultés scolaires les plus importantes (difficultés de lecture, redoublements, jeunes décrochés) les comparaisons régionales positionnent la Bretagne dans les meilleures régions. Carte 5 - Part des jeunes non diplômés au sein de la population des ans non inscrite en établissement scolaire en 2009 (en % - source MEN-DEPP et DREES) Néanmoins, le portrait des jeunes en Bretagne réalisé par le cabinet Jeudévi a bien montré les corrélations statistiques entre la part du décrochage et les phénomènes d exclusion durables, qui appellent le maintien de la vigilance et de l intervention publique. Les orientations de la Région s articuleront autour d actions de prévention, des mesures d intervention par la mise en place de soutiens ciblés à destination des jeunes en situation de fragilité, et des dispositifs de compensation favorisant les retours dans l enseignement ordinaire Prévenir le risque de décrochage Par la mise en place d une coordination régionale La Région a impulsé, dans le cadre de la mise en œuvre du CPRDF, d un comité de coordination régionale sur les problématiques d accès à la qualification des jeunes réunissant le Rectorat et la DIRECCTE. Ce comité œuvre à la complémentarité des politiques régionale et nationale et associe l équipe de la chaire de recherche jeunesse à titre d assistance scientifique. Il est plus particulièrement chargé de : 67

68 - Mettre en place un système de suivi du décrochage ; - Définir les axes prioritaires d une «politique» régionale partenariale ; - Identifier des actions prioritaires avec une mise en œuvre expérimentale locale, dans le cadre des plateformes ; - Suivre et évaluer les expérimentations. Les travaux du comité de coordination ont mis en évidence le besoin de conforter les connaissances sur les itinéraires biographiques des jeunes en risque ou en situation de décrochage scolaire avéré, les facteurs de risque sociauxéconomiques, les comparaisons entre territoires et entre filières de formation. A cette fin, il s est fixé l objectif de : - organiser la consolidation régionale des données recueillies dans le cadre des plates-formes de suivi et d appui des jeunes sortant prématurément du système de formation ; - produire de la connaissance sur les principaux facteurs conduisant au décrochage sur le territoire régional, par la capitalisation des études existantes au niveau régional et national. L étude conduite par le CESER y participera, ainsi que les éléments de connaissance produits dans le cadre du programme de coopération initié avec la région du Saguenay Lac St Jean au Québec. - lancer une étude régionale à partir des analyses effectuées au niveau des plateformes locales. Il sera proposé dans un premier temps de cibler les analyses sur les publics de 16 à20 ans. Engagement Jeunesse 2013 : La Région, au sein du comité de coordination régionale, souhaite aboutir à une feuille de route prenant en compte l ensemble des problématiques relatives au décrochage scolaire et en formation, aux ruptures en apprentissage, à l horizon Cette feuille de route sera élaborée en concertation avec le B16. La Région pourra venir appuyer les initiatives ayant démontré leur efficacité lors de leur expérimentation sur le territoire. Par l accompagnement de démarches d intervention ciblée et la mise en œuvre d expérimentations Au cours de leur cursus universitaire et très souvent lors de la 1ère ou la 2ème année, certains étudiants ne peuvent ou ne veulent pas poursuivre dans la filière choisie. Pour éviter le «décrochage universitaire», les universités ont mis en place des «passerelles» qui permettent à ces jeunes de se réorienter assez rapidement vers une autre formation universitaire. En ayant une vision régionale des passerelles existantes et plus particulièrement entre les établissements, le processus de réorientation serait plus aisé pour les jeunes concernés et mettrait en exergue l ensemble des possibilités offertes en termes de formation et d insertion professionnelle. Un levier de réduction du décrochage consisterait donc à ce que soit généralisé par les universités, mais également entre elles, sur le territoire breton, un accompagnement de type «passerelle», accessible à tous les publics concernés. Engagement Jeunesse 2013 : La Région animera, en lien avec le Rectorat et la DIRECCTE et en partenariats avec les acteurs du territoire deux expérimentations sur la prévention du 68

69 décrochage scolaire. Ces expérimentations se développeront sur le territoire de Brest et de Loudéac/Pontivy, tel qu inscrit dans le pacte de réussite éducative et professionnelle. Le comité de coordination régionale sur les problématiques d accès à la qualification des jeunes a décidé d engager un travail approfondi sur deux territoires expérimentaux (bassins de Brest et de Pontivy Loudéac). Ces expérimentations ont pour but d identifier des actions prioritaires, de diversifier les solutions proposées et de favoriser les pratiques innovantes. Ces expérimentations auront lieu dans le cadre des plateformes de suivi et d appui aux décrocheurs impulsées par l Education nationale sur l ensemble des bassins d animation de la politique éducative. Elles viseront en particulier à : - identifier les freins et les solutions pour les lever, dans l accès des jeunes à la qualification ; - favoriser des retours en formation initiale en s appuyant en particulier sur les Réseaux Formation Qualification Emploi de l Education nationale - identifier des pistes sur de nouvelles modalités d accompagnement. Par une attention portée aux ruptures de contrats d apprentissage Figure 1 - Taux de rupture des contrats d'apprentissage, selon les secteurs d'activités, en Bretagne entre 2008 et 2010 (GREF Bretagne) Dans l apprentissage, différentes enquêtes mettent en évidence des taux de ruptures des contrats de 20%, pour lesquels la Bretagne se situe au-dessus des moyennes nationales. Ces ruptures, dont la part est très différente d une branche à l autre, sont orientées à la hausse. 69

70 Figure 2 - Évolution du taux de rupture de contrat d apprentissage en Bretagne, selon le genre et l âge (GREF Bretagne) La consolidation des travaux engagés par le GREF (GIP Relation Emploi Formation) Bretagne sur l analyse des ruptures en apprentissage, pour approfondir la connaissance du phénomène tant sur le plan quantitatif que qualitatif, dans le prolongement des études déjà réalisées en 2007 et 2009 avec une vision par branches. L analyse qualitative, conduite en 2012, visant à cerner les motifs de ruptures ainsi que les parcours professionnels ou de formation postérieurs à ces ruptures, servira de base de travail pour définir avec les branches professionnelles, notamment dans le cadre des contrats d objectifs, un plan d action adapté aux spécificités des secteurs, concomitamment à la démarche Bretagne Qualité Apprentissage avec l ensemble des CFA. Dans cette optique, une attention sera particulièrement portée sur les ruptures en apprentissage des filles qui semblent rencontrer des difficultés plus importantes. Engagement Jeunesse 2013 : la Région Bretagne engagera avec les branches professionnelles une démarche pour définir avec chacune d elles la stratégie à mettre en place afin de réduire les ruptures en apprentissage. La Région organisera également une telle démarche d observation des abandons en cours de formation pour les filières sanitaires et sociales. Cette étude s inscrit dans l objectif fixé au CPRDF et au schéma des formations sanitaires et sociales de structuration d une démarche d observation emploi-formation dans le secteur. Par l attention portée à l offre de formation pour les élèves les moins favorisés La Région souhaite favoriser le maintien de passerelles entre CAP et baccalauréat professionnel pour permettre aux jeunes en difficulté, initialement orientés vers un bac professionnel en trois ans, de se donner les chances d accéder à une première qualification en CAP. Il importe que tous les jeunes dans cette situation puissent, sous statut scolaire et en alternance, en tout point du territoire et dans des conditions de proximité satisfaisante, avoir accès à un enseignement de niveau V qui leur permette ensuite d accéder à un niveau IV en 4 ans au lieu de trois. Dès lors que les effectifs sont suffisants pour permettre la mise en place d un groupe, la Région défend le maintien de ces formations en niveau IV, dont l utilité est avérée. 70

71 Dans l élaboration de la carte des formations, le Conseil régional demeurera vigilant sur le maintien, au sein de l Education nationale, d une offre suffisante de formations en CAP et de passerelles vers le baccalauréat professionnel. Il s applique la même exigence dans le cadre de sa compétence pour l apprentissage. Au regard des éléments de diagnostic établis pour l élaboration du SRESR, la Région veillera à accompagner l accès des élèves socialement défavorisés autant dans les formations générales et technologiques que professionnelles en lycée, notamment en favorisant leur accès aux internats, condition importante pour leur réussite scolaire. Par l innovation et la qualité des formations La Région met en œuvre une nouvelle démarche d accompagnement des CFA Bretons dès 2013, intitulée Bretagne Qualité Apprentissage, en partenariat avec l Etat. Celle-ci vise à mieux accompagner l apprenti dans le cadre de son projet professionnel et de son insertion, tant au CFA qu en entreprise. En appui de la réflexion à mener par les CFA afin de mener à bien leur diagnostic (organisation, pratiques pédagogiques, points forts et points de progrès), un référentiel qualité a été produit et mis à disposition par la Région Bretagne. Ainsi, ce diagnostic doit permettre de faciliter la déclinaison d un projet global de CFA et de créer un nouvel espace de concertation avec les partenaires au sein d un dialogue de gestion annuel. C est donc une démarche d amélioration permanente au service des CFA et de leurs bénéficiaires, apprentis et maîtres d apprentissage. Deux volets composeront particulièrement cette action vers les CFA : - un volet «Accueil, Accompagnement, Insertion» qui place l apprenti au centre de la relation avec le CFA et l entreprise ; les nouvelles aides financières se substituent aux trois dispositifs régionaux préexistant (médiation, positionnement et visites en entreprises) o o o Accueil : Donner une information exhaustive aux jeunes et aux entreprises, Repérer les freins au bon déroulement de la formation, Sécuriser le parcours de formation, Valider le projet de formation de l apprenti, Signature du contrat d engagement Accompagnement : accompagner l apprenti dans le bon déroulement de la formation par l alternance, mettre en œuvre un contrat d engagement Insertion : insérer durablement les apprentis, favoriser la fluidité des parcours (la poursuite de formation ou vers l insertion professionnelle) - un volet «Plan d actions» qui permet le soutien régional à des actions expérimentales et innovantes dans le cadre du projet global du CFA et en lien avec le référentiel de la démarche Bretagne Qualité Apprentissage. Ce plan d actions doit aboutir à une contractualisation entre le CFA et le Conseil régional Soutenir les retours en formation pour tous les jeunes : Le dispositif régional d insertion professionnelle (DRIP) a fait l objet, à la rentrée 2012, d un renouvellement des cahiers des charges des prestations qui le composent : plateforme d orientation professionnelle (POP), prestation préparatoire à l insertion (PPI), prestation d orientation professionnelle à l attention des publics migrants (POP FLE) enfin les préformations sectorielles (PREFOS) : parcours sont dorénavant disponibles en priorité pour le public 71

72 jeune accompagné par les Missions locales. L objectif du DRIP s est recentré sur l accès à la qualification, conformément aux engagements pris dans le cadre du CPRDF Promouvoir la persévérance et l élévation du niveau de formation en accompagnant les parcours et l épanouissement des jeunes Malgré des taux de scolarisation relativement bons en comparaisons régionales, le niveau de diplôme parmi les jeunes sortis du système scolaire en 2009, tel que calculé par l INSEE, montre la trop grande part des jeunes de niveaux bac et infra qui représentent encore près de 70% des jeunes % des jeunes ont un niveau I ou II : titulaires d un diplôme de niveau BAC + 3 et supérieur, second ou troisième cycle universitaire - 19 % sont de niveau III, c est-à-dire titulaires d un diplôme de niveau BAC + 2 (BTS, DUT) - 28% de niveau IV : sorties des classes de terminale de l'enseignement secondaire (avec ou sans le baccalauréat). Abandons des études supérieures sans diplôme % sont de niveaux V : sorties après l'année terminale de CAP ou BEP ou sorties de 2nd cycle général et technologique avant l'année terminale (seconde ou première). - 16% sont de Niveau VI et V bis : sorties en cours de 1er cycle de l'enseignement secondaire (6ème à 3ème) ou abandons en cours de CAP ou BEP avant l'année terminale. Carte 6 - Taux de poursuite d'études des nouveaux bacheliers en 2011 (source : MEN-MESR) Ce décalage apparaît dès après le baccalauréat (cf. Carte 6) et se confirme dans la part prise par les formations courtes et professionnalisantes (12,7% des étudiants bretons inscrits en 2010/2011 en BTS, contre 10,5% au plan national), la part des niveaux Licence (près de 4 points supérieure en 2010/2011 à la moyenne nationale). L élévation du niveau de connaissances et de qualification est un enjeu de société, et un enjeu pour les parcours des jeunes, car les liens entre diplôme et emploi sont toujours aussi avérés. L allongement des parcours de formation 72

73 initiale est une priorité, à laquelle doit concourir aussi le système de formation tout au long de la vie, afin de répondre aux désirs d évolution et d épanouissement qui se construisent avec le temps. Améliorer l'accès des bacheliers professionnels et technologiques à l'enseignement supérieur (IUT, STS ) Si les scolarités des élèves dans les écoles et les collèges donnent de bons résultats tout en réduisant les écarts sociaux, les trois voies du lycée sont en revanche marquées socialement. Schématiquement les trois quarts des élèves scolarisés dans les formations de la voie générale sont issus de catégories sociales favorisées ou assez favorisées, ceux de la voie professionnelle aux trois quarts de catégories défavorisées ou assez défavorisées. La mise en œuvre de la réforme de la voie professionnelle a par ailleurs renforcé le cloisonnement des trois voies et rendu difficile voire quasi impossible à un lycéen de la voie professionnelle de passer en série technologique. Par ailleurs, la part des élèves issus des milieux défavorisés dans la voie générale du lycée s effrite en Bretagne, elle est inférieure à la moyenne nationale, ce qui ne se vérifie pas, loin s en faut, dans la région voisine des Pays de la Loire. L accès des bacheliers professionnels aux STS doit être sensiblement amélioré pour ceux qui le souhaitent ; au regard des données rectorales, bacheliers professionnels n obtiennent pas de place sans saturation des disponibilités actuelles. Malgré des évolutions positives constatées, il conviendrait d apprécier l effort commun à produire par l ouverture de nouvelles sections, sous statut scolaire et en apprentissage pour majorer les conditions d accès. Un premier effort devrait être porté dans les lycées professionnels quant à la perception des formations en STS. Les représentations des lycéens et de leur famille sur le BTS devraient être questionnées, pour prévenir la tendance à l autocensure. De ce point de vue, les leviers relèvent du SPRO. Dans cet esprit les journées portes ouvertes des lycées disposant de STS gagneraient à présenter les formations de techniciens supérieurs en mentionnant explicitement les publics concernés dont font partie les lycéens professionnels. Compte tenu de l approche pédagogique et de la dimension sociale que recouvre l alternance (en apprentissage et en contrat de professionnalisation), les ouvertures de BTS en alternance 15 doivent être assorties, à tout le moins de modalités pédagogiques très adaptées. Cette approche n exclut pas de bâtir, sous statut scolaire, un accompagnement spécifique pour les bacheliers professionnels, dans les trois ou quatre premiers mois d entrée dans la section. Il existe des dispositifs pédagogiques de nature à constituer un lien entre un lycée professionnel et un lycée disposant de STS ; cela consiste à bien prendre en compte les complémentarités de l amont et l aval et de bien croiser ce qui a été appris au lycée et ce qui sera à acquérir en STS. La valorisation des acquis de terminale est un point important dans la réussite de l accompagnement. L adoption du SRESR doit permettre de convenir d un élargissement de l accueil des bacheliers professionnels dans les STS. La Région s impliquera pour l accompagnement les jeunes par des dispositifs passerelles et la pédagogie de l alternance. 15 Y compris dans une approche mixte : 1ère année sous statut scolaire, 2ème année en apprentissage ou contrat de professionnalisation. 73

74 Les effectifs scolarisés dans la voie technologique sont passés en Bretagne de 30 à 24% des effectifs totaux de lycéens de terminale entre 1995 et 2011, avec un effritement prononcé des séries technologiques industrielles. Historiquement, la voie technologique a constitué le vivier des IUT pour l accueil des néo-bacheliers dans les formations supérieures. L IUT a démontré et démontre une capacité à insérer dans le tissu économique, tout en favorisant la promotion sociale. Toutefois, au fil du temps la place laissée aux bacheliers issus des séries technologiques s est réduite, alors même qu elle leur était a priori réservée, si non de droit au moins de fait. La Région veillera à la place donnée aux bacheliers technologiques dans les formations en IUT. Le Schéma régional de l enseignement supérieur et de la recherche comportera également des orientations précises visant à renforcer la lisibilité et la cohérence des formations de bac 3 à bac +3, et au-delà. Faire progresser l égalité entre les femmes et les hommes dans l enseignement supérieur De même qu au niveau national, un certain déterminisme de genre est ressenti en Bretagne, à l instar du déterminisme social prégnant dans l accès aux filières générales. Le «plafond de verre» subsiste, quant aux représentations par rapport à l accès à l enseignement supérieur, toutes voies confondues. Et si les femmes en recherche d emploi sont plus nombreuses que les hommes à ne pas avoir de diplômes, elles sont également plus nombreuses à disposer d un diplôme supérieur ou égal au bac. A cet effet, la Région a saisi l opportunité d une expérimentation avec l Etat, matérialisée par une convention-cadre signée le 7 décembre 2012 relative à l égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, pour amplifier et consolider sa politique d égalité des droits dans le domaine. Au titre des actions et objectifs poursuivis, il convient de citer la réalisation d un diagnostic sexué des bénéficiaires des dispositifs régionaux dans l enseignement supérieur et la recherche, ainsi que la mise à disposition de ressources régionales sur «insertion professionnelle/diplômé-e-s». Soutenir les parcours en formations sanitaires et sociales Il convient également de considérer l engagement de la Région dans la prise en compte de la compétence dévolue par la loi du 13 août 2004 dans le domaine des formations sanitaires et sociales. Dès 2007, cet engagement s est traduit par une revalorisation régulière des bourses d étude versées aux étudiants inscrits en formation en Bretagne dans les établissements habilités. L intérêt des candidats pour ces formations ne s est pas démenti depuis lors dans un contexte social où la demande de soin et d accompagnement social augmente, générant des besoins d emplois adaptés en nombre (95 % de l'ensemble des étudiants sont en emploi trois ans après l obtention de leur diplôme). La signature d un Contrat d Objectif Emploi Formation traduit également les enjeux de ces secteurs pour les bretons et donc pour les étudiants qui souhaitent s y engager. Au titre de sa compétence sur les formations sanitaires et sociales et dans une logique d aménagement du territoire, la Région a autorisé l ouverture d un Institut de formation en Masso-kinésithérapie à Brest (30 places). Cette création vient répondre aux difficultés de recrutement de Masseurs kinésithérapeutes dans les structures hospitalières publiques. En parallèle, la Région a, dans le cadre d un large partenariat avec l Agence Régionale de Santé et les organisations professionnelles, mis en place un dispositif permettant d accompagner les étudiants avec la prise en charge des coûts de scolarité ( sur 3 ans) en échange d un engagement de l étudiant à travailler pendant une durée équivalente dans le service hospitalier qui l aura recruté. En outre, les étudiants inscrits dans cette démarche pourront bénéficier pendant les deux premières années de formation de la bourse d étude selon les modalités 74

75 décidées par le Conseil régional (calcul à partir des charges et revenus des familles). Au cours de la troisième année d études, ils seront ensuite salariés du Centre hospitalier de rattachement. Initié à compter de septembre 2013, ce dispositif sera reconduit en fonction des besoins identifiés. Engagement Jeunesse 2013 : La Région financera 30 places de formation en Masso Kinésithérapie (15 à Brest et 15 à Rennes) dans le cadre du dispositif d accompagnement mis en œuvre dans une logique d équité territoriale pour les étudiants volontaires. 75

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77 1.7 Agir et accompagner vers l emploi, encourager les initiatives et ouvrir les possibles A la question posée dans un atelier organisé lors de la session extraordinaire consacrée à la charte d engagement en faveur de la jeunesse, «quand devient-on adulte?», les conseillers régionaux jeunes ont répondu de manière consensuelle «quand on entre dans la vie active et qu'on acquiert l'indépendance financière». Cette réponse n'étonnera pas mais a le mérite de rappeler à quel point l'insertion professionnelle constitue une étape capitale dans le passage vers l'âge adulte et l'autonomie. Or, aujourd hui, comme le souligne Florence Lefresne, socio-économiste, dans l ouvrage «L état de la jeunesse en France», «les jeunes paient un lourd tribut à la crise en cours : leur taux de chômage atteint 24%, au troisième trimestre 2012 alors qu il ne concerne «que» 9,9% des actifs». La phase de transition entre une sortie du système éducatif et le marché du travail explique que les jeunes actifs soient évidemment plus exposés aux difficultés de l emploi. Ceci étant, la crise économique actuelle a un effet démultiplicateur notamment sur les jeunes peu ou pas diplômés dans la mesure où ces derniers occupent, beaucoup plus fortement que les autres classes d âge, des emplois précaires. Or, dans cette conjoncture, le recours à l interim et le non-renouvellement de contrats à durée déterminée constituent la variable d ajustement. La situation économique a levé le voile sur la situation de jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation : les NEET (neither in employment nor in education or training). Si cette population, estimée en Bretagne à entre 10 et 16 % de la population jeune, fait l objet d une couverture médiatique importante (cf. article du Monde du 1 er juin 16 ), elle n est pas pour autant nouvelle. Néanmoins, le manque de perspectives et de confiance en l avenir rend ce phénomène plus prégnant nécessitant évidemment une attention et une mobilisation des acteurs publics. Comme cela a pu être précédemment rappelé, la Région a d'emblée marqué son engagement en faveur de l'insertion des jeunes dans la vie professionnelle considérant que, d'une part, l'ensemble des outils et actions favorisant une meilleure connaissance du monde économique par les jeunes, une meilleure appropriation par les entreprises des compétences des jeunes doivent être encouragées et que, d'autre part, en tant qu'employeur (près de agents) la Région a évidemment des responsabilités à exercer vis-à-vis de l'emploi des jeunes. S'il ne s'agit pas d'opposer les catégories d'âge et de population, il n'en reste pas moins que la situation des jeunes mérite des mesures particulières. Le Conseil régional ne dispose pas certes de l ensemble des leviers d action face à cette situation complexe et préoccupante. Néanmoins, il se doit, en toute humilité et lucidité mais pour autant de manière active, de mobiliser l ensemble de moyens et des ressources à sa disposition. Au regard des compétences de la Région, les enjeux sont de quatre ordres : - mieux appréhender l articulation formation et insertion professionnelle en contribuant à développer une relation dynamique entre les jeunes et le monde économique. 16 Pascale Krémer, «Ces jeunes inactifs découragés de tout», Le Monde, 1 er juin

78 - participer à la valorisation de secteurs novateurs porteurs d emplois pour les jeunes comme l économie sociale et solidaire - mobiliser ses efforts pour les jeunes les plus en difficulté - mettre sa responsabilité d employeur au service des jeunes Contribuer à la création d une relation dynamique entre les jeunes, le secteur économique et l entrepreneuriat Comme cela a pu être évoqué précédemment, le Conseil régional a déjà développé plusieurs outils facilitant la relation entre le monde de l'entreprise et les jeunes. L'enjeu est aujourd'hui d'aller plus loin en confortant bien entendu ces dispositifs et en suscitant, en accompagnant de nouvelles initiatives. Une insertion professionnelle réussie passe par un accompagnement régulier des jeunes dans la définition et la sécurisation de leur parcours de formation. Ainsi, il est primordial d accompagner les jeunes dans leur parcours professionnel par la mise en œuvre d actions complémentaires et garantissant les meilleures chances de réussite. Cela passe notamment par la mise en place de partenariats en situation immersive entre le monde de la formation et le monde socio-économique. Le Conseil régional sera aux côtés des acteurs économiques mobilisés sur ces questions de la place accordée aux jeunes dans les entreprises. Un dialogue a pu être engagé avec plusieurs chefs d entreprise soucieux de vraiment accompagner les jeunes dans leurs parcours et dans la construction de leur projet professionnel. Dans un monde où les métiers se complexifient, où les parcours professionnels sont moins linéaires, une des perspectives qui pourraient être examinées avec les acteurs économiques est le développement d un dispositif de parrainage qui permette à un jeune de bénéficier de l expérience d un professionnel, d un réseau et plus globalement de mieux appréhender les codes du marché du travail et du recrutement. Ces dispositifs ont pu être initiés sur plusieurs territoires régionaux. Outre la découverte des métiers, ce partenariat avec les acteurs économiques doit permettre d identifier les compétences techniques nécessaires à sa réalisation, mais aussi mettre en évidence les attentes des professionnels et ceci notamment en terme de compétences transversales. Inversement, le monde socio-économique doit aussi s ouvrir plus aux jeunes en formation (apprentis, stagiaires) mais aussi diplômés, tels que les doctorants, en les accueillant par exemple pour réaliser leur thèse (thèses Cifre). Engagement jeunesse 2013 : La Région facilitera et soutiendra les actions soumises par les acteurs bretons permettant de développer les liens entre les entreprises et les jeunes et notamment par la poursuite du développement du parrainage. 78

79 Pour contribuer au développement d'entreprises de proximité, essentiellement dans les services, tout particulièrement dans les quartiers où l'on connaît un taux de création inférieur à la moyenne, la Région a engagé un travail avec les acteurs pour mieux mobiliser ou créer des outils dédiés à cet enjeu. Les résultats devraient être opérationnels en Par ailleurs, la Région sera attentive aux expériences de mobilisation des contrats de génération afin d anticiper sur les reprises d entreprises, notamment artisanales. Le Conseil régional soutient ainsi depuis 2 ans l expérimentation «Créajeunes» menée par l ADIE (Association pour le droit à l initiative économique) permettant annuellement à 40 jeunes peu diplômés, âgés de 18 à 32 ans, de bénéficier d un accompagnement méthodologique à la création d activités. Engagement jeunesse 2013 : La Région se mobilisera à travers le déploiement de ses dispositifs de «droit commun» pour la création et reprises d entreprises pour faciliter l accompagnement des jeunes dans ces démarches. Le Conseil régional poursuivra en particulier l expérimentation de Créajeunes menée par l ADIE sur au moins 2 sites en Bretagne : Rennes et une autre agglomération (Brest, Lorient ou Saint- Brieuc). Toujours, dans cette perspective d encourager l entrepreneuriat et notamment ses formes innovantes socialement, le Conseil régional a décidé de soutenir un projet basé sur une expérience qui existe depuis 25 ans au Québec et qui consiste à sensibiliser et accompagner de jeunes mineurs dans la mise en œuvre d un projet d entreprises. Accompagnés par un animateur, un groupe de jeunes est initié au développement d une entreprise sous statut coopératif : ils ont la responsabilité de définir leur activité dans le domaine du service, de prospecter les clients et d en assurer ensemble la gestion. Ces coopératives jeunesse de services seront déployées, dans une première phase expérimentales sur trois territoires : Brest, Quintin et Rennes. Ce test est l'opportunité pour une trentaine de jeunes de s'initier à une forme entrepreuneriale, la SCOP, dont les résultats en matière de pérennisation ou de création des emplois est supérieur aux autres formes sociétaires. Enfin, le Conseil régional veillera aux conditions de déploiement sur le territoire régional des mesures inscrites dans le plan européen «L initiative pour l emploi des jeunes» qui prévoit 6 milliards d euros dans le projet de budget européen 2014/2020. A ce titre, le Conseil régional sera en l occurrence attentif à l accès au crédit piloté par la banque européenne d investissement aux PME qui sont bien souvent l épine dorsale dans la création d emplois pour les jeunes Valoriser l économie sociale et solidaire dans l insertion professionnelle des jeunes Dans un contexte de chômage croissant des jeunes, l économie sociale et solidaire peut présenter de formidables opportunités d emplois et de création d activités. En effet, ce secteur résiste mieux à la crise actuelle avec une croissance de l emploi de 0,3% en L économie sociale et solidaire joue un rôle d insertion professionnelle pour 17 Enquête du réseau Recherche et Solidarités, avec le soutien de l ARF et de la Caisse des Dépôts, publiée le jeudi 27 juin

80 les jeunes. Il convient, à ce stade de rappeler que environ 50% des emplois associatifs d intérêt régional concernent des jeunes. Plusieurs réalités sont encourageantes quant aux potentialités concernant l emploi des jeunes dans l économie sociale et solidaire qui sera d autant plus renforcée avec la prochaine loi sur l économie sociale et solidaire : - les jeunes ne représentent en France que 18,6% des salariés de l économie sociale et solidaire, ce qui souligne une sous représentation de cette classe d âge dans le secteur. Mais des besoins réels apparaissent dans le renouvellement des salariés. La pyramide des âges indique de nombreux départs à la retraite à l horizon Ces départs concernent tous les postes ; - la diversité des secteurs d activités, des métiers, des structures au sein de l ESS ; - les emplois aidés mis en place par l Etat (Contrats de génération, emplois d avenir) devront permettre une dynamique de recrutement dans les structures de l ESS ; - la recherche de sens dans le travail et les activités réalisées, l intérêt pour le travail collectif, sont des aspirations de plus en plus prégnantes chez les jeunes, ce qui est source d optimisme pour le développement de l ESS. - les opportunités liées au développement de l ESS (qui représente en Bretagne 14% de l emploi salarié), dont le projet de loi présenté le 24 Juillet en conseil des ministres, a pour objectif de permettre un changement d échelle. Il y a donc un réel enjeu de rapprochement entre jeunes et l économie sociale et solidaire. Plusieurs moyens peuvent être mobilisés en ce sens : sensibiliser les jeunes aux valeurs de l Economie Sociale et Solidaire mais surtout à ce que ces valeurs trouvent une application directe dans la réalisation d actions concrètes ; valoriser les initiatives de jeunes dans l ESS est un autre levier permettant également de favoriser leur émergence. Plusieurs pistes d actions peuvent être explorées, en concertation avec les parties prenantes de l économie sociale et solidaire et de la jeunesse en Bretagne. Plusieurs dispositifs animés par le Conseil régional pourront intégrer une dimension relative à l économie sociale et solidaire. - «Parcours de formation» : Permettant initialement à des lycéens en bac pro et BTS d être en immersion dans des entreprises régionales performantes (Armor Lux, Brittany ferries et Crédit mutuel de Bretagne), ce dispositif pourrait être réorienté vers les secteurs de l économie sociale et solidaire. Une réflexion menée par le Conseil régional, la CRES et des établissements d'enseignements a permis d envisager la création de parcours «connaissance de l'ess sur le territoire», en s'appuyant sur les pôles de l'ess. Ces parcours doivent donner à voir aux élèves la diversité des métiers et filières offertes par les employeurs du secteur, et la mise en pratique de la vocation spécifique de l ESS à contribuer au vivreensemble et à la solidarité. Engagement Jeunesse 2013 : Le Conseil régional, la CRES et le lycée professionnel Marie Le Franc expérimenteront un parcours «connaissance de l'ess sur le territoire» à la rentrée 2013, en s'appuyant sur un pôle de l'ess du pays de Lorient, C2SOL. Les résultats de cette expérimentation permettront d envisager une extension du dispositif à la rentrée

81 - Concours «une entreprise dans votre lycée» : Ce dispositif reposant sur un partenariat entre le Rectorat et le Conseil régional permet sur une année à un groupe d'élèves volontaires au sein d'un lycée (public et privé, de l'éducation national et de l'enseignement agricole) de s investir dans une démarche de création d entreprise Il convient aujourd hui d examiner les modalités très concrètes pour faire de l économie sociale et solidaire un des axes de sensibilisation des lycéens. Plus globalement, il sera nécessaire d être vigilant sur des dispositions inscrites dans le projet de loi sur l économie sociale et solidaire concernant la sensibilisation à l ESS des apprenants avec une inscription dans les programmes scolaires. Un travail est par ailleurs mené en Bretagne entre les différents acteurs de l éducation et de la formation (Région, Rectorat, enseignants ) pour aller dans ce sens. Dans le cadre du partenariat conclu avec les acteurs de l économie sociale et solidaire, un dialogue sur l information, les actions de sensibilisation à mettre en œuvre sera engagé. Un des objectifs pourra être de mieux faire connaître les formations. Enfin, la mise en avant des initiatives de jeunes dans l Economie Sociale et Solidaire permettrait de donner envie à d'autres jeunes de créer des projets, de montrer la capacité des jeunes à entreprendre et l'apport des initiatives pour le territoire. Deux outils pourront être mobilisés : le portail jeunes et l organisation de manifestations particulières dans le cadre du mois de l Economie Sociale et Solidaire qui a lieu chaque année au mois de novembre Accompagner les jeunes les plus en difficultés En commission permanente du 28 mars 2013, l assemblée régionale a validé la convention de partenariat avec l Etat qui fixe les orientations et la stratégie régionale sur le déploiement des emplois d avenir. Trois orientations ont été ainsi définies : - mobiliser les territoires prioritaires (milieu rural et zone urbaine sensible) ; - mobiliser les employeurs des secteurs non marchands (associations, collectivités locales) et marchands. Des rencontres ont d ores et déjà été organisées avec les employeurs potentiels. Le Conseil régional de Bretagne a également proposé de prendre appui sur les 11 contrats d objectifs (métallurgie, tourisme, bâtiment, travaux publics, pêche et culturels maritimes, spectacle vivant, transport, propreté, agriculture, filière nautique et sport) ainsi que le contrat de filière de l industrie agroalimentaire pour le déploiement des emplois d avenir ; - mobiliser les dispositifs régionaux de formation. Si le parcours de formation n est pas formalisé à la signature du contrat, il n en demeure pas moins que les employeurs doivent établir ce parcours qui se doit d être adapté à l emploi et à la situation du jeune. Dans ce cadre, le Conseil régional de Bretagne ouvre ses aides individuelles à la formation tout en recherchant l implication des organismes paritaires collecteurs agréés. L objectif de recrutement de jeunes en emplois d avenir pour 2013 était de emplois sur un total national de emplois. Au 18 août 2013, contrats «emplois d avenir» avaient été signés en Bretagne soit 64,4% de l objectif annuel. En comparaison avec les autres régions métropolitaines, le déploiement s avère plus rapide en Bretagne. La Région a adapté ses dispositifs et ouvre l'ensemble de ses actions de formation, individuelles et collectives aux jeunes en Emploi d'avenir. A ce jour, la Bretagne est ainsi très bien située au plan national en matière 81

82 de formation des bénéficiaires des contrats. Par ailleurs, la Région anime un groupe de travail avec les OPCA, les Missions locales et la DIRECCTE, afin de faciliter la mise en œuvre des parcours de formation dans les entreprises. Le Conseil régional sera attentif aux expérimentations qui pourront être menées dans le cadre de l appel à manifestation d intérêts lancé par l Etat sur la garantie jeunes. Ce dispositif, inscrit dans le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l inclusion sociale adopté lors du Comité interministériel de lutte contre les exclusions du 21 janvier 2013, s adresse aux jeunes de 18 à 25 ans qui ont quitté le système scolaire et qui ne sont ne en formation ni en emploi. L instauration de cette garantie doit permettre de répondre au souhait formulé par les Etats membres de l Union Européenne de soutenir la mise en œuvre d un ensemble diversifié et cohérent de mécanismes de garantie pour la jeunesse. L objectif est d amener les jeunes en grande précarité vers l autonomie et construire avec un parcours personnalisé et de leur garantir une première expérience professionnelle et un niveau de ressources financières (environ 450 /mois). Associant très étroitement les missions locales, la réussite de ce dispositif implique un partenariat solide entre les acteurs de l insertion et le monde de l entreprise. Le 13 août, le Gouvernement a indiqué que le Département du Finistère était retenu dans les 10 territoires pilotes de l expérimentation, qui sera élargi à 10 autres territoires, dont l Ille-et-Vilaine, à compter de Le Conseil régional a récemment confirmé à l Association régionale des missions locales son intérêt et sa mobilisation sur cette expérimentation, qu il souhaite voir aboutir. A la faveur de son implication dans le déploiement des emplois d avenir et de son intérêt porté à l expérimentation de la garantie jeunesse, la Région se mobilisera pour apporter aux jeunes les plus en difficulté un accompagnement adapté Mettre sa qualité d employeur au service de l emploi des jeunes A l instar d un certain nombre de collectivités comparables, la pyramide des âges de l administration régionale fait apparaître un vieillissement de la population et renforce la nécessité d une politique de recrutement de jeunes. Soucieux de pouvoir favoriser la mixité sociale et de participer à l insertion professionnelle des jeunes les plus en difficulté, le Conseil régional s est engagé, pour septembre 2013, à accueillir 40 apprentis, 20 jeunes en emplois d avenir et deux volontaires en service civique. 32 apprentis et 22 emplois d avenir ont ainsi rejoint les services régionaux en septembre Deux services civiques les rejoindront avant la fin 2013 afin de participer aux opérations de concertation sur le projet Bretagne Cette première phase sera suivie d un bilan qui permettra d examiner les conditions de renforcement du recours à l apprentissage et aux emplois d avenir, dans le cadre d une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Le Conseil régional souhaite véritablement qualifier les jeunes accueillis en leur proposant un tutorat solide. A ce titre, chaque tuteur recevra une formation obligatoire pour accueillir et suivre les jeunes dans les meilleures conditions. Enfin, une sensibilisation globale des équipes d accueil est envisagée. Engagement Jeunesse 2013 : Renforcer l'engagement de la Région, en tant qu'employeur, dans l insertion professionnelle des jeunes. Des engagements d accueil chiffrés seront formalisés à l issue du bilan retiré de l extension de la mobilisation de la Région comme lieu d accueil de jeunes. 82

83 1.8 Encourager l engagement de tous dans la Cité et les solidarités intergénérationnelles La question de l engagement des jeunes constitue un sujet faisait l objet de multiples représentations et débats qui ne facilitent pas une juste vision de leur implication. Qualifiés rapidement de «génération Y», on les dit volontiers apolitiques, désengagés, individualistes. Ces représentations résistent-elles à l épreuve des faits? Sans doute ces représentations de l engagement des jeunes est tronquée, comme le souligne Jean-Claude Richez dans son article «participer, s engager : l engagement des jeunes aujourd hui» 18 par une conception restreinte de l engagement lié en l occurrence au monde syndical et politique, s inscrivant sur de la longue durée. Mieux saisir et comprendre l engagement des jeunes nécessite de changer de prisme. Dans son enquête annuelle sur la situation du bénévolat menée en partenariat avec l IFOP et avec le soutien du Crédit Mutuel de Bretagne, France Bénévolat fait valoir en 2013 un franc rajeunissement du bénévolat avec une augmentation de 32% par rapport à 2010 des jeunes bénévoles âgés de 15 à 35 ans. L ouvrage «L état de la jeunesse en France» confirme cette tendance de l intérêt portée par les jeunes au secteur associatif. Ainsi, d après les enquêtes «Valeurs», le taux d adhésion est remarquablement stable depuis 1990 : 37% des jeunes seraient membres d au moins une association. Cette participation semble en premier lieu liée à des associations sportives ou de loisirs et est fortement motivée par une recherche de sociabilité et de convivialité. Néanmoins, en 2008, un jeune sur cinq participait à des groupements davantage ouverts sur des questions de société, sur des intérêts collectifs ou défense d une cause. Si ce chiffre est inférieur à la tranche d âge supérieur, il n en demeure pas moins que ce taux est marquant car multiplié par trois depuis Dans une région se distinguant particulièrement pour son dynamisme associatif, l engagement des jeunes en Bretagne ne semble pas échapper aux constats nationaux. Ainsi, les données du CRIJ Bretagne sur les stratégies d information des jeunes (2013, exploitation provisoire) révèlent que 55% des jeunes interrogés ont déjà réalisé «une expérience de bénévolat, d engagement ou d initiative» et confirment effectivement que la majorité des expériences est en relation avec une activité de loisirs. L enquête de 2006 mettait en évidence que les institutions dites classiques (syndicats et partis politiques en l occurrence) attiraient moins de 5% des jeunes interrogés. L ensemble de ces éléments ne fait que confirmer l émergence d une nouvelle figure de l engagement qui serait, pour reprendre les propos de Jacques Ion 19, un «militantisme pragmatique», plus ludique, plus détournés des «appareils» traditionnels. En résumé, du fait sans doute d un accroissement des mobilités géographiques et professionnelles, de parcours moins linéaire, l engagement des jeunes est en mutation. Il est erroné d affirmer que les jeunes s engagent moins qu avant ou que leurs aînés ; ils s engagent autrement sur des formes et des durées diverses, plus fortement associées à des notions d épanouissement personnel et de convivialité, plus en prise avec un souci d expérimentation. Le rapport du CESER sur les univers sociaux et culturels des jeunes interroge les manières des générations aînées de percevoir l'engagement des jeunes qui seraient sans doute prisonnières d'un modèle unique de l'engagement et met 18 Richez J.-C., «Participer, s engager : l engagement des jeunes aujourd hui», Marquié G. (dir.), «Des ressources pour l engagement et la participation des jeunes», Jeunesse, éducation, territoires. Cahiers de l action, INJEP. 19 Franguiadakis S., Ion J., Viot P., Militer aujourd hui, Autrement, Cerc,

84 en évidence que "du côté des jeunes le terme même d'engagement ne semble plus faire partie du vocabulaire usuel, ceux -ci parlant plus volontiers de "mobilisation", de "participation", d'"implication ou d'"investissement personnel". Ceci étant, cet élan d optimisme sur des jeunes soucieux de la vie collective ne doit pas masquer deux enjeux majeurs qui méritent une attention particulière et qui devront guider les réflexions de la Région sur l engagement des jeunes. D une part, le niveau de diplôme est toujours discriminant en matière de participation. L adhésion à une association augmente avec l élévation du niveau d études. D après l enquête Valeurs (Association pour la recherche sur les systèmes de valeurs-injep 2008), près d un jeune sur ayant terminé ses études au plus tôt à 22 ans participe à au moins une association, pour seulement un quart des jeunes achevant leurs études au plus tard à 18 ans. La tendance d une relation entre le niveau de diplôme et le niveau d engagement pourrait se confirmer en région Bretagne. L enquête du CRIJ (2013, exploitation provisoire) fait état de fortes disparités de statuts : parmi les plus engagés, figurent les jeunes en emploi, les étudiants et les actifs de Bac+3. En revanche, les jeunes qui ne se sont jamais engagés seraient des chômeurs et des actifs faiblement diplômés. Si l engagement des jeunes est une traduction de leur inclusion sociale, alors la question de l engagement des jeunes en situation de vulnérabilité prend un sens tout à fait particulier et interroge les modalités d accompagnement des initiatives des jeunes prises par les acteurs publics. D autre part, la question de l engagement des jeunes se pose aujourd hui dans un contexte où ils partageraient le sentiment que leur avenir sera moins prometteur que leurs aînés. La situation économique actuelle tend ainsi à cristalliser des points de fracture générationnelle. Selon une enquête JOC/CSA parue en avril 2011, les jeunes seraient 75% à avoir ce sentiment de ne pas être reconnus et entendus par la société. Selon France Bénévolat, en 2005, 57% des présidents d association avaient plus de 55 ans et 7% moins de 35 ans. Si l on considère que l engagement favorise le vivre ensemble et facilite le lien entre générations, il est impératif de repenser la place faite aux jeunes dans les espaces de vie collective. Les enseignements tirés depuis 2011 de la mise en œuvre des engagements de la politique jeunesse régionale, conjugués aux enjeux identifiés sur l engagement des jeunes, nous confortent dans l idée que l ensemble des champs d intervention qu ils soient culturels, européens, environnementaux contribuent pleinement à l épanouissement et à la citoyenneté des jeunes à partir de deux orientations majeures : - les dispositifs régionaux doivent vraiment être en capacité de s adapter, de prendre en compte l hétérogénéité des situations juvéniles et de renforcer les interventions vers les jeunes les plus éloignés de ces outils. Les questions d accompagnement et de mise en réseaux des acteurs prennent là un sens tout particulier ; - considérant qu il est primordial que l engagement participe au vivre ensemble, ces dispositifs doivent vraiment s articuler autour des questions de transmission de savoir, mais également de réciprocité à l œuvre dans les relations entre les jeunes et leurs aînés. 84

85 1.8.1 Poursuivre l accompagnement des démarches favorisant la participation et l engagement des jeunes dans les projets culturels Dans le cadre de la politique culturelle, l appel à projets «place aux jeunes» sera reconduit pour Un moment d échanges prospectifs et d évaluation partagée est proposé en septembre 2013 aux 150 structures ayant formulé des propositions dans le cadre des deux premières éditions de l appel à projets «Place aux Jeunes». Ce dialogue portera notamment sur les modifications susceptibles d être apportées aux interventions existantes. L attention portée aux jeunes en condition de vulnérabilité se traduira par des coopérations étroites avec les organismes de formation associés au Dispositif Régional d Insertion Professionnelle, afin d examiner les perspectives de développement de projets avec les jeunes en formation. L objectif serait dans un premier temps de mener quelques expérimentations. Engagement Jeunesse 2013: En complément de l édition 2014 de l appel à projets «Place aux Jeunes», à titre expérimental, le Conseil régional souhaite proposer aux jeunes accompagnés dans le cadre de certains parcours d insertion, de s impliquer dans des projets culturels et artistiques. Ces propositions seront élaborées en concertation avec les organismes de formation en lien avec le Dispositif régional d insertion professionnelle. La politique culturelle a pleinement intégré cette priorité accordée à la jeunesse. Elle se traduit dans certains dispositifs (aide aux manifestations culturelles et artistiques ) comme dans les échanges quotidiens avec les acteurs culturels et artistiques en Bretagne. Par ailleurs, l appel à projet «Place aux Jeunes» est un des dispositifs analysés par le biais de la grille de questionnement de la durabilité PADUS / DURABLE, qui permet de l interroger au regard d enjeux non seulement culturels, mais aussi économiques, environnementaux, sociétaux et de qualité démocratique Soutenir l engagement des jeunes Le Conseil régional signe avec un certain nombre de fédérations d éducation populaire des conventions pluriannuelles avec l identification pour certains d entre elles d actions spécifiquement fléchées sur la jeunesse. La Ligue de l enseignement est, à ce titre, soutenue pour son action en faveur des juniors associations, dispositif qui permet à de jeunes mineurs d être accompagnés sur la création d associations. L élaboration de ces conventionnements constitue donc un véritable espace de dialogue et de réflexion sur l engagement des jeunes, sur la place des jeunes dans les associations, et en particulier dans les instances de décision, sur l opportunité et les conditions de valorisation de l engagement, sur les nouvelles formes d engagement et les réponses à y apporter. Dans la même logique, le Conseil régional propose aux mouvements associatifs un appel à projets sur la formation de bénévoles. L enjeu est aujourd hui d intégrer à ce dispositif des axes de formation qui puisse favoriser une meilleure appropriation des questions relatives à l engagement des jeunes, initier les jeunes aux prises de responsabilités associatives et, enfin, imaginer les conditions de renforcement du lien intergénérationnel. Les actions menées par France Bénévolat et en particulier le programme Solidâge 21 méritera une attention particulière. 85

86 Engagement Jeunesse 2013 : Le Conseil régional de Bretagne posera la question de l engagement des jeunes dans son dialogue régulier avec les fédérations d éducation populaire et dans le cadre des négociations des conventions d objectifs signées. Le Conseil régional renforcera la prise en compte de la thématique de la jeunesse dans la définition des programmes de formation des bénévoles associatifs Encourager les projets favorisant l ouverture internationale et la citoyenneté européenne des jeunes La Région reconduira les appels à projets relatif à la coopération et à la solidarité internationale en portant une attention à l information, la communication et l accompagnement des acteurs. Ainsi, concernant la solidarité internationale, la plateforme Acteurs bretons de la coopération internationale et de la solidarité ABCIS, animée par la Région, a décidé de mieux prendre en compte l engagement solidaire des jeunes, ici et là-bas, à travers la mise en place de groupes de travail consacrés, d une part, à l engagement solidaire et à la mobilité internationale des jeunes, d autre part, à l éducation au développement et à la solidarité internationale. La Région reconduira également l appel à projets encourageant l implication des jeunes dans le montage et la réalisation de projets collectifs d échanges avec ses régions partenaires en Europe ; de manière complémentaire, elle poursuivra la mise en œuvre d actions conjointes à destination de la jeunesse, de sa propre initiative ou en partenariat, conformément aux orientations arrêtées dans les plans d actions révisés de ces coopérations qui ont toutes inscrit cette thématique comme prioritaire. Concernant la citoyenneté européenne, la politique régionale de sensibilisation européenne porte véritablement la volonté de favoriser l appropriation des jeunes aux problématiques européennes et encourager leur engagement européen ainsi qu à valoriser ce que fait l Europe en Bretagne. Le dispositif «Animateur Europe» est, à ce jour, bien installé mais le déficit de connaissance sur l Europe auprès des jeunes se fait toujours ressentir. Afin de susciter davantage l intérêt des jeunes, la Région oriente ce dispositif vers une pédagogie ludique, interactive basée sur des outils intégrant les nouvelles technologies. Ainsi, un jeu vidéo de type serious game a été construit autour de la thématique maritime, en invitant le joueur à endosser le rôle de commissaire européen chargé des affaires maritimes afin de faire voter une nouvelle directive de sécurité maritime. Un mini-site type web documentaire illustrant des apports de l Europe dans le quotidien des jeunes verra également le jour début La mise en ligne de ces deux outils participera à la prise de conscience européenne des jeunes en âge de voter. La Région propose également des actions à destination des élèves et apprentis. Depuis 2012, elle organise chaque année, le concours «L Europe et vous» qui invite les établissements à mettre en œuvre un projet à dimension européenne. En 2014, elle proposera également, aux établissements qui le souhaitent, un jeu de rôle - basé sur le Serious game - grandeur nature qui permettra de découvrir de façon concrète les institutions européennes et leur fonctionnement. Le futur programme «Erasmus plus» qui verra le jour début 2014, sera l occasion pour la Région de 86

87 communiquer (via le portail jeunes et le site sur le dispositif Service volontaire européen qui offre aux jeunes l opportunité de vivre une activité de volontariat en Europe. Par ailleurs, les échanges avec l Agence Française du Programme Européen Jeunesse en Action ont ouvert des perspectives de coopération avec cet organisme dans le cadre du futur programme : rencontres européennes entre jeunes et entrepreneurs pour faciliter la mobilité professionnelle, sensibilisation et mise en réseau des acteurs régionaux La Région examinera les perspectives de son adhésion au réseau des Régions européennes pour la Jeunesse (European Regions for Youth ERY) au regard de ces perspectives. Engagement Jeunesse 2013 : Le Conseil régional poursuivra son implication en faveur de la sensibilisation des jeunes aux questions internationales et européennes. A ce titre, la Région Bretagne s attachera à développer des actions en partenariat avec l Agence Française du Programme européen jeunesse en action, une fois le programme «Erasmus +» adopté (4 e trimestre 2013) Mobiliser les jeunes en faveur de l environnement Dans le domaine de l environnement qui suscite en règle générale un certain intérêt de la part des jeunes, comme ont pu en témoigner les conseillers régionaux jeunes lors de la session extraordinaire du 15 mai dernier, l appel à projet 2014 intégré une plateforme portée par le collectif associatif REEB (Réseau pour l éducation à l environnement en Bretagne) et associant les partenaires institutionnels (Etat, Région, Départements) permettra de définir la jeunesse comme une cible prioritaire. L accompagnement par la Région du tissu associatif permettra également d interroger le collectif des associations sur la manière d associer les jeunes aux questions environnementales et sur le renouvellement du bénévolat. Engagement Jeunesse 2013 : Le Conseil régional confortera l appel à projets éducation à l environnement en intégrant la dimension jeunesse comme une des priorités de l'appel à projets notamment sur les thématiques liées à la relation des jeunes avec leur environnement de proximité (eau, espaces naturels...) et au développement des sciences participatives. Il est proposé que des représentants du Conseil régional des jeunes soient intégrés au comité de pilotage de l'appel à projets. Le Conseil régional veillera par ailleurs à l implication des jeunes dans les actions des associations Développer la culture scientifique et technique des jeunes Partie intégrante de la culture générale, la culture scientifique s acquiert, s entretient et se diffuse. La diffusion de la culture scientifique technique et industrielle répond à de multiples enjeux : un enjeu culturel pour le développement du savoir et de la connaissance, 87

88 un enjeu éducatif pour développer de façon complémentaire à la formation scolaire et universitaire, l appétence pour les métiers de la recherche, un enjeu sociétal et «citoyen» pour permettre le débat démocratique sur les choix scientifiques de la Nation ; enjeu économique dans le cadre de la globalisation et du développement d une économie de la connaissance innovante. Dans le cadre des réflexions menées pour l adoption du schéma régional de l enseignement supérieur et de la recherche, les acteurs de la culture scientifique ont retenu trois objectifs majeurs : 1. répondre aux interrogations de la population sur tous les problèmes des sciences touchant de près ou de loin la société ; 2. montrer la science «en train de se faire» au travers de la diversité de ses approches, mono ou pluridisciplinaires ; 3. apporter une dimension complémentaire à celle de l Education nationale afin de donner le goût des sciences. La Région, conformément aux récentes évolutions législatives, assure la coordination des initiatives dans ce domaine avec les collectivités territoriales. Le goût pour le «faire soi-même», pour la création et pour l objet en lui même, dans leurs aspects de design notamment, est un levier puissant pour le développement d une culture créative et entreprenante. De nouveaux outils technologiques et des approches pédagogiques innovantes, faisant une large place au jeu, offrent de nouveaux instruments pour y parvenir Participer à la mise en œuvre d actions qui favorisent la transmission du patrimoine, de la mémoire et de l histoire Au titre de sa politique en faveur du patrimoine, le Conseil régional avait, dès 2009, inscrit dans ses priorités la sensibilisation des jeunes au patrimoine breton en lançant un appel à projets inédit qui a permis de repérer et de soutenir de façon volontariste et cela jusqu'à 60 % 39 projets (sur 76 candidatures) répartis de manière équitable sur le territoire breton. Un budget global de a bénéficié aux porteurs de projets, à forte majorité associative, pour mener à bien des projets déclinés autour de 8 grands thèmes fédérateurs 20. Aujourd hui, ce travail trouve une suite logique dans la création d un dispositif et d une ligne budgétaire spécifiquement consacrés aux projets pédagogiques qui encourage l implication des jeunes en les rendant eux-mêmes acteurs de leur découverte du patrimoine breton. Ces projets ont permis de créer une «boîte à outils» en ligne mutualisant expériences et méthodes à l'issue de chaque projet lauréat et servant plus largement de vitrine aux actions bretonnes dans le domaine du patrimoine ( Une partie de son contenu sera directement repris et mis en valeur dans le futur Espace numérique de la Connaissance (ENC). Par ailleurs, le Conseil régional participe financièrement à l organisation de chantiers internationaux coordonnés par Concordia, les Compagnons bâtisseurs et Etudes et Chantiers Bretagne/Pays de la Loire. Ces initiatives ont concernés en jeunes, majoritairement des filles (80 % environ), scolarisés dans les tranches d'âge ans et Histoire et mémoire : le lien intergénérationnel, Patrimoine oral et valorisation linguistique, Architecture et environnement : un cadre de vie, Patrimoine et culture maritime et fluviale, Patrimoine local, médiation et valorisation touristique, Valorisation de sites patrimoniaux et actions de plein air, Patrimoine et savoir-faire : l approche technique, Patrimoine : une source d inspiration pour créer. 88

89 ans, et couvrant 22 nationalités. Une attention toute particulière est accordée aux associations qui œuvrent en faveur de la sensibilisation, de l éducation et de la formation aux patrimoines et qui intègrent dans leurs programmes annuels un axe spécifique en direction du jeune public. Enfin, afin de favoriser le partage des bonnes pratiques, l échange d expériences et la mise en réseau d acteurs, le Conseil régional organisera le 15 novembre 2013 à Rennes, aux Champs Libres, une journée de rencontres autour de la question des jeunes et du patrimoine: "COUP DE JEUNE SUR LE PATRIMOINE! Entre transmission et appropriation, les jeunes au cœur de leur héritage culturel. LE rendez-vous des acteurs et témoins". Toujours dans cette volonté de favoriser le lien entre les différentes générations, de donner aux jeunes les clefs de leur histoire, le Conseil régional poursuivra, d une part, le développement d initiatives en faveur du patrimoine immatériel et participera, d autre part, en 2014 aux manifestations organisées à l occasion du centenaire du début de la première guerre mondiale de et, d autre part du 70 e anniversaire de la Libération des villes de Bretagne (1944). A l occasion de cette commémoration, le Conseil régional de Bretagne proposera aux lycéens un travail autour de la mémoire et de la paix retrouvée grâce à une Europe réconciliée. Engagement Jeunesse 2013 : Le Conseil régional renouvellera la mise en œuvre de ses actions en faveur de sensibilisation au patrimoine et sera à l initiative d actions pour commémorer le centenaire du début de la première guerre mondiale de 1914/1918 et les 70 ans de la libération des villes de Bretagne (1944). 89

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91 Conclusion En conclusion de sa leçon inaugurale à la chaire de recherche consacrée à la jeunesse en novembre 2012, Patricia Loncle achevait son intervention en soulignant à quel point il était nécessaire, pour l action publique en matière de jeunesse, de travailler à l élaboration d une politique plus intégrée appréhendant de manière globale les questions de jeunesse et faisant des jeunes des sujets de droit et non pas des objets de dispositifs. C était l ambition portée par le Conseil régional en adoptant en septembre 2011 la charte d engagement en faveur de la jeunesse. Mobilisation de l ensemble des champs de compétences régionaux, transversalité, concertation, expérimentation, association des jeunes ont été les mots de l action publique de la Région pendant ces deux ans. Cette démarche a porté ses fruits. Sur les 45 engagements pris devant l assemblée régionale, 33 ont été ou sont en phase de réalisation. Ce travail a également favorisé l émergence de nouvelles méthodes de travail et n a fait que confirmer l importance de considérer qu une politique publique de la jeunesse doit être évolutive et se questionner en permanence. Dans ce contexte, le dialogue régulier avec les partenaires publics et les acteurs est bien entendu indispensable ; l accompagnement par des chercheurs et des universitaires nécessaire et évidemment l association des jeunes vitale. Ce projet qui appréhende les questions de jeunesse dans leur globalité et s inscrit dans une vraie dynamique de partenariat et de concertation font du territoire de la Bretagne un véritable laboratoire des politiques publiques de la jeunesse repéré au niveau national. Aujourd hui, ces principes d action restent plus que jamais d actualité. Les enjeux de société en termes d intégration, de lien entre les générations, de vivre ensemble sont forts. L ensemble des champs de l éducation formelle et nonformelle doit être mobilisé pour encourager et valoriser les capacités de création et d innovation des jeunes. Aussi, l actualisation de la charte permet de franchir une nouvelle étape en consolidant les engagements pris par le Conseil régional tout en ouvrant de nouvelles perspectives ambitieuses. Ce sont ainsi ces engagements qui guideront notre action durant les prochains mois. C est ainsi grâce à la jeunesse, son dynamisme et sa capacité à réformer (interroger), à inventer que nous pourrons répondre aux défis du XXIème siècle. 91

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93 Annexes 93

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95 Cadre stratégique et liste des engagements de la politique jeunesse actualisée UN CONTRAT VIVANT AVEC LES JEUNESSES DE BRETAGNE Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 45 Associer les jeunes à la mise en œuvre de Prolongé 1 la politique jeunesse régionale N 43 Soutenir la création d une Chaire de recherche consacrée à la jeunesse Prolongé 2 1 AMELIORER LES CONDITIONS DE VIE DES JEUNES POUR PLUS D EGALITE 1.1 AMELIORER L ACCES ET LA QUALITE DE L INFORMATION MISE A DISPOSITION DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 1 Service public de l information des jeunes Prolongé 3 N 2 Portail jeunes Prolongé 4 Engagements proposés à l adoption Site mobile Nouveau 5 Appel à projets information des jeunes Nouveau 6 Information et conseil aux jeunes détenus Nouveau 7 Maisons du logement Nouveau FACILITER L ACCES AU LOGEMENT DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 3 Charte d hébergement commune aux EPLE A lancer 9 N 4 Appel à projets logement des jeunes Non reconduit - N 5 Mise à disposition des internats des lycées A réexaminer 10 pour les stagiaires et saisonniers N 6 Accès des apprentis à l enseignement Prolongé 11 supérieur N 7 Accès des jeunes au parc social Prolongé 12 N 8 Développement de formes innovantes Prolongé 13 d habitat solidaire N 9 Dispositif de garantie des loyers Réorienté 14 N 10 Allocation second logement des apprentis A lancer 15 Engagements proposés à l adoption Soutien à la rénovation et la modernisation des résidences étudiantes gérées par le CROUS Soutien à la création et la modernisation des résidences jeunes sur les territoires Nouveau 16 Nouveau CONTRIBUER A L AMELIORATION DE LA SANTE DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en

96 N 11 Observation et analyse des Prolongé 18 problématiques de santé N 12 Espaces santé A lancer 19 N 13 PAEJ Prolongé 20 N 14 Information santé Réorienté 21 N 15 AAP promotion de la santé des jeunes Prolongé 22 N 16 Politique de restauration scolaire Prolongé 23 Engagements proposés à l adoption Prévention en milieu festif Nouveau FAVORISER LE DEPART EN VACANCES DES JEUNES EN DIFFICULTE Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 20 Départ en vacances des jeunes en difficulté Prolongé SOUTENIR ET ENCOURAGER LES DEPLACEMENTS DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 21 Tarification TER et mobilité des jeunes en Prolongé 26 milieu rural et péri-urbain Engagements proposés à l adoption Carte «multi services étudiants» Nouveau 27 2 SOUTENIR LES ASPIRATIONS DES JEUNES DANS LEURS PARCOURS DE FORMATION, PROMOUVOIR LA PERSEVERANCE ET L EGALITE 2.1 EXPERIMENTER UN SERVICE PUBLIC REGIONAL DE L ORIENTATION Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 22 Expérimentation du SPO Prolongé 28 N 23 Gestion mutualisée des CIO Réorienté (fusion avec engagement n 22) LIMITER LES INEGALITES EN REDUISANT LES SORTIES SANS QUALIFICATION ET SANS DIPLOME Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 24 Maintien de l offre de niveau V (CAP) Prolongé 29 N 25 Offre de formation en apprentissage de Prolongé 30 niveaux IV et V N 26 Formations pré-qualifiantes et CAQ Prolongé 31 N 27 Délais de versement des aides Prolongé 32 N 28 Fluidité des parcours Prolongé 33 N 29 Simplification des procédures d accès à la Prolongé 34 formation Engagements proposés à l adoption Plan d action régional contre le décrochage Nouveau 35 Accompagnement des expérimentations pour la Nouveau 36 prévention du décrochage Lutte contre les ruptures en apprentissage Nouveau PROMOUVOIR LA PERSEVERANCE ET L ELEVATION DU NIVEAU DE FORMATION EN ACCOMPAGNANT LES PARCOURS ET L EPANOUISSEMENT DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 17 Mobilité des apprenants Prolongé 38 N 31 Accès des bac pro à l enseignement Prolongé 39 supérieur / SRESR N 32 Développer les formations post-bac par apprentissage Prolongé 40 96

97 Engagements proposés à l adoption Financement de places en formation de Masso Kinésithérapie Nouveau PROMOUVOIR L ACCUEIL ET LA SCOLARITE DES JEUNES EN SITUATION DE HANDICAP Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 30 Accueil des jeunes en situation de handicap A lancer DEVELOPPER L ENSEIGNEMENT ET LA FORMATION BILINGUES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 33 Enseignement et formation bilingues Prolongé 43 3 AGIR ET ACCOMPAGNER VERS L EMPLOI, ENCOURAGER LES INITIATIVES ET OUVRIR LES POSSIBLES 3.1 CONTRIBUER A LA CREATION D UNE RELATION DYNAMIQUE ENTRE LES JEUNES, LE SECTEUR ECONOMIQUE ET L ENTREPRENEURIAT Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 34 Liens entre les jeunes et le tissu économique Engagements proposés à l adoption Mobilisation des acteurs de la création reprise et poursuite de l expérimentation de Créajeunes Prolongé (dans le 1 er engagement de la partie du rapport) 44 Nouveau VALORISER L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE DANS L INSERTION PROFESSIONNELLE DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements proposés à l adoption Expérimentation de parcours de «connaissance de l ESS sur le territoire» Nouveau METTRE SA QUALITE D EMPLOYEUR AU SERVICE DE L EMPLOI DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 35 Accueil et recrutement de jeunes dans les services de la Région Prolongé (dans la partie du rapport) 47 4 ENCOURAGER L ENGAGEMENT DE TOUS DANS LA CITE ET LES SOLIDARITES INTERGENERATIONNELLES 4.1 POURSUIVRE L ACCOMPAGNEMENT DES DEMARCHES FAVORISANT LA PARTICIPATION ET L ENGAGEMENT DES JEUNES DANS LES PROJETS CULTURELS Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 37 - Appel à projet «Place aux jeunes» Prolongé FAVORISER LA CREATIVITE ET LES INITIATIVES DE TOUS LES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 36 ENC A lancer 49 N 39 Fonds de dotation aux projets de jeunes A lancer 50 N 40 Défi-jeunes Abandonné SOUTENIR L ENGAGEMENT DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation 97

98 Engagements adoptés en 2011 N 38 Chèque sport Prolongé 51 N 41 Service civique Prolongé 52 N 42 Formation des délégués de classe A lancer 53 Engagements proposés à l adoption Mobilisation des acteurs associatifs Nouveau ENCOURAGER LES PROJETS FAVORISANT L OUVERTURE INTERNATIONALE ET LA CITOYENNETE EUROPEENNE DES JEUNES Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 18 Coopérations européennes Prolongé 55 N 19 Solidarité internationale Prolongé 56 Engagements proposés à l adoption Ouverture et engagement à l international Nouveau POURSUIVRE LA SENSIBILISATION DES JEUNES A L IDENTITE MARITIME Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagements adoptés en 2011 N 44 AMI «les jeunes et la mer» Prolongé MOBILISER LES JEUNES EN FAVEUR DE L ENVIRONNEMENT Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagement proposé à l adoption Appel à projet «éducation à l environnement» Nouveau PARTICIPER A LA MISE EN ŒUVRE D ACTIONS QUI FAVORISENT LA TRANSMISSION DU PATRIMOINE ET DE LA MEMOIRE Intitulé engagement Statut Nouvelle numérotation Engagement proposé à l adoption Sensibilisation au patrimoine et à la mémoire Nouveau 60 98

99 Le portrait des jeunes en Bretagne Le contenu du Portrait des jeunes en Bretagne, étude réalisée par le cabinet Jeudévi, est joint au présent dossier dans un CD. 99

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101 Leçon inaugurale de la Chaire de recherche Jeunesse INAUGURATION 101

102 Recherche et politiques de jeunesse : quels apports pour la décision et la pratique? Chaire de recherche sur la jeunesse Patricia Loncle-Moriceau 16 novembre 2012 INAUGURATION 102

103 Recherche et politiques de jeunesse : quels apports pour la décision et la pratique? Introduction Dans un rapport officiel à destination du Conseil de l Europe et portant sur le «soutien apporté aux jeunes en Europe, principes, politiques et pratiques», Howard Williamson21 faisait le constat suivant en 2002 : «Le concept de politique de jeunesse alors qu il est largement accepté dans le monde comme une dimension nécessaire de la politique publique, demeure peu clair, contesté à la fois du point de vue de son envergure et de sa profondeur. ( ) Le concept et la cohérence de la politique de jeunesse renvoient à des questions de couverture [sociale], de capacité, de compétence, de coopération et, inévitablement, de coût. Les rapports internationaux, de différentes manières, soulignent le fait que, dans presque tous les pays pour lesquels nous disposions de revues, une approche holistique fait largement défaut pour cerner et construire la politique jeunesse telle qu elle est habituellement décrite par les guides officiels permettant de promouvoir les politiques publiques. Les priorités et les publics ciblés en matière de politique de jeunesse sont fréquemment conçus de manière beaucoup plus étroite et découlent souvent du champ relativement fermé de l information et de la consultation» (Williamson, 2002, pp. 5 6). Ce bilan, bien que vieux de 10 ans, fait encore largement écho aux questions que nous nous posons dans le cadre de la Chaire à l égard des politiques de jeunesse. Nous souhaitons de fait travailler à une meilleure prise en compte des questions de jeunesse et de politiques de jeunesse dans le champ de la recherche d une part et dans le champ de la décision et de la pratique d autre part. En effet, nous partons du constat de la grande faiblesse, voire de la fragilité des politiques de jeunesse dans les différents pays européens et plus spécifiquement en France pour essayer de comprendre comment expliquer cette situation alors que les besoins des jeunes se révèlent de plus en plus importants, aussi bien en matière sociale qu en matière politique. Selon nous, face à ces constats, le rôle de la Chaire est de contribuer (bien sûr pas de manière isolée) à combattre cette situation et à donner plus de force à la recherche en matière de jeunesse et aux politiques de jeunesse. Pour mémoire, dans le domaine social, rappelons que les jeunes subissent les effets de la crise économique de plein fouet : 23% des ans (plus d un million de jeunes) vivaient en France 21 Howard Williamson est une figure très importante dans la mesure où il œuvre depuis une vingtaine d années pour une meilleure institutionnalisation des politiques nationales de jeunesse et pour un renforcement des politiques européennes de jeunesse. Ses propos sont ceux de l observateur le plus averti des politiques de jeunesse en Europe. INAUGURATION 103

104 sous le seuil de pauvreté en 2009 (c'est à dire avec moins de 954 par mois), contre moins de 18% en Cette proportion est deux fois plus élevée que pour les ans (Amsellem Mainguy et Tomoteo, 2012, p. 39). Les taux de chômage n ont jamais été aussi élevés en Europe (15,8% en 2008 et 22,7% en août 2012 pour les moins de 25 ans, même si des variations nationales considérables sont à souligner : de 8,7% aux Pays Bas à 41,6% en Espagne, la France se situant à 25,2%), en particulier depuis la crise économique de 2009 (Eurostat, 2012). En outre, les inégalités se creusent entre les jeunes diplômés et les jeunes non diplômés, ces derniers devant faire face à des difficultés d intégration sur le marché du travail tout à fait considérables (Cahuc et al. 2011) 22. Par ailleurs, les formes d emploi des jeunes apparaissent précaires, peu stables dans le temps, avec de nombreux contrats de courte durée ou à temps partiel non choisi (Walther et Pohl, 2005). «L âge moyen d accès au premier CDI se situe désormais à 27 ans, après une succession d emplois de courte durée et de stages souvent faiblement ou non rémunérés» (Dulin, 2012, p. 7). De plus, les difficultés d accès au logement sont très souvent profondes (Ranci, 2010), ce qui a des effets, notamment sur la mise en couple et l arrivée plus tardive du premier enfant (Dubois Reymond, 2008). Du fait de ces différents éléments, les jeunes européens se révèlent aujourd hui la population la plus touchée par la vulnérabilité sociale, c'est à dire, au delà de la pauvreté, par l ensemble des nouveaux risques sociaux qui affectent les Etats occidentaux (Ranci, 2010). Concernant les questions politiques, les jeunes européens votent globalement peu, sont peu inscrits dans les partis politiques ou dans les syndicats et peu présents dans les associations nationales à représentation verticale. En France, ils ont faiblement recours au vote et fortement recours à la participation protestataire (via les manifestations ou les pétitions). Si l on ne peut pas dire qu ils se désintéressent de la politique (Roudet, 2010) ou que leur engagement décline, bien au contraire (Roudet, 2011 ; Galland et Roudet, 2012), on peut s interroger sur leur capacité à influer sur la décision politique et à faire prendre en compte les difficultés sociales qui sont les leurs. Ceci est d autant plus vrai lorsque l on s intéresse aux jeunes subissant des difficultés sociales puisque l on sait que ce sont précisément ceux là qui votent le moins et qui sont les moins représentés dans les manifestations traditionnelles. 22 Selon ces auteurs : «A autres caractéristiques identiques, les jeunes ayant un niveau inférieur au CAP sont confrontés à un risque de chômage supérieur de seize points au risque de la moyenne des autres» (p. 17) «Au total, les jeunes non diplômés ont des caractéristiques sociales marquées, plus souvent d origine ouvrière, plus souvent d origine immigrée, plus souvent résidant en ZUS. Ils sont néanmoins représentés, à des niveaux évidemment variables mais toujours significatifs, dans toutes les catégories de la population» (pp ). INAUGURATION 104

105 Ces constats sont alarmants à différents titres : ils révèlent l existence d inégalités inter et intra générationnelles fortes (Chauvel, 2002 ; Maurin, 2009). De plus, ils soulèvent des problèmes sur les équilibres de places entre les générations (du point de vue des mandats électifs, par exemple, mais plus globalement dans l ensemble des lieux de décision comme les syndicats ou les associations). Il y a donc, selon nous, une urgence particulière à s intéresser aux politiques de jeunesse, à leurs contenus, aux processus de prise de décision, à leurs mises en œuvre territoriales, aux jeux d acteurs qui les composent, etc. pour esquisser des pistes qui permettraient de les renforcer. C est en ce sens que l action de la Chaire peut se révéler primordiale. En effet, pour des raisons sur lesquelles nous allons largement revenir ici, les politiques de jeunesse sont assez peu analysées dans notre pays alors même que les défis qu elles ont à relever sont impérieux pour le devenir des sociétés européennes contemporaines. Pour tenter de comprendre ce qui sous tend constat, notre propos se déroulera en trois temps : un premier temps sur la façon dont sont organisées l analyse des politiques de jeunesse et la sociologie de la jeunesse dans notre pays ; un deuxième temps sur les contenus des politiques de jeunesse et leur caractère largement négatif ; enfin, un troisième temps sur les pistes d amélioration à envisager et les façons dont la chaire de recherche sur la jeunesse peut, avec les forces qui sont les siennes, participer à cette amélioration. Première partie : analyse des politiques de jeunesse et sociologie de la jeunesse, deux cercles épistémologiques qui s'ignorent (ou presque) Pour donner à voir la manière dont sont construites les politiques de jeunesse en France, nous étudierons, dans un premier temps, la façon dont elles sont analysées dans les deux champs que nous connaissons le mieux : la science politique et la sociologie. Nous pourrions étendre cet exercice à d autres disciplines qui s intéressent aussi à la jeunesse : la psychologie, la médecine, la santé publique, la géographie, les sciences de l éducation, etc. mais nous laisserons ce soin aux collègues qui, nous l espérons, nous rejoindrons dans le cadre de la Chaire. Une analyse peu développée des politiques de jeunesse en science politique Pour commencer, il nous semble que l une des faiblesses des politiques de jeunesse vient de ce qu elles ne constituent pas un objet très légitime en science politique en général et en analyse des politiques publiques en particulier. INAUGURATION 105

106 Pour rappel, la science politique est composée de différentes branches, plus ou moins distinctes : le comportement et les mobilisations politiques, les institutions et les partis, les idées et les représentations, les décisions et les politiques publiques, aux différents niveaux de décision. D un point de vue général, tout d abord, on peut dire que la jeunesse fait essentiellement l objet de recherches sous l angle des mobilisations collectives et de l analyse des mouvements sociaux. Il existe un nombre non négligeable de recherches sur ces questions qui ciblent, par exemple, les grèves étudiantes ou les émeutes urbaines. Ces recherches portent sur le contenu des mobilisations, sur la manière dont elles s expriment, sur les profils des personnes qui participent, sur les tensions ou les points d accord qui traversent les mouvements, sur l usage que font ces mouvements de l espace public, etc. Cependant, elles placent très peu ces mouvements dans une analyse sociologique de la jeunesse et elles sont très peu reliées avec une analyse des politiques de jeunesse qui encadrent ou soutiennent ces publics. Il est vrai que l analyse des mouvements sociaux et l analyse des politiques publiques sont deux branches de la science politique assez fortement séparées. Par ailleurs, en science politique, la branche «analyse des politiques publiques» apparaît assez cloisonnée, encore souvent soupçonnée de relever de la science administrative et de se contenter d une analyse constructiviste des politiques publiques (alors même que les trois dernières décennies sont traversées par une montée de l analyse sous l angle de la sociologie politique). Comme le souligne Pierre Muller, la relation entre science politique et analyse des politiques publiques reste globalement incertaine : à la fois très dynamique et jamais vraiment considérée comme le cœur de la discipline (2008). De plus, en analyse des politiques publiques, la question des territoires et la question du social, qui sont les questions les plus proches des politiques de jeunesse, occupent des places très étroites. Si le territoire est étudié par une petite centaine de personnes (Pasquier et al. 2011), les chercheurs qui s intéressent au territoire ET aux questions sociales sont infiniment moins nombreux. Ainsi, au prochain congrès de l Association française de science politique, seul un atelier sur soixante quatre est consacré à une analyse des territoires, un à la ville et à l enfance. On le voit donc, dans ce groupe déjà peu important qui s intéresse à l analyse des politiques publiques, notamment sous l angle des questions territoriales et ou sociales, l objet «politiques de jeunesse» apparaît comme très largement minoritaire. J évalue ce groupe à une poignée de personnes même si, bien sûr, nos intérêts, nos analyses, nos problématiques croisent celles de ceux qui travaillent sur le territoire, le social et plus largement les mobilisations collectives. INAUGURATION 106

107 Il y a certes bien aujourd hui un certain nombre de doctorants qui s intéressent à cette question, comme nous avons pu le découvrir à l occasion du colloque de septembre sur les jeunes vulnérables, mais elle reste peu étudiée et peu valorisée par la discipline. Pourtant, il y aurait tout à gagner à un rapprochement entre chercheurs spécialistes de l analyse des politiques publiques de jeunesse et décideurs publics car les analyses systématiques de politiques publiques sur certains secteurs ont déjà dans d autres secteurs permis notablement d affiner la décision publique. Ainsi, les recherches menées, ici par l équipe de l ancien LAPSS (laboratoire d analyse des politiques sociales et de santé, piloté par Claude Martin) sur la prestation d expérimentation dépendance, puis la prestation spécifique dépendance et enfin l allocation personnes âgées en sont un excellent exemple. Notre équipe a ainsi travaillé sur ces dossiers successifs pendant plus d une dizaine d années à la demande de la DREES (direction de la recherche, des études, de l évaluation et des statistiques), en contact étroit avec le Ministère des affaires sociales et de la santé et l on a pu à ce moment mesurer l impact possible des programmes de recherche sur la décision publique puisque nos recommandations ont été largement prises en compte et ont permis d améliorer les dispositifs. Une sociologie de la jeunesse peu institutionnalisée Dans ce contexte, la sociologie de la jeunesse apparaît beaucoup plus légitime que l'analyse des politiques de jeunesse. On peut dire qu en France la sociologie de la jeunesse existe en tant qu objet collectif partagé par une quarantaine ou une cinquantaine de chercheurs séniors. Elle est incarnée par l existence d un réseau thématique jeunesse au sein de l association française de sociologie et de l association internationale des sociologues de langue française. Une partie de ses membres constitue également le comité de rédaction de la revue Agora débats/jeunesse, dirigée par l INJEP. Cependant, il faut sans doute garder en tête que cette sociologie spécifique est somme toute, elle aussi minoritaire, pour des raisons variées. Premièrement, la naissance de ce courant sociologique apparaît marquée, dès son origine, dans les années 1940, par une vision assez négative de la jeunesse : Vincenzo Cicchelli et Catherine Pugeault Cicchelli (2006) montrent ainsi comment la tradition sociologique française de la jeunesse se construit isolément, notamment par rapport à la tradition américaine. Selon ces auteurs, entre 1940 et 1970, il est peu fait mention des travaux américains par les sociologues français, qui travaillent globalement moins la question de la jeunesse que leurs collègues d outre atlantique. INAUGURATION 107

108 Quand celle ci est travaillée, les sociologues français analysent les difficultés de la jeunesse au prisme des retombées de la seconde guerre mondiale et entretiennent une vision moralisatrice de la jeunesse qu il faut aider à devenir adulte. Les conséquences de cette posture ne sont d ailleurs pas vraiment analysées dans l espace français. «Ce sont peut être les sociologues américains qui ont le mieux repéré les particularités de la situation française. Dans la continuité des travaux de Parsons, Jesse R. Pitts (1960) compare le rôle des groupes de jeunes bourgeois dans la société française et dans la société américaine. En France, il observe une famille assez fermée sur ellemême et diffusant des normes assez strictes pour contrôler ses jeunes, en particulier leurs fréquentations. Le groupe des pairs est jugé dysfonctionnel, susceptible de se transformer en "communauté délinquante". Une forte discontinuité jeunesse/état adulte existe. Aux États Unis, la famille est beaucoup plus ouverte sur l extérieur et notamment sur le peer group, estimé fonctionnel car offrant un cadre sécurisant et valorisant où le jeune intègre les normes de la société adulte. Une continuité caractérise les rapports entre jeunesse et état adulte.» (2006, p. 107). Par conséquent, la sociologie de la jeunesse française apparaît longtemps assez isolée des autres courants d analyse, notamment des courants anglo saxons qui travaillent en profondeur des questions comme celles des cultures juvéniles, des sous cultures et de leurs capacités à proposer des modèles politiques alternatifs. Deuxièmement, ce courant d analyse reste peu institutionnalisé : il n existe pas d'équivalent français de grands centres d'analyse comme le Centre for Contemporary Cultural Studies (CCCS) en Grande Bretagne dans les années 1960 et 1970, le DJI (Deutches Jugend Institut) en Allemagne, la Youth research society en Finlande ou l Observatoire jeunes et société au Québec etc. Lorsque l on analyse les thèmes de recherche développés par ces centres de recherche, on peut souligner des similitudes importantes dans les centres anglo saxons qui s intéressent largement aux cultures jeunes et aux professionnels de la jeunesse et des tendances un peu différentes au Québec où la première focale porte sur le travail et l insertion professionnelle, comme en France. Ce qui est également intéressant c est la capacité des centres Allemand et Finnois (le centre anglais est plus ancien) à lier sociologie et analyse des politiques publiques. INAUGURATION 108

109 Tableau 3. Exemple de thèmes de recherche déployés par ces différents centres en sociologie de la jeunesse Centre for Contemporary Cultural Studies (England) (années 60 et 70) Working class delinquents Classless youth cultural experience Labelling of the subculture Deutches Jugend Institüt (Allemagne) Children and child care Youth services Families and Family policies Social monitoring Youth research society (Finlande) Dialogue between society s structural questions (e.g. social and economic policy) and young people s everyday life and youth cultural phenomena Identities of youth work Youth competitive sports Observatoire jeunes et société (Québec) Travail et insertion professionnelle Mobilités, diversité et identité Relations et réseaux professionnels Valeurs, pratiques sociales et culturelles Du fait de l absence de lieu de réflexion institutionnalisé, les sociologues français de la jeunesse entretiennent des liens assez disparates et ont finalement assez peu l occasion de se rencontrer, de définir des programmes de recherche, de réfléchir à des sujets peu travaillé, de faire pression sur les pouvoirs publics, etc. Quelques tentatives ont été menées par Gérard Mauger dans les années 1980 avec les rencontres «jeunes et société», par Jean Charles Lagrée dans les années 2000 avec le séminaire jeunes de l IRESCO mais je ne pense pas que l on puisse dire aujourd hui que ce groupe constitue une communauté de chercheurs sur le modèle de l Observatoire de nos collègues québécois, par exemple. Il y a certes l exception du comité de rédaction d Agora débats jeunesse où nous nous rencontrons régulièrement mais ce n est guère l occasion de développer des programmations de recherche. Troisièmement, il apparaît que, dans les carrières universitaires, la jeunesse est globalement un sujet où les jeunes chercheurs sont surreprésentés. On l a vu, par exemple, dans le réseau thématique jeunesse de l Association française de sociologie, dans lequel la grande majorité des contributeurs sont des doctorants ou des chercheurs débutants. Cet élément est positif : il montre que le sujet est traité de façon dynamique et qu il fait l objet de renouvellement thématique et théorique. Cependant, cela pose aussi problème lorsqu il s agit d exercer une influence sur la prise de décision ou d entrer en dialogue avec les professionnels ou les institutions (en particulier si l'on INAUGURATION 109

110 compare la sociologie de la jeunesse avec la sociologie de l'éducation ou les sciences de l'éducation). Quatrièmement, il nous semble que la sociologie française de la jeunesse entretient quelques points aveugles. Pour ce qui concerne notre centre d intérêt aujourd hui, les perceptions des jeunes à l'égard des politiques publiques sont, par exemple, très faiblement étudiées. Il existe pourtant des tentatives tout à fait intéressantes qui permettraient d orienter utilement le contenu des politiques publiques. Ainsi, dans une recherche en cours, Eric Le Grand (2011), membre de l équipe de la chaire, fait il parler les jeunes sur les mérites respectifs de la prévention par les adultes et par les pairs : «La prévention faite par les adultes est stigmatisante, moralisatrice. Ils ne savent pas parler aux jeunes, nous on sait mieux le faire, parce qu on connaît les questions des jeunes. Et puis, on ne passe pas tout notre temps à boire, fumer, faire l amour» En outre, si l on commence à assez bien connaître les trajectoires ou les parcours de jeunes, si l on possède des données (encore largement disparates) sur la manière dont ils sont suivis par les institutions publiques, on ne sait presque rien sur ce qu ils pensent des accompagnements qui leur sont proposés, de leurs raisons pour recourir aux dispositifs ou non. Cette dernière question, celle du non recours, commence à mobiliser un groupe de chercheurs (dont nous faisons partie) autour de Philippe Warin mais son exploration en est encore à ses tout débuts. Pour conclure sur sociologie et analyse des politiques publiques, il faut souligner à quel point le dialogue est peu aisé entre chercheurs de ces deux disciplines : elles possèdent des arrières plan théoriques sensiblement différents, elles s appuient sur des constructions d objet vraiment séparées, elles soulèvent des interrogations parfois tout à fait étrangères les unes aux autres. S il y a des laboratoires de recherche où les deux disciplines se côtoient, ils ne sont pas nombreux et il n y a pas ou peu de réflexion sur les apports complémentaires que les chercheurs pourraient développer. On le voit donc, nous sommes face à une situation où les recherches en analyse des politiques publiques et en sociologie de la jeunesse apparaissent globalement peu institutionnalisées et peu à même de nourrir systématiquement les décisions publiques. Ayant posé cette situation, intéressons nous à présent au contenu même des politiques de jeunesse. INAUGURATION 110

111 Deuxième partie : des politiques publiques guidées par une méfiance à l'égard de la jeunesse Autre pan de cet état des lieux, les liens qui existent aujourd hui entre décisions publiques et sociologie de la jeunesse semblent tout à fait ténus. Ce constat est un peu curieux : en effet, les rapports publics des vingt dernières années (les rapports de Foucault, Charvet, le Livre vert de Martin Hirsch, plus récemment les rapports Dulin et Dulot, par exemple) ont été largement nourris par les travaux sociologiques mais ils semblent globalement peu influencer les processus de décision. Tout se passe comme si la grande érudition qui marque certains des rapports n avait que peu d effet lorsqu il s agit d instruire les processus de décision et de mise en œuvre. Des politiques forgées à partir de perceptions négatives de la jeunesse Au contraire, les politiques publiques qui s adressent à la jeunesse apparaissent essentiellement forgées à partir des valeurs des adultes sur la base de ce qu'ils pensent "bon" pour la jeunesse et non sur la base de ce que disent les jeunes. Or, les perceptions des adultes à l égard de la jeunesse sont essentiellement négatives. Ainsi, le sondage IPSOS pour le Monde en novembre 2011 (IPSOS, 2011) montrait il une image de la jeunesse particulièrement alarmante : les jeunes apparaissaient intolérants à 53%, égoïstes à 63%, paresseux à 53 % et pas engagés à 64%... Certes, ces conceptions de la jeunesse ne sont pas nouvelles, au contraire (Perrot, 1986). Il nous semble que l on peut affirmer que la plupart des politiques publiques depuis plus d un siècle sont bâties sur des conceptions de la jeunesse qui oscillent entre nécessité de la protéger et nécessité de faire face à la menace qu elle représente (Loncle, 2003). Néanmoins, il y a dans l Europe contemporaine une recrudescence des perceptions essentiellement négatives de la jeunesse, cette dernière étant perçue comme non finie ou défaillante (Jones, 2009). Les raisons de cette évolution sont à rechercher, selon nous, dans la montée en puissance du néolibéralisme qui touche les politiques sociales européennes depuis les années 1980 et qui en mettant plus systématiquement l accent sur la place des individus et sur leur part de responsabilité dans leurs échecs entraîne des formes de suspicion généralisées (Duvoux, 2012) et des analyses de plus en plus prégnantes en termes de déviance des jeunes (Loncle, 2010). Ce mouvement touche, bien sûr, d autres secteurs de politiques publiques, en particulier les politiques à destination des populations exclues, en général (Wacquant, 2004, Smith, 2006 ; Duvoux, 2012), néanmoins, il affecte particulièrement les politiques de jeunesse dans la mesure où INAUGURATION 111

112 elles ne sont pas adossées à des socles administratifs ou juridiques forts. Le rapport Dulin le souligne bien : «Les jeunes disposent de peu de droits directeurs, les droits leur étant fréquemment ouverts en qualité d ayant droit de leurs parents. Des dispositifs ad hoc (Contrat d insertion dans la vie sociale, Fonds d aide aux jeunes ) leur sont destinés, mais ils sont complexes à mettre en œuvre» (Dulin, 2011, p. 10). Un peu plus loin le rapport insiste sur la complexité du système d accès aux droits, caractérisé par un empilement des dispositifs, par le fait que les jeunes peuvent relever de plusieurs statuts, par la difficile articulation des dispositifs nationaux et locaux, par la variation des critères d âge, par des problèmes d accessibilité de l offre ou encore par la non opposabilité des dispositifs. De fait, les prestations sociales que reçoivent les jeunes sont faibles comparées à celles reçues par le reste de la population. Or, si ce phénomène est courant dans l ensemble des pays développés, il est particulièrement accentué en France : «Ainsi, un jeune de dix huit à vingt cinq ans ayant de faibles revenus et ne vivant plus chez ses parents reçoit une aide égale à la moitié de celle perçue par la moyenne de la population. Cette aide est égale à la moyenne en Suède et même à une fois et demie la moyenne au Royaume Uni» (Cahuc et al., 2011, p. 118). Selon nous, les politiques de jeunesse sont faibles par ces caractéristiques mais également parce que les réflexions qui sont portées sur elles sont peu articulées aux réflexions plus générales sur l'évolution de l'etat providence, sur les risques sociaux auxquels la jeunesse est exposée, sur la protection globale qu il convient donc de lui apporter, sur les droits sociaux dont elle peut bénéficier en propre. Dans notre modèle d Etat providence basé sur l emploi et sur la protection de l emploi, la jeunesse qui peine de plus en plus à atteindre des formes d emploi stables se trouve par conséquent difficilement couverte. Les politiques de jeunesse de notre pays sont, en effet, essentiellement pensées essentiellement en creux des politiques d'éducation, elles apportent des réponses ponctuelles à des populations qui n ont pas réussi dans leur parcours de qualification. Comme le souligne Léa Lima (2012, p. 126) : «C est que les jeunes en France sont des objets d intervention sociale avant d être des sujets de droit. Pourtant les politiques d insertion drainent un ensemble de prestations sociales qu elles soient sous forme de services ou sous forme d allocations. Parce qu elle est un impensé des politiques publiques, la citoyenneté sociale des jeunes se dessine en creux». INAUGURATION 112

113 De ce fait, nous assistons à défaut de principes généraux, d'ancrage fort dans les politiques sociales plus globales, à une protection très relative de cette population, reposant sur des principes plus assurantiels qu assistantiels. Des politiques essentiellement stigmatisantes En outre, les politiques publiques françaises adressées à la jeunesse sont basées sur des valeurs ou des fonctionnements négatifs. En effet, les principales normes utilisées dans les politiques de jeunesse (l autonomie, l insertion, la citoyenneté, cf Becquet, Loncle et Van de Velde, 2012) deviennent même si elles sont pensées de manière positive elles mêmes stigmatisantes quand elles fabriquent des injonctions inaccessibles pour les jeunes. Que sont l autonomie et l insertion avec 20% de chômage des jeunes (et 40% à certains points du territoire)? Qu est ce que la citoyenneté quand les formes de participation réduisent les jeunes à des rôles de figurants? La typologie utilisée par Andreas Walther pour désigner les politiques de jeunesse sur un continuum allant de politiques «dures» à politiques «douces» est utile pour les classer et comprendre leurs logiques et les valeurs qu elles véhiculent. Tableau 2 : Politiques douces et dures en direction des jeunes Douces Logiques Secteurs Objectifs Besoins individuels Dimensions subjectives Niveau local Politiques socioéducatives et socioculturelles Accomplissement personnel Éducation politique Socialisation civique Développement communautaire Politiques d éducation, de formation et de protection sociale, de prévention en santé Constitution d un capital humain Éducation civique Prévention/ compensation des problèmes sociaux Dures Fonctions sociales Dimensions systémiques Niveau national Politiques d activation du marché du travail, politiques de repression Entrée sur le marché du travail Employabilité Conformation aux normes sociales dominantes Source : Walther, 2006, p. 44. (Les éléments en italique ont été ajoutés par l auteure pour servir la démonstration) Parmi les politiques présentées, les politiques «douces» (socioéducatives et socioculturelles) se situent à l extrémité d un continuum où les politiques publiques adressées à la jeunesse peuvent être envisagées comme positives du point de vue de leurs objectifs et valorisantes vis à vis de leur population cible : elles promeuvent notamment l expression et la participation des jeunes à l élaboration des décisions qui les concernent. Cependant, les politiques douces peuvent aussi malheureusement être considérées comme les politiques les plus faibles parce qu optionnelles et largement organisées au niveau local. Elles sont INAUGURATION 113

114 en outre portées par des professionnels, essentiellement les animateurs socioculturels, qui n ont qu un poids assez restreint en terme de contrepouvoir vis à vis des décideurs. Dans la deuxième colonne se trouvent des politiques qui se situent dans une position intermédiaire : ce sont en particulier les politiques d éducation auxquelles peuvent être adjointes les politiques de promotion de la santé. Ces politiques pourraient a priori être considérées comme positives dans leur façon de considérer leur public cible : leur objectif premier est d éduquer et donc de promouvoir l existence d individus autonomes aptes à s intégrer dans la société. Néanmoins, une analyse précise de leurs attendus et fonctionnement révèle leur caractère peu valorisant pour les jeunes. Concernant les politiques d éducation, Cécile Van de Velde (2008) a bien montré la pression scolaire qui pèse sur les élèves, la dévalorisation qui touche ceux qui échouent et l obligation impérieuse d obtenir des diplômes pour intégrer le marché du travail, malgré la performance amoindrie de ces derniers dans le rapport diplôme obtenu/poste proposé. D autres résultats induisent également des contenus peu valorisants. Par exemple, l enquête PISA parue en 2011 montre dans son volume 4 (p. 97) que ce sont les élèves français qui ont les moins bonnes relations avec leurs enseignants pour l ensemble des pays de l Organisation de Coopération et de Développement Economiques (à l exception du Japon). Le très récent rapport Dulot pointe d ailleurs largement la nécessité de forger une école juste et bienveillante (2012). A propos des politiques de protection sociale, on sait combien le système français est problématique pour les jeunes de 18 à 25 ans quand ils ne sont pas eux mêmes parents ou quand ils ne travaillent pas. Ceci pose des problèmes aigus pour les jeunes qui sont en situation de rupture familiale ou qui ne peuvent pas compter sur le soutien de leurs parents. Là encore, des conceptions négatives des jeunes prédominent : ils sont soupçonnés de pouvoir devenir dépendants de la protection sociale et de ne pas être prompts à vouloir entrer sur le marché du travail. Concernant les politiques de prévention en santé, le même constat de faible valorisation peut être formulé. Deux courants idéologiques se côtoient aujourd hui en matière de prévention santé : un courant favorable à la promotion de la santé et de la prévention par les pairs et un courant basé sur la peur, la stigmatisation. Ce dernier courant, bien décrit par Peretti Watel (2010), est très largement majoritaire. Or, il est fondé sur une image extrêmement négative de la jeunesse qui serait en proie à toutes sortes de déviances et exposée à de très grands dangers. Dans ce courant, les jeunes sont infantilisés, essentiellement perçus comme dépendants. INAUGURATION 114

115 Des images similaires ont malheureusement également cours dans les politiques de la dernière colonne, les politiques dures, dont les objectifs sont l intégration sur le marché du travail et la conformation aux normes sociales dominantes (les deux allant bien sûr de pair). De ce point de vue, les politiques d insertion des jeunes sont très révélatrices de la stigmatisation ou du moins de la suspicion qui pèse sur les jeunes. Dans la recherche Juvénil, dont nous avons rendu compte en septembre dernier, il apparaît que, dans les Missions locales, par exemple, les crédits qui étaient accordés à l insertion sociale ne cessent de s amoindrir et sont consacrés de plus en plus exclusivement à l insertion professionnelle. Ces orientations sont le résultat de choix effectués au niveau national et font en cela écho à des orientations européennes en faveur d une place de plus en plus grande accordée à l activation et au workfare. Or, ces évolutions s accompagnent de la demande de plus en plus grande de signatures de contrats ou d élaboration de projets de la part des jeunes et de demandes de garanties d engagement très importants. Dans les politiques de répression de la délinquance juvénile, les mêmes tendances peuvent être soulignées. Si les politiques françaises de ce domaine avaient été marquées depuis l Ordonnance de 1945 par l idée de la protection et de la réintégration sociale des mineurs délinquants, elles s éloignent aujourd hui de cette interprétation. La France n est, à cet égard, pas un cas isolé (Bailleau et Cartuyvels, 2007). Laurent Mucchielli montre bien dans ses différents travaux (citons ici seulement l article dans Agora, 2010) comment ces politiques s orientent depuis les années 1990 vers davantage de criminalisation, de renvois et de judiciarisation, et comment, en outre, elles ont tendance à désigner des coupables tout trouvés dans les jeunes de banlieue qui incarnent la jeunesse dangereuse. Pour finir sur la stigmatisation, soulignons à quel point elle est davantage le résultat de peurs et de crises sociétales que la conséquence des comportements des jeunes : elle trouve essentiellement sa place dans les paniques morales qui traversent les sociétés européennes (Jones, 2009). Par conséquent, les différentes politiques adressées à la jeunesse sont basées sur une vision négative de cette population : à l exception des politiques douces de faible portée, les actions publiques développées en direction de la jeunesse apparaissent essentiellement stigmatisantes. Des politiques laissant peu de place aux jeunes Dans la grande majorité des cas, les politiques publiques de jeunesse sont construites sans faire le lien avec les capacités des jeunes à s'engager dans la société, à produire de nouvelles expressions culturelles, de nouvelles modalités d'expression politique, etc. Plus globalement, à construire l'avenir de nos sociétés. Pourtant, toutes les données à disposition montrent que les jeunes INAUGURATION 115

116 souhaitent largement entrer en dialogue avec les adultes (sondage IPSOS Pfizer, 2012 ; rapport Dulin, 2012). De plus, ils disposent de capacités à la mobilisation et au renouvellement culturel tout à fait intéressantes lorsqu on leur laisse la parole (Barrère, 2011, Loncle, à paraître). Les faiblesses de ce lien sont sans doute en partie à rechercher dans les dysfonctionnements des formes d appel à la participation des jeunes : en fonction des pays, des territoires, des décideurs, les outils utilisés pour faire participer les jeunes sont multiples, de même que les méthodes et les types de professionnels mobilisés. Néanmoins, les questions soulevées, les difficultés et les limites rencontrées apparaissent plus ou moins toujours les mêmes. La faveur pour les formes les plus formelles de participation des jeunes Bien que les limites des expériences les plus formelles telles que les Conseils et les Parlements soient largement connues, elles continuent d attirer la faveur des responsables politiques, sans doute du fait de la grande légitimité dont elles bénéficient (Koebel, 2003). Les expériences moins formelles apparaissent nettement minoritaires, plus délicates à mettre en œuvre et ne semblent pas faire l objet de réflexions, notamment méthodologiques, très poussées. Cette réalité perdure alors que les jeunes sont incontestablement engagés dans les associations, les mouvements de consommateurs, les causes sociales (depuis l environnement jusqu à l injustice économique). L exemple de l utilisation d internet par les jeunes permet de considérer cet outil comme une nouvelle arène de participation politique et un certain nombre de chercheurs y voient une possibilité pour produire un pluralisme accéléré, susceptible de modifier la structure du pouvoir politique (Bimber, 2005). Plus largement, les activités culturelles des jeunes impliquent des aspects participatifs peu pris en compte par les décideurs (usage et appropriation de l espace public, formes d expression qui renvoient à la symbolique politique et aux identités politiques) (Pohl, Stauber et Walther, 2007). Certains chercheurs (Waechter, 2011 ; Cuconato et Waechter, 2012) estiment que des mouvements comme celui des skaters ou des squatters (qui touchent de nombreuses métropoles européennes) pourraient être davantage pris en compte dans leurs capacités à entrer en négociation avec les pouvoirs publics sur des sujets touchant à l administration de la cité. Malgré tout, les productions culturelles des jeunes et leurs capacités à développer des formes nouvelles d engagement sont peu prises en compte. Elles sont également faiblement considérées comme une ressource pour la prise de décision. INAUGURATION 116

117 Des jeunes qui participent déjà aguerris à la chose publique L un des défis des expériences de participation consiste à rapprocher les jeunes de la chose politique et à instaurer un climat de confiance entre les nouvelles générations et les décideurs. Pour cela, on peut supposer que les expériences de participation sont réussies dès lors qu elles permettent à des jeunes, habituellement éloignés de la vie politique ou du comportement politique, de s impliquer dans le processus de décision et par là même de changer leur vision du monde politique, des décideurs Pourtant, qui sont les jeunes qui participent? Tant au niveau européen qu au niveau national, les procédures de sélection des jeunes qui participent aux expériences tendent à privilégier la présence de jeunes déjà fortement investis dans la vie associative, politique ou syndicale. La plupart des expériences font appel à des jeunes identifiés comme ayant des aptitudes déjà développées pour l engagement et non à des jeunes novices en politique qui trouveraient, par ce biais, une occasion de s exprimer (Koebel, 1997 et 2000 ; Eberhard Harribey, 2003 ; Loncle et Rouyer, 2004). Cet aspect constitue un point d achoppement tout à fait important des expériences de participation. En effet, en contribuant à renforcer la participation de jeunes déjà largement impliqués, les expériences tendent à reproduire les limites du système politique lui même et à produire une sorte d élite parmi les jeunes (Geddes, 2002 ; Tisdall et al., 2006). Des degrés d implication des jeunes qui restent timides Dans la plupart des cas, lorsque l on analyse les expériences de participation des jeunes du point de vue du pouvoir réel accordé aux jeunes dans le processus de décision (sur un continuum allant de l information à la délégation de pouvoir Elkund, 1999), on peut affirmer que nous sommes face à des initiatives qui se situent beaucoup plus systématiquement du côté de l information ou de la simple consultation que du côté du partenariat ou de la co décision. De plus, l observation des expériences donne à voir des modalités qui sont souvent peu travaillées en amont, où la question de l évaluation, des garanties données aux jeunes sur les modalités de prise en compte de leurs recommandations sont peu présentes (Fung and Wright, 2003). Enfin, on peut souligner que la plupart des expériences tendent à privilégier essentiellement une approche managériale de la participation où l objectif est davantage de mieux connaître les besoins des jeunes que de favoriser leur empowerment (Beresford, 2002). Il semble aussi que pour être effectives dans les pays européens aujourd hui, les expériences de participation ne peuvent pas être utilisées de manière isolée. Elles doivent être introduites avec d autres instruments de rénovation de l action publique comme : l évaluation, les bonnes pratiques, INAUGURATION 117

118 les diagnostics partagés, les politiques transversales et intégrées Sans cette condition, elles représentent des instruments trop faibles pour constituer de véritables leviers de changement. Pour conclure, du fait de l ensemble des éléments évoqués, les politiques de jeunesse apparaissent largement inadaptées aux besoins des jeunes : elles sont bâties sur des idées particulièrement négatives de la jeunesse ; elles ont des contenus qui sont essentiellement stigmatisants et elles ne laissent que peu de place à l expression des jeunes eux mêmes. Comment, à partir de cet état des lieux, envisager des pistes d amélioration et comment, plus précisément, concevoir les rôles de la chaire pour participer à cette amélioration? Troisième partie : quelles pistes d'amélioration? quels rôles de la chaire de recherche sur la jeunesse? D un point de vue général, nous pouvons nous demander, comment, dès lors, améliorer, renforcer les politiques de jeunesse dans notre pays? Sur le versant des connaissances 1. Il semble important de promouvoir des réflexions plus systématiques et plus interdisciplinaires sur la jeunesse et les politiques de jeunesse afin d échanger entre disciplines et d approfondir les savoirs sur cette population et les actions publiques qui lui sont destinées ; 2. Il serait également intéressant de faire des états des lieux plus systématiques sur les travaux de recherche en matière de jeunesse pour identifier des thèmes peu ou pas traités et développer des chantiers de recherche nouveaux ; 3. Il est aussi important de favoriser le financement de programmes de recherche sur cette question en candidatant systématiquement à des appels à projet de recherche labellisés, en défendant cette thématique auprès des décideurs (ANR et PCRDT mais pas seulement), en présentant des candidats à des bourses de doctorat sur cette question ; 4. Il apparaît essentiel de rapprocher les champs de la jeunesse français d autres univers de recherche (en Europe et ailleurs) pour permettre de comparer nos connaissances et de renouveler nos réflexions ; Sur le versant du renforcement de l action publique en matière de jeunesse Du point de vue des contenus : Œuvrer pour l émergence d un projet général national en faveur de la jeunesse ; INAUGURATION 118

119 Ancrer les politiques de jeunesse dans la structure de l'etat providence et de manière positives par rapport aux politiques d'éducation ; Travailler plus précisément des notions comme celles de politiques de jeunesse intégrées, de politique globale ; Faire des jeunes des sujets de droit et pas des objets de dispositifs ; (Re)donner du sens aux notions "valises" employées dans les politiques de jeunesse en s interrogeant sur la violence institutionnelle des injonctions inaccessibles des politiques publiques (contrat, projet, autonomie, insertion ) Du point de vue de l ancrage des politiques de jeunesse : Rapprocher les univers de la recherche, de la décision publique, des professionnels et des jeunes ; Réfléchir conjointement aux rôles des différents échelons de décision et des différents professionnels pour avoir une idée plus claire des actions des uns et des autres, des complémentarités possibles en fonction des compétences de chacun ; Travailler à des visions communes et positives de la jeunesse avec les jeunes. Plus précisément, quels sont les rôles possibles de la chaire de recherche sur la jeunesse? La chaire de recherche sur la jeunesse ne pourra pas, bien sûr, révolutionner à elle seule le paysage de la recherche française en matière de jeunesse ni les contenus généraux des politiques de jeunesse. Cela dit, à son niveau, un certain nombre de pistes et de défis peuvent être envisagés : Dans le champ de la recherche Pour répondre aux besoins d amélioration des dialogues interdisciplinaires, de circulation des connaissances sur la jeunesse et les politiques de jeunesse, l équipe de la chaire envisage d agir à différents niveaux : - En promouvant des lieux de dialogue interdisciplinaires entre chercheurs bretons et audelà ; - En étant systématiquement en lien avec des chercheurs et des réseaux de chercheurs développant des programmes à l étranger (en Europe, en Amérique du Nord, notamment) ; INAUGURATION 119

120 - En s appuyant sur son Comité scientifique, composé de séniors en matière de jeunesse et de politique de jeunesse, pour contribuer à valoriser l importance des enjeux scientifiques et sociaux en matière de recherche sur la jeunesse ; - En favorisant l émergence de projets académiques collectifs et de haut niveau ; - En valorisant les productions scientifiques par des publications académiques et professionnelles, en communiquant sur les résultats de recherche ; - En formant de nouveaux doctorants sur ces questions. Dans le champ des contenus de l action publique en matière de jeunesse Améliorer les dialogues entre chercheurs, décideurs, professionnels et jeunes Pour rapprocher les univers, mieux comprendre les enjeux des différents cercles, les contraintes des uns et des autres et de ce fait établir des plans d action partagés en faveur de la jeunesse ; Pour ancrer l action publique en matière de jeunesse dans des réflexions plus générales sur le devenu de la protection sociale, des politiques sociales, de l Etat providence et considérer les jeunes comme devant faire l objet d une protection de type assurantielle ; En développant de nouvelles méthodologies de recherche, bâties sur un dialogue, une coopération entre les différents univers (recherche action, recherche interventionnelle, appui sur les groupes de pairs, etc.) Renforcer les contenus de l'action publique Par l appui sur des expériences menées à différents endroits et qui contiennent des enseignements tout à fait intéressants (au Québec mais plus près de nous en Lorraine avec l initiative Lorjeunes ou bien encore plus près avec des initiatives intéressantes menées à l échelon départemental dans le Finistère le groupe institutionnel en matière de jeunesseou à Morlaix communauté) Par la formation continue et initiale, notamment en formant les futurs concepteurs des politiques de jeunesse, Par la réflexion partagée sur les contenus, les attendus et les valeurs des politiques de jeunesse Par le partage des connaissances scientifiques avec les décideurs, les professionnels et les jeunes Et en retour par une meilleure compréhension des questionnements des décideurs, des professionnels et des jeunes par les chercheurs INAUGURATION 120

121 Nous entendons, de la sorte, créer un cercle vertueux des transferts de connaissance, des coopérations entre les différents univers pour une meilleure action publique et un développement de projets de recherche sur des thématiques nouvelles, correspondant aux interrogations des acteurs de terrain. INAUGURATION 121

122 Bibliographie : Amsellem Mainguy, Yaëlle, Joaquim Timoteo, et Cécile Marin. Atlas des jeunes en France : les ans, une génération en marche. Paris: Autrement, Bailleau, Francis, et Yves Cartuyvels. La justice pénale des mineurs en Europe : entre modèle Welfare et inflexions néo libérales. Paris: L Harmattan, Barrère, Anne. L éducation buissonnière : quand les adolescents se forment par eux mêmes. Paris: A. Colin, Becquet, Valérie, Patricia Loncle, et Cécile Van de Velde. Politiques de jeunesse : le grand malentendu. Nîmes: Champ social, Beresford, Peter. «Users involvement in research and evaluation: liberation or regulation?» Social policy and society, n o 1 2 (2002): Bimber, Bruce. «The three faces of technological determinism». In Does technology drive history? the dilemna of technological determinism, par Merrit Roe Smith et Leo Marx. Cambridge: MIT Press, Cahuc, Pierre, et Fondation Manpower pour l emploi. La machine à trier : comment la France divise sa jeunesse. Paris: Eyrolles : Fondation Manpower pour l emploi, Chauvel, Louis. Le destin des générations, structure sociale et cohorte en France au XXème siècle. Paris: Presses universitaires de France, Cicchelli, Vincenzo, et Catherine Pugeault Cicchelli. «Les recherches sociologiques sur la jeunesse en France et leurs liens avec les préoccupations politico administratives». Papers, n o 79 (2006): Cuconato, Morena, et Natalia Waechter. «The interplay of youth culture, the Web 2.0 and political participation in Europe: new reflections after the Youth Quake in Northen Africa and Middle East». In youth participation in Europe, beyond discourses, practices and realities, édité par Patricia Loncle, Morena Cuconato, Virginie Muniglia, et Andreas Walther, Bristol: The policy press, Dubois Reymond, Manuela. Young parenthood, agency and social change. European Commission, Dulin, Antoine. Droits formels/droits réels : améliorer le recours aux droits sociaux des jeunes. Avis du Conseil économique, social et environnemental. Paris: Conseil économique, social et environnemental, Dulot, Alain. Refondons l Ecole de la République, rapport de concertation, Duvoux, Nicolas. Le nouvel âge de la solidarité. Pauvreté, précarité et politiques publiques. Paris: Seuil, Eberhard Harribey, Laurence. L Europe et la jeunesse : comprendre une politique européenne au regard de la dualité institutionnelle Conseil de l Europe Union européenne. Paris: Harmattan, Elkund, Leena. From citizen participation towards community empowerment. Tempere: Acta universitatis temperensis, EUROSTAT. ««Taux de chômage, moyennes annuelles par sexe et par groupe d âge»», de Foucauld, Jean Baptiste. Pour une autononomie responsable et solidaire. Paris: La Documentation française, France. Commissariat général du plan, Dominique Charvet, et Michel Mirandon. Jeunesse, le devoir d avenir : rapport de la commission "Jeunes et politiques publiques. Paris: la Documentation française, Fung, Archon, et Erik Olin Wright. «Deepening democracy : innovations in empowered participatory governance». Politics and society 1, n o 29 (2003): INAUGURATION 122

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124 Tisdall, E. Kay, John M. Davis, Malcom Hill, et Alan Prout. Children, young people and social inclusion, participation for what? Bristol: The policy press, Van de Velde, Cécile. «Devenir adulte sociologie comparée de la jeunesse en Europe». Presses universitaires de France, Wacquant, Loïc J. D. Punir les pauvres : le nouveau gouvernement de l insécurité sociale. Marseille: Agone, Waechter, Natalia. «Partizipation und Jugendkultur. Zum Widerstandscharakter von Jungendlichen am Beispiel von SkatboarderInnen und HausbesetzerInnen». In Jugend als Akteurin Sozialen Wandels. übergänge in Arbeit, Elternschaft, Citizenship, par Axel Pohl, Andreas Walther, et Barbara Stauber. Weinheim & München: Juventa, Walther, Andreas, et Axel Pohl. Thematic Study on Policy Measures concerning Disadvantaged Youth. Commission européenne, Walther, Andreas. «Regulating Youth Transitions: trends, dilemmas and variations across different regimes in Europe». In Participation in Transition, Motivation of Young Adults in Europe for Learning and Working, par Andreas Walther, Manueala Bois Reymond (du), et Andy Biggart. Frankfurt: Peter Lang, Williamson, Howard. Supporting young people in Europe, principles, policy and practice. Strasbourg: Council of Europe, INAUGURATION 124

125 Session extraordinaire du Conseil régional des jeunes consacrée à l'actualisation de la Charte d'engagement

126 Actualisation de la charte d engagement en faveur de la jeunesse Préparation de la session extraordinaire du Conseil régional des Jeunes - CRJ du 10 avril 2013 Pourquoi une politique jeunesse à la Région? La jeunesse est très présente dans les compétences obligatoires exercées par les régions : lycées, apprentissage, formation, transports En complément, dans les actions volontaristes menées par la Région, la jeunesse figurait au rang des principales priorités : santé et logement des jeunes, chèque sport, éducation au patrimoine et à l environnement Lors de l élection en 2010, la nouvelle majorité a porté l ambition d un projet global en faveur des jeunes, qui se concrétise dans la charte d engagement adoptée en septembre Rassemblements 45 mesures favorisant les conditions de vie, la formation, l emploi et l engagement, cette charte pose le principe de l encouragement à la consultation et la participation des jeunes. Quelques mesures emblématiques de la Charte d engagement de 2011 : Engagement n 2 : Création d un site web régional à destination des jeunes : jeunes.bretagne.fr Engagement n 6 : Ouvrir des chambres en cité universitaire aux apprentis en enseignement supérieur Engagement n 15 : Actions de prévention des risques sur les festivals Transmusicales, Vieilles Charrues, Astropolis Engagement n 16 : Mise en place d une politique régionale de restauration dans les lycées équitable, participative et de qualité Engagement n 17 : Refonte des dispositifs de mobilité internationale des apprentis, lycéens, étudiants, élèves des formations sanitaires et sociales Engagement n 21 : Mesure tarifaire jeunes pour le TER Engagement n 26 : Mise en place du Contrat d accès à la qualification Engagement n 38 :Extension du chèque-sport aux ans Engagement n 41 : Création de la prime au civisme régionale pour les jeunes en service civique Pourquoi actualiser la politique? Cette charte fait aujourd hui l objet d une actualisation qui permet de revisiter les engagements pris en 2010 au regard de l évolution de la situation des jeunes. La crise qui se prolonge a des conséquences violentes pour les jeunes, dont le chômage s envole (+13% en 2012 en Bretagne). Elle fragilise des conditions déjà souvent précaires (taux de pauvreté des ans : 22,5%). Dans ce contexte, il convenait de muscler la politique jeunesse régionale avec des actions permettant de limiter les ruptures et les difficultés. Par ailleurs, pendant deux ans, les services régionaux ont beaucoup œuvré et la majorité des mesures adoptées en septembre 2011 ont été initiées. Enfin, des changements importants sont apparus avec les mesures nouvelles déployées par le Gouvernement : emplois d avenir, loi de Refondation de l école, nouvelle étape de la Décentralisation La Région souhaite actualiser sa politique jeunesse à l occasion de la session du Conseil régional qui aura lieu en octobre Pourquoi associer le Conseil régional des jeunes, lycéens et apprentis? La Région Bretagne s est fixée le principe de la consultation et de la participation systématique des jeunes à ses politiques. A l occasion de la préparation de l actualisation, la mobilisation des conseillers régionaux jeunes doit permettre d enrichir les réflexions et le travail menés par les services de la Région. Le recueil des témoignages, préoccupations, attentes, espoirs des conseillers régionaux jeunes, guidera la définition des actions portées par la Région. Cinq thématiques sont proposées pour alimenter cette réflexion : la Bretagne en 2030 leur vision de leur avenir : prendre son indépendance, devenir adulte, les études, l emploi les institutions et l engagement leur rapport aux adultes Entre vous, dans votre génération, quels futurs possibles?

127 Actualisation de la charte d engagement en faveur de la jeunesse Préparation de la session extraordinaire du Conseil régional des Jeunes 15 mai 2013 Inscrite comme une des priorités majeures de la Région, la mise en œuvre d une politique en faveur de la jeunesse trouve son fondement dans la charte d engagement adoptée en septembre Rassemblements 45 mesures favorisant les conditions de vie, la formation, l emploi et l engagement, cette charte pose le principe de l encouragement à la consultation et la participation des jeunes. Cette charte fait aujourd hui l objet d une actualisation qui permet de revisiter les engagements pris au regard de l évolution de la situation des jeunes. A cette occasion, par le recueil de leurs témoignages, la mobilisation des conseillers régionaux jeunes permettra d enrichir les réflexions et le travail d actualisation de la charte. 1. Bretagne 2030 : Quel territoire, quelle Bretagne, quelle planète voulez-vous demain? Qu est-ce qui devrait être amélioré ou changer, pourquoi? Quels sont les défis auxquels il faudrait faire face, et quels sont les atouts de la Bretagne? Qu est-ce qui vous lie (ou pas) à votre territoire (quartier / commune / département / région / France / Europe etc.)? A vivre en Bretagne, qu est-ce que vous appréciez particulièrement? Est-ce que cela vous semble spécifique à celle-ci? Pensez-vous / souhaitez-vous vivre dans 20 ans en Bretagne? Où (ville, littoral, campagne)? Dans quel type de logement? et si vous partiez, pourquoi / pour que faire, où? Les solliciter sur la formulation d un questionnaire qui serait proposés à un large éventail de jeunes breton.ne.s 2. Vous, votre avenir : exprimez vos espoirs, vos attentes et vos craintes. Que signifie prendre son indépendance, devenir adulte? S orienter et finir ses études, s insérer professionnellement comment l envisagez-vous, comment cela se passet-t-il jusqu ici? Quels métiers envisagez-vous d exercer demain? Qu est-ce qui explique votre choix? Comment envisagez-vous votre avenir? Quelles sont les perspectives qui vous permettraient d être optimistes et/ou pessimistes? 3. Leur rapport aux institutions et à l engagement Qu est-ce que les notions de politiques, d institutions recouvrent? Quelle perception ont-ils de l action publique? Comment envisagent-ils le vote? Est ce qu ils se sentent en capacité d agir? si oui comment? Quelle place pensent-ils avoir? Se sont-ils déjà engagées pour une cause? Font-ils du bénévolat? Que pensent-ils des organisations traditionnelles : partis, syndicats, associations, églises et cultes? Sont-elles propices à leur engagement? Si non pourquoi? Que faudrait-il changer pour qu elles les impliquent davantage? Qu est ce qui permettrait de renforcer l engagement des jeunes? 4. Le rapport aux adultes : les parents, votre entourage et les anciennes générations : Ont-ils le sentiment d être écoutés et entendus par les adultes, qu apprennent-ils des adultes, qu est-ce qu il faudrait faire autrement et jusqu où les imiteraient-ils les adultes? Que veulent-ils conserver de l identité de leurs parents et de leur entourage (famille, territoire, professionnelle, culturelle, valeurs)? 5. Entre vous, dans votre génération : Quelles sont les valeurs qu ils pensent partager et qui seraient spécifiques aux jeunes? Quels projets pensezvous imaginables, et comment voudriez-vous les mener? Qu est-ce qui unit les jeunes? qu est-ce qui les sépare?

128 Document adopté par le Conseil régional de Bretagne en séance plénière les 17 et 18 octobre 2013 à la majorité des voix. Détail des votes Groupe Bretagne Écologie : pour Groupe communiste : pour Groupe Droite et centre de Bretagne : contre Groupe Europe Écologie Les Verts Bretagne : pour Groupe socialiste et apparentés : pour Groupe UDB Autonomie et écologie : pour KUZUL RANNVRO BREIZH 283, bali ar Jeneral Patton CS ROAZHON CEDEX 7 Pgz. : Plr : Conseil régional de Bretagne 283, avenue du Général Patton CS RENNES CEDEX 7 Tél. : Fax :

129 Karta engouestl evit yaouankiz Breizh Stad araokadur ha diarbennoù nevez Impression : Atelier de reprographie sur papier 100% recyclé Danevell degemeret Kuzul rannvro Miz Here 2013 KUZUL RANNVRO BREIZH 283, bali ar Jeneral Patton CS ROAZHON CEDEX 7 Pgz. : Plr. : Conseil régional de Bretagne 283, avenue du Général Patton CS RENNES CEDEX 7 Tél. : Fax :

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