Le rapport d activité 2011



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Transcription:

Le rapport d activité 2011 CIDFF de la Somme Siège : 50, rue Riolan 80000 AMIENS 03.22.22.01.94-03.22.22.01.95 - cidf80@wanadoo.fr cidff80.org Antenne : 6, rue du Chevalier de la Barre 80100 ABBEVILLE 03.22.31.26.31 cidff@wanadoo.fr

SOMMAIRE LE CIDFF DE LA SOMME 3 Introduction... 4 Les valeurs associatives du CIDFF de la Somme - Le fonctionnement de l'association... 5 L organigramme du Conseil d'administration et du personnel... 6 Les moyens mis à la disposition du CIDFF Contacter le CIDFF... 7 Les financeurs... 8 Les partenaires... 9 Les chiffres clés de l activité par action et par pôle... 10-11 Les informations collectives... 12-14 Formations assurées par l équipe du CIDFF... 15 Pôle Juridique 16 Le pôle juridique Médiation sociale... 17-18 Accès au Droit des Jeunes Permanences en Maison de Justice et du Droit d Amiens... 19 Permanences au CCAS de Camon et à la Maison de l Egalité de la ville d Amiens... 20 Convention avec l ordre des avocats Le Point d Accès au Droit... 21-23 Les chiffres de la violence 2011... 24 Permanences en maisons de quartier d Abbeville... 25 Permanences en zone rurale Radio Picardie Littoral... 26 Pôle Formation Emploi 27 Le Bureau d'accompagnement Individualisé vers l'emploi (BAIE)... 28-29 Ateliers collectifs «Favoriser l égalité des chances et l égalité de traitement»... 30-31 Le Plan Local pour l'insertion et l'emploi (PLIE)... 32-33 Pôle Santé et Vie Relationnelle 34 Antenne IVG/Contraception... 35-36 Espace animation et prévention en faveur des femmes... 37 Zoom sur le CIDFF dans les quartiers d Abbeville... 38 Les temps forts de l année 2011 Ateliers d Art thérapie (8 mars) diverses manifestations dont Flashmob et spectacle humoriste «femmes indigo» (25 novembre)... 39-44 Projets et axes de développement... 45 Annexe : Charte du Réseau National... 46

Le CIDFF de la Somme 3

Introduction Le Centre d Information sur les Droits des Femmes et des Familles de la Somme, association Loi 1901 à but non lucratif s est d abord dénommée en décembre 1997 «Centre d Information sur les Droits des Femmes de la Somme» - CIDF (publication au J.O. de la République le 14 février 1998). L association exerce comme les 113 autres CIDFF répartis sur le territoire national et dans les DOM TOM une mission d intérêt général confiée par l Etat. Les objectifs de l association sont principalement de favoriser l autonomie sociale, professionnelle et personnelle des femmes et de promouvoir l égalité entre les femmes et les hommes. Ainsi, au quotidien, l ensemble du personnel du CIDFF, accueil, écoute, informe, oriente et accompagne le public dans les domaines de l accès au droit, de la lutte contre les violences sexistes, au sein du couple et de la famille, de l emploi, de la formation professionnelle et de la création d entreprise, de la sexualité et de la santé. C est en respectant les principes déontologiques et de fonctionnement des CIDFF contenus dans la charte nationale que le CIDFF de la Somme a pu adhérer au CNIDFF et obtenir le maintien de son agrément triennal par l Etat nécessaire pour l exercice de ses activités. Cet agrément stipule que le CNIDFF et les CIDFF constituent dans leurs domaines de compétences, des relais essentiels avec les pouvoirs publics. L Etat s appuie sur le CNIDFF notamment, pour mettre en œuvre la politique d information des femmes sur leurs droits, repérer les problématiques émergentes sur les conditions de l accès des femmes à leurs droits et contribuer à la promotion de l égalité entre les hommes et les femmes. Le public a été reçu en 2011 tant au siège social que dans les divers lieux d accueil et d information répartis dans Amiens et Abbeville mais aussi en zone rurale. Chaque année, l ensemble des CIDFF reçoit plus de 470 000 personnes et répond à plus de 880 000 demandes d information dont plus de 50 000 liées aux violences sexistes. Enfin, le CIDFF mène son activité grâce à un large partenariat associatif et institutionnel local et travaille en très étroite collaboration avec les services déconcentrés de l Etat notamment le Service des Droits des Femmes et de l Egalité de la région Picardie, les collectivités locales et territoriales. Avant 1997 : Le CIDFF de la Somme d avant 1997 à 2011 Collaboration entre l'association "Femmes en Mouvement" et le CIDF et existence d'un Centre de Documentation et d Information sur les Droits des Femmes et des Familles - CEDIFF à Abbeville (17, rue des Carmes). 22 Décembre 1997 : A la demande de l'etat : mise en place d'une organisation départementale à partir du CEDIFF d'abbeville et création du CIDF de la Somme. (scission avec Femmes en Mouvement - FEM) Désormais, le CIDFF de la Somme se décline en deux antennes : Amiens et Abbeville. Jusqu en début d année 1999, le CIDF de la Somme a été hébergé par l association AGENA, route de Rouen. 1 er janvier 1999/8 mars 1999 : Le CIDF de la Somme adhère à la charte du réseau national du CNIDFF. Entrée dans les locaux du 6 Boulevard Carnot à Amiens. Août 2000 : L équipe de l antenne d Abbeville prend possession de ses nouveaux locaux au 6 rue du Chevalier de la Barre mis à disposition par la ville d Abbeville. Décembre 2002/juillet 2008 : Extension des locaux avec la location d un troisième puis d un quatrième bureau Le 1 er Janvier 2007: Changement de logo : le CIDF de la Somme devient le CIDFF de la Somme : Centre d'information sur les Droits des Femmes et des Familles de la Somme. Le 8 juin 2009 : Constitution de l Union Régionale des CIDFF de Picardie 4

Les valeurs associatives du CIDFF de la Somme Les missions générales du CIDFF de la Somme sont strictement délimitées par la charte du réseau, et sont mises en œuvre en fonction des besoins exprimés par les femmes et les familles, selon les dispositifs arrêtés par les politiques publiques en matière de droit des femmes et des familles. Les engagements du CIDFF de la Somme Un accueil personnalisé Une prise en compte globale des situations qui lui sont présentées Une information confidentielle et gratuite Une neutralité politique et confessionnelle Le projet du CIDFF en 2011 a consisté à faire évoluer les actions de 2010 réparties en trois pôles 1 Le pôle juridique Accès aux droits Médiation sociale Lutte contre les violences faites aux femmes Accès au droit des jeunes Antenne téléphonique "Point Accès au Droit" (financée par le Conseil Départemental de l Accès aux Droits) Convention de partenariat avec l Ordre des Avocats d Amiens Convention de partenariat avec Radio Picardie Littoral (Cayeux sur Mer) 2 Le pôle formation/emploi Favoriser l égalité des chances et optimiser l insertion des femmes par l information collective Bureau d'accompagnement individualisé vers l'emploi (BAIE) Plan local pour l'insertion et l'emploi (PLIE) 3 Le pôle santé/vie relationnelle Animation et prévention des violences intrafamiliales IVG/Contraception Le fonctionnement de l'association Le Conseil d Administration, composé de 15 membres, (dont un bureau de 5 personnes) et l équipe pluridisciplinaire (8 salariées) ont contribué au fonctionnement du CIDFF de la Somme. Le personnel du CIDFF se compose de : 1 coordonnatrice/informatrice juridique, 1 responsable administrative, 2 informatrices juridiques à temps plein, 2 conseillères en insertion professionnelle, 1 animatrice socio culturelle, 1 écoutante téléphonique. Depuis quelques années, le CIDFF accepte des stagiaires au sein de son équipe. Ainsi, en 2011, Mademoiselle Céline STAES, étudiante à la Direction de l Education Permanente d Amiens, a effectué un stage du 14 novembre au 16 décembre en vue de l obtention du Diplôme Universitaire de Formateurs d Adultes (DUFA). L objectif de son stage était d analyser la nature des besoins en formation par rapport à la spécificité du public de l association, découvrir et connaître la fonction formation dans ses divers aspects didactiques, pédagogiques et professionnels. Les membres du Bureau et Conseil d Administration se sont réunis régulièrement afin de discuter des grandes orientations du CIDFF. Des réunions de concertation avec l Expert Comptable ont eu lieu plusieurs dans l année pour la bonne gestion du budget. Depuis 2003, un commissaire aux comptes contrôle les comptes de l association et procède à des vérifications spécifiques. Enfin, une trentaine d'adhérents soutient toujours les missions du CIDFF. 5

Organigramme du Conseil d Administration Organigramme du personnel Présidente Maryel ROHART Responsable Administrative Accueil Séverine POIRET Coordonnatrice/juriste Manuella DELIGNIERES Vice-Présidente Amiens Dominique DORIVAL Vice-Présidente Abbeville Brigitte PIERRE CIDFF de la Somme - Antenne d'amiens 6, boulevard Carnot 03.22.22.01.94 - Antenne d'abbeville 6, rue du Chevalier de la Barre 03.22.31.26.31 Personnes morales Femmes en Mouvement AGENA APAP UFCS TAA Femmes Solidaires Amiens Métropole Trésorière : Colette MARIETTE Secrétaire : Maud BEREZIG Personnes physiques Marye FISSEUX Stéphanie DERIVIERE Isabelle LEJEUNE Expert-Comptable : Philippe FAUCHILLE Commissaire aux Comptes : Yann CADIC Pôle juridique Amiens Myriam MARCINIAK Abbeville Elalia Elketroussi Santé et vie relationnelle Amiens Zarah BELKADI (IVG/Contraception) Abbeville Sarah DUPONT (Animations) Pôle formation- emploi Amiens/Abbeville Ingrid SOLER (BAIE) Amiens Cindy LEGRAND (PLIE) 6

Les moyens mis à la disposition du CIDFF en 2011 Des locaux pour recevoir le public : Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30 : A Amiens au 6, boulevard Carnot (03.22.22.01.94) par la Mairie d Amiens (A titre payant) A Abbeville au 6, rue du Chevalier de la Barre (03.22.31.26.31) par la Mairie d Abbeville (à titre gracieux) En semaine : Au sein des Services Publics de Quartiers (SPQ Etouvie, Sud-Est et Nord), Au sein de la Maison de Justice et du Droit d Amiens, Au sein de la Maison de l Egalité, Au sein du CCAS de Camon, Au sein de la Mission Locale pour l Insertion, la Formation et l Emploi (MLIFE) Au sein des Mairies partenaires du CDAD (Roye, Montdidier, Ham et Péronne) Au sein des Mairies partenaires du CIDFF (Fressenneville et Flixecourt) Au sein des maisons de quartiers d Abbeville Au sein de la Radio RPL à Cayeux sur Mer Des financements pour exercer nos missions : Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l Egalité de Picardie Conseil Régional de Picardie Conseil Général de la Somme Conseil Départemental d Accès au Droit de la Somme La Maison de l Egalité de la Ville d Amiens Le Fonds Social Européen L Agence Régionale de Santé de Picardie Les CUCS Amiens et Abbeville Mairie d Amiens et Abbeville Le PLIE Amiens Métropole Comité d Entreprise de la SNCF et association CSC Etouvie Collège Alain Jacques d Ailly le Haut Clocher Mairie de Fressenneville Contacter le CIDFF Les moyens technologiques du CIDFF ont permis, cette année encore, au public de prendre contact avec l association 24h/24h. L acquisition d un standard facilite la communication entre le personnel d Amiens et d Abbeville et les transferts d appels d une antenne à l autre. Le public peut contacter le CIDFF par de nombreux moyens : Internet (Sites Internet + courriels) Fax Courriers Répondeur téléphonique Documentation (revues juridiques spécialisées/codes dont certains ont été généreusement offerts par la Maison de Justice et du Droit d Amiens et autres livres de droit) Quelque soit la demande, une réponse est formulée dans un délai très bref et peut prendre la forme d un rendez-vous, d un rappel téléphonique précédé ou accompagné d une recherche de documentation sur internet ou autre, de réponse à un mail et enfin d une réorientation vers un partenaire institutionnel ou un professionnel du droit. Afin d optimiser le fonctionnement du CIDFF, les informatrices juridiques comme les conseillères en insertion professionnelle favorisent l accueil sur rendez-vous. Ce qui n exclut pas tout autre accueil en cas d urgence. Les permanences sont libres d accès pendant les horaires d ouverture. 7

Les Financeurs Amiens Métropole Fonds Social Européen Action : Plan Local pour l Insertion et l Emploi (PLIE) Maison de l Egalité de la Ville d Amiens Actions : Permanence juridique, Flashmob (25 novembre) Conseil Régional de Picardie Contrats : Emplois solidaires Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l'egalité Actions : Information juridique, Bureau d Accompagnement Individualisé vers l Emploi (BAIE) CIDFF de la Somme 6 bd Carnot 80000 AMIENS Antenne 6 rue du Chevalier de la Barre 80100 ABBEVILLE Conseil Général de la Somme Actions : Fonctionnement du CIDFF, Art thérapie (8 mars) Agence Régionale de Picardie (ARS) Action : Antenne téléphonique régionale d'information et d'orientation sur la contraception et l'ivg Le Conseil Départemental de l Accès au Droit de la Somme du Tribunal d Amiens Actions : (Antenne Téléphonique du point d accès au droit et permanences décentralisées) Contrat Urbain de Cohésion Sociale d'abbeville Actions : Animation et prévention auprès du public des quartiers d Abbeville Ville d Abbeville Actions : Fonctionnement et organisation de manifestation (Sortie Samara) Lycée de l Authie à Doullens Actions : Prévention santé et citoyenneté Ville de Fressenneville Permanence juridique CE SNCF Actions : Intervention d une juriste «Exposition sur l évolution des droits des femmes à travers le temps» (8 mars) CSC Etouvie Intervention d une juriste sur la résidence alternée Contrat Urbain de Cohésion Sociale d'amiens Action : Médiation Sociale, Accès au Droit, Favoriser l Egalité des Chances et Optimiser l Insertion des Femmes par l Information Collective, Accès au Droit des jeunes P l i e Plan local pour l Insertion et l Emploi d'amiens Métropole Conseil Départemental de l Accès au Droit de la Somme 8

Pôle juridique Pôle formation emploi Pôle santé vie relationnelle Les Partenaires Ordre des Avocats, Notaires, Huissiers SOS Violences en Privé Services Publics de Quartier CCAS de Camon Maison de l Egalité CSC Etouvie INSEE CFA Bâtiment Amiens Association GAS (Groupe d Appui et de Solidarité) Services Sociaux (CCAS, Assistantes Sociales ) CHU Nord (Groupement d'intérêt Public) L ensemble des Tribunaux de la Somme, Pôle médico-judiciaire d'abbeville Maison de Justice et du Droit d'amiens Défenseur des droits et Conciliateur de justice Mairie d'amiens/d'abbeville ainsi que les Mairies de Secteur CCAS de Flixecourt Mairie de Fressenneville Radio Picardie Littoral Mairies de Roye, Montdidier, Ham et Péronne La police nationale, la police municipale et les gendarmeries de la Région Picardie Les associations Cyprès, EPI et l ADIL Femmes en Mouvement Les centres d'hébergement (AGENA, Service d'accueil d'urgence, Centre Relais, APREMIS ) La Maison du Logement Les associations Initi'elles et Femmes Solidaires L UFCS et l APAP France Bleu Picardie, le Courrier Picard, FR3 Picardie, l Union et Canal Nord Le Fonds Social Européen Mairie d Amiens Métropole Les Pôles Emploi d'amiens et d'abbeville Mission Locale pour l Insertion, la Formation et l Emploi d Amiens La Caisse d'allocations Familiales Conseil Général de la Somme (Mission RSA) Mission Locale Abbeville La Maison des Parents L AFPA Ménage Service Somme Emploi Service Propack les Astelles SEJ+ L Ilôt BRASERO OFRE Atelier et Chantier d Insertion L URLIP La Direction de l Education Permanente Union Féminine Civique et Sociale FACE Grand Amiens UDAPIA Les Agences d'intérim de la Région Le Conseil Régional de Picardie Les Centres Relais Les médecins généralistes et les gynécologues Les pharmacies et les laboratoires de la Région Picardie Les plannings familiaux Les Centres de PMI Les organismes de Prévention (MST, Alcool ) La Maison de la Promotion et d'education à la Santé La Maison des Adolescents Le Maïl La Croix d'or Vie Libre La Maison pour Tous d Abbeville La Ludhotèque Prélude La Bibliothèque d'abbeville Service Vie des Quartiers Espace Cultuel Saint André L école des Beaux Arts d Abbeville Lycée Boucher de Perthes à Abbeville L humoriste Esta Webster 9

Année 2011 : Les chiffres clés de l activité par action et par pôle Chaque année, nous transmettons nos données statistiques (sous forme de fiche individuelle ou collective, de fiche de suivi emploi et de fiche de suivi des violences sexistes depuis octobre) au Centre National d'information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF) qui nous en renvoie l extraction sous forme de graphiques et de tableaux. Ces statistiques permettent de mettre en évidence l activité cumulée de chaque secteur d information (juridique, formation/emploi, santé/vie relationnelle) sur l année. Ce bilan indique que 6 136 personnes (7 421 personnes en 2010) ont été informées par les salariées du CIDFF de la Somme en 2011 réparties sous la forme suivante : 3 733 personnes individuellement 2 403 personnes collectivement On ne peut que constater une baisse de 17 % de la fréquentation qui s explique par les absences non remplacées de deux salariées en congé maternité (de mai à août). L une au niveau du pôle juridique et l autre au niveau du pôle santé/vie relationnelle. Les informations individuelles Pôle Actions Femmes Hommes Couples Personnes morales Total Juridique Accès au droit 1 434 493 68 63 2 058 Le point d accès au droit du CDAD 830 463 6 45 1 344 Formation/emploi Santé/vie relationnelle Médiation sociale 58 27 4 89 Bureau d Accompagnement Individualisé vers l Emploi (BAIE) Plan Local d Insertion vers l Emploi (PLIE) 90 (nouveaux contacts) 24 (nouveaux contacts) Dans le cadre de ce dispositif, 99 femmes ont bénéficié d un accompagnement Dans le cadre de ce dispositif, 111 femmes ont bénéficié d un accompagnement IVG/contraception 103 5 1 19 128 90 24 3 733 10

Lieu d'information du public Maison de l'emploi et de la Formation 14 CCAS de Camon 18 Quartier Menchecourt d'abbeville 1 Quartier Rouvroy d'abbeville 3 Quartier Provinces d'abbeville 1 Radion Littoral Picardie (RPL) 9 Mairie de Fressenneville 7 Mairie de Flixecourt 13 Antenne Abbeville 937 Tribunal de Péronne 10 Mairie de Montidier 10 Mairie de Ham 16 Mairie de Roye 13 Maison de l'egalité 6 Maison de Justice et du Droit d'amiens 212 Service public du quartier Etouvie 115 Service public du quartier Atrium 117 Service public du quartier Sud-Est 57 Amiens siège 2174 Hommes 27% Couples 2% Le public Age du public Femmes Hommes Personnes morales 3% 262 275 132 226 268 27 78 87 72 118 Femmes 68% 1376 606 < 25 ans 26-35 ans 36-45 ans 46-55 ans > 56 ans Non connu 0 500 1000 1500 2000 2500 11

Les informations collectives Comme les années précédentes, les salariées du CIDFF, chacune dans son champ d activité, a organisé ou animé une ou plusieurs informations collectives. Ces informations collectives permettent de renseigner des groupes de personnes sur un thème donné déterminé par le CIDFF. Dans près de 58% des cas, le CIDFF était porteur de l action. En 2011, les thèmes développés ont été : Présentation du CIDFF Egalité et inégalité entre les hommes et les femmes Lutte contre les violences sexistes, conjugales et intrafamiliales Accès au droit (logement, retraite, conciliation, résidence alternée, droit à l image, droit de la famille) Santé et sexualité Culture générale Parentalité Discriminations Citoyenneté Insertion emploi/formation 2 403 personnes ont participé aux informations collectives dont 1 835 femmes et 568 hommes Hommes 24% 145 informations collectives ont été réalisées pour un volume total de 205 heures. Accueil/général Formation/emploi 5% 32% Juridique Santé/vie relationnelle Les lieux d interventions sont trop nombreux pour tous les citer (34 différents au total). Néanmoins, les interventions collectives ont eu lieu dans Amiens et Abbeville et au sein des associations partenaires. 22% 41% Femmes 76% 12

Interventions collectives 2011 (partenaire ou porteur du projet) Date Thème Objectif/partenaire 6 janvier Violences familiales Ateliers collectifs du dispositif BAIE Partenariat avec l association SOS Violences en Privé 9 février, 16 et 20 mars Information sur les différents moyens de contraception 16 et 23 février, 9 Information sur les différents mars moyens de contraception 8 mars Les droits des femmes à travers le temps 15 mars Echanges de pratique sur la santé 30 mars Information sur les différents moyens de contraception 11 avril Inégalité, égalité hommes/femmes Sensibiliser les jeunes - Partenariat avec la Maison Familiale Rurale de Beauquesne Sensibiliser les jeunes Partenariat avec le CFA Bâtiment d Amiens Journée de la femme - Partenariat avec le Comité d Entreprise de la SNCF Sensibiliser les jeunes - Organisé par le Plan Local Santé au CFA Bâtiment d Amiens Sensibiliser les jeunes - Partenariat avec Amiens Avenir jeunes Sensibiliser les jeunes du Lycée Agricole d Abbeville - Partenariat avec le Maison de la Prévention et de l Education à la Santé (MPES) 14 avril Présentation du CIDFF Présenter les actions de l association auprès des jeunes - Lycée Edouard-Gand d Amiens 15 septembre La conciliation «Présentation des missions d un conciliateur de justice» Informer sur la conciliation - Partenariat avec Monsieur DESANOIS, Président des conciliateurs de justice de la Somme 15 septembre Présentation du CIDFF Présenter les actions de l association auprès du public de l UDAPIA (Epicerie sociale) 6 octobre Résidence alternée S adresse au public bénéficiaire des actions de l association CSC Etouvie 20 octobre, 7 et 21 novembre 27 octobre 3 novembre 14 novembre Droit à l image Présentation du CIDFF et du Flashmob Présentation du CIDFF et du Flashmob Présentation du CIDFF et du Flashmob Sensibiliser les jeunes - Partenariat avec le CFA Bâtiment Présenter les missions de l association - Institut de Formation et d Education Permanente d Amiens (IFEP) Présenter les missions du CIDFF - Bénéficiaires de l association L un et l Autre Présenter les missions du CIDFF- Bénéficiaires de l association Union Féminine Civique et Sociale 22 novembre Prévention des expulsions A destination des professionnels - Partenariat avec le Conseil Départemental d Accès au Droit 13

Date Thème Objectif/partenaire 22 novembre Présentation du CIDFF Accueil des femmes victimes de violences 22 novembre Semaine de lutte contre les violences faites aux femmes 24 novembre, 29 novembre (reporté Prévention des violences au 26/01/12) et 5 décembre 29 novembre Violences conjugales «Femmes indigo» 6 décembre Egalité hommes/femmes La femme en France au XX ème siècle : du foyer à la parité Intervention auprès des avocats du barreau d Amiens (dans le cadre des mardis de l avocat) sur le thème de l ordonnance de protection - Maison de l Avocat d Amiens Action en faveur des jeunes des Lycées La Hotoie, Edouard-Gand et Montaigne d Amiens - Maison de l Egalité de la Ville d Amiens en partenariat avec le réseau associatif Sensibiliser les jeunes - Partenariat avec le CFA Bâtiment Spectacle suivi d un débat s adressant aux jeunes du Lycée Boucher de Perthes d Abbeville - Partenariat avec l humoriste Esta Webster Intervention auprès des jeunes du collège Alain Jacques d Ailly le Haut Clocher et du Collège Sagebien d Amiens - Partenariat avec le collège d Ailly le Haut Clocher 8 et 15 décembre Présentation du CIDFF Bénéficiaires de l Epicerie Sociale de l UDAPIA Ateliers organisés par le CIDFF dans le cadre exclusif du dispositif BAIE à destination du public BAIE 7 et 17 mars, 12 juillet, 15 et 29 septembre, 4 octobre, 3 novembre Vie professionnelle et lutte contre les discriminations (siège Amiens) Intervention d une informatrice juridique du CIDFF et d une psychologue de SOS Violences en Privé Sensibilisation aux discriminations, les discriminations dans la société et en entreprise, se présenter en parlant de soi de manière positive, la création d entreprise au féminin, le contrat de travail : les pièges à 9 août, 13 et 25 octobre, 21 novembre 4 et 17 novembre, 2, 9 et 16 décembre Les difficultés de la vie quotidienne et l accès au droit pour tous (Siège Amiens) Vie professionnelle et lutte contre les discriminations (Antenne d Abbeville) 29 novembre Les difficultés de la vie quotidienne et l accès au droit pour tous (Antenne d Abbeville) éviter, la rupture du contrat de travail Intervention d une psychologue de SOS Violences en Privé Violences et santé, les violences intra familiales, s engager dans la lutte contre les violences faites aux femmes, s exprimer avec assertivité. Sensibilisation aux discriminations, les discriminations et les violences sexistes dans la société et en entreprise, un look pour l emploi, les lieux-ressources des démarches emploi/formation, les métiers en tension sur l Abbevillois, construire son CV Les violences conjugales, violences et santé : les conséquences pour les victimes 14

Formations assurées par l équipe du CIDFF 80 Pôle accueil Fonction Formation Séverine POIRET 1 ETP au poste de responsable 27 janvier et 14 février : violences sexistes administrative Pôle juridique Manuella DELIGNIERES Myriam MARCINIAK Elalia ELKETROUSSI Pôle formation/emploi Cindy LEGRAND Ingrid SOLER Pôle santé/vie relationnelle Sarah DUPONT Zarah BELKADI 0,5 ETP au poste de coordinatrice 0,5 ETP au poste d informatrice juridique 1 ETP au poste d informatrice juridique 1 ETP au poste d informatrice juridique 1 ETP au poste de conseillère en insertion professionnelle 1 ETP au poste de conseillère en insertion professionnelle 1 ETP au poste d animatrice socio culturelle 0,5 ETP au poste d écoutante téléphonique 22 novembre : prévention des expulsions locatives - CDAD 16 mars : la Moudawana (code de la famille marocain) - Services Publics de Quartier d Amiens Métropole 15 avril et 17 juin : le surendettement - Services Publics de Quartier d Amiens Métropole 16 juin : Violences intra familiales Conseil Général de la Somme, territoire de Corbie 22 septembre : successions et libéralités CNIDFF 17 novembre : violences intra familiales et violences sur enfant DRAC de Picardie 22 novembre : prévention des expulsions locatives CDAD de la Somme 22 septembre : successions et libéralités CNIDFF 16 décembre : Accueil et accompagnement des clients vulnérables de la poste. La poste d Abbeville 21 novembre : addiction et alcoologie PLIE Amiens Métropole 13 mai : le mécénat CNIDFF 30 juin : Insertion professionnelle des femmes immigrées - CNIDFF 8 et 9 septembre : Accueil des femmes victimes de violences : les fondamentaux - CNIDFF Les 24, 25, 26 janvier et 7, 8 février : éducation affective et sexuelle IREPS de Picardie avec le soutien de l agence régionale de santé de Picardie 16 décembre : Accueil et accompagnement des clientèles vulnérables de la poste la poste d Abbeville 7 avril : actualisation et harmonisation des connaissances en éducation affective et sexuelle - le Plan Local Santé de Picardie (animée par l IREPS) 18 au 20 mai : Concevoir et animer des interventions collectives - CNIDFF 15

Le pôle juridique 16

Le Pôle juridique Siège 03.22.22.01.94 / Antenne d Abbeville - 03.22.31.26.31 Le pôle juridique regroupe l ensemble des activités «accès aux droits», «accès au droit des jeunes», «médiation sociale» (financement CUCS), l information juridique délivrée par les informations juridiques d Abbeville et d Amiens (financement propre) et la ligne «Point d Accès au Droit» confiée et financée par le Conseil Départemental de l Accès au Droit de la Somme. L accès gratuit et confidentiel à l information juridique sur les différents points d accueil ainsi qu au siège social a permis cette année encore de sensibiliser un large public sur l ensemble du département de la Somme. Les informatrices juridiques ont été amenées à répondre à des questions relevant de domaines diversifiés du droit (famille, consommation, travail, voisinage ) dans le respect des objectifs imposés par nos financeurs : garantir à tous un égal accès à la justice et au droit réaffirmer le droit comme un élément de cohésion sociale en favorisant une égalité des chances pour chacun lutter contre les exclusions en rendant le droit accessible à tous 4 476 personnes informées au CIDFF de la Somme dont 3 491 en individuel et 985 en collectif Parmi les 3 491 personnes, 937 ont été informées sur l antenne d Abbeville dont 640 femmes, 240 hommes, 51 couples et 6 personnes morales. Médiation Sociale Cette activité, financée par le CUCS Amiens Métropole, consiste à répondre à la demande du public concernant la résolution des leurs petits litiges liés à la vie quotidienne. En pratique, l informatrice juridique accompagne les demandeurs dans leurs recherches de solutions amiables. Elle peut ainsi les rapprocher d un huissier de justice, d un notaire, voire d un avocat mais elle peut aussi faire l interface avec un particulier en communiquant avec lui soit par écrit, soit par téléphone. Son action permet donc aux deux parties de recréer un lien entre eux, d aboutir à ce que le dialogue reprenne. Le succès de cette activité a évité, cette année encore, le dépôt de nombreux dossiers sur le bureau d un juge. Par rapport à 2010, on comptabilise 10 demandeurs de plus soit 78 personnes dont 50 femmes, 25 hommes et 3 couples. On remarque que cette activité attire majoritairement les femmes puisqu elles représentent 64 % du public. Mode de contact : 69 visites, 3 appels et 6 mails 4% 8% 88% Visites Appels Mails Leur situation familiale, sociale et professionnelle sont d ordre divers. Les personnes renseignées se sont présentées à l association d elles-mêmes ou ont été orientées par nos partenaires ou par des relations privées. 17

La médiation sociale s exerce aussi bien au siège social que dans les lieux de permanences puisque chacun de nos partenaires a mis à la disposition de l informatrice juridique un téléphone et un ordinateur. Ainsi, des dossiers ont été ouverts dans tous les lieux d accueil selon la répartition suivante : Sud Est 6% Atrium 12% Camon 1% Maison de l'egalité 1% Siège 45% Parmi les demandeurs, 60 % sont issus d Amiens et 40 % d autres villes. Amiens Centre 15% Amiens Ouest 21% Amiens Sud 24% Amiens Nord 40% Etouvie 17% Les motifs de litiges sont variés et peuvent être rattachés à des thématiques plus générales. Maison Justice 18% L examen des dossiers a nécessité de nombreuses démarches : 94 au total réparties comme suit : 65 rédactions de courriers 7 échanges téléphoniques 18 indexations de pension alimentaire 4 aides à la constitution de dossiers 3% 8% 4% 4% 7% 11% 4% 1% 2% 1% 14% 10% 24% 7% Autres Pension alimentaire Assurance / banque Droit du travail Fiscalité Consommation Pénal Droits sociaux Famille Voisinage Procédure 18

Accès au Droit des Jeunes En fin d année 2011, les informatrices juridiques de l antenne d Amiens se sont rendues au CFA Bâtiment d Amiens pour six interventions auprès de groupes de jeunes scolarisés au sein de cet établissement. Ces interventions ont été financées par la Ville d Amiens dans le cadre du CUCS Amiens Métropole. Deux thèmes principaux ont été traités au cours de ces 6 séances : Droit à l image (le danger des réseaux sociaux) Violences en général (famille, école, travail, rue ) Les objectifs de l action accès au droit des jeunes sont : Informer les jeunes sur leurs droits et leurs obligations Participer à l insertion des jeunes par l information juridique et la connaissance du monde du travail Offrir à ces jeunes un accompagnement juridique et une orientation selon la situation Utiliser le droit comme un outil de protection mais aussi d émancipation et de citoyenneté Dans le cadre de cette action, 140 jeunes ont été informés selon la répartition suivante : 68 jeunes âgés de 16 à 25 ans au cours de 3 sessions sur le thème de la violence dont 21 couvreurs, 20 plombiers et 27 électriciens 72 jeunes âgés de 15 à 22 ans au cours de 3 sessions sur le thème du droit à l image dont 23 installateurs plaquistes, 25 peintres (dont 1 femme), 13 menuisiers et 11 maçons. Ces actions ont eu lieu sur 6 demi-journées à raison de 2 heures par intervention. Permanences en Maison de la Justice et du Droit d'amiens Tél : 03.22.22.29.90 Le CIDFF de la Somme collabore avec la Maison de la Justice et du Droit depuis son ouverture en décembre 1999. Depuis plus de 12 ans, le partenariat prend la forme d une permanence hebdomadaire, le mercredi après-midi. Véritable lieu d accès au droit, de conciliation, de médiation et de réparation pénale, les justiciables reçus sans rendez-vous cotoient d autres justiciables convoqués par les Délégués du Procureur ou par l association SOS violences en Privé. De nombreux partenaires contribuent au succès de nos permanences au sein de cette maison à commencer par le greffier de la Maison de Justice et l ensemble des associations et institutions présentes dans le quartier Nord. Thématiques : 51% 6% 3% 8% 8% 11% 3% 2% 5% 0% 3% Informations pratiques Unions et ruptures Conséquences de la rupture Problèmes intrafamiliaux Enfants Droit du travail Emploi formation Santé Tous types de violence Droits et aides sociales Droits et procédures 19

Public renseigné 158 personnes ont été renseignées et/ou orientées au cours de 39 permanences et au travers de 196 entretiens (certaines viennent régulièrement s informer). Au total, ont été accueillis : 94 femmes, 57 hommes 4 couples 3 professionnels 86,70 % du public dit avoir été accueilli par l informatrice juridique pour la première fois. Les renseignements juridiques ont été délivrés au cours de : 136 visites 60 appels 327 points de droit ont été abordés et analysés au cours de cette année. Les personnes viennent de tout le département de la Somme voire parfois de département limitrophe. Ils ont eu connaissance de la Maison de Justice par Internet, par un tribunal, par une connaissance et parfois directement par le Ministère de la Justice et des Libertés. 37 % du public reçu étaient issus du quartier Nord. Permanences au CCAS de CAMON Tél : 03.22.49.65.72 Cette permanence est encore récente : la première a eu lieu le 8 janvier 2009. Sa fréquentation connaît des variations. En 2011, elle a tout de même permis de satisfaire 18 personnes au cours de 11 permanences. Ainsi, 14 femmes, 3 hommes et 1 professionnel ont pu obtenir des informations juridiques conformes à leurs attentes. 2 d entre eux revenaient au moins pour la seconde fois. 18 entretiens ont été tenus (17 visites pour 1 appel). 78 % des personnes étaient issues de la Ville de Camon. 29 points de droits ont été abordés au cours de ses entretiens dont 45 % liés au droit et à la procédure. Permanences en Maison de l Egalité 12, rue Frédéric Petit à Amiens Tél : 03.22.97.42.70 Le CIDFF, à la demande de la Maison de l Egalité, a ouvert une permanence d accueil et d information dans leurs locaux en janvier 2011. Cette nouvelle permanence a eu beaucoup de difficultés à démarrer suite à des problèmes de travaux qui ont nécessité parfois la fermeture de la Maison de l Egalité au moment de la permanence. De ce fait, seules 8 permanences ont pu être tenues au cours de l année 2011. 5 entretiens dont 4 visites et 1 appel. 17 points de droit abordés dont 23 % ont concerné la violence et aussi 23 % le droit et la procédure. Mal connue du public, elle n a malheureusement accueilli que 5 personnes dont 3 femmes, 1 homme et un professionnel. Parmi ces personnes, 1 seule avait déjà eu un premier contact avec la juriste et 1 seule était issue du quartier. Cette permanence a fait l objet, au cours de l année, d une attention particulière en terme de communication qui a porté ces fruits en fin d année. 20

Convention Ordre des Avocats - CIDFF Point d Accès au Droit : 03.22.45.03.51 Fonctionnement du partenariat L association est liée depuis le début de l année 1999 à l Ordre des Avocats, Square Jules Boquet à Amiens par une convention qui permet au public du CIDFF de rencontrer dans le cadre d une consultation gratuite un samedi matin un avocat. Les consultations ont lieu exclusivement au sein des locaux du Barreau. Les personnes orientées se présentent au lieu de rendez-vous munies d une carte de visite du CIDFF et sont reçues à l heure indiquée sur la carte. En 2011, cette convention a bénéficiée à 23 personnes soit 16 femmes, 5 hommes et 1 couple 23 entretiens ont ainsi été réalisés au cours de 45 permanences. Cette année encore, on note une baisse significative des orientations par rapport à l année précédente. Cette réduction est liée à la fois à la baisse d activité au sein du CIDFF (deux salariées en congé maternité) et à la multiplication des consultations en zone rurale et en Maison de l Egalité. Thèmes traités 4% 13% 22% 9% 4% 13% 35% Droit du travail Droit de la famille Trouble du voisinage Divers pénal Consommation Procédure Autres Le partenariat entre le Conseil Départemental d Accès au Droit de la Somme présidé actuellement par Monsieur Thierry POLLE, Président du Tribunal de Grande Instance d Amiens et le CIDFF de la Somme se poursuit depuis 2004 grâce à la signature d une nouvelle convention annuelle qui renforce les objectifs définis dès l origine à savoir : Promouvoir et développer toute action en faveur de l accès au droit dans l ensemble du département de la Somme ; Favoriser toute démarche visant à une meilleure information et à une meilleure orientation des justiciables ; Gérer dans ce cadre la ligne téléphonique d information et d orientation. De cette association découle deux activités : La tenue de l antenne téléphonique d informations et d orientation sur l ensemble du département de la Somme ; La tenue de permanences d accès au droit dans les principales villes du département. Présentation de l antenne téléphonique et des permanences juridiques Le «Point d Accès au Droit» est une plateforme départementale téléphonique d information et d orientation juridique gérée par les informatrices juridiques du CIDFF de la Somme. Gratuite et accessible à tous du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00 et le samedi de 10h00 à 12h00, elle permet au public d obtenir instantanément une information sur ses droits et devoirs ou une orientation vers un professionnel de droit. 21

janv.-11 févr.-11 mars-11 avr.-11 mai-11 juin-11 juil.-11 août-11 sept.-11 oct.-11 nov.-11 déc.-11 L objectif de cette antenne est de démocratiser l accès à l information juridique par la reformulation et l aide à la compréhension. Chaque citoyen doit pouvoir connaître ses droits (et ses obligations) de la même façon qu il doit pouvoir les faire valoir. Outre cette antenne, 4 permanences juridiques décentralisées permettent d accueillir le public à : - Péronne : tous les 1 er jeudis après-midi de chaque mois - Montdidier : tous les 2èmes mardis matin de chaque mois - Ham : tous les 2èmes mercredis matin de chaque mois - Roye : tous les 4èmes lundis après-midi de chaque mois Deux autres permanences hebdomadaires d accès au droit existent aussi sur Amiens. - Quartier Etouvie : tous les mercredis après-midi au sein du Services Publics de Quartier - Mission Locale Insertion pour la Formation et l Emploi : tous les mardis après-midi Analyse quantitative et qualitative : Au cours de l année 2011, le CIDFF de la Somme a reçu 1 258 appels. 200 100 0 Nombre d'appels répartition du public femmes 63% On constate que les femmes sont plus nombreuses à appeler sur l antenne puisqu elles représentent 2/3 du public. 85 personnes ont également été accueillies dans les permanences juridiques décentralisées. La nature des questions est variée : droit de la famille, droit de la consommation, droit pénal Les appels aboutissent soit à une réponse immédiate soit à une orientation vers les professionnels du droit compétents. Domaines sollicités hommes 37% Droit du Travail 402 Droit de la Famille 284 Autres 255 Droit de la Consommation 129 Droit Pénal 71 Succession / Saisie 63 Droit Locatif 46 Droit des Etrangers 5 Surendettement 3 Total 1 258 Les thèmes les plus abordés restent le droit du travail ainsi que le droit de la famille. 22

Orientation du public : La plupart des questions posées sur l antenne aboutie à des réponses immédiates (80% des appels). Suite de l appel Permanence des avocats le samedi matin Permanence des notaires le lundi après-midi Public 152 Autres organismes 192 13 Monsieur POLLE, Président du Tribunal de Grande Instance d Amiens et Président du CDAD de la Somme ; Monsieur MISIAK, Secrétaire Général de la Sous Préfecture de Péronne ; Madame MOUROUX, Directrice de l Agence Départementale d Information sur le Logement (ADIL) ; Maître MARUSIAK, huissier de justice ; Monsieur WOLFF, magistrat au Tribunal d Instance d Amiens. Réponse immédiate 901 La communication: Avec la période hivernale qui entraîne avec elle la trêve des expulsions locatives, et que se multiplient les signaux d alerte dans un contexte de crise économique et sociale très préoccupant, il a paru nécessaire de sensibiliser les acteurs de terrain sur les divers recours existants pour éviter les expulsions locatives. C est dans ce contexte que le Conseil Départemental d Accès au Droit de la Somme (CDAD) avec le Centre d Information sur les Droits des Femmes et des Familles de la Somme (CIDFF 80) a décidé d organiser une demi-journée d information sur cette thématique le mardi 22 novembre 2011 de 13h30 à 16h30 Salle Dewailly à Amiens. 76 personnes ont pu être ainsi sensibilisées à l occasion de cette manifestation. La majorité des personnes présentes était issues du secteur social (assistantes sociales, travailleurs sociaux). Elles ont pu repartir avec des connaissances solides et actualisées sur les procédures d expulsions locatives grâce à l intervention de plusieurs professionnels : 23

Les chiffres de la violence 2011 En 2011, le partenariat entre l association SOS Violences en Privé et le CIDFF n a pas été renouvelé. Les chiffres présentés dans ce rapport sont donc uniquement constitués de situations traitées par les informatrices juridiques de la structure. 154 situations de violences faites aux femmes ont été portées à notre connaissance (victimes directes ou signalement). Répartition mensuelle des situations Origine du contact Signalement; 6% Victimes ; 94% 30 25 20 15 10 5 0 29 16 14 12 13 13 9 10 8 9 14 7 L auteur des faits 28% 5% Compagnon actuel 67% Ex Autre Répartition par lieu d accueil et d information Etouvie 6% Rollin 3% Abbeville 5% Camon 0% Fréquence du contact Atrium 14% Maison de l'egalité 1% Maison de Justice 6% Siège 65% autre 14% 1er contact 86% 24

Origine de la demande Les partenaires orientent au CIDFF près d une victime sur deux. Ce qui souligne l importance du réseau. Permanences en Maisons de quartiers d Abbeville Des permanences juridiques ont lieu en Maisons de quartiers de Rouvroy (2éme lundi de chaque mois) et de Menchecourt (4éme lundi de chaque mois). 8% 38% Spontanée L'information est faite par la diffusion du planning des permanences au sein des maisons de quartier (porte à porte, journaux, affichage). En 2011, 10 permanences ont été tenues dans chaque quartier. Seule 4 personnes ont été reçues Partenaire Non connu 25% 54% 221 contacts ont été établis avec les victimes ou avec les personnes qui ont signalé une situation de violences au travers de : 75% Quartier Rouvroy Quartier Menchecourt 175 Visites 40 appels 6 mails Encore de nombreux cas de violences déplorés cette année : tous dramatiques. Ces victimes ont subi depuis de nombreuses années toutes les formes de violences qu ils puissent exister (de la violence verbale à la violence sexuelle). Elles ont su (et pu) développer pour certaines des mécanismes de défense qui leur a permis de supporter, de patienter. Cette année, elles ont toutes choisi d agir, de dénoncer de mettre fin à une certaine tolérance. Elles ont décidé de sortir de la honte dans laquelle elles étaient enfermées. Les Maisons de quartier sont ouvertes et en activité en même temps que les permanences de l informatrice juridique, ce qui est un frein pour les personnes qui souhaitent s y rendre. Au regard du bilan, la Mairie a décidé d arrêter les permanences juridiques en privilégiant une orientation vers l antenne d Abbeville. 25

Permanences en zone rurale L informatrice juridique assure une permanence en Mairie de Flixecourt (1 er vendredi de chaque mois) et en Mairie de Fressenneville (3 ème vendredi de chaque mois) Fressenneville Flixecourt Radio Picardie Littoral La juriste du CIDFF 80 participe à une émission intitulée "Droits et Familles" sur la radio locale RPL (Radio Picardie Littoral). L émission s organise autour de thèmes abordés et décodés par la juriste. Les auditeurs de RPL peuvent appeler de manière anonyme et poser une question sur un problème d ordre juridique, social ou familial afin d obtenir une première information concernant une démarches, des formalités ou une procédure. 7 Pour un renseignement plus personnel, la juriste prend les coordonnées hors antenne de la personne afin d y apporter une réponse plus approprié ou un éventuel entretien. Personnes informées 13 En 2011, 19 émissions de radio avec 10 appels sur les thématiques suivantes : Permanences tenues 9 11 Responsabilité et procédure Allocation chômage Autorité parentale Indexation de pension alimentaire Autorité parentale et responsabilité Voisinage Impôts et personnes sous le même toit Taxe des ordures ménagères Taxe foncière pour l usufruitier L allocation retraite 26

Le pôle Formation/emploi 27

Le Bureau d Accompagnement Individualisé vers l Emploi (BAIE) Expérience professionnelle : Qu est-ce que le BAIE? : Le BAIE est un dispositif d accompagnement propre et caractéristique des CIDFF, au service de l insertion professionnelle des femmes. Il s inscrit fondamentalement dans les valeurs et les orientations du réseau : lutte contre les discriminations, notamment sexistes, et lutte contre les violences faites aux femmes (65% des femmes du BAIE). Présent sur Abbeville et Amiens (ainsi que dans les quartiers prioritaires), le BAIE permet aux femmes une prise en compte globale. 42% 23% 8% Aucune < 6 mois 6 à 24 mois 2 à 5 ans Pour quel public? 16% 11% + de 5 ans Le public-femmes accueilli au BAIE est fragilisé et en difficulté. En cause : Le parcours professionnel La situation personnelle/sociale Niveau de qualification : 13% 8% 10% 12% I et II III IV 80 70 60 50 40 30 20 10 0 65 58 39 64 13 76 V VI et V bis 34% 23% Alpha.Illettrisme Et : 66% vivent seules, 57% sont mères, 63% vivent des minimas sociaux, 15% n ont aucune ressource, 64% ne possèdent pas le permis de conduire, 35% sont étrangères. 28

Quel est son objectif? L objectif du BAIE est de guider les femmes à entreprendre leurs démarches en autonomie et de les aider à analyser, comprendre, choisir et agir pour élaborer et réaliser leur projet professionnel. La spécificité de la prestation B.A.I.E réside ainsi dans une prise en compte globale des problématiques qui font obstacle à l insertion professionnelle des femmes. Comment il l atteint? Accompagnement individuel et individualisé : Apporter aussi des solutions aux difficultés d ordre social permet aux femmes de se consacrer à : Quels résultats en 2011? En 2011, le BAIE a accompagné 99 femmes en situation d isolement (77% à Amiens et 23% à Abbeville). 32 femmes sont encore en cours de suivi. Certaines situations particulièrement difficiles prolongent la durée du suivi à bien plus que six mois. Parmi les 68 femmes qui ont terminé leur parcours d insertion, 63% ont réussi à concrétiser leur projet professionnel, par l emploi ou l entrée en formation. Ce chiffre, en nette hausse (+26%), est le fruit de l aboutissement de longs suivis, commencés en 2010, de femmes en très grande difficulté et du développement du réseau de partenaires. Les types de sortie du dispositif d accompagnement : L élaboration de projet La mobilisation des ressources et la dynamisation La valorisation des compétences L égalité des chances L élargissement des choix professionnels La formation La création d entreprise La recherche d emploi et le suivi dans l emploi 9% 4% 4% 3% 22% emploi formation autonomie arrêt cause santé abandon Actions collectives complémentaires Ateliers collectifs thématiques (argumentation, évolution de l emploi des femmes, violence, discriminations, contrat de travail ) Démarches extérieures (forums emploi et formation, colloques, réunions d information, visite des lieux-ressources, visite de centre de formation ) Réalisation de projets collectifs (exposition de peintures, flashmob) 7% 21% réorientation autres raisons 29

Ateliers collectifs «Favoriser l égalité des chances et l égalité de traitement» DANS LE CADRE DES CONTRATS URBAINS DE COHESION SOCIALE CUCS D AMIENS ET D ABBEVILLE : Pourquoi des ateliers? Cette action répond à des besoins repérés dans l activité de notre association. En effet les inégalités et la discrimination sont évoqués par une femme sur cinq dès leur accueil et quelque soit leur demande. Dans l action BAIE le sujet est présent pour la moitié d entre elles. Favoriser l égalité des chances et l égalité de traitement en informant et en sensibilisant les femmes souvent fragilisées par les inégalités déjà subies à travers un parcours social, professionnel et personnel parsemé d obstacles Il est donc nécessaire, au-delà de leur accompagnement individuel vers la formation professionnelle et l emploi, de les sensibiliser sur la connaissance de leurs droits à travers diverses thématiques essentielles de la vie quotidienne afin qu elles ne soient plus isolées et leur montrer l existence de solutions face à leurs problématiques. Quels sont leurs objectifs? La mise en place d ateliers d information collective permet d offrir aux bénéficiaires, qui sont des personnes en situation d exclusion, l accès à leurs droits et les préparer, ainsi, à l élaboration de leurs parcours d insertion sociale et professionnelle. Ces ateliers sont complémentaires de l accompagnement individuel du BAIE. Basés sur la dynamique de groupe, ils sont pour les bénéficiaires une opportunité de rencontres, d échanges pour obtenir des réponses adaptées à leur situation. Comment les atteindre? Mise en place de 10 ateliers d une demi-journée à Amiens et 8 à Abbeville, coanimés par une juriste du CIDFF de la Somme et la conseillère en charge du dispositif BAIE D autres intervenants ont été sollicités en fonction des thèmes abordés. Les thématiques ont été validées par les participantes après analyse de leurs besoins et attentes. A Amiens : Ateliers sur la vie professionnelle et la lutte contre les discriminations : o «Sensibilisation aux discriminations» o «Les discriminations dans la société et en entreprise» o «Se présenter» o «La création d entreprise au féminin» o o o o o o «Le contrat de travail : les pièges à éviter» «la rupture du contrat de travail» Ateliers sur les difficultés de la vie quotidienne et l accès aux droits pour tous : «Violences et santé» «Les violences intra- familiales» «S engager dans la lutte contre les violences faites aux femmes» «S exprimer avec assertivité» A Abbeville : Ateliers sur la vie professionnelle et la lutte contre les discriminations : o «Sensibilisation aux discriminations» o «Les discriminations et les violences sexistes dans la société et en entreprise» o «Un look pour l emploi» o «Les lieux-ressources des démarches emploi-formation» o o o o «Les métiers en tension sur l Abbevillois» «Construire son ou ses CV» Ateliers sur les difficultés de la vie quotidienne et l accès aux droits pour tous : «Les violences conjugales» «Violences et santé» 30

Pour quel public? Il s agit de femmes en grande difficulté sociale et financière et qui sont en recherche de formation professionnelle et/ou d emploi. Sont particulièrement ciblées les femmes vivant dans les quartiers prioritaires de la ville. On leur retrouve les mêmes problématiques que citées précédemment (BAIE) Zone d'habitation amiénoise 95% des participantes abbevilloises sont issues des quartiers prioritaires problématiques rencontrées à Abbeville dépendance à l'alcool absence de mobilité endettement santé difficultés familiales violences Amiens Nord Etouvie quartier Sud Les ateliers ont regroupé 91 femmes à Abbeville, pour la première année de mise en place des ateliers. Resocialisation : Après les premiers ateliers, on constate déjà les premiers changements chez les femmes accueillies. Le plus visible est la présentation physique. Le soin nouveau apporté à la tenue, la coiffure et le maquillage traduit un élan de resocialisation, un désir de se montrer aux autres sous son meilleur jour. C est une manière de retrouver une place «digne» dans la société. Il montre également un début de revalorisation de soi et un respect pour soi-même. Grâce aux ateliers, elles expriment leur volonté de retrouver une position sociale reconnue. Confiance en soi : La démarche pédagogique s appuie sur une prise en compte de la personne dans sa globalité, en valorisant sa conscientisation et son expression, Elle permet ainsi de reprendre confiance en soi. Dynamisation : La démarche collective permet aux femmes un nouvel élan social encourageant l insertion. Elles insistent sur l effet positif du soutien et de l encouragement suscités par le groupe. Le non-jugement, le respect et l écoute sont les fondements de ce travail de groupe qu elles concèdent comme fortement stimulant et mobilisateur. Autonomie : Sensibiliser les femmes aux diverses thématiques et aux moyens de s en prémunir est un axe indispensable pour accéder à leur autonomie. Elles manifestent toutes une meilleure aisance à effectuer des démarches et aller au devant des professionnels. Elles se sentent davantage intégrées à la société et moins seules. Elles savent où et qui solliciter en cas de question. Des solutions ont même été envisagées et/ou mises en place face aux difficultés de certaines. 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% Quels résultats en 2011? Les ateliers ont regroupé 119 participantes à Amiens, soit 19% de plus qu en 2010. 31

Le PLIE Age des femmes qui ont intégré le dispositif PLIE en 2011 Le Plan Local pour l Insertion et l Emploi (PLIE), fait intégralement partie du pôle insertion d Amiens métropole ; Il est cofinancé par le FSE, par les 33 communes d Amiens métropole et par le Conseil Général pour le RSA. Il permet aux personnes qui sont demandeurs d emploi de longue durée, bénéficiaires des minimas sociaux,bénéficiaires du RSA ou des femmes en difficulté d avoir un accompagnement personnalisé et individualisé afin de pouvoir retrouver un emploi ou d accéder à une formation. 17% 8% 0% Participants de 15 à 24 ans Participants de 25 à 44 ans Participants de 45 à 54 ans Ce dispositif est accessible aux personnes habitant les 33 communes d Amiens métropole. 75% Participants de 55 à 64 ans Concernant le CIDFF, la conseillère reçoit exclusivement du public féminin. La conseillère en insertion contractualise également les personnes bénéficiaires du RSA qui sont positionnées sur un axe emploi formation, ainsi elle devient le référent unique en matière d emploi et de RSA. Niveau d instruction des femmes intégrées Ce principe de référent unique permet à la conseillère de lever tous les freins qui peuvent bloquer pour accéder à l insertion professionnelle. Ainsi les difficultés en matière de logement, santé garde d enfants ou dettes sont étudiées en même temps. Au sein du CIDFF dans le cadre du dispositif PLIE, 111 femmes ont été accompagnées en 2011, dont 35 ont été intégrées au dispositif 13% 6% 6% Niveau VI (6e à 4e ou formation préprofessionnelle de 1 an) 25% Niveau Vbis (3e ou 4e-3e techno. ou < terminale de 2nd cycles courts professionnels) Niveau V (abandon avant terminale, terminale de 2nds cycles courts pro.) Niveau IV (classe terminale, abandon post bac (niveau Bac) Niveau III (diplôme bac +2) 34% 16% Niveaux II et I (diplôme supérieur au bac + 2) 32

Sorties positives Niveau d instruction des femmes sorties 18% 36% accés àl'emploi inférieur à 6 mois 14% 19% Niveau VI (6e à 4e ou formation préprofessionnelle de 1 an) accés àl'emploi durable Niveau Vbis (3e ou 4e-3e techno. ou < terminale de 2nd cycles courts professionnels) 46% accés à la qualification 24% 43% Niveau V (abandon avant terminale, terminale de 2nds cycles courts pro.) Niveau IV (classe terminale, abandon post bac (niveau Bac) Autres sorties 43% ruptures abandons 57% maladie,décés ou autres sorties 33

Le pôle Santé/vie relationnelle 34

Antenne IVG/Contraception 03-22-72-22-14 Suite à la fermeture du numéro indigo national, et sous la directive de la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS) devenue l ARS (Agence Régionale de Santé) en 2010, un nouveau numéro, le 03 22 72 22 14, a été créé en Picardie et a été mis en fonctionnement dès le 1 er juillet 2000. Le CIDFF de la Somme a été désigné pour la gestion de cette antenne. Et une écoutante a été recrutée pour tenir l antenne toute l année de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h du lundi au vendredi et de 10h à 12h le samedi. Cela fait donc 11 ans que l antenne téléphonique existe et même si peu d appels sont réceptionnés, elle doit continuer à fonctionner car elle représente une réelle nécessité pour certains publics Objectifs et missions de l antenne Seulement 2 femmes sur 3 ont aujourd'hui recours à une méthode de contraception. Parallèlement, le nombre d'ivg ne diminue pas. La fréquence des IVG s'accroît essentiellement chez les 15-17 ans. Face à ces constats, il est de plus en plus important de garantir un égal accès à tous et à toutes à l'information, à l'ivg et aux moyens de contraception. Informer reste une priorité pour combattre les idées reçues sur la contraception et les moyens d'éviter une grossesse non désirée ainsi que les maladies sexuellement transmissibles. Le rôle de l antenne est donc essentiellement : D orienter vers les structures compétentes et d informer sur leurs conditions d accès sur l ensemble de la Picardie (centres d éducation et de planification familiale, centres IVG, centres de dépistage du SIDA, des IST, ). De faire le point sur les dernières législations en matière de contraception et d IVG. De renforcer l accès des femmes à l IVG. D assurer un accueil physique à la demande aux heures d ouverture de l antenne D assurer une continuité du service public pendant les mois d été. D assurer une veille documentaire L antenne a aussi pour vocation de transmettre des données statistiques sur le nombre, le type, l origine et les raisons des appels. L antenne a réceptionné 125 appels pour l'année 2011 définis comme suit : 102 appels demandeurs dont 65% dédiés à l IVG 23 appels hors demandeurs. (demande d affiche, de renseignements sur le rôle de l antenne) 16 14 12 10 8 6 4 2 0 8 5 10 1 9 4 2 2 10 1 7 2 5 3 2 0 6 2 14 3 15 0 12 2 D informer sur les moyens contraceptifs et les IST D écouter et renseigner les personnes en difficulté, tout en dédramatisant leur situation. De mieux tenir informés les jeunes et les adultes sur l IVG et la contraception (dont la contraception d urgence). Appel demandeur Appel hors demandeur 35

Pilule Préservatif H Préservatif F Implant Stérilet Anneau vaginal Patch Spermicides Diaphragme Pilule du lendemain Ligature des trompes Castration chimique Abstinence Appels reçus sur l antenne Depuis la fin de l année 2010, l écoutante téléphonique est amenée à faire des animations collectives sur le thème des différents modes de contraception et l IVG Rôle de l'antenne 5% Demande de documentation 7% Demande de Stage 1% Contraception d'urgence 2% Contraception 9% Demande D'intervention 1% Autes 10% IVG 65% En 2011 : 187 personnes ont été informés sur 10 sessions d animations de 2h dans les lieux suivant : CFA du Bâtiment à Amiens 88 jeunes de 15 à 22 ans Amiens Avenir Jeune 13 jeunes de 17 à 25 ans Maison Familiale et rurale de Beauquesne 86 jeunes de 15 à 21 ans 95 hommes et 92 Femmes ont été informés lors de ses animations (84% d entre eux avaient entre 15 et 19 ans) Les moyens de contraceptions les plus cités sont les suivant : Origine des appels 7% 1% 3% Aisne 136 136 47 69 98 9 22 22 16 10 11 1 3 18% Oise Le CIDFF participe à diverses manifestations pour faire connaître l antenne : 71% Somme Hors département non connu Le nombre d'appels le plus élevé se situe dans la tranche d'âge : 19-45 ans correspondent à 59%. La journée Internationale de la Femme Agora Divers Forums Diverses réunions Pour 2011, les appels sont en baisse mais il y a une forte demande d intervention sur le thème de la contraception, de l IVG, des IST et des différents lieux ressources existants. On constate que la demande reste forte malgré une baisse de fréquentation de la ligne téléphonique, la diffusion de campagnes de publicité régulière et du numéro de l antenne ainsi que la multiplication des informations collectives. 36

Espace Animation et Prévention en faveur des Femmes L espace Animation et Prévention en faveur des Femmes est avant toute chose un lieu d accueil, de mixité sociale, d écoute et de partage ouvert à toutes les femmes. Cet Espace est un développement des missions du CIDFF, il est spécifique à l antenne d Abbeville L espace animation et prévention c est : Des animations débats sur un thème précis animées par un professionnel. Des après-midi (rencontre autour du jeu) Des sorties culturelles Des cafés-discussions Des temps forts, mobilisation des femmes autour des journées comme le 8 mars, le 25 novembre ou d action comme le téléthon, le cancer du sein Quelques chiffres En 2011, malgré un fonctionnement de 6mois et demi sur 12 pour cause de congé maternité de l animatrice, l espace animation et prévention à accueilli 183 femmes. Les animations réalisées : 5 animations-débats 8 après-midis (rencontre autour du jeu) 6 sorties culturelles 8 cafés discussions 2 temps fort (le 8 mars et le 25 novembre) 2 actions de mobilisations des femmes (téléthon et cancer du sein) 38% Répartition du publics sur les activités 23% Animations-débats après-midis jeux sorties culturelles cafés discussions 17% 22% 37

Zoom sur le CIDFF dans les quartiers d Abbeville En image En 2011, le CIDFF a mis en place un projet «animation et prévention auprès du public de quartier», financé dans le cadre du CUCS d Abbeville. Ce projet, mené en partenariat avec le service vie des quartiers de la mairie d Abbeville a pour but de renforcer la présence du CIDFF dans les quartiers d Abbeville et d aller à la rencontre des femmes ayant de nombreuses difficultés (isolement, précarité, situation de violence ) Pour cela le CIDFF a mis en place des cafés-discussions tous les mardis aprèsmidi en maison de quartier Espérance. On cuisine pour le téléthon! Le CIDFF a crée une groupe de femmes relai de l information dans les quartiers, à ce jour, 35 femmes font parties de ce groupe. Le CIDFF a également mis en place des permanences d information d orientation et d accompagnement des personnes dans les 6 quartiers de la ville concernant l aide aux démarches administratives et sociales, la prévention des violences conjugales et intrafamiliales et l accès aux droits des femmes et des familles. QUARTIER SOLEIL LEVANT et BOULEAUX PLATANES : Le 1 er jeudi de chaque mois de 9h30 à 11h30, en maison de quartier bouleauxplatanes (96 rte de Doullens) QUARTIER DES PROVINCES : Le 2 ème jeudi de chaque mois de 9h30 à 11h30 en maison de quartier. QUARTIER ROUVROY : Le 3 ème jeudi de chaque mois de 9h30 à 11h30 en maison de quartier. QUARTIER DE MENCHECOURT : Le 4 ème jeudi de chaque mois de 9h30 à 11h30 en maison de quartier. QUARTIER ESPERANCE : Le 2 ème vendredi de chaque mois de 9h30 à 11h30 en maison de quartier. Pour l année 2012, le CIDFF souhaite développer ce projet en mettant en place davantage d action en faveur des femmes notamment par l ouverture sur le monde culturel mais également en mettant en valeur les femmes relais sur des actions de mobilisation comme les journées du 25 novembre ou du 8 mars. Les cafés discussions, moment d échange et de partage Pour l année 2011, l espace animation et prévention en faveur des femmes a sensibilisé près de 500 personnes! 38

Les temps fort de l année 2011 Ateliers de médiation artistique à l occasion de la journée internationale de la femme (8mars) - Art thérapie Pour quoi faire? Objectif premier : Resocialiser, revaloriser et offrir un cadre d expression nouveau. Objectif secondaire : Mettre en place une exposition pour la journée de la femme le 8 mars 2011 Qui? Pour quels publics? Nombre de personnes : 8 participantes dont 3 ont finalisé le projet à Abbeville 8 participantes dont 5 ont finalisé le projet à Amiens Public visé : Femmes en rupture sociale, affective, professionnelle Problématiques du public participant : Femmes seules avec enfants, bénéficiaires des minimas sociaux, en grande précarité, handicap, dépendance à l alcool, problèmes de santé, manque de qualification, pas de mobilité, souffrance psychologique, peu d estime d ellesmême, isolement, peur des autres Comment? Quelle organisation? Durée : 12 séances par site (soit 24 séances) entre octobre 2010 et mars 2011 Locaux et horaires : A l école des Beaux Arts d Abbeville tous les vendredis de 9h30 à 12h Au CIDFF80 d Amiens tous les vendredis après midi de 14h à 16h30 Intervenante : Ophélie BON, art-thérapeute qualifiée et plasticienne Organisation du temps : 7 séances pour se découvrir avec la peinture Table ronde : décision du thème pour l éventuelle exposition 5 séances pour réaliser un tableau en vue de l exposition (l exposition sera une décision personnelle) Quoi? Que sont les ateliers? Un espace relationnel Ce type d atelier est un lieu où l on vient avant tout pour soi, pour prendre du plaisir et expérimenter des médiations en accord avec soi même. C est ainsi un espace où il est possible de se rencontrer avec soi et avec les autres. Ce n est pas simplement un lieu de création, mais c est aussi un lieu de relation, d écoute, d échange, d accueil, de dépôts, d expérimentation. Un lieu intime où l on exprime ses sentiments, ses questions, ses joies. L atelier peut être orienté vers une recherche esthétique mais aussi vers une liberté d expression dont le but est de mettre en forme son état psychique du moment. «L art n est plus là pour être joli mais pour être vrai» Paul Klee Un espace d expression libre : L atelier propose aux personnes un cadre sécurisant et respectueux qui permet l expression libre de chacun. Le sujet y est invité à faire l expérience qu il recherche que ce soit une expérience de copie, de création ou d expérimentation relationnelle. C est un travail au cas par cas. L artiste/art-thérapeute personnalise son approche, comme un guide, il rassure et ouvre des pistes artistiques. Un espace de médiation : L objectif de l atelier n est pas la production plastique ou esthétique mais bel et bien l itinéraire et l expérience vécu durant la réalisation de l œuvre. Dans cet espace entre le commencement et l œuvre finie se joue une relation entre l œuvre et la personne, entre désir et la réalité, entre le monde intérieur et le monde extérieur. Dans cet espace la personne reprend contact avec sa capacité à prendre des décisions, à prendre des risques et faire des expériences nouvelles. Par la médiation de la peinture la personne restaure un sentiment de valeur, de confiance, et de dignité. 39

Pourquoi? Qu est ce que ça apporte aux personnes? Le plaisir : Le plaisir de se retrouver, de s exprimer, de se surprendre et de se présenter de manière physique dans le monde extérieur. La sensation et l émotion que ce travail engendre participent à la revalorisation narcissique de la personne. L expression : Les souffrances psychiques, les états d âmes difficiles à verbaliser trouvent à l atelier une opportunité de s exprimer. A travers l œuvre le sujet pourra transformer, faire évoluer son monde interne. L expression artistique est un moyen de reprendre contact avec cette créativité parfois endormie, elle redonne le sentiment d exister, d être relié à la vie. Redynamiser des démarches : Les femmes accueillies ont amorcé un accompagnement avec le CIDFF que ce soit dans leurs démarches sociales ou professionnelles. Elles ont œuvré à résoudre partie des difficultés qu elles rencontrent. Toutes ont poursuivi leur accompagnement au-delà des ateliers. Le Jeu : Le but de la séance n est pas le résultat mais le moment passé à se recentrer, à se retrouver soi même en compagnie de l intervenant qui sollicite et accompagne la participante à jouer avec les formes, la matière, les couleurs, l imagination. La fonction ludique est reliée à la bonne santé, en l activant on se relie à une partie vigoureuse et valide de soi. C est aussi le jeu des choix, prendre des risques, faire des nouvelles expériences, qui permet de reprendre contact avec une certaine confiance en soi et ainsi restaurer une dignité parfois difficile à conquérir. La relation : La peinture fait le lien entre la parole et le «faire». En effet l image appelle le mot et le mot l image. La peinture joue le rôle de médiation entre le peintre et le monde extérieur. Elle devient un moyen de rencontrer l autre et un moyen de se présenter. Elle peut restaurer un échange entre le sujet et sa famille, le sujet et le groupe, le sujet et l institution, le sujet et lui même. Reprendre contact avec sa créativité : La créativité est universelle et présente en chacun de nous dans tous les domaines du quotidien. On a besoin de créativité dans nos relations, notre travail, nos réflexions, nos loisirs...etc 40

Flashmob contre les violences sexistes à l occasion de la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes (25 nov) CIDFF Amiens Objectifs : Le premier objectif est de permettre à un groupe de femmes (accompagnées individuellement au CIDFF80) de s impliquer et de s exprimer dans un projet de témoignages et de prévention des violences. L objectif second est de sensibiliser le grand public en nombre à la question des violences lors de la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2011. Pourquoi ce projet? Face à une recrudescence des faits de violences mis à connaissance du CIDFF 80 ces derniers mois de 2011 (directement par téléphone ou par visite, ou orientés par des partenaires) et une accentuation de la gravité de ces violences, notamment sexuelles, il a semblé nécessaire et essentiel de pousser un grand cri d alarme afin de mobiliser toute personne, professionnels et population, à la prise de conscience, la vigilance et l action. Rappelons que 80% des bénéficiaires du BAIE sont victimes de violences Comment? Définition du flashmob : Un ou une flash mob (de l'expression anglaise identique) ou flashmob, traduit en français par foule éclair ou mobilisation éclair, est le rassemblement d un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d avance, avant de se disperser rapidement. Marche silencieuse Chaque flashmob était précédé d une marche désorganisée silencieuse avec des affiches, banderoles et pancartes contenant des phrases ou mots forts. Ces pancartes ont été réalisées par les femmes ; elles ont choisi d y mettre des messages pleins de sens (prison dorée, attention pervers, manipulation, souffrance, je ne suis pas une esclave, je suis un être humain, je veux être libre, 1 femme meurt en France tous les 2jours1/2, discrimination au travail, stop à l excision, 3919 ) Coup de sifflet Des sifflets ont été distribués aux femmes. Le sifflet est un symbole et un objet d alerte. Hurler, crier, siffler peut faire hésiter ou fuir un agresseur. Le sifflet permet aussi d appeler au secours et de faire alerter la police. C est ainsi un appel à une solidarité concrète. L idée étant qu en cas de problème, d agression, de détresse, la femme puisse immédiatement réagir, prévenir et attirer l attention de son entourage. Chorégraphie Les femmes ont déterminé les gestes, poses et mouvements évocateurs. Ce sont ces derniers qui ont été la base de la chorégraphie créée. La musique choisie : TAL : «On avance en silence» La chorégraphie est créée par Catherine LEMOINE, la coach sportive professionnelle. Des séances d entrainements ont été mises en place (2 part semaine pendant 1 mois) Anonymat Certaines femmes ne souhaitaient pas être à visage découvert, soit par peur, par honte, par crainte des préjugés. Elles ont eu la possibilité de porter un masque blanc, que nous leur avons fournis. Ce masque, qui leur a permis l anonymat, était également un symbole : le reflet de toutes ces femmes victimes et non identifiées. Lieux- clés Nous avons choisi de réaliser ces flashmobs dans les quartiers prioritaires de la ville. En effet ces quartiers sont particulièrement touchés par la violence, l isolement et les facteurs provocateurs de la violence (chômage, précarité, alcool et dépendances ) Ainsi, nous sommes intervenus place des Coursives, quartier Etouvie, place Georges Guynemer, quartier Nord et rue Edmond Rostand, quartier sud-est. Nous avons souhaité clôturer cette journée par une mobilisation massive dans un lieu de passage et d affluence afin de sensibiliser le maximum de personnes. Nous sommes intervenus en fin de journée place de la gare, après 41

avoir traversé le marché de Noël. Des stands associatifs étaient installés afin de permettre de dialoguer et de répondre immédiatement aux questions des passants. (Femmes Solidaires, CIDFF 80, SOS Violences en privé) Communication Le groupe de femmes du CIDFF 80 a créé une page Facebook afin de diffuser des informations sur les violences et sur le projet du flashmob sur la toile La chorégraphie a été mise en ligne sur Youtube, consultable par tous Réunions d information et de mobilisation dans les associations de femmes Mobilisation et implication des acteurs sociaux partenaires Affiches et flyers dans les associations (sociales et sportives), institutions, lieux de passage, cafés, universités, lieux culturels, lycées, centres commerciaux Presse : annonces et reportages (3jours consécutifs) dans le Courrier Picard. Radios : interviews sur NRJ et Chérie FM. Télévision : reportage de France 3 Picardie Les chiffres 28 femmes accompagnées par le BAIE ont participé activement au projet 115 danseuses au total dans les quartiers 135 danseuses à la gare soit au total : 250 danseuses 1300 personnes sensibilisées dans les quartiers 1100 p. lors des déplacements 1200 p. à la gare Objectifs atteints pour le groupe de femmes du CIDFF80 Qui sont-elles? Un groupe de 28 femmes bénéficiaires de l accompagnement BAIE (Bureau d Accompagnement Individualisé à l Emploi) du CIDFF80 a œuvré, lors d ateliers, sur les idées, les émotions, les messages et les sentiments qu il souhaite véhiculer. Elles se sont considérablement investies. Elles sont principalement issues des quartiers prioritaires de la ville, entre 30 et 57 ans, de toutes origines, françaises et étrangères, et victimes de violences pour 80% d entre elles. Un large travail a été effectué sur le thème des violences, avec notamment l intervention de la psychologue de SOS Violences en privé et d une juriste. Leur objectif est aussi de dénoncer et de se libérer. Violence : identification des types de violence, de la manipulation, des comportements à risque Résilience : Le «processus» de résilience est l'aptitude que nous avons de pouvoir nous remettre de nos blessures. Il consisterait à canaliser et analyser les pouvoirs destructeurs afin de les transformer en une force de vie. On constate ici comment après un événement violent traumatisant, une femme victime peut surmonter les épreuves parfois terribles qu'elle traverse en construisant sa propre résilience. Elles exposent les bienfaits de cette démarche de dénonciation comme une libération, un soulagement et un apaisement de leur douleur. Expression : Lors des ateliers, les femmes se donnent le droit de s exprimer par les mots écrits ou oraux, par des collages, dessins et peintures, par des gestes et postures sur les expériences douloureuses qu elles ont vécues. Les victimes ont enfin la parole, ne se cachent plus, peuvent être entendues sans honte, avec respect et non-jugement. Condition féminine discriminations : identification des inégalités hommesfemmes ; identification des stéréotypes, préjugés et discriminations. Elles ont partagé sur l identité féminine. Elles ont essayé d expliquer et de comprendre la situation actuelle des femmes en France et dans le monde. Autonomie : Donner à la personne accompagnée le maximum d outils qu elle pourrait utiliser pour acquérir son indépendance et son autonomie dans le quotidien. Collectif et implication : les ateliers ont déclenché une dynamique de groupe chez les bénéficiaires qui sont le plus souvent des femmes isolées. Elles se sont beaucoup soutenues et encouragées. Pour passer du groupe à l'équipe, il faut passer de la cohésion à la cohérence. Il leur faut enfin accorder leur confiance. Lorsqu elles y parviennent, c est une victoire essentielle. 42

Projet artistique existence culturelle Le CIDFF80 a proposé à des femmes victimes de violence de travailler à la conception et à la réalisation de ce projet artistique collectif. Dans ce cadre, nous avons eu recours à l usage d outils et de supports, tels que la musique, le mime, la danse, la peinture, l écriture. Objectifs atteints pour le grand public Prévention : L accent devait être mis sur l information et l éducation des adultes et des jeunes. Il est indispensable dans la prévention de mettre en avant les formes plus subtiles de violence, comment apprendre à les repérer et à les refuser. Sans opposer les hommes et les femmes, il est question de leur apprendre à vivre et fonctionner ensemble sur un autre mode que celui de la domination/soumission. Il est difficile pour un adulte de changer les repères qu il possède ; nous nous sommes attelés à le sensibiliser. Cette création artistique a aussi pour objectifs de rendre visible la violence cachée et ainsi sensibiliser le public, de faire prendre conscience, et susciter le débat et des interrogations sur cette question de la «violence faite aux femmes» dans notre société. Relais : Identification massive du CIDFF 80, en tant qu acteur de la lutte contre les violences. Reconnaissance du réseau des associations, institutions, et professionnels acteurs de la lutte contre les violences. 43

Le CIDFF et les Femmes se mobilisent autour du 25 novembre Antenne d Abbeville A l occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le CIDFF s est mobilisé durant un mois afin de sensibiliser un maximum de personnes à cette cause. Exposition, réunion d information, campagne de sensibilisation en centre ville d Abbeville, spectacle réflexion, c est plus de 300 personnes qui ont été sensibilisées sur ce thème. A cette occasion, le CIDFF a mobilisé l humoriste Esta Webster qui par des situations de la vie économique et sociale, met en scène des sujets sensibles afin d éveiller les esprits partant du principe qu on retient mieux de ce dont on rit. «Femmes indigo» interprété au lycée Boucher de Perthes à Abbeville est un spectacle plein d humour mais aussi d émotion sur un sujet sensible : les violences faites aux femmes. Ces mises en scène par le rire dédramatisent des situations difficiles et permettent de mieux parler et d ouvrir des débats plus facilement et accessible à tout public (jeunes, professionnels ) 44

Projets et axes de développement : Actualisation du site internet et mise en place d une plateforme de travail collaborative avec forum pour les questions juridiques et newsletters ; Développement des offres de prestations d informations juridiques collectives ; Développement des adhésions auprès des partenaires pour mettre en place des échanges de pratiques à court terme et des projets communs à long terme ; Développement de nos activités auprès des jeunes : partenariat avec les diverses missions locales (Picardie Maritime et Péronne) ; Mise en place de journée thématique en partenariat avec l Université Picardie Jules Verne d Amiens ; Participation active au sein de l Union Régionale des CIDFF de Picardie dans le cadre du projet «Dynamique Emploi», mutualisation des savoirs faires et des compétences à travers des ateliers thématiques (création d outils communs) et mise à disposition des nouveaux outils de communication créés par le CIDFF de la Somme à destination de l Union Régionale ; Renouvellement du projet associatif du CIDFF de la Somme et préparation pour l agrément CNIDFF pour l année 2013 : assistance et soutien technique d un consultant ; Valorisation du bénévolat des bénéficiaires à travers le «passeport bénévolat» ; Reconduction des différentes activités de l association. Tous ces projets passent par la stabilisation financière de l association avec pour objectif : l équilibre financier de l association. 45

CHARTE DU RESEAU NATIONAL DES CENTRES D'INFORMATION SUR LES DROITS DES FEMMES Préambule: L'accès des femmes à l'information sur leurs droits constitue une composante essentielle de leur pleine citoyenneté. L'information sur les droits des femmes s'inscrit dans la mise en oeuvre de l'égalité entre les femmes et les hommes, en privilégiant la prise en compte de la globalité des situations vécues et en y répondant par une approche personnalisée 1/ Cette charte fixe, pour les CIDF, associations locales, loi 1901, les principes déontologiques dont le respect est la condition d'adhésion au Réseau National des Centres d'information sur les Droits des Femmes (CIDF). L'association témoigne d'une totale neutralité sur le plan politique, philosophique et confessionnel. 2/ Le Centre d'information sur les Droits des Femmes (CIDF) participe au sein du secteur associatif à la politique globale en faveur des femmes. Dans ce cadre les pouvoirs publics lui confient une mission de service public. 3/ Le CIDF met gratuitement à la disposition du public, et en priorité des femmes, toutes les informations utiles dans les domaines juridique, professionnel, économique, social et familial. Pour remplir cette mission, le CIDF s'efforce de développer l'accès à l'information sur les droits des femmes, notamment, par la mise en place de lieux d'accueil, d'écoute et d'orientation dans tous les domaines relevant de sa compétence, en veillant à la complémentarité de ces différentes fonctions. 4/ Afin de répondre à la mission d'information confiée par les pouvoirs publics, le CIDF s'engage à diffuser l'information à l'échelon d'un département, par la mise en place en tant que de besoin d'antennes ou points d'information. Si plusieurs CIDF co-existent au sein d'un même département, ils doivent proposer au public un accueil qui privilégie la complémentarité de leurs différents services. Dans ce cadre, ils seront conduits à élaborer un protocole de travail commun. 5/ L'information donnée par le CIDF doit être exacte, globale, pratique, actualisée et impartiale. L'accueil informatif est gratuit et personnalisé. Les services proposés par le CIDF peuvent, en fonction du domaine concerné, aller d'un simple entretien à une consultation de conseil, d'accompagnement à la démarche ou de suivi individuel ou collectif. Le CIDF, pour remplir cette mission, doit s'engager à recruter un personnel permanent dont les qualifications sont en adéquation avec les fonctions à occuper. Les permanents salariés ou bénévoles sont soumis aux mêmes critères qualitatifs et déontologiques. Un devoir de confidentialité s'impose à toute personne travaillant au sein du CIDF, aux élus associatifs oeuvrant au sein des instances statutaires, ainsi qu'à tout(e) collaborateur(trice) même occasionnel(le) du CIDF. 6/ Le rôle d'orientation que joue le CIDF s'appuie sur le réseau associatif local. Il privilégie les relations partenariales, entre autres, avec les associations féminines et familiales. Le CIDF pour assurer sa mission d'information et d'orientation travaille en concertation avec les administrations et les collectivités territoriales. 7/ A l'échelon national, le CNIDFF, tête de réseau, propose à tous les CIDF adhérant à cette charte, un ensemble de services et de prestations leur permettant d'assurer qualitativement leur mission. L'accès à une documentation homogène et globale, tant au plan national qu'européen et l'offre de formation continue sont prioritaires au sein de l'action nationale. Le CNIDFF a pour mission de recueillir chaque année toutes les données notamment statistiques concernant l'ensemble des associations appartenant au réseau national des CIDF. Chaque CIDF s'engage à fournir les renseignements et les informations statistiques nécessaires à cette fin. 8/ Le CIDF en lien avec sa mission d'information et d'orientation, avec le soutien des collectivités territoriales, d'organismes publics ou privés, répond à la demande des femmes par la mise en place d'actions de formation, de conseil ou autres, en en privilégiant le caractère innovant et modélisable. 9/ Toute association adhérant à cette charte et agréée par le CNIDFF s'engage à en respecter les principes et les règles. Elle doit prendre le nom de Centre d'information sur les Droits des Femmes, ou accoler à son sigle le sigle -CIDF- et utiliser le pictogramme du réseau national des CIDF. CNIDFF - 7, rue du Jura - 75013 PARIS FM.MJ.DISQ.FM.MJ CHARTE VOTEE AU C.A du 18.02.97 46