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Les seniors : parcours de vie, parcours d épargne Une étude qui s appuie sur : Une étude qualitative* réalisée en juin-juillet 2003 (50 entretiens individuels approfondis) segmentés selon l âge, le sexe, la situation familiale et la profession actuelle ou passée Une enquête quantitative* réalisée en octobre-novembre 2003 auprès de 6009 personnes âgées de 50 et plus, sur la base d échantillons représentatifs de la population âgée de 50 et plus tant au plan national qu au niveau de chacune des régions françaises L exploitation d enquêtes de 2001 et 2002 pour disposer, à titre de comparaison, d éléments sur les autres classes d âges 2 Des travaux par région ou par département sur la base De données statistiques de l Insee, de la DRESS, de la DGI D analyses cartographiques et économétriques * CSA pour l étude qualitative et pour l enquête quantitative
Immobilier, lieu de vie : la grande affaire 3 La pierre côté cœur Une dimension d ancrage personnel et familial : Pour 90 % des seniors, l immobilier évoque le «plaisir d être chez soi» Mais cette valeur de «plaisir» commune aux autres tranches d âge se double d un aspect de perpétuation des liens et d échange entre générations Une dimension symbolique «Le fruit d une vie» pour 70 % des plus de 50 Une trace de soi à, un image de réussite et le sens de l effort d épargne que l on trmet à ses enfants et côté raison Les premières générations ayant profité de l élargissement de l accession à la propriété : le logement a été le principal vecteur de la démocratisation du patrimoine depuis un demi-siècle Une vocation centrale de sécurisation : «c est un parapluie, au cas où» Mais d un gage de sécurité à une sécurité gagée : au fur et à mesure de l avancée en âge, la détention de biens immobiliers devient davantage une contrainte
Immobilier, lieu de vie : la grande affaire 73% des plus de 50 déclarent être propriétaire de leur résidence principale (78% entre 60 et 65 ) Mais une incidence forte de la situation conjugale : conséquences des divorces pour les 50-60 et du veuvage pour les plus âgés 4
Immobilier et stratégies patrimoniales Le levier du crédit largement utilisé par les «quinquas» et les «sexas» Une réorganisation du patrimoine de l immobilier vers le financier Un besoin de liquidité et de commodité En % du revenu disponible brut, source BIPE 5
% d'individus concernés Immobilier et stratégies patrimoniales Un désengagement de l immobilier significatif en matière d actifs de rapport mais peut-être plus lié à des effets de génération et au veuvage en matière de résidence principale 35 La baisse de la détention de biens immobiliers est significative après 75 pour des raisons de trmission, de commodité et de liquidité 30 25 20 15 10 5 6 0 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 et plus Source : enquête Caisse d'epargne - CSA Aucun bien immobilier Propriétaires immobilier de rapport Propriétaires biens fonciers (bois, terres )
% de détention d le foyer Immobilier et stratégies patrimoniales Une détention de placements moins affectée par l effet d âge malgré une préférence pour le court terme et une aversion au risque qui s accentuent nettement après 75 Une détention révélatrice d'une diversification toujours marquée, d'une plus forte attente de sécurité avec l'âge et de la faible reconfiguration des placements en fin de cycle de vie 70 65 60 55 50 45 40 35 30 25 7 20 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 et plus Source : enquête Seniors, Caisse d'epargne - CSA, octobre 2003. Livret A ou Bleu Epargne logement Epargne en assurance vie Valeurs mobilières
Disparités géographiques : l économique et le culturel Une propriété du logement très variable selon la localisation Des taux de propriétaires élevés d les départements de l Ouest et du Centre De forts écarts entre les plus de 60 et les autres tranches d âge d les départements urbains et/ou aux prix élevés 8
Les parcours résidentiels au prisme de la géographie Taux de propriétaires Taux de locataires HLM Une opposition Ile de France Province, révélatrice Mais insuffisante pour décrire les différents types de parcours 80% 30% 70% 25% 60% 50% 20% 40% 15% 30% 10% 20% 10% 5% 0% 25 à 29 30 à 34 35 à 39 40 à 44 45 à 49 50 à 54 55 à 59 60 à 64 65 à 69 70 à 74 75 à 79 80 à 84 0% Province tx prop Ile de France tx prop Province Ile de France tx loc. HLM 9
Taux de propriétaires Taux de locataires HLM Les parcours résidentiels au prisme de la géographie Nord Pas de Calais : la tradition industrielle et ouvrière de faible propriété et l offre HLM importante (& parc gratuit en PdC) affectent plus les seniors que les jeunes, plus propriétaires que leurs aînés demain? 80% 40% 70% 35% 60% 30% 50% 25% 40% 20% 30% 15% 20% 10% 10% 5% 0% 25 à 29 30 à 34 35 à 39 40 à 44 45 à 49 50 à 54 55 à 59 60 à 64 65 à 69 70 à 74 75 à 79 80 à 84 0% 10 Nord tx prop Pas de Calais tx prop. Province tx prop. Nord tx loc. HLM Province tx loc. HLM Pas de Calais tx loc. HLM
% de ceux ayant déménager depuis moins de 10 et % de ceux qui envisagent de le faire La double mobilité des seniors Une forte mobilité résidentielle des seniors 22 % des plus de 60 (plus du quart des 60-70 ) ont déménagé au cours des dix années passées et plus du tiers des 50-60 l envisagent A plus de 75, la moitié des seniors a déménagé au moins une fois depuis l âge de 50 40 La mobilité résidentielle reste élévée parmi les seniors, qu'il s'agisse des déménagements effectivement réalisés ou des intentions de déménagement 37 35 33 30 25 30 27 26 24 23 21 22 20 18 15 15 10 10 5 0 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75 et plus 11 Ont déménagé depuis moins de 10 Envisagent de déménager
La double mobilité des seniors Les deux temps du «nomadisme» des retraités L importance de l étape du passage à la retraite Cadre de vie et lieu choisi plutôt que «retour aux origines» De l épanouissement à la proximité 12
La double mobilité des seniors Les deux temps «du nomadisme» des retraités : mobilité de proximité pour les plus âgés Une aspiration à plus de sécurité et de commodité : santé (densité et qualité des services de soins), rapprochement de la ville (services et commerces), logement plus commode ou moins coûteux, rapprochement de la famille Une mobilité de proximité et retour en périphérie urbaine Nombre d entrants de 60 à 74 entre 1990 et 1999 rapporté à la population de 60 à 74 en 1999, source : Insee Nombre d entrants de 75 et plus entre 1990 et 1999 rapporté à la population de 75 et plus en 1999, source : Insee 13
Les ambiguïtés de la trmission Une moindre «légitimité» de l héritage Laisser quelque chose aux descendant reste ancré d les esprits Mais une moindre conviction de la nécessité ou de la légitimité morale de la trmission : «la trmission arrive toujours trop tard, c est au départ qu on aurait besoin d un héritage» 14
Les ambiguïtés de la trmission Une aide du vivant, qui se traduit par la montée et l importance des trmissions anticipées «Il faut bien aider les jeunes générations, sinon, on servirait à quoi» Au total, les donations sont équivalentes aux successions en montants trmis L immobilier inadapté à la trmission? Coûteux, non divisible, trop tardif L opportunité de la trmission anticipée Mais un attachement puissant à la trmission de la résidence principale ou secondaire Une forme de modernité de la trmission : un bien et des valeurs, «une trace de soi» «Avoir sa maison, ça change tout, c est un accomplissement et je laisserai un héritage à mes enfants comme l ont fait mes parents avec moi» 15
L impératif d autonomie, la limite de l altruisme Un impératif moral : ne pas être à charge des enfants et ne pas les empêcher de réussir leur existence «Pouvoir bien vivre jusqu au bout» 16 Le logement vecteur fondamental d autonomie s assurer un niveau de charges futures Avoir un toit jusqu au bout et protéger le conjoint Le dernier rempart patrimonial en cas de dépendance