SP1 - SESSION DE COMMUNICATIONS LIBRES 1 PREVENTION ET EVALUATION (PARTIE 1)



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SP1 - SESSION DE COMMUNICATIONS LIBRES 1 PREVENTION ET EVALUATION (PARTIE 1) CL-01 ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE PREALABLE A L ELABORATION D UN PROGRAMME DE SIGNALEMENT / VIGILANCE DES INFECTIONS D ACCES VASCULAIRES DE LONGUE DUREE EN HEMATOLOGIE DE SANTIS N., GIRARD R., TRAULLE C. Centre Hospitalier Lyon Sud, Pierre-Benite cedex, France En hématologie le risque infectieux associé aux cathéters veineux centraux de longue durée est majeur, bien que l infection soit rare. La prévention est priorisée et il est nécessaire d en vérifier l efficacité. La surveillance épidémiologique s averre souvent lourde et il est intéressant de mettre au point des procédures de vigilance avec suivi d indicateurs. Pour mettre en place une telle procédure, une étude bibliographique à la recherche de l ensemble des facteurs modifiant le risque infectieux dans ce contexte a été réalisée. Méthode : Recherche systématique sur Pubmed et Nosobase, pour identifier les articles concernant les bactériémies et infections d accès vasculaires en hématologie, et sur les articles princeps sur les infections d accès vasculaire. Les mots clés utilisés étaient : «infection et accès vasculaire» et «bactériémies et hématologie». Lecture critique des articles, utilisant une fiche analysant la qualité de la méthode, la population et les résultats et synthèse des facteurs de risque démontrés. Résultats : Cinquante huit articles, publiés entre 1982 et 2006 ont été étudiés. Douze ayant été secondairement exclus pour hors sujet ou doublon, restaient 46. Le type de publication se répartissait entre 40 études originales, 4 recommandations, 10 revues de la littérature et 3 divers. Les études d incidence concernaient les infections d accès vasculaires 22 fois, les bactériémies 26 fois, d autres infections, 7 fois. Aucune étude de prévalence n a été sélectionnée. Pour les autres méthodes (étude cas témoins, séries de cas...), 6 étaient en lien avec les infections d accès vasculaires et 6 avec les bactériémies. Les facteurs de risque pour lesquels un niveau élevé de preuve a été retrouvé dans ce contexte d hématologie sont : Age, Education, information, Gravité, niveau d aplasie et type de pathologie, Antécédents d infection chez le patient, Hygiène des mains et asepsie de pose, Type ou matériel du cathéter, Thromboses associées, Antibiothérapie par la voie, Colonisation de la peau et antisepsie. D autres facteurs, significatifs dans d autres populations, ont été peu étudiés en hématologie ou n ont pas été confirmés : Usage du cathéter (hydratation, prises de sang, nutrition parentérale ou voie réservée à la chimiothérapie), Niveau d hygiène du patient, Entraînement des opérateurs, Niveau d asepsie des manipulations, Facilité de ponction, Antibioprophylaxie et Localisation du cathéter. Ces données provenant de la littérature ont servi de base à la définition d un programme de signalement / vigilance en unité de jour d hématologie. CL-02 ETUDE DES RESULTATS DES CONTROLES BACTERIOLOGIQUES DU LAIT MATERNEL RECUEILLI AU LACTARIUM DU CHU DE BREST LEPRINCE C. 1, LE FLOCH M.F. 1, LEJEUNE B. 2 1. CHU de Brest, Brest, France ; 2. Laboratoire Universitaire de Santé Publique et Epidémiologie. Faculté de Médecine et Sciences de la Santé, Brest, France Introduction : Le service d hygiène du CHU de Brest réalise des contrôles bactériologiques des laits maternels crus (LMC) et pasteurisés (LMP) recueillis par le lactarium conformément à l arrêté du 10 février 1995 pour le lait de donneuses et à la circulaire n 97-785 du 16 décembre 1997 pour le don de lait d une mère à son enfant hospitalisé. Objectif : Devant l augmentation du nombre de contrôles bactériologiques de LMP non-conformes, nous avons mené une étude afin de déterminer l origine de la contamination et de mettre en place des mesures correctives. Méthodes : Les résultats des contrôles de LMC et LMP entre 2005 et 2007 ont été analysés avec calcul des pourcentages de non-conformité, représentations graphiques et analyse statistique des données. Résultats-Discussion : Les résultats montrent un pourcentage de non-conformité total des LMP augmenté sur la période d étude (X2 tendance = 8.8 avec p=0.003) parallèlement à une augmentation importante de la part du Bacillus spp. parmi les germes isolés dans les LMP (X2 tendance = 17.4 avec p<1/104). D autre part, la quantité de LMP jeté en 2006 a doublé par rapport en 2005 : respectivement 62.2 L et 38.6 L. Les investigations menées devant cette contamination par Bacillus spp. concernent le pasteurisateur et le traitement des tire-laits. L analyse par électrophorèse en champ pulsé des différentes souches de Bacillus spp. isolées révèle des souches identiques dans le lait de plusieurs mères et sur une téterelle désinfectée au CHU. Une transmission croisée de ce germe est donc fortement suspectée et le traitement du matériel d allaitement non adapté. Une des difficultés rencontrées est l existence d un double circuit de traitement des tire-laits (hôpital et domicile des mères) et l absence de recommandations claires concernant le traitement des tire-laits à l hôpital. Le traitement actuellement réalisé par le lactarium est une désinfection quotidienne des téterelles par laveur-désinfecteur. L expertise de celuici a montré de nombreux dysfonctionnements : température de désinfection insuffisante, mauvais dosage des produits, absence de module spécifique de lavage. Des mesures correctives immédiates ont été effectuées par les services techniques dans l attente d un nouvel appareil. A plus long terme et afin d éliminer le risque de transmission croisée, nous avons sollicité le service de stérilisation centrale de l hôpital pour la mise en place d une stérilisation des tire-laits. D autre part il semble nécessaire de mieux sensibiliser les mères au respect des procédures d entretien des tire-laits à domicile. CL-03 PROJET PILOTE DE PREVENTION DES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS EN EHPAD : BILAN D UN AN DE FONCTIONNEMENT ARMAND N. 1, FAURE C. 1, COMTE C. 2, HAJJAR J. 1 1. Centre hospitalier de Valence, Valence, France ; 2. Centre hospitalier de Tournon/Rhône, Tournon/Rhône, France Suite à un projet élaboré en 2003 par le service d hygiène et d épidémiologie du centre hospitalier de Valence (CHV), les DDASS Drôme et Ardèche ont soutenu et financé fin 2006 un programme d aide à la mise en oeuvre de la prévention des infec- 46

XIX e Congrès national de la SFHH - XIX es Journées Nationales SIIHHF - Paris - 5 et 6 juin 2008 tions associées aux soins, destiné aux EHPAD non rattachés à des établissements de santé. Moyens et contenu : Une équipe opérationnelle d hygiène composée d un praticien (0,5 ETP) et de 2 IDE (1,5 ETP) est actuellement dédiée à ce programme qui a démarré en mars 2007. Il débute par un état des lieux de chaque établissement selon une grille pré-établie et comporte différentes composantes (réalisation d une enquête de prévalence, rédaction de protocoles, formation des professionnels, aide technique à la gestion d évènements infectieux inhabituels). L état des lieux permet d établir un plan d actions dont la mise en œuvre est priorisée et planifiée en concertation avec le directeur d établissement, le médecin et l infirmière coordonnateurs. Résultats préliminaires : Pour les 23 établissements ayant signé une convention avec le CHV, les constats initiaux montrent d une manière générale que les EHPAD disposent de quelques procédures écrites, organisent la prise en charge des DASRI, assurent la vaccination anti-grippale des résidents, effectuent une surveillance annuelle de l eau chaude sanitaire. Un an après le début du programme 15 EHPAD ont mis en place un «comité d hygiène» (type CLIN ou inter CLIN) avec un règlement intérieur. Des correspondants médicaux et para médicaux ont été désignés et participent aux groupes de travail définis sur les thèmes suivants : précautions standard et complémentaires d hygiène, entretien des locaux, circuit du linge et des DASRI. L équipe d hygiène a été mobilisée pour gérer une épidémie de gale, une suspicion de cas groupés de coqueluche, une alerte dans 4 EHPAD relative à la contamination du réseau d eau chaude sanitaire par L. pneumophila. Pour l année 2008, les axes principaux de travail sont : a) poursuite des actions de prévention spécifiques à chaque établissement (classeur d hygiène, groupes de travail, formations ciblées) ; b) réalisation de l enquête de prévalence ; c) mise en place d un carnet sanitaire en collaboration avec la tutelle ; d) élaboration d un bilan standardisé d activités. Les EHPAD se sont impliqués dans ce projet sur la base du volontariat et du fait d une dynamique préexistante. Une évaluation intermédiaire du bilan à un an est actuellement entreprise par les DDASS. Elle pourrait confirmer l intérêt de l apport méthodologique et technique d une équipe d hygiène pour les EHPAD. CL-04 EVALUATION DES PRATIQUES DE PRE-DESINFECTION (PD) DES DISPOSITIFS MEDICAUX (DM) DANS LES SERVICES D HOSPITALISATIONS ET DE CONSULTATIONS A L HOPITAL SAINT-LOUIS LAPALU J., O NEIL P., CLAISSE J.P., OLLIVIER Y., ROUVEAU M., TOURATIER S., FAURE P. Hôpital Saint-Louis, Paris Cedex 10, France La PD est une étape importante du processus de stérilisation. Cette opération permet de limiter la charge microbienne sur les DM, faciliter le nettoyage ultérieur, contribuer à la protection du personnel et de l environnement, et fait partie intégrante du système d assurance qualité. Objectif : évaluer le respect des bonnes pratiques de pré-désinfection et de proposer des actions correctives lorsque des écarts sont observés. Matériel et méthode : 32 services (18 d hospitalisations, 13 de consultations, 1 laboratoire) ont été évalués «un jour donné» au mois de décembre 2007 à l aide d un questionnaire en 5 parties : locaux, personnel, équipement (bacs, produit, dilution), technique et système d assurance qualité. Résultats : un local et/ou une paillasse spécifique sont réservés à la pré-désinfection dans 23 services (72 %). Les circuits sales (ramassage DM) et propres (livraison DM) sont différenciés dans 91 % (n=29). Le personnel interrogé était des infirmières pour 65 % (n=21). La formation à la PD se fait en pratique entre personnel soignant au sein du service (68 % ; n=22), 16 % ont eu une formation institutionnelle (n=5) et 11 % ne sont pas formés (n=5). La protection de l opérateur (gants, blouse, lunettes) n est pas toujours respectée : 12,5 % n ont aucune protection (n=4) et 75 % mettent uniquement les gants (n=24). La technique de PD est satisfaisante : produit conforme (100 %), dilution appropriée (88 % ; n=28), temps de trempage de 15 min et plus (97 % ; n=31). Le temps d immersion des DM peut aller jusqu à 48h le week end. Les instruments sont totalement immergés (88 % ; n=28) ainsi qu ouverts et/ou démontés (81 % ; n=26). Le délai de prise en charge du DM après son utilisation est immédiat pour 56 % des services (n=18). La procédure est présente dans 63 % (n=20) des services et reste connue à 97 % (n=31). Discussion/conclusion : des actions correctives immédiates ont été menées sur la bonne dilution du produit et une distribution de la procédure a été faite dans les services concernés. Une rétro-information écrite, globale et détaillée, va être transmise à tous les services rappelant l importance d une prise en charge immédiate du DM après son utilisation, la nécessité de tracer la PD et de mettre une protection adéquate. Depuis 2003, à l initiative de la Stérilisation, 5 services d hospitalisation sont passés à l utilisation de DM à usage unique. Cette démarche va être poursuivie dans d autres services justifiant de cette alternative. CL-05 EVALUATION DES RISQUES BIOLOGIQUES PROFESSIONNELS DU TECHNICIEN DE DIALYSE PICHENOT O., BARBE A., THIRIET S., BENHASSINE R., DION J.J., REVEIL J.C. CH Charleville-Mézières, Charleville-Mézières, France La gestion des risques biologiques est un enjeu majeur qui concerne tous les professionnels de santé. Il est indispensable pour les équipes soignantes et médico-techniques de prendre conscience des risques générés par leurs activités. Le but de cette étude est d améliorer la sécurité et la santé des techniciens de dialyse en identifiant et hiérarchisant les risques biologiques auxquels ils sont exposés. Matériels et méthodes : Les situations à risques ont été identifiées et analysées en fonction des critères de fréquence d exposition, de gravité des dommages potentiels en cas d accident et d efficacité des moyens de préventions mis en place. Ces 3 critères ont permis de hiérarchiser ces situations dangereuses selon 3 niveaux de criticité : risques acceptables, risques tolérables sous contrôle, risques intolérables. Résultats : Pour les techniciens de dialyse, l évaluation a permis d identifier des situations dangereuses. En effet, l utilisation des générateurs de dialyse et autres dispositifs médicaux (pompes à perfusion, pousses seringues...) peut entraîner des contacts avec les liquides biologiques potentiellement contaminés (contacts cutanéomuqueux, aériens...) Pour maîtriser les risques infectieux, certains moyens de prévention sont déjà en place : vaccination contre l hépatite B, port des équipements de protection 47

individuelle (gants, lunettes), respect du circuit des générateurs (circuit propre-sale), respect des procédures de bio nettoyage et de désinfection des générateurs. Discussion, conclusion : Les moyens de prévention adoptés sont efficaces mais ne permettent pas d atteindre un niveau acceptable de maîtrise du risque. Il est donc nécessaire d aller plus loin dans la prévention en adoptant de nouvelles mesures : amélioration de la traçabilité des désinfections internes et du nettoyage externe des dispositifs médicaux, adaptation des locaux du service biomédical (zones de lavage), intégration d un technicien de dialyse au sein du groupe des référents en hygiène afin qu il soit un relais en matière d information et qu il apporte son expérience dans certains domaines. Cette évaluation ne permettant pas d apprécier l application des mesures de prévention mises en place, elle devra être complétée par un audit d observation des pratiques d hygiène et de sécurité. CL-06 PREPARATION CUTANEE DE L OPERE (PCO) DANS UN CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE RAYMOND F., DUBRE N., JOLY-GUILLOU M.L., EVEILLARD M. CHU Angers, Angers, France La PCO constitue un élément essentiel de la prévention des infections du site opératoire. Le CHU d Angers a participé à l audit national POP afin d évaluer les pratiques de cette PCO pour l ensemble de ses activités chirurgicales. L étude comprenait toutes les spécialités chirurgicales du CHU à l exception de la chirurgie pédiatrique, sur une période de 2 semaines. En raison du grand nombre de spécialités, le recueil des données a été réalisé par le personnel des blocs et des services chirurgicaux par auto-évaluation et sur la base d entretiens avec les patients. Les données à noter concernaient les principales étapes de la PCO (toilette préopératoire, dépilation, détersion, désinfection) et différents aspects de la communication réglementaire (information du patient et traçabilité). Sur les 830 interventions réalisées pendant la période de l étude, 408 fiches (49,2 %) ont été remplies. Parmi elles, 349 étaient exploitables. Pour les interventions programmées (n = 330), l information au patient sur la toilette préopératoire a été transmise dans 85 % des cas. Cette toilette était réalisée et conforme (comprenant les cheveux et avec un produit correct) dans 73,3 % des cas mais 7,9 % des patients n ont effectué aucune toilette. Si l on exclue les spécialités pour lesquelles une dépilation est très peu souvent envisagée (ORL, stomatologie, ophtalmologie), 71,8 % des patients ont été dépilés. Parmi eux, 59,7 % ont été rasés. Avec les spécialités pour lesquelles une détersion classique est toujours indiquée, la proportion de PCO comprenant une détersion correcte était de 39,6 %. Si la détersion était réalisée, elle était correcte dans 51,8 % des cas. La principale non-conformité dans la détersion concernait le rinçage. Au total, 92 % des patients ont bénéficié d une désinfection. Des interférences entre produits utilisés aux différentes étapes de la PCO ont été relevées pour 3 patients. La traçabilité des actions réalisées en préopératoire était totalement conforme pour seulement 36,7 % des interventions. De nombreuses non conformités par rapport à la conférence de consensus 2004 ont été identifiées. Elles concernaient toutes les étapes de la PCO et étaient parfois en accord avec le protocole local. Les actions prévues sont la révision du protocole local, la mise à disposition de tondeuses dans toutes les spécialités, la réalisation d une campagne d information, et la conduite d un deuxième audit à distance. De plus, toutes les spécialités n ayant pas les mêmes forces et les mêmes faiblesses, une démarche d amélioration comparative est envisagée. 48

XIX e Congrès national de la SFHH - XIX es Journées Nationales SIIHHF - Paris - 5 et 6 juin 2008 SP2 - SESSION DE COMMUNICATIONS LIBRES 2 SURVEILLANCE CL-07 PREVALENCE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES EN HAD APHP ITTAH-DESMEULLES H. Centre hospitalier de Meaux, Meaux, France Les services d hospitalisation à domicile (HAD) ont toujours été exclus du champ des enquêtes nationales de prévalence des infections nosocomiales (IN). Ils sont paradoxalement fortement incités à en réaliser. En juin 2000, le CLIN de l HAD AP-HP réalisait une première étude transversale des infections acquises au sein de son établissement. La prévalence des patients infectés était de 6,1 % et celle des IN de 6,3 %. En excluant les bactériuries asymptomatiques, la prévalence des IN acquises aurait été de 4,8 %. En 2007, l HAD AP-HP est un établissement de 820 places et 19 unités qui réalise 264 274 journées d hospitalisation et 11687 admissions. Une enquête transversale sur l ensemble des patients hospitalisés depuis plus de 48 heures a été réalisée en mai 2007. La méthodologie a été adaptée aux particularités de la prise en charge en HAD avec des définitions actualisées et un recueil des informations en deux temps : une recherche de critère de détection d infection active par l infirmière ou la sage-femme en charge du patient, suivie d une confirmation du caractère nosocomial par l un des enquêteurs formés. Parmi les 655 patients présents en HAD, 613 patients ont été inclus (94 %). 189 patients (31 %) présentaient au moins un signe clinique évocateur d infection. La prévalence des patients infectés et la prévalence des IN étaient de 5.2 %. Il s agissait de 30 IN en service de médecine adulte et de 2 IN en service de pédiatrie. 16 IN étaient acquises en HAD soit une prévalence des IN acquises de 2,6 %. Plus de la moitié des infections nosocomiales acquises en HAD concernaient le site urinaire (n=9). Les autres localisations étaient respiratoires (n=5) et cutanées (n=2). Aucune infection sur cathéter ou chambre implantée n a été trouvée (16,8 % de patients porteurs). Les principaux microorganismes étaient des entérobactéries. Aucune infection nosocomiale à microorganisme multi-résistant aux antibiotiques n a été identifiée. 16 % des patients recevaient une antibiothérapie, dans un tiers des cas pour IN. Le risque infectieux existe en HAD comme dans les établissements de santé avec des «murs». Le taux de prévalence des IN acquises (2,6 %) tend à montrer une meilleure situation que dans les autres établissements de santé. Il a diminué depuis 2000 ce qui suggère l efficacité des actions mises en place. On ne peut pas, à l heure actuelle, comparer nos résultats avec ceux d autres HAD en l absence de données publiées. Une possibilité d adapter la méthodologie de la prochaine ENP afin que les HAD puissent y participer est à envisager avec l InVS. CL-08 PREVALENCE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES EN CANCEROLOGIE - ENP 2006 JARNO P. 1, OLIVIER M. 1, LAURENT J.F. 2, BERGER P. 3, GRENIER C. 4, COIGNARD B. 5 1. CCLIN Ouest CHU, Rennes, France ; 2. CLCC, Rennes, France ; 3. CLCC, Marseille, France ; 4. FNCLCC, Paris, France ; 5. IVS, Paris, France Introduction : Dans le cadre du groupe de travail ENP 2006, une étude complémentaire des données de cancérologie a associé le Réseau d Alerte, d Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales (Raisin) et la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC), afin d identifier les indicateurs de résultats de la lutte contre les infections nosocomiales (IN) spécifiques à l activité de cancérologie et de permettre une meilleure comparaison des taux d IN entre CLCC mais aussi avec les autres établissements de santé (ES) prenant en charge des patients relevant de cette spécialité. Méthodes : Les données étaient celles de l ENP 2006. La première analyse a porté sur l ensemble des séjours des CLCC et la seconde sur les séjours d oncologie médicale et d hématologie de l ensemble des ES. La chirurgie du cancer a été exclue car sous estimée dans les autres ES (plus souvent codée dans la spécialité d organe). L analyse a utilisé le logiciel SAS et des modèles de régression logistique ou de Poisson pour l analyse multivariée. Résultats : Concernant les 20 CLCC, 2170 patients ont été inclus ; 206 patients avaient au moins une IN : prévalence brute globale des patients infectés de 9,5 % ; elle variait de 1,1 % à 24,9 % selon le CLCC. La prévalence des infections (243 IN) était de 11,2 %. L analyse multivariée (n=1501) a mis en évidence les facteurs de risque (FDR) suivants : hospitalisation en hématologie, réalisation d une intervention, pose d une sonde urinaire. Concernant les 360 ES avec activité d oncologie ou d hématologie médicale, 6154 patients ont été inclus (CHU 26 %, cliniques MCO 24 %, CH 23 % et CLCC 21 %). La prévalence brute globale était de 11,2 % : 17,7 % dans les CHU, 9,9 % dans les CLCC, 9,7 % dans les CH, 7,1 % dans les cliniques MCO. L analyse multivariée (n=5645) a mis en évidence les FDR suivants : âge, réalisation d une intervention, pose d une sonde urinaire, port d un CVC, immunodépression et hospitalisation en hématologie. Conclusion : Cette analyse est un premier pas pour permettre aux CLCC de se situer les uns par rapport aux autres et de situer les CLCC par rapport aux autres ES. La construction d un score (type RSI) incluant les facteurs d exposition disponibles reste à finaliser pour prendre en compte les recrutements différenciés des ES. Pour une analyse plus spécifique des IN en cancérologie, le codage de la spécialité de prise en charge du patient devra être complété (cancérologie oui/non), les expositions précisées (dissocier intubation et trachéotomie) et les définitions affinées (immunodépression ; IN systémiques). CL-09 SUIVI REGIONAL DES CONSOMMATIONS ANTIBIOTIQUES DE L ILE DE LA REUNION MOURLAN C. 1, ISTRIA N. 2 1. Fédération de lutte contre les infections nosocomiales, St-Denis Cedex, France ; 2. OMEDIT Réunion-Mayotte, St-Denis, France La Fédération de Lutte contre les Infections Nosocomiales (FELIN) réunie tous les établissements de soins publics et privés de l île de la Réunion. Nous avons souhaité structurer et prioriser les actions de surveillance dans le domaine du risque infectieux nosocomial. Le suivi couplé de la consommation des antibiotiques et des résistances bactériennes a été retenu comme un des axes prioritaires. 49

Dans le nouvel indicateur sur le bon usage des antibiotiques, l ICATB, le dernier item demande aux établissements de fournir un tableau du suivi annuel des consommations antibiotiques en JTE/1000 Jours d hospitalisation. La FELIN a sollicité l OMEDIT et les pharmaciens hospitaliers de l île en présentant son projet, le nouvel indicateur, l outil de calcul du ministère et l intérêt de ce travail régional. L ICATB a donc permis de disposer d une même échelle de mesure, permettant de collecter, comparer et d établir des résultats régionaux des consommations antibiotiques. Les données régionales ont été présentées sous forme de boxplot (représentation schématique de la distribution d une variable), permettant de respecter l anonymat des établissements. Chaque variable étudiée est détaillée avec le positionnement des percentiles 10, 25, 75 et 90, la médiane et les valeurs extrêmes. En l absence de données nationales, nous avons comparé nos résultats 2006 à ceux du réseau de surveillance du CCLIN Sud-Ouest (2005), en positionnant leurs médianes CHU et CH. Un établissement donné peut donc situer sa propre valeur sur le schéma et ainsi analyser en fonction des spécialités déployées la pertinence de ses résultats. En 2006, la médiane des consommations régionales en antibiotique est de 449 JTE/1000JH et se situe entre les médianes CHU(514) et CH (391) du CCLIN SO. La ventilation par famille antibiotiques des établissements MCO montre une surconsommation des céphalosporines 3 e génération pour une grande majorité de nos établissements et des carbapenems pour certains, la sur utilisation de ces molécules pouvant expliquer la prépondérance des problèmes de résistance observée avec les bacilles gram négatifs sur l île, notamment l émergence d acinetobacter baumanii résistant à l imipenem dans les établissements gros consommateurs de cet antibiotique. L analyse comparée des consommations antibiotiques et des résistances bactériennes régionales et surtout de leurs évolutions respectives dans le temps devrait permettre l amélioration des pratiques en matière de bon usage des antibiotiques et de maîtrise l émergence des BMR dans les établissements de l île de la Réunion. CL-10 EVOLUTION DE L INCIDENCE DES INFECTIONS A CLOSTRIDIUM DIFFICILE ENTRE 2002 ET 2006 A L HOPITAL EDOUARD-HERRIOT, LYON GIARD M. 1, GIRARDO P. 2, REVERDY M.E. 2, VANHEMS P. 1 1. Hôpital Edouard-Herriot, Lyon Cedex 03, France ; 2. Groupement Hospitalier Est, Bron, France Introduction : L incidence des infections liées à Clostridium difficile (ICD) a d abord augmenté en Amérique du Nord et était associée à l émergence de la souche 027, hyper-virulente et résistante aux antibiotiques. En France, la première épidémie nosocomiale à souche 027 a souligné la nécessité de disposer de données épidémiologiques de base. Suite à l alerte nationale, l objectif de cette étude était de déterminer si l incidence des ICD augmentait dans un hôpital universitaire. Méthodes : Des données de laboratoire ont été collectées prospectivement chez des patients diarrhéiques et hospitalisés entre 2002 et 2006. Une ICD était définie par une diarrhée associée à la détection de C. difficile producteur de toxine A (CD) dans les selles. La toxine B n était pas détectée systématiquement. L analyse portait sur le taux d incidence, les nombres et pourcentages (%) de détection de CD et la description de la population. Résultats : Un total de 3931 prélèvements étaient analysés dont 284 (7,2 %) étaient positifs. Le % de CD détecté sur l ensemble des prélèvements analysés diminuait avec le temps (p<0,001). Les nombres et % de prélèvements positifs sont rapportés dans le tableau. Un total de 3363 patients a eu un prélèvement pour recherche de CD, dont 275 (8,2 %) étaient positifs. Le % de femmes était plus élevé parmi les patients positifs (56 %) que négatifs (48 %) (p=0,01). La moyenne d âge des patients positifs était de 61,7 ans. Le nombre d ICD augmentait avec l âge. Discussion : L incidence de l ICD diminue avec le temps. La souche 027 a été isolée récemment dans l établissement, rappelant l importance d une veille épidémiologique et de l utilisation appropriée des antibiotiques. Dès le diagnostic d ICD, communautaire ou nosocomiale, les mesures d hygiène appropriées doivent être appliquées sans délai afin d éviter les cas secondaires. CL-11 CALCUL DE LA SENSIBILITE ET DE LA SPECIFICITE DE L UTILISATION DU SYSTEME D INFORMATION HOSPITALIER POUR LA SURVEILLANCE DES INFECTIONS DU SITE OPERATOIRE HAUTEMANIERE A. 1, FLORENTIN A. 2, ALBUISSON E. 3, DIGUIO N. 2, HARTEMANN P. 1 1. CHU de Nancy, Université Henry Poincarre, Vandoeuvre Les Nancy, France ; 2. Service d hygiène hospitalière CHU de Nancy, Vandoeuvre Les Nancy, France ; 3. DIM CHU de Nnacy, Nancy, France Objectif : La lutte contre les infections nosocomiales (IN) est un des axes majeurs de la politique de santé dont la surveillance des Infections du Site Opératoire (ISO). Cette surveillance contraignante correspond à un des indicateurs du tableau de bord national justifiant la participation de tous les établissements. La participation est hétérogène. Un codage standardisé des prises en charge médicales et chirurgicales hospitalières existe (PMSI). Notre objectif est d évaluer la sensibilité et la spécificité d un dépistage des ISO en utilisant les données de bactériologie et du codage des actes pour lors surveillance automatisée. Méthode : la méthode de référence était analyse par un médecin du service d hygiène, des dossiers papiers des patients opérés appartenant à un service participant à la surveillance ISO-RAI- SIN. Pour chaque patient des données administratives, opératoire et d infectiologies étaient recueillies. Les variables administratives et opératoires ont été extraites de la base PMSI (ISO-PMSI). Les interventions transcrites dans le cahier bloc ont été comparées avec les deux sources. Les données bactériologiques ont été extraites selon deux algorithmes retenant les Potentielles Infections du Site Opératoire (DPIN-ISO) et Bacterio ISO. Les données (ISO-PMSI, DPIN-ISO) ont été rapprochées et comparées aux déclarations faites pour la surveillance ISO-RAISIN et à la méthode de référence. Résultats : Entre février et mai 2007, 234 interventions ont été incluses. Le taux exhaustivité est de 99,95 % pour les données issues du PMSI-ISO contre 58,5 % pour ISO-RAISIN et 96,2 % pour le cahier de bloc opératoire. L analyse des dossiers cliniques a retrouvé 5 ISO. Le fichier issu de Bacterio-ISO trouvait quatre 50

XIX e Congrès national de la SFHH - XIX es Journées Nationales SIIHHF - Paris - 5 et 6 juin 2008 ISO et un faux négatif en revanche le second algorithme DPIN- ISO retrouvait 1 ISO et 4 faux négatifs. La surveillance ISO-RAI- SIN déclarait cinq ISO dont trois faux positifs. La sensibilité de la procédure variait de 19,2 % à 79,6 %, la spécificité de 98,5 % à 100 %. Conclusion : L utilisation du PMSI dans la surveillance ISO est une simplification sur le terrain (inclusion et suivi des patients). Les données bactériologiques semblent plus justes que celle de la surveillance ISO-RAISIN. CL-12 UTILISATION DU SYSTEME D INFORMATION HOSPITALIER (SIH) DES HOSPICES CIVILS DE LYON (HCL) POUR LA SURVEILLANCE DES INFECTIONS LIEES AUX SOINS EN OBSTETRIQUE GERBIER S. 1, GIRARD R. 2, BENOIST C. 2, MILLET A.L. 3, DUMAS A.M. 2, FABRY J. 1, BERLANDM. 2, METZGER M.H. 1 1. Hopital Henri-Gabrielle, Saint-Genis Laval Cedex, France ; 2. Centre hospitalier Lyon Sud, Pierre-Bénite, France ; 3. Hospices Civils de Lyon, Lyon, France Introduction : Un dossier informatisé (DI) d obstétrique, intégré au système d information, a été introduit au CH Lyon Sud en 2004, doublant puis remplaçant le dossier papier. Les données de surveillance des infections nosocomiales (IN) du réseau MATER SE (participation depuis 1995) sont extraites en temps réel via un serveur, depuis mi-2006. La surveillance s effectuait par recueil sur fiche papier par les sages femmes, validation et saisie par l équipe d hygiène (UHE) jusqu en septembre 2007 où l extraction a remplacé le papier. L objectif de cette étude était de comparer la qualité des données extraites automatiquement du DI au recueil sur fiches papier (avant validation par l UHE) en termes d exhaustivité, de concordance et de validité des données. Méthode : Deux périodes de double fonctionnement ont été retenues (septembre-novembre 2006, janvier-avril 2007) pour étudier une tendance temporelle. Le DI complet des IN déclarées par au moins un des 2 systèmes a servi de référence pour la validation des cas. Les IN ciblées étaient : endométrite, infection urinaire, du site opératoire, du sein, sur cathéter, bactériémie et syndrome infectieux non étiqueté. Les paramètres étudiés étaient l exhaustivité, le taux de données manquantes, la concordance entre les 2 systèmes. Résultats : Il y a eu 1 081 accouchements (27 % de césariennes). L exhaustivité des patientes surveillées était de 99,1 % à partir du DI et de 95,8 % pour le papier. Les données sur la variable «IN : oui/non» manquaient chez 3,6 % des patientes pour le DI et chez 13,8 % pour le papier. L extraction du DI a recensé 35 IN et la surveillance papier 24. La validation clinique et/ou microbiologique des 43 cas recensés a identifié 29 IN : la sensibilité était de 90 % pour l extraction et de 43 % pour le papier. Dans le sous-groupe des 863 patientes (80 %) ayant la variable IN renseignée par les 2 systèmes, le taux de données concordantes était de 96,6 %, en 2006 et 2007 avec un coefficient Kappa de 0,49. Les données concernant certains facteurs d ajustement (durée d ouverture de l œuf, pertes de sang..., recueillies pour le calcul du ratio IN observées / IN attendues par le réseau) présentaient davantage de valeurs manquantes dans les 2 systèmes. Conclusion : L extraction automatisée à partir du DI remplace la surveillance papier et permet d intégrer la saisie des données de surveillance dans la routine, diminuant la charge de travail de l équipe de soins. Les étapes de validation doivent toutefois être maintenues et sont une source d amélioration de la qualité des données saisies dans le DI. 51

SP5 - SESSION DE COMMUNICATIONS LIBRES 3 EVALUATION DES PRATIQUES EN HYGIENE CL-13 LA CULTURE DE SECURITE DES SOINS, UN LEVIER POUR L ACTION EN GESTION DES RISQUES INFECTIEUX? OCCELLI P. 1, QUENON J.L. 1, HUBERT B. 1, HOARAU H. 2, POUCHADON M.L. 2, AMALBERTI R. 3, AUROY Y. 3, MICHEL P. 1, SALMI R.L. 4, SIBE M. 4, PARNEIX P. 5 1. Comité de coordination de l évaluation clinique et de la qualité en Aquitaine (CCECQA), Hopital Xavier Arnozan-Pessac, France ; 2. Centre d analyse et d intervention sociologiques (CADIS), Université Victor Segalen, Bordeaux, France ; 3. Institut de médecine aérospatiale du service de santé des armées (IMASSA), Brétigny-sur-Orge, France ; 4. Institut de santé publique d épidémiologie et de développement (ISPED), Université Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France ; 5. Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CCLIN) Sud-Ouest, Bordeaux, France Introduction : La culture de sécurité est actuellement considérée comme un préalable indispensable à la gestion des risques et à la sécurisation des soins. Les systèmes de signalement des événements indésirables (SSEI) français, comme l infectiovigilance, sont des systèmes passifs reposant sur la déclaration des acteurs médicaux qui seraient surtout utiles pour construire une culture de sécurité. A ce titre, l évaluation de cette culture a été intégrée dans la méthode d évaluation des SSEI développée par le CCECQA. Cette évaluation est une première en France. Méthode : Une évaluation quantitative de la culture de sécurité a été réalisée grâce à un questionnaire mesurant 14 dimensions : perception globale de la sécurité (1), fréquence de signalement des événements indésirables (2), attentes et actions des supérieurs hiérarchiques concernant la sécurité des soins (3), organisation apprenante et amélioration continue (4), travail d équipe dans le service (5), liberté d expression (6), retour et communication sur les erreurs (7), réponse non punitive à l erreur (8), ressources humaines (9), soutien du management pour la sécurité des soins (10), travail d équipe entre les services (11), continuité des soins (12), niveau de sécurité des soins dans le service (13) et nombre d événements indésirables signalés (14). Les réponses ont été agrégées au niveau de chaque service, de l établissement et par catégorie professionnelle. Les résultats par item ont été calculés en pourcentage de réponses positives dont la moyenne donne les scores par dimension. Résultats : Entre novembre et décembre 2007, 20 services de 6 établissements de santé aquitains ont participé à l évaluation. Soixante-cinq pourcent (507/783) des professionnels ont répondu. Les dimensions 8, 9 et 10 ont eu les scores les plus bas. Les résultats montrent une variabilité entre services (figures 1 et 2), entre établissements et entre professions. Les infirmier(e)s ont eu les scores les plus bas pour la moitié des dimensions. Discussion - Conclusion : Cette étude montre que l évaluation quantitative de la culture de sécurité des soins est possible. La validité des résultats repose sur l utilisation d un outil multidimensionnel, déjà validé et largement utilisé aux Etats-Unis. Cette approche méthodologique témoigne d une bonne faisabilité et acceptabilité. Elle a permis d identifier des axes à développer pour renforcer une culture de sécurité dans les structures de soins. Voici un levier probablement intéressant pour la prévention des risques infectieux. Figure 1. Dimensions de la culture Figure 2. Dimensions de la culture de sécurité des soins et scores composites de sécurité des soins et scores composites des réponses positives. Service de des réponses positives. Service de l établissement A (ESA) avec l établissement A (ESA) avec plusieurs points forts (>75 %). plusieurs points faibles (< 50 %). CL-14 APPORT DE L EVALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES (EPP) EN HYGIENE DANS L ANALYSE DES EVENEMENTS INDESIRABLES INFECTIEUX DANS LES SUITES OPERATOIRES DE LA CHIRURGIE MAMMAIRE DEVIE I., WERNERT R., MESTRUDE C., DEMARLY C., BARTHELEMY B., DECAUDIN L., HERY M., NGUYEN T.D. Institut Jean-Godinot, Reims Cedex, France Problématique : L établissement consacre la majorité de son activité chirurgicale à la sénologie. Dans cette localisation, l infection du site opératoire expose à plusieurs risques : reprise chirurgicale, dégradation du résultat esthétique, retard à la mise en place du traitement complémentaire. Grâce à un suivi «en continu» de toutes les interventions chirurgicales mammaires, l équipe opérationnelle en hygiène a pu alerter l équipe chirurgicale lors de l apparition d une augmentation sensible des évènements indésirables infectieux. Cette EPP a été formalisée dans le contexte de la certification V2 pilotée par la Haute Autorité de Santé. Objectif : Réduire les évènements indésirables infectieux dans les suites de chirurgie du sein. Groupe de travail : Multi-professionnel, multisectoriel et multidisciplinaire Appui méthodologique des membres du service qualité-hygiène-gestion des risques Méthode : Le groupe a décrit le processus de prise en charge des patients pour une chirurgie mammaire en identifiant chaque étape à risque infectieux. Chaque dossier de malade infecté a été analysé rétrospectivement en utilisant une grille d évaluation interne. Ainsi, le point critique a été rapidement identifié et analysé. Mesure : Taux trimestriel des complications infectieuses des chirurgies mammaires. Actions réalisées : Ecriture du processus : Prise en charge d un patient pour chirurgie mammaire Création d un questionnaire pour analyser les dossiers de patients présentant une complication post-opératoire Analyse des dossiers Détermination du point critique : la ponction de lymphocèle Mise en place des actions correctives : protocole de ponction de lymphocèle, formation des internes à ce type d acte 58

XIX e Congrès national de la SFHH - XIX es Journées Nationales SIIHHF - Paris - 5 et 6 juin 2008 Communication autour de cette action auprès de l ensemble des professionnels Impact : Coût : diminution des frais d hospitalisation liés aux complications, réorganisation des locaux Clinique : diminution immédiate des complications infectieuses Fonctionnel : optimisation de l ergonomie de la salle de pansements Satisfaction : des patients et par conséquent des personnels Résultats : Diminution significative des complications infectieuses suite aux actions mises en place Retour d expérience et conclusion : L évaluation de l efficacité de ces mesures repose maintenant sur le suivi de deux indicateurs : moyenne mobile trimestrielle nombre absolu d évènements indésirables infectieux L impact positif de cette EPP se traduit par la volonté affichée des professionnels de prolonger la démarche continue d amélioration de leurs pratiques. CL-15 RELATION ENTRE LES INDICATEURS ICSHA ET ICALIN ET LES RESULTATS D UN AUDIT OBSERVATIONNEL SUR L HYGIENE DES MAINS SITBON M., VERJAT-TRANNOY D., DANIEL F., MILIANI K., LANDRIU D., ASTAGNEAU P. CCLIN Paris-Nord, Paris, France Introduction : Depuis 2004, les établissements de santé (ETS) sont classés par le Ministère de la Santé via des indicateurs. L ICALIN reflète leur activité globale de lutte contre les infections nosocomiales. L ICSHA est calculé à partir des données de consommation des produits hydro-alcooliques (PHA) et d un objectif personnalisé. A côté de ces données déclaratives, les ETS sont fortement incités à évaluer leurs pratiques. Ainsi, en 2006, un audit inter-régional sur l hygiène des mains a été proposé par le CCLIN Paris-Nord. Objectifs : Cette étude avait pour objectif de confronter les résultats 2006 de deux indicateurs (ICALIN et ICSHA) et de deux paramètres mesurés lors de l audit : l observance par friction hydro-alcoolique (frictions/opportunités) et la proportion d utilisation des PHA (frictions/gestes d hygiène des mains). Méthode : Parmi les ETS ayant participé à l audit, ont été sélectionnés ceux dont les résultats étaient les plus représentatifs (nombre minimum d observations défini selon leur taille et pourcentage de services audités supérieur à 50 %). L observance par friction et la proportion d utilisation des PHA ont été classées en fonction de leur percentile 75, les indicateurs en fonction de la médiane des classes (AB versus CDE pour ICSHA et A versus BCDE pour ICALIN). Une analyse multivariée en régression logistique a permis de tester la corrélation entre les indicateurs et les paramètres d audit. Résultats : Sur les 225 ETS ayant participé à l audit, 152 ont été sélectionnés : 55 % appartenaient au secteur public, 26 % au privé et 19 % au PSPH. 70 % étaient classés ICALIN A, 30 % B, C ou D. A l inverse, pour ICSHA : 20 % étaient en classes A ou B et 80 % en classes C, D ou E. 25 % avaient une observance par friction supérieure à 47,2 % (p75). Le percentile 75 de la proportion d utilisation des PHA se situait à 63,3 %. L analyse multivariée a permis de mettre en évidence une relation significative entre les meilleures classes de l ICSHA (A et B) et une proportion importante d utilisation des PHA (> p75) : OR=3,6 [1,5-8,6]. En revanche, aucun lien n a pu être démontré entre ICALIN ou ICSHA et l observance par friction. Conclusion : L ICSHA semble être un bon reflet de la proportion d utilisation des PHA mesurée par observation directe des pratiques, mais pas de l observance par friction. Les indicateurs du tableau de bord mériteraient d être évalués par d autres études observationnelles. CL-16 SOLUTION HYDRO ALCOOLIQUE (SHA) ET INCIDENCE DES STAPHYLOCOCCUS AUREUS RESISTANT A LA METICILLINE (SARM) : EVOLUTION 2003-2007 DANS L INTER-REGION NORD (ILE-DE-FRANCE, NORD-PAS-DE-CALAIS, PICARDIE ET HAUTE-NORMANDIE) ARNAUD I., AGGOUNE M., CARBONNE A., POUR LE RESEAU DE SURVEILLANCE DES BMR DU C-. CCLIN Paris-Nord, Paris, France Introduction : Dans le cadre de la surveillance des SARM dans l inter-région Nord, une évaluation des moyens mis en œuvre pour l isolement septique des patients porteurs de SARM est proposée depuis 2002 dans l ensemble de l inter-région. Méthode : Le module optionnel «évaluation des moyens mis en œuvre pour l isolement septique des patients porteurs de SARM» porte sur les ressources disponibles dans leurs chambres. Les données analysées dans cette étude concernent la proportion de chambres équipées de SHA. L évolution de cette proportion depuis 2003 a été comparée à celle de l incidence des SARM pour 1 000 jours d hospitalisation en court séjour, réanimation et en soins de suites et réadaptation et long séjour (SSR-SLD) dans les mêmes établissements. Résultats : Parmi les laboratoires participant chaque année à la surveillance Bactéries multirésistantes (BMR), 12 ont participé au module optionnel depuis 2003. Le pourcentage de chambre équipée de SHA, a augmenté de 73 % à 96 % en court séjour entre 2003 et 2007. De même, ce pourcentage dans les services de SSR-SLD est passé de 80 % en 2003 à 97 % en 2007. En réanimation les chambres équipées de SHA restent stables entre 95 et 100 % En parallèle, le taux d incidence des SARM a diminué en court séjour de 0,93/1000 jours d hospitalisation en 2003 à 0,77 en 2007, de 1,90 à 1,34 en réanimation, et de 0,63 à 0,41 en SSR-SLD. Conclusion : Ces résultats montrent que dans ces établissements, participants depuis 5 ans, la généralisation de la mise à disposition de SHA dans les chambres s accompagne d une diminution des taux d incidence des SARM, en court séjour et en SSR-SLD. CL-17 DESINFECTION CHIRURGICALE DES MAINS FRICTIONS OU LAVAGE : QUELLE QUALITE DE LA TECHNIQUE? LASHERAS A. 1, DIALLO A. 1, VENIER A.G. 1, BOULESTREAU H. 2, NUNES J. 1, ROGUES A.M. 1, GACHIE J.P. 2 1. Chu bordeaux, Bordeaux Cedex, France ; 2. Unité INSERM 657, IFR Santé Publique Université Victor Ségalen, Bordeaux, France Objectifs : Evaluer la qualité de la désinfection chirurgicale des mains par lavage et par frictions. Matériel et méthode : Audit de l ensemble des professionnels (médicaux et paramédicaux) dans les services où la désinfection chirurgicale des mains est réalisée régulièrement : blocs opératoires, services d hémodynamiques et de radiologie interventionnelle. Chaque professionnel concerné était audité une fois entre juillet et septembre 2007. Résultats : Au total, 389 observations de désinfection ont été réalisées (178 par lavage et 211 par frictions) réparties sur 59

27 secteurs (22 de blocs opératoires, 3 de radiologie interventionnelle et 2 d hémodynamique). L audit a concerné 236 professionnels médicaux comprenant 220 chirurgiens/radiologues (dont 93 internes), 16 anesthésistes (dont 2 internes) réalisant 112 lavages et 124 frictions et 151 paramédicaux comprenant 61 IDE, 76 IBODE et 14 manipulateurs de radiologie réalisant 64 lavages et 87 frictions. Pour la technique par lavage, la succession des différentes étapes est respectée à 93,6 % et la qualité de chacune est conforme au référentiel pour 80,2 % (71,8 % en tenant compte de la durée de l antisepsie : 39,9 % et 75 % du 1 er et 2 e lavage durent moins de 2 minutes chacune). Les IBODE respectent mieux les temps de lavage que les IDE (p<10 2 ). Pour la technique par frictions, la succession des différentes étapes est respectée à 94,85 %. Cette technique est réalisée conformément au référentiel dans 90,6 % des cas, en dehors de la durée des frictions très insuffisantes (durée des frictions inférieures à 1,5 min : 65,4 % pour la première et 70,6 % pour la deuxième). Le personnel paramédical respecte mieux la technique par frictions que le personnel médical : fréquence de la deuxième friction (p<10 3 ), durée des frictions (p<10 2 ) et inclusion des coudes lors de la première friction (p<10 3 ) Discussion - Conclusion : La technique par frictions récemment mise en place pour la désinfection chirurgicale des mains est dans l ensemble bien réalisée et mieux réalisée que la technique par lavage. Un effort reste à faire sur la durée des étapes trop souvent non-conforme. L installation de chronomètre dans tous ces secteurs devraient faciliter la mise en œuvre de ce critère (aujourd hui, seuls 6 secteurs sont équipés). Enfin, la formation auprès du personnel médical devra être renforcée et élargie à l ensemble du corps médical pratiquant la désinfection chirurgicale des mains, notamment dans les secteurs de réanimation afin de promouvoir la technique par frictions. L incidence des colonisations par Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) dans les services de gériatrie s élève à 0,48/1000 jours d hospitalisation (Surveillance BMR, CCLIN Paris Nord 2006). Par ailleurs, la décolonisation nasale par antibiotique des porteurs de SARM a été proposée dans la prévention de la transmission croisée de ce micro-organisme. L objectif de cette étude est d évaluer l efficacité de la décolonisation nasale de SARM par un antiseptique, la povidone iodée (PI), chez des patients porteurs hospitalisés dans un service de médecine gériatrique. Patients et méthodes : Nous avons mené une étude prospective (patient pris comme son propre témoin) du 30/01/2006 au 02/04/2006 dans un service de médecine gériatrique. Tous les patients hospitalisés pendant cette période ont bénéficié d un dépistage nasal systématique à la recherche de SARM à l admission (J0), toutes les semaines (J7) et au moment de leur sortie du service. Le critère d inclusion retenu était le portage nasal de SARM (SARM +). Le protocole de décolonisation mis en place consistait en l application bi-quotidienne de PI 10 % en gel nasal et d une toilette corporelle quotidienne à la PI 4 % pendant 5 jours consécutifs (cycle de traitement). Le critère de jugement était l absence de SARM lors du dépistage nasal en fin de protocole (J7). Pour les patients non décolonisés, un deuxième cycle de traitement a été instauré. Les variables recueillies étaient : âge, sexe, ADL, durée de séjour, présence d escarre, présence d une sonde vésicale et résultats de dépistages. Les variables qualitatives ont été comparées par le test de Chi2. Les variables quantitatives et les pourcentages de décolonisation (avant/ après) ont été comparés par un test de Student. Un risque alpha < 0.05 a été retenu. Résultats : Les résultats de cette étude sont résumés dans la figure et le tableau suivants : Figure 1 : Résultats du protocole de décolonisation de SARM à la Povidone iodée CL-18 EVALUATION DE LA DECOLONISATION NASALE DE SARM A LA POVIDONE IODEE CHEZ DES PATIENTS D UN SERVICE DE MEDECINE GERIATRIQUE MECHKOUR S., GAXATTE C., SIMOVIC B., VINCENT P., QUEVERUE M., GRANDBASTIEN B., BEAUCAIRE G., PUISIEUX F., LOUKILI N. CHRU Lille, Lille, France Tableau 1 : Caractéristiques des patients Conclusion : Les résultats de cette étude suggèrent une efficacité de la PI dans la réduction du portage nasal de SARM. A ce jour, aucune résistance à la PI n a été rapportée contrairement à la mupirocine. De plus, de part sa tolérance et son faible coût, la PI pourrait être proposée dans la décolonisation nasale du SARM et contribuer à la prévention de la résistance aux antibiotiques ainsi qu à la diffusion du SARM dans les Hôpitaux Gériatriques. Toutefois, des études complémentaires, notamment randomisées en double aveugle, devront être envisagées afin de confirmer les résultats trouvés dans cette étude. 60

SP14 - SESSION DE COMMUNICATIONS LIBRES 4 PREVENTION ET EVALUATION (PARTIE 2) CL-19 EFFET DE LA FORMATION EN HYGIENE ET DE L ANCIENNETE DANS LA FONCTION SUR L ADHESION AUX PRATIQUES D HYGIENE DES MAINS AU CHU DE RENNES BATAILLON S., POISSON M., BIARD X., DUVAL F., CHAPPLAIN J.M., CORMIER M. Centre Hospitalier Universitaire Pontchaillou, Rennes, France Contexte : L adhésion à l hygiène des mains dans les établissements de santé est un élément primordial dans la lutte contre les infections nosocomiales. En 2006, le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes a participé à l enquête nationale portant sur l évaluation d opportunité d hygiène des mains. Les résultats de cette enquête ont été explicités dans chacune des unités de l établissement. Afin de vérifier l efficacité de ces interventions, une seconde enquête a été réalisée en 2007. Cette nouvelle enquête prenait en plus en compte la notion d ancienneté dans la fonction et la notion de formation en hygiène. Une succession de 2 gestes était également observée Matériel et méthode : Trente cinq unités ont été tirées au sort (1/3 des unités fonctionnelles de l établissement). Parmi ces 35 ; 11 unités étaient celle de 2006. L enquête a été réalisée par observation directe et interrogation des personnes auditées par les membres de l équipe opérationnelle d hygiène hospitalière du 10 au 27 septembre 2007. L évaluation de la conformité à l opportunité d hygiène des mains a été réalisée en regard du référentiel de la société française d hygiène hospitalière (SFHH). Résultats : La conformité à l hygiène des mains pour un geste observé était significativement meilleure en 2007 qu en 2006 : de 56 % à 70 % avant le geste (p<0,001) et de 62 % à 77 % après le geste (p<0,0003). Dans le cas d une succession de deux gestes ; la conformité après le second geste était de 81 %. Les soins pour lesquelles la conformité à l hygiène des mains était optimale concernaient les soins contact avec la peau lésée et les muqueuses et les soins invasifs en veineux et artériels. Le pourcentage de conformité à l hygiène des mains était supérieur parmi le personnel formé : 78 % versus 67 % pour le personnel non formé avant le geste (p = 0,007) et 78 % versus 75 % après le geste (p = 0.42). La conformité à l hygiène des mains était meilleure chez les personnes auditées ayant une ancienneté dans la fonction de 30 à 39 ans (87 % avant et 85 % après le geste). Conclusion : Cette enquête montre une meilleure observance à l hygiène des mains en 2007 qu en 2006 et ceci en regard des recommandations de la SFHH. La formation en hygiène améliore la conformité à l hygiène des mains avant le geste. L ancienneté dans la fonction est un élément à prendre en compte par unité car elle peut permettre de cibler les personnels soignants moteurs en terme d hygiène des mains ; le compagnonnage étant toujours un modèle de transmission de savoir dans nos professions de santé. CL-20 PREVENTION DE LA TRANSMISSION DES BACTERIES MUTI-RESISTANTES (BMR) A DOMICILE LAMBERT M., GUILLORET L. Hôpital Local, Montfort-sur-Meu, France L Hôpital Local de Montfort-sur-Meu est un établissement public de 206 lits (Services de médecine, soins de suite, long séjour et MRM) auxquels s ajoutent les 42 places du Service de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD). Un audit sur la prise en charge des patients porteurs de BMR a été récemment mené dans le service de Médecine /SSR. Les résultats de cet audit ainsi que la nouvelle définition des Infections Associées aux Soins (IAS) nous ont amené à nous interroger sur les pratiques actuelles au domicile pour de tels patients. Dans cet objectif, l EOHH a décidé de faire un état des lieux à l aide d un questionnaire portant à la fois sur l information des professionnels de l existence d une BMR chez un de leurs patients à domicile et sur les mesures de prévention mises en place. Cinquante-deux questionnaires ont été distribués (médecins généralistes, IDE libéraux,aide-soignantes du SSIAD. Nous avons eu 21 questionnaires renvoyés soit 40 %. La majorité des médecins (75 %) ne sont pas informés de la présence d une BMR à domicile contrairement aux IDE et aux AS qui le sont parfois par les familles ou les services hospitaliers. Cette transmission est le plus souvent orale dans 57 % des cas. Les intervenants aux domicile font toujours suivre l information aux autres professionnels ou à la famille dans 52 % des cas. Les précautions mises en place sont en priorité : le port des gants (76 %), les frictions avec SHA (57 %) les sacs «DASRI», les surblouses, et l information à la famille (47 %), le lavage antiseptique des mains (42 %). Beaucoup de professionnels n ont pas suivi de formation sur l hygiène des soins à domicile (85 %) Parmi les IDE et les AS 66 % souhaitent être formés contrairement aux médecins qui à 75 % donnent une réponse négative. L analyse de cette enquête nous a conduit à créer des outils communs à tous les intervenants à domicile : connaissance des porteurs de BMR, transmission de l information entre les différents professionnels de santé, la mise en place de mesures de protection autant pour les soignants que pour les patients, information aux familles ainsi qu un guide de bonnes pratiques à l intention de ces aidants. Les risques de transmission croisée sont particulièrement grands face au nombre élevé de professionnels intervenants à domicile ainsi qu à la méconnaissance des aidants familiaux. Pour ces raisons, la rédaction de procédures à l usage des professionnels et sera envisagée. Parallèlement, une plaquette sera distribuée aux familles pour la prise en charge de l environnement. Une formation près des professionnels pourra renforcer cette démarche. CL-21 DE LA PERCEPTION DU RISQUE DE TRANSMISSION CROISEE A L APPLICATION DES RECOMMANDATIONS : COMMENT AMELIORER LA MAÎTRISE DE LA DIFFUSION DES BACTERIES MULTI-RESISTANTES? NEYME S., DUBOIS A., DAL FARRA A., RATAT J., GOURLAIN K., BAIXENCH M.T., POUPET H., BLANCHARD H. GH Cochin Saint Vincent de Paul, Paris, France Contexte : La politique de prévention de la diffusion des bactéries multi-résistantes (BMR) par transmission croisée instaurée 74

XIX e Congrès national de la SFHH - XIX es Journées Nationales SIIHHF - Paris - 5 et 6 juin 2008 depuis 1993 montre une amélioration de leur maîtrise. Toujours fortement médiatisée, elle reste surtout une priorité de santé publique du fait de sa fréquence et de ses conséquences sur la prise en charge des patients (durée d hospitalisation, morbidité). Objectifs : L objectif principal était d évaluer les connaissances et les attitudes des personnels lors de la prise en charge d un patient porteur de BMR. Les objectifs secondaires étaient d étudier les besoins complémentaires en formation et d évaluer la perception du risque de transmission croisée. Matériel et méthode : L enquête s est déroulée sur une période de 4 mois en 2007 auprès des professionnels de santé médicaux et paramédicaux des unités d hospitalisation de plus de 24 heures. Tout personnel consentant présent lors du passage de l enquêteur a été interrogé individuellement à partir d un questionnaire standardisé. Résultats : Parmi les 469 professionnels interrogés, 429 consentants ont été inclus dans l étude. Le terme de BMR a été défini correctement par 57,8 % des personnels. 62,2 % des professionnels ont cité au minimum une BMR, la première d entre-elles était le SARM (53,6 %). La notion de précautions «standard» est connue par 71,3 % des personnels. Les mesures «barrières» (tenue et hygiène des mains) sont respectées en totalité dans 15,2 % des cas. L hygiène des mains par friction hydro-alcoolique (FHA) est perçue comme nécessaire par 84,1 % des professionnels dans la prévention de la transmission croisée. En revanche, un doute persiste sur l efficacité des FHA par rapport au lavage simple des mains dans la prévention de la transmission des BMR. Le personnel médical déclare «lever» l isolement contact BMR dans 54 % des cas. Enfin, si les professionnels semblent sensibilisés à l évitabilité et à l information du patient sur son statut «BMR» (56,7 %), ils méconnaissent la plaquette d information patient (remise dans 5 % des cas). Discussion et conclusion : Les professionnels de santé ont une bonne connaissance du terme BMR et une bonne perception de l évitabilité de la transmission croisée. En revanche, ils méconnaissent et respectent approximativement les précautions «standard» et les recommandations spécifiques «BMR». Ce travail a permis d actualiser les contenus des formations et la stratégie de communication : adapter et promouvoir les outils existants, mobiliser davantage les équipes par rapport à cette thématique. CL-22 AUDIT D OPPORTUNITES DE L HYGIENE DES MAINS : CHOIX D ACTES DE SOINS TRACEURS. RESULTATS PRELIMINAIRES DANIEL L., COSSE M., GARLANTEZEC R., BARON R., JOURDAIN S., LEJEUNE B. CHU Brest, Brest Cedex, France Introduction : Le programme national de LIN 2005-2008 prévoit le renforcement de l évaluation des pratiques professionnelles en hygiène hospitalière et en particulier la réalisation d audits sur l HDM. L objectif de ce travail est de déterminer des actes de soins traceurs de l HDM des professionnels dans les unités de soins. Méthodologie : Nous avons utilisé les données de 2 audits d opportunités de l HDM réalisés en 2005 et 2007 (1407 observations) en hospitalisation continue. Nous avons défini les actes traceurs en utilisant les critères de l ANAES. Afin de les valider nous avons comparé les 4 taux décrivant l HDM entre les actes définis comme traceurs et les autres : observance, conformité du produit utilisé, utilisation du PHA, conformité de la tenue professionnelle. Résultats : Les soins marqueurs (N=646) sont la pose, la gestion et l ablation du cathéter veineux périphérique (KTP) (n=147), la préparation de médicament dans le poste de soins (n=54) et les soins de contact avec la peau saine du patient (n=446). Les taux décrivant l HDM sont équivalents entre les actes traceurs et l ensemble des données 2005-2007. Ils sont équivalents lorsque l on compare les soins liés au KTP aux autres soins de risque infectieux intermédiaire. En revanche, les taux d observance et d utilisation du PHA augmentent significativement pour les soins de contact avec la peau saine versus les autres soins de risque infectieux de bas niveau. Discussion : Nous pouvons évoquer le fait que les actes traceurs dans leur ensemble sont informatifs de l HDM. En particulier, les soins liés au KTP semblent être le témoin des autres actes de risque infectieux intermédiaire. Par contre, les soins de contact avec la peau saine, du fait de données très hétérogènes, ne sont pas caractéristiques des autres soins de risque infectieux de bas niveau. Conclusion : L intérêt des actes traceurs est de simplifier la méthodologie de l audit sur l HDM. Cette étude sera affinée avec pour objectif de déterminer un acte traceur par catégorie professionnelle et par niveau de risque infectieux des soins. Bibliographie : ANAES. Construction et utilisation des indicateurs dans le domaine de la santé. Mai 2002. NB : Compte tenu des moyens proposés pour la soumission du résumé, nous sommes dans l impossibilité de vous communiquer notre tableau de résultats. CL-23 COMMENT SUIVRE LE NIVEAU D UTILISATION DE SOLUTES HYDRO-ALCOOLIQUE POUR LA DESINFECTION CHIRURGICALE DES MAINS PAR FRICTION DANS LES BLOCS OPERATOIRES? VINAT A., CAUCHY L., CHEVREUIL F., FERSING I., QUEVERUE M., LOUKILI N., GUERY B., THEIS D., GRANDBASTIEN B. CHRU de Lille, Lille Cedex, France Introduction : L hygiène des mains avec les solutés hydro-alcoolique (SHA) est une priorité du programme national de lutte contre les infections nosocomiales. La consommation de SHA est un indicateur du tableau de bord national. La Société Française d Hygiène Hospitalière a promu l utilisation des SHA aux blocs opératoires pour la désinfection chirurgicale des mains. Le tableau de bord national ne rend pas bien compte de la dynamique des équipes chirurgicales dans l utilisation des SHA. Au CHRU de Lille depuis 2005, cette technique a été implantée dans les blocs opératoires. Avec un tableau de bord trimestriel pour tous les services, nous avons cherché à suivre de façon pertinente cette utilisation. Nous rapportons notre expérience dans la construction de cet indicateur. Méthodes : La consommation de SHA des blocs opératoires a pu être différenciée (flaconnages spécifiques). Cette consommation a été rapportée à l activité chirurgicale, estimée en nombre de patients appartenant à un Groupe Homogène de Malades (GHM) chirurgicaux (données médicales obtenues par le Département d Information Médicale), puis en nombre de Journées d Hospitalisation (JH). La distribution des blocs opératoires selon ces 2 indicateurs a été comparée avec un test de coefficient des rangs de Spearman. Résultats : En 2006, les blocs opératoires ont consommé 1706,5 L de SHA pour la désinfection chirurgicale des mains contre 1249,5 L en 2005 (soit +36,6 %). Rapporté à l activité de l établissement 75

estimée en JH, l indicateur de consommation de SHA était égal à 8,2 L / 1000 JH en 2006 (5,9 en 2005). Il variait selon les blocs entre 4,3 et 19,5 L / 1000 JH en 2006 (3,7 et 15,2 en 2005). Rapporté à l activité exprimée en GHM chirurgicaux, l indicateur était égal à 52,0 L / 1000 GHM en 2006 (39,6 en 2005). Selon les blocs, il variait entre 24,6 L / 1000 GHM et 133,2 L/ 1000 GHM en 2006 (13,8 et 94,1 en 2005). Les 2 indicateurs n apparaissaient pas corrélés (coefficient de Spearman = 0,17, p>0,05). Conclusions : L indicateur exprimée en L / 1000 JH rend compte imparfaitement de l utilisation des SHA. Un dénominateur spécifique de l activité chirurgicale semble pertinent, mais difficile à construire car nécessite des données médicalisées. Ces deux indicateurs sont donc à discuter. Peut-être, faudrait-il prendre en compte la taille des équipes chirurgicales (moins de SHA utilisé en chirurgie ophtalmologique qu en CCV sous CEC), mais ce genre d indicateur serait plus complexe et à valider. CL-24 EVALUATION D UNE STRATEGIE DE PREVENTION DE L ASPERGILLOSE INVASIVE AU COURS DE TRAVAUX BAIXENCH M.T., VINSONNEAU C., DAL FARRA A., TAIEB F., DREAU H., DUBOIS A., NEYME S., PAUGAM A., BLANCHARD H. GH Cochin Saint-Vincent de Paul - APHP, Paris Cedex 14, France Contexte : Notre GH est confronté depuis 2006 à la réalisation de travaux de grande envergure (démolitions et constructions sur 2 sites). Ceux-ci sont situés à proximité de bâtiments recevant des patients à risque d aspergillose invasive (AI). Un plan de prévention a été élaboré et mis en place. Autour des chantiers (CHT), un écran humide anti poussières (EAP) a été installé. Ces mesures ont été accompagnées d un programme institutionnel d information et de formation des personnels. Méthodes d évaluation de la stratégie de prévention : Surveillance épidémiologique : après une étude rétrospective (2000 à 2005) à partir du fichier des données PMSI, une surveillance prospective pluridisciplinaire a été mise en place depuis 2006 incluant les services cliniques, le service de Mycologie (antigénémies aspergillaires) et la Pharmacie (antifongiques). Surveillance environnementale : elle a été basée sur un suivi longitudinal et hebdomadaire des concentrations fongiques (CF) de l air sur des sites prédéfinis situés près des CHT : 15 sites intrabâtiments et 2 sites à l extérieur. Résultats : Surveillance épidémiologique : elle n a pas montré d augmentation du nombre d AI probables en 2006 (n=11) et 2007 (n=9) par rapport aux années précédentes (médiane=12) ; il n a pas été observé de cas groupés. Le caractère nosocomial des cas reste toutefois difficile à préciser. Le délai médian d apparition de l AI a été de 9 jours (0-30). Surveillance environnementale : les résultats ont différé selon les CHT. CHT 1 : au cours des démolitions, les CF sont restées basses en intra-bâtiment (médiane=16 spores/m 3 ). La présence d un EAP semble avoir permis le contrôle de l empoussièrement généré par les travaux. CHT 2 : une augmentation significative des CF a été observée dans 2 bâtiments situés à proximité (médianes respectives : 31 et 81 sp/m 3 vs période de référence : 16 et 19 sp/m 3 ; p<0,01) et ce malgré la présence d un EAP. Le renforcement du bionettoyage dans un des bâtiments a été suivi d une diminution des CF (médianes : 59 vs 90 sp/m 3 ). Discussion : Le risque aspergillaire semble avoir été maîtrisé dans ce contexte de travaux. Nous ne pouvons pas conclure formellement sur l efficacité de l EAP mais ce dispositif semble avoir contribué à la maîtrise globale du risque aspergillaire. La surveillance environnementale, bien que non recommandée, a permis de sensibiliser le personnel et d accompagner la mise en place des mesures de prévention et leur ajustement au cours des travaux. 76

XIX e Congrès national de la SFHH - XIX es Journées Nationales SIIHHF - Paris - 5 et 6 juin 2008 SP15 - SESSION DE COMMUNICATIONS LIBRES 5 RISQUE ENVIRONNEMENTAL CL-25 MAÎTRISE DU RISQUE ASPERGILLAIRE LORS DE TRAVAUX DE DEMOLITIONS DANS UN CENTRE HOSPITALIER SEGUIER J.C., BOURREAU S., PONTEZIERES C., FLEURANCE E., CHRETIEN F., MORENVAL M. Centre Hospitalier de St-Germain-en-Laye Poissy, Saint Germain Cedex, France Introduction : L aspergillus est un champignon se développant entre 25 C et 45 C. Sa forme de résistance et de contamination est la spore qui peut persister durant 6 mois sur des surfaces. A l occasion d importants travaux de démolitions d un bâtiment en été, nous avons souhaité évaluer le risque aspergillaire et l efficacité des mesures de protection mises en place. Matériel méthode : Une analyse préliminaire des risques nous a permis d identifier les secteurs d hospitalisation les plus exposés (cancérologie, réanimation néonatale, salles de naissance, bloc obstétrical, stérilisation) en fonction de critères liés aux patients, au climat, à l architecture. Des prélèvements d air et de surfaces réalisés toutes les 48heures, avant et pendant les travaux, des réunions et des audits hebdomadaires et le suivi des patients à risque ont été mis en place durant 11 semaines consécutives. Les mesures de prévention comportaient au niveau de la démolition : l arrosage permanent, le bâchage et l évacuation par une trémie lors du curage ; au niveau des services : des circuits spécifiques, un calfeutrage des fenêtres, des traitements d air dans des zones spécifiques, un renforcement du bionettoyage. Résultats : 169 prélèvements d air, 1169 prélèvements de surfaces ont permis d identifier les lieux, les moments à risque. Il est apparu que la dissémination d aspergillus (dans 80 % des cas fumigatus) était plus importante lors de petits travaux de proximité (peintures, pose de portes) avec des pics de 70 spores/m 3 que lors des travaux principaux ou le taux moyen était inférieur à 20 spores/m 3. Les surfaces des services les plus éloignés du site de démolition ont été plus souvent contaminées (9.3 %) que celles des services les plus proches (5.1 % p =0.009).Les surfaces les plus contaminées ont été : les rebords internes des fenêtres (25 %), les placards de stockage (8 %), les sols (8 %). L air et les surfaces de la stérilisation qui dispose d un traitement d air permanent ont toujours été négatifs. Sur 6 patients colonisés par aspergillus fumigatus, 2 pouvaient être d origine nosocomiale, 1 est décédé en raison de son état de santé initial. Conclusion : La prise en compte du risque aspergillaire met en évidence l intérêt d une communication permanente entre les différents intervenants, surtout en dehors de grands travaux. Les moyens de protection mis en place ont été efficaces pour les grands travaux, il convient de réfléchir à ceux à mettre en place pour les travaux courants dans les services de soins. CL-26 COMMENT CONTROLER LE RISQUE LIE AUX TRAVAUX, PETITS OU GRANDS, DANS UN ETABLISSEMENT DE SANTE? BENSADOUN J., LOTTHE A., BOUDOT E., ALARCON V., MARCHAND S., SAINT-ANDRE R., LABATUT J., LE MOING V., PARER S. CHU de Montpellier, Montpellier, France Introduction : Les travaux sont quotidiens dans les établissements de santé, que ce soit pour rénovation, maintenance ou construction. Tous font ou soulèvent de la poussière : il n y a pas de petits travaux. Une organisation de terrain, en lien avec les services techniques, est indispensable pour contrôler le risque environnemental lié aux travaux. L objectif de ce travail est de décrire un dispositif opérationnel pour le recensement et la prévention des risques liés aux travaux. Méthode : Une fiche informatique unique de déclaration de travaux (FDT), conçue avec la Direction des Travaux, est utilisée pour chaque projet d intervention, y compris pour maintenance, câblage ou remplacement de matériel. Un fichier informatisé partagé permet les échanges de la FDT jusqu à sa diffusion finale, selon une procédure standardisée : au minimum 15 jours avant le début des travaux, les responsables de l intervention en font un descriptif technique ; après visite sur site et rencontre des responsables des services concernés, le Service d Hygiène renseigne la partie consacrée à l évaluation du risque aspergillaire et aux précautions à prendre (maintien ou interruption de l activité, isolement du chantier, circuits, nettoyage, contrôles microbiologiques éventuels) ; la FDT est ensuite validée en sous-commission du CLIN (réunions hebdomadaires). Les travaux peuvent commencer après contrôle ultime et diffusion de la FDT par le Directeur des Travaux. Résultats : Au CHU de Montpellier (2800 lits), depuis le 1 er janvier 2006, 420 sites de travaux ont été traités en 2006, 352 en 2007. Ce dispositif a permis : Un recensement exhaustif des travaux programmés et une diminution du nombre de travaux «pirates» (4 en 2006, 1 en 2007) La création de fiches «type» pour les travaux périodiques Une meilleure planification des travaux en regroupant les interventions dans un même service Une implication du personnel technique dans les mesures d isolement des chantiers. Une formation approfondie sur le risque a été délivrée aux personnels techniques, à leur demande. Discussion : Grâce au recensement exhaustif des travaux et au partenariat avec le personnel technique, le dispositif a abouti à une vigilance pluridisciplinaire du risque lié aux travaux. Une simplification de l intervention des hygiénistes par standardisation des mesures à appliquer permettra de limiter le temps passé. L impact clinique de la démarche est en cours d évaluation, par recensement exhaustif des cas d aspergillose invasive. CL-27 AUDIT DES PRATIQUES D HYGIENE EN HEMODIALYSE A L HOPITAL DE MAHDIA - TUNISIE 2007 FRIGUI HMIDI N. 1, SAID LATIRI H. 2, KHEFACHA AISSA S. 2, DHIDAH L. 2, KHALFALLAH T. 1 1. CHU Tahar Sfar, Mahdia, Tunisie ; 2. CHU Sahloul, Sousse, Tunisie Introduction : En hémodialyse l utilisation répétée des accès vasculaires multiplie les AES pour les soignants et les risques infectieux pour les malades. Toute séance d hémodialyse comporte le risque de transmission d un microorganisme pathogène à chaque niveau du processus d épuration. 77

De ce fait l application des mesures d hygiène lors de tout soin de l abord vasculaire ainsi que l organisation des soins constituent des mesures principales de prévention du risque infectieux. Objectifs : Evaluer les pratiques d hygiène aux principaux temps d une séance de dialyse sur fistule artério-veineuse (FAV) Evaluer le respect des précautions standard par le personnel soignant Méthodologie : Etude descriptive des pratiques d hygiène au cours d une séance d hémodialyse réalisée en février 2007 dans l unité d hémodialyse à l hôpital de Mahdia. Observation directe de 50 séances de branchement et 50 séances de débranchement effectuées par 6 infirmiers prenant en charge chacun 3 à 4 hémodialysés. Les référentiels utilisés sont les recommandations de la SFHH concernant les bonnes pratiques d hygiène en hémodialyse et la circulaire n 3/2000 du Ministère de la Santé Publique Tunisien relative à la prévention de la transmission des infections nosocomiales dans les centres d hémodialyse. Résultats : - Lors du branchement une tenue adaptée et complète n a été observée dans aucun cas et une hygiène des mains adaptée que dans 8 % des cas L antisepsie du site de ponction de la FAV n était pas systématique La compression des points de ponction en fin de séance était faite par des compresses stériles dans 92 % des cas par le patient Des fautes d asepsie commises par le personnel au moment du débranchement ont été observées dans 8 % des cas La désinfection du circuit hydraulique du générateur n est réalisée qu en fin de journée Entre deux patients un rinçage à l eau était effectué dans toutes les observations Conclusion : Suite aux résultats trouvés, des recommandations ont été formulées et des actions de correction ont été entamées : la systématisation de l antisepsie en quatre temps, la sensibilisation du personnel au respect des précautions standard, l amélioration de l observance de l hygiène des mains par l utilisation des produits hydroalcooliques, une meilleure gestion des équipements partagés et une optimisation de l organisation des soins, l élaboration de supports écrits sous forme d affiche concernant le lavage des mains, l élimination des déchets. CL-28 SURVEILLANCE DES LEGIONELLES AU CHU DE BORDEAUX : 7 ANS D EXPERIENCE BOULESTREAU H., LASHERAS A., BOUCHARD S., PLANES A., BOYER F., MARTON D., GACHIE J.P., ROGUES A.M. CHU de Bordeaux, Bordeaux Cedex, France Objectif : Présenter l évolution des résultats de la surveillance des légionelles au CHU de Bordeaux entre 2000 et 2006 avec la mise en œuvre des mesures réglementaires. Matériel et méthode : CHU de 3500 lits organisé en 3 groupes hospitaliers, chacun constitué de plusieurs bâtiments d ancienneté variée. Le CHU compte 68 sous-stations de production d eau chaude sanitaire (ECS) et 12 tours aéro-réfrigérantes (TAR). Création d un groupe de travail multidisciplinaire «Qualité de l Eau» (Services d Hygiène Hospitalière (SHH), Ingénierie des 3 groupes hospitaliers, Direction des travaux) en 1999 pour tenter de répondre aux exigences réglementaires pour la prévention du risque de légionellose. La recherche de légionelles dans l eau est réalisée par le SHH selon la norme NF T 90-431. Les mesures concernent la mise en place de carnets sanitaires (TAR, sous-stations), de maintenance des installations de production d ECS (entretien des ballons et des adoucisseurs), de maîtrise de la température, de repérage des bras morts pour suppression. Le plan d échantillonnage des prélèvements a suivi l évolution des recommandations. Les prélèvements et analyses des TAR ont été sous-traités à partir de 2006. Résultats : Le nombre de prélèvements de surveillance est passé de 281 en 2000 à 424 en 2006. Les résultats se sont nettement améliorés entre 2000 et 2006 : au niveau des TAR, le taux de conformité (numération en légionelles <103 UFC/l) est passé de 27 à 97 %, au niveau de la production d ECS, de 70 à 92 % et des points d usage de 61 à 82 %. On observe un parallélisme dans l évolution des résultats entre la production d ECS et les points d usage. Conclusions : Ce travail illustre la nécessaire collaboration entre hygiénistes et services techniques. La mise en place progressive des mesures recommandées a permis une amélioration notable de la qualité de l eau. L amélioration au niveau des points d usage a été parallèle à celle de la production. La mission de cartographie et de diagnostic des réseaux lancée en 2006 ainsi qu une optimisation de la maintenance des points d usage devraient permettre d améliorer encore les résultats aux points d usage. Reste à persévérer pour pérenniser les mesures... CL-29 EFFICACITE SPORICIDE DES PRODUITS DE DESINFECTION POUR LES SURFACES ET LES INSTRUMENTS VIS-A-VIS DES SPORES DE CLOSTRIDIUM DIFFICILE RIBOTYPE 027 EXNER M. 1, BUTTGEN S. 1, HARTEMANN P. 2, GEBEL J. 1 1. Institut d hygiene et de sante publique, Bonn, Allemagne ; 2. Chu Nancy, Vandoeuvre les Nancy, France Introduction : Les diarrhées à Clostridium difficile sont un cas particulier, grave, des diarrhées nosocomiales. Leur incidence a aussi augmenté en Allemagne et la dissémination de souches hypervirulentes a conduit à renforcer les recommandations de mesures d isolement et de désinfection. Celles-ci sont cependant fondées sur des informations relatives à la sporicidie assez limitées, de même que la dissémination dans l environnement est peu évaluée. Dans cette étude a été comparée l efficacité sporicide de produits de désinfection pour surfaces et instruments sur des spores de C. difficile hypervirulent PCR Ribotype 027 avec des spores de la souche de laboratoire ATCC 9689. 78

XIX e Congrès national de la SFHH - XIX es Journées Nationales SIIHHF - Paris - 5 et 6 juin 2008 Matériel et méthode : Des essais ont été effectués par la méthode des suspensions quantitatives de la DGHM (Méthode 9 du protocole des méthodes standards 2001 1 ) avec des spores de C. difficile 027 et ATCC 9689. Les essais d application ont été effectués par test sur 4 surfaces (désinfectants de surface 2 ) et porte-germes quantitatifs (désinfectants pour instruments) (Méthode 15 DGHM), toujours en condition de charge organique. Les produits comprenant les bases suivantes ont été testés : Surfaces : aldéhydes, aldéhydes + quat, dérivés du chlore, chloramide, peroxydes, peroxydes + acides organiques. Instruments : peroxydes, aldéhydes + agents dissociants. La référence européenne d activité sporicide d une réduction de 3 log10 au moins n a été obtenue pour les spores de C. difficile 027 que : pour les produits pour surface par aldéhydes + quat (11 700 ppm + 1000 ppm 8h) et peroxydes (13 500 ppm 4h) pour les produits pour instruments par aldéhydes + agents dissociants (7140 ppm + 1920 ppm, action suffisante après seulement 8 h) et peroxydes (10 000 ppm, résultats obtenus dès 15 min). Les essais comparatifs entre ribotype 027 et souche de référence ATCC 9689 montrent une capacité de survie significativement plus élevée de la souche hyperendémique. Discussion : L action sporicide des désinfectants est indispensable dans le contexte de l incidence croissante des diarrhées à Clostridium et de la possibilité bien connue de contamination par les surfaces et instruments au contact de la main (ex : poignées de porte, barres de lit, etc.) 3,4. L utilisation de fortes concentrations nécessaires à l obtention d une action sporicide doit être mise en balance avec les aspects de toxicité supportable pour le patient et le personnel. Pour la désinfection des instruments les produits à base de peroxydes apparaissent comme une solution rapide et efficace. Références : 1. DGHM: Standardmethoden der DGHM zur Prüfung chemischer Desinfektionsverfahren - Stand 01.09.2001. mhp-verlag Wiesbaden 2001 2. Exner, M. et al. : Household cleaning and surface disinfection : new insights and strategies. J. Hosp Infect 2004, 56 (Suppl 2), 70-75 3. Fawley, W. et al. : Molecular epidemiology of endemic Clostridium difficile infection and significance of subtypes of the United Kingdom epidemic strain (PCR ribotyp1) J.Clin.Microbiol. 2005, 43 (6) :2685-2696. 4. Verity, P et al : Prospective evaluation of environmental contamination by Clostridium difficile in isolation side rooms. J Hosp Infect 2001, 49, 204-209 CL-30 ELEMENTS D ASSURANCE QUALITE EN HYGIENE RELATIFS AU CONTROLE MICROBIOLOGIQUE DES ENDOSCOPES (GUIDE CTINILS 2007) : UN AN D EXPERIENCE BOULESTREAU H., BONNERIC C., VENIER A.G., LASHERAS A., MARTON D., GACHIE J.P., ROGUES A.M. CHU de Bordeaux, Bordeaux Cedex, France Objectif : Présenter les résultats des prélèvements d endoscopes réalisés en 2007 selon les recommandations du guide CTINILS. Matériel et méthodes : 239 prélèvements effectués par le service d Hygiène Hospitalière dans 16 services et concernant 146 endoscopes digestifs, 73 bronchiques, 19 urologiques et gynécologiques. Prélèvements d eau de rinçage terminal des endoscopes réalisés en parallèle. Résultats : Sur les 239 prélèvements, 18 (11 %) n étaient pas interprétables du fait d un volume de recueil insuffisant. 164 endoscopes ont bénéficié d un 1 er prélèvement avec analyse globale dans le cadre d un retour de maintenance (114), de la surveillance (20), d un prêt (30) ; 70 endoscopes ont été prélevés canal par canal dont 46 pour contrôle après anomalie constatée sur le 1 er prélèvement (6 endoscopes ont été contrôlés plus de 3 fois). 129/164 (78,7 %) des résultats étaient en niveau cible, 5 (3 %) en niveau d alerte et 30 (18,3 %) en niveau d action. Le niveau cible concernait 75,5 % des endoscopes digestifs, 81,1 % des bronchiques et 92,3 % des urologiques et gynécologiques (p=0.33). Il n y avait pas de différence significative selon le motif du prélèvement : 70 % surveillance et 75,4 % retour de maintenance (p=0.6). Un micro-organisme indicateur était identifié sur 16/164 endoscopes prélevés pour la première fois. Il s agissait d une bactérie à réservoir hydrique dans 13/16 cas (6 S. maltophilia, 4 P. aeruginosa). Enterococcus sp et Candida sp étaient identifiés dans 1/16 cas et une entérobactérie dans 3 cas mais jamais sur un 1er prélèvement. Les prélèvements d eau de rinçage étaient satisfaisants. Les canaux les plus souvent contaminés étaient le canal opérateur (9/59=15 %), le canal d aspiration (16/56=28,6 %) et le canal air/eau (14/44=31,8 %). Conclusions : Un résultat de prélèvement sur 5 ne répondait pas au niveau cible tel que défini dans le guide et était alors le plus souvent en niveau d action. La présence de bactéries à réservoir hydrique n était pas liée à la qualité de l eau du rinçage terminal et l apparition secondaire d entérobactéries dans le prélèvement peut témoigner de la présence d un biofilm. L absence de différence significative pour la conformité des résultats selon le type d endoscope ainsi que selon le type de demande, qui reflète peutêtre une contamination des endoscopes préalable à la maintenance, sera à confirmer en 2008 sur un effectif plus grand. 79

SP16 - SESSION DE COMMUNICATIONS LIBRES 6 RISQUE EPIDEMIQUE NOSOCOMIAL CL-31 EVOLUTION DU NOMBRE D INFECTIONS A ROTAVIRUS ET A VIRUS RESPIRATOIRE SYNCYTIAL CHEZ LES ENFANTS HOSPITALISES AU CHU DE DIJON ENTRE 1998 ET 2005 FOURNEL I., SOULIAS M., BOUR J.B., GOUYON J.B., HUET F., AHO L.S. CHU Dijon, Dijon, France Contexte : Les infections à VRS et à rotavirus peuvent représenter jusqu à 30 % des infections nosocomiales dans les services de pédiatrie. Compte-tenu du problème majeur de santé publique que représentent ces infections, à la fois en termes de transmission croisée et d organisation des soins pour les enfants hospitalisés, nous avons étudié la répartition de ces infections au CHU de Dijon. Population et méthodes : Cette étude rétrospective exhaustive a inclus les enfants âgés de moins de 15 ans et hospitalisés au CHU de Dijon entre 1998 et 2005, présentant une nouvelle infection à rotavirus ou à VRS. La tendance générale a été lissée par moyennes mobiles. L évolution de la tendance générale a été réalisée par le calcul du coefficient de corrélation rs de Spearman. Résultats : De 1998 à 2005, 1 886 nouvelles infections à VRS (n=981) ou à rotavirus (n=905) ont été identifiées chez les enfants hospitalisés au CHU de Dijon. Près de la moitié des infections à rotavirus étaient d origine nosocomiale (46,3 %), contre 5,3 % des infections à VRS, p<0,0001. La proportion d infections nosocomiales à VRS ne variait pas de façon significative selon qu on se situait en période épidémique ou non (4,9 % d infections nosocomiales vs 7,1 % respectivement, p = 0,25). Les infections nosocomiales à rotavirus étaient moins fréquentes en période épidémique (41,6 %) qu en période non épidémique (54,6 %) ; p = 0,0002. Il n était pas noté de variations significatives dans l évolution de la proportion d infections nosocomiales à VRS au cours du temps (rs = 0,06 ; p = 0,60), ni dans celle de la proportion d infections nosocomiales à rotavirus (rs = 0,04 ; p = 0,75), contrairement à une diminution significative du nombre total d infections à VRS (r = 0,51 ; p<0,0001 ) et à rotavirus (rs = 0,72 ; p<0,0001) rapporté au nombre de séjours hospitaliers. Conclusion : Les infections nosocomiales sont beaucoup plus fréquentes pour le rotavirus. La fréquence des infections nosocomiales à VRS ou à rotavirus n augmente pas significativement en période épidémique, ce qui pourrait traduire à la fois une vigilance accrue du personnel soignant au cours de cette période et l efficacité des mesures hygiéniques prescrites. CL-32 LE VIRUS GRIPPAL ET SA TRANSMISSION A L HOPITAL EDOUARD-HERRIOT, LYON, DURANT LES SAISONS HIVERNALES DE 2004 A 2007 VANHEMS P. 1, REGIS C. 1, BARRET B. 2, GORAIN C. 3, PIRES- CRONENBERGER S. 3, NAJIOULLAH F. 4, ESCURET V. 4, MORFIN F. 4, LINA B. 4, SERVICES COLLABORATEURS 5 1. Service d Hygiène, Epidémiologie et Prévention, Hôpital Edouard-Herriot ; Laboratoire d Epidémiologie et Santé Publique, UMR CNRS 5558, Université Lyon 1, Lyon, France ; 2. Sanofi Pasteur, Lyon, France ; 3. Service d Hygiène, Epidémiologie et Prévention, Hôpital Edouard-Herriot, Lyon, France ; 4. Laboratoire de Virologie, Groupement Hospitalier Est, Bron, France ; 5. Hôpital Edouard-Herriot, Lyon, France Introduction : La grippe est une infection qui peut être nosocomiale. Connaître sa transmission hospitalière permet l élaboration de stratégies préventives adaptées. Une étude prospective observationnelle a été conduite a l hôpital Edouard-Herriot, à partir d octobre 2004 jusqu en avril 2007 dans le but de décrire les cas de grippe nosocomiale et de connaître les chaines de transmission du virus grippal. Méthode : Pour chaque patient adulte (A) et enfant (E) hospitalisé ou soignant (S) présentant un syndrome grippal, des données médicales, le statut vaccinal et un prélèvement nasal, permettant de confirmer la présence ou l absence du virus, étaient collectés. Pour tous les cas, les contacts quotidiens ont été documentés permettant d obtenir une description détaillée des transmissions potentielles. Résultats : Durant les 3 années, 872 individus ont été inclus : 168 A, 151 S et 553 E (les enfants ont été inclus dans l étude à partir de 2005/2006). Une grippe confirmée a été retrouvée chez 39 A, 27 S et 90 E. Parmi celles-ci, 26 étaient nosocomiales (11 A, 14 S et 1 E). Des transmissions ont été observées au cours des 3 saisons, 9 en 2004/2005, 1 en 2005/2006 et 11 en 2006/2007. Ces transmissions ont eu lieu de A à A (5/21), de A à S (6/21), de E à S (5/21) et de S à S (5/21). Parmi ces transmissions, 6 (29 %) avaient pour origine un individu vacciné contre la grippe. Ces 6 transmissions sont survenues en 2004/2005 saison au cours de laquelle une différence a été observée entre la souche vaccinale et la souche circulante. Ces cas de figure ne se sont pas reproduits en 2005/2006 et 2006/2007, suite probablement à une adéquation satisfaisante entre le vaccin et la souche circulante. Parmi les individus inclus dans l étude, 138 (16 %) étaient vaccinés contre la grippe. Une grippe confirmée a été retrouvée chez 21 individus (15 %) dont 13 A, 5 S et 3 E. Plusieurs patients ont présenté des complications liées à leur syndrome grippal et 2 personnes avec une grippe confirmée sont décédées durant leur syndrome : une femme de 49 ans ayant pour antécédents un cancer du sein avec métastases et un enfant de 9 mois ayant une maladie de Krabbe. Conclusion : La grippe est une maladie qui peut être nosocomiale et sa transmission existe au sein de l hôpital. La vaccination semble un moyen préventif important, mais les mesures d hygiène tel que le lavage des mains et le port du masque doivent être strictement appliquées afin de limiter la transmission de ce virus. CL-33 PANDEMIE GRIPPALE : EXERCICE AU CHU DE NIMES MINCHELLA A., ONDE O., VERNES E., PERRAT G., DE LA COUSSAYE J.E., SOTTO A. CHU Caremeau, Nimes, France Objectif : il s agissait de tester l application des mesures barrière et l organisation spatiale et fonctionnelle de l établissement lors d une pandémie grippale. Cet exercice s inscrit dans une démarche éducative, en application du programme national de «formations Pandémie 80

XIX e Congrès national de la SFHH - XIX es Journées Nationales SIIHHF - Paris - 5 et 6 juin 2008 Grippale» et de l annexe «Grippe» du Plan Blanc d établissement. Méthode : un exercice de terrain partiel a été réalisé le 18/12/07 de 6 à 11 heures. Un bâtiment était sectorisé en zone de haute (ZHDV) et de basse densité virale (ZBDV). L exercice s appliquait à toute personne pénétrant dans ce secteur, sans perturber l activité normale de soins. Les mesures barrière étaient affichées pour chaque zone. Résultats : 245 personnes ont été évaluées : 14 agents administratifs (A), 20 médecins (M), 115 soignants (S), 35 agents techniques (T), 61 visiteurs (V). 75 % du personnel avait suivi la «formation Pandémie» dispensée dans l établissement. Les consignes concernant les mesures barrière ont été comprises par 67 % des personnes. L hygiène des mains était conforme aux procédures d hygiène dans 32 % des cas (50 % des M, 49 % des S), considérée comme correcte dans 44 % des cas (35 % des M, 30 % des S, 71 % des A, 63 % des T et 54 % des V) et insuffisante dans 24 % des cas. L application du masque était incorrecte dans 21 % des cas (29 % des A, 28 % des V, 20 % des T, 18 % des S, 15 % des M) et a nécessité une explication pour 62 % des V, 43 % des T et 50 % des A. Ces mesures ont été perçues facilement supportables pour 36 % du personnel, supportables mais pénibles pour 54 % et difficilement supportables pour 10 %. Les dysfonctionnements relevés concernaient la mauvaise étanchéité du masque FFP2 utilisé (dotation nationale) en rapport avec la morphologie du visage, sa mauvaise tolérance, le manque de points d eau et le regroupement de personnes (ascenseurs,...). Conclusion : l exercice a été globalement satisfaisant, avec une bonne participation des personnels du CHU et des visiteurs. Aucun dysfonctionnement majeur dans l organisation n a été identifié. Cependant, cet exercice a mis en évidence des difficultés inattendues comme l application des mesures barrière simples : hygiène des mains, port d un masque. Par ailleurs le masque FFP2 (type coque) n était pas efficace pour l ensemble du personnel, ce qui posera des problèmes majeurs en cas de pandémie. Aussi, il ne semble pas exister de masque adapté pour les enfants. Enfin, cet exercice a permis d orienter les actions correctives à mettre en œuvre et complète les différents «exercices sur table» réalisés dans d autres établissements de soins. CL-34 DESCRIPTION DES EPIDEMIES SIGNALEES DE GASTROENTERITES AIGUES DANS LES ETABLISSEMENTS HEBERGEANT DES PERSONNES AGEES DEPENDANTES DU NORD-PAS-DE-CALAIS MECHKOUR S. 1, LEMAIRE G. 1, CARBONNE A. 2, BLANCKAERT K. 1 1. Antenne Regionale NPDC CCLIN Paris-Nord, Lille, France ; 2. CCLIN Paris- Nord, Paris, France Le Nord-Pas-de-Calais (NPDC) est une région où l incidence hivernale des épidémies à gastroentérites aiguës (GEA) dépasse très souvent le seuil épidémique (réseau sentinelles, 2006-2008). Ces épidémies touchent régulièrement les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD). L objectif de cette étude était de réaliser, sur 3 saisons hivernales de 2006 à 2008, la synthèse des données issues des signalements de GEA reçus par l antenne régionale du CCLIN et par la DDASS. Les résultats obtenus nous ont permis de développer des axes d amélioration pour la prise en charge de ces épidémies. Méthode : Tous les signalements de GEA reçus du 1 er janvier 2006 au 30 janvier 2008 ont été analysés. Résultats : Sur les 21 épidémies de GEA (410 cas) signalées durant cette période, 14 (370 cas) étaient survenues en EHPAD. L analyse de ces dernières a montré un taux d attaque moyen de 31 % pour les résidents et de 37 % pour le personnel soignant. Plus de 90 % de ces épidémies résultaient d une transmission de personne à personne et moins de 10 % étaient dues à une source alimentaire ou hydrique. Le tableau clinique dans 80 % des cas associait 2 épisodes diarrhéiques et des vomissements. La symptomatologie était dans tous les cas bénigne (pas de décès) et se résolvait en 72 heures. Plus de la moitié (60 %) des épidémies a été confirmée par des analyses microbiologiques. Elles étaient en majorité d origine virale (70 %) : 60 % à norovirus (génotype Bristol) et 10 % à rotavirus. Tous les établissements avaient mis en œuvre les mesures d hygiène recommandées pour réduire le risque de transmission : hygiène des mains, bio-nettoyage, arrêt des activités de groupe. Le délai moyen d alerte des équipes opérationnelles d hygiène (EOH) était pour 50 % des épidémies inférieur à 24 heures, pour 30 % entre 3 à 7 jours et pour 15 % supérieur 7 jours. Discussion-Conclusion : Cette étude a permis d objectiver des délais d alerte des EOH trop longs pour permettre la mise en place rapide des mesures barrières. L antenne régionale sollicite en chaque début de saison hivernale les EOH afin qu elles informent et sensibilisent le personnel soignant au risque de survenue de GEA. Elle réalise également un travail de collaboration avec la Cellule interrégionale d épidémiologie (CIRE) pour l amélioration du circuit de l alerte. Enfin, la réalisation d une fiche technique rappelant les mesures de contrôle et de prévention des épidémies de GEA ainsi que d une fiche standardisée d investigation, sont en cours d élaboration. CL-35 CAS GROUPES D ENTEROCOQUES RESISTANTS AUX GLYCOPEPTIDES : EVALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES, EXPERIENCE MENEE A ALPHA SANTE BAUDIN C., COLSON M., BANNY F. alphasante, Hayange, France Dans un contexte régional d épidémie, l établissement a été confronté à un épisode de cas groupés d entérocoques résistants aux glycopeptides (ERG) touchant spécifiquement la filière gériatrique (médecine, SSR et USLD). Les recommandations du CTINILS relatives à la maîtrise des ERG ont été la base d une évaluation des pratiques professionnelles (EPP référence 45b). Méthodologie : Un audit clinique ciblé est réalisé, à partir du signalement d événements indésirables (EI) dans le cadre de la Nosovigilance. Premier signalement en mars 2007 (EI n 1) : prise en charge du premier cas d ERG de l établissement en médecine, une cellule de crise pluridisciplinaire évalue l application des recommandations «cas isolés d ERG», un premier plan d action de mesures correctives et préventives est mis en place (PACP n 1). Second signalement en avril 2007 (EI n 2) : 10 cas groupés d ERG en médecine gériatrique, l évaluation de l application des recommandations spécifiques «cas groupés d ERG» aboutit à un second plan d action (PACP n 2). Le premier plan d action cible des mesures correctives générales : techniques de bactériologie, information transversale de tous les personnels, mesures d hygiène. Le second plan, autour de l épidémie gériatrique, soulève des problèmes spécifiques à la personne âgée liés à l hébergement en long séjour. Une fiche de précautions ERG adaptées à la personne âgée est créée et diffusée lors d une 81

table ronde du réseau gériatrique Gérontonord, réunissant l ensemble des établissements du bassin de Thionville. Ces mesures sont établies selon une approche par niveau de risque, prenant en compte le type d hébergement (domicile, EHPAD et long séjour, court séjour) et le niveau de continence anal du patient. Cet échange permet de dédramatiser la prise en charge de l ERG afin de rétablir les transferts de patients dans les structures d aval. Un diagramme de Gantt suit le déroulement de l EPP dans le temps. Résultats : Après la mise en place de ces mesures d amélioration, le foyer épidémique est contrôlé. Aucun nouveau cas acquis n est identifié dans la filière gériatrique de juin à décembre 2007. Indicateurs de suivi : 3 niveaux 1/ Déclaration d événement indésirable dans le cadre de la gestion des risques 2/ Signalement de tout nouveau cas d ERG à partir du laboratoire ou de l apparition de cas groupés comme événement sentinelle 3/ Identification de nouveau cas lors des enquêtes de dépistage. Conclusion Le suivi de cette EPP améliore la prévention de la transmission des ERG malgré le nomadisme inhérent à la prise en charge de la personne âgée. CL-36 EPIDEMIE DE 16 CAS D INFECTIONS SOUS-CUTANEES A MYCOBACTERIES ATYPIQUES APRES MESOTHERAPIE CARBONNE A. 1, ARNAUD I. 1, BROSSIER F. 2, BOUGMIZA I. 2, CAMBAU E. 3, MENINGAUD J.P. 3, JARLIER V. 2, CAUMES E. 2, ASTAGNEAU P. 1 1. CCLIN Paris-Nord, Paris, France ; 2. G.H. Pitié-Salpêtrière, Paris, France ; 3. CHU Henri-Mondor, Créteil, France Objectif : La mésothérapie est une technique de plus en plus utilisée dans des indications esthétiques ou rhumatologiques. Elle comporte des injections multiples de petites doses de divers produits en sous-cutané dans les zones adipeuses ou douloureuses selon l indication. Des infections sous-cutanées liées à cette technique ont déjà été décrites. En janvier 2007, un médecin généraliste parisien signale à la DASS et au CCLIN plusieurs cas d infections sous-cutanées à Mycobactéries atypiques. Une enquête a été diligentée afin de décrire les cas et d identifier une source de contamination et le mécanisme de transmission. Méthode : Un cas a été défini à partir de lésions cliniques d évolution typique avec au moins un prélèvement microbiologique positif à Mycobacterium chelonae ou à Mycobacterium frederiksbergense. Une étude des pratiques de mésothérapie a été effectuée ainsi qu une enquête épidémiologique. La population étudiée est constituée de 105 patients ayant consulté ce médecin pour mésothérapie du 03/10/2006 au 12/01/2007. Les données recueillies ont été : date et heure de consultation, indication (produits injectés), sites d injection et date d apparition des premiers symptômes. L eau du lavabo utilisée dans le cabinet a été analysée à la recherche de Mycobactéries. Les souches de Mycobacterium chelonae ont été étudiées et comparées en champ pulsé. Résultats : Parmi les 105 patients, 16 cas ont été identifiés (taux d attaque : 15,2 %), dont 11 cas positifs à Mycobacterium chelonae and 2 positifs à M. fredericbergensen. M. chelonae a été retrouvé dans l eau du robinet du cabinet. L analyse des pratiques a permis d identifier un nettoyage inapproprié de l appareil d injection multiple (pistolet injecteur) utilisant l eau du robinet qui était la source de Mycobactéries. Les profils génotypiques en champ pulsé des souches de M. chelonae isolées des patients et de l eau du robinet sont identiques. L analyse multivariée par régression logistique montre que le second rang de passage lors de la consultation de mésothérapie (Odds ratio = 4,15 [1,2-13,9]) et la fréquence des consultations après un jour de fermeture (lundi et jeudi) (Odds ratio=1,03 [1,01-1,05]) sont des facteurs de risque indépendants d infection à Mycobactéries atypiques. Conclusion : Cette épidémie doit permettre de renforcer la vigilance autour des mesures d hygiène au cours de cette pratique médicale invasive et de revoir les procédures de désinfection des matériels d injections multiples. 82