ANALYSE FINANCIERE DES ENTREPRISES DU BTP
Performances financières des entreprises de BTP en 2012 Modalités de l étude Depuis 2008, BTP Banque réalise une étude sur la situation financière au travers de l analyse des bilans d un échantillon représentatif des entreprises du cœur de cible de son fonds de commerce. Cette étude permet de disposer d une analyse de la santé des entreprises sur l ensemble des territoires et de mesurer de manière concrète l impact de l évolution de la conjoncture sur le bilan des entreprises de Gros-Œuvre, de Second-Œuvre et de Travaux Publics. L échantillon national comprend environ 5 000 entreprises, ayant un Chiffre d Affaires compris entre 500 K et 150 000 K dont : 1 400 entreprises de Gros-Œuvre (CA cumulé de 9 Mds d ) 2 600 entreprises de Second-Œuvre (CA cumulé de 13 Mds d ) 1 000 entreprises de Travaux Publics (CA cumulé de 9 Mds d ) L échantillon Ile de France comprend environ 800 entreprises, ayant un Chiffre d Affaires compris entre 500 K et 150 000 K dont : 250 entreprises de Gros-Œuvre (CA cumulé de 2 Mds d ) 450 entreprises de Second-Œuvre (CA cumulé de 2.6 Mds d ) 100 entreprises de Travaux Publics (CA cumulé de 1.3 Mds d )
Les Valeurs Ajoutées régressent ( VA / CA ht ) Après une forte dégradation des marges intervenues entre 2008 et 2009, les taux de marges se sont stabilisés à des niveaux toujours trop faibles sur les années 2010 à 2012, que ce soit dans le Gros Œuvre, le Second Œuvre ou les Travaux Publics. Ce taux de marge ne permet pas de renforcer la structure des entreprises alors même que les effets de la crise se font encore sentir en 2013, et que les trésoreries sont déjà détériorées.
Les Taux de Marges Brutes régressent ( EBE / VA )
Les charges de personnel consomment une part croissante de la Valeur Ajoutée ( Charges de Personnel / VA ) La baisse de la Valeur Ajoutée amplifie la hausse de la part des frais de personnel dans la répartition de cette Valeur Ajoutée. En 5 ans, cette part a consommé plus de 4 points de Valeur Ajoutée dans les Travaux Publics, 6 points dans le Gros Œuvre et 5 points dans le Second Œuvre.
Une baisse continue de la profitabilité ( Résultat Net / CA ht ) Le niveau des prix bas, cumulé à la hausse des charges de personnel et des matières premières, affectent la rentabilité des entreprises, avec une baisse constatée de la performance fortement marquée entre 2008 et 2009 mais qui reste médiocre sur les années 2010 à 2012.
Une baisse continue de la rentabilité Il faut également souligner que concomitamment la baisse de rentabilité, le nombre d entreprises en perte a fortement progressé sur la période 2008-2012. Evolution de la part des entreprises en perte 2008 2012 Gros-Œuvre 7,7 % 15,4 % Second-Œuvre 11,3 % 18,3 % Travaux Publics 11,2 % 15,9 %
Des trésoreries de plus en plus fragilisées Evolution des Délais Clients Les délais clients ont peu évolué en se stabilisant à un niveau élevé, malgré la LME.
Des trésoreries de plus en plus fragilisées Evolution des Délais Fournisseurs La baisse des délais fournisseurs s explique par les effets conjugués de la LME et des restrictions imposées par les assureurs crédit.
Des trésoreries de plus en plus fragilisées Evolution de la Trésorerie Nette Les délais clients maintenus à des niveaux élevés et les délais fournisseurs en baisse sensible ont généré une augmentation du Besoin en Fonds de Roulement qui impacte défavorablement la trésorerie des entreprises.
Des clignotants inquiétants pour l exercice 2013 Fragilisation des entreprises de BTP en 2012 dans une conjoncture qui se dégrade en 2013 Depuis le début de l exercice 2013, BTP Banque constate une évolution de plus 11 % du nombre des dépôts de bilan sur son fonds de commerce. A fin octobre 2013, les concours de trésorerie consenties à la clientèle progressent de 10 % par rapport à la même période de l année précédente après une progression de près de 19 % en 2011. Selon une étude de la FFB En 2013, l activité sera vraisemblablement en recul de 2,6% en volume. Prévisions d une perte de 40 000 emplois en 2013 (intérim compris). Baisse de 6,8% de l activité dans le logement neuf. Stabilisation (-0,2%) de l activité du non-résidentiel neuf. Baisse de 1% de l activité de l amélioration-entretien. Selon la FNTP Les perspectives d activités sont peu encourageante, compte tenu du niveau particulièrement bas des marchés conclus (-10,7%) sur le 1 er trimestre 2013. Les prévisions attestent d une réduction du CA ht 2013 de 3% par rapport à l année de 2012.