BIOPSIES OSSEUSES PERCUTANEES : EVALUATION D UNE METHODE DE RADIOGUIDAGE ASSISTEE PAR LOGICIEL INFORMATIQUE (I-GUIDE).



Documents pareils
OSSIFICATION DU LIGAMENT VERTEBRAL COMMUN POSTERIEUR ET DU LIGT JAUNE: MYELOPATHIE CERVICALE SUBAIGUE

PLACE DE L IRM DANS LE BILAN D EXTENSION DU CANCER DU RECTUM. Professeur Paul LEGMANN Radiologie A - Cochin Paris

Pierre OLIVIER - Médecine Nucléaire

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

Développement d'une nouvelle interface utilisateur multi-modalité en scanner interventionnel

Échographie normale et pathologique du grand pectoral

BIOPSIE de MOELLE OSSEUSE

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

MODULE NATIONAL D ENSEIGNEMENT DE RADIOPROTECTION DU DES DE RADIOLOGIE

Cancer du sein in situ

Synthes ProPlan CMF. Service de planification et produits spécifiques de patient pour la chirurgie craniomaxillo-faciale.

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Leucémies de l enfant et de l adolescent

LES DOULEURS LOMBAIRES D R D U F A U R E T - L O M B A R D C A R I N E S E R V I C E R H U M A T O L O G I E, C H U L I M O G E S

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

Apport de l IRM dans la

DENSITOMÉTRIE OSSEUSE : CE QUE LE RADIOLOGUE DOIT SAVOIR

UN SYSTÈME POLYVALENT D'IMAGERIE ORL ET DENTAIRE. CS 9300 / CS 9300C

UE2 CANCEROLOGIE Place de la Médecine Nucléaire

Le traitement conservateur des tumeurs malignes des membres a largement remplacé les amputations

Diagnostic différentiel des infections ostéoarticulaires

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

G U I D E P A T I E N T - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge du cancer du foie

Intérêt de la TEP-FDG dans les cancers de l ovaire

Revue de la littérature

LE RACHIS : UNE ENTITE COMPLEXE IMPORTANTE A PRESERVER

TUMEURS ET PSEUDO-TUMEURS DES PARTIES MOLLES : QUEL CRÉDIT PEUT-ON ACCORDER À L ÉCHOGRAPHIE?

J. Goupil (1), A. Fohlen (1), V. Le Pennec (1), O. Lepage (2), M. Hamon (2), M. Hamon-Kérautret (1)

Qu est-ce qu un sarcome?

Synicem. Vertébroplastie Vertebroplasty

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève décrète ce qui suit :

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin

Foscolo (1), J Felblinger (2), S Bracard (1) CHU Hôpital central, service de neuroradiologie, Nancy (1) CHU BRABOIS, Centre d investigation clinique

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la scintigraphie osseuse et le TEP-SCAN

Les sciences de l ingénieur appliquées à la prise en charge du

Lymphome non hodgkinien

L IRM pas à pas Un module d enseignement interactif des bases physiques de l Imagerie par Résonance Magnétique.

Item 215 : Rachialgies

Radiologie Interven/onnelle sur les nodules pulmonaires. J. Palussière, X. Buy Département imagerie

Traitement des Pseudarthroses des Os Longs par Greffe Percutanée de Moelle Osseuse Autologue Concentrée

«Actualités et aspects pratiques de l antisepsie»

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES. Spondylarthrites. Décembre 2008

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

GUIDE PATIENT - AFFECTION DE LONGUE DURÉE. La prise en charge du cancer du rein

Maladies et Grands Syndromes : Angiomes (223) Professeur Guy Magalon Juin 2005

le traitement de la douleur

Aspects réglementaires du don et de la transplantation des organes. Mohamed Arrayhani - Tarik Sqalli Service de Néphrologie CHU Hassan II - Fès

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

CORRELATION RADIO-ANATOMIQUE DANS LE CARCINOME HEPATOCELLULAIRE TRAITE PAR TRANSPLANTATION HEPATIQUE : IMPACT SUR LA RECIDIVE

Simulation d'un examen anthropomorphique en imagerie TEMP à l iode 131 par simulation Monte Carlo GATE

Guide de Mobilisation. de cellules souches pour mon. Autogreffe AVEC LE SOUTIEN DE. Carnet d informations et de suivi pour le patient et sa famille

Docteur, j ai une masse au sein. Est-ce un cancer? UN DIAGNOSTIC DE CANCER est posé chez 11 % des

Item 288 : Troubles des phanères : Onyxis

Peut-on reconnaître une tumeur de bas-grade en imagerie conventionnelle? S. Foscolo, L. Taillandier, E. Schmitt, A.S. Rivierre, S. Bracard, CHU NANCY

Formation en Implantologie

HERNIE DISCALE LOMBAIRE

Table des matières. Remerciements...v. Préface... vii. Avant-propos... xi. Mode d utilisation du manuel et du DVD... xv

Sytème de Diagnostic d'imagerie Numérique simple et évolutif

Le don de moelle osseuse :

PLATE-FORME COMMUNE UNE SOLUTION LOGICIELLE UNIQUE POUR AMÉLIORER LA PRODUCTIVITÉ. Logiciel DIRECTVIEW V5 pour CR et DR

Imagerie interventionnelle en pathologie ostéo-articulaire

Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins

LA HERNIE DISCALE LOMBAIRE

Intérêt diagnostic du dosage de la CRP et de la leucocyte-estérase dans le liquide articulaire d une prothèse de genou infectée

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Pathologies tumorales thoraciques : intérêt de l IRM de perfusion et de diffusion avant biopsie

Item 127 : Transplantation d'organes

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Les grands syndromes. Endoscopie trachéo-bronchique. Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY

Tuméfaction douloureuse

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

MODULE D EXERCICE PROFESSIONNEL NOTION MÉDICO-ÉCONOMIQUE DES DE RADIOLOGIE ET IMAGERIE MÉDICALE. Dr F Lefèvre (1-2), Pr M Claudon (2)

Consolidation osseuse et biotechnologies État des lieux. Prof. L. GALOIS Centre Hospitalier Universitaire de NANCY

Prise en charge de l embolie pulmonaire

Certificat SSO de formation postgrade en médecine dentaire générale

Accidents des anticoagulants

Item 182 : Accidents des anticoagulants

La lutte contre la tuberculose est régie par l arrêté royal du 17 octobre 2002.

IRM du Cancer du Rectum

DIAGNOSTIC DE L EMBOLIE PULMONAIRE DANS LE CONTEXTE PERI-OPERATOIRE

mythe ou réalité? arthroscanner ou arthroirm? Philippe THELEN Xavier POITTEVIN RIM Maussins-Nollet

Tests de détection de l interféron γ et dépistage des infections tuberculeuses chez les personnels de santé

RADIOTHÉRAPIE EXTRACRÂNIENNE

Images en «franc» hypersignal T2 du pelvis féminin Atlas iconographique

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Cancer du sein in situ

Un avantage décisif pour la résection des polypes et des myomes. Système

Les formes cliniques. Maxime Breban

Le don de moelle osseuse

M.S - Direction de la réglementation et du contentieux - BASE DE DONNEES. REFERENCE : B O N 5070 du 2 janvier 2003

TUMEURS DU BAS APPAREIL URINAIRE

De la chirurgie du nodule aux ganglions

Compte-rendu d examen anatomo-pathologique - hépatite chronique

F-FLUORODÉOXYGLUCOSE EN ONCOLOGIE Expérience en Ile de France

Ligne Dentaire. Système Dentaire Panoramique et 3D

Transcription:

BIOPSIES OSSEUSES PERCUTANEES : EVALUATION D UNE METHODE DE RADIOGUIDAGE ASSISTEE PAR LOGICIEL INFORMATIQUE (I-GUIDE). N GOOSSENS, M LOOCK, L JOB, C HOEFFEL, JP ESCHARD, C MARCUS. Page 1

OBJECTIFS Présenter une nouvelle méthode de radioguidage assistée par logiciel informatique (I-guide). Evaluer l efficience diagnostique des biopsies osseuses percutanées rachidiennes avec cette méthode. Comparer aux résultats de la littérature obtenus avec les autres méthodes de radioguidage. Page 2

MATERIELS ET METHODES Page 3

MATERIELS ET METHODES Population étudiée 42 ponctions ont été incluses dans l étude. 23 hommes et 19 femmes âgés de 8 à 89 ans (moyenne : 60 ans). Le critère d inclusion : - suspicion de spondylodiscite sans germe identifié. - suspicion de lésion tumorale maligne qui n avait pas fait preuve de son origine et dont l identification était nécessaire pour la prise en charge thérapeutique. Page 4

BIOPSIES L ensemble des PBP concernait le rachis et le bassin. Localisation Nombres de cas Rachis 31 - thoracique 11 - lombaire 20 Bassin 11 Total 42 Sous anesthésie générale ou neuroleptanalgésie en présence d un anesthésiste. Vérification du bilan de coagulation. Consentement éclairé. Page 5

BIOPSIES Bilan d imagerie préalable ( RX, TDM, IRM ). Les biopsies réalisées grâce à des trocarts de type Laredo thoracique et lombaire. Voies d abord transpédiculaire, inter-costo-vertébrale et postéro-latérale. Chaque prélèvement a fait l objet d une analyse anatomopathologique et de cultures bactériologiques. Page 6

Procédure de guidage Toutes les ponctions ont été réalisées en salle d angiographie avec un capteur monoplan sur arceau. Axiom Artis dta VB31; Siemens AG Healthcare Sector, Forchheim, Germany Page 7

Procédure de guidage L examen débute par une acquisition rotationnelle de 220 sur la région à biopsier. Page 8

Procédure de guidage Acquisition d un volume d image de type scanner sur la région d intérêt. Le temps de reconstruction est d environ 20 secondes. Page 9

Procédure de guidage Les images obtenues sont ensuite traitées sur une station de travail dédiée. Vues multi-planaires MPR et 3D-VRT Page 10

Procédure de guidage Le positionnement et le guidage de l aiguille est assisté par un logiciel informatique appelé Syngo I-Guide. Le logiciel permet de planifier le trajet optimal de la biopsie en définissant sur une coupe le point d entrée à la peau et le point cible lésionnel. Page 11

Procédure de guidage Planification du trajet de biopsie sur une coupe multi planaire d une métastase lombaire. Placement successif de la cible ( cercle rouge) et du point d entrée (croix jaune). Page 12

Procédure de guidage Planification du trajet de biopsie sur une coupe multi planaire d une métastase lombaire. Le logiciel trace automatiquement le trajet virtuel de ponction sur les différentes vues multi planaires. Page 13

Procédure de guidage Le logiciel propose ensuite deux incidences de travail sur des vues VRT : «bull s Eye view» : vue du point d entrée de l aiguille (petit axe : croix et flèche superposées). «progression view» : vue pour la progression de l aiguille (long axe). Bull s Eye view Progression view Page 14

Le logiciel matérialise le trajet de ponction des deux incidences de travail sur les images fluoroscopiques. Bull s Eye view Progression view Page 15

Ponction : Bull s-eye view L aiguille est superposée au point d entrée cible fourni par I-Guide. L aiguille est alignée à l aide d une pince au point de ponction virtuel. Un laser de centrage sur le capteur plan permet de visualiser directement le point d entrée de l aiguille sur la peau du patient. Correspondance fluoroscopique : superposition parfaite des extrémités proximales et distales de l aiguille pour former un point unique, superposé au point d entrée et cible fournis par i-guide. Page 16

Progression view Progression de l aiguille dans l axe longitudinal. Vue sous scopie de la progression de l aiguille de biopsie (flèche) qui est orientée afin qu elle se superpose au trajet défini sur I-Guide (points blancs) jusqu à la cible (cercle blanc). Page 17

Procédure de guidage Avant biopsie, un contrôle final du positionnement de l aiguille au sein de la cible peut être obtenu en réalisant une nouvelle acquisition en mode tomodensitométrique. Coupe axiale montrant le matériel de ponction au sein de la lésion ostéolytique de la vertèbre lombaire L4. Page 18

Exemple d une métastase ostéolytique du sacrum. Coupe scanner La lésion engaine le nerf sciatique. Planification du trajet de ponction à distance du nerf sciatique ( flèches ). VRT Bull s Eye view Page 19

Exemple d une métastase ostéolytique du sacrum Propression view fluoroscopique Superposition de l aiguille au trajet de ponction. Contrôle du positionnement de l aiguille avant biopsie. Page 20

Analyse statistique Confrontation du diagnostic biopsique et du diagnostic final. Le diagnostic biopsique était établi d'après les résultats des prélèvements histologiques, cytologiques et bactériologiques. Le diagnostic final était établi à la lecture du compte-rendu d'hospitalisation et du suivi. Pour chaque dossier : vrai positif (VP), vrai négatif (VN), faux négatif (FN) et faux positif (FP). Page 21

Analyse statistique L'efficience diagnostique de la technique est calculée selon la formule suivante : (VP + VN) / (VP + VN + FP + FN) 100 % Page 22

RESULTATS Page 23

RESULTATS Sur l ensemble des biopsies réalisées (n = 42), les prélèvements ont bien été obtenus au siège voulu et le matériel prélevé était suffisant pour étude anatomopathologique et bactériologique. Un seul défaut de trajectoire corrigé dans un second temps. Page 24

RESULTATS Diagnostic à la PBP Nombre de cas (n) % Diagnostic final Nombre de cas (n) % Spondylodiscite - tuberculeuse - germe non spécifique - histologique (sans germe retrouvé) 16 1 10 5 38% 2% 24% 12% Spondylodiscite - tuberculeuse - germe non spécifique - histologique (sans germe retrouvé) 20 4 12 4 48% 10% 29% 9% Métastase 7 17% Métastase 7 17% Tumeur osseuse primitive bénigne : fibrome desmoïde maligne : - lymphome B - plasmocytome 5 1 4 2 2 12% 2% 9% Tumeur osseuse primitive bénigne : fibrome desmoïde maligne : - lymphome B - plasmocytome 6 1 5 3 2 14% 2% 12% Pathologie bénigne non tumorale (dégénérative, dystrophique) 5 12% Histologie normale 9 21% Pathologie bénigne non tumorale (Tassement ostéoporotique, discopathie dégénérative ) 9 21% Total 42 100% Total 42 100% Diagnostic des PBP Diagnostic final Page 25

RESULTATS Pathologie infectieuse Pathologie tumorale Total Nombre 25 17 42 VP 15 12 27 VN 4 4 8 FP 1 0 1 FN 5 1 6 Evaluation statistique des biopsies osseuses percutanées Page 26

RESULTATS L efficience diagnostique globale est de 83%. L efficience apparaît différente en fonction de la pathologie. La biopsie a permis le diagnostic de 73% des spondylodiscites, de 94% des pathologies osseuses tumorales. Pathologie Efficience diagnostique Infectieuse 73 Tumorale Primitif Métastase 94 88 100 Globale 83 Page 27

RESULTATS Un diagnostic bactériologique a été établi dans 55% des spondylodiscites. (germe non spécifique et tuberculeux ). Les plus fréquents étaient des staphylocoques, représentant 60% des germes. Page 28

Recours à une biopsie chirurgicale 6 patients : biopsie chirurgicale de «rattrapage» car PBP non contributive. Dans 5 cas : suspicion de spondylodiscite. Sur les 5 biopsies chirurgicales, une seule a permis d identifier le germe causal. Dans un cas : suspicion d hémopathie. La biopsie chirurgicale a apporté la solution, permettant d identifier un lymphome B à grandes cellules. Page 29

Complications 41/42 procédures se sont déroulées sans complication immédiate ou retardée. Une seule complication : un pneumothorax sévère lors d une ponction d une vertèbre thoracique qui a nécessité un drainage et une hospitalisation de 24 heures en unité de réanimation. Page 30

DISCUSSION Page 31

DISCUSSION Efficience diagnostique de la méthode De nombreuses études ont rapporté l efficience diagnostique des ponctions sous fluoroscopie ou scanner. Nos résultats sont concordants avec la littérature où l efficience diagnostique varie selon les études de 69 à 96%. Page 32

DISCUSSION De nombreux paramètres entrent en jeu dans la rentabilité de la ponction biopsie percutanée : - Nature de la lésion - Localisation - Choix de la technique - Matériel de ponction.. Page 33

Fluoroscopie Scanner Choix de la technique? I-guide Brenac (2004), 14 séries rapportées : efficience moyenne de - 84% sous fluoroscopie et 85% sous scanner - 83% dans notre série. Pas de modification significative de l efficience diagnostique selon les méthodes. Taille et localisation de la lésion à prendre en compte. Expérience de l opérateur. Disponibilité ++. Page 34

DISCUSSION L efficience de la PBP diffère en fonction du diagnostic lésionnel. Lésion infectieuse Lésion tumorale Page 35

DISCUSSION Lésion infectieuse L efficience pour la pathologie infectieuse dans notre série était de 73%, pourcentage qui se rapproche des séries de Brenac et de Chevrot, 72 et 71%. Association d une analyse bactériologique + étude histologique. Histologie : - Inflammation aigue à pyogène. - Lésions spécifiques de tuberculose : cellules géantes et des bacilles acido-alcoolo-résistants. Page 36

DISCUSSION Lésion infectieuse Malgré l apport de nouvelles techniques de guidage, la bactériologie ne se positive en moyenne que dans environ 50% des cas. Causes? Patient sous antibiotique. Délai trop long entre le recueil et la mise en culture Culture sur des milieux trop pauvres, absence de milieux d enrichissement. Responsabilité d un micro-organisme inhabituel : mycobactérie ou un champignon avec des exigences de température. Page 37

DISCUSSION Lésion tumorale Lésion secondaire : Rentabilité maximale (100 %) pour les lésions métastatiques. Concordants avec la littérature où la rentabilité pour ces lésions est chiffrée entre 79% et 100%. Page 38

DISCUSSION Lésion tumorale Lésion primitive : Les tumeurs primitives sont de rendement inférieur. Rentabilité élevée (88%) mais faible recrutement. Seul un cas de lymphome à grandes cellules n a pas été diagnostiqué. Page 39

DISCUSSION Avantage de l I-guide Couple les avantages de la fluoroscopie et du scanner : Fluoroscopie - Sécurité, vérification du placement en temps réel Scanner - Reconstructions multiplans - Rapports tissus - durs / mous Page 40

DISCUSSION Avantage de l I-guide Disponibilité, libération des plages de scanner. Voies d abords obliques et complexes possibles. Page 41

DISCUSSION Avantage de l I-guide Dose délivrée : I-guide PDS moyen : 13879 μgym² (min : 4404, max : 46001) Scanner ( biopsie os 2009 ) PDL moyen : 471 mgy.cm (min : 163, max : 1196) Dose efficace moyenne : 3 msv Dose efficace moyenne : 7 msv Page 42

Applications DISCUSSION Très peu de publications ont décrit l intérêt de cette technologie en radiologie interventionnelle. Alda Tam : placement percutané par voie translombaire des cathéters veineux centraux. J.M. Racadio rapporte sept cas cliniques différents : - réalisation d infiltrations intra articulaires - drainage de collections intra abdominales. Page 43

Applications DISCUSSION Morimoto : Radiofréquence des carcinomes hépatocellulaires. Autres indications possibles : - Radiofréquences osseuses des ostéomes ostéoïdes - Vertébroplasties.. Page 44

DISCUSSION Limites de l examen Nécessité d une immobilisation parfaite du patient. Des mouvements du patient durant la procédure (incluant les mouvements respiratoires très importants) peuvent modifier la trajectoire prédéfinie. Education du patient sous anesthésie locale. Page 45

DISCUSSION Limites de l étude Faible recrutement. Efficience des pathologies infectieuses. Comparaison des résultats difficile avec la littérature. Page 46

CONCLUSION Biopsie osseuse percutanée : Etape importante dans la prise en charge des lésions néoplasiques et infectieuses malgré les progrès de l imagerie dans la caractérisation des lésions osseuses. Logiciel I-guide : Technique fiable avec un rendement diagnostique comparable à ceux obtenus dans la littérature pour les autres méthodes de guidage. Alternative aux méthodes de guidage sous scanner ou fluoroscopie. Page 47

BIBLIOGRAPHIE 1. Langer-Cherbit A, Chemla N, Vacherot B, Dupont AM, Godefroy D, Chevrot A. Intérêt et résultats de la biopsie osseuse profonde rachidienne radioguidée. J Radiol 1994;75(11):603-608 2. Société de pathologie Infectieuse de Langue Française Spondylodiscites infectieuses primitives, et secondaires à un geste intra-discal, sans mise en place de matériel. Recommandations pour la Pratique Clinique. Medecine et maladies infectieuses 2007; 37(9):554-572 3. Cottle L, Riordan T. Infectious spondylodiscitis. Journal of Infection 2008;56:401-412 4. Preteseille O, Barral FG, Court L, Russias B, Manet L, Tanji P. Intérêt de la biopsie percutanée des lésions osseuses d allure tumorale. J Radiol 2003;84:693-697 5.Tam A, Mohamed A, Pfister M, Rohm E, Wallace MJ. C-arm cone beam computed tomographic needle path overlay for fluoroscopic-guided placement of translumbar central venous catheters. Cardiovasc Intervent Radio. 2009;32:820-824 6. Racadio JM, Babic D, Homan R, Rampton JW, Patel MN, Racadio JM, Johnson ND. Live 3D guidance in the interventional radiology suite. AJR 2007;189:357-364 7.Meyer BC, Peter O, Nagel M,Hoheisel M, Frericks BB, Wolf KJ, Wacker FK. Electromagnetic field-based navigation for percutaneous punctures on C-arm CT: experimental evaluation and clinical application. Eur Radiol. 2008;18(12):2855-2864 8. Laredo JD, Bard M. Thoracic spine: percutaneous trephine biopsy. Radiology 1986;160(2):485-489 9. Brugières P, Revel MP, DUMAS JL. CT-guided vertebral biopsy. Neuroradiology 1992;34(4):358-360 10. Brugières P, Gaston A, Voisin MC, Ricolfi F, Chakir N. CT-guided percutaneous biopsy of the cervical spine: e serie of 12 cases. Neuroradiology 1992;34(4):358-360 Page 48

11. Kattapuram S, Rosenthal D. Percutaneous biopsy of skeletal lesions. AJR 1991;157:935-942 12. Omarini LP, Garcia J. Ponctions biopsies percutanées du rachis sous guidage CT. Revue de 104 cas. Schweiz Med Wochenschr 1993;123(46):2191-2197 13. Langer-Cherbit A, Chemla N, Vacherot B, Dupond AM, Godefroy D, Chevrot A. Intérêt et résultats de la biopsie osseuse profonde rachidienne radioguidée. J Radiol 1994;75(11):603-608 14. Babu NV, Titus VT, Chittaranjan S, et al. Computed tomographically guided biopsy of the spine. Spine 1994;19:2436-2442 15. Kornblum MD, Wesolowski DP, Fishgrund JS, Herkowitz HN. Computed tomography- guided biopsy of the spine. A review of 103 patients. Spine 1998;23(1):81-85 16. Pierot L, Boulin A. Percutaneous biopsy of the thoracic and lumbar spine: transpedicular approach under fluoroscopic guidance. Am J Neuroradiol 1999;20:23-25 17. Ashizawa R, Ohtsuka K, Kamimura M, Ebara S, Takaoka K. Percutaneous transpedicular biopsy of thoracic and lumbar vertebrae. Method and diagnostic validity. Surg Neurol 1999;52:545-551 18. Brenac F, Huet H. Diagnostic accuracy of the percutaneous spinal biopsy. Improvement of the technique in a series of 210 cases. J.Neuroradiol 2001;28:7-16 19. Ozerdemoglu RA, Thompson RC, Transfeldt E, Cheng EY. Diagnostic value of open and needle biopsies in tumors of the sacrum. Spine 2003;28(9):909-915 20. Lis E, Bilsky M, Pisinski L, Boland P, Healey J, O Malley B, Krol G. Percutaneous CT-guided biopsy of osseous lesion of the spine in patients with known or suspected malignancy. Am J Neuroradiol 2004;25:1583-1588 21. Vieillard MH, Boutry N, Chastanet P, Duquesnoy B, Cotten A, Cortet B. Contribution of percutaneous biopsy to the definite diagnosis in patients with suspected bone tumor. Joint Bone Spine 2005;72:53-60 22. Sucu HK, Çiçek C, Rezanko T, Bezircioğlu H, Erşahin Y, Tunakan M, Minoğlu M. Percutaneous computed-tomography-guided biopsy of the spine : 229 procedures. Joint Bone Spine 2006;73:532-537 Page 49

23. Rivasa A, Cáceresb E, Ubiernac M, Lladob A, Ramírezb M, Salób G, Molinab A. Reliability, sensitivity, specificity and safety of computed tomography-guided percutaneous vertebral biopsies. Rev Ortop Traumatol 2007;51:245-255 24. Rimondi E, Staals E, Errani C, Bianchi G, Casadei R, Alberghini M, Malaguti M, Rossi G, Durante S, Mercuri M. Percutaneous CT-guided biopsy of the spine: results of 430 biopsies. Eur Spine J 2008;17:975-981 25. Laredo JD, Bard M, Leblanc G, Folinais D, Cywiner-Golenzer C. Technique et résultats de la ponction-biopsie transcutanée radioguidée du rachis dorsal. Rev Rhum 1985;52(4):283-287 26. Gougeon J, Seignon B. Les spondylodiscites bactériennes. Rev Rhum 1981;48(1):45-49 27. Gil-Sanchez S, Marco-Domenech SF, Irurzun-Lopez J, Fernandez- Garcia P, de la Iglesia-Cardena P, Ambit-Capdevila S. Ultrasoundguided skeletal biopsies. Skeletal Radiol 2001;30:615-619 28. Smith H, Welch M, Sasso R, Vaccaro A. Comparison of radiation exposure in lumbar pedicle screw placement with intraoperative threedimensional imaging. J Spinal Cord Med. 2008;31:532-537 29. Smith H, Yuan P, Sasso R, Papadopolous S, Vaccaro A. An evaluation of image-guided technologies in the placement of percutaneous iliosacral Screws. Spine 2006;31(2):234-238 30. Mirza S, Wiggins G, Kuntz C, York J, Bellabarba C, Knonodi M, Chapman J, Shaffrey C. Accuracy of thoracic vertebral body screw placement using standard fluoroscopy, fluoroscopic image guidance, and computed tomographic image guidance. A cadaver study. Spine 2003;28(4):402-413 31. Liu P, Valadez S, Spencer Chivers F, Roberts C, Beauchamp C. Anatomically based guidelines for core needle biopsy of bone tumors : implications for Limb-sparing Surgery. Radiographics 2007;27:189-206 32. Fraser-Hill MA, Renfrew DL. Percutaneous needle biopsy of musculoskeletal lesions. 1. Effective accuracy and diagnostic utility. AJR 1992;158:809 12 Page 50