La maladie d'osgood-schlatter La maladie d'osgood-schlatter est une affection du genou ; c'est une apophysose aussi appelée ostéochrondose tibiale antérieure puisque il s'agit plus précisément d'une souffrance de l insertion basse du tendon rotulien au niveau de la tubérosité tibiale antérieure. La douleur résulte de microfissures du tissu cartilagineux trop sollicité par les efforts du tendon. La maladie a été décrite en 1903 par les Dr. Osgood et Schlatter, chacun de leur côté. Elle affecte essentiellement le jeune sportif en période de croissance, plus souvent le garçon mais aussi la fille. La maladie d'osgood-schlatter est bénigne ; la disparition de la douleur peut être longue (en semaines, mois voire années), mais il n'y a le plus souvent pas de séquelles),.aussitôt le diagnostic fait, une nette diminution de l'activité physique s'impose, voire un repos complet : prolonger le sport en dépit de la douleur peut nettement aggraver la situation et dans tous les cas augmente la durée qui demandera la disparition de l'affection et de la douleur. L'examen clinique suffit à assurer le diagnostic, mais une radiographie n'est pas nécessaire sauf à la fin de la croissance pour définir l'absence de séquelles. Il n'y a aucun traitement médicamenteux spécifique. La pose d'attelles peut être requise, ainsi que de la rééducation et autre kinésithérapie. La douleur étant le signe de la persistance du problème, il est possible de s'y fier pour s'autoriser des efforts plus importants que dans la phase de repos. Il convient, même après disparition de toute douleur, d'être prudent dans la reprise de l'activité sportive et cela tant que la croissance n'est pas achevée ; il faut aussi s'interrompre dès sa réapparition éventuelle. Toutes les activités sans sollicitation forte des membres inférieurs peuvent être pratiquées ; la natation est aussi conseillée ainsi que le vélo de manière modérée. L'entretien de la souplesse des muscles de la cuisse permet une moindre sollicitation du tendon et donc du point d'insertion. Si l'affection porte habituellement sur un seul genou, l'autre peut être touché même une fois l'autre rétabli.
MALADIE D'OSGOOD-SCHLATTER La maladie d'osgood-schlatter touche le garçon entre 11 et 15 ans et la fille entre 9 et 13 ans. Il s'agit d'une lésion mécanique du noyau osseux tubérositaire du tibia où s'insère le tendon du quadriceps. Cette lésion est due à une traction excessive tendineuse pendant une période de croissance précédant le début de l'ossification définitive. C'est souvent une augmentation de l'activité physique qui en est le facteur déclenchant. La lésion intéresse la jonction entre le tendon du quadriceps et la zone cartilagineuse de la tubérosité antérieure du tibia non encore totalement ossifiée. Les traumatismes répétés entraînent le détachement de fragments cartilagineux qui évoluent ensuite pour leur propre compte en s'ossifiant peu à peu et en s'hypertrophiant. En fin de compte, une ossification globale se produit de façon hypertrophique mais parfois plusieurs noyaux d'ossification pseudarthrosés se constituent (voir PSEUDARTHROSE ). Dans un tiers des cas les lésions sont bilatérales. SYMPTOMES : Les douleurs locales spontanées, surtout après efforts, sont le signe majeur. La mise sur les genoux aggrave la douleur ainsi que la montée des escaliers et les exercices physiques. Le genou reste sec, il n'y a pas d'épanchement de synovie. La rotule est normalement mobile, sans douleur et en bonne position. RADIO : De petits spicules osseux ou des noyaux ossifiés ectopiques dans la partie basse du tendon du quadriceps sont très évocateurs. Le noyau osseux de la tubérosité antérieure du tibia est irrégulier, parfois fragmenté. Lorsque l'évolution a duré quelque temps, il existe une hypertrophie d'ensemble de la tubérosité antérieure du tibia. Des images claires se perpétuent entre les noyaux d'ossification et la tubérosité antérieure du tibia. EVOLUTION : La phase aiguë est caractérisée par des douleurs, un oedème, qui durent plusieurs semaines et qui sont exacerbés par des sollicitations mécaniques intempestives. Puis une deuxième phase apparaît, marquée par une tuméfaction plus ou moins sensible. Les signes radiographiques sont alors positifs puis la guérison survient, en général avec une hypertrophie et des modifications morphologiques de la tubérosité antérieure du tibia. Des séquelles peuvent persister (rarement) à l'âge adulte, en rapport avec une trop forte hypertrophie de la tubérosité antérieure du tibia ou en rapport avec l'existence de calcifications intratendineuses. Ces séquelles sont marquées par des douleurs au moindre contact, et évoluent par crises inflammatoires sur un fond douloureux chronique.
Exceptionnellement, une fusion trop précoce du cartilage de croissance peut être à l'origine de "genu recurvatum" ou de malposition de la rotule. TRAITEMENT : Pendant la période de croissance de l'enfant, il faut réduire la pratique du sport et même envisager son arrêt complet. La pose d'un plâtre pendant 4 à 6 semaines avec genou en extension provoque la disparition totale et définitive des symptômes. Les antalgiques et les anti-inflammatoires par périodes courtes sont d'un apport non négligeable. Les différents traitements chirurgicaux qui ont été proposés sont controversés et peu utiles en réalité. En général, cette maladie bien traitée par une immobilisation temporaire de courte de durée guérit sans séquelles.
LA MALADIE D OSGOOD SCHLATTER Docteur Dominique Lucas & Docteur Jacques Parier C'est la souffrance de l insertion basse du tendon rotulien, au niveau de la tubérosité tibiale antérieure, chez le jeune sportif en période de croissance. Elle a été décrite pour la première fois en 1903, conjointement par deux auteurs, l un anglo-saxon OSGOOD, l autre allemand SCHLATTER, d'où son nom. Cette maladie survient préférentiellement chez le garçon, au moment de la puberté. Elle touche plus volontiers les enfants sportifs qui pratiquent des sports où les impulsions ou la course sont importantes : football, basket, tennis, gymnastique La douleur est située au niveau de la partie basse du tendon, à l endroit où il s attache sur l os. Il existe parfois des douleurs qui diffusent, à partir de cette zone, vers la rotule, ou vers le bas, sur le tibia. L enfant est gêné lors de la pratique du sport, de façon plus ou moins intense, parfois le sport peut être impossible à pratiquer. Il peut également exister un retentissement dans la vie courante : montée des escaliers, accroupissements... La position à genoux est très souvent pénible, en particulier, s il existe un appui direct sur la tubérosité tibiale antérieure. Le médecin recherche des douleurs à la palpation de cette zone qui est souvent gonflée. Parfois les deux genoux sont atteints. Lorsque l enfant est en appui sur le membre touché, la flexion du genou est douloureuse, voire impossible. Il est important pour le médecin de contrôler la souplesse des muscles situés devant et derrière la cuisse, car, plus l enfant est raide, plus la traction sur le tendon rotulien est forte, majorant ainsi des risques de déclenchement ou d entretien de cette maladie.
La radiographie est indispensable. Comparative, elle permet de voir précisément l état de cette tubérosité tibiale, qui correspond à la zone précise de l attache du tendon rotulien sur le tibia. L aspect de cette tubérosité tibiale est souvent morcelé, irrégulier. Parfois, il existe un petit fragment osseux qui semble vouloir s éloigner de son attache originelle. Exemples radiologique de maladie d'osgood Le genou est radiographié de profil avec des rayons X dits "mous", c'est à dire peu puissant de façon à mieux voir les parties molles (tendon, muscles etc...), les os sont par contre uniquement vu en silhouette.
L'attache tibiale du tendon rotulien qui n'est pas encore ossifiée, se fragmente sous les tractions répétées occasionnées par les sports d'impulsion. Le traitement est fonction de l importance des signes cliniques et radiologiques. Le plus souvent, il s agit d un repos simple de 4 à 6 semaines. La douleur reste un excellent signe pour juger de l évolution. Tant que le genou est douloureux en appui et flexion sur une seule jambe, il faut rester prudent. On diffère alors la reprise sportive. Pour les cas très douloureux, on peut être amené à effectuer la mise en place d une attelle qui autorisera l appui, le genou étant maintenu en extension complète. Cette immobilisation est habituellement maintenue pour une durée de 4 à 6 semaines. Dans quelques cas exceptionnels, lors d une impulsion violente, le jeune sportif peut être victime d un arrachement brutal de la tubérosité tibiale antérieure. L adolescent souffre beaucoup, la marche est impossible, le genou est très gonflé. La radiographie comparative est indispensable, elle confirme cet arrachement qui nécessite un traitement chirurgical de fixation de la tubérosité. Une immobilisation est nécessaire pour permettre la consolidation
Arrachement de la tubérosité tibiale antérieure / Fixation chirurgicale de l'arrachement Ensuite la rééducation permet de récupérer une fonction normale. La reprise du sport est effectuée à partir du quatrième mois