ENTORSES DE LA CHEVILLEde 11 ans. Elles Les entorses se définissent par une distorsion brutale, avec étirement (entorse bénigne) ou rupture (entorse grave) des ligaments. Les entorses de cheville sont en augmentation suite au développement des activités de jeux et de sports à risque : sports de glisse (ski, roller, skate, trottinette), sports à énergie (football, rugby, handball). Le mécanisme des entorses de cheville : Il est différent de celui des adultes : la lésion initiale est une distension ou une rupture du ligament talo-fibulaire antérieur, associée à un décollement capsulaire tibiotalien antérieur. En l'absence de traitement, la distension de la capsule articulaire augmente et provoque une sensation d'instabilité de la cheville (cheville qui flanche), encore plus importante dans les efforts de course.
Tableau clinique de l'entorse aiguë de la cheville : Après un mouvement forcé de la cheville (bascule du pied vers l'intérieur, pointe du pied plus ou moins vers le bas) une douleur importante de la région externe est immédiate. La cheville est augmentée de volume (oedème) et une ecchymose (un hématome) peut être présente. L examen clinique retrouve une douleur sur le faisceau antérieur du Ligament Latéral Externe associé à l absence de douleur à la palpation du rebord postérieur de la malléole externe ainsi que de la base du 5 ème métatarsien. Les explorations radiologiques, échographiques et IRM n ont aucun intérêt en urgence devant ce tableau. Traitement en urgence : Il est fonction de la gravité de l entorse - Entorse bénigne : Cheville douloureuse sans ou avec peu d œdème = ATTELLE + BEQUILLES + GLACE 7 jours puis nouvel examen : Cheville indolore = arrêt de l attelle et reprise des activités sportives Cheville douloureuse, encore gonflée = attelle 21 j + REEDUCATION immédiate 10 séances - Entorse sévère : cheville très gonflée, très douloureuse = BOTTE PLATREE + BEQUILLES 21 j avec une résine au 8 ème jour puis rééducation 10 séances Tableau clinique de l'entorse chronique de la cheville : Après un accident de déstabilisation de la cheville (entorse aiguë), plusieurs autres accidents vont se reproduire sur une période de temps plus ou moins grande, et avec des niveaux douloureux variables. Ces accidents ainsi que leurs traitements, souvent insuffisants, doivent être répertoriés. Il est également important de savoir si la cheville ou le pied gardent un fond douloureux entre deux accidents : certaines anomalies osseuses (synostoses du tarse) peuvent provoquer des entorses à répétition et des douleurs chroniques.
FRACTURES DE LA CHEVILLE Les fractures de cheville sont fréquentes (23% des traumatismes du membre inférieur de l'enfant), survenant principalement après l'âge de 11 ans. Elles touchent 70% de garçons pour 30% de filles. Elles surviennent lors d'accidents de la voie publique, d'accidents sportifs. Lorsqu'elles touchent la zone de croissance (fractures décollement épiphysaire), elles peuvent se compliquer plus tard d'inégalité de longueur et de trouble d'axe. Lorsqu'elles touchent l'articulation, elles peuvent se compliquer d'arthrose. On les classe selon la classification de Salter qui repose sur les rapports entre le trait de fracture et le cartilage de croissance. LES FRACTURES DECOLLEMENT EPIPHYSAIRE SALTER 1 Peu fréquentes à ce niveau, elles se rencontrent chez le jeune enfant en cas de traumatisme en flexion dorsale. Elles correspondent à un simple décollement de la plaque de croissance qui reste accrochée à la zone distale, épiphysaire. Le traitement de référence est ORTHOPEDIQUE par immobilisation dans un plâtre cruro-pédieux, sans anesthésie pour les fractures non déplacées, après réduction sous anesthésie générale pour les fractures déplacée. La durée d'immobilisation sera de 6 semaines environ
LES FRACTURES DECOLLEMENT EPIPHYSAIRE SALTER 2 Fracture de cheville la plus fréquente. Le trait de fracture passe en partie dans la zone de croissance, puis gagne la zone large du tibia (métaphyse) dont un morceau postérieur reste accroché au cartilage de croissance. Le traitement de référence est ORTHOPEDIQUE par immobilisation dans un plâtre cruro-pédieux, sans anesthésie pour les fractures non déplacées, après réduction sous anesthésie générale pour les fractures déplacées. La durée d'immobilisation sera de 6 semaines. l Parfois quand la fracture touche les deux os avec grand déplacement il faut réduire le déplacement et stabiliser par 2 broches et un plâtre.
LES FRACTURES DECOLLEMENT EPIPHYSAIRE SALTER 3 Parfois Le trait de fracture passe en partie dans la zone de croissance, puis gagne l'intérieur de l'articulation (épiphyse). Il existe un risque de lésion de la zone de croissance (épiphysiodèse) et un risque d'arthrose. La fracture de Tillaux représente une forme particulière de fracture de type III : elle survient chez le grand enfant qui a déjà soudé une partie de la zone de croissance : lors d'un mouvement de rotation externe, le ligament tibio-fibulaire antérieur arrache un fragment osseux. Les fractures non déplacées seront traitées par immobilisation dans un plâtre cruro-pédieux, sans anesthésie. La durée d'immobilisation sera de 6 semaines. Traitement chirurgical : Les fractures déplacées imposent une réduction parfaite, soit en technique percutanée (travail sous appareil de radioscopie) ou à foyer ouvert avec contrôle visuel. L'intervention chirurgicale ne dispense pas d'une immobilisation plâtrée de 6 semaines.
La fracture de Tillaux représente une fo vient chez le grand en LES FRACTURES DECOLLEMENT EPIPHYSAIRE SALTER 4 Le trait de fracture passe en partie dans la zone métaphysaire, puis dans la zone de croissance, puis gagne l'intérieur de l'articulation (épiphyse). Il traverse la plaque de croissance avec un risque de consolidation avec un décalage qui bloquerait la croissance future de la cheville. Il existe un risque de lésion de la zone de croissance (épiphysiodèse) et un risque d'arthrose. La fracture de Mac Farland est consécutive à un mouvement d'adduction (déplacement du pied vers l'intérieur par rapport à la cheville). Les fractures non déplacées seront traitées par immobilisation dans un plâtre cruro-pédieux, sans anesthésie. La durée d'immobilisation sera de 6 semaines. Les fractures déplacées imposent une réduction parfaite, soit en technique percutanée (travail sous appareil de radioscopie) ou à foyer ouvert avec contrôle visuel. L'intervention chirurgicale ne dispense pas d'une immobilisation plâtrée de 6 semaines
udé une partie de la zone de croissance : lors d'un mouvement de rotation externe, le ligament tibio-fibulaire antérieur arrache un fragment osseux déj LES FRACTURES TRIPLANES Il s'agit d'une fracture de type IV : le trait de fracture passe en partie dans la zone métaphysaire, puis dans la zone de croissance, puis gagne l'intérieur de l'articulation (épiphyse), mais dans chaque région, il change de plan dans l'espace. Le traitement est le plus souvent chirurgical avec réduction et vissage. LES FRACTURES DECOLLEMENT EPIPHYSAIRE DU PERONE Il s'agit de fractures de type I, très fréquentes, représentant l'équivalent en période de croissance d'une entorse ligamentaire de l'adulte.
Elles surviennent par mécanisme de varus forcé ("en se tordant la cheville"), le pied se couchant sur le côté, en marchant, courant, sautant. L'examen clinique retrouve un gonflement en regard de la malléole externe, avec ou sans écchymose, et la papation déclenche une douleur sur la zone de croissance. L'examen radiographique a l'apparence de la normalité. Le traitement est orthopédique, par immobilisation dans une botte plâtrée pendant 3 semaines, repos sportif de 6 semaines, sans aucune rééducation à prévoir