FIF-ENGREF B. Jabiol, 2001 L EAU DANS LE SOL



Documents pareils
Initiation à la Mécanique des Fluides. Mr. Zoubir HAMIDI

UTILISATION DES SÉDIMENTS VALORISÉS : exemple de la plate-forme expérimentale SOLINDUS pour le pré-traitement des produits de dragage

BLUBOX Système de récupération des eaux de pluie

Mécanique des sols I. Chapitre I Propriétés physiques des sols. Chapitre II Hydraulique des sols. Chapitre III Déformations des sols

Présenté par : Dr Asmae Nouira. Novembre Hanoi Journées Scientifiques Inter-Réseaux AUF

Chapitre 10 : Mécanique des fluides

Placettes vers de terre. Protocole Fiche «Description spécifique» Fiche «Observations»

Etude expérimentale et numérique de la Sédimentation/Consolidation de sols à très forte teneur en eau

STRATEGIES DE CONDUITE DE L IRRIGATION DU MAÏS ET DU SORGHO DANS LES SITUATIONS DE RESSOURCE EN EAU RESTRICTIVE

Rotations dans la culture de pomme de terre : bilans humiques et logiciel de calcul

Corrigé Exercice 1 : BRIDE HYDRAULIQUE AVEC HYPOTHÈSE PROBLÈME PLAN.

Déformabilité des sols. Tassements. Consolidation

Consolidation des argiles. CUI Yu-Jun ENPC-CERMES, INSTITUT NAVIER

Calcul des pertes de pression et dimensionnement des conduits de ventilation

Energie nucléaire. Quelques éléments de physique

1 Définition. 2 Systèmes matériels et solides. 3 Les actions mécaniques. Le système matériel : Il peut être un ensemble.un sous-ensemble..

Module d Electricité. 2 ème partie : Electrostatique. Fabrice Sincère (version 3.0.1)

SDLS08 - Modes propres d'une plaque carrée calculés sur base réduite

1- Gaz-mm British standrad to mm. DIAMÈTRE EXTÉRIEUR FILETÉ mm. DIAMÈTRE INTÉRIEUR TARAUDÉ mm

Equipement d un forage d eau potable

TRAITEMENT DES SOLS EN PLACE AUX LIANTS HYDRAULIQUES. Joseph ABDO

Étude d'un appareillage de compactage statique et de mesure de la perméabilité des sols fins argileux

LES VASES DE LA LOIRE : MODELISATION DE L EFFET DE LA CONSOLIDATION SUR DES INFRASTRUCTURES EXISTANTES

IMPACT DU TRAITEMENT DE SOL SUR L EROSION INTERNE DES SOLS FINS COMPACTES

Chap 8 - TEMPS & RELATIVITE RESTREINTE

I ntroduction. Coffrets pour la régulation de la température et de l hygrométrie. Caractéristiques et avantages

Essais de charge sur plaque

Prudence, Epargne et Risques de Soins de Santé Christophe Courbage

Augmentation de la portance des pieux existants du Data Center à Pantin Serge Lambert

Monitoring et suivi du comportement des chaussées

«La solution» DESCRIPTION TECHNIQUE

LES ESCALIERS. Du niveau du rez-de-chaussée à celui de l'étage ou à celui du sous-sol.

FILTERS. SYSTEM CARE - Filtres en derivation INFORMATIONS TECHNIQUES CODIFICATION POUR COMMANDE INDICATEUR DE COLMATAGE

27/31 Rue d Arras NANTERRE Tél. 33.(0) Fax. 33.(0)

LE PENETROMETRE STATIQUE Essais CPT & CPTU

NOUVEL ALPHA2 FIABILITÉ ET RENDEMENT REDÉFINIS Gamme complète de circulateurs professionnels pour le chauffage, la climatisation et le refroidissement

Sonde tensiométrique WATERMARK. Construire en préservant les sols Surveiller le chantier à distance Monitor

LA MESURE DE PRESSION PRINCIPE DE BASE

Chapitre 7 : Intégration sur un intervalle quelconque

SOL FORTE ÉPAISSEUR INDUSTRIAL FLORIM

Général VRF VII. climatisation à détente directe > pompes à chaleur. Application / utilisation. Pompe à chaleur Air/Air Technologie DRV.

Optimisation multi-critère pour l allocation de ressources sur Clouds distribués avec prise en compte de l énergie

RÔLES DE LA MICROSTRUCTURE ET DE LA COMPOSITION MINERALOGIQUE DE SOLS ARGILEUX DU BASSIN DE PARIS SUR LEUR SENSIBILITE AU RETRAIT - GONFLEMENT

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR AGRICOLE SUJET

CAP CAMION A ASSISTANCE PNEUMATIQUE

Domosol : Système solaire combiné (SSC) de production d eau chaude et chauffage

Code de sécurité et bonnes pratiques en plomberie

BP/BL 150 à 500, B 650 à 1000

Retours d expériences: le suivi de bureaux. Christophe Schmauch Pierrick Nussbaumer CETE de l Est

Jean-Marc Schaffner Ateliers SCHAFFNER. Laure Delaporte ConstruirAcier. Jérémy Trouart Union des Métalliers

MISE EN DÉCHARGE. Une entreprise de Bayer et LANXESS

MISAPOR verre cellulaire

Composants de menuiserie Escaliers Définition : Escalier : Types d escaliers : Rôle d un escalier :

2.000 Kg DESCRIPTION TECHNIQUE

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR AGRICOLE SUJET

INSTRUCTIONS DE POSE ET D UTILISATION: Caniveaux à fente

Erratum de MÉCANIQUE, 6ème édition. Introduction Page xxi (milieu de page) G = 6, m 3 kg 1 s 2

Nettoyeur haute pression Grand Public

Les droites (d 1 ) et (d 2 ) sont sécantes en A Le point A est le point d intersection des 2 droites

À propos d ITER. 1- Principe de la fusion thermonucléaire

Centre Social de REVEL (31) C.C.A.S 500 m2. Journée de sensibilisation à la géothermie en Midi Pyrénées

Les sols, terreau fertile pour l EDD Fiche activité 3 Que contient un sol?

Fluide Frigorigène R407C HRW. de 5.8 à 38.1kW. Pompes à chaleur sur boucle d'eau Modèles 019 à 120. de 5.3 à 30.0kW

La charge électrique C6. La charge électrique

Le béton léger prêt à l emploi, la solution idéale pour les applications intérieures et extérieures

ALFÉA HYBRID DUO FIOUL BAS NOX

Débit de 600 à 660 l/h. USAGE INTENSIF Fiche produit

DÉVERSEMENT ÉLASTIQUE D UNE POUTRE À SECTION BI-SYMÉTRIQUE SOUMISE À DES MOMENTS D EXTRÉMITÉ ET UNE CHARGE RÉPARTIE OU CONCENTRÉE

Parcours Hydrologie-Hydrogéologie. Utilisation de la conductivité électrique pour l analyse des propriétés hydrodynamiques des sols

RELEVE D ETAT DU PONT DES GRANDS-CRÊTS. On a procédé une auscultation visuelle entre le 23 et le 29 mars 2007.

Utilisation des tabelles de dimensionnement

Chapitre 11. Séries de Fourier. Nous supposons connues les formules donnant les coefficients de Fourier d une fonction 2 - périodique :

SOMMAIRE... SOMMAIRE... SOMMAIRE... SOMMAIRE... SOMMAIRE... SOMMAIRE... LES MESURES

LA MESURE DE LA PRESSION

Transmetteur de pression de haute qualité pour applications industrielles Type S-10

CATALOGUE 2010 SPOTS AMPOULES TUBES COMPACTLED

I - PUISSANCE D UN POINT PAR RAPPORT A UN CERCLE CERCLES ORTHOGONAUX POLES ET POLAIRES

Chapitre 7. Circuits Magnétiques et Inductance. 7.1 Introduction Production d un champ magnétique

50.01 DETERMINATION DES COEFFICIENTS DE COMPRESSIBILITE M 1 et M 2.

Terre végétale. Remblaiement de tranchée. Enrobage de réseaux. Compostage. Applications industrielles. Recyclage et dépollution

Plaques vibrantes. Modèles unidirectionnels ou reversibles.

Calcul intégral élémentaire en plusieurs variables

CREATION DE FORAGE, PUITS, SONDAGE OU OUVRAGE SOUTERRAIN

Diesel KDI kw

LES GEOCUBES RÉSEAU DE CAPTEURS GÉOLOCALISÉS

Système ASC unitaire triphasé. PowerScale kva Maximisez votre disponibilité avec PowerScale

OM 1 Outils mathématiques : fonction de plusieurs variables

>> TECHNIQUES DE COMPTABILITÉ ET DE GESTION 410.B0

ETUDE COMPARATIVE DES MODELISATIONS NUMERIQUE ET PHYSIQUE DE DIFFERENTS OUVRAGES D EVACUATION DES CRUES

Colle époxydique multi usages, à 2 composants

MESURES DE FAIBLES PERMÉABILITÉS (in-situ et en laboratoire) liées aux projets de décharges: Principales techniques de mesure, normalisation

Traitement des sols fins compactés : contribution à la reconnaissance des conditions défavorables

«Bilan des transferts verticaux d'eau en zone non-saturée sous climat soudano-sahélien : application à l'estimation de la recharge des nappes»

Votre succès notre spécialité!

Le déclenchement de l XPerience en HF est «On Demand» avec 2 options possibles :

VI Basse consommation inverter

PROJET DE CONSTRUCTION DOSSIER DE FAISABILITE B3

weber.cel bordure (procomix)

L ÉCLAIRAGE NATUREL À LED ÉCO CONÇU

DOUBLE PARK ECO «La solution» DESCRIPTION TECHNIQUE

Transcription:

FIF-ENGREF B. Jabiol, 2001 L EAU DANS LE SOL 1

1 - Objet Evapotranspiration - états d humidité variables, d aspect et dans le temps Précipitations - transits de l eau : selon quelles forces, quelles directions, quelles vitesse? - stockage de l eau : quelles quantités, quelle disponibilité? poly 1 Ruissellement infiltration Stockage Drainage 2

1 - Objet 2 - Quantités d eau - définition de l humidité du sol : massique : Hm = masse d eau masse de sol sec x 100 volumique : Hv = volume d eau volume de sol sec x 100 Hv = Ve/Vs = (Me/ρe) x (ρa/ms) = Me/Ms x ρa/ρe = Hm da Teneur en eau : Θ = masse d eau masse de sol sec 3

2 - Quantités d eau (suite) - définition de l humidité du sol - expression en mm z h S S Hm = 100 Me/Ms = 100 (Ve x ρe) / (Vs x ρa) = 100 (h x S x ρe) / (z x S x ρa) = 100 (h / z) x (ρe / ρa) = 100 (h / z) x (1/da) h mm = Hm % z mm da 10-2 4

2 - Quantités d eau - expression en mm - mesure de l humidité 1- séchage en étuve 105 C 3 -sondes TDR 2- sondes neutroniques, sondes gama 5 poly 3

1 - Objet 2 - Quantités d eau 3 - Etats énergétiques de l eau du sol - définitions énergie potentielle de l eau = potentiel hydrique total Différentes formes d expression : - rapportée à u. de masse d eau : Φ, J/kg - rapportée à u. de volume d eau : P, dimension d une pression : Pa, bars, atm - rapportée à u. de poids d eau : Η, en cm d eau (charge hydraulique) Φ = P / ρ e H = P / ρ e g 6

3 - Etats énergétiques de l eau du sol (suite) - différentes composantes Φ = Φo + Φg + Φp +. par simplification on considère Φ = Φg + Φp (ou P = Pg + Ψ, ou H = Hg + Hp) potentiel gravitaire : Φg = g z Pg = ρe g z Hg = z valeur relative par rapport à une origine quelconque (choisie pour qu il soit positif) potentiel de pression : Φp ou Hp ou Ψ 7

Sous l eau (zone saturée) : H = Hp + Hg s écrit : H 1 = h1 + z1 H est une constante, Hp est positif : potentiel de pression hydrostatique h1 h2 z2 - Surface de l eau : Ψ = 0 z1 + Dans la zone non saturée : H2 = Hp + z2, or Hp + z2 = H1 = z1 + h1 et donc Hp = H1 - z2 = z1 + h1- z2, ou Hp = -h2 Hp (ou Ψ) < 0 poly 2 Le potentiel de pression abaisse le potentiel de l eau en zone non saturée 8

3 - Etats énergétiques de l eau du sol - différentes composantes - expression du potentiel de pression en zone non saturée Ψ : potentiel matriciel en valeur absolue : succion expression : Pa, bars, cm : 1 à 10 6 kpa ou : pf = log Hp : 1 à 7 rétention forte = potentiel matriciel bas = succion forte = pf élevé 9

3 - Etats énergétiques de l eau du sol - expression du potentiel de pression en zone non saturée - origine du potentiel de pression en zone non saturée loi de Jurin : Z = 2A cos α / ρ g r succion d autant plus forte que capillaires fins 10

3 - Etats énergétiques de l eau du sol - origine du potentiel de pression en zone non saturée - relations potentiel matriciel - humidité 4,2 argile Succion (pf) sable 2 10 20 30 40 Humidité % poly 4 11

3 - Etats énergétiques de l eau du sol - différentes composantes - expression du potentiel de pression en zone non saturée - origine du potentiel de pression en zone non saturée - relations potentiel matriciel - humidité - valeurs du potentiel matriciel PRESSION STATIQUE (valeur absolue) humidité pf cm eau atmosphère bar k Pa (L) ( bar) (dim. : M L -1 T -2 ) 1 10 0,0098( 0,01) 0,98 très humide 2 100 0,098( 0,1) 9,8 humide 3 1 033 1 1,013 101,3 4,2 15 296 14,8 15 1 500 Très sec 5 10 5 96,8 100 10 000 Séch. air 7 10 7 10 000 10 000 10 6 Séch. 105 C poly 4 12

3 - Etats énergétiques de l eau du sol - valeurs du potentiel matriciel - mesure du potentiel matriciel tensiomètres psychromètres poly 3, fig 3 13

3 - Etats énergétiques de l eau du sol - mesure du potentiel matriciel - obtention des courbes pf / humidité échantillons remaniés ou mottes? poly 3, fig 4 14

1 - Objet 2 - Quantités d eau 3 - Etats énergétiques de l eau du sol 4 - Les déplacements de l eau dans le sol - origine et sens des déplacements les gradients de potentiel total déplacement des potentiels hauts vers potentiels plus bas dh / dz > 0 => flux descendant H = Hg + H p => dh / dz = 1 + dhp/dz 15

- origine et sens des déplacements (suite) Potentiel (cm) - 40 0 dh / dz = 1 + dhp/dz H z Hp dhp/dz > 0 d où dh/dz > 1 donc positif Potentiel (cm) Hp 0 H z dhp/dz = 0 d où dh/dz = 1 donc positif 16 poly 5

dh / dz = 1 + dhp/dz - 40 0 Potentiel (cm) H z dhp/dz < 0 mais dh/dz > 0 Hp Potentiel (cm) - 40 0 dhp/dz < -1 donc dh/dz < 0 H Hp z 17

plan de flux nul 18

4 - Les déplacements de l eau dans le sol - origine et sens des déplacements (suite) déplacements latéraux 19

4 - Les déplacements de l eau dans le sol - origine et sens des déplacements - vitesse des déplacements en sols saturés d eau : écoulement ou infiltration de nappes Débit Q donné par loi de Darcy : Q = K dφ/dx K : conductivité hydraulique liée à macropores Q sol sableux : K = 10-3 à 10-2 cm/s (3,6 à 36 cm/h) Sol argileux : K = 10-4 à 10-7 cm/s ( 0,36 à 0,00036 cm/h) mesure de K: méthode du cylindre dφ 20

en sols non saturés : déplacement d eau capillaire, mise en évidence dθ / dt sable argile poly 3, fig 2 θ 21

en sols non saturés : déplacement d eau capillaire (suite) Θ, Ψ, K sol gorgé sol «humide» Θ Ψ Q = K(Θ) dφ/dx liés à micropores sol «sec» K poly 6 22

en sols non saturés : déplacement d eau capillaire (suite) K argile sol saturé début réessuyage sol «humide» S L A 10 cm/h > 2 < 0,36 1 > 0,1 10-3 10-2 sable sol «sec» 10-4 < 10-4 succion (I Ψ I) poly 6 23

1 - Objet 2 - Quantités d eau 3 - Etats énergétiques de l eau du sol 4 - Les déplacements de l eau dans le sol 5 - Localisation de l eau dans le sol - l eau à déplacements «rapides» localisée dans la porosité la plus grande (mm) : faible succion rôle 24

5 - Localisation de l eau dans le sol - l eau à déplacements «rapides» - l eau à déplacements «lents» localisée dans la porosité capillaire (µm à cent µm) stockage absorbable en partie 25

5 - Localisation de l eau dans le sol - l eau à déplacements «rapides» - l eau à déplacements «lents» - l eau adsorbée : eau hygroscopique ou pelliculaire tubes capillaires fins (< 1 ou 0,2 µm) et surface des particules potentiel matriciel très bas, très forte rétention solution du sol 26

1 - Objet 2 - Quantités d eau 3 - Etats énergétiques de l eau du sol 4 - Les déplacements de l eau dans le sol 5 - Localisation de l eau dans le sol 6 - Le sol réservoir en eau 6-1 humidités caractéristiques : mythe ou réalité? 27

- intérêt humidités caractéristiques humidité maximale (HM) eau à circulation rapide capacité au champ (CC) eau capillaire absorbable à circulation lente humidité au point de flétrissement (HF) eau capillaire non absorbable et eau hygroscopique poly 7 28

6 - Le sol réservoir en eau 6-1 humidités caractéristiques : mythe ou réalité? - intérêt - humidité maximale : HM souvent 15 à 50 % sols organiques et tourbes : > 100% 29

6-1 humidités caractéristiques : mythe ou réalité? - intérêt - humidité maximale : HM - humidité à la capacité au champ : CC stock d'eau dans le sol (mm) 600 550 500 450 400 0 365 730 1095 1460 jour julien (année 1 à 4) poly 8, fig 1 d'après Bréda, 1994 Réalité? limite entre écoulement rapide et lent 30

- humidité à la capacité au champ (suite) : problèmes d estimation. par HCR : humidité à la capacité de rétention dθ / dt HCR argile?. par mesure de l humidité à un pf donné : lequel? HCR sable θ ou : 1 - sur échantillons remaniés : par centrifugation à pf 3 : HE, humidité équivalente à pf 2,5 ou à : pf 3 pour l argile pf 2,5 pour les limons pf 2 pour les sables 31

dans le cas d une mesure de «HCR» à pf 2,5 sur échantillons remaniés il apparaît une relation entre HCR et texture poly 9 CC % S 8 SL 12 SA 19 LlS 15 LS 19 LmS 20 LSA 22 LAS 24 Ll 17 Lm 23 LA 27 AS 33 A 37 AL 32 Alo Séd. 29 Al. 38 32 D après Jamagne et al.1 977

2 - mesures sur mottes : pour échantillons argileux CC = humidité à pf 2 teneur en eau volumique 0,5 CC pf 1,0 pf 2 pf 2,5 pf 3 pf 4 CC très dépendante de da : CC = 0,953/da - 0,362 0,4 pf 4,2 (Bruand et al. 1996) 0,3 poly 8, fig 2 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 Bruand et al. 1996 densité apparente

6-1 humidités caractéristiques : mythe ou réalité? - intérêt - humidité maximale : HM - humidité à la capacité au champ : CC - humidité au point de flétrissement : HF HF : humidité à -15 bars (ou -1,5 MPa ou pf 4,2) discussion 34

mesures sur échantillons remaniés à pf 4,2 : relation entre HF et texture poly 9 CC% HF% S 8 3 SL 12 5 SA 19 10 LlS 15 7 LS 19 9 LmS 20 9 LSA 22 11 LAS 24 12 Ll 17 8 Lm 23 10 LA 27 13 AS 33 22 A 37 25 AL 32 19 Alo Séd. 29 18 Alt. 38 25 D après Jamagne et al.1 977 35

mesures sur mottes : HF% = 100(0,0071 CEC 7 + 0,0468) (Tessier et al. 1999) Teneur en eau à pf 4,2 CEC 7 poly 8, fig 3 36

6 - Le sol réservoir en eau 6-1 humidités caractéristiques : mythe ou réalité? 6-2 le réservoir utilisable maximum :définition pour un matériau homogène : réservoir utilisable : RUM % = CC % - HF % RUM mm = (CC % - HF % ) z mm da 10-2 37

humidité maximale (HM) eau à circulation rapide capacité au champ (CC) RUM réserve j eau capillaire absorbable à circulation lente humidité au point de flétrissement (HF) humidité j eau capillaire non absorbable et eau hygroscopique poly 7 notion de RFU : 2/3 de RUM 38

6 - Le sol réservoir en eau 6-2 le réservoir utilisable maximum :définition 6-3 le réservoir utilisable maximum : estimation Pour un horizon h sans EG : RUM mm = (CC % -HF % ) z mm da 10-2 Pour un horizon avec EG : retirer % volumique des EG : RUM mm = (CC % -HF % ) z mm da 10-2 (100 - %EG)/100 Pour i horizons prospectés : sommer le RUM de chaque horizon RUM sol (mm) = 10-2 Σ (CC % -HF % ) i z i (mm) da i (100 - %EG i ) / 100 Parfois : réserve propre aux EG 39

6-3 le réservoir utilisable maximum : estimation (suite) 4,2 Succion (pf) 2 RU sable RU argile 10 20 30 40 Humidité % 1ère remarque : RU directement proportionnelle à profondeur prospectée 2è remarque : méthode d estimation dépend de celles de CC et HF poly 4 La plus simple : méthode des textures (Jamagne) 40

Texture Jamagne CC % HF % RUM % da RUM mm/cm S 8 3 5 1,35 0,70 SL 12 5 7 1,40 1,00 SA 19 10 9 1,50 1,35 LlS 15 7 8 1,50 1,20 LS 19 9 10 1,45 1,45 LmS 20 9 11 1,45 1,60 LSA 22 11 11 1,50 1,65 LAS 24 12 12 1,45 1,75 Ll 17 8 9 1,45 1,30 Lm 23 10 13 1,35 1,75 LA 27 13 14 1,40 1,95 AS 33 22 11 1,55 1,70 A 37 25 12 1,45 1,75 AL 32 19 13 1,40 1,80 Alo Séd. 29 18 11 1,50 1,65 Alt. 38 25 13 1,30 1,70 D après Jamagne et al.1 977 poly 9 Imperfections : rôle MO, da, estimation CC 41

1 - Objet 2 - Quantités d eau 3 - Etats énergétiques de l eau du sol 4 - Les déplacements de l eau dans le sol 5 - Localisation de l eau dans le sol 6 - Le sol réservoir en eau 7 - Évolution de la réserve dans le temps 7-1 profils de réhumectation 42

7-1 profils de réhumectation profondeur t 0 CC t4 t2 HM humidité t1 après forte pluie redistribution entre t1 et t2 front de réhumectation t4 équilibre après la 1ère forte pluie tn équilibre après pluies importantes tn poly 10 43

7 - Évolution de la réserve dans le temps 7-1 profils de réhumectation 7-2 profils de dessèchement (N. Bréda) poly 11 44

0 0 profondeur (m) -1-2 -1-2 -3 zone 1 zone 2 0.2 0.3 0.4 0.2 0.3 0.4 humidité volumique (m 3 m -3 ) humidité volumique (m 3 m -3 ) -3 d'aprs Granier et al., 2001, Agric. For. Meteorol. 45

7 - Évolution de la réserve dans le temps 7-1 profils de réhumectation 7-2 profils de dessèchement 7-3 remontées capillaires 46