La prise en compte environnementale dans le programme technique détaillé Modalités d intégration des exigences environnementales dans le programme technique détaillé. Le présent mémoire a été réalisé dans le cadre d une formation continue dispensée par l École Nationale Supérieure d Architecture de Lyon en partenariat avec l'agence Locale pour l Énergie (ALE). La formation aboutie à une qualification en architecture pour la Qualité Environnementale du Bâti et de l'urbanisme. Le mémoire se concentre sur les phases «amont» du projet, phase de définition d une opération, pour des opérations d équipements publics. Kazim AYDOGAN Session 2010 Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 1/36 Edité le 09/01/2011
Remerciements Un grand MERCI à Monsieur Pierre Lévy, Madame Karine Renard et Monsieur Julien Fontaine pour m avoir aidé à définir le sujet de mon mémoire. Je tiens à remercier l ensemble des intervenants pour leur très grande qualité, la richesse et la diversité de leurs sujets. Je remercie également toutes les personnes ayant participé tout au long de cette année 2010 à cette formation. Nous avons vécu ensemble d excellents moments de partage et d échange sur les thèmes abordés lors de chaque session. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 2/36 Edité le 09/01/2011
Sommaire Chapitre introductif... 4 Programmation et qualité environnementale... 4 Acteurs de la construction en équipements publics... 6 Cadre de l étude... 8 1. Le programme technique détaillé : les bases d une opération pour sa qualité et sa conception... 10 1.1. Programme fonctionnel-technique... 11 1.2. Programme environnemental... 13 1.3. Scénarii... 15 1.3.1. Scénario 1 : axé sur la performance énergétique... 15 1.3.2. Scénario 2 : deux documents, un programme fonctionneltechnique et un programme environnemental... 16 1.3.3. Scénario 3 : chapitre spécifique pour la Haute Qualité Environnementale... 17 1.3.4. Scénario 4 : exigences environnementales rattachées aux exigences techniques... 18 1.4. Synthèse... 19 2.2. Besoins et exigences techniques détaillés... 21 2.2.1. Façade... 22 2.2.2. Menuiseries intérieures et extérieures... 23 2.2.3. Baies / vitrages... 24 2.2.4. Revêtement sols et murs... 26 2.2.5. Plomberie... 27 2.2.6. Chauffage-Ventilation-Refroidissement... 28 Autres besoins et exigences... 31 Synthèse... 32 Chapitre conclusif... 34 Vers un programme unique avec la qualité environnementale récurrente et intégrée... 34 Les difficultés d une telle démarche... 34 Suivi et contrôle des exigences environnementales... 35 2. Une démarche de qualité environnementale intégrée : une démarche globale de programmation... 20 2.1. Besoins et exigences générales... 20 2.1.1. Présentation générale de l opération... 20 2.1.2. Besoins et exigences sur le plan fonctionnel... 20 2.1.3. Fiches local par local... 21 Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 3/36 Edité le 09/01/2011
Chapitre Introductif La présente étude s intéresse à la phase de définition d une opération d équipements publics. Plus précisément au programme fonctionnel-technique et environnemental. L enjeu est de saisir l articulation entre ces deux documents, c'est-à-dire la manière dont se positionne le programme environnemental par rapport au programme fonctionnel et technique. Programmation et qualité environnementale Réchauffement climatique, préservation de la biodiversité, économie des énergies fossiles, utilisation des énergies renouvelables et émergence de bâtiment durable, modifient nos rapports à la construction. Le dessein d un bâtiment est d être fonctionnel et d assurer une qualité d usage et de confort aux utilisateurs. Dans le contexte de notre société contemporaine, le bâtiment doit aussi être pensé et conçu de manière à limiter les impacts sur l environnement. C est ce qu on appelle communément la Qualité Environnementale du Bâtiment. Les maîtres d ouvrages sont, pour la majorité, engagés dans cette démarche environnementale. L obligation en 2012 d atteindre un niveau Bâtiment Basse Consommation (BBC) en est une des raisons. Ils commandent des bâtiments de Haute Qualité Environnementale. Ce terme est devenu une démarche à part entière même si le choix de labellisation n est pas fait. Tous les acteurs de la construction parlent de «HQE». Un maître d ouvrage est à l origine de la commande d un bâtiment. Il détient donc le pouvoir décisionnel dans les choix qui sont fait tout au long de l opération. Ce rôle décisif influence les orientations et le degré de précision des exigences environnementales. La demande de la maitrise d ouvrage n est pas toujours la même. Certains veulent un bâtiment emblématique, d autre faire des économies d énergie et d autre qui l énonce sans définir précisément leurs besoins et ambitions. La teneur de cette première volonté n est pas sans conséquence car elle influencera la teneur et les exigences du programme. Pour mener à bien une opération, la maîtrise d ouvrage s entoure d une équipe afin de disposer des compétences nécessaires. En outre, il s'agit de l Assistance à la Maîtrise d Ouvrage (AMO et ATMO) dans les domaines économique, juridique, technique, managériale et de programmation. Avec la Haute Qualité Environnementale de nouveaux métiers sont apparus comme l Assistant à la Maîtrise d Ouvrage de Haute Qualité Environnementale (AMO HQE ). De ce fait, avec l ambition de voir sortir de terre un «bâtiment HQE», l équipe d Assistance à la Maîtrise d Ouvrage se verra composée d une assistance à la conduite d opération traditionnelle et d'une assistance en haute qualité environnementale. Dans le cadre de la rédaction du programme, le programmiste sera en charge du programme fonctionnel et technique détaillé tandis que l AMO HQE s occupera du programme environnemental. Cela conduit dans la plupart des cas à la rédaction de deux programmes distincts et séparés. Le programme fonctionnel et technique, décrit le site, l opération, énonce les besoins qualitatifs et quantitatifs pour les locaux (types de locaux, leurs surfaces ), le fonctionnement du bâtiment, et évalue l enveloppe financière prévisionnelle. Le programme environnemental définit les exigences et performances environnementales (respect du site d implantation, performance énergétique, économie d énergie, confort des usagers ) qui sont plus élevées que celles imposées par la réglementation nationale. Ces documents contractuels sont destinés à la Maîtrise d Œuvre pour la conception de l ouvrage. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 4/36 Edité le 09/01/2011
Il sera vu au cours de la lecture de ce mémoire que certaines exigences fonctionnelles et environnementales se recoupent. Dans une volonté de démarche globale, base de la Haute Qualité Environnementale, comment se travaille et s articule ces exigences? D un point de vue fonctionnel, technique et d usage le processus est connu et intégré par tout programmiste. Quant à la Haute Qualité Environnementale où en sommes-nous? Quelles incidences (de fond et de forme) sur le programme technique détaillé? Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 5/36 Edité le 09/01/2011
Acteurs de la construction en équipements publics Une construction publique est un service rendu correspondant à l attente des personnes qui en ont l usage. Il est attendu et entendu qu elle soit de qualité car elle est destinée à l usage de tous. Le maître d ouvrage, acteur du service public, en est le commanditaire. Le maître d ouvrage est la personne morale pour laquelle l'ouvrage est construit. «Responsable principal de l ouvrage, il remplit dans ce rôle une fonction d intérêt général dont il ne peut se démettre» 1. Entre autre il s agit de maîtrise d ouvrage telle que la commune, la région, les hôpitaux Le chef de projet est désigné par le maître d ouvrage et appartient à la collectivité publique. Il doit être légitime dans son pouvoir d arbitrage et dans son rôle de garant des objectifs généraux du maître d ouvrage. Il est le porteur du projet et l interlocuteur principal. Dans une commune, par exemple, le chef de projet est souvent représenté par un chef de service. Le programmiste, à l issue de l analyse des avantages et des inconvénients de chaque paramètre et option possible, aide le maître d ouvrage à exprimer et justifier son objectif opérationnel et à définir les conditions de sa mise en œuvre 2. Le tout est contenu dans le programme, document contractuel élaboré par le programmiste pour le compte du maître d ouvrage et destiné à la maîtrise d œuvre. Le rôle du programmiste n est pas de se substituer au maître d ouvrage mais de l éclairer systématiquement sur les conséquences des choix qui s offrent à ce dernier. Un conducteur d opération assure une assistance générale à caractère administratif, financier et technique tout au long du projet. Le rôle de ces deux acteurs est proche. La raison en est historique. Au début de la loi MOP 3 il existait le conducteur d opération qui devait être agrémenté pour exercer ce métier. En parallèle, des personnes qui n avaient pas l agrément se définissaient comme assistant à la maîtrise d ouvrage. Ils ne pouvaient donc pas exercer de mission complète, ils étaient une aide sur certaines missions. Le maître d œuvre est la personne de droit privé ou le groupement de personnes de droit privé qui doit permettre d'apporter une réponse architecturale, technique et économique au programme 4. Ce sont les architectes, les bureaux d études, les économistes Les usagers peuvent être très divers suivant l ouvrage à construire. Ils ont un rôle majeur dans la mesure où ils sont directement concernés par le futur équipement. Ils peuvent apporter des éléments auxquels les autres membres du projet n auront pas pensés. Il est donc judicieux d intégrer en amont les utilisateurs afin que le projet intègre leur recommandation dans la définition de l ouvrage. L assistant à la maîtrise d ouvrage fait les études nécessaires à la réalisation d un projet. Il peut assurer une assistance tout au long du projet ou sur quelques missions. 1 Article 2, Loi du 12 juillet 1985 (loi MOP) 2 Extrait, MIQCP 3 Loi pour la Maîtrise d Ouvrage Publique 4 Article 7, Loi du 12 juillet 1985 (loi MOP) Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 6/36 Edité le 09/01/2011
MAITRISE D OUVRAGE ASSISTANCE MAITRISE D OUVRAGE MAITRE D ŒUVRE ENTREPRISE DECISIONNEL AIDE ET SUIVI CONCEPTION REALISATION USAGERS Expertise sur les usages. Retour d expérience. Réalise des études nécessaires à la conduite du projet sur les plans administratifs, juridiques, financiers et techniques. Réalise la conception de l ouvrage selon les critères définis dans le programme. Réalise les travaux en phase chantier. Précision sur le besoins. PROGRAMMISTE Il donne une réponse architecturale, technique et financière au maître d ouvrage d après les orientations du programme. Commanditaire de l ouvrage. Pouvoir décisionnel. Garant de l intérêt général. Elabore le programme. Réalise l étude sur les critères d usages, fonctionnels, techniques, d ambiances, environnementaux et financiers. Il garantit que les besoins et exigences seront respectés lorsqu il passe la main aux entreprises pour la réalisation des travaux. Formule une commande, des besoins et des exigences. Assure le lien entre le programme et la réponse architecturale. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 7/36 Edité le 09/01/2011
Cadre de l étude Domaine : Opération tertiaire Type de bâtiment : Equipement public (salles des fêtes, polyvalentes, gymnases, écoles, hôpitaux, EHPAD 5, ) Phase de l opération concernée : Phase de définition d une opération, plus particulièrement le programme. Point de vue : Programmiste et Assistant à la maîtrise d ouvrage. Grille thématique : Les 14 cibles Haute Qualité Environnementale. Le choix de la grille thématique des quatorze cibles Haute Qualité Environnementale s est imposé d elle-même. En effet, elle a été observée dans le milieu professionnel comme la démarche la plus utilisée même si le choix de labellisation n est pas fait. Tous les programmes au sein de la société Asciste Ingénierie se font sur la base des quatorze cibles. L objectif est de montrer de quelle manière se déroule cette démarche et comment sont articulés les besoins, exigences et contraintes fonctionnels, techniques et environnementaux. 5 Etablissement d Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes L étude est faite d après l analyse des différents programmes aboutis, d une expérience personnelle dans la rédaction de programme et de la rencontre avec les acteurs de la construction. On notera des difficultés et des limites dans l analyse des modalités d intégrations des exigences et performances environnementales dans le programme technique détaillé. En effet, il est impossible de dégager et de donner une articulation type entre les exigences fonctionnelles, techniques et environnementales, et donc un programme type en la matière. Cela est dû au fait que, plusieurs paramètres influent sur la teneur du programme. La première demande de la maîtrise d ouvrage en termes de qualité environnementale et la méthodologie de l équipe de programmation. On peut aussi prendre en considération, mais à moindre échelle, le coût initial alloué à l opération. Il arrive parfois qu au vu du budget, la qualité environnementale est mise en option dans le marché (choix des niveaux et performances énergétiques, isolation extérieure dans le cas de réhabilitation ). Ces paramètres sont donc à ne pas négliger et à prendre en compte dans les modalités d articulation. L étude s attache à : Décrire la fonction et le contenu d un programme. Dégager des scénarii d articulation entre le programme fonctionnel et technique et le programme environnemental. Décrypter l intégration des exigences environnementales aux exigences fonctionnelles et techniques. L étude montre : Les modalités d intégration des exigences environnementales dans le programme technique détaillé. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 8/36 Edité le 09/01/2011
Modalités d intégration des exigences environnementales dans le programme technique détaillé. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 9/36 Edité le 09/01/2011
1. Le programme technique détaillé : les bases d une opération pour sa qualité et sa conception La programmation vise la qualité du projet. C est une phase amont du projet qui pose les bases pour la suite de l opération. Le maître d ouvrage doit concilier les attentes des usagers, la qualité d usage, l enveloppe financière, les nécessités techniques et l image architecturale. Une démarche de programmation aide à débroussailler ces problématiques. On distinguera deux étapes dans la programmation : Les études pré-opérationnelles axées sur la définition du projet et sa faisabilité. Elles donnent lieu à la rédaction du préprogramme. Les études opérationnelles qui définissent précisément le bâtiment à réaliser. Elles conduisent à la rédaction d un programme technique détaillé. Définition des objectifs et des enjeux du projet Recueil des données Analyse fonctionnelle Entretiens Hypothèses de travail Définition des besoins, surfaces et organisations Analyse urbaine, environnementale, constructive, technique et fonctionnelle du site Analyse des conditions de faisabilité urbaine, technique et financières de l opération VALIDATION VALIDATION VALIDATION Rédaction du préprogramme chiffré de l opération Rédaction du programme architectural, fonctionnel et technique détaillé de l opération Assistance au choix du maître d œuvre ETUDES PRE-OPERATIONNELLES ETUDES OPERATIONNELLES Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 10/36 Edité le 09/01/2011
1.1. Programme fonctionnel-technique Le préprogramme, destiné à la maîtrise d ouvrage, reformule et clarifie les besoins énoncés par celle-ci. Il est pris en compte la demande de la maîtrise d ouvrage et celle des usagers. La rencontre avec les futurs usagers est importante. C est un retour d expérience. Elle permet de définir de réels besoins et d apporter une intelligibilité du fonctionnement du bâtiment. Ces besoins sont appréciés au regard de la demande de la maîtrise d ouvrage, de la surface disponible sur le site et du budget éventuellement alloué. Il énonce la faisabilité du projet : Economique et financière : dépenses nécessaires à la réalisation de l ouvrage et son exploitation, vérification de la capacité financière de la maîtrise d ouvrage. Une première enveloppe prévisionnelle est donnée. Juridique : organisation de la maîtrise d ouvrage, maîtrise du foncier et montage juridique. Dans le temps : relative à la date de mise en service demandée par la maîtrise d ouvrage. De l espace : avec une simulation d implantation et d occupation. Dans le cas d une restructuration, la faisabilité dans le temps prendra en compte le phasage des opérations et un diagnostic technique qui vérifie l état du bâtiment. Le programme permet de passer une commande à la maîtrise d œuvre. C est un document contractuel, support de la consultation de la maîtrise d œuvre. La programmation opérationnelle assure le lien entre le projet de la maîtrise d ouvrage et le projet architectural et technique du maître d œuvre. La rencontre avec les usagers est toujours nécessaire au stade du programme. Elle précise les besoins en surfaces, en équipements et en mobiliers. Le programme décrit et précise l opération pour le futur bâtiment et de son environnement. La description se fait générale et devient de plus en plus détaillée. Elle concerne principalement la description des activités et des espaces et l articulation de ces espaces entre eux. Ce qui donne l idée de fonctionnement du bâtiment. Cela est représenté sous forme de diagramme afin de ne pas contraindre la créativité de la maîtrise d œuvre. Ensuite le programme s intéresse en détail aux lots techniques. Exigences sur l entretien et la maintenance, sur les matériaux, le système de chauffage, ventilation et refroidissement, l acoustique, la sécurité incendie, etc. Puis un coût prévisionnel des travaux est donné. Il est défini avec des ratios de coût au mètre carré. Ce coût prévisionnel permet à la fois de valider la faisabilité de l opération et de connaitre le seuil du marché de service qui sera passé avec la maîtrise d œuvre. Le programme fonctionneltechnique présente l opération de la manière suivante : Ces investigations conduisent à la rédaction de scénarii de projet (implantation, locaux, surfaces, coût). Le choix d un scénario et la validation du préprogramme enclenche les études opérationnelles et la rédaction du programme. A savoir que les études préopérationnelles, axées sur la faisabilité du projet, peuvent tout au contraire invalider le projet et reconsidérer l opération. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 11/36 Edité le 09/01/2011
THEMES Présentation du projet de la maîtrise d ouvrage Fonctions, activités et usages CONTENUS Présentation du type d opération (type d équipement, superficie du terrain ), de l organisation de la maîtrise d ouvrage (institutions et acteurs), des objectifs (augmenter une capacité d accueil sur le territoire, développement durable ), du déroulement de l opération (durée de la conception, durée de la réalisation, exigence de délais pour une ouverture en début de saison ). Le service à rendre, les usagers de l ouvrage, l organisation des services et les activités pratiquées. Site Sa localisation, les règles particulières inscrites au Plan Local d Urbanisme, réseaux, accès, voirie et stationnement, la climatologie, les risques, le plan masse avec scénario d implantation. Espaces nécessaires aux activités Contraintes et exigences techniques Définition des espaces. Description de chaque espace et entité fonctionnelle dont ils font parti. Descriptions des flux. Représentation sous forme de diagramme de l articulation des espaces et entités fonctionnelles entre eux. Fiche synthétique local par local, présente la nature du local, sa superficie, sa hauteur, les ambiances acoustiques, lumineuses et thermique souhaitées, les équipements nécessaires. Les attentes sur les lots techniques (gros œuvre, façade, baies, menuiserie, chauffage-ventilationrefroidissement, plomberie, sécurité ) sont exprimées en exigences et en performances à atteindre. Contraintes et exigences opérationnelles Enveloppe financière prévisionnelle affectée aux travaux, phasage, calendrier prévisionnel. Annexes Pièces nécessaires au maître d œuvre pour concevoir le projet : photographies, plans, diagnostics divers, règlements Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 12/36 Edité le 09/01/2011
1.2. Programme environnemental La qualité environnementale d un bâtiment correspond aux caractéristiques de celui-ci, de ses équipements et du reste de la parcelle, qui lui confèrent une aptitude à satisfaire les besoins de maîtrise des impacts sur l environnement extérieur et la création d un environnement sain et confortable. 6 pertinence doit être justifiée à des enjeux de qualité environnementale du maître d ouvrage, des options fonctionnelles, des atouts et contraintes du site, des exigences légales et réglementaires, des besoins et attentes des parties intéressées, de l évaluation des coûts. Par exemple, la maîtrise d ouvrage a exprimé le besoin d une possibilité de reconversion d une des activités sur l équipement en projet. La priorité environnementale sera de mettre en place un bâtiment capable d évoluer. Dans ce cas la cible 2 (matériaux, produits et procédés de construction) est mise en avant car elle cible des enjeux de flexibilité, d adaptabilité et d évolutivité. Si la maîtrise d ouvrage exprime le besoin d une gestion de son budget sur le long terme, alors la cible 7 (gestion de l entretien et de la maintenance) est prioritaire. Si l opération est en site occupé ou à proximité de nombreux autres bâtiments, la cible 3 (gestion du chantier) sera privilégiée. Un programme environnemental, constitué sur la base des quatorze cibles «HQE», garantie un équilibre entre les différents paramètres constituant l opération (les usagers, le bâtiment et la parcelle). Ces paramètres se retrouvent dans les familles de cibles. Les priorités choisies sur l opération ne doivent pas seulement être d une même famille mais des quatre familles qui sont l écoconstruction, l éco-gestion, le confort et la santé. Ces priorités sont hiérarchisées et donne lieu à un profil environnemental. Ce profil est propre à chaque contexte, donc à chaque opération, et sa 6 Extrait, MIQCP Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 13/36 Edité le 09/01/2011
Famille Cibles Intégration au programme Ecoconstruction Eco-gestion 1 - Bâti et son environnement 2 - Matériaux et procédés de construction 3 - Chantier 4 - Gestion de l énergie 5 - Gestion eau 6 - Gestion déchets d activité 7 - Entretien et maintenance Confort 8 - Hygrothermique Faible Moyenne Elevée Ainsi en connaissant toutes les données un profil environnemental se met en place. Celui-ci hiérarchise les priorités environnementales selon trois niveaux : Base : Niveau minimal acceptable pour une opération de haute qualité environnementale. Ce niveau correspond soit à la réglementation soit à la pratique courante. Performant : Niveau correspondant à de bonnes pratiques. Très Performant : Niveau fixé par rapport aux performances maximales de haute qualité environnementale, tout en veillant à ce qu il puisse être atteint. Pour une lecture aisée de la hiérarchisation des priorités, un profil de ce type est intégré dans le programme. 9 - Acoustique 10 - Visuel 11 - Olfactif Santé / Qualité sanitaire 12 - Espaces 13 - Air 14 - Eau Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 14/36 Edité le 09/01/2011
Une fois le profil mis en place et validé par la maîtrise d ouvrage, le programme fixe les enjeux et objectifs pour chacune des cibles de l opération. Pour répondre à ces objectifs des exigences et performances sont définis. Par exemple, prenons la cible 1 en niveau très performant, (insertion du bâti dans son environnement), l enjeu est d aménager la parcelle pour créer un cadre de vie agréable et pour réduire les impacts liés aux transports. L objectif est de gérer les accès et d optimiser les flux. Les exigences demandées peuvent être alors d avoir une réflexion globale de l accès à la parcelle et d y privilégier ces accès par certaines rues déjà existantes. Les cheminements devront être lisibles et aménagés pour accueillir voitures, vélos, piétons tout assurant la sécurité des personnes. Les flux de voitures de visiteurs, de service, de livraison, piétons seront gérer sur la parcelle en les différenciant. Prenons un autre exemple, la cible 4 en niveau très performant (gestion de l énergie), l enjeu est de réduire la demande énergétique par la conception architecturale. L objectif est d avoir une enveloppe performante, c'est-à-dire de limiter les déperditions par les parois. Les exigences seront alors perfomancielles avec des indices d isolation (Ubat < 30% Ubat réf) et de perméabilité à l air (indice de perméabilité à l air I4 de l enveloppe du bâtiment < 1,7m3/h.m²) à atteindre. En résumé le programme environnemental fixe les critères de qualité environnementale de l opération selon des priorités définies au préalable. Il se construit en donnant le profil de la hiérarchisation des quatorze cibles et en développant les besoins et exigences précises sur lesquels la maîtrise d œuvre devra répondre. Un tableau de bord peut être mis en place Il s agit des pièces demandées au maître d œuvre lors de la consultation et qui permet le contrôle de la Qualité Environnementale du Bâtiment et de l engagement du maître d œuvre. Le programme environnemental s accompagne aussi d une analyse de site. Elle analyse le site et son environnement, les caractéristiques climatiques, les risques naturels et sanitaires, et les disponibilités énergétiques. Elle est importante car elle joue un rôle dans la hiérarchisation des cibles et la définition des exigences et est utile à l équipe de maîtrise d œuvre. En programmation il a donc deux types de programme. Un programme traditionnel qui définit les besoins, exigences et contraintes sur le plan fonctionnel et technique. Depuis quelques années, un programme environnemental qui définit les besoins, exigences et contraintes de qualité environnementale. Ces deux domaines de définition de l opération n ont pas de traitement et d articulation systématique. La lecture qui suit donne quatre scénarii possibles. 1.3. Scénarii 1.3.1. Scénario 1 : axé sur la performance énergétique Description : Le programme technique détaillé ne fait pas mention d une demande de la part de la maîtrise d ouvrage d ambition environnementale. Il n y a d ailleurs pas de programme environnemental. Cependant, en annexe du programme, une synthèse des exigences de Haute Qualité Environnementale est axée sur la performance énergétique du bâtiment avec le niveau à atteindre. La conception bioclimatique est privilégiée et le type d énergie à utiliser est imposé. Bien que cette annexe fait mention du profil environnemental avec la hiérarchisation des cibles, les exigences et les niveaux de performances à atteindre sont peu énoncés voir pas du tout. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 15/36 Edité le 09/01/2011
Paramètres : Au début de l opération il n y avait pas d ambition et de prise en compte environnementale. Avec la future réglementation thermique basée sur le niveau Bâtiment Basse Consommation la maîtrise d ouvrage a voulu anticiper sur cette obligation. Cette volonté d atteindre le niveau Bâtiment Basse Consommation a été englobée dans une démarche «HQE». Mais cette démarche reste superficielle car arrivée tardivement. Peut-on alors parler de démarche «HQE» alors que seul est prise en compte l aspect énergétique. Avantages : Ayant eu un retour sur la phase conception de cette opération, lors du concours c est un projet avec une forte compacité qui a été privilégié. On peut donc supposer qu il sera performant. L avantage est que le groupement de maîtrise d œuvre n est pas contraint et peut apporter une proposition architecturale et des solutions techniques intéressantes. Inconvénients : Il y a peu, voir pas, de lisibilité des exigences et performances environnementales à atteindre. Autre que le choix de l énergie d autres facteurs peuvent impacter sur la performance énergétique. A contrario de l avantage énoncé précédemment, les propositions du groupement peuvent être faibles. De plus, s il n y a pas d exigences clairement énoncées pour les autres cibles, il est difficile d en faire le suivi et le contrôle en phase conception et chantier. 1.3.2. Scénario 2 : deux documents, un programme fonctionnel-technique et un programme environnemental description générale de l opération. Pour la lecture des exigences environnementales à atteindre un renvoi est fait en annexe. Cette annexe constitue le programme environnemental. C est un programme complet, rappelant brièvement la démarche environnementale, donnant la hiérarchisation des cibles, et pour chacune d entre elles, les performances demandées. De plus à la lecture des exigences techniques détaillées dans le programme traditionnel un renvoi à l annexe et aux fiches local par local est systématiquement indiqué. Paramètres : Pour les opérations étudiées il y a sur le projet un programmiste et un AMO HQE. Ils travaillent côte à côte chacun avec leur spécialité ceux qui conduit à la rédaction de deux programmes. Avantages : Bonne lisibilité de l ambition de la part de la maîtrise d ouvrage, des exigences et performances environnementales à atteindre. Cette démarche garantit l optimisation du contrôle, du suivi et de l évaluation de la performance environnementale du bâtiment en phase conception et réalisation. Inconvénients : Il faut une bonne coordination entre le programmiste et l AMO HQE pour éviter les contradictions et les redondances. La Haute Qualité Environnementale restant en annexe, il est possible de se la représenter comme une démarche «en plus». Description : La volonté de la prise en compte environnementale et l ambition d une construction de Haute Qualité Environnementale est présentée dans le chapitre réservé à la Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 16/36 Edité le 09/01/2011
1.3.3. Scénario 3 : chapitre spécifique pour la Haute Qualité Environnementale exigences techniques détaillées classiques, ce qui donne un aspect un peu confus au programme. Description : La volonté de la prise en compte environnementale et l ambition d une construction de Haute Qualité Environnementale est présentée dans le chapitre réservé à la description générale de l opération. Les exigences et performances environnementales font l objet d un chapitre spécifique dans le programme technique détaillé. Celui-ci donne la hiérarchisation des cibles, les objectifs à atteindre pour chacune des cibles, parfois les dispositions à prendre. Pour certaines des exigences techniques détaillées classiques les moyens pour atteindre les objectifs environnementaux demandés sont décrits. Paramètres : Ce type de programme suppose une collaboration rapprochée entre le programmiste et l AMO HQE avec la volonté d intégrer un volet environnemental dans le programme technique détaillé. Parfois, comme c est le cas dans la société Asciste Ingénierie, le programmiste dispose des compétences en Haute Qualité Environnementale. Cette organisation garantie une meilleure cohérence dans la rédaction du programme. Avantages : Bonne lisibilité de l ambition de la part de la maîtrise d ouvrage, des exigences et performances environnementales à atteindre. Cette démarche garantie l optimisation du contrôle, du suivi et de l évaluation de la performance environnementale du bâtiment en phase conception et réalisation. Inconvénients : Contrairement au scénario 2, la Haute Qualité Environnementale n étant pas en annexe, elle ne se présente pas comme une démarche «en plus». Mais fondamentalement ces deux scénarii se ressemblent. De plus, certaines performances environnementales sont diffusent dans les Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 17/36 Edité le 09/01/2011
1.3.4. Scénario 4 : exigences environnementales rattachées aux exigences techniques Description : La volonté de la prise en compte environnementale et l ambition d une construction de Haute Qualité Environnementale est présentée dans le chapitre réservé à la description générale de l opération. Chapitre spécifique pour la Haute Qualité Environnementale. Il décrit la démarche, la hiérarchisation des cibles et les objectifs à atteindre pour chaque cible. Il est rédigé de manière brève et concise. Il mentionne aussi les obligations de suivi et de contrôle des exigences et performances environnementales pour les phases de conception et de réalisation. Les exigences, performances et les dispositions à prendre et les moyens exigés sont décrits et rattachés aux exigences techniques détaillées. En cohérence avec la hiérarchisation des cibles, on retrouve même de nouvelles exigences techniques détaillées (confort olfactif, visuel ) qui ne sont pas dans les programmes techniques détaillés «traditionnels». Paramètres : Travail en équipe du programmiste et de l AMO HQE dans une même démarche. Tous deux ont la volonté d intégrer les exigences environnementales aux mêmes niveaux que les exigences classiques. Avantages : Ambition forte et lisible. Programme «avangardiste». La Haute Qualité Environnementale devient partie intégrante du programme technique détaillé. Inconvénients : S il n y a pas l intervention de l AMO HQE en amont de l opération cela entraine des difficultés pour rechercher les objectifs et moyens exigés dans tout le programme technique détaillé. Cela conduit à des difficultés de contrôle, suivi et évaluation. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 18/36 Edité le 09/01/2011
1.4. Synthèse Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 19/36 Edité le 09/01/2011
2. Une démarche de qualité environnementale intégrée : une démarche globale de programmation Une démarche globale de programmation suppose de dégager et de clarifier très en amont, dès les études préopérationnelles, la demande de la maîtrise d ouvrage et les besoins en qualité environnementale, au même titre que les besoins classiques. Le préprogramme affirme la démarche environnementale et pose les bases pour le lancement des études opérationnelles et la rédaction du programme. L équipe d assistance à la maîtrise d ouvrage doit avoir la capacité de mener cette démarche globale jusqu à la fin des études opérationnelles. Cela signifie t-il que le programme fait alors l objet d un document unique? Les discours divergent à ce sujet. Sur la base du scénario 4, le présent chapitre décrypte une des démarches entreprises par Ingénierie dans la rédaction d un programme unique. 2.1. Besoins et exigences générales En reprenant les critères classiques d un programme technique détaillé, les thèmes suivant sont ceux pour lesquels des critères de qualités environnementales ont été intégrés ou peuvent faire l objet d une intégration, car ils se recoupent avec les cibles environnementales. 2.1.1. Présentation générale de l opération Pour rappel, la présentation générale de l opération décrit l organisation de la maîtrise d ouvrage, de la programmation, de la conduite d opération et le site d implantation de l opération. Cette présentation donne le coût prévisionnel de l opération, le phasage de l opération et du chantier et dans le cas d une démarche environnementale une partie est réservée à la Haute Qualité Environnementale. Le contenu de la présentation de la démarche «HQE» est très variable comme nous avons pu le voir avec les scénarii (au chapitre 1.2). Soit cette présentation indique la volonté de la part du maître d ouvrage de s engager dans une démarche «HQE» soit elle fait l objet d un chapitre complet dédié à la qualité environnementale (démarche, profil, exigences, performances). D après le scénario 4, cette présentation rappelle la nécessité et l utilité de la démarche, donne la hiérarchisation des cibles. Chacune de ces cibles sont présentées. Pour chacune d entre elles des objectifs généraux sont décrits. Les exigences constructives et performancielles à atteindre, auxquelles la maîtrise d œuvre doit répondre, sont déclinées dans les exigences techniques détaillées qui leurs sont respectivement rattachées. 2.1.2. Besoins et exigences sur le plan fonctionnel Sur le plan fonctionnel on retrouve : Les besoins en locaux et leur dimensionnement théorique. Le mode de fonctionnement entre eux est défini à l aide d un diagramme fonctionnel qui permet de visualiser l ensemble du futur bâtiment et son fonctionnement. Une organisation à l échelle du site est donnée. Elle concerne principalement les accès et les flux. La description des besoins en aménagement des espaces verts et de stationnement. Les exigences acoustiques. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 20/36 Edité le 09/01/2011
La possibilité d une évolution future du bâtiment ce qui conditionne une flexibilité des espaces et des réseaux. Les besoins en matière d entretien et de maintenance. Parfois des critères d image architecturale. Il est possible de voir une interaction avec la cible 1 (relation du bâtiment avec son environnement immédiat) concernant la gestion des accès et des flux, la maîtrise des modes de déplacements et l aménagement des espaces extérieurs. Une autre interaction possible se situe sur le plan fonctionnel entre les locaux eux-mêmes, respectant des règles d usage. Dans les exigences environnementales en acoustique, il est de principe de prendre en compte le positionnement des espaces qui demandent du calme par rapport aux espaces qui génèrent des nuisances. De même pour les exigences environnementales du confort hygrothermique, il est de principe de regrouper les locaux à besoin hygrothermique homogène. Ces trois facteurs doivent pouvoir se travailler ensemble, ne pas se contredire et ne pas apporter de contradiction dans la définition du projet. peut y retrouver des exigences techniques avec un niveau de performance supérieur à la norme que l on pourrait définir appartenant à la haute qualité environnementale. Ces critères correspondent aux caractéristiques d ambiance : Le niveau d éclairement (en Lux) Les niveaux en acoustique (en db) L ambiance thermique (en C) 2.2. Besoins et exigences techniques détaillés En reprenant les critères classiques d un programme technique détaillé, les thèmes ou équipements techniques suivant sont ceux pour lesquels des critères de qualités environnementales ont été intégrés ou peuvent faire l objet d une intégration, car ils se recoupent avec les cibles environnementales. Il est donc mis en parallèle les critères classiques, les critères environnementaux et la cible à laquelle ils renvoient. Les exigences acoustiques, d évolutivité et d entretien maintenance, sont des thématiques traitées dans les cibles «HQE». Il y a très peu de différences de traitement de ces exigences dans les programmes techniques détaillés classiques et dans ceux à vocation environnementale. La raison en est qu il s agit d exigences générales, et si besoin est de préciser ces exigences elles le sont dans les exigences techniques détaillées. 2.1.3. Fiches local par local Les fiches local par local synthétisent et précisent les besoins et exigences. Les besoins y sont en général quantitatifs. De ce fait, on Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 21/36 Edité le 09/01/2011
2.2.1. Façade CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - Mise en valeur du projet en cohérence avec les constructions voisines et les documents d urbanisme - Pérennité et nécessitant peu d entretien - Revêtement anti graffiti et bonne résistance aux chocs Etanchéité de la façade à l air et à l eau Isolation thermique : la façade contribuera grandement à la performance d isolation thermique globale de ce bâtiment. Profils utilisés : ils seront à rupture de pont thermique. 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable : Performance de l enveloppe 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable : Performance de l enveloppe 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable : Performance de l enveloppe Isolation acoustique : la façade participera au confort acoustique à l intérieur vis-à-vis des nuisances de bruits extérieurs. 9.2. Assurer une bonne isolation acoustique : vis-à-vis des bruits extérieurs, des bruits intérieurs COMMENTAIRES Les critères classiques ne prennent pas en compte la participation de la façade à la performance thermique et énergétique de l enveloppe. Le cas étant, les critères environnementaux peuvent y être intégrés. Ces critères sont de l ordre des dispositions constructives à prendre qui participent à réduire la consommation d énergie primaire non renouvelable. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 22/36 Edité le 09/01/2011
2.2.2. Menuiseries intérieures et extérieures CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - Exigences réglementaires et de sécurité - Exigences de robustesse - Exigence d accessibilité - Accès à la lumière naturelle - Eviter les ponts thermiques - Exigences de facilité d entretien Les châssis extérieurs seront choisis de manière à offrir un éclairement maximal pour une déperdition énergétique minimale. Les châssis seront pourvus de système évitant les ponts thermiques. Les menuiseries extérieures devront être conçues pour limiter les contraintes de maintenance et d entretien par l utilisation de matériaux inaltérables et faciliter le nettoyage des vitres depuis l intérieur des bâtiments. 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable : Performance de l enveloppe 2.2. Choix constructifs pour la facilité d entretien de l ouvrage COMMENTAIRES Les critères environnementaux se recoupent avec les critères classiques. La distinction est faite entre les deux lorsque les exigences sont supérieures à la norme. Le degré de précision et la manière dont sont formulées les exigences mettent en évidence l ambition environnementale. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 23/36 Edité le 09/01/2011
2.2.3. Baies / Vitrages CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - Ambiance, lumière naturelle, et orientation, dimension par rapport au local. - Protection solaire, occultation. bon niveau d éclairement permettant une autonomie d éclairage naturel. Indiqués dans le programme dans un paragraphe spécifique au confort visuel : Les parts des locaux (au prorata des surfaces) devront disposer d un accès à la lumière du jour et disposer d accès à des vues sur l extérieur. Homogénéiser le niveau d éclairement. Afin d éviter l éblouissement direct ou indirect, toutes les chambres devront être équipées de protections solaires ajustables ou de rideaux ( ). Il s agira d identifier les locaux très sensibles à l éblouissement, d étudier les conditions d éblouissement et de prendre des dispositions satisfaisantes pour éviter au maximum les situations d éblouissement. 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable : Performance de l enveloppe vis à vis : des besoins d éclairage artificiel (accès à l éclairage naturel). 10.1. Profiter de façon optimale de l agrément de la lumière naturelle tout en évitant ses inconvénients (éblouissement). 10.3. Disposer d une relation visuelle satisfaisante avec l extérieur. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 24/36 Edité le 09/01/2011
CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - Ambiance, lumière naturelle, et orientation, dimension par rapport au local. - Protection solaire, occultation. Le traitement des vitrages et le type de protection solaire devront favoriser le confort d hiver et le confort d été en réponse aux exigences énergétiques du présent programme. Des vitrages peu émissifs sont exigés. Les facteurs solaires des baies sans protection solaire seront S 0.4 sauf pour les baies orientées au Nord où S 0.45. Les facteurs solaires des baies avec protections solaires extérieures mobiles mises en place seront S 0.25. 8.2. Création de conditions de confort hygrothermique en été dans les bâtiments non climatisés. 8.3. Création de conditions de confort hygrothermique en été dans les bâtiments ou locaux climatisés. COMMENTAIRES La typologie des baies et le type de vitrage participent au confort des usagers. Confort visuel et hygrothermique. L intégration des exigences environnementales dans ce critère classique donne une autre dimension à ce dernier. Il devient plus qu un système constructif qui donne accès à la lumière et qui permet de la contrôler par l occultation. Cela en intégrant des exigences qui sont à la fois de l ordre de dispositions constructives à prendre et de l ordre de niveaux de performance à atteindre. Afin de garantir le confort des usagers mais aussi de diminuer les besoins en éclairage artificiel. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 25/36 Edité le 09/01/2011
2.2.4. Revêtements sols et murs CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - UPEC - Exigence esthétique - Exigence de durabilité - Exigence réglementaire et de sécurité - Qualité acoustique - Qualité sanitaire (anti-poussière ) - Exigence de facilité d entretien Afin de créer des conditions d hygiène optimales, les produits de revêtements intérieurs (sol, mur, plafond) seront choisis en tenant compte de leur potentiel à contribuer au développement des micro-organismes, et donc indirectement à la dissémination d agents infectieux dans l établissement. Les caractéristiques hygiéniques d au moins 50% des surfaces de revêtement intérieur seront connues. 12.2. Créer de bonnes conditions d hygiène spécifiques COMMENTAIRES Les critères environnementaux relevés sont dû au fait que pour le programme analysé les cibles de la famille «santé» atteignent des niveaux supérieurs à la norme. Pour ce thème il est donc difficile de juger les critères environnementaux susceptibles d être intégré aux exigences classiques. De part les thèmes classiques ont peut donc supposer que d autres exigences environnementales peuvent être assimilées. Notamment les exigences touchant à la de durabilité des matériaux et de celles relevant de la facilité d entretien (cibles 2 et 7). Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 26/36 Edité le 09/01/2011
2.2.5. Plomberie CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - Lutte contre la légionellose et autres infections - Eviter le gel des tuyauteries - Réseau et raccordement - Evacuation des eaux usées et pluviales - Equipements sanitaires Gestion efficace de l eau afin de réduire les factures de consommation d eau et bénéficier d un apport d eau gratuite. Assurer la qualité de l eau potable. Maintenance efficace : (accès aux équipements facilité réseaux simplifiés éléments standardisés diagnostics facilités ). 1.1. Prise en compte des avantages et désavantages du contexte (vis-à-vis des eaux pluviales) 5.1. Economie d eau potable (par la maîtrise des consommations d eau potable/par la récupération des eaux pluviales) 7.4. Equipements pour le maintien des performances en phase d exploitation 14.1. Assurer le maintien de la qualité de l eau destinée à la consommation humaine dans les réseaux internes du bâtiment 7.3. Facilité d accès pour l exécution de la maintenance et simplicité des opérations 7.4. Equipements pour le maintien des performances en phase d exploitation COMMENTAIRES Les cibles HQE qui se prêtent à une intégration dans le thème «plomberie» : - La cible 5 concernant la maîtrise des consommations en eau potable et la récupération des eaux pluviales, la gestion des eaux pluviales à la parcelle et celles des eaux usées. - La cible 7 pour la facilité d accès aux équipements, pour ne pas trop sectoriser le réseau, et la mise en place de compteurs d eau sectorisés pour maîtriser les consommations. - La cible 14 pour la qualité sanitaire de l eau. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 27/36 Edité le 09/01/2011
2.2.6. Chauffage-Ventilation-Refroidissement CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - Architecture thermique - Conditions thermiques - Production de chaud et de froid - GTC - Système de ventilation - Sécurité Conception type bioclimatique Compacité L isolation du bâtiment devra être très performante. Il est exigé d atteindre au minimum : Ubat < Ubat réf 30 %. Une attention particulière sera portée à la perméabilité à l air de l enveloppe. Il est exigé d atteindre : I4 I4, référence. Les baies extérieures devront être conçues pour éviter les ponts thermiques et avoir les caractéristiques minimales suivantes : - Perméabilité à l air : A2 ; - Étanchéité à l eau : E4 (à tous niveaux) ; Cep 0,50.Cep réf. La gestion de l énergie est justifiée par le souci de diminution du budget de fonctionnement du bâtiment, et la réduction des impacts environnementaux. 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 28/36 Edité le 09/01/2011
CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - Architecture thermique - Conditions thermiques - Production de chaud et de froid - GTC - Système de ventilation - Sécurité Permettre un équipement futur des bâtiments en énergies renouvelables locales. La ventilation peut engendrer des surconsommations élevées si elle n est pas maîtrisée. C est pourquoi, les ensembliers devront traiter ce poste avec précaution. Un juste compromis devra être trouvé entre la nécessité de renouveler l air et celle de maîtriser la consommation d énergie, ceci dans le respect des performances énergétiques spécifiques de ce programme. La valeur des émissions d équivalent CO2 générées par l utilisation de l énergie sera inférieure ou égale à 50kg-eq CO2/an.m²SHON. Les différents éléments des systèmes de chauffage, rafraîchissement et ventilation seront accessibles. Les différents éléments de coupures seront facilement accessibles et repérés. Les réseaux devront être homogènes, simples, conçus de façon sectorisée afin de n intervenir que sur ce qui mérite une intervention. Les systèmes et les éléments seront standardisés afin de faciliter leur gestion. Des dispositions seront à prendre pour faciliter les diagnostics. 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable 4.1. Réduction de la consommation d énergie primaire non renouvelable 4.2. Maîtrise des pollutions 7.3. Facilité d accès pour l exécution de la maintenance et simplicité des opérations 7.4. Equipements pour le maintien des performances en phase d exploitation Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 29/36 Edité le 09/01/2011
CRITERES CLASSIQUES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX CIBLES ET SOUS CIBLES CONCERNEES - Architecture thermique - Conditions thermiques - Production de chaud et de froid - GTC - Système de ventilation - Sécurité La maîtrise des consommations d énergie permettra d améliorer l ambiance hygrothermique des locaux et donc le confort des occupants. Le groupement veillera à assurer une vitesse d air ne nuisant pas au confort d hiver : V 0.20 m.s-1 sauf si besoins spécifiques pour des raisons sanitaires. Pour le confort d été dans les pièces climatisées : V 0.25 m.s-1 sauf si besoins spécifiques. 8.1. Création de conditions de confort hygrothermique en hiver et en mi- saison. 8.2. Création de conditions de confort hygrothermique en été dans les bâtiments non climatisés. 8.3. Création de conditions de confort hygrothermique en été dans les bâtiments ou locaux climatisés. Maîtrise des sources d odeurs désagréables 11.2. Limiter les sensations olfactives désagréables par une ventilation efficace. COMMENTAIRES Le choix des systèmes et équipements pour le chauffage, la ventilation et le rafraichissement ont des incidences sur la performance énergétique du bâtiment et le confort hygrothermique des usagers. Les critères environnementaux viennent préciser les critères classiques. En effet on dépasse ici le simple stade de demande de respect de la réglementation sanitaire pour la ventilation, de la mise en place d une VMC double flux, de privilégier les apports solaire en hiver et de les limiter en été, de programmer une température minimale des locaux en hiver et maximale en été L application des critères environnementaux apporte une autre dimension au programme. La conception architecturale, des systèmes et des équipements participent aux économies d énergie, de maintenance et d entretien, et confort des usagers. Chaque paramètre est pris en compte en exigeant des dispositions à prendre d ordre constructives ou performancielles. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 30/36 Edité le 09/01/2011
2.3. Autres besoins et exigences Dans ce type de programme, on peut retrouver d autres exigences liées à la qualité environnementale faisant l objet de paragraphes spécifiques. Les thèmes traités dépendent de la hiérarchisation des cibles c'est-à-dire des priorités de traitement mise en avant. Ci-après, une liste non exhaustive est proposée, elle comprend les critères qui n ont pas été évoqués précédemment. Phase chantier Dans un programme traditionnel il est demandé d éviter les nuisances sonores pour les riverains, de ne pas gêner la circulation, s il s agit d une reconstruction sur le même site de ne pas gêner les activités sur le site, d organiser un relogement. La thématique du chantier peut faire l objet d un paragraphe spécifique. Dans ce cas, il est demandé : Une préparation technique du chantier afin de limiter la production de déchets et d optimiser leur gestion. Une gestion différenciée et valorisation des déchets de chantier. Une réduction des nuisances et des pollutions. Une maîtrise des ressources en eau et en énergie. Une charte chantier peut être demandée. Elle définira les responsabilités et le rôle de chacun, l organisation du chantier (accès, base de vie ), les modalités du suivi de la qualité du chantier (type et fréquence des échanges, les modalités d information de tous les acteurs et les modalités de limitation des nuisances et pollutions. Qualité sanitaire Dans le cas de certaines opérations, comme les hôpitaux, pour la qualité sanitaire des espaces, de l air comme de l eau il peut être demandé d avoir une réflexion au-delà de la réglementation. Les dispositions à prendre concernent : Les matériaux et équipements : Par exemple, en plus des besoins de facilité d entretien et de robustesse des matériaux et de facilité d accès aux équipements, la connaissance brute des émissions de COV (Composés Organiques Volatiles) pour 75% des surfaces en contact avec l air intérieur des locaux occupés et pour les peintures et vernis d intérieurs peuvent être demandée. La conception des locaux et de l ensemble du bâtiment : Par exemple, l étude des circuits (propre, sale, personnes ) pour éviter toutes formes d interférences et répondre aux protocoles d hygiène mis en œuvre sur le site. Les équipements techniques : Par exemple, l élimination des recoins, angles aigus et zones inaccessibles par le matériel de nettoyage, la possibilité de nettoyage et décontamination des réseaux aérauliques (VMC et rafraîchissement) et hydrauliques (eau chaude et eau froide), la possibilité d accès aux infrastructures techniques sans intervenir dans des locaux Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 31/36 Edité le 09/01/2011
Confort visuel Ce thème reprenant des éléments inclus dans les caractéristiques baies et vitrages et l éclairement. Lui attribuer un paragraphe spécifique permet de synthétiser toutes les données et d intégrer d autres exigences et de donner une cohérence d ensemble. Il faut privilégier l éclairement naturel en indiquant le pourcentage par local qui devront en disposer, indiquer le facteur de lumière du jour avec un niveau de performance à. Ce facteur est le rapport de l'éclairement naturel intérieur reçu en un point (généralement le plan de travail ou le niveau du sol) à l'éclairement extérieur simultané sur une surface horizontale, en site parfaitement dégagé, par ciel couvert. Il s'exprime en %. Dans les conditions de ciel couvert (ciel normalisé par la Commission Internationale de l'éclairage), les valeurs du facteur de lumière du jour 7 sont indépendantes de l'orientation des baies vitrées, de la saison et de l'heure du jour. Atteindre et éviter l éblouissement direct et indirect. Les exigences sont précises et quantitatives. Selon les priorités environnementales d autres besoins et exigences pourraient faire l objet de paragraphe spécifique comme le confort olfactif ou la gestion des déchets d activités, par exemple. 2.4. Synthèse La synthèse suivante présente les cibles Haute Qualité Environnementale et leur niveau d intégration selon le scénario 4. C est une articulation possible parmi tant d autre. Il y a trois niveaux d intégration : Niveau faible : correspond aux cibles qui n ont pas été traitées dans le scénario 4 ou à celles traitées très partiellement, et qui ne sont pas clairement visibles. Niveau moyen : correspond aux cibles traitées partiellement avec une bonne lisibilité des priorités et des exigences. Niveau élevé : correspond aux cibles dont le traitement est exhaustif et balaye l ensemble des exigences. A ces cibles il est indiqué leur intégration dans les besoins et exigences générales ou techniques détaillées et si elles sont de type qualitative, constructive, performancielle ou managériale : Qualitative : il s agit de principe à prendre (limiter le gaspillage ). Constructive : correspond à des dispositions constructives à mettre en place (architecture bioclimatique, vitrage peu émissif, détecteur et minuteur pour l éclairage ). 7 Ce facteur est le rapport de l'éclairement naturel intérieur reçu en un point (généralement le plan de travail ou le niveau du sol) à l'éclairement extérieur simultané sur une surface horizontale, en site parfaitement dégagé, par ciel couvert. Il s'exprime en %. Dans les conditions de ciel couvert (ciel normalisé par la Commission Internationale de l'éclairage), les valeurs du facteur de lumière du jour sont indépendantes de l'orientation des baies vitrées, de la saison et de l'heure du jour. Performancielle : il s agit de données quantitatives et d un niveau minimum ou maximum à atteindre (étanchéité à l air, décibels ). Managériale : correspond aux exigences qui font intervenir l usage (sensibiliser les usagers, charte de chantier, plan prévisionnel d entretien et de maintenance ). Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 32/36 Edité le 09/01/2011
Famille Cibles Intégration au programme Exigences Natures Critères Ecoconstruction 1 - Bâti et son environnement Faible Moyenne Elevée Générales Qualitives et constructives 2 - Matériaux et procédés de Générales et Qualitives et construction techniques constructives 3 - Chantier Générales Managériales et qualitatives Eco-gestion 4 - Gestion de l énergie Techniques Constructives et performancielles 5 - Gestion eau Techniques Qualitatives et constructives 6 - Gestion déchets d activité 7 - Entretien et maintenance Générales et Managériales et techniques constructives Confort 8 - Hygrothermique Techniques Constructive et performancielles 9 - Acoustique Générales Constructives et performancielles 10 - Visuel Techniques Constructives et performancielles 11 - Olfactif Techniques Santé / Qualité sanitaire 12 - Espaces Techniques 13 - Air Techniques 14 - Eau Techniques Accès, flux, déplacements, espaces verts Durabilité, évolutivité et flexibilité Exhaustifs Exhaustifs Consommation d eau potable Exhaustifs Exhaustifs Exhaustifs Exhaustifs Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 33/36 Edité le 09/01/2011
Chapitre conclusif Vers un programme unique avec la qualité environnementale récurrente et intégrée Avec l analyse du scénario 4 on voit une des articulations les plus poussées entre les exigences fonctionnelles et techniques et les exigences environnementales. L intégration de la démarche Haute Qualité Environnementale est dans un premier temps introduite au travers d une affirmation de l ambition environnementale de la part de la maîtrise d ouvrage. Cette motivation est décrite dans la présentation générale de l opération. Il est indiqué la hiérarchisation des quatorze cibles et les grands objectifs généraux à atteindre. Cela permet une bonne lisibilité des priorités sur l opération et de l importance donnée à la démarche de Haute Qualité Environnementale. Il est important de faire ce préambule car dans la suite du programme les exigences environnementales sont diffuses. Si ce préambule n affirme pas les motivations environnementales alors il deviendrait difficile de l appréhender comme tel au risque de mettre la qualité environnementale au second plan voir de côté. Les exigences environnementales quant à elles sont introduites et diluées dans les exigences à caractères générales et techniques détaillées. Pour la définition des espaces et de leur articulation les thèmes touchés par la qualité environnementale sont la relation du bâtiment avec son site d implantation notamment sur les problématiques d accès différenciés et lisibles, une gestion des flux piétons et transports ainsi que de l aménagement des espaces verts. L acoustique, la maintenance et l entretien sont des thèmes récurrents. Le thème de la phase chantier peut être développé. Pour les lots techniques on a vu qu ils participent tous de près ou de loin à la mise en place d une qualité environnementale. Intégrer les exigences environnementales dans les lots techniques paraît aisée puissent qu elles s y prêtent. Mais mélangées à chaque élément du programme, la rédaction devient difficile par risque de redondance, d oubli et d une lecture d ensemble complexifiée. Du fait de la répartition des exigences environnementales dans tout le programme, il est conseillé en fin de programme de faire une note récapitulative des performances demandées. Elle peut regrouper les exigences qui revêtent une importance pour le parti architectural, et celles pour lesquelles des niveaux de performances sont exigés. Elle peut aussi être rattachée au tableau de bord qui indique les pièces à fournir lors du concours de maîtrise d œuvre. L expérience de chacun donnera le fond et la forme à cette note. Les difficultés d une telle démarche Une telle démarche n est pas perçue de la même manière selon les acteurs. La rencontre avec un architecte et une assistante à la maîtrise d ouvrage compétente en ingénierie et tous les deux spécialistes de la qualité environnementale a démontré qu ils ont une approche différente. L architecte a une préférence pour un document unique dans lequel les exigences environnementales sont réparties dans le programme. Ainsi il prend en considération tous les critères qu ils soient classiques ou environnementaux. Le traitement est le même pour tous. De plus cela lui évite de devoir remettre toutes les données en parallèle comme c est le cas lorsqu il y a deux programmes. C est un gain de temps et de compréhension. L assistante à maîtrise d ouvrage remarque que la lecture des objectifs à atteindre devient difficile si les performances environnementales sont diluées dans le programme. Elle préfère quand il y a deux documents distincts ou un chapitre spécifique à la qualité environnementale. Elle considère que la maîtrise d œuvre voit mieux l enjeu environnemental et en tiendra rigueur, ainsi il est Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 34/36 Edité le 09/01/2011
plus simple de répondre au tableau de bord. «Tant que ça restera une démarche à part il y aura de l évaluation à chaque phase du projet donc il faut une bonne lisibilité des objectifs et du tableau de bord.». Leurs discours sont à prendre en compte avec d autres facteurs. L architecte, qui a quelques années d expérience dans le domaine et qui travaille exclusivement sur ce type d opérations, souligne que la démarche de programmation qui conduit à un document unique ne peut être appréciée par tous. Il faut être compétent et avoir un retour d expérience suffisant pour répondre à ce type de programme et en évaluer les performances environnementales. Les AMO HQE devraient arriver dès le commencement de l opération et les bureaux d études spécialisés devraient être intégrés dès l esquisse. Un tel programme peut devenir très précis. La précision pourra contrebalancer le manque d expérience de la maîtrise d œuvre. Celle-ci sera guidée dans les dispositions à prendre pour répondre aux performances attendues. Ce niveau de précision doit cependant éviter de figer l opération et de contraindre la créativité du maître d œuvre dans sa traduction spatiale des objectifs. Des critères environnementaux trop précis élèvent le niveau des prestations attendu en concours. L évaluation de ces prestations demande une connaissance pointue du jury, ce qui n est pas toujours possible. Il faut des personnes habilitées à lire les simulations et les notes de calcul dont la vérification demande de l expertise. De plus le concours s organisera sur une phase Avant- Projet ce qui le rend plus onéreux en organisation et indemnités. Une trop grande précision, en phase programmation, peut entrainer des incohérences qui ne sont pas à ce stade visibles et le deviennent au cours de la conception. Les incohérences peuvent être de l ordre de contradictions des cibles Haute Qualité Environnementale entre elles, ou des cibles avec les critères classiques. L architecte rencontré travaille dès l esquisse avec un ingénieur ainsi les incohérences sont descellées rapidement et les solutions architecturales et techniques sont étudiées ensembles. Suivi et contrôle des exigences environnementales Le suivi et le contrôle sont les garants de la Qualité Environnementale du Bâtiment. Bien que le programme technique détaillé soit un document contractuel, les marchés doivent stipuler de la motivation environnementale «l équipe justifiera de sa compétence en matière de démarche «HQE». Les équipes candidates feront état de leurs références dans ce domaine et transmettront une note méthodologique sur la manière dont ils l intègrent dans leur travail. Des pièces graphiques seront demandées au concours, suffisantes pour juger les grandes orientations et options environnementales (implantation dans le site, impacts sur les parcelles voisines, qualité des espaces extérieurs, compacité, matériaux, ouvertures ). Ces pièces graphiques sont accompagnées d un mémoire «HQE». Il s agit d une note de présentation sur les choix énergétiques, la qualité environnementale des matériaux, les niveaux de confort et les moyens pour garantir la qualité sanitaire des espaces, de l eau et de l air. Un carnet d entretien-maintenance peut être demandé. Cela permet de le confronter au parti architectural et d en vérifier la cohérence. Tout au long de l opération l évaluation des éléments «HQE» sera incluse dans les différentes phases de la mission de la maîtrise d œuvre. Le niveau de précision demandé sera de plus en plus fin à chaque phase du projet. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 35/36 Edité le 09/01/2011
L Avant-Projet Sommaire (APS) précise l esquisse sur le niveau d ensoleillement et d éclairage naturel, les niveaux de déperdition, le confort thermique aux différentes saisons, le choix des matériaux en fonction de leur qualité environnementale. Outre l estimation du coût provisoire des travaux, un premier budget prévisionnel mettra en avant l entretien et la maintenance. Ces sont des études en coût global qui pourront mettre en avant plusieurs hypothèses sur les choix des systèmes techniques. L avant Projet Détaillé (APD) précise les choix architecturaux et systèmes techniques par des notes de calcul (RT, renouvellement d air ) et des simulations (STD, éclairement naturel ).La simulation thermique dynamique (STD) peut être demandée. Elle est complémentaire des notes de calcul conventionnelles et obligatoires dans le cadre de la RT 2005. Elle permet d'analyser les performances thermiques globales d'un bâtiment. Elle quantifie les besoins en chauffage et en climatisation en tenant compte des caractéristiques propres du projet qui impactent sur le bilan énergétique du bâtiment. L'objectif principal est d orienter ou de valider les principes constructifs envisagés, les choix technologiques et architecturaux du bâtiment, dans le but de limiter les besoins énergétiques. De la phase projet (PRO) à la consultation des entreprises, la maîtrise d œuvre passe la main à ces dernières. C est une étape qui se doit de réaffirmer la qualité environnementale du bâtiment, les entreprises doivent en avoir une parfaite lisibilité et y répondre. Le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP) sera imprégné de cette recherche de qualité environnementale. La préparation du chantier pourra faire l objet d une charte de chantier vert. Elle précisera les dispositions concernant son installation, son organisation dans l intérêt de l environnement, des riverains, des techniques de chantier, le contrôle des matériaux et des systèmes de collectes des déchets. Aujourd hui en terme de contrôle de la performance énergétique des tests d étanchéité à l air sont demandés en cours de chantier. On mesure la perméabilité à l'air, c'est-à-dire les écoulements aérauliques de l enveloppe non liés au système de ventilation. Il est obligatoire dans le cadre d une certification avec un niveau «BBC». Sans certification, il est possible et recommandé de l inclure dans le marché. Il doit être précisé que si le test est négatif il est du ressort des entreprises de réparer les désordres. Un autre test sera alors effectué. Une fois la réception du bâtiment, il est possible d évaluer certaines conformités environnementales. Elles concernent les niveaux d éclairage, l acoustique, etc. Les consommations énergétiques, les dépenses en entretien et maintenance, quant à elles, ne peuvent pas être évaluées lors de la réception. Elles justifient d un retour d expérience sur plusieurs années et dépendent essentiellement de l usage et de la pratique du bâtiment. Ces retours d expérience sont fait dans le cadre d une certification mais très peu pour les autres opérations. Cependant, elles enrichissent les futures constructions qui intègrent la Haute Qualité Environnementale. Mémoire QEB_ENSAL_2010 Page 36/36 Edité le 09/01/2011