Document Technique d Application Référence Avis Technique 16/10-602 Mur de contreventement en zone sismique Murs YTONG pour constructions parasismiques Relevant des normes NF EN 771-4 NF EN 771-4/CN NF EN 998-2 Titulaire : Société Xella Thermopierre ZA Pré Châtelain BP 647 Saint Savin FR-38315 Bourgoin Jallieu Cédex Tél. : 04 74 28 90 15 Fax : 04 74 28 90 33 Commission chargée de formuler des Avis Techniques (arrêté du 2 décembre 1969) Groupe Spécialisé n16 Produits et procédés spéciaux pour la maçonnerie Vu pour enregistrement le 27 août 2010 Secrétariat de la commission des Avis Techniques CSTB, 84 avenue Jean Jaurès, Champs sur Marne, FR-77447 Marne la Vallée Cedex 2 Tél. : 01 64 68 82 82 - Fax : 01 60 05 70 37 - Internet : www.cstb.fr es Avis Techniques sont publiés par le Secrétariat des Avis Techniques, assuré par le CSTB. es versions authentifiées sont disponibles gratuitement sur le site internet du CSTB (http://www.cstb.fr) CSTB 2010
e Groupe Spécialisé n 16 de la Commission chargée de formuler les Avis Techniques a examiné le 16 avril 2010, le procédé de mur de contreventement pour constructions parasismiques en maçonnerie de blocs en béton cellulaire autoclavé de marque YTONG «Murs YTONG pour constructions parasismiques». e présent document, auquel est annexé le Dossier Technique établi par le demandeur, transcrit l Avis formulé par le Groupe Spécialisé qui rassemble les informations complémentaires utiles aux utilisateurs du procédé quand au domaine d emploi, aux dispositions de conception et de mise en œuvre proposées propres à assurer un comportement normal des ouvrages. Cet Avis a été formulé pour les utilisations en France Européenne. 1. Définition succincte 1.1 Description succincte e procédé consiste en la réalisation de murs en maçonnerie de blocs en béton cellulaire de marque YTONG mis en œuvre conformément aux prescriptions du DTU 20.1 et destinés à la réalisation de murs de contreventement pour un usage en zones de sismicité Ia, Ib et II au sens du décret 91-461 du 14 mai 1991. Dans la suite du présent DTA, l'appellation «blocs» recouvre indifféremment les blocs lisses ou les blocs à rainures et languettes et les blocs avec ou sans poignée aux joints verticaux collés ou secs. 1.2 Mise sur le marché es blocs de béton cellulaire autoclavé visés dans le présent DTA sont soumis, pour leur mise sur le marché, aux dispositions de l arrêté du 2 juillet 2004 portant application à certains éléments de maçonnerie en béton du décret n 92-647 du 8 juillet 1992 concernant l aptitude à l usage des produits de construction, modifié par les décrets n 95-1051 du 20 septembre 1995 et n 2003-947 du 3 octobre 2003. De même, le mortier de montage également visé dans le présent Avis est soumis, pour sa mise sur le marché, aux dispositions de l arrêté du 30 avril 2004 portant application à certains mortiers du décret n 92-647 du 8 juillet 1992 concernant l aptitude à l usage des produits de construction, modifié par les décrets n 95-1051 du 20 septembre 1995 et n 2003-947 du 3 octobre 2003. 1.3 Identification des produits es blocs en béton cellulaire YTONG mis sur le marché portent le marquage CE accompagné des informations prévues par l annexe Z de la norme NF EN 771-4, ainsi que le logo type de la marque NF de certification de conformité à cette norme et à son complément national. De même, les mortiers de montage mis sur marché portent le marquage CE accompagné des informations prévues par l annexe Z de la norme 998-2, ainsi que du logo type de la marque CSTBat de certification de conformité aux documents techniques d application visant ces mortiers. 2. AVIS 2.1 Domaine d emploi accepté e domaine d'emploi est limité aux bâtiments de type R+2 au plus, de classe d ouvrages B situés en zones de sismicité Ia, Ib et II au sens du décret 91-461 du 14 mai 1991, et pouvant présenter une certaine asymétrie en plan dont les limites sont précisées dans le dossier technique établi par le demandeur. Ces bâtiments présentent des murs de contreventement de hauteur inférieure ou égale à 2,75 m, et réalisés en maçonnerie chaînée au sens des clauses des articles 9.5.1 et 9.5.3 de l Eurocode 8 (NF EN 1998-1) et de son complément national, c'est à dire comportant des chaînages réalisés après la pose des éléments de maçonnerie. a surface rectangulaire projetée au sol de la construction est inférieure ou égale à 200 m² pour le niveau RdC et à 150 m² pour les niveaux R+1 et R+2. e poids propre du plancher (revêtements de sol et cloisons compris) ne doit pas excéder 480 kg/m². Toutefois, si le poids propre du plancher excède cette charge, il est possible forfaitairement de prendre les valeurs tabulées des clauses 11 et 12 du point 4.1 du Dossier Technique du niveau supérieur. 2.2 Appréciation sur le procédé 2.21 Satisfaction aux lois et règlements en vigueur et autres qualités d'aptitude à l'emploi. Stabilité a résistance et la stabilité des murs de ce procédé sont normalement assurées dans le domaine d'emploi accepté moyennant le respect des prescriptions complémentaires à celles du DTU 20.1 données au paragraphe 2.3 ci-après. Construction en zone sismique es prescriptions à appliquer pour la construction en zone sismique sont celles définies dans le Cahier des Prescriptions Techniques, paragraphe 2.3. Sécurité incendie Compte tenu de la nature incombustible des matériaux constitutifs des blocs et du mortier des joints, le procédé ne pose pas de problème particulier du point de vue de leur réaction au feu. orsque les murs réalisés doivent justifier d'un degré de résistance au feu, ils sont assujettis à la production de procès-verbaux de classement ou au respect de l eurocode 6 partie 1-2 et son annexe nationale, au même titre que les murs réalisés hors zone sismique. Prévention des accidents lors de la mise en œuvre et de l entretien a sécurité du travail sur chantier peut être normalement assurée. e procédé ne présente pas de particularité par rapport à une mise en œuvre réalisée hors zone sismique dans le cadre traditionnel des prescriptions du DTU 20.1. Isolation thermique e procédé peut permettre de satisfaire aux exigences réglementaires, étant entendu que les déperditions thermiques ne dépendent pas du seul procédé et qu une vérification par le calcul, conduite conformément aux «Règles Th-U» doit être fait dans chaque cas. es résistances thermiques des maçonneries sont dans les informations complémentaires figurant en annexe des certificats de qualification NF suivis par le CERIB. Isolement acoustique On estime que le procédé peut permettre de satisfaire aux exigences réglementaires d isolement vis-à-vis des bruits aériens provenant de l espace extérieur. Etanchéité des murs extérieurs 'étanchéité à l'eau des murs de façade est convenablement assurée, moyennant le respect des conditions d'exposition définies à l'article 4.2 de la partie 3 de la norme P 10-202 référence DTU 20.1. Risques de condensation superficielle Du fait du mode d'isolation répartie qui caractérise ce mur et des possibilités de correction efficace des ponts thermiques qu'il permet, les risques de condensation superficielle sont normalement éliminés. Confort d été Pour la détermination de la classe d'inertie thermique quotidienne des bâtiments, qui constitue un facteur important du confort d'été, les murs extérieurs de ce procédé appartiennent à la catégorie des parois lourdes à isolation répartie. eur inertie est déterminée au moyen des règles TH-I. Finition -aspect es finitions prévues sont celles, classiques, pour les parois en béton cellulaire. 'homogénéité du support d'enduit apportée par un montage à joints minces est favorable à l'homogénéité d'aspect et de teinte de l'enduit de parement. 2 16/10-602
2.22 Durabilité - entretien e béton constitutif des éléments ne pose pas de problème de durabilité intrinsèque. Compte tenu de ce que les matériaux associés au béton dans le mur fini sont également des matériaux minéraux, la durabilité d'ensemble des murs est estimée équivalente à celle des murs traditionnels homogènes constitués de ces mêmes types de matériaux. 2.23 Fabrication et contrôle a fabrication fait l'objet d'un autocontrôle suivi par le CERIB dans le cadre de la procédure des certificats de qualification NF. a fabrication des mortiers fait appel aux techniques usuelles du mélange de produits en poudre. Elle fait l'objet d'un autocontrôle suivi par le CSTB dans le cadre de la procédure des certificats CSTBat. es produits bénéficiant d'une telle certification sont repérables par la présence du logo de la marque CSTBat suivi du numéro de marquage apposé sur tous les sacs. 2.24 Mise en œuvre Classique pour les produits de cette famille, elle ne pose pas de problème particulier. utilisation des blocs YTONG marqués NF dans le présent procédé n'implique pas de conditions particulières de fabrication de ceux-ci ni de conditions particulières de contrôle de cette fabrication. e titulaire de ce Document Technique d Application est tenu d'apporter son assistance technique aux entreprises désireuses de mettre en œuvre ce procédé, notamment au démarrage des chantiers. 2.3 Cahier des Prescriptions Techniques 2.31 Prescriptions de conception et calcul 2.311 Généralités Concernant la résistance des murs sous charges verticales, les contraintes admissibles dans les parois porteuses doivent être calculées conformément à la partie 4 du DTU 20.1, en appliquant à la résistance nominale des blocs les coefficients globaux de réduction applicables aux murs en blocs de béton cellulaire autoclavé. Pour les points non explicitement visés dans le cadre du présent DTA, la réalisation des murs de contreventement doivent respecter les prescriptions qui y sont attachées dans l Eurocode 8 et son annexe nationale. 2.312 Transmission des charges aux fondations utilisation de la méthode simplifiée de dimensionnement proposée au chapitre 4 du Dossier Technique implique que le bâtiment soit conçu en sorte que les éléments porteurs verticaux transmettent les charges en ligne directe aux fondations. 2.313 Ouvertures dans les murs de contreventement En l'absence d'essais permettant d'apprécier l'influence d'éventuelles ouvertures sur la capacité résistante des murs, les murs pris en compte dans le calcul du contreventement doivent être exempts de toute ouverture, réservation, orifice, de quelque taille que ce soit. es saignées doivent être réalisées conformément aux conditions spécifiées à la clause 9.6 point 2 de l annexe nationale de l Eurocode 8 partie 1. 2.314 Répartition des raidisseurs orsque le linéaire de murs de contreventement du bâtiment excède le linéaire strictement requis pour reprendre les efforts horizontaux dus à l'action sismique, les conditions du Dossier Technique doivent être appliquées à l'ensemble des murs participant effectivement au contreventement et non seulement à ceux requis par le calcul. 2.33 Prescriptions de mise en œuvre a mise en œuvre n'appelle pas de précautions particulières par rapport à celles usuellement applicables aux maçonneries de béton cellulaire autoclavé. Une attention particulière doit cependant être portée au bétonnage des chaînages, notamment dans le cas de chaînages verticaux non apparents. Il est rappelé que l'application du mortier doit être effectuée à l'aide d'une truelle spéciale à dents régulièrement espacées sur toute la largeur de celle-ci, de manière à assurer une répartition uniforme et continue du produit. a bonne application du mortier peut être vérifiée par montage puis décollement d'un assemblage de deux blocs en béton cellulaire autoclavé. Conclusions Appréciation globale utilisation du procédé dans le domaine d emploi visé est appréciée favorablement. Validité Jusqu au 30 avril 2013 Pour le Groupe Spécialisé n16 Eric DURAND 3. Remarques complémentaires du Groupe Spécialisé es bâtiments d habitation de type «bioclimatique» présentant une dissymétrie en plan relativement importante (façades largement vitrées au sud et opaques au nord) étant appelés à se développer suite au Grenelle de l Environnement, le présente document a pour objet de présenter une méthode simplifiée permettant une justification sans calcul pour ce type de bâtiments. Cette méthode a fait l objet d une consultation préalable par un groupe d experts constitué de membres du Groupe Spécialisé n 16 et de membres de l AFPS. Il est noté que le présent avis devra être révisé dès publication du nouvel arrêté définissant le nouveau zonage sismique. e Rapporteur du Groupe Spécialisé n 16 Nicolas RUAUX 2.315 Trumeaux étroits es trumeaux dont la largeur est inférieure à 1,20 m doivent être systématiquement montés à joints verticaux collés. 2.316 Appareillage e décalage entre joints verticaux de deux assises successives doit être supérieur ou égal à 10 cm. 2.32 Prescriptions de fabrication es blocs de béton cellulaire de marque YTONG utilisés dans le cadre du présent DTA doivent bénéficier d une certification NF de conformité à la norme NF EN 771-4 et à son complément national NF EN 771-4/CN. es valeurs de résistance en compression sont données au 2.1 du dossier technique établi par le de demandeur. es mortiers de montage utilisés pour la pose des maçonneries YTONG sont les produits PREOCO et PREOCO + bénéficiant d un DTA assorti d une certification CSTBat. Dans ce cadre, la qualité du mortier est établie par un autocontrôle suivi par le CSTB dans le cadre de la procédure de certification CSTBat précitée. 16/10-602 3
Dossier Technique établi par le demandeur A. Description 1. Principe et domaine d emploi proposé e procédé consiste en la réalisation de murs en éléments de maçonnerie de béton cellulaire de marque YTONG mis en œuvre conformément aux prescriptions du DTU 20.1 et destinés à la réalisation de murs de contreventement pour un usage en zones de sismicité Ia, Ib ou II. e Document Technique d Application propose une méthode simplifiée permettant entre autres de justifier des maisons de conceptions bioclimatiques (répartitions des murs de contreventement respectivement symétrique et asymétrique : voir la clause 10 du chapitre 4.1 du présent dossier technique). Dans la suite du présent DTA, l'appellation «blocs» recouvre indifféremment les blocs lisses ou les blocs à rainures et languettes et les blocs avec ou sans poignée aux joints verticaux collés ou secs. e domaine d'emploi est limité aux bâtiments R+2 de conceptions simples ou bioclimatiques et de classe d ouvrage B dont les niveaux ont une hauteur sous plancher haut inférieure ou égale à 2,75 m, et pour lesquels les murs de contreventement sont réalisés en maçonnerie chaînée au sens des clauses des articles 9.5.1 ses 9.5.3 points de l Eurocode 8 (NF EN 1998-1) et de son complément national, c'est à dire comportant des chaînages réalisés après exécution de la maçonnerie (apparents ou non apparents). Sauf pour éléments de densité 450kg/m3 et de Rcn 4MPa, fb est pris égal à 3,78 MPa. a surface rectangulaire projetée au sol de la construction doit être inférieure ou égale à 200 m² pour le niveau RdC et à 150 m² pour les niveaux R+1 et R+2. 2. Définition des composants constituant le mur 2.1 Blocs de béton cellulaire YTONG es blocs de béton cellulaire YTONG sont conformes aux normes NF EN 771-4 et NF EN 771-4 C/N es blocs de béton cellulaire visés pour la réalisation des murs de contreventement sans collage des joints verticaux sont classés en 2 densités courantes. Chacune de ces densités a fait l'objet d'essais sur des panneaux entiers sollicités de manière statique et alternée de manière à qualifier leur capacité - en l'absence de joints verticaux - à résister aux efforts horizontaux liés à l'action sismique. es blocs YTONG appartiennent à l'une des deux densités suivantes : MVn de 350 à 400 kg/m 3 pour une Rcn de 3 MPa (famille 1) Mvn de 450 à 500 kg/ m 3 pour une Rcn de 4 MPa (famille 2) Pour les 2 familles, l'épaisseur e, la largeur b et la hauteur h des blocs sont e = 25, 30,36.5, 42 ou 50 cm h= 15, 20, 25, 33.5 ou 50 cm et de largeur b = 62.5 cm. Pour la famille 2, l épaisseur e de 20 cm est à ajouter à la gamme. 2.2 Mortier de remplissage des joints horizontaux es joints horizontaux et éventuellement verticaux sont réalisés au moyen de mortiers-colles performanciels PREOCO ou PREOCO + conforment à la NF EN 998-2 et certifié CSTBat ; 2.3 Aciers des chaînages es aciers des chaînages doivent avoir une limite d'élasticité fy supérieure ou égale à 500 MPa et être de classe B, voir la clause 13 du chapitre 4.1 du présent dossier technique pour les armatures ; 2.4 Bétons des chaînages es bétons mis en œuvre correspondent à ceux définis dans le DTU 21 pour les chantiers de catégorie A, soit un dosage à 350kg de ciment/m 3 si aucune mesure de résistance n est requise sur chantier ou une classe de résistance du béton égale à C16/20. 3. Conditions sur l ouvrage, la mise en œuvre et l action sismique 3.1 Conditions sur les ouvrages es maçonneries doivent être montées avec des blocs pleins de béton cellulaire autoclavé YTONG certifiés et marqués NF (conformément à la NF EN 771-4 CN); es blocs doivent être montés à joints minces avec les mortierscolles performanciels PREOCO ou PREOCO + conforment à la NF EN 998-2 et certifié CSTBat ; es planchers doivent être constitués de poutrelles et d'entrevous et d'une dalle de compression. e poids propre du plancher (revêtements de sol compris + cloisons) ne doit pas excéder 480 kg/m². Toutefois, si le poids propre du plancher excède cette charge, il est possible forfaitairement de prendre les valeurs tabulées du niveau de plancher supérieur des clauses 11 et 12 du point 4.1 du Dossier Technique ; a charge de toiture maximale : charges permanentes seules ou charges permanentes avec charges de neige, est prise à 200kg/m² e coefficient de comportement q de la maçonnerie chaînée est pris égal à 2,5 es effets de la torsion sont calculés en modèle spatiale par la méthode donnée en 4.3.3.3.3 de l Eurocode 8 (NF EN 1998-1) 3.2 Conditions sur la mise en œuvre e contrôle de l'exécution sur chantier est de niveau I2 ou I3. Ces niveaux de contrôle sont atteints si un Plan d'assurance Qualité est établi et appliqué sur le chantier. Ce plan devra notamment traiter : de la compétence du personnel d'exécution des travaux, du choix des produits utilisés en correspondance avec les prescriptions, de la réalisation des ouvrages conformément aux documents de référence. a bonne application du Plan d'assurance Qualité est attestée par le maître d'ouvrage ou son représentant. e maître d'ouvrage peut décider de supprimer ce contrôle si l'entreprise est titulaire d'une Certification Assurance Qualité qu'il juge suffisante. Conditions sur l action sismique e mouvement sismique de calcul est défini conformément à la NF P06-013 et déterminé par les paramètres suivants : accélération nominale an est prise égale à 1,0 m/s² pour la zone de sismicité Ia, à 1,5 m/s² pour la zone Ib et à 2,5 m/s² pour la zone II. e spectre de dimensionnement normalisé est pris égale à 2,5, ce qui correspond au spectre le plus défavorable et ce quelque soit le profil de sol pour les sites S0 à S3 es coefficients liés à la topographie et à l amortissement sont pris égaux à 1. 4. Dimensionnement (méthode simplifiée) a méthode simplifiée du présent DTA consiste à vérifier 13 conditions (clauses) pour valider le dimensionnement des murs de contreventement et à donner les spécifications liées aux fondations. Dans la suite du document, les conditions énoncées dans le texte sont transcrites en formules mathématiques encadrés en rouge. 4.1 Conditions sur la géométrie de la maison et les murs de contreventement es clauses 1) à 6) : vérification de la géométrie de la maison. es clauses 7) à 10) : vérification de la disposition des murs de contreventement. es clauses 11) et 12) : vérification de la résistance mécanique des murs de contreventement, disposés conformément selon les clauses précédentes, à l action sismique et à la descente de charge. a clause 13) : vérification des longueurs moyenne de contreventement et dispositions à prendre au niveau des armatures de chaînages. 4 16/10-602
1) Si la maison présente des retraits en élévation, les inégalités suivantes doivent être vérifiées : 6) es parties en retrait par rapport à la forme rectangulaire en plan ne doivent pas avoir une dimension supérieure à 15 % de la surface de la forme rectangulaire. 1 1 2 ET 0,10 2 2 3 0,10 Un sous-sol est à considérer comme un niveau ordinaire 2) Dimension a et b des trémies, parallèles respectivement à x & y. x : dimension du bâtiment // a, y : dimension du bâtiment // b, a min (0,5x, 4m) b min (0,5y, 4m) 3) Des murs de contreventement doivent être disposés selon deux directions orthogonales. Figure 4 imitation des surfaces en retrait 7) Il est nécessaire d'avoir dans au moins une direction, deux murs parallèles situés en façade ayant une longueur supérieure ou égale à 30 % de la longueur de la maison dans la direction considérée. Figure 1 Présence de murs de contreventement selon deux directions orthogonales 4) a forme rectangulaire de la maison (débords de plancher compris) doit avoir une surface projetée inférieure ou égale à 200 m² pour le niveau RDC et 150 m 2 pour les les niveaux R+1 et R+2 Figure 5 Murs de longueur supérieure ou égale à 30 % de la longueur du bâtiment dans la direction considérée 8) e rapport des longueurs cumulées des murs de chaque direction doit être compris dans l'intervalle suivant X 0,80 1,25 Y Figure 2 Forme rectangulaire de la maison 5) 'élancement en plan de la maison (rapport entre les longueurs du plus grand et du plus petit côté en plan) ne doit pas être supérieur à 1,5. Figure 6 Rapport entre les longueurs cumulées des murs de chaque direction 9) a longueur cumulée des murs de contreventement en refend ne doit pas être supérieure ou égale à 15 % de la longueur totale des murs de contreventement. Figure 3 imitation de l'élancement 16/10-602 5
e pourcentage p a,min est fonction à la fois de la zone de sismicité, de la classe de sol et du nombre de niveaux, de la résistance et de l'épaisseur des blocs. es valeurs de p a,min peuvent être utilisées sans modification pour des résistances et des épaisseurs supérieures. Un sous-sol est à considérer comme un étage ordinaire. C'est-à-dire qu'une maison de plain-pied avec sous-sol devra être considérée comme un R+1. Par contre, un comble aménageable n'est pas considéré comme un niveau. Par conséquent, une maison avec un étage et un comble aménageable sera de type R+1 s'il n'y a pas de sous-sol et sinon comme un R+2. Mvn (kg/m 3 ) 350 et 400 famille 1 R c (MPa) 3 Epaisseur (cm) 25 à 30 cm p a,min (%) Zone de sismicité zone Ia zone Ib zone II R+0 1,2 1,6 2,6 Figure 7 imitation à 15 % de la longueur des murs de refend par rapport à la longueur totale des murs de contreventement 10) e pourcentage de murs dans chaque direction, et situés de part et d'autre d'une ligne parallèle à la direction considérée passant par le centre de gravité du plancher, doit être compris entre 30 et 70 % pour une direction et entre 45 et 55 % pour l'autre direction. R+1* 1,8 2,4 4,2 R+2* (a) (a) (a) Mvn (kg/m 3 ) 350 et 400 famille 1 R c (MPa) 3 Epaisseur (cm) 36,5 à 50 cm p a,min (%) Zone de sismicité zone Ia zone Ib zone II R+0 1,2 1,3 2,1 R+1* 1,7 2,1 3,4 R+2* 3,2 4,0 (a) Mvn (kg/m 3 ) 450 à 500 famille 2 R c (MPa) 4 Epaisseur (cm) 20 cm à 30 cm p a,min (%) Zone de sismicité zone Ia zone Ib zone II R+0 1,2 1,3 2,1 R+1* 1,7 2,0 3,2 R+2* 2,6 3,4 (a) Mvn (kg/m 3 ) 450 à 500 famille 2 R c (Mpa) 4 Epaisseur (cm) 36,5 à 50 cm p a,min (%) Zone de sismicité zone Ia zone Ib zone II R+0 1,2 1,3 2,1 R+1* 1,7 2,0 3,1 R+2* 2,3 2,6 5,5 Figure 8 imitation de l'écart dans la répartition des murs 11) e pourcentage p a correspondant à la surface au sol des murs de contreventement par rapport à la surface totale du plancher doit être supérieur ou égal au pourcentage minimum p a,min indiqué dans les tableaux suivants et ce pour chacune des deux directions principales. (a) la méthode simplifiée du présent DTA ne permet pas de valider cette configuration, le calcul doit être fait conformément selon l eurocode 8 et son complément national. A noter qu il s agit d une méthode forfaitaire et par conséquent sécuritaire, ainsi toutes les valeurs des tableaux ci-dessus peuvent être recalculées et optimisées. 6 16/10-602
12) a surface de plancher Sp reposant sur chacun des murs de contreventement (descente de charges) doit être inférieure ou égale à la surface Sp,max indiquée dans les tableaux suivants. a surface Sp,max dépend de la longueur du mur, du nombre de niveaux et du type de mur (mur de façade ou refend). Attention, seuls les murs de contreventement sont à prendre en compte pour la descente de charges. Murs de façade S p,max (m 2 ) l (m) 5,00 4,75 4,50 4,25 4,00 3,75 3,50 3,25 R+0 73 66 59 51 43 36 30 24 R+1 30 27 26 23 20 17 15 13 R+2 25 23 22 19 17 15 13 12 S p,max (m 2 ) l (m) 3,00 2,75 2,50 2,25 2,00 1,75 1,50 1,25 1,00 R+0 20 17 16 15 15 15 15 15 15 R+1 12 11 11 11 11 11 11 10 10 R+2 11 10 10 10 10 10 10 10 9 Figure 9 : Semelles filantes - Cas du dallage sur terre-plein On peut se dispenser de réaliser ce chaînage lorsque celui du plancher sur vide sanitaire est situé au plus à 1,20 m au-dessus du niveau d'assise des fondations (figure 10). Murs de refend S p,max (m 2 ) l (m) 5,00 4,75 4,50 4,25 4,00 3,75 3,50 3,25 R+0 100 99 91 82 73 65 58 51 R+1 52 48 45 41 37 34 31 28 R+2 47 43 40 37 33 30 28 26 S p,max (m 2 ) l (m) 3,00 2,75 2,50 2,25 2,00 1,75 1,50 1,25 1,00 R+0 45 41 37 34 32 30 28 26 23 R+1 26 24 23 21 20 19 17 16 14 R+2 24 22 21 19 18 17 16 14 12 13) a longueur moyenne des murs de contreventement dans chacune des directions principales doit être au moins de 1,5 m, sauf dans le cas où le type de bâtiment (R+0, R+1 ou R+2) est suivi par *, alors la longueur moyenne doit être au moins de 2 m. orsque la longueur moyenne des murs de contreventement doit être de 2 m au minimum, les chaînages horizontaux et verticaux doivent être constitués de 4HA12 ou 3HA14 (armatures longitudinales). Sinon, ils devront être constitués de 4HA10 ou 3HA12. Il convient de prévoir des cadres de 5mm au minimum et espacés de 150 mm au maximum autour des armatures longitudinales. Figure 10 : Semelles filantes - Cas du plancher sur vide sanitaire es semelles isolées sous points d'appuis ponctuels doivent être reliées entre elles et aux chaînages sous murs par des longrines en béton armé, disposées dans deux directions perpendiculaires, dont les armatures longitudinales et transversales, doivent être identiques à celles prévues ci-avant dans le cas des semelles filantes (figure 11). 4.2 Fondations 4.21 1 iaisons horizontales Dans le cas des semelles filantes, celles-ci doivent former un réseau maillé et continu. Un chaînage doit être prévu au niveau des fondations, chaînage comportant au moins deux lits de deux armatures longitudinales en acier à haute adhérence de nuance Fe E 500 et de diamètre 10 mm en zones Ia/Ib et 12 mm en zone II. 'espacement de deux armatures ne doit pas excéder 20 cm. Des cadres transversaux doivent être disposés à un espacement au plus égal à la hauteur du chaînage sans excéder 25 cm (figure 9). Figure 11 : Semelles isolées reliées par longrines 16/10-602 7
Dans le cas de maisons avec dallage sur terre-plein, lié aux murs et aux points d'appuis ponctuels, il est admis de ne pas réaliser le réseau de longrines visé ci-avant, sous réserve d'incorporer les armatures des longrines, ou des armatures de charge maximale (ou section) équivalente, dans le béton du dallage. 4.22 iaisons entre les fondations et la structure Des liaisons doivent être réalisées entre les éléments de fondation et la structure. es armatures des chaînages verticaux ou des poteaux en béton armé doivent être descendues jusqu'en face inférieure des fondations et ancrées totalement au-dessous de l'axe de chaînage horizontal le plus bas. es ancrages ponctuels des structures doivent avoir une section minimale conforme à la clause 13) du chapitre 4.1 précédent, soit au moins 3 cm² ou 4,5 cm² selon les cas, en acier à haute adhérence de nuance Fe E 500 (figure 12). Essais réalisés sur blocs de béton cellulaire YTONG de 20cm d épaisseur. Ces essais ont donné lieu au Rapport d'étude N ER 553 99 0518 du CSTB concernant l'étude des maçonneries en béton cellulaire chargées dans leur plan sous l'effet d'actions cycliques alternées (séisme), ainsi qu au Cahier du CSTB 3492 de décembre 2003. C. Références 'absence de remplissage des joints verticaux entre les blocs de béton cellulaire est déjà autorisée, hors zone sismique, dans le cadre de l'application du DTU 20.1. Cette technique bénéficie donc à ce titre d'un long retour d'expérience en France garantissant sa faisabilité. Figure 12 Section d'armatures des semelles isolées es ancrages linéaires des structures doivent avoir une section minimale par mètre linéaire de 0,6 cm² en zones Ia/Ib et 0,9 cm² en zone II, en acier à haute adhérence de nuance Fe E 500 (figure 13). Figure 13 Section d'armatures des semelles filantes 4.23 Coupure de capillarité orsqu'une coupure de capillarité est prévue, elle doit être constituée par une chape de mortier de ciment, richement dosé et hydrofugé. 5. Mise en œuvre a mise en œuvre s'effectue conformément aux prescriptions du DTU 20.1. B. Résultats expérimentaux Des essais ont été réalisés dans les laboratoires du CSTB en 2002. Ces essais ont été réalisés avec différents types de blocs de béton cellulaire, avec joints verticaux remplis ou non remplis et de manière statique et alternée. 8 16/10-602
Figures du Dossier Technique ANNEXE AU DOSSIER TECHNIQUE : Exemples de blocs de béton cellulaire YTONG 350 / 400 et 450 / 500 - Epaisseur de 20 cm à 50 cm 16/10-602 9