RETOURS - Réunions d harmonisation des évaluateurs de la section Santé Humaine NF EN ISO 15189

Documents pareils
Accréditation des laboratoires de ais

LA VERSION ELECTRONIQUE FAIT FOI

Mise en œuvre de l accréditation dans un laboratoire de biologie médicale privé

La métrologie au laboratoire. vigitemp 10. centrale de surveillance et de traçabilité vigitemp kit de cartographie vigicart

Sommaire des documents de la base documentaire v /11/2013

Acquisition. d une centrale de surveillance des températures CAHIER DES CHARGES. Maître de l'ouvrage :

CERTIFICATION CERTIPHYTO

Audit interne. Audit interne

REF01 Référentiel de labellisation des laboratoires de recherche_v3

Conditions Générales d Intervention du CSTB pour la délivrance d une HOMOLOGATION COUVERTURE

Audit COFRAC sur site : un examen détaillé pour la réussite de votre accréditation!

La gestion documentaire les bases d'un système de management de la qualité

DIAGNOSTIQUEUR IMMOBILIER

Marquage CE des Granulats

METIERS DE L INFORMATIQUE

POLITIQUE ET LIGNES DIRECTRICES EN MATIERE DE TRACABILITE DES RESULTATS DE MESURE

MANUEL ASSURANCE QUALITE MANUEL QUALITE CENTRE DE BIOLOGIE DU LANGUEDOC

L agrément des entreprises pour le conseil indépendant à l utilisation de produits phytopharmaceutiques. Ordre du jour

NOUVEAU COMPATIBLE COFRAC. Validez la conformité de vos échantillons en un seul geste. Le tube témoin enregistreur de température

La version électronique fait foi

Politique de Certification Pour les Certificats de classe 0 et 4 émis par l autorité de certification Notaires PUBLIÉ

GUIDE sur le bon usage

CONTRAT DE SOUSCRIPTION «ALERTES par SMS ou » Compléter les zones grisées, signer et renvoyer à l adresse suivante :

REFERENTIEL DE CERTIFICATION

Règlement de la Consultation

Comment créer et administrer une campagne?

Un projet multi-établissements de territoire en Franche-Comté

Certification de Systèmes de Management Recertification

Mise à disposition d un outil CRM aux MOAR pour soutenir le déploiement des SIS. Vendredi 13 janvier 2012

Manuel qualité du laboratoire

2 ASIP Santé/DSSIS : Guide Pratique - Règles de sauvegarde des Systèmes d Information de Santé (SIS) Juillet 2014 V0.3

Rapport d'audit étape 2

Cegid OPEN SECURITE PREMIUM

BANC D ETALONNAGE EN TEMPERATURE

COMPTABILITE SAGE LIGNE 30

ACCREDITATION CERTIFICATE. N rév. 1. Satisfait aux exigences de la norme NF EN ISO/CEI : 2005 Fulfils the requirements of the standard

Catalogue de services standard Référence : CAT-SERVICES-2010-A

Archivage électronique - Règle technique d exigences et de mesures pour la certification des PSDC

Les clauses «sécurité» d'un contrat SaaS

ATTESTATION D ACCREDITATION. N rév. 2

Pôle Performance Industrielle Durable. Page 1 Rencontre SEE Le 20/05/2014 Lille. Innover

Sensibilisation des opérateurs à l hygiène des aliments

Règlement financier et de Gestion de la F.F.S.B.

RAPPORT D AUDIT INTERNE

Liège, le 29 juillet APPEL INTERNE et EXTERNE AUX CANDIDATURES N

Conditions générales d intervention du CSTB pour la délivrance des certificats de marquage CE

Connaître les Menaces d Insécurité du Système d Information

LA VERSION ELECTRONIQUE FAIT FOI

Lettre d information. Octobre 2014

SIMULER ET CONCEVOIR LE TRAVAIL FUTUR

Partager l expérience de l ASECNA dans la mise en œuvre du SMS et du SMQ :

Manuel Management Qualité ISO 9001 V2000. Réf Indice 13 Pages : 13

GUIDE POUR LA MISE SUR LE MARCHÉ DE DISPOSITIFS MÉDICAUX SUR MESURE APPLIQUE AU SECTEUR DENTAIRE

COMPTABILITE SAGE LIGNE 100

Le contrat SID-Services

HARMONISEZ VOTRE. Insidjam ERP

PLATEFORME DE GESTION INTEGREE DES RELATIONS PRESSE DE L INRA CAHIER DES CHARGES

PROCEDURE SAGE (immo 1000) logiciel de gestion des immobilisations

ACCOMPAGNEMENT A LA CERTIFICATION ISO 9001 DE L AGENCE POUR LA RECHERCHE ET L INNOVATION EN CHAMPAGNE-ARDENNE - CARINNA

Pour le Développement d une Relation Durable avec nos Clients

DEMANDE D INFORMATION RFI (Request for information)

Organisme Notifié N 1826 REFERENTIEL POUR LA CERTIFICATION DE CONFORMITE CE DES PLOTS RETROREFLECHISSANTS

L Assurance Qualité DOSSIER L ASSURANCE QUALITE

L analyse de risques avec MEHARI

Manuel Qualité. Satisfaire durablement et efficacement nos clients

REGLEMENT DE LA CONSULTATION

L audit en bactériologie clinique : du concept à la réalisation

RÈGLEMENT TÉLÉSURVEILLANCE SERVICE DE TÉLÉSURVEILLANCE. Edition (novembre 2008)

Règles de certification

Utilisation de l outil lié à MBKSTR 9

Unité de Recherche Clinique St Louis - Lariboisière Fernand Widal Le 03 Février 2012

Cahier des Clauses Techniques Particulières

Bio-Rad Laboratories CONTRÔLE DE QUALITÉ. Le logiciel de Bio-Rad pour une gestion experte du contrôle de qualité

REFERENTIEL DE CERTIFICATION DE CONFORMITE CE DES DISPOSITIFS DE RETENUE

Qualité Sécurité Environnement

Agrément des hébergeurs de données de santé. 1 Questions fréquentes

Systèmes et réseaux d information et de communication

CONTRAT DE MAINTENANCE INTERcom

REGLEMENT DE CONSULTATION

CONDITIONS GENERALES DE VENTE

SOMMAIRE. Bureau Veritas Certification FranceGP01 Certification de systèmes de management docx Page 2/21

CIMAIL SOLUTION: EASYFOLDER SAE

HACCP Évolutions réglementaires et normatives

Règlement de la Consultation

Liège, le 23 avril APPEL INTERNE et EXTERNE AUX CANDIDATURES N 2015/073

MARCHE N MARCHE A PROCEDURE ADAPTEE RELATIF AU NETTOYAGE DU GYMNASE D AMBLAINVILLE CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES CCTP

LIVRET SERVICE. Portail Déclaratif Etafi.fr

MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC

Demande d attestation de capacité sur Guide de prise en main

Qualité. Sécurité Alimentaire

MANAGEMENT PAR LA QUALITE ET TIC

PROGRAMME DE FORMATION

CONVENTION-TYPE. le Groupement d intérêt public «Agence nationale de la recherche» (ci-après l ANR), situé 1 rue Descartes, Paris (75005) ;

Classification : Non sensible public 2 / 22

CONTRAT DE MAINTENANCE INFORMATIQUE MISE A JOUR SITE INTERNET

Introduction à l ISO/IEC 17025:2005

intégration tri ogique Démarches Processus au service des enjeux de la Santé

PLATEFORME MÉTIER DÉDIÉE À LA PERFORMANCE DES INSTALLATIONS DE PRODUCTION

Transcription:

RETOURS - Réunions d harmonisation des évaluateurs de la section Santé Humaine 2014 - NF EN ISO 15189

Objectifs Renforcer la maîtrise du référentiel d accréditation des évaluateurs, notamment dans le cadre de la transition à la norme NF EN ISO 15189:2012, pour leur permettre de participer efficacement à l évaluation des laboratoires de biologie médicale Harmoniser les pratiques d évaluation des évaluateurs, dans une démarche de progrès 2

Attention particulière Communication adaptée vis-à-vis du LBM Coopération au sein de l équipe d évaluation Transparence dans la démarche (annonce des écarts au fil de l eau, ) Cohérence entre la formalisation du constat d écart et sa criticité Cohérence entre les conclusions formulées en réunion de clôture (et reprises dans le rapport) et les écarts relevés, notamment en cas d écarts critiques Information à l issue de l évaluation sur ce qui est attendu par rapport à l analyse de l étendue de l écart (multisites), aux plans d action, à l impact de l envoi de documents ou non (écart critique) sur la suite du processus, etc 3

Bilan statistique Etude réalisée pour les 3458 écarts (en 2013) relevés sur 308 évaluations réalisées selon la norme NF EN ISO 15189 v 2007 & SH REF 02 Total Critique Qualité 31% (30 %)* (34%)** Technique 69% (70 %)* (66 %)** 3% (2%)* (6 %)** 8% (10%)* (12%)** * : 2012 **: 2011 4

Après passage en commission : ~ 0,4% des fiches ont été requalifiées (non-critiques critiques) ~ 0,14% des fiches ont été annulées sécurité : locaux, réglementation ADR ; fiches hors périmètre 5

Bilan des écarts : répartition selon les exigences relatives au management 4.14 11% 4.15 6% 4.1 8% 4.2 2% 4.13 9% 4.12 2% 4.3 22% 4.10 3% 4.9 5% 4.8 1% 4.7 1% 4.6 10% 4.5 10% 4.4 10% 6

Bilan des écarts : répartition selon les exigences techniques 5.7 1% 5.8 12% 5.1 20% Formation, Habilitation 5.6 20% Métrologie 5.2 3% Informatique 5.5 8% 5.4 16% 5.3 20% Métrologie 7

Cas pratiques Pour 12 descriptions de situation présentées, l exercice consistait à faire se prononcer l évaluateur sur : La présence ou l absence d un écart ; Dans le cas d un écart, sa criticité. Objectifs : Permettre la discussion autour des problématiques soulevées, en vue d une meilleure harmonisation des pratiques d évaluation ; Améliorer le rendu de la situation constatée (rapport d évaluation) ; Permettre aux évaluateurs de dégager des pistes d amélioration. 8

Cas pratiques thèmes abordés Personnel (exercice des biologistes médicaux) Phase pré-analytique (qualification du matériel utilisé, prétraitement des échantillons, recueil des renseignements cliniques, revue des prescriptions) CIQ (stratégie de passage, analyse des tendances, calcul des incertitudes de mesure) Phase post-analytique (validation et diffusion des résultats, sous-traitance) Gestion de portée flexible Audits internes Gestion des non-conformités 9

NF EN ISO 15189 v2012 et plan de transition Une période transitoire a été définie au niveau international, par une résolution d ILAC fin de validité d une accréditation selon la version 2007 : 1 er mars 2016 Date limite de réalisation des évaluations de «passage» en version 2012 : 31 octobre 2015 Les évaluations de surveillance/renouvellement selon la version 2012 ont débuté au 1 er janvier 2014 Toute demande d accréditation initiale est formulée au regard de la version 2012 10

NF EN ISO 15189 v2012 et plan de transition (2) Laboratoires évalués selon version 2012 Écarts (critiques) relevés en lien avec les exigences spécifiques de la version 2012 Maintien de l accréditation sur la version 2007 (sous réserve que les exigences de cette dernière soient respectées) 31 octobre 2015 : laboratoire non évalué selon la version 2012 1er mars 2016 : laboratoire évalué selon la version 2012, mais ne pouvant apporter la preuve de la maîtrise de la situation des écarts critiques accréditation suspendue au 1er mars 2016 11

La version 2012 de l ISO 15189 Les changements entre les deux versions de la norme NF EN ISO 15189 ne sont pas majeurs : amélioration / clarification des exigences certains points ont été déplacés dans différents chapitres Exs : Exigences V 2007 V 2012 acceptation du matériel avant utilisation maîtrise du système informatique 4.6 5.3 5.3 5.10 12

Pour mémoire SH INF 21 «Résumé des principales différences entre les versions 2007 et 2012 de la norme NF EN ISO 15189» Cohabitation durant la période transitoire de certains documents : SH FORM 00, SH REF 02 13

ÉVOLUTION DU SH INF 50 REV01 1. Extensions limitées à : 1. Un nouveau site du LBM 2. Une nouvelle LP (même si LP déjà accréditée sur un autre site) 2. Ligne de portée générique non modifiable (sauf flexibilité A/B) 3. Flexibilité accrue (compétence reconnue plus importante) + d Ajouts 14

ÉVOLUTION DU SH REF 05 REV05 1. Possibilité d échantillonnage dès l initial Toutes les familles sont évaluées A minima 25 % des sites dans le champ de l accréditation sont évalués A minima 2 sites sont évalués pour un LBM multisites 2. Renforcement de l étape de recevabilité opérationnelle (expertise) Nombre de dossiers expertisés (matrice, automates, méthodes,..) Procédures supplémentaires ( CIQ & EEQ, habilitation du personnel (portée B), ) 3. Traitement des écarts étendu à l ensemble des sites 15

CONSÉQUENCES SUR LES ÉVALUATIONS SUR SITE OBJECTIFS : Vérifier au maximum l harmonisation du système en terme de dispositions et d application sur les sites évalués et non évalués. Retranscrire l ensemble de ces informations dans le rapport d évaluation. Par échantillonnage, vérifier les dossiers de validation/vérification et la prise en compte des commentaires suite à expertise, en ciblant : Les sites non évalués (initial, surveillance et renouvellement), Les ajouts (matrice, famille d analytes, méthode) effectués entre deux évaluations (surveillance, renouvellement) Les changements d automates & de techniques (initial, surveillance et renouvellement) Réaliser des traçabilités notamment en lien avec les sites non évalués (rapport d Audit, Non Conformités, technique, suivi de température centralisé, CR, dossiers du personnel/habilitation ) 16

EN ÉVALUATION Prendre des informations sur les sites évalués ou non : EEQ, Activités du LBM Réaliser le solde des écarts (même pour des sites non évalués si possible) Etendre les conclusions de l évaluation de façon systématique à l ensemble des sites Etudier avec attention les plans d action (étendue d écart prenant en compte tous les sites, actions mises en place) => RAPPEL : effectuer a minima un échange avec le LBM sur la pertinence du plan d actions si non adapté, dans la mesure où celui-ci a renvoyé ces plans d actions avant les 15 jrs suivant l évaluation. 17

EN CONCLUSION Pour les laboratoires : Cofrac : Flexibilité accrue => échéance 2016, Durée d évaluation réduite, moins de sites évalués Recevabilité opérationnelle renforcée Durées d expertise et d évaluation adaptées Etendue des écarts élargie avec des plans d actions adaptés => Garantie de l accréditation maintenue 18

Focus sur certaines exigences 19

Corrélation entre méthodes Si plusieurs automates sont utilisés, la corrélation doit se faire pour chacun d entre eux. 20

Analyse quantitative ou qualitative? Certains examens donnent un résultat qualitatif, mais la technique comporte des données quantitatives. Le choix du SH FORM 43 (ou équivalent du LBM) est à privilégier dès que le LBM exploite ces données quantitatives (fidélité, zone grise...). L utilisation du SH FORM 44 ne constitue pas un écart si les données de validation/ vérification sont complètes. 21

Raccordement Equipement Définition grandeurs IMPACT? OUI RACCORDEMENT AU SI NON Pas de raccordement PRECISION DU RACCORDEMENT? POSSIBILITE DU RACCORDEMENT? OUI Prestataire accrédité ou Méthode réalisée soit au LBM soit dans l organisme évaluée selon 17025 (Cf. SH REF 02) NON A défaut, Contrôle métrologique par Méthode interne, Méthode d un fournisseur sélectionné et évalué 22

Suivi permet de confirmer l absence d impact. Equipement, Locaux Définition grandeurs IMPACT? NON SUIVI RACCORDEMENT AU SI SUIVI matériel étalonné, fréquence et niveaux établis en fonction des risques spécifiques du LBM, responsabilités définies. 23

Cas des centrifugeuses voir NOTE présentant, en date du 1 er août 2014, des recommandations concernant la surveillance des centrifugeuses 24

Evaluation du SI Evaluer les moyens mis en œuvre : Définition des responsabilités (internes ou externes, clause de confidentialité, moyens d intervention, ) Définition des dispositions relatives à : la sauvegarde / l archivage et la «récupération» des données la maintenance des «appareils» / réactovigilance la validation de chaque élément (vérification initiale, fréquence, modalités, ) l impact de la modification du paramétrage l existence d un processus dégradé la sélection et évaluation des fournisseurs (hébergeurs ), contrats, services supports la gestion de la documentation technique la définition de cahiers des charges Et fréquence d application de ces dispositions 25

Etapes de validation d un outil informatique Définition de l objectif de la validation : paramétrage d examens, de niveau décisionnel, de delta check, transfert de données, transformation de signal, calculs, sauvegardes et archivages Moyens mis en œuvre Critères et niveaux définis et adaptés, enregistrements disponibles Date et responsabilité de la validation 26

Validation initiale et continue S il n est pas possible de comparer deux systèmes simultanément, une période probatoire est définie, avec possibilité de restauration du système initial. Appréhender les modifications impactant la chaine de transfert. La vérification continue atteste de l absence de dérive 27

Locaux: Environnement Protection des accès aux ordinateurs Mots de passe, droits des utilisateurs, déconnexion automatique Hébergeurs de données (agrément ASIP 2016) Sites: Cohérence du système informatique entre les sites (comptes rendus, non conformités, stocks ) 28

Points sensibles Les interfaces entre bases de données (impliquées dans le transfert de données) Les codes barres (redondance dans le temps, gestion des aliquots) Validation des tableurs Excel Vérifications de la fonctionnalité des sauvegardes Formats des comptes rendus 29