Données structurelles : Données conjoncturelles (d évolution) : Quatre variables supplémentaires ont été associées :

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Transcription:

Données mobilisées pour l analyse en composante principale et la typologie des Les données mobilisées sont issues du recensement de la population homogénéisé pour l année (disponible au démarrage de l étude) à l exception du taux de logements HLM, issu de l enquête sur le parc locatif social au 1 er janvier 2010 (EPLS) Données structurelles : Densité Part des ayant 2 voitures % de résidences % de logements construits avant 1949 % de logements collectifs % de propriétaires upants % de locataires privés % de locataires HLM Taux d emploi en 2008 (DGFiP) % upants de + 10 ans % de population de 75 ans et plus Données conjoncturelles (d évolution) : Evolution population du au Solde Migratoire 1990-1999- Quatre variables supplémentaires ont été associées : % de logements vacants % d actifs Bourgogne % d agriculteurs au sein de la population active upée % de cadres au sein de la population actives upée Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 20

TYPOLOGIE DES COMMUNES L objectif d une typologie des est de s affranchir des limites administratives et de proposer une autre lecture du territoire afin par la suite de mieux cerner la réalité des besoins en logement. La typologie des a été réalisée à partir de la méthode de l analyse en composante principale puis d une typologie. Cette méthode a pour intérêt : - De mobiliser un grand nombre d indicateurs, d en vérifier leur corrélation et de déterminer ceux qui sont les plus discriminants, - De positionner les en fonction de la combinaison des éléments étudiés. Plus simplement, les dont le profil est homogène sont regroupées, selon des critères de développement démographique, économique de et de structure de l offre de logement. Parmi l ensemble des données statistiques disponibles, ont été privilégiées les variables structurelles et conjoncturelles ayant les plus fortes capacités de différenciation entre les. Parmi l ensemble des facteurs qui interviennent dans la répartition des entre les groupes, quatre sont prépondérants : Les différences de dynamiques de, particulièrement dans les secteurs où les sont les plus motorisés. La diversité de l offre de logement (présence de logements locatifs sociaux ou privés) et la densité qui conditionnent la sociologie des et différencient les pôles urbains des secteurs périurbains. Le poids des résidences et du parc de logements le plus ancien, construit avant 1949, Enfin la jeunesse ou le degré de vieillissement des territoires donne également le ton pour certains groupes. La description des groupes qui est présentée ci-après met en lumière les caractéristiques de chacun des groupes et donc des qui le composent dans leur ensemble. Une commune, appartenant à un groupe, peut ne pas avoir toutes les caractéristiques du groupe, mais en avoir les principales. Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 21

Carte 14 : / 2 grandes villes Carte 15 : / les autres villes centres (groupe 2) Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 22

Les deux grandes villes de l Yonne (groupe 1) Les villes de Sens et d Auxerre ont un profil similaire sur le plan structurel tant du point de vue de la démographie, de l emploi que du parc de logements : - elles accueillent de petits (taille proche de 2) plutôt âgés (le rapport entre les moins de 20 ans et les plus de 60 ans est inférieur à 1), - elles constituent des pôles d emploi importants, - elles proposent un parc de logements diversifiés avec plus de 30% de logements HLM. Du point de vue conjoncturel, ces deux ont connu une perte de population liée en grande partie à un déficit (nombre de départs supérieurs au nombre d arrivées) depuis 1990. Elles se différencient par contre sur trois éléments : - les niveaux de revenus de leurs habitants, ceux de Sens sont plus modestes et plus touchés par le chômage que ceux d Auxerre, - leur dynamique de, le rythme a été beaucoup plus rapide sur la commune de Sens - la part des actifs, en lien avec les relations fortes de la commune de Sens à l Ile de France (liaison ferrée reliant Sens à Paris en 1 heure). Premiers enjeux : augmentation et maintien du niveau de pour relancer les dynamiques démographiques et attirer des familles avec enfants. Auxerre 1 37 218 745-0,25-0,59 3,57 1,97 0,95 16 715 1,8 3 22 29 2 32 Sens 1 25 844 1179-0,13-0,49 5,10 2,06 0,90 15 420 1,7 12 20 30 1 32 Les autres villes centres (groupe 2) Un deuxième groupe identifie 5 autres, qui peuvent également être qualifiées de villes centres, même si leur poids de population est inférieur à celui des deux principales villes de l Yonne. Ces villes peuvent être caractérisées comme des pôles urbains car : - elles sont relativement denses, - elles constituent des pôles d emplois avec un rapport entre le nombre d emploi au lieu de travail et le nombre d actifs upés sur le même territoire proche de 2 (l équilibre se situant à 1). - elles proposent comme Auxerre et Sens un parc de logements diversifié avec plus de 30% de logements sociaux en moyenne. - mais la vacance y est particulièrement présente. A l image de Sens et d Auxerre, ces ont perdu des habitants depuis le début des années 1990 en lien avec un fort déficit (-0.76% par an en moyenne). Elles accueillent également une population plutôt âgée, mais plus familiale et plus modeste, les niveaux de revenus sont parmi les plus faibles à l échelle du département. Premiers enjeux : retrouver une attractivité diversifier l offre de logements vers le haut. par rapport à leur périphérie directe et Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 23 Groupe 2 5 35 612 201-0,53-0,76 1,90 2,23 0,99 14 384 1,9 4 23 39 3 32

Carte 16 : / les relais (groupe 3) Carte 17 : / périurbain résidentiel très attractif (groupe 4) Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 24

Les relais (groupe 3) Ces, au nombre de 30, sont des pôles d emploi avec 1,2 emploi pour un actif upé et qui ont vu leurs nombres d emplois augmenter entre 1999 et. Dans l ensemble, elles présentent un profil encore industriel (28% des emplois, 34% d ouvriers parmi les actifs) et les revenus des sont dans la médiane de l Yonne. Les apports s compensent presque le déficit naturel, aussi la population tend à se stabiliser. Mais cette population est de moins en moins jeune. Le parc de logements est plutôt équilibré dans ses statuts, l offre locative est bien représentée, notamment dans sa part publique. Premiers enjeux : poursuivre le développement du parc en veillant à maintenir la diversité de l offre de logements. Groupe 3 30 55 660 82 0,16 0,51 3,75 2,23 0,81 17 182 1,2 11 34 45 8 15 Le périurbain résidentiel très attractif (groupe 4) Ce sont des de 5 à 600 habitants dans l ensemble, que l on retrouve notamment dans la périphérie des agglomérations d Auxerre et de Sens. Résidentielles elles offrent peu d emplois mais elles accueillent des familiaux parmi les plus aisés, qui pour nombre d entre eux dans le Sénonais travaillent en Ile de France. Toutefois, l emploi progresse, en lien direct avec la dynamique démographique. Aussi le taux de motorisation y est élevé. Le parc de logements est en plein développement, ce sont ces qui ont connu les taux de les plus élevés du département, l habitat individuel domine ainsi que les propriétaires upants. Si l ancienneté du parc est relativement proche de la moyenne départementale, la vacance apparaît limitée. L offre locative y est faible, et symbolique pour ce qui est du parc locatif social. Premiers enjeux : diversifier la production de logements, développer l offre locative (réflexion sur les documents d urbanisme). Des coûts de transports induits importants pour les et des modes de déplacements essentiellement routiers. Quelle complémentarité aux villes centres et pôles relais? Groupe 4 71 47 549 59 1,13 0,90 6,96 2,56 1,37 19 639 0,3 14 56 43 11 2 Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 25

Carte 18 : / périurbain résidentiel intermédiaire attractif (groupe 5) Carte 19 : / périphérie large (groupe 6) Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 26

Le périurbain résidentiel intermédiaire attractif (groupe 5) Ce sont des de taille équivalente à celles du groupe de précédent, qui se trouvent souvent dans le prolongement des précédentes et dans la périphérie des villes principales du département. Elles présentent un profil proche mais avec un caractère résidentiel un peu moins affirmé, l emploi industriel y est un peu plus présent, des familiaux aux revenus légèrement inférieurs, habitant dans un parc se développant un peu moins rapidement, où dominent l habitat individuel, les propriétaires upants, le taux de motorisation des reste important. Elles présentent toutefois une offre locative un peu mieux représentée mais la part sociale reste très faible. Premiers enjeux : Quelle complémentarité avec le groupe 4 dans la réponse aux besoins? Une dynamique démographique à préserver. Groupe 5 82 60 402 51 0,71 0,68 4,83 2,39 1,05 18 806 0,6 10 46 48 12 4 Périphérie large connaissant une légère accélération des dynamiques depuis 1999 (groupe 6) Les de ce groupe ont connu une légère accélération de leurs dynamiques démographiques et socio-économiques depuis le début des années 2000. Cette progression est portée par des apports s qui ont permis d enrayer le déficit naturel, le nombre des naissances équilibrant désormais le nombre de décès. Ce sont des à caractère résidentiel, accueillant des familiaux à taux de motorisation élevé, dans un parc de logements individuels, dont les 2/3 ont été construits avant 1949. Les propriétaires upants dominent, l offre locative est faible et symbolique dans sa part sociale. La part des résidences est encore importante (22%) bien qu il y ait eu un nombre certain de transformations en résidences principales, alors que le niveau de neuve est resté limité. Premiers enjeux : Quelle réponse apportée par ces aux nouveaux habitants en terme d équipement et de services à la population? Groupe 6 124 40 212 22 0,93 1,03 3,94 2,40 1,00 18 210 0,4 11 48 68 22 1 Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 27

Carte 20 : / secteurs ruraux (groupe 7) Carte 21 : / secteurs ruraux moins dynamiques (groupe 8) Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 28

Secteurs ruraux (groupe 7) Les de ce groupe, présentes dans la moitié sud de l Yonne, de petite taille dans l ensemble, sont peu denses. Elles accueillent une population âgée, deux fois moins de jeunes de moins de 20 ans que de personnes âgées de 60 ans et +, et cela malgré des apports s significatifs, mais âgés, qui ne peuvent compenser un déficit naturel important. La taille des est plus faible qu ailleurs et les niveaux de revenus sont modestes inférieurs au référent départemental. Le parc de logements est ancien, près de 3 logements sur 4 datent d avant 1949, plus d un logement sur 4 est une résidence secondaire, un logement sur 10 est vacant et c est le groupe de où se retrouvent les situations d inconfort avec un taux de 5,3%, nettement supérieur au taux départemental de 3,4%. L offre locative avec 22% des résidences principales est plutôt bien représentée, de même que le segment social avec un taux de 5%. L emploi est présent avec un taux d emploi de 0,8 3, lié au tourisme, aux services à la personne. Premiers enjeux : La qualité de la réponse aux besoins locaux notamment des personnes les plus âgées. Quel lien entre le développement de l économie touristique et la réponse aux besoins en logement? Groupe 7 51 19 818 18 0,18 1,18 3,14 2,13 0,56 16 846 0,8 8 33 71 26 5 Secteurs ruraux moins dynamiques (groupe 8) Ce dernier groupe est composé de peu peuplées, près de la moitié d entre elles ont moins de 150 habitants. Leur densité est donc très faible. Elles sont dans leur majorité situées dans la moitié sud du département. Ce sont des résidentielles avec un emploi présent pour deux actifs résidants upés ; parmi ces emplois, plus d un sur 4 est dans le secteur de l agriculture. Leur population est stable, âgée, 15% a plus de 75 ans et si elle a légèrement progressé, ce sont des apports s qui ont permis de largement compenser un déficit naturel important. Les niveaux de revenus sont modestes. Le parc est composé de logements individuels, ancien, 4 logements sur 5 ont été construit avant 1949, 6% sont sans confort, plus d un logement sur trois est une résidence secondaire, Les propriétaires upants sont en majorité, l offre locative est limitée et symbolique pour sa part sociale. Premiers enjeux : Quelle réponse aux besoins en logement des plus âgés? Quel arbitrage entre terres agricoles et développement de l urbanisation? Groupe 8 90 19 103 12 0,25 1,08 2,40 2,18 0,57 16 748 0,5 11 39 78 36 1 3 Le taux d emploi est le rapport entre le nombre d emplois au lieu de travail et le nombre d actifs upés résidants Guy Taieb Conseil Plan Départemental de l Habitat de l Yonne décembre 2011 29