RACHIS et MALADIE de PARKINSON Dr Christine Guillet Consultation Rachis Service de Rééducation Hôpital Le Vésinet
RACHIS et MALADIE de PARKINSON Glossaire Rachis : colonne vertébrale Extrapyramidal : système en dehors de la voie principale de la motricité, dépendant de la dopamine cérébrale MP : maladie de Parkinson Cyphose : attitude voûtée Scoliose : déviation en S du dos de face
L équilibre global du rachis Un équilibre autour de 3 courbures Un équilibre économique Un équilibre adaptatif
La stabilité vertébrale mécanique Intrinsèque - passive La stabilité vertébrale intrinsèque est assurée par la structure des vertèbres et des disques intervertébraux et par de solides amarres fibreuses
La stabilité vertébrale mécanique Extrinsèque - active La stabilité extrinsèque du tronc est assurée principalement par : les muscles postérieurs du rachis qui s adaptent en permanence aux variations de posture, les muscles de l abdomen des muscles s insérant sur les vertèbres (psoas et diaphragme) les muscles fessiers
Contrôle Nerveux de la Posture Voie Pyramidale, à partir du Cortex commande volontaire Voie Extra-Pyramidale, à partir des Noyaux Gris Initiative et automatismes moteurs Connections avec le Cervelet Adaptation dans l espace et le temps Informations sensorielles (vue, équilibre, sens de position du corps)
Signes moteurs Akinésie Tremblement Hypertonie Signes non moteurs Maladie de Parkinson Vessie Tension artérielle Sudation, salivation Troubles du sommeil
Douleurs Déviations Symptômes rachidiens et maladie de Parkinson Handicap fonctionnel Non spécifiques de la MP Mais aggravés par la MP Et par des pathologies associées
Douleurs Déviations Symptômes rachidiens et maladie de Parkinson Handicap fonctionnel Non spécifiques de la MP Mais aggravés par la MP Et par des pathologies associées
Symptômes rachidiens et maladie de Parkinson Les Douleurs Du rachis lombaire ou cervical, le plus souvent mécaniques ou de type sciatique ou cruralgie Du bassin ou des côtes En rapport avec des lésions de vieillissement disco- vertébral Avec des compressions nerveuses Avec le déséquilibre lui-même
Douleurs Déviations Symptômes rachidiens et maladie de Parkinson Handicap fonctionnel Non spécifiques de la MP Mais aggravés par la MP Et par des pathologies associées
Les Déviations Symptômes rachidiens et maladie de Parkinson Décrites initialement par J.Parkinson Démembrées dans de très nombreuses études Déséquilibrantes : debout voire assis Progressives sur quelques mois Evolutives
Symptômes rachidiens et maladie de Parkinson Les Déviations Effondrement vers l avant en cyphose Au maximum camptocormie Mais aussi déséquilibre latéral : cypho-scoliose le plus souvent Apprécier leur réductibilité est essentiel : comment le patient se corrige t il?
Rachis et maladie de Parkinson
Rachis et maladie de Parkinson
Rachis et maladie de Parkinson Le déséquilibre antérieur amène progressivement l axe vertical du corps en avant du polygone de sustentation, augmente le travail des muscles postérieurs du tronc Il nécessite mécaniquement soit un appui antérieur soit un report de poids vers l arrière Il s auto-aggraveaggrave inéluctablement
Rachis et maladie de Parkinson Réductibilité de la déviation
Rachis et maladie de Parkinson Evaluation de la réductibilité
Rachis et maladie de Parkinson 30% à 60% des patients parkinsoniens ont une déviation rachidienne, selon les études Aucune corrélation avec - l âge - le stade évolutif de la maladie - le traitement - l existence de dyskinésies
Rachis et maladie de Parkinson Les troubles de la statique rachidienne sont plus fréquents chez l homme âgé avec une atteinte akinéto-hypertonique avec des signes axiaux importants : voix, déglutition et des signes non moteurs : tension, sudation, troubles urinaires Avec des antécédents rachidiens
Rachis et maladie de Parkinson Deux types de déviations rachidiennes Préexistantes à la MP Apparues à l âge adulte ou scolioses de l adolescence vieillissantes Associées à d importantes lésions disco-vertébrales A des douleurs sciatiques plus fréquentes Aggravées secondairement par l atteinte neurologique Souvent associées à des situations à risque lombaire
Rachis et maladie de Parkinson
Rachis et maladie de Parkinson Deux types de déviations rachidiennes Liées au trouble neurologique de faibles déformations vertébrales variables avec les périodes on-offoff parfois associées à des dystonies vraies du tronc avec moins de lésions dégénératives disco- vertébrales et moins de douleur
Rachis et maladie de Parkinson
Rachis et maladie de Parkinson Mécanismes des déviations du tronc 1 - Neuromusculaires Faillite musculaire Déséquilibre d activation des muscles du tronc Hypertonie voire dystonie axiale Trouble de la verticalité Association de ces 3 mécanismes
Rachis et maladie de Parkinson Mécanismes des déviations du tronc 2 - Ostéo-articulaires dégénératifs Déstabilisation intervertébrale Arthrose intervertébrale Ostéoporose avec tassements éventuels Atteintes discales
Facteurs aggravants accessibles Les maladies associées Dénutrition Atteintes musculaires : hypothyroïdie, carence vitamine D Affections rhumatologiques : l arthrose des articulations de membres inférieurs Les prescriptions associées Les symptômes non moteurs de la MP Dépression Confusion
Rachis et maladie de Parkinson Douleurs Déviations Handicap fonctionnel Non spécifiques de la MP Mais aggravés par la MP Et par des pathologies associées
Rachis et maladie de Parkinson Conséquences fonctionnelles Diminution du périmètre de marche Diminution de l autonomie pour les activités usuelles de la vie quotidienne Difficultés à conserver l horizontalité du regard Risque accru de chutes Voire instabilité en position assise
Rachis et maladie de Parkinson Possibilités thérapeutiques La rééducation kinésithérapique Le traitement orthopédique complet Rééducation Appareillage La chirurgie du rachis
Rachis et maladie de Parkinson Principes de prise en charge kinésithérapique -1- Progressivité, régularité +++ Respect de la fatigabilité et des fluctuations on/off Lutte contre les douleurs Prise de conscience des libertés articulaires et assouplissements, secteur thoracique secteur des épaules secteur des membres inférieurs
Rachis et maladie de Parkinson Principes de prise en charge kinésithérapique -2- Optimiser les capacités musculaires résiduelles notamment des chaines musculaires de redressement : spinaux, fessiers, quadriceps Solliciter tous les mécanismes concourant à la perception de la verticale subjective en position assise et debout Stimuler les automatismes posturaux en rythmant le travail
Prise en charge kinésithérapique Antalgie et assouplissements Physiothérapie: chaleur Massages: assouplissement des zones concaves Etirement de tous les éléments rétractés
Prise en charge kinésithérapique Restauration des mobilités Recherche de mobilité de hanche
Prise en charge kinésithérapique prise de conscience des libertés articulaires et assouplissements
Prise en charge kinésithérapique Travail des chaines musculaires d extension Travail global de tout le plan musculaire postérieur, en position allongée Couplé au travail respiratoire
Renforcement des plans postérieurs Rueil -Malmaison Avri l 2l011 t
Prise en charge kinésithérapique Travail des chaines musculaires d extension
Prise en charge kinésithérapique Travail des chaines musculaires d extension
Prise en charge kinésithérapique Travail des chaines musculaires d extension
Travail de la mobilité lombaire
Travail de l équilibre axial du tronc Solliciter toutes les voies concourant à la perception de l équilibre vertical du tronc
Travail de l équilibre sur plateforme Staff Rachis/ Syndromes extrapyramidaux C.Guillet
Déviations du rachis et maladie de Parkinson Quand proposer un traitement orthopédique complet? Motivation Déséquilibre réductible Equilibre médicamenteux optimal Contrôle des facteurs aggravants
Comment se déroule un traitement orthopédique complet? en hospitalisation de jour sur une durée de 2 à 3 semaines avec une prise en charge soutenue de rééducation : kiné, ergothérapie confection d un corset d essai test à domicile avant confection éventuelle du corset définitif
Appareillage L objectif de l appareillage est l amélioration de la qualité de vie Efficacité Antalgie Maintien du tronc dans un équilibre plus adapté à la fonction : marche, voire station assise Contraintes tolérables Aucune correction ciblée Aucun temps de port imposé
Principes de Confection du Corset Test En Autocorrection du Déséquilibre Biomécanique
Après la confection du corset Surveiller la peau et éduquer patient et aidants à cette vigilance Apprendre à gérer pose et ablation du corset Poursuivre les exercices dans l orthèse : échapper aux appuis Contrôler la progression de temps de port continu Analyser les besoins en aides techniques associées : ergo
Corset Définitif Fermeture Velcro ± Barrette Mono- ou Bi-Valve
Adaptations du Corset Définitif Aménagements personnalisés - fenêtrage cuir ou coutil -Doublage -Matériaux
Adaptations et évolution du corset Mono/bivalve Hauteur appui sup Matériaux : thermoformable, polypropylène, bicouche Fenêtrage, zones aménagées Doublage Mars 2011 Staff Rachis/ Syndromes extrapyramidaux C.Guillet 51
Quelle est la place de la chirurgie? Envisager la chirurgie vertébrale uniquement dans certaines indications : les douleurs de type sciatique ou cruralgies rebelles surtout si paralysie associée les déséquilibres très évolutifs malgré un traitement orthopédique bien conduit et avec des équipes d anesthésie et chirurgie entraînées: suites immédiates délicates rééducation et contention post-opératoire opératoire longues Non consolidation donc perte de correction plus fréquentes
Quelle est la place de la chirurgie?
Prévention Education et entretien postural Dépistage précoce des troubles débutants
Service de Médecine physique et réadaptation Hôpital Le Vésinet
Confection du corset Après 15 j de rééducation, quand le patient est capable de tenir la position debout corrigée 10 à 20mn Confection du plâtre d essai bivalve Mise en place et adaptation progressive Corrections éventuelles Sortie avec plâtre
Confection du Corset Test En plâtre Bivalve Modifiable Moulé Debout Soutien des déviations vertébrales Recherche de l équilibre axial en correction active, sans traction