DPS 75020 Paris 55000 Bar-le-Duc Communauté de communes de la Montagne thiernoise STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE : DIAGNOSTIC 14 septembre 2009
Plan Introduction Synthèse en images Une économie modelée par la géographie et l histoire : l importance des facteurs «lourds» Une remise en cause récente des bases économiques créant de l incertitude. Annexes Bibliographie Liste des personnes rencontrées Page 2 sur 80
Introduction Ce rapport présenté à l automne 2009 à la Communauté de communes de la Montagne thiernoise n est que le premier élément du travail entrepris fin juin à la demande de la CCMT. Pour des raisons de lisibilité, nous avons choisi de l articuler différemment des diagnostics classiques : D une part, pour l alléger, nous ne reprendrons pas tout ce qui a été dit dans d autres rapports : nous invitons nos lecteurs à se reporter aux autres sources (voir bibliographie) D autre part, pour sa compréhension, nous l avons construit sur un plan qui pourra dérouter de prime abord, mais dont la fonction essentielle est de donner le recul nécessaire pour aborder la seconde partie de l étude et la réflexion prospective qui est au cœur du projet économique. Nous ne visons donc pas l exhaustivité : dans les différents chapitres thématiques, nous avons sélectionné les informations qui nous paraissaient faire sens avec la commande : réfléchir à l évolution en cours et, dans le diagnostic, préparer la stratégie. Nous avons à l esprit que les élus ont à portée de mains toutes les études détaillées conduites par la CCMT ou par les organisations voisines : PNR, Arebat, Département, Région Un cédérom documentaire réunit le maximum de fichiers pour faciliter l accès aux écrits, photos, cartes, schémas, chiffres. Les documents de notre production ont été ajoutés pour une lecture plus aisée à plus grande taille. Page 3 sur 80
A/ Synthèse en images Notre parti pris est que le constat porté sur l évolution et l économie de la Montagne thiernoise se matérialise dans le paysage : d où le recours à l image pour faire voir l effet de mutations économiques. Certes, tout ne se voit pas directement mais des indices peuvent aider à percevoir des choses très abstraites comme les difficultés ou les progrès des entreprises, l évolution des rapports sociaux. Comme la politique des collectivités locales s inscrit dans la gestion d un territoire, nous nous attacherons donc à cette perception spatiale, même si elle n épuise pas le sujet. Page 4 sur 80
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B/ Diagnostic Plutôt que de revenir et de recommencer de façon très classique les énumérations traditionnelles (la démographie, les voies de communication, l agriculture, l artisanat ), nous avons choisi le mode de la synthèse autour d une idée qui n a rien de révolutionnaire : le temps long qui a fondé l économie locale rencontre (télescope, pourrait-on dire) le temps court, très rapide, qui bouscule les équilibres anciens, construits patiemment depuis le Moyen-Âge. Ce choc, dont il faudra rappeler les origines, n est pas sans conséquence sur les choix politiques : choix de périmètres, choix de stratégies, choix d alliances. Avec quelques questions centrales que nous développerons : L économie industrielle, si elle est malmenée, est-elle en crise temporaire ou en déclin structurel? Ce métal et ce plastique qui jouent un rôle important dans l économie locale peuvent-ils faire place à d autres atouts (agriculture, bois, tourisme, services )? N est-ce pas délaisser la proie pour l ombre? Les territoires du temps long (à la fois locaux par exemple, le couple Montagne-Thiers.]. Et globaux [Auvergne-Chine]) sont-ils encore pertinents pour affronter les nouveaux défis de l économie? Si, comme nous le pensons, un territoire est un acteur (et pas seulement un substrat) de l économie, à quelle condition, la Montagne thiernoise peut-elle agir, activement et positivement, pour la décennie à venir? Cette dernière question est finalement celle qui nous est posée dans l étude, car l échelle d intervention d une collectivité locale, territoriale, n est-elle pas justement celle du territoire? Page 10 sur 80
1/L émergence industriel d un territoire Ce qui paraît aller de soi aujourd hui n était pas du tout inscrit dans la nature : en d autres termes, l organisation industrielle dans cette partie de l Auvergne est le fruit d une histoire. On peut en trouver des similaires en France, mais toutes les montagnes, dotées des mêmes atouts, n ont pas débouché sur un schéma économique identique. Les conditions nécessaires (mais non suffisantes) sont : Le «différentiel» entre une montagne rude et une plaine plus aisée. Dans la montagne, la vie paysanne est marquée par la difficulté de produire un surplus agricole sur un sol peu fertile avec un climat difficile (il l a été encore plus à certaines périodes, notamment au petit âge glaciaire qui a marqué la fin du Moyen-Âge jusqu au XVIIIe siècle). Le rythme annuel est aussi caractérisé par un long hiver où les travaux des champs sont impossibles : ce qui permet de dégager du temps pour du travail à domicile. Une autre forme d adaptation sera l exode rural, définitif ou temporaire : ainsi les habitants d Arconsat deviennent colporteurs (on en signale un à La Nouvelle-Orléans en 1837 et un autre à Athènes en 1841) à la différence des paysans des villages voisins qui prennent du travail à façon. Dans la plaine, l agriculture n a pas de rapport direct avec notre histoire industrielle, sinon que la création de surplus dans une terre plus riche permet à la bourgeoisie d engranger des moyens financiers qui pourront être investis soit dans des propriétés, soit dans des charges nobiliaires dans l orbite du Parlement de Clermont-Ferrand, soit dans des activités économiques. L émergence d une technologie propre à la dispersion. À partir du Moyen-Âge, l énergie hydraulique devient commune, permettant de créer, dès qu il y a un peu de débit et une petite chute, une installation de production couplée à une roue, elle-même aisée à construire par n importe quel charpentier. Mieux, l éclatement de la production en opérations divises, segmentées, permet de trouver dans les villages les «spécialistes» qui travaillent avec peu de matériel, mais Page 11 sur 80
avec du temps et du savoir-faire : polisseur, monteur La coutellerie peut donc s organiser dans le territoire, car le produit et les techniques sont compatibles avec les réalités technologiques et les capacités de la main-d œuvre. Pas besoin de manufacture royale, ni de concentration industrielle! Pourtant, la coutellerie n est pas la première activité du secteur qui a commencé par la papeterie et la tannerie. Mais dans ces deux «industries», l organisation n est pas la même : on utilise une matière première locale (bois, peaux), une énergie (le moulin) pour travailler sur des sites concentrés. La force de la bourgeoisie de Thiers est d avoir créé une synergie avec la main-d œuvre de l arrière-pays, en complément de sa propre activité urbaine, lui donnant ainsi une ampleur qu elle n aurait jamais pu envisager sur ses propres sites. C est là que se tient la différence entre nécessaire et suffisant. Les conditions sont réunies, comme elles l étaient dans nombre d autres régions d Auvergne (et de France). Pourquoi ici? C est une autre question. Dans d autres régions, on a la même organisation industrielle : le Velay propose ainsi un lien (autour du tissage) entre la montagne d Yssingeaux et Saint-Etienne ; le Jura propose également des associations entre montagne (mécanique de précision, travail du peigne avant la plasturgie) et des villes organisatrices. D où vient le modèle? En y a-t-il eu un? Est-ce un développement dans l air du temps? Autant de questions à traiter ailleurs. Le système industriel élaboré au fil des siècles jusqu au XXe siècle est donc fondé sur des couples : montagne-plaine main d oeuvre-donneurs d ordre force de travail-moyens financiers ancrage local-mobilité commerciale campagne-ville Dans ce système, tout le monde y trouve son compte dans une division du travail assez stable. Mais, dans une analyse plus fine, on perçoit bien que la balance est néanmoins plus favorable à la ville qui capte la notoriété, la valeur ajoutée et se sert de la montagne comme «variable d ajustement». Page 12 sur 80
Au fil des décennies, les artisans de la montagne, comme leurs voisins de l Yssingelais ou du Jura, apprennent : les métiers complémentaires à leur propre spécialité de départ, la capacité managériale pour développer leur propre activité : ils grandissent, prennent de l autonomie et pour certains, peuvent se passer du donneur d ordre pour devenir chefs d entreprises à part entière. C est ce qui se passe au XXe siècle pour culminer dans les années soixante-dix ; cette émancipation est aidée par les évolutions technologiques : nouvelles machines, circulations des matières, des idées, des connaissances. Les ouvriers à domicile sont devenus des entrepreneurs. À partir de leurs savoir-faire initiaux (la coutellerie), ils se diversifient dans l outil, la mécanique, le moule Pendant ce temps, le rôle organisateur de la ville de Thiers se défait : son propre tissu industriel évolue et se réorganise aussi en entreprises couplant négoce et production : la fonction financière a changé totalement de nature (ce ne sont plus des familles qui investissent, mais des structures financières, seules capables de mobiliser les capitaux). Thiers, au bout du compte, apporte le nom, des services (formation, conseil, expertise plus ou moins bien utilisés), mais n est plus la plaque tournante de la filière coutelière. La région thiernoise reste une région industrielle de premier plan, mais n a plus sa structure initiale. Pourtant, bien des traits constitutifs venus de cette histoire sont encore présents et visibles, traits que l on retrouvera dans l étude, dans les problèmes du jour et peut-être dans les solutions. Dans les couples que nous avons listé pages précédentes, il est à remarquer qu ils se sont tous défaits. La montagne thiernoise, comme la coutellerie de Thiers, n a plus besoin de cette alliance entre le haut et le bas, le riche et le pauvre, «l ancré» et le mobile. La montagne a pris son autonomie dans les années d expansion ; elle est, du coup, désormais en première ligne dans les années de difficulté et ne peut espérer que d autres résolvent les défis qui lui sont posés. Page 13 sur 80
2/ Un territoire façonné par l industrie Dans cette histoire longue, émerge un territoire, la Montagne thiernoise, où l industrie a été autant le principal agent de transformation que l eau ou tout autre agent naturel. Que nous disent les indicateurs cartographiques ou statistiques? Les indicateurs dynamiques (à la date de 1999) nous décri vent un territoire qui évolue de façon problématique : Un solde démographique naturel à la baisse (lié au vieillissement de la population) ; Un solde démographique migratoire qui, à part le cas de Palladuc, est aussi à la baisse. Page 14 sur 80
De ce fait, la population n est pas en augmentation : la montagne et la ville de Thiers sont en recul, à la différence des communes de la plaine. La décennie 1990-1999 n est pourtant pas encore la période de crise de l industrie. Mais les restructurations commencent à avoir des effets : les industries sont «moins à maind œuvre» et plus technologiques ; pendant ce temps, la mobilité des habitants permet de choisir des lieux de résidence, ce qui met en défaut les anciennes localités industrielles, (la Monnerie), les villes non réhabilitées centre de Thiers) au profit de communes «rurales» ou périurbaines paraissant plus accueillantes à un habitat familial (le pavillon proche de la ville et des voies de communication) comme Saint-Rémy ou Palladuc. C est déjà le mécanisme de la séparation sociale et géographique qui est à l œuvre. Page 15 sur 80
De tradition ouvrière, le territoire se caractérise par un niveau de formation très différent selon qu on est dans les hauteurs ou dans la vallée de la Durolle, dans la montagne ou dans la plaine. En témoignent ces cartes (d autres cartes sont visibles dans le document d annexe) : Part des plus de 15 ans sans diplôme en % Part du niveau des bacheliers : Page 16 sur 80
L aspect positif est la création d un territoire actif, avec des emplois : et une place importante de l emploi industriel qui forme une grappe accrochée à la ville de Thiers : Cette place de l industrie est prépondérante (sans parler de sa place dans les mentalités) : elle laisse une place modeste au commerce et aux services (en salariat), sauf en milieu urbain. Nous disposons de chiffres un peu plus récents (2007). Page 17 sur 80
Zone d emploi de Thiers : 36 667 habitants Part de l industrie : 20 % Part de la construction : 11,6 % Part du commerce et des réparations : 19,9 % Part des services : 48,5 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 2 459 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 39,2 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 10,8 % Emploi total en 2006 : 15 274 Part de l emploi salarié : 86,2 % Variation de l emploi au lieu de travail : -1,1 % par an Taux de chômage au 4 tr. 2008 : 10,4 % (région : 6,7 %) Unité urbaine de la Monnerie : 3 976 habitants (Unité urbaine : La Monnerie-le Montel + Celles-sur-Durolle) Part de l industrie : 27,9 % Part de la construction : 14,6 % Part du commerce et des réparations : 17,6 % Part des services : 39,9 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 233 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 40,3 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 13,7 % Emploi total en 2006 : 1 814 Part de l emploi salarié : 87,8 % Variation de l emploi au lieu de travail : -3,7 % par an Commune d Arconsat : 667 habitants Part de l industrie : 41,7 % Part de la construction : 8,3 % Part du commerce et des réparations : 8,3 % Part des services : 41,7 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 36 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 36,1 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 0 % Emploi total en 2006 : 104 Part de l emploi salarié : 67,5 % Variation de l emploi au lieu de travail : -2,8 % par an Commune de Celles-sur-Durolle : 1 850 habitants Part de l industrie : 25,6 % Part de la construction : 17,8 % Part du commerce et des réparations : 12,2 % Part des services : 44,4 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 90 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 33,3 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 10 % Page 18 sur 80
Emploi total en 2006 : 570 Part de l emploi salarié : 79,9 % Variation de l emploi au lieu de travail : -6,0 % par an Commune de Chabreloche : 1 279 habitants Part de l industrie : 21,3 % Part de la construction : 13,5 % Part du commerce et des réparations : 21,3 % Part des services : 43,8 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 89 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 38,2 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 3,4 % Emploi total en 2006 : 316 Part de l emploi salarié : 79,2 % Variation de l emploi au lieu de travail : -6,8 % par an Commune de Châteldon : 750 habitants Part de l industrie : 7,5 % Part de la construction : 17,5 % Part du commerce et des réparations : 20,0 % Part des services : 55,0 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 40 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 32,5 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 5,0 % Emploi total en 2006 : 152 Part de l emploi salarié : 78,3 % Variation de l emploi au lieu de travail : 3,2 % par an Commune de Lachaux : 280 habitants Part de l industrie : 9,1 % Part de la construction : 9,1 % Part du commerce et des réparations : 9,1 % Part des services : 72,7 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 11 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 36,4 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 0,0 % Emploi total en 2006 : 35 Part de l emploi salarié : 43,2 % Variation de l emploi au lieu de travail : -4,1 % par an Commune de la Monnerie-le-Montel : 2 126 habitants Part de l industrie : 29,4 % Part de la construction : 12,6 % Part du commerce et des réparations : 21,0 % Part des services : 37,1 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 143 Page 19 sur 80
Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 44,8 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 16,1 % Emploi total en 2006 : 1 244 Part de l emploi salarié : 91,5 % Variation de l emploi au lieu de travail : -2,5 % par an Commune de Palladuc : 465 habitants Part de l industrie : 37,8 % Part de la construction : 13,5 % Part du commerce et des réparations : 16,2 % Part des services : 32,4 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 37 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 35,1 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 27,0 % Emploi total en 2006 : 306 Part de l emploi salarié : 92,2 % Variation de l emploi au lieu de travail : 8,6 % par an Commune de Ris : 722 habitants Part de l industrie : 9,4 % Part de la construction : 18,8 % Part du commerce et des réparations : 18,8 % Part des services : 53,1 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 32 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 28,1 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 3,1 % Emploi total en 2006 : 71 Part de l emploi salarié : 58,6 % Variation de l emploi au lieu de travail : 0,9 % par an Commune de Sainte-Agathe : 196 habitants Part de l industrie : 57,1 % Part de la construction : 14,3 % Part du commerce et des réparations : 0,0 % Part des services : 28,6 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 7 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 28,6 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 0,0 % Emploi total en 2006 : 33 Part de l emploi salarié : 51,4 % Variation de l emploi au lieu de travail : 1,4 % par an Commune de Saint-Victor-Montvianeix : 280 habitants Part de l industrie : 15,0 % Part de la construction : 20,0 % Part du commerce et des réparations : 15,0 % Part des services : 50,0 % Page 20 sur 80
Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 20 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 30,0 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 0,0 % Emploi total en 2006 : 39 Part de l emploi salarié : 49,3 % Variation de l emploi au lieu de travail : 2,2 % par an Commune de Viscomtat : 640 habitants Part de l industrie : 34,0 % Part de la construction : 12,8 % Part du commerce et des réparations : 10,6 % Part des services : 42,6 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 47 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 42,6 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 2,1 % Emploi total en 2006 : 137 Part de l emploi salarié : 70,3 % Variation de l emploi au lieu de travail : -0,4 % par an Commune de Vollore-Montagne : 355 habitants Part de l industrie : 20,0 % Part de la construction : 12,0 % Part du commerce et des réparations : 12,0 % Part des services : 56 % Nombre d établissements actifs au 31 décembre 2006 : 25 Part des entreprises de 1 à 9 salariés : 44 % Part des entreprises de 10 salariés et plus : 0,0 % Emploi total en 2006 : 86 Part de l emploi salarié : 67,4 % Variation de l emploi au lieu de travail : -1,8 % par an Page 21 sur 80
Richesse vive : Les indicateurs de l INSEE fondés sur les données fiscales sont toujours éclairants : ils sont le mérite d être mis à jour ; nous nous sommes fondés sur la publication de l été 2009 qui remet à jour les anciennes fiches (voir cédérom documentaire) : À tous égards : revenu moyen imposable, pourcentage des foyers fiscaux imposés, médiane du revenu par unité de consommation, le territoire a une richesse vive bien inférieure aux territoires de comparaison : région et département. Les explications sont toujours identiques : - Part d un salariat relativement peu qualifié dans les structures d emploi - Présence de ménages dépendant de la solidarité - Ségrégation spatiale : les ménages aisés migrant vers des communes jugées plus accueillantes, les autres étant bloqués sur place faute de moyens matériels. La commune la plus aisée est Palladuc avec 20 647 euros, les plus «pauvres» sont Sainte-Agathe, Chabreloche (14 400 à 15 000 euros) la moyenne tournant autour de 17 000 euros par foyer fiscal. Cette répartition, fortement liée aux politiques d habitat, est autant un choix des habitants que le résultat d une politique locale via les règlements d urbanisme ou faisant une part au logement social. Zone d emploi de Thiers : 36 667 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 17 794 euros contre 19 213 dans la région Auvergne % des foyers fiscaux imposés : 44,7 % contre 49,8 % Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 14 882 euros contre 15 976 euros Unité urbaine de la Monnerie (la Monnerie + Celles-surDurolle) : 3 976 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 17 353 euros contre 22 162 (France) % des foyers fiscaux imposés : 43,3 % contre 54,3 % (France) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 14 204 euros contre 16 910 euros en France Commune d Arconsat : 667 habitants : Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 17 674 euros contre 20 460 (Dep. 63) ; % des foyers fiscaux imposés : 40,1 % contre 53,5 % (Dep. 63) Page 22 sur 80
Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 14 646 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Celles-sur-Durolle : 1 850 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 17 572 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 45,4 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 14 801 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Chabreloche : 1 279 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 15 255 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 39,3 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 13 865 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Châteldon : 750 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 16 714 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 45,8 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 15 083 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Lachaux : 280 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 14 606 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 38,3 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 12 989 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de La Monnerie-le-Montel : 2 126 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 17 154 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 41,4 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 13 739 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Palladuc : 465 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 20 647 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 50,2 % contre 53,5 % (Dep. 63) Page 23 sur 80
Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 16 524 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Ris : 722 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 14 753 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 38,6 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 13 977 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Sainte-Agathe : 196 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 14 409 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 42,0 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 14 374 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Saint-Victor-Montvianeix : 280 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 16 732 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 38,8 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 14 797 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Viscomtat : 640 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 16 389 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 39,1 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 14 245 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Commune de Vollore-Montagne : 355 habitants Revenu net moyen imposable par foyer fiscal : 17 167 euros contre 20 460 (Dep. 63) % des foyers fiscaux imposés : 39,6 % contre 53,5 % (Dep. 63) Médiane du revenu fiscal des ménages par UC : 14 314 euros contre 16 955 euros (Dep. 63) Page 24 sur 80
3/ Une économie en mutation rapide Si l'on fait un tour rapide (voir dans les annexes et la bibliographie comment approfondir sur ces sujets) pour rester synthétique, on perçoit que le modèle économique des années soixante est en mutation. Cette mutation n'est peut-être pas achevée mais la trajectoire n'en est peut-être pas linéaire : ainsi dans de nombreux secteurs, on assistait à des concentrations au détriment d'un tissu de petites entreprises, d'acteurs "secondaires" ; or, il semble que reviennent en force des valeurs de "small is beautifull", de proximité, de qualité, artisanale, écologique, esthétique Là où on avait tiré un trait rapide sur les "vieilleries", démodées, fanées, la société change son regard. Les activités (source CCI) : par activité et localisation 4% 4% 3% 3% Travail des métaux Commerce de détail, réparation articles domestiques 24% 5% Autres Hôtellerie, restauration 5% Cons truction Services aux entreprises 7% 20% 10% Commerce et réparations automobiles Travail du boisobjets en bois Sylviculture, exploitation forestière Industrie du caoutchouc et des plastiques 14% Commerce de gros et intermédiaires du commerce Viscomtat 5% Saint-VictorMontvianneix 2% Vollore-Montagne 5% Sainte-Agathe 1% La Monnerie-le-Montel 27% Arconsat 6% Palladuc 6% Chabreloche 12% Saint-Rémy-sur-Durolle 22% Celles-sur-Durolle 14% Page 25 sur 80
Plutôt que de faire un panorama exhaustif de l économie locale, nous nous attacherons à mettre en évidence les éléments clés utiles à la réflexion stratégique. Agriculture Dans une Auvergne très contrastée selon les reliefs, (l agriculture et les IAA pèsent 15 % de l emploi régional) l agriculture dans la montagne thiernoise n est pas une activité citée spontanément comme «pilier» de l économie. Pourtant elle est présente avec notamment un rôle de l élevage en plein air ou en élevage industriel (volailles, porcs ). Nombre d emplois dans l agriculture en 1999 Les principales problématiques sont : La compétition pour les terres qui freine l installation des jeunes agriculteurs, alors qu il y a une demande (15 jeunes installés depuis 2000). Cette compétition est accentuée par la tendance au boisement de certaines parcelles. Elle naît également des projets de lotissements où les espaces «plats» ou peu pentus sont convoités pour l habitat. Finalement l agriculture occupe les espaces résiduels. Les forêts étant hors compétence SAFER, il est difficile de mener une politique active ; la CCMT pourtant s intéresse au problème (dispositif boisement gênant). La difficulté pour l agriculture à se lancer dans des filières de qualité ou de haute valeur ajoutée : la montagne thiernoise n est pas caractérisée par des labels, des spécialités, des produits de terroir qui lui donneraient une valeur ajoutée et une visibilité. On pourrait à cet égard faire la comparaison avec les plateaux du Velay Page 26 sur 80
où, dans un climat difficile, dans une région industrielle assez similaire, l agriculture a investi dans des spécialités comme le veau de lait (Vedelou), les fruits rouges, des fromages Le tout tiré par un marché urbain à Saint-Etienne ou à Lyon. La montagne doit réapprendre à cultiver l herbe, mais la PAC avait misé sur des céréales à bas prix, donc des aliments pour le bétail compétitifs rendant quasiment inutile les herbages, de façon à favoriser les élevages industriels de l Ouest de la France. - Les contraintes techniques liées au relief : dispersion des terres, donc difficulté en matière de coûts d exploitation, pente qui ne facilite pas l épandage du lisier (contraintes réglementaires) ; les exploitations sont en moyenne 50 à 60 ha de SAU, ce qui est assez peu par rapport aux moyennes nationales : on en en quasi-agriculture de montagne. La moitié seulement est mécanisable. - Plus généralement, manque de considération pour l agriculture dans une région qui se préoccupe davantage de la production industrielle. Ce manque de considération pourrait venir également de la difficulté qu ont les agriculteurs à se faire valoir et à se projeter dans l avenir. «Un modèle de développement pluriel est à inventer pour augmenter la compétitivité des exploitations avec des produits classiques, des produits de plus haut de gamme, une recherche de plus value à travers la qualité, le bio, le tourisme, les circuits courts» Page 27 sur 80
Extrait de la fiche de la chambre d agriculture (le fichier est publié sur le cédérom documentaire) Dore Bois Noirs (43 communes). Page 28 sur 80
Forêt «Plan de développement des massifs La Montage Thiernoise est la première Communauté de Communes de la région Auvergne à avoir mis en place un tel outil depuis 2004. Il est vrai que son territoire, fortement marqué par la forêt, représente 59 % de la Communauté, allant jusqu à 85 % dans certaines communes. Le Plan de Développement du Massif de la Montagne Thiernoise vise à mieux gérer la forêt et est destiné aux propriétaires privés et aux acteurs du territoire (élus, professionnels, associations ). Il comprend plusieurs phases, depuis le diagnostic du territoire jusqu au plan d actions. Le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) d Auvergne, en partenariat avec le Conseil Général du Puy-deDôme ainsi que la Communauté de Communes anime cette opération d animation. L objectif est de sensibiliser les propriétaires de bois (très nombreux, puisqu ils sont 4 300 à se répartir 11 000 ha de forêts privés, contre seulement 1 000 ha de forêts publiques) à l entretien de leurs terrains boisés. La Montagne Thiernoise souffrait d un manque de gestion forestière. Cela engendre une fragilité du milieu, sensible aux aléas climatiques et parasitaires et une absence de végétation en sous-bois, d où une réduction de la biodiversité et une perte de récolte. En effet, la filière bois est une activité économique importante sur le territoire avec un maillage d industries (scieries, charpentiers ) et d entreprises (entrepreneurs, gestionnaires ) variées. La ressource «bois» est un réel potentiel sur le territoire : un pétrole vert! La forêt produit actuellement 700 000 m³ de bois. Avec une meilleure gestion, elle pourrait facilement atteindre 1 100 000 m³, soit pratiquement doublée. Ce chiffre est d autant plus intéressant, lorsque l on sait que 1 000 m³ de bois coupés, représentent 1 emploi créé sur l ensemble de la filière. Le bois est un vrai potentiel pour notre région, un argument de poids dans un contexte économique difficile!» BILAN DES ACTIONS MENÉES DEPUIS PLUS DE QUATRE ANS (document 2009) ÉTUDES : Inventaire complet des 11 000 ha de bois du territoire, Utilisation des photos aériennes, Étude de terrain précise, Diagnostic des atouts et contraintes du massif forestier, Connaissances des peuplements forestiers, Évaluation des volumes de bois mobilisables, Identification de la desserte forestière, État des lieux du morcellement de la propriété, Bilan des documents de gestion durable, Recensement des utilisateurs du massif forestier, Liste des acteurs économiques du territoire. Page 29 sur 80
ANIMATIONS : Création d une association de propriétaires, Élaboration d un comité de pilotage du projet, Mise en place d un guide de pratiques sylvicoles, Élaboration de chantiers témoins, Organisation de réunions d information, Mise en place de formations à destination des propriétaires de bois, Communication sur l activité forêt-bois, Action sur les boisements résineux gênants, Montage de dossiers de subvention, Conseils individuels pour les propriétaires. La voirie forestière La Communauté de communes a pris la compétence voirie sur 25 km de routes empierrées. Actuellement, 3 km de routes empierrées sont en cours de finition sur la commune d Arconsat. 4,5 km de pistes forestières sont en cours de réalisation sur Celles-sur-Durolle, Palladuc et St-Victor-Montvianeix. Le débat sur la forêt (hormis les questions techniques et patrimoniales qui sont loin d être simples) pourrait se résumer dans ces réflexions : - La forêt est-elle envahissante? La fermeture des paysages que rappelle la comparaison des photos à quelques décennies d intervalle est flagrante : n est-ce pas une solution de facilité pour des parcelles difficiles d accès? Dans la concurrence avec d autres activités, notamment l agriculture, comment «remettre» les priorités en place? - Si la forêt est envahissante, c est surtout par rapport à son «rendement économique» plutôt faible en emploi, en valeur ajoutée, du moins à court terme. Comment augmenter la valeur ajoutée de la filière bois? Ce débat n est pas propre à la CCMT. Artisanat Si nous laissons de côté l artisanat lié à la coutellerie, nous retrouvons un univers très semblable aux autres régions de France. Nous évoquerons également les métiers de l artisanat avec double activité (comme les boulangers, les bouchers ) avec le monde du commerce. Les atouts de l artisanat sont sa diversité, sa proximité, sa capacité d adaptation. Les études nationales montrent une évolution intéressante des artisans, davantage formés, davantage innovants. Qu en est-il dans le secteur d études? Faute d enquête précise, il est difficile de se prononcer. Page 30 sur 80
Le diagnostic de 2002 écrivait ceci : La Chambre de Commerces et d'industrie dénombre 157 artisans dans la Montagne Thiernoise. L'artisanat de production se révèle beaucoup plus important que sur d autres territoires. Les secteurs d'activité les plus représentés sont la coutellerie (34 artisans), le travail du bois (24 artisans en abattage et scieries), la mécanique générale (5), la fabrication d articles divers en matière plastique (5) et le découpage-emboutissage (5). Les artisans garagistes et mécaniciens automobiles sont au nombre de 14. L'artisanat alimentaire et marqué par une forte diminution, en raison notamment de la concurrence des supermarchés. La Chambre de Commerces et d'industrie dénombre cependant 9 artisans boulangers, 4 artisans charcutiers et 1 fabricant de pizzas à emporter. Enfin, une vingtaine d'artisans du bâtiment sont recensés sur le territoire (maçons, plombierschauffagistes, plâtriers-peintres ). Ce secteur souffre cependant d'une tendance observée à l'échelle nationale : le manque de main-d œuvre pour faire face à un marché important. Atouts : * Tissu artisanal développé. * Moyenne d âge des artisans relativement basse. * Atouts de la coutellerie. Contraintes : * Diminution de l artisanat alimentaire. Manque de main-d œuvre dans certains corps de métier. Contraintes de la coutellerie. Les statistiques de la Chambre de métiers nous montrent l importance du secteur du bâtiment et de la construction : dans la zone d emploi de Thiers, ce sont 12 % des entreprises ; dans la zone urbaine de la Monnerie-Cellessur-Durolle, 15 % des entreprises. Ce secteur ne fait pas spécialement parler de lui : il a son marché de proximité, il sait travailler ailleurs comme il est concurrencé par les autres entreprises artisanales du département. Il est symptomatique que le discours sur l artisanat renvoie systématiquement sur l artisanat de la coutellerie (voir page précédente). Page 31 sur 80
La problématique centrale qui est aussi nationale est celle de la transmission-reprise. Les activités sont souvent liées à une personne qui a sa réputation, sa clientèle et l activité se trouvent en danger au moment de la cessation d activité. Mais comme souvent, les fonds de commerce, à l inverse des magasins, sont sous-estimés. Dans la démarche de transmission, une opération-vérité s impose pour faire prévaloir le principe de réalité. Un éclairage particulier sur la pyramide des âges des artisans (et des commerçants) permettant de se projeter à dix ans serait le bienvenu. Le commerce La situation est à la fois mouvante et stable Mouvant, l inventaire de l équipement commercial qui fait face à une concurrence avivée Stable : le diagnostic et le constat fait au début des années 2000 sont à peu près toujours valables. [Le territoire compte plus de 60 commerces (dont deux supérettes), inégalement répartis sur le territoire ( ) En 1999, le chiffre d affaires du commerce dans la Montagne Thiernoise est estimé à 28 419 241 euros. Dans le commerce alimentaire, 95,5 % du chiffre d affaires est réalisé grâce aux consommateurs vivant sur le territoire. Ce chiffre descend à 73,5 % pour les services. La même année, la consommation des ménages en biens courants est estimée à 58 608 735 euros. Elle a augmenté de 32,5 % en cinq ans. Cette hausse a concerné l alimentaire, l équipement du foyer, l hygiène/santé/beauté, et surtout la culture et les loisirs. 56,1 % des consommations commercialisables des ménages de la Montagne Thiernoise ont été réalisées à l extérieur du territoire. À l inverse, 9,5 % du chiffre d affaires des commerçants a été réalisé par des clients venus de l extérieur de la Montagne Thiernoise. L évasion se révèle particulièrement forte pour l équipement de la personne et du foyer, ainsi que pour la culture et les loisirs. Quant à l attraction, elle se montre la plus élevée pour l équipement du foyer et les services. On trouve quatre pôles commerciaux principaux : Saint Page 32 sur 80
Rémy, La Monnerie, mais également Chabreloche et Vollore-Montagne. L'absence d un bourg-centre dominant est évoquée comme l'une des raisons pouvant expliquer le recul du commerce. En termes d action collective, l association UCAV 3 000 regroupe depuis 1998 les commerçants, artisans et professions libérales de Chabreloche, Arconsat et Viscomtat. Elle produit notamment des supports de communication sur les services à la population et organise des animations. Des associations de commerçants existent aussi sur La Monnerie-le-Montel et sur la commune de Saint-Rémy-sur-Durolle. Atouts : * Tissu commercial encore conséquent dans 4 communes. * Potentiel de consommation important. * Attraction de la consommation en termes d équipement du foyer et de services. Contraintes : - Plus de commerces dans certaines petites communes rurales. - Pas de centre bourg. - Évasion commerciale en matière d équipement de la personne et du foyer, de la culture et des loisirs.] Depuis que s est-il passé? Peu de chose, serions-nous tentés de dire. Mais en fait, de façon continue, le paysage commercial a évolué dans deux directions : Le renforcement de la concurrence externe avec le développement des zones commerciales à Thiers et Clermont-Ferrand. S y ajoute un acteur peu présent en 2000, le commerce par Internet qui capte désormais près de 20 % des achats dans certains secteurs (produits légers ou dématérialisés). La tendance classique en interne : fatigue des animateurs de l action collective (UCAV 3 000), manque de dynamique collective, déclin lent mais certain du tissu commercial qui n a plus d allure «urbaine» qu à Chabreloche et à La Monnerie. Le pouvoir d achat est modeste ; la crise ne l améliore pas. Si les habitants de Chabreloche ont un attachement à leurs commerçants et y restent fidèles, il n en va pas de même en aval où les clients circulent. L autorisation d ouverture dominicale du Champion-Carrefour a été perçue comme contre-productive par les commerçants, mettant face à face une machine commerciale adossée à Page 33 sur 80
des moyens importants et des commerçants moins performants, dans un tissu urbain plus ou moins favorable (signalétique, stationnement). Il se crée, semble-t-il, un commerce communautaire, la population turque de la Monnerie achetant les commerces en difficulté, mais restant en circuit fermé. Les communes les plus éloignées de la vallée voudraient recréer des points de desserte de proximité. La configuration géographique : être étiré, pas de bourgcentre, mais au moins deux zones qui pèsent moins que s il y avait un seul centre rend la situation difficile. Le manque de marché, alors que les voisins sont équipés, pose également problème. La tentative de faire un dossier FISAC n a pas abouti. Pour la CCI, les élus n ont pas voulu ouvrir ce dossier de l urbanisme commercial de peur de déstabiliser ce qui est. Mais les problèmes restent les mêmes. Annexe ; note sur le schéma commercial (extraits 18/09/2003) Au niveau du secteur de la Montagne Thiernoise, le diagnostic fait ressortir les points suivants : - Une forte baisse de la démographie - Une très forte influence de Thiers - Une attraction grandissante de Clermont - L importance de deux pôles d attractivité commerciale : le Pont-de-Celles et Chabreloche - Une baisse importante du commerce et de l attractivité du bourg de La Monnerie. - La difficulté d adaptation du commerce de Saint-Rémy-surDurolle par rapport à la clientèle touristique. III) Les préconisations du diagnostic pour la Montagne Thiernoise. Elles sont de trois ordres : - Définir des pôles commerciaux et leur thématique en ce qui concerne :. Le Pont-de-Celles, La Monnerie-le-Montel. Chabreloche. Saint-Rémy-sur-Durolle - Aider les commerçants à s adapter aux comportements des consommateurs (35 heures, nouvel équipement, etc.) - Aider les commerces à s adapter à la nouvelle clientèle touristique (St-Rémy) IV) Projets et attentes des élus de la Communauté de Commune En premier lieu Les élus de la communauté de communes font état de leurs vives inquiétudes sur la désindustrialisation de leur territoire par la perte de plusieurs entreprises, ce qui aura nécessairement des conséquences négatives sur le Page 34 sur 80
commerce de proximité. Ils soulignent la nécessité d adaptation des commerces aux nouveaux comportements des consommateurs. Développement commercial. Les élus de la Communauté de communes pensent que de nouvelles implantations dans les activités alimentaires auraient un effet néfaste pour le commerce de proximité en déséquilibrant les pôles actuels. Par contre, des implantations dans le secteur non alimentaire et dans des activités non présentes sur le bassin, permettraient d accroître l attractivité de la Montagne Thiernoise. Dans cette optique, les représentants favoriseraient en priorité les entreprises locales. Une réalisation de ce type s est effectuée sur Chabreloche. Pierre Mignot demande si la Cocom est prête à s investir dans la réalisation des zones commerciales, à l exemple des zones d activités artisanales et industrielles. Suite à cette réunion, le thème du développement commercial sera abordé en conseil communautaire ; une deuxième rencontre entre la Communauté de Communes et les consulaires est prévue pour la fin de l année 2003. Le point sur l OCM Le dossier de candidature de l OCM a été déposé fin avril 2003 en préfecture, il comprend des actions collectives et les projets d investissement d une trentaine de commerçants et artisans. Depuis, aucune information officielle n a été formulée, si ce n est une réponse écrite du Préfet, mais sans précision sur le traitement de ce dossier. Une demande d information sera demandée à M. le SousPréfet, car en période de crise économique, le commerce et l artisanat ont un réel besoin de soutien dans leur développement. Page 35 sur 80
Industrie Cette partie est fondée sur l enquête directe auprès des entreprises qui ont accepté de nous recevoir (voir la liste en annexe). L industrie et le commerce s appuient sur la qualité des entreprises qui, elles-mêmes, reposent sur la qualité de leurs dirigeants. Qu en est-il des entreprises de la CCMT, héritières d une longue tradition d entrepreneurs familiaux. Les différents entretiens dans les entreprises ciblées selon leur appartenance (familiale ou groupe), leur activité (coutellerie, plasturgie, travail des métaux, bois), leur taille (TPE, PME, groupe) et leur localisation (les communes de la CCMT) nous ont permis (A) de définir quatre thèmes prioritaires pertinents ; le profil des dirigeants, l emploi, l état des filières, le rôle attendu des acteurs territoriaux et de la CCMT. Deux paragraphes complémentaires nous ont semblé nécessaires. L un (B) segmente les entreprises familiales selon leur dynamique d adaptation fasse au changement (un sous-paragraphe traite des entreprises familiales intégrées dans un groupe. L autre classe les dirigeants d entreprises selon leur capacité d adaptation et d innovation. A Rendu des entretiens Le profil des dirigeants Il est intéressant de noter une majorité d entrepreneurs dans la tranche d âge 35-45 ans, solidaires et très réactifs ce qui leur a permis d anticiper les crises de filières et de limiter la baisse d activité à 30 % quel que soit leur secteur d activité au lieu de 50 à 60 % les autres et dans certains cas à la clé l arrêt de l activité. Il en va surtout des sous-traitants de la filière automobile. A noter aussi, que ces entrepreneurs sont tous issus du territoire de la Montagne Thiernoise. Ils investissent néanmoins ailleurs si leurs activités le nécessitent et dans des activités complémentaires comme la logistique par exemple ou dans des projets complémentaires (le transport et la logistique) ou totalement personnels (néanmoins rémunérateurs mais dans des secteurs n ayant rien à voir avec leurs activités). La plupart ont su, en s opposant au poids des traditions, changer de stratégie commerciale en allant au devant et à l écoute des clients et parfois en nouant des accords de fabrication sous une nouvelle marque. Page 36 sur 80
L emploi Les entreprises forment elles-mêmes les salariés qu elles recrutent, y compris les entreprises familiales qui traditionnellement connaissent leurs salariés et leurs familles, dans le bassin d emploi de la CCMT. Elles recherchent des personnes réactives plutôt que diplômées. Elles sont satisfaites. Pas de conflits sociaux évoqués : par contre, dans les groupes, il a été rapporté une certaine inquiétude de voir leurs entreprises se restructurer ou se délocaliser. L état des filières < Les scieries sont en grand danger car la filière bois de construction et bois de chauffage ne décolle pas malgré les incitations. La sécurisation de l approvisionnement est en cause ainsi que les coûts d entretien des habitations en bois et les qualités de bois. < La filière santé accueille environ 135 stagiaires par an de toute la France. A priori, le territoire en profite peu si ce n est pour quelques nuitées et l achat de produits alimentaires. Il est à noter qu à partir de la coutellerie, une entreprise a su se diversifier vers les outils de coupe dans le domaine de la santé (50 % de son activité). Le chef d entreprise a poursuivi des études de médecine, ce qui lui a offert de nouvelles perspectives. 1. La plasturgie et le travail de métaux en perpétuelle adaptation maintiennent leur activité et travaillent beaucoup pour des donneurs d ordre nationaux voir internationaux. Les entreprises de ces filières sont référencées et automatiquement consultées. 2. La coutellerie n est plus le secteur prépondérant et continue à devoir s adapter et innover pour survivre. La concurrence chinoise n est pas la seule cause, certaines entreprises jouent la stratégie du négoce et la protection de leur savoir-faire qui est caractérisé par la marque collective «Esprit de Thiers». Les risques majeurs sont le rapatriement de la fabrication de la marque Laguiole dans l Aveyron, la fin du brevet «Esprit de Thiers» dans dix ans, les dérogations trop importantes pour prétendre à cette marque collective (conflit avec leur fédération). Une nécessité d asseoir cette marque collective est indispensable pour en faire une marque collective reconnue pas seulement auprès des grossistes Page 37 sur 80
mais des consommateurs français, souvent ignorants et très mal conseillés par les revendeurs, et sur le marché européen, laissé de côté depuis trop longtemps. Le rôle attendu des acteurs territoriaux Les chefs d entreprises attendent une clarification non pas des compétences des différents intervenants territoriaux mais de leurs savoir-faire. «Nous avons compétence pour» ne les intéressent pas «Nous savons faire» les intéressent «Nous ne savons pas faire mais nous allons trouver» les intéressent. Elles attendent une professionnalisation des interventions des acteurs territoriaux. Remarque : elles sont lassées de voir défiler une pléthore d organismes territoriaux qui leur demande comment «ça va» pour un énième rapport qui ne débouchera sur aucune action concrète. Pour ceux qui vont partir à la retraite, avoir un service de transmission/reprise qui les assiste. Pour les TPE qui ont à exporter, avoir un annuaire des savoir-faire : juristes étrangers et cadres export de grandes entreprises. A titre d exemple, une TPE ayant un différend avec un revendeur aux États-Unis, la CCI de Thiers l a mise en relations avec un juriste américain d un groupe qui l a aidé dans ses démarches de contestations. Éviter d organiser des manifestations inutiles et coûteuses qui ne servent que l organisateur. Le rôle attendu de la CCMT C est la structure la plus proche qu elles souhaitent rencontrer régulièrement et qui doit jouer un rôle de «courroie de transmission», manager leurs demandes, leurs projets et la défense de projets territoriaux comme la marque «Esprit de Thiers» pour la coutellerie. La CCMT est donc attendue comme un partenaire mais aussi comme un prestataire privilégié. Page 38 sur 80
B les entreprises familiales selon leur dynamique d adaptation 1. Les familiales - Celles qui sont restées dans la filière coutellerie et qui continuent leur processus d industrialisation et d adaptation pour répondre aux besoins des distributeurs de plus en plus concentrés et des marchés internationaux, lesquels ont plusieurs fois dans l histoire sauvé leur filière. - Celles issues de la filière coutellerie qui ont évolué dans les fabrications périphériques comme la plasturgie, le travail des pièces de précision (scalpel chirurgie,), les emballages, le travail du carton, la forge spécialisée, la logistique, etc. Dans leurs activités la coutellerie ne tient plus une place prépondérante mais elles y sont attachées et restent en veille. Celles qui ne se sont pas diversifiées à temps (principalement les sous-traitants dans l'automobile et autres activités fortement délocalisées) et qui sont menacées de disparition. 2. Les groupes (à l origine, des entreprises familiales locales) - Les entreprises rachetées par un groupe étranger ont spécialisé leur site. L inquiétude existe de les voir régulièrement revendues et restructurées. - Les entreprises familiales revendues à des investisseurs extérieurs pour former des groupes multi-activités. Il y a rupture avec la tradition familiale d encadrement, le centre de décision est externalisé». C - Les dirigeants d entreprises selon leur capacité d adaptation et d innovation La génération «du transfert de savoir-faire, très dynamique, issue de monde de la coutellerie qui a transféré des savoir-faire acquis dans la coutellerie, en allant chercher de nouveaux clients, en anticipant les crises des filières pour lesquelles ils travaillaient. Cette génération a profité pleinement de la création de la zone d activité Racine. La génération «coutellerie innovante» qui comprend deux sous-catégories dynamiques qui sont principalement restées dans le milieu rural en adaptant et modernisant l immobilier ou se sont partiellement installées dans la ZI Racine. > Les industriels tournés vers les grands distributeurs et l international, capable de fabriquer des produits courants Page 39 sur 80
comme du haut de gamme et d innover. > Les artisans qui produisent des couteaux spécifiques pour une clientèle internationale à la recherche d exclusivité. La génération «attentiste» qui n a pas su s adapter tant en production qu en dynamique commerciale. Celle-ci disparaît sans repreneur avec les départs en retraite ou par la fermeture brutale. Conclusion Les entretiens en entreprises révèlent un fort potentiel de créativité, d adaptation et de diversification face aux changements. Les dirigeants d entreprises sont tous issus du territoire de la CCMT et sont les héritiers d une longue tradition, d abord d artisans puis d industriels. Ils sont très attentifs à l avenir de leur territoire, mais sont très pris par leurs entreprises. Il faudra trouver les moyens, certainement nouveaux, de les impliquer dans les affaires locales. Page 40 sur 80
Le rôle des aménagements? ZI Racine Voir le site dédié à cette zone : http://www.zonederacine.fr/ «Avec ses 36 hectares, ses 32 entreprises et ses 900 emplois, elle est la plus importante des trois zones d'activités du territoire de la CCMT.» «La zone d'activités de Racine, c'est : 36 hectares, 32 entreprises et 900 emplois. Elle est la plus grande zone d'activités du territoire. La moitié des entreprises présentes sur la zone est spécialisée dans le travail des métaux, s éloignant peu à peu de l activité coutelière classique en déclin dans la région Auvergne. En effet, en plus des entreprises de fabrication de couteaux ou d'outillages (pour la chirurgie, le bâtiment,), on retrouve sur la zone de Racine diverses activités associées comme le trempage thermique des métaux, la découpe et le marquage au laser, la fabrication de moules d'usinage ou l'injection plastique Il existe également des ateliers de mécaniques et des forges qui produisent des pièces pour les secteurs de l'automobile, de l'aéronautique, ou encore de l'armement Et puis la zone de Racine a accueilli peu à peu des entreprises dont l'activité est directement liée au marché de la coutellerie : des négociants en acier et autres métaux, des vendeurs de fournitures et équipements pour les industries (outils, machines,), mais aussi des entreprises spécialisées dans l'emballage des produits finis (cartonnage, thermoformages plastiques,). D'autres activités sont également présentes sur la zone : le travail du bois, une entreprise de travaux publics, un traiteur-charcutier, La zone d'activités de Racine regroupe aujourd'hui des entreprises aux activités variées, qui ont su se moderniser (machines robotisées, laser,) et s'imposer dans leurs différents secteurs. Plusieurs d'entre elles ont d'ailleurs obtenu des certifications ISO 9001 pour valoriser leur qualité.» Cette zone a répondu parfaitement aux attentes des entrepreneurs les plus actifs à une époque où il fallait choisir de se développer. Elle a certainement évité leur départ ou l abandon de leurs projets. Les entreprises rencontrées n ont cependant pas abordé ce sujet comme un élément prépondérant. Néanmoins, il est pratiquement certain que la ZI Racine a répondu à des besoins locaux et, au vu de l engagement de personnalités politiques, à une nécessité face à la concurrence qui allait émerger avec la construction de l autoroute A 89 reliant Clermont-Ferrand à Saint-Etienne. Page 41 sur 80
Les entreprises «diversificatrices» ou à la recherche d un site pour leur expansion ont vu dans la ZI Racine une opportunité. Les entreprises de la coutellerie ont gardé leur attache territoriale et locale et ont parfaitement su se développer dans un partenariat avec leur commune. Certaines ont néanmoins investi sur la ZI Racine. Page 42 sur 80
Transports Dans une perspective de développement, la carte des transports est importante, mais il convient de sérier les différents moyens La montagne thiernoise a toujours été un lieu de passage, même si les itinéraires anciens ne passaient pas par la vallée, mais par les hauts. Situation : le territoire est situé sur les axes d échanges entre Auvergne et Lyonnais, la dominante étant de tout temps, est-ouest. Après les voies celtiques, romaines, royales, la voie importante a été la RN 89 qui a engendré, outre d importants embouteillages, des activités : garage, stations-service, restaurants, hôtels dont on voit les traces ou les vestiges. Une voie ferrée a été construite au XIXe siècle pour doubler la route, sinuant dans la vallée de la Durolle. Dans le détail, le réseau local est en arête de poissons : une épine dorsale, la D 2089, des routes secondaires reliant les villages aux bourgs ou à Thiers en direct. La construction de l autoroute a été un défi : la crainte de marginaliser le territoire a provoqué une réaction qui a permis d obtenir un échangeur (Thiers Est) qui désenclave la montagne, mais la met en droite ligne et en relation proche avec Thiers (zone commerciale ) et Clermont-Ferrand. Page 43 sur 80
De ce fait, les échanges se modifient : Thiers-centre est de plus en plus «oublié» au profit des zones d activité du Felet, de la Varenne. Le trafic de l ancienne nationale est devenu plus modeste : 5 500 véhicules par jour à la Monnerie en 2006. Carte des trafics routiers Le trafic de l autoroute A 89 devrait être modifié avec l ouverture du barreau de Balbigny en 2012 permettant d aller directement de la vallée de la Saône à l A89 sans le détour par Lyon et Saint-Etienne. Page 44 sur 80
Voie ferrée : La liaison Clermont-Thiers-Saint-Etienne (132 km) traverse le territoire sans offrir d arrêt (les deux gares les plus proches sont Thiers et Noirétable). Dans le cadre d une politique écologique, la question de la re-création d arrêts (sans gares) aux points les plus peuplés de la vallée est posée : le fait que la Région soit organisatrice des TER pourrait en faciliter la négociation. Cela pourrait être un atout pour modifier l image de marque et l attractivité des localités. Page 45 sur 80
Les services à la population Les problématiques sont celles des zones rurales avec notamment La masse critique pour justifier la présence de certains services ; L accessibilité ou la desserte de population non mobiles, dans un territoire où les circulations ne sont pas toujours faciles ; Le rôle du secteur privé et des services publics. Le lien entre le territoire et les villes voisines. Spontanément, un territoire de 8 000 habitants, étiré dans une vallée, ne peut avoir le potentiel d une petite ville organisée autour d un bourg centre. L initiative publique est donc importante : communes, associations, communautés de communes. Nous ne détaillerons pas les programmes développés par les uns et les autres : l idée est cependant d assurer au territoire les services essentiels (santé, éducation, animation, culture ) en utilisant tous les dispositifs existants. La stratégie de la CCMT est, après diagnostic, de privilégier Page 46 sur 80
les services à la petite enfance avec le pôle enfancejeunesse-emploi. Cette action est complémentaire aux actions communales, notamment vers le 3 âge. Un autre volet concerne les politiques d insertionimmigration. La CCMT participe au recrutement de personnels de santé (voir action à Chabreloche, la Monnerie pour pallier le manque actuel ou à venir de médecins, kinés ). Toutes ces actions sont importantes dès qu on raisonne en termes économiques (liens avec le commerce : pharmacie, par exemple, fréquentation des cabinets médicaux ajoutant à l attraction commerciale) et qu on réfléchit à l attractivité globale du territoire : les politiques de développement d entreprises ne peuvent se faire dans un désert. Page 47 sur 80
Le tourisme Vu de loin (région, département), le tourisme dans la montagne thiernoise représente peu de chose. Il est même pour les habitants souvent passé sous silence, comme s il était très annexe. Le point fort cité à Clermont-Ferrand est le plan d eau de Saint-Rémy-sur-Durolle et ses 400 lits. Dans le voisinage, le tourisme, c est bien entendu le patrimoine coutelier de Thiers (musée, vallée des rouets ). De fait, la réalité est plus nuancée : il existe des points forts, même si cette force est, à l échelle régionale, très relative. Le tourisme est diffus (paysages, randonnées, promenades, circuits de VTT, de quad (avec les questions d usage que se posent tous les maires) Le patrimoine historique n est pas caractérisé par de grands monuments, mais par un semis d habitat, de lieux, d édifices. L hébergement est modeste : un établissement *** à Celles, deux autres hôtels, des gîtes, des chambres d hôtes. Peu de produits de terroir sauf à Arconsat, la saucisse de choux Le patrimoine coutelier n a pas été mis en valeur (un projet avait été esquissé lors du contrat territorial du Thiernois, mais n a pas été poursuivi) : un petit lieu de mémoire est porté par une association (Association patrimoine culture) à La Monnerie-le-Montel mais avec très peu d ampleur et de moyens. La CCMT a participé à l édition du livre «Des paysans à l atelier, Patrimoine coutelier de la Montagne Thiernoise» Page 48 sur 80
L itinéraire de la Durolle (fond de vallée de Thiers à Chabreloche) n est pas praticable pour des raisons d occupation ou de sécurité, alors qu il aurait pu être un circuit très attractif. On peut opposer ces deux points de vue, mais sont-ils si opposés? «Pas de consensus pour valoriser cette partie du Forez ; il y a de petites choses, mais pas de musée, pas d événements pas de sites exceptionnels, peu d équipements : d où une invisibilité Les touristes viennent du voisinage, les résidences secondaires appartiennent à des gens partis en ville, qui reviennent dans leur pays d origine où ils sont des attaches» «Des actions se mettent en place : une carte touristique, un point info au bord de la RN 88 à la CCMT, une offre dans des localités qui ont choisi ce créneau : Vollore-Montagne par exemple, des itinéraires, des réflexions dans certaines communes, un hébergement diffus, de gros investissements (le domaine de La Planche à Viscomtat)» Pour cerner les problématiques, il faut relier ce chapitre avec les préconisations de l étude paysagère qui aborde également le rôle de la protection des paysages et de l identité locale : paysages ruraux, rénovation de l habitat, valorisation de la RN 89, chantier d insertion sur la Durolle De la même façon, l appartenance au Parc naturel régional est un atout, tant en termes d images qu en termes de portage de projets. Dans une optique de création d activité, de valeur ajoutée, la carte du tourisme est porteuse d espoirs : pas avec de très grands équipements, mais dans le cadre d un développement diffus qui pourrait peu à peu modifier l image de marque, à condition d une unité, d une volonté stratégique. Page 49 sur 80
Environnement Dans une logique d attractivité territoriale, la qualité de l environnement est désormais incontournable. Nous évoquerons très rapidement sélectionnés parmi d autre ; ces points-clés sur la zone de Racine, démarche environnementale pour mettre la zone «à jour» par rapport aux exigences actuelles et rester en cohérence avec les caractéristiques initiales intéressantes de cette zone aménagée dans la zone collinaire. Étude paysagère dont la CCMT a dit qu elle allait appliquer toutes ses préconisations. Démarche de rénovation de l habitat via des OPAH successives depuis plus de 10 ans. L amélioration du logement est complétée par un travail sur les façades, par une lutte contre l insalubrité. Le tout fait partie d un PIG de cohésion sociale destiné à briser les logiques communautaristes. Pour les artisans, le programme habitat est important : les budgets mobilisés en direct et en indirect sont conséquents. Mais se pose le problème des compétences professionnelles pour réaliser des projets en cohérence avec l identité locale, la protection du patrimoine, l innovation en matière de construction et d éco-habitat. Les collectivités montrent l exemple : l EHPAD devrait être HQE et servir de formation sur l éco-construction, permettant aux artisans de s initier. Un chantier école est prévu, mais comment prolonger cette idée pour pallier le manque d offres. Pour les artisans, c est un enjeu économique car cela permettra de prendre des marchés dans d autres villes, alors qu actuellement, c est l inverse. Tout projet innovant doit faire appel à des entreprises extérieures. Page 50 sur 80
Le PNR caresse l idée d une agence rurale d urbanisme qui permettrait d intervenir sur le patrimoine ordinaire. Problématiques territoriales : la quête difficile du territoire partagé A tous les niveaux d échelle, la définition d un territoire «pertinent» n est pas évidente. D abord, la notion de pertinence varie selon les activités envisagées : pour les transports, le territoire n est pas le même que pour l action sociale. Ensuite, la notion de pertinence varie selon des critères comme : L histoire : les territoires très identitaires ont plus de mal à se voir associés à d autres («pas pareils»), que ce soit l Auvergne ou la Montagne Thiernoise ; La place par rapport au centre ou à la périphérie ; Le rapport de force (territoire de commandement ou territoire dominé) En France, la force des limites administratives est telle que les coopérations dans un territoire partagé sont difficiles, alors que, pourtant, les espaces vécus n ont rien à voir avec les limites intercommunales, cantonales ou départementales. Quand on parle de projet partagé, l appartenance au canton, à l entité administrative, revient rapidement pour doucher les enthousiasmes, d autant que les réactions sont «sur mesure» : en témoigne la réticence sous-préfectorale par rapport à l adhésion de Lachaux alors que le rapprochement St-Rémy-sur-Durolle-Thiers n a pas été discuté Page 51 sur 80
Emboîtements et voisinages La situation est compliquée : Sur un plan administratif d abord La CCMT rassemble des communes du canton, mais pas toutes, avec d autres qui viennent de cantons voisins. Cette situation n est pas en soi catastrophique dans la mesure où le canton n a plus beaucoup de force contraignante. Aux portes de la CCMT, Thiers Communauté est la communauté de communes qui rassemble Thiers, Escoutoux, Dorat et, depuis peu, Saint-Rémy-sur-Durolle. A proximité, le secteur de Puy-Guillaume n est pas en coopération communale : un projet entre ce bourg industriel, Chateldon, Ris et Lachaux a été lancé ; Lachaux a décidé de rejoindre la CCMT. Pour les autres communes, la situation se décante lentement. Arebat, association destinée à favoriser le dialogue et la concertation entre les élus correspond à l arrondissement de Thiers. L ambition a été de se transformer en pays (une charte a même été préparée, mais sans implication des acteurs économiques et associatifs). Des études ont été lancées. La CCMT participe a minima à cette structure, le président ayant décidé de ne plus s engager. Le PNR a un zonage très différent, s étirant du nord au sud des Bois Noirs au Forez ; la structure est ancienne, reconnue, même si certains élus en critiquent le rôle, les ambitions. La charte est en cours de révision. Ce document, ambitieux, a un volet économique (voir cédérom documentaire). La région Auvergne est venue compliquer le tout en prônant récemment (2 009) un pays Thiers-Ambert («boucher un trou dans la carte des pays? supprimer un blanc?») en mettant en avant les vertus des pays et les incitations financières. Une étude vient d être rendue : elle devait à l origine examiner les liens entre ces deux bassins économiques et de population assez éloignés : elle s est transformée en scénarios juridiques pour parvenir à une coopération entre les deux territoires. De l avis des personnes rencontrées, peu de chose associe ces deux territoires et le scénario d un pays ne déclenche pas d enthousiasme fort. Sur le plan économique Dans le cadre des dispositifs d appui à l économie, il a existé un système productif localisé de la coutellerie dans le bassin de Thiers, avec un rôle important de la CCI. Puis on est passé à un pôle de compétitivité, Viameca, version plus «moderne» : sous réserve de plus ample information, les entreprises de la montagne thiernoise n y participent pas. Il est vrai que le thème de Viameca peut Page 52 sur 80
paraître extérieur au monde de la coutellerie, plus que le SPL de 1998. Situé au Centre et au Sud-est de la France dans les Régions Auvergne, Limousin, Rhône-Alpes et en partie dans les Régions Centre, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, le pôle «Viameca» s attache au Développement des entreprises du secteur mécanique et travail des matériaux, et s organise autour de 3 filières prioritaires l aéronautique, l automobile et les biens d équipement industriels. Le pôle s est donné 3 objectifs prioritaires : Engager les entreprises concernées par ces domaines d action à conduire des projets collaboratifs associant étroitement les grandes écoles les laboratoires de R&D et les industriels Aider les entreprises à passer d une logique de conception et de fabrication de produits industriels à une logique d ingénierie et de création industrielles par l anticipation, la mise en réseau et l accélération de l innovation. Concrétiser un leadership international de l industrie de la mécanique. Le SPL n est plus, mais les thématiques qui étaient portées par ce dispositif restent tout à fait d actualité. On peut estimer que, dans les politiques économiques territorialisées, Viameca est largement au-dessus des besoins locaux et que les coopérations à la manière du SPL gagneraient à se poursuivre. Sur le plan des territoires vécus Les différentes études sociologiques, voire ethnologiques, (in Pays de Thiers : le regard et la mémoire, 2e édition Hadjadj Dany) ont montré comment la montagne et la plaine se différencient, comment la coutellerie a rassemblé les producteurs, les a associés et opposés à Thiers. De la même façon, les régions agricoles au nord et au sud, les pays de vignoble (Escoutoux) ont été classées (ou sont encore) à part. On peut inverser le regard. C est ce qui se passe actuellement : «la montagne thiernoise est perçue comme un monde différent ; les communes de la plaine s organisent, se développent, tandis que la montagne reste un univers à part» ; c est ainsi qu on peut mettre en mots le regard extérieur sur la vallée de la Durolle. Il en résulte une situation où les conflits se multiplient. A propos d Arebat, à propos de l adhésion de Saint-Rémy-surDurolle. Pour l observateur extérieur, la cohésion supracommunautaire paraît très faible. Or, toutes les études sur le développement des territoires montrent que, à l instar des organismes biologiques, la cohérence interne est le facteur de succès. Les régions qui gagnent sont des régions soudées autour d une stratégie. Page 53 sur 80
On pourrait simplement constater, s étonner de la situation actuelle ; mais face aux différentes problématiques du secteur, la notion de territoire élargi pour aborder, avec des moyens renforcés, les défis posés est fondamentale. Quelques exemples : > Schéma des zones d activités industrielles pour concilier le projet de zone à Lezoux avec le développement des autres zones dont celle de la Racine ; > Schéma de développement commercial pour concilier le développement de Thiers (dont le centre urbain) et le maintien d un commerce rural ; dans ce même domaine, un FISAC devrait se faire avec St-Rémy-sur-Durolle, > Par rapport à la coutellerie, le territoire d Arebat est le minimum nécessaire pour prolonger le SPL. > Par rapport au tourisme, aux milieux naturels, à l histoire de ces territoires, le Parc joue un rôle important en termes d organisation, d ingénierie, de promotion ; > Identité territoriale : promotion de la coutellerie dans la vallée de la Durolle en complément des équipements de Thiers (usine du May, Creux de l Enfer ). Une bonne partie de ces thèmes sont ceux d un SCOT et d une politique de pays. Page 54 sur 80
Retour sur le bilan du contrat local de développement La CCMT a fait faire en 2008 une évaluation de son CDL pour la période 2003-2008. Globalement, le bilan est satisfaisant comme le dit le rapport : a. Un programme d actions bien suivi. La grande majorité des actions envisagées dans le programme prévisionnel ont été mises en œuvre au cours de la période 20032008. Les projets non réalisés sont, soit des projets ayant nécessité du temps pour leur maturation, et qui se concrétiseront dans les proches années, soit des projets ayant évolué dans leur contenu, soit encore des projets proposés par les communes, et n ayant pas été mis en œuvre. On peut citer par exemple la halte-garderie (devenue le projet de pôle petite enfance), ou les travaux de mise en valeur du château de Landrevie (remplacés par un projet de construction d un équipement pour le centre de loisirs), ou encore la réhabilitation du petit patrimoine. b. un projet de territoire en mouvement. Le programme a su s adapter aux évolutions du territoire et aux contraintes rencontrées : des actions ont été ajoutées, en fonction des besoins du territoire, témoignant de la capacité de la CCMT à innover, d'autres prolongent directement les actions réalisées. c. un effet levier important. Au total, près de 13 millions d euros (12 700 000 ), ont été investis sur le territoire ( ) d. mais une lisibilité à améliorer. Le principal écueil auquel se heurte le CLD de la Montagne Thiernoise est celui de la lisibilité. En effet, il est extrêmement difficile d obtenir une vision globale et complète du CLD. La reconstitution du programme d actions s est trouvée confrontée à l absence de tableau de bord ou d outils de suivi au sein des services de la CCMT. Chaque dossier est traité par le technicien en charge de la thématique correspondante, mais aucun suivi global de la procédure n a été mis en place. Considéré sous un angle positif, il faut noter que le projet de territoire prime sur la procédure. Ce qui importe en effet, c est d abord la réalisation des actions et leur contribution à la mise en œuvre de la stratégie territoriale de la Montagne Thiernoise. Lorsque nombre de territoires conservent encore une approche de type procédure au détriment du projet, la CCMT au contraire ne considère par le CLD comme un but en soi mais b ien comme un moyen. Mais les inconvénients sont nombreux : Difficultés du suivi global au sein de la CCMT. Ce qui pose la question des outils à concevoir et mettre en œuvre, mais également celle de la coordination interne des services. La question centrale de la reconnaissance et de l appropriation de Page 55 sur 80
la CCMT par les élus «de base» et les habitants. Aux manques de communication déjà pointés dans plusieurs domaines (enfance jeunesse, économie, etc.), on peut ajouter un manque de lisibilité de l'action même de la CCMT, et des moyens mis en œuvre. Démontrer la capacité de la CCMT à mobiliser des financements extérieurs pour promouvoir le développement de son territoire est un enjeu essentiel pour la structuration et la cohésion de son territoire. Si l on s attache à une approche thématique (bilan préparé par le bureau d études Sitelle) L Axe 1 relatif aux questions économiques représente plus de 37 % des financements affectés. Cette forte proportion s explique d une part par l importance accordée à cette priorité économique dans le projet de territoire de la CCMT, d autre part par la nature des opérations financées, notamment la requalification de la zone d activité Racine. L axe 2 (patrimoine) représente 13,6 % du total. Hormis les opérations d aménagement de bourg, il a permis le financement d études et d inventaires. Les travaux de réhabilitation du petit patrimoine initialement prévus, ne seront réalisés qu à partir de 2009, sur la base de l inventaire établi dans le cadre du CLD. Le tourisme (axe 3) représente 19 % des financements, mais cette proportion est cependant tirée très fortement à la hausse par le site de La Planche (dont les travaux sont programmés en 2008) et qui représente à lui seul 95 % du total. L axe 4 concernant l habitat est le second poste après l économie. 79 % des dépenses de cet axe concernent la réhabilitation dans le cadre de l OPAH et du PIG. C est aussi, de ce fait, l axe qui concentre les financements privés pour 1,6 million d euros. La mixité sociale, avec l axe 5, représente 0,82 % des montants totaux investis sur le territoire grâce au CLD. Ce pourcentage n est pas significatif de l importance accordée à cette priorité. En effet, la mixité sociale est prise en compte fortement hors CLD, et en tant que dimension transversale, guide l ensemble du programme. L axe 6 (structuration du territoire) est essentiellement constitué de la réhabilitation du siège de la CCMT, à hauteur de 97 % du total. Enfin, la faiblesse de l axe 7 (communication) ne tient pas seulement à la nature des actions, moins lourdes financièrement que des investissements, mais également sans doute à la faiblesse déjà constatée des actions de communication de la CCMT. Page 56 sur 80
Le CDL et le développement économique Axe I- Soutien à l'économie locale 1. Soutenir le tissu industriel local - Actions ZA : - Étude diagnostic ZA Racine, et travaux de requalification. - Étude de faisabilité pour création de nouvelles ZA. - Création de nouvelles ZA (Chabreloche). - Actions de communication : - Communication : édition d'un journal économique (1er numéro financé avec le CLD en 2007, 5 numéros par an prévus), et réalisation d'une plaquette de promotion économique des Zones d'activité. Rappel : - 8 % d'entreprises entre 1996 et 2006. - 33 % d'emplois salariés privés entre 1996 et 2006. Projets et perspectives : - Communication et promotion à développer : réactualisation plaquette ZA, point emploi, poursuite du journal économique. Absence d'observatoire et de données globales économiques. - Signalétique pour les entreprises. - Démarche environnementale dans la ZA Racine (étude sur les eaux pluviales, aménagement paysager des parcelles privées, conseil, etc.). - Hôtel d'entreprises - Emploi/formation. 2. Renforcer l artisanat et le commerce. - Création de réserves immobilières : achat et location puis vente du bâtiment Couzon (à Ossabois). Mais constat : beaucoup d'artisans et commerçants rencontrent des difficultés pour leur promotion. Projets et perspectives : site internet commun, FISAC, etc. Non réalisé ou abandonné : - Création d'un commerce de proximité à Palladuc. 3. Maintenir et développer les services. - Petite enfance : - Étude des besoins (CAF) et création d'un RAM (mis en place depuis novembre 2006) Rappel : 58 assistantes maternelles agréées (145 agréments pour environ 490 enfants de moins de 5 ans), 42 fréquentent le RAM (soit 72 %). - Édition de brochures. Projets et perspectives : pôle enfance (2010) avec crèche et Page 57 sur 80
halte-garderie, RAM. - Personnes âgées : cf. axe 5 objectif 2. Non réalisé ou abandonné : - Mise en place d'un Centre social intercommunal. - Mise en réseau bibliothèque (projet qui pourrait être traité dans le pôle enfance à travers la ludothèque). 4. Soutenir l agriculture. - Forêt : l action de la CCMT sur ce thème est reconnue au niveau régional avec le plan de développement de massif 2004-2007 (25 ha de boisements gênants traités et remis en culture, création du 1er groupement des sylviculteurs en Auvergne, schéma de desserte, projet de voirie forestière, etc.). L animation de ce Plan comporte plusieurs volets : - Mise en relation des propriétaires avec les opérateurs économiques de la filière, - Animation à destination des propriétaires forestiers (on note par exemple une montée en charge importante des contacts établis par téléphone ou lors des permanences : de 80 propriétaires sur deux ans au début à 90 pour l année 2006/2007 et 104 pour 20072008). - Animations en direction des partenaires et acteurs du territoire. - Promotion des échanges fonciers forestiers. - Accompagnement de la Communauté de communes. (Voir le rapport de la phase d animation du plan de développement de massif forestier de la Montagne Thiernoise juin 2008). Projets et perspectives : - Création de réserves foncières (idée que la CCMT stocke du foncier et fasse des échanges ou revende aux paysans qui souhaitent s'agrandir ou s'installer, et qui participent à un travail sur les paysages. - Harmonisation de la réglementation à l échelle communautaire (chaque commune a aujourd hui sa propre réglementation, sauf Chabreloche, Arconsat et Viscomtat qui ont une réglementation commune), - Partenariat avec les groupements de sylviculteurs. Page 58 sur 80
Axe II - La valorisation des savoir-faire et la réhabilitation du patrimoine. La faible part de la CCMT s explique par l importance des opérations portées par les communes (financements «autres») dans le cadre de l aménagement des bourgs. 1. Valoriser les savoir faire traditionnels et actuels. - inventaire du patrimoine industriel. - Édition d'un ouvrage sur le patrimoine industriel, "Des paysans à l'atelier". Non réalisé ou abandonné : - Étude et création d'une Maison des Savoir-faire (maison de Pays). 2. Sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine bâti. - Études Plans d'aménagement de Bourgs et villages, réalisées hors CLD. - Puis travaux d'aménagement des bourgs et villages : SainteAgathe, Palladuc, La-Monnerie-le-Montel, Chabreloche, Cellessur-Durolle, St-Rémy-sur-Durolle, Vollore-Montagne. 3. Valoriser le patrimoine paysager. - Réalisation d'une Charte architecturale et paysagère. - Édition d'un document de sensibilisation "construire et rénover en Montagne Thiernoise". - Inventaire du petit patrimoine. Projets et perspectives : - Réhabilitation du petit patrimoine bâti prioritaires) suite à l'inventaire, 2008-2009. (éléments jugés Axe III - Le développement touristique 1. Augmenter les capacités d hébergement. - Réhabilitation du site de la Planche, 60 lits (les travaux démarrent en juin 2008). Cette opération représente à elle seule 97 % des montants affectés à cet axe 3. Rappel : environ 300 lits touristiques aujourd'hui sur le territoire. Non réalisé ou abandonné : - Valorisation d'un terrain avec logements touristiques (SainteAgathe). - Création de gîtes communaux à Vollore-Montagne. 2. Développer et organiser l offre touristique et culturelle - Saison culturelle (hors CLD). - Réalisation d'une table d'orientation sur le site Pierre Pamole à Vollore-Montagne. Non réalisé ou abandonné : - Études de valorisation touristique : plan d eau de St-Rémy, château de Landrevie, village de Montvianeix. Page 59 sur 80
3. Promouvoir le territoire. - Embauche d une chargée de mission touristique en 2006, et mise en place d'un point d'info touristique. - Édition d'un topo-guide randonnées "balades en montagne thiernoise". - Création d'une carte touristique (réalisé sans CLD avec contribution de privés) éditée à 10 000 exemplaires. - Réalisation d'un site Internet. - Création d'un sentier à thème "Margault la Truite Fario" et d'un document pédagogique. Projets et perspectives : Tourisme : - Création de l'office de Tourisme (Investissement) à côté du pôle enfance. - Signalétique : réalisation signalétique touristique et de panneaux d'information aux entrées du territoire. - Aires de services et de stationnement pour camping-car. - Guide des festivités. Culture : - Reprise du festival en 2009 en redéfinissant son contenu et ses modalités (thème, partenaires, période, communication). - Poursuite de la saison culturelle de septembre à juin. - Communication. Axe VII - Améliorer la communication interne et externe. 1. Communication interne - Création d'un Site Internet (2005). - Édition d'un journal économique, d'une brochure RAM, d'une plaquette sur le point emploi. 2. Communication externe - Plaquette ZA. - Point info touristique et projet OT. - Édition d'un topo-guide, d'un document sur le patrimoine industriel. - Les actions de communication ont démarré tardivement. - des difficultés de lisibilité de l'action CCMT qui subsistent (population, conseillers municipaux), etc. Nous n avons pas repris de ce document les axes consacrés à l habitat, à la mixité sociale Pourtant, on comprendra aisément qu il y a un lien global entre ces rubriques, leurs actions et le développement du territoire : l habitat à travers l impulsion donnée à l artisanat (et à ses nouveaux métiers), à travers l importance du logement sur place pour des salariés La mixité sociale car elle peut être un atout ou un handicap dans l image de marque de la Montagne Nous ne saurions imaginer une coupure entre les thématiques dès lors que nous raisonnons en attractivité territoriale. Page 60 sur 80
Il ne nous appartient pas de juger de l opportunité des actions décidées par les élus, tout au plus pouvons-nous comme l a fait Sitelle, les jauger par rapport aux objectifs et aux contraintes du programme. Une évaluation ne peut se faire que par rapport à des objectifs politiques et c est dans cet état d esprit que nous aurons à réfléchir sur la stratégie à venir. Sur le terrain de la communication, là où l évaluation met en exergue «les difficultés de lisibilité de l action CCMT qui subsistent», nous ferons les remarques suivantes : La communication «papier» à travers le magazine Terre et couteaux est de haute qualité, très professionnelle, telle qu on pourrait la voir dans des collectivités territoriales de plus grande taille. Le site Web, par rapport à cet outil, est plus terne (point de vue subjectif) et offre moins d ergonomie : la partie téléchargement est difficile à utiliser ; il serait utile de mettre de la cohérence visuelle et le même dynamisme dans les deux outils. Enfin, la communication de la CCMT ne saurait vivre sans être relayée par la communication municipale dont on pourrait espérer qu elle fasse une place plus visible à la communauté de communes pour faire comprendre les articulations entre les deux niveaux de compétences. Pour la communication économique, (Grand Angle), le même professionnalisme (rédactionnel mise en pages) est mis au service du développement économique territorial, pris sous un angle global. Mais le profil adopté de magazine semble plus le tourner vers le grand public (élus, habitants, demandeurs d emploi ) que vers les chefs d entreprises dont l enquête montre qu ils sont à la fois peu «branchés» sur la CCMT et en attente de solutions très opérationnelles que ne peut leur donner un magazine. Ce problème que rencontrent toutes les institutions économiques (consulaires, professionnelles) n est pas simple. Il mérite réflexion. Page 61 sur 80
4/ L industrie peut-elle être à son tour remodelée par l échelon territorial? Le rapport de l économique au territoire a toujours été complexe : Jusqu au XIXe siècle, le territoire a joué un rôle capital ne serait-ce que par la dépendance à l eau (les rouets, dans ce cas de figure) : il a fallu attendre longtemps pour que la substitution de la vapeur à la roue, de l électricité aux machines ancienne, casse le lien étroit entre relief et activité. Dans la période d industrialisation, notamment les Trente glorieuses, le rapport au territoire s est détendu : les zones d activités ne demandaient que de l espace et un accès routier pour acheminer fournitures et marchandises. On a eu une sorte de neutralité territoriale dans une économie fordiste et de travail à la chaîne. On a pu ainsi délocaliser des unités de production de la région parisienne en province sans grands problèmes (l encadrement restant bien sûr à Paris, près des centres de décision politiques et financiers). Aujourd hui, on a une sorte de paradoxe : dans la mondialisation, chaque territoire local est un point minuscule dans les grands échanges internationaux. Mais localement, le lieu d implantation n est plus une question secondaire : le territoire joue à nouveau un rôle actif : il a acquis (ou repris) le rôle d acteur, mais pour des raisons différentes de celles des siècles antérieurs. L accessibilité est importante : elle est définie à plusieurs niveaux : pour les marchandises, sauf dans le cas des matières pondéreuses ou des conteneurs, toute zone reliée à une autoroute est acceptable. Mais l accessibilité, c est aussi celle des salariés (surtout dans un contexte de renchérissement des coûts de transports et de recherche de savoir-faire), celle des partenaires avec lesquels les échanges sont importants : d où dans le cadre des systèmes productifs localisés, la notion clé de bassin de production restreint et dense. Le lien avec la connaissance : les industries, de plus en plus, développent des stratégies d innovation ; elles Page 62 sur 80
ont besoin de se «brancher» sur les compétences, les centres de recherche. L accès par le Web aux bases de données est important, mais non suffisant. Le lien avec les centres de décision : pouvoir rencontrer les décideurs, élus, fonctionnaires, experts généralement basés en ville est fondamental. De ces quelques critères, il ressort que le territoire d accueil a besoin d être accessible dans un temps restreint par tous les participants à la production, capables de nouer des contacts avec les chercheurs, les développeurs et de rencontrer ceux qui aident au processus de décision. La zone d activité des années 2000 est «branchée» : sur les compétences des salariés et des cadres, sur la recherchedéveloppement, sur les échelons de conseil et de décision. Elle est donc accessible : de l extérieur vers elle et ouverte sur le monde : la notion d ouverture ne se mesurant pas uniquement en kilomètres, en outils (la fibre optique aujourd hui après le téléphone des années vingt) mais aussi en pratiques managériales. Par rapport à ce constat, la question stratégique est : comment la Montagne thiernoise peut faire du territoire une «zone d activité» efficace pour le développement. Cette question recèle plusieurs interrogations que la phase stratégique devra examiner : Si le «comment» est le plan d action, Que signifie «Montagne thiernoise»? Est-ce la communauté de communes? Est-ce un «collectif» plus large, avec d autres compétences, consulaires, PNR, Département, Région, État Le territoire : est-ce la totalité géographique couverte par la CCMT? Des points particuliers plus stratégiques? Au contraire, faut-il élargir le champ d action pour affronter des défis élargis? Que signifie «zone d activité» : zone industrielle au sens classique comme la zone de Racine, espace géographique, décliné par communes, activités de toute nature, y compris agricole, artisanale, de services? Si les zones d activités actuelles se veulent intelligentes, offrant non seulement de l espace, mais aussi de la qualité environnementale, des services partagés, des spécialisations, n est-il pas opportun de caler la Montagne thiernoise sur ce modèle? Nous avons aussi défini la zone d activité Page 63 sur 80 comme
«branchée», ce qui veut également dire que les entreprises implantées sur le territoire ont également leur part de responsabilité dans la circulation des bonnes informations : innovation, compétence, réseaux Compte tenu des constats faits sur le tissu industriel en particulier et économique en général, comment améliorer cette circulation pour que soient bien irrigués tous les canaux du développement? Les chefs d entreprise sont la clé, mais l action territoriale se doit d être «facilitatrice», répondant aux attentes, formulées ou non. Mais ne peut-elle être aussi anticipatrice en ouvrant des pistes, des chantiers de développement? Poser ces questions, ce n est pas tellement attendre un oui car la réponse ne fait guère de doute, mais c est surtout ouvrir le vaste champ des «pour quoi?» et des «comment?». Page 64 sur 80
CONCLUSION Le territoire de la CCMT est le résultat de la lente fusion entre le monde rural de petite agriculture de montagne et le monde industriel, plutôt artisanal à son début ; on en trouve encore des traces tant dans le patrimoine industriel que dans la présence d entreprises artisanales et familiales. La coutellerie a été le facteur de rencontre et de fusion entre ces deux milieux en respectant une organisation sociale familiale dont on trouve toujours les traces. L organisation du travail a toujours été basée sur une relation donneur d ordre et sous-traitant. Si les sous-traitants ont pu à l origine de la coutellerie imposer leurs conditions aux donneurs d ordre en choisissant ceux qui leur apportaient le plus de commandes, ces derniers ont su inverser la tendance en mettant progressivement en place une organisation d entreprise après la première guerre mondiale grâce à l apparition des nouvelles énergies, principalement l électricité, qui allaient prioritairement desservir le milieu urbain et les vallées, et les moyens de communication de plus en plus rapides mais aussi centralisés. La mise en place définitive de la coutellerie industrielle se fera à partir du front populaire. Il est important de souligner que le lien étroit entre industrie et agriculture dans une organisation familiale forte a évité en période de récession industrielle d avoir un taux de chômage élevé et d obliger les pouvoirs publics à prendre en charge «les crises sociales». Si l on regarde le passé, il y a toujours eu des périodes d adaptation et de diversification dans le milieu industriel de la coutellerie. À chaque fois les entrepreneurs qui ont su lire le futur, innover avec les nouveaux matériaux comme l inox après la 2e guerre mondiale, mettre en place de nouvelles organisations de production et écouter des besoins des marchés nationaux et internationaux (en 1820, 133 passeports ont été émis dans la seule commune d Arconsat pour colporter les produits de coutellerie en Grèce, Italie, Canaries, Porto Rico, Colombie, Égypte, Espagne ). (Source principale : Des paysans à l atelier, patrimoine coutelier de la montagne thiernoise, parcours du patrimoine) Page 65 sur 80
Peut-on parler de crise, de fin d une filière, de maturité et diversification des savoir-faire? C est certainement un peu de chaque, mais tous les territoires ont vécu de tels événements par le passé. C est le cas de la montagne thiernoise. Comme dans tous les territoires (et ce dernier n y déroge pas), il existe une génération porteuse qui a besoin d un partenaire pour faciliter ses démarches auprès des organismes publics et dans des échanges interentreprises. Cette génération attend aussi de la reconnaissance. La question est de savoir comment une collectivité territoriale dans son processus électif peut leur offrir cette reconnaissance alors que dans un même temps la réorganisation en cours des structures patronales va voir la disparition probable des directions locales au profit de direction départementales et même régionales. Le risque n est-il pas de voir cette génération se tourner vers les grands centres? L interrogation n est-elle pas de savoir si l avenir de la Montagne Thiernoise ne passe pas par la mobilisation des hommes et des femmes porteurs d avenir avec un esprit de leader (ex. la famille Debatisse pour le monde agricole et la création de la ZI Racine)? L histoire est là pour nous rappeler que des territoires, reculés, défavorisés, sont devenus des territoires prometteurs grâce à l énergie de ses hommes et femmes, aux évolutions technologiques (le Massif de la Chartreuse, la Champagne pouilleuse ) Mais ce n est pas uniquement une affaire d industrie ; c est aussi une affaire de «mentalité». Nous voudrions éviter le déterminisme qui associe automatiquement la montagne à une sociologie différente. Pourtant, tous les observateurs font converger leurs points de vue : Individualisme «forcené» : les «gens» travaillent peu ensemble, n ont guère de démarche collective, ni en filière, ni sur la zone d activité, ni autour des problématiques qui les concernent (cf. la modernisation de la ZI de Racine, l étude sur la mobilité ) : le seul produit collectif, c est le «Thiers». Image très négative : la montagne thiernoise est un paradoxe géographique : pas enclavée (un échangeur, une proximité forte avec les villes de Thiers et ClermontFerrand), dotée d une belle zone d activité, elle porte pourtant en elle une image négative. Quelques explications sont avancées : d une part, l individualisme (voir supra), Page 66 sur 80
d autre part, absence de leader : d homme, de pôle (pas de chef-lieu), pas de lieu de mémoire au service de l histoire du territoire (c est Thiers qui s en est emparé avec l usine du May). L image donnée au visiteur par l ex-rn 89 n aide pas à changer d avis : «l écrin n est pas tenu» et cette vision négative s auto-entretient. D autant que les atouts sont, eux, sous-estimés ou invisibles. De l extérieur, les habitants de la Montagne et leur territoire sont soit méconnus, soit perçus comme des «casse-pieds» qui veulent des règles particulières sous prétexte que leur pays est différent Du coup, c est l attractivité du territoire qui est en question : pourquoi aller dans une montagne qui a si peu d atours séduisants? Comment, chef d entreprise, étranger à cette montagne, s insérer dans un tissu où les «anciens» n arrivent pas à travailler ensemble? Carte fondée sur les données 1999 montrant les dynamiques territoriales : parties de Clermont-Ferrand, elles viennent buter sur la montagne qui est une zone de vieillissement ; à cette zone, viennent se superposer la zone de Thiers et ses «difficultés économiques et industrielles». Ces éléments subjectifs viennent heurter les réalités objectives et les atouts bien identifiés : un tissu économique de poids, un savoir-faire reconnu, une bonne situation. Dans le cadre d une implantation économique, la raison devrait l emporter. Mais comment s expliquer que la zone de Racine n a fonctionné que pour des entreprises locales et que depuis des années, il reste toujours quelques parcelles à vendre. Le comité d expansion, lui, reste dans un registre économique, laissant de côté les mentalités : «la montagne thiernoise a des atouts de situation mais ce n est plus suffisant dans le cadre actuel. Si Thiers manque de foncier, la zone future de Lezoux va devenir un acteur de taille : très bonne situation, image de développement durable» Page 67 sur 80
Pour être accueillant, le territoire doit aussi avoir des atouts en matière d hébergement, de ressources intellectuelles, travailler en réseau Les aides n ont pas totalement disparu (voir carte des zones aidées dans la région), mais on sait que ce critère n est pas suffisant : la rapidité est utile (d où l intérêt des friches), l ingénierie d accueil également (régler tous les problèmes) Page 68 sur 80
C/ LE DIAGNOSTIC EN UN VISUEL Page 69 sur 80
D/ ANNEXES L'intercommunalité en chiffres : Thiernoise Source : Insee Auvergne Structuration du territoire Structuration du territoire : altitude, population, densité Nombre de communes de l'epci Altitude moyenne Population en 1999 Densité de population en 1999 (en hab/km2) Nom de la commune la plus peuplée Part de la commune la plus peuplée dans l'epci Catégorie d'espace Nombre de pôles de services intermédiaires en 1998 9 647 m 8 227 41,3 La Monnerie-le-Montel 28 % Rural hors pôle d'emploi 2 Sources : Insee - Recensement de la population 1999, DGCL Page 70 sur 80
Démographie Taux de variation de population Taux de variation annuel 1990-1999 1982-1990 - 0,8 % - 0,6 % Taux de variation annuel dû au mouvement naturel 1990-1999 1982-1990 - 0,1 % + 0,0 % Taux de variation annuel dû au solde migratoire 1990-1999 1982-1990 - 0,8 % - 0,6 % Taux de natalité pour 1 000 habitants 10,3 Taux de mortalité pour 1 000 habitants 10,8 Source : Insee - Recensement de la population 1 999 Population Structure de la population Population en 1999 8 227 Moins de 25 ans Effectifs 2 251 Part 27 % De 25 à 59 ans Effectifs 3 829 Part 47 % De 60 à 74 ans Effectifs 1 382 Part 16,8 % 75 ans ou plus Effectifs 765 9,3 % Age médian Part 41 ans Source : Insee - Recensement de la population 1 999 Capacité d'accueil touristique résidences secondaires) En nombre de personnes En % de la population 441 5,4 % Source : Insee - Inventaire communal 1998 Page 71 sur 80 (hors
Migrations Entrées et sorties entre deux recensements Solde des entrées-sorties avec la métropole Nombre de personnes arrivées entre 1990 et 1999 Nombre de personnes sorties entre 1990 et 1999-402 1 230 1 632 Nombre d'habitants en 1999 6 375 Sans changement de commune à l'intérieur de l'epci par rapport à 1990 En % de la population de 1999 77 % Nombre d'habitants en 1999 Avec changement de commune à l'intérieur de l'epci par rapport à 1990 545 En % de la population 1 999 7% Source : Insee - Recensements de la population 1990 et 1 999 Logements en 1999 Les différents types de logement Ensemble des logements en 1999 Part des logements vacants Part des résidences secondaires 4 326 10,4 % 13,1 % Source : Insee - Recensement de la population 1 999 Les caractéristiques des résidences principales et de leurs occupants Résidences principales en 1999 Évolution entre 1990 et 1999 Nombre moyen d'occupants 3 286 + 0,8 % 2,50 Date de construction Avant 1949 Après 1990 47,0 % 6,9 % Situées dans un immeuble de 2 logements ou plus 9,0 % Statut d'occupation Locataires HLM Propriétaires 71 % 4% Source : Insee - Recensement de la population 1 999 Page 72 sur 80
Emploi L'emploi et les mouvements des salariés Nombre d'emplois en 1999 Part sur la commune la plus peuplée Taux d'emploi 3 481 39,0 % 106,8 % Source : Insee - Recensement de la population 1 999 Actifs ayant un emploi en 1999 Habitant dans l'epci Taux de stabilité Et travaillant dans l'epci 2 215 67,9 % Habitant dans l'epci Taux de sortie Et travaillant à l'extérieur 1 045 32,1 % Habitant à l'extérieur Taux d'entrée Et travaillant dans l'epci 1 266 36,4 % Solde des entrées-sorties Mouvements internes Taux + 221 Total 796 24,4 % Source : Insee - Recensement de la population 1 999 Nombre d'emplois salariés en 2006 Ensemble des activités Part des salariés de l'industrie 2 129 68 % Source : Insee - Connaissance Locale de l'appareil Productif 2006 Population active Chômage Taux d'activité Population active en 1999 Taux d'activité de 20 à 59 ans Femmes 3 661 Ensemble 83,1 % 76,0 % Source : Insee - Recensement de la population 1 999 Page 73 sur 80
Demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) au 31 décembre 2007 Toutes catégories Catégories 1 et 6 Dont moins de 25 ans Femmes Inscrits depuis 1 an ou plus Inscrits depuis 2 ans ou plus 555 390 21 % 57 % 33 % 17 % Source : ANPE Revenus - Prestations sociales Revenus fiscaux en 2005 Revenu médian par unité de consommation Part des pensions, retraites et rentes en % du revenu fiscal 13 777 29,5 % Source : Insee - DGI Revenus fiscaux (champ : salariés des secteurs privés et semi-publics) Prestations sociales au 31 décembre 2006 Allocataires RMI Allocataires AAH Allocataires API (*) 79 99 6 (*) Uniquement les données CAF, les bénéficiaires de l'api relevant de la MSA représentent moins de 1 % de l'ensemble des API versées. Sources : CAF MSA Établissements scolaires Collèges et lycées en 2007 Collège public ou privé, avec ou sans demi-pension Lycée d'enseignement général et technologique Lycée d'enseignement professionnel 1 0 0 Source : Insee - Base Permanente des Équipements 2007 Page 74 sur 80
Établissements Nombre d'établissements au 1er janvier 2007 Nombre d'établissements 414 Secteurs d'activité Industrie Construction Commerce Services 33,8 % 16,2 % 19,6 % 30,4 % Part des établissements Employeurs Implantés dans la commune la plus peuplée 50,0 % 31,9 % Nombre annuel moyen de créations d'établissements 2002-2007 31 Source : Insee - SIRENE (champ : ICS) Page 75 sur 80
LISTE DES ENTREPRISES VISITÉES Tableau des entreprises rencontrées les 24/25/26 juin 2 009 Coutellerie orfèvrerie 4 salariés Arconsat Blettery entre. familiale Plasturgie injection familiale 12 salariés APA entre. Celles/Durolle Coutellerie 30 salariés André Verdier entre. familiale Plasturgie injection/moules Precis plastic 27 salariés Celles/Durolle entre. familiale Travail des métaux 7 salariés Chabreloche Auverdec entre. familiale Formation continue PNL 5 salariés Arconsat La Tempérance entre. familiale Celles/Durolle Accessoires coutellerieadiamas 90 salariés Palladuc Groupe *Scierie 1 salarié entre. familiale du Marthuret Sainte-Agathe Scierie Emballages 1 salarié Viscomtat Levigne Claude entre. familiale Scierie 1 salarié Chauvel Vollore-Montagne entre. familiale Scierie 16 salariés Forez-Levigne Vollore-Montagne entre. familiale Tableau des entreprises rencontrées les 15/16/17 juillet 2 009 Bois (meubles) 4 salariés Viscomtat Cordier entre. familiale Travail cartonévénementiel Durolle entre. familiale 12 salariés Palladuc Coutellerie professionnelle Dubost 44 salariés Viscomtat entre. Bois (manches) 4 salariés Viscomtat entre. familiale Charbonnier Page 76 sur 80 familiale
Coutellerie artisanale Laforêt Arconsat Plasturgie pièces spéciales 58 salariés Palladuc entre. familiale 1 salarié Gepman entre. familiale Forge crochets levage Excell-VanBeest Groupe hollandais 46 salariés Celles/Durolle Lames ind/santé 48 salariés Palladuc GCP Tranchant lames électroménager familiale 20 salariés Celles/Durolle entre. familiale Tarreiras Chassaingentre. entretien téléphonique Page 77 sur 80
Rendez-vous et entretiens M. M. M. Forez M. Mme M. Mme M. M. M. M. Mme CHALLET Pascal En charge du commerce CCI de Thiers GENEST Vice-président CC en charge de l'économie Communauté de communes Montagne Thiernoise CLAIR Étienne En charge du développement économique PNR Livradois- PEYRONNY Jean-Claude Chambre de Métiers RIEUF Isabelle Comité d'expansion Économique du Puy-de-Dôme GADOUX Jean-Louis Maire Mairie La Monnerie-le-Montel DUMAS de VAULX Régine Maire Mairie Sainte-Agathe BALISONI Daniel Adjoint Mairie Sainte-Agathe CHOSSIERE Georges Maire Mairie Saint-Victor-Montvianeix GIRAUD Bernard Maire Mairie Vollore-Montagne ITOURNEL Pierre Maire Mairie Arconsat GRILLE Émilie Chargée de Mission AREBAT (Association de Réflexion du Bassin Thiernois) M. BOURNEL Jean-Jacques Maire Mairie Celles-sur-Durolle M. PERCHE SergeMaire Mairie Palladuc M. RODIER Paul Maire Mairie Viscomtat Mme GUEDON Marie-Claire Maison de la presse La Monnerie M. SELOSSE AlainMaire Mairie Lachaux M. CHAZALET Jacques Président Agriculture M. CASTANIE Christophe Directeur CC Montagne Thiernoise Mme BIZERAY Christiane Technicien enfance jeunesse CC Montagne Mme FOURNIER Maléka Technicien habitat CC Montagne Thiernoise Mme BLANC Emmanuelle Animatrice du territoire Agence régionale développement des territoires d'auvergne M. GUYONNET Xavier Premier adjoint mairie Vollore-Montagne Entreprise tourisme (location) ADMR-Durolle Mme CHAMBON Estelle Technicien tourisme CC Montagne Thiernoise M. DEGLON Président Commission économique AREBAT Mme DELANOY Anne-Marie Maire Mairie Saint-Rémy-sur-Durolle Visites et entretiens : Moulins des Vernières - Sainte-Agathe M. Dumas de Vaux - Château de Vaux Carrefour-Market la Monnerie Page 78 sur 80
BIBLIOGRAPHIE Les documents accompagnés d une * sont repris sur le cédérom documentaire OUVRAGES Pays de Thiers : le regard et la mémoire, 2e édition Hadjadj, Dany Des paysans à l'atelier : Patrimoine coutelier de la montagne thiernoise, Puy Inventaire Du Patrimoine CCMT Contrat local de développement : diagnostic et programmation (2002)* Évaluation des politiques publiques : projet éducatif et social (aout 2008)* Accompagnement de la restructuration des centres de loisirs et de la politique sociale de la CCMT mars 2009* Diagnostic de la zone de Racine (2007)* Étude paysagère (2006)* Étude sur le massif forestier* Documents de communication de la CCMT Grand Angle : journal d information économique ; n 1 à 5* Terres et Couteaux : journal d information de la CCMT Site Web de la CCMT Site Web de la zone de Racine Rénover et construire sa maison en Montagne thiernoise (CCMT + PNR) Carte touristique de la Montagne thiernoise Journaux édités par les différentes communes, Sites Web des communes Dépliants, brochures diverses INSEE Zoom sur la CCMT* Fiches INSEE par communes, zone urbaine, zone d emploi* (2006 et 2007) Fiches résumé par communes, zone urbaine, zone d emploi* (2006 et 2007) Fiches cartographiques par communes PRÉFECTURE - ÉTAT Carte des zones aidées * Fichiers des finances communales (Minefi) EMPLOI Fichiers Unistatis (emploi salarié)* AGRICULTURE Fche sur la zone Dore-Bois Noirs* Carte des trafics routiers * Page 79 sur 80
Agenda 21 du conseil régional (chapitre II) * PNR Avant projet de charte 2010-2020 Stratégie économique 2010-2022* DIVERS Avant projet du PADD du SCOT du grand Clermont mis au débat en 2009* Projet de charte de pays AREBAT (non daté) Étude d optimisation des déplacements à l échelle du bassin de Thiers (AREBAT) décembre 2008) CCI 63 Avant projet de schéma commercial (2003)* Dossier OCM Fisac (2003)* Diagnostic du commerce de Thiers 2008 Culture Numéro (en ligne) de la revue In Situ sur le patrimoine coutelier* Page 80 sur 80