Diagnostic territorial pour le projet de l agglomération perpignanaise Communauté d agglomération Têt Méditerranée Février 2003 Préparé par Inno-TSD avec le soutien des services de la Communauté d Agglomération Têt Méditerranée TSD
SOMMAIRE 1 PRÉAMBULE...4 2 LES DIFFÉRENTS PÉRIMÈTRES DE RÉFLEXION...9 3 DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE...19 3.1 Une croissance démographique exogène galopante...20 3.2 Les infrastructures...28 3.2.1 LES PROJETS ROUTIERS...31 3.2.2 LE FERROVIAIRE...34 3.2.3 LE TRANSPORT AÉRIEN...37 3.2.4 AUTRES INFRASTRUCTURES...39 3.3 Le logement et services à la population...40 3.3.1 DONNÉES GÉNÉRALES SUR L ÉTAT DU MARCHÉ DU LOGEMENT..40 3.3.2 LE LOGEMENT SOCIAL...41 3.3.3 LES SERVICES À LA POPULATION :...49 3.4 L économie... 53 3.4.1 L AGRICULTURE... 55 3.4.2 LE COMMERCE... 59 3.4.3 LE POSITIONNEMENT ÉCONOMIQUE... 62 3.4.4 LES ZONES D ACTIVITÉS... 70 3.4.5 LE TOURISME... 73 3.5 L environnement et le paysage... 75 3.5.1 LES COMPÉTENCES ACTUELLES DE LA COMMUNAUTÉ D AGGLOMÉRATION... 75 3.5.2 RECENSEMENT DES ESPACES NATURELS CLASSÉS... 77 3.5.3 AGRICULTURE PÉRIURBAINE ET CHARTE PAYSAGÈRE... 79 3.5.4 LA RESSOURCE EN EAU ET LA GESTION DU CYCLE DE L EAU... 82 3.6 L identité de l agglomération perpignanaise, son rayonnement, son attractivité, son positionnement... 85 4 CONCLUSION... 87
1 Préambule 1 Préambule L agglomération perpignanaise est un des principaux pôles de l arc méditerranéen qui va de Gênes (Rome) à Barcelone (Valence). Cet arc constitue la fenêtre de l Europe vers l Afrique et, selon les lignes maritimes et historiques, vers le Moyen-Orient et le sud-est asiatique. Les territoires qui le constituent connaissent des problématiques similaires : forte expansion démographique, rareté du foncier utilisable (relief, inondations, espaces naturels), besoin d infrastructures de communication important pour répondre à la croissance démographique et au volume de transports de marchandises. L enjeu sera de valoriser les atouts de cet arc par rapport à un pôle Europe centrale et orientale et d instaurer une stratégie de développement durable (transport, environnement, identité). - 4 -
1 Préambule L agglomération perpignanaise, un des pôles majeurs de l ARC MEDITERRANEEN - 5 -
1 Préambule La communauté de communes Têt Méditerranée s est transformée en Communauté d Agglomération au 31 Décembre 2000 avec 6 communes : Perpignan, Bompas, Canet en Roussillon, Saint Nazaire, Sainte Marie la Mer, Villelongue de la Salanque. Ces communes (hors Saint Nazaire qui partage avec Canet en Roussillon les rives de l étang de Canet-St Nazaire) se situent toutes sur les rives de la Têt (l un des trois grands fleuves de la plaine de Roussillon avec l Agly et le Tech) et composent un territoire allant de la ville centre des Pyrénées-Orientales au littoral. Elles rassemblent plus de 130 000 habitants. Accompagnées de 15 autres communes, elles ont engagé une démarche d extension volontaire de la Communauté d Agglomération. L Arrêté Préfectoral du 30 Décembre 2002 consacre cette démarche et étend, dans un premier temps, la Communauté d Agglomération à 17 communes (afin d obtenir un territoire sans enclave). Le territoire s agrandit ainsi en intégrant les rives de la Têt vers l amont, ainsi que des communes plus rurales. L enjeu de la Communauté d Agglomération, conformément aux dispositions des nouvelles lois d aménagement du territoire et d organisation territoriale de juin et juillet 1999, est de définir, avec les autres communes et Etablissements Publics qui le souhaiteront, une stratégie à moyen et long terme traduite en un projet qui puisse se concrétiser dans un contrat d agglomération, lequel s inscrira dans le volet territorial du Contrat de Plan Etat Région. Pour des raisons de cohérence, le territoire d étude choisi pour ce diagnostic est plus large que celui des 17 communes. Il comprend 22 communes, sans enclave. La population totale représente 200 000 habitants. La façade littorale est agrandie (notamment, avec Saint-Cyprien et son port de plaisance). Le territoire d étude du diagnostic : - 22 Communes - 200 000 habitants - + de 50% de la population du Département sur seulement 6,7% du territoire (1999) - Une ville centre de plus de 100 000 habitants (1999) - Une traversée de fleuve et son embouchure sur 27 500 m - 17 750 m de bande littorale - 6 -
1 Préambule Le territoire d étude comprend les 22 communes suivantes : Communauté d Agglomération Têt Méditerranée : Baho, Bompas, Canet en Roussillon, Canohés, Perpignan, Peyrestortes, Pézilla la Rivière, Pollestres, Toulouges, Le Soler, Saint Estève, Saint Féliu d Avall, Saint Nazaire, Sainte Marie la Mer, Villelongue de la Salanque, Villeneuve de la Raho, Villeneuve la Rivière ; Communauté de communes Sud Roussillon : Alénya, Latour Bas Elne, Saint Cyprien et Saleilles ; Une commune indépendante : Cabestany. - 7 -
1 Préambule Ce document est une première approche de ce travail. Il devra s enrichir des contributions et des points de vue des communes et des Communautés de communes intéressées. Parallèlement, ce diagnostic sera complété par celui réalisé par la société civile engagée dans la démarche de Conseil de Développement. A terme, le projet pourra ainsi s appuyer sur un réel diagnostic du territoire, partagé par tous ses acteurs. AVERTISSEMENT : Dans l ensemble de ce document, le terme «Territoire d étude» (ou «Aire d étude», ou encore «Territoire de projet») devra se comprendre comme se rapportant aux 22 communes citées ci-dessus. De la même façon et sauf mentions particulières, les chiffres annoncés concernent ce territoire représentant 22 communes. - 8 -
2 Les différents périmètres de réflexion 2 Les différents périmètres de réflexion L agglomération Têt Méditerranée : une position clé dans le département et un territoire en réflexion multiple Le département des Pyrénées Orientales est divisé en : - 5 secteurs reflétant la géographie du territoire, en dehors du pôle perpignanais ; - 4 Pays au sens de la LOADT 1999 Le territoire de la Communauté d'agglomération Têt Méditerranée est concerné par quatre périmètres de réflexion stratégique : - Périmètre du SCOT - Périmètre du PDU - Périmètre du Contrat de Ville intercommunal du site perpignanais - Périmètre du Pays Plaine du Roussillon Les structures intercommunales dans le département des Pyrénées-Orientales évoluent fortement ces dernières années sous la double impulsion du contexte législatif (nouvelles lois territoriales et intercommunales de juin et juillet 1999, loi SRU) et de la nécessité pour les communes de se grouper pour aborder des problématiques de plus en plus complexes et coûteuses. - 9 -
2 Les différents périmètres de réflexion Le département des Pyrénées-Orientales en dehors de l aire de Perpignan, comprend : Un secteur littoral sud qui assure la frontière avec l Espagne : La Côte Vermeille (Argelès, Collioure), les Albères ; forte dimension touristique et viticole. Un secteur nord qui comprend le Rivesaltais et les Fenouillèdes ; forte dimension viticole et touristique sur le littoral Un secteur amont de la Têt avec le secteur de Vinça et du Ribéral ; secteur d arrière-pays rural ; Un secteur montagne avec la Cerdagne et le Capcir (Font Romeu) ; économie de montagne Un secteur centre et pied des Pyrénées avec Vallespir (Céret), les Aspres, le Conflent (Prades) ; secteur d arrière-pays rural 4 pays couvrent quant à eux l ensemble du territoire des Pyrénées-Orientales : Le pays du bassin de l Agly (Vallée de l Agly) ; Le pays Terres Romanes en pays catalan (Vallée haute et moyenne Têt) ; Le pays Pyrénées méditerranée (Vallée du Tech) ; Le pays Plaine de Roussillon qui réunit 28 communes et qui inclut la Communauté d agglomération Têt Méditerranée. Il est décrit plus précisément ci-après. - 10 -
2 Les différents périmètres de réflexion La carte ci-contre montre les différents périmètres d étude et de travail qui associent les communes dans des réflexions stratégiques. On y voit : 1. Périmètre du SCOT (AP 14 Juin 2002) 2. Périmètre d étude du PDU 3. Périmètre du Contrat de Ville 4. Périmètre du Pays Plaine du Roussillon Communes Population 99 (Sans Doubles Comptes) Superficies (Km²) SCOT 71 286 789 975,39 PDU 39 258 253 589,77 CONTRAT DE VILLE 34 233 891 438,9 PAYS Pl. Roussillon 28 212 751 335,8 CATM 17 173 048 236,8 Pour Info : Périmètre d étude 22 197 843 277,79 AIRE URBAINE 99 61 249 016 866,27-11 -
2 Les différents périmètres de réflexion On voit donc que le territoire d étude est celui où les enjeux sociétaux, économiques, environnementaux sont les plus importants et où les structures intercommunales s imbriquent le plus. D ailleurs, sa population représente 50% du total du département (PO : environ 394 000 habitants en 1999 ; le cap des 400 000 serait passé en Septembre 2001). 1. Le périmètre du SCOT Plaine de Roussillon (Schéma de COhérence Territoriale) a été arrêté par le Préfet le 14 juin 2002. Il englobe une grande partie des bassins de l Agly et de la Têt et représente plus d un tiers du département (un autre SCOT au sud englobe le reste de la façade littorale et du secteur de la frontière espagnole). Le périmètre du SCOT Plaine de Roussillon englobe 71 communes et la totalité du périmètre de la Communauté d agglomération. Son périmètre résulte de la loi SRU 1 du 14 décembre 2000 qui vise à traiter de façon globale l urbanisme, l habitat et les déplacements. Les réflexions sur le SCOT Plaine du Roussillon devraient démarrer début 2003. Le SCOT devra garantir que les principes d équilibre, de diversité des fonctions urbaines et de mixité sociale, de respect de l environnement ont bien été pris en compte dans le Projet d Aménagement et de Développement Durable de son territoire. Les réflexions et propositions qui se dégageront dans le futur projet d agglomération constitueront un socle fort pour le PADD du SCOT. 1 Solidarité et Renouvellement Urbains Le SCOT Plaine de Roussillon 2 (Arrêté Préfectoral du 14 Juin 2002) : Périmètre : 71 communes Intégralité de la Communauté d'agglomération Têt Méditerranée : OUI Rôle : Il fédère les outils des politiques sectorielles comme le PLH 3, le PDU 4, le SDC 5, PLU 6 dans les domaines de l économie, habitat, déplacements, agriculture, espaces naturels, organisation de l espace, équipements publics Début des réflexions : Fin 2002 Enjeu : traduire une véritable politique de développement autour d un espace rare 2 Périmètre en cours d adaptation 3 Programme Local d Habitat 4 Plan de Déplacements Urbains 5 Schéma de Développement Commercial 6 Plan Local d Urbanisme - 12 -
2 Les différents périmètres de réflexion Le P.D.U. : Population : 258 253 (1999) Périmètre : 39 communes Intégralité de la Communauté d'agglomération Têt Méditerranée : OUI Rôle : Stratégie et gestion des déplacements urbains, organisation des TC, Les éléments issus du diagnostic vont constituer un axe fort de la stratégie à mettre en place pour le futur projet d agglomération Début des réflexions : Diagnostic validé en Mars 2002 / Projet définitif arrêté au 2 ème trimestre 2003. Enjeu : Voie de contournement Ouest de Perpignan et transports collectifs 2. Le périmètre du PDU 7 englobe 39 communes. Ses frontières sont communes avec celles du SCOT au nord et au sud, mais ne remontent pas aussi loin que le SCOT en amont de la Têt. Ceci est la conséquence d une forte évolution de l aire urbaine (INSEE) entre les recensements de 1990 et 1999 (non connue au lancement des études PDU), résultant, dans la vallée de la Têt, d un réseau routier plus efficace (voie sur berge). Le périmètre du PDU englobe entièrement celui de la Communauté d agglomération et celui du contrat de ville intercommunal. Suite à un travail de pré-diagnostic, les réflexions du PDU ont été engagées réellement en Juin 2001 et sont maintenant bien avancées puisqu un diagnostic a été validé par les élus en mars 2002 et que plusieurs propositions de scénarios sont pratiquement élaborées et devraient rapidement faire l objet de décisions. Le projet définitif devrait être arrêté au 2 ème trimestre 2003. Les enquêtes publiques et consultations des services de l Etat pourraient alors débuter à l été 2003 pour une validation finale fin 2003. Il convient de rappeler que le périmètre du PDU est un périmètre d étude et que le champ d application des conclusions et recommandations sera, a minima, celui de la Communauté d agglomération (Périmètre des Transports Urbains). 7 P.D.U. = Plan de déplacements urbains - 13 -
2 Les différents périmètres de réflexion La couverture du secteur plus rural dépendra du Conseil Général qui a compétence dans ce domaine. La question de l articulation des politiques de TC et des programmes routiers se posera nécessairement ainsi qu avec celles du réseau ferré. 3. Le périmètre du Contrat de Ville intercommunal englobe actuellement 34 communes. Ses limites au sud et à l ouest sont communes à celles du PDU, mais au nord certaines communes du Rivesaltais 8 et de la Communauté de communes de Salanque Méditerranée 9 ont choisi de ne pas y participer. La Communauté d Agglomération est aujourd hui totalement intégrée dans son périmètre. La Convention cadre du Contrat de ville a été signée le 28 Juin 2000. Un GIP a été constitué en Novembre 2001 pour son animation et sa gestion. Le Conseil d Administration du GIP est composé de l Etat (3 sièges), de la Communauté d Agglomération 10 (3 sièges), du Conseil Général (1 siège), de la CAF (1 siège), des EPCI (1 siège pour les 3), des communes non adhérentes (1 siège pour toutes). Cette composition va évoluer pour s adapter à l élargissement de la Communauté d Agglomération. Le GIP contribue, notamment, au fonctionnement de l équipe d animation. Par contre, les actions retenues dans le cadre de ce Contrat sont financées selon d autres clés de répartition. Le Contrat de Ville intercommunal : Périmètre : 34 communes Intégralité de la Communauté d'agglomération Têt Méditerranée : OUI Rôle : Ce contrat va constituer de fait le volet solidarité du contrat d agglomération. Les éléments de diagnostic qui ont présidé à son élaboration seront repris dans ce document. Début des réflexions : Signé le 28 Juin Novembre 2000, il englobe aujourd hui l ensemble des communes de la Communauté d'agglomération Têt Méditerranée. Enjeu : Renforcement des liens sociaux et logement social. 8 Rivesaltes, Salses-le-Château et Espira-de-l Agly 9 Saint-Laurent-de-la Salanque et Le Barcares 10 6 communes - 14 -
2 Les différents périmètres de réflexion Le Pays Plaine du Roussillon : Périmètre : 28 communes Population : 212 751 (RGP.1999) Intégralité de la Communauté d'agglomération Têt Méditerranée : OUI Rôle : Animation territoriale ; réflexion sur les axes stratégiques répondant à une action collective, principalement hydraulique, culturepatrimoine-tourisme ou agriculture ; réalisation d une charte de pays et contractualisation Début des réflexions : 1999 / Mise en place prévue 2003. Enjeu : la complémentarité entre les deux structures Agglomération et Pays 4. Le périmètre du Pays Plaine de Roussillon porte sur 28 communes et comprend en totalité les communes de la Communauté d agglomération. S y ajoutent 5 communes de la Communauté de communes du secteur d Illibéris et la commune d Elne. La charte du Pays est en cours d élaboration et devrait se conclure en 2003. Un premier plan d action, financé notamment par le volet territorial du Contrat de Plan Etat-Région devrait pourvoir se mettre en place dès 2003. Les périmètres du Pays et de la Communauté d agglomération sont très proches l un de l autre. Il conviendra donc dans chacune des stratégies et des plans d actions de distinguer les compétences de la Communauté d Agglomération et celles du Pays Plaine du Roussillon. La réflexion du Pays a commencé en 1999 par un travail de commissions thématiques réunissant la plupart des acteurs locaux, qui a abouti à la signature d une convention d objectif en mai 2000. Le périmètre d étude a été validé par la CRADT (Commission Régionale pour l Aménagement et le Développement du Territoire) en mars 2002 (et depuis cette date, la charte est en cours d élaboration. D après les premières indications données par le diagnostic territorial et les groupes de travail, le Pays Plaine de Roussillon devrait plus particulièrement concentrer ses efforts sur les questions d hydraulique, de tourisme et de sa diffusion dans l arrière-pays, la protection du patrimoine et le développement de l agriculture. - 15 -
2 Les différents périmètres de réflexion Dans la phase d élaboration de la charte, la loi prévoit d associer étroitement, et de les faire co-élaborer, les acteurs du territoire au sein d un Conseil de Développement. Etant donné la proximité des deux territoires, le Conseil de Développement du Pays a la même composition que celui du projet d agglomération. Tous les périmètres évoqués ci-dessus se rattachent aux principales réflexions stratégiques qui vont influencer le développement territorial de l agglomération perpignanaise dans les deux prochaines décennies. Différentes institutions, organisations ont ou vont également engager des réflexions et actions qui vont modifier les conditions dans le territoire de l agglomération (en particulier le Schéma de Développement Commercial, le PLH intercommunal). Celles-ci ne sont pas décrites dans cette introduction, mais leur rôle sera rappelé dans les sections thématiques où elles sont concernées. Parmi ces institutions, peuvent être mentionnés : les services déconcentrés de l Etat, la Mission Littoral, les Offices de Tourisme, les 3 Chambres Consulaires, les Syndicats Intercommunaux pour l eau, les déchets, etc.. - 16 -
2 Les différents périmètres de réflexion PREMIERES REFLEXIONS SUR LES PERIMETRES : La partie plaine de Roussillon fortement marquée par l agglomération, au sens INSEE 11, de Perpignan (158.329 habitants en 1999) a une logique de développement différente de la partie Pyrénées-Méditerranée plus fortement marquée par le relief de la montagne, même si la problématique littorale est la même et si au niveau économique des passerelles se font. Ainsi le projet de plate-forme multi-site Pyrénées Méditerranée associe le Distriport de Boulou, la plate-forme d échange rail de Cerbère et le port de Port-Vendres aux autres sites logistiques implantés dans la Plaine du Roussillon. Il en est de même pour les déplacements et la capacité de certaines grandes infrastructures. Il y a donc deux SCOT qui seront très liés sur certains thèmes. L aire urbaine au sens Insee 12 s est fortement étendue entre 90 et 99 (28 communes de plus) et le périmètre du PDU ne couvre qu imparfaitement les nouveaux contours de l aire urbaine, notamment sur la frange ouest et sud-ouest. L aire urbaine comprend 61 communes et 249.016 habitants alors que le PDU comprend 39 communes, mais 258.253 habitants, les deux périmètres ne se superposant pas. Il conviendra donc de porter une attention particulière aux demandes de liaisons avec les communes, hors périmètre PDU, des 3 ème et 4 ème couronnes. Le périmètre du Contrat de Ville n intègre pas Rivesaltes qui constitue l un des pôles d équilibre (avec Elne et Thuir) du bassin de vie autour de Perpignan. Ce territoire offre des services à la population de l agglomération de Perpignan, notamment avec son centre commercial nord, l échangeur sur l autoroute A9, les réserves foncières autour du camp Joffre (Espace Méditerranée) qui font partie de la plate-forme muti-modale Pyrénées Méditerranée, l emplacement éventuel de la future gare extérieure TGV, la proximité de l aéroport, l offre de logement social. Ce territoire aurait vocation à rejoindre les réflexions du Contrat de ville intercommunal voire, à terme, la Communauté d agglomération. 11 Unité urbaine : ensemble d habitations dont aucune n est séparée de la plus proche de 200m et qui comprend au moins 50 habitants 12 Communes qui envoient au moins 40% de leur population active dans l agglomération - 17 -
2 Les différents périmètres de réflexion Les périmètres du Pays Plaine de Roussillon (28 communes) et de la Communauté d agglomération (17 communes) sont imbriqués. Les fonctions des Pays et des agglomérations sont différentes ; toutefois ces intercommunalités se distinguent en général par leur territoire. Dans le cas présent, leur coexistence ne trouvera sa finalité que dans une complémentarité de l un et de l autre sur des thématiques différentes. En ce qui concerne les pôles d équilibres de la plaine de Roussillon, Rivesaltes, Thuir, Elne (ce dernier fait maintenant l objet d une agglomération au sens Insee (continuité du bâti) avec Saint-Cyprien et Latour-Bas-Elne), il est intéressant de noter que le Pays n en comprend qu un (Elne) et la Communauté d agglomération aucun. Il y a donc le risque d une plus forte concentration des fonctions urbaines et des équipements sur Perpignan qui peut nuire à terme à l équilibre global du territoire. L enjeu est celui d un développement équilibré du territoire, mieux réparti entre Ville centre et autres communes. Perpignan pourrait ainsi s appuyer sur des pôles d équilibre (fonctions urbaines et sociales), communiquer avec son aire urbaine (transport) et impulser la dynamique de développement (économie, culture, environnement). - 18 -
3 - Diagnostic Stratégique 3 Diagnostic stratégique Le présent diagnostic n a pas pour objet de couvrir en détail l ensemble des thématiques et parties du territoire, mais bien de soulever les principaux enjeux qui devront constituer le cœur de la stratégie (le PROJET) et du programme d actions à retenir par les différents partenaires dans le futur Contrat d agglomération. Il portera donc sur les points suivants: 3.1 La démographie, à la base de toutes les réflexions sur le développement d un territoire et préoccupation importante sur Têt Méditerranée, sur le département et sur la région Languedoc-Roussillon, tous trois faisant face à une forte expansion démographique (due aux importants flux migratoires) sur des territoires restreints et avec des besoins sociaux et de services importants par rapport à une économie peu adaptée. 3.2 Les infrastructures de communication car elles structurent un territoire qui a basé son développement sur sa position de passage pour les flux Europe du sud - Europe du Nord. 3.4 Le développement économique car l expansion démographique demande de nouvelles créations d emplois ; de plus, il s agit d une compétence forte de toute Communauté d agglomération et la première ressource dynamique des collectivités. 3.3 L habitat et les services à la population, toujours en lien avec la rareté de l espace sur le territoire d étude et l expansion démographique 3.5 L environnement et l eau sous toutes ses dimensions, objet d intenses réflexions en fonction des menaces qui pèsent sur les étangs, cours d eau et façade littorale, mais également sur la ressource. 3.6 Les valeurs qui peuvent faire émerger et forger une identité culturelle au service d un projet de développement et ciment des hommes de ce territoire. Cette image doit faire émerger un sentiment d appartenance de la part des acteurs du projet d agglomération et identifier l ensemble vis à vis de partenaires extérieurs ; - 19 -
3.1 Diagnostic stratégique Une croissance démographique exogène galopante 3.1 Une croissance démographique exogène galopante Le territoire d étude représente 50% de la population du département des Pyrénées- Orientales avec 197.843 habitants en 1999 (P.O : >400.000 habitants en septembre 2001 selon l INSEE). La Ville de Perpignan a connu depuis 1982 (111.669 habitants) une baisse de sa population (105.983 habitants en 1990) qui s est poursuivie jusqu au départ du 24 ème R.I.M.A. Elle voit sa population augmenter depuis cette date. Toutefois l offre de logements locatifs, existant surtout sur la ville centre et peu dans les villes de 1 ère et 2 ème couronne, cette augmentation de population se fait pour une bonne part par l installation de jeunes ou de personnes en difficultés économiques, ce qui augmente dans le même volume la demande sociale et la demande de services. Les communes de 1 ère couronne et de 2 ème couronne ont connu une forte croissance démographique de l ordre de 1,93% pendant la période 1954/1982 et de 2,7% pendant la période 1982/1990, 0,77% sur la période 1990/1999 (RGP 1999 INSEE), ceci principalement sous l effet d importants flux migratoires. Les projections INSEE sur les 30 prochaines années, basées sur le rythme moyen constaté entre 1990 et 1999, soit un taux plus faible qu auparavant, prévoient, sur le territoire d étude, une augmentation de 14.380 nouveaux habitants jusqu à 2009, 28.584 d ici à 2019 et 42.580 d ici à 2029. Les chiffres et faits marquants : -2,29 Hab/ménage (1999) - plus d 1/3 des ménages sont des ménages d 1 personne (1999) Insee - 83 jeunes de -20 ans pour 100 personnes de +60 ans en 1999 - ¼ de jeunes adultes (20/39 ans) 1999 - Insee - La population du territoire d étude représente 50% de celle du Département ; - une population qui a doublé en 35 ans - une croissance essentiellement due aux flux migratoires - des phénomènes d étalement urbain ; - 20 -
«Sur le territoire d étude seules deux communes ont connu un solde légèrement négatif (-0.2%) en terme de population entre 1990 et 1999.» Diagnostic territorial Projet d agglomération 3.1 Diagnostic stratégique Une croissance démographique exogène galopante Taux annuel m oyen de variation de la population 90/99 (en % ) 6 5 4 3 2 1 0-1 SAINTE-MARIE ALENYA CANET-EN-ROUSSILLON LATOUR-BAS-ELNE SAINT-CYPRIEN BAHO CANOHES POLLESTRES SALEILLES PEZILLA-LA-RIVIERE VILLENEUVE-LA-RIVIERE SAINT-NAZAIRE VILLELONGUE-DE-LA-SALANQUE VILLENEUVE-DE-LA-RAHO LE SOLER PEYRESTORTES SAINT-FELIU-D'AVALL CABESTANY BOMPAS TOULOUGES SAINT-ESTEVE PERPIGNAN - 21 -
3.1 Diagnostic stratégique Une croissance démographique exogène galopante On peut résumer cette forte croissance démographique par le constat que la population du territoire d étude a doublé en 35 ans alors que la consommation d espace a doublé en 20 ans. En d autres termes, la consommation de terrains à bâtir, en 20 ans, a été la même que durant les 2.000 ans précédant cette période. Il y a donc un fort étalement de l habitat que l on retrouve dans l ensemble de l aire urbaine. Cet étalement urbain s est majoritairement réalisé par la création de lotissements en 2 ème ou 3 ème couronne de l agglomération, souvent pour des jeunes couples avec enfants. Ceci conduit à une dégradation des paysages et du cadre de vie, à une augmentation de la difficulté et du coût pour l organisation de transports collectifs, les services collectifs (écoles, crèches, ) et les réseaux d assainissement et d alimentation en eau et en énergie. De plus, ce phénomène augmente les déplacements domicile-travail (coût pour la société, pollutions, augmentation des dépenses de santé ). - 22 -
3.1 Diagnostic stratégique Une croissance démographique exogène galopante «La croissance démographique autour de l agglomération perpignanaise s est faite par un étalement de l aire urbaine au détriment d une certaine densification autour de pôles d équilibre» - 23 -
3.1 Diagnostic stratégique Une croissance démographique exogène galopante Structure par âge de la Population totale du territoire d'étude (RP - INSEE - 1999) 14000 12000 10000 8000 6000 Le territoire d étude est marqué par un 4000 phénomène de vieillissement de la 2000 0 population : 0 à 4 ans 5 à 9 ans 10 à 14 ans 15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 34 ans 35 à 39 ans 40 à 44 ans 45 à 49 ans 50 à 54 ans 55 à 59 ans 60 à 64 ans 65 à 69 ans 70 à 74 ans 75 à 79 ans 80 à 84 ans 85 à 89 ans 90 à 94 ans 95 à 99 ans 100 ans ou plus - les moins de 20 ans représentent 22,3% de la population en 1999, alors 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% qu en 1975, ce taux atteignait 28,5%. - la part des plus de 60 ans a progressé entre ces deux périodes de 23,1% en 1975 à 26,9% en 1999. 1975 1999 < 20 ans > 60 ans - 24 -
3.1 Diagnostic stratégique Une croissance démographique exogène galopante Les enjeux et questions posés par cette croissance démographique sont les suivants : 1. On peut penser que la croissance démographique, due principalement aux flux migratoires, va se poursuivre dans le futur. Le rythme sera peut-être plus faible que celui prévu par l Insee mais, même si le mouvement du secteur rural vers les centres urbains touche à sa fin, il est déjà remplacé par un phénomène d héliotropisme et par une ouverture au niveau européen vers d autres sources de migration (populations à faibles revenus voulant s installer dans des régions au climat favorable et avec des possibilités d emplois saisonniers touristiques, populations âgées en retraite, cadres pouvant travailler en mobilité, populations venant de pays européens). 2. Si cette croissance démographique est une formidable opportunité pour l agglomération perpignanaise, elle doit être maîtrisée qualitativement et quantitativement à travers les documents d urbanisme (SCOT, PLU), tant en termes de profil des arrivants que du nombre et de la façon dont ils sont logés. D autres régions (Pays Basque, région Paca) montrent qu un niveau de services (hôtels, restaurants, culture, sports) et de cadre de vie élevé et de qualité permet d attirer des actifs qualifiés à fort potentiel de consommation et de dynamisme économique. Par synergie, ce haut niveau de services sert également à augmenter le standing de la fréquentation touristique et l attractivité vers les entreprises. Il importe dans ce cadre de renforcer les pôles d équilibre que sont Elne, Thuir et Rivesaltes qui pour l instant ne jouent pas suffisamment ce rôle. - 25 -
3.1 Diagnostic stratégique Une croissance démographique exogène galopante 3. Au cas où la population migrante serait insuffisamment qualifiée, le potentiel de maind œuvre pourra être valorisé par des actions spécifiques de formation. Encore faut-il bâtir ce dispositif de formation sur une stratégie de développement économique. Les entreprises au niveau européen font face à des difficultés de recrutement et se localiseront à terme là où il y aura des gisements de main-d œuvre (qualifiée) (liens avec le chapitre développement économique et services à la population). 4. L arrivée de 30 000 à 35 000 nouveaux habitants (Estimation 2020 INSEE et PDU) sur le territoire d étude conduit à la nécessité de créer environ 10 000 à 14 000 nouveaux emplois (Hypothèse PDU), et donc si 25% de ces nouveaux emplois s implantent dans des zones d activités, il faudra plus de 600 ha de zones d activités nouvelles. Sachant que le territoire des communes de la première couronne (16 communes) fait 24 637 ha, que 6 137ha (Etude DDAF) sont actuellement en friche (soit 25% du total) et que 11008ha (soit 45%) sont en espace agricole productif, on peut se représenter l impact sur l agriculture et les paysages que généreront plus de 600 ha d espaces d activités nouveaux et les coûts afférents. Il faut ajouter à ces 600 ha les 1 500 à 1 800 ha nécessaires pour l habitat (horizon 2020 selon hypothèse PDU). D après une étude DDE, les PLU disposeraient encore de réserves pour les zones d habitation pour les 12 années à venir. - 26 -
3.1 Diagnostic stratégique Une croissance démographique exogène galopante Ce d autant plus que la surface des territoires inondables officialisés a fortement augmenté avec les dernières études notamment au nord de l agglomération (Salanque) et sur Perpignan. 5. Si la population migrante est plutôt âgée, des services à valeur ajoutée pourront constituer un moteur de développement économique dont la puissance dépendra de la solvabilité des personnes. Il faut noter que le phénomène de vieillissement est déjà engagé puisqu en 1999, les moins de 20 ans représentent 22,3% de la population alors qu en 1975, ce taux atteignait 28,5% et que la part des plus de 60 ans a progressé entre ces deux périodes (de 23,1% en 1975 à 26,9% en 1999). L enjeu du projet d agglomération sera de trouver un consensus commun sur la quantité et le profil des populations qu il conviendra d accueillir et de répartir géographiquement, ainsi que sur les actions à mettre en oeuvre (création de services, habitat collectif, renforcement des pôles d équilibre, formation) pour que cet afflux de population se transforme en atout pour un développement durable du territoire (développement économique producteur de richesses, équité sociale et qualité de vie dans un environnement et un paysage préservés). - 27 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures 3.2 Les infrastructures Le territoire d étude occupe une position excentrée par rapport aux territoires national et régional. - Au niveau national, par son éloignement des grands pôles économiques que sont Paris, Lyon, Marseille, au niveau régional, parce qu il y a eu une forte concentration des activités culturelles, universitaires, économiques et administratives autour de Montpellier et Nîmes et que les étangs et montagnes au nord des Pyrénées-Orientales ont constitué des barrières physiques pour le développement. - Au niveau européen, la position du territoire apparaît beaucoup plus favorable puisqu il offre l une des voies majeures de passage vers la péninsule ibérique et l Afrique du nord. D ailleurs cette position a permis le développement du pôle logistique de Saint Charles autour des fruits et légumes. Toutefois la position de la Catalogne et de Barcelone par rapport à Madrid d une part, et à Saint- Sébastien/Bilbao de l autre, fait que d autres voies de passage se développent et peuvent diminuer d autant la situation privilégiée de l agglomération (voir le tunnel de Puymorens et les débats TGV entre l axe Avignon- Montpellier-Perpignan-Barcelone-Valence et l axe Bordeaux-Bilbao-Madrid). - 28 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures - Au niveau régional, Les voies de communication de l agglomération avec l extérieur sont principalement Nord-Sud et de bonne qualité puisque l autoroute A9 est une voie stratégique et passante pour les flux vers la péninsule ibérique, que les voies ferroviaires suivent les mêmes directions et qu un projet TGV va renforcer cet atout, notamment en mettant Barcelone à moins d une heure, qu un aéroport pouvant accueillir tout type d avions se trouve à proximité immédiate de la ville centre et retrouve une certaine dynamique de développement. Le TGV et l aéroport constituent des pièces majeures pour l amélioration future des liens entre l agglomération et son environnement national et européen, mais leur devenir est fragile. - Le territoire d étude et sa structuration interne, En ce qui concerne la structuration interne du territoire, un certain retard a été pris. En effet, la ville centre est encore le point de passage d une grande partie des flux nord-sud et est-ouest de l agglomération et ce, sans réelle voie de contournement. A ces trafics de transit, s ajoutent les déplacements vers les emplois et les services qui se sont historiquement concentrés dans la ville centre de Perpignan, les pôles d équilibre n ayant pas réussi à développer une centralité suffisante (par exemple, tous les lycées de la plaine du Roussillon sont sur Perpignan (sauf un lycée agricole à Rivesaltes ainsi qu à Théza). Les transports collectifs sont également assez faibles en regard du volume de population. Les transports urbains ont un réseau dense et offrant donc une bonne couverture géographique, mais uniquement sur 2 communes (Perpignan et Canet-en-Roussillon). De plus, les vitesses commerciales (et donc l attractivité) sont faibles et en baisse (exposition aux encombrements) et les correspondances entre lignes peu efficaces. - 29 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures PROJET 1 PROJET 2 PROJET 3 PROJET 4 PROJET 5 PROJET 6 PROJET 7 PROJET 8 PROJET 9 PROJET 10 PROJET 11 NOM DES PROJETS DE VOIRIE DIAGNOSTIC PDU Contournement de St- Estève/Baho/Pézilla-la-Rivière et Corneilla-la-Rivière Rocade Ouest Requalification Pénétrante Nord + Voie sur berge Boulevard Est-Ouest Boulevard Nord-Est Accessibilité au pôle gare SNCF Voies de désenclavement quartier Sud de Perpignan RD22c Boulevard Sud RD22d Barreau Sud de Cabestany Continuité de la voie littorale Grande pérémitrale de Perpignan - 30 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures Les liens avec le réseau de desserte des autres communes qui dépend du Conseil Général ne sont pas optimisés. La démarche PDU s attaque à la solution de ces questions. - Parc auto sur territoire d étude : +20% entre 1990 et 1999 - Taux de motorisation (par ménage) : 1,03 en 1999 sur territoire d étude (VC = 0,86) - +/- 900 000 déplacements/jour sur le périmètre du PDU en 1999 (tout mode de déplacement confondu : motorisé ou non) soit +40% par rapport à 1994 : part modale des voitures sur l ensemble des déplacements en 1999 : +/-71% part modale des voitures sur les déplacements mécanisés en 99 : +/- 89% - Trafic en heure de pointe le soir (94 500) : alimenté à 50% par les déplacements d actifs 3.2.1 Les projets routiers 11 projets de nouvelles voies routières ont été recensés dans le PDU. Tout d abord le projet phare, la réalisation par tronçons du contournement par l ouest de l agglomération est prévue au Contrat de Plan Etat-Région : il reliera l entrée nord de l agglomération par la N9 aux sorties sud de l agglomération par la N9 vers le Boulou et par la N114 vers Argeles. Il permettra une meilleure connexion avec les routes de Prades (N116) et de Thuir (RD 612a) et évitera les trafics de transit au centre de la ville. De plus, ce projet améliorera la desserte de pôles économiques comme Grand Saint-Charles ou l ensemble Tecnosud/Agrosud. Le rythme de réalisation en 4 phases porte l achèvement de ce tronçon (nord de l agglomération à la sortie sud N114) à 2025, ce qui semble tardif étant donné le caractère structurant et indispensable de cette voie. Etant donné l impact important de ces nouvelles voies pour un grand nombre d éléments stratégiques du territoire, ce schéma routier est un enjeu et devra être intégré dans le SCOT Plaine du Roussillon. Il a aussi des incidences sur le SCOT Littoral Sud. Deux autres projets sont également structurants et complètent le contournement de Perpignan : le boulevard nord-est et le barreau sud de Cabestany. Le premier joignant l échangeur N9 à la route de Canet-en-Roussillon améliorerait l accès vers Canet-en-Roussillon et permettrait une meilleure desserte des zones d activités autour du Polygone nord, le CHR et vers le parc d expositions. Il est moins coûteux que le contournement ouest puisque l échangeur de départ et le pont d arrivée sur la Têt sont faits. - 31 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures Sa réalisation dépend de la Communauté d Agglomération et du Conseil Général. Le deuxième projet permettra également un meilleur accès vers les stations du littoral. Les autres projets sont des pénétrantes : sortie sud N114 vers le centre ville et au nord à l entrée de ville et les voies sur berge. Les stations du littoral devraient également bénéficier de la création d une nouvelle voie reliant Canet-en-Roussillon et Saint-Cyprien. D autres encore sont des contournements de villages qui favoriseront les circulations le long de la Têt vers l amont et au sud entre Elne et Thuir. Cette dernière voie renforcera d autant la possibilité pour ces deux villes de jouer leur rôle de pôle d équilibre. En complément de ces infrastructures routières, la Communauté d'agglomération (Autorité Organisatrice des Transports) devra veiller à combler son retard en matière de transports collectifs, notamment en site propre, à articuler avec le Schéma Départemental des Transports et une offre ferroviaire régionale adaptée et à développer les liaisons douces. Le succès de ce nouveau dispositif routier ne sera cependant complet que si des mesures d accompagnement sont prises dans le même temps : Discuter préalablement à la réalisation des infrastructures avec les représentants agricoles pour éviter de mettre en péril la viabilité économique de certaines exploitations. Sur les 16 communes qui ont fait l objet d une étude poussée de la DDAF (Perpignan et les communes de 1 ère couronne), 45% de la surface non urbanisée est encore agricole et productive et ce avec une agriculture périurbaine dynamique et viable au niveau économique (serres de maraîchage, grands vignobles). - 32 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures Les actions nationales de soutien à l agriculture périurbaine (dotation doublée pour les jeunes agriculteurs, aides) devraient donc ici permettre de conserver et de renforcer un secteur viable et sources de richesses. Les grandes infrastructures routières (rocade de contournement et TGV) vont impacter les grands vignobles du Nord-Ouest (entre Perpignan, Saint-Estève, Peyrestortes, Rivesaltes) alors que les voies de liaisons vers les stations du littoral vont toucher les grands vignobles de l Est (Cabestany, Saleilles). Organiser et contrôler le développement de l habitat et des zones d activités le long de ces nouvelles voies routières. L habitat s est pour l instant développé en tâche d huile sans tenir compte des pôles de services, des zones d inondations et des impacts sur le paysage. Le développement des infrastructures doit permettre le développement des pôles d équilibre (Thuir, Elne, Rivesaltes), un bon positionnement des zones d activités et d habitat, l organisation des transports collectifs efficaces, la préservation de paysages. L enjeu de ces projets routiers est donc : - de hiérarchiser et de planifier ces grandes infrastructures au service d un projet global et non indépendamment de celui-ci, - d accélérer le contournement de la Ville centre afin de permettre une meilleure séparation des trafics de transit et de desserte, de faciliter la mise en œuvre d une politique des Transports en Commun et modes doux, tout en anticipant les impacts sur l activité agricole. - 33 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures 3.2.2 Le ferroviaire Le grand projet ferroviaire est celui du TGV. La ligne Avignon-Perpignan-Barcelone devrait connaître une réalisation plus rapide entre Barcelone et Perpignan sous l influence de la Généralitat de Catalogne et de l Union Européenne et donc s achever vers 2007 / 2008. En ce qui concerne la liaison vers Montpellier et Nîmes, elle risque d après les récentes informations de ne pas être réalisée avant 2015, ce qui serait préjudiciable pour la liaison vers Paris, même si l avion reste fortement compétitif sur cette distance, mais surtout vers des pôles comme Marseille, Lyon, Toulouse ou Montpellier (Face à cette menace une mobilisation se crée). Il est important pour la Région Languedoc Roussillon d avoir une ligne grande vitesse pour organiser, par exemple, une navette «Intercity». Le grand projet ferroviaire est celui du TGV : la partie de ligne Avignon- Perpignan-Barcelone entre Perpignan et Barcelone devrait s achever vers 2007 / 2008. Le lien vers Montpellier et Nîmes risque quant à lui de ne pas être réalisé avant 2015. Le rapprochement avec Barcelone donnera des effets positifs de meilleurs accès à l aéroport international, aux coopérations universitaires et économiques. Toutefois pour que d autres effets se fassent jour, l agglomération de Perpignan devra trouver et afficher un positionnement culturel et économique complémentaire à celui de Barcelone. - 34 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures Deux gares TGV doivent se développer : 1 - Perpignan Centre-Ville 2 Rivesaltes (éventuellement) Deux gares TGV doivent se développer sur le territoire : celle de Perpignan centre-ville pour les trains qui auront la Ville Centre pour destination et qui permettront un meilleur accès des populations par transports collectifs et celle de Rivesaltes, prévue éventuellement à terme pour les trains qui seront en transit (trains européens). L accès à cette gare sera plutôt par voiture, tout au moins au départ. Cette gare confortera le rééquilibrage des pôles commerciaux du sud de l agglomération vers le nord et le développement d un vaste pôle d activités englobant l aéroport et la zone économique Espace Méditerranée Entreprises, ainsi que l ensemble des terrains militaires proches et renforcera le rôle de pôle d équilibre de Rivesaltes. La gare en Centre-ville représente un enjeu prioritaire car elle permet d assurer une connexion avec les autres modes de transport collectif ainsi que le développement et l animation du centre-ville. Des projets d aménagement (parkings, voies de desserte) sont d ores et déjà prévus. Le différentiel de temps (12 minutes) ne sera pas un obstacle à cette implantation, étant donnés les enjeux. Les enjeux sont donc : - d intégrer au mieux le passage de l infrastructure dans les terres agricoles ; - de soigner les liaisons avec le réseau de transport collectif ; - d accompagner par des développements tertiaires et d habitat l implantation des deux gares.. - 35 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures Le transport de marchandises restera encore longtemps une spécificité des voies traditionnelles (et non LGV, même si la liaison vers l Espagne est mixte) et la nécessité des échanges sur le pôle de Cerbère une réalité. On peut donc développer cette dimension logistique sur l agglomération et augmenter la surface des terrains embranchés fer sur Torremila et Rivesaltes sans avoir besoin de nouveaux investissements sur la ligne ellemême Des approches intermodales entre les transports doux (vélos, piétons) et les trois autres gares du territoire (Elne, Saint-Féliu d Avall et Le Soler) pourraient permettre d utiliser les voies ferrées comme transports collectifs dans l agglomération. L enjeu ferroviaire est donc la réalisation des voies TGV le plus rapidement possible (dynamique tertiaire), le réaménagement de la gare de Perpignan et le développement de l usage du fer dans le territoire d étude et au delà. Il porte sur la bonne intégration des voies dans un espace économique agricole, important mais fragile. Il conviendra aussi de tenir compte de l effet coupure pour des circulations d eau et des effets induits d inondation. L accélération des délais de réalisation est une priorité. Ce véritable enjeu nécessite la mobilisation de l ensemble des acteurs du territoire, mais laisse transparaître des difficultés, notamment en ce qui concerne les délais de réalisation (pour le tronçon Montpellier Perpignan, pour l instant sans date réelle : un PIG, c est tout). - 36 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures Le transport aérien : un mode à développer mais dans le respect du territoire et de ses habitants : 19ème aéroport français en transport de passagers (627 000 en 2002) Un équipement complémentaire aux équipements/activités logistiques Un manque de compagnies nationales Des compagnies low-cost attractives qui se développent Un impact positif sur l économie, le tourisme mais des effets potentiels néfastes sur la qualité de vie des habitants, les exploitations agricoles 3.2.3 Le transport aérien L aéroport de Perpignan-Rivesaltes est proche de l agglomération, bien desservi par les voies routières et dispose de pistes et d équipements pour tous types d avions. Le trafic passager, est en nette croissance en 2002 avec 627 000 passagers (Aéroport classé précédemment 19 ème aéroport français en transport de passagers) alors que le trafic marchandises n est pas très élevé. Ceci est dû au manque de grandes compagnies nationales sur la plate-forme avec des avions pouvant prendre du fret et au manque d opérateurs spécialisés. Air France assure une desserte, mais à travers son hub de Clermont-Ferrand qui permet à Perpignan d accéder avec des horaires d affaires à nombre de villes moyennes de France et à Londres, Milan et autres villes européennes. Par contre, la récente implantation de compagnies à bas coûts permet d accéder directement à des grandes villes européennes et d augmenter les trafics. Ces liaisons sont très favorables au tourisme et à l économie. Après une année difficile en 2001, une croissance en 2002, les prévisions pour 2003 permettent d espérer un trafic de 645 000 passagers, grâce notamment à ces nouvelles compagnies à bas prix, confirmant ainsi que le département des Pyrénées-Orientales est bien une destination attractive. Le trafic de marchandises pourrait se développer avec l arrivée d un opérateur logistique spécialisé. Des contacts de ce type ont déjà eu lieu et prouvent le potentiel de cette hypothèse et ce d autant plus que la promotion autour du projet de plate-forme multimodale va permettre une prospection de plus d envergure. L aéroport représente également un élément clé pour favoriser le développement d activités de maintenance, qui pourraient bénéficier de complémentarités avec le pôle toulousain. - 37 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures Les enjeux relatifs au développement de l aéroport sont : - augmenter le trafic passager avec l ouverture de lignes (en cohérence avec la politique touristique et économique) en favorisant les compagnies bas-coûts ; - préserver les lignes régulières vers la capitale du fait des temps de trajet en mode ferroviaire. - favoriser l utilisation logistique de l aéroport en attirant des opérateurs spécialisés ; - valoriser l aéroport par le développement d activités aux alentours, notamment avec Torremila et le lien TGV ; - améliorer les services de l aéroport aux personnes et aux marchandises ; - veiller au respect des plans de protection du bruit (urbanisme) afin de limiter les gênes engendrées. -- être relié aux autres villes françaises importantes par un réseau plus attractif (conditions financières, notamment) ; - étudier des synergies avec Barcelone, Montpellier et Toulouse, et être relié vers ces destinations par des liaisons efficaces (TGV et /ou navettes aériennes). - développer le potentiel de maintenance en complémentarité avec Toulouse - 38 -
3.2 Diagnostic stratégique Les infrastructures 3.2.4 Autres infrastructures Des projets de liaisons de niveau européen sont en cours de réflexion, que ce soit pour l alimentation en électricité (ligne THT de 400.000 volts) ou l alimentation en eau de la Catalogne et de l Espagne. Cette alimentation se ferait par une conduite/aqueduc en provenance du Rhône alors que la ligne électrique haute-tension impacterait le paysage avec des pylônes. Conformément aux accords européens pris par la France, le territoire pourrait également être concerné par un gazoduc. Ces projets sont encore mal connus tant en termes de faisabilité que de tracé et de calendrier. L objectif, vis à vis de ces grands projets, est que le territoire prépare une position commune par rapport à ces projets et demande à participer et contrôler les études. On sent très clairement se dessiner un couloir des nuisances (si l on intègre la LGV) qui pourrait aller à l encontre des intérêts de ce territoire Si des développements devaient se faire sur le territoire de l agglomération, leur intégration par rapport aux zones d habitat, aux espaces agricoles, à l environnement en général, et autres infrastructures devrait faire l objet de réflexions très en amont (SCOT) et pris en compte dans les Plans locaux d urbanisation (PLU). L enjeu sera, soit d aboutir à l abandon dans ce secteur de certains projets dans leur forme actuelle, soit à tout le moins de limiter au maximum l impact de ces projets et d obtenir d importantes mesures compensatoires pour ceux qui doivent se réaliser. - 39 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population 3.3 Le logement et services à la population 3.3.1 Données générales sur l état du marché du logement L aire d étude comptait en 1999 121 206 logements, dont 60 000 pour la ville de Perpignan (49,5%). Le parc s est accru de 1990 à 1999 au rythme de 1751 logements/an, soit à un rythme plus élevé que celui de la population et pas de façon homogène sur le territoire. Le territoire a vu son offre de logement se développer plus rapidement en deuxième couronne qu en première couronne. Le nombre moyen de personnes par résidence principale était de 2,23 personnes en 1999 (2,45 en 1990), soit dans la moyenne des agglomérations françaises. Cette diminution de la taille moyenne des foyers est principalement due : - à la diminution du nombre d enfant par ménage ; - au vieillissement de la population ; - à l augmentation du nombre de divorces. Sur l aire urbaine, 75% des ménages sont propriétaires, 43,5% sur Perpignan même, 55,3% sur le territoire d étude, 80% en 1 ère et 2 ème couronne. Le territoire est également marqué par une forte proportion de résidences secondaires qui peut dépasser 60% dans les villes côtières. Le logement sur le territoire d étude : 121 206 logements, dont 49,5 % sur Perpignan ; - +1 751 logts/an entre 1990 et 1999-3 000ha consommés en 20 ans : autant qu en 2 000 ans, surtout en lotissements ; - 55,3% de propriétaires (taux porté à 71,5% hors ville centre) 10 231 logements vacants, soit un taux de vacance de 11,8%, 15,8 % sur Perpignan Le taux de logements vacants était en 1999 de 11,8 % sur le territoire étudié et de 15,9 % sur Perpignan (le Secteur Sauvegardé concentrant plus de 30% de la vacance de la Ville). - 40 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Depuis 1968 le mouvement de construction de résidences principales sur le périmètre du PDU se caractérise par la domination de la maison individuelle dans les lotissements. La maison individuelle s est imposée, domine surtout dans la couronne et consomme de plus en plus de terrain. L enjeu va être de diversifier l offre en logement. (Etude diagnostic PDU) 3.3.2 Le logement social D autre part, la forte croissance démographique demande une augmentation du nombre de logements mais pas uniquement de logements individuels en lotissement et en accession, formule qui a de graves impacts sur la consommation des espaces, l organisation des services, les déplacements, le paysage et la mixité sociale. 47,3% des résidences principales de l agglomération sont des collectifs en 1999. Ce taux est de 70,6% sur la Ville centre. Il y a sur l agglomération un manque de logements collectifs et locatifs. En ce qui concerne le logement social, 7713 logements HLM ont été recensés à Perpignan contre seulement 373 à Canet-en-Roussillon, 360 à Cabestany, 304 à Saint-Estève et 257 à Saint-Cyprien ; les autres communes ont un nombre inférieur à 200 et même 100 si l on exclut Bompas, Villeneuve-de-la-Raho et Toulouges. - 41 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population L essentiel des logements sociaux est situé sur la commune de Perpignan et correspond à des immeubles collectifs. Dans les autres communes, il s agit de logements sociaux individuels, toutes les communes du périmètre d étude se situent audessous du seuil des 20% au sens de la loi.s.r.u. Source : DDE 66-42 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Etat des lieux du marché des logements sociaux sur le périmètre d étude : 1- RMI (Population couverte en terme de ménage) : entre 16 000 et 16 500 Habitants au 31/12/2001 dont les ¾ sur la ville centre 2 -Minima sociaux (Population couverte en terme de ménage) : entre 30 000 et 31 000 Habitants dont les ¾ sur la vile centre 3 - Une forte concentration des logements sociaux existants sur la ville centre 4 - Un manque de logements sociaux sur l ensemble du territoire et un besoin de rénovation des bâtiments existants Il y a donc une concentration excessive des logements sociaux sur la ville centre (même si taux < 20% Loi SRU) alors que toutes les autres communes sont en deçà des taux des nouvelles règles SRU, qu elles soient ou non soumise à la règle des 20%. En effet, au 1 er Janvier 2002, Perpignan est à un taux de 16,12% suivie par Cabestany à 10,58%, Toulouges à 8,25%, Bompas à 7,14%, Saint-Estève à 5,92%, Le Soler 3,27% (source «Atlas du logement social» - DDE). Les pôles d équilibre (hors périmètre) que sont Elne, Rivesaltes et Thuir disposent respectivement de 193, 322 et 532 logements H.L.M. Thuir a un volume plus important de logements H.L.M lié à l implantation du centre hospitalier spécialisé. Sauf la commune de Perpignan qui a déjà rénové 930 logements de son parc ancien, le reste du parc HLM provient de constructions neuves (souvent sous forme d individuels). Les HLM de Perpignan sont surtout concentrées dans les quartiers nord (Bas et Haut Vernet, Saint- Assiscle) et au sud ouest du quartier historique (Saint Martin) ainsi qu au Champs de Mars. L office municipal HLM de Perpignan est propriétaire de 6 249 logements soit près de 81% du total des logements H.L.M. - 43 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Forte concentration des logements sociaux type HLM sur la Commune de perpignan et dans une moindre mesure sur les communes de Rivesaltes, Cabestany, Saint Estève et Canet en Roussillon. Source : DDE 66-44 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Les raisons de l'étalement urbain ressortent de plusieurs types d'analyses qui s'entremêlent sans obligatoirement se contredire. Une première analyse plus économique insistera d'abord sur l'accroissement des disponibilités foncières, conséquence de la mobilité facilitée (faible coût de l'énergie, vitesse facilitée par les infrastructures, etc...) Une deuxième approche plus sociologique insistera plus sur les motivations des ménages quittant la ville; SAINT- CYPRIEN - CANET-EN- ROUSSILLON 13% Habitations collectives RP99 (22 communes) Autres communes 9% PERPIGNAN 78% Résidences principales dans immeuble 1 seul logement (RP99) SAINT-CYPRIEN 8% BOMPAS 8% Autres communes 6% PERPIGNAN 48% CABESTANY 9% SAINT-ESTEVE - CANET-EN- ROUSSILLON 21% - 45 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Les communes qui ont utilisé les procédures ANAH et PALULOS pour créer du logement social sont Perpignan et Rivesaltes et très loin derrière Baixas et Elne (moins de 25 logements). Les enjeux relatifs au logement sont : - de développer des logements collectifs dans d autres villes que Perpignan, - de reconquérir les cœurs de village et les résidences secondaires dans les communes du littoral afin de réduire l étalement urbain et donc en retour de préserver le cadre de vie - de construire une meilleure répartition des logements sociaux entre Perpignan et les villes périphériques, notamment en consolidant des pôles d équilibre (Rivesaltes, Thuir et Elne) et des pôles secondaires (Cabestany, Canet-en-Roussillon) Cette répartition devra plutôt prendre en compte les besoins de la population de chaque commune (décohabitation des jeunes, personnes âgées, accueil de nouveaux locatifs) que de chercher à répondre à des problématiques sociales globales ; - de diversifier l offre logement (individuel, intermédiaire, collectif) et selon le statut (en accession ou à la location) afin de mieux gérer le capital foncier encore disponible pour recréer des trajectoires résidentielles plus variées et plus riches; - de définir une politique foncière commune ; - de créer les conditions d une meilleure accessibilité multimodale - 46 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population L offre de logement souligne également des enjeux liés à la mixité sociale pour les raisons suivantes : - Des lotissements de faible qualité vieillissent mal et des populations s en vont (celles qui ont le plus de moyens), conduisant à terme à une certaine ghettoïsation des quartiers ; - Les phénomènes de décohabitation avec les jeunes qui s installent dans la vie se font hors du lotissement (et souvent de la commune d origine) par manque d offre locative, conduisant à un vieillissement progressif de la population dans ces quartiers. La demande de services collectifs y devient très forte (transports collectifs, soins à domicile, sécurité) et de nouvelles implantations de famille sont moins bien acceptées (voisinage). - 47 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Les grands équipements urbains sont surtout localisés dans la ville centre de Perpignan - 48 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population 3.3.3 Les services à la population : Le territoire de la Communauté d'agglomération Têt Méditerranée regroupe de nombreux équipements structurants constitutifs de l offre de services à la population. Il s agit notamment : - Dans le domaine de l enseignement, des lycées, pôle universitaire - Dans le domaine de la santé, des cliniques et le centre hospitalier Joffre ; - Dans le domaine du sport, stade, parc des sports ou zones de loisirs et.plans d eau ; - Dans le domaine culturel (Palais des congrès, Conservatoire national) - Des équipements de transport (Aéroport, gare TGV). Comme sur la plupart des territoires français, l offre de services est concentrée sur les principaux pôles urbains. Perpignan reste donc le principal centre d emploi et de services sur le territoire d étude. Hors Ville centre, l espace est structuré autour de villes telles que Elne, Cabestany ou Canet, véritables pôles d équilibre, qui possèdent une offre des services et de logements qui répond à la demande de la population locale. Les communes de taille plus modeste présentent également une offre de services à la population satisfaisante. Le tableau ci dessous illustre l offre en matière de services à la population de deux communes faisant partie des plus petites en terme de population (moins de 2 000 habitants). - 49 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Sans pour autant pouvoir généraliser à l ensemble du territoire, on peut remarquer que ces Equipement Communes Service médical et paramédical Pharmacie Bureau de tabac Restaurant Café Boulangerie Epicerie Boucherie Coiffeur Autres Latour Bas Elne X X X X X X X X Villeneuve de la Rivière X X X X X X deux communes en particulier, possèdent un taux d équipement satisfaisant, en terme de services de proximité, pour répondre aux premiers besoins de leurs habitants. L enjeu pour le projet de territoire sera d accompagner le développement démographique de l agglomération par la mise à niveau des équipements existants et le développement de nouveaux équipements. Il s agira par exemple : - d accompagner le développement de l Université en mettant à disposition de nouveaux locaux et équipements, que ce soit dans le cadre de ses activités d enseignement ou dans l hébergement de nouveaux étudiants ; - de soutenir le développement du Centre hospitalier et la complémentarité avec les cliniques ; - de favoriser le développement de nouveaux équipements structurants, dans les domaines culturels et sportifs notamment (patinoire, grand stade, projet de pôle mécanique) ; - de répondre à de nouveaux besoins, passant par exemple par l aménagement et la création de nouveaux équipements culturels (espaces des cultures populaires, nouvelle salle de spectacles) - 50 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Ces différents enjeux attachés au développement quantitatif et qualitatif de l offre de services à la population doivent s accompagner d effort dans l accessibilité des différents équipements (cf. voies de communication internes au territoire et transports collectifs) L accessibilité par tous aux équipements de services à la population passe par la prise en considération des personnes à mobilité réduite mais aussi des personnes aux revenus modestes et ne disposant pas de mode mécanique personnel. Les statistiques tirées des enquêtes ménages montrent en effet une baisse de la mobilité moyenne de : - 40% pour les personnes à revenu modeste, - jusqu à 50% pour les personnes à mobilité réduite ou éloignées géographiquement des centres urbains. Les réseaux de transport en commun sont une solution pouvant répondre à ce problème. C est la raison pour laquelle le contrat de ville intercommunal du site perpignanais développe l idée d une «offre de déplacements adaptée», enjeu important pour une agglomération, sûre, solidaire et équilibrée. - 51 -
3.3 Diagnostic stratégique Le logement et les services à la population Le territoire d étude : - 1 pôle primaire - Aucun pôle intermédiaire - 13 pôles secondaires - Aucun pôle de proximité - 8 pôles de base - 52 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Les + grandes zones d emplois sur le territoire d étude : (source : Pôle Eco CATM) Le Grand St-Charles : 4 000 emplois Espace Polygone : 2 500 emplois Pôle Nautique : 500 emplois Répartition de l emploi local : (INSEE 1999) 82,3% dans le Tertiaire ( 7,3% dans l Industrie ( 6,2% dans la Construction ( 3,6% dans l agriculture ( 0,6% Divers Dynamique de l économie locale sur le territoire d étude : (source : Objectif L.R 01/02) 146 des 200 meilleures entreprises privées des P.O (Chiffre d affaires 2000) ( 10 des 11 + grosses entreprises privées des P.O (Effectif 2000) 3.4 L économie Il ne peut pas y avoir un projet d agglomération sans un réel projet de développement local qui s appuie sur son économie. Au niveau économique, le territoire d étude s est diversifié en partant d une agriculture omniprésente ; vers le tourisme, etl artisanat et le commerce, les deux derniers domaines étant étroitement liés à l augmentation de la population. A cela, s ajoute l ensemble des services dépendant des fonctions administratives d une Préfecture et autres services non marchands pour l accueil des populations (enseignement-santé-loisirs). Il y a certainement une sur-représentation de certains services du fait du tourisme. Le secteur industriel est très faiblement représenté (excepté des entreprises comme Cantalou, LOR dans l agroalimentaire ou Catana dans la construction navale). Le BTP est également présent mais il a vu ses effectifs diminuer fortement dans la dernière décennie pour adapter l appareil de production à la réalité économique locale. La création de richesses provient donc surtout du tourisme, de l agriculture et de la logistique. Depuis toujours Perpignan a tiré une partie de sa richesse grâce à une puissante agriculture locale. - 53 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie L agriculture est encore très présente dans l agglomération avec 45% du territoire consacré à la production 13, mais le phénomène de friches agricoles qui représente près de 25% des surfaces totales disponibles est un signe préoccupant des menaces qui pèsent sur cette activité. De plus, le tourisme développé jusqu à présent est un tourisme de masse, de faible standing très fortement saisonnier et qui manque de professionnalisation. Il est donc fortement exposé aux nouvelles concurrences (autres pays et régions côtières) et évolutions (plus de petits séjours, recherche d activités culturelles, séjours à thème), ainsi qu aux aléas climatiques.. Globalement, le manque de positionnement économique clairement affirmé (sauf la logistique) rend difficile l attraction de nouvelles entreprises sur le territoire et donc la création d emplois et de richesses pour les nouvelles populations. De même, ce manque de stratégie ne permet pas d instaurer les meilleures synergies entre l économie et d autres activités comme les services aux personnes, l enseignement professionnel et supérieur, les voies de communication et les échanges culturels. 13 Donnée relative aux 16 communes de la 1 ère couronne - 54 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie L agriculture : Chiffres clés 15 000 Ha de zone agricole sur les 28 000 Ha du territoire d étude en 2000 1 293 exploitations en 2000 sur ce territoire (18,7% des exploitations des P.O) 25% des actifs agricoles du département Près de la moitié des exploitations ont disparu depuis 1988 (-1 227) 3 + grandes communes agricoles du territoire considéré (en terme de nombre d exploitations agricoles) : Perpignan / Pézilla-la-Rivière / Villelongue-de-la- Salanque Une forte consommation des terres agricoles pour répondre aux besoins «habitat» et «infrastructures» 3.4.1 L agriculture D abord chargée de nourrir les habitants de la capitale roussillonnaise, la puissance de l économie agricole en Languedoc Roussillon s est accrue à l avènement du chemin de fer. L ouverture des frontières du Marché Commun a mis à mal ce système économique en permettant au marché espagnol voisin, lui aussi isolé, de s ouvrir sur la France et l Europe, entrant en concurrence frontale avec les productions roussillonnaises et sur les mêmes créneaux à haute valeur ajoutée. La mondialisation, en globalisant les flux économiques, ne fait qu aggraver encore plus la situation du monde agricole roussillonnais, à laquelle s ajoute la volatilité des désirs du consommateur qui apparaît de plus en plus en décalage avec le rythme de la nature, avec toutes les conséquences dramatiques que cela a entraîné. Enfin, de façon plus large, le système de distribution organisé par les grands groupes commerciaux, en verrouillant l accès au grand marché des consommateurs a été en situation d imposer des conditions économiques telles que les professionnels de l agriculture ne peuvent plus couvrir les coûts de production, surtout si l on cherche à produire une réelle qualité. Une étude sur les 16 communes 14 / 15 (1 ère couronne à Perpignan) montre que la surface totale agricole est de 24 637ha. L économie du territoire est donc fortement dépendante des activités agricoles. L accompagnement et le soutien du secteur représentent donc un enjeu majeur pour le projet d agglomération. 14 une extension de l étude aux 8 autres communes du territoire considéré est en cours. 15 (Rivesaltes et Pia ne sont pas dans la Communauté d Agglomération) - 55 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Source : Chambre d agriculture des P.O Types d espaces et de cultures Espace agricole productif Surfaces en ha (1999) % du total Vignes 6 831 28% Vergers 1 119 5% Terres 1 306 5% Maraîchage champs plein 1 290 5% Maraîchage sous abri 232 1% Près 230 1% Total espace agricole productif Espace agricole non productif Espace urbanisé et urbanisable 11 008 45% 6 137 25% 7 492 30% Total (source DDA) 24 637 100% Les secteurs forts de l agriculture sont le nord-est de Cabestany, les jardins Saint- Jacques à Perpignan et l Ouest de l aéroport et en direction de Pézilla la rivière, ainsi que vers le sud ouest. - 56 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie L agriculture est dynamique et créatrice de richesses sur le territoire d étude, notamment avec les vignobles et les cultures sous serres. De plus, elle est de caractéristiques péri-urbaines et fait donc l objet d une attention particulière des pouvoirs publics (dotation plus forte pour l implantation de jeunes agriculteurs, CTE 16 bonifiés), d ailleurs un grand nombre de CTE ont été signés dans l agglomération surtout dans la viticulture. 3 000 hectares de terres agricoles ont été consommés sur le territoire de l agglomération (Source DDAF) entre 1978 et aujourd hui pour satisfaire les besoins en termes d habitat, d infrastructures et d équipements publics. Les friches agricoles se sont développées pendant cette période (Sans l intervention de la Communauté d Agglomération Têt Méditerranée, elles se seraient étendues plus encore). Il y a donc une réelle menace sur l agriculture de ce territoire qui pourrait pourtant continuer à créer des richesses et à être un moteur économique (tout en prenant garde à la concurrence de pays comme l Espagne et le Maroc et en recherchant des solutions pour la transformation des matières premières).cette menace est d autant plus concrète que les «noyaux durs» de l agriculture sont directement menacés par les nouvelles infrastructures comme le TGV ou la rocade de contournement. L enjeu du maintien des espaces agricoles est ainsi de garantir la préservation d un équilibre entre besoins fonciers pour le développement de l agglomération et la préservation du cadre de vie, d une identité, tout en permettant le maintien d un moteur économique fort. 16 Contrats territoriaux d exploitation. Ceux-ci font l objet d une remise en cause par le gouvernement actuel. - 57 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Une prise de conscience s est amorcée : Les CTE sont reconnus comme outil d aménagement dans la charte paysagère ; Une convention entre la Chambre d agriculture et la Communauté d Agglomération (étendue parallèlement à l extension de Têt Méditerranée) permet de trouver des preneurs agricoles pour les friches. Une étude sur l état de l occupation des sols, leur potentiel, est en cours, suite à cette même convention passée entre la CATM et la Chambre d Agriculture, afin d en identifier les zones stratégiques. De plus, le classement en risque inondation de nombreuses surfaces agricoles va favoriser son maintien (sauf pour certaines serres qui sont exposées). Sachant que le remembrement n est pas envisageable, il convient de traiter le problème du maintien des exploitations agricoles au cas par cas, tout en inscrivant dans les PLU des espaces protégés et en dotant l agglomération d un outil d acquisition foncière qui facilite les opérations. Cet outil d acquisition foncière devra permettre de sauvegarder les ceintures vertes autour des principaux pôles urbains. Au-delà des questions foncières, la politique de qualité et de labellisation des produits agricoles devra être poursuivie et de nouvelles méthodes d accès aux consommateurs (marché paysan, agrotourisme) et de transformation devront être recherchées afin de lutter contre la concurrence. - 58 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Le commerce : Chiffres clés 5 pôles majeurs : - secteur Sud (80 000 m²) - Centre ville (73 000 m²) - Mas Guérido (22 000 m²) - Château Roussillon (14 000 m²) - Espace ChefDebien (8 000 m²) Offre commerciale + de 300m² = + de 200 000m² (dont 4 c. commerciaux) et 73% de l offre sur la Ville centre (Pôle Urba CATM) 14 000 établissements commerciaux, soit 2/3 des établissements des PO (Insee 99) 3.4.2 Le commerce Les surfaces commerciales sont très importantes sur l agglomération et inégalement réparties (Source : AID 1997). En effet, le sud, avec la route d Espagne (ex N9), par suite d une plus grande proximité des infrastructures (échangeur autoroute, N9 et N114) et des bassins de population, a connu un développement très important et totalise 80.000 m2 avec un chiffre d affaire de 330 M alors qu au nord les espaces de Claira et du Polygone sont de taille et de chiffres d affaires proches et nettement en deçà (respectivement 15.000 m2 et 52 M et 11.000 m2 et 58 M ). Les autres pôles sont le centre-ville avec 73.000 m2 et 138 M, Mas Guérido (22.000 m2 et 33 M, Château Roussillon (14.000 m2 et 46 M ) et Espace Chefdebien (8.000 m2 et 60 M ). On constate donc que le secteur de la route d Espagne est le plus grand (sa taille dépasse la somme des autres, hors centre-ville) et le plus rentable au m2. Cette concentration sur un seul pôle (atypique par rapport à la taille de l agglomération) induit des effets très importants tout d abord sur la saturation des axes de circulation, puis sur les zones d habitat. Si l augmentation des surfaces commerciales périphériques n est pas un enjeu parce qu elles ont tendance à se consolider (un projet est actuellement recensé sur la commune de La Tour Bas Elne et plus loin Argelès), les objectifs du projet de territoire devront être : - 59 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Le renforcement du commerce de centre-ville (accessibilité, animation, urbanisme, transports en commun) et sa mise en synergie avec notamment le pôle commercial sud ; Le développement de pôles d équilibre autour des communes importantes (Thuir, Elne et Rivesaltes), ces communes étant à l extérieur du territoire d étude, des partenariats devront être envisagés ; Promouvoir et augmenter l attractivité du pôle commercial sud comme centre d intérêt frontalier. Celui-ci doit en en effet permettre d éviter une réduction de la zone de chalandise au profit de centres situés à Narbonne, en Espagne ou même plus loin (Montpellier-Toulouse ou Barcelone); Les enjeux relatifs au développement coordonné des surfaces commerciales sont : - la gestion des flux de circulation (risques d engorgement, contournement des espaces commerciaux ) et la diversification des modes ; - le maintien des activités économiques dans les communes rurales ; - la nécessité de maintenir des services de proximité ; - 60 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Les activités économiques du territoire se concentrent sur 6 grands pôles géographiques identifiés - 61 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie 3.4.3 Le positionnement économique Le territoire et la Communauté d Agglomération sont reconnus au niveau national sur deux thèmes : La logistique avec l identification de son caractère majeur par la DATAR. Le nautisme avec le SPL (Système Productif Local). Deux pôles majeurs existants : 1 - La Logistique avec la Plate forme multimodale Pyrénées Méditerranée 2 Les activités de maintenance et de constructions navales avec le SPL de Canet-en-Roussillon et celles de Saint- Cyprien La logistique a permis le développement du pôle du Grand Saint-Charles, la zone d activités la plus importante de l agglomération (ensemble de 450ha). Les activités sont principalement liées aux échanges fruits et légumes autour du marché international et de la gare de fret, mais s y trouvent également des flux de marchandises diverses. 40% des fruits et légumes qui passent la frontière sont traités à Saint-Charles International avec plus d 1 milliard d de chiffre d affaires (deuxième place nationale derrière Rungis et premier centre européen d éclatement Sud Nord des fruits et légumes). Une nouvelle dynamique et un changement d échelle se mettent en place dans la logistique avec le projet de plate-forme multimodale Pyrénées Méditerranée. Ce projet met en synergie 6 pôles logistiques répartis dans le département et donc, pour certains, situés en dehors du territoire d étude. Des pôles à développer : 1 - Activités de santé 2 - Agroalimentaire et sécurité des aliments 3 - Energies renouvelables 4 - Pôle technologique «Construction» 5 - NTIC Mais un positionnement encore peu différenciateur - 62 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Le Projet Plateforme Pyrénées Méditerranée met en synergie les principaux centres logistiques départementaux et couvre tous les champs de l intermodalité - 63 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Le site à proximité de l aéroport a déjà fait l objet d acquisitions foncières par la collectivité et des développements logistiques pourraient s y installer aisément. Toutefois, il conviendra de prendre en compte dans ce secteur : La préservation des espaces agricoles Les périmètres de survol des zones habitées La gestion des grandes infrastructures, notamment la ligne TGV Une zone Natura 2000 à proximité A côté du port de Port-Vendres, du Distriport (zones d activités autour des activités de douane orientée vers l automobile et la métallurgie), de la gare de Cerbère (zone d échanges liée aux différences d écartement des rails entre les réseaux ferrés français et espagnol), se trouvent le pôle du Grand Saint-Charles, l aéroport de Perpignan-Rivesaltes et la zone économique de Espace Méditerranée Entreprises jouxtant le camp Joffre à Rivesaltes (réserve foncière embranchée fer ; ancienne base de l armée ; prévue auparavant pour l installation d une base pétrochimique). Les compagnies aériennes actuellement implantées sur le site de l aéroport n ont pas une vocation fret importante, mais des contacts récents montrent qu on peut attirer un industriel ou un logisticien souhaitant faire de l aéroport sa base de distribution européenne. La mise en place du Syndicat mixte pour la plate-forme multimodale Pyrénées Méditerranée et de ses capacités de promotion/prospection pourra permettre de concrétiser ces contacts. - 64 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Deux enjeux se précisent pour l avenir et des arbitrages devront intervenir : la complémentarité entre le secteur aéroportuaire et celui de Rivesaltes, car l embranchement fer et la proximité de l aéroport ne seront pas dans la plupart des cas un facteur discriminant pour le choix d une implantation et sans accord de gestion, les deux secteurs pourraient être en concurrence ; La Catalogne sud connaissant une forte densité d habitat et un manque de terrains d activités avec des coûts abordables, le risque pourrait être pour la Communauté d agglomération de voir ses espaces être dilapidés pour des implantations fortement consommatrices d espace, apportant peu de valeur ajoutée et d emplois. L accent en termes de promotion, d accueil des activités devra donc être mis sur des activités de transformation liées à la logistique ou sur des activités de préparation de commande. Parallèlement il est confirmé que les activités logistiques entraînent souvent d autres activités dans une entreprise (par exemple le site Hewlett-Packard (maintenant Compaq) à l Isle-d Abeau). Le Pôle nautique- faits et chiffres : Un lien fort avec les activités touristiques Une entreprise motrice : CATANA (350 employés) Labellisation SPL par la DATAR Les activités de maintenance et de construction navale se développent principalement autour du port de Canet-en-Roussillon, ainsi qu à Saint-Cyprien qui va connaître une extension avec des activités de maintenance de bateaux de pêche, en relation avec une filière réparation mécanique (diesel). La locomotive de ce pôle est l entreprise Catana avec 350 employés. - 65 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Un projet de zones d activités de 22ha est en cours d étude sur la commune de Canet-en- Roussillon pour fortifier et diversifier ce pôle nautique. Ce site est très exposé aux risques d inondations et aux contraintes de la loi Littoral. Il demande donc une gestion des procédures complexes et une mobilisation de l ensemble des services de la Communauté d Agglomération, de Canet-en-Roussilon et de l Etat, mais sa réalisation permettra l émergence du futur cœur de Canet (réunion de Canet village et de Canet Plage) et la protection d une bonne partie des constructions soumises au risque d inondation. Les enjeux de l industrie nautique et logistique : - Ces deux pôles, logistique et nautique, sont en synergie avec la formation IUT logistique à Perpignan et le projet d un lycée dédié aux métiers de la mer à Canet-en- Roussillon. - De plus, des négociations sont en cours avec un centre de formation de Concarneau. - Il manque néanmoins une école d ingénieurs spécialisés en logistique pour compléter le dispositif et faire reconnaître ainsi ce savoir-faire. - 66 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie A côté de ces deux pôles dont l un a atteint la masse critique et l autre est encore en devenir, le positionnement de l agglomération est plus incertain. Le tissu économique existant ne donne pas d indications franches : L agroalimentaire : Un secteur en difficulté (des entreprises qui tendent à disparaître) dans les domaines traditionnels ; Une reconversion diversification qu il faut encourager (sécurité alimentaire, Agrosud) Les énergies renouvelables : Hall de transfert de technologies au sein de l Université Opportunité de valoriser l environnement et le cadre de vie Appui fort de la Région Le potentiel de l agroalimentaire est certain, mais les entreprises de ce secteur ont plutôt eu tendance à disparaître (Confitures Murville) du fait notamment des différences de charges entre France et Espagne, ainsi que d organisation des circuits économiques, et le pôle Agrosud qui devait rassembler agroalimentaire et tourisme peine à se mettre en place et fait l objet actuellement d adaptations. De plus la concurrence d autres régions est forte dans ce domaine (Aquitaine, Bourgogne, Bretagne, Pays de Loire, Basse-Normandie). Toutefois les préoccupations de sécurité alimentaire vont croissantes et l enjeu pour l agglomération pourrait être de se positionner sur ce créneau (valoriser l abattoir et les efforts faits par la profession pour améliorer la traçabilité et la qualité des produits. Ex : le label rosée des Pyrénées). Cela demande toutefois de très importants moyens pour consolider une filière recherche et implantations d entreprises. L Université de Perpignan bénéficie d un hall de transfert technologique sur l énergie et les hautes énergies et la Région Languedoc-Roussillon développe une politique forte pour l accueil d énergies renouvelables : solaire, photovoltaïque, éolien, Des laboratoires et activités spécialisées pourraient s implanter. - 67 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie L agglomération devrait pouvoir valoriser les atouts dont elle dispose dans ce domaine et ce d autant plus que cette dimension n est pas encore trop présente dans une région française en particulier, tout en veillant à ne pas hypothéquer les atouts que lui donne son environnement. Le projet d agglomération devrait permettre l accueil d un pôle technologique construction. Cette implantation pourrait être l occasion de développer de nouvelles formes d habitat à la fois sur le plan énergétique (Label HQE), mais aussi sur les matériaux et l impact sur le paysage. Ce pôle pourrait conforter un secteur artisanal fort (à coupler avec le créneau des filières à développer pour certains corps de métiers dans le domaine de la réhabilitation : menuiserie, plomberie, façadiers etc ) Les NTIC et le multimédia constituent la majorité des implantations de Tecnosud, mais il manque d éléments discriminants dans ce domaine par rapport à d autres régions. Les atouts existants (fibre optique haut débit) ne sont pas suffisamment valorisés, notamment par manque d un hôtel de services. Les activités de santé pourraient s appuyer sur l existence de Médipôle, de la clinique Saint-Pierre et du CHR (à rénover toutefois) et sur un pôle en émergence à Saint-Estève. Elles pourraient répondre à la demande des populations âgées déjà installées ou qui vont s installer. Il s agit là d une priorité qui pourrait générer des services à haute valeur ajoutée et déboucher sur des demandes de sous-traitance, d autant que des prolongements peuvent se trouver dans la filière sport et remise en forme. - 68 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Les outils de la diversification : Centre de recherche / organisme de formation ; Entreprise leader dans le secteur ; Cellule d animation du territoire (accueil des entreprises, animation du tissu économique ) Valorisation du territoire, de sa culture et de son cadre de vie Les activités de santé du territoire pourront s appuyer sur le pôle thermal de la Commune du Boulou. De même, certains produits naturels ou agricoles pourront être proposés en complément de la filière santé (plantes et autres). Une réflexion est donc à mener. Elle pourra s appuyer sur le fait que les entreprises suivront à terme les mouvements de population. L attractivité du cadre de vie de l agglomération doit être conservée et renforcée de façon à attirer des niveaux de qualification plus élevés. Le renforcement de certains services spécialisés est notamment un enjeu majeur car il pourra servir au tissu économique, mais aussi au tourisme et aux populations. Le choix d un positionnement économique doit aussi permettre à l agglomération de définir ses besoins en termes de formation supérieure et de recherche et le cas échéant de poser candidature pour des délocalisations au niveau national (l agglomération n a bénéficié d aucune) ou des créations d agence au niveau européen (agence contre le dopage, agence du médicament, agence de la sécurité alimentaire, agence du transport maritime, etc..). Malgré de réels atouts : - l existence de deux pôles majeurs, - des pôles prometteurs à développer, le positionnement de ce territoire est encore insuffisamment discriminant pour être plus attractif. - 69 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie 3.4.4 Les zones d activités De nombreuses petites zones d activités se sont développées dans les communes de l aire d étude, chaque commune voulant localiser des emplois sur son territoire, bénéficier des retombées fiscales et répondre aux besoins locaux (artisanat, très petites entreprises). 76 sites économiques ont ainsi été identifiés, dont 17 dans la seule commune de Perpignan. La surface totale approche les 2 000 ha, ce qui fait une moyenne assez faible de 26 ha par site (à l intérieur de ces sites, seulement 40% des zones dépassent 5 ha). 50% de ces sites sont à vocation généraliste et accueillent de façon non distincte commerce, artisanat, (la majorité), petites activités de service et petites industries. Ils ont des caractéristiques de paysage et d urbanisme souvent médiocres (espaces verts, signalétique, voiries, services communs). Ces sites n étant ni très qualifiés ni positionnés sur une vocation précise, ils sont souvent en concurrence les uns avec les autres, voire pour les plus grands avec les sites d autres régions. En dehors des pôles commerciaux, six pôles économiques constituent des espaces significatifs pouvant trouver une cohérence interne : Le Grand Saint-Charles autour de la logistique et des flux de fruits et légumes (ouest de l agglomération) ; Les zones d activités sur le territoire d étude - faits et chiffres : 76 sites économiques (ensemble cohérent de zones) Près de 2 000 hectares dédiés aux zones d activités Une vocation locale et endogène pour la plupart des sites 6 pôles économiques majeurs : 1- Le Grand Saint-Charles ; 2 - L ensemble Tecnosud-Agrosud-Mas Rouma ; 3 - Polygone-zone franche du Vernet- Torremilla-Saint-Estève, Rivesaltes et Pia ; 4 - Le pôle nautique de Canet-en- Roussillon et saint Cyprien ; 5 Naturopôle Opération tertaire 6 Médipôle Opération tertaire L ensemble Tecnosud-Agrosud-Mas Rouma pour un positionnement plus tertiaire et d activités technologiques en lien avec l Université au sein d un environnement valorisant. (sud de l agglomération) ; - 70 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie L ensemble Polygone-zone franche du Vernet-Torremilla-Saint-Estève et au-delà Rivesaltes et Pia, sur des activités logistiques et de petites industrie (nord de l agglomération) ; Le pôle nautique de Canet-en-Roussillon et Saint Cyprien (est de l agglomération) ; Naturopôle à Toulouges : opération tertiaire Médipôle à Cabestany : opération tertiaire Beaucoup de ces sites concernent la ville de Perpignan qui a été pendant longtemps l acteur principal dans ce domaine. D ailleurs la très grande partie des investissements en matière de développement économique porte sur la réhabilitation de ces sites (plus de 1,5M /an pendant 10 ans sur Polygone par exemple). Dans le domaine économique, l enjeu majeur pour les deux prochaines décennies sera de fournir des emplois aux nouvelles populations et pas simplement des emplois de service liés à l augmentation de la population et qui ne produisent pas réellement de richesses pour le territoire : commerce, artisanat, services non marchands (santééducation-loisirs), même si ces derniers par leur qualité peuvent influer sur l attractivité du territoire pour le tourisme et/ou des actifs qualifiés. Ces nouveaux emplois, dits fondamentaux, viendront donc en partie des entreprises des domaines industriels et tertiaires à valeur ajoutée (logistique, services télécommunications, analyses, maintenances, R&D, etc..). - 71 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Pour les attirer, il faudra : Un positionnement économique qui traduise la volonté du territoire et indique là où il entend mobiliser l essentiel de ses moyens ; Un schéma de zones d activités qui quantifie et qualifie la demande. Il devra permettre de placer chaque site dans une matrice croisée en fonction de sa vocation (industrie, commerce, filière, etc..) et de son rôle dans l agglomération (prioritaire, secondaire, local) et plus largement dans l espace régional, tranfrontalier et l arc méditerranéen. Une localisation des zones d activités qui tienne compte des infrastructures et équipements, des bassins de population et de la préservation des zones agricoles et espaces naturels. Ce schéma devra éviter la concentration dans et à proximité immédiate de la ville de Perpignan et favoriser la création de pôles d équilibre (Elne, Thuir, Rivesaltes). et se donner des moyens : outil de maîtrise foncière et d aménagement des zones d activités. Ces deux fonctions peuvent être réparties dans deux entités différentes ; outil d animation du tissu économique assurant le lien entre les différentes composantes et un outil de promotion/prospection pour rechercher les entreprises (en partenariat avec Languedoc Roussillon Promotion). création d un (ou des) pôles tertiaires avec les produits immobiliers adéquats pour favoriser l implantation de services à valeur ajoutée nécessaires pour attirer des entreprises. - 72 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie Le Tourisme sur le territoire d étude faits et chiffres : (Pôle Urba - CATM) 25% des hôtels du département 12,5% des campings du département 28% des résidences secondaires des P.O (90% en littoral) +/- 160 000 lits touristiques (88% sur le littoral) : 29% de l offre départementale Evolution du trafic routier en période estivale : (rapport MJE/MJA) : +/- 25% sur les principales RD et RN structurantes 3.4.5 Le tourisme Le tourisme local qui s est développé est un tourisme de masse et balnéaire qui a démarré au début des années 1960 avec la généralisation des congés payés (impact de la Mission Racine). Trois stations littorales se sont ainsi développées sur le territoire d étude : Canet-en-Roussillon, Saint-Cyprien et Sainte-Marie-la-Mer. Dans ces communes, le nombre de lits et de résidences secondaires n a cessé d augmenter depuis 30 ans. Toutefois un début de transformation des résidences secondaires en résidences principales est observé sur ces communes, en particulier à Canet-en-Roussillon. Ces logements servent de lieu d accueil pour les étudiants hors été, pour les nouveaux arrivants pendant une période transitoire et pour des populations en difficultés financières intéressées par des logements accessibles, bien que souvent d une qualité médiocre et peu adaptés à la location à l année (isolation, taille des pièces, etc.). De plus, les stations du littoral concentrent la majorité des flux touristiques (plus de 70% des nuitées) et peu de retombées sont visibles dans l arrière-pays, même si le centre historique de Perpignan et le cloître d Elne attirent un nombre significatif de visiteurs. Le potentiel existe ; il n est pas assez mis en valeur et la filière manque de professionnalisation. Il y a donc peu de diffusion dans l intérieur du pays d autant que les voies d accès aux stations du littoral donnant la priorité à la voiture sont souvent saturées. La saisonnalité touristique reste importante. Parmi les équipements qui peuvent permettre de lutter contre la saisonnalité et attirer une clientèle à plus fort pouvoir d achat, figurent le port de plaisance de Saint-Cyprien (2200 anneaux et donc le 2 ème en France par la taille), celui de Canet-en-Roussillon (1350 places), le golf de Saint-Cyprien, le centre historique de Perpignan. - 73 -
3.4 Diagnostic stratégique L économie La demande d emplacements dans les ports de plaisance est forte (près de 1000 demandes recensées dans le département des Pyrénées-Orientales dont 320 sur liste d attente à Saint- Cyprien). Saint-Cyprien a un projet d extension de 500 anneaux, Canet dispose de 200 nouveaux anneaux et la commune de Torreilles a un projet de 1350 anneaux avec 4000 logements, mais ce projet connaît des difficultés dues à la loi littoral et de réglementations PLU. Il convient toutefois de s interroger sur l impact économique de telles installations qui favorisent le stationnement permanent des bateaux au détriment des ancrages visiteurs. Plus de 5 golfs se sont développés récemment en catalogne du sud et connaissent tous une certaine saturation. La création d un ou plusieurs golfs dans le territoire de l agglomération permettrait d attirer une nouvelle clientèle touristique et d enrichir le niveau de service. Un projet est en cours à Villeneuve-la-Raho. Il présente l avantage d être proche du lac artificiel (arrosage), dans un lieu au cadre de vie préservé et d être proche de sites tertiaires comme Tecnosud/Agrosud. Si l on réussit a développer le lien entre pratique du golf et tourisme de découverte d arrière-pays, d autres projets peuvent voir le jour, utilisant par exemple les zones inondables dont ils peuvent ainsi donner une vocation (comme d ailleurs certaine parcs de loisirs) sous réserve de préservation des zones environnementales sensibles et sans que cela ne crée une forme d occupation des sols irréversible. L ouverture de Perpignan sur la mer par des liaisons douces avec le littoral et par une visualisation en centre ville de cette proximité serait aussi un moyen de mettre à profit les services de la ville centre pour le tourisme. Caen a fait une démarche similaire en revalorisant son port et le canal vers la mer. Une piste de réflexion est à ouvrir sur cette relation entre la ville centre et la côte, tout en préservant l identité des communes littorales. - 74 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage 3.5 L environnement et le paysage 3.5.1 Les compétences actuelles de la Communauté d Agglomération Déjà, de par ses actuelles compétences, Têt Méditerranée est concernée par le paysage, la lutte contre la pollution et les nuisances, la lutte contre l errance animalière: La lutte contre l errance animale porte surtout sur la création et la gestion d une fourrière animale qui intervient après que l exercice de la police du maire se soit faite ; La lutte contre les nuisances et la pollution ne concerne pas les déchets : la collecte est de la responsabilité communale alors que le traitement dépend du syndicat départemental (SYDETOD). Mais cette répartition des rôles pourraient évoluer dans le futur. Cette lutte contre les nuisances concerne surtout la gestion de la qualité de l air avec 3 stations sur Perpignan et une sur Saint-Estève. Cette fonction pourrait à terme se traiter au niveau départemental. La compétence paysage s applique sur : la gestion des espaces naturels L étang de Canet-en-Roussillon Les autres espaces L agriculture périurbaine et les friches péri-urbaines. - 75 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage Un territoire marqué par la variété et la qualité de ses espaces naturels. - 76 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage Elles concernent également le cycle de l eau (protection des captages, alimentation en eau potable, écoulement des eaux pluviales). 3.5.2 Recensement des espaces naturels classés Sur le territoire d étude, 7 espaces naturels au sens Natura 2000 ou ZNIEFF sont recensés : l étang de Canet-Saint-Nazaire : 1000 ha ont été acquis par le conservatoire du Littoral et les deux communes de Canet et Saint-Nazaire en étaient les gestionnaires. La Communauté d Agglomération devrait reprendre cette gestion en lieu et place des communes. La gestion des marais de Saint-Cyprien et Alenya doit également être considérée. Comme le site a été classé dans sa totalité par la DIREN Natura 2000, la CATM est opérateur Natura 2000 mais sur un périmètre différent des propriétés du conservatoire du littoral. La complexité de gestion augmente puisque les comités de pilotage sont différents et que les procédures sont différentes (convention et document d objectifs). Une harmonisation est en cours et devrait s appliquer courant de l année 2003. Les enjeux pour l étang sont l accueil du public notamment au niveau du village des pêcheurs, la préservation de la zone sauvage et l aménagement de sites de développement. Pour l ensablement, la bathymétrie et la pollution, un syndicat mixte d étude a été constitué avec 4 syndicats intercommunaux d assainissement: Fosseille, Têt Agly, Llobères, Réart. En effet, 4 cours d eau sont concernés ainsi qu un bassin versant de 265 km2. - 77 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage Les rives de la Têt : Une étude est lancée afin de passer un contrat rivière pour la gestion et assurer que les propositions d aménagement prennent également en considération l hydraulique. L extension de la Communauté d Agglomération permet de prendre en compte une plus grande longueur de la Têt. Le comité de pilotage de l étude réunit des propriétaires et agriculteurs, des institutionnels et l administration de l Etat. Une collaboration a été mise en place avec le Conseil Général afin de traiter également le tronçon amont de la Têt jusqu au barrage de Vinça. La problématique le long des rives de la Têt concerne autant les questions d inondations que celles de captage des eaux potables. La Têt a aussi une fonction symbolique et d axe fédérateur de l intercommunalité. La dépression salée de Canohes ; La dépression salée de Montescot (hors agglomération) qui a une petite extension sur la commune de Villeneuve-de-la-Raho. Un projet de golf rencontre certaines difficultés sur le territoire de Montescot. La Znieff de la forêt de Fenouillèdes qui a une extension sur la commune de Pezilla-la-Rivière. Le site Natura 2000 en plein cœur de Torremilla, classé par suite de la découverte d une fougère rare (Marsillée). Ce classement compromet la connexion entre le site économique de Torremilla et celui de Saint-Estève. Il a également un impact sur la viticulture fortement présente sur ce site. Un gestionnaire doit être nommé. - 78 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage 3.5.3 Agriculture périurbaine et charte paysagère La préservation et le développement d une agriculture périurbaine sont abordés par la Communauté d Agglomération dans le cadre de sa compétence paysage. Une convention entre la Communauté d Agglomération et la Chambre d Agriculture porte sur le traitement des friches (trouver un preneur agricole), l agrotourisme et les échanges de données dans le cadre des SCOT et PLU. Cette convention prend en compte l extension de la CATM. Une charte paysagère a été validée par la CATM. Intitulée charte paysagère pour un archipel roussillonnais, elle a repéré une bipolarisation urbaine entre Canet-en-Roussillon et Perpignan et 14 entités sectorielles paysagères. 9 entités agricoles et naturelles ont été travaillées plus en détail (voir carte charte paysagère). 6 secteurs sont ainsi mis en évidence : Le terroir viticole des Llobères qui subit l urbanisation de Perpignan et de Canet et des phénomènes de mitage. Il est également concerné par le tracé d une ligne haute tension. Les CTE 17 apparaissent comme des outils qui peuvent permettre de préserver ce paysage agricole. Un outil d animation foncière, une route des vins, le traitement des haies, bosquets et ruisseaux sont d autres actions proposées. Les grands mas de Perpignan sud et au-delà. Ce territoire de grands mas viticoles subit la poussée démographique liée au développement du pôle commercial de la route d Espagne. 17 Contrats territoriaux d exploitation. Leur principe vient d être récemment remis en cause par le gouvernement. - 79 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage Une grande variété de paysages liés aux pratiques agricoles Source : CATM - 80 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage Le pastoralisme, les bois et les forêts, les agricultures d attentes sont perçues comme des moyens d améliorer les paysages et des outils tels que l animation foncière, une réflexion à l échelle communautaire avec le relais d une agence d urbanisme et les CTE apparaissent nécessaires pour le succès futur de la politique suivie. Les terroirs salanquais, arboricoles et maraîchers Soumis aux phénomènes de friches et aux nuisances en provenance du littoral, ils posent des problèmes de risques d incendie et de bouchage des agouilles. Il est proposé d utiliser la chasse pour faciliter l entretien et d organiser l élevage sur l espace littoral tout en évitant d engendrer de nouvelles sources de pollutions. Les espaces naturels communautaires évoqués ci-dessus étang de Canet-Saint- Nazaire et rives de la Têt. Le régatiu péri-urbain : Saint-Jacques, Saint-Genis de Tanyères et Riberal. C est cette mixité entre terres fertiles et urbanisation qui créée des problèmes de voisinage et une absence de signalétique pouvant guider le promeneur. L objectif est d augmenter les informations en direction des citadins et de créer des sentiers de découverte, respectueux des exploitations. Les entités économiques de la Llabanère (près de Torremila) et du Grand Saint- Charles. La première touche des exploitations viticoles en plein re-développement alors que le second compte nombre de territoires en friche interstitiels. - 81 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage La première doit faire l objet d une attention particulière afin d en préserver le caractère de vitrine (avion, train, route) et la viabilité des exploitations agricoles. Pour la seconde, un recensement des friches est nécessaire avant de décider de mesures d intervention. Cette approche, incomplète, puisqu elle n étudie que les espaces naturels et agricoles, devra être étendue à tout le territoire d étude et au-delà et servira de document de travail pour alimenter les réflexions du SCOT. 3.5.4 La ressource en eau et la gestion du cycle de l eau La CATM en prenant la compétence globale sur l eau a voulu pouvoir intervenir sur l ensemble de son cycle. Le territoire méditerranéen, marqué par la présence ou l absence de l eau, ainsi que par la qualité de la ressource, nécessite une approche très forte. - la ressource en eau potable semble abondante mais elle est fragile : pompages sans précaution dans les nappes profondes et sur exploitation dans certains secteurs, pollutions accidentelles des nappes superficielles, mauvaise répartition des nappes, zones de protection autour des captages imposant des contraintes et des restrictions aux pratiques agricoles, maillage de sécurité des réseaux insuffisants, insuffisance de la diversité de la ressource alimentant les populations humaines etc. Autant de questions et de problèmes montrant que demain l Eau va devenir un ENJEU très important pour ce territoire et nécessitera l instauration de solidarités fortes. - 82 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage - Le traitement des eaux rejetées par les activités humaines est aussi un ENJEU très fort auquel est confrontée l agglomération. La qualité des eaux des rivières qui traversent son territoire ainsi que la qualité des eaux de la mer (baignade) impliquent que les rejets dans le milieu soient particulièrement bien traités. - Ceci va impliquer notamment un vaste programme de restructuration et d extension des stations d épuration qui peut dans certains cas devenir un préalable à lever avant tout nouveau développement urbain. Les STEP de Perpignan et Canet sont concernées en priorité. Ce panorama des questions d environnement et des paysages ne serait pas complet si n étaient évoqués : La nécessité de protéger le territoire contre les risques hydrauliques. 10 SIA ont été créés comme opérateurs intercommunaux pour faire les travaux nécessaires. Cette dispersion des efforts et souvent le manque de prise en compte d une réflexion globale conduit à un surcoût pour la collectivité. Il apparaît nécessaire de fédérer cet ensemble et d entretenir les relations avec les territoires voisins en amont. Ce pourrait être le rôle du Pays Plaine de Roussillon qui dans les travaux préalables à la rédaction de sa charte a défini cette fonction comme une de ses priorités et a déterminé des principes pour une approche globale des problèmes (syndicat commun d étude, mise en commun de moyens) et pour une hiérarchisation des projets. - 83 -
3.5 Diagnostic stratégique L environnement et le paysage La nouvelle loi sur l eau ainsi que la définition des zones inondables devraient permettre une meilleure maîtrise des développements de l urbanisation. La protection du cordon littoral qui s érode sous l influence des aménagements urbains et portuaires. L intégration des carrières dans le paysage. En effet, le paysage est fortement impacté par ces exploitations et des précautions doivent être prises à l avenir pour préserver ce qui constitue le décor de la Plaine du Roussillon. - 84 -
3.6 L identité de l agglomération, son rayonnement, son attractivité, son positionnement 3.6 L identité de l agglomération perpignanaise, son rayonnement, son attractivité, son positionnement Une agglomération, porteuse de son projet, dans la compétition rude qui s exerce ente les villes pour attirer entreprises et richesses, a besoin de posséder une identité qui lui est propre pour créer son propre rayonnement. Cette identité repose sur un certain nombre de valeurs unissant des hommes qui vivent et se battent pour qu elles perdurent. Les flux migratoires très importants que connaît la Région Languedoc Roussillon, et plus particulièrement les Pyrénées-Orientales, bouleversent les équilibres anciens pouvant entraîner la perte de repères pour tous et des tensions sociales. De nombreuses agglomérations en se dotant de la compétence culture ont perçu l importance du fait culturel comme système intégrateur et créateur de valeurs, à l image de ce que peuvent susciter également certaines équipes sportives. En outre, la culture peut aussi devenir un atout économique. Une manifestation comme «VISA pour l image» participe de cette logique. Ainsi, la culture devient un outil incontournable et important facilitant la création d emplois, par exemple, la diversification touristique suite à l augmentation des petits séjours et des demandes thématiques. C est également un outil de développement économique et d aménagement du territoire en ce qu elle cherche à valoriser une identité. Le département de l Aude a ainsi créé un ensemble d actions autour du concept «Pays Cathare» qui est maintenant devenu une marque. - 85 -
3.6 L identité de l agglomération, son rayonnement, son attractivité, son positionnement L agglomération possède un patrimoine architectural très important. D autres agglomérations ne soutiennent pas la comparaison. Ainsi, dans le centre de Perpignan, on relève une densité de monuments égale à celle du Mont Saint-Michel. Les celleras (à l origine de nombreux villages de la Plaine du Roussillon) tout comme l architecture romane en liaison avec le centre ancien de Perpignan peuvent servir de base à des circuits touristiques et à l instauration de guides pour les développements urbains. De même si l œuvre de Dali est plutôt valorisée en Espagne (Figuères), celle de Maillol pourrait servir d emblème pour une valorisation des peintres et sculpteurs contemporains. Enfin la récente ouverture du site de la grande découverte à Carmaux montre qu un ensemble d activités liées aux sports, sports extrêmes et à la culture peut attirer de loin et d une agglomération proche (Toulouse) et que le développement de ces activités peut conduire à des besoins en termes d équipements sportifs ou de maintenance et donc induire des implantations d entreprise. Certains développements de ce type ont vu le jour dans la vallée du Sud Grésivaudan au pied du parc naturel du Vercors. Un positionnement de l agglomération sur cette dimension touristique et économique lui permettrait de se distinguer et d attirer par rapport à Barcelone et Montpellier. En ce sens, un projet culturel fort pour l agglomération va devenir un ENJEU très important dans le dispositif de valorisation et de promotion de ce territoire, tant à l intérieur (lien entre les hommes), qu à l extérieur (l image produite). L étude menée avec la DRAC sur l appareil culturel de l agglomération, contribuera à faire émerger une stratégie en ce domaine au service d un projet global de développement. - 86 -
4 - Conclusion 4 Conclusion Thématiques Axes d'actions Equité sociale/lien social Economie Environnement Contraintes/risques Démographie Flux migratoires Limiter les flux par une meilleure gestion de l'espace. Accompagner l'intégration par une politique culturelle Développer des formations pour intégrer la main d œuvre Renforcer les pôles urbains existants Scénario tendanciel destructeur pour le cadre de vie et la qualité des services Vieillissement Développer les services adaptés Expérimenter au niveau européen une économie de services solvables Renforcer les pôles urbains existants Subir une demande non solvable et une explosion des coûts sociaux Infrastructures Route Faciliter l'accès aux services à la population Faciliter l'accès au littoral, aux zones d'emploi Intégrer les nouvelles infrastructures dans les espaces agricoles (PDU) Nécessité d accélérer le calendrier des travaux pour la voie de contournement Rail Utiliser le rail pour les déplacements locaux et régionaux (TER) Relier le territoire au niveau européen: ligne TGV Nord et sud Intégrer les nouvelles infrastructures en préservant les espaces agricoles Accélérer le calendrier pour les tronçons nord (Vers Montpellier-Nimes) Air Ouvrir le territoire sur de nouvelles populations de visiteurs Lutter contre la saisonnalité du tourisme. Attirer une nouvelle clientèle (affaires, séminaires, conférences). Aider à l'attraction d'entreprises. Compléter l'offre logistique. Préserver les zones agricoles dans les développements autour de l'aéroport. Limiter l'urbanisation dans les couloirs de survol (zones d'exposition au bruit). Intégrer la zone Natura 2000 dans le projet global à proximité de l aéroport Consolider le développement de l'aéroport encore fragile par un comité stratégique Transport collectif Améliorer l'accès aux services pour tous et intégrer l'ensemble des quartiers et aires d'habitat dans une identité commune. Améliorer l'accès aux sites d'activités Limiter l'impact des infrastructures de transport sur l'environnement Retarder les investissements dans un domaine prioritaire pour une agglomération de 200.000 habitants - 87 -
4 - Conclusion Autres infrastructures Permettre des échanges entre le monde urbain et le monde agricole. Mailler les quartiers entre eux. Favoriser le développement de nouvelles formes de tourismes par la création de circuits Valoriser l'accès aux sites naturels par des modes doux et limiter l'impact des infrastructures de transport sur l'environnement Ne pas assurer la cohésion des réseaux des différents acteurs Logement Logement Répondre aux besoins des populations jeunes en créant des logements adaptés (coût, accessibilité et services). Favoriser les échanges sociaux et la création d'animation/identrité par une densification autour des centres de village, dont les communes balnéaires, et aires urbaines constituées. limiter l'étalement de l'aire urbaine. Eviter les effets d'abandon. Offrir des logements adaptés pour la main d'œuvre demandée par les entreprises. Rapprocher les logements des sites d'activités. Expérimenter de nouvelles méthodes et concepts de contruction (pôle de construction, HQE). Limiter l'expansion de l'unité urbaine destructice de cadre de vie et consommatrice d'espaces. Scénario tendanciel destructeur pour le cadre de vie et la qualité des services. Manque de dynamique autour du pôle construction. Services à la population Intégrer la réflexion sur les services publics (schémas de services collectifs) dans les projets d'aménagement. Développer les pôles d'équilibre qui rapprochent les services de l'utilisateur. Développer une qualité de services qui favorise le tourisme et l'implantation d'entreprises, lesquels en retour augmenteront la rentabilité. Rapprocher les services de l'utilisateur final afin de limiter les déplacements. Utiliser la demande de services pour entretenir et animer les espaces touristiques et naturels Cloisonner les réflexions en termes de service et d'aménagement. Blocage culturel sur le niveau des services (besoin de communication et d'incitation) - 88 -
4 - Conclusion Economie Agriculture Fondement du paysage et de l'économie locale: identité et racines. Sources de richesses fragiles. Préserver le renouvellement des Nécessité de se développer agriculteurs (installation des jeunes). vers la sécurité alimentaire. Développer la pédagogie et les liens Lien avec le tourisme industriel entre le monde urbain et le monde (économique). agricole (sentier, marché paysan,..) Utiliser les espaces agricoles pour le cadre de vie. Renforcer l'utilisation des CTE. Entreprendre des démarches sur la qualité de l'eau. Mettre en péril la survie d'une agriculture péri-urbaine par un manque de concertation entre les acteurs. Commerce Conserver les cœurs de villages et de villes comme centres d'animation et d'échanges. Renforcer l'attractivité par rapport à d'autres pôles régionaux et transnationaux (diversité de l'offre et organisation des systèmes). Rééquilibrer les pôles nord et sud. Limiter le développement des grandes surfaces. Permettre les restructurations d appareils commerciaux. Améliorer l'accessibilité (contournement Ouest, transport collectif) et l'intégration dans le paysage. Favoriser les développements en milieu urbain. Forte dépendance aux logiques économiques et augmentation de la concentration et des flux Positionnement Création d'une identité commune. Rapprochement autour de thèmes communs. Donner une vision d'avenir mobilisatrice (le nautisme, la sécurité alimentaire, les nouvelles constructions, les nouveaux services). Augmenter l'attractivité du territoire pour les entreprises. Favoriser les synergies formation, recherche, entreprises et la création d'entreprise (Université, ). Faciliter les actions de promotion/prospection. Qualité de l'eau, qualité de l'air: des atouts pour attirer des entreprises. Qualité du cadre de vie: des atouts pour les personnels Absence de culture économique qui retarde les initiatives et ne mette pas la priorité. Concurrence interne au territoire (organismes, communes). Trop forte accentuation sur la logistique (mono-activité) - 89 -
4 - Conclusion Zones d'activités Identification des secteurs et des positionnements comme facteur de connaissance du territoire et de reconnaissance individuelle. Rapprochement des sites des zones d'habitat comme facteur d'animation et de qualité de vie Répondre à la diversité de la demande à tout instant. Développer des sites phares locomotives (image, économie) du territoire. Pistes possibles : nautisme, sécurité alimentaire, construction, énergie, sports, services vieillissement et santé. Développement d'une charte paysagère pour les sites d'activités. Norme HQE et Iso 14001 pour l'impact sur l'environnement (de plus attractif pour les entreprises). Organisation de l'offre qui permet d'optimiser la consommation d'espaces. Besoin d'intégrer les sites d'activités dans les espaces agricoles. Concurrence interne qui gène la formation d'un schéma global. Besoin d'investissement sur ce domaine parfois jugé secondaire. Manque d'espaces par rapport aux enjeux de l'emploi. Tourisme Source d'emplois nombreux et souples. Intégration autour d'une identité promue à l'extérieur. Ouverture vers l'extérieur comme sources de contacts et d'enrichissement. Diffusion vers les territoires de l'intérieur comme facteur de développement et de solidarité entre communes. Principale ressource économique à maintenir. Sortir du tout littoral estival. Moyen de tirer les services vers le haut et synergie avec l'attraction des populations et des entreprises. Complémentarité entre l'environnement/cadre de vie/espaces naturels et l'attractivité touristique; Développement de circuits thématiques. Manque de synergie entre les acteurs pour développer une identité commune et une approche globale. Besoin de nouveaux concepts. Environnement Espaces naturels Facteur d'intégration pour les nouvelles populations dans le territoire (pédagogie, circuit, animation). Facteur d'équilibre et de qualité de vie et revalorisation de certains espaces. Possibilité d'activités économiques dans et autour des espaces naturels (tourisme, sports,..) Conservation du biosystèmes. Qualité de l'eau et de l'air. Qualité des paysages. Une utilisation inappropriée des espaces naturels. Un manque d'entretien. Un refus de valorisation contraire à créer des ressources pour l'entretien (gestion dynamique des espaces naturels). - 90 -
4 - Conclusion Charte paysagère Facteur d'intégration pour les nouvelles populations dans le territoire (identité). Facteur de qualité de vie et revalorisation de certains espaces. Développement d'activités pour la maintenance et la création des concepts. Besoin de formations particulières (entretien de certaines espèces, signalétique et automatisme, SIG, etc..). Lien avec les activités du pôle construction. Qualité de l'eau et de l'air. Qualité des paysages. Besoin de réunir les différents acteurs et d'obtenir un consensus sur l'identité. Cycle de l'eau et Inondation Besoin de sécurité pour les populations. Besoin de sécurité pour les installations économiques. Qualité de l'eau : facteur nécessaire pour certaines industries (agroalimentaire, santé,..). Stabilité des terrains, des essences et espèces, des biosystèmes. Nécessité d'une approche globale alors que les acteurs sont nombreux (SIA, EPCI, agence de l'eau, DIREN, mission Littoral, etc..) Identité culturelle Facteur d'intégration pour les nouvelles populations. Stabilisation par rapport aux mutations du territoire pour les populations de souche. Guide d'actions pour les activités d'animation et culturelles. Atout pour l'attraction des entreprises et la notoriété du territoire. Atout pour le développement non saisonnier du tourisme. Guide pour le positionnement (vers quelles activités aller) et la communication (comment les attirer). Guide pour une stratégie de développement, d'aménagement et d'utilisation de l'espace. Besoin d'un travail de façon pour définir l'identité commune et d'une volonté de long terme et de moyens importants pour la construire et l'asseoir. Eviter le retour vers le passé et un positionnement trop local. La combinaison des enjeux thématiques listés à la fin des chapitres précédents fait ainsi apparaître d autres enjeux transversaux (cf. tableau ci-dessus) traduisant les caractéristiques du développement durable : Equité sociale/lien social, Economie et Environnement. Cet ensemble constitue le cœur du diagnostic de ce territoire. - 91 -
4 - Conclusion Le tableau ci-dessus montre comment les stratégies et actions dans chaque thématique peuvent contribuer à l équité sociale, l économie et l environnement du territoire et quels sont les risques d échec ou de stagnation. C est une matrice qui cherche à établir les enjeux primordiaux par rapport aux grands défis transversaux sur les trois piliers de la vie du territoire : - Comment les populations peuvent-elles vivre ensemble et quelles sont les valeurs autour desquelles elles peuvent se retrouver (équité sociale)? - Quelles peuvent être les ressources économiques du territoire et les sources de richesses et d emploi (économie)? - Dans quel cadre de vie et paysage les populations souhaitent-elles vivre, travailler, se distraire et se cultiver (environnement)? En guise de conclusion provisoire, il est possible d extraire quelques grandes tendances, défis et enjeux : En terme d équité sociale, le principal défi est celui de l intégration des nouvelles populations, des nouvelles cultures et des nouveaux statuts économiques. L enjeu, pour les décideurs locaux, est de conserver une unité au territoire et de faire de cet apport un facteur d enrichissement pour le territoire. Sans actions volontaristes et coordonnées, les habitants vernaculaires du territoire risquent de ne plus se retrouver dans les nouvelles conditions de vie alors que les nouveaux auront des difficultés à se mobiliser sur la pérennisation et le développement durable du territoire. Les décideurs ont donc à promouvoir la création d une identité territoriale qui sera le point focal de ralliement de tous, marquant ainsi la volonté de faire connaître et reconnaître sa tradition de lieu d échanges et de passage, entre Europe du Sud et Europe du Nord, et sa capacité d accueil. En matière d économie, le principal enjeu est celui de l attractivité, à la fois pour les entreprises, pour les jeunes agriculteurs, pour les visiteurs et la clientèle d affaires, pour les services de haute qualité, les chercheurs, professeurs et autres activités à haute valeur ajoutée. Actuellement les piliers de l économie de l agglomération Têt-Méditerranée (tourisme, agriculture, artisanat, logistique) présentent des forces tirées d une longue expérience et tradition, mais également des faiblesses liées à la difficulté de se renouveler et de faire face aux mutations : le rapport au temps ainsi que le découpage du cycle de vie de l Homme, et son allongement, évoluent. Les décideurs du territoire doivent donc prendre des dispositions pour favoriser la compétitivité du territoire par rapport à ses voisins. L image du territoire sera un facteur clé de son attractivité. - 92 -
4 - Conclusion En matière d environnement, le principal challenge est celui de l optimisation de la gestion de l espace qui est rare et qui est soumis à de nombreuses demandes d occupation parfois contradictoires Cette optimisation passe par plus de concertation entre les acteurs des différents domaines. Les décideurs de ce territoire auront donc à faire des choix pour améliorer la gestion de l espace et se doter des outils nécessaires. Mais tous ces efforts auront besoin d être attachés à une identité territoriale pour constituer le guide informel de toutes les décisions à prendre. Cette identité devra traduire l interpénétration de l agriculture et de la tradition avec le développement urbain et rayonnant de l agglomération. - 93 -