Guide pour une nouvelle gouvernance projet Métropole

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Guide pour une nouvelle gouvernance projet Métropole

La Métropolisation rend nécessaire de renouveler la gouvernance au sein d une organisation progressivement mutualisée et plus territorialisée. S appuyant sur le cadre posé par le schéma de mutualisation et avec l objectif d améliorer l exercice par l administration de ses missions de service public auprès des habitants, des élus et des partenaires, le guide de gouvernance présente les principales règles qui doivent garantir le bon fonctionnement de la Métropole de Bordeaux. Ce guide décrit ainsi l ossature, le cadre général et les principes de fonctionnement des institutions au sein du bloc intercommunal. Ce document est par ailleurs complété pour chaque commune engagée dans le processus de mutualisation d un contrat d engagement qui définit le niveau et la qualité de service réalisé par les services communs pour chaque activité mutualisée. Enfin, la matérialisation juridique et financière de la mutualisation se traduit à travers les conventions de services communs qui s articulent aux contrats d engagement. En parallèle, une démarche permettant d assurer la qualité de la relation à l usager doit permettre de consolider une culture partagée entre la Métropole et les communes. L objectif est d assurer la transparence et l efficacité du traitement de la demande d un usager et de la réponse apportée, et ce quel que soit le niveau de traitement de la demande (par un service municipal, une pôle territorial ou un service commun).

Sommaire 2 La création de services communs nécessite de repenser le rôle de chacun 4 Une organisation croisant l autorité hiérarchique et l autorité fonctionnelle 6 Une exigence de «qualité de service» 8 Un management des ressources fondé sur le principe de responsabilité

La création de services communs nécessite de repenser le rôle de chacun La Métropole et les communes sont amenées à mettre davantage en commun leurs moyens humains et matériels. Elles poursuivent ainsi 3 objectifs : Accroître la capacité à rendre des services aux habitants avec un degré de réactivité et d efficacité toujours amélioré, Offrir une meilleure cohérence territoriale de l action publique, Être plus efficientes pour pouvoir proposer de nouveaux services. Le schéma de mutualisation des services métropolitains et communaux a été fondé sur le libre choix par les maires de la Métropole du périmètre des activités à mutualiser et du rythme de cette mutualisation. Chaque commune a le choix de mutualiser les services ou parties de services. La mutualisation peut ainsi se faire à la carte dans le temps, sur le périmètre de mutualisation, mais aussi dans ses modalités. La démarche fait coexister 2 types de services : Des services purement communaux, Des services communs ou mutualisés. Les compétences de la Métropole sont assurées quant à elles par les services métropolitains. La mise en œuvre des compétences des communes, dès lors qu elle est confiée aux services communs, peut être assurée en pôle territorial ou en service central, selon la nature des activités exercées. Les communes restent quoi qu il en soit souveraines dans l exercice de leurs compétences, la Métropole étant le cadre dans lequel s organisent, se mobilisent et se gèrent les moyens d actions dédiés à la mise en œuvre de ces compétences. Les communes actrices de la proximité Les communes, comme les services métropolitains, entretiennent des relations directes avec les usagers. Le lien dit de «proximité» qualifie plus particulièrement les relations entretenues par les communes avec leurs habitants. La commune joue un rôle clé dans l interface avec les usagers, les élus et les partenaires locaux. La commune conçoit les politiques relevant de son niveau de compétence territorial. La commune a une mission majeure d accueil et de relation avec les usagers. Au plus près des habitants, la commune identifie les besoins de sa population. Pour cette mission d identification, elle mobilise de nombreux personnels : agents d accueil, surveillants de voirie, agent de surveillance de la voirie publique, personnels des services sociaux... Elle répond à ces besoins en mobilisant selon les cas, ses propres services ou les services communs. Elle suit la bonne exécution de la prestation rendue par ces derniers. Sur la base d une évaluation préalable permettant d identifier la réalité du niveau de service rendu au moment de la constitution des services communs, elle définit et contractualise avec la Métropole le niveau de qualité de service qu elle souhaite pour la mise en œuvre des compétences dont elle mutualise les moyens. Cette contractualisation s appuie sur l identification du niveau territorial auquel ces moyens sont mobilisés et du processus mis en œuvre au sein de l organisation des services de la Métropole. L organisation d une commune pourrait ainsi distinguer les fonctions et liens suivants : DGS de la commune Services municipaux Elaboration des stratégies municipales politiques publiques et ressources Production du service public municipal Gestion des assemblées Gestion des interfaces Gestion de la relation aux usagers. Accueil et remontée des demandes Suivi des contrats d engagement Services communs Pôles territoriaux Directions centrales Lien hiérarchique Lien fonctionnelle

Les pôles territoriaux, prestataires de service public Les pôles territoriaux Les pôles territoriaux sont responsables de toutes les actions déconcentrées de compétence métropolitaine et/ou municipale qui leur sont confiées : ils sont composés à la fois de services mutualisés et de services métropolitains. L adjoint au Directeur général des territoires, à la tête du pôle territorial, est le responsable que les communes interpellent sur tout sujet entrant dans le périmètre métropolitain ou communal. Privilégiant les circuits de décision courts pour les décisions relevant du quotidien, le directeur général des services de la commune s adresse directement aux cadres des services mutualisés (responsable de secteur, chef de service ou directeur) pour la mise en œuvre des activités mutualisées. Le contrat d engagement définit le niveau de service attendu pour chaque activité. Le directeur général de la commune et l adjoint au directeur général en charge du pôle territorial s y réfèrent afin d organiser l exercice des activités mutualisées au sein des services communs. Le contrat d engagement définit les modalités de suivi du contrat ainsi que les modalités de régulation ou d arbitrage à mettre en œuvre. L adjoint au directeur général en charge du pôle territorial a autorité sur l ensemble des équipes déconcentrées. Il dispose ainsi des moyens nécessaires pour organiser l action métropolitaine et communale sur le territoire dont il est responsable. Avec la mise en œuvre des services communs, la Conférence territoriale des élus prévue au Schéma de mutualisation de Bordeaux Métropole et présentée en page 7 du présent guide, est mise en place et se réunit à une fréquence convenue ensemble afin d évaluer régulièrement et d ajuster si nécessaire le fonctionnement des services mutualisés. Les services centraux métropolitains, cadre des politiques et des moyens La Direction générale des territoires encadre les 4 pôles territoriaux. Elle est l actrice de la coordination entre les services centraux et les pôles territoriaux et la garante de la cohésion et de l efficience de l action de ces derniers. Les Directions générales thématiques et leurs directions pilotent et coordonnent les politiques publiques dont elles ont la responsabilité, en collaboration avec les pôles territoriaux auxquels elles apportent leur appui en terme d expertise. Les Directions générales ressources fournissent aux directions thématiques et aux pôles territoriaux les moyens nécessaires à leur action. Elles pilotent également un réseau d acteurs des fonctions administratives et financières déconcentrées dans les directions (centrales ou territoriales). Le Secrétariat général, positionné de façon transversale en appui au Directeur général des services de la Métropole, apporte quant à lui un soutien en matière d organisation, d évaluation, d audits, d animation du système de pilotage, de communication interne. Les services territoriaux Les pôles territoriaux sont subdivisés en services territoriaux chargés d apporter les prestations de service public au plus proche du terrain. Hiérarchiquement rattachés à un pôle territorial, les services territoriaux sont les lieux privilégiés d exécution des prestations de services de proximité. Dans un souci partagé d efficacité et d optimisation des moyens, il est nécessaire que les services mutualisés par la commune rejoignent l échelon du service ou du pôle territorial. La proximité physique pourra toutefois être assurée, pour certaines activités, par des permanences en mairie au cours de la semaine (exemple : inspecteurs hygiène et sécurité, autorisations d occupation des sols, ). La coordination opérationnelle entre les différents domaines d action est gérée au plus près du terrain par les responsables de services territoriaux. Ces responsables sont les interlocuteurs des Directeurs généraux de services, Directeurs généraux adjoints ou directeurs des communes, pour l exécution des activités transférées.

Une organisation croisant l autorité hiérarchique et l autorité fonctionnelle La nouvelle organisation met en place des liens rénovés entre les services centraux et les services déconcentrés. Caractéristiques d une organisation matricielle, ces liens sont à la fois hiérarchiques et fonctionnels. Communes Métropole Portes d entrée au territoire Exécutif communal Services centraux Exécutif métropolitain Directeur général DGS Services Directeur général terrtoires Services déconcentrés Pôles territoriaux Services territoriaux Directeurs généraux thématiques Directions thématiques Services métropolitains Services communs Services communaux Permanence de services communs en commune Lien hiérarchique Lien fonctionnel L autorité hiérarchique L autorité hiérarchique, exercée au travers de ses responsables par la collectivité employeuse de l agent, permet et garantit la prise de décision et la mise en œuvre des missions confiées. Le lien hiérarchique se traduit, au sein de l organisation de travail, par l existence d une fonction d encadrement clairement et personnellement identifiée, dont l agent dépend. L encadrant fixe les objectifs, attribue les moyens, priorise les tâches et en contrôle l exécution. Il lui appartient d évaluer et de noter l agent. Pour les agents transférés par les communes dans les services communs au titre de la mutualisation, l autorité hiérarchique sera exercée par le Président de Bordeaux Métropole ou par celles et ceux à qui il a confié cette autorité, dans le cadre de l organisation de la Métropole.

L autorité fonctionnelle L autorité fonctionnelle caractérise le lien entre les responsables des communes et les services communs pilotés par la Métropole. La mission étant exercée pour le compte de la commune, le service commun qui la remplit est placé sous l autorité fonctionnelle du maire et de ses représentants (élus et services). A ce titre, le service commun conseille, prépare et exécute les décisions du maire. Cette relation, sans confusion avec l exercice de l autorité hiérarchique, garantit la bonne articulation (expression du besoin, commande, échange d information, suivi de la réalisation, évaluation du résultat ) entre le donneur d ordre communal et le service qui agit pour son compte. Pour ce faire, le maire ou ses représentants s adressent directement aux cadres dirigeants des services communs concernés, essentiellement en pôle territorial mais également, selon la nature des activités mutualisées, en direction centrale. En étant guidés par les principes de rapidité, de simplicité et d efficacité, les processus de saisine doivent être clairs et les interlocuteurs identifiés sur la base de leur fonction. Par ailleurs, un lien fonctionnel, de nature différente, existe en interne aux services métropolitains. Il contribue à la valeur ajoutée apportée par la mutualisation car il repose sur le principe que les directions centrales exercent en premier lieu vers les pôles territoriaux une fonction d appui, d expertise et de ressources, que ces dernières ont vocation à mobiliser dans le cadre de leurs missions propres. Ce lien fonctionnel s inscrit par ailleurs dans un rôle d animation des compétences métiers liées aux activités et missions communes. Il favorise l analyse des pratiques professionnelles, le partage des connaissances, l utilisation et la maîtrise des outils communs. L outil privilégié pour l animation fonctionnelle est le réseau métier. Les réseaux métiers constituent des instances de dialogue fonctionnelles et non hiérarchiques. Ils facilitent les coopérations dans une organisation déconcentrée, en recherchant l amélioration continue du service rendu. Les modalités de saisine Elles peuvent selon les activités être de trois natures : Ordinaire : il s agit de la saisine de droit commun, qui s inscrit dans un fonctionnement normal du service et à laquelle l organisation de travail planifiée des services communs doit répondre ; En urgence : il s agit de la saisine qui, s inscrivant dans une activité dont la mise en œuvre est confiée par la commune aux services communs, a pour origine un évènement ponctuel et non prévisible auquel il faut faire face avec une très grande réactivité. Elle impose aux responsables concernés des services communs une priorité et un délai d intervention spécifiques ; Exceptionnelle : il s agit d une saisine qui ne s inscrit pas dans le cadre d action prévu par le contrat d engagement. Elle est exceptionnelle tant par le fait qu elle est hors du champ contractuel que par son caractère ponctuel. Les modalités de la réponse et de sa prise en charge s évaluent et se décident en concertation entre les responsables concernés de la commune et des services communs. Les modalités concrètes de saisine des services communs par les communes sont décrites dans le contrat d engagement.

Une exigence de «qualité de service» La bonne gestion des services du quotidien est le gage de la réussite de la mutualisation. Les équipes sont responsabilisées sur la prise en compte et la réponse aux attentes des élus et des habitants sur leur territoire. Consciente de cette exigence, la Métropole : prend des engagements de qualité de service vis-à-vis des élus. Elle en suit le respect et rend compte de l atteinte des objectifs, outille le processus de gestion de la relation avec les demandeurs pour garantir une gestion de qualité. Les contrats d engagement, cadre des rapports avec les communes Le contrat d engagement permet aux parties d atteindre les objectifs suivants : préciser et formaliser les liens entre autorités hiérarchique et fonctionnelle, qui régissent les relations entre les services communs et la commune et ses représentants ; garantir et améliorer la réactivité des réponses à l usager rendues par l ensemble commune/métropole ; rendre lisible le circuit des échanges : information, commande, exécution, suivi ; rechercher la performance du résultat, dans le respect des moyens affectés. Un processus de gestion des demandes, organisation partagée avec les communes Le projet Relation usager Métropole vise, entre communes et services métropolitains, à définir et mettre en place une organisation et des outils qui permettront d assurer à tout usager que sa demande sera prise en compte et traitée avec les niveaux de réactivité et de qualité attendus, de l émission de la demande à la réponse finale et ceci, quel que soit le point d entrée et le mode de contact utilisé. L organisation du traitement des demandes qui sera mise en œuvre, s appuiera sur les principes directeurs suivants : prendre en charge la demande de l usager à son point d entrée, quel qu il soit, afin d éviter les renvois successifs, développer la capacité des agents d accueil à fournir les réponses de 1 er niveau, transmettre la demande de l usager au service compétent dans les plus brefs délais, tracer les demandes depuis leur émission jusqu à leur clôture en incluant les étapes de traitement intermédiaires, dans un outil informatique partagé avec les communes, tenir l usager informé de l avancée de son dossier et s assurer qu il a obtenu une réponse définitive dans des délais conformes, mettre en place et développer les modes de contact innovants qui répondent aux attentes des usagers en termes de proximité et d efficacité, tout en facilitant le travail des agents, développer une culture commune de la Relation usager pour une qualité d accueil homogène sur le territoire métropolitain.

Un suivi commun de la mise en œuvre dans un dialogue d amélioration continue La Conférence territoriale des élus est prévue au Schéma de mutualisation de Bordeaux Métropole. Elle s inscrit clairement dans l objectif de renouvellement de la gouvernance territoriale, porté par le renforcement des capacités d action des pôles territoriaux. Ce renforcement est l une des clés de la réussite de la démarche de métropolisation. La Conférence territoriale des élus est un lieu de coordination, d information, d échanges et de propositions qui réunit les maires, accompagnés de leur directeur général des services, et l adjoint au Directeur général des territoires en charge du pôle territorial. Dans un dialogue de proximité et en prenant appui sur une évaluation régulière, elle permet et favorise l amélioration continue de la démarche de mutualisation, en garantissant son sens et le respect de ses objectifs. La Conférence territoriale des élus se réunit à une fréquence convenue entre ses membres et qui s adapte à l évolution de la démarche dans le temps et sur le territoire.

Un management des ressources fondé sur le principe de responsabilité Dans la cohérence du renforcement de la territorialisation, l autonomie des pôles territoriaux dans la gestion et les moyens est elle-même renforcée. Un schéma déconcentré pour les fonctions ressources mutualisées Les communes exercent librement leurs compétences et conservent avec elles la maîtrise de leurs orientations stratégiques. Par exemple, en matière de finances, elles fixent les orientations budgétaires, décident de leur fiscalité et de leur Plan pluriannuel d investissement Les fonctions ressources sont organisées de façon à être exécutées au niveau le plus pertinent. Pour les services mutualisés, qu ils soient positionnés en direction centrale ou en pôle territorial, le pilotage des politiques de gestion des ressources (au sens gestion de la qualité, réglementation, processus) est assuré en direction centrale de la Métropole. Ces dernières assurent les fonctions suivantes : veille, conception des politiques ressources et innovation, élaboration de règles et processus, harmonisation des pratiques, apport d expertise et de conseil, animation et coordination de chacune des filières (ressources humaines, finances, systèmes d information ). Les déconcentrations sont assurées au sein de service ressources rattachés à chaque pôle territorial. C est dans ces services ressources que sont mutualisées certaines fonctions qui auront à rendre des prestations aux communes (ex : élaboration de budget). Le lien fonctionnel entre les services ressources et les directions ressources centrales est très important pour garantir la cohérence des choix et l équité de traitement, mais également tendre progressivement vers des pratiques communes (Ex : harmonisation des outils de gestion). Certaines activités restent centralisées, lorsqu il s agit de gestion dite «de masse», à forte expertise ou requérant une mise en cohérence à l échelle métropolitaine (ex : paie, conception du plan de formation ). Pour certaines fonctions transversales aux pôles territoriaux, la Direction générale des territoires joue un rôle de coordination et de relais vers les directions ressources centrales : Exemple en ressources humaines : besoins de formation, uniformisation des fiches de poste Exemple en finances : gestion de la dette, ingénierie L autorité fonctionnelle des communes s exerce, de manière organisée, avec les plateformes de service ressources rattachées à chaque pôle territorial ou avec la direction centrale pour les fonctions centralisées. Les secteurs pourront accueillir des fonctions d exécution de certaines fonctions ressources de proximité (suivi des congés, suivi des formations ) mais ne sont pas des échelons de gestion des fonctions ressources (plan de formation, ). Des permanences pourront, là aussi, en tant que de besoin être assurées dans les communes afin de garantir le lien de proximité avec les agents de la commune. La mise en œuvre de l organisation cible des fonctions ressources requiert de réunir certaines conditions, notamment en termes de convergence de systèmes d information et de règles de gestion. Dans ce cadre, les gains d efficience seront fonction de la capacité des collectivités à faire converger leurs politiques ressources. La mise en œuvre de l organisation des fonctions ressources mutualisées se fera par étapes et sera progressive dans le temps. Les directions administratives et financières, une déconcentration au sein de la Métropole Les fonctions ressources font l objet d une déconcentration dans l ensemble des directions générales de la Métropole au moyen de directions administratives et financières placées auprès de chaque Direction générale et en pôle territorial. Elles constituent également un réseau métier donnant lieu à une relation fonctionnelle avec la direction centrale en charge de l animation de ce réseau. Les directions administratives et financières placées en pôle territorial ont une double fonction : gestion des ressources propres du pôle territorial d une part, et gestion des ressources pour le compte des communes d autre part.

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