Cluster Paca Logistique



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Transcription:

Cluster Paca Logistique Immeuble CMCI - 2, rue Henri Barbusse 13001 Marseille Tél. 04 91 39 34 64 Courriel : contact@cluster-paca-logistique.com www.cluster-paca-logistique.com Une équipe à votre service Marc REVERCHON Président Isabelle BARDIN Déléguée générale tél. 04 91 39 34 88 mob. 06 26 73 13 29 i.bardin@cluster-paca-logistique.com Dominique ANDRE Chargé de mission En charge des actions innovation et TIC. tél. 04 91 39 34 81 mob. 06 21 68 10 37 d.andre@cluster-paca-logistique.com Emmanuelle MO ESCH Chargée de mission En charge de la thématique «Logistique Urbaine». tél. 04 91 39 34 18 e.moesch@cluster-paca-logistique.com (entrée en poste, janvier 2013) Nadia M RABET Chargée de mission En charge de la relation avec les partenaires publics et institutions, de la communication et de l événementiel du Cluster. tél. 04 91 39 34 83 n.mrabet@cluster-paca-logistique.com

TABLE DES MATIERES Introduction............................................................... 7 1. Progiciels spécialisés...................................................... 11 2. Solutions intégrées, plateformes et interfaces............................ 23 3. Standards de Communication............................................ 36 4. NTIC : une évolution des usages au quotidien............................. 46 Annexes................................................................... 57

Introduction

Introduction Le Cluster Paca Logistique rassemble tous les acteurs, privés et publics, dont l activité ou les compétences participent à la performance de la logistique en région Provence Alpes Côte d Azur. L association s est fixé deux objectifs : Conforter et développer l activité des entreprises de la filière logistique régionale, Mettre en synergie logistique et territoire pour un développement durable. La logistique constitue à l échelle de la région PACA une activité économique majeure, inductrice de croissance et fortement créatrice d emplois, qu il convient de pérenniser en favorisant l excellence, économique mais aussi sociale et environnementale, des entreprises implantées localement. Le contexte de crise actuel, l évolution des échanges commerciaux (B2B, B2C), les contraintes imposées à la logistique et au transport des marchandises, entraînent des modifications d organisation au sein des entreprises et exigent l adaptation constante et la rationalisation des processus internes et externes. Identifiées comme un facteur clé de la compétitivité des entreprises, les Technologies de l Information et de la Communication (TIC) permettent l optimisation des flux physiques, financiers et d informations. L objectif de ce digest, édité grâce au soutien financier de l Etat, est de fournir une information de base sur les TIC utilisées en logistique et transport pour permettre à des lecteurs non-initiés d entamer une réflexion sur les besoins de leur société en TIC et d évaluer les bénéfices potentiels à attendre. Les performances de l entreprise peuvent être améliorées par l utilisation d un système d information efficace composé de briques homogènes répondant à des fonctionnalités bien précises. Cependant, il est essentiel de comprendre que l introduction des TIC dans une entreprise n est pas sans effet sur l organisation du travail et de ses processus métiers. Tout projet nécessite donc une analyse approfondie des usages de l entreprise et la définition des besoins fonctionnels de celle-ci. L implication des employés et utilisateurs est également primordiale pour garantir la cohérence entre le système mis en place et les tâches à effectuer. Pour ce faire des prestataires peuvent vous accompagner dans la sélection de la solution la plus efficace pour la réalisation de vos projets. En fonction des besoins, attentes et spécificités de l entreprise, les solutions sont personnalisables et paramétrables afin d éviter d avoir un système d information inadapté dont l installation serait longue et fastidieuse, synonyme de coûts supplémentaires de développement, et générateur d insatisfactions. Le concept de Supply Chain Management ou gestion de la chaîne logistique étendue Définie à l origine à partir des simples mouvements de matières, la logistique d entreprise est passée d une dimension strictement opérationnelle de soutien à la vente (logistique de distribution) puis à la production (logistique intégrée) au rôle de véritable levier concurrentiel, appelé à piloter les flux trans-fonctionnels et trans-organisationnels de marchandises et d informations, dans les meilleures conditions de coût et de qualité de service. Une «chrono-compétition», s appuyant sur les NTIC, s est développée à compter des années 1990 : elle vise à raccourcir les cycles de vie des produits-services et à accélérer les flux physiques et informationnels afin de s adapter au mieux aux variations en nature et en volume du marché. Ces mutations ont rendu indispensable l «ouverture» progressive de la logistique à l Autre. En effet, la mise à disposition des produits au consommateur nécessite l étroite interaction d une pluralité d acteurs interdépendants, organisés en réseau au sein de Chaînes Logistiques Étendues (CLE ou supply chains dans la littérature anglo-saxonne) qui vont des fournisseurs les plus en amont, jusqu aux clients finaux et, au-delà, en incluant le recyclage et la mise au rebut. Le supply chain management (SCM) a pour objectif d optimiser la gestion des flux d information, financiers, et de produits entre tous les acteurs de la chaîne logistique étendue (fournisseurs, clients, sous-traitants, etc.). Il s appuie sur la mise en œuvre d outils et de méthodes permettant l optimisation des processus de commande, de production et de livraison, l automatisation des approvisionnements, la réduction des stocks et des délais de livraison ainsi que la traçabilité des marchandises. Figure 1 : http://www.cat-logistique.com/systemes_d informations_logistique.htm 8 9

Introduction La prise en compte de toutes les opérations de la chaîne repose sur l utilisation d outils informatiques qui composent le système d information (SI) de l entreprise. Ces progiciels peuvent être regroupés en plusieurs familles : SCP (Supply Chain Planning) - logiciels d aide à la décision : leur objectif est de planifier et synchroniser les flux (et notamment leur volume) sur toute la chaîne logistique en fonction de la prévision de la demande. En prenant en compte un maximum de contraintes de coûts, de capacités, de ressources, ils permettent de simuler et de comparer différents scénarios. SCE (Supply Chain Execution) - logiciels d exécution : ils assurent la gestion opérationnelle à court terme de la chaîne logistique et le suivi de l exécution des tâches. Entrent dans cette catégorie, les logiciels réalisant les traitements des commandes, la gestion de la production, la gestion des entrepôts, la gestion des transports. SCEM (Supply Chain Event Management) / logiciels de supervision d évènements : lien opérationnel entre la SCP et la SCE, les logiciels SCEM supervisent en temps réel les processus de la supply chain, et font remonter tous les évènements et anomalies (une rupture de stock, erreur de préparation de commande, retard de livraison, aléa climatique). L analyse des évènements permet de mesurer l impact sur la chaîne et la mise en place de scénarios alternatifs. A cette liste s ajoutent, entre autres, les logiciels transactionnels (ERP), ainsi que les logiciels de gestion des relations client (CRM) et fournisseur (SRM). 1. Progiciels spécialisés 10

APS (Advanced Planning and Scheduling) / SPA (Système de Planification Avancée) L APS est un outil d aide à la décision permettant la planification et l optimisation de la chaîne logistique dans son ensemble. Les flux physiques, d informations et financiers sont planifiés, optimisés et synchronisés dans cet outil aidant à bâtir la stratégie et la tactique d une société. Chaque processus n est donc pas analysé indépendamment, mais c est toute la chaîne, dès la prévision de commande et jusqu à la livraison finale, qui est considérée et adaptée en fonction des contraintes liées aux évolutions de la demande, aux capacités et aux disponibilités des ressources. Pour accorder l offre à la demande, les principaux domaines que l APS doit gérer de façon globale et collaborative sont : la demande ou prévision de ventes : détermine les quantités à produire ; les achats et approvisionnements : contrôle la disponibilité des composants et des matières premières nécessaires à la fabrication ; la production : définit un plan de production prenant en compte les contraintes de capacité et de disponibilité ; le stockage : définit les lieux de stockage et gère les surfaces disponibles ; la planification du transport et de la distribution : optimise les coûts et le service à la clientèle. Interfacé avec un ERP (Progiciel de Gestion Intégré), l APS récupère les données provenant de l exécution de processus et des outils de transaction de l ERP, effectue les planifications et optimisations et retourne les décisions à l ERP. Des fonctions de planification moins performantes sont parfois intégrées dans les ERP. Pour acquérir de nouveaux marchés, les éditeurs d APS développent des solutions préparamétrées par domaines d activités (textile, pharmacie, agroalimentaire, papier) permettant d accélérer la mise en œuvre des progiciels dans l entreprise et notamment dans les PME. Les principaux concurrents des APS sont les tableurs (Excel). A consulter : Logiciels de planification avancée. Comment choisir? (Supply Chain Magazine) http://www.supplychainmagazine.fr/toute-info/appelsoffre/aps2/index.html L APS permet la simulation et la configuration de nouveaux réseaux logistiques. L entreprise peut continuellement optimiser ses processus sur l ensemble de la chaîne et être flexible grâce à l approche dynamique et à l action simultanée de l APS tant au niveau tactique qu opérationnel. 13

1 - Progiciels spécialisés WMS (Warehouse Management System) / SGE (Système de Gestion d Entrepôts) Ces progiciels ont pour objectif la gestion de toutes les opérations pouvant être effectuées dans un entrepôt de stockage. En fournissant une vision globale des activités d un entrepôt par l apport d information pertinente sur le stock (quantités, entrées, sorties, emplacements), sur la traçabilité des produits et l organisation des tâches, un WMS participe à l amélioration de l efficacité opérationnelle, à une meilleure occupation de la surface disponible et à la réduction des erreurs. Les fonctionnalités classiques d un WMS sont : Gestion de stock, avec entreposage (mise en stock avec optimisation des emplacements) Réception Préparation de commandes (Réapprovisionnement, picking) Mais ils peuvent être enrichis de modules dédiés pour répondre à des problématiques particulières : Cross-docking / gestion multi-sites Services à valeur ajoutée (copacking, kitting, slotting ) Traçabilité (code à barres, RFID...) Expédition Inventaire Contrôle qualité Gestion des retours clients et fournisseurs Gestion du transport / de la cour à camions Reporting (Historiques, tableaux de bord, statistiques) Personnalisable, le nombre de modules fonctionnels sera déterminé en fonction des spécificités de l entreprise telles que la taille et le nombre d entrepôts, le type de produits, le nombre de référence à traiter etc. Des groupes peuvent parfois utiliser plusieurs WMS pour pouvoir bénéficier des modules les plus performants du marché pour chaque opération. Il y a plusieurs mises en œuvre possibles pour le WMS dans le système d information de l entreprise : indépendant et interfacé avec les autres fonctions de l entreprise, via l ERP et les autres logiciels spécialisés TMS ; intégré à un ERP, partageant ainsi une database unique avec les autres fonctions de l entreprise ; intégré avec un TMS, pour une meilleure synchronisation des activités entrepôt avec les activités transport. Pour plus d efficacité, le WMS pourra également acquérir les informations provenant des lecteurs code-barres et RFID et des techniques de pilotage vocal (voice-picking). Dans les entrepôts automatisés, il pourra être également associé avec un WCS (Warehouse Control System / Système de pilotage des activités en entrepôts) qui exécutera les ordres du WMS mais pilotera l ensemble des automates. A consulter : Guide d achat d un logiciel de gestion d entrepôt à l attention des PME/PMI prestataires logistiques : http://www.critt-tl.fr/telechargement/guide%20wms%20vfin.pdf Panorama des logiciels d entreposage (Supply Chain Magazine) : http://www.supplychainmagazine.fr/toute-info/appelsoffre/wms6/index.html L utilisation d un WMS permet : d améliorer la connaissance du stock, de faciliter sa rotation et donc de limiter sa taille ; d améliorer la communication entre les acteurs de la chaîne, de réduire les temps de réponse ; d améliorer la vitesse de traitement des commandes, d optimiser les déplacements ; de contrôler l allocation des ressources humaines et matérielles ; de se conformer aux standards de livraison. 14 Figure 2 : mlsoft - visual WMS Figure 3 : LOGI.TRACK WMS par LISA 15

1 - Progiciels spécialisés TMS (Transport Management System) / SGT (Système de Gestion des Transports) Les progiciels de TMS couvrent le niveau exécution et suivi des opérations de transport et «doivent permettre de transformer une commande client en ordre de transport et d y affecter les moyens appropriés et à suivre son exécution tout au long de la chaîne de transport» 1. Ils ont été développés pour anticiper et organiser ces opérations et répondre à la hausse du coût des transports et, au besoin, de renforcer la traçabilité des marchandises. Initialement destinés aux transporteurs, les TMS intéressent également les chargeurs et les acteurs du e-commerce qui cherchent à maîtriser les coûts de transport et la gestion des retours. Les fonctions principales du TMS sont : Analyse/Aide à la décision Cette fonction permet la simulation de schémas de transport optimisant les flux, les groupages, les modes de transport. Elle réalise également la transformation des commandes en ordre de transport permettant la planification des expéditions et des tournées en adressant les besoins aux prestataires. Les TMS couvrent, pour les transporteurs, des fonctionnalités comme la gestion d une flotte de camions et de chauffeurs, l organisation des plannings de chargement, les livraisons, les déchargements et la facturation. A l instar des WMS, les TMS peuvent s interfacer aux autres outils de la Supply Chain Execution (SCE) et aux ERP mais aussi y être intégrés. L offre des TMS est vaste mais tous ne couvrent pas forcément toutes les fonctions attendues telles que la planification des routes, l optimisation des tournées, l exécution des opérations, l analyse des capacités des transporteurs et la gestion des réclamations. Les performances dans l une ou l autre fonction dépendent des entreprises ciblées par l éditeur (chargeurs, transporteurs, ou acteurs du e-commerce) qui pourra proposer des fonctionnalités complémentaires de gestion de flotte, d organisation de chargement et déchargement, etc. A consulter : Panorama des TMS (Supply Chain Magazine) : http://www.supplychainmagazine.fr/toute-info/appelsoffre/tms5/index.html Les principaux avantages d un TMS sont de faire baisser les coûts de transport et d améliorer la qualité de service. Les coûts diminuent mécaniquement grâce à de meilleurs réseaux logistiques, un groupage amélioré, des taux de remplissage augmentés, un choix optimisé des prestataires de transport, une baisse des interventions manuelles. Des livraisons à l heure, une offre de traçabilité, la baisse des litiges participent à la satisfaction client. Gestion opérationnelle des tournées Elle effectue le suivi opérationnel et administratif du transport, permettant le suivi en temps réel des expéditions, la gestion des évènements et des alertes, l édition des documents de facturation, de réservation et de litige. Figure 4 : Couverture fonctionnelle des TMS Supply Chain Magazine n 1 Reporting En analysant les indicateurs de performance (délais de livraisons, taux de remplissage des camions, émissions de CO2) générés par le TMS, il est possible d ajuster les schémas de transport. Le reporting permet un suivi de la qualité de l ensemble des prestataires et la gestion des coûts en effectuant un rapprochement automatique entre la préfacturation et la facturation. 16 1 Supply Chain Magazine, juin 2008 Val Thoermer - Fotolia.com 17

1 - Progiciels spécialisés CRM (Custom Relationship Management) / GRC (Gestion de la Relation Client) Les CRM sont des outils informatiques qui collectent, organisent et traitent les informations relatives aux clients actuels et potentiels et permettent de développer une stratégie d affaires, assurer un suivi personnalisé et fidéliser les clients. Les domaines d intervention sont le marketing, la vente, le service client et la facilitation des interactions et échanges directs avec les clients. Ils apportent une réelle valeur ajoutée dans les secteurs en forte évolution et notamment pour le e-commerce. Les fonctionnalités d un CRM sont multiples et traitent de nombreuses données croisées. Cidessous, sont listées les principales par domaine (ou module). Une liste plus exhaustive est disponible sur le site internet suivant : http://fablain.developpez.com/tutoriel/crm/presentcrm Vente La gestion des contacts, des prospects et des clients La gestion des opportunités pour conclure les affaires plus rapidement La planification des ventes et la gestion des processus de vente La gestion des contrats, de l approbation d un contrat à son renouvellement Marketing et analyse Le mailing, l e-mailing, le faxing et les SMS pour effectuer du publishing La gestion de la documentation commerciale/marketing L évolution des marchés et la veille concurrentielle La gestion call center Des analyses statistiques et graphiques Gestion et organisation La gestion de documents (suivi de factures ) Le suivi/historique des tâches Un tableau de bord présentant des indicateurs permettant de suivre et d anticiper le fonctionnement et l activité de l entreprise ou du service Les tableurs (Microsoft Excel) ou des bases de données relationnelles (Microsoft Access) sont régulièrement utilisées pour gérer les informations clients et les relier aux informations comptables. Des solutions plus puissantes et collaboratives, payantes ou gratuites, installées en interne ou bien externalisées, ont été développées. Le choix de la solution dépendra alors du budget alloué à la mise en place du progiciel, du nombre de services ou de collaborateurs devant y accéder, du niveau de confidentialité des informations. Comme pour tout progiciel impactant les procédures d une entreprise, il est nécessaire de bien définir les besoins réels des utilisateurs, d identifier les fonctionnalités à valeur ajoutée et de remiser les autres et de prendre en compte les contraintes d interfaçage avec les outils métiers et autres ERP. Le principal avantage attendu d une gestion de la relation client est économique car le CRM est censé permettre : de fidéliser les clients en leur apportant un service personnalisé et adapté, sachant que la fidélisation est moins coûteuse que la prospection de nouveaux clients ; d augmenter la marge sur chaque client en optimisant les processus des ventes et la productivité des commerciaux ; de réagir rapidement face à un événement particulier (baisse des ventes) en analysant les paramètres clés de performances ; l amélioration des relations entre les services commerciaux, marketing et après-vente. Figure 5 : Principales fonctionnalités de WD GoldLite http://www.pcsoft.fr/wdgoldlite/img/outils-disponible-g.jpg Services L organisation et la personnalisation de la communication avec les clients (support technique personnalisé, satisfaction client, traitement des réclamations) La mobilité, c est à dire la possibilité d accès au CRM sur PC portable, smartphones, etc. L identification et la définition des profils des meilleurs clients 18 19

1 - Progiciels spécialisés SRM (Supplier Relationship Management) / GRF (Gestion de la Relation Fournisseur) La première utilité d un SRM est d intégrer les fournisseurs dans la supply chain de l entreprise. A travers cette implication et l optimisation des relations avec ses partenaires, l entreprise peut envisager la réduction des coûts d achats, la réalisation d économies par l automatisation des transactions mais aussi d accélérer l innovation produit. Les SRM sont des outils d information, qui permettent l amélioration des mécanismes d approvisionnement par l automatisation de certaines tâches (sourcing, achat, échanges d information), l établissement et le suivi d indicateurs de performance des fournisseurs. L échange d information avec les fournisseurs et sous-traitants a pour but de mieux intégrer les diverses contraintes rencontrées par les acteurs de la chaîne d approvisionnement. Ce partage de connaissances et un langage commun permettent alors l optimisation des processus. Le processus couvert par les solutions SRM se décompose en plusieurs étapes : le design collaboratif : cette phase, la plus en amont, permet à l entreprise, dès la conception du produit, d intégrer les contraintes d approvisionnement en impliquant les fournisseurs et en partageant des données. L objectif est de définir les achats permettant d obtenir le coût de production le plus bas ; le sourcing ou détermination des fournisseurs : cette étape vise à identifier et qualifier les fournisseurs potentiels respectant les exigences de livraison, de capacité de production, de coût, etc ; la sélection des fournisseurs : via une interface d appel d offres, les SRM permettent de lancer différents types de requêtes RFx (Request for x) auprès des fournisseurs préqualifiés : RFQ Request For Quotation = Demande de devis RFP Request For Proposal = Demande de proposition RFI Request For Information = Demande d information à la réception des informations, les fournisseurs sont mis en concurrence sur leurs prestations et tarifs ; l approvisionnement (e-procurement) : permet de formaliser le contrat avec le fournisseur sélectionné et de traiter des dernières modalités d exécution, de livraison et de paiement et des clauses particulières ; l évaluation des performances : cette étape permet l optimisation des processus par l analyse des livraisons et l identification de points d amélioration. Minerva Studio - Fotolia.com Il est possible de trouver sur le marché des solutions SRM complètes intégrant tous les processus liés à la gestion des fournisseurs, mais également des modules SRM intégrés à des ERP ou à des systèmes de Business intelligence couvrant tout ou partie de la chaîne des achats. 20 21

2. Solutions intégrées, plateformes et interfaces

2 - Solutions intégrées, plateformes et interfaces ERP (Enterprise Resource Planning) / PGI (Progiciel de Gestion Intégré) L ERP est un progiciel permettant de gérer l ensemble des processus d une entreprise et les flux d information internes et externes associés. Il est articulé autour d une base de données unique et commune à des modules d applications métiers indépendants entre eux et intégrant des fonctions spécifiques de l entreprise. Lors d une saisie de donnée dans le système d information, celle-ci est rendue accessible et propagée automatiquement via un workflow vers les différents modules concernés, garantissant la cohérence de l information disponible. Destiné à centraliser et gérer l ensemble des processus d une entreprise, un système ERP intègre des fonctionnalités couvrant des domaines très différents tels que : l approvisionnement, les ressources humaines, la vente, la gestion des stocks et des transports, le marketing, le commerce électronique, la production, la gestion de la relation client et la gestion comptable et financière, fournisseur A travers des applications informatiques compatibles partageant une base de données unique, l ERP permet aux utilisateurs de différents services d une entreprise de collaborer plus efficacement en évitant les divergences et retards pouvant résulter de saisies multiples et également de mieux coordonner leurs actions. Par la génération d indicateurs de performance et grâce à des modules spécifiques, l ERP intervient également dans l aide à la décision. Dans le choix de s équiper d un ERP, il est important de comprendre que sa mise en place, qui nécessite d être accompagnée, soit par l éditeur, soit par un intégrateur, bousculera les pratiques et processus de l entreprise. L implication des utilisateurs est également un facteur de réussite dans l implémentation d un ERP. A consulter: Principaux éditeurs d ERP (Supply Chain Magazine) : http://www.supplychainmagazine.fr/toute-info/appelsoffre/erp2/index.html C est une solution très structurante pour l entreprise mais peu souple. Lors du passage à un ERP, l entreprise devra supporter un coût financier, élevé et difficilement estimable, de mise en œuvre et de développement mais également un coût lié à l adaptation des utilisateurs à ce nouvel outil. Mais ces étapes réalisées, les retours qui peuvent être attendus sont nombreux : un contrôle centralisé de l entreprise ; une garantie de cohérence et d homogénéité de l information ; une amélioration de la coordination entre les processus de gestion ; une optimisation du fonctionnement de l entreprise ; une meilleure utilisation des ressources et donc une maîtrise des coûts ; une meilleure gestion des stocks ; une meilleure gestion des relations avec les partenaires stratégiques de l entreprise (clients, fournisseurs ) ; une meilleure réactivité de l entreprise 2. Il existe une multitude de solutions s offrant à l entreprise désirant s équiper d un ERP. Deux approches existent chez les éditeurs d ERP : l approche généraliste qui propose une solution compatible avec tous les secteurs d activités mais qui demandera à l entreprise un plus gros d effort pour s adapter à la structure du progiciel ; l approche spécialisée qui offre des fonctionnalités plus performantes pour répondre à des contraintes spécifiques de secteurs tels que pour l industrie pharmaceutique, la santé, le bâtiment, la logistique. Dans les deux cas, l ERP pourra toujours être interfacé avec des progiciels spécialisés (WMS, TMS, CRM ). 24 2 Source : http://www.agi-paris.fr/lecteur-de-faq/items/quellessont-les-avantages-et-les-inconvenients-dun-erp-.html Figure 6 : EC -ERP System http://enterpriseblog.net 25

2 - Solutions intégrées, plateformes et interfaces CCS (Cargo Community System) / Système communautaire d information inter organisationnel Les CCS sont des plateformes informatiques connectées aux différents systèmes utilisés par les acteurs publics et privés d une communauté logistique, afin de fluidifier les échanges d information et les flux de marchandises destinés à circuler dans une zone, généralement sécurisée (port, aéroport). Ils ont été développés pour accélérer la circulation des flux de marchandises dans ces zones via une meilleure coordination des flux d informations et financiers entre tous les intervenants de la chaîne logistique : entreprises privées (sur un port : agents maritimes, transporteurs, manutentionnaires, opérateurs de terminaux, commissionnaires de transport, armateurs) et autorités administratives (douanes, directions des ports, services vétérinaires et phytosanitaires et tous ministères intégrés). La coordination entre tous les acteurs de la chaîne permet d augmenter la fluidité du trafic de marchandises tout en assurant le respect des réglementations en matière de sûreté/ sécurité. Un CCS a pour mission, sur un hub portuaire ou aéroportuaire, de : gérer les flux de marchandises en interconnectant les transporteurs (route, fleuve, rail) de pré et post-acheminent ; gérer les trafics (import/export/transbordement) et tous les types de marchandises (conteneurs, vrac, ro-ro, marchandises dangereuses) ; gérer les formalités de contrôle (douane, scanning, vétérinaire, phytosanitaire, etc.). L information est collectée avant l arrivée de la marchandise et à chaque étape du passage (aéro)portuaire, elle est transmise aux parties concernées. Le traçage de la marchandise est ainsi optimisé par la diffusion des opérations douanières et de manutention, ce qui permet d améliorer les opérations de planification de chaque opérateur. Initialement destinés au trafic maritime de marchandises, les CCS ont été adaptés au trafic aérien. Pour pouvoir agréger, automatiser, orchestrer et sécuriser les processus métiers des acteurs privés et publics d une communauté logistique, un CCS doit permettre d échanger des messages en toute sécurité et confidentialité par l utilisation de protocoles sécurisés (HTTPS, SSL, STPS, ). Il doit fonctionner sur tous les systèmes d exploitation : Linux, Unix, Windows et permettre les échanges de données sous différentes normes : Edifact, XML, HTML, PDF, suivant un mode FTP, SMTP (email). Par exemple, le progiciel AP+, créé en collaboration avec les communautés portuaires marseillaise et havraise, et déployé dans plus de 30 sites portuaires et aéroportuaires, est ainsi une application Web sécurisée, accessible par internet ou un réseau spécialisé. AP+ couvre l ensemble des opérations de passage aéroportuaire de la marchandise, depuis son annonce, jusqu à la sortie de la zone portuaire et constitue un guichet unique facilitant les démarches administratives. Le CCS s interface tant avec les systèmes d information des entreprises que ceux des administrations publiques. Pour un acteur d une communauté logistique portuaire ou aéroportuaire, interfacer son système d information avec un CCS a pour effet de : simplifier et diminuer le nombre de processus et de documents échangés ; traiter plus rapidement l information par la dématérialisation des documents et l automatisation de certaines tâches ; fiabiliser l information en évitant les saisies redondantes entres systèmes différents ; diminuer le temps de cycle global en anticipant les procédures et les mouvements de fret. Figure 7 : Le CCS AP+ - MGI 26 27

2 - Solutions intégrées, plateformes et interfaces EAI (Enterprise Application Integration) / IAE (Intégration d applications d entreprise) L EAI est un mode de conception des architectures logicielles centré sur les échanges interapplications. Une entreprise possédant un système d information composé de différents progiciels indépendants peut mettre en place un EAI qui autorisera le dialogue entre ces applications en centralisant la transmission de données. On parle d urbanisation du système d information de l entreprise par opposition à un système «spaghetti» qui relierait les applications deux par deux et point à point. L architecture IAE permet de récupérer des données d une application via un connecteur (middleware) et ensuite de la diffuser aux autres applications via un workflow. Par la mise en place d un EAI, l objectif est de permettre au système d information de gagner : en réactivité ; en souplesse ; en robustesse Voir cahiers technologique n 5 Dossier EAI-IAE (Logistique Seine-Normandie) : http://www.logistique-seine-normandie.com/newsletter/33-cahier-technologique-n5-eai.pdf Le but des EAI est de rendre interopérables les progiciels tels que les ERP, WMS, TMS, APS et les applications propres à l entreprises. Les EAI possèdent trois grandes fonctionnalités : la connexion aux applications autonomes et la récupération des données au fil de l eau ; la conversion des informations dans un langage commun, et la vérification de l intégrité des données ; le transport des informations entre applications. Principalement adaptées aux systèmes d informations complexes, les solutions EAI concernent principalement les grandes entreprises. Les coûts de mise en œuvre sont plutôt élevés et tendent à «déraper», l interfaçage pouvant être grand consommateur de ressources. Cependant des éditeurs proposent des solutions ciblant les PME en leur offrant des services web comme alternative. Avant de se lancer dans la mise en place d un EAI, il convient d explorer les autres solutions d interfaçage concurrentes ou complémentaires telles que, entre autres, l ESB (L Enterprise Service Bus/Bus de Service Entreprise) ou le web-service (service Web). La souplesse et l agilité fournies grâce à la mise en place de logiciels EAI se fait parfois au prix de développements coûteux, il faut donc bien évaluer le retour sur investissement de la mise en place de tels produits. Il existe néanmoins des logiciels permettant de rapidement mettre en place des passerelles entre différents logiciels, à des coûts restant abordables. Yulia Petukhova - Stocklib 28 29

2 - Solutions intégrées, plateformes et interfaces EDI (Electronic Data Interchange) / EDI (Echange de Données Informatisé) Le principe du fonctionnement de l EDI est schématisé ci-dessous : L EDI est une technique permettant d effectuer électroniquement, d ordinateur à ordinateur et d entreprise à entreprise, des échanges de données commerciales et financières (commandes, factures, avis d expédition ) via une plate-forme d échange (équivalente à une boîte aux lettres). Par le remplacement des documents papiers par des documents électroniques, l EDI facilite l accès et le traitement automatisé de l information, évite les ressaisies et diminue l intervention humaine. Pour faciliter ces échanges entre les partenaires, des standards (tels que GS1) ont été définis pour normaliser les messages, permettant l identification du fournisseur, du distributeur, du pays, augmentant l interopérabilité des utilisateurs. La création d un langage commun permet l interprétation et l intégration automatique des données dans le système informatique du destinataire. Une solution EDI permet de simplifier les interactions avec les partenaires commerciaux, par l envoi de messages standardisés dont voici quelques exemples : Message Nom 30 Nom technique Description Commande ORDERS Contient le détail d une ou de plusieurs commandes Réponse à la commande Avis d expédition Avis de réception ORDRSP DESADV RECADV Permet de confirmer automatiquement la bonne réception de la commande Transmet le détail des marchandises expédiées (incluant les données traçabilité) Transmet le détail de la réception effectuée par le client Facture INVOIC Permet de passer le détail de la facture au client Avis de paiement Ordre de mouvement REMADV HANMOV Transmet le détail du paiement effectué Permet de passer un ordre de préparation à un prestataire logistique ou transporteur Particularité Tableau 1 : http://www.publications.gs1.fr/publications/mes-premiers-pas-en-edi Message le plus fréquent Propre à certains secteurs d activité (VPC, bricolage ) ou à certains pays (Benelux) Très fréquent en Espagne Figure 8 : http://e-learning.galia.com/web_edi.htm Selon les compétences disponibles au sein de l entreprise et le budget alloué, il existe différentes solutions : EDI ASP (Application Service Provider) : solution intégrée (permet d intégrer directement les données véhiculées par l EDI dans les applications), dont la gestion et la maintenance des équipements, des applications, du socle réseau sont assurés par un prestataire. EDI in situ : solution intégrée, dont l entreprise utilisatrice prend en charge et met en place tous les éléments nécessaires au fonctionnement. Web EDI : cette solution permet d accéder à l EDI sans avoir à investir dans une infrastructure coûteuse. Cette solution ne nécessite pas l installation d un logiciel mais simplement un ordinateur avec un accès internet. C est via une interface WEB, et le remplissage de formulaire ou de message électronique que les données sont introduites puis acheminées en respectant les standards de l EDI. Le Web EDI est adaptée aux PME n ayant pas un gros volume d échange de messages leur permettant d être retenues et connectées avec des partenaires souhaitant travailler par EDI. Non intégré au système d information de l entreprise, les gains de productivité seront limités, les ressaisies de données restant nécessaires pour alimenter le système d information interne. Figure 9 : Web EDI - www.seres.fr 31

2 - Solutions intégrées, plateformes et interfaces Coût initial Coûts récurrents Coûts internes Prérequis Web EDI EDI ASP EDI in situ Création des environnements Abonnement + coût au message Formation à l utilisation Disposer d un PC et d une connexion Internet pour faire des Avis d expédition et des Factures Création des environnements utilisateurs Mapping des données Ouverture de votre Système d Information Connexion ASP Abonnement + coût d utilisation (au message ou à la ligne) Formation à l utilisation Tableau 2 : http://www.publications.gs1.fr/publications/mes-premiers-pas-en-edi Ouverture de votre Système d Information Logiciel Prestation EDI (installation, paramétrage, mapping ) Boîte aux lettres Coûts RVA (fixe + volume émis) Coûts de maintenance Ressources d exploitation Formation à l utilisation Formation à la maintenance D autres améliorations découlent de ces premiers résultats : Traçabilité des commandes Cycle achat-vente plus rapide Mouvements de trésorerie plus rapides Délais d approvisionnement réduits Stocks réduits Capacité de production à flux tendus Meilleures relations avec les partenaires d affaires Le site web http://www.juratic.com/bibliotheque/flashedi/edi-n.swf propose des animations flash permettant de visualiser les différentes solutions. GS1 France met à disposition un catalogue des offreurs de solutions sur son site (www.gs1.fr). Le coût d une facture EDI est près de 3 fois moins important qu une facture papier, le retour sur investissement est donc rapidement atteint. Suivant la solution choisie, les gains à espérer sont différents (cf tableau3) : Impacts bénéfiques de l EDI Web EDI EDI ASP Réduction des coûts papier (impression, courriers, fax ) a aa Fiabilisation des données a aa Automatisation des processus Réduction (voire suppression) des ressaisies Gains de productivité Tableau 3 : http://www.publications.gs1.fr/publications/mes-premiers-pas-en-edi aa aa aa Alexandr Mitiuc - Fotolia.com 32 33

2 - Solutions intégrées, plateformes et interfaces E-Market Place / Place de Marché électronique Selon le Grand Dictionnaire Terminologique (GDT), une place de marché électronique est une «Plateforme Internet destinée au commerce interentreprises, qui facilite les échanges entre plusieurs acheteurs et vendeurs d un même secteur d activité ou de différents secteurs, en vue de collaborer, de négocier et de conclure des transactions à valeur ajoutée, pour des biens et services de production ou de fonctionnement». C est un lieu virtuel d échanges qui concentre les offres et les demandes de services pour un secteur d activité particulier (industrie aéronautique, industrie automobile, transport, pharmacie et santé, etc.) ou un segment de marché spécifique (fournitures de bureau, etc.). A consulter : Les plateformes de mise en relation transporteurs (Supply Chain Magazine) http://www.supplychainmagazine.fr/toute-info/appelsoffre/solutions-relations- Tranporteurs1/index.html En bénéficiant de prix réduits, et d un panel de nouveaux fournisseurs pour les uns et d un canal de prospection et de distribution performant à moindre coût pour les autres, clients et fournisseurs ont la possibilité d améliorer leur compétitivité. L objectif du créateur, opérateur ou «Maître» de la place de marché, est d offrir aux offreurs et demandeurs (et contrôler) une infrastructure mettant en place des mécanismes de transactions sécurisées. La présence d un grand nombre de vendeurs permet à l acheteur de faire jouer la concurrence. Le bénéfice pour le vendeur est l accès à un canal de distribution efficace, de frais réduits et d un grand nombre de clients. La rémunération de l opérateur consiste en un pourcentage sur chaque transaction. Il existe différents types de places de marché (source : http://e-sens.ch/lexique/m.html) : les places de marché transactionnelles qui autorisent la commande en ligne (e-procurement) et la facturation ou le paiement en ligne ; les places de marché «infomédiaires» : les services proposés par ces dernières sont surtout axés autour de l émission d appels d offre ou d enchères ; Les places de marché verticales traitant les échanges interentreprises pour un secteur d activité particulier ; Les places de marché horizontales s adressant aux entreprises de tous secteurs d activité confondus pour un segment de marché donné. Il existe des sites communautaires, dont la place de marché joue le rôle de centrale d achat (le fournisseur n étant pas en contact avec le client), accessibles sans adhésion. Sont également proposés des licences de gestion de catalogues et des services marketing, permettant de connecter le système d information de l entreprise à la place de marché. Des plateformes sont dédiées à la mise en relation des chargeurs avec les transporteurs mais d autres, les bourses de fret, sont réservées aux transporteurs leur permettant d échanger du fret et de la capacité de transport et d éviter les retours à vide. Stocklib 34 35

3. Standards de Communication Figure 10 : schéma de convergence et de complémentarité, réalisé par JB Thèque http://www.themavision. 37

3 - Standards de Communication Barcode / Code à barres Présent dans toutes les sphères de l activité économique, le code-barres est utilisé pour l identification des biens et leur suivi. Initialement linéaire et constitué de barres et d espaces d épaisseurs différentes représentant une donnée numérique ou alphanumérique, d autres types de codes à plusieurs dimensions sont apparus pour permettre de stocker plus d information. L information de base contient le pays de provenance et la nature du produit, mais sa lecture, qui se fait par un lecteur optique plus ou moins perfectionné suivant que le code est unidimensionnel ou multidimensionnel, permet d accéder à d autres informations tels que le prix, le nombre d articles disponibles, l origine, etc. Codes bidimensionnels (2D) : ces codes utilisent une variété de symboles (rectangles, points, hexagones et autres formes géométriques). Cette forme matricielle permet d enregistrer davantage d informations. Le code matriciel Datamatrix - Ce code convient bien au marquage direct sur les articles. Il est utilisé comme support d information dans des secteurs comme l horticulture, la construction automobile, le transport du courrier, l identification des produits vétérinaires... La simplicité de mise en oeuvre et le faible coût en font une solution d identification automatique intéressante. Le QR code - Ce code convient au marquage direct des articles. Le Maxi code - Ce code est utilisé pour le tri et la classification des colis sur les convoyeurs. Le PDF 417 - Il est utilisé dans le domaine militaire et le transport ticketing (ex. billet de train). De par leur simplicité de fonctionnement et des informations standardisées qu ils véhiculent, la lecture automatique des codes-barres permet leur interconnexion avec les systèmes d information et leur mise à jour en temps réel. Ils apportent une valeur ajoutée dans de multiples applications : Figure 10 : Datamatrix, QRcode, MaxiCode, PDF147 (source wikipedia)png Imprimable sur le produit directement ou sur l emballage (carton, film plastique etc ), le code-barres peut être placé sur un grand type de support (produit, palette, container) rendant son utilisation très facile. Gestion des stocks Gestion des fichiers Enregistrement des paiements Le contrôle des frais fixes de stockage Inventaires Sélection d articles en entrepôt Réception Expédition Traçabilité Facilement lu à toutes les étapes de la supply chain, le code-barres est la base d un système permettant d améliorer la gestion des stocks, des réapprovisionnements, des inventaires et la traçabilité. Universel, robuste, facile à mettre en place le code-barres est également bon marché. Il continue de bénéficier des progrès technologiques notamment la lecture des codes bidimensionnels par les Smartphones. Voici une liste de codes-barres les plus utilisés parmi une grande variété de standards. Le choix se fera suivant le domaine d application et la quantité d information à stocker. Pour de plus amples informations : http://www.gs1tn.org/tunicode%20pdf/guide%20code%20a%20barres.pdf Codes unidimensionnels (1D) : ces codes sont ceux représentés par une série de lignes parallèles d épaisseur variable. Leur lecture est unidirectionnelle. GTIN Un code article international (Global Trade Item Number GTIN). Le GTIN remplace de plus en plus souvent l UPC. UPC Le code universel des produits (Universal Product Code UPC) est un moyen standardisé pour un partenaire commercial d identifier des produits. La plupart exigent de leur fournisseur, de disposer de codes UPC. EAN Le code article européen (European Article Number EAN) est la version européenne du code-barre des produits de consommation. EPC Le code produit électronique (Electronic Product Code EPC) est le code-barres électronique intégré aux puces RFID. 3 38 3 Source http://www.easylink.com 39

3 - Standards de Communication RFID (Radio Frequency Identification) / Identification par Radio Fréquence La RFID est une technologie permettant de stocker des données sur une étiquette (tag RFID) et de récupérer ces données à l aide d un lecteur fixe (portique) ou mobile (terminal à main). Le système RFID se compose de 3 éléments : l étiquette : elle est constituée d un circuit électronique couplé à une antenne ; le lecteur (fixe ou mobile) ; l infrastructure informatique qui recueille et exploite les données. Figure 12 : Tag RFID Les étiquettes les plus communément utilisées sont les étiquettes passives qui nécessitent l envoi d un signal extérieur pour être alimentées et permettre la lecture ou l écriture d information. Il existe des étiquettes intégrant une batterie et appelées actives et semiactives. Les premières peuvent être lues sur de longues distances, alors que les secondes sont utilisées pour stocker des informations (température, humidité, pression) tout au long du transport de la marchandise. Le circuit électronique doit alors intégrer ou être couplé avec les capteurs adéquats. Les supports des tags RFID sont multiples et variés : flexibles (papier, plastique), adhésifs, rigides (boutons durcis, gélules en verre)... La RFID profite notamment des progrès de l électronique imprimée (Printed electronics) et des avancées limitant l influence des effets électromagnétiques (présence de métal, eau) qui peuvent gêner la transmission d informations. En fonction des applications, différentes fréquences sont utilisées : Basse-Fréquence (LF) 125 KHz : marquage d animaux, milieux industriels, milieux métalliques, Haute-Fréquence (HF) 13,56MHz : contrôle d accès / cartes à puces sans contact, NFC (Near Field Contact), Ultra Haute Fréquence (UHF) 850-900 MHz : gestion logistique, suivi d éléments, lecture à grande distance. La RFID stockant des données relatives à l utilisateur, il faut considérer la protection de données personnelles et le respect de la vie privée. Le lecteur envoie un signal radio, signal qui permet au tag RFID d alimenter son circuit électronique et de renvoyer les informations qu il contient au lecteur qui les convertit en données numériques afin de les transmettre au système d information. La RFID a les mêmes fonctions de traçabilité et d identification que le code-barres. Contrairement à celui-ci, les étiquettes RFID ne nécessitent pas d être vues pour être lues et peuvent, suivant la technologie utilisée et les obstacles rencontrés, se trouver jusqu à 6 mètres du lecteur, ce qui permet un scan rapide d un grand nombre d objets. Le marquage par RFID est particulièrement adapté au textile, permettant de faire l inventaire rapide d un carton ou d un rayon contenant des articles de taille et de coloris différents notamment lors d un passage sous un portique ou un tunnel de réception. La RFID est présente pour de nombreuses autres applications allant de l identification animale, aux péages urbains, au tracking de containers, de palettes ou de bacs. Figure 13 : Schéma des étapes d identification dans le process des flux logistiques DAHER 40 41

3 - Standards de Communication Comparée à la lecture proche et individuel du code-barres, la RFID a l avantage de permettre la lecture multiple et à distance, mais l inconvénient d être plus onéreuse (5-7 centimes d euro par étiquette contre moins d 1 centime d euro par code-barres). La mise en place des équipements - capteur, borne de transmission, système de collecte de l information tout au long de la chaîne - et la centralisation des données nécessitent également un investissement important. En complémentarité des applications logistiques et de transport, la RFID est un facteur de compétitivité pour l entreprise par l amélioration des performances : dans la réalisation d inventaires rapides et précis, et de la gestion des stocks ; en augmentant la visibilité sur l ensemble de la chaîne logistique par la remontée en temps réel de l information, ce qui permet l optimisation des flux logistiques ; en réduisant le taux d erreur par l identification des colis ou palettes incomplètes ; en termes de productivité par l élimination de tâches manuelles telles que le décompte de marchandises, la vérification, et la validation d expéditions ; de traçabilité, avec pour effet la diminution des retours de marchandises. NFC (Near Field Contact) / (Communication en champ proche) Le NFC est un nouveau protocole de communication RFID utilisant les hautes fréquences et permettant la communication sur une distance limitée volontairement (moins de 10 centimètres) entre deux puces. Cet outil autorise donc l échange de données entre deux appareils sans fil ou entre un téléphone portable et une étiquette RFID ou entre une carte bancaire et un terminal de paiement. Le modèle économique justifiant l utilisation de cette technologie n est pas encore établi et freine son adoption. Les fonctions principales identifiées pour cette technologie sont : le paiement sans contact ; la billetterie ; le contrôle d accès ; Les domaines d applications principaux sont : applications mobiles interactives ; services publics ; services à la personne. L intérêt du NFC pour la logistique réside dans le fait qu il couvre le dernier chaînon de la traçabilité entre le lieu d achat et le lieu de consommation et qu il peut permettre aux entreprises de mieux connaître leurs clients et donc de leur proposer des programmes de fidélité adaptés. De plus en plus disponible dans les Smartphones ou les cartes de crédit, la technologie NFC a les moyens de se développer. Cependant pour la traçabilité totale, il faudrait pouvoir faire converger la technologie RFID-UHF majoritairement utilisée en entrepôt et la technologie RFID-NFC utilisée en magasin. Or actuellement il n existe pas de lecteurs ou d étiquettes compatibles entre les deux technologies. Le grand avantage du NFC est d utiliser comme terminal de lecture des produits grand public (smartphones, cartes de crédit) ce qui a pour effet de faciliter les transactions commerciales et les échanges de données au quotidien pour le consommateur. Dans le domaine de l entreprise, l usage du smartphone permet la généralisation de certaines tâches et des utilisations du NFC sont à attendre dans les domaines de la gestion de la relation client, dans la gestion de la chaîne logistique. 42 43

3 - Standards de Communication IoT (Internet of Things) / IdO (Internet des Objets) Ce concept est abordé ici, car considéré comme la prochaine révolution d internet par différents organismes comme la Commission européenne. En effet, sur le papier, l IdO qui est l interconnexion des objets entre eux (via des étiquettes physiques RFID, NFC, QRcode ou autres) mais aussi l indentification de lieux (via des adresses internet URL étiquettes virtuelles) permet de tout gérer, de tout contrôler, de tout surveiller dans son environnement. C est par exemple, à travers l IdO que pourrait se réaliser la traçabilité complète du producteur au consommateur. «En bref, l IdO consiste à utiliser des données pour rendre les objets plus intelligents et plus réactifs aux besoins des consommateurs.»4. Cette intelligence ajoutée permet en théorie d offrir un nombre de fonctionnalité illimitée. Les technologies utilisées sont toutes des technologies de communication disponibles (RFID, NFC, Wifi, etc ) cependant l extension de l IdO dépend des possibilités d échanges entre ces technologies. La possibilité de collecter des informations provenant de n importe quel objet et de les transmettre vers d autres objets, augmente les possibilités de créer des réseaux susceptibles d effectuer automatiquement des opérations et de réagir à des situations particulières. Illustration extraite de : Science et Vie junior 268 - janvier 2012 http://www.labosvj.fr http://www.science-et-vie.com 44 4. Thierry Vasseur Directeur Régional de Zebra Technologies en Europe du Sud, Afrique et Moyen Orient Journal du Net 45

Voice Recognition / Reconnaissance vocale Les outils de reconnaissance vocale sont utilisés en logistique principalement en entrepôt pour libérer les mains et les yeux de l opérateur. Celui-ci, équipé d un casque avec microphone, reçoit les ordres de préparation de commande (produits, quantités, adresse de prélèvement, destination) et confirme oralement la réalisation de la requête. Initialement destiné à la préparation des commandes (picking), les systèmes vocaux s étendent à d autres applications dans l entrepôt telles que la réception, l inventaire, le chargement, le traitement des retours. Associé à d autres technologies, le vocal trouve de nouveaux usages. Il permet de diriger des chariots à la voix et facilite ainsi le travail des opérateurs. 4. NTIC : une évolution des usages au quotidien La mise en place des systèmes vocaux demande un investissement important par opérateur (entre 3 000 euros et 5 000 euros). Ce prix important conduit à l émergence de nouvelles solutions, notamment des terminaux multimodes associant un clavier et un écran, ou l adaptation du vocal sur des PDA (Personnal Digital Assistant), et la multiplication des fonctions du terminal (lecture de codes-barres) afin de réduire le nombre de terminaux sur l entrepôt et d optimiser leur usage. En plus des terminaux il faut considérer l acquisition des logiciels liés à cette technologie. Des modules vocaux sont disponibles dans les WMS. La mise en œuvre de systèmes vocaux n est pas sans influence sur le travail et le bien-être des opérateurs. L augmentation des commandes traitées et donc de la manutention, le port du casque, la diminution de l attention par rapport à l environnement extérieur, un certain appauvrissement des tâches, induisent une modification des relations de travail et un sentiment de déshumanisation. Une réflexion autour de la prévention de ces risques est donc recommandée. 5 L utilisation de systèmes vocaux améliore la productivité (gain de 5 à 20%) et entraîne une hausse de la qualité (jusqu à 99,9%) avec un retour sur investissement très court (12-18 mois). (Source : SUPPLY CHAIN MAGAZINE - juillet/ aout 2008) 5. Fiche pratique de sécurité ED 135 Préparation de commandes guidée par reconnaissance vocale INRS. www.inrs.fr 47

4 - NTIC : une évolution des usages au quotidien AVL (Automatic Vehicle Location) / LAV (Systèmes de localisation automatique de véhicules) Les systèmes de localisation automatique de véhicules sont des solutions d informatique embarquées permettant de suivre en temps réel des flottes de véhicules et d échanger une multitude de données entre le conducteur et l entreprise de transport. Les briques de bases d un tel système sont : un module de localisation installé dans le véhicule ou intégré à l ordinateur de bord, et basé sur un système de positionnement par satellites (GPS étant le système américain le plus utilisé, Galileo étant le système européen en cours de développement). Ce module s interface avec d autres systèmes de détection ou d alarmes complétant l information avec des données sur le véhicule et sa marchandise (température de la remorque, vitesse du véhicule, consommation, temps d arrêt etc.) ; un logiciel de pistage permettant d utiliser les données GPS pour visualiser les véhicules sur des cartes géographiques. Ces logiciels peuvent être accessibles via des portails internet ; un système de communication sans fil (GSM, GPRS, Wifi ou satellite) permettant les échanges entre le module de localisation et le logiciel de pistage. Il existe différentes solutions clés en main offrant une prestation globale incluant l installation, la location ou la vente du matériel, les coûts de communication, l accès au portail logiciel, l assistance technique et la formation. Les constructeurs de poids-lourds proposent également leurs propres solutions, qui ne sont pas adaptées à des flottes hétérogènes de véhicules. Cependant, il est possible de créer son système en achetant le matériel de localisation, en prenant un forfait avec un opérateur et de l interfacer avec un système de gestion. Les bénéfices engendrés par l utilisation d un LAV sont : l optimisation des itinéraires et la réactivité face aux aléas du trafic ; l amélioration du service à la clientèle par une information en temps réel des livraisons et la localisation des marchandises ; un meilleur pilotage de son activité (suivi des véhicules, des parcours, des missions) et d augmenter le nombre de collectes de marchandises ; une réduction des charges opérationnelles, de l usure prématurée des véhicules, de la surconsommation de carburant ; une augmentation du confort et de la sécurité du chauffeur (avec la possible contrepartie de se sentir «pisté») ; une réduction des primes d assurance liée au contrôle et à la réduction de la vitesse. Ces systèmes de transport intelligents permettent aux utilisateurs de développer des applications spécifiques et traiter les données selon leurs propres critères. Les fonctionnalités offertes sont nombreuses et les principales sont : suivi des tournées et localisation des véhicules en temps réel ; envoi et réception des messages aux conducteurs ; analyse des données sociales (identité du chauffeur, périodes de travail et de repos ), aide à la navigation des chauffeurs ; analyse des données techniques du camion (consommation, vitesse, régime moteur ), gestion de la flotte (planification de l entretien des véhicules) ; traçabilité des unités logistiques (palettes, colis) ; gestion des frais de péage d autoroute, de carburant consommé, le kilométrage parcouru, calcul émissions CO2 ; protection antivol ; intégration des données produites par le LAV aux données financières permettant de produire des rapports de profits et pertes et des tarifs de transport. 48 49

4 - NTIC : une évolution des usages au quotidien INTRANET L Intranet est un réseau sécurisé basé sur les mêmes protocoles qu internet qui permet de favoriser la diffusion d information sous format électronique aux collaborateurs de l entreprise et l accès aux applications composant le système d information. C est un vecteur de communication favorisant l échange et le partage d information et donnant accès à un ensemble de ressources de manière standardisée et sécurisée. L arrivée de l intranet modifie les façons de faire au sein de l entreprise. L accessibilité soit des informations ou des données des différentes applications via une interface Web facile d utilisation simplifie le travail de chaque employé et augmente sa réactivité. Les outils organisationnels de planification de réunion, de partage d agendas améliorent le travail de groupe. La communication est rendue plus efficace grâce à une information facilement publiable et personnalisable. La circulation des informations est optimisée en adaptant les solutions internet aux spécificités de l entreprise. Les principaux services pour les utilisateurs sont: le courrier électronique, la visioconférence, les forums de discussions, les listes de diffusion, le chat ; l annuaire du personnel, le partage des agendas ; le moteur de recherche ; la disponibilité et l échange de documents ; le partage des données de l entreprise ; le travail de groupe ; la gestion de la circulation des documents et du travail associé ; le portail vers internet. A ces fonctionnalités types, s ajoutent les volets intégrables à l intranet développés par les éditeurs de progiciels (ERP, ressources humaines, finances ). L intranet utilise les standards internet (serveur client, navigateur internet, serveurs web), et sa mise en œuvre peut être réalisée par le service informatique de l entreprise ou par un prestataire (fournisseur de services d applications (ASP-Application Service Provider). Peu coûteux, la réussite de l intranet dépend de l identification et la prise en compte des besoins de l entreprise et des utilisateurs. Figure 14 : http://www.inae.fr/ intranet-extranet.php 50 51

4 - NTIC : une évolution des usages au quotidien EXTRANET Basé sur le protocole de communication TCP/IP utilisé par internet, l extranet est une extension du réseau d entreprise accessible de l extérieur via une connexion sécurisée. Il permet, par la gestion des droits des profils et des membres, d autoriser des partenaires, des clients ou des collaborateurs (commerciaux, filiales ) à accéder à des informations confidentielles et à certaines ressources et applications informatiques. L extranet peut être synchronisé via des connecteurs (Web services) à des éléments du système d information de l entreprise. Ne nécessite pas l installation de logiciel chez les partenaires ; Sélection et contrôle de l accès des utilisateurs ; Echanges d information sécurisés ; Efficacité renforcée par la dématérialisation documentaire et l usage de formulaires électroniques (courrier, commande) et la réduction des erreurs de ressaisies ; Communication ciblée et personnalisée pour chaque client. L extranet est utilisé comme support pour structurer et organiser une collaboration pertinente avec les différents acteurs de l écosystème économique d une entreprise. L identification des utilisateurs du site ainsi que la création de groupes de droits et de niveaux de sécurité différents permet à l extranet de proposer une multitude de services personnalisés tels que : publication d informations sur l entreprise ; publication de spécifications techniques, de documentations réglementaires et légales ; visualisation par les partenaires d informations sur leurs commandes, sur les facturations, sur les données de gestion des stocks et de disponibilité des marchandises ; messagerie électronique interne à l extranet, visioconférence, chat, réseau social ; agenda, annuaire du personnel ; moteur de recherche ; etc. Figure 15 : www.inae.fr/intranet-extranet.php Suivant les compétences disponibles au sein de l entreprise, le développement et l hébergement de l extranet peuvent être réalisés en interne ou sous-traités à un fournisseur de services d applications (ASP-Application Service Provider). Lors du développement, il faudra prendre en compte les solutions techniques et réseaux, l extraction et l alimentation des données (ex : via des formulaires), le couplage avec le système d information de l entreprise (ERP, EDI, WMS, TMS, CRM etc ), l accès par internet via des terminaux spécifiques (ordinateur, tablettes, smartphones) et, évidemment, les besoins des utilisateurs. 52 53

4 - NTIC : une évolution des usages au quotidien 54 Valorisation des données de l entreprise La gestion numérique des activités génère une quantité exponentielle de données. L augmentation des capacités de stockage et l utilisation généralisée de l internet permettent de récupérer et de croiser ces données, qu elles soient internes (issues des logiciels utilisés) ou externes (EDI, Internet). Ces données sont sources de performance pour l entreprise : gain de productivité (pas de ressaisies), prises de décisions opérationnelles et stratégiques, avantage concurrentiel Des bonnes pratiques et des outils permettent de tirer avantage de ces données. Les bonnes pratiques : automatiser les échanges avec les clients et partenaires (cf. le chapitre EDI / EAI) ; récolte automatique des données provenant du SI (transports, entreposage, informatique embarquée, site Web, ) ; constitution d un catalogue (référentiel) de données fiable (Produits, Clients, Fournisseurs, ) ; constitution d un «entrepôt de données» permettant de facilement analyser les tendances et les indicateurs clés des activités ; création de tableaux de bord synthétiques permettant d avoir une vision globale des performances de l entreprise. Des outils d échange de données simples à mettre en œuvre et abordables sont maintenant disponibles sur le marché. Ils permettent d automatiser les tâches d échanges et de récolte des données. Les principales bases de données du marché sont capables d héberger un entrepôt de données : MySQL, SQL Server, Oracle, Il est recommandé d éviter les bases de données bureautiques telles qu Access s il y a de gros volumes de données et de grosses requêtes d analyse. Enfin, de nombreux outils de conception d indicateurs et de tableaux de bord permettent de représenter visuellement les indicateurs et de «naviguer» parmi les données. Il peut être intéressant de privilégier les outils Web et mobiles qui permettront de visualiser ces indicateurs depuis n importe où et sur n importe quel terminal. Profiter des données existant dans le système d information pour en tirer un avantage concurrentiel et optimiser les performances des activités ; Utiliser l historique des données pour simuler des scénarios et «prévoir» le futur. Les nouvelles tendances : Cloud et mobilité Quelles sont les grandes tendances observées qui auront un impact sur le système d information des entreprises et nos modes de travail de demain? Migration du SI vers le Cloud De plus en plus de briques du SI migrent petit à petit vers le Cloud (hébergement des applications à l extérieur de l entreprise et utilisation en mode locatif / abonnement). Cela commence avec les logiciels de gestion collaboratifs (messagerie, agendas, échange de documents,...). Mais de plus en plus de logiciels métier migrent également vers le Cloud (CRM, Comptabilité, Achats, WMS, TMS) Les avantages de ce mode d utilisation des logiciels sont multiples : pas d investissements nécessaires en infrastructure et en licences, frais de fonctionnement uniquement (abonnements) ; mise en service très rapide ; sécurité des données (les infrastructures d hébergement professionnelles sont bien plus sécurisées que des serveurs dans une entreprise dont ce n est pas le métier) ; accès depuis l extérieur de votre entreprise, si possible avec des terminaux mobiles (smartphones, tablettes). Des applications accessibles depuis les terminaux mobiles Les nouvelles applications Web disponibles sur le Cloud se doivent d être utilisables sur les terminaux mobiles (tablettes dans les entrepôts, smartphone ou terminal lors de la livraison, ). Une ergonomie spécifique à ces terminaux permet d être efficace malgré leur petite taille. Des applications collaboratives Les 2 tendances précédentes (applications disponibles sur le Web, et utilisables sur tous types de terminaux mobiles) permettent de rendre ces applications réellement collaboratives, à l échelle des processus de la Supply Chain ; des acteurs nombreux et éclatés géographiquement, ayant besoin de partager des informations sur tout le cycle des flux de marchandises, depuis la production ou l import des marchandises jusqu à la livraison finale dans les magasins ou chez les particuliers. Chaque acteur a la vision qui l intéresse : le donneur d ordre suit le flux de marchandises de bout en bout ; le transporteur voit le segment de transport qu il gère, qu il soit prestataire principal ou affrété ; le prestataire logistique, en fonction du rôle qu il tient auprès de son client, voit les flux entrer et sortir de son entrepôt, et éventuellement les transports associés ; le prestataire «Pilote Transports» voit l ensemble des transports qu il gère pour son client ; les magasins voient les marchandises arriver. 55

4 - NTIC : une évolution des usages au quotidien Chaque acteur a accès aux informations qui l intéresse : le donneur d ordres a une vision globale de sa Supply Chain ; le transporteur suit la marge brute de ses transports, le remplissage de ses camions, l optimisation des heures de conduite de ses conducteurs,... le prestataire logistique surveille son taux de service, le remplissage de l entrepôt,... le prestataire «Pilote Transports» compare et challenge les performances de transporteurs (taux de ponctualité,...) ; les magasins s assurent la ponctualité des livraisons ; les particuliers savent quand leur marchandise leur sera livrée. Annexes 56

Annexes Lexique Principales sources utilisées Français SPA (Système de Planification Avancée) LVA (Systèmes de localisation automatique de véhicules) Code à Barres GRC (Gestion de la Relation Client) IAE (Intégration d applications d entreprise) EDI (Echange de Données Informatisées) PGI (Progiciel de Gestion Intégré) EXTRANET GPS (Géolocalisation Par Satellite) INTRANET Ido (Internet des Objets) PLACE DE MARCHE Anglais APS (Advanced Planning and Scheduling) AVL (Automatic Vehicle Location) Bar Code CCS (Cargo Community System) CRM (Customer Relationship Management) EAI (Enterprise Application Integration) EDI (Electronic Data Interchange) ERP (Enterprise Resource Planning) EXTRANET GPS (Global Positioning System) INTRANET IoT (Internet of Things) MARKET PLACE NFC (Near Field Contact) www.logistique-1.com www.logismarket.fr www.polenationaldetracabilite.com www.petite-entreprise.net www.entreprise-erp.com www.journaldunet.com www.toutpourmanager.com www.futura-sciences.com www.radiorfid.com www.lomag-man.org www.tice.ac-versailles.fr seig.ensg.ign.fr www.techno-science.net www.logistiqueconseil.org lentreprise.lexpress.fr www.faq-supplychain.com www.guideinformatique.com www.logistiqueconseil.org www.easylink.com www.edibase.fr www.edoni.com www.gs1.fr www.commentcamarche.net www.wikipedia.org www.supplychainmagazine.fr transport-et-logistique.blogspot.fr www.solutionsinformatiques.fr www.faq-logistique.com www.cat-logistique.com www.acteos.com www.sage.fr www.piloter.org www.applus.fr www.6it.fr/ www.gyptis.fr www.aim2012.bem.edu/papiers/s54-3.pdf docinsa.insa-lyon.fr/polycop/download. php?id=155985&id2=1 www.supplychainmagazine.fr/ http://www.labosvj.fr http://www.science-et-vie.com IRF (Identification par Radio Fréquence) RFID (Radio Frequency Identification) SCE (Supply Chain Execution) SCEM (Supply Chain Event Management) GCL (Gestion de la Chaine Logistique) SCM (Supply Chain Management) SCP (Supply Chain Planning) GRF (Gestion de la Relation Fournisseur) SRM (Supplier Relationship Management) SGT (Système de Gestion des Transports) TMS (Transport Management System) WEB-EDI WEB-EDI SGE (Système de Gestion d Entrepôts) WMS (Warehouse Management System) 58 59

Publication réalisée grâce au soutien du FNADT LogisTIC : le B.A.-BA, guide publié par le Cluster Paca Logistique Décembre 2012 Directeur de la publication : Marc Reverchon (CPL) Rédacteur en chef : Isabelle Bardin (CPL) Secrétaire de rédaction : Dominique André (CPL) Ont contribué à ce numéro : Jean-François Henri (CPL), Jean-Marc Dupont (6IT), Gérald Kapski (Consultant) Mise en page : Jérémie Terris http://www.crea-terris.com Impression : Imprimerie Audry et Schaffer, 10 BD Paumont 13015 Marseille Cluster Paca Logistique Immeuble CMCI - 2, rue Henri Barbusse 13001 Marseille. Tél. 04 91 39 34 64 Courriel : contact@cluster-paca-logistique.com Site internet : www.cluster-paca-logistique.com