Comment optimiser la rentabilité des mandats par une utilisation intelligente des NEP?



Documents pareils
Evaluation des risques et procédures d audit en découlant

Septembre 2008 OUTIL PRATIQUE DE L INSTITUT FRANÇAIS DES EXPERTS-COMPTABLES ET DES COMMISSAIRES AUX COMPTES Copyright IFEC

DOSSIER MODÈLE D'AUDIT NAGR OSBL DU SECTEUR PRIVÉ TABLE DES MATIÈRES GÉNÉRALE PARTIE 1 NOTIONS THÉORIQUES PARTICULARITÉS POUR LES OSBL.

Le commissaire aux comptes et le premier exercice d un nouveau mandat

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 330 REPONSES DE L AUDITEUR AUX RISQUES EVALUES

EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE POUR APPRECIER LE RISQUE D AUDIT

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 330 PROCÉDURES A METTRE EN ŒUVRE PAR L'AUDITEUR EN FONCTION DE SON ÉVALUATION DES RISQUES

LES FONDAMENTAUX DE L AUDIT DES COMPTES CONSOLIDES

FONDATION QUÉBÉCOISE POUR LE PROGRÈS DE LA MÉDECINE INTERNE

Guide pour l utilisation des Normes Internationales d Audit dans l Audit des Petites et Moyennes Entreprises

MANUEL DES NORMES Audit légal et contractuel

CONCLUSIONS DE L'AUDIT ET RAPPORT

PROFESSIONNEL AUPRES DE L ENTITE

Norme ISA 330, Réponses de l auditeur à l évaluation des risques

Mise à jour juin Référentiel. normatif. des professionnels de l expertise comptable

LE NOUVEAU REFERENTIEL NORMATIF ET DEONTOLOGIQUE DU PROFESSIONNEL DE L EXPERTISE COMPTABLE

Contrôle interne et organisation comptable de l'entreprise

aux Comptes et Attestation

LES LE DDL : DES DE MISSIONS ACCE A SSIBLE CCE S SSIBLE A TOUS U! Dates

Normes professionnelles des experts-comptables : Et vous, où en êtes-vous?

Les DDL. Les Attestations. (Diligences Directement Liées) Grenoble jeudi 4 juin 2009 Valence mardi 9 juin 2009 Gap vendredi 10 juin 2009

CLUB SOCIAL DE LA SOCIÉTÉ DE L'ASSURANCE AUTOMOBILE DU QUÉBEC (C.S.S.A.A.Q.) INC. RAPPORT DE MISSION D'EXAMEN ET ÉTATS FINANCIERS 31 AOÛT 2012

République Islamique de Mauritanie

Fondation Québec Philanthrope (antérieurement Fondation communautaire du grand Québec)

PRESENTATION DU CADRE DE REFERENCE 2010 A LA COMMISSION DE DROIT COMPTABLE 12 Juillet 2010

TOURISME CHAUDIÈRE- APPALACHES

SOCIETE FRANCAISE EXXONMOBIL CHEMICAL S.C.A. Rapport du Président du Conseil de Surveillance

Annexe A de la norme 110

ESGIS AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER. SUPPORT DE COURS MASTER Mr WHANNOU SERGE

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES ANNUELS

LES CRÉANCES ET LES DETTES

Les nouvelles obligations en matière de transparence financière des Comités d Entreprise Loi du 5 mars 2014 :

ETATS FINANCIERS SEMESTRIELS. Données consolidées. Du 1 er Janvier 2014 au 30 Juin Page 1 sur 13

Fiche conseil n 16 Audit

IFAC Board. Prise de position définitive. Mars Norme internationale d audit (ISA)

A la suite de ce sinistre, l activité n a pas été interrompue, la SAS ayant pu poursuivre son activité sur un autre site.

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 260 COMMUNICATION DES QUESTIONS SOULEVÉES À L OCCASION DE L AUDIT AUX PERSONNES CONSTITUANT LE GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE

Chapitre IV. La certification des comptes

Norme ISA 510, Audit initial Soldes d ouverture

RAPPORT DE TRANSPARENCE

Sciences de Gestion Spécialité : GESTION ET FINANCE

Sommaire. BilanStat manuel de présentation et d utilisation Page 2

I. LES RAPPORTS DU COMMISSAIRE AUX COMPTES SUR LES COMPTES ANNUELS ET CONSOLIDÉS

Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie

FICHE TECHNIQUE N 12 INSTRUMENTS FINANCIERS A TERME ET EMPRUNTS EN MONNAIES ETRANGERES

NORME INTERNATIONAL D AUDIT 550 PARTIES LIEES

États financiers de INSTITUT CANADIEN POUR LA SÉCURITÉ DES PATIENTS

AUDIT FRANCE ASSOCIATION DEPARTEMENTALE DES FRANCAS DE L HERAULT. Association loi 1901 Siège social : 27 rue Lafeuillade MONTPELLIER

Sommaire détaillé. Partie 1-Lemandat du trésorier CE... 25

Norme ISA 200, Objectifs généraux de l auditeur indépendant et réalisation d un audit conforme aux Normes internationales d audit

TABLE DES MATIÈRES. I. La comptabilité : une invention ancienne toujours en évolution... 17

Nouvelle norme de révision: Contrôle du rapport de gestion sur les comptes annuels (ou consolidés)

LA MISSION D AUDIT LEGAL

NOTE DE PRESENTATION

COMPTABILITÉ APPROFONDIE. DCG - Session 2008 Corrigé indicatif DOSSIER 1 - IMMOBILISATIONS DÉCOMPOSÉES ET SUBVENTION D INVESTISSEMENT

ÉTUDE DROIT BANCAIRE ET FINANCIER

G U I D E P R A T I Q U E D ' A U D I T AIDE À LA MISE EN OEUVRE DU RÉFÉRENTIEL DE NORMES

Norme comptable internationale 21 Effets des variations des cours des monnaies étrangères

MODULE 7 - COMPTABILITÉ

LA SOCIÉTÉ D'ASSURANCE-DÉPÔTS DES CAISSES POPULAIRES

GROUPE BANQUE INTERNATIONALE ARABE DE TUNISIE BIAT

Décision du Haut Conseil du Commissariat aux Comptes

UE 4 Comptabilité et Audit. Le programme

LE BACCALAUREAT PROFESSIONNEL GESTION ADMINISTRATION Janvier 2012 Page 1

Norme internationale d information financière 1 Première application des Normes internationales d information financière

PREPARATION DES COMPTES ANNUELS. Contrôler et justifier le solde des comptes suivants :

LA SOCIÉTÉ D'ASSURANCE-DÉPÔTS DES CAISSES POPULAIRES

3.1. Eléments probants externes (7 juillet 1995)

Charte d audit du groupe Dexia

Rapport financier semestriel

1.2 Convocation des administrateurs Conformément à l article 17 des statuts, les administrateurs ont été convoqués par courrier.

Condition féminine Canada Déclaration de responsabilité de la direction englobant le contrôle interne en matière de rapports financiers

Audit interne. Audit interne

ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS DE FONDS MUTUELS

Journée des administrateurs des laboratoires CNRS INSIS

S.A RODRIGUEZ GROUP. Exercice

ANNEXE A LA CIRCULAIRE SUR LE CONTROLE INTERNE ET L AUDIT INTERNE TABLE DES MATIERES

Rapport de Transparence

214 COMPTABILITE ET AUDIT CORRIGE

Introduction Objectif et portée de la vérification Opinion de la Vérification interne... 3

Norme comptable internationale 33 Résultat par action

INSTRUCTION N RELATIVE A L'ORGANISATION DU CONTRÔLE INTERNE AU SEIN DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES

PROFESSION COMPTABLE ET FINANCEMENT EXPORT

DCG session 2009 UE10 Comptabilité approfondie Corrigé indicatif

AUTORITE DES NORMES COMPTABLES NOTE DE PRESENTATION DU REGLEMENT DE l ANC n DU 3 JUIN 2010

Imagine Canada États financiers

ARRETE n 1CM du 4 janvier 2001 relatif au plan comptable notarial de Polynésie française. (JOPF du 11 janvier 2001, n 2, p. 78)

THEORIE ET CAS PRATIQUES

DEMANDE D INFORMATION RFI (Request for information)

Chapitre 1 : Consolidation et image fidèle

3. NORMES RELATIVES A LA CERTIFICATION DES COMPTES ANNUELS CONSOLIDES

Comptabilité financière SAP ERP version ECC 6

UE4 COMPTABILITÉ ET AUDIT Corrigé indicatif -

CONTROLE GÉNÉRAL ÉCONOMIQUE ET FINANCIER

Lignes directrices à l intention des praticiens

UNADFI. 10, rue du Père Julien Dhuit PARIS. RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES Exercice clos le 31 décembre 2000

1. COMPOSITION ET CONDITIONS DE PREPARATION ET D ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL D ADMINISTRATION

LE CONTROLE DES COMPTES. Maîtrise du fonctionnement des comptes de tiers et des comptes de trésorerie. Modalités : TABLE DES MATIERES

asah alpha consulting Prog o ram a m m e e de d e fo f r o mat a i t on o n

Transcription:

Comment optimiser la rentabilité des mandats par une utilisation intelligente des NEP? 1

Objectifs Maitriser l approche de l analyse des risques d anomalie significative dans un environnement ultra simple. Adapter les procédures de contrôles en fonction des travaux d analyse des risques. Rédiger un programme de travail adaté. 2

Programme Introduction Partie 1 Analyse des risques Partie 2 Comment analyser la qualité du C.I.? Partie 3 Comment conclure sur le R.A.S.? Partie 4 Comment adapter les contrôles de substance? Partie 5 Comment déployer les procédures d audit? Partie 6 Cas pratique BIDON SAS. Conclusion 3

Tour de table 4

Pour la sérénité de notre travail n oubliez pas de rallumer vos téléphones à la fin de la séance 5

INTRODUCTION Principes applicables à l audit des comptes Code de commerce - Art. L823-9 : Les commissaires aux comptes certifient, en justifiant de leurs appréciations, que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la personne ou de l entité à la fin de cet exercice L audit vise à obtenir une assurance raisonnable sur les comptes 6

INTRODUCTION Principes applicables à l audit des comptes Il est indiqué dans les normes d exercice professionnel des commissaires aux comptes que : Le commissaire aux comptes fait preuve d esprit critique et tient compte du fait que certaines situations peuvent conduire à des anomalies significatives dans les comptes 7

INTRODUCTION Les 5 étapes de la démarche d audit Etape 1 : Acceptation et maintien de la mission Etape 2 : Identification et évaluation du risque d anomalies significatives (Prise de connaissance approfondie de l entité) Etape 3 : Conception et mise en œuvre des procédures d audit complémentaires (Orientation et planification de la mission) Etape 4 : Contrôles mis en place et évaluation des éléments collectés (Examen du contrôle interne et audit des comptes) Etape 5 : Synthèse de la mission et formulation de l opinion 8

Pack PE V3.0 9

Partie 1 Analyse des risques l environnement législatif et réglementaires Intérêt d une analyse des risques? Assertion / groupe de comptes Seuil de planification 10

Environnement réglementaire HIERARCHIE DES TEXTES APPLICABLES La 7ème directive européenne La loi française (code de commerce, code monétaire et financier, etc.) Le Plan comptable général, Les NEP (partie Arrêtés du code de commerce A.823-1 à 35), Le code de déontologie, Etc. Les bonnes pratiques du H3C La doctrine (ancien référentiel, les différents avis, etc.) 11

Intérêt d une analyse des risques? Il ne s agit pas d une option mais de la définition de notre démarche : NEP 200 9 : Le risque que le commissaire aux comptes exprime un opinion différente de celle qu il aurait émise s il avait identifié toutes les anomalies significatives s appelle le Risque d Audit Risque d Audit = Risque d Anomalies Significatives (R.A.S.) et Risque de Non Détection NEP 200 10 : R.A.S. = Risque Inhérent et Risque lié au Contrôle NEP 200 11 : Le Risque de Non Détection est propre à la mission d audit : il correspond au risque que le commissaire aux comptes ne parvienne pas à détecter une anomalie significative. NEP 200 12 : Le commissaire aux comptes réduit le Risque d Audit à un niveau suffisamment faible pour obtenir l assurance raisonnable. 12

Intérêt en PME / PE Aspect technique : permet de rechercher plus loin les R.A.S. en se posant d autres questions. Aspect politique : permet de valoriser la mission de certification en apportant un regard complémentaire et visible aux travaux des intervenants pour l assistance à l établissement des comptes. 13

La NEP 315 12 : La prise de connaissance de l entité permet au CAC de constituer un cadre de référence dans lequel il planifie son audit et exerce son jugement professionnel pour évaluer le R.A.S. dans les comptes et répondre à ce risque tout au long de son audit. 13 Le CAC prend connaissance : du secteur d activité, de son environnement réglementaire, des caractéristiques de l entité. des objectifs de l entité et des stratégies mises en œuvre pour les atteindre de la mesure et de l analyse des indicateurs de performance financière de l entité des éléments du contrôle interne pertinents pour l audit 14

La NEP 315 (suite) 15 : Lors de sa prise de connaissance le CAC identifie et évalue le R.A.S. au niveau des comptes pris dans leur ensemble; et au niveau des assertions (NEP 500), pour les catégories d opérations, les soldes de comptes et les informations fournies dans l annexe des comptes 16 : Le CAC évalue la conception et la mise en œuvre des contrôles de l entité lorsqu il estime : qu ils contribuent à prévenir le R.A.S. qu ils se rapportent à un risque inhérent élevé identifié qui requière une démarche d audit particulière. que les seuls éléments collectés à partir des contrôles de substance ne lui permettront pas de réduire le risque d audit à un niveau suffisamment faible 15

La NEP 330 4 : le CAC adapte son approche selon son évaluation du R.A.S. Adaptation de l équipe Intervention d un expert Supervision des travaux renforcée Introduction d un degré supplémentaire d imprévisibilité Révision du planning et/ou de la nature des procédures d audit. 5 : en réponse à son évaluation, le CAC met en œuvre les procédures d audit complémentaires à celles réalisées pour cette évaluation 9 : tests de procédures 18 : contrôles de substance (tests de détail, procédures analytiques, ) 21 : contrôles de substance indépendants de l évaluation du RAS 23 : évaluation du caractère suffisant et approprié des éléments collectés 16

La NEP 630 3 : Lors de la prise de connaissance de l entité et de son environnement, le CAC : analyse la nature et l étendue de la mission que l entité à confié à l EC ; apprécie dans quelle mesure il pourra s appuyer sur les travaux effectué par ce dernier 4 : Pour ce faire le CAC prend contact avec l EC pour s informer du contenu de sa mission et s il l estime nécessaire se fait communiquer les travaux réalisés 5 et 6 : Le CAC apprécie l utilité des travaux récupérés et détermine les procédures supplémentaires qui lui paraissent nécessaires pour obtenir les élément suffisants et appropriés recherchés, 7 : L expression du CAC ne mentionne pas l utilisation des travaux de l EC 17

Assertions pour les flux 18

Assertions pour les soldes Assertions Oui Non Soldes des comptes en fin de période (Bilan) Existence Droits et obligations Exhaustivité Evaluation et imputation Les actifs et les passifs existent L entité détient et contrôle les droits sur les actifs, et les dettes correspondent aux obligations de l'entité Tous les actifs et les passifs qui auraient dû être enregistrés l'ont bien été Les actifs et les passifs sont inscrits dans les comptes pour des montants appropriés et tous les ajustements résultant de leur évaluation ou imputation sont correctement enregistrés 19

Assertions sur l annexe Assertions Oui Non Présentation des comptes et informations fournies dans l annexe Réalité et droits et obligations Exhaustivité Présentation et intelligibilité Mesure et évaluation Les événements, les transactions et les autres éléments fournis se sont produits et se rapportent à l'entité Toutes les informations relatives à l'annexe des comptes requises par le référentiel comptable ont été fournies L'information financière est présentée et décrite de manière appropriée, et les informations données dans l'annexe des comptes sont clairement présentées Les informations financières et les autres informations sont données fidèlement et pour les bons montants 20

Les seuils (rappel) Le seuil de signification : montant au-delà duquel les décisions économiques ou le jugement fondé sur le comptes sont susceptibles d être influencé (NEP 450 05) Le seuil de planification : par définition inférieur au seuil de signification (NEP 450 07) Le seuil de remontée des ajustements : anomalies autres que celles manifestement insignifiantes (NEP 450 08) 21

Les seuils en PME / PE Selon la NEP 320 : Les seuils de planification ne relèvent pas seulement d un calcul arithmétique mais également du jugement ( 20) Pour déterminer s il est nécessaire de fixer un ou plusieurs seuils de planification, le CAC s appui sur sa connaissance du dossier (revue analytique, anomalies relevées les exercices antérieurs, environnement réglementaire spécifique, etc.) 22

En pratique Un seuil de signification globale suite à la procédure analytique initiale : 5 % des Capitaux propres, 0,5 % du C.A., 5 % du RCAI, etc. Un seuil de planification : 50 % du précédent seuil ou 75 % si environnement fiable et non complexe Un seuil de remontée des ajustement : 20 % du seuil de planification 23

Un ou plusieurs seuils? A déterminer selon le jugement : Existence ou non d opérations particulières Nombre d écritures / valeur unitaires des flux Activité spécifique (négoce, financière, promotion immobilière, épicerie, etc.) Aucune obligation spécifique 24

Les risques inhérents NEP 200 10 : Le risque inhérent correspond à la possibilité que sans tenir compte du contrôle interne qui pourrait exister dans l entité, une anomalie significative se produise dans les comptes. 2 composantes Probabilité Impact 25

Partie 2 Comment analyser la qualité du C.I.? La recherche des contrôles L analyse de leur pertinence Les tests 26

Quels contrôles? NEP 315 16 : Le commissaire aux comptes évalue la conception et la mise en œuvre des contrôles de l'entité lorsqu'il estime : qu'ils contribuent à prévenir le risque d'anomalies significatives dans les comptes, pris dans leur ensemble ou au niveau des assertions ; qu'ils se rapportent à un risque inhérent élevé identifié qui requiert une démarche d'audit particulière. Un tel risque est généralement lié à des opérations non courantes en raison de leur importance et de leur nature ou à des éléments sujets à interprétation, tels que les estimations comptables ; que les seuls éléments collectés à partir des contrôles de substance ne lui permettront pas de réduire le risque d'audit à un niveau suffisamment faible pour obtenir l'assurance recherchée. 27

Une méthode Au croisement des assertions et des groupes de comptes pour les comptes significatifs (seuils de planification) ou les flux non manifestement insignifiants, rechercher les risques inhérents, les évaluer (2 composantes), identifier les contrôles mis en place, évaluer leur pertinence, puis tester le contrôle pour conclure sur sa fiabilité. 28

Quels moyens? NEP 315 17 : L'évaluation par le commissaire aux comptes de la conception et de la mise en œuvre des contrôles de l'entité consiste à apprécier si un contrôle, seul ou en association avec d'autres, est théoriquement en mesure de prévenir, détecter ou corriger les anomalies significatives dans les comptes. 29

Quelles techniques? NEP 315 : 18. Pour prendre connaissance de l'entité et évaluer le risque d'anomalies significatives dans les comptes, le commissaire aux comptes collecte des informations en mettant en œuvre les techniques de contrôle suivantes : des demandes d'informations auprès de la direction et d'autres personnes au sein de l'entité, comme le personnel de production ou les auditeurs internes qui peuvent fournir au commissaire aux comptes des perspectives différentes pour l'identification des risques ; des procédures analytiques qui peuvent notamment permettre au commissaire aux comptes d'identifier des opérations ou des événements inhabituels ; et des observations physiques et des inspections qui peuvent notamment permettre au commissaire aux comptes de recueillir des informations sur l'entité mais également de corroborer celles recueillies auprès de la direction ou d'autres personnes au sein de l'entité. 19. Lorsque le commissaire aux comptes utilise les informations qu'il a recueillies au cours des exercices précédents, il met en œuvre des procédures visant à détecter les changements survenus depuis et susceptibles d'affecter la pertinence de ces informations. 30

Par exemple cycle paie Valeur des salaires et charges erronée : taux horaire, rémunérations variables, congés payés, intéressement, participation, indemnités de départ, taux de charges, bases de cotisations (Assertion Mesure des comptes de flux) Rémunération de la direction non conforme aux décisions collectives. (Assertion : Mesure des comptes de flux) Ne pas comptabiliser correctement les comptes de régularisation les charges à payer, CCA sociales (ou produits à recevoir et PCA) et les extournes de N-1 (Assertions : Séparation des comptes de flux et Evaluation & Imputation des comptes de soldes) Omission d'informations significatives, dont méthodes d'évaluation, engagements IFC et DIF, effectif, litige social encours (Assertions : Mesure et Exhaustivité de la présentation) Bulletins de paie incorrects pouvant entrainer des indemnités supplémentaires en cas de litige prud'homaux (Assertion : Réalité Droits & Obligation de la présentation) 31

Recherche des contrôles Valeur des salaires et charges erronée : les éléments de paie sont collectés et transmis à l Expert-Comptable par l assistante du Dirigeant. C est également elle qui prépare les virements et donne le bon à payer au Dirigeant. Contrôle non fiable. Rémunération de la direction non conforme aux décisions collectives : C est le Dirigeant qui décide de sa rémunération, les associés étant familial. Contrôle non fiable. Ne pas comptabiliser correctement les comptes de régularisation : Aucun travail de contrôle au sein de l entité. Contrôle non fiable. Omission d'informations significatives. Aucun travail de contrôle au sein de l entité. Contrôle non fiable. Bulletins de paie incorrects : Aucun travail de contrôle au sein de l entité. Contrôle non fiable. 32

Contrôles de l Expert-comptable Valeur des salaires et charges erronée : les éléments de paie sont traités par le cabinet. Contrôle pertinent. Rémunération de la direction non conforme aux décisions collectives : Pas de travaux effectués par l EC. Contrôle non fiable. Ne pas comptabiliser correctement les comptes de régularisation : Ce travail est effectué par l EC en complément des rapprochements annuels. Contrôle pertinent. Omission d'informations significatives. Ce travail est effectué par l EC en complément des rapprochements annuels. Contrôle pertinent. Bulletins de paie incorrects : Ce travail est effectué par l EC en complément des rapprochements annuels. Contrôle pertinent. 33

Mise en œuvre des tests Valeur des salaires et charges erronée : les éléments de paie sont traités par le cabinet : Échantillonnage à l intérim (1 bulletin par catégorie de salarié). Ne pas comptabiliser correctement les comptes de régularisation : Ce travail est effectué par l EC en complément des rapprochements annuels : Revue du dossier du confrère. Omission d'informations significatives. Ce travail est effectué par l EC en complément des rapprochements annuels : Revue du dossier du confrère. Bulletins de paie incorrects : Ce travail est effectué par l EC en complément des rapprochements annuels : Échantillonnage à l intérim (1 bulletin par catégorie de salarié). Rémunération de la direction non conforme aux décisions collectives : Pas de travaux effectués par l EC. Préconisation d un contrôle interne. 34

Partie 3 Comment conclure sur les R.A.S.? Mise en œuvre des tests Préparation des contrôles de substance 35

Les tests de procédures NEP 330 11 : 11. Pour être en mesure de conclure quant à l'efficacité ou non du contrôle mis en œuvre par l'entité, le commissaire aux comptes, en plus des demandes d'informations, utilise une ou plusieurs autres techniques de contrôle Les tests de procédures ne se limitent pas à des demandes d'informations 12. Plus le commissaire aux comptes s'appuie sur l'efficacité du contrôle interne dans l'évaluation du risque d'anomalies significatives, plus il étend les tests de procédures. 13. Lorsque le commissaire aux comptes collecte des éléments sur l'efficacité des contrôles de l'entité durant une période intermédiaire, il détermine les éléments complémentaires à collecter pour la période restant à couvrir jusqu'à la fin de l'exercice. 36

Les techniques de contrôle les procédures analytiques, l'observation physique, l'inspection, la ré-exécution de certains contrôles réalisés par l'entité la demande de confirmation directe des tiers 37

Fréquence des tests Possibilité de tester les procédures que tous les 3 ans sous conditions (NEP 330 14 à 17): 1. Pas de changement de la procédure testée antérieurement. 2. Le risque inhérent couvert par le contrôle n est pas élevé (donc forcément modéré). 38

Adaptation des programmes de travail Techniques de contrôle (NEP 500 10) : l'inspection des enregistrements ou des documents, qui consiste à examiner des enregistrements ou des documents, soit internes soit externes, sous forme papier, sous forme électronique ou autres supports ; l'inspection des actifs corporels, qui correspond à un contrôle physique des actifs corporels ; l'observation physique, qui consiste à examiner la façon dont une procédure est exécutée au sein de l'entité ; la demande d'information, qui peut être adressée à des personnes internes ou externes à l'entité ; la demande de confirmation des tiers, qui consiste à obtenir de la part d'un tiers une déclaration directement adressée au commissaire aux comptes concernant une ou plusieurs informations ; la vérification d'un calcul ; la ré-exécution de contrôles, qui porte sur des contrôles réalisés à l'origine par l'entité ; les procédures analytiques, qui consistent à apprécier des informations financières à partir : de leurs corrélations avec d'autres informations, issues ou non des comptes, ou avec des données antérieures, postérieures ou prévisionnelles de l'entité ou d'entités similaires ; et de l'analyse des variations significatives ou des tendances inattendues. 39

Environnement Risques Inhérent s Contrôles Internes Risques Cont rôles Risques non détect ion Environnement économique Risque inhérent Risque inhérent Risque contrôle Risque contrôle Risque d audit Environnement réglementaire Risque inhérent Risque inhérent Risque inhérent Risque contrôle Risque contrôle Risque contrôle Tests de procédures Procédures analytiques Particularités sectorielles Risque inhérent Risque inhérent Risque contrôle Risque contrôle Risque inhérent Risque contrôle Procédure analytique globale préalable Gouvernance et parties liées Risque inhérent Risque inhérent Risque inhérent Risque inhérent Risque contrôle Risque contrôle Risque contrôle Risque contrôle Evaluation du Risque d Anomalies Significatives RAS -Tests de détail -Inspections -Confirmations directes -Etc. Travaux de l E-C Réglementation Vérifications spécifiques Rapports du CAC 40

Sondages NEP 530 Sélection des éléments à contrôler Rien dans les Notes d information Une formation au catalogue CNCC NEP 530 7 : Un sondage donne à tous les éléments d une population une chance d être sélectionnés. Les techniques de sélection d échantillons dans le cadre de sondages peuvent être statistiques ou non statistiques. 41

Les méthodes de sondages Méthodes non statistiques Sélection d éléments spécifiques Utilisation d un échantillon «standard» Méthodes statistiques Méthode Random Méthode MUS Les sondages peuvent être utilisés par le CAC dans le cadre de revues de contrôle interne comme dans le cadre de tests de détail. Les modalités d application vont dépendre de l objectif du contrôle et du contexte. 42

Les méthodes non statistiques sont basées sur le jugement professionnel, elles consistent à constituer un échantillon sur une base subjective, faisant une large part à l expérience. sont adaptées lorsque le contexte impose de prendre en compte des critères de sélection bien identifiés (par exemple : la revue de procédure a permis de conclure que les transactions risquées concernent tel client, ou tel produit ). supposent une documentation de la démarche et des choix retenus. 43

Cheminement de l auditeur SUM Statistique Random Sondage Non statistique Eléments spécifiques Standard 44

Partie 4 Comment adapter les contrôles de substance? Tests de contrôle / Contrôles de substances Procédures analytiques / Tests de détail Supervision des travaux 45

Le temps des contrôles! Les procédures d'audit comprennent des tests de procédures, des contrôles de substance, ou une approche mixte utilisant à la fois des tests de procédures et des contrôles de substance Les tests de contrôles (ou tests de procédures) sont déployés lors de la prise de connaissance des C.I. face aux R.I. Les tests de détails sont déployés lors des contrôles de substance (sur les comptes). 46

Les procédure analytiques Quand les mettre en œuvre? 1. Lors du démarrage de la mission. 2. A l occasion des tests de procédures et des contrôles de substance. 3. Lors de la conclusion de la mission. En quoi consistent-elles : apprécient des informations financières à partir : de leurs corrélations avec d'autres informations, issues ou non des comptes, ou avec des données antérieures, postérieures ou prévisionnelles de l'entité ou d'entités similaires ; et de l'analyse des variations significatives ou des tendances inattendues. 47

Contrôles de substances Les tests de détail : contrôle d'un élément individuel faisant partie d'une catégorie d'opérations, d'un solde de compte ou d'une information fournie dans l'annexe. Les procédures analytiques Les inspections : technique de contrôle qui consiste à : examiner des enregistrements ou des documents, soit internes, soit externes, sous forme papier, sous forme électronique ou autres supports ; ou à procéder à un contrôle physique des actifs corporels Les demandes de confirmation des tiers 48

La supervision Essentiel dans la démarche! Consiste à confier à plusieurs personnes des contrôles selon les compétences. Puis à valider la réponse des travaux aux objectifs d audit (les assertions) Permet une meilleure prise de recul Impose une bonne communication à l équipe des informations sur le niveau de R.A.S.. LE PLAN DE MISSION = SUPPORT IDEAL 49

Comment l organiser? Définir les responsabilités de chaque membre de l équipe selon les compétences. Répartir les travaux au sein de l équipe en incluant les travaux de supervision. Planifier l audit et la restitution. Réunir l équipe à chaque information nouvelle nécessitant une modification de l approche. LE PLAN DE MISSION = SUPPORT IDEAL 50

Partie 5 Comment déployer les procédures? La documentation des travaux Les conclusions L opinion 51

La documentation Un principe : ce qui n est pas écrit n est pas fait. Consigner tout échange avec les tiers (prise de notes, compte rendu, etc.) Privilégier les supports écrits pour la restitution de nos travaux (L.823-16 et NEP 260 / 265) Limiter les sources de documentation à 3 supports : Plan de mission Programme de travail Synthèse de nos travaux et conclusion 52

Les conclusions Chaque contrôle poursuit un objectif et doit faire l objet d une conclusion au regard de l objectif (Cf. programme de travail). Chaque section auditée fait l objet d une conclusion sur les risques par assertion L opinion est construite sur la base des conclusions par section. 53

Opinion Une synthèse permet d apporter une conclusion à nos travaux et donc à formuler notre opinion. Il doit y avoir un lien facile à suivre depuis le plan de mission, le programme de travail et la conclusion. Attention au différents temps de l audit qui peuvent induire des contradictions. 54

Partie 6 Cas pratique BIDON SAS Analyse des RI sur les achats / Fournisseurs et stocks. Voir cas pratique sous fichier Excel 55

CONCLUSION L analyse des risques est obligatoire Pour rentabiliser les missions les étapes indispensables sont: - évaluation des risques selon les assertions - établissement du plan de mission : synthèse des risques - établissement du programme de travail : travaux en réponse à l analyse des risques - établissement de la synthèse : conclusion sur les travaux 56

Avez-vous des questions? 57

Merci pour votre attention! 58