ORIG OBSERVATOIRE DU RISQUE INFECTIEUX EN GERIATRIE Actualités dans la vaccination Antigrippale Pr B. de Wazières, Service de Gériatrie et de Médecine Interne C, CHU de Nîmes Université Montpellier I FACULTÉ de MÉDECINE Montpellier - Nîmes Qui est touché par la grippe? Une minorité de seniors touchée : moins de 15 % Un tiers des grippés ont moins de 15 ans 100% 90% 2% 8% 7% 6% 9% 13% 14% 12% 80% 70% 60% 50% 40% 45% 48% 73% 44% 49% 54% 53% 54% 65 ans et + 15-64 ans 0-14 ans 30% 20% 10% 46% 45% 25% 50% 42% 32% 33% 33% 0% Source : GROG 1992-93 1993-94 1994-95 * 1995-96 1996-97 1997-98 1998-99 1999-00 1
ORIG OBSERVATOIRE DU RISQUE INFECTIEUX EN GERIATRIE Grippe Virus et endothelium bronchique Facilitation de Staphylocoque Surinfection bacterienne pneumo/klebsielle. Université Montpellier I FACULTÉ de MÉDECINE Montpellier - Nîmes Staphylococcus & Virus ORIG OBSERVATOIRE DU RISQUE INFECTIEUX EN GERIATRIE Impact du virus sur le risque bactérien Trois mécanismes impliqués Altération de la barrière épithéliale pulmonaire Présentation de nouveau récepteurs bactériens sur les cellules épithéliales (augmentation de l adhérence des bactéries) Diminution de l immunité antibactérienne de l hôte Université Montpellier I FACULTÉ de MÉDECINE Montpellier - Nîmes 2
Staphylococcus & Virus Impact du virus sur le risque bactérien Altération de la barrière épithéliale pulmonaire dyskinésie ciliaire nécrose de l épithélium bronchique lésions alvéolaires Adherence of Streptococcus pneumoniae to A549 cells after incubation with virus Control Influenza * Influenza and oseltamivir * Influenza and rimantadine NA-deficient influenza RSV 0 % adherence 350 * P <.05 Modification des récepteurs de surface cellulaires 1-McCullers, J.A. and K.C. Bartmess, Effect of antiviral treatment on the outcome of secondary Bacterial pneumonia after influenza. J Infect Dis, 2004. 190p. 519-26. 3
INFECTIEUX EN GERIATRIE Pandémie grippale A(H1N1)2009 Depuis le début de l alerte, l épidémie de grippe A(H1N1)2009 s est étendue sur tous les continents en quelques semaines 24 avril 2009 : alerte de l OMS sur la survenue de cas humains de grippe A(H1N1)2009 confirmés virologiquement avec transmission inter humaine au Mexique et aux Etats-Unis 11 juin 2009 : l OMS décide le passage en phase 6 Pandémie grippale A(H1N1)2009 ORIG OBSERVATOIRE DU RISQUE Université Montpellier I FACULTÉ de MÉDECINE Montpellier - Nîmes 4
164 cas pour 100 000 habitants (soit 103 000 cas), au-dessus du seuil épidémique (84 pour 100 000) Personnes exposées au risque La maladie affecte principalement les sujets âgés de 5 à 50 ans. L incidence de l infection est la plus basse parmi les personnes âgées de 65 ans et plus 5
L évaluation de la létalité Les décès (numérateurs) sont beaucoup mieux documentés et comptés de manière plus exhaustive que les cas (dénominateurs), induisant une surestimation de la létalité l imputabilité d un décès à la grippe A(H1N1)2009 est très souvent difficile à établir. L évaluation de la létalité Létalité modérée, proche de celle de la grippe saisonnière. Mais la plupart des formes graves et des décès sont observés chez des sujets de moins de 60 ans. De plus environ un tiers des décès surviennent chez des sujets sans co-morbidité associée, les femmes enceintes constituant un groupe particulièrement à risque. 6
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vaccins prototype ( Mock-up pandémique vaccines) 8
Adjuvant MF-59 L intérêt de développer des vaccins grippaux avec adjuvant a été exacerbé par le développement des vaccins prépandémiques et pandémiques H5N1. Les adjuvants nouveaux, de type émulsion lipidique sont apparus comme des innovations majeures en : permettant une réponse immune, alors qu en leur absence la réponse immune ne permettait pas d envisager un effet protecteur ; permettant de réduire sensiblement les quantités d antigène nécessaires, et par la même, possibilité de produire plus de doses de vaccins ; procurant une immunité croisée face à des souches mutées. Adjuvant MF-59: squalène Gripgard R :plus de 27 millions de sujets vaccinés dans le monde et n a pas entrainé d effets adverses Mais pas de données suffisantes concernant leur utilisation chez des sujets dont le système immunitaire est immature (jeunes enfants) ou modifié (femmes enceintes, immunodéprimés) Donc 800 000 doses de vaccins contre le virus A(H1N1)v non adjuvé sont prévus mi-octobre 9
Ordre de priorité pour la vaccination de la population française Pour le vaccin dirigé contre le virus A(H1N1)v Il est recommandé de vacciner : En priorité, les personnels de santé, médicosociaux et de secours, en commençant par ceux qui sont amenés à être en contact fréquent et étroit avec des malades grippés ou porteurs de facteurs de risque. 10
vaccins ne contenant pas d adjuvant pour les enfants âgés de 6 mois à 23 mois, les femmes enceintes, pour les sujets porteurs de maladies de système ou d une immunodépression associée à une affection sévère susceptible d être réactivée par un vaccin contenant un adjuvant (transplantations allogéniques d organes solides ou de cellules souches) Schéma vaccinal deux doses (?) espacées de 21 jours organisée dans des centres dédiés car flacon de 10 doses 11
By day 21 after vaccination, antibody titers of 1:40 or more were observed in 116 of 120 subjects (96.7%) who received the 15-μg dose Objectifs de couverture vaccinale grippe OMS (2003) Augmenter la couverture vaccinale dans toutes les populations à risque, incluant les personnes âgées et les personnes avec maladies sousjacentes, avec l objectif d atteindre un taux de vaccination chez les personnes âgées d au moins 50% en 2006 et de 75% en 2010. Loi de santé publique (2004) Atteindre un taux de couverture vaccinale d au moins 75% dans tous les groupes à risque : personnes souffrant actuellement d une ALD (actuellement 50%), professionnels de santé (actuellement 21%), personnes âgées de 65ans et plus d ici à 2008. WHA56.19 28 May 2003 http://www.sante.gouv.fr/cdrom_lpsp/pdf/lsp_806_du_9_aout_2004.pdf 12
Des disparités au sein des professionnels de santé Médecins 7,7 % Taux de vaccination = 53,6 % 53 services 2 485 soignants Taux de vaccination = 23,4 % Infirmières 25,7 % Taux de vaccination = 26,9 % Aide Soignante 42,1 % Taux de vaccination = 16,9 % Source : Etude VESTA (ORIG) Q4 2005 Influenza and pneumococcal vaccine coverages in geriatric health care settings in france. Gavazzi G, de Wazieres B, Lejeune B, Rothan-Tondeur M. Gerontology. 2007;53(6):382-7. Le taux de couverture vaccinale des professionnels de santé est très bas 2007/8 couverture vaccinale grippe (%) 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 Objectif OMS 2010 personnes âgées = 75% 29 28 28 26 24 23 22 21 20 17 9 0 UK Czech Republic Portugal Spain France Germany Austria Finland Ireland Italy Poland Courtesy of Prof. Dr. Thomas Szucs 13
2008-2009 2009 : L environnement de la vaccination a changé: un accès simplifié au vaccin Avant 2008/2009 Primo-vaccination Vaccination récurrente BPEC MG Pharmacien MG / infirmier A partir de 2008/2009 Vaccination récurrente BPEC Pharmacien MG / infirmier MG Vaccination anti-pneumococcique chez les sujets de plus de 65 ans 14
Le Vaccin Pneumo 23 Le vaccin pneumococcique 23 valences contient des polyosides capsulaires purifiés dérivés de 23 sérotypes de S. pneumoniae (1) 1, 2, 3, 4, 5, 6B, 7F, 8, 9N, 9V, 10A, 11A, 12F, 14, 15B, 17F, 18C, 19A, 19F, 20, 22F, 23F, 33F Couverture en sérotype (2) 85 à 90 % des sérotypes responsables d infections pneumococciques invasives Le vaccin inclut les principaux sérotypes ayant présenté une résistance aux antibiotiques Vaccination: 1 dose Revaccination tous les 3 à 5 ans 1. CDC, MMWR, 1989 2. Fedson D, Musher, Vaccines 1994 et Geslin et al, Méd Mal Infect 1992 Indications vaccinales en France AMM - Vidal 2008 Prévention des infections à pneumocoque, en particulier des pneumonies, chez les sujets à risque, à partir de l âge de 2 ans : Sujet 65 ans, particulièrement personnes âgées vivant en institution Sujet immunocompétent fragilisé ou susceptible d être fréquemment hospitalisé : diabète, bronchite chronique, insuffisance respiratoire, cardiaque, terrain alcoolotabagique Sujet splénectomisé, drépanocytaire, syndrome néphrotique 15
COQUELUCHE L utilisation du vaccin acellulaire a transformé la tolérance de ce vaccin. Le gériatre est parfois confronté à des petites épidémies de coqueluche dans les institutions. Chez l adulte et la personne âgée, il s agit d une maladie très asthéniante (la toux pouvant durer plusieurs mois) et potentiellement mortelle chez la personne âgée (décompensation, AVC ) Nous ne disposons pas à l heure actuelle de vaccin isolé contre la coqueluche, il est donc conseillé d effectuer des rappels avec le vaccin tétanos-diphtérie-coqueluchepolio si la personne n a jamais été vaccinée. Conclusion Nouveau virus pandémique Potentiellement préoccupant pour les 20/50ans Le vaccin sera disponible peut être après la vague épidémique Tolérance de l adjuvant connue et validée sur plusieurs millions de patient (cervarix et gripgard) 16