CAHIER DU PARTICIPANT &ASSTSAS

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1 CAHIER DU PARTICIPANT &ASSTSAS O b j e c t i f p r é v e n t i o n

2 I SANTÉCOM Mission et rôle L'Association pour la santé et la sécurité du travail, secteur affaires sociales (ASSTSAS) L'ASSTSAS a la mission de «promouvoir, développer et mettre en œuvre des actions de prévention visant l'identification et l'élimination à la source des dangers pour la santé, la sécurité et l'intégrité physique et psychologique du personnel du secteur de la santé et des services sociaux, tout en visant l'efficience des processus de travail». Son rôle consiste à développer et à offrir des services en consultation et assistance technique, en formation et information ainsi qu'en recherche eî développement. Structure paritaire et source de financement L'ASSTSAS, organisme à but non lucratif, est gérée par une assemblée générale et un conseil d'administration composés à parts égales de représentants des associations syndicales et patronales du secteur. Son financement provient principalement des cotisations perçues auprès de tous les employeurs du secteur de la santé eî des services sociaux.

3 «L'ERGONOMIE DU TRAVAIL AVEC ÉCRAN DE VISUALISATION» CAHIER DU PARTICIPANT ^^OEDOCUMLMAm mokisèal ASSTSAS

4 La réalisation de cette session a été rendue possible grâce à la collaboration des personnes suivantes : Direction : Gilles Le Beau Recherche et rédaction : Geneviève Baril-Gingras Collaborateurs : Marie-Andrée Beaupré Christiane Gambin Rafat Massad Rose-Ange Proteau Guy Bertrand Élise Ledoux Pierre Poulin Jocelyn Villeneuve Comité de lecture Membres du conseil d'administration de l'asstsas Gaétan Forget Michel Gignac Mariette Labrecque Jocelyne Paquette Guy Patenaude Haï Pham-Huy Révision linguistique et suivi d'édition : Bureautique : Impression : Micheline Choinière Reina Ouimet Jacqueline Bouchard Logidec Le contenu de ce guide a été soumis au comité institutionnel du conseil d'administration de l'asstsas, lequel l'a approuvé unanimement le 13 novembre Association pour la santé et la sécurité du travail, secteur affaires sociales 5100, rue Sherbrooke Est, bureau 950 Montréal (Québec) HIV 3R9 Téléphone : (514) Télécopieur : (514) Internet : Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec (4 e trimestre 1997) Bibliothèque nationale du Canada (4 e trimestre 1997) ISBN: ASSTSAS code : C

5 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Les renseignements que ce document contient ne sont pas exhaustifs. De même, ils ne constituent en aucun cas une interprétation juridique des règlements et de la loi. Votre association sectorielle, l'asstsas, ne garantit aucunement que les accidents du travail, les maladies professionnelles et les dangers en ces matières seront nécessairement éliminés par l'information procurée par ce document ou par l'observance des mesures préventives qu'il suggère. Il y a des circonstances de lieu et de temps, de même que des conditions générales ou spécifiques qui peuvent favoriser, diminuer ou éliminer la pertinence des informations transmises ou l'efficacité de l'information dispensée. C'est pourquoi les associations membres de l'asstsas, ses délégués, ses administrateurs, ses dirigeants et les membres de son personnel déclarent ici formellement n'assumer aucune responsabilité pouvant découler de ce document et des mesures qu'il préconise. Le lecteur voudra bien comprendre, en lisant ce document, qu'une expression comme «travailleurs» inclut les deux genres grammaticaux et les deux réalités, les travailleurs et les travailleuses, à moins que le contexte ne l'interdise. Le genre masculin que nous utilisons dans ce document ne vise qu'à alléger la lecture du texte. Tous droits de reproduction, d'adaptation intégrale ou partielle sont strictement réservés par l'asstsas et protégés par la Loi du droit d'auteur. Une autorisation écrite de l'asstsas doit être obtenue pour reproduire ou adapter le présent document. 4 ASSTSAS i

6 -ANNEXES L'ergonomie du travail avec écran de visualisation TABLE DES MATIERES 1. OBJECTIFS 7 2. CONTENU ET DÉROULEMENT 9 3. QUELS SONT LES EFFETS SUR LA SANTÉ DU TRAVAIL AVEC ÉCRAN UNE APPROCHE GLOBALE DE PRÉVENTION POUR LE TRAVAIL AVEC ÉCRAN La personne La tâche L'organisation du travail et du temps L'espace de travail L'environnement visuel et l'éclairage LES CARACTÉRISTIQUES DU MOBILIER 5.1 Le siège La surface de travail La tablette porte-clavier Les caractéristiques du matériel informatique 26 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 29 ANNEXES DIAGNOSTIC ERGONOMIQUE D'UN POSTE DE TRAVAIL AVEC ÉCRAN 33 QUELLE EST L'AMPLEUR DES PROBLÈMES MUSCULO-SQUELETTIQUES ASSOCIÉS AU TRAVAIL AVEC ÉCRAN DE VISUALISATION. 35 QUESTIONNAIRE SUR LES SYMPTÔMES DE DOULEUR ET D'INCONFORT RELIÉS AU TRAVAIL AVEC ÉCRAN DE VISUALISATION 41 ARTICLES D'OBJECTIF PRÉVENTION 45 ASSTSAS 5

7 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation 1. Objectifs Au terme de la formation, les participants seront en mesure : de situer globalement les enjeux de l'implantation des postes à écran par rapport à la santé et à la sécurité du travail ; d'appliquer une approche globale à l'analyse des situations de travail où sont utilisés les écrans ; de faire une première identification des contraintes présentes dans la situation de travail avec écran et, si nécessaire, de proposer des modifications en vue d'améliorer le confort postural et visuel. ASSTSAS 7

8 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation 2. Contenu et déroulement Introduction Les enjeux de l'implantation des écrans pour la santé et la sécurité du travail Une approche globale pour le travail avec écran - La personne - La tâche - L'organisation du travail et du temps - L'espace de travail, l'environnement visuel et l'éclairage Pause-santé - Les caractéristiques du matériel informatique, l'équipement et le mobilier - L'aménagement des surfaces de travail Présentation de cas Période de questions Évaluation de la session ASSTSAS 9

9 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation 3. Quels sont les effets sur la santé du travail avec écran? L'implantation de l'informatique a suscité des inquiétudes de toutes sortes. Nombre d'entre elles se sont révélées non fondées, cependant certaines ont été confirmées. Les études scientifiques récentes sur le sujet permettent de faire le point *. Quels sont les effets sur la grossesse? Les rayonnements ionisants sont inférieurs à la limite d'exposition tolérée. Dans l'état actuel des connaissances, les très basses et extrêmement basses fréquences émises par les écrans cathodiques ne seraient pas dangereuses. Les études épidémiologiques ne confirment pas l'hypothèse d'un effet nocif des rayonnements des écrans sur la grossesse. Quels sont les effets sur la peau? H n'y a pas de relation causale entre travail avec écran et affections cutanées, mais plutôt avec une combinaison des facteurs suivants : le stress ; le faible taux d'humidité ; une sensibilité individuelle aux particules dans l'air. Quels sont les effets sur la vision? Pas de relation causale avec la cataracte ; pas d'effet sur l'acuité visuelle, l'accommodation et la convergence ; des modifications temporaires des fonctions visuelles ; un inconfort visuel fréquent. ASSTSAS 11

10 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Quels sont les effets sur le système musculo-squelettique? Les problèmes musculo-squelettiques vont de l'inconfort aux lésions en passant par la douleur. La prévalence est très variable d'une étude à l'autre. Les problèmes se retrouvent surtout à la nuque, aux épaules, au bas du dos, au poignet et à la main. Ils sont surtout liés à l'aménagement du poste et à l'organisation du travail. Quels sont les effets sur le stress? Les effets de l'informatisation sur le stress sont liés à l'interaction de facteurs : technologiques ; environnementaux ; organisationnels ; psychosociaux. Sources principales : CAIL, F. et R. FLORU, Travail sur écran de visualisation et santé, Revue bibliographique, ENRS, Cahiers de notes documentaires, n 152,3 e trimestre 1993, p CAIL, F., 4 e Conférence internationale sur le travail sur écran de visualisation, Milan (Italie), 2-5 octobre 1994, Cahier de notes documentaires, n 157,4 e trimestre 1994, p ASSTSAS

11 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Les facteurs de risques de lésions musculo-squelettiques Une récente étude* identifiait les facteurs de risques de lésions musculo-squelettiques. Nombre de ces facteurs peuvent être présents dans le travail avec écran : ils sont indiqués par un crochet. Adéquation du poste, zone d'atteinte et vision Froid Vibrations Pression locale sur les tissus Postures inadéquates : - postures aux limites de l'amplitude articulaire V - postures où la gravité engendre une charge supplémentaire sur 1 ' articulation V - postures qui occasionnent des contraintes mécaniques sur les différents tissus V V V Charge musculo-squelettique - force - répétitivité V - durée V Charge statique Invariabilité de la tâche Exigences cognitives Facteurs organisationnels V V V V KUORINKA, I., L. FORCIER, M. HAGBERG et coll. Les lésions attribuables au travail répétitif, Ouvrage de référence sur les lésions musculo-squelettiques liées au travail, Éditions MultiMondes, 1995, 510 p. ASSTSAS 13

12 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation 4. Une approche globale de prévention pour le travail avec écran 4.1 la personne 4.2 la tâche 4.3 l'organisation du travail et du temps 4.4 l'espace de travail, l'environnement visuel et l'éclairage 4.5 les caractéristiques du matériel informatique, l'équipement et le mobilier 4.6 l'aménagement des surfaces de travail i l'activité des utilisatrices et utilisateurs les effets sur la santé ASSTSAS 15

13 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation 4.1 La personne Pour adapter le poste, il faut tenir compte : des caractéristiques anthropométriques de la ou des personnes qui utilisent l'écran ; de son acuité visuelle et du port de verres correcteurs (le travail avec écran révèle les problèmes visuels. Les verres pour voir de près doivent être adaptés à la hauteur de lecture à l'écran et aux autres tâches. Les yeux sont moins humidifiés, ce qui rend difficile le port de verres de contact) ; de son âge (apparition de la presbytie après 40 ans, besoin de plus d'éclairage à cause de 1'opacification du cristallin) ; de l'inconfort et des douleurs ressentis qui indiquent souvent ce qui n'est pas adapté ; de l'histoire de travail (les problèmes musculo-squelettiques se développent parfois sur de longues périodes, mais peuvent aussi apparaître très tôt) ; de la formation (sur la technique du clavier, sur l'utilisation des équipements, des logiciels, les ajustements possibles), dont l'insuffisance peut être source de stress ou d'inconfort. 16 ASSTSAS

14 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation 4.2 La tâche Les tâches avec écran peuvent se classer comme suit : consultation (ex. : personnel soignant, pour les rapports informatisés de laboratoire) ; saisie et consultation (ex. : magasinier, responsable des installations matérielles, plans de soins informatisés) ; traitement de texte (ex. : secrétaire, professionnel) ; conception (ex. : secrétaire, architecte, graphiste). Alternativement ou en même temps, on peut : répondre au téléphone ; accueillir des clients, etc. Ce sont, entre autres, les caractéristiques de la tâche qui déterminent : ce qu'on regarde (écran, documents saisis, documents de référence, clients...) ; - quand ; - pour combien de temps ; ce qu'on touche (clavier, souris, documents saisis, documents de référence, téléphone, dictaphone, écran tactile, etc.) ; - quand ; - à quelle fréquence ; - pour combien de temps. C'est aussi ce qui détermine ce qui sera critique dans l'aménagement, par exemple : la position de l'écran par rapport au client à l'accueil ; la nécessité d'un espace pour la souris ; l'importance de la qualité de l'affichage ; l'emplacement optimal du téléphone, etc. ASSTSAS 17

15 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation 4.3 L'organisation du travail et du temps La prévention par un meilleur aménagement a ses limites. On peut aussi agir sur plusieurs facteurs : la durée quotidienne du travail avec écran ; la variété et l'alternance des tâches ; la durée et la répartition des pauses : - elles sont plus efficaces si elles sont prises avant Y apparition de la fatigue ; - mieux vaut de courtes pauses fréquentes que de plus longues, une fois la fatigue apparue ; la formation ; - elle est essentielle lors de tout changement technologique ; - elle concerne : => les équipements ; => les logiciels ; => les principes d'aménagement et l'ajustement du mobilier*. *B ARIL-GINGRAS, Geneviève. «L'ergonomie et l'organisation du travail au bureau», Objectif prévention, vol. 17, n 2, 1994, p ASSTSAS

16 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Le choix des logiciels a un impact important sur l'organisation du travail* L'informatisation ne change pas que le support de l'information, elle change souvent la façon dont le travail est réalisé et organisé ; les résultats à atteindre demeurent ou sont modifiés, en quantité ou en qualité. La conception du logiciel ne devrait pas imposer une façon de faire différente si elle ne représente pas une amélioration du point de vue de l'utilisateur ; il devrait y avoir une cohérence entre les outils papier et le logiciel (ex. : ordre d'entrée des données, codification). Plusieurs caractéristiques des logiciels ont un impact important sur l'activité des utilisateurs et sur le niveau de stress : les messages d'erreur sont-ils explicites? A- t-on accès à de l'aide? A-t-on la possibilité de revenir en arrière en cas d'erreur? Quel est le temps de réponse? Etc. La formation sur l'utilisation des logiciels est un enjeu important quant à la performance et au stress. *TCO. Software checker, an aid to the critical examination of the ergonomie properties of software, version 2.0, mars BEAUFORT, P. «L'ergonomie dans les projets infonnatiques : intervenir à temps!» Travail et Santé, 11,1, p ASSTSAS 19

17 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation 4.4 L'espace de travail* Comme pour tous les postes, il faut tenir compte de : l'emplacement par rapport aux voies de circulation et aux sources de bruit ; l'espace requis pour circuler, y compris avec des charges, chariots à dossiers, etc. ; l'accès aux rangements : - hauteur pour accès et manutention debout-: entre 25 et 135 cm, idéalement autour de 89 cm ; - dégagement pour s'accroupir : 91 cm, en plus de l'espace nécessaire pour l'ouverture d'un classeur ; l'orientation du poste par rapport aux visiteurs et clients pour éviter les torsions et les flexions du tronc, le travail à la hauteur des épaules, etc. *B ARIL-GINGRAS, Geneviève. «Adapter l'environnement visuel et r éclairage pour le travail de bureau», Objectif prévention, vol. 17, n 1,1994, p ASSTSAS

18 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation 4.5 L'environnement visuel et l'éclairage* On cherche à éliminer les reflets et l'éblouissement et à permettre de regarder au loin : en plaçant l'écran en perpendiculaire à la fenêtre, entre les luminaires ; en utilisant les stores et rideaux et en privilégiant les finis mats ; en installant des diffuseurs pour éliminer les reflets ; en adaptant l'intensité de l'éclairage pour assurer un bon contraste (moins intense si l'écran est sombre) et selon les préférences des utilisateurs ; en utilisant une lampe d'appoint, au besoin. Le filtre antireflet pour écran est non recommandé pour réduire les problèmes de reflet. i *B ARIL-GINGRAS, Geneviève. «Adapter l'environnement visuel et l'éclairage pour,1e travail de bureau», Objectif prévention, vol. 17, n 1,1994, p ASSTSAS 21

19 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation 5. Les caractéristiques du mobilier 5.1 Le siège Les caractéristiques à rechercher sont : ajustement possible de la hauteur de l'assise en demeurant assis ; profondeur de l'assise ne causant pas de compression sous les cuisses ; ajustement de l'inclinaison de l'assise ; dossier offrant un bon support lombaire et assez haut pour supporter le haut du dos ; ajustement de la hauteur du dossier ; dossier accompagnant les mouvements du dos, inclinaison et tension ajustables ; ajustements simples et si possible indépendants les uns des autres ; base à cinq roulettes adaptées au recouvrement du sol ; recouvrement qui ne glisse pas et «respire», adapté à la tâche (ex. : laboratoire) ; les appuie-bras ne doivent pas empêcher de s'approcher de la surface de travail (ex. : appuie-bras courts), l'espacement entre chacun et la hauteur devraient s'ajuster ; coussinage ne s'affaissant pas trop pour entraîner une compression inégale sous les cuisses ; assise relativement plate (pas de formes prononcées qui ne sont pas adaptées à tous). ASSTSAS 23

20 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation 5.2 La surface de travail La hauteur standard de la table de 74 ou 76 cm offre un dégagement suffisant pour les genoux des plus grandes personnes, mais nécessite l'utilisation d'un repose-pied pour la plupart des femmes. Les tiroirs sous les surfaces où Ton s'assoit sont à éviter. La superficie requise est fonction de toutes les tâches réalisées, des documents et outils de travail nécessaires. La profondeur minimale, tablette porte-clavier comprise, est de 76 cm pour assurer une distance suffisante entre l'oeil et l'écran. Les postes en L et en U améliorent les zones d'atteinte. Les postes où l'écran est placé en coin sont intéressants pour certaines tâches, parce qu'ils permettent de le placer plus loin, d'appuyer les avant-bras sur la surface de travail et de placer des documents volumineux entre soi et l'écran. Pour ce qui est du choix et de l'ajustement des équipements et du mobilier ainsi que de l'aménagement des surfaces de travail, voir les articles suivants d'objectifprévention : Gambin, Christiane. «À la découverte des sièges de bureau...», Objectif prévention, vol. 16, n 3,1993, p Bertrand, Guy. «Un siège ergonomique, oui! Mais qu'en est-il du plan de travail?», Objectif prévention, vol. 16, n 4, 1993, p ASSTSAS

21 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation 5.3 La tablette porte-clavier L'idéal est que la surface pour le clavier et celle pour l'écran soient toutes deux ajustables indépendamment. La tablette doit être assez large pour recevoir la souris (environ 76 cm). Parce qu'elles éloignent de la table, les tablettes coulissantes sont adaptées à une utilisation peu fréquente : une surface servant à d'autres tâches et une utilisation de l'écran qui ne requiert pas de consulter des documents, de prendre des notes, etc. Les tablettes découpées dans la table ont l'avantage qu'il y a une surface de travail de chaque côté de la tablette. Les repose-poignets peuvent soulager les épaules, mais ne remplacent pas une tablette ajustable ; ils sont controversés parce qu'il peut y avoir de la friction sous le poignet; ils ne devraient pas être fixes. Comment ajuster la chaise et la tablette porte-clavier? Ajuster la hauteur du siège pour avoir les pieds bien appuyés, sans compression inconfortable sous les cuisses. Ajuster l'angle de l'assise, soit à l'horizontale, soit légèrement vers l'avant pour ouvrir l'angle entre le tronc et les cuisses. Ajuster la hauteur, l'inclinaison et la tension du dossier pour sentir un bon support au bas du dos (la courbure lombaire) et au haut du dos. Se placer devant la surface de travail fixe (le bureau par exemple) et ajuster la hauteur de la chaise selon son confort ; en général on cherche à ce que les coudes soient légèrement au-dessous de la table lorsque les bras sont relâchés. Utiliser un repose-pied au besoin pour garder les pieds bien appuyés. Se plaça: devant la tablette porte-clavier et ajuster sa hauteur pour avoir les épaules relâchées, les bras autour de la verticale et les avant-bras autour de l'horizontale, les poignets dans une position neutre (en ligne droite avec l'avantbras ou légèrement relevés). Ajuster l'angle du clavier pour éviter que le poignet soit en extension (la main vers le haut). ASSTSAS 25

22 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation 5.4 Les caractéristiques du matériel informatique Le clavier* Les claviers conventionnels, dont les touches sont en ligne droite, imposent une déviation cubitale du poignet et peuvent le placer en extension à cause de leur inclinaison. De nouveaux types de claviers, dont les touches sont groupées en deux blocs, sont encore à valider sur une large échelle ; une période d'adaptation est nécessaire ; la performance peut être réduite. Avec les claviers allongés, le bloc numérique et les touches de fonction ou les flèches de déplacement du curseur obligent à décentrer le clavier et éloignent la souris ; il est alors possible d'utiliser un clavier court, avec bloc numérique séparé, ou une plate-forme à souris qui se place au-dessus du bloc numérique, ou encore de plaça: la souris à gauche. La force et la course d'enfoncement des touches varient d'un clavier à l'autre, ce qui peut générer des problèmes musculo-squelettiques.** L'écran La fatigue visuelle peut être réduite si : - l'écran ressemble aux autres sources d'information visuelle (fond clair et caractères noirs) ; - la résolution et la fréquence de renouvellement de l'image sont bonnes ; - l'écran est traité contre les reflets ; - là luminosité de l'écran ne dépend pas de l'éclairage ambiant (comme sur certains écrans portatifs). Les écrans tactiles, avec ou sans crayon pointeur, exigent un aménagement particulier pour éviter les problèmes musculo-squelettiques associés au maintien du bras en élévation. * HEDGE, A. et J.R. POWERS. «Wrist postures while keaboarding: effects of a negative slope keyboard system and full motion forearm supports», Ergonomics, vol. 38, n 3, p Rapporté par : CAIL, F. INRS, 4 e Conférence internationale sur le travail sur écran de visualisation, Milan, 2-5 octobre ASSTSAS

23 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation La souris Son emploi augmente la productivité et réduit les erreurs. Elle impose des positions plus contraignantes et des problèmes musculo-squelettiques lui sont associés : - friction de la main ou du poignet ; - positions plus contraignantes des poignets et des épaules (liées à l'emplacement?) ; - travail statique de l'épaule ; - force exercée pour serrer la souris*. Elle doit pouvoir être placée à la même hauteur que le clavier, du côté qui convient à l'utilisateur, la tablette doit donc être assez large (environ 76 cm). On doit ajuster le ratio déplacement du curseur par rapport à celui de la souris. Un tapis à souris augmente la précision et facilite le déplacement de la souris ; la petite boule doit être nettoyée régulièrement (à sec, lorsque l'ordinateur est éteint). L'imprimante Les imprimantes à points sont bruyantes ; elles peuvent être placées dans un caisson insonorisant ou un endroit isolé. KARLQVIST, L., M. HAGBERG et K. SELIN. «Variation in upper limb posture and movement during word processing with and without mouse use», Ergonomics, vol. 37, n 7,1994, p ASSTSAS 27

24 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Les ordinateurs portatifs Le clavier est fixé à l'écran, ce qui impose un compromis difficile entre la lecture et l'utilisation du clavier : une option intéressante est de disposer, au bureau, d'un clavier et d'une souris (et idéalement d'un écran) indépendants qu'on peut brancher sur le portatif. La qualité de l'affichage est très variable avec les écrans à cristaux liquides (résolution, type de matrice (active ou passive)). Le contraste est parfois faible. Dans certains cas la luminosité de l'écran dépend de l'éclairage ambiant. L'affichage n'est visible que face à l'écran, d'où un problème pour travailler à plusieurs ou faire de la saisie. Les «bidules» dits «ergonomiques» Peu de ces gadgets sont validés avant diffusion : ils obéissent à des modes et ne contribuent pas toujours à résoudre le problème à la source. LE BORGNE, D. Valeur ergonomique des nouveaux équipements de bureautique : Bilan et critique à partir des expériences du praticien, PREMUS 95, Recueil des résumés, septembre 1995, p ASSTSAS

25 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Références bibliographiques ASSOCIATION CANADIENNE DE NORMALISATION. L'ergonomie au bureau, Norme nationale du Canada, (CAN/CSA-Z412-M89), Rexdale (Toronto), 1991, 121 p. ASSOCIATION PARITAIRE POUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL, SECTEUR ADMINISTRATION PROVINCIALE. Le travail à l'écran, un guide pour adapter votre poste, 1993, 59 p. CAIL, F. Présentation de Vinformation sur écran de visualisation, Revue bibliographique, INRS, Cahiers de notes documentaires, n 151, 2 e trimestre 1993, p (ND ) CAIL, F. et R. FLORU. Travail sur écran de visualisation et santé, Revue bibliographique, INRS, Cahiers de notes documentaires, n 152, 3 e trimestre 1993, p CAIL, F. et R. FLORU. Organisation temporelle du travail sur terminal d'ordinateur, INRS, Cahiers de notes documentaires, n 140,3 e trimestre 1990, p GRANDJEAN, E. Précis d'ergonomie, Paris, Éditions d'organisation, 1985,416 p. KUORINKA, I., L. FORCER, M. HABBERG et coll. Les lésions attribuables au travail répétifif, Ouvrage de référence sur les lésions musculo-squelettiques liées au travail, Éditions MultiMondes, 1995,510 p. NIOSH. Guide général de prévention pour le personnel des services de santé, version française de Guidelines for Protecting the Safety and Health of Health Care Workers, traduction par l'asstsas et commentaires sur la situation au Québec par Jean-Louis Bertrand, 1992, 681 p. PUTZ-ANDERSON, V. Cumulative trauma disorders - A manual for musculoskeletal diseases of the upper limbs, New-York, Taylor and Francis, 1988,151 p. Les articles de la chronique ergonomie d'objectif prévention renseignements pratiques : sont également une source de VILLENEUVE, J. «Ergonomie? Confort, sécurité et efficacité du travail», Objectif vol. 16, n 2, 1993, p prévention, GAMBIN, C. «À la découverte des sièges de bureau...», Objectif prévention, vol 16, n 3, 1993, p BERTRAND, G. «Un siège ergonomique, oui! Mais qu'en est-il du plan de travail?», Objectif prévention, vol 16, n 4, 1993, p BARIL-GINGRAS, G. «Adapter l'environnement visuel et l'éclairage pour le travail de bureau», Objectif prévention, vol. 17, n 1, 1994, p BARIL-GINGRAS, G. «L'ergonomie et l'organisation du travail au bureau», Objectif vol. 17, n 2, p prévention, LALEBERTÉ, L. et P. LEVALLOIS. «Les écrans cathodiques : exposition et risque à la santé», Objectif prévention, vol. 17, n 3, p ASSTSAS 29

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27 - ANNEXES L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Diagnostic ergonomique d'un poste de travail avec écran Les astreintes (zone de douleur, posture ou mouvement défavorable, fatigue visuelle, etc.) Les contraintes (les sources de problèmes, selon l'approche globale) Les recommandations ASSTSAS 33

28 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation ANNEXES - Cahier du participant Diagnostic ergonomique d'un poste de travail avec écran Les astreintes (zone de douleur, posture ou mouvement défavorable, fatigue visuelle, etc.) Les contraintes (les sources de problèmes, selon rapproche globale) Les recommandations 34 ASSTSAS

29 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Quelle est l'ampleur des problèmes musculo-squelettiques associés au travail avec écran de visualisation? (1) Geneviève Baril-Gingras, ASSTSAS Des écrans... partout! Le travail devant un écran n'est plus seulement le fait des programmeurs et des analystes en informatique, ni meirc de ceux et surtout de celles qui travaillent dans un bureau. On trouve maintenant des écrans dans les ateliers, les services de santé, chez les graphistes et à l'école primaire de nos enfants. Cette nouvelle technologie s'est répandue à une vitesse impressionnante, au fur et à mesure que ses applications se développaient. Les usages les plus courants sont certainement la saisie et la consultation de données ainsi que le traitement de texte. Les organismes publics, les hôpitaux et les entreprises conservent votre dossier comme travailleur, bénéficiaire, conducteur d'un véhicule automobile, contrevenant, contribuable ou client. Des centaines, sinon des milliers de personnes, surtout des femmes, saisissent ces informations, qu'elles leur arrivent par téléphone, sur un formulaire ou enregistrées sur dictaphone. D'autres travailleuses ou travailleurs vont les consulter à l'écran, les traiter, les imprimer, etc. Quant au traitement de texte, il est fréquemment effectué par une équipe de secrétaires à qui on distribue indifféremment les travaux de plusieurs rédacteurs (voir à ce sujet l'étude de Billette et coll., 1992). Mais pour d'autres, le traitement de texte est souvent une tâche parmi une multitude d'autres, ce qui les fait ressembler à Visnu, la divinité hindoue aux quatre bras... Enfin, bien des activités de conception se font aujourd'hui face à l'écran : dessin ou conception assisté par ordinateur, graphisme, travail sur plan, cartographie, etc. Nouveaux outils, nouvelles organisations du travail, nouveaux problèmes? L'arrivée des écrans, c'est à la fois celle de nouveaux outils, mais aussi de nouvelles façons d'organiser le travail. L'expérience récente est malheureusement remplie de cas où l'introduction d'une nouvelle technologie a provoqué des effets secondaires imprévus et parfois... indésirables, en particulier sur la santé des utilisatrices et utilisateurs. Une des craintes concernait les effets sur la grossesse des rayonnements électromagnétiques émis par les écrans ; bien que la plupart de ces craintes soient éliminées, il reste encore des questions sans réponse, sur lesquelles les études épidémiologiques ou en laboratoire se poursuivent ASSTSAS 35

30 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant toujours. Les utilisatrices et utilisateurs connaissent par ailleurs divers symptômes de fatigue visuelle, qui seraient cependant réversibles et sans effet à long terme sur l'acuité visuelle. On s'est aussi grandement préoccupé des conséquences du travail avec écran sur le stress et la santé mentale. En effet, l'introduction des écrans et les modifications subséquentes au contenu et à l'organisation du travail n'ont malheureusement pas toujours été accompagnées d'une formation appropriée. Quant aux problèmes musculo-squelettiques, ils ont pris des proportions parfois quasiépidémiques et demeurent toujours trop fréquents, bien qu'on sache mieux en reconnaître les sources. On pourrait poursuivre longtemps le tableau en parlant des dermatites, de l'impact sur les travailleuses et travailleurs vieillissants, etc. Un autre effet secondaire de l'informatisation du travail, plus positif celui-là, a été la production de centaines d'études scientifiques, répercutées par de nombreux congrès internationaux. Aussi, avec la contribution de celles et de ceux qui vivent tous les jours face aux écrans, on commence à voir un peu plus clair dans ce que sont et ce que ne sont pas les risques associés au travail avec écran et dans ce qui peut être fait pour les prévenir efficacement. Quels sont les problèmes musculo-squelettiques associés au travail avec écran? Lors d'études par questionnaire ou par entrevue, les utilisatrices et utilisateurs rapportent ressentir de l'inconfort et des douleurs à divers endroits et dans des proportions variables, soit au cou et au dos (Cakir et coll., 1980), mais aussi aux épaules, aux coudes et aux mains (Wolgast et coll., 1989). Une étude suédoise comparant les symptômes d'inconfort rapportés Hans un questionnaire et les résultats d'un examen physique a trouvé une forte correspondance entre les deux, soit 82 % pour les douleurs au cou, aux coudes et aux mains (Wolgast et coll, op. CiL). H est important de noter cependant que la terminologie et les critères diagnostiques ne semblent pas uniformes entre les pays, les auteurs et les professionnels de la santé. Les lésions musculo-squelettiques ayant été identifiées lors d'un examen médical sont le plus souvent le syndrome du tunnel ou canal carpien, (compression nerveuse touchant les poignets et les mains), le «tension neck» (au niveau du cou) et le syndrome du défilé thoracique («thoracic outlet syndrom», une compression de nerfs et de vaisseaux sanguins entre le cou et les épaules affectant également l'avant-bras) ( Putz-Anderson, 1988). Plusieurs études mentionnent également des tendinites (inflammation d'un tendon, qui attache le muscle à l'os), des ténosynovites (inflammation d'un tendon et de la gaine synoviale qui l'entoure, remplie d'un liquide réduisant la friction) et des bursites (inflammation de «coussins» protégeant également contre la friction) ; ces lésions peuvent affecter tant les bras que les épaules. Au niveau du coude, on retrouve l'épicondylite (irritation de l'attache des tendons au niveau du coude). 36 ASSTSAS

31 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Quelle est l'ampleur des problèmes liés au travail avec écran? Bammer (1989, a et b) a recensé plus de 75 études traitant des problèmes musculosquelettiques des travailleuses et travailleurs de bureau ; 75 % de ces études portaient sur des utilisatrices et utilisateurs d f écrans et 30 % de ces dernières les comparaient avec d'autres travailleuses et travailleurs de bureau. L'auteure rapporte que la prévalence des symptômes d'inconfort varie considérablement d'une étude à l'autre, mais toutes montrent que les problèmes sont communs. Ainsi, les études qui ont examiné les problèmes touchant différentes régions des membres supérieurs, définis de façon globale, tels le «repetitive strain injury» ou les «occupational cervicobrachial disorders» indiquent généralement qu'ils sont présents chez 10 à 29 % des personnes étudiées. Plus spécifiquement, de 5 à 39 % souffrent presque quotidiennement de douleurs au cou et jusqu'à 22 % de crampes dans les mains. Cependant, en général, moins de 5 % sont affectées par des problèmes plus sévères et plus spécifiques tels l'épicondylite et le syndrome du canal carpien. Ces problèmes sont-ils plus importants que dans le travail de bureau en général? Selon Bammer (op. cit.), les études comparatives montrent que les problèmes sont plus fréquents chez les utilisatrices et utilisateurs d'écrans. Cependant, ces différences ne sont pas significatives, ce qui s'expliquerait entre autres par la prévalence déjà élevée des symptômes chez celles et ceux qui ne travaillent pas à l'écran ainsi que par les variations entre les divers types d'utilisation de l'écran. ASSTSAS 37

32 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation (1) Références bibliographiques AB0RG, C., G. ARONSSON et M. DALLNER. Work organization and health aspects of work with VDU's, dans LUCZACK, H, A. CAKIR et G. CAKIR. (Editors), Work with display units 92, Elsevier science publishers B.V., 1993, p ASSOCIATION CANADIENNE DE NORMALISATION. L'ergonomie au bureau, Norme nationale du Canada, (CAN/CSA-Z412-M89), Rexdale (Toronto), 1991, 121 p. ASSOCIATION PARITAIRE POUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL, SECTEUR ADMINISTRATION PROVINCIALE. Le travail à l'écran, un guide pour adapter votre poste, 1993, 59 p. BAMMER, G. Work-related Neck and Upper Limb Disorders Associated with Office Work - Prevalence and Causes, University extension, The University of Western Australia, 1989a, 19 p. BAMMER, G. Review of current knowledge: musculoskeletal problems, dans IRSST, Deuxième conférence scientifique internationale, Le travail à l'écran de visualisation, recueil des résumés, Montréal, septembre 1989b, p. 158 BILLETTE, A., M. CARRIER, M. BERNIER et M. DE SÈVE. «Santé, contraintes et organisation du travail comme variation spécificatrice: le cas des secrétaires de traitement de textes», Le travail humain, tome 55, n 1, 1992, p BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL. «Santé et sécurité dans le travail sur écran de visualisation», Série Sécurité, hygiène et médecine du travail, n 61, 1990,54 p. CAIL, F. et R. FLORU. Organisation temporelle du travail sur terminal d'ordinateur, INRS, Cahiers de notes documentaires, n 140,3 e trimestre 1990, p CAKIR, A., DJ. HART et T.F.M. STUART. Les terminaux à écran, agencement - ergonomie - organisation, Éditions d'organisation, 1980, 292 p. GRANDJEAN, E., W. HUNTING et K. NISHIYAMA. «Preferred VDT workstation settings, body postures and physical impairments», Applied Ergonomics, vol. 15, n 2, 1984, p GRANDJEAN, E. Précis d'ergonomie, Paris, Éditions d'organisation, 1985,416 p. GREEN, R.A et C.A BRIGGS. «Effect of Overuse injury and the Importance of Training on the Use of Adjustable Workstations by Keyboard Operators», Journal of Occupational Medecine, vol. 31, n 6, 1989, p KROEMER, K.H.E. «Cumulative trauma disorders : Their recognition and ergonomics measures to avoid them», Applied Ergonomics, vol. 20, n 4, 1989, p ASSTSAS 39

33 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH ). Congressional testimony regarding health issues of video display terminal use : statement of J. Donald Millar, M.D., Director\ National Institute for Occupational Safety and Health, before the Subcomitteeon Health and Safety. Comittee on Education and labor, House of Representatives, May 15,1984. NIOSH policy statements. Cincinnati, OH : U.S. Département of Health and Human Services, Public Health Service, Center for Disease Control, National Institute for Occupationnal Safety and Health. NIOSH. Guide général de prévention pour le personnel des services de santé, version française de Guidelines for Protecting the Safety and Health of Health Care Woikers, traduction par l'asstsas et commentaires sur la situation au Québec par Jean-Louis Bertrand, 1992,681 p. PUTZ-ANDERSON, V. Cumulative trauma disorders - A manual for musculoskeletal diseases of the upper limbs, New-York, Taylor and Francis, 1988,151 p. STAMMERJOHN, L.W.JR., M.J. SMITH et B.G.F. COHEN. «Evaluation of Work Station Design Factors in VDT Operations», Human Factors, vol. 23, n 4,1981, p WOLGAST, E., U. BERGQVIST et B. NILSSON. Musculoskeletal problems among office workers, IRSST, Deuxième conférence scientifique internationale, Le travail à l'écran de visualisation, recueil des résumés, Montréal, septembre 1989, p ASSTSAS

34 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Questionnaire sur les symptômes de douleur et d f inconfort reliés au travail avec écran de visualisation Veuillez noter si vous ressentez des douleurs ou de l'inconfort que vous associez à votre travail dans les parties du corps suivantes. 1. Nuque? Non Oui 2. Épaule gauche? Non Oui 3. Épaule droite? Non Oui 4. Bras et avant-bras gauches? Non Oui 5. Bras et avant-bras droits? Non Oui 6. Haut du dos? Non Oui 7. Main et/ou poignet gauche? Non Oui 8. Main et/ou poignet droit? Non Oui 9. Bas du dos? Non Oui 10. Assise? Non Oui 11. Cuisses? Non Oui 12. Jambes? Non Oui 13. Chevilles? Non Oui Source : INRS, Les écrans de visualisation, Guide méthodologique pour le médecin du travail, Paris, 1989 Ressentez-vous de la fatigue visuelle que vous associez au travail devant un écran? Si oui, décrivez les symptômes. 41

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36 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation C H R O N I Q U E 8 R C O I U O M I E CHRISTIANS GAMBIN a s s t t a i À la découverte des sièges de bureau... CET ARTICLE EST LE PREMIER D'UNE SÉRIE DE TROIS SUR LE THÈME DU TRAVAIL BUREAUTIQUE. NOUS VERRONS A TRAVERS CETTE PREMIÈRE PARTIE QUEL TYPE DE SIÈGE CHOISIR LORS D'UN TRAVAIL SUR ÉCRAN DE VISUALISATION. EN EFFET, DES INTERROGATIONS PEUVENT EXISTER QUANT AU CHOIX D'UN SIÈGE ADÉQUAT ET CONFORME A CE TYPE D'ACTIVITÉ. LES ARTICLES SUIVANTS TRAITERONT DE L'AMÉ- NAGEMENT ET DE L'ÉCLAIRAGE AU POSTE DE TRAVAIL. Un nombre croissant de travailleurs utilisent la position assise au cours de leur journée de travail. Cette position présente des avantages indéniables tels qu'un meilleur confort, une capacité de travail accrue ainsi qu'une diminution de la fatigue. Le choix du siège est un des éléments indispensables pour acquérir le confort nécessaire à tous. Or, les critères de choix ne sont pas toujours rigoureux. En effet, ils sont bien souvent en lien direct avec la politique d'achat existant au sein de l'organisation, ce qui peut conduire à une décision ne convenant pas aux exigences morphologiques du travailleur ou à la tâche qui lui est attribuée. Notons également que le coût du siège, ou bien encore son esthétique, sont les principaux éléments qui vont déterminer le choix de l'acheteur. Cette situation peut engendrer des problèmes de santé tels que des maux de dos, des douleurs aux épaules, aux bras et aux avant-bras, ainsi qu'une mauvaise circulation sanguine... Pour parer ces contraintes, nous vous proposons une exploration des différents éléments devant être pris en considération afin que le choix d'un siège soit au mieux adapté aux besoins des utilisateurs. Débutons sans tarder avec les principales caractéristiques physiologiques générées par la position assise. 1. EXPLORATION DE NOTRE CORPS La position assise se distingue par la présence d'un appui supplémentaire constitué par l'assise du siège. Dans le cas d'une posture assise naturelle, le poids de notre corps est donc supporté par deux points d'appui soit; les pieds et l'ensemble fesses/cuisses, dans une proportion de 16 % et de 84%, la proportion étant modifiée en fonction de la posture adoptée. La position assise exige une contraction des muscles de la hanche, dont l'importance dépendra de la position choisie. Ainsi, si le travailleur a le tronc incliné vers l'arrière, ce sont les muscles fléchisseurs qui vont contrebalancer l'action du poids de son corps prenant appui sur l'assise. Dans le cas inverse, lorsque le tronc est incliné vers l'avant, les muscles extenseurs seront sollicités. L'activité de ces muscles sera amoindrie par l'utilisation d'un soutien lombaire et la possibilité d'acquérir un bon appui des membres inférieurs au sol. La position assise engendre également une mise en activité de la musculature du dos, variant selon la posture choisie, et pouvant être réduite au moyen de l'usage d'appui lombaire, accoudoirs et appuie-pieds. La courbure naturelle du dos sera modifiée par la rotation du bassin. La pression sur les disques intervertébraux est par le fait même accrue et une usure plus rapide est provoquée. Nous pouvons minimiser cette contrainte en ayant la possibilité d'incliner le dossier. FIGURE 1 : DIMENSIONS D'UN SIÈGE VU DE FACE - ACNOR A LONGUEUR DU DOSSIER 350 À 480 MM B* 450 MM C- LARGEUR MINIMUM DE L'ACCOUDOIR SO MM D - HAUTEUR MINIMUM DE L'ACCOUDOIR 200 MM E- HAUTEUR DU SIÈGE COMPRESSÉ 380 À 520 MM F- 400 À 450MM 39 OBJECTIF FKfit'EffTIOK AUTOMNE 1903 ASSTSAS 45

37 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant Enfin, notons que la circulation sanguine se faisant à l'intérieur des disques est entravée lors d'un travail en position assise. Il s'avère donc important de pouvoir changer de posture pour favoriser cet apport en substances nutritives. Nous avons traversé l'étape des effets physiologiques de la position assise. Compte tenu de ces données, nous réalisons que le siège doit répondre à certaines caractéristiques permettant d'obtenir une posture adéquate. Adopter une bonne posture consiste en la possibilité d'avoir un bon appui des pieds au sol, des angles au niveau des articulations intersegmentaires se situant aux alentours de 90 degrés et le dos dans la position la plus naturelle qu'il soit. 2. A LA RECHERCHE D'UN MODÈLE DE SIÈGE Adopter une bonne posture consiste en la possibilité d'avoir un bon appui des pieds au sol, des angles au niveau des articulations intersegmenta ires se situant aux alentours de 90 degrés et le dos dans la position la plus naturelle qu'il soit. Comme nous l'avons vu précédemment, être capable de varier sa posture de travail et d'adapter son siège en fonction de ces dimensions justifient l'importance d'avoir un siège ren- _ dant possibles et accessibles les différents ajustements. Pour ce faire, voyons les principaux critères (figure 1 et 2). L'ASSISE La hauteur de l'assise doit permettre au sujet d'avoir un angle de confort au niveau des genoux se situant aux alentours de 90 degrés. C'est pourquoi, le réglage de celle-ci doit se situer dans une plage de 38 à 52 cm, permettant ainsi d'avoir les pieds bien appuyés au sol ou sur un appuie-pied et de ne pas sentir de pressions désagréables sous les cuisses ou les genoux. La largeur minimale doit être d'au moins 45 cm afin de convenir à des personnes corpulentes. La profondeur recommandée se situe quant à elle entre 38 et 40 cm. II est important que l'assise ne soit pas trop profonde et que le rebord avant soit rembourré afin d'éviter les pressions douloureuses à l'arrière des genoux. Certains sièges fournissent une inclinaison de l'assise. Dans ce cas, elle ne doit jamais dépasser trois degrés vers l'avant et quatre degrés vers l'arrière. Ainsi, certaines personnes vont trouver plus agréable d'abaisser l'assise vers l'avant afin d'accroître la distance entre le tronc et les cuisses, favorisant le retour aux courbures naturelles du dos. Par contre, une inclinaison trop importante vers l'arrière peut gêner la circulation sanguine des jambes. Pour ce qui est de la forme, préférez une assise plane plutôt que trop moulée qui réduit les possibilités de variation de postures, indispensables pour le changement de pression au niveau des disques. Le choix du revêtement a aussi toute son importance. Un tissu plutôt que du cuir ou du vinyle est préconisé car il favorise l'aération et l'absorption de la transpiration. Enfin, un rembourrage trop dur (pouvant entraver la circulation sanguine), ou trop mou (nécessitant alors une contraction musculaire supplémentaire pour stabiliser la posture) est déconseillé. Il est souhaitable d'opter pour un rembourrage ferme, d'une épaisseur d'environ 2 à 3 cm. LE DOSSER Sa fonction principale est de fournir un appui à la région lombaire afin de minimiser l'activité musculaire du tronc. Pour ce faire, il est donc nécessaire que la partie de 10 à 20 cm se trouvant audessus de l'assise soit convexe et ajustable en hauteur. En ce qui a trait à la hauteur du dossier, elle ne doit pas entraver l'activité de l'utilisateur. Elle peut donc se trouver dans une plage allant de 38 à 53 cm pour une largeur d'environ 45 cm. Une inclinaison réglable est recommandée car elle permet de modifier la posture de travail et minimise la pression sur les disques intervertébraux. Cette inclinaison doit se situer dans une plage de 95 à 110 degrés. LES ACCOUDOIRS L'intérêt de siège muni d'accoudoirs réside dans le fait qu'ils favorisent les changements de posture, supportent les bras et contribuent à minimiser la charge octroyée à la colonne vertébrale. Ils constituent donc un avantage certain, mais il est essentiel qu'ils n'incommodent pas l'utilisateur, surtout si son activité requiert une certaine mobilité. De plus, ils doivent permettre de s'avancer suffisamment sous le plan de travail. Il existe à l'heure actuelle des appuiebras tronqués, moins nuisibles à la mobilité de la personne et qui assurent les fonctions de soutien et d'appui décrites précédemment. Des fournisseurs proposent de nouveaux modèles d'accoudoirs s'ajustant verticalement, voire même horizontalement, permettant ainsi de s'adapter aux dimensions des personnes et d'offrir la possibilité de changer de posture. LE PŒTEMENT Pour une sécurité accrue, le piètement à cinq branches est de mise, permettant ainsi d'obtenir une plus grande stabilité. La capacité de pouvoir pivoter de 360 sur son siège et d'installer des roulettes afin de se déplacer dans son espace de travail constituent des atouts supplémentaires. Ces dernières doivent être dures pour des surfaces de plancher souples telle que la moquette, et souples pour des surfaces de plancher dures. Cet élément, quoiqu'un peu banal à première vue, est pourtant fort important, car il peut entraîner des contraintes physiologiques supplémentaires. ( CONCLUSION Le siège constitue un élément déterminant du poste de travail. Comme l'ordinateur dans l'ère de la bureautique que nous vivons actuellement, il représente un équipement indispensable. Il s'avère donc primordial d'être en mesure de l'ajuster en fonction de ses besoins, de sa taille et de pouvoir changer de posture régulièrement, par exemple, en changeant l'inclinaison du dossier ou - en modifiant la hauteur de l'assise. Notons par le fait même qu'il n'y a pas une bonne posture de travail, confortable en tout temps, mais des postures qui conviendront davantage à chacun d'entre nous et qui peuvent s'appliquer si le siège le permet. Cest pourquoi, les ajustements des sièges et la facilité d'utilisation de ceux-ci sont des composantes essentielles pour que l'achat se transforme en un bon investissement. Par rapport aux critères que nous avons mentionnés, différents modèles existent qui peuvent satisfaire à ces exigences. Impliquer le travailleur dans le choix d'un modèle, tout en prenant^ en compte la tâche qui lui est attribuée, sera garant d'une plus grande qualité de vie en milieu de travail. AUTOMNE 1993 OBJECTIF PBÊVKNTIOh It 46 ASSTSAS

38 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation C H R O N I Q U E ' E R G O N O M I E GUY BERTRAND Un siège ergonomique, oui! Mais qu'en est-il du plan de travail? L'ARTICLE PRÉCÉDENT DE CETTE CHRONIQUE DÉFINISSAIT LE SIÈGE ADÉQUAT POUR LE TRAVAIL DE BUREAU. LE CONFORT QU'UN BON SIÈGE PROCURE PEUT CEPENDANT ÊTRE ANNULÉ PAR UN AMÉNAGEMENT DU PLAN DE TRAVAIL ET DE L'ÉQUIPEMENT NON ADAPTÉS A LA TACHE. NOUS PROPOSONS DANS CET ARTICLE UNE SÉRIE DE CONSEILS PRATIQUES AFIN DE MIEUX CHOI5IR LA TABLE DE TRAVAIL ET DE MIEUX DISPOSER L'ÉQUIPEMENT INFORMATIQUE ET LES AUTRES OUTILS DE TRAVAIL. nvant toute acquisition d'ameublement et d'accessoires, il importe de se poser quelques questions de base. D'abord, quel type d'équipement la table devrat-elle loger? La taille d'un écran, la présence d'une souris ou d'un lecteur de disque sont, entre autres, des caractéristiques importantes dont on doit tenir compte. D faut également s'interroger sur l'utilisation que l'on fera de cet équipement. Une tâche de saisie de données n'exige pas le même aménagement qu'une tâche de consultation. L'utilisation de documents ou d'autres outils de travail déterminera aussi le genre de table de travail II faut aussi savoir «qui» l'utilisera. Des différences et des préférences individuelles peuvent s'avérer dé terminantes, d'autant plus si le poste est destiné à être utilisé par plusieurs usagers. Finalement, la fréquence et la durée continues d'utilisation de l'équipement sont aussi des indices révélateurs de la qualité d'aménagement à viser, car l'usager qui doit en faire une utilisation quotidienne FIGURE 1 : POSTE IDÉAL ET UTILISATEUR BIEN INSTALLÉ 1 Cou : droit ou incliné vers l'avant de moins de 20 2 Épaules : en posman naturelle 3 Bras vertical, près du corps 4 Mains dans le prolongement de l'avant-bras 5 Avant-bras à l'horizontale ou légèrement inclinés 6 Dos appuyé au dossier 7 Assis au fond do siège afin que le poids soir bien réparti sur toute b surface - angle dos-cuisses 90» à 110» vers l'arrière 8 Cuisses à l'horizontale 9 Dégager le dessous des genoux (environ 5 cm du rebord du siège) îo Pieds bien plats sur le sol ou déposés sur un repose-pied A : PROFONDEUR DE L'ESPACE POUR LES GENOUX B : DÉGAGEMENT DE5 CTNOUX C: HAUTEUR DE L'ESPACE POUR l S GENOUX D : HAUTEUR DE L'ESPACE POUR LES JAMBES E : OPÉRATRICE DETENDUE Une tâche de saisie de données nécessite que le document soit placé directement devant l'usager, alors qu'une tâche de consultation impose plutôt que l'on donne priorité à l'écran Source : AOIOR. Le butta» ograosnqae pendant plusieurs heures d'affilée aura besoin des meilleures conditions possibles. En d'autres mots, il faut tenir compte de l'ensemble du milieu de travail à aménager, soit l'usager lui-même, l'utilisation qu'il fera de l'équipement et la nature de son travail si l'on veut atteindre un niveau acceptable de confort et de satisfaction. DIMENSIONS DE LA TABLE DE TRAVAIL Comme l'on cherche à ce que l'usager adopte une posture adéquate (figure 1), la table de travail se doit de respecter certains critères de confort. La hauteur du plan de travail est un élément primordial et la meilleure table est celle qui permet de l'ajuster. L'ajustement possible de la hauteur du clavier, de l'écran et des autres outils de travai (documents, téléphone, etc.) peut ains répondre à des besoins différents, à l'exé cution de tâches différentes et même d'équi pements différents. De plus, les ajuste ments du plan de travail permettent auss une flexibilité posturale, un élément im portant dans la recherche du confort. D'autres dimensions sont aussi à con sidérer (figure 2), tels les espaces de déga gement pour les jambes. De même, i faut porter une attention particulière à la présence de tiroirs gênants, surtout lorsque l'usager a à se déplacer le long de la table ou entre plusieurs tables. La superficie du plan de travail doit être fonction de ce que l'on cherche à loger, notamment l'écran et le clavier. Il est fréquent de voir des plans de travail où le peu de profondeur de la table ne permet pas de bien disposer l'écran et le clavier, soit l'un derrière l'autre. Cependant, il faut aussi tenir compte de tout autre outil de travail de façon à ce que tout soit le plus possible à la portée de la main (figure 3). L'emploi d'une table à plusieurs sections (en «L» ou circulaire) permet d'augmenter la surface totale d'aménagement tout en permettant une plus grande accessibilité de l'ensemble 3S OBJECTIF PtgVBNTION HIVER 1»»3 ASSTSAS 47

39 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant : : ACUOR, Le bnreaa ogooomiqae FIGURE 2 : PLAN DE TRAVAIL VU DE PROFIL A : RÉGLABLE A 750 MM MIN. B : 25 MM MAX. C : PROFONDEUR TOTALE DU PLAN DE TRAVAIL MM MIN. D : AIRE DE TRAVAIL PRINCIPALE E : 50 MM MAX. F : PROFONDEUR DE L'ESPACE UBRE AUX GENOUX MM MIN. G : PROFONDEUR DE L'ESPACE UBRE AUX PIEDS MM MIN. H : 630 MM MIN. I : RÉGLABLE A 760 MM MIN. FIXE ENTRE A 720 MM FIGURE 4 : VARIANTES DE CONFI- GURATION DE TEV (SELON LA TÂCHE) FIGURE 3 : PLAN DE TRAVAIL VU DU DESSUS 1-INTERACTIF 2-SAKE DES DONNÉES 3-ACCÈS AUX DONNÉS A: TEV B : DOCUMENT DE RÉFÉRENCE C : TABLETTE DE NUMÉRISATEUR POUR ÉCRIRE OU UTILISER UNE SOURIS D : PÉRIPHÉRIQUE D'ENTRÉE E : PORTE-COPIE F : CLAVIER Sosrce : AOtOR, Le burcm ofonniqu des outils de travail. Il est rarement possible de tout placer à proximité de l'usager; les choix à faire seront fonction de la fréquence et de la durée d'utilisation de chacun des outils. DISPOSITION DE L'ÉQUIPEMENT La disposition de l'équipement informatique doit tout de même respecter certains principes. Reprenons notre exemple de tout à l'heure. Une tâche de saisie de données nécessite que le document soit placé directement devant l'usager, alors qu'une tâche de consultation impose plutôt que l'on donne priorité à l'écran (figure 4). Il ne faut toutefois pas oublier l'usager. Par exemple, celui qui maîtrise mal son doigté regardera régulièrement l'écran; il serait donc plus avantageux de placer l'écran directement devant celui-ci et ce, même s'il s'agit d'une tâche de saisie de données. D en est de même pour la hauteur du clavier car le débutant le regardera souvent, augmentant les flexions de la tête; cet usager moins expérimenté appréciera donc un clavier plus élevé. Quelle que soit la situation, il faut chercher, par l'aménagement, à éviter la répétition des mouvements importants de la tête lorsque l'usager utilise les diverses composantes de son poste de travail. La position de l'écran doit être telle que l'usager n'ait pas à regarder au-dessus de l'horizontale et pas plus que 30 e vers le bas. Certains auteurs recommandent un angle de 15 ou 20 pour la vision du centre de l'écran. De manière générale, il faut placer l'écran de façon à ce que le dessus de celui-ci soit à la hauteur des yeux de l'usager. Les usagers portant des verres correcteurs bifocals seront portés à élever la tête pour regarder dans la partie inférieure des verres. Pour ces personnes, le port de verres à foyer unique est recommandé, sinon on devra disposer l'écran plus bas que normalement afin de réduire l'amplitude de l'extension de la tête. La distance entre l'écran et l'usager varie en. fonction de la grosseur des caractères et de l'acuité visuelle de celui-ci. En général, il est recommandé de conserver une distance variant entre 45 et 75 cm, d'où l'importance d'une table d'une profondeur adaptable à toutes les situations. L'angle de vision est également à considérer. Idéalement, l'axe du regard doit faire un angle de 90 avec la surface de l'écran. Par contre, il faut aussi considérer les reflets potentiels pouvant provenir des luminaires ou des autres sources de lumière. Un clavier doit être placé près de l'usager afin de garantir une position confortable des membres supérieurs. Il faut tout de même conserver une surface d'appui pour les poignets ou les avantbras, afin de réduire la tension musculaire au niveau des épaules. Des tables pourvues d'appuis sont maintenant sur le marché; ces appuis ne doivent pas être trop proéminents et ils doivent faire toute la longueur du clavier et être légèrement coussiiiés si l'on veut réellement augmenter le confort. La souris doit aussi être à la portée de la main, tout à côté du clavier, à droite pour un droitier et à gauche pour un gaucher. Pour cette raison, des tables pourvues d'une tablette à clavier fixée en porte-àfaux (souvent coulissante sous la table) ne sont pas recommandées. Ce type de table a aussi l'inconvénient d'éloigner l'usager de tout ce qui se trouve sur la table. Elles pourront tout de même satisfaire certains usagers occasionnels ou ceux qui n'ont pas à atteindre facilement et fréquemment leurs outils de travail. Enfin, lorsque le poste comprend un lecteur de disque, il est souhaitable de le placer au sol sur un support prévu à cet effet. Ainsi, il n'occupe pas d'espace inutilement sur la table de travail tout en demeurant assez accessible. La table de bureau et la disposition du plan de travail ont donc une importance dans l'aménagement d'un poste de travail informatique. Trop souvent négligée, la table inadaptée à la tâche et à l'usager réduira l'apport d'un bon siège. Il en est de même de la qualité de l'environnement du poste de travail. Ce thème fera d'ailleurs l'objet de la prochaine et dernière chronique portant sur la bureautique. HIVER 1693 OBJECTIF PRÉVENTION ASSTSAS

40 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Adapter l'environnement visuel et l'espace pour le travail de bureau DANS LES DEUX PRÉCÉDENTS ARTICLES DE CETTE CHRONIQUE, NOUS AVONS TRAITÉ DU CHOIX DU SIÈGE DE BUREAU ET DE LA TABLE DE TRAVAIL AINSI QUE DE L'AMÉNAGEMENT DU PLAN DE TRAVAIL. NOUS CONTINUONS CETTE SÉRIE PAR DES INDICATIONS PRATIQUES SUR L'ÉCLAIRAGE ET SUR L'EMPLACEMENT DU MOBILIER DANS LA PfÊŒ, CEO AFIN DE PRÉVENIR LA FATIGUE VtSUBl, DE RENDRE L'AMÉNAGEMENT LE PLUS FONCTIONNEL POSSIBLE ET D'ÉVITER LES POSTURES INCONFORTABLES ET L S CONTUSIONS rfiiktcc PAR L'ENCOMBREMENT DU POSTE. nprès avoir choisi le mobilier adéquat par rapport aux caractéristiques de la personne et de la tâche effectuée, il s'agit d'examiner l'emplacement de ce poste. Nous vous proposons ici une démarche adaptée au cas d'un nouveau poste dont l'emplacement n'est pas encore choisi Dans cette démarche, le premier point à considérer est la position du poste par rapport aux voies de circulation et aux sources de bruit. La deuxième étape est d'identifier quels sont les autres meubles et équipements requis et ce que les caractéristiques de la tâche imposent par rapport à leur (fail peut être important de faire face aux visiteurs, qu'on soit assis au bureau ou à la table informatique. La troisième étape consiste à examiner les caractéristiques de l'éclairage et l'orientation du poste par rapport aux sources de lumière naturelle et artificielle. Pour compléter l'adaptation du poste, on détermine la disposition du mobilier de rangement et des équipements, tels le télécopieur et l'imprimante, pour s'assurer qu'elle est fonctionnelle et qu'on dispose de suffisamment d'espace pour ouvrir les tiroirs, circuler sans se heurter, alimenter l'imprimante, etc. Les éléments à considérer sont les mêmes pour le réaménagement d'un poste existant, mais des compromis devront probablement être faits. Ainsi, l'emplacement par rapport aux voies de circulation ne pourra peut-être pas être modifié, mais on pourra changer l'orientation du poste par rapport aux fenêtres pour éviter les reflets et l'éblouissement. LES SOURCES DE BRUIT Les postes de secrétariat sont bien souvent des endroits névralgiques dans un service. En plus des personnes qui viennent y i eu contrer la secrétaire, d'autres viennent y envoyer un document par télécopieur, y croisent un collègue et échangent des informations, etc. Or, le. travail de secrétariat nécessite le plus ' souvent une grande concentration. Une conversation téléphonique peut facilement devenir inintelligible dans un environnement le moindrement bruyant. Pour minimiser les sources de distraction et de bruits gênants, l'idéal est que ces postes soient situés dans des bureaux fermés; s'ils se trouvent dans une aire ouverte, on peut les isoler des zones de circulation et utiliser des écrans On choisit la hauteur de S ^ d f n rangement selon qu'on y au poste, on peut * disposer ailleurs les équipements utilisés aura accès en position assise ou debout. Ainsi, p» "* te du P"' sonnel (photocopieur, télécopieur) et les,.. / - réserves de matériel très héquméêbi n les dossiers les plus souvent consultés sont placés dans luer si les déplace- ments pour utiliser ces équipements vont nuire à l'efficacité ou représenter une source de stress. Quant aux imprimantes bruyantes, elles peuvent être placées sous un caisson insonorisant ou remplacées par une imprimante silencieuse comme celle au laser. Le système de ventilation peut également être une source de bruits gênants, en particulier si l'entretien est déficient. Des interventions plus complexes peuvent porter sur les qualités acoustiques de l'environnement : le recouvrement du plancher, des plafonds et des murs, la présence de cloisons en fonction de la gandeur de la pièce, etc. position la plus confortable. les tiroirs qui permettent la faut cependant éva- LES EXIGENCES DE LA TÂCHE ET LEURS RÉPERCUSSIONS SUR L'AMÉNAGEMENT Pour rendre le travail plus efficace et éviter les mouvements extrêmes et les postures défavorables, la disposition des meubles et des rangements les uns par rapport aux autres devrait tenir compte des besoins de la tâche. En voici quelques exemples. Les documents, dossiers et objets les plus souvent utilisés devraient se trouver dans les classeurs et sur les étagères les plus près de la table de travail, de façon VOL N I» OBJECTIF PïtVtNTION SB ASSTSAS 49

41 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant à pouvoir les atteindre sans torsion ou flexion du dos et sans mouvement extrême de l'épaule vers le haut ou vers l'arrière. On choisit la hauteur de rangement selon qu'on y aura accès en position assise ou debout. Ainsi, les dossiers les plus souvent consultés sont placés les tiroirs qui permettent la position la plus confortable. Si la tâche exige de répondre fréquemment au téléphone, on devrait en choisir l'emplacement de façon à ce qu'il soit facilement accessible, que Ton soit assis à la table informatique ou au bureau conventionnel. Lorsqu'on doit fréquemment accueillir des collègues ou bénéficiaires au poste, U est préférable de le disposer de façon à ne pas tourner le dos aux visiteurs, ce qui entraîne des postures défavorables. On devrait s'assurer d'un espace suffisant pour recevoir les personnes avec qui on doit travailler, par exemple si on consulte à deux une base de données sur écran. L'EMPLACEMENT DU POSTE PAR RAPPORT AUX SOURCES DE LUMIÈRE Le choix de l'emplacement du poste par rapport aux sources de lumière est particulièrement important au poste de travail à écran. On cherche ainsi à éliminer les sources de reflet et d'ébiouissement dans le champ de vision (figure 1). Il est préférable de placer l'écran perpendiculairement par rapport aux fenêtres. La présence d'une fenêtre derrière l'écran oblige l'œil à s'adapter à des différences de luminance importantes entre la lumière du jour et l'écran sombre, en agrandissant puis en réduisant le diamètre de la pupille pour laisser passer plus ou moins de lumière, comme le diaphragme d'un appareil photo. Les rideaux et les stores permettent d'orienter ou de réduire l'éclairage naturel. De plus, l'écran devrait être placé entre les rangées de luminaires au plafond pour éviter qu'ils ne se reflètent à l'écran. Les reflets diminuent la lisibilité des caractères; la mise au point de l'image par l'œil est alors plus diffin> et la fatigue visuelle plus précoce. Pour compenser le manque de netteté de l'image, on a tendance à se rapprocher de l'écran : on profite moins du dossier et la fatigue au cou et au haut du dos s'installe. Le fait de se rapprocher de l'écran augmente aussi le travail visuel : plus on travaille de près, plus les petits muscles qui assurent la convergence du regard vers l'objet fixé fournissent un effort important, comme lorsqu'on regarde le bout de son nez; le travail d'accommodation, c'est-à-dire la mise au point de l'image par des variations de la courbure du cristallin, est lui aussi accru. L'ÉCLAIRAGE ET L'ENVIRONNEMENT VISUEL Regarder au loin (par la fenêtre, de l'autre côté du corridor, etc.) permet de reposer les yeux. L'idéal est donc que le poste ne soit pas face à un mur ou encore qu'on puisse porter le regard au loin en tournant légèrement la tête. Dans les grandes salles, il est possible que les luminaires se reflètent l'écran, même s'il est placé entre les rangées. Des diffuseurs orientant la lumière vers le bas sont alors conseillés. Cependant, ils peuvent créer des différences d'éclairement importantes dans la pièce (plus sous les tubes, moins entre) et des zones d'ombre dans le haut des murs. Les reflets et l'éblouissement peuvent également être causés par des murs au fini lustré, des cadres, des surfaces de bureaux très claires ou réfléchissantes. Les finis mats sont donc préférables. Les grilles anti-reflets ne sont à utiliser qu'en dernier recours : elles peuvent réduire le contraste entre le fond et les caractères et doivent être nettoyées fréquemment avec un produit adéquat puisque la poussière a tendance à s'y accumuler. Le règlement québécois sur la qualité du milieu de travail prescrit un minimum de 400 lux pour ce qu'on y appelle l'ouvrage général de bureau et de 550 lux pour le travail particulier de bureau. Mais on trouve très souvent des niveaux d'éclairement de 800 ou 1000 lux et même plus, surtout si le temps est ensoleillé. Or, les utilisatrices et utilisateurs d'écrans préfèrent généralement un éclairage moins intense que ce qu'on considère adéquat dans les bureaux sans écran. C'est vrai en particulier si l'écran est sombre et les caractères lumineux : l'éclairage ambiant FIGURE 1 : ÉCLAIRAGE ET ENVIRONNEMENT VISUEL AU POSTE TRAVAIL À L'ÉCRAN LIGNE DE VISION 40 OBJECTIF PRETENTION * VOL. I 7 - N I 50 ASSTSAS

42 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation peut réduire le contraste à l'écran en plus d'y créer des reflets. Aussi, l'association canadienne de normalisation recommande-t-elle des niveaux d'éclairement pour les postes à écran (de 300 à 500 lux) inférieurs à ceux prévus pour les tâches courantes de bureau (de 500 à 750 lux) (ACNOR, 1991). Ces indications ne sont pas des garanties de confort : il est préférable de faire des essais et de tenir compte de toutes les tâches et pas seulement de celles à l'écran. Si l'éclairage est réduit, on utilisera alors une lampe d'appoint pivotante qui assure un niveau d'éclairement adéquat sur les documents lus ou écrits, par exemple au dessus du portecopie. Pour ne pas créer d'ombre, il faut placer la lampe du côté opposé à la main qui écrit. Le problème du niveau d'éclairement se pose moins avec les écrans à fond clair et caractères sombres où l'éclairage ambiant n'a pas le même effet négatif sur la lisibilité à l'écran. Pour le niveau d'éclairement comme pour d'autres questions, il n'y a pas d'absolu en ergonomie : le niveau adéquat, c'est... le niveau où chacun est confortable! Or, ce niveau varie avec l'âge (en vieillissant, on a besoin de plus d'éclairage) et avec le niveau de précision de la tâche, d'où l'intérêt d'une lampe d'appoint. L'ESPACE AU POSTE DE TRAVAIL Nous voici arrivés à la dernière étape de l'aménagement du poste; il reste à placer tous les éléments du mobilier en s'assurant un dégagement suffisant pour éviter les postures inconfortables, les contusions et les chutes. Il faut éviter que les tiroirs des classeurs ne s'ouvrent sur une voie de circulation et il est préférable qu'un seul des tiroirs puisse s'ouvrir à la fois, pour que le classeur ne bascule pas. On devrait prévoir un dégagement suffisant pour s'agenouiller une fois le classeur ouvert à pleine grandeur, selon qu'on doive se placer de côté (classeur latéral) ou face au tiroir (classeur standard). Un espace adéquat est également à prévoir face aux étagères pour s'accroupir et entre les bureaux pour circuler, de même que pour reculer la chaise et se lever, cans se heurter les genoux. La meilleure façon de déterminer l'espace requis est de faire une simulation des mouvements à effectuer, en plaçant des obstacles reproduisant les dimensions prévues. Bien des imprimantes à papier continu doivent être alimentées par l'arrière; une table à roulettes peut épargner des contorsions s'il n'y a pas assez d'espace pour circuler derrière l'appareil Dans le premier article de cette série, on a suggéré de s'assurer que le type de roulettes des chaises est compatible avec le recouvrement du plancher, si on utilise un couvre-tapis, il devrait couvrir tous les déplacements de la chaise pour éviter les efforts pour franchir la dénivellation. F"fi", il faut éviter les fils qui traînent sur le plancher et prévoir un accès facile aux interrupteurs. Il n'est pas toujours possible de respecter l'ensemble des critères présentés; il faut parfois faire des compromis, en éliminant en priorité les risques à la sécurité (les tiroirs dans lesquels on se heurte) et les principales sources d'inconfort identifiées. Et puis, rien n'empêche de faire des modifications après quelques jours ou quelques semaines d'essai. Làdessus, bon aménagement! RÉFÉRENCES ASSOCIATION CANADIENNE DE NORMALISATION. L'ergonomie au bureau, Norme nationale du Canada, (CAN/CSA-Z412-M89), Rexdale (Toronto), 1991,121p. ASSOCIATION PARITAIRE POUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL, SECTEUR «ADMINISTRATION PROVINCIALE». Le travail à l'écran, un guide pour adapter votre poste, 1993, 59 p. ASSTSAS 51

43 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation C H R O N I Q U E E R G O N O M I E GENEVIÈVE t t s t i a s BARIL-GINGRAS L'ergonomie et l'organisation du travail au bureau DANS LES TROIS PRÉCÉDENTS ARTICLES DE CETTE CHRONIQUE DÉDIÉE A L'ERGONOMIE NOUS AVONS TRAITÉ DIFFÉRENTS ASPECTS DE L'AMÉNAGEMENT DES POSTES DE TRAVAIL DE BUREAU ET PLUS PARTICULIÈREMENT DES POSTES DE TRAVAIL A ÉCRAN. DANS CET ARTICLE, NOUS ALLONS ILLUSTRER COMMENT ON PEUT MODIFIER LA FAÇON DONT LE TRAVAIL EST ORGANISÉ AFIN D'AUGMENTER LE CONFORT ET DE PRÉVENIR TANT LA FATIGUE VISUELLE QUE LES LÉSIONS MUSCULO- SQUELETTIQUES. PRINCIPALEMENT CELLES ATTRIBUABLES AU TRAVAIL RÉPÉTITIF. CONSIDÉRER L'ORGANISATION DU TRAVAIL DANS UNE APPROCHE D GLOBALE DE PRÉVENTION I I ux postes de travail à écran comme I I ailleurs, l'aménagement ergonomique est une condition nécessaire à la prévention des lésions musculo-squelettiques, mais ce n'est pas une condition suffisante en soi. C'est la conclusion à laquelle en arrivent non seulement de nombreuses recherches, mais aussi des travailleuses, des travailleurs et des employeurs qui ont constaté que le fait de disposer de postes adaptables ne réglait pas miraculeusement tous les problèmes. Une intervention préventive devrait, pour être efficace, considérer également l'organisation du travail. Mais de quoi parle-r-on au juste? L'organisation du travail recouvre des questions aussi variées que le type de rémunération, le contrôle sur la performance, la charge de travail, les contraintes de temps, la répartition des tâches, l'autonomie, la spécialisation, la polyvalence, etc. On pense tout de suite aux effets de ces facteurs sur la «charge mentale», le stress ou la santé mentale. C'est en effet ce que bien des recherches ont exploré. Dans le cadre de cette chronique, on se limitera aux effets de certains de ces facteurs sur l'inconfort et les problèmes musculo-squelettiques. Les aspects que nous allons explorer sont les caractéristiques de la tâche, la répétition des mouvements, la durée quotidienne du travail, la durée et la répartition des pauses, la variété et l'alternance des tâches ainsi que la formation. Les principaux facteurs de risque de lésion musculo-squelettique présents dans le travail sur écran sont la répétition des mouvements et la cadence élevée, la pos- Les principaux facteurs de risque de lésion musculosquelettique présents dans le travail sur écran sont la répétition des mouvements et la cadence élevée, la posture statique et les mouvements défavorables, ainsi que dans certains cas la pression, par exemple sous les cuisses ou sous les poignets. ture statique et les mouvements défavorables, ainsi que dans certains cas la pression, par exemple sous les cuisses ou sous les poignets. Les trois premiers facteurs sont directement reliés aux caractéristiques de la tâche que.l'on effectue et à la façon dont le travail est réparti au cours de la journée et de la semaine. C'est ce que nous allons examiner. LA TÂCHE La tâche qu'on effectue est un des facteurs qui déterminent combien de temps on passe face à l'écran, combien de frappes à l'heure on doit faire, ce que nos yeux fixent le plus longtemps et pour combien de temps (l'écran ou le document saisi) de même que les possibilités de varier nos activités. Selon de nombreuses études portant sur les problèmes musculosquelettiques dans le travail de bureau, la prévalence des symptômes et des lésions varie de façon importante en fonction du type de tâche (Bammer, 1989 a et b). Qu'on considère les symptômes déclarés ou les résultats d'examens médicaux, ce sont toujours les personnes effectuant des tâches extrêmement répétitives (saisie et acquisition de données) qui sont les plus affectées. LA RÉPÉTITION ET LA CADENCE La répétition et la cadence de travail sont deux aspects liés à l'organisation du travail qui sont fréquemment identifiés comme facteurs de risque de lésions musculo-squelettiques. On qualifie généralement de hautement répétitives les activités de travail où le temps de cycle est de moins de 30 secondes. La plupart des activités faites au clavier peuvent facilement être classées comme telles. Or, l'apparition 4* * OBJECTIF PREVENTION VOL. 1 T - N 2 ASSTSAS 3

44 L'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant de certaines lésions, comme le syndrome du canal carpien, est liée plus à la répétition des mouvements qu'aux forces exercées (Putz-Anderson, 1988). Une fois la rapidité acquise avec l'expérience, il est difficile de «taper moins vite»... Cependant, certains dispositifs et contrôles stimulent la course vers un nombre de frappes à la minute toujours plus élevé et encouragent à concentrer le travail sur écran durant de longues périodes ininterrompues ; ils constituent en soi des facteurs de risque. Pour réduire la répétition, on doit plutôt se tourner vers l'introduction de pauses ou l'alternance des tâches, comme on le verra plus loin. On peut aussi essayer de varier les mouvements à effectuer, par exemple en utilisant la souris pour réaliser certaines opérations autrement faites au clavier. LA DURÉE QUOTIDIENNE DU TRAVAIL SUR ÉCRAN, L'ALTERNANCE ET LES PAUSES Chacun d'entre nous le sait par expérience : plus on travaille longtemps sans interruption devant l'écran au cours de la journée, plus on risque de ressentir un certain inconfort, que ce soit au niveau des jambes, du dos, du cou ou des épaules. recherches ; à titre d'exemple, une étude par questionnaire auprès de plus de personnes a montré que la présence des symptômes augmente avec le nombre d'heures passées quotidiennement à l'écran (Aborg et coll., 1992). Le même phénomène se produit sur le plan visuel : la vision de près exige un travail continu de petits muscles qui, eux aussi, se fatiguent ; de plus, le travail devant un écran contribue à assécher les yeux, parce qu'ils sont plus ouverts que lorsqu'on lit un document posé sur le bureau ou dans nos mains et parce que les paupières se referment moins souvent pour humecter les yeux. Si l'inconfort et la fatigue demeurent une fois que l'aménagement du poste a été examiné et adapté, plusieurs solutions sont possibles. Tout d'abord, il n'y a pas une bonne posture, mais plusieurs et la meilleure, c'est celle qu'on modifie fréquemment. Or, la bonne volonté seule suffît rarement pour appliquer». ce principe quand on est ' absorbé par son travail... Pour réduire le travail statique, on devrait alors planifier des pauses ou répartir autrement cette tâche au cours de la jouractives telles que se lever quelques minutes pour classer des documents ou faire des photocopies. Celles-ci sont plus efficaces si elles sont prises avant l'apparition de la fatigue (Cakir et coll, 1980). Des pauses plus fréquentes et plus courtes, prises avant le début des symptômes, sont plus efficaces que des pauses plus longues mais plus espacées, prises après. L'attente imposée par l'ordinateur ne constitue pas une pause ; elle peut au contraire être source de stress (BIT, 1990) et ne permet pas en soi de changer de postnre. Une meilleure répartition du travail dans la journée et la semaine permet d'alterner entre le travail sur écran et d'autres tâches. De cette façon, on va réduire la durée du travail ininterrompu devant l'écran et, éventuellement, la durée quotidienne de cette tâche. Dans les tâches de secrétariat, une bonne planification et une grande collaboration sont nécessaires pour éviter le plus possible les périodes de pointe où il n'y a plus de marge de manoeuvre. Pour les tâches très répétitives (par exemple, la saisie des rapports d'examen enregistrés sur dicta- M phone), cela VOL N 2 OBJECTIF PREVENTION ASSTSAS

45 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation peut vouloir dire de modifier l'attribution des tâches de façon à alterner régulièrement avec une autre activité ne représentant pas les mêmes contraintes en termes de posture statique et de mouvements répétés. La nouvelle activité constitue alors un temps de récupération pour les articulations et les muscles sollicités. Pour être efficace, l'alternance doit se faire avant que l'inconfort n'apparaisse, donc au cours de la journée plutôt que simplement d'une journée ou d'une semaine à l'autre. Alors, après combien de temps devrait-on prendre une pause? Combien d'heures au maximum devrait-on passer devant l'écran? On le comprend, il n'est pas possible de prédire l'apparition de la fatigue et il n'y a pas encore (si jamais c'était possible) de critère «objectif» bien établi permettant de déterminer la répartition optimale des pauses (Cail et Flora, 1990). Il n'y a pas unanimité parmi tous les organismes et chercheurs qui ont formulé des recommandations sur la durée quotidienne maximale du travail sur écran et sur la fréquence et la durée des pauses. En fait, il serait difficile et probablement peu efficace sur le plan préventif d'adopter une règle uniforme, dans la mesure où les tâches effectuées avec l'aide de l'ordinateur sont très variables (voir IRSST, 1984). La durée des pauses devrait être déterminée en fonction de la nature des tâches (BIT, 1990). À titre indicatif, voici les conclusions auxquelles arrivent deux chercheurs qui ont effectué une revue des études scientifiques et des recommandations sur le sujet. Cail et Flora (op. cit.) considèrent que l'alternance entre différentes activités introduit déjà des pauses «actives», comme c'est le cas par exemple dans les tâches de programmation. Pour ce qui est du travail continu, ils distinguent selon le type de tâche. Pour la saisie de données de même que pour le traitement de texte, ils recommandent 5 minutes aux 45 minutes et 10 minutes aux 45 minutes s'il y a contrainte temporelle. Pour les tâches conversationnelles (l'utilisateur donne des informations à l'ordinateur et lui en demande, c'est-à-dire à la fois de la saisie et de l'acquisition de données), jugées moins contraignantes, ils suggèrent 15 minutes aux 2 heures. Pour les tâches d'acquisition de données, comme le renseignement téléphonique, on optera pour la recommandation propre à la saisie ou aux tâches conversationnelles, selon la charge de travail. Il devrait y avoir alternance avec d'autres activités si le travail sur écran dépasse 4 heures par jour. Le National Institute for Occu- Des pauses plus fréquentes et plus courtes, prises avant le début des symptômes, sont plus efficaces que des pauses plus longues mais plus espacées, prises après. L'attente imposée par l'ordinateur ne constitue pas une pause ; elle peut au contraire être source de stress et ne permet pas en sol de changer de posture. pational Safety and Health américain formule pour sa part la recommandation suivante : Le travail continu sur TEV doit être interrompu de temps à autre par des pauses ou par l'exécution d'autres tâches ne causant pas de fatigue visuelle ou de tension musculaire. Au minimum, les opératrices doivent prendre une pause après deux heures de travail continu sur TEV. Les pauses doivent être plus fréquentes à mesure que la charge de travail visuelle, mentale ou musculaire augmente. (NIOSH, 1992, citant NIOSH, 1984). LA FORMATION Un dernier aspect de l'organisation du travail mérite d'être souligné : il s'agit de la formation. Plusieurs auteurs et organismes, à l'instar de l'acnor (1991), soulignent son importance lors de changements technologiques tels que l'introduction des écrans. Pour le BIT (op. cit.), la formation devrait être reliée à l'utilisation des logiciels et du matériel, mais aussi aux questions de santé et de sécurité. Le fait d'avoir ou non à sa disposition un équipement pourvu de mécanismes d'ajustement ne peut en soi expliquer la présence ou l'absence de lésions (Green et Briggs, 1989). Dans les faits, il arrive trop souvent que les ajustements possibles sont sous-utilisés, simplement parce qu'on ne sait pas qu'ils existent, comment les réaliser ou quelles postures rechercher. Or, l'achat de nouveau mobilier peut représenter un investissement majeur : la formation est donc essentielle pour le rentabiliser, tant sur le plan préventif que financier. Cet article reprend de larges extraits d'une conférence prononcée lors d'un colloque organisé par la CSN : BARIL- GINGRAS, G. «La prévention des problèmes musculo-squelettiques dans le travail à l'écran», Colloque La prévention des troubles musculo-squelettiques reliés au travail, Confédération des Syndicats Nationaux, Montréal, octobre 1993, 13 p. RÉFÉRENCES ABORG, C, G. ARONSSON et M. DALLNER. «Work Organization and Health Aspects of Work with VDITS», dans Luczack, H., A. Cakir et G. Cakir (Editors), Work with Display Units 92, Elsevier Science Publishers B.V., 1993, p ASSOCIATION CANADIENNE DE NORMALBATION. L'ergonomie au bureau, Norme nationale du Canada, (CAN/CSA 2412 M89), Rexdale (Toronto), 1991,121 p. ASSOCIATION PARITAIRE POUR LA SANTÉ ET LA SECURITT DU TRAVAIL, SECTEUR ADMINISTRATION PROVINCIALE. Le travail à l'écran, un guide pour adapter votre poste, 1993,59 p. BAMMER, G. 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46 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation E C R A N S C A T H O D I Q U E S LAMBERT LAUBERTÉ ET PATRICK LEVALLOIS * collaboration t p t c i *!e Les écrans cathodiques : exposition et risque à la santé QUELS SONT LES RISQUES A LA SANTÉ CRÉÉS PAR LES RADIATIONS ÉMISES PAR LES TERMINAUX À ÉCRAN CATHODIQUE? S'IL EST UN SUJET QUI A FAIT COULER BEAUCOUP D'ENCRE, C'EST BIEN CELUI-LA. DEUX SPÉCIALISTES DU DOMAINE FONT LE POINT SUR CETTE QUESTION A PARTIR DES ÉCRITS SCIENTIFIQUES, DANS UN EFFORT DE VULGARISATION INTÉRESSANT D'UN SUJET PLUTÔT COMPLEXE. I'utilisation de télévisions, ordinateurs et autre terminal à écran cathodique (TÉC) nous est devenue familière. Cette i utilisation est en progression et beau- coup d'employés sont exposés à ces pendant leur travail. L'inquiétude des travailleurs et des scientifiques face à l'utilisation de plus en plus fréquente de ces appareils ne date pas d'hier puisque depuis plus de 10 ans de nombreux rapports ont fait état des résultats des multiples recherches effectuées sur le sujet 1 * 5. Les troubles de la reproduction (avortements, malformations congénitales), rapportés au début de façon plutôt anecdotique chez des femmes enceintes ayant utilisé ces appareils, ont par la suite été étudiés plus en profondeur. Parmi les agents invoqués comme responsables possibles, de ces problèmes de santé, les champs électromagnétiques et autres radiations émises par ces écrans ont été fréquemment pointés du doigt puis le plus souvent écartés*. Par ailleurs, toutes sortes d'appareils sont actuellement vendus dans le but de réduire l'exposition aux champs électromagnétiques prétextant un risque im portant pour la santé. Le présent article se propose donc de foire le point sur ce risque et d'apporter aux travailleurs exposés à ces champs des réponses concrètes à leurs questions. Dans un premier temps, nous décrirons ce que sont les champs électromagnétiques, puis nous ferons état des niveaux de champs générés par les écrans cathodiques. Nous détaillerons par là suite les résultats des études récentes sur les risques associés à ces champs ainsi que sur les limites d'exposition recommandées. Finalement, nous conclurons sur les mesures de prévention recommandées. Les problèmes de santé associés à l'utilisation des écrans cathodiques sont dus principalement à des facteurs ergonomiques et organisationnels. Les risques associés à l'exposition aux champs électromagnétiques apparaissent faibles mais ne peuvent être écartés complètement. LES CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES ET LE SPECTRE ÉLECTROMAGNÉTIQUE Essayons d'abord de comprendre ce qu'est un champ. Il s'agit d'une zone de l'espace où existe une influencé, une force. Un champ est issu d'une source et décroît selon la distance. C'est donc dire que son rayon d'action est limité. La chaleur émise par une allumette représente un exemple de champ thermique. L'allumette qui brûle en est la source et les doigts qui la supportent en subissent l'influence. La force thermique inonde la zone en entier. Cette force agit sur la madère si celle-ci se situe à l'intérieur du rayon d'action de la force. Si le doigt est tout près de l'allumette, l'effet biologique du champ thermique est très grand car le doigt brûle. À quelques centimètres, l'effet est bénin car il ne ressent que la chaleur du champ thermique. À plusieurs centimètres, il ne ressent plus rien. L'intensité dù champ est aussi importante. Elle est directement liée à la puissance de la source. Cinq allumettes dégagent plus de chaleur qu'une seule et leur influence s'étend plus loin. La puissance et la distance de la source sont donc deux facteurs permettant d'estimer l'importance de la force d'action du champ. Le champ électrique Voyons maintenant un cas spécifique aux écrans cathodiques, celui du champ électrique. Tout comme une seule allumette suffit pour obtenir un champ thermique, une seule charge électrique (positive ou négative) mobile ou immobile est suffisante pour produire un champ électrique. Si la-densité de ces charges ne varie pas, le champ électrique est dit statique (ex. : les charges fixées sur un chandail de laine engendrent un champ électrique VOL. 17- KO 3 OBJECTIF PïÊVENTION 39 ASSTSAS 57

47 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant statique). Si la densité des charges varie, le champ électrique est variable et si la densité ou la polarité des charges varie de façon cyclique, alors le champ sera dit alternatif (ex. : le champ autour des conducteurs électriques rattachés au réseau de distribution à 50 ou 60 Hz). Le Hertz (Hz) est l'unité de la fréquence de Tonde électromagnétique. Une onde de 60 Hz fait 60 cycles par seconde en changeant de polarité à tous les demi-cycles. Un champ électrique est une région de l'espace exerçant une force d'attraction ou de répulsion sur toute charge électrique introduite dans ce champ. Un champ électrique est donc créé par des charges et exerce une force sur d'autres charges. L'intensité du champ électrique (E) se mesure en volts par mètre (Vm). Le champ magnétique Un autre type de champ produit par les écrans cathodiques est le champ magnétique. Ce champ découle du premier, car il suffit d'ajouter du mouvement aux charges pour obtenir un champ magnétique. En effet, s'il existe une différence de densité de charges entre deux zones d'un milieu conducteur, un déplacement de charges s'établit dans le milieu de fa- FIGURE 1 : SPECTRE ELECTROMAGNETIQUE SPECTRE ÉLECTRO- FRÉQ.(EN LONG. MAGNÉTIQUE HERTZ) D'ONDE (EN M.) RAYONS X 10" iv " 10*ï RAYONS GAMMA 10» 1 T 10" " io-«10** ' 10-H ' 10-" RAYONNEMENT 10" 104 ULTRAVIOLET to» 1(M LUMIÈRE VISIBLE lois 10* T tow Î<H RAYONNEMENT ' 101* 10* INFRA4tOUGE 1 f 10» 1<M 10" 10* NHOKMMDE5 loto 10* 4 t 10-i 10».... ONDES RADIO 10» 10» 10»' 10» 10* f- 10i FEB (FRÉQUENCES EXTRÊMEMENT 101 BASSES) » 10» 10* ' 10 10» 10* çon à rétablir l'équilibre de la densité des charges tout comme le mouvement du liquide placé dans des vases communicants tente de rétablir l'équilibre des niveaux. Ce mouvement de charge ou courant électrique génère un champ magnétique, sous forme de boucles concentriques, autour du milieu conducteur dans lequel circulent les charges. On peut imaginer une certaine analogie entre les boucles de champ magnétique et les tourbillons d'air qui se créent autour d'un véhicule seulement lorsqu'il est en mouvement. L'influence du champ magnétique est une région de l'espace où s'exerce une force qui est capable de modifier la trajectoire de particules chargées. Un champ magnétique est donc créé par un courant et exerce une force sur un autre courant. L'amplitude d'un champ magnétique s'exprime en ampère par mètre (A/m) dans le système international et est représenté par la lettre majuscule H. La densité de flux magnétique est plus couramment utilisée aux fréquences inférieures à 30 kilohertz (khz). Elle est représentée par la lettre majuscule B et s'exprime en tesla (T) dans le système international. L'intensité du champ magnétique est proportionnelle au courant et inversement proportionnelle à la distance. La géométrie de la source influence aussi l'intensité du champ. Ainsi, le champ magnétique issu d'une bobine de déflexion d'un écran cathodique s'atténue comme l'inverse du cube de la distance. Si je double ma distance d'éloignement d'un écran, l'intensité du champ magnétique diminue de huit fois! Cest pourquoi le champ magnétique à 60 cm d'un écran est si faible. Le spectre électromagnétique De façon générale, les champs électromagnétiques couvrent tout le spectre électromagnétique, c'est-à-dire des fréquences extrêmement basses (FEB) aux fréquences élevées des rayons ionisants tels les rayons X et les rayons *y (figure 1). Lorsque la fréquence est très basse, la longueur d'onde sera très importante (plusieurs milliers de km), si bien que les dimensions d'une personne deviennent insignifiantes devant l'ampleur de la longueur d'onde. La personne ne capte ainsi qu'une infime partie de l'énergie véhiculée par l'onde, soit le rapport entre la plus grande dimension de son corps et la longueur d'onde. Une balle de tennis, lancée à 40 m/s en direction d'une personne, communique mieux son énergie au corps qu'un ballon de plage de 10 km de diamètre lancé à la même vitesse. Ce dernier s'incurvera légèrement en présence d'un obstacle sans pour autant voir son momentum changé et de ce fait, ne transférera qu'une infime partie de son énergie. Si l'énergie transmise (qui se répercute dans le corps par une élévation de la température) par l'onde à une personne est négligeable aux basses fréquences, l'influence de chacun des champs qui composent cette onde ne l'est pas. En effet, le champ électrique et le champ magnétique sont en mesure d'induire un courant électrique à l'intérieur du corps humain ce qui produira ainsi divers effets en fonction de l'intensité du courant La figure 1 décrit le spectre électromagnétique. LES EXPOSITIONS RELIÉES À L'UTILISATION DB ÉCRANS CATHODIQUES Les champs électriques et magnétiques Maintenant que nous connaissons un peu mieux la nature des champs, regardons de plus près l'intérieur d'un écran cathodique et identifions les composants d'où origine chacun des champs. Il existe quatre principaux types de champs électriques et magnétiques (figure 2) et ils émettent tous dans la partie basse du spectre électromagnétique (0 à 400 khz). 40 OBJECTIF PRÉVENTION VOL. I7 - M» 3 58 ASSTSAS

48 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation L'intensité des sources de champs électromagnétiques provenant des écrans cathodiques varie d'un modèle à l'autre. Par ordre de fréquence croissante, on retrouve le champ électrostatique {n» 1 sur la figure) modulé par un flux électronique, associé au haut potentiel appliqué à la surface interne de l'écran cathodique ; un champ magnétique orienté selon l'axe horizontal, de fréquences extrêmement basses (FEB) et très basses (FTB) (2). Le champ magnétique est généré par la bobine de déflexion verticale. Le 3 e type est un champ magnétique orienté selon l'axe vertical, de fréquences très basses et basses (3), généré par la bobine de déflexion horizontale ; et finalement, un champ électrique de fréquences basses (4) généré par le transformateur de haute tension («flyback transformer») et le conducteur de haute tension reliant l'écran cathodique à ce transformateur. Tous ces champs sont puisés, sauf le champ électrostatique qui varie légèrement en fonction du flux d'électrons en provenance du canon à électrons du tube cathodique lorsque l'écran s'illumine. Un champ puisé signifie un champ dont l'intensité varie brusquement et de façon cyclique. Les champs autour d'un écran cathodique (sauf le champ électrostatique) sont formés par une variation brusque du courant dont la forme, dans la bobine de déflexion verticale, est similaire à une dent de scie. Les champs électriques et magnétiques de type FEB et FTB sont les champs qui vont exposer le plus les utilisateurs d'écrans cathodiques. Le tableau 1 décrit l'intensité de ces champs telle que rapportée par des auteurs suédois 7. Les données rapportées récemment par Tell dans un rapport présenté au National Institute of Occupationnal Safety and Health (NIOSH) 8 concordent tout à fait avec ces valeurs. TAB. 1: EXPOSITION AUX CHAMPS ÉLECTRIQUES ET MAGNETIQUES CHEZ LES UTILISATEURS D'ÉCRANS CATHODIQUES À 50 CM DE L'ÉCRAN 7 FEB FTB (50-80 Hz) (15-35 KHz) E* 8** E* B" V/m JJT V/m jt Médiane 20 0,21 1.S 0.03 Étendue (0-330) (0-1,16) (0-15) (CM), 14) (mick-mij E : WflNSTTt OU CHAMP ÉLECTRIQUE. MESURÉE EN VOLTS PAR MÈTRE (V/m) B : DENSITÉ DU FLUX MAGNÉTIQUE. EXPRIMÉE EN MICROTI SLA (pt) N8 : TOUTES CES MESURES SONT DE TYPE RMS (ROOT MEAN SOUARE1 LE. LA VALEUR EFFICACE OU SIGNAL ÉLECTRIQUE Les autres radiations Parmi les autres radiations émises par les écrans cathodiques, aucune ne pose de véritable problème. Aucune émission de micro-ondes supérieure à l'intensité naturelle de fond n'a été décelée, les circuits électroniques des TÉC ne pouvant produire de micro-ondes 9. Les rayons infrarouges ne semblent causer aucun problème car aucun cas d'exposition excessive aux infrarouges n'a été rapporté parmi les opérateurs de TÉC 10. De plus, NIOSH aux États-Unis rapporte que les valeurs de rayons infrarouges mesurées étaient toutes inférieures aux normes de protection établies pour les personnes 10. Les infra-rouges mesurés devant des TÉC sont en fait inférieurs à ceux P^ la main d'une personne 11. La mesure des rayons ultraviolets ne révèle aucune valeur au-dessus de l'intensité naturelle de fond car le peu de rayonnement ultraviolet qui pourrait être émis par le phosphore de l'écran est absorbé par le verre de l'écran 10. Toutes les études sur les TÉC modernes (sans lampe rectificatrice à l'étage haut voltage) démontrent l'absence de rayons X qui pourraient être émis par le tube cathodique 10» 11. De plus, les rayons X sont absorbés par la couche épaisse du verre qui forme la face avant du tube cathodique. LES RISQUES ASSOCIÉS A L'EXPOSITION AUX CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES Les problèmes de santé associés à l'utilisation des écrans cathodiques sont dus principalement à des facteurs ergonomiques et organisationnels 1 **. Les risques associés à l'exposition aux champs électromagnétiques, bien qu'étudiés de façon intensive, apparaissent faibles mais ne peuvent être écartés complètement. Les troubles de la reproduction sont encore incertains et pour plusieurs auteurs, TAB. 2 : RECOMMANDATIONS D'EXPOSITION MAXIMALE AUX CHAMPS ÉLECTRIQUES ET. MAGNÉTIQUES EN MILIEU DE TRAVAIL (EXPOSITION SUR TOUT LE CORPS) 1 RBËQ. ACGDf IRPA 1 * : TOUT! LA ' C0U«T' Twnucourr ' «MJBME TEUIE. JountiÊ iron VrmsVm (60 HZ) : : ** pt rms (60 HZ) SOOO V rms/m (30 KHZ) 625 ï - _ lit rms (30 KHZ) RMS : 'ROOT MEAN SQUARE' LE. VALEUR EFFICACE OU SIGNAL ÉLECTRIQUE T S 8Q/E AVEC T a TEMPS D'EXPOSITION EN HEURES, FT E CHAMP ELECTRIQUE EN kvrman ENTRE 10 ET 30 kv j SÀ 2 HEURES PAR JOUR i peu probables 7 * 13» 14. Cependant, une étude finlandaise récente a observé un excès d'avortements spontanés chez les femmes ayant utilisé pendant leur grossesse un écran cathodique dont l'émission de champ magnétique à 50 Hz était supérieure à 0,9 pt au niveau abdominal 15. En fait, ce niveau d'exposition semble plutôt exceptionnel avec les appareils actuellement mis sur le marché. Les risques de cataractes sont définitivement exclus, cependant, plusieurs cas de réactions cutanées avec démangeaisons et certains troubles du système nerveux (comme les étourdissements et la fatigue) ont été rapportés chez certaines personnes comme pouvant être associés à l'utilisation des écrans cathodiques 7. L'origine de ces troubles est incertaine mais l'exposition aux champs électromagnétiques n'a pu être totalement exclue. Les champs électriques et magnétiques de fréquences extrêmement basses sont observés à des intensités beaucoup plus élevées dans des milieux de travail étant en contact avec les lignes électriques (ex. : travailleurs des compagnies d'électricité) ou utilisant des appareils électriques (ex. : soudeurs). Dans ce cas, bien d'autres effets sur la santé sont susceptibles d'être observés 16. Nous ne détaillerons pas ces aspects ici car les niveaux de champs générés par les écrans cathodiques sont très faibles en comparaison à ceux observés dans des milieux de travail à haute exposition. LES NORMES D'EXPOSITION AUX CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES Il n'existe pas actuellement de normes d'exposition aux champs de FEB et FTB mais des recommandations. Les recommandations les plus connues sont celles de l'american Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) qui sont le plus souvent utilisées par les hygiénistes nord-américains. De plus, au niveau international, les recommandations de l'association internationale de radioprotection (IRPA) font autorité. Ces recommandations sont présentées au tableau 2. À noter qu'aucune recommandation d'exposition n'existe au Canada pour cette gamine de fréquences. On doit cependant noter que 1*ACGIH a fait des recommandations plus sévères pour les porteurs de stimulateurs cardiaques à cause de l'interférence possible avec le fonctionnement de leur appareil : à 60 Hz, le champ électrique maximal recommandé pour les porteurs de stimulateurs est de 1000 V rms/m et le champ magnétique maximal de 100 it rms. Ces recommandations d'exposition maximale sont basées sur les risques de troubles VOL. IT - KB 3 OBJECTIF PKCVENTION 41 ASSTSAS 59

49 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant biologiques (telle Phyperexdrabilité du système nerveux) générés par le courant induit résultant d'une exposition importante aux champs électromagnétiques 16. Comme on peut le voir, les niveaux d'exposition générés par les écrans cathodiques sont situés bien en deçà de ces recommandations. Certaines recommandations d'émissions maximales de champs électromagnétiques ont aussi été proposées par des organismes suédois : le Swedish Board for Measurement and Testing (SWEDAC 19 ) et le Swedish Confederation of Professional Employees (TCO") (tableau 3). Ces recommandations sont basées sur le principe de réduction de l'exposition atteignable avec les technologies actuelles et non sur une évaluation des risques à la santé. Ces recommandations sont très strictes, les plus strictes au monde. Les nouveaux appareils mis sur le marché avec exposition réduite (low radiation) respectent habituellement ces recommandations. DOIT-ON RÉDUIRE L'EXPOSITION AUX CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES GÉNÉRÉS PAR L S ÉCRANS CATHODIQUES? L'exposition aux champs de basses et extrêmes fréquences provenant de l'utilisation des écrans cathodiques apparaît faible et souvent bien inférieure à celle provoquée par beaucoup d'appareils électriques que nous utilisons régulièrement (séchoir à cheveux, cuisinière électrique, micro-ondes, etc.). Cependant, puisque ces écrans entraînent une exposition dont les effets, tout en étant incertains et faibles, restent possibles, il nous apparaît qu'une attitude de prudence devrait guider notre conduite. Les recommandations actuelles d'exposition en milieu de travail sont basées sur des risques associés à des expositions aiguës, mais elles ne prennent pas en compte les risques possibles dus à de faibles expositions pendant une longue période de temps. De plus, ces recomman- 7A8. Ï : RECOMMANDATIONS D'ÉMISSIONS MAXIMALES POUR LES ÉCRANS UTILISÉS EN SUÉDE À 50 CM' AUTOUR DE L'APPAREIL. FRÉQ. E,Vnns/m B, nt** rms ; SWEDAC TCO* SWEDAC TCO* 2KHZ À j * S B» î NB : LE CHAMP ÉLECTROSTATIQUE NE DOIT PAS DÉPASSER ± 500 V * TCO AJOUTE QUE CES VALEURS NE OOfVENT PAS ÊTRE DÉPASSÉES A 30 CM EN FACE DE L'ÉCRAN. nt : nanotesla ou 10* teda. dations sont basées sur des expositions à des champs non puisés, or les écrans cathodiques sont caractérisés comme nous l'avons vu par des émissions puisées. Une attitude de prudence nous invite donc à informer les utilisateurs sur l'état des connaissances actuelles et les moyens de minimiser, lorsque cela est possible, l'exposition aux champs électromagnétiques. Les mesures suivantes devraient aider le travailleur, et principalement la femme enceinte, à réduire ses expositions aux champs électromagnétiques générés par les écrans cathodiques : 1- se maintenir à une distance de cm de l'écran (c'est-à-dire environ la distance de l'avant-bras à l'écran) et à I m des côtés ; 2- utiliser un appareil récent, si possible à émission réduite de champs. Plusieurs portent le nom de «low radiation». II est préférable de choisir un TÉC conforme aux recommandations suédoises. Si le fabricant précise des valeurs d'intensité de champs pour un appareil, elles devraient parvenir d'un laboratoire qui respecte le protocole de TCO 20 ou de SWEDAC (MRPII) en vigueur depuis le 1er janvier De plus, à partir du 17 mars 1994, le protocole P-1140 approuvé par l'if.f.f, pourrait être utilisé puisqu'il est similaire au MRPII 21. Plusieurs dispositifs proposés pour réduire les émissions de champs électromagnétiques nous apparaissent inutiles car ils sont dispendieux et inefficaces. Il s'agit entre autres des filtres anti-reflets avec cordon de mise à la terre qui réduisent le champ électrique mais non le champ magnétique ainsi que les minisphères A-Nox 22 dont les propriétés de «neutralisation» des champs publicisées par le fabricant n'ont jamais été démontrées scientifiquement. Tout blindage extérieur, réalisé après l'achat, nous apparaît aussi superflu car il entraîne des coûts démesurés par rapport aux risques incertains et probablement très faibles que l'on veut prévenir. + * M Lambert Laliberté est ingénieur en instrumentation à l'irsst et M. Patrick Leirallois est médecin conseil en etwuotuiement au Centre de santé publique de Québec. RÉFÉRENCES 1- BERCQTOT, u. «Video Display Terminals and Health», Scand J work Environ Health 10 (1984) : suppl 2,87 p. 2- PINEAULT, R. ET D. BERTHELETTE. Rapport du groupe de travail sur les TEV et la santé des traveilleurs, ColL Notes et rapports scientifiques et techniques, Études E-008, IRSST, 1984,77 p. 3- MARRIOTT LA. ET MA. STUCKLY. Health Aspects of Work with Visual Display Terminais». JOM, 1986 ; 28 : WORLD HEALTH ORGANIZATION. 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Internationa) Non-ionizimg Radiation Commhrft of the International Radiation Protection Association», Health Physics, 1990 ; 8 : «User's Handbook for Evaluating Visual Display Units», MPR 1990 : SWEDAC, Box 878,501 15, Boris, Sweden 20-TCO. Screen Facts : an information Summary for the TCO Screen Checker, Swedish Confederation of Professionnal Employees, P-1140 Protocol Approved. Microwave News, Mardi/April 1994; Le courrier naturopathique, VoL 4, n 3, p. 4, janvier/février J8CTIF PRÉVENTION VOL N" 3 60 ASSTSAS

50 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Le travail de bureautique et le port de verres correcteurs : il faut y voir! DES MAUX DE COU EN TRAVAILLANT A L'ORDINATEUR! ET POURTANT VOTRE POSTE EST PARFAITEMENT ADAPTÉ. QUE SE PASSE-T-IL DONC? UNE DES EXPLICATIONS POSSIBLES SE TROUVE DANS LE PORT DE LENTILLES Bl FOCALES DONT LA CORRECTION N'A PAS ÉTÉ ADAPTÉE AU TRAVAIL SUR ÉCRAN. CET ARTICLE EXPLORE CETTE PROBLÉMATIQUE. IDES MAUX DE COU? e travail avec écran de visualisation fait partie de votre quotidien. Vous I devez, dans le cadre de votre travail, I saisir des données sur ordinateur, consulter des bases de données informatiques ou faire du traitement de texte. À la fin d'une journée de travail, il vous arrive fréquemment d'avoir des maux de cou. Pourtant, on vient de vous installer une table de travail avec tablette clavier ajustable en hauteur et vous avez consulté les derniers articles parus dans Objectif prévention sur le travail de bureautique* afin de positionner à la hauteur recommandée votre écran ainsi que vos principaux outils de travail. De plus, votre travail avec l'ordinateur n'est pas continu. L'organisation du travail dans votre service facilite l'alternance des tâches. Il vous est possible d'interrompre le travail sur écran de visualisation de temps à autre par des pauses ou par l'exécution d'autres tâches. Alors, qu'est-ce qui peut expliquer ces maux de cou? SERIEZ-VOUS PAR HASARD PORTEUR DE VERRES A DOUBLE FOYER? Une des explications possibles se Q trouve peut-être au bout de votre nez. Figure i. Il faut projeter la tête en arrière pour regarder un écran avec des bifocales. il s'ensuit, entre autres, une fatigue musculaire au niveau du cou. Pour les usagers portant des lentilles bifocales, l'écran doll être placé plus bas. Mais ce n'est qu'une solution temporaire et souvent elle n'est pas suffisante. Pour éliminer le problème, vous devez modifier vos verres afin qu'ils soient mieux adaptés au travail sur écran. Les porteurs de lentilles bifocales dont la correction n'a pas été adaptée au travail sur écran sont souvent obligés de basculer la tête vers l'arrière pour pouvoir bien voir les caractères sur l'écran (figure 1). En effet, la plupart du temps l'écran est situé dans la zone de lecture. Or, la correction pour la lecture peut se limiter à un petit segment situé au bas des verres, ce qui convient très bien pour la lecture d'un livre mais absolument pas pour un écran placé à la verticale devant soi. Les personnes auront alors tendance à projeter la tête vers l'arrière pour bien voir les caractères sur l'écran, ce qui peut entraîner maux de cou maux de tête. QUOI FAIRE? Habituellement, il est recommandé de placer l'écran de façon à ce que le dessus de celui-ci soit à la hauteur des yeux de l'usager. Pour les usagers portant des lentilles bifocales, l'écran doit être placé plus bas. Vous pouvez par exemple placer l'écran directement sur la table de travail et relever légèrement votre chaise si sa hauteur est réglable. Mais ce n'est qu'une solution temporaire et souvent elle n'est pas suffisante. Pour éliminer le problème, vous devez modifier vos verres afin qu'ils soient mieux adaptés au travail sur écran. Précisez à votre optométriste que vous travaillez régulièrement avec un ordinateur et décrivez lui vos différentes tâches. Le fait de devoir à la fois lire, consulter un écran, voir arriver un client limite le port de verres correcteurs à foyer unique ajusté seulement pour le travail sur écran. Il est donc très important de préciser la diversité de vos tâches. M. Duchemin, un optométriste auteur d'un livre intitulé : «travailler sur ordinateur... sans abimer ses yeux ni fatiguer sa et suite page OBJECTIF PRÉVENTION VOL. H - N» 3 ASSTSAS 61

51 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant Le travail de bureautique... suite de la page 45 vue 1», propose le port de lunettes d'occupation. Ces lunettes à triple foyer progressif sont munies d'une première correction dans le segment inférieur du verre pour la lecture de près, d'une seconde placée au centre pour lire l'écran et d'une troisième, située dans le segment supérieur, pour voir de loin. Ces lunettes sont dites «d'occupation» parce qu'elles sont conçues spécialement pour être utilisées au travail et non pas pour une utilisation constante. Pour pouvoir vraiment adapter vos verres aux exigences de votre travail, l'optométriste a alors besoin de savoir la distance à laquelle se trouvent les documents à lire et l'écran. H faut également compter quelques jours pour s'adapter au port de ces lunettes. Si le niveau de correction dont vous avez besoin est supérieur à 7 dioptries, des verres à triple foyer progressif peuvent être plus difficiles à fabriquer. Il est alors possible de mieux adapter les verres à double foyer au travail sur écran en augmentant la portion occupée par la correction servant à la lecture de près sur la lentille, sans pour autant nuire à la vision de loin. C'est ce que nous a proposé M Solange Raymond, opticienne chez Optique Lange vin Raymond, dans le cadre d'une intervention réalisée par l'asstsas au service des archives de l'institut Raymond Dewar. Dans ce service, une commis senior aux archives éprouvait d'importantes douleurs au niveau du cou liées en partie au port de lentilles bifocales non ajustées au travail sur écran. Dans ce cas, l'écran doit quand même être placé légèrement plus bas que ce qui est normalement recommandé pour éviter que les usagers aient encore besoin de basculer la tête vers l'arrière pour lire les informations affichées surtout dans le haut de l'écran. Les verres correcteurs doivent donc être adpatés au travail sur écran au même titre que les équipements, l'environnement, l'espace et l'organisation du travail si l'on veut atteindre un niveau acceptable de confort et de satisfaction. De plus, lorsqu'on aménage un poste de travail sur écran de visualisation, il ne faut pas oublier de tenir compte des caractéristiques de l'usager lui-même. Les différences individuelles et les préférences personnelles peuvent s'avérer déterminantes et limiter, dans certains cas, la portée des recommandations générales. * Objectif prévention a publié quatre articles portant sur le thème du travail de bureautique : >À la découverte des sièges de bureau VoL 16, n* 3,1993, p Un siège ergonomique oui! Mais qu'en est-il du plan de travail i Vol. 16, no 4,1993, p Adapter l'enuiioiuieiiutit visuel et l'éclairage pour le travail de bureau. VoL 17, 1,1994, p » L'ergonomie et l'organisation du travail au bureau, VoL 17,if>2 t p BIBLIOGRAPHIE 1 DUOŒMIN, <AJY. Travailler sur ordinateur... sans abîmer ses yeux ni fatiguer sa vue, Montréal, Éditions Vision Sans Frontières, 1992, 61p. VOL. U OBJECTIF PRÉVENTION ASSTSAS

52 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation C H R O N I Q U E E R G O N O M I E GUY BERTRAND Intégrer la souris dans un poste de travail informatique LA SOURIS EST DEVENUE QUASI OMNIPRÉSENTE DANS UN POSTE DE TRAVAIL INFORMATIQUE. L'ASSTSAS REÇOIT DE PLUS EN PLUS DE DEMANDES D'ASSISTANCE A Œ SUJET. NOUS SOUHAITONS DANS CETTE CHRONIQUE SIGNALER L'IMPORTANCE DE BIEN INTÉGRER LA SOURIS. PAR EXEMPLE. SI SON UTIUSATION OCCASIONNE LE MAINTIEN DU BRAS EN ÉLÉVATION SANS APPUI. LE RISQUE DE BLESSURE EST RELATIVEMENT ÉLEVÉ. NOTAMMENT AU NIVEAU DE L'ÉPAULE. IL FAUT DONC ÉVITER CERTAINES ERREURS. CET ARTICLE VIENT COMPLÉTER CELUI PORTANT SUR LA TABLE DE TRAVAIL DE POSTES Beux erreurs sont observées lorsque l'on parle de non-intégration de la souris dans le poste de travail. La première consiste à acquérir un meuble pour l'arrivée prochaine d'un ordinateur sans que ce meuble soit conçu pour incorporer l'utilisation de la souris. La deuxième est de modifier le système informatique en ajoutant entre autres une souris, mais sans rien changer à du poste de travail. On obtient donc des situations où la souris se retrouve sur la table à un niveau différent du clavier ou, pire encore, plus loin sur la table à défaut d'avoir une surface juste à côté du davier (photos 1,2,3). Pourtant la souris n'est pas très exigeante, un petit espace juste à gauche ou à droite du clavier pour placer le tapis de roulement, sur une surface qui, comme pour le davier, s'ajuste en hauteur. Comme pour le davier, cette surface pourrait être pourvue d'un appui-poignet. Q existe des tables d'ordinateur dont la surface prévue pour le clavier a été élargie pour laisser un espace à la souris. Dans les cas où il n'est pas possible de changer l'ameublement, on se retourne vers l'ajout d'une tablette sous la table. Par contre, ce type de tablette comporte des inconvénients et constitue un compromis. 11 exists donc maintenant des tablettes plus larges que les tablettes habituelles, permettant de placer le clavier et la souris. Parmi ces produits, certains se glissent et d'autres sont plutôt articulés par un bras fixé sous la table. Nous avons fait l'essai de quelques modèles comportant certains attraits : ajustement en hauteur, inclinaison de la tablette ou encore possibilité de la pivoter. Photo 1 : Bureau typique avec i pour la souris INFORMATIQUES DÉJÀ PUBLIÉ DANS OBJECTIF PRÉVENTION (VOL. 16. NO 4). ATTENTION AU DESIGN DE LA SOURIS ÉLISE LEDOUX Ia souris est un outil de travail de plus en plus populaire. Depuis son arri- vée sur le marché, elle s'est perfectionnée mais son design n'a pas subi de changements majeurs. Or dernièrement, certains fabricants proposent aux futurs utilisateurs des modèles dits «ergonomiques» dont le design serait mieux adapté à l'anthropométrie de la main et assurerait un meilleur confort. En effet, sdon le type de tâche et l'aménagement du poste de travail, le design et la forme de la souris peuvent influencer la posture de la main. Or, le problème, c'est que certains de ces modèles dits «ergonomiques» semblent générer de nouvelles sources d'inconfort. C'est le cas notamment des souris très épaisses, en forme de V, dont le dessus est angulaire plutôt qu'arrondi. Avec ce type de design, la main ne repose plus à plat sur la souris mais tend plutôt à basculer sur le côté. Elle prend alors appui sur un petit os carpien situé à la base de la main. Cette posture peut provoquer une pression sur le nerf cubital innervant le côté de la main et engendrer des sensations d'engourdissement au niveau de l'auriculaire et de l'annulaire. Ces inconforts peuvent devenir très douloureux, après quelques mois, si la souris est localisée loin du clavier et à un niveau différent. Si vous avez à installer des souris, nous vous conseillons donc de rester conservateur et d'opter pour un design de forme rectangulaire, mince et plat ou légèrement arrondi sur le dessus. «OBJECTIF PREVENTION VOL. t» - N" 1 ASSTSAS 63

53 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant Par contre, nous avons également décelé certaines lacunes : la mobilisation et rajustement de la tablette ne sont pas faciles, du moins lorsque l'on doit la manipuler fréquemment. Des améliorations seront probablement apportées à ces dispositifs. D'après nos recherches, une tablette sur glissière d'une largeur de 30 pouces semble encore le choix le plus prudent. Ajoutons qu'il existe des tablettes à privilégier, c'est-à-dire celles dont le système de glissière est de bonne qualité (glissement facile et durable, tablette stable), avec un appui-poignet et un cran d'arrêt en position d'utilisation que la rende à rétracter sous la table. Pour le moment aucune ne s'ajuste en hauteur. Nous restons attentifs à out développement en ce sens. Signalons que l'intégration de la souris peut se faire de différentes façons selon la situation. Par exemple le type de table, le dégagement sous la table ou encore la nécessité de rétracter le davier sous la table, voilà autant d'éléments pour influencer le choix Les personnes qui veulent plus d'information à ce sujet ou encore qui voudraient en transmettre sont invitées à communiquer avec l'asstsas. Nous remercions les Services Barbara- Rourke ainsi que Partagée inc. pour leur étroite collaboration. Photo 2 : La tablette ajustable prévue pour le douter n'est pas assez large pour y loger la souris. Celle-ci se retrouve surélevée et plus Soignée pour l'utilisateur. Photo 3 : Souris située derrière le davier en position surélevée Modèle de table intégrant la VOL H" 1 OBJECTIF PRÉVENTION 7 64 ASSTSAS

54 y-y \,;\"r-rr- JV'rV;^ Cahier du participant L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Un ouvrage de référence sur les lésions musculosquelettiques reliées au travail A L'INSTIGATION OE L'INSTITUT DE Il problématique des lésions musculosquelettiques reliées au travail suscite RECHERCHE EN SANTÉ ET EN SÉCURITÉ des préoccupations croissantes, tant I au Québec qu'à travers le monde. DU TRAVAIL (IRSST), UN GROUPE I Ce livre vient mettre de l'ordre dans l'énorme quantité d'informations sur le D'EXPERTS INTERNATIONAUX VIENT sujet. Pour mettre le lecteur en appétit et DE PUBLIER UN OUVRAGE MAJEUR rendre compte de l'évolution des connaissances, voici un très rapide survol de la SUR LES PROBLÊMES MUSCULO- partie du livre qui traite des facteurs de risque. Ce résumé ne prétend pas remplacer les informations plus détaillées SQUELETTIQUES RELIÉS AU TRAVAIL 1. fournies par cet ouvrage. Il démontre POUR LES PERSONNES PRÉOCCUPÉES plutôt l'importance de références solides pour guider ceux et celles qui veulent PAR LA PRÉVENTION. CETTE PUBLIprévenir : une bonne identification des CATION DEVIENDRA CERT Al N EMENT risques est une étape essentielle d'une démarche préventive efficace. UNE RÉFÉRENCE OBLIGÉE. Pour se procurer le livre, au coût de S7S.00 (plus frais d'expédition et TPS), communiquer avec : Les Éditions Multimondes 930, Pouliot, Sainte-Foy (Québec) G1V3N9 Téléphone (418) S (sans frais ) Télécopieur (418) 6S QU'EST-CE QU'UNE LATR? Les auteurs définissent les lésions attribuables au travail répétitif (LATR) comme des troubles et des maladies du système musculo-squelettique qui comportent, parmi leurs causes, un élément lié au travail, que cela soit prouvé ou hypothétique. La plupart de ces problèmes se situent au niveau du cou et des membres Ij'uiflMON'DES ft i'-rx-^îr ' supérieurs, bien que les genoux et les chevilles puissent être affectés. Contrairement aux maladies professionnelles telles l'amiantose, où on peut associer de façon spécifique une cause à un effet, les LATR ont une origine multifactorielle. LES FACTEURS DE RISQUE La prévention des LATR oblige à examiner une diversité de facteurs de risque qui ne sont pas indépendants les uns des autres mais intereliés : l'adéquation du poste, la zone d'atteinte et la vision ; le froid, les vibrations, les pressions locales sur les tissus ; les postures inadéquates ; m- la charge musculo-squelettique ; la charge statique ; l'invariabilité de la tâche ; m- les exigences cognitives ; les facteurs organisationnels et psychosociaux reliés au travail. L'ADÉQUATION DU POSTE, LA ZONE D'ATTEINTE ET LA VISION Nos gestes, nos postures sont déterminés par ce qu'on doit manipuler, atteindre, voir... Par exemple, y a-t-il des rangements au-dessus des épaules? Y a-t-il de la place pour les genoux sous le comptoir? Doit-on se pencher pour bien voir? LE FROID, LES VIBRATIONS, LES PRESSIONS LOCALES SUR LES TISSUS Le froid peut obliger à porter des gants, ce qui augmente la force que doivent appliquer les mains pour le même résultat (ce qui ne veut pas dire de ne pas porter de gantsf). L'exposition au froid (un courant d'air par exemple) peut amener les muscles à se contracter plus fort (ceux des épaules et du cou par exemple) et ainsi entraîner une douleur musculaire. Les impacts importants, comme lorsque la main est utilisée comme un marteau, sont une cause de lésion, de même que les efforts pour résister à un contrecoup. Les vibrations peuvent affecter tout le corps (comme chez les chauffeurs, où elles sont associées aux maux de dos) ou les bras et les mains. Les outils vibrants (électriques, pneumatiques...) sont associés à la maladie des doigts blancs (synvoi N" 1 OBJECTIF PREVENTION 39 ASSTSAS 65

55 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation Cahier du participant drome de Raynaud) et causeraient d'autres problèmes musculo-squelettiques. On pense entre autres que les vibrations amènent à utiliser une force plus grande pour tenir l'outil. Les pressions localisées, comme sur la main, le poignet, le coude, l'épaule ou le genou, peuvent engendrer des lésions à la peau, aux nerfs, aux bourses séreuses (sortes de coussins réduisant la friction dans une articulation) et aux vaisseaux sanguins : les ciseaux sur le côté des doigts, les manches d'outils sur la paume, les surfaces de travail où s'appuient le poignet ou le coude, les charges sur les épaules, etc. LES POSTURES INADÉQUATES Les auteurs ont regroupé les postures inadéquates en trois catégories. Les postures aux limites de l'amplitude articulaire Certaines tâches imposent des postures extrêmes, aux limites de ce que l'articulation peut effectuer comme mouvement, ou au-delà de la zone où elle est fonctionnelle. Par exemple, la circulation sanguine est réduite quwd on est accroupi ; lorsqu'on utilise un clavier, la paume est tournée vers le bas dans une position qui demande un travail musculaire important. Les postures où la gravité entraîne une charge supplémentaire pour l'articulation Pour maintenir le tronc penché, les bras éloignés du corps ou au-dessus des épaules, il faut que les muscles contrebalancent l'action de la gravité. Même s'il n'y a pas de mouvement, même si la posture n'est pas extrême, ces postures seraient un facteur de risque de problème musculo-squelettique. Les postures qui occasionnent des contraintes mécaniques sur les différents tissus Certaines postures peuvent coincer des tendons ou d'autres tissus, entraîner des efforts plus importants, nuire au fonctionnement du muscle, rendre les tissus plus vulnérables (par analogie, le disque intervertébral est fragile lorsqu'on est penché et en torsion en même temps). Des études épidémiologiques et en laboratoire ont établi le lien entre la posture et les lésions musculo-squelettiques, en particulier pour les épaules et les poignets. Pour les épaules, les mouvements L'élévation des épaules, qui pourrait être un facteur Important dans des tâches statiques comme le travail sur écran, est cependant difficile à détecter à l'observation. de flexion-extension et d'abduction ainsi que l'effet de la gravité, à cause du poids des bras et des charges souvent maintenues dans les mains, sont des facteurs à retenir. L'élévation des épaules, qui pourrait être un facteur important dans des tâches statiques comme le travail sur écran, est cependant difficile à détecter à l'observation. Les douleurs au niveau du cou sont souvent associées à la position des épaules. La flexion du cou est fréquemment mentionnée dans les études. La flexion latérale et la rotation sont également à surveiller. Pour ce qui est de l'avant-bras, du poignet et de la main, la posture seule jouerait un rôle moins important qu'au niveau de l'épaule, en particulier parce que le poids de la main est peu important. La flexion du poignet est cependant à retenir comme un facteur important. Le changement de posture (le mouvement) serait en soi un facteur de risque dans certaines lésions. Par exemple, la flexion et l'extension répétées du poignet augmentent la pression à l'intérieur du canal carpien. Le même rôle du mouvement serait présent au niveau de l'épaule. LA CHARGE MUSCULO-SQUELETTIQUE La force La force est un facteur clairement associé avec le développement de lésions du système musculo-squelettique. Selon les études, elle est définie soir au niveau externe (une charge) ou interne (la force qui s'exerce sur une structure corporelle), soit en termes absolus (en Newtons ou en livres) ou relatifs à la capacité individuelle (en % de la contraction maximale volontaire). Quoi qu'il en soit, il est important de distinguer entre le poids d'un objet manipulé et la force requise pour le faire, comme on le fait pour la manutention. Pour définir l'effet de la force sur le système musculo-squelettique, il faut distinguer entre les forces très importantes, qui vont provoquer une rupture immédiate du tendon ou du ligament, ou un dommage aux tissus musculaires, et les forces de moindre importance, où l'aspect temps est essentiel. La force agit différemment sur les muscles, les tendons et les nerfs. Dans le cas du poignet en particulier, plusieurs études indiquent que la combinaison des mouvements des doigts, du poignet et d'une certaine force de préhension affecterait la pression au niveau du canal carpien. «La répétition La répétition est évidemment un facteur critique parmi les risques de blessures musculo-squelettiques. La notion de répétitivité s'est vu attribuer bien des définitions, tant qualitatives que quantitatives. Les auteurs définissent la répétitivité comme «l'utilisation cyclique des mêmes tissus, soit dans un mouvement répété, soit dans un effort musculaire répété sans mouvement» (p. 185). Pour l'évaluer, il faut connaître le muscle ou l'articulation concerné, la durée du cycle, et le nombre de mouvements. On doit tenir compte de la composante statique (le travail des muscles ne tombe pas nécessairement à zéro quand le mouvement cesse), et du fait que l'exposition soit similaire ou invariable à chaque mouvement. Plusieurs études ont démontré une association entre la répétitivité et l'apparition de problèmes musculo-squelettiques, en situation réelle de travail ou même en laboratoire : une tendinite aiguë de l'épaule pouvait être développée après une heure de flexions répétées de l'épaule. Une autre façon d'évaluer l'effet de la répétition est d'examiner les conséquences d'une augmentation de la fréquence : différentes études ont constaté une augmentation de l'activité musculaire, de la douleur (dans les épaules, mais pas dans d'autres régions du corps) et de l'inconfort. Ainsi, la répétitivité est très largement identifiée comme un facteur de risque au niveau des bras et elle est perçue de façon générale comme tel pour les problèmes musculo-squelettiques. La durée de la charge musculo-squelettique Le nombre d'heures travaillées par jour augmente la répétition, mais également le temps d'exposition à l'ensemble des facteurs de risque. Plusieurs études ont établi une association entre la durée du travail quotidien ou le temps d'exposition (jours, années) et l'apparition de lésions. Il est intéressant de noter que le temps de latence (temps écoulé entre la durée de l'exposition et l'apparition de la lésion) peut varier de quelques jours à une dizaine d'années. FACTEURS INFLUENÇANT LA CHARGE MUSCULO-SQUELETTIQUE Plusieurs facteurs sont susceptibles d'influencer la charge supportée par le système musculo-squelettique. Le type de prise possible peut faire varier grandement l'effort à fournir. Par exemple, une poignée qu'on doit prendre du bout des doigts exige un effort plus grand que 40 OBJECTIF PREVENTION VOL S- t 66 ASSTSAS

56 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation si la main peut être refermée autour de la poignée. La position dans laquelle se trouve le poignet bit également varier la force maximale qui peut être exercée. La grosseur de la poignée a aussi une influence, de même que le port de gants, qui réduirait la force de préhension (ce qui ne doit pas amener à ne pas porter de gants mais plutôt à réduire la force requise...). Enfin, la méthode choisie par le travailleur a évidemment une influence ; on peut constater que des personnes effectuent les mêmes tâches de manière différente. Bien qu'il n'y ait pas nécessairement une seule «bonne» méthode, mais parfois plusieurs «meilleures», U est certain que celles-ci ont une influence sur les lésions. LA CHARGE STATIQUE On considère généralement qu'il y a travail statique lorsqu'un travail musculaire doit être effectué pour combattre l'effet de la gravité ; cependant, il serait également présent même lorsqu'il y a mouvement, si la charge supportée par les tissus ne revient pas à zéro. Ainsi, il y aurait une composante statique pour les muscles des épaules dans une tâche où les bras sont au-dessus de celles-ci, même si les bras sont en mouvement. On pourrait utiliser trois éléments pour identifier la présence de postures statiques. Le premier est la fixité posturale, soit une posture qui ne revient pas à une position neutre, ou qui utilise de façon continue un groupe de muscles et qui est maintenue pendant une à dix minutes. Le risque relié à cette posture (et donc la limite de temps durant laquelle elle peut être maintenue) dépend de l'intensité de l'effort nécessaire pour la maintenir. Deuxièmement, les postures statiques sont souvent présentes lorsque la posture est imposée par l'équipement ou l'aménagement (un comptoir sans dégagement pour les jambes, un microscope sans ajustement en hauteur). Enfin, les tâches ne comprenant qu'une seule activité monotone et sans grande variabilité sont susceptibles de générer des postures statiques. En bit ce n'est pas tant la présence de travail statique qui est problématique mais la durée de l'exposition à ce facteur de risque. L'INVARIABILITÉ DE LA TÂCHE On parle d'invariabilité de la tâche lorsque celle-ci est monotone à la fois sur le plan des exigences physiologiques et psychologiques. Une tâche répétitive entraînerait une fixité posturale. L'ouvrage cite des auteurs qui ont introduit la notion de «micropauses» (ex. : quelques secondes toutes les dix minutes) pour briser le caractère invariable des exigences du travail. L'enflure, les veines varicosées dans les jambes et les pieds et les douleurs, en particulier au bas du dos, seraient rendues plus probables par le fait de demeurer continuellement assis ou debout. Des études indiquent que le maintien de la même position (soit assis, soit debout) pendant trois à quatre heures augmente les douleurs et l'in confort, alors que les tâches qui permettent d'alterner entre la marche, la position debout ou assise sont plus confortables. LES EXIGENCES COGNITIVES Les exigences cognitives d'une tâche, c'est-à-dire l'effort mental nécessaire, jouent sur le stress psychologique et sur le comportement. Elles pourraient contribuer à l'apparition des problèmes musculosquelettiques. Ainsi, l'activité musculaire peut augmenter parce que la tâche est exigeante sur le plan visuel ou cognitif ; par exemple, une plus grande concentration augmente la tension au niveau des muscles du cou. Un second mécanisme d'action des exigences cognitives sur les Les exigences cognitives d'une tâche, c'est-à-dire l'effort mental nécessaire, Jouent sur le stress psychologique et sur le comportement. Elles pourraient contribuer à l'apparition des problèmes musculo-squelettiques. LATR serait celui du stress. Par exemple, les tâches comportant une sous-charge qualitative mais une surcharge quantitative sont génératrices de réactions de stress aigu, agissant négativement sur le bienêtre, la satisfaction au travail et la santé. LES FACTEURS ORGANISATTONNELS ET PSYCHOSOCIAUX LIÉS AU TRAVAIL Peu d'études se sont penchées spécifiquement sur la relation entre les facteurs organisationnels et psychosociaux et les LATR ; cependant la relation est plausible et certaines études ont montré un lien avec la douleur musculo-squelettique. Une situation de travail mal conçue peut avoir des conséquences sur les plans physiologique et psychologique. On peut penser que des facteurs comme la carrière, l'avenir de l'emploi et le rôle du travailleur pourraient jouer un rôle dans l'apparition des LATR. Aucune étude n'a porté sur la relation entre la perception de l'horaire de travail et les heures supplémentaires et les LATR. La charge de travail est en soi un facteur de risque, à la fois de stress et de lésion. La cadence est une composante de cette charge ; on sait que les cadences imposées (contrôlées par une machine) génèrent plus de stress. La cadence est en lien avec d'autres facteurs déjà mentionnés comme la répétition du mouvement et la durée d'exposition. 1. KUORJNKA, L, L. FORŒR, M. HAGBERG, et al, Les lésions attribuables au travail répétitif, Ouvrage de référence sur les lésions musculo-squeleniques liées au travail, Éditions Multimondes, 1995,510 pages. 2. BIGAOUETTE, M-, Les lésions professionnelles dans le secteur de la santé et des services sociaux. Objectif prévention, vol 16, n 2, été 93, pp S La situation du secteur ans qu'ils ne génèrent nécessairement de lésions, il existe dans le secteur de la santé et des services sociaux plusieurs facteurs de risque pour le système musculo-squelettique. Les travailleurs des buanderies effectuent des mouvements répétés, durant des périodes prolongées, pour alimenter leurs machines (calandre, plieuse automatique, thermo-colleuse, etc.). Le personnel des services alimentaires n'est pas en reste, dans la préparation des aliments, à la courroie ou à la laverie, par exemple. Les préposés à l'entretien sanitaire, lourd ou léger, sollicitent constamment les mêmes articulations en vadrouillant ou en frottant dans des postures souvent contraignantes pour les poignets, les coudes et les épaules, et bien sûr le dos. Le personnel des installations matérielles utilise des outils qui imposent des postures parfois inadéquates, travaille les bras en l'air dans les plafonds, applique des forces importantes, etc. L'introduction de l'informatique dans de nombreuses tâches, mais en particulier chez le personnel de secrétariat s'accompagne parfois d'inconfort et même de douleurs qui entraînent des absences. Chez les soignants, en plus des risques lié; aux transferts des bénéficiaires, plusieurs pointent par exemple l'utilisation des manivelles des lits et celtes des lève-personne au sol à commande manuelle. VOl. 1» - N" l OBJECTIF PREVENTION 41 ASSTSAS 67

57 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation C H R O N I Q U E E R G O N O M I E ÉLISE LEDOUX Le travail à l'écran : peut-on prévenir les tendinites aux poignets? PRÈS DE 30 % DES PERSONNES TRAVAILLANT RÉGULIÈREMENT AVEC UN ORDINATEUR RAPPORTENT DES INCONFORTS OU DES DOULEURS SOIT A LA NUQUE, AUX ÉPAULES, AU BAS DU DOS OU AUX POIGNETS 1. LA SÉRIE D'ARTICLES PARUE DANS OBJECTIF PRÉVENTION» SUR LE TRAVAIL BUREAUTIQUE VISAIT JUSTEMENT A PRÉSENTER, DE FAÇON GÉNÉRALE, LES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS A CONSIDÉRER POUR ADAPTER LE MIEUX POSSIBLE LES POSTES DE TRAVAIL AFIN DE PRÉVENIR LES PROBLÈMES MUSCULO- SQUELETTIQUES. OR, L'ASSTSAS REÇOIT ACTUELLEMENT DE NOMBREUSES DEMANDES PORTANT PLUS SPÉCI- FIQUEMENT SUR LE PROBLÈME DES TENDINITES AUX POIGNETS. LE PRÉSENT ARTICLE VISE DONC A APPORTER QUELQUES PRÉCISIONS QUANT AUX MOYENS A ENVISAGER POUR LES PRÉVENIR. Ie travail à l'ordinateur implique des mouvements plus ou moins répétés des doigts sur le clavier. À titre d'exemple, I une personne effectuant de la saisie I de données ou du traitement de texte de façon continue, actionne, en moyenne, touches par heure. Pour une durée quotidienne de huit heures de travail, c'est plus de mouvements des doigts par semaine! De plus, considérant qu'une force d'environ 89 g est nécessaire pour enfoncer chaque touche, la force exercée par les doigts de la main au cours d'une semaine peut s'élever à plus de 46 tonnes 3! Les muscles de l'avant-bras sont principalement responsables des mouvements d'extension et de flexion des doigts. Des tendons relient chaque doigt aux muscles fléchisseurs et extenseurs correspondants (figure 1). Chaque tendon est recouvert d'une gaine contenant un liquide (le liquide synovial) agissant comme lubrifiant. À chaque mouvement des doigts, les tendons glissent dans leur gaine. Ainsi, un tendon peut se déplacer de plus de 5 cm lorsqu'un doigt passe d'une extension complète à une flexion. Lorsque des mouvements rapides des doigts sont effectués de façon continue, la quantité de lubrifiant peut diminuer et entraîner une friction entre le tendon et la gaine. Les tissus de ces structures s'usent petit à petit. Un temps de récupération est alors nécessaire pour les Une personne effectuant de la saisie de données ou du traitement de texte de façon continue, actionne, en moyenne, touches par heure. Pour une durée quotidienne de huit heures de travail, c'est plus de mouvements des doigts par semaine! régénérer. Si ce temps de récupération n'est pas suffisant, des micro-trai i marismes s'accumulent et une réaction inflammatoire peur alors se développer et entraîner une sensation de douleur. C'est ce qu'on appelle le plus couramment une tendinite ou une ténosynovite au poignet. La tendinite au poignet peut être considérée comme un problème musculosquelettique. Les problèmes musculosquelettiques ont une origine multifactorielle. La posture, la force, la durée de la tâche, la fréquence, la répétitivité, les conditions environnementales, les caractéristiques de l'organisation du travail, etc., sont autant de facteurs qui interagissent entre eux et dont on doit tenir compte dans une démarche préventive. Pour limiter l'apparition de tendinite au poignet reliée à l'utilisation intensive de l'ordinateur, il est possible d'agir sur les facteurs de risque tels que la posture de la main, le type de tâche effectuée et la durée d'exécution. POSITION DES MAINS ET FRICTION La plupart du temps, lorsqu'on tape sur un clavier, les poignets effectuent un mouvement de flexion et d'extension (photo 1). Il semble que ce mouvement joue un rôle important dans la survenue des wndinirrs aux poignets 4. Or la position des w^ips influence l'effort musculaire né- < Photo 1: le mouvement des poignets joue un rôie important dans la survenue des tendinites. +Photo 2: un repose-paume aide à garder les poignets dans une position neutre. OBJECTIF PliVBBTION «VOL No 2 ASSTSAS 69

58 L 'ergonomiedu travail avec écran de visualisation Cahier du participant cessaire pour faire bouger les doigts ainsi que 1a tension qui s'exerce dans l'articulation du poignet. Faites-en vous-même l'expérience. Levez votre bras devant vous. Assurez-vous que votre main est bien dans le prolongement de votre avant-bras. Bougez alors les doigts comme si vous tapiez sur un clavier. Maintenant, fléchissez votre main vers le haut et bougez les doigts à nouveau. Que remarquez-vous? Le mouvement des doigts est alors plus difficile et une douleur se bit rapidement sentir au niveau du poignet et de Pavantbras. Pour limiter cet effort, il est donc recommandé de maintenir le poignet aligné avec l'avant-bras et limiter les postures en extension et en flexion ainsi qu'en inclinaison cubitale ou radiale. Or, la posture adoptée par les mains pour taper sur un clavier est déterminée, en partie, par l'aménagement du poste de travail. Pour vous aider à garder votre poignet dans la position la plus neutre possible : ajustez la hauteur du clavier ou de la chaise* de manière à ce que vos avantbras soient dans une position près de l'horizontale ; déposez le clavier à plat sur la surface de travail ; évitez d'utiliser les petites pattes sous le clavier, elles augmentent l'angle du clavier et obligent à fléchir davantage les poignets ; alignez votre chaise et votre écran avec la partie alphanumérique du clavier ; utilisez un repose-paume plat et souple iticfaiu devant le davier (photo 2) ; évitez les repose-poignets arrondis et durs ; variez régulièrement votre posture au cours de la journée. Attention! Si le clavier est trop haut ou trop bas, le repose-paume devient inutile et peut même occasionner de la friction et une pression sous le poignet. TYPE DE TACHE ET DURÉE D'EXÉCUTION Une étude épidémiologique menée auprès du personnel de bureau utilisant un ordinateur tend à démontrer que les personnes effectuant de la saisie de données ou du traitement de texte plus de 20 heures par semaine, sans possibilité de prendre de pauses au cours du travail, ont plus de risques de développer des troubles musculo-squelettiques aux poignets et aux mains 6. Cette situation survient, par exemple, lorsqu'il but absolument «sortir» un rapport et qu'il ne reste que quelques jours, compléter une saisie de données sous forte contrainte de temps, etc. Comme nous l'avons expliqué au début de cet article, le mouvement répété des doigts, de façon continue, sollicite les GAINES FIGURE 1 Source : Cumutofw Trtuma Disorders A kianuei for UuscuJasMea! Dfeetse al ttn Upper Umbs. Vem Putz-Andenen (edx Taylor 6 Francis, page 19. structures musculo-squelettiques au niveau du poignet. En l'absence d'un temps de récupération suffisant, des microtraumatismes s'accumulent et peuvent engendrer de l'inflammation. La durée d'exécution de tâches telles que la saisie de données et le traitement de texte, sans interruption, jour après jour, semaine après semaine, est donc en soi une contrainte. Pour éviter cette escalade, il but pouvoir doser le temps de sollicitation et le temps de récupération. Une meilleure répartition du travail flanc la journée et dans la semaine permet d'alterner entre le travail sur écran et d'autres tâches qui ne sollicitent pas les mêmes structures. La nouvelle activité constitue alors un temps de récupération pour les articulations sollicitées. De plus, il est préférable de prendre des pauses plus fréquentes, mais plus courtes, avant le début des symptômes de douleur. En effet, ce type de pauses est plus efficace que les pauses plus longues, mais plus espacées, prises au moment où la douleur apparaît. Par pauses, on entend non seulement les «pauses-café» mais également, les micro-pauses où on arrête quelques in$t?nrs l'activité de frappe, ou bien les pauses actives telles que se lever quelques minutes pour classer des documents ou faire des photocopies. De plus, l'utilisation de la souris et une meilleure connaissance des logiciels permettent certains cas de réduire l'utilisation du clavier. Par exemple, la souris facilite le déplacement dans un texte sans devoir actionner plusieurs fois les touches. Par contre, pour être efficace et éviter d'autres problèmes musculosqulettiques, la souris doit être placée le plus près possible et à la même hauteur que le clavier 7. CONCLUSION La prévention des tendinites aux poignets reliées à l'utilisation de l'ordinateur est donc possible. En aménageant adéquatement votre poste de travail et en essayant d'alterner le travail sur écran avec d'autres tâches, vous mettrez plus de chances de votre côté! Si vous ressentez des douleurs aux poignets, ne blâmez pas votre âge ou un début d'arthrite. Cherchez plutôt les causes et corrigez la situation. RÉFÉRENCES 1. BAMMER, G. «Work-Related Neck and Upper Limb Disorders Associated with Office Work-Prevalence and Cause», in University Extension, The University of Western Australia, 19 pages. 2. Objectif prévention a publié six articles portant sur le thym* du travail de bureautique : GAMBIN, C «A la découverte des sièges de bureau.-», vol. 16, n 3,1993, p BERTRAND, G. «Un siège ergonomique oui! Mais qu'en est-il du plan de travail?», vol 16, n 4,1993, p BARIL-ŒNGRAS, G. «Adapter l'environnement visuel et l'éclairage pour le travail de bureau», vol 17, n 1,1994, p BARIL-ŒNGRAS, G. «L'ergonomie et l'organisation du travail au bureau», vol 17, n 2, 1994, p LEDOUX, É. «Le travail de bureautique ec le port de verres correcteurs : il faut y voir!», vol. 18, n 3,1995, p BERTRAND, G. «Intégrer la souris dans un poste de travail informatique», vol. 19, n 1, 1996, p ARMSTRONG, T.J., J.A. FOULKE, B.J. MARTIN, D. REMPEL. «An Investigation of Finger Forces in Alphanumeric Keyboard Wotk», dans Designing for Everyone : Proceedings of the Eleventh Congress of the International Ergonomics Association, vol 1 (Taylor Francis), Y..Quéinnec, F. Daniellou, A. Chapon, P. Falzon, J. Leplat, B. Men, H. Monod, J.C. Sperandio et A. Wisner (éd), New York, 1991, p HEDGE, A^ R. POWERS. «Wrist Postures while Keyboardmg : Effects of a Negative Slope Keyboard Systems and Full Motion Forearm Supports», dans Ergonomics, vol 38, n 3, 1995, p Si vous devez relever votre chaise, un reposepied devient souvent indispensable. 6. BERGQVIST, U., E. WOLGAST, B. NILSSON, M. VOS. «The Influence of VDT Work on Musculoskeletal Disorders-, dans Ergonomics, vol 38 n 4, p BERTRAND, G. «Intégrer la souris dans un poste de travail informatique», dans Objectif prévention, vol 19, n 1,1996, p VOl n«j OBJBCTIF PEgVBKTIOK 7 70 ASSTSAS

59 L 'ergonomie du travail avec écran de visualisation -FLASH SST- Cette chronique propose des textes d'information générale \Jous pouvez utiliser le texte entier ou seulement des que vous pouvez teptemiie à loisir dans vos publications, w extraits. Aucune autorisation n'est requise. Vos commenpar exemple, le journal de votre établissement. Vous n'avez taires et suggestions sont les bienvenus pour améliorer cette qu'à mentionner la source : Objectif prévention,' vol 20, n l. chronique. uni OUTIL DE TRAVAIL INDISPENSABLE : LA CHAISE Que vous soyez secrétaire, archiviste, infirmière, réceptionniste, que vous travailiiez au laboratoire, à la pharmacie ou ailleurs, votre chaise doit s'ajuster à votre taille et apporter confort et sécurité. Pour améliorer votre confort et pour éviter des problèmes au dos, l'idéal est de trouver la posture adéquate pour vous. Comment ajuster votre chaise, étape par étape Commencez par identifier les ajustements possibles (vis, manettes, etc) sur votre chaise et par connaître leur fonctionnement Puis, installez-vous en retrait de votre surface de travail pour vous asseoir en ayant les pieds bien appuyés au sol. C'est la façon la plus simple de procéder aux divers ajustements, on adaptera ensuite la hauteur de la chaise à ÉJTJ celle de la surface de travail.» PREMIÈREMENT, L'ASSISE Les pieds au sol, ajustez la hauteur de l'assise sans pression inconfortable sous les cuisses et les genoux ; assurez-vous que la profondeur de l'assise ne cause pas de compression sous les cuisses ; certaines personnes aiment ajuster l'inclinaison de l'assise de façon à l'incliner légèrement vers l'avant Avec les chaises surélevées, que l'on retrouve parfois dans les laboratoires, la démarche proposée ne s'applique pas. On ajustera alors la hauteur de la chaise en fonction de celle de la surface de travail. Cependant il serait intéressant que les pieds puissent s'appuyer sur un repose-pied sous la surface de travail plutôt que seulement sur le repose-pied de la chaise. DEUXIÉMBFLBFT, LE DOSSIER Le dossier doit offrir un bon support lombaire et être assez haut pour supporter le haut du dos ; l'ajustement de la hauteur du dossier doit vous permettre de faire coïncider ses courbures avec celles de votre dos ; faites également des essais en ce qui concerne la tension et l'inclinaison du dossier pour qu'il épouse bien les mouvements de votre dos ; normalement les ajustements doivent être simples et si possible indépendants les uns des autres. TROBIÈMEMBFT, LA SURFACE DE TRAVAIL Placez-vous devant votre surface de travail fixe (le bureau par exemple) et ajustez la hauteur de la chaise selon votre confort ; en général pour écrire, les coudes sont légèrement au-dessous du niveau de la table lorsque les bras sont relâchés de façon à pouvoir y appuyer les avant-bras ; ensuite ajustez la hauteur de votre tablette porte-clavier si vous travaillez devant un mobilier ayant cette possibilité d'ajustement Dans ce cas, on cherche à ce que les bras tombent à la verticale, pour réduire les efforts des épaules et à ce que les avant-bras soient à l'horizontale, sans extension ou flexion importante des poignets ; utilisez un repose-pied au besoin pour garder les pieds bien appuyés. Les accoudoirs Un siège muni d'accoudoirs favorise les changements de posture. Les accoudoirs supportent les bras et contribuent à minimiser la charge sur la colonne vertébrale. Ils constituent donc un avantage certain, mais il est essentiel qu'ils ne vous incommodent pas, surtout si vos activités requièrent une certaine mobilité. De plus, ils doivent permettre d'avancer suffisamment la chaise sous le plan de travail. Il existe des appuie-bras plus courts. moins nuisibles à la mobilité de la personne et qui assurent les fonctions de soutien et d'appui décrites précédemment Des fournisseurs proposent de nouveaux modèles d'accoudoirs s'ajustant verticalement voire même horizontalement permettant ainsi de s'adapter aux dimensions des personnes et d'offrir la possibilité de changer de posture. Le piétement La capacité de pouvoir pivoter de 3600 Sur son siège et d'y installer des roulettes afin de se déplacer dans son espace de travail constituent des atouts supplémentaires. Pour une sécurité accrue, le piétement à cinq branches est de mise, car il permet d'obtenir une plus grande stabilité. Les roulettes doivent être dures pour des surfaces de plancher souples telles que la moquette, et souples pour des surfaces de plancher dures. Cet élément quoiqu'un peu banal à première vue, est pourtant fort important car il peut entraîner des contraintes physiologiques supplémentaires. Conclusion Il s'avère donc primordial que vous soyez en mesure d'ajuster votre chaise en fonction de vos besoins, de votre taille. Lors de l'acquisition de nouvelles chaises, une formation doit être fournie au personnel sur l'art d'ajuster sa chaise de travail. On comprend l'importance des ajustements, en particulier lorsque le poste est occupé par plusieurs personnes ou qu'on passe de la table informatique au bureau avec la même chaise. Aujourd'hui, plusieurs fournisseurs permettent le prêt de chaises pour essai. Ainsi, vous pouvez en faire l'évaluation et sélectionner la chaise la plus appropriée pour vous et votre équipe. Note : les Informations présentées dans cette chronique sont extraites et adaptées des documents suivants que vous pouvez vous procurer à C ASSTSAS:» «À IA DÉCDUVtKTE 08 BftB M BUREAU.», Objectif prévention, vol. 16, n 3,1993, p » ASSTSAS, Prévention des blessures musculosquelettiques pour le personnel soignent. Guide de référence, 1995,313 pages. ASSTSAS 71

60 F 12,629

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