L impact du vieillissement sur la structure de consommation des séniors : assurance IARD, santé et SAP entre (P)

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1 L impact du vieillissement sur la structure de consommation des séniors : assurance IARD, santé et SAP entre (P) Auteurs : Hélène Xuan, Déléguée générale de la Chaire Transitions Démographiques, Transitions Economiques Ikpidi Badji, Doctorante associée à la Chaire Transitions Démographiques, Transitions économiques et à l Université Paris Ouest Nanterre Ce rapport d étude a bénéficié du soutien de la COVEA. Les auteurs remercient Michel Revest, Directeur Recherche et Innovations chez COVEA pour ses commentaires et les échanges qui ont permis de nourrir cette étude.

2 Sommaire Synthèse 4 L impact du vieillissement sur la structure de consommation des séniors : assurance IARD, santé et SAP 4 1. L évolution de la structure de la consommation par âge entre A. Les dépenses de consommation dont le poids augmente avec l âge entre 1979 et a. La part du budget consacrée à la consommation alimentaire augmente avec l âge 9 b. Le poids des dépenses d électicité et de gaz dans le budget est relativement stable dans le temps _ 9 c. Une part du budget de plus en plus importante consacrée aux services à la personne 9 d. Les dépenses de santé (y compris assurance santé) augmentent avec l âge mais leur part reste stable dans le budget des ménages 9 e. Des dépenses d assurance qui pèsent plus lourd dans le budget des ménages âgés 10 B. Les dépenses de consommation dont le poids décroit avec l âge 11 a. Les dépenses d habillement 11 b. Les dépenses de loyers et d eau (hors loyers fictifs des propriétaires) 11 c. Les dépenses de restauration, de transports privé et de communication 11 C. Les dépenses de consommation insensibles à l âge 12 a. Transports publics et loisirs Les facteurs socioéconomiques qui influencent la consommation des séniors en A. Les inégalités de consommation sont plus faibles parmi les séniors 13 B. La consommation des séniors est moins sensible aux variations de revenus 13 A. Les séniors urbains consomment relativement plus que ceux qui vivent dans les communes rurales Une analyse de la consommation des séniors à partir des profils de consommation d une génération 15 A. En coupe instantanée, la consommation des ménages décroit avec l âge 15 B. En coupe «longitudinale», la consommation des ménages tend à se maintenir avec l avancée en âge (effet génération) Projection à l horizon 2030 de l impact du vieillissement sur le niveau de consommation des séniors : «scénario fil de l eau» Une analyse sectorielle de la consommation des séniors 22 2

3 A. L impact du vieillissement sur les dépenses d assurance 22 a. Une augmentation des dépenses d assurance santé principalement tirées par les séniors 22 b. Des dépenses d assurance logement qui augmentent avec l âge 23 B. Une analyse de l évolution de la consommation de services à la personne 24 b. L augmentation du taux de recours des dépenses de services à la personne est très sensible au revenu 26 c. Les types de services à la personne consommés par les seniors 27 C. Les séniors et la détention d automobile 28 a. La diminution du taux d équipement automobile avec l âge tend à diminuer parmi les jeunes générations ( ) 28 b. Un taux d équipement plus important en zone rurale sans distinction d âge 30 c. Des séniors de plus en plus «multi-équipés» 31 d. La détention d une résidence secondaire détermine le multi-équipement 31 D. Les ménages âgés et l évolution des caractéristiques de leur logement 32 a. Des seniors propriétaires à plus de 70% 32 b. Le seniors sont pour la plupart multi-propriétaires à partir de 50 ans 33 c. Des logements plus grands et anciens qu ils ont achetés plus jeunes dans lesquels ils souhaitent vieillir 33 d. Des séniors qui souhaitent vieillir en appartement ou en logement collectif 34 3 Annexes 35 ANNEXE 1 : TABLEAUX ET GRAPHIQUES 35 ANNEXE 2 : METHODE D ESTIMATION 42 Bibliographie 47 3

4 Synthèse L impact du vieillissement sur la structure de consommation des séniors : assurance IARD, santé et SAP , une croissance potentielle en partie portée par la consommation des séniors Une part importante de la génération nombreuse du baby-boom a déjà atteint l âge symbolique de 60 ans. Ces derniers représenteront 30% de la population en 2030 (cf. la figure1). Cette transition démographique vers la société vieillissante modifie progressivement le niveau et le comportement de consommation de la population avec des besoins qui seront orientés vers ceux des séniors. 4 L arrivée de cette génération du baby-boom qui a toujours consommé relativement plus que les autres à la retraite pourrait faire de la consommation des séniors un moteur de la Silver Economie. Aujourd hui, les projections estiment la croissance de la consommation des séniors à 12% entre 2013 et 2050, avec une croissance quasiment identique à celle du revenu 1 (Rapport CGSP, décembre 2013). Si le marché de la Silver économie fait le pari de l innovation, son développement pourra également s appuyer sur une demande intérieure forte portée par la consommation des séniors et sur une croissance potentielle importante des segments de l assurance IARD, de la santé et des services à la personne. Notre analyse de la consommation des séniors sur la période montre que le poids du vieillissement a une influence positive jusqu en 2030 sur le niveau macro-économique de la consommation. Le passage de 16 millions à 20 millions de séniors permettra une augmentation mécanique de la consommation de 0.2% par an, soit 1% PIB à l horizon A l horizon 2030, si les individus de la génération du baby-boom conservaient les mêmes comportements de consommation qu en 2010, les dépenses d assurance santé, de logement et service aux personnes augmenteront à minima, sous le pur effet de la démographie, respectivement de 5%, 2% et 6%. Ces projections à l horizon 2030 ne prennent pas en compte les effets liés aux revenus et à la richesse qui ont un impact positif sur la consommation. En effet, la consommation est fortement corrélée à l âge et aux revenus. Pour les quarante dernières années et plus encore pour celles à venir, ce sont les habitudes de consommation et les effets revenus qui expliquent l essentiel des évolutions de la consommation. Néanmoins sur la période , le vieillissement de la génération du baby-boom nous assurerait le développement d un marché intérieur solide tiré par la consommation des séniors sous l effet mécanique d une augmentation du poids des plus de 60 ans (effet démographique), d un niveau de vie projeté équivalent à celui des actifs et d un effet richesse potentiellement plus important (niveau de patrimoine, etc). Cette étude apporte une analyse rétrospective des évolutions de la structure de consommation par âge en dissociant les effets démographiques, des habitudes de consommation, et de ceux liés à la croissance des revenus (effet richesse). Il examine également les inégalités de consommation en fonction des revenus et leurs évolutions dans le temps. La projection à l horizon 2030 des tendances observées entre nous ont permis d analyser l effet de la démographie sur la consommation et d en conclure un impact positif. 1 Rapport France Stratégie (ex CGSP), La Silver Économie, une opportunité de croissance pour la France, décembre

5 Figure 1: Pyramide des âges Les évolutions de la structure de consommation des séniors entre 1979 et 2005 : assurance IARD, santé et service à la personne 5 La comparaison de la structure de consommation au niveau agrégé (cf. annexe, tableau 2) des séniors à celle de l ensemble de la population suggère que les seniors consomment différemment. En 1979, les premiers postes de dépenses pour l ensemble de la population y compris des séniors étaient consacrés à l alimentation, venait ensuite les dépenses de transports et enfin celles du logement (loyer et énergie). En 2005, cette hiérarchie est complètement bouleversée pour l ensemble de la population. Les premiers postes de dépenses sont le logement (loyer et énergie), puis l alimentation et enfin les transports. Pour les 60 ans et plus, le premier poste de consommation reste l alimentation avant le logement. Les séniors surconsommaient par rapport à l ensemble de la population pour l alimentation et la santé. Les dépenses alimentaires ont connu une baisse sensible entre sans néanmoins réduire l écart de consommation des séniors par rapport à la population générale. A contrario, en 1979, tous les ménages consacraient la même part de leur budget de consommation au logement. Entre 1979 et 2005, un écart s est créé sur les dépenses consacrées au logement qui ont quasiment triplé pour l ensemble de la population alors que les ménages de plus de 60 ans ont été relativement préservés n en subissant qu un doublement. Un poids relativement stable des dépenses de santé (assurance santé et reste à charge) dans le budget des familles entre 1979 et 2005 En 2005, la part des dépenses consacrée à la santé est divisée par deux pour l ensemble de la population, y compris pour les séniors. Cette diminution sensible des dépenses consacrées à la santé a été contrebalancée par le développement de l assurance santé qui connait à la même période un doublement de sa consommation. En effet, la part des dépenses d assurances santé est passée de moins de 1% en 1979 à 5% en Ces modifications laissent penser que les ménages ont transféré une partie de leur dépense de santé 2 en dépenses d assurance santé. Entre 1979 et 2005, les dépenses d assurances augmentent de manière continue avec une croissance plus forte pour les séniors. Les ménages de 60 ans et plus ont une dépense d assurance santé plus importante de 3 points 2 Les dépenses de santé correspondent ici aux restes à charge des ménages après remboursement de la sécurité sociale et de la mutuelle. 5

6 par rapport à la dépense nationale. Ils y consacrent une part de plus en plus importante de leur consommation avec des dépenses d assurance qui ont triplé passant de 3% à 9%. Ce triplement des dépenses d assurance s explique en partie par : - l absence de contribution des entreprises dans la prise en charge du cout de l assurance santé ; - une augmentation des tarifs de l assurance avec l âge. Leur poids dans les dépenses que les ménages consacrent à l assurance passe ainsi de 19% à 34 % (cf. annexe tableau 1) entre 1979 et Pour une génération donnée, les ménages âgés notamment les ans dépensent environ deux fois plus en assurance santé que les ménages de ans. Un développement des marchés de loisirs-voyages et des services à la personne tiré par les séniors entre Les dépenses consacrées aux services à la personne connaissent la même évolution. Alors que la population totale ne consacre pas plus de 1% de sa consommation aux services à la personne, les ménages de 60 ans et plus en consomment le double en Enfin, les résultats indiquent que les seniors de 2005 dépensent plus en loisirs et voyages, en services aux personnes, en communications et services postaux comparés aux séniors de Les seniors en 2005 consomment également plus de loisirs et de voyage que les moins de 60 ans 3. 6 Les projections des évolutions de la consommation des séniors en assurance IARD santé, transports et logements, et celles liées aux services à la personne à l horizon 2030 En 2030, la modification de la structure démographique en faveur des personnes âgées aura un impact positif sur la consommation en assurance IARD (voiture et logement), assurance santé et services aux personnes. Les dépenses d assurance santé, logement 4 et service aux personnes augmenteront respectivement de 5%, 2% et 6% sous le seul effet de la démographie. L analyse de la consommation passée sur la période , nous a permis de projeter le niveau de consommation en 2030, à comportements inchangés pour mesurer l effet du vieillissement (effet démographique uniquement). Sur cette période, notre analyse de la consommation d assurance logement montrent que les seniors ont des dépenses d assurance logement plus élevées que les autres tranches d âge et dépenseront 2% de plus à minima en 2030, toutes choses égales par ailleurs. A titre illustratif, en 2010, les jeunes ménages entre 25 et 29 ans dépensent 25% de moins que les ans. En revanche, les dépenses d assurance logement des ans est 40 % de plus que celles des ans. En 2010, les séniors occupaient de grands logements ce qui explique que leurs primes d assurance logements étaient plus élevées. En effet, 86% des ménages âgés de 65 ans et plus sont des personnes seules ou de deux personnes, et disposent en moyenne de deux fois plus de surface que ceux de moins de 50 ans. Par ailleurs, lorsque l on suit une même génération au fil du temps, on observe que la taille du logement ne se réduit pas avec l âge. A ceci s ajoute le fait que les séniors pour une part importante multipropriétaires. En 2010, 73% des ménages retraités étaient propriétaires d une résidence principale et pour 22,1% d entre eux, ils possédaient également un autre logement. 3 Il convient de noter qu en niveau, les dépenses de loisirs-voyage des moins de 60 ans qui représentaient 80% de la population en 2005 restent supérieur à celui des plus de 60 ans. 4 L assurance logement comprend : l assurance multirisque habitation des résidences principales et secondaires, assurance jardin, terrain. 6

7 Concernant les dépenses d assurance IARD pour la partie automobile, on observe un impact légèrement négatif du vieillissement sur les dépenses d assurance transport qui seraient d environ 2% à l horizon Cette baisse serait liée au faible taux d équipement en automobile des ménages âgés. Toutefois, l analyse longitudinale du taux d équipement selon l âge révèle que les ménages âgés conservent leur automobile de plus en plus tard. En 1979, si le taux d équipement accusait une baisse entre 50 et 54 ans, il n en n est plus de même en L âge auquel le ménage se délaisse de sa voiture a reculé à 75 ans. Les différences de taux d équipement selon l âge se sont fortement réduit entre 35 et 74 ans, passant de 55 points d écart en 1979 à seulement 10 points en Et enfin, nos projections à l horizon 2030 des dépenses de services aux personnes montrent une augmentation mécanique de 6% liée au vieillissement. Ces dernières augmentent de façon continue à partir de 60 ans. En suivant l évolution de la consommation d une génération dans le temps, nous observons que les ans dépensent 4 fois plus que les ans. Cette surconsommation relative des ainés s explique par la part plus importante des dépenses liées à la dépendance à ces âges élevés, et le besoin important d assistance à domicile qui l accompagne. Il est à noter, que contrairement aux dépenses d assurances, le recours et les dépenses aux services aux personnes sont très sensibles au revenu. Lorsque que le revenu croit de 10%, les dépenses augmentent de presque 14%. Ainsi plus les personnes âgées ont des revenus élevés et plus elles dépensent pour les services aux personnes. 7 7

8 1. L évolution de la structure de la consommation par âge entre 1979 et 2005 Une première typologie par âge des biens de consommation entre Dans cette section nous analysons la structure de consommation des jeunes, des personnes en début de retraite (60-64 ans) et aux âges de survenance de la dépendance (80-84 ans). Notre analyse consiste à analyser l évolution des coefficients budgétaires selon l âge. Ceci nous permettra de mesurer l évolution des grands postes de consommation des seniors et des jeunes au cours du temps (en 1979,1995 et 2005). Une typologie sera définie à partir de cette classification par âge en distinguant : - la part des dépenses qui augmente - celle qui diminue 8 - celle qui reste stable avec l âge Compte tenu de la décomposition des dépenses dans l enquête Budget des familles, nous avons fait le choix de les regrouper selon 14 postes de consommation qui sont : les produits alimentaires, l habillement, le loyer et les charges, l énergie, l équipement de la maison, les services aux personnes, la santé, le transport privé, le transport public, la communication, les loisirs, le café et la restauration, les assurances, les autres biens et services (cf. annexe pour composition de chaque poste de consommation). Les figures 20, 21 et 22 (cf. annexe) présentent la structure de consommation par classe d âge selon 14 grands postes de consommation pour les années 1979,1995 et Encadré 1 Méthodologie de l étude Cette étude présente les comportements de consommations des seniors à partir d une analyse par génération. Nous avons utilisé les enquêtes nationales suivantes : Enquête Budget des Familles de 1979 à Enquête logement de 1978, 1992, Enquête transport de La première partie est consacrée l analyse statistique de la consommation. Une analyse longitudinale de l évolution de la structure de consommation selon l âge nous permet de dresser une typologie des biens de consommation selon les catégories d âge. La deuxième partie analyse les déterminants de la consommation avec des techniques économétriques. Nous estimons l impact des différents déterminants de la consommation (dont l âge) sur la consommation totale pour la demande d assurances et de services aux personnes. 8

9 A. Les dépenses de consommation dont le poids augmente avec l âge entre 1979 et 2005 a. La part du budget consacrée à la consommation alimentaire augmente avec l âge En 1979, les trois classes d âge de séniors, respectivement les ménages de «60-64 ans», de «70-74 ans» et de «80-84 ans» dépensaient près de 30%- 35% de leur budget en alimentation. Cette proportion croit avec l âge, si la classe d âge des ans ne consacraient à peine que 30% de son budget en alimentation, celle des plus âgées de 70 ans en dépensaient près de 35%. Les classes d âge les plus jeunes de moins de 45 ans ont une dépense budgétaire en alimentation beaucoup plus réduite. La part de leur budget consacrée à l alimentation varie entre entre 20% et 24%. Entre 1979 et 2005, les séniors continuent à consacrer une part importante de leur budget à la consommation alimentaire. Il est à noter néanmoins que cette dernière est en forte diminution par rapport à Une explication possible à cette diminution pourrait être liée au développement des hypermarchés qui ont plutôt profité aux jeunes générations de moins de 40 ans. Ces dernières disposaient majoritairement d une voiture ce qui était rarement le cas de leurs ainés. b. Le poids des dépenses d électicité et de gaz dans le budget est relativement stable dans le temps 9 Entre 1979, les ménages de plus de 70 ans consacraient en moyenne 8 à 9% de leur budget aux dépenses d électricité et de gaz. Entre 1979 et 2005, cette part a très peu évolué. Mais, les ménages agés consacrent relativement aux jeunes une part plus importante de leur budget aux dépenses d électricité et de gaz. En 2005, cette proportion est de 3 à 4% chez les jeunes et environ 9% pour les personnes âgées notamment les ans. c. Une part du budget de plus en plus importante consacrée aux services à la personne La part du budget que les ménages consacrent aux services à la personne reste relativement faible jusqu à 75 ans. Elle avoisine à peine 1 à 2% du budget des ménages de moins de 40 ans. Les ménages les plus consommateurs de services à la personne sont ceux de plus de 80 années. En 1979, ces derniers consacraient 3% de leur budget aux services aux personnes. Ils y consacrent quasiment le double en 2005, avec 5% du budget dédié à ces services. Le poids des services à la personne dans le budget serait beaucoup plus élevé si on prenait en compte les ménages vivant en maison de retraite ou dans les établissements médicaux-sociaux. d. Les dépenses de santé (y compris assurance santé) augmentent avec l âge mais leur part reste stable dans le budget des ménages Les dépenses de santé (y compris les assurances santé) n ont cessé de croître avec l âge sur la période étudiée ( ) sans pour autant peser plus lourd dans le budget des ménages. Si on considère uniquement les dépenses de santé, ces dernières ont fortement diminué depuis 1979 toutes classes d âges confondues. En 1979, les actifs de ans dépensaient 4% de leur budget en dépense de santé contre 3% en Concernant les plus âgés, les plus de 80 ans ont consacré près de 10% de leur budget à la santé en 1979 contre seulement 6% en

10 Cette diminution des dépenses de santé (hors assurance santé) s explique principalement par le développpement des complémentaires santé. La diminution des dépenses de santé suit l évolution du reste à charge pour les ménages, c est à dire des dépenses qui reste à la charge des ménages après le remboursement de la sécurité sociale et de la complémentaire santé. L augmentation des dépenses d assurance santé a largement compensé la diminution du reste à charge des ménages. Par exemple, entre 1979 et 1995, les dépenses d assurance santé ont été multipliées par 19 pour les actifs de 40 à 44 ans. Depuis 1995, la croissance des dépenses d assurance santé, s est considérablement ralentie. Elle a augmenté de 20% entre 1995 et Pour donner des ordres de grandeur, nous sommes passés d une dépense moyenne de 17 euros en 1979 à 338 euros en Cette augmentation des dépenses d assurance santé est particulièrment importante chez les ans passant de 20 euros en 1979 à plus de 720 euros en La part des assurances santé dans le budget des ménages évolue de la même manière. Cette dernère pesait moins de 1% dans le budget des ménages, quelque soit l âge. En 2005, les dépenses d assurance santé représentent plus de 2% pour les actifs de ans, et 6% pour les plus de 80 ans. Ces évolutions s expliquent par le développement massf de l assurance santé. Le taux de couverture était de 11% seulement en En 2005, près de 84% de la population a une complémentaire santé, et plus de 90% de la population de plus de 60 ans. 10 Au final, le poids des dépenses de santé (y compris assurance santé) est resté relativement stable dans le budget des ménages grâce au développement de l assurance santé qui a permis de matriser les restes à charges.. Entre 1979 et 2005, le poids des dépenses de santé n a que très peu évolué pour les actifs. Les dépenses globales de santé avoisinent les 5% en 2005 contre 4% en 1979 pour les actifs représentés par la classe d âges des ans. Pour les plus de 80 ans, la part des dépenses globales de santé (y compris assurance santé) approche les 12% en 2005 contre 10% en e. Des dépenses d assurance qui pèsent plus lourd dans le budget des ménages âgés Toutes assurances comprises (logement, transport, santé) et quel que soit l âge, les ménages dépensaient en moyenne 3% en 1979 pour s assurer. Avec le développement de l assurance transport et santé, les dépenses d assurance se sont modifiées. En 2005, alors que les «25-29 ans» et les «40-44 ans» consacrent 5% de leurs dépenses aux assurances, les «70-74 ans» et «80-84 ans» affectent respectivement 9% et 10% de leur dépenses. Le poids plus important du budget consacré aux assurances parmi les plus de 70 ans est principalement dû à l augmentation des assurances santé. Ainsi pour les «80-84», l assurance santé pèse deux fois plus que l assurance logement dans le budget des ménages, soit 6% contre 2,5%. Chez les jeunes, pour les ans, les rapports sont les mêmes. La part consacrée à l assurance santé est certes plus faible mais reste deux fois plus importante que celle consacrée au logement, soit 2% contre 1%. La part de l assurance transport est la plus importante avec 3% du budget qui y est consacré. Les séniors consacrent une part plus importante de leur budget à l assurance, notamment en matière de santé et de logement (cf. tableau 1, ci-dessous). 10

11 Tableau 1: Structure des dépenses d assurances en 2005 Ensemble de 60 ans et plus 75 ans et plus la population Assurance logement 18% 20,5% 23% Assurance santé 49% 57% 61,5% Assurance transport 33% 22,5% 15,5% Total 100% 100% 100% Source : Enquête budget des Familles, Champs : France métropolitaine. Ménages dont la personne de référence est âgée de 18 à 92 ans. B. Les dépenses de consommation dont le poids décroit avec l âge a. Les dépenses d habillement Les dépenses d habillement diminuent fortement entre 60 et 80 ans. Elles passent ainsi de 8% à 4% du budget en b. Les dépenses de loyers et d eau (hors loyers fictifs des propriétaires) 11 Les dépenses de loyers et d eau explosent entre 1979 et 2005 pour les jeunes adultes de 25 à 29 ans. Ces dernières représentaient 13% en 1979 contre 24% en 2005 du budget des ménages. Cette augmentation a été beaucoup moins marquée pour les séniors avec seulement une hausse de 3 points passant de 7% à 11% sur la même période. Ces évolutions s expliquent principalement par l évolution des prix de l immobilier. Les générations de 1978 occupaient des logements disposant de moins de confort et bénéficiaient de loyers plus faibles. Ceci est également vrai si on compare les générations anciennes aux jeunes générations de Si 16% des moins de 25 ans ne disposaient d aucun confort sanitaire (ni WC, ni douche), la proportion monte rapidement chez les plus âgés à 31% pour les plus de 75 ans. Les données de l enquête logement de 2006 confirme l amélioration des conditions d habitation : 0,5% seulement des ménages ne disposaient pas de confort sanitaire. c. Les dépenses de restauration, de transports privé et de communication La part des dépenses de café et de restauration diminue avec l âge et les habitudes de consommation. Les jeunes ménages ont tendance à sortir pour se restaurer alors que les ménages plus âgés préfèrent manger chez eux. Ceci explique également la part plus importante du budget alimentaire chez les personnes âgées. La part des dépenses de transports privés dans le budget des ménages est relativement stable dans le temps. En 1979 comme en 2005, les jeunes actifs de 25 à 29 ans consacraient entre 12 et 15% aux dépenses de transports contre 10-12% pour les jeunes rétraités de 60 à 64 ans. Cette dépense tombe à 3% et évolue peu dans le temps pour les personnes de plus de 80 ans. Les dépenses de communication ont un poids en forte augmentation dans le budget des ménages. Elles représentent 5% du budget des jeunes actifs de 25 à 29 ans et seulement 3% pour les plus 60 ans. En 1979, ces dépenses atteignaient à peine 1% pour les moins de 60 ans. 11

12 C. Les dépenses de consommation insensibles à l âge a. Transports publics et loisirs Les dépenses de transports publics ne représentent qu une très faible part du budget des ménages (1%) et évoluent très peu dans le temps. Les dépenses consacrées aux loisirs, papeterie-édition et voyage représentent entre 9 à 10% du budget des actifs et des jeunes actifs. Les séniors de plus de 60 ans dépensent relativement plus avec un budget «loisirs» de 10 à 11%, en En 1979, les rapports étaient inversés. Les actifs avaient une légère surconsommation par rapport aux séniors avec une part du budget qui y était consacré de 9%.

13 2. Les facteurs socioéconomiques qui influencent la consommation des séniors en 2005 A partir de la comparaison de la structure du budget des ménages entre 1979 et 2005, nous avons défini une première typologie des dépenses de consommation selon l âge. Afin de mieux comprendre la dynamique de la consommation selon l âge, nous utiliserons des techniques économétriques pour mesurer les déterminants sociodémographiques qui influencent la consommation. Dans cette partie nous nous concentrerons uniquement sur la consommation des séniors. A. Les inégalités de consommation sont plus faibles parmi les séniors 13 Le revenu constitue l un des facteurs les plus discriminants et influence positivement la consommation. Pour donner quelques ordres de grandeur, en 2005 le niveau de consommation des ménages les plus riches (le dernier décile de revenu), est 3 fois supérieur à celui des plus modestes (1 er décile des revenus). En revanche, les inégalités de consommation chez les seniors de 60 ans et plus sont relativement plus faibles - les plus riches consomment 2,8 fois plus que les plus pauvres. Chez les séniors de plus de 60 ans, les inégalités de consommation sont beaucoup plus faibles que celles liées au revenu. Les plus de 60 ans les plus riches ont des revenus presque 11 fois plus élevés que ceux des plus pauvres. Si on prend en compte les caractéristiques individuelles des ménages (âge, sexe, taille des ménages, zone de résidence), les écarts se réduisent de manière significative entre la consommation des plus riches et celle des plus modestes. Le ratio passe respectivement à 2,3 pour l ensemble de la population et à 2,1 pour les séniors de plus de 60 ans (cf. Figure 2). B. La consommation des séniors est moins sensible aux variations de revenus Pour l année 2005, un accroissement de 10% du revenu courant se traduira par une augmentation des dépenses de consommation totale de 5,4 % pour l ensemble de la population contre seulement 4,5% pour les séniors de 60 ans et plus. En effet, les élasticités «revenu avant impôt/consommation» et «revenu disponible/consommation» sont respectivement de 0,54 et 0,5 pour l ensemble de la population 5 et de seulement 0,47 et 0,40 chez les séniors. C. Les séniors urbains consomment relativement plus que ceux qui vivent dans les communes rurales Un autre facteur discriminant des dépenses de consommation, notamment des seniors est le lieu de résidence. Les séniors qui habitent à l extérieur des communes rurales consomment plus que ceux qui habitent dans les zones rurales. Les seniors qui vivent dans des communes urbaines de à habitants ont un niveau de consommation supérieur à ceux des zones rurales. Il est à noter que les écarts de niveaux de consommation entre les communes urbaines de moins de habitants et celles de sont relativement faibles. Enfin, les séniors parisiens consomment 27 % de plus que ceux des zones rurales. 5 Ces résultats sont cohérents avec les travaux passés pour les années (Lollivier, 1999). 13

14 Figure 2: Evolution de la consommation selon le décile de revenu disponible en Source : Enquête budget des Familles Champ : Le revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité, les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d'autres ménages et les prestations sociales nets des impôts. Le graphique de droite représente l évolution de la consommation selon les déciles de revenu toutes choses égales par ailleurs (âge et sexe de la personne de la personne de référence, taille du ménage, zone de résidence). La référence est la consommation des ménages du 1er décile. Cette référence vaut 100. Lecture : Les ménages (ensemble de la population) du 4e décile de revenu ont un niveau de consommation environ 50% plus élevé que celui du 1er décile. Figure 3: Dépenses de consommation des seniors selon le lieu de résidence en 2005 Source : Enquête budget desfamilles Résultat obtenu à partir d une regression linéaire. Les dépenses de consommations ont été controlées par le revenu, l âge, taille du ménage, sexe de la personne de référence. Lecture : La dépense de consommation d un senior résidant dans l unité urbaine de Paris est 27% supérieure à un senior résidant en zone rurale. 14

15 3. Une analyse de la consommation des séniors à partir des profils de consommation d une génération 6 A. En coupe instantanée, la consommation des ménages décroit avec l âge L analyse par la reconstitution des profils de consommation par âge montre une décroissance de la consommation avec l âge (cf. Figure 4). La consommation diminue avec l avancée en âge quels que soient la taille du ménage, le revenu et le lieu de résidence. Les profils de consommation par âge reconstitués pour l année 2005 affichent une grande stabilité des dépenses de consommation jusqu à 59 ans puis diminuent régulièrement à partir de ans. En prenant les ans comme classe d âge de référence pour les actifs, nous trouvons que la consommation des ménages restent relativement stable ou diminue très faiblement jusqu à ans, soit l âge de départ en retraite et chute brutalement à partir de ans, pour ne représenter que 79% de celles de la classe d âge de référence des ménages actifs de ans. Figure 4: Profil de consommation totale selon l âge contrôlé des déterminants de la consommation 15 Source : Enquête budget des Familles 1979,1984,1989,1995,2000, ,2010. Ces résultats de 2005 sont obtenus à partir d une regression linéaire avec des variables de contrôle suivant : revenu disponible, taille du ménage, sexe de la personne de référene, zone de résidence. Les résultats du pseudo-panel sont obtenus à partir de l estimation within et les variables de controles suivanets : revenu, taille du ménage, et les générations. La situation de référence est la consommation des ménages de ans dont le niveau a été normalisé à 100. Les dépenses de consommation comprennent les loyers fictifs des propriétaires 6 Cette analyse s inscrit dans le contexte de l hypothèse de cycle de vie de Modigliani (cf. encadré). Elle est réalisée à partir de la technique des pseudos-panels 15

16 B. En coupe «longitudinale», la consommation des ménages tend à se maintenir avec l avancée en âge (effet génération) Pour compléter cette analyse à partir des profils de consommation, nous allons étudier l évolution de ces profils dans le temps pour repérer les effets de générations. Ces derniers expliquent en partie les différences de niveaux de consommation des ménages d une période à l autre. En effet, le comportement de consommation des seniors de la génération du baby-boom peut différer substantiellement de celui des seniors nés au début de siècle. Cette génération qui a vécu les périodes de guerre et de pénurie peut avoir des habitudes de consommation très différentes. La sous-consommation des ménages de plus de 65 ans en 2005 pourrait être la conséquence du comportement spécifique de cette génération et de l effet du vieillissement. Pour déterminer le profil de consommation selon l âge indépendamment de la génération d origine 7, du revenu et l évolution de la taille du ménage, nous avons utilisé la technique des pseudos panels (cf. encadré 3). Cette technique d estimation permet de comparer les dépenses de consommation des ménages d une même cohorte au cours de leur cycle de vie. Les données mobilisées dans le cadre de cette estimation sont les différentes enquêtes du budget des Familles réalisées entre 1979 et Par exemple, pour une génération donnée, les consommations des séniors âgés de 60 à 64 ans représentent 108% de celles qu ils avaient à l âge de ans. Mais si on prend la classe d âge des ans et qu on rapporte leurs consommations par rapport à celles qu ils avaient en période d activité à ans, on observe une légère diminution. Celles-ci ne représentent plus de 96% de cette dernière. Les dépenses de consommation d une même génération (en prenant en compte, le revenu et la taille des ménages) ne semblent pas décroitre considérablement avec l âge. Une légère décroissance apparait à l âge de 75 ans par rapport à la consommation qu ils avaient à l âge de ans. Encadré 2 La théorie du cycle de vie (Modigliani et Brumberg (1954, 1980) et Modigliani et Ando, (1963)) Cette hypothèse est utilisée pour examiner le comportement de consommation et de l épargne avec l âge. Elle établit une relation entre la consommation et la richesse espérée (revenu du travail et épargne cumulée) sur l ensemble du cycle de vie d une personne. Puisque les besoins de consommation et de revenus sont inégaux sur le cycle de vie l agent est amené à répartir son revenu entre consommation et épargne de façon à lisser sa consommation sur leur horizon de vie afin de maintenir constante l utilité marginale de leur consommation (Browning et Crossley (2001)). Typiquement, le revenu des individus lorsqu ils sont jeunes est faible voir nul, il augmente ensuite en période d activité et atteint son maximum à l approche de la retraite pour diminuer au moment de la retraite. Ainsi les jeunes financent leur besoins de consommation par des emprunts. En période d activité ces derniers remboursent leurs prêts et constituent des réserves destinés aux vieux jours lorsque les ressources sont moins élevées. Les études empiriques basées sur l hypothèse de cycle de vie montrent un profil de consommation totale au cours du cycle de vie en forme de cloche avec un maximum à l âge de 40 ans. Le profil en forme de cloche est attribuable aux changements dans la taille et la composition du ménage. Après contrôle de ce facteur, on observe un déplacement du pic de consommation totale qui est atteint autour de la soixantaine puis une baisse de consommation aux âges élevés (Boissinot, (2007), Fernandez-Villaverde and Krueger (2006)). Ce que nous dit la littérature économique sur la diminution de la consommation avec l âge. 7 Pour évaluer comment évolue la consommation d un ménage lorsqu il vieillit, il faudrait pouvoir la suivre au cours du temps. Ainsi on peut isoler l effet pur de l âge. 16

17 Dans la littérature économique plusieurs thèses sont avancées pour expliquer la diminution de la consommation avec l âge : 1. Un manque de comportement prospectif (Bernheim, Skinner et Weinberg (2001)). En effet, les actifs surestimeraient leurs revenus de retraite et seraient alors amenés à réduire leur consommation une fois arrivés à la retraite. L ampleur de la diminution de la consommation dépendrait alors de l élasticité revenu de chaque bien. 2. Un arbitrage en faveur du loisir au prix d une diminution du niveau de consommation durant la période de retraite (Heckman (1974), Hurd et Rohwedder (2003) et Smith (2004)). En théorie, les individus peuvent arbitrer entre travailler plus longtemps pour avoir un niveau de consommation plus élevé durant la période de retraite ou partir plus tôt en retraite quitte à sacrifier une partie de leur consommation en faveur du loisir. La diminution de la consommation pendant la période de retraite aux âges élevés pourrait s expliquer par un arbitrage en faveur du loisir au prix d un niveau de consommation moindre. 3. L existence d une épargne de précaution (Gourinchas and Parker (2002)). L incertitude face à l avenir pourrait pousser les individus à épargner un supplément de revenu, au détriment de la consommation. Dans un contexte d augmentation de l espérance de vie et face à l incertitude sur leur durée de vie, les individus sont incités à conserver une épargne de précaution durant la période de retraite. 4. Le désir de laisser un héritage à leur descendant (Bodier 1999) 17 17

18 4. Projection à l horizon 2030 de l impact du vieillissement sur le niveau de consommation des séniors : «scénario fil de l eau» Le vieillissement démographique peut influer que le niveau de consommation des séniors à travers 3 facteurs (cf. figure 5) : - Un facteur purement démographique lié à la taille des générations qui joue positivement. L augmentation de la part des plus de 60 ans passant de 20% à 30% de la population en 2030 jouera positivement sur le niveau de consommation des séniors. - Un effet générationnel qui joue positivement ou négativement sur la consommation des séniors. La génération des baby-boomers a eu jusqu à présent une consommation supérieure à tous les âges de la vie par rapport aux générations précédentes. Ce phénomène pourrait se poursuivre avec leur départ en retraite. - Un effet microéconomique lié à l avancée en âge des individus qui joue négativement. La consommation des individus diminue avec l âge (cf. supra et les travaux de Modigliani). Il semblerait que la décroissance de la consommation soit très légère à partir de l âge de 70 ans. 18 Au final, le niveau de la consommation des séniors à l horizon dépendra en grande partie de l effet génération. Le niveau de la consommation totale dépendra de l effet «taille» des générations du baby-boom qui pourrait contrebalancer la diminution de la consommation individuelle avec l âge. La génération du baby-boom a eu tendance à avoir des niveaux de consommation plus élevés que les générations précédentes de séniors. Les premières estimations réalisées 8 pour la période nous donnent une estimation du marché de la Silver économie liée à la «sur consommation des séniors». Avec des hypothèses très basiques, la surconsommation générée par le vieillissement démographique est estimée à environ 1% du PIB (niveau de PIB 2010) soit près de 2% de la consommation totale des ménages. Cette estimation ne prend pas en compte, les comportements de consommation de la génération du baby-boom qui vont certainement jouer positivement sur le niveau de consommation à l horizon 2030, ni les effets richesse de l augmentation des revenus des ménages. Cette estimation mesure uniquement l effet de la démographie. 8 Les estimations ont été réalisées avec des hypothèses très simples d absence de changement de comportements de consommation par rapport aux générations de 2010 et avec un niveau de PIB inchangé entre 2010 et

19 Encadré 3 Méthode de projection des dépenses de consommation Dans cette section, nous utilisons les estimations précédentes pour évaluer l évolution la dépense totale, assurance santé, logement, transport et services aux personnes dans un contexte de vieillissement démographique. Il s agira plus précisément de d étudier l impact du changement de la structure démographique en faveur des seniors à l horizon 2030 sur les dépenses de consommation. Nous adoptons une approche simple pour notre projection : - Tout d abord nous déduisons la consommation selon l âge des ménages à partir des estimations effectuées dans la section. - Ensuite nous supposons que le comportement de consommation des ménages reste inchangé jusqu en Enfin nous utilisons la structure de la population à l horizon 2030 estimée par l INSEE. i i M Soit t la taille de la population pour chaque âge et à chaque date. Ct obtenu à partir des pseudos-panels. le profil de consommation par âge 19 La consommation moyenne de la population à chaque date est notée C t = i i M i t M C i t i t Ct s écrit : En appliquant cette formule à la projection de la taille de la population à chaque date et au profil de consommation estimé, nous pouvons déduire l impact du changement de la démographie sur les dépenses de consommation. Nous utilisons le profil de consommation selon l âge toutes choses égales par ailleurs. Avec ce profil nous neutralisons l effet de la génération, de la période et de la modification de la taille du ménage au fur et à mesure du vieillissement. 19

20 Figure 5 : Projection des dépenses de consommation à l horizon Lecture : L effet démographique (changement de la structure démographique en faveur des seniors) va se traduire par une hausse de la consommation totale des ménage d environ 0,2% par an jusqu en Figure 6 : Projection de l impact du vieillissement sur la consommation d assurance santé 9, logement, transport et services aux personnes Lecture : L effet démographique (changement de la structure démographique en faveur des seniors) va se traduire par une hausse de la consommation des services aux personnes des ménages d environ 6% entre 2010 et Les profils de dépenses d assurance santé, logement, transport et services aux personnes utilisées dans le cadre des projections sont présentées dans la section suivante. 20

21 Figure 7 : Projection des dépenses de consommation à l horizon Lecture : En 2010, la consommation finale des ménages représentait 56% du PIB de l année D après nos projections celle-ci augmentera environ 0,1 point de PIB par an entre 2010 et 2020 sous l effet du changement démographique 21 21

22 5. Une analyse sectorielle de la consommation des séniors A. L impact du vieillissement sur les dépenses d assurance a. Une augmentation des dépenses d assurance santé principalement tirée par les séniors Figure 8: Profil de la dépense d assurance santé selon l âge 10 Source : Enquête budget des Familles 1979,1984,1989,1995,2000, ,2010 Méthode : ces résultats ont été obtenus à partir de la technique des pseudos-panels (estimateur des effets fixes). Ce graphique donne le profil par âge des dépenses d assurances santé, toutes choses égales par ailleurs (estimation controlée par les variables suivantes: revenu, génération, taille du ménage). Le niveau de référence de consommation est celui des ménages de ans et est normalisé à 1. Lecture : Les dépenses d assurances santé d un ménage dont la personnne de référence à ans sont le double de celles de ans Les dépenses d assurance santé augmentent significativement après 40 ans. Les jeunes ménages de ans dépensent environ 25% de moins que ceux de ans. Les ménages âgés, quant à eux, dépensent relativement plus. Ainsi les ménages entre 65 et 69 ans dépensent environ 55% de plus que ceux de ans. Pour une génération donnée, les ménages de ans dépensent environ deux fois plus que les ménages de ans. Outre l âge, le revenu apparait comme un déterminant important dans l augmentation des dépenses d assurance santé. La sensibilité des dépenses de santé face aux variations de revenus est relativement importante. Une augmentation du revenu de 10% entrainerait une augmentation des dépenses d assurance santé de 1,2%. 10 contrôlé des déterminants de la consommation et de la génération

23 b. Des dépenses d assurance logement qui augmentent avec l âge 11 Figure 9: Profil de la dépense d assurance logement selon l âge contrôlé des déterminants de la consommation 23 Source : Enquête budget des Familles 1979,1984,1989,1995,2000, ,2010 Méthode : ces résultats ont été obtenus à partir de la technique des pseudos-panels (estimateur des effets fixes). Ce graphique donne le profil par âge des dépenses d assurances santé, toutes choses égales par ailleurs (estimation controlée par les variables suivantes: revenu,génération, taille du ménage). Le niveau de référence de consommation est celui des ménages de ans et est normalisé à 1. Lecture : Les dépenses d assurances logement d un ménage dont la personnne de référence à ans sont de 40% plus élevées que celles des ans Les seniors ont des dépenses d assurance logement plus élevées que les autres tranches d âge. Pour donner quelques ordres de grandeur les jeunes ménages entre 25 et 29 ans dépensent 25% de moins que les ans. En revanche, les dépenses d assurance logement des ans sont 40% plus élevées que celles des ans. D autres variables influencent significativement les dépenses d assurance logement 12 : - Le revenu : une variation de 10% du revenu disponible se traduit par une hausse d environ 1 % des dépenses d assurance logement. - Le type de logement et la taille du logement : les ménages qui habitent dans une maison individuelle ont une dépense d assurance logement 11% plus élevée que ceux qui habitent un logement collectif. Concernant la taille du logement, une pièce supplémentaire entraine une hausse de la dépense d assurance logement de 10%. - La détention d une résidence secondaire : un ménage qui ne dispose pas de résidence secondaire paye environ 40% de moins qu un ménage qui dispose d au moins une résidence secondaire. 11 L assurance logement comprend : l assurance multirisque habitation des résidences principales et secondaires, assurance jardin, terrain. 12 Ces résultats proviennent des estimations sur les données en coupe instantanée de La méthode utilisée est celle d Heckman en deux étapes. 23

24 c. Des dépenses d assurance transport qui diminuent à 65 ans Figure 10: Profil de la dépense d assurance transport selon l âge contrôlé des déterminants de la consommation Source : Enquête budget des Familles 1979,1984,1989,1995,2000, ,2010. Méthode : ces résultats ont été obtenus à partir de la technique des pseudos-panels (estimateur des effets fixes). Ce graphique donne le profil par âge des dépenses d assurances transport, toutes choses égales par ailleurs (estimation controlée par les variables suivantes: revenu,génération, taille du ménage). Le niveau de référence de consommation est celui des ménages de ans et est normalisé à 1. Lecture : Les dépenses d assurances transport d un ménage dont la personnne de référence à ans représentent 72% de celles des ans. Les dépenses d assurance transport diminuent avec l âge. Ces dépenses sont maximales pour les jeunes de ans et les ans. Les ans dépensent 30% de plus que les ans et les ans dépensent 13% de moins que les ans. Les séniors de plus de 75 ans dépensent moins en assurance transport car ils ont un taux d équipement automobile plus faible. B. Une analyse de l évolution de la consommation de services à la personne a. Des dépenses de services aux personnes qui augmentent significativement à partir de 60 ans Les dépenses de services à la personne sont relativement élevées entre ans. Ceci traduit sans doute la nécessité de cette catégorie d âge à faire garder leurs enfants de bas âge. Ces dépenses décroissent pour atteindre un minimum à ans. A partir de ans, les dépenses liées aux services à la personne connaissent un rebond et repartent à la hausse. Ainsi à ans, toutes choses égales par ailleurs, cette génération dépense 4 fois plus que ce qu elle dépensait à ans. Une des explications principales est la plus grande survenance de la dépendance à ces âges élevés, et le besoin important d assistance à domicile qui l accompagne. Ces dépenses seraient encore plus élevées si l enquête budget Famille couvrait les personnes vivant en maison de retraite et dans les établissements médicaux-sociaux. Il est à noter que le profil de dépense de consommation selon l âge a la même tendance que celui du taux de recours aux services aux personnes. Le recours aux services aux personnes (au sens Borloo) est de plus en plus fréquent et augmente avec l âge. En 1996, le taux mensuel de recours de l ensemble de la population était de

25 6,4% 13. En 2005, ce taux est passé à plus de 10%. Ce sont essentiellement les 80 ans et plus qui consomment des services à la personne (cf. Figure 12). Une personne sur deux de plus de 80 ans a recours aux services à la personne. Figure 11: Profil de la dépense de services aux personnes selon l âge contrôlé des déterminants de la consommation 25 Source : Enquête budget des Familles 1979,1984,1989,1995,2000, ,2010 Méthode : ces résultats ont été obtenus à partir de la technique des pseudos-panels (estimateur des effets fixes). Ce graphique donne le profil par âge des dépenses d assurances santé, toutes choses égales par ailleurs (estimation controlée par les variables suivantes: revenu, génération, taille du ménage). Le niveau de référence de consommation est celui des ménages de ans et est normalisé à 1. Lecture : Les dépenses de service aux personnes d un ménage dont la personnne de référence à ans est presque le quadruple de celles des ans. Figure 12 : Taux mensuel de recours aux services aux personnes (au sens Borloo) selon l âge Source : Enquête budget des Familles, 2000 et Champs : il s agit uniquement des services dont bénéficient les ménages à leur domicile (au sens Borloo). Ce sont les taux de recours mensuel. 13 Le chiffre de 1996 provient des enquêtes INSEE-DGI, Enquêtes Revenus Fiscaux (Claire Marbot, 2008). 25

26 b. L augmentation du taux de recours des dépenses de services à la personne est très sensible au revenu Lorsque que le revenu croit de 10%, les dépenses augmentent de presque 14%. La demande de services à la personne est le poste de consommation le plus sensible au revenu. En cas d augmentation du revenu, les dépenses de services aux personnes croissent plus vite que l ensemble des dépenses de consommation. Ainsi l augmentation du nombre de seniors au cours des années à venir est une opportunité pour le secteur d assurance. Les dépenses de services aux personnes sont élevées pour les personnes agées et à la fois tres sensibles au revenu. En d autres termes, plus les personnes agées auront des revenus élevés et plus elles depenseront pour les services aux personnes. Les ménages les plus riches ont 5 fois plus recours aux services à la personne que les ménages les plus pauvres. Les écarts sont beaucoup plus faibles pour la population des séniors. Les séniors les plus riches ont 2 fois plus recours aux services à la personne que les séniors les plus pauvres. Ces derniers ont un taux de recours aux services à la personne de 15% contre 40% pour les plus riches. Figure 13: Taux de recours aux services à domicile selon le décile de revenu 26 Source : Enquête Budget des Familles, 2000 et Champs : il s agit uniquement des services dont bénéficient les ménages à leur domicile (au sens Borloo). Ce sont les taux de recours mensuel. Revenu disponible par Unité de Consommation Encadré 4 La méthode des moindres carres ordinaires et d Heckman en deux etapes La méthode d estimation sur les données en coupe instantanée diffère selon qu il s agisse de la consommation totale ou d une consommation spécifique telles que les dépenses d assurance santé et de logement ou des services aux personnes. Ainsi pour les dépenses totales de consommation, nous utilisons la méthode d estimation des moindres carrés ordinaires. En revanche, pour les autres types de consommations nous adoptons la méthode d Heckman en deux étapes. Le recours à cette méthode permet de traiter le phénomène de censure des dépenses de consommation. Nous parlons de données censurées lorsque nous n observons que les dépenses des ménages ayant eu recours à ces types de dépenses. Les sommes que dépenseraient les autres ménages s ils avaient recours à ces types de dépenses ne sont pas connues. Pour tenir compte du processus de sélection, nous 26

27 utilisons la méthode d estimation d Heckman qui permet de corriger ce biais de sélection. La mise en œuvre de cette méthode se fait au moyen de deux équations : [equation 1] Modélisation de la décision de consommer un type de bien. Par exemple la modélisation de la décision d avoir recours aux services aux personnes (équation de participation). Celle-ci se fait à l aide d un probit sur l ensemble de nos observations. Cette étape à un double objectif. D abord mettre en évidence les facteurs qui agissent sur la décision de recours aux services aux personnes. Cette première modélisation est ensuite utilisée pour calculer un indicateur qui est le «ratio de Mills». [équation 2] Si la décision est positive, c est-à-dire pour les personnes ayant eu recours aux services aux personnes on modélise le niveau de consommation atteint. Cette estimation se fait par le bais des moindres carrés ordinaire. Les variables explicatives de cette équation seront composées des déterminants de la consommation en services aux personnes et l inverse du ratio de Mills calculé à partir de la modélisation précédente La méthode d estimation à partir des pseudos-panels 27 L objectif est d identifier l effet de l âge pur et de la génération. Pour cela, il est nécessaire de suivre les ménages au fur et à mesure de leur vieillissement et utiliser des données panels. Or en France, on ne dispose que de données transversales sur la consommation, celles des enquêtes budgets des familles. Pour suppléer l absence de données panels, nous utilisons les pseudos panels. Au lieu de suivre le comportement des ménages dans le temps, il s agira ici d identifier des ménages appartenant à une même cohorte et de suivre le comportement moyen d une cohorte. Ainsi avant l estimation, nous avons construit notre pseudo panel à partir des enquêtes Budget des Familles 1979, 1984, 1989,1995, 2000, 2005, Ensuite nous avons utilisé la technique «within» pour obtenir nos résultats. c. Les types de services à la personne consommés par les seniors Globalement, les seniors semblent utiliser les services liés à la dépendance. Pour les ménages plus jeunes, le recours aux services à la personne est lié aux besoins de garde d enfants ou d externalisation des tâches domestiques. Nous pouvons tirer trois conclusions préliminaires sur la consommation des services à la personne par les séniors: - Le taux de recours aux services aux personnes augmente fortement à partir de 70 ans. Cette consommation est contrainte pour les ménages les plus pauvres, probablement pour des raisons de santé. - La demande de ces services est significativement liée au niveau de revenu disponible. D après nos estimations plus les seniors sont riches plus ils ont recours aux services aux personnes. - Les types de services consommés par les seniors sont par ordre d importance : course, livraison de repas, garde malade, assistance médicale à domicile, jardinage, travaux d entretien, ménage, cuisine lessive, repassage. 27

28 Encadré 5 Les différents services (au sens Borloo) utilisés par les séniors en Ménage, cuisine lessive, Repassage. En 2005 parmi les personnes ayant eu recours à ces service, 67% avaient 60 ans et plus. - Course, livraison de repas. Ce sont essentiellement les seniors qui recourent à ce type de service. Ils représentent 92% des consommateurs. (Cf. annexe, tableau 3) - Garde Malade, Assistance médicale à domicile. Près de 83% des personnes qui ont recours à ce service ont 60 ans et plus avec une forte concentration de la demande parmi les plus de 80 ans. - Jardinage, 78% des consommateurs sont des seniors - Travaux d entretien. La demande de ce service est essentiellement tirée par les séniors qui représentent 74% de cette dernière. - Gardiennage. 54% des consommateurs sont composés de séniors C. Les séniors et la détention d automobile Cette partie vise à apporter des éléments de réponse aux questions suivantes : 28 - Les seniors sont ils moins équipés en automobiles? - Comment le taux d équipement des seniors a varié selon les générations? - Le taux de multi équipement est-il lié à la détention d une résidence secondaire? - Assiste-t-on à la féminisation de la détention de voitures? - Hormis la variable âge, quels sont les déterminants de la détention d une automobile? Pour répondre à ces questions, nous avons utilisé les enquêtes budget des Familles 1979, 1989 et enquêtes transports Les enquêtes Transports apportent des renseignements sur les déplacements des ménages résidant en France métropolitaine, sur le parc des véhicules détenus par les ménages et leurs usages des moyens de transports. a. La diminution du taux d équipement automobile avec l âge est beaucoup moins marquée parmi les générations récentes ( ) Figure 14 : Taux d équipement en voiture selon l âge Source : Enquête budget des Familles 1979 et enquête Transports Champs : France métropolitaine. 28

29 Le taux de détention des ménages varie fortement selon l âge. Mais les ménages âgés conservent leur automobile de plus en plus tard. En 1979, si le taux d équipement accusait une baisse entre 50 et 54 ans, il n en n est plus de même en L âge auquel le ménage se délaisse de sa voiture a reculé à 75 ans. Les seniors de 2008 sont donc nettement plus équipés que ceux de Les différents de taux d équipement selon l âge se sont fortement réduits entre 35 et 74 ans, passant de 55 points d écart en 1979 à seulement 10 points en Chaque génération est mieux équipée que la précédente (cf. tableau 2). Par exemple le taux d équipement des ans de la génération née entre était de 53% contre 77% pour celle née entre Il était seulement de 33% pour celle née entre L effet générationnel semble plus marqué chez les femmes que chez les hommes. Le taux d équipement des ménages dont la personne de référence est une femme a plus que triplé entre 1979 et Pour donner quelques ordres de grandeurs : - Les femmes de ans nées en ont un taux d équipement de 24% alors que celui-ci est de 79% pour les générations de 1944 et L écart entre les deux périodes n est que de 17 points pour les hommes. - Les femmes de ans nées en ont un taux d équipement de 19% alors que celui-ci est de 53% pour les générations de 1934 et En conclusion, nos analyses montrent que le taux d équipement baisse avec l âge ; que les générations nouvelles sont mieux équipées que les anciennes ; que lorsque nous prenons en compte l effet de génération, la baisse du taux d équipement avec l âge est plus faible. 29 Tableau 2 Evolution du taux d équipement des seniors selon la génération Génération (Année de naissance) Ensemble Homme Femme ans %* 74% 24% % 86% 43% %* 91% 79% ans % 66% 21% % 84% 35% % 88% 73% ans % 50% 8% % 78% 19% % 91% 53% ans % 38% 12% % 63% 16% % 87% 41% ans % 35% 8% % 48% 10% % 76% 30% Source : Enquête budget des Familles 1979,1989. Enquête Transport Champs : France métropolitaine, ménage dont la personne de référence est âgée de 18 à 92 ans. *Lecture : La génération est associée ici à l année de naissance. Parmi les seniors de ans nés entre 1915 et 1919, 60% ont au moins une voiture. Cette proportion est de 87% pour la génération née entre

30 b. Un taux d équipement plus important en zone rurale sans distinction d âge Pour l ensemble de la population, les ménages résidant dans les communes à dominante rurale sont mieux équipés que ceux qui vivent dans les banlieues et la ville de Paris. Le taux d équipement des habitants de communes rurales atteint 85% alors que celui des parisiens n est que de 42%. Le fort taux de détention en commune rurale s applique aussi aux séniors. Ainsi, les ménages des communes rurales âgés de ans ont un taux d équipement (89 %) presque identique aux ménages de ans (sans distinction du lieu de résidence). Paris fait figure d exception avec un taux d équipement des seniors (60-74 ans) relativement plus élevé que l ensemble des parisiens. Il est à noter qu il y a une disparité des taux d equipement dans la region Ile de France. Alors que le taux d equipement est de 42% dans le departement parisien, les residants de la grande couronne 14 ont un taux d equipement de plus de 80%. Celui-ci est d environ 70% pour les residants de la petite couronne 15. Tableau 34: Taux d équipement selon le lieu de résidence en ans ans ans ans ans Ensemble de la population Espace à dominante rurale 89% 92% 87% 73% 55% 85% Commune multi-polarisée 96% 70% 85% 79% 70% 90% Banlieue de Paris 80% 71% 70% 64% 57% 74% Paris 61% 50% 52% 32% 27% 42% Source : Enquête Transport Champs : France métropolitaine, ménage dont la personne de référence est âgée de 18 à 92 ans. Figure 15: Taux d équipement en Ile de France Source : Enquête Transport Champs : France métropolitaine, ménage dont la personne de référence est âgée de 18 à 92 ans. La différence du taux d équipement selon le lieu de résidence s explique par le fait que les zones urbaines notamment Paris sont mieux desservies en termes de transports en commun. Par exemple, 97 % des ménages, de la ville de Paris ont au moins un transport en commun (Métro, Tram, RER) à m de leur domicile. Cette proportion est presque nulle (0,3%) pour les habitants des communes rurales. 14 La grande couronne est composée des départements 77, 78, 91 et La petite couronne est composée des départements 92, 93 et 94 30

31 c. Des séniors de plus en plus «multi-équipés» L avancée en âge se traduit par un déséquipement de la deuxième voiture. Le taux de mutli-équipement diminue progressivement passant de 48% à ans à moins de 25% pour les retraités de ans et tombe à 6% pour les ans. La voiture est indispensable aux couples dont les conjoints sont actifs mais aussi tant que le ménage a des enfants à charge (conduite à l école, loisirs ou achat d une voiture pour les enfants de 18 ans et plus). Avec l avancée en âge, la deuxième voiture est moins utile. Par ailleurs, une analyse longitudinale montre que le multi-équipement est un phénomène qui s est développé dans les années Au début des années 70, 6% seulement des ménages disposaient de plusieurs véhicules alors qu une décennie après, cette proportion est de 25% (Bodier 1996) et 33% en Ainsi à chaque nouvelle génération, les ménages sont aussi plus nombreux à posséder deux voitures. En 2010, les ménages âgés de ans sont près de 19% à détenir plusieurs véhicules quand ils n étaient que 3,5% dans les années 70. d. La détention d une résidence secondaire détermine le multi-équipement Les ménages qui disposent d une résidence secondaire sont relativement plus multi-équipés que ceux qui n en disposent pas 40% contre 32%. Chez les seniors, la différence est beaucoup plus marquée. Le taux de multiéquipement des seniors qui possèdent une résidence secondaire est de 38% contre 16% pour ceux qui n en possèdent pas. Les futurs séniors seront de plus en plus «multi équipés». Pour eux, l avancée en âge devrait avoir une incidence moins forte que pour les générations précédentes. 31 Figure 16: Multi-équipement et détention d une résidence secondaire en 2008 Source : Enquête Transport Champ : France métropolitaine, ménage dont la personne de référence est âgée de 18 à 92 ans. Ce graphique nous renseigne sur le taux d équipement et «multi-équipement» en voiture selon le nombre de résidence dont dispose un ménage. 31

32 D. Les ménages âgés et l évolution des caractéristiques de leur logement En 1979 et 2010, les conditions de logement des ménages séniors ont considérablement évolué quels que soient le statut d occupation, la taille du logement et les souhaits en la matière. Il en va de même de leurs mobilités résidentielles. Ils sont aujourd hui majoritairement propriétaires (70%) de grands logements qu ils souhaitent conserver et souvent multi-propriétaires (22%). a. Des seniors propriétaires à plus de 70% La proportion de ménages propriétaires en France métropolitaine et DOM de leur résidence principale (y compris ceux qui sont partiellement propriétaires) atteignait 57% en 2006 dans l ensemble la population, selon l enquête logement 2006 et 57,9% en 2010 selon l enquête patrimoine. Cette proportion est de 52% pour la France métropolitaine. Cette proportion a tendance à progresser depuis plusieurs décennies. Ainsi en France métropolitaine, la part des propriétaires était de 47%, soit une hausse de 7 points en 28 ans. Une analyse montre que la part de ménages propriétaires de leur résidence principale augmente de façon continue avec l âge. Ainsi en 2006, pour la France métropolitaine, le taux de propriétaires des ans, ans et ans est respectivement de 50%, 68% et 72%. Figure 17: Evolution des statuts d occupations des seniors entre Source : Enquête Logement 1978,1992, Champ : France métropolitaine Depuis 1978, les séniors sont majoritairement propriétaires et ont un taux qui se situe largement au-dessus de la moyenne nationale (cf. figure 17). Ce phénomène s est accentué sur les trente dernières années. Outre l âge, le statut d occupation varie également selon que les ménages soient actifs ou retraités. D après l enquête Patrimoine 2004, les ménages retraités sont beaucoup plus propriétaires de leur résidence principale que les autres ménages. Ainsi le taux de propriétaires des retraités 16 en 2004 était de 65% alors que celui n était que de 53% pour les actifs. En 2010, 73% des ménages dont la personne de référence est retraitée sont propriétaires d une résidence principale et 22,1% possèdent un autre logement. La proportion de propriétaires de leur résidence est plus élevée chez les anciens non-salariés (85%) que chez les anciens salariés (71%) (cf. Tableau 5). 16 Ménage dont la personne de référence est soit retraitée, soit inactive et âgée de 60 ans ou plus. 32

33 b. Le seniors sont pour la plupart multi-propriétaires à partir de 50 ans Tableau 5: statut d occupation de la résidence principale et secondaire en 2010 Répartition des ménages Résidence principale Autres logements 33 Age de la personne de référence du ménage Moins de 30 ans 11,3 12,8 5,6 De 30 à 39 ans 17,4 46,6 10,6 De 40 à 49 ans 18,2 58,5 17,7 De 50 à 59 ans 17,6 68,2 26,6 De 60 à 69 ans 15,7 71,9 28,2 70 ans et plus 19,9 72,6 18,6 CSP de la personne de référence du ménage Agriculteur 1,4 86,4 31,4 Artisan, commerçant, industriel 5,2 66,7 28,1 Profession libérale 1,4 71,1 47,8 Cadre 9,5 68,0 29,9 Profession intermédiaire 14,7 57,7 16,8 Employé 12,5 37,2 12,2 Ouvrier qualifié 10,9 45,0 7,7 Ouvrier non qualifié 4,8 25,9 7,1 Retraité ancien agriculteur 2,1 84,2 21,7 Retraité ancien indépendant 2,6 85,1 36,2 Retraité ancien salarié 29,8 71,1 20,9 Autre inactif 5,0 24,3 5,0 Ensemble , France entière 100,0 57,9 18,5 Lecture : en 2010, 71.9% des ans sont propriétaire de leur résidence principale et 28,2% est propriétaire d un autre logement. Champ : ménages ordinaires résidant en France, y compris dans les DOM. Source : Insee, enquêtes Patrimoine , Chaput et al c. Des logements plus grands et anciens qu ils ont achetés plus jeunes dans lesquels ils souhaitent vieillir En 2010, 53% des ménages âgés de 65 ans et plus sont des personnes seules et 43% sont constitués de deux personnes. Ils disposent en moyenne de deux fois plus de surface que ceux de moins de 50 ans (Menard et al. 2012). Ceci pourrait s expliquer par le fait que ceux-ci ont une faible mobilité donc continuent d occuper le même logement après le départ des enfants ou le décès du conjoint. Ainsi, plus de la moitié des ménages âgés habitent leur logement depuis plus de 25 ans, 1/5 seulement ont changé de logement au cours des dix dernières années 17. Outre le déménagement qui fait suite au décès d un conjoint, un veuf ou une veuve peut souhaiter conserver son logement même s il est à priori trop grand pour ses besoins afin de disposer d un espace suffisant pour accueillir ses enfants qui pourraient venir leur porter assistance. En 2006, les ménages âgés de 65 ans et plus disposaient de logements aussi grands en moyenne (4 pièces et 91m 2 ) que l ensemble de la population française. 17 (Menard et al. 2012) 33

34 Néanmoins lorsqu ils ont déménagé, on observe qu ils vivent dans un logement d une surface inférieure de 15% (55m 2 ) à ceux n ayant pas déménagé (Menard et al. 2012). Figure 18: Taille de logement envisagé par les seniors lors d un déménagement Source : Enquête Logement 1992, Champ : France métropolitaine 34 d. Des séniors qui souhaitent vieillir en appartement ou en logement collectif En 1992, parmi les ans qui souhaitaient changer de logement, 70% d entre eux préféraient l appartement et 27% la maison individuelle. En 2006, la proportion des ans qui avaient une préférence pour une maison individuelle était en baisse, ces derniers lui préférant l appartement ou la maison de retraite. Si seulement 10% des ans souhaitent aller en maison de retraite, ils sont près de 30% chez les plus de 84 ans. Figure 19 Type de logement envisagé par les seniors lors d un déménagement Source : Enquête Logement , Champ : France métropolitaine 34

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