KM/H. Utopies automobiles et ferroviaires Belfort / Musées de Belfort / Tour 46 Montbéliard /

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "KM/H. Utopies automobiles et ferroviaires 1913 2013. Belfort / Musées de Belfort / Tour 46 Montbéliard /"

Transcription

1 Belfort / Musées de Belfort / Tour 46 Montbéliard / Musée du château des ducs de Wurtemberg 14 juin 14 octobre 2013 KM/H Utopies automobiles et ferroviaires

2 Belfort / Musées de Belfort / Tour 46 Montbéliard / Musée du château des ducs de Wurtemberg 14 juin 14 octobre 2013 KM/H Utopies automobiles et ferroviaires

3 Km/h utopies automobiles et ferroviaires ( ) Les Musées de Belfort et de Montbéliard co-organisent du 14 juin au 14 octobre 2013 une exposition d été sur les relations entre art et patrimoine industriel : Kilomètres/heure. Utopies automobiles et ferroviaires ( ). Mettant en exergue l histoire industrielle commune des deux villes, celle-ci interroge la manière dont le transport, la mobilité et son utopie sont représentés dans le champ artistique pendant 100 ans. Dans cette traversée centenaire de l histoire de l art au prisme de l automobile et du train, il s agit de comprendre les modes de transport et leurs interactions les uns sur les autres, d évoquer les notions de voyage et de motion, de machines et de rêves, de vitesse et d échappées. L exposition, faisant dialoguer train et voiture à chaque décennie dans le contexte de l art, s écrit sur deux temps consécutifs : à la Tour 46 à Belfort de 1913 à 1953, aux Musée du château des ducs de Wurtemberg de 1963 à Elle s organise autour d un groupe d objets représentatifs des différents moyens d expressions techniques et artistiques pour chaque décennie parmi lesquelles : œuvres picturales, sculpturales, photo graphiques ou cinématographiques issues des collections françaises et européennes, publiques et privées. Kilomètres/heure met la vitesse au cœur de son propos. L histoire des avant-gardes s est d ailleurs souvent confondue avec celle des records, les artistes devant dépasser et se dépasser. Les termes de moderne et contemporain disaient l état d une concurrence qui ressemblait à s y méprendre à une course. De ce constat, l exposition s est construite selon la logique du roman photo et du roman de gare dont l intrigue serait la relation de la vitesse à l utopie, à l état mécanique. Si l exposition Kilomètres/heure parle de l utopie de la machine, son propos n est cependant pas de montrer des machines utopiques mais d interroger les utopies qui ont motivé les artistes. Si les machines folles demeurent rares dans l exposition, les artistes ont en revanche aimé la folie de la machine. Les œuvres présentées ne sont pas une succession de concours Lépine, de prototypes ou de visions de machines mais bien davantage une histoire de certains sentiments ou pressentiments souvent contradictoires qui, au fil des décennies, marquent les artistes. Ce sont les deux Guerres mondiales qui ont clivé le rapport souvent anxiogène à la machine. Telles des séquences, les décennies s articulent autour d un thème, à travers lesquelles aucun artiste n ignore la relation de la locomotion au cinéma, à la mode ou au développement de pseudo intrigues politiques et policières. Les couleurs de la machine, la machine face à la pénurie qui doit faire preuve d astuce et d imagination, la voiture en tant que produit formel et de l informel, les hésitations nouvelles réalistes et conceptuelles, voitures et trains des artistes, arrivent et partent à leur façon. Cette exposition, la publication et les rendez-vous qui l accompagnent, servent de métaphore à des records de vitesse affichés aux compteurs de l histoire culturelle. Nicolas Surlapierre Directeur des Musées de Belfort Aurélie Voltz Directrice des Musées de Montbéliard

4 LONGUES DISTANCES ( ) L exposition Km/h interroge la relation des artistes à la machine qui n est pas toujours un rapport de fascination : certains s en méfient quand d autres la redoutent. L exposition passe ainsi de la technophobie à l admiration, de la concurrence à la stimulation, sentiments finalement assez proches ou confondants pour des artistes tantôt dubitatifs ou inquiets, tantôt enthousiastes et insouciants. Que la traction soit électrique ou à essence, pour rendre à l univers de la voiture et du train leurs spécificités qui ne soient pas que techniciennes, l exposition décrit l empire, moins des fonctions et des fonctionnalités que des signes et de la signalisation. Plutôt que l éparpillement, les Musées de Belfort et de Montbéliard ont choisi de marquer chaque décennie d un repère. Pour les années 1910, c est le cubo-futurisme ; pour les années 1920 le retour à la figuration appelée «retour à l ordre» que les brigades policières du Tigre résument parfaitement et avec un sens du décalage : tous les grands représentants des retours aux figurations ainsi que leurs mythes sont présents dans la série de Raffray. Pour les années 1930, le train et la voiture s argentisent, leur relation à la photographie peut être documentaire, un principe de style ou une interrogation voire une critique d une société en mal de fonctionnalisme. Les ambiances presque givrées d argent et de miroirs bitumés éloignent la machine de l homme. Les années 1940 sont marquées par des préoccupations humanistes en contradiction avec les besoins d une société en reconstruction. Quant aux années 1950, elles rapprochent les représentations des transports à la locomotion, au mouvement et aux émotions humaines. Que la traction soit électrique ou à essence et que les grandes enseignes des compagnies pétrolières soient plastiques pour rendre à l univers de la voiture et du train des spécificités qui ne soient pas que techniciennes, de telles nuances décrivent l empire, moins des fonctions et des fonctionnalités que des signes et de la signalisation.

5 1913 MOTEURS À EXPLOSION Raymond Duchamp-Villon Le Cheval 1914/1976, bronze Coll. Musée national d art moderne, Paris Centre Pompidou, MNAM-CCI Dist. RMN-Grand Palais / Adam Rzepka L année 1913 est pleine de pressentiments et d impatiences. Les œuvres réunies parlent, au prisme d une œuvre emblématique du cubofuturisme. Le Cheval est à la fois un moteur, une caméra portative, une locomotive, une construction de bielles qui déploie dans l espace son ode mécaniste. Le détour par l animal s explique parce que la locomotion a toujours été liée à la traction animale et à la roue, symbole autant que le feu de la civilisation et du progrès. Le problème de la vitesse pour Duchamp-Villon n est pas son dépassement mais le déplacement, l artiste s intéresse davantage au mouvement qu aux records de vitesse. L animal (les fauves et les chevaux de course) est manomètre, compteur kilométrique, une mesure et un symbole. Le Manifeste du Futurisme (17 février 1909) est sans doute le texte qui a le plus marqué l histoire de la locomotion mécanique, sa scansion est plastique. Le concept de vélocité ainsi que l attaque virulente contre l art des musées ou le symbolisme, mouvement des atermoiements, qui, selon Marinetti, n irait pas droit au but, ont forcé les artistes à se poser la question de la représentation, non pas tant de la vitesse que de l accélération. La relation entre le cubisme et le futurisme n est pas simple. Si le cubisme a pensé la décomposition du mouvement, la surprise était de se dire que de la décomposition ne naissait pas nécessairement des principes de dynamique et de célérité. La présence de Raymond Duchamp- Villon mais également de Marcel Duchamp symbolisent la nécessité de la locomotion et confirment le caractère relativement inapproprié du cubisme pour en donner l illusion. Marcel Duchamp a compris que la décomposition des mouvements ne simulait pas la vitesse, au contraire. Une grande partie du cubisme est un mouvement artistique, certes révolutionnaire, mais basé sur la statique. Picasso et Braque en ne s intéressant ni à la locomotion ni à la machine, ou d une façon résiduelle, n ont pas inscrit la vitesse en son cœur. Seuls Robert Delaunay et Fernand Léger ont associé (combiné) cubisme et locomotion. De plus, l expérience de la guerre allait jeter un doute sur le caractère salvateur de la vitesse et son association belliciste, son expérience allait calmer les ardeurs et les exaltations impétueuses. La longueur de la guerre, son surplace, cruel et insensé, avait montré que la vitesse hygiène de la guerre était un mot de plus ou en trop. Locomotion Marcel Duchamp, le groupe U2 dans le clip de Lemon (1993), John Gaeta et son film Matrix, Philip Glass lorsqu il compose une pièce musicale en trois actes intitulée The Photographer ou Francis Bacon n auraient rien en commun s ils ne s étaient pas tous inspirés de l œuvre un peu folle de Muybridge, l inventeur de la locomotion iconique. Le savant anglais Eadweard Muybridge a fait davantage que s intéresser à la locomotion animale ou humaine. Les artistes cités connaissaient sans doute ses travaux sur le galop d un cheval ou la façon de monter ou de descendre un escalier. Ce qui explique sa fortune critique reste cependant à interroger. Plusieurs raisons peuvent l expliquer. La première est l observation de la locomotion animale : en décomposant, mouvement après mouvement, grâce à la photographie, dans son grand œuvre qui compte 11 volumes et plus de clichés nécessaires à la compréhension du mouvement, il isole le sujet de tout contexte, les chevaux et chiens se découpent sur un fond strié de noir et de blanc. Ce fond neutre imaginé comme du papier millimétré sert à établir la relation entre le mouvement et la proportion du corps humain ou animal. Très graphique, les images ressemblent à des fragments d un film qui n aurait jamais été monté : les artistes ont senti que Muybridge avait pressenti la naissance du cinéma et surtout d une nouvelle forme d histoire de l art, qui serait plus intuitive où chaque chapitre formerait un sketch et où les œuvres d art seraient les figurants du cinéma muet. Mais la fortune du terme de locomotion vient probablement de sa sonorité et de la façon dont il rime avec locomotive, locution émotive d une esthétique du noir et du blanc. La loco à longtemps servi à décrire l univers ferroviaire, c est aussi une boite de nuit célèbre et une salle de concert où on se bouscule comme si on dansait, c est un diminutif, preuve que la langue sait se faire plus rapide. Si le préfixe loco est important, le suffixe motion ne l est pas moins. Peut-être parce qu en français une motion a un caractère juridique, ironiquement peu conciliable avec l émotion. Les deux termes parlent pourtant de la mise en mouvement et il ne faudrait pas beaucoup d imagination pour imaginer que les mouvements d un cœur ou des sentiments sont aussi complexes que ceux d un train ou d une voiture. Derrière tout le travail de Muybridge se cache tout simplement une hantise : l inertie des sentiments. NS 8 9

6 1923 CINÉMATIQUE Plus que la mécanique, ou au moins tout autant, les artistes des années 1920 ne se lassent pas de voir combien la ville ou la vie sont obnubilées par la vitesse. La relation des artistes à la machine est nettement concurrentielle. Léger, l artiste peutêtre le plus emblématique, le sent parfaitement. Le Corbusier tout autant pense l urbanisme en fonction du développement des transports et de leur hégémonie sur le bâti de la ville. Une sorte de «querelle» apparaît entre les artistes et architectes qui pensent pouvoir concilier les nouveaux moyens de transports avec les centres historiques, et d autres qui, au contraire, pensent que la ville moderne ne devrait pas être piétonnière. La rationalisation des transports date des années 1920, elle intervient dans un contexte favorable : fordisme, taylorisme. En effet, de la production à l utilisation et à sa représentation, la pratique de la voiture doit être rationalisée. Ce n est pas un hasard si l imaginaire des pièces détachées est si prégnant dans ces années-là au point que même les feuilles d un arbre ou une racine prennent des contours métalliques ou se mettent à ressembler à des bielles. Certains historiens populaires ont baptisé cette période de «roaring s twenties» en référence aux rugissements de fauves (de tigre, de jaguar ou de lion) des moteurs. Les années 1920 sont organisées autour d une série d aquarelles d André Raffray : des dessins qui ont inspiré la célèbre série Les brigades du Tigre. L équipement automobile a complètement modifié le mode de fonctionnement de la police. La vitesse était au cœur de ses préoccupations, il fallait intervenir vite ; les années 1920 correspondent à la naissance des courses poursuites, une atmosphère de secret sur fond d espionnage industriel et scientifique. La voiture devient un élément de mode susceptible d aider à résoudre ou à résumer les grandes intrigues. Elle est encore un objet que seuls les privilégiés peuvent s offrir, par conséquent de luxe. Le caractère contradictoire de la mode a eu une énorme influence sur les artistes qui ont accentué cette impression de superficialité de la machine autant que de l humain. Nouvel attribut de la vanité, son squelette répondait à celui sorti de l immense ossuaire de la guerre. La voiture ne détrône pas le train. Au niveau de la vitesse, ce dernier moyen de transport est bien plus fiable, plus rapide et les villes ne sont pas encore bien adaptées aux voitures. Il offre plus de confort aux voyageurs et son espace est tout à fait propre à nouer des intrigues. Autant que des œuvres, c est un film qui résume les utopies ferroviaires des années 1920 : La Roue d Abel Gance qui sort en février Magnifique synthèse du drame réaliste, de la tragédie et de l influence machinique sur le monde des humains. Fernand Léger dans son Mécanicien (1918) crée Léon Fauret Livraison de voitures au Grand Palais pour le Salon de l Automobile Entre 1925 et 1935, huile sur toile La Parisienne de photographie Coll. Musée Carnavalet, Paris un homme nouveau qui est une sorte de héros du quotidien qui se déplace dans un monde de pistons à coulisse et de muscles cuirassés. Malgré cela, il garde un petit air à lui, goguenard, aux antipodes de l androïde de Metropolis. Machines Parmi toutes les entrées possibles, une des plus curieuses est celle du tapuscrit original de l expo sition Les machines célibataires (conservé à la Bibliothèque Kandinsky) qui eut lieu à Paris au Musée des arts décoratifs du 28 avril au 5 juillet Elle est considérée comme la première réelle exposition d auteur en France. Son commissaire Harald Szeemann emprunte l expression machines célibataires à Marcel Duchamp. Il avait associé ces deux termes, en mars 1913, pour évoquer la partie inférieure de son œuvre Le grand verre : «Le grand verre, écrit Szeemann, peut être déchiffré à plusieurs niveaux : comme un circuit fermé et comme l action d une zone supérieure, celle de la mariée et de l inscription, sur une zone inférieure, celle des célibataires». La machine est une réponse en quelque sorte à la femme fatale, elle vit «un circuit fermé». Ce concept s oppose profondément au dépaysement et à ses figurations. Jean Clair, commissaire associé, explique que ce qui détermine une machine célibataire est son impossibilité, telles les machines impossibles de Léonard de Vinci, célibataire au sens strict, traînant Mona Lisa vieille fille. Bien que l homme ne sache pas faire autrement que de créer des machines à sa ressemblance, même lorsqu elles semblent ne pas lui ressembler du tout, ce n est pas parce que les machines «nous ressemble» qu elles peuvent fonctionner. Pour Szeemann le célibat, est la condition arbitraire de la création. À la question Qu est-ce qu une machine célibataire?, Jean Clair répond : «C est une machine fantastique. [ ] Entre ces deux ensembles organique et machinique se nouent donc, selon un circuit clos, des relations complexes de jouissance et de terreur, d extase et de châtiment, de vie et de mort». Les commissaires de l exposition réfléchissent aux paradoxes de la machine. Loin de s abriter derrière la preuve scientifique et technique, ils préfèrent se dire que la technique est dotée d une psyché qui échappe à la mécanique. Freud a également une belle description de la machine dans L interprétation des rêves : la machine «ça circule cela marche en avant le jour, et, la nuit ça marche en arrière». L exposition a donc joué avec ces paradoxes et elle faisait devant les passionnés de mécanique, de moteur, de fonctionnement machinique une jolie pirouette, en leur affirmant que leur passion n était rien d autre que la motion indécise et immature de leurs désirs. NS 10 11

7 1933 LA LOCOMOTION ARGENTIQUE Le titr e de cette section fait référence aux tirages argentiques. La forte présence de photographies donne une réelle coloration à la relation à la machine et crée une ambiance argentique. Chaque photographe a été retenue pour exprimer une des significations possibles de la locomotion soit en allant loin dans la description soit, au contraire, en choisissant l ellipse. Deux grandes options sont observables. D une part, la découverte de l univers de la voiture ou du train selon une logique de reportage et d approche presque méthodique, chacune des vues parlant de la pratique de la photographie en fonction de questions propres aux photographes. D autre part, le rôle de la photographie a changé ; la photographie ne célèbre plus l architecture moderne, elle montre le dysfonctionnement, le côté dépassé de certains modes de fonctionnement de l œil photographique qui s émancipe de la peinture, mais qui est toujours moins dynamique qu un film. L enseignement du Bauhaus a transformé la pratique de la photographie en une fonction qui essaime en France et en Angleterre. Les artistes réunis proposent de regarder la voiture ou le train comme un objet sociologique (Gisèle Freund), comme une surprise (Brassaï), comme le document d un reportage (François Kollar) ou comme un renouveau des effets pictorialistes (Roger Parry). La photographie argentique c est autant un procédé qu une ambiance, faite de camaïeux de bleus et de gris, de noirs assez légers qui renvoient à l univers de la production des machines. Les artistes, et plus particulièrement les designers, ont eu beaucoup de mal à introduire des couleurs dans le domaine de l automobile et du ferroviaire. Autant les lignes des voitures que celles des trains bénéficiaient de l influence du streamline qui modifiait les profils, autant la couleur était une prévention comme si le domaine des transports restait dans un entre-deux, un anthracite qui résumait les utopies modernes à un quasi monochrome. La machine, particulièrement l automobile, n est pas encore pour les artistes un champ d expérience, elle est davantage ce qui bouleverse violemment ou poétiquement le quotidien. De tels développements nécessitent forcément un langage universel fait de signes et de signaux. La vie pour être qualifiée de moderne doit être mobile, or l œil et la main sont plus lents que les objets de leur fascination. Boris Lipnitzki Locomotive aérodynamique à la gare de Lyon, Paris 1937, photographie La Parisienne de photographie Coll. Boris Lipnitzki, Paris, n inv. LIP-74227A Signaux L exposition Disques et sémaphores Le langage du signal chez Léger et ses contemporains (Musée national Fernand Léger, Biot) avait un parti-pris classique et profondément original. Classique dans la mesure où ce n était pas tellement le caractère inédit des œuvres ni le nom des artistes qui primait que la problématique qui réunissait Léger à ses contemporains. Léger était fasciné par le développement des moyens de transports (tous : le bateau, le train, l avion, la voiture), chacun à leur manière modifiait la conception de la ville ou des zones périphériques. Ils allaient s inspirer de la nouvelle grammaire formelle et visuelle que le développement des transports urbains nécessitait. Arnauld Pierre, un des auteurs du catalogue qui complétait le propos de ladite exposition, avait pertinemment qualifié ce langage d esperanto visuel de la modernité. Il devenait essentiel de créer à la fois un langage relativement international afin que tout le monde puisse comprendre la signification des feux rouges ou verts, des clignotements de la ville. Cela allait de la signalétique routière (bornes kilométriques, règlement de stationnement, indications des destinations ) à celle des gares et des voies de chemins de fer. Les artistes s intéressaient au caractère minimal de ce langage, symbole d un parfait équilibre et efficacité entre la forme et la fonction. Kasimir Malevitch voyait, dans la signalétique routière et ferroviaire, l essence même de la nouvelle expression artistique qu il cherchait à exprimer dans sa théorie suprématiste. Les artistes allemands du Bauhaus pensaient qu il était impossible de modifier le rapport des mentalités à la modernité en conservant les caractères gothiques trop pittoresques. La police de caractère devait être la plus fonctionnelle possible et dépasser les régionalismes ou les nationalismes. Les signaux étaient nés de la conjonction de trois paramètres : d une part de la couleur en aplat, souvent pure, d autre part d un dessin schématique et du fini du travail de la typographie qui venait soutenir les deux premiers pré-requis. L effacement de la main et du moi de l artiste constituent des données essentielles. Les artistes se sont souvent interrogés sur ce qu ils pouvaient apporter de plus dans cet alphabet de signalétique routière et ferroviaire. Fernand Léger fut l un de ceux à remarquer que loin d exalter le mouvement, ces signes et signaux étaient tout, sauf dynamiques. Ils devaient retenir l attention et renvoyer à l univers machinique, autrement dit, à des formes anonymes. Leur rôle était tout trouvé : remixer ensemble tous ces signaux pour donner le sentiment de mouvement qui caractérisait la grande ville et l homme nouveau. Les artistes mêlèrent ensemble les signaux graphiques et lumineux, les panneaux, les poteaux et les moyens de les relier entre eux. Cela renforçait l impression de mobilité, d exprimer les clignotements de la ville moderne, les images qui apparaissaient dans le faisceau d un phare, d un feu rouge ou vert, ou encore dans le code couleur qui autorisait le passage et le croisement : autrement dit, le diminutif de la vitestse. NS 12 13

8 1943 MÉTABOLE OU LA MOTION HUMANISTE Malgré la guerre, en dépit de toutes les atrocités que les photographes, artistes ou reporters ont saisi, la photographie humaniste s est particulièrement développée. En accolant ce terme à celui de locomotion, nous faisons référence à deux choses ; d une part au photographe le plus célèbre représentant le courant de la photographie humaniste, Robert Doisneau, largement présent dans les années 1930 et 1940 et d autre part, au photographe qui a aimé dans la voiture un objet de l invention du quotidien. Dans cette section, il retrouve Paul Arzens, un de ses plus proches amis qui a inventé de nombreux prototypes de voitures. Paul Arzens refusait d être comparé à un ingénieur, il était un artiste qui dessinait plus qu il ne concevait des voitures. Les moteurs ne l intéressaient guère. Ses deux principaux prototypes étaient des peaux de métal à poser sur des voitures déjà existantes. Jusqu à la guerre, il est passionné de voiture, et seule la pénurie d essence lui suggère d inventer la première voiture électrique. Il la baptise L œuf électrique, imaginé pour le Paris de l Occupation. Bien qu il soit resté à l état de prototype, L œuf d Arzens est devenu un objet symbolique dont la forme reprend celle des vélos-taxis qui se sont développés pendant l Occupation et tente de dépasser cette période sombre en proposant un futur proche. Humaniste est à prendre aussi dans son acception philosophique. La Seconde Guerre mondiale a modifié la relation à la machine et plus précisément aux trains, qui sont devenus aussi synonymes des trains de la mort. Voitures et trains sont des objets politiques que Clovis Trouille, aussi inclassable qu anticonformiste, recompose dans un collage en forme de cadavre(s) exquis ou de carambolage iconographique. La Seconde Guerre mondiale a transformé en cauchemars les utopies ferroviaires et dans une certaine mesure les utopies automobiles également. Parmi les tentatives des artistes et cinéastes, un film modeste de David Lean essaie de ré-humaniser le temps d une Brève rencontre (1946) l univers machinique et l expression des sentiments. Rares sont les films où l imaginaire des transports s est à ce point identifié à un lieu. La gare sert d immense métaphore : les quais, les correspondances, le buffet, même l escapade en voiture nous disent qu il n existe qu une seule chose qui aille aussi vite qu un express ou une voiture : un coup de foudre. Buffet de la gare Les spécialistes de l architecture des gares ont longtemps prétendu que le buffet de la gare était non seulement un élément d orgueil mais également une façon particulière de concevoir la restauration. Les différents dictionnaires de la langue française sont unanimes, ce qui est important dans le buffet de la gare ce n est pas la gare mais le buffet. Le terme serait apparu aux XIIe puis XIIIe siècles, il servait à désigner un souffle. Les linguistes divergent sur la façon dont le déplacement d air a été à l origine du mot désignant un meuble fait pour ranger la nourriture. La confusion sémantique vient certainement de la proximité phonétique dans l ancien français entre bouff (la nourriture) et buff (le souffle). D autres spécialistes pensent que le buffet signifie le déplacement d air d une planche à l époque médiévale où le mobilier était installé pour présenter la nourriture au moment des banquets, à un moment de pleine effervescence. Même si les spécialistes sont divisés sur cette origine, certains pensent qu il existe un rapport entre le buffet (le meuble) et la bufet qui signifie piquette (vin de mauvaise qualité), aigre comme celui évoqué dans la poésie de François Villon. Il n en faut pas tellement plus pour pouvoir visualiser, presque étager, le sens du buffet de la gare. David Lean Brief Encounter (Brève rencontre) 1945, photographie de plateau Droits réservés Coll. Cinémathèque française, Paris Les différentes origines sémantiques prouvent qu effectivement longtemps la présence d un buffet était présentée comme un service important qui donnait à la gare un élément de confort supplémentaire : cela rejoint la première signification d orgueil. Le contrôleur annonçait toujours lorsque la gare desservie possédait un buffet. L association entre le souffle et le fait de manger s explique parfaitement. Le repas au buffet de la gare doit être pris dans un souffle, avant le départ ou entre deux trains et même pendant les arrêts. La considération mobilière rappelle deux choses, d une part que le buffet est un meuble à étage où, pour choisir plus vite, tout ce qui est proposé est visible, le plat est prêt ou presque, ce qui renforce la sensation de rapidité. Aussi n est-il pas surprenant de sentir dans l aménagement des buffets de la gare ce lien fort entre le mode de présentation et l effervescence d un hall de gare. Du point de vue des designers, l âge d or des buffets correspond certainement aux années 1930 et aux années de la reconstruction (vers 1945), les meubles devaient être extrêmement fonctionnels pour contenir, dans un minimum d espace, tout ce qui était nécessaire pour préparer un repas digne de ce nom. Quant à la relation avec le vin bon marché contenu dans la partie inférieure du buffet, elle est vraisemblable plus que plausible compte-tenu de la probabilité forte de tomber sur une piquette. NS 14 15

9 1953 AUTO(S) PORTRAITS De même que Paul Arzens qui se déclarait plus proche de Pablo Picasso et Fernand Léger que des ingénieurs et des chercheurs, Reynold Arnould est proche des artistes tels Nicolas de Staël, Georges Poliakoff, Matthieu, etc. Pourtant ses sujets se prêtent assez mal à l informel ou à la ressemblance informe. Un ensemble généreux qui présente les portraits d automobiles de l artiste Reynold Arnould fait le point sur la position de certains artistes face «au tout machine». L artiste est marqué par les années de la reconstruction. Mais il ne faut pas longtemps pour découvrir dans cette série que Arnould connait l art moderne et contemporain et que ces portraits d automobiles ne sont pas des avant-projets. Il y synthétise la plupart des mouvements pour lesquels la locomotion machinique bouleversait la perception du monde et le rôle de l œuvre d art. Par la vivacité du trait, par l emploi de couleurs vives, par le jeu constant des références avec les cultures extra européennes, la voiture devient tout autre chose. Plus que tout autre, il résume plus de quarante ans d utopies automobiles. Il est fortement inspiré du cubo-futurisme, de la relation de la machine à la science fiction, des dessins animés. Ses «portraits de voiture» naissent d une volonté de se dégager de l esthétique des portraits robots, les machines constituant des équivalences à l expression des sentiments. Plus que dans l esthétique industrielle, Reynold Arnould se définit comme un informel, il choisit un objet en l occurrence la voiture pour faire le portrait méthodique de la société. Arnould a mis ici en relation la voiture avec des heaumes africains, avec des fragments d armures. On le sait, le permis de conduire et le fait de conduire un véhicule marquent l entrée dans la vie d adulte. Conduire s apparente à un rite, et passer son permis ou effectuer tel ou tel périple un peu mythique à une cérémonie d apprentissage. Il existe par ailleurs toutes sortes de voitures : des coléreuses, des mélancoliques, des sensuelles, des prodigieuses, des intellectuelles au moins dans l œuvre d Arnould. Si le domaine de la voiture est triomphant dans les années 1950, le train passe par des moments difficiles. Il est toujours un moyen de transport aussi fédérateur, mais son image est vieillotte et ne sait pas se moderniser par rapport à l automobile. Il y a bien des changements, mais ces derniers affectent davantage la carlingue que l intérieur des trains qui restent vintage et nostalgiques. Les artistes, sous l influence de l art géométrique et des recherches cinétiques, sont persuadés que la locomotion ne se résume pas à représenter voitures et trains mais, de plus en plus, à comprendre le fonctionnement du mouvement et de le rapprocher avec celui de l œil. Dans le domaine du cinéma expérimental, le néo-dadaïsme de Hans Richter, les délicatesses presque florales de Len Lye, en référence à la Loïe Fuller, formalisent désormais le champ expérimental du mouvement, dé-narrativise son champ d action en élargissant son rayon d action. Reynold Arnould Sans titre (série Portraits d automobiles) Vers , dessin sur papier Coll. Musée national d art moderne - Centre Pompidou, Paris, n inv. AM2000 Centre Pompidou, MNAM - CCI Dist. RMN - Grand Palais Garage Sans doute n existe-t-il pas plus important écrin, en termes de dimensions mise à part une cave pour les biens mobiliers et véhiculés que l on possède. A proximité de l habitation, ou parfois en dessous de celleci, la maison semble couver ce lieu couvert qui renferme lui-même le ou les véhicules du foyer. Car il n y a pas que la voiture souvent la plus luxueuse lorsque l on en possède deux voire trois qui y est garée, entreposée, déposée, préserver, soignée. D autres montures l accompagnent souvent, quand la place vient à manquer ailleurs : vélo de ville, VTT, mobylette, scooter, trottinette, toutes plus légères, fluettes, entourent celle plus imposante, qui comme des fillettes accompagnent leur mère, trône au centre, matriarcale. Mais ce n est pas tout! Le garage est aussi cet autre lieu, ou, comme l aurait dit Michel Foucault à l image des hétérotopies qu il imaginait, ce lieu tout à fait autre. Car d un abri à véhicules l on peut vite se trouver dans une salle de fête pour communions et anniversaires de famille, ou sur un terrain de match de tennis de table entre cousins lors d après-midi pluvieuses, voire encore dans un établi de travail pour grand-père bricoleur, dans une cave à vin, une réserve alimentaire, une buanderie et un bric-à-brac. Là-bas s invente une activité presque quotidienne mais toujours exceptionnelle, souterraine, underground pourraiton-dire, comme si l apparition de nouveaux moyens de déplacement avait impliqué le déplacement de soi en dehors de l espace de vie traditionnel. Rappelons-nous à ce titre que Le Corbusier avait intégré le garage de sa Villa Savoye jusqu au coeur de l habitat, lui qui aimait à faire poser ses automobiles devant ses réalisations architecturales, rappelant que la modernité s immisçait aussi dans l habitation et qu elle équivalait celle des désormais nouveaux moyens de transport. Lieu de convivialité utopique à défaut de disposer d une véranda ou d un endroit de plein-pied, le garage peut se faire aussi espace ultime de rangement et d entrepôt, si ce n est d abandon, partiel, de tout ce qui ne sert plus «là-haut». Car là en-bas, l on oublie ce qu il y a, quand on s en va. Voie de garage et bon débarras. MR 16 17

::: Découverte::: c est sur une petite route nationale en pleins champs que nous

::: Découverte::: c est sur une petite route nationale en pleins champs que nous ::: Découverte::: A près avoir visionné un documentaire sur le bâtiment récent de Santiago Calatrava, la gare TGV Lyon St-Exupéry, il était clair que je devais m y rendre afin de découvrir et photographier

Plus en détail

TYPE D OEUVRE. Peinture (huile sur toile) ; dimensions : 202 sur 138,5 cm. LIEN INTERNET VERS LA PHOTO DE L ŒUVRE.

TYPE D OEUVRE. Peinture (huile sur toile) ; dimensions : 202 sur 138,5 cm. LIEN INTERNET VERS LA PHOTO DE L ŒUVRE. SEQUENCE «VISIONS MODERNES. SEANCE 5. ZOOM SUR UNE VIEILLE DAME. Dominante. Histoire des Arts. Support. Tour Eiffel rouge, 1911 (1910), Robert Delaunay, Solomon R. Guggenheim Museum, New York. TYPE D OEUVRE.

Plus en détail

Communiqué de presse p. 3. Présentation p. 4. Le parcours de l exposition 1913-1953 p.5 1963-2013 p.11

Communiqué de presse p. 3. Présentation p. 4. Le parcours de l exposition 1913-1953 p.5 1963-2013 p.11 DOSSIER DE PRESSE Kilomètres/heure Utopies automobiles et ferroviaires (1913-2013) Tour 46, rue de l ancien théâtre - Belfort Musée du château des ducs du Wurtemberg - Montbéliard Du 14 juin au 14 octobre

Plus en détail

Séquence 10 : «Un port, des industries et des hommes : Marseille au XIX ème siècle»

Séquence 10 : «Un port, des industries et des hommes : Marseille au XIX ème siècle» Plan-relief de Marseille, dit Plan Lavastre, 1848 1850, musée d'histoire de Marseille photo W. Govaert Séquence 10 : «Un port, des industries et des hommes : Marseille au XIX ème siècle» Les lendemains

Plus en détail

Olivier BERNEX : Es-tu d accord avec cette remarque : de nombreux peintres construisent une image à partir de la peinture, alors que pour toi l image

Olivier BERNEX : Es-tu d accord avec cette remarque : de nombreux peintres construisent une image à partir de la peinture, alors que pour toi l image Olivier BERNEX : Es-tu d accord avec cette remarque : de nombreux peintres construisent une image à partir de la peinture, alors que pour toi l image construit la peinture? C est-à-dire que devant une

Plus en détail

LE FANTÔME DE L OPÉRATRICE

LE FANTÔME DE L OPÉRATRICE LE FANTÔME DE L OPÉRATRICE écrite (i.e. différente de celle du mix sonore final) Depuis que j'ai disparu de la surface de la terre, il m arrive d entendre l écho sourd, et froid, de «ma» voix. Et quand

Plus en détail

La Joconde. (1503-1506, 0,77x 0,53 m) de Léonard de Vinci TEMPS MODERNES

La Joconde. (1503-1506, 0,77x 0,53 m) de Léonard de Vinci TEMPS MODERNES La Joconde (1503-1506, 0,77x 0,53 m) de Léonard de Vinci TEMPS MODERNES La Joconde de Léonard de Vinci est incontestablement le tableau le plus célèbre. Il est conservé au musée du Louvre à Paris et a

Plus en détail

Sujet : J entre dans l image pour y voler la vedette

Sujet : J entre dans l image pour y voler la vedette Sujet : J entre dans l image pour y voler la vedette niveau : 4ème Le dispositif pédagogique 1 ère séance : Les élèves ont amené l image de leur choix. Verbalisation autour des types d image trouvées.

Plus en détail

Piet MONDRIAN Broadway Boogie-Woogie

Piet MONDRIAN Broadway Boogie-Woogie Piet MONDRIAN Broadway Boogie-Woogie Piet MONDRIAN / Broadway Boogie Woogie / 1942 1943 / Huile sur toile (127 x 127cm) Piet MONDRIAN Biographie Pieter Cornelis Mondriaan, dit Piet Mondrian Amersfoort,

Plus en détail

Paris et Populaire. Exposition-vente de photographies par Loïk Prat dit photovie (1928-2003)

Paris et Populaire. Exposition-vente de photographies par Loïk Prat dit photovie (1928-2003) Paris et Populaire Exposition-vente de photographies par Loïk Prat dit photovie (1928-2003) Espace Beaurepaire 28 rue Beaurepaire 75010 Paris Du lundi 12 au dimanche 18 octobre 2015 Paris et Populaire

Plus en détail

TABLEAU SYNOPTIQUE. Niveau CECR. Typologie d activités. Thèmes. Court métrage. Tout le monde dit je t aime Cécile Dubrocq Fiction - 6 00 2010

TABLEAU SYNOPTIQUE. Niveau CECR. Typologie d activités. Thèmes. Court métrage. Tout le monde dit je t aime Cécile Dubrocq Fiction - 6 00 2010 TABLEAU SYNOPTIQUE Court métrage Tout le monde dit je t aime Cécile Dubrocq Fiction - 6 00 Madagascar, carnet de voyage Bastien Dubois Animation - 12 00 2009 Thèmes L adolescence, le sentiment amoureux,

Plus en détail

ATELIER EN ARTS PLASTIQUES

ATELIER EN ARTS PLASTIQUES ACTUALITES Ateliers de sensibilisation artistique à partir de l œuvre de V. Vasarely, encadré par une médiatrice culturelle et une historienne de l art. du 6 au 8 avril 2010 de 14hà16h Public: enfants

Plus en détail

Les Gares au Miroir de l'urbain. Individus et expériences de l urbanité

Les Gares au Miroir de l'urbain. Individus et expériences de l urbanité Séminaire Doctoral, Ecole des Ponts ParisTech, 2013-2014 Organisé par Nacima Baron-Yellès (LVMT) et Nathalie Roseau (LATTS) Les Gares au Miroir de l'urbain Individus et expériences de l urbanité Séance

Plus en détail

Le Petit Musée Fiche pédagogique - à découvrir en classe ou à la maison

Le Petit Musée Fiche pédagogique - à découvrir en classe ou à la maison Le Petit Musée Fiche pédagogique - à découvrir en classe ou à la maison Nom : Prénom : Classe : Naissance du collage Pablo Picasso, Nature morte à la chaise cannée, 1912 Max Ernst, Le Rossignol chinois,

Plus en détail

Médiathèque Départementale. TAP / Animation dans la bibliothèque

Médiathèque Départementale. TAP / Animation dans la bibliothèque pierresvives TAP / Animation dans la bibliothèque Découverte Christian Voltz TAP / ANIMATION DANS LA BIBLIOTHEQUE Fiche n 6 Intitulé de l action : Découverte de l auteur et l illustrateur Christian Voltz

Plus en détail

L usine et le photographe

L usine et le photographe L usine et le photographe Thème : tu montreras de quelles façons, par son œuvre, un photographe témoigne des transformations sociales et industrielles d une société Chaîne de montage dans les usines Renault

Plus en détail

MARIE-JO LAFONTAINE DANS LE CABINET DU BATONNIER DE BRUXELLES

MARIE-JO LAFONTAINE DANS LE CABINET DU BATONNIER DE BRUXELLES MARIE-JO LAFONTAINE DANS LE CABINET DU BATONNIER DE BRUXELLES Née à Anvers, diplômée de La Cambre-Ecole nationale supérieure des arts visuels de Bruxelles, Marie-Jo Lafontaine est une artiste européenne

Plus en détail

LA PEINTURE DE DOMINIQUE JALU (TEXTE D ÉLISABETH MOTSCH*)

LA PEINTURE DE DOMINIQUE JALU (TEXTE D ÉLISABETH MOTSCH*) 7 LA PEINTURE DE DOMINIQUE JALU (TEXTE D ÉLISABETH MOTSCH*) (novembre 2004) La peinture de Dominique Jalu est balayée par un vent frais. Rien ici de lourd, ni de démonstratif. A l évidence de la culture

Plus en détail

Le nu descendant l escalier 1912 de Marcel Duchamp (1887-1968) Sophie BONNET Conseillère pédagogique arts visuels Charente

Le nu descendant l escalier 1912 de Marcel Duchamp (1887-1968) Sophie BONNET Conseillère pédagogique arts visuels Charente Le nu descendant l escalier 1912 de Marcel Duchamp (1887-1968) Marcel Duchamp (1887-1968) Nu descendant l escalier n 2, 1912 Huile sur toile 146X89 cm Philadephia Museum of Art On distingue une zone sombre

Plus en détail

Le loup et la lune. Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine. Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine

Le loup et la lune. Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine. Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine Ille-et-Vilaine, la vie à taille humaine Cette exposition est prêtée par la Médiathèque départementale d Ille-et-Vilaine

Plus en détail

Robocop. Paul Verhoeven, Etats-Unis, 1987

Robocop. Paul Verhoeven, Etats-Unis, 1987 Robocop Paul Verhoeven, Etats-Unis, 1987 Robocop est un film réalisé par Paul Verhoeven, cinéaste néerlandais qui débuta sa carrière à la télévision hollandaise où il découvrit l un de ses acteurs fétiches,

Plus en détail

SUPERMARKET LADY, PAR DUANE HANSON, 1969, Aix-la-Chapelle (Allemagne), Ludwig Forum

SUPERMARKET LADY, PAR DUANE HANSON, 1969, Aix-la-Chapelle (Allemagne), Ludwig Forum Domaine artistique : Arts du visuel Thématique(s) : Arts, Etat et pouvoir / Arts créations, cultures SUPERMARKET LADY, PAR DUANE HANSON, 1969, Aix-la-Chapelle (Allemagne), Ludwig Forum PRESENTATION GENERALE

Plus en détail

6 4 scénarios à jouer. Attribuer un scénario par groupe. ider les enfants à préparer leur scénario (recherches, écritures de dialogue, costumes ).

6 4 scénarios à jouer. Attribuer un scénario par groupe. ider les enfants à préparer leur scénario (recherches, écritures de dialogue, costumes ). La voiture, au fil du temps A 6 4 scénarios à jouer vit cti é consignes Répartir les enfants en 4 groupes. o u til 1 Attribuer un scénario par groupe. A ider les enfants à préparer leur scénario (recherches,

Plus en détail

Vanessa Winship. Voyage mélancolique. 14 janvier au 8 mars 2015. 5 novembre 2014 5 janvier 2015

Vanessa Winship. Voyage mélancolique. 14 janvier au 8 mars 2015. 5 novembre 2014 5 janvier 2015 Vanessa Winship Voyage mélancolique 14 janvier au 8 mars 2015 5 novembre 2014 5 janvier 2015 «Pour moi la photographie est un processus d apprentissage, un voyage vers la compréhension» Vanessa Winship

Plus en détail

NANTES MACHINES DE L ÎLE

NANTES MACHINES DE L ÎLE NANTES MACHINES DE L ÎLE Venez découvrir des machines extraordinaires sur le site des anciens chantiers navals de Nantes. Installées dans les «grandes Nefs», lieu emblématique du patrimoine industriel

Plus en détail

Charles Fremont, portrait de jeunesse, auteur inconnu.

Charles Fremont, portrait de jeunesse, auteur inconnu. Charles Fremont, portrait de jeunesse, auteur inconnu. LES DERNIÈRES ANNÉES DU XIX e SIÈCLE marquent un tournant pour la photographie en France. Jusque-là, les pionniers avaient presque tous commencé leur

Plus en détail

Le rapport avec le texte : les différentes fonctions de l image

Le rapport avec le texte : les différentes fonctions de l image Le rapport avec le texte : les différentes fonctions de l image Une fonction descriptive Par la redondance avec le texte, elle apporte des précisions quand à la description des lieux et de personnages,

Plus en détail

REGISTRE DE LA MÉMOIRE DU MONDE. LE BREVET BENZ DE 1886 (Allemagne)

REGISTRE DE LA MÉMOIRE DU MONDE. LE BREVET BENZ DE 1886 (Allemagne) REGISTRE DE LA MÉMOIRE DU MONDE LE BREVET BENZ DE 1886 (Allemagne) Réf. : n 2010-61 PARTIE A INFORMATIONS ESSENTIELLES 1 RÉSUMÉ La motorisation individuelle, qui a presque 150 ans d histoire, a donné naissance

Plus en détail

contemporanéité Grèce habitation

contemporanéité Grèce habitation Photos George Fakaros. 1. Une magnifique maison en Grèce comme celles qui font tant rêver. 2. La nuit, la belle demeure scintille et se révèle aux regards. Tradition et contemporanéité A Anavyssos, entre

Plus en détail

CONCOURS SUPELEC 2009: SCIENCES ET TECHNOLOGIES DANS L ART

CONCOURS SUPELEC 2009: SCIENCES ET TECHNOLOGIES DANS L ART Yoann Vaysse Supélec 2010 CONCOURS SUPELEC 2009: SCIENCES ET TECHNOLOGIES DANS L ART 1 Que la lumière soit 1 «Que la Lumière soit», Daniel Buren à la Galerie Georges Verney-Carron Les sciences et la technologie

Plus en détail

DOSSIER ACTIVITÉS DES GROUPES MATERNELLES ET PRIMAIRES

DOSSIER ACTIVITÉS DES GROUPES MATERNELLES ET PRIMAIRES DOSSIER ACTIVITÉS DES GROUPES MATERNELLES ET PRIMAIRES SEPTEMBRE 2015 /AVRIL 2016 Dossier activités des groupes scolaires Maternelles et Élémentaires Ce dossier présente les visites et activités destinées

Plus en détail

Bienvenue à la Maison des Arts

Bienvenue à la Maison des Arts Bienvenue à la Maison des Arts Livret jeu pour les enfants Exposition Jacques MONORY Du 25 janvier au 7 mars 2004 Aujourd hui grâce à ton livret jeu, tu vas pouvoir découvrir l univers de JACQUES MONORY

Plus en détail

incandescence exposition des photographies d alexis pichot

incandescence exposition des photographies d alexis pichot l i t t l e b i g g a l e r i e incandescence exposition des photographies d alexis pichot Installation Photo/Vidéo réalisée en collaboration avec Alexandre Liebert Du 10 novembre au 13 décembre 2015 Rencontre

Plus en détail

Enseignements artistiques

Enseignements artistiques Cycle 3 Enseignements artistiques Arts PLASTIQUES Après la sensibilisation aux activités et à la perception des langages artistiques conduite en maternelle, le cycle 2 a fait découvrir aux élèves quelques

Plus en détail

www.espacehippomene.ch

www.espacehippomene.ch www.espacehippomene.ch MYTHOLOGIE GRECQUE LA LéGENDE D HIPPOMèNE Loin dans la mythologie grecque, l histoire raconte la légende de la jeune chasseresse Atalante qui fut contrainte par son père à se marier.

Plus en détail

4 grandes fiches à compléter portant sur les thèmes suivants : Voiture et Histoire, Voiture te Technologie, Voiture et Société, Voiture et Course.

4 grandes fiches à compléter portant sur les thèmes suivants : Voiture et Histoire, Voiture te Technologie, Voiture et Société, Voiture et Course. Nom : Prénom : Date : A la découverte du Musée des 24 Heures Feuille de route 4 ème 3 ème Dans ce livret, tu trouveras : 4 grandes fiches à compléter portant sur les thèmes suivants : Voiture et Histoire,

Plus en détail

La citadine 100% électrique DU GROUPE BOLLORÉ

La citadine 100% électrique DU GROUPE BOLLORÉ La citadine 100% électrique DU GROUPE BOLLORÉ 2 BIENVENUE DANS L UNIVERS La Bluecar est la citadine 100% électrique du Groupe Bolloré développée en collaboration avec le célèbre constructeur italien Pininfarina.

Plus en détail

Art Vidéo Lecture d œuvres vidéo

Art Vidéo Lecture d œuvres vidéo Art Vidéo Lecture d œuvres vidéo Démarche Démarche globale Identifier et qualifier Les composants plastiques de la vidéo Les impressions et les sensations subjectives Coordonner les deux types d informations

Plus en détail

PATRIMOINE MONDIAL DE L UNESCO SALINE ROYALE ARC ET SENANS CENTRE CULTUREL DE RENCONTRE

PATRIMOINE MONDIAL DE L UNESCO SALINE ROYALE ARC ET SENANS CENTRE CULTUREL DE RENCONTRE PATRIMOINE MONDIAL DE L UNESCO SALINE ROYALE ARC ET SENANS CENTRE CULTUREL DE RENCONTRE La 1ère architecture industrielle distinguée par l UNESCO Inscrite au Patrimoine Mondial par l UNESCO depuis 1982,

Plus en détail

01_INTRODUCTION_LE CODE DE LA ROUTE

01_INTRODUCTION_LE CODE DE LA ROUTE 01_INTRODUCTION_LE CODE DE LA ROUTE CE QUE L'ENFANT DOIT COMPRENDRE Pourquoi il a fallu instaurer un code de la route. Les principaux panneaux et marquages au sol. OBJECTIFS DE LA LEÇON Éducation Civique.

Plus en détail

plasticien revalorisateur Electronic music producer

plasticien revalorisateur Electronic music producer plasticien revalorisateur Electronic music producer EgzoArtiste Ensuite, grâce à un QR code placé a l intérieur de chaque «box», un «beat» unique (musique instrumentale) est téléchargeable via l application

Plus en détail

aurélie gravelat sélection de travaux 2009-2014

aurélie gravelat sélection de travaux 2009-2014 aurélie gravelat sélection de travaux 2009-2014 dessiner Mes dessins ne montrent presque rien. Je cherche à éliminer les tracés, à ne réduire le sujet, ou le dessin, qu à un essentiel. Une, quelques lignes,

Plus en détail

LIVRET DE VISITE. Autoportraits du musée d. musée des beaux-arts. place Stanislas

LIVRET DE VISITE. Autoportraits du musée d. musée des beaux-arts. place Stanislas LIVRET DE VISITE musée des beaux-arts de Nancy place Stanislas Autoportraits du musée d Orsay L exposition Au fil du temps Bienvenue au Musée des Beaux-Arts de Nancy! Les tableaux que tu vois ici viennent

Plus en détail

Dossier artistique Rebecca Bowring

Dossier artistique Rebecca Bowring Dossier artistique Rebecca Bowring Mon travail est non seulement un travail de photographie, mais également un travail qui traite de photographie. De la photographie comme technique et technologie et les

Plus en détail

1895 Maison Maria sur la route de Château Noir 65 x 81 cm. Huile sur toile

1895 Maison Maria sur la route de Château Noir 65 x 81 cm. Huile sur toile LE CUBISME Le Cubisme désigne la révolution picturale initiée en 1907-1908 par Pablo Picasso et Georges Braque, bientôt suivis par Juan Gris, Fernand Léger, Robert Delaunay entre autres. Pour la première

Plus en détail

«Le parcours artistique et culturel de l'enfant à l'école en lien avec l'histoire des arts»

«Le parcours artistique et culturel de l'enfant à l'école en lien avec l'histoire des arts» «Le parcours artistique et culturel de l'enfant à l'école en lien avec l'histoire des arts» Objectifs généraux : - favoriser les liens entre la connaissance et la sensibilité - développer le dialogue entre

Plus en détail

Avant toute chose...

Avant toute chose... Avant toute chose... Les photographies de votre mariage resteront à vie les images d un souvenir unique. Elles raconteront à travers sourires et instants volés, votre union, ce moment si exceptionnel.

Plus en détail

admissions Bachelor 2010 Devenir artiste devenir designer

admissions Bachelor 2010 Devenir artiste devenir designer admissions Bachelor 2010 Devenir artiste devenir designer Devenir artiste / Devenir Designer Engager une aventure de création dans l art ou le design contemporains. Bénéficier d une solide formation théorique

Plus en détail

EXPO BEAULIEU LAUSANNE DU 7 AU 15 MARS 2015 SEMAINE 12 H - 20 H WEEK-ENDS 10 H - 18 H MAGAZINE

EXPO BEAULIEU LAUSANNE DU 7 AU 15 MARS 2015 SEMAINE 12 H - 20 H WEEK-ENDS 10 H - 18 H MAGAZINE présente EXPO BEAULIEU LAUSANNE DU 7 AU 15 MARS 2015 SEMAINE 12 H - 20 H WEEK-ENDS 10 H - 18 H MAGAZINE 2015 architecture Donner forme au quotidien Jardin Un monde de possibles DESIGN Variations esthétiques

Plus en détail

ARCHITECTURE. Inscrire l habitat au cœur d une réalité existentielle, à mi-chemin entre le fonctionnel et le symbolique

ARCHITECTURE. Inscrire l habitat au cœur d une réalité existentielle, à mi-chemin entre le fonctionnel et le symbolique DOSSIER PRESSE 2013 DOSSIER DE PRESSE UNE DE ARCHITECTURE L EXISTENCE Dirigeé par Christophe Veille, Ze Design Agency est un cabinet d architecture qui conc oit, propose et reálise les projets des professionnels

Plus en détail

Gabor Szilasi. Gabor Szilasi Clip 1

Gabor Szilasi. Gabor Szilasi Clip 1 Gabor Szilasi Gabor Szilasi Clip 1 Comment je suis devenu photographe C est, c est pas ce que je voulais devenir, photographe, mais j ai commencé à étudier en médecine et je voulais me sauver en 49 de

Plus en détail

Otto DIX, Les joueurs de Skat 1920 - Huile et collage sur toile 117 cm x 97 cm 1/5

Otto DIX, Les joueurs de Skat 1920 - Huile et collage sur toile 117 cm x 97 cm 1/5 Otto DIX, Les joueurs de Skat 1920 - Huile et collage sur toile 117 cm x 97 cm 1/5 HISTOIRE DES ARTS - 3e LES JOUEURS DE SKAT 1 : IDENTIFICATION : Artiste : Otto DIX (Allemagne, 1891-1969) Titre : Les

Plus en détail

Projet départemental «EAU» le Site http://cpd67.site2.ac-strasbourg.fr/ Projet départemental «EAU» le Site http://cpd67.site2.ac-strasbourg.

Projet départemental «EAU» le Site http://cpd67.site2.ac-strasbourg.fr/ Projet départemental «EAU» le Site http://cpd67.site2.ac-strasbourg. Projet départemental «EAU» le Site http://cpd67.site2.ac-strasbourg.fr/ Projet départemental «EAU» le Site http://cpd67.site2.ac-strasbourg.fr/ 1 Projet départemental «EAU» le Site http://cpd67.site2.ac-strasbourg.fr/

Plus en détail

Une villa de pro. Architecture. 42 Maisons et Ambiances 1.12 Maisons et Ambiances 1.12 43

Une villa de pro. Architecture. 42 Maisons et Ambiances 1.12 Maisons et Ambiances 1.12 43 Une villa de pro Un savant mélange d audace et d harmonie donne le ton à cette villa de décoratrice. Les matières sensuelles et les nombreuses références empruntées à l univers de la mode maison rythment

Plus en détail

Le livre Interpréter / Imaginer / Raconter

Le livre Interpréter / Imaginer / Raconter Fénautrigues/Fiche atelier N 4 Le livre Interpréter / Imaginer / Raconter Objectif de l'atelier : Produire, sélectionner et organiser des images afin de constituer un récit Fénautrigues / Fiche Livre 1

Plus en détail

Une nouvelle façon de vivre l espace intérieur!

Une nouvelle façon de vivre l espace intérieur! Une nouvelle façon de vivre l espace intérieur! Un confort qui s écrit en volume... De conception originale et atypique, les appartements, du studio au 5 pièces duplex, présentent des surfaces et volumes

Plus en détail

DEVOIR LETTRES ET ARTS CONTEMPORAINS

DEVOIR LETTRES ET ARTS CONTEMPORAINS SABRINA ZOUBIR (FB06801181) Assez bien, vous avez une approche personnelle du sujet et vous vous êtes plongée dans des recherches dont le devoir témoigne. On se perd cependant un peu dans les analyses

Plus en détail

Mot d ouverture du président du comité d orientation du congrès 2014 de la Fédération des cégeps Monsieur Hervé Pilon

Mot d ouverture du président du comité d orientation du congrès 2014 de la Fédération des cégeps Monsieur Hervé Pilon Montréal, le 22 octobre 2014 à 10h15 Mot d ouverture du président du comité d orientation du congrès 2014 de la Fédération des cégeps Monsieur Hervé Pilon No. Texte Illustration 1-2 Les voyages! La découverte,

Plus en détail

Courant d air? Des pistes aériennes Printemps de l écriture. Rappel

Courant d air? Des pistes aériennes Printemps de l écriture. Rappel Courant d air? Des pistes aériennes Printemps de l écriture Rappel Les pistes proposées ci dessous interviennent à différents niveaux : 1. Les inducteurs d écriture Ils peuvent être à l origine des écrits.

Plus en détail

dominique manotti Le Rêve de Madoff Éditions allia 16, rue charlemagne, paris iv e

dominique manotti Le Rêve de Madoff Éditions allia 16, rue charlemagne, paris iv e Le Rêve de Madoff dominique manotti Le Rêve de Madoff Éditions allia 16, rue charlemagne, paris iv e 2013 Éditions Allia, Paris, 2013. i je suis assis sur un banc en pierre, en plein soleil. Un beau jour

Plus en détail

100 suggestions d activités pour la Fête de la culture

100 suggestions d activités pour la Fête de la culture 100 suggestions d activités pour la Fête de la culture Voici quelques suggestions pour vous aider à planifier vos activités de la Fête de la culture. Ces exemples ont été tirés des quelque 7 000 activités

Plus en détail

Regards croisés dans le cadre de l Histoire des Arts :

Regards croisés dans le cadre de l Histoire des Arts : Autour de l exposition «ROCK n ROLL Un album photo» Stage DAAC du 20 novembre 2014 animé par Fred BOUCHER (Co- directeur artistique des Photaumnales) et Régis DARGNIER (Professeur d arts plastiques) Regards

Plus en détail

Apto, la marque unique d acessoires intelligents et élégants.

Apto, la marque unique d acessoires intelligents et élégants. Apto, la marque unique d acessoires intelligents et élégants. The Apto Company 47, rue Marcel Dassault 92000 Boulogne-Billancourt, France www.my-apto.com Victor Barbazanges +33.6.29.02.14.80 v.barbazanges@my-apto.com

Plus en détail

Programme des activités jeune public au Louvre été 2015

Programme des activités jeune public au Louvre été 2015 Communiqué de presse Jeune public Juin - Juillet - Août 2015 Programme des activités jeune public au Louvre été 2015 La visite d un musée est l occasion d une rencontre avec des œuvres, un lieu, et leur

Plus en détail

Mixez les pixels et formes vectorielles

Mixez les pixels et formes vectorielles Partenaire du numéro N 01/2011 (43) Mensuel Janvier ISSN 1733-2745 Choisissez bien L ÉCLAIRAGE pour les photos de beauté Photos de nuit jouez avec les obmbres et lumières Illusion de la 3D créez un photomontage

Plus en détail

Composition et couleur en photographie

Composition et couleur en photographie Harald Mante Composition et couleur en photographie Adapté de l allemand par Volker Gilbert Groupe Eyrolles, 2012, pour la présente édition, ISBN 978-2-212-13460-5 1. Contraste tonal, demi-cercle, rectangle

Plus en détail

MyFrenchFilmFestival.com

MyFrenchFilmFestival.com Fiche d activités pour la classe MyFrenchFilmFestival.com Parcours niveaux B2/C1 : en bref trouble Thème : quand le cœur tressaille et que naît le Après une entrée dans le film par le titre et la scène

Plus en détail

Autoportraits photographiques. Il s agit de se photographier soi-même (ce n est pas un portrait pris par un autre)

Autoportraits photographiques. Il s agit de se photographier soi-même (ce n est pas un portrait pris par un autre) Autoportraits photographiques Il s agit de se photographier soi-même (ce n est pas un portrait pris par un autre) 1-pratique photographique : en se montrant jouer sur les notions propres à la photographie

Plus en détail

Stage du PAF de l académie de Versailles : «Une cité, des sites»

Stage du PAF de l académie de Versailles : «Une cité, des sites» Stage du PAF de l académie de Versailles : «Une cité, des sites» Etudier le patrimoine urbain et architectural avec des élèves du secondaire, en relation avec les ressources de la CAPA 1. Sensibiliser

Plus en détail

Thème général : la maison, le village, la ville. Cycle 1

Thème général : la maison, le village, la ville. Cycle 1 1 sur 11 20/11/2006 11:26 SOMMAIRE : Thème général : la maison, le village, la ville Des idées de projets sur le thème, pour les 3 cycles, avec leurs préparations Cycle 1 Créer un village en terre Cycle

Plus en détail

Le Centre Georges Pompidou, Paris.

Le Centre Georges Pompidou, Paris. Le Centre Georges Pompidou, Paris. 1- L OEUVRE : Titre de l œuvre Centre Georges Pompidou aussi surnommé Beaubourg d après le nom du quartier dans lequel il fut construit. Nom de l auteur ou de l artiste

Plus en détail

grand prestige grands constructeurs

grand prestige grands constructeurs pureté contemporaine Imprégnées d une splendeur peu commune, les résidences signées Jean Houde ennoblissent le paysage architectural québécois depuis plus de 0 ans. Visite d une des dernières réalisations

Plus en détail

Les réponses sont dans les images et au dos du livret-jeu.

Les réponses sont dans les images et au dos du livret-jeu. Bienvenue au musée Albert-Kahn! Ce livret-jeu est pour vous, du plus petit au plus grand, pour passer un moment agréable ensemble. Vous allez découvrir Albert Kahn et son temps : gardez les yeux ouverts,

Plus en détail

Un paradis en pleine ville

Un paradis en pleine ville Un paradis en pleine ville En matière d architecture, la réalité se voit souvent conditionnée par le poids de l histoire. Dans un marché de la rénovation en plein boum, la nature de cet objet révèle une

Plus en détail

Présentation d un film

Présentation d un film Fiches méthodologiques Présentation d un film Introduction : o La Nature de l œuvre : Quoi, quand et où? Type de film, nationalité, réalisateur, date o Contexte de production : Public visé, contexte historique,

Plus en détail

PABLO REINOSO COMMANDE PUBLIQUE RIVES DE SAÔNE, LYON NOUAGES

PABLO REINOSO COMMANDE PUBLIQUE RIVES DE SAÔNE, LYON NOUAGES PABLO REINOSO COMMANDE PUBLIQUE RIVES DE SAÔNE, LYON NOUAGES LE PROJET LA COMMANDE : RIVES DE SAÔNE Le projet Rives de Saône s inscrit dans la démarche de reconquête des fleuves amorcée par le Grand Lyon

Plus en détail

GREGORY MARKOVIC Dessins

GREGORY MARKOVIC Dessins Dossier de presse GREGORY MARKOVIC Dessins Exposition du 5 février au 28 mars 2010 Vernissage le 4 février à partir de 18h30 La Galerie Particulière 16 rue du Perche 75003 Paris +33.(0)1.48.74.28.40 www.lagalerieparticuliere.com

Plus en détail

L histoire de la mobilité Information aux enseignants

L histoire de la mobilité Information aux enseignants Information aux enseignants 1/5 Ordre de travail Nous nous penchons sur l histoire du moteur. Une rétrospective nous permet d y voir plus clair et une perspective nous donne une vision de l avenir. Objectif

Plus en détail

POÉTIQUE DE LA RETENUE

POÉTIQUE DE LA RETENUE POÉTIQUE DE LA RETENUE Exposition collective Du 24 avril au 2 mai 2015 Vernissage le 23 avril à 18h Photographies, vidéos et installations de: Gilles DEWALQUE Sandra GAILLARDON Marie-Claude LACROIX Anthony

Plus en détail

Dossier de presse Juin / juillet 2014 LA CHAISE BISTRO S OFFRE UN(E) TOUR À PARIS

Dossier de presse Juin / juillet 2014 LA CHAISE BISTRO S OFFRE UN(E) TOUR À PARIS Dossier de presse Juin / juillet 2014 LA CHAISE BISTRO S OFFRE UN(E) TOUR À PARIS Avez-VOUS dans votre quotidien des objets toujours semblables à ce qu ils étaient il y a plus de 100 ans? Très peu! Et

Plus en détail

Littérature : le fantastique

Littérature : le fantastique Littérature : le fantastique Objectif général : - Découvrir et identifier le genre littéraire fantastique par l étude d une œuvre longue (Jumanji de Chris Van Allsburg) et par sa mise en réseau avec d

Plus en détail

laboratoire artistique transdisciplinaire

laboratoire artistique transdisciplinaire laboratoire artistique transdisciplinaire «Insula Prod, spécialiste du Mapping Vidéo et des immersions interactives» L ART D AUGMENTER LA RÉALITÉ Une expérience sensorielle unique De plus en plus présent

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE 2015

DOSSIER DE PRESSE 2015 DOSSIER DE PRESSE 2015 CONTACT PRESSE : VHT CONSEIL Valérie-Hélène Toutain - T. 01 47 30 32 30 - valeriehelene@vhtconseil.com Camille Jalouneix - T. 01 47 30 32 32 - camille@vhtconseil.com Entre la Tour

Plus en détail

Activités pour le début de l année scolaire

Activités pour le début de l année scolaire Activités pour le début de l année scolaire A. Dans une classe primaire. 1. Les photos : Le premier jour de la nouvelle classe, prenez une photo individuelle de chaque élève et plusieurs de la classe ensemble.

Plus en détail

Air France aux couleurs de JonOne

Air France aux couleurs de JonOne Air France aux couleurs de JonOne Toujours à l écoute de l art contemporain et de la pulsation de la vie moderne, Air France a choisi de collaborer une nouvelle fois avec le peintre/graffeur JonOne, new-yorkais

Plus en détail

Sondage Planète Verte

Sondage Planète Verte Sondage Planète Verte Utilisation du véhicule électrique Jean Patrick Teyssaire RESUME La mobilité électrique est aujourd'hui reconnue comme une des solutions à la mobilité de demain. Pour autant les utilisateurs

Plus en détail

La Course Paris - Rouen

La Course Paris - Rouen Le 22 juillet 1894 : Première course automobile Le 22 juillet 1894 a lieu la première course automobile sur route. Le record de vitesse sur le parcours Paris-Rouen est tenu par le comte de Dion : 22 km/h!...

Plus en détail

COMPTE RENDU ANIMATION Activités scientifiques à l école maternelle mars 2010

COMPTE RENDU ANIMATION Activités scientifiques à l école maternelle mars 2010 DVD APPRENDRE la science et la technologie à l école SCEREN distribué aux écoles ou aux participants Plan 1. Les attentes institutionnelles ( programmes 2008) 2. Des éléments essentiels à connaître 3.

Plus en détail

Fiche de préparation. Intitulé de séquence : le portrait

Fiche de préparation. Intitulé de séquence : le portrait Fiche de préparation Cycle III Niveau de classe : CM Intitulé de séquence : le portrait Domaines étudiés : arts du langage, arts visuels Champs disciplinaires : français/ langage oral, lecture, écriture

Plus en détail

Cours complémentaires Hiver 2016

Cours complémentaires Hiver 2016 Cours complémentaires Hiver 2016 I I (000Y) Objectif 618-EEL-03 II (0012) 393-CC1-MA 420-CC2-MA 520-CC2-MA 530-CC2-MA 582-CC1-MA Recherche efficace d information numérique Windows et Office à des fins

Plus en détail

Une collecte de souvenirs

Une collecte de souvenirs 1 Partagez vos histoires de vacances La Ville de Saint-Jean-de-Monts travaille sur un projet culturel complet et innovant portant à la fois sur son histoire et sur celle des grandes vacances à Saint-Jean-de-Monts.

Plus en détail

La nouvelle Citroën Ballet automobile #2

La nouvelle Citroën Ballet automobile #2 présente La nouvelle Citroën Ballet automobile #2 performance chorégraphique et musicale pour une danseuse et une automobile Danse : Anne Marion / Musique : Jean-Nicolas Mathieu Mise en scène : Florent

Plus en détail

communiqué de presse

communiqué de presse Paris, 17 février 2014 communiqué de presse Pendant que les fous du volant de Jérôme GELÈS se meuvent à la galerie 5 Contemporary, des sculptures-drones lumineuses voleront dans Paris pendant 4 nuits pour

Plus en détail

Cycle des apprentissages fondamentaux. Année scolaire 20 /20. Livret Scolaire. Nom de l enseignant :

Cycle des apprentissages fondamentaux. Année scolaire 20 /20. Livret Scolaire. Nom de l enseignant : Cycle des apprentissages fondamentaux Année scolaire 20 /20 Livret Scolaire CP Nom : Prénom : Né le : Nom de l enseignant : Ce livret, complété à partir d évaluations faites régulièrement, permet à l enfant

Plus en détail

«CRÉATIONS NUMÉRIQUES»

«CRÉATIONS NUMÉRIQUES» Dessin préparatoire N 1 (Mallock) BOOB «MAKING OFF» 20 exemples d intervention de «CRÉATIONS NUMÉRIQUES» conçues et réalisés par MALLOCK pour le livre BOOB, paru aux éditions Blanche, fruit de la collaboration

Plus en détail

M entends-tu? Qui me parle?

M entends-tu? Qui me parle? M entends-tu? Qui me parle? 3 :20 à 5 :56 M entends-tu? Qui me parle? A. La voix là : 4 :41 Procédé narratif consistant à faire commenter l'action d'un film par un narrateur, qui peut être ou non l'un

Plus en détail

Conseils déco express Comment éclairer une pièce, décorer vos murs, habiller vos fenêtres?

Conseils déco express Comment éclairer une pièce, décorer vos murs, habiller vos fenêtres? Conseils déco express Comment éclairer une pièce, décorer vos murs, habiller vos fenêtres? Textes rédigés pour le site www.mmatravodeco.com Reportage : projet de décoration Bambù, Paris 14 e Photos : Béatrice

Plus en détail

Le Tableau, JF Laguionie Des références picturales

Le Tableau, JF Laguionie Des références picturales Le Tableau, JF Des références picturales Analyse, citations et commentaires issus du dossier du Centre culturel Les Grignoux, complétés par quelques autres propositions d œuvres. «Le tableau renvoie de

Plus en détail

Méthodologie Histoire des arts Bande dessinée!!!

Méthodologie Histoire des arts Bande dessinée!!! Méthodologie Histoire des arts Bande dessinée!!! L exposé 1. - L auteur / biographie sélective : on ne veut pas toute sa vie (comme Wikipédia) mais les éléments essentiels. A-t-il toujours été auteur de

Plus en détail

L IMAGE OBJECTIFS : Cycles I et II COMPÉTENCES ABORDÉES 1/(4)/5/6/7

L IMAGE OBJECTIFS : Cycles I et II COMPÉTENCES ABORDÉES 1/(4)/5/6/7 L IMAGE comme prétexte à exercer et développer son langage (et sa culture). Parce-que mettre en mots c est développer sa pensée, accroitre sa compréhension et son vocabulaire (et lexique) par les échanges,

Plus en détail