CHAPITRE IV : FLUCTUATIONS ET CRISES

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1 CHAPITRE IV : FLUCTUATIONS ET CRISES XIXème XXème siècles Christelle ZENG ANALYSE ECONOMIQUE ET HISTORIQUE DES SOCIETES CONTEMPORAINES C P G E E C E 1

2 INTRODUCTION Fluctuation : irrégularité des évolutions des grandeurs économiques au cours du temps ( les cycles sont des fluctuations régulières.) Cycle car Cycle : mouvements alternés ascendants et descendants des grandeurs économiques respectant une certaines périodicité. Crise : période de dépression (i.e. lorsque le taux de croissance est négatif) ou de stagnation durable de l'activité économique. C est également le point de retournement d un cycle. On peut parler de dépression des années 30 car le taux de croissance est négatif pendant 3 années. Chez les historiens, on parle de dépression pour désigner une période longue de stagnation comme la dépression des années 1870, qualifiée de Grande Dépression allant de 1873 à On n'a pas une approche quantitative, on veut designer le fait que la croissance ne repart pas durant une longue période. Récession : taux de croissance négatif sur au moins 2 trimestres consécutifs ou ralentissement de l'activité économique. Expansion : taux de croissance positif pendant au moins 2 trimestres ou période de croissance soutenue de l activité économique. Dans un Kondratieff qui dure environ 50/60 ans, il y a 6/7 Juglar qui contient lui même 3 cycle Kitchin I) LES CYCLES LONGS DEPUIS LE DEBUT DU XIX EME SIÈCLE 1) Les analyses des cycles longs Les analyses des cycles longs s'appuient surtout sur des données empiriques. Dans ces analyses la cause du cycle (i.e. de la récession, dépression, expansion) est une cause endogène, cela est vrai pour la plupart des analyses. Les enjeux sont importants puisque on a en tête la nécessité de l'intervention de l'état face aux cycles. Si la cause est endogène, son intervention va être difficile car c'est le système économique lui-même qui les produit, il y a un caractère inéluctable des cycles donc il y a aussi une inefficience totale de l'état. a) Le progrès technique : l analyse schumpétérienne On se pose également la question de savoir si les fluctuations, à défaut de pouvoir parler de cycles, sont quelque chose de souhaitable ou néfaste. Si c'est souhaitable, alors l intervention de l Etat n est pas justifiée. Mais comme l'état intervient, cela supposerait qu'elles sont considérées comme néfastes. Les «Business Cycles» expliqués par l innovation : Pourtant certains analystes considèrent les fluctuations comme plutôt souhaitables, ceci est explicite chez Schumpeter. Les causes des cycles longs sont endogènes, le caractère cyclique de l'économie est une caractéristique inéluctable du capitalisme. L'État ne peut pas intervenir et il n'est pas souhaitable qu'il le fasse. En effet Schumpeter postule que sans cycle, il n y a pas de croissance. Il affirme que le progrès technique est à la fois la C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 2

3 cause de la croissance et du cycle : ces sont deux phénomènes concomitants. Schumpeter est pessimiste quant à l'avenir de ce mode de production, il pense à regret que le capitalisme est condamné à disparaitre car le caractère cyclique risque un jour de disparaitre, donc à ce moment là il y aurait épuisement de la croissance dû à l'épuisement du progrès technique. La fin du progrès technique serait due à une concentration des entreprises qui entraîne des phénomènes de bureaucratie, qui tuent l innovation, et au développement excessif des institutions qui poussent vers le socialisme dans sa pire forme. Les trois ouvrages majeurs de Schumpeter sont : «Business cycle» 1939 «Théorie de l'évolution économique» 1912 «Capitalisme, socialisme et démocratie» 1942 La dynamique est expliquée par de nouvelles combinaisons des moyens de production i.e. plus ou moins le progrès technique. Dans ce concept développé dans Théorie de l'évolution économique, Schumpeter englobe : La fabrication d'un bien nouveau c'est à dire non familier au cercle du consommateur L introduction d'une méthode de production nouvelle L ouverture d'un nouveau débouche La conquête d'une source nouvelle i.e. de matière première ou semi-ouvré La réalisation d'une nouvelle organisation, non pas au sens du travail, mais du marché qui connait une nouvelle structure (monopole, oligopole ) Cette cause du cycle est endogène, c'est un processus à priori continu et infini. A un moment du cycle, l'innovation est mise en place par l'entrepreneur-innovateur et dispose alors d'un pouvoir de monopole. Se produit alors le phénomène de grappe d'innovation i.e. que de nouvelles innovations mineures vont venir accompagner la première innovation. Cependant pour Schumpeter, seules les innovations majeures permettent d'expliquer les cycles longs même si elles s'accompagnent d'innovations mineures qui découlent de celles-ci et qui sont à l origine de cycles plus courts. Les innovations se diffusent dans l'ensemble de l'économie par un processus d'imitation (expliqué par la concurrence) et au fur et à mesure les autres entreprises effritent la rente de monopole de la première. Les gains tirés des innovations sont partagés par les entreprises. Les innovations créent des effets d'entrainement notamment parce qu'elles nécessitent des équipements nouveaux donc de l'investissement, source de croissance. Cela suppose une épargne suffisante qui aurait eu tendance à s'accumuler au cours de la phase B du cycle précédent. Il n'y aurait donc pas de contrainte financière qui ralentirait l'exploitation des innovations. La variation des prix connaît une périodicité puisqu'ils varient en même temps que la structure de marché évolue. En phase d expansion, les revenus de la consommation augmentent, les prix augmentent (cela s explique par la loi de l offre et de la demande) on tend vers la phase A. L épuisement de ce processus entraine le passage vers la phase B (essoufflement), le progrès technique va avoir tendance à ralentir car il n y a pas d incitation. De plus lorsque l on est dans une phase d'expansion, on ne cherche pas à innover mais à imiter ce qui marché déjà. C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 3

4 Parallèlement à cela, il y a la destruction créatrice car l'innovation est source d obsolescence d'anciens produits, anciennes techniques et ainsi, elle est source de chômage, mais dans la phase A les effets positifs de l'innovation l'emportent sur ses effets négatifs, puis dans la phase B c'est le contraire, on rentre dans une crise structurelle assez longue puisqu'elle dure environ (25 ans phase A, 25 ans phase B). Mais c'est en même temps la phase durant laquelle va se former toute l épargne nécessaire a l'expansion suivante cela est possible grâce au taux d intérêt bas ; mais aussi durant laquelle vont entrer en gestation toutes les nouvelles innovations car il y a une incitation à innover pour retrouver du profit. L'innovation ne tombe pas du ciel, la dynamique économique explique pourquoi les entrepreneurs sont incités à innover à un moment donnée du cycle. Les néo schumpetériens : L'approche schumpetérienne des cycles a été éclipsée pendant les Trente Glorieuses, car on était dans l'illusion d'une croissance continue, régulière et ininterrompue. L'idée qu'il pouvait y avoir une nouvelle rupture n'était pas dominante à l'époque. Quand la rupture a lieu dans le milieu des années 70, les idées de Schumpeter retrouvent un public et une certaine cohérence. L'idée que les Trente Glorieuses soient une phase A retrouve une pertinence. Il y a un renouveau de l'analyse schumpetérienne avec des auteurs comme Mensch (allemand), Freeman (britannique). Ils vont cependant abandonner la figure des entrepreneurs innovateurs qui était une figure clé pour Schumpeter : la grande taille des entreprises apparaît comme un atout à l innovation (car l innovation nécessite des capitaux relativement abondants) mais au-delà d'un certains point il y a un phénomène de bureaucratie qui tue l'innovation. Aujourd hui, les innovations sont produites dans un ensemble complexe d'institutions. En effet, elles sont produites par des instituts de recherche gérés par l'état, dans le secteur R et D des entreprises. Le rôle de l'état est variable d'un pays à l'autre, parfois il ne fait que le financer et d'autre fois, il l'organise. Les néo-schumpetériens reprennent une idée de Freeman, le paradigme techno-économique, qui désigne l'ensemble des mutations structurelles qui accompagne la diffusion de l'innovation (organisationnelle, institutionnelle ). Les cycles Kondratieff expliqués par les innovations Date des cycles/point de Secteurs moteurs Innovations majeures Nations dominantes retournement K1 ( ) 1815 Textile, sidérurgie, énergie Spinning Jenny, Waterframe, Angleterre Mule des Crompton, Puddlage, machine à vapeur K2 ( ) 1873 Sidérurgie, transport Convertisseur de Bessmer, locomotive Angleterre K3 ( ) 1913 Électricité, pétrole, chimie, automobile K4 ( ) 1973 Automobile, électroménager, aéronautique K5 (1990-????)???? NTIC, biotechnologie, nanotechnologie Découverte du pétrole, génératrice à courant continue, ampoule a filament, celluloïd, bakélite, moteur a explosion, moteur diesel Télévision, réfrigérateur, avion microprocesseur, arpanet, OGM États-Unis, Allemagne États-Unis États-Unis, Japon C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 4

5 b) Les autres analyses des cycles longs L'analyse de Schumpeter domine mais il ya beaucoup d'autres auteurs qui ont proposé leur analyses qui mettent en exergue d'autre cause que l innovation pour expliquer les cycles. L intensité de l épargne et l accumulation du capital comme source des «grandes vagues de la conjoncture» : Les marxistes, intéressés par la mort du système capitaliste, ont voulu essayer de prévoir sa mort en cherchant à repérer la baisse tendancielle du taux de profit. En réalisant la requête de Lénine, Kondratieff ( ) a mit en avant des cycles longs, et non pas une baisse du taux de profit sur le LT, ce qui ne correspondait pas aux espoirs de ses clients. Il étudie le cas de la France, l Angleterre, les Etats-Unis et l Allemagne et propose une analyse qui repose sur l'épargne et l'investissement. Les cycles dépendraient de ces variables. Il a la même approche que Schumpeter sur l'investissement et ses variations, on investit dans la structure. Le fondement matériel des grands cycles est l'usure, le remplacement et l'extension des biens capitaux essentiels dont la production exige beaucoup de temps et d énormes investissements et le remplacement et l'extension du fond de ces biens ne sont pas progressifs et réguliers, ils se font par à coup qu expriment les grandes vagues de la conjoncture. L or et la monnaie : Les évolutions du stock de la monnaie pourraient être à l origine des cycles longs. Cela repose sur des constatations empiriques réalisées par Cassel, et concerne d abord le XIX ème siècle, période où l or joue un rôle important dans les transactions car c est un système d étalon d or. On est dans une économie où la croissance est assez contrainte par le stock d'or. Selon l auteur, la concentration du stock d'or varie au cours du temps et coïncide avec les cycles mis en avant par Kondratieff. Ainsi par exemple en 1848 on a découvert des mines d'or en Australie et en Californie, début du K 2, au Canada et en Afrique du Sud au début des années 1890, début du K 3. La phase A est permise par l abondance monétaire et s'accompagne d une hausse des prix. Au fur et à mesure que les prix augmentent, le pouvoir d achat de l or est de plus en plus faible. Par conséquent, l'activité qui consiste à rechercher de l or est de moins en moins rentable donc régresse. On passe dans la phase B où il y a un processus déflationniste lié au ralentissement de la croissance, donc le pouvoir de l or ré-augmente, il y a de nouveau un regain d'intérêt pour l or. Certains vont tenter de renouveler cette analyse pour prendre en compte le lien qui existe entre la masse monétaire et le stock d or, il va avoir tendance à devenir progressivement plus lâche au XXème siècle. Cette analyse est difficile à tenir à la fin de Bretton Woods. Marjolin va continuer d interpréter les cycles longs comme des périodes liées aux évolutions de la masse monétaire. Les guerres : L'intensité des guerres est en phase avec l'intensité de l'activité économique. Plusieurs auteurs viennent soutenir cette thèse comme Goldstein ou Wagemann. Cela revient à expliquer la croissance par le biais de la guerre. - Les guerres napoléoniennes précèdent la phase B de K 1 - La 1 ère Guerre Mondiale est un moment de rupture de K 3 - La guerre du Vietnam et de Kippour sont des moments de rupture de K 4 Les guerres constituent un coût qui s accompagne forcement de poussées inflationnistes et constituent parallèlement un gaspillage de ressources et entraînent un déficit budgétaire important, car on C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 5

6 finance souvent la guerre grâce a la création monétaire. Il y aurait un besoin d assainissement de l'économie une fois la guerre terminée, ce qui explique la dépression qui la suit. La phase A s accompagne d une intensification de la concurrence. Au fur et à mesure que la croissance s épuise, les débouchés sont moins importants. Au début de la phase d'expansion, la demande suit l offre, puis progressivement la demande augmente moins vite et les contraintes de débouché apparaissent, ce qui accentue la concurrence à l'échelle nationale ou internationale, il y a une lutte entre des régions ou pays (analyse qui se rapproche de l analyse marxiste) Il existe d'autres explications toujours basées sur la guerre, notamment Wright qui en 1942 affirmait «L homme guerrier ne veut pas se battre de nouveau et il conditionne son fils dans la même veine d opposition aux guerres ; mais les petits-fils apprennent à voir la guerre comme romantique». Cela expliquerait l écart d'une génération en chaque guerre/cycle. Goldstein perpétue cette analyse et affirme en 1988 que les cycles sont un phénomène encore plus ancien qui aurait débuté au XVème siècle. Il remarque également que c est l intensité des guerres qui augmente au cours de la phase A (il n y en a pas plus souvent). Chaque fois qu'une guerre majeure éclate, il en surgit une nation qui va dominer le monde pour un siècle et demi. Par ailleurs, il remarque également que l'inflation succède la guerre beaucoup plus vigoureusement qu elle ne la précède. C'est pour cela qu'il affirme que la cause monétaire ne peut pas être à l origine du cycle. c) L'analyse en termes de cycles longs est elle pertinente? Critique d ordre méthodologique : Lorsqu on regarde l évolution des grandeurs économiques, ces évolutions n ont pas la régularité des cycles longs tels qu on peut les représenter de manière schématique. On s aperçoit qu il n y a pas de synchronisation parfaite entre les pays, non cycliques particulièrement pour K 3 : le point haut est situé au moment de la 1 ère Guerre Mondiale, la crise de 29 s'insère mal dans l'analyse des cycles car elle serait considérée comme une crise mineure alors que tout le monde s'accorde à lui reconnaitre une grande importance. La critique de Niveau et de Saul La critique de Niveau porte sur le cas de la France entre 1815 et 1850 : il souligne l existence d une expansion industrielle importante, qui coïncide avec la phase B de K 1, elle n'est donc pas en adéquation avec la réalité car on est dans une phase d expansion et non de récession et surtout pas en dépression. La critique de Saul porte sur le cas de l Angleterre et la phase B de K 2 : l idée que l Angleterre connaisse une dépression entre 1873 et 1890 convient assez peu au cas de l Angleterre, elle constituerait plutôt un plateau après une très forte expansion après les années Si on prend le cas des Etats-Unis, la phase de récession est entamée bien avant 1873, elle début avec la guerre de Sécession. Evolution et mutation du système capitaliste contre cycles longs : l analyse des cycles longs nie le changement structurel. Pour eux les causes des cycles sont toujours les mêmes. Les partisans de l'ecole de la Régulation mettent au contraire en avant l'accent sur ces changements : chaque période a ses spécificités à cause de ses formes institutionnelles. Vouloir enfermer l'analyse de la croissance, C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 6

7 c'est vouloir toujours trouver la même cause à la croissance. Or des auteurs comme Maddison ont montré que les sources sont diverses, tantôt c'est l augmentation du facteur travail, capital ou le PGF. C'est la périodicité qui gêne les auteurs qui sont contre les cycles, ils reconnaissent qu'il y a eu des fluctuations mais ne pensent pas qu'il y ait une périodicité dans ces fluctuations. De plus la multitude des chronologies des mouvements et l incohérence des dates retenues d'un auteur pro-cyclique à l'autre montre le manque de cohésion et d homogénéité de cette analyse. Ainsi pour le K 3 le point de retournement ou la crise varie de 1911 à En outre la crise actuelle s'inscrit mal dans la théorie des cycles puisqu elle semble être le point de retournement qui n'aurait pas du arriver avant une dizaine d'année. Cependant, nous n avons pas encore assez de recul pour pouvoir juger ce phénomène. 2) Les cycles longs depuis le début du XIX ème siècle Premier Kondratieff Point haut 1815 Phase A : elle est facile à expliquer car elle marque le début de la Révolution Industrielle, période où il y a beaucoup d'innovations. Phase B : l analyse de Wagemann ou encore de Schumpeter a une certaine pertinence, elle peut s'expliquer par le ralentissement des effets entraînement ou encore par certaines résistances sociales dues à l'aggravation de la condition ouvrière. Apparaissent alors certaines résistances sociales face à cette aggravation : se développe les mouvements luddistes. Le luddisme est, selon l'expression de l'historien Edward P. Thompson, un «conflit industriel violent» qui a opposé dans les années des artisans (tondeurs et tricoteurs sur métiers à bras anglais) aux employeurs et manufacturiers qui favorisaient l'emploi de machines (métiers à tisser notamment) dans le travail de la laine et du coton. La lutte des membres de ce mouvement clandestin, appelés luddistes ou luddites, s'est caractérisée par le «bris de machines». Deuxième Kondratieff Point haut 1873 Ce deuxième cycle est plus complexe à expliquer. Même l'analyse schumpetérienne est difficilement tenable puisque contrairement aux K 1 et K 3, il n'y a pas de réelles grappes d'innovations qui expliqueraient une expansion. Phase A : Malgré tout il est possible de trouver certaines innovations qui vont être à l origine des secteurs moteurs de ce Kondratieff : la construction des chemins de fer et la mise en place du convertisseur de Bessmer (qui transforme la fonte en fer). On semble repérer une augmentation assez nette de la productivité du travail qu'on estime entre 2 et 3 % par an pour la France en moyenne. Ceci s'accompagne d'une augmentation du salaire réel dans les mêmes proportions. Cette hausse est plus marquée au Royaume-Uni qu'en France. On peut souligner également des transformations institutionnelles importantes. Pour les régulationnistes, c'est à partir de cette période que la régulation concurrentielle se met en place. Pour Boyer, «la régulation à l'ancienne» disparait peu a peu, l'artisanat décline et les prix du travail s uniformisent. Le traité de libre-échange signé entre la France et le Royaume- Uni met en exergue une volonté de mise en concurrence des deux pays. C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 7

8 La phase A est également marquée par l'accélération du développement des secteurs bancaires et des marchés des capitaux lié dans le cadre d une politique économique particulière de Napoléon III, politique structurelle volontariste en France(au Royaume-Uni ils sont déjà développés). Cela correspond à une volonté de libéraliser l'économie et reste lié au développement des chemins de fer. Phase B : Le retournement de ce K 2 coïncide avec une crise économique à CT relativement marquée, et la Grande Dépression à la fin du XIX siècle, crise structurelle plus longue. On prend un phénomène de CT pour marquer un phénomène de LT. Cette crise ne touche pas de façon homogène tous les pays puisqu elle touche avant tout les pays les plus jeunes i.e. les plus fragiles. La pertinence de Schumpeter à expliquer la phase B est limitée puisque son explication pour la phase A est insuffisante. Cette période va de paire avec la fin de l'hégémonie du Royaume-Uni et la montée en puissance de l Allemagne et des États-Unis. En effet le Royaume-Uni ne représente plus que 13% de la production industrielle en 1914 contre 32% en Cette période voit aussi s instaurer des mesures protectionnistes dans le commerce international. Ceci ne s'inscrit pas dans l'analyse des cycles longs, ce phénomène qui se prolonge dans l entre-deux-guerres et arrive à son paroxysme après la crise de 29 est ignoré par l'analyse des cycles. L École de la Régulation souligne que la fin du XIXème est une période où la régulation concurrentielle et l accumulation extensive vont laisser place à une accumulation intensive puis une régulation monopolistique. La grande dépression s explique dans le cadre d une accumulation extensive à intensive. Troisième Kondratieff Point haut 1913 Phase A : correspond à une période de reprise puisqu'elle succède a la fin de la Grande Dépression. On assiste à des modifications institutionnelles et économiques qui sont les conséquences de cette dépression, notamment par rapport au protectionnisme. Les facteurs explicatifs de cette phase A sont l électricité, le pétrole, la chimie, l automobile, l OST (Taylor) et la chaine de travail (Ford), ainsi que quelques découvertes d or. On peut parler de 2 ème Révolution Industrielle. C'est aussi le début de la première mondialisation, qui marque l essor du commerce international et qui contribue au développement du protectionnisme, notamment lorsque les contraintes de débouchés se font sentir et se manifestent de plus en plus. Phase B : elle est contestable, peut vraiment parler d essoufflement des secteurs moteurs comme l'automobile ou l électricité? Ces secteurs n'arrivent pas à maturité durant la phase B mais bien plus tard. Malgré tout on peut considérer que les investissements importants ont déjà été faits d où l essoufflement de l'investissement qui explique le cycle mais pas des secteurs en soi, ce qui expliquerait leur dynamisme. Pour cette période, l'analyse en terme de guerre s'impose assez naturellement et de manière évidente compte tenu de la présence de la 1 ère Guerre Mondiale, compte tenu du coût de la guerre et une partie non négligeable de l entre deux guerres. Une parité des difficultés de l'entre-deux-guerres est due aux modifications nécessaires de l appareil productif qui font suite à la 1 ère Guerre Mondiale mais également à une inflation omniprésente. Cette période d assainissement monétaire et de rigueur monétaire doit s achever au cours de la phase B pour permettre une nouvelle phase A, sauf que la 1 ère Guerre Mondiale qui arrive à la fin de la phase B du K 3 ne s'inscrit pas du tout dans le cadre de l'analyse de Wagemann. De plus, les C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 8

9 bouleversements économiques que vont entrainer la 2 nde Guerre Mondiale, i.e. l'économie de guerre qui voit le PIB chuter au profit de du soutiens de la guerre, ne s inscrit dans aucune logique de l'analyse des cycles longs. L'approche monétariste ne nous éclaire pas plus bien qu'il nous permet d'appréhender la fin de la phase B comme un dérèglement du SMI, cependant la fin de l'étalon-or vient remettre en cause leur analyse. Les difficultés monétaires qui sont liées à des problèmes institutionnels perdurent jusqu'à la fin de la 2 nde Guerre Mondiale. Quatrième Kondratieff Point haut 1973 Phase A : d emblée, ce cycle ne s'inscrit pas dans l'analyse des cycles longs puisque la phase A qui est sensée être une période d expansion correspond à la Seconde Guerre Mondiale. Cette guerre est suffisamment importante pour être considéré comme une période de dépression. Malgré tout, elle constitue aussi le facteur prépondérant qui va expliquer la période d'expansion qui la suit : les Trente Glorieuses. Le progrès technique qui a permis les Trente Glorieuses ne s'explique pas par des grappes d'innovations (par exemple le système taylorofordiste est bien antérieur). C'est plus l'utilisation d ancien progrès technique qui explique les Trente Glorieuses, bien que cette période soit marquée par l'émergence de nouveaux biens de consommation notamment en matière d électroménager, aéronautique Il faut aussi souligner l importance des relations économiques internationales : les pays européens bénéficient de l expérience des Etats-Unis, ils peuvent mettre en œuvre immédiatement la régulation fordiste, les avancées technologiques de tous les secteurs moteurs de la phase A du K 4. Phase B : Cette période est appelée période de croissance molle. Dans le contexte du renouveau des analyses schumpétériennes dans les années 80, il y a une relecture des Trente Glorieuses et de la rupture, liée à l essoufflement des effets d entraînement des secteurs moteurs des Trente Glorieuses. Il y a une idée de saturation de la demande en bien durable tel que l électroménager (taux d équipement des ménages de 90%). Par ailleurs, il y a une rupture des gains de productivité à partir de 1973, perte de plusieurs points (2% aux EU dans les gains de productivité du travail, montre que ce n est pas qu une rupture due au rattrapage). Expliquer cette phase c'est expliquer les causes de la crise de Cinquième Kondratieff 1990-???? Nouvelles technologies : le cycle retrouve une pertinence grâce à un foisonnement d'innovations telles que la nanotechnologie, les biotechnologies, les NTIC On a des arguments qui vont dans le sens de la grappe d'innovation. Ces innovations semblent constituer une cause importante des mutations sociales, des institutions, de l'économie de la société et ont joué un rôle dans la globalisation financière (le télégraphe a servi à relier deux opérateurs entre Paris et Londres). Ainsi les NTIC vont jouer un rôle dans l'organisation du travail et modifier la nature du travail mais elles changent aussi la nature des relations sociales. Il y a également un développement de l externalisation dû au développement des nouvelles technologies, ainsi qu une tendance à une plus grande atomicité du marché dû au NTIC (Internet & Start-up). Le progrès technique a tendance à toucher tous les domaines/aspects d'une société et est donc une condition nécessaire et suffisante pour tous les changements. C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 9

10 Le Paradoxe de Solow (1987) : «Les ordinateurs sont partout, sauf dans les statistiques». On devrait observer une croissance forte de la phase A. Or, dans les années 80, on assiste à une période de croissance molle et les gains de productivité sont très faibles. L'analyse des gains de productivité de Gordon, publiée en 2004, montre que la productivité du travail a augmenté de 3% par an en moyenne au États-Unis pendant les Trente Glorieuses, puis on observe une chute des gains de productivité sur la période , seulement 1,42% soit divisé par 2. Les NTIC ne semblent avoir aucun effet notable sur la croissance économique de LT. Cependant en 1995 la productivité du travail repart à la hausse avec un rythme de croissance plus soutenue de 2,2% par an en moyenne entre La longueur des cycles Kondratieff est floue, donc pas de paradoxe, c est seulement une question de datation de la phase A à la phase B qui est floue. Il y a une remise en cause des dates choisies pour le cycle : les gains de productivité sont plus fort pendant la phase B du K 4 que pendant la phase A du K 5. En outre, en 2000, Solow face à la constatation du retour de la productivité déclare que : «la vérité est qu'on en sait rien. Il est naturel de suspecter que cette accélération de la croissance de la productivité en 1996 soit la conséquence tant espérée et attendue des technologies de l'information. Il est tout à fait possible que ce soit la fin du paradoxe des ordinateurs, mais je ne suis pas sur». Le progrès technique est un phénomène de MT voire de LT. La croissance des gains de productivité aux États-Unis de l Union Européenne Période Industrie productrice de NTIC 8,1% 10% Industrie utilisatrice de NTIC 1,2% 4,7% Ensemble de l'économie 1,1% 2,2% Industrie productrice de NTIC 5,9% 7,5% Industrie utilisatrice de NTIC 2% 1,9% Ensemble de l'économie 2,3% 1,7% C'est quand la conjoncture est favorable que l'on observe les gains de productivité les plus importants i.e. entre Globalement, les gains de productivité sont plus faibles qu aux Etats-Unis car : - Les gains de productivité sont du à d autres facteurs que les NTC aux EU (politique monétaire). La croissance expliquerait la productivité et non l inverse, phénomènes plutôt conjoncturelles que structurels. - C est aux EU qu ont lieu les innovations, c est donc eux qui bénéficient le plus des gains productivité. Cela est renforcé par le fait que c est aux EU que les gains de productivité sont plus élevés pour les industries productrices de TIC. Le problème posé par la crise de 2007 : pour une analyse en termes de cycle long, elle va avoir du mal à s intégrer dans le K 5. Elle apparaîtra comme une petite crise (comme la crise de 29 au K 4 ). Entre pluies et grappes : Côté pluie, afin de résoudre le paradoxe de Solow, on peut postuler qu'il faut du temps avant que le progrès technique ne délivre ses effets. En effet, toute nouvelle technologie demande une période d adaptation de la part des travailleurs, il faut qu'ils se familiarisent avec ce nouveau procédé pour en tirer de réels gains de productivité. Il s'ex- C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 10

11 plique par le décalage dans le temps entre l'investissement en connaissances et son impact, dû au temps de formation et aux effets d'obsolescence. II) CYCLES COURTS ET FLUCTUATIONS 1) Les analyses des cycles classiques a) Confiance exagérée et abus de crédit comme sources de la crise (C. Juglar) L'analyse de C. Juglar des cycles repose sur une étude empirique des cas de la France, du Royaume- Uni et des États-Unis entre 1800 et Ses conclusions nous amène à penser que les cycles sont dû aux banques dans la mesure où Juglar s'est appuyé sur les bilans bancaires en matière d octroiement de crédit pour en déduire son interprétation. Juglar montre que la cause des cycles se situe dans la sphère monétaire. Il compare l évolution relative des créances monétaires des banques (càd les liquidités) et les crédits qu elle octroie. En observant les évolutions du rapport, Juglar mesure la propension des banques à octroyer facilement des crédits, c est le signe de degré de confiance des banques dans l évolution économique. L'explication du cycle s'effectue au travers de l'évolution du degré d'optimisme. Pendant la phase A il y a de la confiance et un certains optimisme pour l'avenir. Ceci conduit a des crédits importants et généreux, autrement dit le taux d'intérêt est faible et l'emprunt facile à obtenir. Il y a un climat de confiance dans l'avenir qui est général d où la demande de crédit importante. Le crédit va financer l expansion, au prix d'une tendance inflationniste qui conduit à une hausse des prix et des salaires. La confiance s'accompagne aussi d'une tendance à la spéculation dans tous les domaines de l'activité économique, il y a une course au profit. La crise apparait lorsque la confiance fait place à la défiance. Les banques sont à l origine à la fois de l expansion, mais aussi la cause de la récession. Une économie financée par crédit finit par financer des activités non rentables. La rentabilité de l octroiement de crédit rencontre une limite. Les phénomènes inflationnistes l emportent, les banques observent un déséquilibre entre le rapport liquidité/crédit, elles resserrent leurs crédits, donc à hausser le taux d intérêt car leur liquidités diminuent. Les crédits deviennent plus chers, donc il y a une baisse de l investissement qui déclenche une récession voire une dépression. La demande s effondre, les prix chutent, l économie connaît une phase d assainissement, les banques regagnent confiance où les entreprises les moins compétitives font faillites jusqu au retour de la confiance qui engendrera un nouveau cycle. Juglar (1962), Des Crises commerciales et leur retour périodique en France, en Angleterre et aux États- Unis : «Les symptômes qui précèdent les crises sont les signes d une grande prospérité ; nous signalerons les entreprises et les spéculations de tous genres ; la hausse des prix de tous les produits, des terres, des maisons ; la demande des ouvriers, la hausse des salaires, la baisse de l intérêt, la crédulité du public, qui, à la vue d un premier succès, ne met plus rien en doute ; le goût du jeu en présence d une hausse continue s empare des imaginations avec le désir de devenir riche en peu de temps, comme dans une loterie. Un luxe croissant entraîne des dépenses excessives, basées non sur les revenus, mais sur l estimation du capital d après les cours cotés.». C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 11

12 Les cycles Juglar durent environ 8 à 10 ans et expliquent les cycles de manière endogène : «Le développement régulier de la richesse des nations n a pas lieu sans douleur et sans résistance. Dans les crises, tout s arrête pour un temps, le corps social paraît paralysé ; mais ce n est qu une torpeur passagère, prélude des plus belles destinées, en un mot c'est une liquidation générale( ). Les crises paraissent une des conditions de l existence des sociétés où le commerce et l industrie dominent. On peut les prévoir, les adoucir, s en préserver jusqu à un certain point ; mais les supprimer, c est ce que jusqu ici il n a été donné à personne». b) L'explication du cycle dans la dynamique des prix de vente et des coûts (Lescure) Les causes des cycles se trouvent dans la sphère monétaire chez Juglar, elles vont se trouver dans la sphère réelle pour J. Lescure. Le profit détermine l activité économique, s'il y a une rentabilité importante il y aura des investissements donc une croissance forte. Le profit unitaire (prix coût moyen). L'explication du cycle va être liée à l'idée selon laquelle le prix et le coût moyen de production n'évoluent pas en même temps et au même rythme. - Lorsque les prix augmentent plus vite que le coût de production, le profit augmente, donc l investissement augmente. - Lorsque les prix baissent plus vite que le coût de production, le profit baisse, il y a une période de dépression. La divergence des évolutions peuvent s'expliquer. En effet il n'y a pas une flexibilité parfaite des prix et des coûts, Lescure part d une étude empirique à partir de laquelle il découvre que les prix augmentent ou diminuent plus vite car les prix de vente des biens sont très flexibles alors que les coûts de production sont plutôt rigides. On se situe un peu dans le même cadre de l'analyse keynésienne qui postule une certaines rigidités des prix d où l'ajustement par les quantités. Les causes de cette rigidité : les salaires ne fluctuent pas (car contrat), le coût des bâtiments (càd les loyers) restent inchangés, le coût du capital au sens du taux d intérêt (les prêts contractés par les entreprises ont des taux d intérêt fixes). Le coût de production augmente durant la seconde phase de l'expansion. Ct * Yt * Esprit d entreprise paralysée par la chute du profit C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 12

13 2) Les fluctuations dans l optique keynésienne Il y a deux analyses, et dans les deux cas on postule une rigidité des prix. Dans l'un la dynamique économique est expliquée avec les variations quantitatives et l'interaction de l'offre et la demande avec des prix assez fixes. Dans l'autre, la loi de l'offre et la demande n'est pas parfaite et les prix connaissent une évolution. a) Multiplicateur et accélérateur : l'oscillateur de Samuelson On postule une rigidité des prix, effets quantités, dynamiques expliquée par les évolutions de l offre et la demande, contraintes de débouchés. Samuelson (1939) «Interaction entre le multiplicateur et l accélérateur». Supposons que la consommation dépende du revenu, et que l investissement dépende des variations de la demande -> on introduit un effet accélérateur. On suppose également une inertie de comportement de consommation et d investissement Y t = C t + Y t La consommation à un temps t dépend du revenu en t-1 : C t = a.y t-1 avec o < a < 1 I t = b (Y t-1 Y t-2 ) + I a C est la variation de la demande constatée à la période précédente qui explique l effet d accélérateur. Ici, l économie reste au même niveau de production. La solution stationnaire est : Samuelson montre qu il y a 4 manières de l évolution de l activité économique en dehors de l état stationnaire, selon l importance relative des effets multiplicateur et accélérateur C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 13

14 - Soit l évolution est convergente et monotone 1 - Soit l évolution est divergente et monotone 2 - Soit l évolution connaît des oscillations amorties 3 - Soit l évolution connaît des oscillations explosives 4 Lorsque l effet d accélérateur va être faible comparé à l effet multiplicateur, la dynamique assure une convergence vers l équilibre, sans qu on puisse préciser simplement, cette convergence va se faire soit de manière monotone, soit en oscillant. Lorsque les entreprises investissent, crée un effet d expansion, qui est lui-même un facteur d investissement des entreprises. Selon la manière dont ces effets s inscrivent dans le temps, l ampleur des conséquences de l investissement sur l activité économique va être variable. Question de l intervention de l Etat : les keynésiens considèrent que les fluctuations ne sont pas souhaitables car elles s accompagnent de dépression et de chômage involontaire. Il y a une justification de l intervention de l Etat pour contrer les oscillations et ramener l économie à l équilibre. On introduit les dépenses publiques : Solution stationnaire : Certains auteurs reprennent ce modèle en éliminant ces cas extrêmes de divergences en introduisant un accélérateur moins brutal : on passe d un accélérateur simple à flexible (=mécanisme qui suppose que l investissement dépend des anticipations adaptatives de la demande, on corrige les anticipations). Hicks (1950) introduit dans le modèle de Samuelson des butoirs : se justifie par l idée de contrainte sur les capacités de production lors d un plein emploi. b) Les rigidités de prix sur les différents marchés On s intéresse ici aux différentes rigidités possibles sur les différents marchés. Les différents exemples de modèles correspondent aux différents marchés : de biens et services, de travail, et financier et monétaire. Modèle de Cobweb : concerne les rigidités sur le marché des biens et services. Idée selon laquelle la demande est très flexible en fonction du prix tandis que l offre est beaucoup plus rigide. Lorsque des fluctuations de prix sont constatées par les offreurs, l offre en t dépend du prix en t-1, alors que la demande en t dépend du prix en t. S explique par e fait qu il y a des délais de mise en œuvre pour la production. Modèle néo-keynésien développé durant les Trente Glorieuses. Pas de prise en compte des anticipations et pas de fondement micro à ces modèles macro. C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 14

15 Modèle de Goodwin (1967) : concerne les rigidités sur le marché du travail. Elle introduit l influence de la rigidité des salaires sur le chômage, le PIB et le partage de la VA. Pas de situation qui correspond à l équilibre sur le marché du travail. En phase d expansion, la baisse du chômage a pour conséquence que les salaires augmentent plus vite que la productivité (mécanisme du type courbe de Philips). Le partage de la VA devient plus favorable aux salariés, le taux de chômage diminue, donc le profit diminue, donc l investissement diminue, donc baisse de la production, ce qui entraîne une hausse du chômage, une baisse des salaires Modèles IS-LM dynamiques : concerne les rigidités sur le marché financier et monétaire. En phase d expansion, s accompagne nécessairement d une hausse de la demande de monnaie pour motif de transaction, cela se traduit par une hausse des taux d intérêts, donc une baisse de l investissement, qui entraîne une récession, donc une baisse de la demande de monnaie, donc une baisse des taux d intérêts, qui entraîne une reprise des investissements. L Etat peut intervenir pour aplatir les fluctuations. Les cycles chez les nouveaux keynésiens : ils n apportent pas des choses radicalement différentes, partent des analyses en les affinant. Ils ajoutent les anticipations et un fondement micro des modèles macro. 3) Les fluctuations chez les nouveaux classiques : cycles d équilibre et chocs exogènes On est dans un contexte où les marchés sont parfaits. Les causes des fluctuations sont ici exogènes, elles vont influencer les agents économiques. L économie est en permanence à l équilibre. a) Les chocs monétaires dans la théorie des anticipations rationnelles C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 15

16 Correspond au 1 er modèle chez les nouveaux classiques : Muth parle d anticipation rationnelle pour la première fois en 1961, le modèle est ensuite développé par Lucas (1972). Ici, les cycles sont équilibrés et les chocs exogènes. On est dans un contexte où les marchés sont parfaits, il y a des anticipations rationnelles, et pas de rigidités des prix. Les causes des fluctuations vont être exogènes sous la forme de chocs monétaires, i.e. une variation brusque de la quantité de monnaie dans l économie (injection ou retrait brusque de la quantité de monnaie). La conséquence est l inflation. Dépend de la façon dont l anticipation de l inflation par les agents économiques et de l asymétrie de l information entre les agents économiques et les autorités monétaires. Comment cela se traduit par des fluctuations? L inflation ne va pas être perçue comme telle par tous les agents économiques. Idée selon laquelle l offreur d un bien ou service a une information plus exacte des évolutions de prix concernant le bien ou service qu il offre que les prix des biens et services offerts par d autres. Les entreprises connaissent le prix qu elle pratique mais pas celui des autres, ou du moins de manière imparfaite. Pour les offreurs de travail, ils n ont pas d information parfaite sur le niveau général des prix, ont une mauvaise information qui les conduit à sous ou sur estimer leur salaire réel. Face à une augmentation du niveau général des prix, les salariés vont voir augmenter un salaire nominal, mais pas leur salaire réel. Ils vont offrir plus aujourd hui et moins demain. Le choc monétaire a donc crée des fluctuations, et explique l expansion puis la récession. C est l équilibre qui se déplace. Le choc monétaire est lié à une politique monétaire expansionniste, la politique est donc la cause de ces fluctuations, cause du cycle, elle a un effet pro-cyclique. b) Les chocs réels dans la Théorie des cycles réels C est sur la sphère réelle que les chocs apparaissent. Elles modifient la rentabilité de l offre (ex : innovations qui surviennent de manière aléatoire qui modifie la productivité, modifie dans le temps l offre de travail pour chaque individu, Kydland & Prescott 82) Les chocs budgétaires et fiscaux peuvent influencer la sphère réelle : il y a des effets d éviction et une diminution de l offre. Il y a également les chocs pétroliers, climatiques, les mouvements sociaux qui impliquent une hausse des salaires. 4) Les «cycles» depuis 1945 On est dans un contexte où l Etat n intervient pas de manière volontaire conjoncturellement, sauf lorsque la Banque Centrale modifie les taux d escompte. Le caractère récurrent et régulier peut-être lié au fait de la non-intervention de l Etat qui cherche à mettre en place des politiques contre-cycliques avant Au XIXème siècle, les cycles étaient courts (de 8 à 11 ans) Conséquence : les cycles au XIX ème siècle seraient dus à une succession de chocs exogènes qui reviendraient périodiquement, soit à des causes endogènes. C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 16

17 Pour la période de l entre deux guerres, l approche de cycles convient assez mal à cette période, d autant plus que dans la période qui précède et qui va suivre la crise de 29, il n y a pas une forte homogénéité, selon les pays, concernant les évolutions. Certes, il y a une expansion après les années 20, mais elle concerne surtout les Etats-Unis, et non les pays comme l Angleterre. La période qui va suivre la crise de 29, c'est-à-dire la fameuse dépression (au sens strict de chute de la croissance) ne dure qu entre 1929 et : creux de la dépression. Puis la croissance connaît une certaine reprise, la dépression s achève, mais connait à nouveau une récession très marqué à partir de Pour la période des Trente Glorieuses, on a un assez grand nombre de cycles, mais ce sont des cycles de faible amplitude, ce qui correspond bien à l image de cette période, i.e. une croissance relativement régulière et forte. On a quelques récessions plus marquées : 1952 et 1957, qui souvent sont liées à des phénomènes exogènes (ex : guerre de Corée, les troubles qui accompagnent la décolonisation). Les interprétations sont plutôt du type choc exogène, qui s accompagne de poussées inflationniste et de plans de stabilisation tel que le plan Pinay en France en Plan de stabilisation : réduction des dépenses publiques pour réduire les déficits publiques pendant les TG, politique de blocage des prix. Au niveau de la politique monétaire : augmentation des taux d intérêt (pour les TG, augmentation du taux d escompte). La politique de stabilisation passe aussi par une action sur le SMIC, les revalorisations sont un peu moins généreuses. Le plan Pinay coïncide également avec l emprunt Pinay, il ne fait pas parti du plan de stabilisation mais rentre dans l objectif d augmentation de consommation des ménages. Il y a deux interprétations possible à ce plan de relance : si on est keynésien, il limite les fluctuations (politique contra cyclique). Du point de vue des monétaristes, il y a un effet de déstabilisation et d inflation, et au contraire un effet procyclique. Le marché génère des fluctuations économiques, la politique est là pour contrer le cycle. Si on a une interprétation plutôt néo-classique, on assimile les politiques économiques à des chocs exogènes qui sont susceptibles de créer des instabilités, et donc être des causes du cycle, et non pas la réponse. Il est difficile d affirmer rapidement que la cause du cycle est telle ou telle cause, et que l action de la politique va dans tel ou tel sens. Pour les TG, ce qui semble le plus cohérent est l analyse keynésienne lorsqu on observe les fluctuations à CT (qui explique qu il y a des causes endogènes et la politique parvient, grâce a une régulation fine de la conjoncture, à limiter l amplitude des cycles) : Point de retournement du cycle, marqué dans le cas de la France. Les facteurs exogènes semblent jouer un rôle important. On pense essentiellement aux conséquences économiques de la guerre d Algérie, étant à peu près la même nature que la guerre de Corée (pressions inflationnistes, déficit publique). Elle s accompagne également d une augmentation du déficit de la balance commerciale et amène à une politique de stabilisation, correspond au 2 nd plan Pinay aussi appelé Pinay- Rueff ( on passe de la 4 ème à la 5 ème République). Rueff, très opposé aux politiques keynésiennes, était conseiller du gouvernement à cette époque, il va inciter à mener des politiques beaucoup plus restrictives sur le plan monétaire et budgétaire et qui vont inciter à une plus grande libéralisation de l économie. Cette incitation est renforcée par la construction européenne qui s annonce (traité de Rome 1957) qui oblige nécessairement à introduire plus de concurrence au sein de l Europe. Ces 2 exemples soulignent le fait qu on ne peut pas traiter de manière totalement homogène l ensemble des Trente Glorieuses relativement à notre sujet car on s aperçoit que la période qui suit C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 17

18 la 2 nde GM est une période qui reste encore marquée par l instabilité économique. Cette instabilité, relayée par les chocs exogènes, va perdurer un certain temps pendant les années 50. Ce n est que dans les années 60 qu on va connaître une période de plus grande stabilité économique et donc de cycles très peu marqués. C est aussi dans les années 60 qu on voit une période qui va être plus en conformité avec des interprétations keynésiennes des fluctuations économiques comme aux EU et la période Stop&Go (ère Kennedy-Johnson) où la politique conjoncturelle est menée en s appuyant sur la théorie keynésienne. On rentre dans une période où les fluctuations sont très peu marquées (car moins de chocs exogène que dans les 50) et où les périodes contra-cycliques/ stop&go semblent contribuer à cette plus grande stabilité de la conjoncture. Néanmoins, cela ne signifie pas que les cycles disparaissent totalement. Depuis 1945, il y a toujours un décalage entre le cycle américain et le cycle des autres pays de l OCDE. Le retournement intervient la plupart du temps d abord aux EU et s observe quelques trimestres plus tard en Europe notamment. L influence des fluctuations des EU sur les autres pays est d autant plus forte qu on est dans une économie ouverte. Cette influence est de plus en plus marquée depuis 1945, au fur et a mesure que le commerce international se développe, le libre échange s étend, le phénomène s amplifie après les TG. L après Trente Glorieuses : (milieu des années 70 à aujourd'hui) période qui n apparaît pas très homogène. On a une période qui est caractérisée par un retour du cycle : le premier cycle est marqué par la crise de pour laquelle, si on raisonne à CT, le choc pétrolier a joué sans doute un rôle non négligeable, on est du côté en termes d analyse de chocs d offre exogènes. Le 2 ème choc pétrolier va coïncider également avec une récession un peu plus courte de 79 à 82, mais il y a également la mise en œuvre de politiques monétaires très restrictives, notamment aux EU. C est le prix à payer à CT pour casser l inflation, et retrouver une croissance stable et équilibrée sur le plus LT. On a ensuite la reprise conjoncturelle vers les années 80 qui va s achever en 1990 avec la guerre du Golfe, et dans le cas de l Europe, les conséquences récessionnistes de la réunification allemande (ce n est pas cette réunification qui va directement entrainer la récession, mais c est plutôt le durcissement de la politique monétaire qui va accompagner cette réunification). Les années 90 apparaissent plutôt comme une période de fluctuations très peu marquée car elle correspond plutôt à une période de croissance régulière/expansion. Avec le recul, on penche plutôt sur l idée qu il s agit de l expansion d un cycle qui va s achever en A la fin des années 90, beaucoup d interprétations allaient dans le sens de l idée de fin de cycle. C est la période au cours de laquelle on a cru retrouver une période de croissance régulière et longue à cause de 2 phénomènes : du retour d une croissance soutenue permise par les NTIC (on parlait d une nouvelle économie c'est à dire le fait qu on change radicalement de structures économique car les NTIC redonnent des gains de productivité et changent en profondeur la façon dont fonctionne l économie). Le 2 ème élément qui est aussi attachée à cette idée de croissance régulière et longue est qu on croyait que la politique monétaire pouvait réguler la conjoncture (A. Greenspan, il était à la fois reconnu par les keynésiens dans la mesure où il menait des politique monétaires assez souples, relâchait la politique monétaire lorsque les manifestations récessionnistes apparaissaient, et c est en même temps quelqu un qualifié de très libéral, notamment à l égard du système financier, c était un partisan du laisser-faire). Ces années 90 s achèvent avec le retournement du début des années 2000, on retrouve des fluctuations C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 18

19 très marquées : récession , reprise conjoncturelle assez marquée entre puis fameuse crise à partir de Pour la question de l amplitude des cycles après les Trente Glorieuses, à priori si on doit choisir une réponse, c est plutôt en faveur de l idée qu il y a plutôt une résurgence des cycles, mais propos à nuancer à cause de cette période particulière des années 90. En Europe, il y a une croissance atone, pas de fluctuations dans les 90 comme aux EU (sauf que croissance longue aux EU). La question de la synchronisation des cycles : on remarque souvent que c est l apparition d un cycle européen à partir des années 90, au point même d évoquer un cycle économique qui concernerait de manière homogène l ensemble des pays appartenant à l UE. Pour les pays appartenant à la zone euro, la synchronisation est particulièrement marquée compte tenue de l existence d une seule politique monétaire (phénomène dont on ne peut parler véritablement qu a partir de 99), ainsi que l unification du marché européen qui va lui aussi contribuer (ex : l acte unique) à homogénéiser les fluctuations éco à l intérieur de l Europe. Il faut aussi évoquer le traité d Amsterdam : c est le pacte de stabilité et de croissance (1997 réformée en 2005). C est le prolongement du traité de Maastricht : la mise en œuvre de règles budgétaires qui sont en fait similaires à celles qui existaient dans le traité de Maastricht, en particulier en ce qui concerne le déficit public (3% du PIB), c est donc le prolongement du traité de Maastricht qui concernait la convergence vers la monnaie pays aux pays qui vont avoir pour monnaie unique l euro. Le traité d Amsterdam fixe des critères de stabilité pour les pays qui appartiennent à la zone euro. Depuis, tous les pays qui aspirent à appartenir à la zone euro (donc depuis le début des 90) ne voient pas seulement le politique monétaire mais aussi leur politique budgétaire encadrée par les contraintes européennes, cela favorise une synchronisation du cycle puisqu il n y a plus de divergences de politique monétaire et de moins en moins de divergences de politique budgétaire. La question des mutations structurelles et institutionnelles qui peuvent contribuer à expliquer la nature des cycles et leur amplitude : on assiste à la plus grande ouverture internationale dans le cadre de la mondialisation, on a le pendant financier (libéralisation bancaire et financière) associée à la globalisation financière. L ouverture internationale se traduit par : l entrée dans le commerce mondiale des pays ex-socialistes (ex : la Chine, pays de l Europe de l est et la Russie), la tendance à voir s imposer des politiques libérales sur le plan structurel (monétaristes sur le plan conjoncturel) qui engendrent une flexibilité accrue des économies donc un changement d orientation des politiques, les évolutions des structures économiques dans le sens de changement des secteurs moteurs avec un transfert de l industrie vers les services, et donc la marche vers une société d information. Quelle est la conséquence éventuelle sur les cycles? Est-ce un facteur d amplification des cycles? Une économie plus ouverte est une économie où les déséquilibres vont se résorber plus rapidement, mais les chocs localisés vont se répercuter plus rapidement à l ensemble des pays : la récession aux EU se traduit par une diminution de leurs importations, elle a des effets négatifs sur les économies des pays qui exportent vers les EU. Le même phénomène s observe pour les aspects monétaires et financiers (un mini krach aux EU peut devenir un krach boursier international). Avec la crise de 2007, dans quelle mesure certains pays peuvent être à l abri des fluctuations économiques dans d autres pays? Dans quelle mesure le cycle économique dans certains pays peut être découplé, indépendant des cycles dans d autres économies? On pense essentiellement aux EU C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 19

20 puisque c est l économie qui a le plus d influence sur l économie des autres pays. Cette question soulevée à propos des pays émergents : dans quelle mesure vont-ils être à l abri de la crise financière et économique? Le découplage : Certains ont avancé l idée qu il y avait un découplage entre les conjonctures des pays émergents et les conjonctures des pays développés, ce qui apparait au début comme surprenant, car ils sont dépendants des exportations vers les pays développés. Pourtant, les études économétriques ont montré qu entre le début des 90 et début des 2000, le degré de dépendance des pays émergents (surtout la Chine) à l égard de la conjoncture dans les pays dits développés, a diminué. C est une évolution normale de pays qui sont en rattrapage, pays souvent très dépendants des exportations dans un premier temps puis progressivement, l investissement et la consommation prend le relai de la demande externe comme facteur explicatif de la conjoncture. La diminution du degré de dépendance est également aussi liée au fait qu on a des économies qui échangent de plus en plus entre eux (la part des échanges dans la zone intra-asiatique augmente). Cependant, cette thèse du découplage a été rapidement remise en cause : ce qui semble s observer économétriquement est que ce découplage ne s observe plus lors de grandes récessions. Lorsqu il y a des fluctuations financières peu marquées, les marchés de capitaux asiatiques connaissent des évolutions découplés par rapport aux marchés occidentaux, mais lors de cracks majeurs, il n y a plus de découplage. La question des politiques : débat monétariste keynésien. L interprétation des politiques sur ces cycles reste partagée : le fait que s impose des politiques monétaristes est un facteur de synchronisation des cycles, mais si c est un facteur de synchronisation, est-ce un facteur d amplification ou de limitation des cycles? Si on est keynésien, les politiques amplifient plutôt le cycle, si on est monétariste, la politique atténue le cycle car on ne déstabilise plus la conjoncture avec des politiques à répétition tantôt expansionnistes, tantôt récessionnistes. Pour des raisons structurelles, l économie américaine est plus instable que l économie européenne, on ne peut alors rejeter certaines réponses. Le fait que les NTIC prennent de plus en plus de place est-il un facteur d amplification du cycle et de synchronisation? Pour la synchronisation, on a plutôt tendance à répondre oui car on est dans des économies où l information circule plus vite, donc les sociétés d informations sont des sociétés où les NTIC sont acteurs d amplification de ces déséquilibres mais aussi d absorbation de ces déséquilibres. Texte «Les cycles courts dans la période récente et leurs effets sur la croissance» : historiquement, le cycle est plus marqué aux EU qu en Europe, et à l intérieur de l Europe, le cycle est moins marqué en France. Y-a t-il un rapprochement des structures économiques, qui feraient que les fluctuations des conjonctures s observent de la même façon dans tous les pays? Aujourd'hui, on a tendance à retrouver une spécificité française dans le contexte de la crise : une France moins marquée par la crise, dû au rôle joué par certains stabilisateurs automatiques (ex : Protection sociale, comme les allocations chômage). Le fait que les cycles soit moins marqué en France qu ailleurs est un phénomène qui s observe historiquement depuis plus longtemps, avant même la protection sociale. Il est sans doute lié à d autres aspects structurels et institutionnels de la France (ex : la nature des comportements). Dans le texte, cette spécificité française n existe plus, et il y a 2 interprétations : soit ce sont les chocs exogènes importants qui expliquent l importance du cycle, soit cela est lié au fait que l économie française connait des mutations structurelles qui font que la France est soumise à des fluctuations importantes comme les autres pays. C H A P I T R E I V : F L U C T U A T I O N S E T C R I S E S Page 20

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