Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe"

Transcription

1 La présente recherche dresse une cartographie de ces Activités et de leurs protagonistes. Elle s intéresse entre autres aux fonctions exercées par les créateurs, à l obtention des commandes, à la fixation du prix ou encore aux facteurs de développement des Activités. La recherche débouche sur une réflexion plus globale relative au travail au projet. Un mode de travail où il s agit de s adapter chaque fois à de nouvelles conditions : variation des équipes, des clients, des rémunérations, des compétences requises En étudiant ce modèle inédit d entrepreneuriat que constituent les Activités de SMartBe, Développer ses projets artistiques apporte un nouvel éclairage sur le secteur artistique et créatif en Belgique. Collection Les Pratiques Cette collection propose des ouvrages à caractère pratique mais aussi des études sur les pratiques professionnelles réalisées à partir d analyses statistiques ou d enquêtes auprès des artistes. Elle rassemble les recherches réalisées par le Bureau d études de SMartBe ou par des experts extérieurs. La présente étude fait suite à celle publiée en mars 2010 par Anne Dujardin et Héléna Rajabaly (Bureau d études de SMartBe), Être intermittent dans le secteur artistique, éd. SMartBe. Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Développer ses projets artistiques. Le cas des Activités de SMartBe Comment développer ses projets artistiques en toute autonomie et en toute sécurité? Avec la liberté de l entrepreneur et la protection sociale du salarié? En 2004, SMartBe a mis au point un outil de gestion et de production de projets à destination des créateurs : les Activités. Illustration de couverture : Olivier Henkinbrant Étude réalisée par le Bureau d études de 10,00 SMartBe - Association Professionnelle des Métiers de la Création ISBN :

2 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe

3 Conception : Bureau d études de SMartBe, Association Professionnelle des Métiers de la Création Auteurs : Anne Dujardin et Héléna Rajabaly avec la collaboration de Sarah de Heusch (Bureau d études de SMartBe, Association Professionnelle des Métiers de la Création). La recherche a été encadrée par Alain de Wasseige et par Carmelo Virone (Bureau d études de SMartBe, Association Professionnelle des Métiers de la Création). Un comité d accompagnement de la recherche a également été mis en place. Il se compose de Michel Marée (Centre d Economie Sociale, Université de Liège) et du comité de direction de SMartBe. Des experts externes ont été consultés de manière ponctuelle : Marc Perrenoud (Institut des sciences sociales, Université de Lausanne), Delphine Naudier (Laboratoire CSU-CRESPPA, Université Paris 8), Wenceslas Lizé (Laboratoire GRESCO, Université de Poitiers) et Olivier Roueff (Laboratoire PRINTEMPS, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines). Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Secrétariat d édition : Julie De Boe et Kirsten Cornelissen (Bureau d études de SMartBe, Association Professionnelle des Métiers de la Création) Illustration de la couverture : Olivier Henkinbrant Traduction : Michèle Heyvaert Les traducteurs ont réalisé les traductions du néerlandais vers le français avec le plus grand soin, ils ne peuvent être tenus responsables du contenu du texte traduit. Synthèse des principaux résultats Relecture : Julie De Boe, Quentin de Ghellinck et Kirsten Cornelissen (Bureau d études de SMartBe, Association Professionnelle des Métiers de la Création) Mise en page : Catherine Ruelle (Art Mature sprl) Production : SEFF sprl Les auteurs tiennent à remercier toute l équipe du Bureau d études, le comité d accompagnement, les administrateurs qui ont répondu au questionnaire en ligne et en particulier ceux qui ont été interviewés, les gestionnaires de Productions Associées ainsi que Françoise Ernould et Amina Lafquiri. Toute reproduction d un extrait quelconque du texte de cette publication, par quelque procédé que ce soit, est autorisée moyennant mention de l auteur et des références de la publication. La reproduction intégrale de chacune des parties de ce livre est interdite. 2012, SMartBe Association Professionnelle des Métiers de la Création asbl ISBN Dépôt légal : D/2012/11.399/1 Éditeur : SMartBe Association Professionnelle des Métiers de la Création asbl Rue Émile Féron, Bruxelles Tél : Étude réalisée par le Bureau d études de

4 Avant-propos Introduction...13 Rencontre avec...16 Marc Pinilla D Ignazio (chanteur) Activité Suarez Catherine Pierloz (conteuse) Activité MotRacine-Moi Jeroen Provoost (scénographe et concepteur d expositions) Activité Kunst en Opbouwen able des matières Première partie : nos chiffres Chiffres-clés...23 I. Les Activités Quelle est l évolution du nombre d Activités?...24 Combien de participants une Activité compte-t-elle?...25 Pour quoi les Activités sont-elles utilisées?...27 Dans quels secteurs artistiques se concentrent les Activités?...28 Quels services proposent les Activités?...28 II. Les participants Dans combien d Activités un participant s investit-il?...30 Quel est le rôle des participants? Qui sont les participants?...31 Quel est le profil des administrateurs? III. Les clients Combien une Activité a-t-elle de clients?...34 Qui sont les clients?...36 IV. Le budget des Activités...37 Quelles sont les entrées et les sorties du budget?...37 Quelle est l évolution des entrées dans le budget? Quelle est la ventilation du budget?...39 Quels facteurs influencent le budget?...40 Table des matières 5

5 V. Les entrées du budget...43 À combien s élèvent les montants facturés pour des commandes? Que représentent les apports de fonds?...43 Que représentent les factures pour des concessions de droits? Que représentent les transferts de budget? VI. Les sorties du budget...45 Que représentent les prestations? À combien s élève le coût des prestations? Quels sont les postes de dépenses?...49 Quel est le montant des dépenses?...49 Quelles sont les dépenses remboursées? Que représentent les concessions de droits? Que représentent les remboursements de leasing? Que représentent les transferts de budget? Que retenir de nos chiffres? Rencontre avec...54 Christian Lagrange (artiste plasticien) Activité Peinture Sculpture Déco Eva Cools (régisseuse et scénariste) Activité La Mosca Grégoire Fray (musicien) Activité White Leaves Music Deuxième partie : notre enquête Méthodologie et déroulement de l enquête...60 I. Les intervenants...62 L administrateur...63 Le «noyau dur» de participants...63 Les participants occasionnels Les sous-traitants Les intervenants non rémunérés...65 II. Les motivations à l ouverture d une Activité...66 III. Le temps consacré...68 IV. Les fonctions exercées...70 Faire sa promotion...71 La rémunération...72 V. Le rayonnement géographique...74 VI. L obtention des commandes...75 Le bouche-à-oreille et les réseaux...77 Le démarchage de clients VII. La fixation du prix Les facteurs qui déterminent le prix...79 La valeur du travail...81 Au-delà des aspects financiers...82 VIII. Le degré de professionnalisation...84 IX. La reconnaissance...86 L obtention d un prix Une collaboration prestigieuse...87 La satisfaction personnelle X. Les facteurs de développement La multi-activité...89 La diversification des compétences...90 La fidélisation des clients...91 Le développement de réseaux...92 XI. L entrepreneuriat dans les métiers de la création L Activité débutante...94 L Activité émergente...95 L Activité intermédiaire...95 L Activité stable L Activité confirmée...96 Que retenir de notre enquête? Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Table des matières 7

6 Rencontre avec...98 Marisa Van Andel (chorégraphe) Activité Al compás del corazón Matthieu De Middeleer (manager, booker et ingénieur du son) Activité Wave Master Stoy Stoffelen (batteur) Activité Drum Stoy Conclusion Pour aller plus loin Missions du Bureau d études Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Avant-propos 9

7 Un outil pour développer ses projets artistiques Avant-propos SMartBe s est créée dans la perspective d offrir aux professionnels de la création des services de gestion adaptés à leur situation. Une autre de ses missions de base réside dans un service d information et de conseil à destination de ses membres (accompagnement, formations ). S y ajoute le souci constant de défendre et de représenter ses membres. Le premier outil mis à leur disposition concernait la gestion de contrats. Cet instrument spécialement conçu pour les engagements de courte ou très courte durée (qui sont les plus fréquents dans les secteurs artistiques) a rencontré un succès immédiat. En même temps il a fait apparaître chez les créateurs et interprètes, intermédiaires artistiques ou techniciens affiliés à l association d autres besoins liés au développement de leur carrière. Il leur fallait en effet un outil qui leur permette de prendre en compte leurs projets successifs, de travailler en collectif ou d engager des collaborateurs et de pouvoir prendre en compte des frais professionnels qui pouvaient être liés non pas à un seul contrat mais à un ensemble de projets. Bref, ils devaient être en mesure d agir comme des entrepreneurs tout en conservant ce minimum de sécurité financière et sociale qui s avère nécessaire pour la maturation sereine de projets artistiques. C est pour répondre à ces exigences qu a été mise en œuvre, à partir de 2004, la solution innovante des Activités. Au sein d une structure collective de production, les administrateurs peuvent gérer leurs projets en toute autonomie. Ce mode de fonctionnement rend possible la mutualisation de moyens importants et de compétences diversifiées, tels qu on en trouve dans une organisation comme la nôtre, forte de ses membres. Cette structure globale abritant les Activités comme autant de niches, c est Productions Associées, une des cinq entités chapeautées par la fondation SMartBe. L ouverture d une Activité par un membre amorce un partenariat avec SMartBe. En plus des services administratifs, ce membre bénéficie, au sein de Productions Associées, d un dialogue permanent avec un interlocuteur de référence : le/la conseiller(ère) désigné(e) pour l accompagner et le soutenir dans la gestion de son Activité. Avant-propos 11

8 Huit ans se sont écoulés et nous avons désormais dépassé le cap de Activités qui, dans leur ensemble, ont brassé en 2011 un budget de 42 millions d euros. Ces chiffres disent à suffisance l ampleur de l intérêt suscité par cette solution chez les professionnels de la création. Au-delà, ils montrent la place importante, voire primordiale, acquise désormais dans ce secteur par le travail au projet. Un mode de travail où il s agit de s adapter chaque fois à de nouvelles conditions : variation des équipes, des clients, des rémunérations, des compétences requises En 2010, une étude statistique menée par le Bureau d études de SMartBe à partir des données relatives à l utilisation de l outil de gestion de contrats nous a permis de cerner dans ses différentes dimensions la réalité du travail intermittent 1. En nous attachant cette fois à l outil de gestion d Activités, nous avons voulu prolonger cette première recherche pour dégager les lignes de force du travail au projet. Au-delà des données chiffrées, nous avons essayé de scruter la réalité vécue par les utilisateurs des Activités. Qui sont-ils? Qu est-ce qui les pousse à ouvrir une Activité? Comment travaillent-ils au quotidien? Nos membres ont répondu massivement à un questionnaire en ligne. Quelques-uns d entre eux ont accepté, en outre, de s expliquer en détail sur la manière dont ils gèrent leur vie professionnelle au cours d entretiens avec l équipe du Bureau d études. Les profils qui se dessinent de cette manière mettent en évidence les spécificités des métiers de la création. Ils montrent en particulier à quel point les professionnels de ce secteur sont amenés à adopter de multiples casquettes, diversifiant leurs compétences comme leurs pratiques pour accommoder leurs rêves aux réalités du marché du travail. Marc Moura Directeur de SMartBe, Association Professionnelle des Métiers de la Création 1 DUJARDIN, A. et RAJABALY, H. (Bureau d études de SMartBe), Être intermittent dans le secteur artistique. Profil socioéconomique des membres de SMartBe, de leurs prestations et de leurs donneurs d ordre, SMartBe, Bruxelles, Les artistes sont souvent des travailleurs intermittents, alternant des périodes de travail rémunéré et des périodes d «inactivité» non rémunérées. Si le travail à la prestation est une forme particulière de l intermittence, cette dernière ne se résume pas à une accumulation de contrats. Les professionnels des métiers de la création (soit les artistes, les diffuseurs, les intermédiaires, les techniciens et toutes les fonctions liées à la création artistique) sont de plus en plus confrontés à un mode de travail au projet. Toute œuvre (exposition, représentation, album ) peut être définie comme un projet, lequel est par nature ponctuel et délimité dans le temps. La carrière des artistes évolue donc ainsi, de projets en projets. Les travailleurs doivent être capables de s adapter à des conditions de réalisation très différentes : à la fois la variation des équipes, des clients, des conditions de travail et celle des rémunérations. Pour répondre aux besoins de ses membres qui gèrent leurs propres projets, SMartBe a développé en 2004 un outil innovant : les Activités. Ces dernières constituent une forme inédite d entrepreneuriat dans les métiers de la création. Productions Associées est l entité de SMartBe en charge de cet outil de gestion et de production de projets. Qu est-ce qu une Activité? Une Activité est une mini-structure implantée au sein de Productions Associées. Elle permet de développer des projets créatifs et de les organiser sur le plan administratif de manière légale, en toute sécurité et sous le statut de salarié. L Activité s adresse aux professionnels de la création, travaillant par projets, individuellement ou en collectif, ayant une palette de frais professionnels assez large, ayant des sources de financement diverses et agissant dès lors comme des entrepreneurs. Elle constitue une alternative à la création d une structure juridique, comme par exemple une association sans but lucratif (ASBL) ou une société commerciale et à l adoption du statut d indépendant. Concrètement, l outil de gestion d Activités permet aux participants d alimenter un budget dédié à leurs projets, qui sera ensuite utilisé notamment pour financer des contrats d engagement ou pour rembourser des dépenses professionnelles. Les participants d une Activité bénéficient de l encadrement de Productions Associées. En tant que producteur, Productions Associées accompagne les participants, les conseille et assure pour eux la gestion de leurs projets via leurs Activités. L administrateur 2 de l Activité est responsable de la gestion du budget et en est, en pra- 2 Les termes «administrateur» et «participant» sont définis page 30. Introduction 12 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Introduction 13

9 tique, le représentant vis-à-vis des clients et de Productions Associées. Pour chaque Activité, un(e) conseiller(ère) de Productions Associées, appelé(e) «gestionnaire», est désigné(e) comme la personne de contact privilégiée pour l administrateur. Il/elle est aussi son copilote dans la gestion de l Activité. C est lui/elle qui valide les documents de gestion encodés par l administrateur. Son rôle est d accompagner l administrateur de l Activité lors de toutes les étapes : comptabilité, suivi du budget, logistique Présentation de l étude L intérêt de la présente étude est de fournir des repères pour mieux comprendre le travail au projet dans les métiers de la création, au travers des Activités de SMartBe. Les observations qui seront faites au long des pages suivantes ne peuvent pas être généralisées à l ensemble du secteur artistique et des métiers de la création. Elles en donnent toutefois un bon aperçu. En effet, l outil de gestion d Activités est utilisé par plus de professionnels de la création travaillant au projet (via des contrats de courte durée). L analyse ne prend donc pas en compte le travail des indépendants ni celui des autres salariés engagés dans des contrats de longue durée ou encore dans des contrats de courte durée via d autres organismes que SMartBe, comme les sociétés d intérim ou d autres bureaux sociaux pour artistes. Cette étude comprend deux parties principales 3. Dans la première, une analyse statistique est effectuée à partir de la base de données de SMartBe. La deuxième présente les résultats d une enquête réalisée auprès des administrateurs d Activités. Il s agit, d une part, d une analyse quantitative (à partir d un questionnaire en ligne) et d autre part, d une analyse qualitative (à partir d entretiens). Ces résultats nous permettent d approcher la réalité vécue par les créateurs et notamment les conditions de mise en place et de développement de leurs Activités. Enfin, nous présentons au fil des pages les portraits de quelques artistes que nous avons rencontrés. 3 La présente publication reprend les principaux résultats de cette étude. Un rapport complet (disponible sur demande à fournit nombre de tableaux plus détaillés ainsi qu une série de données supplémentaires à celles décrites dans cette synthèse. 14 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Introduction 15

10 Rencontre avec Marc Pinilla D Ignazio (chanteur) Activité Suarez Mon travail Je suis chanteur du groupe Suarez. Je m occupe également des aspects logistiques et administratifs de cette Activité. Le groupe est composé de quatre musiciens, d un technicien et de moi-même. Nos débuts Nous avons eu de la chance : notre succès a été quasiment immédiat après notre victoire au concours Carrefour des Talents aux Francofolies de Spa. Au départ, on a reçu le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles ainsi que de notre label. Notre projet s est très vite autofinancé. Nous avons actuellement une centaine de concerts par an, qui brassent des montants suffisants pour qu on puisse en vivre. Ce que nous apporte l Activité J avais commencé, comme beaucoup, par ouvrir une ASBL, mais je ne me sentais plus le courage d en assumer la gestion. On a ensuite découvert l outil de gestion d Activités de SMartBe, qu on a utilisé pour notre deuxième album. Tout faire transiter par l Activité nous est apparu beaucoup plus simple que de faire des contrats de travail via notre ASBL. SMartBe nous propose également des services logistiques appréciables, comme la location de vans, indispensable pour nos tournées en France. La clé du succès La spécificité et le succès de Suarez tiennent à mon avis dans le métissage : je suis plutôt axé musique anglo-saxonne et les quatre musiciens sont d origine malgache, plutôt dans le créneau World Music donc! Rien ne nous prédisposait à faire de la chanson française. Nous travaillons aussi beaucoup en collaboration avec d autres groupes, c est comme ça qu on progresse, et, en toute modestie, on leur sert parfois un peu de tremplin Catherine Pierloz (conteuse) Activité MotRacine-Moi Mon travail Depuis deux ans, je me consacre entièrement à mon métier de conteuse. Ce métier a en quelque sorte deux volets : les spectacles (présentés en festival, scènes de théâtre, etc.) et les conteries (adaptables à tous les contextes où des gens se réunissent autour d un conteur). Je conte pour diverses associations, pour des collectivités et dans le milieu scolaire. une structure est aussi une manière de me rassurer. Dans un sens, cela m a aidé à aller plus vite, à moins perdre de temps. L ouverture d une Activité a été un tremplin. Mes projets Pour l instant, j essaie de me professionnaliser. Je réfléchis à des spectacles de conte à proposer à des lieux culturels. Par ailleurs, je redéfinis les raisons et les limites de mon implication dans le cadre scolaire en tant que conteuse : ayant enseigné, c est un domaine qui me tient très à cœur. Jeroen Provoost (scénographe et concepteur d expositions) Activité Kunst en Opbouwen Mon travail Paris a donné le coup d envoi. J y ai dirigé la production d une importante exposition. À certains moments, je travaillais avec dix personnes : des architectes, des menuisiers, des experts en son et en lumière Le client n aurait pas souhaité recevoir dix factures séparées. Ce que m apporte l Activité C est pour ces raisons comptables que j ai lancé une Activité. Cela m a permis de devenir une entité et de pouvoir engager des gens. Entre-temps, mon Activité s est développée et a pris des allures de PME dans SMartBe. Si j ai tant de travail, pourquoi ne pas devenir indépendant? Le problème, c est la crainte. Que se passerait-il si le gouvernement décidait de supprimer les subsides du Musée M, par exemple, ou du S.M.A.K.? Dans le secteur culturel, beaucoup de clients ont un budget serré et paient tard. SMartBe garantit les salaires. En outre, mes collaborateurs et moi-même sommes assurés lorsque nous travaillons via SMartBe. Le montage d expositions implique parfois certains risques. À l avenir Je veux organiser des expositions de ma propre initiative. Avec quelle structure, via mon Activité ou une SPRL, je ne le sais pas encore. L avantage d avoir son entreprise est que les clients reçoivent ma facture. Pour eux, ce n est pas toujours très clair : ils reçoivent mon offre, mais une facture de SMartBe. Je suis en train de faire une analyse SWOT 4 avec le gestionnaire de mon Activité. J espère qu elle permettra d élaborer des projets d avenir clairs. Ce que m apporte l Activité Quand j ai obtenu le «statut d artiste», j ai préféré ouvrir une Activité car cela me permettait de mieux gérer mes cachets, d être déchargée de la gestion administrative et à long terme de travailler avec d autres personnes ou de recevoir des subventions. Cela me simplifie la vie et m aide à définir ma démarche artistique. Le fait d avoir 4 Analyse SWOT : analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces. 16 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe 17

11 1Nos chiffres Avant-propos 19

12 Cette première partie fournit les chiffres-clés relatifs aux Activités, à partir de l exploitation de la base de données interne à SMartBe. Elle s insère dans le prolongement de l étude sur l outil de gestion de contrats publiée en 2010 par le Bureau d études de SMartBe 5. Depuis sa création en 1998, SMartBe a développé des outils informatisés de gestion de contrats et de gestion d Activités. Grâce à cela, l association dispose d une importante base de données relatives aux prestations intermittentes dans les métiers de la création. Le potentiel d exploitation de ces données est considérable : par la diversité des disciplines et des métiers artistiques représentés au sein de l association, par le nombre de ses membres (qui s élève à environ en 2011) ou encore par les montants de facturation (avoisinant 107 millions d euros en ). L intérêt de ces données est d autant plus important que, d une manière générale, peu de statistiques sont disponibles en Belgique sur l ensemble des métiers de la création. L outil de gestion d Activités permet aux participants de gérer un budget dédié à leurs projets, en fonction des besoins et spécificités de l Activité. Il existe trois moyens pour alimenter le budget : via des factures pour des commandes, via des factures pour des concessions de droits d auteur ou droits voisins et via des apports de fonds (voir schéma page suivante). Sur base de ces ressources, le budget peut alors être employé de quatre façons différentes : pour financer des contrats d engagement des participants, pour rembourser des dépenses réalisées par un ou plusieurs participants dans le cadre de l Activité, pour payer des mensualités de leasing liées à l achat de matériel professionnel et enfin, pour verser des droits d auteur ou droits voisins. Notons qu il est également possible d effectuer des transferts de budget entre Activités. 5 DUJARDIN A. et RAJABALY H, op. cit., Ce chiffre regroupe les montants facturés via les contrats et ceux via les Activités. Première partie : nos chiffres 21

13 Schéma 1: L outil de gestion d Activités de SMartBe Chiffres-clés Facture pour des commandes Apport de fonds Facture pour des concessions de droits d auteur et de droits voisins Population (au 31 décembre 2011) Activités «en mouvement» participants clients ENTRÉES SORTIES Activité dans Productions Associées asbl SMartBe Entrées du budget (répartition pour 2010 et 2011) 91% de factures pour des commandes 3% de factures pour des concessions de droits 3% d apports de fonds 3% de transferts de budget Prestation (contrat d engagement) Source : SMartBe (2011) Note de frais et remboursement de leasing Concession de droits d auteur et droits voisins Sorties du budget (répartition pour 2010 et 2011) 66% de prestations 28% de notes de frais 3% de concessions de droits 2% de transferts de budget 1% de remboursements de leasing Dans cette partie, nous tentons de répondre à plusieurs questions : quelles sont les caractéristiques des Activités? Quel est le profil des participants? Qui sont leurs clients? Et enfin, quel est le budget des Activités? Montant total des entrées en millions d euros 7 C est-à-dire des Activités ayant connu au moins un mouvement financier dans leur budget depuis leur création. 22 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Première partie : nos chiffres 23

14 I. Les Activités Au 31 décembre 2011, nous dénombrons Activités «en mouvement», c està-dire ayant connu au moins un mouvement financier dans leur budget depuis leur création 8. Quelle est l évolution du nombre d Activités? Le graphique ci-dessous montre la forte croissance du nombre d Activités, qui se sont multipliées par soixante depuis la création de l outil au cours de l année Graphique 1 : Évolution du nombre d Activités de 2004 à Plus de 40% des Activités étudiées ici avaient moins de deux années d existence au 31 décembre Ceci s explique à la fois par la forte croissance générale du nombre de membres inscrits chez SMartBe et par l attrait de l outil de gestion d Activités qui constitue, pour les membres, un moyen supplémentaire de développement professionnel. Combien de participants une Activité compte-t-elle? Une Activité peut être individuelle ou collective (graphique 2) ; elle permet aux membres qui en font partie, et qu on appelle «participants 9», de gérer et de développer un ou plusieurs projets. Plus des deux-tiers des Activités ne fonctionnent qu avec un seul participant (69%) et sont qualifiées d individuelles. Dans ce cas, il s agit du seul administrateur 10, c est-à-dire du participant responsable de la gestion du budget de l Activité qui, par mandat, représente l Activité et Productions Associées à l égard des tiers tels que clients et sous-traitants. Cela ne signifie pas pour autant que l Activité travaille de manière isolée : il arrive que d autres personnes gravitent autour des projets qu elle développe, autrement dit, sans figurer comme participants de l Activité. Cela étant, 31% des Activités sont collectives et comptent plusieurs participants. Une Activité permet en effet l implication de différents participants et simplifie notamment les démarches administratives vis-à-vis des clients, qui reçoivent une seule facture pour une prestation du collectif Source : Base de données SMartBe ( ) N= Pour plus de détails sur le rôle des participants, se référer à la section qui leur est consacrée. 8 Elles représentent 66% des Activités ouvertes au 31 décembre L administrateur de l Activité est choisi par et parmi les participants à l Activité et il n y en a qu un par Activité. C est lui qui encode les différents documents de gestion relatifs à l Activité (bon de commande, convention de financement, note de frais, etc.), donne les ordres financiers et gère le budget. Il a accès aux comptes de l Activité. 24 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Première partie : nos chiffres 25

15 Graphique 2 : Répartition des Activités selon le nombre de participants Activité individuelle 1 participant 69% Source : Base de données SMartBe ( ) N= à 5 participants 23% 6 à 10 participants 5% > 10 participants 3% Activité collective 31% Nous observons donc deux logiques différentes parmi les utilisateurs de l outil de gestion d Activités proposé par SMartBe. D une part, les Activités sont généralement des initiatives d individus portant seuls leurs propres projets. D autre part, elles constituent également une option intéressante pour des individus fonctionnant en collectif, comme c est le cas d un groupe de musique ou d une compagnie de théâtre. Dans ces deux cas, il s agit d une forme d auto-emploi 11 autrement dit, d une situation dans laquelle un participant gère lui-même ses contrats d engagement pour ses jours de prestation et le budget lié à sa pratique professionnelle au travers de son Activité ; dans le cas d Activités collectives, l administrateur a la charge de gérer les contrats d engagement des autres participants. Les Activités permettent ainsi des démarches entrepreneuriales aussi bien individuelles que collectives, selon le secteur et les projets développés. Pour quoi les Activités sont-elles utilisées? Près de deux-tiers des Activités s inscrivent principalement 12 dans la création ou l interprétation artistique (graphique 3). Environ une Activité sur six propose avant tout des services connexes à l artistique (principalement dans la production, et dans une moindre mesure, dans la formation et la diffusion). Il est relativement rare que les Activités soient principalement de nature technico-artistique (7% le sont) ; c est surtout le cas dans la technique du son et parmi les professionnels des décors et accessoires. Par ailleurs, 14% des Activités sont principalement non-artistiques (par exemple, dans l animation et l enseignement autres qu artistiques). Bien que l outil de gestion d Activités ait été développé pour des artistes et créateurs, il est en effet utilisé également par certains professionnels hors du champ artistique 13. Graphique 3 : Répartition des Activités selon leur type Ensemble du champ artistique 86% Activités de création et d'interprétation artistique 62% Activités technico-artistiques 7% Source : Base de données SMartBe ( ) N=6.230 Activités connexes à l artistique 17% Activités non-artistiques 14% 11 Pour plus d information sur la notion d entrepreneuriat dans les métiers de la création, et notamment sur les nouvelles formes de structures mises en place par ces travailleurs au projet, voir SMARTBE (éd.), L artiste, un entrepreneur?, SMartBe/Les Impressions Nouvelles, Bruxelles, Il s agit ici de la fonction principale telle que déclarée par l administrateur à l ouverture de l Activité. Les fonctions analysées ici ne correspondent donc pas forcément à celles qu exercent réellement les participants lors des prestations. 13 En janvier 2012, SMartBe a procédé à un recentrage de ses activités autour de son public-cible : les artistes et les professionnels de la création. Depuis cette date, les nouveaux prestataires hors des métiers de la création ne sont plus acceptés comme membres de SMartBe. Deux exceptions toutefois : d une part, les membres principalement actifs dans les domaines de la création et exerçant ponctuellement une activité hors des métiers de la création (sauf pour la formation), et d autre part, des personnes effectuant des métiers qui font historiquement partie de SMartBe et qui partagent des similitudes importantes avec les professionnels de la création comme le journalisme, la communication, la traduction, l animation socio-culturelle, les métiers du web, de la formation et de l événementiel. 26 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Première partie : nos chiffres 27

16 Dans quels secteurs artistiques se concentrent les Activités? Concentrant plus d un tiers de ces Activités, le secteur des arts plastiques et graphiques est le plus important secteur de création/interprétation artistique (tableau 1). Les trois autres secteurs particulièrement représentés sont ceux de la musique/ chanson, des arts du spectacle et de l architecture/mode/design/décoration. Les porteurs de projets assurent ainsi la pérennité de leur Activité en diversifiant les services qu ils proposent : ils produisent des œuvres artistiques, des représentations et des spectacles et, en parallèle, dispensent notamment des formations et des cours en lien avec leur savoir-faire principal. Tableau 1 : Répartition des Activités selon le secteur de création/interprétation artistique 1415 Secteur de création / interprétation % Arts plastiques et graphiques 38% Musique/chanson 18% Arts du spectacle 11% Architecture/mode/design/décoration 11% Audiovisuel 9% Arts littéraires 14 6% Artisanat d art 5% Pluridisciplinaire 15 2% Total 100% Source : Base de données SMartBe ( ) N=3.848 Quels services proposent les Activités? Plus de la moitié des Activités produisent des œuvres artistiques (hors représentation et spectacle) 16. Les autres services les plus couramment proposés au sein des Activités sont les offres de formation et les cours (29%), les services de graphisme ou de communication (28%), les représentations et les spectacles (27%) et enfin, les prestations techniques (25%). Nous constatons que les prestations techniques sont plus fréquentes parmi les Activités générant des montants élevés. 14 Les arts littéraires englobent la littérature au sens strict mais aussi la traduction littéraire et une partie du journalisme (le reste du journalisme étant repris dans le non-artistique, selon la nature de l Activité). 15 Le secteur «pluridisciplinaire» recouvre des fonctions de création/interprétation artistique que nous n avons pu relier à un secteur en particulier, telles que les Activités décrites simplement comme «artistiques». 16 Ces données sont basées sur l enquête réalisée en 2011 par le Bureau d études de SMartBe auprès des administrateurs d Activités. Cette enquête est analysée en profondeur dans la deuxième partie de cette étude. Nous présentons ici une typologie des services créée spécifiquement pour les besoins de l enquête en complément à celle relative aux types d Activités que nous venons de présenter cette étude. 28 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Première partie : nos chiffres 29

17 II. LES PARTICIPANTS Nous dénombrons participants dans les Activités, soit 25% du total des membres inscrits chez SMartBe au 31 décembre Dans combien d Activités un participant s investit-il? Une large majorité des participants (80%) fait partie d une seule et unique Activité. Cela signifie aussi qu un participant sur cinq s investit dans au moins deux Activités. Les participants peuvent s impliquer dans plusieurs Activités notamment pour s intégrer à plusieurs projets ou encore, gérer d un côté leurs projets individuels et de l autre, se joindre à un projet collectif. Par exemple, un musicien peut faire partie d un groupe et mener en parallèle un projet en solo. Participer à plusieurs Activités peut constituer en outre un indicateur de la pluriactivité d un participant 17, qui s implique dans différents projets, proches ou éloignés de sa discipline principale. Cela lui permet notamment de multiplier ses sources de revenus, d étendre ses réseaux professionnels ou de diversifier sa palette et de tenter des expériences multiples en vue d exploiter son potentiel créatif. Ces diverses collaborations témoignent ainsi de l existence de réseaux à géométrie variable au sein même des Activités. Quel est le rôle des participants? On distingue trois types de participants : l administrateur, les participants réguliers et les participants occasionnels. Sur l ensemble des participants, 56% sont inscrits comme administrateurs d une ou plusieurs Activités, c est-à-dire qu ils sont en charge de la gestion de l Activité, qu ils la représentent et qu ils en sont souvent aussi les porteurs de projets. Nous identifions ensuite 26% de participants réguliers, soit de personnes affiliées à l Activité sans charge administrative en son sein mais ayant un droit de regard sur son budget Notons qu une pluriactivité est également possible au sein d une seule et même Activité, dans la mesure où un participant peut y gérer différents projets et y développer des compétences diverses dans plusieurs disciplines ou secteurs. 18 Plus précisément, un participant régulier fait partie de l Activité et peut donc se faire payer des salaires, des droits d auteur et se faire rembourser des notes de frais professionnels. Il n assume aucune charge administrative au sein de l Activité (ce qui incombe à l administrateur) mais a un droit de regard sur son budget. Il a une visibilité sur l état de l Activité, il peut consulter le budget et les documents encodés. Enfin, les participants occasionnels représentent un tiers de l ensemble des participants inscrits dans les Activités ; ce sont des participants ponctuels qui n ont aucune visibilité sur le budget de l Activité. Ils ne s investissent pas dans l organisation et la gestion de l Activité mais sont amenés temporairement à en faire partie dans le cadre d un ou plusieurs projets. Un même participant peut appartenir simultanément à plusieurs catégories : par exemple, en étant à la fois administrateur d une Activité et participant occasionnel d une autre 19. Qui sont les participants? De manière générale, les caractéristiques sociodémographiques des participants des Activités diffèrent peu de celles de l ensemble des membres actifs de SMartBe (voir tableau 2). Tableau 2 : Comparaison des données sociodémographiques des participants des Activités et de l ensemble des membres actifs de SMartBe 20 Participants des Activités Ensemble des membres actifs de SMartBe % de francophones 90% 86% % de néerlandophones 10% 14% % de personnes de nationalité étrangère 22% 21% Age moyen 35,4 ans 33,0 ans % d hommes 59% 58% % de femmes 41% 42% Nombre total de participants/membres Source : Base de données SMartBe ( ) Les participants inscrits dans une Activité constituent une population relativement jeune (d un âge moyen de 35,4 ans au 31 décembre 2011), en comparaison à l ensemble de la population active en Belgique, dont l âge moyen en 2010 avoisine les 40,4 ans 21. Les participants ne sont pas pour autant inexpérimentés, nous semble-t-il. 19 Cela explique pourquoi le total des différentes catégories de participants des Activités est supérieur à 100%. 20 Les données concernant l ensemble des membres actifs de SMartBe proviennent de l étude sur les intermittents du secteur artistique (DUJARDIN A. et RAJABALY H., op. cit. 2010, page 11) et couvrent la période du 1 er juillet 2006 au 30 juin Ces chiffres ne portent donc pas exactement sur la même période que les données relatives aux participants des Activités s étalant de 2004 à Source : Enquête sur les forces de travail, 2010, SPF Économie- Direction Statistique et Information économique. 30 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Première partie : nos chiffres 31

18 L ensemble des participants des Activités, comme la totalité de la population active occupée, est constitué d une plus grande proportion d hommes : nous comptons près de six hommes pour quatre femmes. Cependant, nous observons une nette prépondérance de francophones parmi les participants d une Activité, cette proportion étant plus élevée encore que ce que nous avions pu observer au sein de l ensemble des membres de SMartBe (90% contre 86%). La différence entre francophones et néerlandophones s explique en partie par le fait que l implantation de SMartBe est historiquement plus importante en Wallonie et à Bruxelles et qu à l heure actuelle, l outil de gestion d Activités est encore peu connu des artistes et créateurs en Flandre. Le service de gestion et de production des Activités, tout comme le service de facturation de contrats, est essentiellement utilisé par des personnes ayant un profil artistique ou créatif. Parmi eux, près de la moitié bénéficie de la protection de l intermittence (ou «statut d artiste») 23 : certains l ont obtenu en travaillant via leur Activité tandis que d autres l avaient déjà auparavant. Dans l ensemble, près de deux-tiers des administrateurs affirment que leur Activité constitue leur occupation principale en terme d investissement en temps. Cela étant, plus d un quart des administrateurs effectue également d autres contrats de courte durée (via l outil de gestion de contrats de SMartBe ou via un autre organisme), généralement dans le même secteur que celui de leur Activité. De plus, un cinquième des administrateurs occupe un emploi salarié (à temps partiel ou complet) à côté de leur Activité, emploi qui n a pas forcément lieu dans le même secteur. Enfin, de nombreux administrateurs peuvent aussi compter sur le soutien financier de leur conjoint ou de leur cohabitant, ce qui est couramment observé dans le milieu artistique. Quel est le profil des administrateurs? Dans la plupart des cas, l administrateur assume la gestion d une seule Activité (c est le cas de 96% d entre eux). Un administrateur sur deux (54%) a créé son Activité moins d une année après son inscription en tant que membre de SMartBe. On pourrait en déduire qu une partie de ces personnes s étaient inscrites dans le but premier de recourir à cet outil de gestion et de production de projets. D autre part, les administrateurs se révèlent légèrement plus âgés que l ensemble des participants des Activités ; ils ont en moyenne 36,9 ans (en 2011), soit un an et demi de plus. Au vu de leur âge, nous supposons que ceux qui créent une Activité possèdent généralement de l expérience et ne sont pas tous des débutants. Cela étant, les administrateurs ne se distinguent pas des autres participants du point du vue du métier pratiqué. Près de la moitié des administrateurs (43% des répondants) gagne entre à nets par mois (tous revenus confondus) 22. Cependant, environ quatre administrateurs sur dix (41%) perçoivent moins de par mois. Les montants perçus via l Activité constituent rarement l unique source de revenus des administrateurs. En effet, une majorité (soit 56%) des administrateurs déclare être chômeur indemnisé. 22 Ces données sont basées sur l enquête réalisée en 2011 par le Bureau d études de SMartBe auprès des administrateurs d Activités. À titre indicatif, le revenu mensuel brut moyen d un travailleur salarié à temps plein en Belgique s élevait à en 2009, selon les chiffres du SPF Economie Direction générale Statistique et Information Economique, ce qui équivaut approximativement à un revenu mensuel net moyen de pour un travailleur salarié à temps plein qui est célibataire et n a pas d enfant à charge. 23 La protection de l intermittence est un régime spécifique (visé par l article AR 25/11/1991) aux artistes qui travaillent exclusivement dans des contrats de courte durée et dans une vision restrictive aux artistes de spectacle, aux artistes créateurs qui «tournent» avec le spectacle (costumiers, décorateurs, etc.) et aux techniciens du spectacle. Ce régime permet de maintenir le taux d allocation de chômage au même niveau pour 12 mois, si le bénéficiaire peut prouver qu au cours de l année qui précède, il a effectué au moins un contrat de courte durée en tant qu artiste ou technicien du spectacle. 32 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Première partie : nos chiffres 33

19 III. LES CLIENTS Les Activités peuvent s adresser à différents types de clients : nous distinguons ainsi l ensemble des structures ou individus qui, soit passent une commande à une Activité pour un bien ou une prestation de service contre le paiement d un prix, soit conviennent avec des participants de concessions de droits d auteur et droits voisins. Par ailleurs, des apporteurs des fonds peuvent aussi alimenter le budget des Activités et sont assimilés à des clients au sein de SMartBe, malgré l absence de relation commerciale entre un apporteur de fonds et une Activité. Enfin, dans certaines circonstances spécifiques, des prestations de services ou des livraisons de biens sont également faites, par des Activités, à ce qu il est convenu d appeler au sein de SMartBe des «clients particuliers». Ces clients sont, par exemple, des particuliers qui suivent des cours ou des stages dispensés dans le cadre d une Activité, ou des personnes qui achètent des œuvres ou des productions artistiques lors d événements tels que des marchés ou encore lors de ventes privées à domicile. Il n est pas aisé d envoyer une facture à chacun de ces clients qui ne sont pas forcément identifiables individuellement. L administrateur de l Activité se charge alors de collecter l argent relatif à la prestation de service ou au bien commandé auprès des différents «clients particuliers» et de le verser dans le budget de l Activité afin de justifier l entrée financière correspondant à cette prestation. Au 31 décembre 2011, nous identifions un total de clients (dont un seul «client particulier» 24 ) et ce, depuis la création de l outil de gestion d Activités en Combien une Activité a-t-elle de clients? En moyenne, une Activité est en relation avec environ six clients. La moitié des Activités s adresse toutefois à moins de trois clients. Le nombre moyen de clients par Activité augmente de manière significative avec son ancienneté. Au fil du temps, les administrateurs collaborent en effet avec de multiples clients, ce qui contribue au développement de leur Activité. Cette accumulation de clients semble se faire de façon progressive ; à certains paliers, le nombre de clients croît de manière plus nette, 24 L ensemble des «clients particuliers» compte en effet pour un seul et même client dans la base de données de SMartBe ; il importe toutefois de garder à l esprit que ce client regroupe en réalité de nombreux individus différents, pas forcément identifiables, auxquels s adresse une grande diversité d Activités. notamment au terme de la phase de lancement d une Activité (c est-à-dire à partir de deux ans d ancienneté au sein de SMartBe) ainsi qu une fois atteint un certain stade de leur parcours, soit quatre années d ancienneté au minimum (au 31 décembre 2011). Certaines Activités développent des liens privilégiés et durables avec quelques-uns de leurs clients 25. Il semble que des collaborations répétées avec certains clients apportent une relative stabilité aux porteurs de projets artistiques et participent à leur maintien dans le secteur. Ces liens récurrents se transforment progressivement en une relation de confiance, avec tous les risques de fragilisation qu implique la dépendance à un nombre restreint de clients. Graphique 4 : Répartition des Activités selon le nombre de clients 20 clients et + 6% 10 à 19 clients 11% 6 à 9 clients 12% 2 à 5 clients 39% aucun client 1% Source : Base de données SMartBe ( ) N= client 31% Nombre moyen de clients par Activité : 5,9 Enfin, près d un tiers des Activités (31%) ne s adresse qu à un seul client (graphique 4). Il peut s agir entre autres d Activités qui s adressent uniquement à des «clients particuliers» (9% de l ensemble des Activités) ou d Activités créées récemment qui sont encore en phase de lancement de leurs projets PILMIS, O., «Des employeurs multiples au noyau dur d employeurs : relations d emploi et concurrence sur le marché des comédiens intermittents», Sociologie du travail, n 49, 2007, pp Notons aussi que 1% des Activités n ont aucun client, leur budget ayant été alimenté uniquement à partir de transferts de budget entre Activités (nous y reviendrons par la suite). 34 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Première partie : nos chiffres 35

20 Qui sont les clients? Dans l ensemble 27, les caractéristiques socioéconomiques des clients sont relativement proches de celles de ceux recourant aux prestations des membres de SMartBe via l outil de gestion de contrats (et non via l outil de gestion d Activités) 28. En effet, la plupart des clients des Activités sont établis en Belgique. Plus précisément, 41% des clients sont regroupés en Région de Bruxelles-Capitale qui constitue sans surprise un pôle économique et culturel majeur. Notons qu un pourcentage similaire des clients (42%) est implanté en Wallonie, principalement dans les Provinces de Liège, du Hainaut et du Brabant wallon. Enfin, 17% des clients sont établis en Flandre, en particulier dans le Brabant flamand et dans la Province d Anvers. Parmi les clients ayant leur siège à l étranger, épinglons la prépondérance des clients installés en France et dans une moindre mesure, dans les autres pays limitrophes de la Belgique. Près de quatre clients des Activités sur dix ayant leur siège en Belgique sont des sociétés privées commerciales, comme des sociétés privées à responsabilité limitée (SPRL) et des sociétés anonymes (SA). Ensuite, près d un quart d entre eux sont des structures appartenant au milieu associatif (essentiellement des ASBL). Nous identifions également une proportion non négligeable de personnes physiques (21%) indépendants et particuliers ainsi que des organismes relevant de la fonction publique (7%) 29. IV. LE BUDGET DES ACTIVITÉS Quelles sont les entrées et les sorties du budget? 30 Le budget peut être alimenté par plusieurs types d entrées découlant de commandes, de concessions de droits d auteur ou droits voisins et d apports de fonds (via des conventions de financement pour des subsides, des dons, des apports personnels, etc.). Tableau 3 : Types d entrées et de sorties du budget des Activités Entrées Facture pour des commandes Vente de biens ou de prestations de service par l Activité à des clients. Facture pour des concessions de droits d auteur ou droits voisins Facturation à un client qui souhaite exploiter des créations ou prestations artistiques, en les reproduisant ou les communiquant au public. Via la concession de droits d auteur ou droits voisins, l auteur ou l artiste titulaire des droits lui donne les autorisations d exploitation nécessaires aux conditions qu ils ont déterminées ensemble. Apport de fonds Convention de financement qui permet à un apporteur de fonds de soutenir financièrement une Activité, sans toutefois passer de commande ni demander de contrepartie ; et plus rarement, fonds injecté par SMartBe sous forme notamment de bourse à la création. Sorties Prestation Contrat d engagement d un participant de l Activité pour la prestation d un service ou la création d un bien. Concession de droits d auteur ou droits voisins Paiement de revenus de droits d auteur ou droits voisins à un des participants de l Activité. Note de frais Document reprenant l ensemble des dépenses liées à la réalisation de l Activité dont le remboursement est effectué à partir du budget de l Activité (en dehors des défraiements éventuels liés à des prestations). Mensualité de leasing 30 Achat et paiement échelonné d un matériel professionnel (par exemple, un ordinateur ou un piano) dans le cadre d une Activité. Transfert de budget entre Activités Transfert de budget, pour des prestations de service entre Activités ou pour la répartition d une entrée financière entre des participants de différentes Activités. Source : SMartBe (2011) 27 Nous excluons les «clients particuliers» de cette partie de l analyse. 28 Pour en savoir plus, voir l étude réalisée par DUJARDIN A. et RAJABALY H., op. cit. 2010, page Notons aussi la présence d autres sociétés privées (2%) qui sont en grande partie des sociétés coopératives. Par ailleurs, nous ne connaissons pas la forme juridique de 10% des clients, en raison d imprécisions dans la base de données de SMartBe. 30 Bien que donnant lieu à une note de frais, cette sortie du budget est ici analysée à part, voir pages Le service financier de leasing est un service proposé aux participants des Activités depuis 2006 et est chapeauté par la SCRL Matlease, entité de SMartBe. 36 Développer ses projets artistiques Le cas des Activités de SMartBe Première partie : nos chiffres 37

Un exemple d entrepreneuriat dans les métiers de la création : les «Activités» SMartBe

Un exemple d entrepreneuriat dans les métiers de la création : les «Activités» SMartBe Un exemple d entrepreneuriat dans les métiers de la création : les «Activités» SMartBe Anne Dujardin, économiste et Héléna Rajabaly, démographe Bureau d études SMartBe Le travail des artistes et professionnels

Plus en détail

Chiffres clés 2012 aperçu statistique des contrats

Chiffres clés 2012 aperçu statistique des contrats Chiffres clés 2012 aperçu statistique des contrats Bureau d études de l Association professionnelle des métiers de la création-smart asbl Anne Dujardin janvier 2014 Publié sous licence Creative Commons

Plus en détail

Quel est le statut de l artiste de spectacle vivant mobile dans la Grande Région?

Quel est le statut de l artiste de spectacle vivant mobile dans la Grande Région? www.frontalierslorraine.eu www.espaceculturelgr.eu Quel est le statut de l artiste de spectacle vivant mobile dans la Grande Région? Novembre 2011 2 Introduction Le CRD EURES Lorraine est une association

Plus en détail

Focus. Lien entre rémunération du travail et allocation de chômage

Focus. Lien entre rémunération du travail et allocation de chômage Focus Lien entre rémunération du travail et allocation de chômage Introduction Le travailleur qui devient chômeur et qui est admissible sur base de prestations de travail se voit, en application du principe

Plus en détail

Hofstraat 15 2000 Anvers Tél. : 03 222 40 10 - Fax : 03 222 40 19 info@kunstenloket.be www.kunstenloket.be LE STATUT D ARTISTE TABLE DES MATIERES

Hofstraat 15 2000 Anvers Tél. : 03 222 40 10 - Fax : 03 222 40 19 info@kunstenloket.be www.kunstenloket.be LE STATUT D ARTISTE TABLE DES MATIERES Hofstraat 15 2000 Anvers Tél. : 03 222 40 10 - Fax : 03 222 40 19 info@kunstenloket.be www.kunstenloket.be LE STATUT D ARTISTE TABLE DES MATIERES 1. LE STATUT D ARTISTE 1.1. Introduction 1.2. Salarié 1.2.1.

Plus en détail

L Activation du Comportement de Recherche d Emploi et les Métiers de la Création Explications et conseils

L Activation du Comportement de Recherche d Emploi et les Métiers de la Création Explications et conseils L Activation du Comportement de Recherche d Emploi et les Métiers de la Création Explications et conseils Les contacts entre travailleurs créatifs et facilitateurs de l ONEm en charge du contrôle de la

Plus en détail

Validation des acquis de l expérience pour l obtention du titre MUSICIEN INTERPRÈTE DES MUSIQUES ACTUELLES

Validation des acquis de l expérience pour l obtention du titre MUSICIEN INTERPRÈTE DES MUSIQUES ACTUELLES Validation des acquis de l expérience pour l obtention du titre MUSICIEN INTERPRÈTE DES MUSIQUES ACTUELLES Titre de niveau IV, Nomenclature des niveaux de formation (1969) NSF133g, Enregistré au Répertoire

Plus en détail

Spécificités de la recherche d emploi dans les métiers de la création

Spécificités de la recherche d emploi dans les métiers de la création Spécificités de la recherche d emploi dans les métiers de la création «Quand on est artiste, impossible de «trouver un emploi». Personne ne cherche «un chanteur belge» ou «un comédien de 58 ans» dans les

Plus en détail

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? Près de 3 demandeurs d emploi sur 5 sont couverts par l Assurance chômage

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? Près de 3 demandeurs d emploi sur 5 sont couverts par l Assurance chômage éclairages ÉTUDES ET ANALYSES N 5 AVRIL 213 QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE? L Unédic a réalisé une étude pour approfondir la compréhension de la population des allocataires

Plus en détail

APRÈS LA LICENCE PRO, 9 DIPLÔMÉS SUR 10 ONT OCCUPÉ AU MOINS UN EMPLOI 3

APRÈS LA LICENCE PRO, 9 DIPLÔMÉS SUR 10 ONT OCCUPÉ AU MOINS UN EMPLOI 3 SOFIP Observatoire Service Offre de Formation et Insertion Professionnelle L insertion professionnelle des diplômés 2010 de Licence Professionnelle En 2009-2010, 529 étudiants ont été diplômés d une Licence

Plus en détail

études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil

études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil Sommaire Introduction... 3 1. Evolution du nombre de travailleurs à temps partiel volontaire au chômage selon le sexe... 5. Evolution

Plus en détail

Les allocataires de l ONEM admis sur la base de prestations de travail pour les CPAS en application de l article 60 7 de la loi organique des CPAS

Les allocataires de l ONEM admis sur la base de prestations de travail pour les CPAS en application de l article 60 7 de la loi organique des CPAS Les allocataires de l ONEM admis sur la base de prestations de travail pour les CPAS en application de l article 60 7 de la loi organique des CPAS TABLE DE MATIERES Introduction La mise au travail par

Plus en détail

ANALYSE 2015 LE STATUT D ARTISTE EXISTE-T-IL? Une publication ARC - Action et Recherche Culturelles asbl

ANALYSE 2015 LE STATUT D ARTISTE EXISTE-T-IL? Une publication ARC - Action et Recherche Culturelles asbl ANALYSE 2015 LE STATUT D ARTISTE EXISTE-T-IL? Par Romain Leloup Paula Bouffioux asbl Avec le soutien du service de l Éducation permanente de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2 Comment l artiste bénéficie-t-il

Plus en détail

Tableau de bord de l'emploi et de la formation professionnelle. dans le spectacle vivant. Deuxième partie. La formation professionnelle continue

Tableau de bord de l'emploi et de la formation professionnelle. dans le spectacle vivant. Deuxième partie. La formation professionnelle continue Tableau de bord de l'emploi et de la formation professionnelle dans le spectacle vivant Deuxième partie La formation professionnelle continue - Données statistiques 2010 Troisième édition L'Observatoire

Plus en détail

Le travail au projet, nouveau modèle d emploi? Que nous enseigne le cas des artistes?

Le travail au projet, nouveau modèle d emploi? Que nous enseigne le cas des artistes? Parole d experts Le travail au projet, nouveau modèle d emploi? Que nous enseigne le cas des artistes? Marc Moura, SMartbe, et Virgine Xhauflair, ULg - Centre d Economie Sociale En collaboration avec la

Plus en détail

Statistiques fiscales des particuliers

Statistiques fiscales des particuliers Statistiques fiscales des particuliers ANNÉE D IMPOSITION 1996 Édition 1999 Quebec Avant-propos Ce document présente les statistiques fiscales en matière d impôt sur le revenu des particuliers pour l année

Plus en détail

L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion

L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion Note d éducation permanente de l ASBL Fondation Travail-Université (FTU) N 2012 11, novembre 2012 www.ftu.be/ep L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion Une analyse des

Plus en détail

Métier Bureau de Production. Spécialisation Musique

Métier Bureau de Production. Spécialisation Musique Métier Bureau de Production Domaine Artistique Spécialisation Musique Type Entrepreneur de spectacles vivants ENTREPRISE DE SPECTACLES VIVANTS Est entrepreneur de spectacles vivants toute personne qui

Plus en détail

Rémunération des fonctionnaires fédéraux

Rémunération des fonctionnaires fédéraux Rémunération des fonctionnaires fédéraux Comparaison avec le secteur privé et le secteur public Team Politique des Rémunérations et des Carrières SPF P&O Février 2014 Table des matières Résumé analytique...

Plus en détail

Forum «art, culture et création» Genève, 2008. Atelier Statut social des artistes et acteurs culturels * * *

Forum «art, culture et création» Genève, 2008. Atelier Statut social des artistes et acteurs culturels * * * 1 Forum «art, culture et création» Genève, 2008 Atelier Statut social des artistes et acteurs culturels * * * Pour une amélioration de la prévoyance professionnelle des artistes et acteurs culturels Un

Plus en détail

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE EN 2014? ÉTUDES ET ANALYSES N 12 JUIN 2015

éclairages QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE EN 2014? ÉTUDES ET ANALYSES N 12 JUIN 2015 éclairages ÉTUDES ET ANALYSES N 12 JUIN 2015 QUI SONT LES ALLOCATAIRES INDEMNISÉS PAR L ASSURANCE CHÔMAGE EN 2014? Au 30 juin 2014, avant l entrée en vigueur de la convention d assurance chômage de mai

Plus en détail

Quelle est l influence d une réduction des prestations d 1/5, via le crédit-temps et l interruption de carrière, sur le revenu du ménage?

Quelle est l influence d une réduction des prestations d 1/5, via le crédit-temps et l interruption de carrière, sur le revenu du ménage? Etudes Quelle est l influence d une réduction des prestations d 1/5, via le crédit-temps et l interruption de carrière, sur le revenu du ménage? Table des matières Introduction...7 Objectif, méthodologie

Plus en détail

Les artistes et techniciens du spectacle bénéficient d un régime

Les artistes et techniciens du spectacle bénéficient d un régime Les artistes et techniciens du spectacle bénéficient d un régime d indemnisation chômage spécifique constitué par les annexes 8 et 10 qui prend en compte le rythme d activité particulier au secteur. Le

Plus en détail

OFFICE NATIONAL DE L EMPLOI

OFFICE NATIONAL DE L EMPLOI OFFICE NATIONAL DE L EMPLOI FORMULAIRE C1-ARTISTE OP et cachet dateur DECLARATION D ACTIVITES ARTISTIQUES COMMERCIALES ET/OU DE REVENUS PROVENANT D ACTIVITES ARTISTIQUES A COMPLETER PAR LE CHOMEUR (1,

Plus en détail

1 ANALYSE STATISTIQUE

1 ANALYSE STATISTIQUE 1 ANALYSE STATISTIQUE Les chiffres ci-dessous exposent une partie de l activité de Respect Seniors au cours de l année 2014. Ils ne représentent donc pas un état des lieux des maltraitances commises en

Plus en détail

Atelier «Aide à la création et accompagnement des artistes»

Atelier «Aide à la création et accompagnement des artistes» Atelier «Aide à la création et accompagnement des artistes» Anne VANWEDDINGEN, SACD-SCAM Co-présidence Stéphane OLIVIER, Membre de Transquinquennal Référent AGC Pol MARESCHAL Secrétariat Maison des Auteurs

Plus en détail

! LA SPHERE CREATIVE FICHE A1 LA FILIERE MUSICALE RAPPEL DES METIERS. Les créateurs. L éditeur graphique

! LA SPHERE CREATIVE FICHE A1 LA FILIERE MUSICALE RAPPEL DES METIERS. Les créateurs. L éditeur graphique 1 FICHE A1 LA FILIERE MUSICALE RAPPEL DES METIERS! LA SPHERE CREATIVE Les créateurs Ils sont en amont et à la source de toute l activité musicale. On regroupe sous ce terme générique l auteur (qui écrit

Plus en détail

LE DEVENIR DES DIPLOMÉS

LE DEVENIR DES DIPLOMÉS LE DEVENIR DES DIPLOMÉS Master Histoire de l art : création artistique occidentale Finalité : Recherche Situation professionnelle deux ans après l obtention d un master 2 Les enquêtes sur le devenir des

Plus en détail

Enquête commandée par le Jeune Théâtre National Réalisée par l institut de sondages ISL Analyse réalisée en collaboration avec le CESTA (EHESS-CNRS)

Enquête commandée par le Jeune Théâtre National Réalisée par l institut de sondages ISL Analyse réalisée en collaboration avec le CESTA (EHESS-CNRS) Analyse de l enquête sur le devenir professionnel des artistes issus des écoles supérieures d art dramatique signataires de la plateforme de l enseignement supérieur pour la formation du comédien Enquête

Plus en détail

LEXIQUE DES CHAMPS PROFESSIONNELS POUR UNE ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE DES MUSIQUES ACTUELLES EN LANGUEDOC-ROUSSILLON.

LEXIQUE DES CHAMPS PROFESSIONNELS POUR UNE ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE DES MUSIQUES ACTUELLES EN LANGUEDOC-ROUSSILLON. LEXIQUE DES CHAMPS PROFESSIONNELS POUR UNE ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE DES MUSIQUES ACTUELLES EN LANGUEDOC-ROUSSILLON. L étude portant sur les musiques actuelles en Région Languedoc-Roussillon inclut les domaines

Plus en détail

Etudes. Les Agences locales pour l'emploi. Analyse descriptive

Etudes. Les Agences locales pour l'emploi. Analyse descriptive Etudes Les Agences locales pour l'emploi Analyse descriptive 1995 à 1999 Introduction Cette analyse a pour but de faire le point sur le système des Agences locales pour l emploi après 5 ans. Les données

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans COMMUNIQUÉ DE PRESSE 14,7% de la population belge sous le seuil de pauvreté 1 La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans Forte hausse des demandes de microcrédits

Plus en détail

Jusqu à la fin des années 90, la majorité

Jusqu à la fin des années 90, la majorité ISSN 1286-9392 MINISTÈRE DE L ÉDUCATION NATIONALE, DE LA RECHERCHE ET DE LA TECHNOLOGIE 00.10 MARS En quinze ans, le nombre de chercheurs en entreprise (en personnes physiques) a fortement augmenté : 78

Plus en détail

Que coûte un salaire?

Que coûte un salaire? Que coûte un salaire? Que coûte un salaire artistique? Depuis la réforme du statut social entré en vigueur au 1 er juillet 2003, on se perd en conjecture sur l application des nouvelles règles de calcul

Plus en détail

La nouvelle version du compte satellite des ISBL

La nouvelle version du compte satellite des ISBL Version intégrale La nouvelle version du compte satellite des ISBL Cette note présente les développements récents apportés au compte satellite des institutions sans but lucratif (ISBL). Le lecteur est

Plus en détail

OFFICE NATIONAL DE L EMPLOI

OFFICE NATIONAL DE L EMPLOI OFFICE NATIONAL DE L EMPLOI FORMULAIRE C1-ARTISTE OP et cachet dateur DECLARATION D ACTIVITES ARTISTIQUES COMMERCIALES ET/OU DE REVENUS PROVENANT D ACTIVITES ARTISTIQUES A COMPLETER PAR LE CHOMEUR Les

Plus en détail

Profils types. à fin décembre 2011

Profils types. à fin décembre 2011 Qui sont les allocataires indemnisés par l Assurance chômage? Profils types à fin décembre 2011 Le profil de l Assurance chômage à fin 2011 est très lié au parcours professionnel suivi en amont de l inscription

Plus en détail

Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé

Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé 2013 Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé Ipsos Public Affairs 24/06/2013 1 Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé Table

Plus en détail

Effectifs et taux de réponse par discipline

Effectifs et taux de réponse par discipline observatoire régional #36 Synthèse régionale août 2013 à Master mixte Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2012 des diplômés de Master mixte promotion 2010 349 diplômés de M2 mixte en 2010 sur 399 interrogés

Plus en détail

La formation professionnelle dans le secteur culturel en région Centre

La formation professionnelle dans le secteur culturel en région Centre o b s e r v a t o i r e r é g i o n a l d e l a c u l t u r e n 1 / mars 28 MÉTIERS EMPLOI FORMATION La formation professionnelle dans le secteur culturel en région Centre n SOMMAIRE 1. Les formations

Plus en détail

à Master professionnel Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2013 des diplômés de Master professionnel promotion 2011

à Master professionnel Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2013 des diplômés de Master professionnel promotion 2011 observatoire régional #41 Synthèse régionale août 2014 à Master professionnel Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2013 des diplômés de Master professionnel promotion 2011 2 899 diplômés de M2 professionnel

Plus en détail

Auto entrepreneurs : qui sont ils?

Auto entrepreneurs : qui sont ils? Décryptage Par André Letowski Auto entrepreneurs : qui sont ils? La création d entreprises en France se maintient à des niveaux toujours élevés. Selon les derniers chiffres publiés par l INSEE, le nombre

Plus en détail

ESPAGNE. 1. Principes généraux.

ESPAGNE. 1. Principes généraux. ESPAGNE Les dépenses de protection sociale en Espagne représentent 21,6%PIB. Le système espagnol est devenu récemment plus beveridgien. Ce système est relativement récent, le service national de santé

Plus en détail

XXVI E ASSISES DE LA TRADUCTION LITTÉRAIRE

XXVI E ASSISES DE LA TRADUCTION LITTÉRAIRE XXVI E ASSISES DE LA TRADUCTION LITTÉRAIRE COLLOQUES TRADUIRE ÉROS 73 TRADUCTION / ÉDITION : ÉTAT DES LIEUX DELPHINE RIVET 86 COLLOQUES QUI sont les traducteurs aujourd hui? Comment leur rémunération a-t-elle

Plus en détail

E nquête Enquête sur les revenus professionnels des ingénieurs

E nquête Enquête sur les revenus professionnels des ingénieurs Enquête sur les revenus professionnels des ingénieurs civils, agronomes et bioingénieurs, sur les avantages, les possibilités offertes par les entreprises en matière de formation et la satisfaction des

Plus en détail

Groupement d employeurs : une solution alternative pour l emploi dans la filière livre

Groupement d employeurs : une solution alternative pour l emploi dans la filière livre Groupement d employeurs : une solution alternative pour l emploi dans la filière livre Rencontre du 30 janvier 2014 Avec Fontaine O Livres, Paris Mix Group Emploi et le MOTif Comment le groupement d employeurs

Plus en détail

Après un Master 2. Après un Master 2. Observatoire des Étudiants Cellule d aide au pilotage. Devenir des diplômés Promotion 2010

Après un Master 2. Après un Master 2. Observatoire des Étudiants Cellule d aide au pilotage. Devenir des diplômés Promotion 2010 Observatoire des Étudiants Cellule d aide au pilotage Esplanade des Antilles - 33 607 PESSAC Cedex ode@u-bordeaux3.fr - www.u-bordeaux3.fr/fr/ode.html Après un Master 2 Après un Master 2 Devenir des diplômés

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Bruxelles, le 17 octobre 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Bruxelles, le 17 octobre 2014 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Bruxelles, le 17 octobre 2014 La pauvreté et le bien-être en Belgique Chiffres de la pauvreté selon l'enquête SILC Le risque de pauvreté reste stable autour de 15% en Belgique ; 21%

Plus en détail

Phase 1 : Préambule (le groupe se crée et se pose les bonnes questions)

Phase 1 : Préambule (le groupe se crée et se pose les bonnes questions) «ORGANISATION DU MONDE DE LA MUSIQUE» (itinéraire d un groupe de musiques actuelles depuis sa création jusqu à l accession à un premier niveau de notoriété). Phase 1 : Préambule (le groupe se crée et se

Plus en détail

le statut de l artiste et les cumuls d activités

le statut de l artiste et les cumuls d activités Association départementale pour le développement des arts vivants dans le Morbihan Fiche 19 Le statut de l artiste le statut de l artiste et les cumuls d activités Le statut de l artiste du spectacle 1)

Plus en détail

P.1 LES FORMATIONS PRIORITAIRES : PLUS COURTES, ET S ADRESSANT PLUS QUE LES AUTRES FORMATIONS À DES DEMANDEURS D EMPLOI DE NIVEAU CAP/BEP

P.1 LES FORMATIONS PRIORITAIRES : PLUS COURTES, ET S ADRESSANT PLUS QUE LES AUTRES FORMATIONS À DES DEMANDEURS D EMPLOI DE NIVEAU CAP/BEP ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES SEPTEMBRE 2015 N 17 SOMMAIRE P.1 LES FORMATIONS PRIORITAIRES : PLUS COURTES, ET S ADRESSANT PLUS QUE LES AUTRES FORMATIONS À DES DEMANDEURS D EMPLOI DE NIVEAU CAP/BEP P.3 6 PERSONNES

Plus en détail

LA SECONDE PARTIE DE CARRIÈRE : COMPARAISON HOMMES/FEMMES

LA SECONDE PARTIE DE CARRIÈRE : COMPARAISON HOMMES/FEMMES LA SECONDE PARTIE DE CARRIÈRE : COMPARAISON HOMMES/FEMMES LES ÉTUDES DE L EMPLOI CADRE N 2014-11 MARS 2014 Situation professionnelle des femmes et des hommes cadres selon la génération Opinion des femmes

Plus en détail

Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi. juin 2013. Regards croisés sur l intérim

Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi. juin 2013. Regards croisés sur l intérim Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi juin 2013 Regards croisés sur l intérim regards croisés sur l intérim L Observatoire des Métiers et de l Emploi s est vu confier, depuis 2008,

Plus en détail

Q0Z-Employés de la banque et des assurances. Synthèse

Q0Z-Employés de la banque et des assurances. Synthèse Q0Z-Employés de la banque et des assurances Synthèse Après avoir baissé au cours de la première moitié des années 1990, les effectifs d employés de la banque et des assurances se sont ensuite stabilisés

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. www.clubcapitales.com www.facebook.com/clubcapitales

DOSSIER DE PRESSE. www.clubcapitales.com www.facebook.com/clubcapitales DOSSIER DE PRESSE Du réseau social au local, c est capital! Contact Presse Julien Boissier contact@clubcapitales.com 06 09 69 51 98 Octobre 2013 www.clubcapitales.com www.facebook.com/clubcapitales QUI?

Plus en détail

CE QUE ÇA CHANGE POUR LES FRANÇAIS

CE QUE ÇA CHANGE POUR LES FRANÇAIS CE QUE ÇA CHANGE POUR LES FRANÇAIS POUR CEUX AYANT EXERCE UN METIER PENIBLE A partir du 1er janvier 2015, le compte personnel de prévention de la pénibilité permettra à près de 5 millions de salariés de

Plus en détail

Evolution des allocataires de 50 ans ou plus

Evolution des allocataires de 50 ans ou plus Evolution des allocataires de 50 ans ou plus Table des matières : 1. Synthèse... 2 2. Evolution globale... 5 2.1 Augmentation du nombre de chômeurs complets et de prépensionnés de 50 ans et +... 5 2.2

Plus en détail

Les salariés de l économie sociale : un profil particulier

Les salariés de l économie sociale : un profil particulier Les salariés de l économie sociale : un profil particulier Avec près de 220 000 contrats en 2006, l économie sociale régionale rassemble plus de 11% des contrats de l ensemble du secteur privé et semi-public.

Plus en détail

FONDATION FONDATION TRAVAIL-UNIVERSITÉ

FONDATION FONDATION TRAVAIL-UNIVERSITÉ NOTES NOTES ÉDUCATION ÉDUCATION PERMANENTE PERMANENTE N N 18 2011-05 OCTOBRE 2005 JUIN 2011 ASSOCIATION ASSOCIATION POUR POUR UNE UNE FONDATION FONDATION TRAVAIL-UNIVERSITÉ CHAUSSÉE DE HAECHT, 579 B-1031

Plus en détail

Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise

Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise Ans Note d éducation permanente de l ASBL Fondation Travail Université (FTU) N 2015 5, avril 2015 www.ftu.be/ep Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise Une comparaison avec les pays

Plus en détail

Éducation des artistes

Éducation des artistes Éducation des artistes Une analyse des antécédents scolaires des artistes actifs et des activités des diplômés des programmes d art sur le marché du travail au Canada Résumé Vol. 13 No 2 Hill Stratégies

Plus en détail

Arts plastiques LICENCE

Arts plastiques LICENCE Arts plastiques LICENCE Objectifs de la formation Présentant un équilibre entre enseignements pratiques et cours théoriques, la formation en Arts plastiques a pour visée principale la maîtrise par l étudiant

Plus en détail

Indicateur n 13 : Evolution des effectifs et des dépenses de personnel des établissements de santé

Indicateur n 13 : Evolution des effectifs et des dépenses de personnel des établissements de santé Programme «Maladie» 47 Indicateur n 13 : Evolution des effectifs et des dépenses de personnel des établissements de santé Sous-indicateur n 13-1 : Évolution des effectifs (en équivalent temps plein) de

Plus en détail

Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2009 des diplômés de Master professionnel promotion 2007

Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2009 des diplômés de Master professionnel promotion 2007 Observatoire Régional des Parcours Etudiants Aquitains (ORPEA) Enquête sur le devenir au 1 er décembre 2009 des diplômés de Master professionnel promotion 2007 En Bref : Le taux de réponse global atteint

Plus en détail

Catalogue des formations 2014 audiovisuel, cinéma, culture et spectacle vivant

Catalogue des formations 2014 audiovisuel, cinéma, culture et spectacle vivant Catalogue des formations 2014 audiovisuel, cinéma, culture et spectacle vivant Pour les intermittents et salariés des entreprises et associations Une expertise professionnelle à votre disposition dans

Plus en détail

demande d allocations en tant que chômeur complet dispensé de

demande d allocations en tant que chômeur complet dispensé de demande d allocations en tant que chômeur complet dispensé de l INSCRIPTION COMME DEMANDEUR D EMPLOI (avec une carte de contrôle C3C) document d information Version 3.1 01.04.2015 C3C Cette feuille info

Plus en détail

Résumé de la réforme des pensions février 2012

Résumé de la réforme des pensions février 2012 NOTE AU BUREAU DU PARTI 27 février 2012 Résumé de la réforme des pensions février 2012 Ce résumé ne concerne que les pensions du secteur privé. Un autre document suivra lorsque la réforme des pensions

Plus en détail

Fiscalité Revenus de droits d auteur & des droits voisins

Fiscalité Revenus de droits d auteur & des droits voisins Fiscalité Revenus de droits d auteur & des droits voisins Loi du 16 juillet 2008 modifiant le code des impôts sur le revenu et organisant une fiscalité forfaitaire des droits d auteur et des droits voisins

Plus en détail

Evaluation du système des titres-services pour les emplois et services de proximité 2013

Evaluation du système des titres-services pour les emplois et services de proximité 2013 Evaluation du système des titres-services pour les emplois et services de proximité 2013 Rapport final 28 november 2014 A la demande du : Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale,

Plus en détail

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITÉ CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITÉ CONVENTIONS COLLECTIVES. Convention collective nationale MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITÉ CONVENTIONS COLLECTIVES Brochure n o 3355 Convention collective nationale IDCC : 2717. ENTREPRISES TECHNIQUES AU SERVICE

Plus en détail

LES ESSENTIELS LES DEMANDEURS D EMPLOI DES MÉTIERS DU SPECTACLE MÉTIERS EMPLOI & ACTIVITÉ PUBLICS DOSSIERS DOCUMENTAIRES ACTES

LES ESSENTIELS LES DEMANDEURS D EMPLOI DES MÉTIERS DU SPECTACLE MÉTIERS EMPLOI & ACTIVITÉ PUBLICS DOSSIERS DOCUMENTAIRES ACTES LES ESSENTIELS LES DEMANDEURS D EMPLOI DES MÉTIERS DU SPECTACLE MÉTIERS EMPLOI & ACTIVITÉ PUBLICS DOSSIERS DOCUMENTAIRES ACTES NOVEMBRE 2005 SOMMAIRE 3 EN RÉSUMÉ 5 LES DEMANDEURS D EMPLOI DES MÉTIERS

Plus en détail

Le métier de Credit Manager

Le métier de Credit Manager Le métier de Credit Manager 2012 2 Enquête 2012 SUR LE METIER DE CREDIT MANAGER Cette note de synthèse est le résultat de l enquête menée conjointement par Robert Half, spécialiste du recrutement temporaire

Plus en détail

Les non-salariés pluri-actifs permanents

Les non-salariés pluri-actifs permanents Les non-salariés pluri-actifs Franck Evain* Les pluri-actifs, c est-à-dire les personnes qui cumulent de manière permanente activité salariée (hors fonction publique d État) et activité non salariée, sont

Plus en détail

1. DESCRIPTION DU DISPOSITIF TITRE-SERVICE (TS)

1. DESCRIPTION DU DISPOSITIF TITRE-SERVICE (TS) Résumé du CESRBC relatif au système Titres-Services, 08/10/2013 1. DESCRIPTION DU DISPOSITIF TITRE-SERVICE (TS) Mis en place en 2004, ce dispositif permet à des particuliers d acheter des «chèques-services»

Plus en détail

Fiscalité FISCALITE. Les revenus du capital - Revenus fonciers - Revenus de capitaux mobiliers - Plus values sur cessions de biens

Fiscalité FISCALITE. Les revenus du capital - Revenus fonciers - Revenus de capitaux mobiliers - Plus values sur cessions de biens Fiscalité 1 Le cloisonnement des revenus en différentes catégories, en fonction de l activité, ne simplifie pas l imposition des pluriactifs. Cela engendre des charges administratives lourdes (plusieurs

Plus en détail

Analyse 2013/26 10 décembre 2013

Analyse 2013/26 10 décembre 2013 Analyse 2013/26 10 décembre 2013 Allocation pour l aide aux personnes âgées : mesure sacrifiée au profit de la sixième réforme de l État, ou mesure à réinventer? À découvrir dans cette analyse Garder une

Plus en détail

La Maison des Artistes SÉCURITÉ SOCIALE 60, rue du Faubourg Poissonnière 75484 Paris Cedex 10 Té l. : 01 53 35 83 63 Fax : 01 44 89 92 77

La Maison des Artistes SÉCURITÉ SOCIALE 60, rue du Faubourg Poissonnière 75484 Paris Cedex 10 Té l. : 01 53 35 83 63 Fax : 01 44 89 92 77 La Maison des Artistes www.secuartsgraphiquesetplastiques.org Notice explicative déclaration de revenus et d activités 2012 IMPORTANT : Même si vous ne déclarez pas de revenu artistique en 2012 ou si vous

Plus en détail

La Maison des Artistes SÉCURITÉ SOCIALE

La Maison des Artistes SÉCURITÉ SOCIALE www.secuartsgraphiquesetplastiques.org Notice explicative déclaration de revenus et d activités IMPORTANT : Même si vous ne déclarez pas de revenu artistique en ou si vous avez cessé votre activité artistique,

Plus en détail

PLATEFORME NATIONALE DES CAFES CULTURES

PLATEFORME NATIONALE DES CAFES CULTURES PLATEFORME NATIONALE DES CAFES CULTURES En 2008, se sont déroulées les premières rencontres nationales des cafés cultures à Nantes. Ces rencontres ont immédiatement été suivies par la création de «la plateforme

Plus en détail

FOCUS Aperçu de la situation des travailleurs «seniors» sur le marché de l emploi bruxellois

FOCUS Aperçu de la situation des travailleurs «seniors» sur le marché de l emploi bruxellois Observatoire bruxellois de l Emploi Avril 2014 FOCUS Aperçu de la situation des travailleurs «seniors» sur le marché de l emploi bruxellois 1. Introduction : contexte et tendances générales Depuis maintenant

Plus en détail

Politique de formation continue

Politique de formation continue Politique de formation continue Adoptée le 31 mars 2006 Table des matières Introduction 3 Contexte 3 Engagements d Arrimage (principes directeurs) 4 Objectifs 5 Clientèle visée et champs de formation 6

Plus en détail

Exportation wallonne et certification ISO

Exportation wallonne et certification ISO Exportation wallonne et certification ISO Janvier 2015 1 Contenu 1. Introduction... 3 2. Méthodologie d analyse... 3 3. Résultats chiffrés... 4 3.1. Au global... 4 3.2. Répartition par province... 4 3.3.

Plus en détail

LE DEVENIR DES DIPLOMÉS DE LICENCE PROFESSIONNELLE 2010 DE L ub Situation au 1 er décembre 2012

LE DEVENIR DES DIPLOMÉS DE LICENCE PROFESSIONNELLE 2010 DE L ub Situation au 1 er décembre 2012 LE DEVENIR DES DIPLOMÉS DE LICENCE PROFESSIONNELLE 2010 DE L ub Situation au 1 er décembre 2012 Les résultats présentés dans ce document concernent le devenir professionnel des diplômés 2010 de licence

Plus en détail

MARCHÉ DE L EMPLOI. Chef de chantier - Conducteur de travaux. Un ZOOM sur les métiers. Description et conditions de travail.

MARCHÉ DE L EMPLOI. Chef de chantier - Conducteur de travaux. Un ZOOM sur les métiers. Description et conditions de travail. MARCHÉ DE L EMPLOI ANALYSE SEPTEMBRE 2013 Un ZOOM sur les métiers Chef de chantier - Conducteur de travaux Dans le cadre du Plan Marshall 2.vert, Plan stratégique transversal pour la Wallonie, le Forem

Plus en détail

NOTICE EXPLICATIVE IMPORTANT

NOTICE EXPLICATIVE IMPORTANT NOTICE EXPLICATIVE Pour demander votre affiliation au Régime de Sécurité Sociale des Auteurs, vous devez déclarer les revenus d auteur perçus au cours des deux années précédentes l année en cours de laquelle

Plus en détail

ANNEXE MÉTHODOLOGIQUE

ANNEXE MÉTHODOLOGIQUE ANNEXE MÉTHODOLOGIQUE 26 LES SOURCES L enquête annuelle d entreprise (EAE) L enquête annuelle d entreprise (EAE) est élaborée dans le cadre du règlement européen n 58 / 97 du Conseil du 20 décembre 1996

Plus en détail

Je suis artiste suisse et je souhaite jouer en France.

Je suis artiste suisse et je souhaite jouer en France. Cendryne Roé, Octobre 2011 Je suis artiste suisse et je souhaite jouer en France. De nombreux artistes suisses sollicitent régulièrement les salles de spectacles et autres bars à musique situés en France,

Plus en détail

L ESSENTIEL DES COMTPES

L ESSENTIEL DES COMTPES L ESSENTIEL DES COMTPES l association qui lutte contre la leucémie L ESSENTIEL 2014 DES COMPTES I - En préambule 3 II - Chiffres clés 4 III - Une volonté forte de limiter les frais de fonctionnement 5

Plus en détail

Etude d insertion des diplômés 2002 DFS et CA Période étudiée : 2005 (N+3)

Etude d insertion des diplômés 2002 DFS et CA Période étudiée : 2005 (N+3) Sommaire Etude d insertion des diplômés 00 DFS et CA Période étudiée : 005 (N+3) Présentation de l enquête Grille de lecture Principales données de l enquête principales données sur interprètes Les interprètes

Plus en détail

Droits d auteurs : quelles opportunités fiscales?

Droits d auteurs : quelles opportunités fiscales? Droits d auteurs : quelles opportunités fiscales? Vincent Lamberts et Jean-Luc Wuidard Avocats au Barreau de Liège 26 novembre 2010 Petit déjeuner conférence Etudes et Expansion ASBL Plan des exposés -1.

Plus en détail

Garantie Chômage des Dirigeants

Garantie Chômage des Dirigeants E NTREPRISE ET DIRIGEANT Dirigeants d entreprise? Pour combler un vide juridique, protéger son patrimoine et se donner le temps et les moyens de rebondir assurances APRIL Assurances vous propose une solution

Plus en détail

FERR RRQ CRÉDITS D IMPÔT

FERR RRQ CRÉDITS D IMPÔT FERR Fonds enregistré de revenu de retraite RRQ Régime de rentes du Québec SV Programme fédéral de la Sécurité de la vieillesse CRÉDITS D IMPÔT FERR. Page 03 RRQ....Page 06 SV...Page 13 Crédits d impôts..

Plus en détail

Est-il obligatoire d obtenir une licence d entrepreneur de spectacles pour produire une pièce?

Est-il obligatoire d obtenir une licence d entrepreneur de spectacles pour produire une pièce? La licence d'entrepreneur de spectacles Une fois la structure juridique (association, SARL, etc ) crée, il reste à obtenir le droit d exercer le métier d entrepreneur du spectacle. Cela passe par l obtention

Plus en détail

Mémoire soumis au COMITÉ PERMANENT DES FINANCES DE LA CHAMBRE DES COMMUNES SUR L EMPLOI CHEZ LES JEUNES AU CANADA AVRIL 2014

Mémoire soumis au COMITÉ PERMANENT DES FINANCES DE LA CHAMBRE DES COMMUNES SUR L EMPLOI CHEZ LES JEUNES AU CANADA AVRIL 2014 Mémoire soumis au COMITÉ PERMANENT DES FINANCES DE LA CHAMBRE DES COMMUNES SUR L EMPLOI CHEZ LES JEUNES AU CANADA AVRIL 2014 D ici au 1 er juillet 2017, un million de Canadiens obtiendront leur premier

Plus en détail

Élections fédérales - 2010. Revendications de SMartBe Association Professionnelle des Métiers de la Création

Élections fédérales - 2010. Revendications de SMartBe Association Professionnelle des Métiers de la Création Élections fédérales - 2010 Revendications de SMartBe Association Professionnelle des Métiers de la Création Revendications de SMartBe 1 Présentation de SMartBe...5 Élections fédérales - 2010 Revendications

Plus en détail

DISPOSITIONS GENERALES

DISPOSITIONS GENERALES Commission des arts de la scène Soutien à la création scénique indépendante DISPOSITIONS GENERALES 1. OBJECTIFS Dans le cadre de la politique culturelle de la Ville de Lausanne telle que définie dans le

Plus en détail

éclairages Le Contrat de sécurisation professionnelle LICENCIÉS ÉCONOMIQUES ET CSP : ANALYSE COMPARÉE PROFIL DES BÉNÉFICIAIRES ET SORTIE DU DISPOSITIF

éclairages Le Contrat de sécurisation professionnelle LICENCIÉS ÉCONOMIQUES ET CSP : ANALYSE COMPARÉE PROFIL DES BÉNÉFICIAIRES ET SORTIE DU DISPOSITIF éclairages ÉTUDES ET ANALYSES N 10 AVRIL 2015 LICENCIÉS ÉCONOMIQUES ET CSP : ANALYSE COMPARÉE PROFIL DES BÉNÉFICIAIRES ET SORTIE DU DISPOSITIF Parmi les licenciés économiques, ceux qui ont bénéficié du

Plus en détail

Le Contrat premier emploi

Le Contrat premier emploi www.far.be Le Contrat premier emploi Marie Greffe Septembre 06 Historique En 1999, afin de stimuler le travail des jeunes, Laurette Onkelinx (PS), alors ministre de l Emploi, lance l idée d un «Plan Rosetta»,

Plus en détail

Enseignement supérieur Recherche

Enseignement supérieur Recherche Enseignement supérieur Recherche Ministère de la Culture et de la Communication - 01/2012 61 CADRE DE DIRECTION EN ÉTABLISSEMENT D ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE RECHERCHE Code : RCH01 Cadre de direction

Plus en détail