Marchés financiers. Gestion de portefeuille, et des risques. Bertrand Jacquillat Bruno Solnik Christophe Pérignon. 6 e édition
|
|
|
- Gilles Lesage
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 Marchés financiers
2
3 management sup Gestion - finance Marchés financiers Gestion de portefeuille, et des risques 6 e édition Bertrand Jacquillat Bruno Solnik Christophe Pérignon
4 Dunod, Paris, 2014 ISBN
5 Chapitre 1 Table des matières Introduction 1 1 Marchés et titres financiers 9 Section 1 Les fonctions des marchés financiers 9 Section 2 Les catégories de titres financiers 14 Section 3 Les indices boursiers 22 Section 4 Panorama des principales Bourses mondiales 25 Section 5 La réglementation des marchés financiers 28 Section 6 Performances à long terme des classes d actifs 31 2 Organisation des marchés financiers 35 Section 1 Le marché des actions Euronext Paris 36 Section 2 Modèle d organisation de marché : principes généraux 41 Section 3 Modèle d organisation de marché : ordres et cotations 46 Section 4 Les coûts de transaction 55 Section 5 Marchés organisés de produits dérivés 56
6 Table des matières 3 L efficience des marchés financiers 61 Section 1 La définition du concept de marché efficient 63 Section 2 Les tests de l efficience des marchés 70 Section 3 La finance comportementale (Behavioral finance) 92 4 Risque, diversification et frontière efficiente 99 Section 1 Rentabilité, risque et diversification 100 Section 2 La frontière efficiente 110 Section 3 Value at Risk et autres mesures du risque Les modèles à facteurs 123 Section 1 Le modèle de marché 124 Section 2 Les modèles à plusieurs facteurs Les modèles d équilibre des actifs financiers et le prix du risque 147 Section 1 Le prix du risque : un modèle d équilibre 148 Section 2 L extension internationale 159 Section 3 L APT Les modèles d évaluation 169 Section 1 Le modèle d évaluation par actualisation des dividendes 170 Section 2 Le modèle d évaluation par la valeur d entreprise 179 Section 3 Le taux d actualisation approprié Obligations et taux d intérêt 189 Section 1 Les caractéristiques d une obligation 190 Section 2 Les bases du calcul actuariel 193 Section 3 La structure des taux d intérêt 199 Section 4 Le risque de taux d intérêt 204 Section 5 Le risque de crédit 210 Section 6 Le risque de liquidité 215 Section 7 Diverses obligations 217 VI
7 Table des matières 9 Les instruments de gestion des risques financiers : une introduction 231 Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. Section 1 Évolution des marchés dérivés 233 Section 2 Rôle des produits dérivés 235 Section 3 Effets réels des produits dérivés 238 Section 4 Utilisations en pratique Les contrats à terme 247 Section 1 Concepts de base 248 Section 2 Marchés et instruments 254 Section 3 Principes d évaluation des futures 267 Section 4 Utilisation des futures en couverture Les options 285 Section 1 Concepts de base 287 Section 2 Marchés et instruments 290 Section 3 Déterminants de la valeur d une option 295 Section 4 Le modèle d évaluation d options de Black et Scholes 303 Section 5 Extensions et applications 305 Section 6 Les stratégies de portefeuille avec options Swaps, dérivés de crédit et autres produits dérivés 335 Section 1 Les swaps 336 Section 2 Dérives de crédit 342 Section 3 Les produits structurés 347 Section 4 Les stock options La mesure de performance 359 Section 1 Le calcul de la rentabilité d un portefeuille 361 Section 2 L attribution de performance 365 Section 3 Risque et performance 366 Section 4 La mesure de performance dans la pratique 375 VII
8 Table des matières 14 Éléments de gestion de portefeuille 383 Section 1 La gestion globale 384 Section 2 La gestion passive 386 Section 3 La gestion active 391 Section 4 La gestion alternative et les hedge funds 400 Section 5 La gestion garantie Gestion des risques de marché 413 Section 1 Le cadre réglementaire 414 Section 2 Estimation de la Value at Risk 416 Section 3 Communication des banques sur leurs risques de marché 419 Section 4 Validation des modèles de risque 422 Section 5 Critiques et extensions de la Value at Risk 424 Bibliographie 429 Index 449 VIII
9 Introduction «L âge de la chevalerie a pris fin ; celui des sophistes, des économistes et des calculateurs lui a succédé». Edmond Burke, La théorie des marchés financiers et, partant, la compréhension de leur comportement ont fait des progrès considérables depuis cinquante ans. La connaissance de ces développements est d autant plus importante, qu à la fois les comportements des acteurs et les conditions de fonctionnement des marchés financiers rendent ceux-ci de plus en plus efficients au sens économique du terme. Les progrès de la théorie et l évolution du champ d étude qu elle cherche à mieux formaliser ont eu, et continueront d avoir dans l avenir, des implications profondes sur la gestion financière des entreprises, l économie financière et bancaire, et la gestion de portefeuille. La théorie financière indique que dans un marché efficient, et il existe de nombreuses preuves que tous les grands marchés financiers du monde s approchent de cette caractéristique, l ensemble des informations disponibles sur les titres financiers, le marché, l économie, etc., sont reflétées très rapidement dans les cours. Aussi, en général, le cours d un actif est très proche de sa valeur intrinsèque ou «vraie valeur». 1
10 Introduction C est la concurrence acharnée que se font les investisseurs entre eux pour maximiser leurs gains qui rend les cours des actifs financiers proches de leur valeur intrinsèque. Les résultats de recherches à la fois nombreuses et sérieuses ont confirmé la valeur de l hypothèse d efficience des marchés. Ces recherches ont trait à la fois à la vérification de l indépendance des taux de rentabilité successifs des actifs financiers, à leur comportement à la suite de l annonce par les sociétés d événements financiers occasionnels tels que la distribution d actions gratuites, l annonce des résultats et à l évaluation de la performance des gérants de portefeuille. Certes, nous n irons pas jusqu à dire que tous les marchés financiers sont parfaitement efficients et que la réalisation de profits est purement aléatoire ; c est justement l action de ces investisseurs à la recherche de profits exceptionnels qui rend le marché plus efficient. Toutefois, les résultats des études statistiques et l observation de tous les professionnels montrent que les marchés sont suffisamment proches de l efficience pour utiliser la théorie financière comme base de toute analyse financière et structuration d une gestion des risques. Les évolutions technologiques récentes qu ont connues les marchés financiers, comme le trading à haute fréquence ont conduit les prix des titres à converger plus rapidement vers leur valeur d équilibre. Cependant, en présence de frictions, certains déséquilibres ne pourront pas être exploités par les investisseurs : il s agit des limites de l arbitrage. De plus, en pratique, la psychologie des investisseurs peut également expliquer certaines déviations du concept d efficience. Celles-ci font l objet de la finance comportementale. La volatilité importante des marchés et l accent mis sur la gestion des risques ont entraîné le développement d instruments adaptés à la gestion des risques. Ces nouveaux instruments financiers ont révolutionné les méthodes de gestion et ce, que ce soit dans le domaine de la gestion de portefeuille, de la gestion de trésorerie d entreprise, de la gestion bancaire et plus généralement de toute stratégie financière. De plus, de nombreuses évolutions récentes ont modifié en profondeur les marchés financiers : l émergence du shadow banking et de la désintermédiation financière (financement des entreprises directement sur les marchés et non plus par les banques) ; la croissance soutenue des ETF et de l investissement passif ; le spectre du risque systémique qui a suivi la crise financière et la crise des dettes souveraines en Europe ; l augmentation continue de la complexité des produits financiers offerts aux entreprises et aux investisseurs. En réaction, le cadre réglementaire a dû être renforcé en profondeur au niveau national et supranational. Ces diverses réflexions justifient le plan qui a été retenu pour cet ouvrage dont cette sixième édition a été profondément actualisée et refondue. Le chapitre 1 est consacré à la présentation des institutions boursières françaises et étrangères et à leur environnement. Il permet de familiariser le lecteur avec le cadre institutionnel des marchés financiers. 2
11 Introduction Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. Le chapitre 2 a pour objet de présenter l essentiel du cadre opérationnel des marchés financiers (actions, obligations et produits dérivés). Il porte sur les processus qui conduisent à l échange des titres financiers et à la formation de leur prix. Le chapitre 3 développe le concept d efficience des marchés financiers et expose les méthodologies des tests et les principaux résultats empiriques, obtenus tant sur les marchés financiers européens qu américains, visant à démontrer l efficience des marchés financiers sous leurs différentes formes. La théorie de l efficience des marchés financiers a des implications quant aux relations qui existent entre la rentabilité et le risque d un investissement. Le chapitre 3 introduit certaines justifications à la non-efficience des marchés basées sur la psychologie des investisseurs et souvent regroupées sous le terme de finance comportementale (behavioral finance). Le chapitre 4 présente les fondements de la théorie du portefeuille et l analyse rigoureuse de la rentabilité et du risque d un seul actif puis d un portefeuille, et le concept de frontière efficiente permettant d optimiser le couple rentabilité/risque. Ce chapitre introduit par ailleurs des mesures de risque global utilisées dans les institutions financières, et notamment la value at risk. Dans la mesure où les investisseurs s efforcent de minimiser le risque, ils n acceptent de prendre des risques supplémentaires, c est-à-dire de porter leur choix sur des valeurs risquées, qu à condition d en être récompensés par un supplément de rentabilité. C est un des apports éminents de la théorie financière moderne que d avoir formalisé, dans un cadre rigoureux, la relation qui existe entre la rentabilité et le risque. Cette formalisation revêt à la fois un caractère empirique et normatif. Le premier type de formalisation à caractère pratique constitue les modèles à facteurs et notamment le modèle de marché qui font l objet du chapitre 5 ; le second type de formalisation est les modèles d équilibre des actifs financiers et notamment le Capital Asset Pricing Model ou Modèle d équilibre des actifs financiers (MEDAF) qui font l objet du chapitre 6. Ces derniers réalisent la construction rigoureuse et générale, fondée sur l efficience des marchés, de la théorie financière moderne. Le chapitre 7 traite des principaux modèles d évaluation d actions et montre comment l on peut intégrer certains des aspects essentiels de la théorie moderne des marchés financiers dans l évaluation et le contrôle financier. Les modèles d évaluation traitent l action comme un actif dont le prix est égal à la valeur des dividendes futurs actualisés à un certain taux. Le chapitre 8 est consacré à la gestion obligataire. Il s agit d un chapitre important, ne serait-ce qu en raison du montant des capitaux engagés dans ce type d investissement ; là aussi, l évaluation et la gestion des risques sont des éléments essentiels. En particulier, l accent est mis sur la mesure et la gestion du risque de contrepartie et du risque de liquidité. Sont analysées à la fois les obligations à taux fixe et les obligations indexées et à taux variable. 3
12 Introduction Les quatre chapitres qui suivent sont consacrés aux produits dérivés : contrats à terme (futures), options, swaps, dérivés de crédit, etc. Ces instruments permettent une gestion fine des risques en fonction d anticipations particulières ou de craintes soudaines. Le levier financier apporté par ces instruments, leur souplesse d utilisation associée à des frais de transaction très faibles, permettent une gestion des risques très précise. Le chapitre 9 présente le rôle et l importance des produits dérivés dans l économie et décrit également comment ces produits sont utilisés concrètement par (1) les entreprises françaises pour gérer leur risque de change et (2) les gestionnaires d actifs. Le chapitre 10 traite des contrats à terme et notamment ceux négociés sur des marchés organisés (contrats futures). Outre les contrats classiques sur marchandises, devises, taux d intérêt et indices boursiers, plusieurs types de contrats à terme récemment développés sont discutés : contrats sur variables météorologiques, indices immobiliers et volatilité. Les principes de valorisation des contrats à terme sont présentés, ainsi que la manière dont ces contrats peuvent être utilisés en pratique par un investisseur ou un trésorier d entreprise. Le chapitre 11 est consacré aux marchés conditionnels, c est-à-dire aux options sur actions, indices boursiers, change, or et taux d intérêt. La théorie de l évaluation des options est présentée avec le modèle de Black et Scholes ainsi que ses applications à d autres instruments tels que les obligations convertibles. Sont également discutées les mesures de risques propres aux produits dérivés et des stratégies de portefeuille basées sur les options. Le chapitre 12 examine plusieurs classes de produits dérivés, tels que les swaps, les dérivés de crédit et les produits structurés. Ce chapitre montre également que les produits dérivés sont également utilisés comme outil de rémunération des salariés. Le domaine de la gestion de portefeuille étant devenu très concurrentiel et très professionnel, les résultats des gestions sont de plus en plus évalués, contrôlés et comparés. Dans cet esprit, le chapitre 13 traite de la mesure de performance. Le chapitre 14 intègre tous ces concepts et techniques et présente leur application dans la pratique de la gestion de portefeuille, compte tenu des différents styles de gestion : globale, passive, active, alternative et garantie. Enfin, le chapitre 15 a pour objet la mesure et la gestion des risques de marché. En particulier, il décrit les méthodes utilisées en pratique afin de mesurer les risques de marché, les procédures de validation des modèles de risque, et finalement les critiques et extensions des mesures de risques actuelles. Nous verrons entre autre comment mesurer la contribution d une institution au risque du système financier. L ambition de cet ouvrage, à travers cette nouvelle édition profondément remaniée par rapport à la précédente, est de présenter les concepts et les techniques modernes d analyse des marchés financiers et leurs applications à la gestion de portefeuille et à la gestion des risques. Le souci de rendre sa compréhension claire, en allégeant la 4
13 Introduction formulation mathématique au profit des concepts et des applications pratiques, devrait en faire un ouvrage d intérêt à la fois pour les étudiants et les professionnels. Le lecteur à la recherche de démonstrations rigoureuses pourra se référer aux nombreux articles cités. Les énormes profits réalisés par de nombreuses institutions financières au début de ce millénaire semblaient suggérer que les préceptes de la théorie moderne n étaient pas valides. La théorie financière postule que les marchés financiers sont efficients et qu il n y a pas de rentabilité sans prise de risque ; et encore, les risques qui peuvent être diversifiés ne devraient même pas être rémunérés. Pourtant les banques utilisaient et proposaient à leurs clients de nombreuses stratégies d investissement dites à très faible risque, mais qui leur procuraient une rentabilité élevée. La crise financière de a rappelé avec force les principes de la théorie financière et a démontré combien ces institutions financières et de nombreux investisseurs étaient dans l erreur. Cet ouvrage devrait permettre une meilleure compréhension des concepts, de la valorisation et de l utilisation des investissements financiers dans le cadre d une gestion des risques contrôlée. Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. 5
14
15 Chapitre 1 Marchés et titres financiers Section 1 Section 2 Section 3 Section 4 Section 5 Section 6 Les fonctions des marchés financiers Les catégories de titres financiers Les indices boursiers Panorama des principales Bourses mondiales La réglementation des marchés financiers Performances à long terme des classes d actifs SOMMAIRE
16 Chapitre 1 Marchés et titres financiers Les marchés financiers permettent la confrontation de l offre et de la demande de capitaux à la fois sur le marché primaire à l occasion de nouvelles émissions ou d introductions en Bourse de sociétés, et sur le marché secondaire grâce à la liquidité et à la transparence qu ils procurent. In fine, la demande de capitaux émane des entreprises pour le financement de leurs investissements, de l État et des collectivités locales pour les mêmes raisons et pour la couverture des déficits publics. L offre de capitaux émane principalement des ménages qui assurent leur consommation future par l épargne qu ils constituent et qu ils apportent au système financier, soit directement, soit indirectement par le biais des investisseurs institutionnels que sont notamment les compagnies d assurances, les caisses de retraite, les fonds souverains, etc. Une organisation efficace de cette rencontre entre l offre et la demande de capitaux est la condition de l efficience allocationnelle de la Bourse et des marchés financiers. Les marchés de capitaux peuvent donc être considérés comme un système industriel de collecte, de transformation et d allocation des ressources financières. Il est donc essentiel qu ils jouent effectivement leur rôle, c est-à-dire que leur fonctionnement soit peu coûteux, et que les prix des titres qui s y négocient soient aussi proches que possible de leur «vraie valeur». Depuis le début des années quatre-vingt, les marchés financiers français et européens d actions se sont profondément transformés. La concurrence entre marchés nationaux, l introduction de l euro et l application de la directive européenne sur les services d investissement, ont donné lieu à de multiples modifications législatives et réglementaires qui ont profondément affecté le paysage boursier français et européen, et la transposition en France de la Directive concernant les marchés et d instruments financiers (MiFID), qui met fin à l obligation de concentration des ordres. Ce processus de transformation ne montre aucun signe de ralentissement, au contraire, et ce pour plusieurs raisons. Chaque système national se trouve en concurrence de plus en plus aiguë avec d autres, voire avec des systèmes transnationaux. Ainsi, le nombre de marchés d actions en Europe s est fortement réduit au fil des années (une douzaine en 2013), comme cela a commencé avec le rapprochement en une seule entité Euronext des Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne, et comme s est considérablement réduit le nombre de Bourses américaines (plus d une centaine au début du xx e siècle) 1. Avec le développement des télécommunications et de l informatisation apparaissent depuis une dizaine d années des systèmes de cotation ou d exécution, dont la plupart sont virtuels tels que les Electronic Computerized Network (ECN), et qui sans avoir tout à fait le statut de marché boursier, en assurent certaines fonctions. La crise financière de 2008 ne peut qu accélérer le développement des marchés financiers organisés par rapport aux 1. Voir Blume, Siegel et Rottenberg (1993). 8
17 Marchés et titres financiers Chapitre 1 transactions de gré à gré qui font courir un important risque de contrepartie aux opérateurs. Ce chapitre a pour objet de présenter l essentiel du cadre institutionnel dans lequel s insère la gestion de portefeuille 1. Section 1 LES fonctions des marchés financiers La fonction primordiale d un marché financier est de faciliter une allocation efficace des ressources à la fois dans le temps et dans l espace. Au niveau le plus agrégé, le marché financier assure six fonctions essentielles. Il permet le transfert des ressources économiques dans le temps et dans l espace ; la mutualisation des ressources ; l allocation et la gestion des risques ; la liquidité des investissements ; le transfert d informations par les prix ; le contrôle et la discipline des équipes dirigeantes. 1 Le transfert des ressources économiques Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. En tant que marché primaire, le marché financier permet de lever du capital et de transformer directement l épargne des ménages en ressources longues pour les collectivités publiques et privées ; en contrepartie des capitaux qu elles recueillent sur ce marché, les collectivités émettent des valeurs mobilières qui matérialisent les droits acquis par ceux qui ont apporté ces capitaux. Cette fonction de marché primaire peut être appréhendée à l aide du schéma reproduit sur la figure 1.1, qui représente les flux nets entre les principaux agents économiques. Tous les flux nets partent des agents ayant des capacités de financement pour aller vers les agents ayant des besoins de financement. Seuls les flux les plus significatifs, numérotés de 1 à 8, sont reproduits sur la figure Certaines parties de ce chapitre sont adaptées de Hamon et Jacquillat (2013). 9
18 Chapitre 1 Marchés et titres financiers 4 7 Entreprises 5 Institutions financières Marché financier Système financier Administrations Ménage Source : Euronext Paris. Figure 1.1 Le marché financier dans le système financier Les flux nets partant des particuliers sont au nombre de trois. Le flux 1 représente les capitaux placés par les ménages auprès des institutions financières : dépôts à vue ou à terme auprès des banques et des caisses d épargne, dans les SICAV et autres fonds d investissements, dans des contrats d assurance-vie et des régimes de retraite. Le flux 2 concerne les souscriptions de titres effectuées sur le marché financier par les SICAV (sociétés d investissement à capital variable) et autres fonds d investissements. Le flux 3 représente pour l essentiel les dépôts des particuliers auprès de la banque postale et leurs souscriptions de bons du Trésor. Les flux nets partant des institutions financières sont aussi au nombre de trois. Le flux 4 concerne les crédits accordés par les institutions financières aux entreprises, le flux 5 les souscriptions d actions et d obligations effectuées par les institutions financières sur le marché (les entreprises d assurances et, dans de nombreux pays, les fonds de pension représentent le principal souscripteur net). Le flux 6 représente essentiellement les bons du Trésor souscrits par les banques et les autres intermédiaires financiers ainsi que les prêts directs accordés par les institutions financières aux collectivités locales et aux organismes publics de construction. Le marché financier met en présence demandeurs et offreurs de capitaux à long terme. Les flux partant du marché financier sont doubles. Le flux 7, le plus important, concerne les émissions d actions et d obligations effectuées par les entreprises tant du secteur public que du secteur privé. Le flux 8 représente le financement des 10
19 Marchés et titres financiers Chapitre 1 administrations par l émission d obligations sur le marché financier : emprunts d État, emprunts des collectivités locales, tels que départements, communes, villes et organismes divers. Le schéma de la figure 1.1 vaut dans un cadre national, en l occurrence ici français, qui ne tient pas compte de la mondialisation et de la globalisation financières. Les flux en provenance de l extérieur ou allant à l extérieur n y sont qu implicitement représentés. Ils ont pris une importance croissante, avec l émergence de nouveaux marchés financiers, notamment dans les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) et l apparition de nouveaux investisseurs institutionnels, tels que les fonds souverains. En définitive, le marché financier permet le transfert des ressources économiques à la fois dans le temps et dans l espace, entre les pays et entre les différents secteurs de l économie. 2 La mutualisation des ressources Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. C est ce qu on appelle «l économie du pooling», qui peut être considérée tant du point de vue des entreprises que de celui des investisseurs. Du point de vue des entreprises, il y a inadéquation entre la richesse individuelle, aussi importante soit-elle, et la taille des entreprises. En tout état de cause, les tailles optimales des entreprises sont incomparablement plus élevées que les richesses familiales. S ils n étaient reliés à un grand nombre d investisseurs, les entrepreneurs ou les dirigeants à la tête d entreprises demandeurs de capitaux seraient contraints de faire fonctionner ces entreprises à une échelle largement inférieure à l échelle optimale. Par conséquent, la possibilité de mettre des capitaux en commun est nécessaire à l efficacité du processus de production et les entreprises ont besoin d instruments de mutualisation élaborés pour pouvoir accéder à faible coût à des fonds suffisamment importants. Il existe une demande de mutualisation de la part des entreprises, mais il existe aussi une demande de mutualisation de la part des investisseurs, pour des raisons de diversification (voir chapitres 4 et 5) et de liquidité. La fonction de mutualisation qu offrent les marchés financiers joue donc un rôle social incontestable. 3 L allocation et la gestion des risques Les analyses traditionnelles du système financier insistent sur son rôle dans l allocation efficace du capital au sein de l économie. Mais une autre fonction tout aussi importante du système financier, l allocation efficace du risque au sein de l économie, est moins bien comprise. 11
20 Chapitre 1 Marchés et titres financiers Prenons un exemple, celui de l effet de l introduction en Bourse des actions d une entreprise financée uniquement par des capitaux propres. Cette opération de mise sur le marché permet à certains d acquérir le risque des actions de l entreprise, et au contraire à d autres de s en défausser. Ce risque n est pas un risque supplémentaire dans l économie, simplement la titrisation du risque de l activité de l entreprise ; il est réparti différemment, et améliore la situation des individus qui peuvent ainsi gérer de manière plus fine les risques auxquels ils sont exposés. Un actionnaire familial dont toute la fortune est concentrée sur le risque d une seule entreprise pourra ainsi diversifier son risque. Poursuivons l exemple. Maintenant, l entreprise émet de la dette et utilise tout ou partie du produit de cette émission pour racheter une partie de ses actions. Le risque de l entreprise est assumé par deux catégories d individus détenant des droits différents sur des actions et/ou sur de la dette risquée mais globalement le risque ne change pas. Le risque est simplement titrisé de manière différente. Allons plus loin, si, au lieu d émettre directement de la dette, l entreprise emprunte des fonds à une banque pour racheter tout ou partie de ses actions, le risque total de l entreprise est alors assumé par ses propres actionnaires d une part, et par les actionnaires et les déposants de la banque d autre part. Dans cet exemple, le risque économique n a ni diminué ni augmenté, il a été reporté différemment en satisfaisant sans doute davantage les préférences des individus. Les actions et les obligations sont des titres primaires. Les produits dérivés (options, contrats à terme ) en revanche, sont des contrats bilatéraux qui ne reposent pas sur la titrisation directe d un risque réel. C est par comparaison aux marchés de titres primaires que les marchés de titres dérivés sont assimilés à des casinos et accusés d ajouter un risque superflu au risque réel de l économie. Comme nous le verrons au chapitre 9, cette conception des instruments dérivés qui permettent une gestion fine des risques, est erronée. 4 La liquidité des investissements On peut d autant plus s engager dans des activités risquées que l on peut se défaire aisément de son engagement, c est-à-dire s il existe un marché liquide des engagements. La liquidité d un titre est caractérisée par un ensemble de propriétés telles que l achat ou la vente puissent être réalisés sans délai et que la transaction ne provoque pas de décalage de prix. La liquidité signifie la possibilité de revenir sur une décision d investissement, prise antérieurement, à un coût de transaction aussi faible que possible. Les marchés financiers offrent la liquidité et donnent ainsi la possibilité aux investisseurs de raccourcir, s ils le souhaitent et pour toutes sortes de raisons, l horizon de leur engagement d investissement, réduisant ainsi l incertitude inévitablement 12
21 Marchés et titres financiers Chapitre 1 liée aux actifs financiers à long terme. Dans ces conditions, les investisseurs sont prêts à prendre davantage de risque et exigent une rentabilité plus faible de leurs investissements, ce qui a pour conséquence que les entreprises peuvent se financer à moindre coût. 5 Le transfert d informations par les prix Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. Les marchés financiers représentent une mine d informations pour et sur les entreprises, de par les prix des actifs financiers qui y sont cotés. Ainsi, les marchés des bons du Trésor et des obligations du Trésor Public renseignent sur le rendement exigé par les investisseurs pour emprunter et prêter des fonds à court terme et à long terme (par ailleurs une des composantes essentielles du coût du capital pour une entreprise). Les écarts de rendement (spread) entre les OAT (obligations assimilables au Trésor) classiques et les OATi (obligations assimilables du Trésor indexées sur l inflation) permettent d estimer l inflation anticipée à l échelle de l économie tout entière pour toutes sortes d échéances. L écart de rendement entre les obligations émises par les entreprises privées et les OAT renseigne sur le risque de ces entreprises tel qu il est perçu. De même, les cours des actions constituent, compte tenu de certaines hypothèses, un indicateur de la prime de risque demandée par les investisseurs pour accepter le risque inhérent à ces produits (autre aspect déterminant pour calculer le coût du capital d une entreprise). Quant aux marchés dérivés ayant pour sous-jacents les actions, les niveaux des indices boursiers et d autres classes d actifs, ils recèlent aussi énormément d informations, notamment sur l incertitude et la volatilité anticipée des cours des titres des sociétés cotées en Bourse, des indices boursiers, des taux d intérêt, des taux de change, des matières premières, etc. (cf. chapitre 11). Ces informations agrégées sont utiles à la fois pour les investisseurs et les entreprises. Quelle que soit leur activité, ces dernières peuvent extraire et analyser ces données et s en servir notamment pour prendre des décisions d investissement. En définitive, par le transfert d informations sur les prix qu ils permettent, les marchés financiers facilitent la coordination de la prise de décision décentralisée dans les différents secteurs de l économie. 6 Le contrôle et la discipline des équipes dirigeantes Lorsque la taille de l entreprise augmente, la question de la délégation par les propriétaires de la gestion de l entreprise se pose avec une acuité plus grande. Le risque d une divergence entre les objectifs poursuivis par les dirigeants et les pro- 13
22 Chapitre 1 Marchés et titres financiers priétaires/actionnaires se pose, ainsi que le soulignait déjà Schumpeter (1927) 1. Dans cette optique, le marché financier facilite l incitation, le contrôle, la discipline et la sanction des équipes dirigeantes : Incitation, par la mise en place de politiques de rémunération indexées sur la progression des cours et la création de valeur actionnariale, ce qui peut faciliter la convergence des intérêts des actionnaires et des dirigeants (cf. chapitre 12). Contrôle, dans la mesure où les exigences de communication sont plus strictes et davantage réglementées pour les entreprises cotées, que ces entreprises sont suivies par de nombreuses équipes d analystes financiers et que l information sur les décisions susceptibles de faire varier les cours est diffusée très largement. Discipline et sanction, via les mécanismes d offres publiques. Les opérations de restructuration par le marché boursier peuvent s effectuer sous la forme d offres publiques d achat (OPA), d offres publiques d échange (OPE) ou de négociations de blocs de titres. Redoutant de telles opérations qui mettraient leur position en danger, les dirigeants sont incités à gérer en créant de la valeur pour les actionnaires, c està-dire à prendre les décisions susceptibles de maximiser la capitalisation boursière. Section 2 Les catégories de titres financiers Les titres financiers prennent différentes formes : action, obligation, warrant, certificat d investissement, option, tracker, etc. Les titres financiers sont émis par les entreprises pour lever des fonds nouveaux (actions, obligations, certificats d investissement, par exemple), ou par des organismes financiers comme outils facilitant la gestion des risques (warrants, options) ou la gestion de portefeuille (trackers) 2. Jusqu à une époque récente, les titres financiers étaient représentés essentiellement par deux catégories de titres qui matérialisaient les droits acquis par ceux ayant apporté des capitaux à une collectivité émettrice publique ou privée. Ceux-ci se différenciaient selon la nature des droits qu ils représentaient et partant, selon leurs caractéristiques économiques : les actions qui confèrent à leurs possesseurs la qualité d associé dans une société de capitaux ; les obligations représentatives d un droit de créance. Ces deux catégories de titres se sont diversifiées, à tel point qu elles sont devenues des familles de titres, à l intérieur desquelles des formes hybrides de titres financiers se sont développées. 1. «As the industrial units tend to grow, the management tends more and more to be divorced from ownership», Schumpeter (1927). 2. Voir aussi Hamon et Jacquillat (2013). 14
23 Marchés et titres financiers Chapitre 1 1 Les actions Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. L action se définit ainsi comme un titre de participation dans une société de capitaux qui confère à son possesseur la qualité d associé et, sauf exception, lui donne un droit proportionnel sur la gestion de l entreprise, sur les bénéfices réalisés et sur l actif social. Droit de regard sur la gestion de l entreprise, dans la mesure où l assemblée des actionnaires élit et contrôle l organe responsable de la gestion de la société, conseil d administration ou conseil de surveillance, lequel dans ce dernier cas nomme le directoire. Droit à l information, dans la mesure où les actionnaires ont droit à la communication des documents indispensables à leur information sur l activité et les résultats de la société. Droit sur les bénéfices, qui sont répartis entre la mise en réserve et la distribution de dividendes aux actionnaires de la société, le montant du dividende étant donc fonction de l évolution des résultats de la société et de l affectation qui leur est donnée. Pour ce motif, l action est une valeur à «revenu variable». Enfin, droit sur l actif net de la société, c est-à-dire sur l ensemble de son patrimoine, déduction faite de ses dettes, en cas de liquidation. Une des manifestations de ce droit s exerce à travers les augmentations de capital pour lesquelles, sauf s ils y ont explicitement renoncé, les actionnaires jouissent en France d un droit préférentiel matérialisé par un droit de souscription (émission d actions en numéraire) ou par un droit d attribution (émission d actions gratuites). Ce droit possède en lui-même une valeur et peut être, au choix de l actionnaire, soit utilisé pour participer aux augmentations de capital, soit vendu en Bourse où il est négocié en même temps que les actions de la société pendant la période d émission. Il existe par ailleurs d autres catégories d actions ayant sur le plan juridique des droits différenciés par rapport à ceux des actions ordinaires. Les actions de priorité ou actions préférentielles confèrent des avantages par rapport aux actions ordinaires qui concernent essentiellement la répartition des bénéfices, dividende plus élevé ou dividende prioritaire. Les actions à dividende prioritaire sans droit de vote en constituent une variante. En échange d un dividende plus élevé ou prioritaire, ces actions sont sans droit de vote. Le tableau 1.1 reproduit un extrait de la présentation en temps reel de la cote pour deux groupes français, Accor et EADS. On y lit les données d identification des valeurs, leurs cours, et des informations propres à l entreprise (dividende, PER, rendement, ainsi que le consensus des analystes financiers). 15
24 Chapitre 1 Marchés et titres financiers Tableau 1.1 Cote boursière pour une action Code Accor (AC) FR Dernier échange : date/ heure prix 04/09/13 10:36:10 28,855 04/09/13 10:36:12 44,045 Ouverture + haut + bas 28,870 29,085 28,760 44,290 44,360 43,780 % veille % 1 janv. +1,33% +8,19% Volume Nombre de titres Valorisation Dernier dividende PER rendement 0,76 21,4 2,66% 0,60 15,74 2,29% Objectif cours Médiane des Recommandations (1=acheter, 5=vendre) 31,00 2,18 sur 5 EADS (EAD) NL ,60% +49,14% 51,00 1,58 sur 5 Les deux titres appartiennent à l indice CAC 40 et au compartiment A d Eurolist qui regroupe des titres à forte liquidité, les titres sont admis aux opérations en Service à Règlement Différé (SRD). Pour Accor, le mnémonique est AC, l identification est donnée par le code ISIN qui est FR Les prix de transaction sont indiqués en euros. En séance, le cours a gagné 1,33 %, et 8,19 % depuis le début de l année Le nombre de titres échangés en séance a été de , alors que le nombre de titres admis en Bourse est légèrement supérieur à 227 millions. La capitalisation boursière est de millions d euros. Le dernier dividende détaché le 3 mai 2013 a été de 0,76. Le multiple du bénéfice estimé 2013 (PER) est de 21,4 et le taux de rendement (rapport entre le dividende et le cours) de 2,66 %. Pour EADS, le mnémonique est EAD, l identification est donnée par le code ISIN qui est NL En séance, le cours a perdu 0,60 % mais il a gagné 49,14 % depuis le début de l année Le nombre de titres échangés en séance a été de , alors que le nombre de titres admis en Bourse est d environ 787 millions. La capitalisation boursière est de millions d euros. Le dernier dividende détaché le 31 mai 2013 a été de 0,60. Le PER par rapport au bénéfice estimé 2013 est de 15,74 et le taux de rendement de 2,29 %. Source : 4 septembre Les obligations Pour trouver les capitaux nécessaires au développement de ses activités, une collectivité peut également émettre des titres de créance. Appelés «obligations», ces titres donnent à leurs détenteurs la qualité de créancier de la collectivité émettrice qui s engage à les rembourser à une échéance déterminée et à leur verser un intérêt annuel fixe, d où leur nom de valeurs à «revenu fixe». Les caractéristiques principales de chaque obligation sont décrites dans le contrat d émission, qui précise le prix d émission, l intérêt ou coupon versé chaque année, sa périodicité (année, semestre ou trimestre), le prix de remboursement et ses modalités. 16
25 Marchés et titres financiers Chapitre 1 Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. Les modalités d amortissement déterminent les conditions dans lesquelles les obligataires seront remboursés et donc la durée de vie de l emprunt. Ces diverses caractéristiques ainsi que certaines autres clauses permettent de définir le «taux de rendement actuariel», coût annuel pour la collectivité émettrice d une telle opération, ainsi que le risque de l obligation (cf. chapitre 8). Au contraire des actions qui ne peuvent être créées que par des sociétés de capitaux, les obligations peuvent être émises par des collectivités de statuts juridiques divers : l État, les collectivités du secteur public ou semi-public : régions, départements, villes, entreprises publiques, etc., et les sociétés de capitaux du secteur privé. Il faut signaler une technique particulière d émission d obligations utilisée par l État en France et dans de nombreux autres pays : elle concerne les obligations assimilables du Trésor (OAT). L assimilation consiste à rattacher une nouvelle émission d obligations à une tranche d emprunt émise précédemment, mais dans les conditions du marché au moment de la nouvelle émission. Les obligations assimilables, qui permettent de ne pas multiplier les lignes de cotation, peuvent être émises par les entreprises privées et publiques, mais le plus gros émetteur français est le Trésor Public avec les OAT. Dans la famille obligataire sont apparues d autres formes d obligations : Les obligations à coupon zéro qui ne donnent lieu à aucun versement de coupon. Elles existent aujourd hui en France surtout sous forme d OAT démembrées 1. Les obligations indexées qui représentent des obligations dont la valeur de remboursement, et parfois l intérêt annuel, est indexée. Les clauses d indexation actuellement utilisées pour fixer le prix de remboursement sont diverses : un indice boursier, l inflation, le cours de l action ou la valeur d un panier d actions, un taux de référence. Les obligations assimilables du Trésor protégées contre l inflation (oati) qui sont des emprunts obligataires émis par l État français. Le Trésor public français a émis pour la première fois des obligations indexées sur l inflation, les OATi en septembre En juillet 1999, l État émet l oat 2029, échéance 25 juillet 2029, d une coupure nominale de 1 et rapportant un coupon réel de 3,4 %. Le principal est protégé contre l inflation, grâce à une indexation sur une référence quotidienne calculée en fonction de l indice français des prix à la consommation hors tabac publié tous les mois par l insee. Le coupon versé annuellement, appelé coupon réel, est également protégé contre l inflation, car il est calculé en pourcentage, fixe, du principal indexé. Le principal est par ailleurs garanti au pair, ce qui signifie que, dans l hypothèse d une baisse des prix sur un an, la clause d indexation ne joue plus et que le montant du rembourse- 1. Une obligation démembrée est une obligation classique qui est transformée en autant d obligations coupon zéro qu il y a de flux de coupon et de remboursement dans l obligation classique. Les opérations de démembrement des OAT sont organisées avec des intermédiaires financiers appelés Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT). La première obligation démembrée a été émise en mai 1991, l OAT 8,5 %, échéance octobre
26 Chapitre 1 Marchés et titres financiers ment ne peut être inférieur à la mise de fonds initiale. D autres emprunts avec protection contre l inflation européenne ont été émis par l État français (oatei). Les obligations à taux variable ou flottant dont le coupon est indexé sur un taux à court terme (taux libor notamment). De telles obligations existent dans de nombreux pays. La cotation d une obligation En Bourse, c est la valeur d une part de l emprunt qui fait l objet d une cotation. Le cours est exprimé «en pourcentage de la valeur nominale et au pied du coupon». Un emprunt obligataire est divisé en parts d une valeur nominale donnée. L obligation assimilable du Trésor (oat 4 % 2038) dont le code isin est FR a une valeur nominale de 1. L intérêt est payé sur la base d un taux nominal de 4 %. L usage est de payer les intérêts prorata temporis. Le coupon couru désigne la partie des intérêts que l acheteur, entre deux dates de paiement des intérêts par l émetteur, doit payer au vendeur, en l occurrence 3,463 % dans l exemple. En Bourse, c est la valeur d une part de l emprunt qui fait l objet d une cotation. L expression du cours est «en pourcentage de la valeur nominale et au pied du coupon». Ce n est donc pas le prix à payer que le marché affiche, ce dernier peut toutefois être facilement reconstitué. Le prix à payer par le vendeur est égal à la somme du cours et du coupon couru que multiplie la valeur nominale. Ainsi le 4 septembre 2013, l oat 4 % 2013 cote 109,32 %, le coupon couru est de 3,463 % et le prix à payer est de 1,12783 par titre puisque la valeur nominale est de 1. Tableau 1.2 Cote boursière pour une action Valeur : OAT 4 % 25 octobre Émetteur : République française FR Cours : 109,32 Catégorie : Emprunt d État Nominal : 1,00 Fréquence du coupon (années) : 1 Date d émission : 12/09/2006 Taux nominal (%) : 4,00 Date de maturité : 25/10/2038 Coupon couru (%) : 3,463 Devise de cotation : EUR Taux actuariel (%) : 3,4398 D après le site internet du 4 septembre Les titres financiers hybrides Ce sont des titres qui possèdent certaines caractéristiques des actions et des obligations. Citons notamment les obligations convertibles en actions, les obligations remboursables en actions (ORA), les obligations à bons de souscription d actions (OBSA), les obligations à bons de souscription d actions remboursables (OBSAR), 18
27 Marchés et titres financiers Chapitre 1 les obligations convertibles échangeables en actions nouvelles ou à émettre (OCEANE), les obligations remboursables en actions nouvelles ou en numéraire (ORANE). Les obligations convertibles en actions sont des obligations émises avec un intérêt et un prix de remboursement fixe, mais qui peuvent également être converties en actions de l émetteur. Le détenteur de l obligation convertible aura intérêt à convertir l obligation en actions si la valeur des actions devient supérieure au prix de remboursement de l obligation. Cette possibilité de choix se paie sous la forme d un taux d intérêt servi aux obligations convertibles inférieur à celui des obligations ordinaires. À la différence des obligations convertibles, ce n est pas le détenteur des obligations remboursables en actions (ORA), mais l émetteur qui décide du mode de remboursement de l obligation, espèces ou actions. Par ailleurs, une société peut émettre des bons de souscription d actions (BSA) de façon autonome, ou attachés à une action (ABSA), voire même à une obligation (OBSA), le ou les bons attachés sont détachés de leur support et cotés séparément. Le BSA est un actif conditionnel qui peut être évalué à l instar d une option (cf. chapitre 11). Les OBSA sont très proches des obligations à bons de souscription d actions remboursables (OBSAR), sauf que dans une émission d OBSAR, les souscripteurs paient séparément le prix d émission de l obligation et le prix du ou des bons attachés à chaque obligation, alors que dans une émission d OBSA le prix du bon est implicite. 4 Véhicules d investissement collectifs Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. Même s ils ne sont pas à proprement parler des titres financiers, les paniers d actions peuvent faire l objet d une négociation directe et d une cotation : certaines sicav et les fonds indiciels cotés, qui ont un indice particulier pour référence, sont dans cette situation. 4.1 Gestion collective : sicav et fcp Les sicav et les fcp (fonds communs de placement) sont des OPCVM (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières) réglementés par l Autorité des Marchés Financiers (AMF). Ce sont des portefeuilles de titres gérés par une institution financière qui émet des parts en nombre variable au gré des souscriptions du public et des rachats (suite à des ventes de parts du public). Les opcvm cotés ont un cours résultant de la confrontation entre l offre et la demande. La réglementation française impose toutefois que ce cours ne s écarte pas de plus de 1,5 % de la 19
28 Chapitre 1 Marchés et titres financiers valeur liquidative (valeur du portefeuille de la sicav ou fcp divisée par le nombre de parts). 4.2 Indice d actions et fonds indiciels cotés Un indice d actions représente la valeur d un groupe de titres. Un indice est calculé et ne fait pas l objet d échange, ce n est donc pas un titre 1. L importance des indices s est considérablement accrue ces dernières années car les indices i) permettent de juger de l évolution d un groupe de titres sur une période donnée, ii) servent de portefeuille de référence (benchmark) et contribuent à juger de la performance d un placement quelconque, iii) servent de support à des titres dont les promoteurs touchent des redevances. Les produits adossés aux indices sont les contrats de futures, d options sur indices mais aussi les fonds indiciels cotés trackers (ou etf en anglais pour Exchange Traded Funds). La gestion indicielle (cf. chapitre 12) consiste à promettre à ses clients une progression alignée dans la mesure du possible sur un indice de référence. La gestion indicielle a connu un développement important en France et dans le monde. L évolution de la valeur d un indice ou groupe de titres est une indication précieuse. Elle permet de définir un portefeuille de référence (benchmark) auquel toute gestion impliquant des titres de caractéristiques similaires pourra être comparée. Un investisseur ne détenant pas d informations particulières et souhaitant simplement investir en actions françaises pourra répliquer l évolution de l indice CAC 40, soit par un investissement direct dans un portefeuille diversifié, soit par l achat d un fonds indiciel. 5 Les produits dérivés Il existe trois grandes familles de produits dérivés : les contrats forward et futures, les swaps et les contrats d options qui ont beaucoup d éléments communs (cf. chapitres 9, 10, 11 et 12). 5.1 Les contrats à terme de type forward et futures Dans leur principe les contrats de type forward et futures sont identiques (cf. chapitre 10). Ils ne divergent que par leurs modalités d exécution. Le contrat à terme forward constitue un engagement d acheter ou de vendre une certaine quantité de «supports» ou «actifs sous-jacents» à une date d échéance future et à un prix spécifié au moment où le contrat est passé. Si à la date d échéance, 1. Voir infra Section 3. 20
29 Marchés et titres financiers Chapitre 1 le prix comptant de l actif support au contrat est supérieur au prix spécifié et convenu à la date du contrat, l acheteur réalise un profit ; dans le cas contraire, il réalise une perte, et vice versa pour le vendeur. Les actifs supports de ces contrats peuvent être une grande variété d actifs financiers : les devises, les indices d action, les indices obligataires mais aussi des matières premières (l or, le pétrole ) ou des produits agricoles. La valeur du contrat à terme forward est versée par le débiteur au créancier seulement à l échéance ; aucun paiement entre les deux parties contractantes n intervient avant cette date. Par construction, le contrat à terme de type futures est semblable au contrat à terme de type forward. La langue française n a d ailleurs qu un seul mot pour les deux : contrat à terme. Aussi le profil de gains ou de pertes des deux est identique. Mais à l inverse du contrat forward, le risque de crédit, c est-à-dire le risque de défaut du contractant peut être éliminé dans le contrat futures, grâce à deux mécanismes spécifiques : le dépôt de garantie et l appel de marge d une part, l existence d une chambre de compensation et la standardisation des contrats d autre part (cf. chapitre 2 et Lautier et Simon, 2012). 5.2 Les swaps Un contrat de swap oblige les deux parties contractantes à s échanger des montants de cash flows spécifiés à des dates précises. Les swaps de devises (par exemple dollars contre euros) et les swaps de taux d intérêt (taux fixe contre taux variable dans une même devise) par lesquels les parties s échangent des cash flows sur la base de devises et/ou d intérêt différents en constituent la forme la plus courante (cf. chapitre 12). Notons qu un swap peut être vu comme un portefeuille agrégé de contrats de type forward. Dunod Toute reproduction non autorisée est un délit. 5.3 Les contrats d options Les propriétaires de contrats forward, futures ou de swap ont contracté une obligation à terme, ferme et définitive. À l inverse, l option confère à son acheteur le droit, mais non l obligation, d acheter ou de vendre un actif à une certaine échéance (cf. chapitre 11). Les principaux contrats négociés sont les calls (options d achat) et les puts (options de vente) avec pour chacun d eux un acheteur et un vendeur, avec paiement d un premium (prime) par l acheteur au vendeur de tels contrats dès leur conclusion. 21
30 Chapitre 1 Marchés et titres financiers Section 3 Les indices boursiers Les indices boursiers sont apparus dès 1884, avec la création du célèbre indice Dow Jones Industrials Average (djia) de 30 valeurs. Conçus au départ pour donner une idée de l évolution générale d un marché particulier, le marché des actions du New York Stock Exchange avec l indice Dow Jones par exemple, les indices se sont multipliés et leur utilisation s est généralisée à de nombreuses applications, au point que la production des indices et la dissémination de leur valeur en temps réel sont devenues une véritable industrie. Trois aspects sont particulièrement déterminants : les modalités de calcul des indices, la détermination de leur composition et leur utilisation. Calcul d un indice. La plupart des indices sont pondérés par les capitalisations boursières flottantes. À son introduction à la Bourse de Shanghai le 5 novembre 2007, Petrochina est devenue la première capitalisation boursière mondiale avec $ 965 Mds contre $ 488 Mds à la 2 e, Exxon. Toutefois, l essentiel du capital de Petrochina étant détenu par l État chinois, son flottant est inférieur à 15 %. À un instant donné, la valeur de l indice pondéré (indice) est le rapport entre la somme des capitalisations flottantes des titres (cb) de l indice rapportée à la capitalisation flottante de base ajustée (cba), le tout multiplié par une constante (base). Par définition, la valeur de la base ajustée à l origine (cba 0 ) est celle de la capitalisation flottante des titres de l indice au même moment. Ainsi, à la création d un indice, en date 0, la capitalisation boursière de base ajustée et l indice ont pour expression : N CBA 0 = CB j, j 0 INDICE 0 = N j CB CBA j, 0 0 BASE Ainsi l indice français CAC 40 étant en base au 31 décembre 1987, sa valeur à cette date est égale à la base, soit Ensuite, à chaque instant au numérateur, la valeur de la capitalisation boursière flottante évolue à la fois par un effet prix (variation du cours) et occasionnellement par un effet volume. Cet effet volume résulte de l émission d actions nouvelles contre numéraire, de la modification de la part de flottant de la capitalisation boursière ou d un changement de sociétés dans la composition de l indice. 22
Les valeurs mobilières. Les actions 3. Les droits et autres titres de capital 5. Les obligations 6. Les SICAV et FCP 8
Les actions 3 Les droits et autres titres de capital 5 Les obligations 6 Les SICAV et FCP 8 2 Les actions Qu est-ce qu une action? Au porteur ou nominative, quelle différence? Quels droits procure-t-elle
Son Organisation, son Fonctionnement et ses Risques
La Bourse Son Organisation, son Fonctionnement et ses Risques Le Marché Financier a un double rôle : apporter les capitaux nécessaires au financement des investissements des agents économiques et assurer
Méthodes de la gestion indicielle
Méthodes de la gestion indicielle La gestion répliquante : Ce type de gestion indicielle peut être mis en œuvre par trois manières, soit par une réplication pure, une réplication synthétique, ou une réplication
Calcul et gestion de taux
Calcul et gestion de taux Chapitre 1 : la gestion du risque obligataire... 2 1. Caractéristique d une obligation (Bond/ Bund / Gilt)... 2 2. Typologie... 4 3. Cotation d une obligation à taux fixe... 4
Finance de marché Thèmes abordés Panorama des marches de capitaux Fonctionnement des marchés de capitaux Le marché des obligations Le marchés des
FINANCE DE MARCHE 1 Finance de marché Thèmes abordés Panorama des marches de capitaux Fonctionnement des marchés de capitaux Le marché des obligations Le marchés des actions Les marchés dérivés Les autres
FCPE AG2R LA MONDIALE ES CARMIGNAC INVESTISSEMENT. Notice d Information
FCPE AG2R LA MONDIALE ES CARMIGNAC INVESTISSEMENT Fonds Commun de Placement d Entreprise (FCPE) - Code valeur : 990000097549 Compartiment oui non Nourricier oui non Notice d Information Un Fonds Commun
LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème édition Y. Simon et D. Lautier
LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE 2 Section 1. Problématique de la gestion du risque de change Section 2. La réduction de l exposition de l entreprise au risque de change Section 3. La gestion du risque de
Glossaire des Instruments Financiers
Clientèle de Particuliers Glossaire des Instruments Financiers Au 1 er avril 2013 Le Glossaire des Instruments Financiers constitue, avec les Conditions Générales, les Conditions Particulières et le Guide
Nature et risques des instruments financiers
1) Les risques Nature et risques des instruments financiers Définition 1. Risque d insolvabilité : le risque d insolvabilité du débiteur est la probabilité, dans le chef de l émetteur de la valeur mobilière,
MiFID. Informations relatives aux instruments de placement Optima
MiFID Informations relatives aux instruments de placement Optima MiFID 3 INTRODUCTION Tout profil d investisseur ou de risque est lié à certains risques financiers, qui dépendent notamment des actifs
Exchange Traded Funds (ETF) Mécanismes et principales utilisations. 12 Mai 2011
Exchange Traded Funds (ETF) Mécanismes et principales utilisations 12 Mai 2011 Sommaire I Présentation du marché des ETF II Construction des ETF III Principales utilisations IV Les ETF dans le contexte
LES ACQUISITIONS DE TITRES. Analyse des opérations d'acquisition de titres (frais bancaires et TVA). TABLE DES MATIERES
LES ACQUISITIONS DE TITRES Objectif(s) : o Classification des titres. Pré-requis : o Analyse des opérations d'acquisition de titres (frais bancaires et TVA). Modalités : o Immobilisations financières :
Note informative aux clients de la BANQUE RAIFFEISEN et des CAISSES RAIFFEISEN affiliées en relation avec les produits financiers offerts
Note informative aux clients de la BANQUE RAIFFEISEN et des CAISSES RAIFFEISEN affiliées en relation avec les produits financiers offerts Cher client, chère cliente, La BANQUE RAIFFEISEN tient à vous informer
en juste valeur par résultat Placements détenus jusqu à échéance
Normes IAS 32 / Instruments financiers : Présentation Normes IAS 39 / Instruments financiers : Comptabilisation et Evaluation Normes IFRS 7 / Instruments financiers : Informations à fournir Introduction
entreprises. Ensuite, la plupart des options d achat d actions émises par Corporation
28RE_chap_EP4.qx:quark de base 7/16/09 7:37 PM Page 858 Troisième partie : Le financement des ressources Les principales caractéristiques des travaux suggérés Questions de révision (N os 1 à 25) Exercices
Comment aborder l Investment Challenge dans les meilleures conditions?
en collaboration avec Comment aborder l Investment Challenge dans les meilleures conditions? Vous participez au concours organisé par l association Transaction l Investment Challenge, et vous avez bien
FCPE EP ECHIQUIER PATRIMOINE. Notice d Information
FCPE EP ECHIQUIER PATRIMOINE Fonds Commun de Placement d Entreprise (FCPE) - Code valeur : 990000097559 Compartiment oui non Nourricier oui non Notice d Information Un Fonds Commun de Placement d Entreprise
Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels
Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels 07/10/2014 Le présent document énonce les risques associés aux opérations sur certains instruments financiers négociés
Ask : Back office : Bar-chart : Bear : Bid : Blue chip : Bond/Junk Bond : Bull : Call : Call warrant/put warrant :
Parlons Trading Ask : prix d offre ; c est le prix auquel un «market maker» vend un titre et le prix auquel l investisseur achète le titre. Le prix du marché correspond au prix le plus intéressant parmi
Norme comptable internationale 33 Résultat par action
Norme comptable internationale 33 Résultat par action Objectif 1 L objectif de la présente norme est de prescrire les principes de détermination et de présentation du résultat par action de manière à améliorer
Certificats TURBO. Bénéficiez d un effet de levier en investissant sur l indice CAC 40! Produits non garantis en capital.
Certificats TURBO Bénéficiez d un effet de levier en investissant sur l indice CAC 40! Produits non garantis en capital. www.produitsdebourse.bnpparibas.com Les Certificats Turbo Le Certificat Turbo est
TURBOS WARRANTS CERTIFICATS. Les Turbos Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits non garantis en capital.
TURBOS WARRANTS CERTIFICATS Les Turbos Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits non garantis en capital. 2 LES TURBOS 1. Introduction Que sont les Turbos? Les Turbos sont des produits
Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie
Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie Objectif Les informations concernant les flux de trésorerie d une entité sont utiles aux utilisateurs des états financiers car elles leur
Chapitre 5 Qu est-ce que la globalisation financière?
CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 12 mars 2015 à 13:47 Chapitre 5 Qu est-ce que la globalisation financière? Introduction La globalisation financière est à la fois la condition d un système financier
PARTIE A STATUTAIRE PRESENTATION SUCCINCTE : INFORMATIONS CONCERNANT LES PLACEMENTS ET LA GESTION : OPCVM conforme aux normes européennes
SG MONETAIRE EURO PROSPECTUS SIMPLIFIE OPCVM conforme aux normes européennes PARTIE A STATUTAIRE PRESENTATION SUCCINCTE : DENOMINATION : SG MONETAIRE EURO FORME JURIDIQUE : SICAV de droit français COMPARTIMENTS/NOURRICIER
INSTRUMENTS FINANCIERS
BANQUE NEUFLIZE OBC BANQUE NEUFLIZE OBC INSTRUMENTS FINANCIERS 2 ANNEXE A LA CONVENTION DE COMPTE 6 DÉFINITION DES RISQUES 7 TCN (TITRES DE CRÉANCES NÉGOCIABLES) 8 OBLIGATIONS 9 ACTIONS 10 BONS DE SOUSCRIPTION
TURBOS Votre effet de levier sur mesure
TURBOS Votre effet de levier sur mesure Société Générale attire l attention du public sur le fait que ces produits, de par leur nature optionnelle, sont susceptibles de connaître de fortes fluctuations,
COMMISSION D ORGANISATION ET DE SURVEILLANCE DES OPÉRATIONS DE BOURSE
COMMISSION D ORGANISATION ET DE SURVEILLANCE DES OPÉRATIONS DE BOURSE INVESTIR EN BOURSE Sommaire 1 Introduction 2 Qu est-ce que la Bourse des valeurs mobilières? 3 Quels sont les droits liés aux valeurs
Produits complexes. Produits non complexes. Risques généraux liés aux opérations de trading
Nous proposons un large éventail de produits d investissement présentant chacun des risques et des avantages spécifiques. Les informations ci-dessous offrent une description d ensemble de la nature et
RISQUES ET NATURE SPECIFIQUES DES PRINCIPAUX INSTRUMENTS FINANCIERS
RISQUES ET NATURE SPECIFIQUES DES PRINCIPAUX INSTRUMENTS FINANCIERS La présente section vise à vous communiquer, conformément à la Directive, une information générale relative aux caractéristiques des
Investir. Notre indépendance vous garantit un choix objectif
Investir Notre indépendance vous garantit un choix objectif Contenu P 04 Une gamme complète de fonds P 07 Bien investir, une question de stratégie P 11 Produits structurés P 14 Types de risques Investir?
NOTICE D INFORMATION
FCP A FORMULE PULPAVIE NOTICE D INFORMATION Forme Juridique de l'opcvm : F.C.P. Etablissements désignés pour recevoir les souscriptions et les rachats : Agences des CAISSES REGIONALES de CREDIT AGRICOLE,
LES MARCHÉS DÉRIVÉS DE CHANGE. Finance internationale 9éme ed. Y. Simon & D. Lautier
LES MARCHÉS DÉRIVÉS DE CHANGE 1 Section 1. Les instruments dérivés de change négociés sur le marché interbancaire Section 2. Les instruments dérivés de change négociés sur les marchés boursiers organisés
CLIKÉO 3. OPCVM respectant les règles d investissement et d information de la directive 85/611/CE modifiée. Prospectus simplifié
CLIKÉO 3 Éligible au PEA OPCVM respectant les règles d investissement et d information de la directive 85/611/CE modifiée Prospectus simplifié Le FCP CLIKÉO 3 est construit dans la perspective d un investissement
Cours Mario Dehove INSTITUTIONS ET THÉORIE DE LA MONNAIE Septembre 2001. Chapitre 5. Le marché financier
Chapitre 5 Le marché financier Le marché financier est le marché sur lequel sont émis et échangés les titres à long terme d une durée supérieure à sept ans : les actions et les obligations. Ces titres
Lexique. L actif sans risque a des flux certains car son émetteur ne peut pas faire faillite (un Etat solvable).
Lexique Actif sans risque L actif sans risque a des flux certains car son émetteur ne peut pas faire faillite (un Etat solvable) Action Valeur mobilière représentant une part de capital d une société Elle
Qu est-ce-qu un Warrant?
Qu est-ce-qu un Warrant? L epargne est investi dans une multitude d instruments financiers Comptes d epargne Titres Conditionnel= le detenteur à un droit Inconditionnel= le detenteur a une obligation Obligations
SUCCÈS DU PLACEMENT DE 287,5 MILLIONS D EUROS D OCEANE ILIAD À ÉCHÉANCE 1 ER JANVIER 2012, SUSCEPTIBLE D ÊTRE PORTÉ À 330,6 MILLIONS D EUROS.
Société anonyme au capital de 12.000.000 euros Siège social : 8, rue de la Ville l Évêque, 75 008 Paris 342 376 332 RCS Paris SUCCÈS DU PLACEMENT DE 287,5 MILLIONS D EUROS D OCEANE ILIAD À ÉCHÉANCE 1 ER
EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER
EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER Chapitre 25 Mankiw 08/02/2015 B. Poirine 1 I. Le système financier A. Les marchés financiers B. Les intermédiaires financiers 08/02/2015 B. Poirine 2 Le système
% sur 2 ans* Fonds à formule. Stereo Puissance 2, votre épargne prend du volume! Une opportunité de. à échéance du 17/11/2016
Fonds à formule à capitalgaranti à échéance du 17/11/2016 (1) (2) Stereo Puissance 2, votre épargne prend du volume! 20 Une opportunité de + % sur 2 ans* Souscrivez du 22 septembre 2008 au 17 novembre
CERTIFICATS TURBOS Instruments dérivés au sens du Règlement Européen 809/2004 du 29 avril 2004
CERTIFICATS TURBOS Instruments dérivés au sens du Règlement Européen 809/2004 du 29 avril 2004 Emétteur : BNP Paribas Arbitrage Issuance B.V. Garant du remboursement : BNP Paribas S.A. POURQUOI INVESTIR
CERTIFICATS TURBOS INFINIS BEST Instruments dérivés au sens du Règlement Européen 809/2004 du 29 avril 2004
CERTIFICATS TURBOS INFINIS BEST Instruments dérivés au sens du Règlement Européen 809/2004 du 29 avril 2004 Emetteur : BNP Paribas Arbitrage Issuance B.V. Garant du remboursement : BNP Paribas S.A. POURQUOI
NOTICE D INFORMATION
FCP A FORMULE PULPEA ELIGIBLE AU PEA NOTICE D INFORMATION Forme Juridique de l'opcvm : F.C.P. Etablissements désignés pour recevoir les souscriptions et les rachats : Agences des CAISSES REGIONALES de
CHAPITRE 17. Opérations relatives aux titres. - Les bourses sont des marchés qui fonctionnent dans le cadre du jeu de l offre et de la demande.
CHAPITRE 17 Opérations relatives aux titres - Les bourses sont des marchés qui fonctionnent dans le cadre du jeu de l offre et de la demande. - Il y a par ex: o Bourses des valeurs pour le commerce des
RISQUES ASSOCIÉS AUX INSTRUMENTS FINANCIERS (GLOSSAIRE)
RISQUES ASSOCIÉS AUX INSTRUMENTS FINANCIERS (GLOSSAIRE) apperçu des Principaux risques et caractéristiques Annexe 2 Table des matières 1. Préambule 5 2. Informations générales sur les risques 6 2.1 Introduction
REGLEMENTS FINANCIERS DE L AGIRC ET DE L ARRCO. (avril 2014)
REGLEMENTS FINANCIERS DE L AGIRC ET DE L ARRCO (avril 2014) PREAMBULE REGLEMENT FINANCIER DE L AGIRC L Association générale des institutions de retraite des cadres (Agirc) a pour objet la mise en œuvre
FORMATIONS FINANCIÈRES RÉALISÉES
FORMATIONS FINANCIÈRES RÉALISÉES l'ensemble de ces sujets de formations ont été construits sur mesure à la demande de nos clients SOMMAIRE LES MARCHÉS 3 LES MARCHÉS FINANCIERS NIVEAU 1 4 LES MARCHÉS FINANCIERS
ACTIONS ET OBLIGATIONS Les placements financiers en quelques mots
Aperçu des actions et des obligations Qu est-ce qu une action? Une action est une participation dans une entreprise. Quiconque détient une action est copropriétaire (actionnaire) de l entreprise (plus
Problèmes de crédit et coûts de financement
Chapitre 9 Problèmes de crédit et coûts de financement Ce chapitre aborde un ensemble de préoccupations devenues essentielles sur les marchés dedérivésdecréditdepuislacriseducréditde2007.lapremièredecespréoccupations
4,50 % Obligation Crédit Mutuel Arkéa Mars 2020. par an (1) pendant 8 ans. Un placement rémunérateur sur plusieurs années
Obligation Crédit Mutuel Arkéa Mars 2020 4,50 % par an (1) pendant 8 ans Souscrivez du 30 janvier au 24 février 2012 (2) La durée conseillée de l investissement est de 8 ans. Le capital est garanti à l
Les compartiments Wealth de BNP PariBas Portfolio foff
Les compartiments Wealth de BNP PariBas Portfolio foff Document promotionnel Juin 2015 Wealth Stability et Wealth Balanced: compartiments de la sicav de droit luxembourgeois BNP PariBas Portfolio fof Votre
Norme internationale d information financière 9 Instruments financiers
Norme internationale d information financière 9 Instruments financiers IFRS 9 Chapitre 1 : Objectif 1.1 L objectif de la présente norme est d établir des principes d information financière en matière d
Qu est-ce que la Bourse?
Qu est-ce que la Bourse? Une bourse est un marché sur lequel se négocient des valeurs mobilières. Les émetteurs y offrent des titres que les investisseurs achètent ; ces derniers financent alors les agents
BAX MC Contrats à terme sur acceptations bancaires canadiennes de trois mois
BAX MC Contrats à terme sur acceptations bancaires canadiennes de trois mois Groupe TMX Actions Bourse de Toronto Bourse de croissance TSX Equicom Produits dérivés Bourse de Montréal CDCC Marché climatique
AGICAM 14 rue Auber 75009 Paris Paris, le 18 mai 2015
AGICAM 14 rue Auber 75009 Paris Paris, le 18 mai 2015 Objet : Modifications du FIA ALM ANDRENA Madame, Monsieur, Vous êtes porteurs de parts du FIA ALM ANDRENA (FR0010962936). 1. L opération Nous vous
Boléro. d information. Notice
Notice Boléro d information Boléro est construit dans la perspective d un investissement sur la durée totale de la formule et donc d un rachat aux dates d échéances indiquées. Tout rachat de part à d autres
CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL D AQUITAINE
CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL D AQUITAINE Eléments d appréciation du prix de rachat des CCI émis par la CRCAM d Aquitaine dans le cadre de l approbation par l'assemblée générale des sociétaires,
Questions fréquentes Plan de restructuration
Questions fréquentes Plan de restructuration 1. Quel est l objectif du plan de restructuration proposé? 2. D où vient cette dette de 126 millions d euros due le 1 er janvier 2015? 3. Y avait-il d autres
NOTICE D INFORMATION SUR LES INSTRUMENTS FINANCIERS
NOTICE D INFORMATION SUR LES INSTRUMENTS FINANCIERS 1 LA BOURSE ET LES MARCHES FINANCIERS Les marchés financiers sont l une des sources de financement de l économie. Ils permettent aux sociétés privées
Vous ne voulez faire confiance à personne, la doctrine d investissement de Marie Quantier vous assure performance et tranquillité
MARIE QUANTIER Inspiration depuis 1907 Vous ne voulez faire confiance à personne, la doctrine d investissement de Marie Quantier vous assure performance et tranquillité Une approche hybride entre «smart
Comprendre les produits structurés
Comprendre les produits structurés Sommaire Page 3 Introduction Page 4 Qu est-ce qu un produit structuré? Quels sont les avantages des produits structurés? Comment est construit un produit structuré? Page
Votre coupon augmente avec la hausse des taux d intérêt. Crédit Agricole CIB (AA- / Aa3) Interest Evolution 2018 STRATÉGIE P. 2. DURÉE p.
Crédit Agricole CIB (AA- / Aa3) STRATÉGIE P. 2 Crédit Agricole CIB - fait bénéficier l investisseur d un coupon brut annuel intéressant pendant 8 ans. Concrètement, le calcul du coupon s opère sur la base
Les obligations. S. Chermak infomaths.com
Les obligations S. Chermak Infomaths.com Saïd Chermak infomaths.com 1 Le marché des obligations est un marché moins médiatique mais tout aussi important que celui des actions, en terme de volumes. A cela
Table des matières. Avant-propos. Chapitre 2 L actualisation... 21. Chapitre 1 L intérêt... 1. Chapitre 3 Les annuités... 33 III. Entraînement...
III Table des matières Avant-propos Remerciements................................. Les auteurs..................................... Chapitre 1 L intérêt............................. 1 1. Mise en situation...........................
IGEA Patrimoine FCP agréé par l AMF
IGEA Patrimoine FCP agréé par l AMF Présentation La Société de Gestion IGEA Finance La structure L approche originale Société de gestion agréée par l AMF Gestion diversifiée, patrimoniale Clients privés
Guide de l investisseur
Guide de l investisseur Sommaire 2 Les principes d investissement 5 Les différentes formes d investissement 6 Les obligations 16 Les actions 24 Les fonds d investissement 36 Les produits dérivés 42 Les
GUIDE DES WARRANTS. Donnez du levier à votre portefeuille!
GUIDE DES WARRANTS Donnez du levier à votre portefeuille! Instrument dérivé au sens du Règlement Européen 809/2004 du 29 avril 2004 Produits non garantis en capital à effet de levier EN SAVOIR PLUS? www.listedproducts.cib.bnpparibas.be
G&R Europe Distribution 5
G&R Europe Distribution 5 Instrument financier émis par Natixis, véhicule d émission de droit français, détenu et garanti par Natixis (Moody s : A2 ; Standard & Poor s : A au 6 mai 2014) dont l investisseur
Mardi 23 octobre 2007. Séminaire. Schumann-bourse
Mardi 23 octobre 2007 Séminaire Schumann-bourse La Bourse : environnement économique et monétaire Définition de la bourse et de son rôle dans l'économie Influence des taux d'intérêts Déterminer les cycles
Chapitre 2 : l évaluation des obligations
Chapitre 2 : l évaluation des obligations 11.10.2013 Plan du cours Flux monétaires, prix et rentabilité Bibliographie: caractéristiques générales Berk, DeMarzo: ch. 8 obligations zéro-coupon obligations
L'analyse de la structure financière
2 L'analyse de la structure financière Les différentes conceptions La structure financière d une entreprise dépend principalement des contraintes technico-économiques liées à la nature des activités développées
Liste des notes techniques... xxi Liste des encadrés... xxiii Préface à l édition internationale... xxv Préface à l édition francophone...
Liste des notes techniques.................... xxi Liste des encadrés....................... xxiii Préface à l édition internationale.................. xxv Préface à l édition francophone..................
Floored Floater sur le taux d intérêt LIBOR CHF à trois mois avec emprunt de référence «General Electric Capital Corporation»
sur le taux d intérêt LIBOR CHF à trois mois avec emprunt de référence «General Electric Capital Corporation» Dans l environnement actuel caractérisé par des taux bas, les placements obligataires traditionnels
Brochure d information instruments financiers
Brochure d information instruments financiers Introduction Pour bien investir, il faut être informé. Disposer d informations sur la nature, les atouts et les inconvénients des différentes formes d investissement.
PARVEST WORLD AGRICULTURE Compartiment de la SICAV PARVEST, Société d Investissement à Capital Variable
Compartiment de la SICAV PARVEST, Société d Investissement à Capital Variable PARVEST World Agriculture a été lancé le 2 avril 2008. Le compartiment a été lancé par activation de sa part N, au prix initial
Des Paniers diversifiés et gérés professionnellement. Les Paniers
Des Paniers diversifiés et gérés professionnellement Les Paniers 3 Optez pour la flexibilité, la clarté et la tranquillité d esprit 4 Qu est-ce qu un Panier? 6 La diversification, ou comment réduire le
Comptes statutaires résumés Groupe Delhaize SA
Comptes statutaires résumés Groupe Delhaize SA Le résumé des comptes annuels de la société Groupe Delhaize SA est présenté ci-dessous. Conformément au Code des Sociétés, les comptes annuels complets, le
APERÇU DES CARACTERISTIQUES
APERÇU DES CARACTERISTIQUES ET RISQUES ESSENTIELS DES INSTRUMENTS FINANCIERS Keytrade Bank Luxembourg S.A. - www.keytradebank.lu Conditions générales - Mars 2010 1 APERÇU DES CARACTERISTIQUES ET RISQUES
Un holding d'investissement dans les PME
Un holding d'investissement dans les PME La Financière Viveris Diversifier Optimiser Capitaliser L objet de la Financière Viveris est de prendre des participations dans les petites et moyennes entreprises
LES SIIC. Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF. Étude réalisée par. Les SIIC et la retraite 1
LES SIIC et la retraite Étude réalisée par Pierre Schoeffler Président S&Partners Senior Advisor IEIF Les SIIC et la retraite 1 23 juin 2014 2 Les SIIC et la retraite La retraite est, avec l emploi et
alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance.
alpha sélection alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. Instrument financier émis par Natixis (Moody
LES TURBOS INFINIS. Investir avec un levier adapté à votre stratégie!
LES TURBOS INFINIS Investir avec un levier adapté à votre stratégie! Produits présentant un risque de perte en capital, à destination d investisseurs avertis. Émetteur : BNP Paribas Arbitrage Issuance
Floored Floater. Cette solution de produit lui offre les avantages suivants:
sur le taux d intérêt LIBOR CHF à trois mois avec emprunt de référence «Sony» sur le taux d intérêt EURIBOR EUR à trois mois avec emprunt de référence «Sony» Dans l environnement actuel caractérisé par
SHARE DU COMPARTIMENT SHARE JAPAN
SHARE (ci-après la «Société») Société d Investissement à Capital Variable Siège social : 12, rue Eugène Ruppert, L-2453 Luxembourg R.C.S. Luxembourg N B 28.744 AVIS AUX ACTIONNAIRES DU COMPARTIMENT SHARE
Ponts Investment Challenge 2008
SOMMAIRE I /Définition II/ Aperçu historique III/ Rôle et fonctionnement IV/ Les Produits financiers V/ Les marchés financiers VI/Les métiers de la finance VII/ Critiques de la bourse VIII/ Remerciements
L essentiel des marchés financiers
Éric Chardoillet Marc Salvat Henri Tournyol du Clos L essentiel des marchés financiers Front office, post-marché et gestion des risques, 2010 ISBN : 978-2-212-54674-3 Table des matières Introduction...
ING Turbos Infinis. Avantages des Turbos Infinis Potentiel de rendement élevé. Pas d impact de la volatilité. La transparence du prix
ING Turbos Infinis Produit présentant un risque de perte en capital et à effet de levier. Les Turbos sont émis par ING Bank N.V. et sont soumis au risque de défaut de l émetteur. ING Turbos Infinis Les
Thème 7 LA GLOBALISATION
Thème 7 LA GLOBALISATION FINANCIERE Globalisation financière I. DEFINITION DE LA GLOBALISATION FINANCIERE A. La désintermédiation B. Le décloisonnement C. La déréglementation II. ESSOR ET ORGANISATION
PROSPECTUS SIMPLIFIE
PROSPECTUS SIMPLIFIE PARTIE A STATUTAIRE PRESENTATION SUCCINCTE Code ISIN : FR0000983348 Dénomination : CAAM MONE ETAT Forme juridique : F.C.P. de droit français. Compartiments / nourricier : l OPCVM est
Instruments financiers et comptabilité de couverture : de nouveaux principes français en préparation
Instruments financiers et comptabilité de couverture : de nouveaux principes français en préparation Conférence IMA du 05 avril 2012 Isabelle SAPET, Associée Programme 1. Introduction 2. Classification
Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur.
Fonds de placement Le modèle adapté à chaque type d investisseur. Bienvenue. Des arguments qui comptent Les points forts des fonds de placement du Credit Suisse. De nets avantages Les fonds de placement:
UFF PRESENTE UFF OBLICONTEXT 2021, NOUVEAU FONDS A ECHEANCE D OBLIGATIONS INTERNATIONALES, en partenariat avec La Française AM
COMMUNIQUE de Presse PARIS, LE 13 JANVIER 2015 UFF PRESENTE UFF OBLICONTEXT 2021, NOUVEAU FONDS A ECHEANCE D OBLIGATIONS INTERNATIONALES, en partenariat avec La Française AM UFF Oblicontext 2021 est un
AVERTISSEMENT ET INFORMATION SUR LES RISQUES LIES A LA NEGOCIATION DES CONTRATS A TERME ET DES ACTIONS
Le présent document énonce les risques associés aux opérations sur certains instruments financiers négociés par Newedge Group S.A. pour le compte d un client «le Client». Le Client est informé qu il existe
CA Oblig Immo (Janv. 2014)
CA Oblig Immo (Janv. 2014) Titre obligataire émis par Amundi Finance Emissions, véhicule d émission ad hoc de droit français Souscription du 14 janvier au 17 février 2014 Bénéficier d un rendement fixe
Fonds de placement en Suisse. Définitions Fonctionnement Poids économique OMPACT
Fonds de placement en Suisse Définitions Fonctionnement Poids économique OMPACT Table des matières Page Avant-propos 3 Définitions 4 Fonctionnement d un fonds de placement 6 Caractéristiques des fonds
Instruments financiers
Instruments financiers Brochure simplifiée émise dans le cadre de la réglementation «MiFID» (Directive relative aux marchés d instruments financiers) Janvier 2010 Sommaire Partie I. Les instruments financiers
RENDEMENT ACTION BOUYGUES JUILLET 2015
RENDEMENT ACTION BOUYGUES JUILLET 2015 Titres de créance présentant un risque de perte en capital en cours de vie et à l échéance 1 Durée d investissement conseillée : 8 ans (hors cas de remboursement
