Méthodes d approximation numérique pour le pricing des options vanilles et asiatiques dans le modèle de Heston de volatilité stochastique
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- Marie-Rose Renaud
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1 Méthodes d approximation numérique pour le pricing des options vanilles et asiatiques dans le modèle de Heston de volatilité stochastique Najed Ksouri To cite this version: Najed Ksouri. Méthodes d approximation numérique pour le pricing des options vanilles et asiatiques dans le modèle de Heston de volatilité stochastique. [Technical Report] 27. <inria v1> HAL Id: inria Submitted on 25 Jun 27 (v1), last revised 26 Jan 27 (v2) HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of scientific research documents, whether they are published or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers. L archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
2 INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE EN INFORMATIQUE ET EN AUTOMATIQUE Méthodes d approximation numérique pour le pricing des options vanilles et asiatiques dans le modèle de Heston de volatilité stochastique Najed Ksouri N???? mai 27 Thème NUM apport technique SN ISRN INRIA/RT--????--FR+ENG
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4 Méthodes d approximation numérique pour le pricing des options vanilles et asiatiques dans le modèle de Heston de volatilité stochastique Najed Ksouri Thème NUM Systèmes numériques Projet TOSCA Rapport technique n???? mai pages Résumé : Ce travail porte sur les «Méthodes d approximation numérique pour le pricing des options vanilles et asiatiques dans le modèle de Heston de volatilité stochastique» et permet d apporter une solution aux problèmes d évaluation des produits dérivés, plus précisément les options en finance de marché. La résolution de ces problèmes d évaluation est basée sur les probabilités et le calcul stochastique. En effet, il est naturel de considérer que les évolutions des cours en bourse suivent des équations différentielles stochastiques dont la simulation nécessite leur discrétisation par différences finies et la génération de différents scénarios possibles. L objectif en finance de marché étant de déterminer la valeur des produits dérivés en bourse (ou pricing), il y a donc le défi de rapidité et surtout de précision à relever. Les techniques de Monte Carlo et de quantification sont très adaptées pour résoudre ce genre de problème. Ce projet a pour but donc d implémenter des techniques récentes de discrétisation des EDS (différences finies, marginales) et de les combiner avec plusieurs nouvelles méthodes de simulation de Monte Carlo (variables antithétiques, échantillonage préférentiel) et de quantification afin d améliorer l évaluation des prix. Le modèle que nous avons choisi de simuler est le modèle de Heston de volatilité stochastique, qui est un modèle certes compliqué à simuler mais très utilisé dans la pratique. Le but final de ce travail est d étudier l efficacité de ces méthodes selon le type de marchés (actions, taux d intérêt, taux de change,...) et aussi dans des cas extrêmes de grande volatilité. Dans ce rapport, deux types d options ont été étudiées à savoir les options vanilles et les options exotiques de type asiatiques qui sont les deux types d options les plus utilisées en bourse. Mots-clés : Pricing d options, options vanilles et asiatiques, Monte Carlo, quantification fonctionnelle, réduction de variance, variables antithétiques, échantillonnage préférentiel, algorithme de Robbins Monro, algorithme de Levemberg-Marquardt, schéma Quadratic Exponential Unité de recherche INRIA Lorraine LORIA, Technopôle de Nancy-Brabois, Campus scientifique, 615, rue du Jardin Botanique, BP 11, 5462 Villers-Lès-Nancy (France) Téléphone : Télécopie :
5 Approximation Numerical Methods for vanilla and asian options for Heston stochastic volatility model pricing Abstract: This work concerns the Approximation Numerical Methods for Vanilla and Asian options for Heston stochastic volatility model pricing. Its aim is to find a solution to options evaluation problems in financial markets. The evaluation problems resolution is based on probabilities and stochastic calculus. Indeed, the stock exchange prices evolutions are known to follow stochastic differential equations whose simulation requires their discretization by finite differences method and also the generation of different possible scenarios. The objective in financial market is to evaluate the options value (or pricing), there is thus a challenge to speed the calculation and also to improve the precision. The Monte Carlo and quantification techniques are very adapted to solve this sort of problem. This project consists in implementing recent techniques of SDE discretization (finite differences, marginals) and to combine them with several new methods of Monte Carlo simulation (antithetic variables, importance sampling) and of quantification in order to improve the pricing step. The model that we chose to simulate is the Heston stochastic volatility model which is complicated to simulate but which is very used in practice. The final goal of this work is to study the effectiveness of these methods according to the markets products type (actions, interest rate, exchange rate,...) and also in extreme situations of high volatility. In this report, two types of options are studied : vanilla and asian exotic options which are the two most used options. Key-words: Options pricing, Vanilla and asian options, Monte Carlo, Functional quantization, Variance reduction, antithetic variables, Importance Sampling, Robbins Monro algorithm, Levemberg-Marquardt algorithm, Quadratic exponential scheme
6 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 3 Table des matières Introduction 9 1 Rappels et notions élémentaires Rappels mathématiques Processus stochastique Martingale Mouvement brownien ou processus de Wiener Intégrale stochastique Equations différentielles stochastiques (EDS) Lemme d Itô Théorème de Girsanov Mouvement brownien géométrique Loi du χ Notions élémentaires en finance Options Approches de pricing des options Méthodes de discrétisation (différences finies) Schéma d Euler Méthodes de Monte Carlo Techniques de réduction de variance Modèle de Black & Scholes Processus du CIR Modèle de Heston de volatilité stochastique Méthodes d amélioration numérique implémentées Méthode de Bossy et Diop pour la discrétisation du CIR Expansion de l erreur Simulation efficiente d Andersen du modèle de Heston Schéma de discrétisation de la volatilité Schéma de discrétisation de l actif Amélioration du calcul de l intégrale de la volatilité Correction Martingale pour l actif Solution semi-exacte Echantillonnage préférentiel de Arouna et algorithmes de Robbins-Monro Echantillonage préférentiel de Arouna Algorithme de Robbins-Monro Projections de Chen Amélioration de la méthode d Arouna Méthode d échantillonnage préférentiel : Least Squares Méthode de Gauss-Newton
7 4 Najed Ksouri Méthode de Levenberg-Marquardt Application à la réduction de variance Techniques de quantification Quantification fonctionnelle du mouvement brownien Implémentation numérique Application aux options vanilles et asiatiques Résultats numériques et discussion Présentation des modèles Graphiques pour les options vanilles Présentation des méthodes Temps de calcul des méthodes Marché de taux de change à long terme Marché de taux d intérêt à long terme Marché d actions à court terme Cas test classique Graphiques pour les options asiatiques Présentation des méthodes Temps de calcul des méthodes Marché de taux de change à long terme Marché de taux d intérêt à long terme Marché d actions à court terme Cas test classique Guide des méthodes à utiliser Conclusion 57 A Résultats numériques 61 A.1 Résultats pour le marché de taux de change à long terme A.1.1 Options vanilles européennes (Call) A.1.2 Options asiatiques (Call) A.2 Résultats pour le marché de taux d intérêt à long terme A.2.1 Options vanilles européennes (Call) A.2.2 Options asiatiques (Call) A.3 Résultats pour le marché d actions à court terme A.3.1 Options vanilles européennes (Call) A.3.2 Options asiatiques (Call) A.4 Résultats pour le marché d actions stable à court terme A.4.1 Options vanilles européennes (Call) A.4.2 Options asiatiques (Call) B Algorithme de Levenberg-Marquardt 91
8 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 5 Table des figures 1.1 Fonction de répartition et densité de probabilité de la loi du χ 2 pour plusieurs degrés de liberté Effet de la technique des variables antithétiques sur la variance de l évaluation d une option vanille par Monte Carlo Effet de la technique des variables antithétiques sur les trajectoires simulées par Monte Carlo Effet de la technique de l échantillonnage préférentiel sur les trajectoires simulées par Monte Carlo Evolution du taux de change de l EURO par rapport aux autres monnaies entre 1999 et Evolution du taux d intérêt américain entre 23 et Evolution des cours des actions Nintendo, Sony et Microsoft en Simulations de 1 et 1 trajectoires du mouvement brownien géométrique et leurs moyennes par Monte Carlo Simulation du processus par le schéma de Bossy et Diop du CIR dans le cas σ 2 < 2kθ Simulation du processus par le schéma de Bossy et Diop du CIR dans le cas σ 2 > 2kθ Effet de la technique de Andersen sur l erreur d évaluation d une option par Monte Carlo Fonction de répartition exacte de V T sachant V et celle approchée par une loi Normale et une loi Log Normale Fonction de répartition exacte de V T sachant V et celle approchée par les schémas QE et TG pour deux valeurs de σ Effet de la technique de Arouna sur la variance de l évaluation d une option par Monte Carlo Effet de la technique des Least Squares sur la variance de l évaluation d une option par Monte Carlo trajectoires du mouvement brownien simulées par Monte Carlo Simple trajectoires du mouvement brownien simulées par quantification Effet de l interpolation sur l erreur de l évaluation des options par quantification Temps de calcul des méthodes implémentées pour les options vanilles Temps de calcul des méthodes implémentées pour les options asiatiques
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10 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 7 Table des symboles et abréviations BS CIR EDS K r S t T V t W t σ Black & Scholes. Processus Cox-Ingersoll-Ross. Equation différentielle stochastique. Strike d une option (prix d exercice). Taux d intérêt sans risque. Cours d un actif financier. Maturité d une option. Volatilité d un actif financier. Mouvement brownien. Coefficient de volatilité.
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12 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 9 Introduction Ce travail s inscrit dans le cadre d un stage Internship effectué au sein de l équipe de recherche TOSCA commune à l Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA Lorraine) et à l Institut de Mathématiques Élie Cartan de Nancy. Ce stage a été encadré par Madalina Deaconu et Antoine Lejay L objectif de TOSCA est de développer et d analyser des méthodes numériques probabilistes. Deux champs d application sont privilégiés : la résolution numérique d équations aux dérivées partielles (en particulier en mécanique des fluides et en neutronique), et le calcul de quantités complexes en mathématiques financières. Le but de ce travail au sein du projet TOSCA est d étudier les méthodes de simulations d EDS dans un cas concret en finance de marchés. En effet, la gestion de risque d un portefeuille d actifs financiers exige la simulation de processus aléatoires multidimensionnels régis par des équations différentielles stochastiques interdépendantes. Une des applications pratiques de ces méthodes est par exemple le calcul de la VaR (montant de pertes qui ne devrait être dépassé qu avec une probabilité donnée sur un horizon temporel donné). Le pricing des options peut être aussi réalisé par la simulation des EDS. Les valeurs des options dépendent en effet de la valeur des actifs financiers dont l évolution est modélisée par des équations différentielles stochastiques. Ces options sont extrêment utilisées dans les marchés financiers pour la couverture. Les méthodes de pricing sont diverses et font intervenir plusieurs disciplines mathématiques. Les méthodes Monte Carlo ont l avantage de l efficacité pour les processus en grande dimension (> 4). Leurs applications au pricing d options a fait l objet d une littérature extrêment riche vu leur intérêt pratique non seulement en finance mais aussi en physique, en biologie, etc. Le modèle qui régit l évolution des actifs financiers et qui sera étudié dans ce travail est le modèle de Heston de volatilité stochastique qui est complexe et difficile à simuler. Pour cela nous disposons de méthodes exactes pour évaluer les options sur ce modèle sous certaines conditions. Les méthodes implémentées sont des méthodes qui sont valables pour tous les processus aléatoires solutions d équations différentielles stochastiques. Ces méthodes sont extensibles à des cas de processus multidimentionnels. La première partie de ce rapport est dédiée aux rappels mathématiques et aux notions générales nécessaires pour la compréhension des méthodes. Dans la deuxième partie et dans le cadre de la simulation du modèle de Heston, nous présenterons les méthodes que nous avons implémentées pour la discrétisation des EDS (différences finies, marginales) et les méthodes de simulation de Monte Carlo (variables antithétiques, échantillonage préférentiel) et de quantification, afin d améliorer l évaluation des prix. Dans une dernière partie, et aprés une présentation des résultats obtenus, nous présentons un guide des domaines d efficacité des méthodes.
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14 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 11 Chapitre 1 Rappels et notions élémentaires Ce chapitre regoupe les notions élémentaires de mathématiques nécessaires pour la compréhension de ce rapport. Pour de plus amples détails sur ces notions, voir [Pro5, Øks3, KS91, Jea6, Dea7, LL97]. 1.1 Rappels mathématiques Processus stochastique Un processus stochastique (ou processus aléatoire) représente une évolution, généralement dans le temps, d une variable aléatoire. Plus précisemment, soit (Ω,F,P) un espace de probabilité et (A,A ) un espace mesurable. On appelle processus aléatoire à valeur dans (A,A ) un élément (X t (ω)) t,ω Ω, où pour tout t R,X t est une variable aléatoire à valeur dans (A,A ). Si (F t ) t est une filtration, on appelle processus aléatoire adapté, à valeurs dans (A,A ), un élément X tel que X t soit une variable aléatoire F t -mesurable à valeurs dans (A,A ) Pour ω Ω fixé, la fonction de R + dans A qui à t associe X t (ω) est appelée la trajectoire associée à la réalisation ω Martingale On se donne un espace de probabilité (Ω,F,P) muni d une filtration (F t ) t. (F t ) t est donc une famille croissante de sous-tribus de F. Définition Une famille de variables aléatoires (X t ) t est une martingale par rapport à la filtration F t si : X t est F t -mesurable et intégrable pour tout t. E[X t /F s ] = X s, s t Mouvement brownien ou processus de Wiener Historique Le botaniste Robert Brown a observé en 1828 le mouvement irrégulier de particules de pollen en suspension dans l eau. En 1877, Delsaux a expliqué les changements incessants de direction de trajectoire par les chocs entre les particules de pollen et les molécules d eau. Un mouvement de ce type est qualifié de mouvement au hasard. En 19, Louis Bachelier [Bac], en vue d étudier les cours de la bourse, a mis en évidence le caractère markovien du mouvement brownien : la position d une particule à l instant t + s dépend de sa position en t et
15 12 Najed Ksouri ne dépend pas de sa position avant t. Il convient d insister sur le caractère précurseur de Bachelier et le fait que la théorie du mouvement brownien a été développée pour la bourse, avant de l être pour la physique. En 195, Albert Einstein a déterminé la densité de transition du mouvement brownien par l intermédiaire de l équation de la chaleur et relie ainsi le mouvement brownien et les équations aux dérivées partielles de type parabolique. La même année, Smoluchowski a décrit le mouvement brownien comme une limite de promenades aléatoires. La première étude mathématique rigoureuse de ce processus est faite par Norbert Wiener (1923) qui a exhibé également une démonstration de l existence du brownien. Paul Lévy (1948) s est intéressé aux propriétés fines des trajectoires du brownien. Depuis, le mouvement brownien continue de passionner les probabilistes, aussi bien pour l étude de ses trajectoires que pour la théorie de l intégration stochastique (Wiener, Itô, Watanabe, Meyer, Yor, Le Gall, Salminen, Durrett, Chung, Williams, Knight, Pitman,...). Définition du mouvement brownien Le mouvement brownien est un processus stochastique à incréments stationnaires, indépendants et distribués selon une loi normale. Les trajectoires de ce processus sont continues. Exemples : trajectoire du pollen dans l eau ; trajectoire de la pollution dans une rivière ; prix des actifs dans un marché financier. Propriétés Soit (W t ) t un mouvement brownien, alors pour tout t,τ, (W t+τ W t ) est indépendant de W u, u t et est distribué selon une loi normale centrée de variance τ. Ses principales propriétés sont d être : fini : l échelonnage de la variance du mouvement brownien en fonction du temps garantit que le mouvement brownien reste fini ; continu : les trajectoires du mouvement brownien sont continues mais fractables et non différentiables nulle part ; markovien : la distribution conditionnelle de W t sachant toute l information jusqu à τ t dépend uniquement de W τ ; une martingale : l espérance conditionnelle de W t sachant toute l information jusqu à τ t est W τ (E[W t F τ ]= W τ ) ; de variation quadratique finie : si on divise [,T] en n+1 points t i = it n alors n i=1 (W ti W ti 1 ) 2 T ; n normal : (W ti W ti 1 ) N (,t i t i 1 ). C est un processus très riche et extêmement utilisé en finance pour modéliser des processus aléatoires. Remarque 1. Pour tout λ réel (exp(λw t 1 2 λ 2 t),t ) est une F t -martingale Intégrale stochastique Définition Soit (X t ) t un processus stochastique d-dimensionnel continu adapté et (W t ) t un mouvement brownien d- dimensionnel. L intégrale stochastique de X t se définit comme suit : t n X s dw s = lim ti (W ti+1 W ti ), t i = n i=x it n
16 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 13 Propriétés L intégrale stochastique vérifie les propriétés suivantes : t X s dw s est une martingale ; E[ t Var X s dw s ] = ; ( t X s dw s ) = t X s 2 d ds Equations différentielles stochastiques (EDS) On se donne un espace (Ω,F,P) muni d une filtration (F t ). Une équation différentielle stochastique réelle est une équation de la forme : t t X t = x+ b(s,x s )ds+ σ(s,x s )dw s ou sous une forme différentielle : { dxt = b(t,x t )dt + σ(t,x t )dw t, X = x. Soit b et σ deux fonctions de R + R n à valeurs réelles, données : b(t,x t ) est appelé coefficient de transport ou de dérive (ou drift) ; σ(t,x t ) est appelé coefficient de diffusion ou volatilité. On se donne également un (F t )-mouvement brownien (W t ) t sur cet espace. Une solution de l EDS précédente est un processus (X t ) t continu, (F t )-adapté tel que les intégrales t b(s,x s )ds et et l égalité t t X t = x+ b(s,x s )ds+ σ(s,x s )dw s soit satisfaite pour tout t, P presque sûrement. t σ(s,x s )dw s aient un sens Théorème 1 (Théorème d existence). Sous les hypothèses suivantes : (a) il existe K tel que pour tout t [,T],x R,y R : (i) b(t,x) b(t,y) + σ(t,x) σ(t,y) K x y. (ii) b(t,x) 2 + σ(t,x) 2 (1+ x 2 ). (b) la condition initiale X est indépendante de (W t ) t et est de carré intégrable, il existe une unique solution forte de l EDS à trajectoires continues pour t T. De plus cette solution vérifie Lemme d Itô E( sup ( X t 2 ) <. t T Soit (X t ) t un processus stochastique en dimension 1, vérifiant l EDS suivante t t X t = x+ b(s,x s )ds+ σ(s,x s )dw s. où (W t ) t est un mouvement brownien standard en dimension 1. Soit f(t,x) une fonction de classe C 1 par rapport à t et C 2 par rapport x alors f vérifie : t f t f(t,x t ) = f(,x)+ t (s,x f s)ds+ x (s,x s)dx s + 1 t σ 2 (s,x s ) 2 f 2 x 2 (s,x s)ds. Le lemme d Itô est aux variables stochastiques ce que les séries de Taylor sont au cas déterministe.
17 14 Najed Ksouri Théorème de Girsanov Soit (θ t ) t un processus aléatoire F t -adapté tel que : E [ ( 1 T )] exp θ s 2 ds < +. 2 Le processus W θ défini par : t Wt θ = W t θ s ds, est un mouvement brownien sous la probabilité P θ de densité (par rapport à P) : dp θ dp = exp Mouvement brownien géométrique ( T θ s dw s 1 T θ s 2 dt 2 Un mouvement brownien géométrique est un processus stochastique continu dont le logarithme suit un mouvement brownien. Il est appliqué dans la modélisation mathématique de certains cours dans les marchés financiers. Il est principalement employé pour le pricing des options parce qu une quantité qui suit un mouvement brownien géométrique prend toute valeur strictement positive et seuls les changements élémentaires de la variable aléatoire sont significatifs. Le mouvement brownien géométrique représente une approximation raisonnable de l évolution des cours en bourse. Un processus stochastique (S t ) t est appelé mouvement brownien géométrique si il est solution de l EDS suivante : ds t = rs t dt + σs t dw t, où (W t ) t est un mouvement brownien et r (le «drift») et σ (la «volatilité») sont constants. Cette équation a une solution analytique obtenue facilement grâce à la formule d Itô : S t = S exp ((r σ 2 ) 2 )t + σw t Loi du χ 2 La «loi du χ 2» (prononcer khi-deux ou khi carré) est une loi à densité de probabilité. Cette loi est caractérisée par un paramètre dit «degrés de liberté» à valeurs dans l ensemble des entiers naturels (non nuls). Soit X 1,...,X k, k variables aléatoires indépendantes de même loi normale centrée et réduite, alors la variable X définie par X := Σ k i=1xi 2 suit une loi du χ 2 à k degrés de liberté. Soit X une variable aléatoire suivant une loi du χ 2 à k degrés de liberté, on notera χ 2 (k) la loi de X. La densité de X, notée f X, est connue et donnée par f X (t) = 1 2 k 2 Γ( k 2 )t k 2 1 e t 2, pour tout t positif où Γ note la fonction gamma. L espérance mathématique de X vaut k et sa variance vaut 2k. Les figures (Fig 1.1) représentent la fonction de répartition et la densité de probabilité de la loi du χ 2 pour plusieurs degrés de liberté. 1.2 Notions élémentaires en finance Cette partie contient les notions élémentaires de finance et de mathématiques financières qui seront supposées connues par la suite. Pour plus d informations sur ces données, voir [Hul5], [Hau7] et [Gla4]. ).
18 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 15 FIG. 1.1 Fonction de répartition et densité de probabilité de la loi du χ 2 pour plusieurs degrés de liberté Options Une option financière est un produit dérivé qui donne le droit, et non l obligation, d acheter (option d achat, appelée aussi Call) ou de vendre (option de vente, appelée aussi Put) une quantité donnée d un actif financier (action, obligation, indice boursier, devise, matière première, autre produit dérivé, etc.), appelé actif sous-jacent à un prix précisé à l avance (prix d exercice ou strike en anglais), à une date d échéance donnée (option dite européenne), ou durant toute la période jusqu à échéance (option dite américaine). Ce droit lui-même se négocie, sur un marché d options spécialisé (géré par une bourse, ou au gré à gré), à un certain prix appelé prime. Le vendeur (souscripteur) a l obligation d honorer les termes du contrat. Les options dites vanilles (plain vanilla options en anglais) sont les premières apparues sur les marchés, les plus répandues et les plus simples. Ce sont les options sur valeur de l actif dont elles sont dérivées. Cependant, les besoins de couverture très divers, notamment sur le Forex, ont favorisé l apparition d options plus complexes dites options exotiques. Deux générations d options exotiques subsistent : les options de première génération : caps, floors, swaptions européens (essentiellement utilisées comme options sur taux d intérêt,...) les options de seconde génération qui sont path-dependent : lookback, asiatiques, à barrière, digitales, composées, à choix différé. Le pricing des options est la détermination à la date actuelle (t = ) de la valeur (payoff) de l option qui sera (peut-être) exercée à la date d échéance ou encore maturité T. Dans notre étude nous traitons les deux types d options Call européennes les plus répandues et les plus utilisées : les options vanille européennes de payoff e rt E[max(S T K,)] ; les options asiatiques européennes de payoff e rt E[max( 1 T T S tdt K,)]. Le facteur e rt est le facteur d actualisation de la valeur de l option. Pour tout t [,T], l option est dite : hors de la monnaie si S t < K ; à la monnaie si S t = K ; dans la monnaie si S t > K Approches de pricing des options Plusieurs approches peuvent être utilisées pour calculer les valeurs des options :
19 16 Najed Ksouri l approche EDP (équations aux dérivées partielles) ; l approche par les arbres binomiaux ; l approche par les formules «fermées» (tel que dans le cas du modèle Black & Scholes) ; l approche par les formules approchées (approximations asymptotiques, etc.) ; l approche Monte Carlo. Nous avons choisi l approche Monte Carlo pour 3 raisons : elle est très efficace pour les processus vectoriels en grande dimension ( 4) ; elle marche pour tous les modèles dynamiques interdépendants ; évaluer 1 options (pour 1 strikes différents) par cette méthode coûte à peine plus cher en temps de calcul que pour une seule option Méthodes de discrétisation (différences finies) La base l utilisation des méthodes de Monte-Carlo en finance est leur capacité à simuler l évolution des processus de prix. On commence donc par s intéresser aux méthodes de simulation d une diffiusion homogène de la forme : dx t = b(x t )dt + σ(x t )dw t,x = x R d. Ici, X modélise l évolution de d sous-jacents sur le marché (actions par exemples) et W est un mouvement brownien standard d-dimensionnel. En général, la solution de cette équation n a pas une forme simple et l on est obligé de recourir à une approximation de X qui correspond à une discrétisation en temps de l équation par différences finies Schéma d Euler On se donne une grille de [,T] de taille n, (t,...,t i,...,t n ) avec t i = i T n. On notera n t = T n et n W i+1 = W ti+1 W ti. L idée de la discrétisation d Euler est très simple. Pour tout i = 1,...,n on a : ti ti X ti = X ti 1 + b(x s )ds+ σ(x s )dw s. t i 1 t i 1 Ce qui conduit au schéma de discrétisation par différences finies suivant : { X n = X, X n t i = X n t i 1 + b( X n t i 1 ) n t + σ( X n t i 1 ) n W i+1. Un développement à l ordre supérieur de cette discrétisation est le schéma de Milstein : { X n = X, X n t i = X n t i 1 + b( X n t i 1 ) n t + σ( X n t i 1 ) n W i σ ( X ti 1 )σ( X ti 1 )(( n W i+1 ) 2 n t). Le défaut principal de ce schéma est qu il n est pas simple en dimension supérieure à 1 dans le cas général. Convergence Forte Un schéma numérique converge avec un ordre fort k si pour n assez grand, il existe une constante K T tel que : E[ sup X t X t n ] < K T t T n k.
20 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 17 Convergence Faible Un schéma numérique converge avec un ordre faible s si pour 1 n assez petit et g une fonction de classe C 4, il existe K g,t tel que : E[g(X t )] E[g( X n t )] < K g,t n s. Pour plus de détails sur le schéma d Euler, consulter : [BT96, Tal92, Dea7, KS91] Méthodes de Monte Carlo Evaluer des espérances de fonctions de diffusions multidimensionnelles X T telles que E[F(X T )] est devenu un enjeu de grande envergure dans différents domaines. En particulier, en finance, de telles quantités représentent les prix de certaines options sur le marché. Pouvoir calculer les prix de ces options n est pas toujours facile. En pratique, pour évaluer E[F(X T )] on est souvent ramené à discrétiser la diffusion par un schéma d approximation XT n (où n représente le nombre de pas de temps de la discrétisation) puis à approcher E[F(X T n )] par une méthode de Monte Carlo. Utiliser une méthode probabiliste plutôt qu une méthode EDP permet de résoudre le problème en grande dimension, ou lorsque l opérateur associé à l equation aux dérivés partielles est dégénéré. L espérance en question est solution d une équation aux dérivées partielles. On peut résoudre cette EDP en ayant recours à une méthode de discrétisation en espace et en temps. Cependant, en optant pour une méthode de Monte Carlo, on doit tenir compte de deux types d erreurs : une erreur de discrétisation donnée par E[F(XT n)] E[F(X T)] ; une erreur statistique dite erreur de Monte Carlo donnée par 1 N N i=1 F(X n T,i) E[F(X n T)] où (XT,i n ) 1 i N est un échantillon i.i.d. de taille N. Les méthodes de Monte-Carlo sont basées sur la loi des grands nombres : lorsqu on veut approcher E[Y], on simule un grand nombre de variables aléatoires (variable aléatoire.) indépendantes et de même loi, (Y n ) n de même loi que Y, on prend ensuite la moyenne des valeurs prises, 1 N E[Y]. La convergence est assurée par le théorème classique suivant : N n=1 Y n, et on obtient une approximation de Théorème 2 (Loi des grands nombres). Soit (Y n ) n 1 une suite de variables aléatoires réelles intégrables i.i.d. de même loi que Y, alors : 1 N N n=1 Y n E[Y] p.s. dans N L1. Si de plus les (Y n ) sont de carré intégrable, on peut montrer que la convergence a lieu dans L 2 et on obtient un contrôle de l erreur p.s. et de l erreur L 2. Théorème 3 (Théorème de la limite centrale). Soit (Y n ) n 1 une suite de variables aléatoires réelles (pas nécessairement gaussiennes) i.i.d. de carré intégrable de même loi qu une v.a Y. On suppose que Var(Y) > et on pose Alors : ˆm N := 1 N En particulier pour tout réel c > : où α c = P[ X < c] pour X N (,1). N n=1 Y n et ˆσ N = ( ) ˆmN E[Y] N ˆσ N P [ N ˆm N E[Y] ˆσ N 1 N 1 N n=1 (Y n ˆm N ) 2. N (,1) en loi. n ] < c 1 α c, N
21 18 Najed Ksouri On en déduit pour N grand, P [ E[Y] [ ˆm N ± c ˆσ ] N ] = 1 α c. N On voit donc que l erreur, dite erreur de Monte Carlo, dépend de ˆσ N / N, donc de la taille de l échantillon et de la variance. Les avantages des méthodes de Monte Carlo sont : une programmation facile ; une auto-estimation de l erreur d approximation (sans aucun calcul supplémentaire) ; une indépendance vis-à-vis de la régularité de la fonction à estimer ; une insensibilité (ou presque) vis-à-vis de la dimension d du problème. Son principal inconvénient est : une vitesse de convergence assez faible (de l ordre de ˆσ N / N, ˆσ N > ). Pour améliorer la convergence d une méthode de Monte Carlo, on peut soit augmenter le nombre total de simulations N soit réduire la variance ˆσ N 2. Si l on opte pour une augmentation de N, pour obtenir une précision supplémentaire d un point, on doit multiplier le nombre total de simulations par un facteur de 1 (ce qui est indamissible vu le surcoût de temps de calcul occasionné). Par contre, si on opte pour une réduction de ˆσ N, une réduction d un facteur 1 permettrait de réduire le nombre de simulations de 1 pour une même précision. Il existe une grande variété de ces techniques souvent à la fois simples et efficaces mais dont le choix est spécifique. Les plus connues et les plus classiques pour la réduction de variance sont : les variables antithétiques ; les variables de contrôle ; le carré latin ; la stratification ; l échantillonnage préférentiel Techniques de réduction de variance Dans cette partie, nous présentons les techniques les plus usuelles de réduction de variance. Pour plus de détails, consulter : [Aro4a], [Gla4] et [Bou6]. Variables antithétiques L idée du contrôle antithétique est très simple. Elle est basée sur la propriété de symétrie du mouvement brownien : W W en loi, donc : E [ ] F(W t )+F( W t ) = E[F(W t )]. 2 On réduit la variance si : ce qui revient à dire que [ ] F(Wt )+F( W t ) Var 2 Théorème 4. Si F est monotone et σ >, alors < Var[F(W t)], 2 Cov(F(W t ),F( W t )) <. Cov(F(W t ),F( W t )) <. avec inégalité stricte si F est strictement monotone sur un domaine de mesure non nulle. Remarque 2. Cette méthode est non seulement très simple mais elle peut réduire le temps de calcul étant donné qu on a recours au générateur aléatoire 2 fois moins de temps. On génère N/2 nombres aléatoires selon la loi N (,1) et on obtient les N/2 autres en inversant le signe des premiers, N étant la taille de l échantillon Monte Carlo.
22 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 19 La figure (voir Fig 1.2) montre l effet de l utilisation de la technique des variables antithétiques sur la variance de l évaluation d une option vanille. 9 MC Simple MC+VA Variance Strikes FIG. 1.2 Effet de la technique des variables antithétiques sur la variance de l évaluation d une option vanille par Monte Carlo La réduction de variance est très claire et ceci est confirmé par l allure des trajectoires simulées (voir Fig 1.3). 25 Moyenne de 5 trajectoires 5 trajectoires aléatoires du mouvement brownien géométrique 5 trajectoires aléatoires simulées par variables antithètiques 2 S t t FIG. 1.3 Effet de la technique des variables antithétiques sur les trajectoires simulées par Monte Carlo
23 2 Najed Ksouri Variables de Contrôle Le principe de la technique de réduction de variance des variables de contrôle est d ajouter une variable aléatoire Y d espérance nulle lors de l estimation de l espérance E[X] = E[X + Y] d une variable aléatoire X de façon que Var(X +Y) < Var(X). Ceci est assuré quand la corrélation entre X et Y est très négative vu que : Une autre façon de voir la chose est d écrire : Var(X +Y) = Var(X)+Var(Y)+2Cov(X,Y). θ x = X + c(y E[Y]), E[θ x ] = E[X] et En minimisant sur la variable c cette variance on trouve que : c = Cov(X,Y) Var(Y) Var(θ x ) = Var(X)+c 2 Var(Y)+2cCov(X,Y). et Var(θx ) = Var(X) Cov2 (X,Y), Var(Y) la quantité c sera calculée de manière empirique sur un échantillon plus petit. Remarque 3. Cette méthode possède l avantage de la simplicité mais le choix de la variable de contrôle dépend de l EDS elle même ce qui rend son implémentation automatique impossible. C est pour cela que nous avons choisi de ne pas implémenter cette méthode. Exemple : Méthode de Romberg statistique Le principe de cette méthode est d utliser 2 discrétisations à l ordre n et à l ordre m pour une EDS, n m et d utiliser la discrétisation à l ordre m (dont on retranche l espérence) comme variable de contrôle. La méthode est d utiliser l estimateur de variance O(1/ m) (m n) suivant : F = f(x n T) f(x m T )+E[ f(x m T )]. Pour plus d informations sur cette technique, voir [Keb5]. Echantillonnage préférentiel La méthode consiste à changer de loi de probabilité lors de la simulation (tout en restant dans le cadre gaussien) grâce au théorème de Girsanov, afin de garder la même espérance mais réduire la variance de la manière suivante : E p [F(X)] = F(X) p(x) q(x) q(x)dx = E q[g(x)], Var(G(X)) < Var(F(X)), où p(x) est la densité de probabilité sous laquelle est généré le mouvement brownien (en pratique N (,1)) et q(x) est la nouvelle densité de probabilité (en pratique N (θ,1)). Ce changement de probabilité se traduit en fait par un rajout d un coefficient de drift vectoriel à la partie transport de l EDS, ce qui a pour effet (sous couvert que ça marche) de rallonger les trajectoires vers un état moins aléatoire et de réduire ainsi la variance. L effet (biais) de ce drift dur l espérance sera par la suite en multipliant par le rapport des densités de probablités p(x)/q(x). Plusieurs approches ont été adoptées afin de calculer le drift θ et qui sont en général de 2 types : la recheche d un drift constant optimal par des méthodes de minimization ; la construction d un drift adaptatif qui change d un tirage Monte Carlo à un autre. La réduction de variance est très claire dans l allure des trajectoires simulées (voir Fig 1.4).
24 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston trajectoires MBG sans échantillontage préférentiel 1 trajectoires MBG avec échantillonnage préférentiel 25 2 V t t FIG. 1.4 Effet de la technique de l échantillonnage préférentiel sur les trajectoires simulées par Monte Carlo Modèle de Black & Scholes La formule de Black & Scholes (voir [BS73]) permet de calculer la valeur théorique d une option à partir des cinq données suivantes : S la valeur actuelle de l actif financier sous-jacent ; T t le temps qui reste à l option avant son échéance (exprimé en années) ; K le prix d exercice fixé de l option ; r le taux d intérêt sans risque ; σ la volatilité du prix de l action. Le prix théorique d une option d achat Call, qui donne le droit mais pas l obligation d acheter l actif S à la valeur K à la date T, est caractérisé par son «payoff» : (S T K) + = max(s T K;). Le prix de l option est donné par l espérance, sous la probabilité risque neutre, du payoff terminal actualisé C = E[Payoff e rt ], soit la formule de Black & Scholes : C(S,K,r,T,σ) = S N(d 1 ) Ke rt N(d 2 ). De même, le prix théorique d une option de vente Put, de payoff (K S T ) + = max(k S T ;) est donné par : P(S,K,r,T,σ) = S N( d 1 )+Ke rt N( d 2 ), avec : N la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite N (,1), c est-à-dire N(x) = x 1 2π e 1 2 u2 du ; [ ) d 1 = ln( 1 σ S T K + ( r+ 1 2 σ 2) ] T ; d 2 = d 1 σ T. La formule de Black & Scholes repose sur l hypothèse que les rendements de l actif sous-jacent sont gaussiens, ou de manière équivalente que la valeur de l actif suit une diffusion brownienne géométrique qui est solution de l EDS : ds t = rs t dt + σs t dw t. Les quatre premières données (S,T,K,r) sont connues, seule la volatilité σ de l actif est difficile à évaluer. Deux analystes pourront avoir une opinion différente sur la valeur de σ à choisir. Mais le modèle reste toutefois très robuste.
25 22 Najed Ksouri On peut également appliquer la formule à l inverse. Étant donné le prix de l option qui est côté dans les marchés, quelle valeur de σ doit être choisie pour que la formule de Black & Scholes donne exactement ce prix. On obtient ainsi la volatilité implicite qui a un grand intérêt pratique et théorique. La formule de Black & Scholes peut être démontrée rigoureusement si un certain nombre de conditions sont établies. On parle alors de modèle de Black & Scholes, ou bien on dit qu on est dans le cas Black & Scholes. Les marchés financiers correspondent assez bien à ce modèle, mais pas exactement bien sûr et, en particulier, contrairement à l hypothèse centrale du modèle, le temps n y est pas continu. Il y a donc un certain écart entre ce modèle et la réalité, qui peut devenir important quand les marchés sont agités avec de fréquentes discontinuités de cours. Les conditions du modèle sont les suivantes : le prix du sous-jacent suit un mouvement brownien géométrique ; la volatilité est connue à l avance et est constante ; il est possible d acheter et de vendre le sous-jacent à tout moment et sans frais ; les ventes à découvert sont autorisées (où on emprunte une certaine quantité du sous-jacent pour la vendre) ; il n y a pas de dividende ; le taux d intérêt est connu à l avance et est constant ; l exercice de l option ne peut se faire qu à la date d échéance, pas avant (option européenne). Plusieurs actifs peuvent être modélisés par un mouvement brownien géométrique tels que les actions, les taux d intérêt, les taux de change. Les figures (Fig 1.5, Fig 1.6 et Fig 1.7) représentent les évolutions de certains actifs en bourse. FIG. 1.5 Evolution du taux de change de l EURO par rapport aux autres monnaies entre 1999 et 27
26 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 23 FIG. 1.6 Evolution du taux d intérêt américain entre 23 et 26 FIG. 1.7 Evolution des cours des actions Nintendo, Sony et Microsoft en 26 Les figures (Fig 1.8) donnent (à titre de comparaison) une simulation de 2 échantillons Monte Carlo d un mouvement brownien géométrique.
27 24 Najed Ksouri Moyenne de 1 trajectoires 1 trajectoires aléatoires du mouvement brownien géométrique 4 35 Moyenne de 1 trajectoires 1 trajectoires aléatoires du mouvement brownien géométrique S t 8 S t t t FIG. 1.8 Simulations de 1 et 1 trajectoires du mouvement brownien géométrique et leurs moyennes par Monte Carlo Processus du CIR Les diffusions en racine carré jouent un rôle important dans plusieurs modèles en finance car ils modélisent très bien les taux d intérêt mais aussi les volatilités stochastiques d actifs financiers. Considérons l EDS suivante : dv t = k(θ V t )dt + σ V t dw t. Si (W t ) t est un mouvement brownien standard alors (V t ) t est un processus du type CIR (Cox-Ingersoll- Ross) avec une moyenne à long terme θ et un taux de retour à la moyenne k. σ est le coefficient de diffusion de la volatilité et r est le taux d intéret sans risque. (pour plus de détails sur ce modèle voir [CIR85].) Ce processus a une solution positive sous les hypothèses V > et σ 2 < 2kθ. Pour plus de détails voir [CIR85] et [BD4]. Les discrétisations classiques de ce processus seraient dans ces conditions : Discrétisation de Euler-Marayuma Ṽt n i+1 = Ṽt n i + T n k(θ Ṽt n i )+σ Discrétisation de Milstein Ṽt n i+1 = Ṽt n i + T n k(θ Ṽt n i )+σ Modèle de Heston de volatilité stochastique Ṽ n Ṽ n t i (W ti+1 W ti ). t i (W ti+1 W ti )+ 1 2 ((W t i+1 W ti ) 2 T n ). Le modèle de Heston de volatilité stochastique est très utilisé pour le pricing de produits dérivés. En pratique, ce modèle est utilisé pour les options path-dependent qui nécessitent l utilisation des méthodes de Monte Carlo. Dans cette partie nous présenterons quelques résultats sur le modèle de Heston. En 1993, Heston (voir [Hes93]) a proposé le modèle suivant : ds t = rs t dt + V t S t dwt 1, dv t = k(θ V t )dt + σ V t dwt 2, d W 1,W 2 t = ρdt. Ici S représente l actif sous-jacent de l option (taux d intérêt, taux de change, actions,...) et (S t ) t est le processus de son cours à la date t. (V t ) t est le processus de sa volatilité. (Wt 1 ) t et (Wt 2 ) t sont deux mouvements browniens standards corrélés, de paramétre de corrélation ρ.
28 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 25 Le processus (V t ) t est un processus du type CIR (Cox-Ingersoll-Ross) avec une moyenne à long terme θ et un taux de retour à la moyenne k. La paramètre σ est le coefficient de diffusion de la volatilité et r est le taux d intéret sans risque. Des études empiriques ont montré que la densité des log-returns de l actif ds t n est pas gaussienne. Elle est caractérisée par des queues importantes et des crêtes élevées. Le paramètre ρ peut être interprété comme la corrélation entre les log-returns et la volatilité de l actif. Si ρ > alors la volatilité augmente si ds t >, ceci diffusera la queue droite de la distribution et comprimera la queue gauche. Si ρ < on aura l effet inverse. Le paramètre ρ affecte aussi proportionnellement la skewness (degré d asymétrie) de la distribution. Le paramètre σ augmente la kurtosis (pic) de la distribution et rend aussi le skew (biais) plus important.
29 26 Najed Ksouri
30 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 27 Chapitre 2 Méthodes d amélioration numérique implémentées 2.1 Méthode de Bossy et Diop pour la discrétisation du CIR Comme précisé à la fin du chapitre 1, le processus du CIR suivant : dv t = k(θ V t )dt + σ V t dw t. a une solution positive sous les hypothèses V > et σ 2 < 2kθ. Malheureusement la condition σ 2 < 2kθ n est pas vérifiée en pratique ce qui pose problème vu que ce processus modélise les taux d intérêt et la volatilité du modèle de Heston qui sont des quantités positives. Plusieurs schémas de discrétisation existent afin de remédier à ce problème (voir [LKVD6] pour plus de détails). Parmi les meilleurs schémas, Bossy et Diop (voir [BD4] et [Alf5]) ont proposé le schéma suivant : Schéma de Bossy et Diop Ṽt n i+1 = Ṽt n i + T n k(θ Ṽt n i )+σ Ṽt n i (W ti+1 W ti ). On voit très clairement dans les figures (Fig 2.1 et Fig 2.2) l effet de la reflexion des valeurs négatives du CIR induite par la valeur absolue du schéma de Bossy et Diop. Bossy et Diop ont prouvé théoriquement la positivité, la monotonicité et la convergence forte de leur schéma. De manière empirique la convergence faible en 1 n et l expansion de l erreur ont été aussi prouvées Expansion de l erreur Soit f : R + R une fonction de classe C 4 tel que A,m >, x, f (4) (x) A(1+x m ). Si de plus X n satisfait l hypothèse de convergence forte alors l erreur faible est en 1 n : E[ f( X n T)] = E[ f( X T )]+O( 1 n ), Une expansion de l erreur pour un schéma permet d utiliser la méthode empirique de Romberg qui stipule que si il existe c 1 tel que : E[ f( X n T)] = E[ f( X T )]+c 1 /n+o(1/n 2 ), alors : 2E[ f( X T 2n )] E[ f( X T)] n = E[ f( X T )]+O(1/n 2 ). autrement dit on a diminué l ordre de l erreur, cette méthode sera implémentée pour le schéma de Bossy et Diop pour discrétiser le modèle du CIR. Pour plus de détails, voir [BD4, Alf5, TT9].
31 28 Najed Ksouri FIG. 2.1 Simulation du processus par le schéma de Bossy et Diop du CIR dans le cas σ 2 < 2kθ FIG. 2.2 Simulation du processus par le schéma de Bossy et Diop du CIR dans le cas σ 2 > 2kθ 2.2 Simulation efficiente d Andersen du modèle de Heston L approche d Andersen (voir [And7]) consiste à implémenter de nouveaux algorithmes pour la discrétisation temporelle et les simulations Monte Carlo en se basant sur l analyse des distributions des processus. L apport d Andersen est d avoir combiné certains aspects du schéma exact de Broadie-Kaya avec la vitesse et la simplicité du schéma d Euler. Le drift de (S t ) t n intervient pas dans les améliorations de Andersen, on peut par conséquent afin de simplifier les écritures prendre r =. Le processus (S t ) t est proche d un mouvement brownien géométrique, par conséquent, travailler avec (ln(s t )) t est plus facile : { d ln(s t ) = 1 2 V tdt + V t dw 1 t, dv t = k(θ V t )dt + σ V t dw 2 t.
32 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston Schéma de discrétisation de la volatilité Vu que le la distribution du CIR suit une loi χ 2 décentrée (voir [Dyr4]), on peut déduire des propriétés de cette distribution. Proposition 1. Soit T > t. Alors E(V T V t ) = θ +(θ V t )exp( k(t t)) et Var(V T V t ) = V tσ 2 exp( k(t t)) (1 e ( k(t t)) )+ θσ2 k 2k (1 e( k(t t)) ) 2. Pour la discrétisation du CIR, Andersen a proposé 2 schémas de discrétisation : TG (Truncated Gaussian) et QE (Quadratic Expotential) (voir [KJ6]). Etant donné que le schéma QE s est révélé le meilleur partout, c est le seul que nous présenterons. L idée est d approcher Vi+1 n par le carré d une loi gaussienne pour les grandes valeurs de V et de prendre les paramètres qui collent aux moments déterminés par la proposition précédente. Pour les petites valeurs de V, Vi+1 n sera approchée par une densité de la forme : où δ est la fonction de Dirac en. Algorithme du Schéma de discrétisation QE P[V n i+1 [x,x+dx]] f(x)dx = pδ (x)+β(1 p)e βx dx Entrée : Point initial V et pas de discrétisation T/n. Sortie : Les points V n i d un CIR pour i de 1 à n. Début Pour i de 1 à n m := E[Vi+1 n V i n]; s := Var(V n i+1 V i n); η := s m 2 Générer un nombre aléatoire uniforme U v sur [,1] Si η < 1.5 ( 2 b := η 1+ a := m 1+b 2 Z v := Φ 1 (U v )( N (,1)) V n i+1 := a(b+z v) 2 Sinon // η 1.5 p := η 1 η + 1 Fin-si Fin-boucle Fin ) 1/2 2 2 η η 1 β := 1 p m si U v [, p] Vi+1 n = β 1 ln( 1 p ) si U v [p,1] 1 U v
33 3 Najed Ksouri Schéma de discrétisation de l actif Le schéma de Broadie et Kaya (voir [BK6]) est assez efficace et il s écrit pour S t : ln(si+1) n = ln(si n )+ ρ ( Vi+1 n Vi n kθ T ) ( kρ + σ n σ 1 ) ti+1 V u du+ 1 ρ 2 2 t i ti+1 t i ti+1 V u du T n (γ 1Vi+1 n + γ 2 Vi n ), t i Vu dw u N (, ti+1 t i V u du). ti+1 t i Vu dw u. La figure (Fig 2.3) montre l effet de l utilisation de la technique de Andersen sur l erreur d évaluation d une option : 12 MC Simple MC+Andersen 1 Erreur relative en % Strikes FIG. 2.3 Effet de la technique de Andersen sur l erreur d évaluation d une option par Monte Carlo Amélioration du calcul de l intégrale de la volatilité Dufresne (voir [Duf1]) a calculé les 3 premiers moments de t i+1 t i V(u)du, ce qui donne : ti+1 t i V u du V t i θ k + T n θ e k T V t n i θ. k Nous utiliserons cette approximation pour le schéma QE ce qui augmentera sa capacité à être efficace lorsqu on discrétise l EDS en petits pas Correction Martingale pour l actif Comme (S t ) t est une martingale, E[S t+ S t ] = S t. Par contre selon le schéma de Broadie Kaya, cette égalité n est pas vérifiée, ce qui nécessite une correction martingale. Le défaut de cette correction est qu elle introduit un temps de calcul supplémentaire (relatif à une fonction exponentielle à chaque itération) qui risque de ralentir l algorithme. Afin que cette correction soit efficace, il faut que le pas de discrétisation soit assez petit ce qui risque de ralentir les algorithmes. Elle ne sera intéressante que dans le cas où on recherche une haute précision.
34 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 31 En notant le schéma de Broadie Kaya comme suit : ln(xi+1) n = ln(xi n )+K + K 1 Vi n + K 2 Vi+1 n + K 3 Vi n + K 4 Vi+1 n Z, où Z N (,1), K = ρkθ T σ n, K 1 = γ 1T n (kρ σ 1 2 ) ρ σ, K 2 = γ 2T n (kρ σ 1 2 )+ ρ σ, K 3 = γ 1T n (1 ρ2 ) et K 4 = γ 2T n (1 ρ2 ). La correction martingale consiste à remplacer K par K : K = ln(m) (K K 3)V n i. avec exp Ab2 a 1 2Aa si η < 1.5 M = 1 2Aa β(1 p) p+ si η > 1.5. β A La figure (Fig 2.4) montre d une part la fonction exacte de répartition de V T sachant V, et d autre part, celle en approximant l évolution par une loi Normale et une loi Log Normale. FIG. 2.4 Fonction de répartition exacte de V T sachant V et celle approchée par une loi Normale et une loi Log Normale La figure (Fig 2.5) montre d une part la fonction exacte de répartition de V T sachant V, et d autre part, celle en approximant l évolution par les schémas QE et TG. FIG. 2.5 Fonction de répartition exacte de V T sachant V et celle approchée par les schémas QE et TG pour deux valeurs de σ 2.3 Solution semi-exacte Considérons le problème du pricing d une option Call vanille européenne : E[e rt max(s T K;)].
35 32 Najed Ksouri La fonction charactéristique de s T = ln(s T ) est E[exp(ius T )]. Heston a déterminé une formule exacte pour la fonction charactéristique [Hes93]. La solution semi-exacte d une option européenne sur Call pour le modèle de Heston est : C(S t,v t,t,t) = S t P 1 Ke r(t t) P 2 = E[e r(t t) (S T K) + ], où, P j (x,v t,t,k) = π C(T t,φ) = rφir+ a σ 2 Re ( ) e iφ ln(k) f j (x,v t,t,φ) dφ, iφ x = ln(s t ), f j (x,v t,t,φ) = expc(t t,φ)+d(t t,φ)v t + iφx, [ ( )] 1 ge dr (b j ρσφi+d)τ 2ln, D(T t,φ) = b j ρσφi+d σ 2 ( 1 e dr 1 ge dr ), g = b j ρσφi+d b j ρσφi d, d = (ρσφi b j ) 2 σ 2 (2u j φi φ 2 ), 1 g et u 1 = 1 2, u 2 = 1 2, a = kθ, b 1 = k ρσ, b 2 = k, i est le nombre complexe. Cette méthode sera considérée comme exacte et servira pour la comparaison des valeurs obtenues dans le cas des options vanilles. Dans le cas des options asiatiques, un échantillon Monte Carlo très grand sera considéré comme une méthode exacte. Il reste cependant le terme en intégrale à calculer avec la méthode de transformation de Fourier (et qui ne peut pas être calculé directement car il implique une division par d où la nécessité d introduire un coefficient d amortissement). FFT pour la solution semi-exacte Carr et Madan (voir [CM98]) ont proposé une méthode basée sur la FFT (Fast Fourier Transformation) qui est une approximation discrète de la transformée de Fourier (voir [Neg2]) : La FFT est : + F(φ) = e iφx f(x)dx, f(x) = 1 2π F(φ) = + e iφx F(φ)dφ. N e i 2π N ( j 1)(φ 1) f(j). j=1 Donc si on note x t = ln(s t ) et k = ln(k), le prix d un call européen de strike K et de maturité T est : C T (k) = e rt (e x T e k ) f T (x T )dx T, k où f T (x) est la densité de x. Carr et Madan, ont défini une autre fonction de prix qui sera de carré intégrable. Le paramètre α est dit coefficient d amortissement. c T (k) = e αk C T (k), α >.
36 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 33 On note alors : avec : et C T (k) = e αk c T (k) = e αk 1 π F ct (φ) = + e iφx F ct (φ)dφ, e rt F CT (φ (α + 1)i) α 2 + α φ 2 + i(2α + 1)φ, F CT (φ) = e A(φ)+B(φ)+C(φ), A(φ) = iφ(x + rt), 2ζ(φ)(1 e ψ(φ)t ))V B(φ) = 2ψ(φ) (ψ(φ) γ(φ))(1 e ψ(φ)t ), [ ( ) ] C(φ) = kθ 2ψ(φ) (ψ(φ) γ(φ))(1 e ψ(φ)t ) σ 2 2ln +(ψ(φ) γ(φ))t, 2ψ(φ) ζ(φ) = 1 2 (φ 2 )+iφ), ψ(φ) = γ(φ) 2 2σ 2 ζ(φ), γ(φ) = k ρσφi, C T (K u ) e αk u π N e i 2π N ( j 1)(u 1) e ibv j F ct (v j ) η j=1 3 (3+( 1) j δ j 1 ), où v j = η( j 1), η = c N, c = 6, N = 496, b = π η, et k u = b+ 2b (u 1), u = 1,2,...,N + 1. N La fonction Matlab fft(x) réalise une FFT sur le vecteur X = e ibv j F ct (v j ) η 3 (3+( 1) j δ j 1 ), elle retourne un vecteur (1 N) dont la j éme composante (là où on trouve la valeur du Call) correspond à ln(k) = b+ 2b N ( j 1). Le principal défaut de cette méthode est le choix du coefficient α (en pratique 1.25) qui reste assez empirique et qui a un effet certain sur le prix de l option. Carr et Madan proposent de le choisir de façon à vérifier : (E[S α+1 T ] < ) = F CT ( (α + 1)i) <. 2.4 Echantillonnage préférentiel de Arouna et algorithmes de Robbins-Monro Le principe de cette méthode est d introduire un terme de drift dans le calcul du prix par une version élémentaire du théorème de Girsanov. L algorithme de Robbins Monro permet ensuite soit de trouver le drift optimal soit de construire un drift adaptatif. Cet algorithme est une méthode d approximation stochastique qui permet d estimer asymptotiquement les zéros d une fonction sachant une espérence. Pour plus de détails voir [Aro4a] et [Aro4b] Echantillonage préférentiel de Arouna Le prix d un actif risqué S t suit l EDS suivante (en dim 1 pour simplifier) sous la probabilité risque neutre : ds t = S t (rdt + σdw t ), S = x,
37 34 Najed Ksouri où r est le taux sans risque. La solution de cette EDS est donnée par : S t = S exp ((r σ 2 ) 2 )t + σw t. où S est le prix de l actif au temps. On peut simuler de maniére exacte cet actif aux dates < T 1 < < T m = T, en posant : S Ti = S Ti 1 exp ((r σ 2 2 )(T i T i 1 )+σ ) T i T i 1 W i, où W 1,...,W m sont des variables aléatoires gaussiennes de moyenne et de variance 1. Si on veut pricer une option de payoff donné par f(s T1,...,S Tm ), on doit évaluer : La quantité V peut être écrite sous la forme V = E[e rt f(s T1,...,S Tm )], V = E[G(W 1,...,W m )], où G est une fonction qu on peut calculer et W = (W 1,...,W m ) N (,I m ). Pour l échantillonnage préférentiel on change la loi de W = (W 1,...,W m ) en ajoutant un drift vectoriel θ = (θ 1,...,θ m ). Une version élèmentaire du théorème de Girsanov conduit à la représentation suivante de V : V = E[α(θ)] = E[G(W + θ)e ( θ W 1 2 θ 2) ], où θ est la norme euclidienne d un vecteur θ R m. Le changement de probabilité par le théorème de Girsanov ne change pas la moyenne donc minimiser la variance de α(θ) est équivalent à minimiser H(θ) = E[α 2 (θ)] par rapport à θ. Ceci est assuré par la proposition suivante : Proposition 2. Si E[G 2a (W)] <, avec a > 1, alors H est deux fois dérivable en R m et il existe un unique θ R m tel que : H(θ ) = min θ R m H(θ). Le paramètre θ est solution de : H(θ) = E [ (θ W)G 2 (W)e θ W+ 1 2 θ 2 ] =. Idée de la preuve Rappelons tout d abord le résultat du théoréme de Girsanov, en changeant de la loi de probabilité N (,I m ) vers celle N (θ,i m ), θ R m : E[G(W)] = E[G(Z)e ( θ W 1 2 θ 2) ], W N (,I m ), Z N (θ,i m ). Appliquons ce théoréme à H(θ) : H(θ) = E [ G 2 (W + θ)e ], 2θ W θ 2 (W N (,I m )) = E [ G 2 (X)e ], 2θ X+ θ 2 (X N (θ,i m ), Simple changement de variable) = E [ ] G 2 (Z)e 2θ Z+ θ 2 e (+θ Z 1 2 θ 2 ), (Z N (,I m ), Théoréme de Girsanov) = E [ ] G 2 (Z)e ( θ Z+ 1 2 θ 2 ), (Z N (,I m )). Il ne reste plus qu à différencier la fonction strictement convexe H(θ) par rapport à θ.
38 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston Algorithme de Robbins-Monro Cet algorithme résout l équation suivante : par la méthode suivante : h(θ) = E[F(θ,W)] =, θ R m, θ n+1 = θ n γ n+1 F(θ n,w n+1 ), où (W n ) n est une suite de vecteurs gaussiens i.i.d. suivant la loi de W N (,I m ) et γ n = α β+n avec α,β >. Suite aux tests numériques, Arouna a remarqué que β n influait presque pas sur la variance et l a, par conséquent, pris égal à 1. Par contre pour le coefficient α, sa valeur importait beaucoup pour la réduction de variance et devrait étre choisie de la manière suivante : Le paramètre α devrait être petit (ex. α.1) quand la variance Monte Carlo a beaucoup de chances d être importante (exemple : options out of the money). Le paramètre α devrait étre grand (autour de 1 ou 1) quand la variance Monte Carlo a beaucoup de chances d être faible (exemple : options in the money). La méthode converge sous les hypothèses suivantes : (H 1 ) θ R m, h(θ ) =, θ R m, θ θ, (θ θ ) h(θ) >, (H 2 ) n γ n = + et γn < +, n (H 3 ) E[ F(θ n,w n+1 ) 2 F n ] < K(1+ θ n 2 ) p.s. Le probème de cette méthode est que θ n peut tendre vers l infini. C est pour cela que Arouna introduit une technique de projections par la méthode de Chen. Détermination de la direction de descente F Arouna a considéré 2 types de directions de descente selon le type de la distance entre mesures de probabilités considéré : Distance χ 2 La distance χ 2 entre 2 mesures de probabilités est définie comme suit : ( 1 dp R 2 (P,Q) = 2 dq 1 + sinon. ) 2 dq si P Q Alors dans ce cas : F(θ n,w n+1 ) = (θ n W n+1 )G 2 (W n+1 )e θ n W n θ n 2. Distance Kullback-Leibler de minimisation d entropie La distance χ 2 entre 2 mesures de probabilités est définie comme suit : ( ) ln dp R 2 (P,Q) = dq dp si P Q + sinon. Alors dans ce cas : F(θ n,w n+1 ) = (θ n W n+1 )G(W n+1 )e θ n W n θ n 2. Remarque 4. La distance Kullback-Leibler est inférieure à celle χ 2 et elle donne un minimum global. Nous allons l utiliser lors de l implémentation de la méthode.
39 36 Najed Ksouri Projections de Chen D abord, on choisit θ 1 θ 2 dans R m et on choisit une constante M > (elle n a pas d effet important sur la convergence et en pratique elle est choisie entre 1 et 1). Soit aussi (W n ) n une suite de vecteurs gaussiens i.i.d. suivant la loi de W N (,I m ). Soit (U n ) n une suite arbitraire déterministe de nombres positifs tendant vers avec U > M. Définissons pour n, { θn γ n+1 F(θ n,w n+1 ) si θ n γ n+1 F(θ n,w n+1 ) U n, θ n+1 = sinon θ n n 1 et σ(n) = k= 1 θk γ k+1 F(θ k,w k+1 ) >U σ(k), σ() =, La quantité σ(n) est le nombre de projections faites après n itérations, et { θ θn 1 si σ(n) est pair, = θ 2 si σ(n) est impair, avec (γ n ) n une suite de nombres positifs vérifiant n γ n = + et γn 2 < +. n Remarque 5. La suite U n doit croître suffisamment lentement pour annuler le risque d explosion de l algorithme 1 sans changer radicalement le domaine où on exerce h. Par exemple selon Arouna la suite U n = 6 lnn + U,U = M + 6, n 1 est appropriée. Deux manières de faire ont été proposées par Arouna à savoir une méthode classique où on cherche un θ optimal et on l utilise pour faire la réduction de variance ou bien une méthode adaptative qui consiste à utiliser un θ i à chaque essai i de Monte Carlo. Cette dernière s est avérée plus efficace numériquement. Un algorithme général pour la méthode adaptative peut être implémenté de la maniére suivante : Début θ := ; h := T m Remarque : θ peut avoir une autre valeur si on en connait une proche de l optimum. Pour i de 1 à N X i := X ; X i := X ; W i N (,I d ) Pour j de 1 à m X j i := X j 1 i + b( X j 1 i )h+σ( X j 1 i ) h W ( ) j i X j i := X j 1 i + b( X j 1 i )+σ( X j 1 i ) θ j 1 i h+σ( X j 1 i ) h W j i Fin-boucle θ i+1 := θ i γ i+1 F(θ i,w i+1 ) Fin-boucle Retourne V := 1 N N i=1 [G(W i + θ i )e ( θ i W i 1 2 θ i 2) ] Fin Amélioration de la méthode d Arouna Un calcul amélioré du paramètre F(θ, W) d adaptation du «drift» utilisé en échantillonage préférentiel et ce en le remplaçant par 1 2 (F(θ, W)+F(θ, W)) permet non seulement d améliorer la réduction de variance mais étant appliqué comme une méthode de réduction son coût de calul sera moindre. La figure (Fig 2.6) montre l effet de l utilisation de la technique de Arouna sur la variance de l évaluation d une option.
40 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston MC Simple MC+Arouna MC+Arouna Amélioré 3 Variance Strikes FIG. 2.6 Effet de la technique de Arouna sur la variance de l évaluation d une option par Monte Carlo 2.5 Méthode d échantillonnage préférentiel : Least Squares La méthode est une technique d optimisation qui recherche le minimum d une fonction F : R n R de la forme : où F(x) = 1 2 m i=1 f 2 i (x) = 1 2 f(x) f(x). f i : R n R, x = (x 1,...,x n ), f = ( f 1,..., f m ) Ceci est réalisé par des méthodes de descente pour la recherche d un minimum x (souvent local) par des itérations : x k+1 = x k + αh en posant le gradient et la hessienne F (x) x 1. F (x) =.. F (x) x n ( F 2 ) F (x) = (x), i, j = 1,...,n x i x j Le vecteur h est une direction de descente si h F (x) <. La méthode de Newton consiste à chercher h n tel que si F (x) est définie positive : F (x)h n = F (x), et si F (x) ne l est pas : h n = F (x).
41 38 Najed Ksouri Méthode de Gauss-Newton ( ) fi En posant la matrice jacobiennne J = (x), i = 1,...,n, j = 1,...,m et en appliquant la méthode de x j Gauss-Newton à la fonction F précédente, on a : f(x+h) = f(x)+j(x)h+o( h 2 ), F (x) = J (x) f(x) et F(x+h) L(h) = F(x)+h J f(x)+ 1 2 h J Jh F (x) = L (h)+ n i=1 f i (x) f i (x). Alors la direction de la descente est donnée pour Gauss-Newton par : L (x)h GN = L (), ou bien par : (J J)h GN = J f et le pas de la descente par : α GN = min F(x+αh GN). α Méthode de Levenberg-Marquardt C est une méthode très proche de la méthode de Gauss-Newton mais où on introduit un paramètre d atténuation de la descente µ >. Dans ce cas la direction de la descente est obtenu grâce à : (J J + µi)h LM = J f h LM 1 µ F (x) si µ est très grand et h LM h GN si µ est très petit. Cette approche permet aussi de se passer du pas de la descente α et l évolution du paramètre µ est contrôlée par le ratio du gain (Voir Algorithme en annexe B) : Cette méthode a l avantage d être extrêmement rapide Application à la réduction de variance Gain = F(x) F(x+h LM). L() L(h LM ) La méthode d optimisation Levenberg-Marquardt peut être employée pour réduire la variance en tant que technique d échantillonage préférentiel (voir [Cap7]). En effet, en notant Z = ( Z 1,..., Z n ) le vecteur des incréments normaux des 2 mouvements browniens employés pour θ = (θ 1,...,θ 2Nθ ) les paramètres de la nouvelle probabilité de Girsanov utilisée (le vecteur de dérive pour l actif et la volatilité) et G(Z) la fonction de payoff (différente selon les options) : Var 2 = E P [W θ (Z)G 2 (Z)] E P [G(Z)] 2, W θ (Z) = P(Z)/P θ (Z) = e Z.θ+ 1 2 θ 2. Minimiser la variance sur un échantillon Monte Carlo de taille N consiste à employer la méthode Levenberg- Marquardt sur la fonction : m(θ) = 1 N N i=1 ( W 1/2 θ (Z i )G(Z i ) ) 2, Zi P(Z), W 1/2 θ (Z i ) = e 1 2 Z i.θ+ 1 4 θ 2.
42 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 39 Algorithme de réduction de variance Début Étape 1. Générer un nombre moyen (2 à 3 fois le nombre de variables de minimization θ i ) de trajectoires aléatoires selon la probabilité P(Z). (Z µ i ) 2 i ) d/2 2σ e i 2 Étape 2. Choisir une probabilité de Girsanov P θi (Z) = (2πσ 2 (Remarque : le changement de probabilité peut aussi avoir comme paramètre la variance de la probabilité qui reste normale toutefois). Étape 3. Appliquer la méthode de Levenberg-Marquardt à la fonction m(θ) précédemment définie et déduire les paramètres optimaux θ = (θ1,...,θ 2N θ ). Étape 4. Utiliser θ pour effectuer un échantillonnage préférentiel sur un nombre Monte Carlo plus grand N > N et en déduire la nouvelle espérance et variance du Payoff. Fin La figure (Fig 2.7) montre l effet de l utilisation de la technique des Least Squares sur la variance de l évaluation d une option. 1 MC Simple MC + LS MC + Andersen + LS 8 Variance Strikes FIG. 2.7 Effet de la technique des Least Squares sur la variance de l évaluation d une option par Monte Carlo Toutes les méthodes précédentes sont basées sur le principe du tirage aléatoire des variables aléatoires gaussiennes qui interviendront dans les EDS à travers le mouvement brownien. Mais si on devait choisir un nombre N fixé de trajectoires, lesquelles choisir afin de minimiser l erreur d estimation? La technique de quantification fonctionnelle permet de résoudre ce problème. 2.6 Techniques de quantification La quantification vectorielle d une variable aléatoire à valeurs dans R M consiste à lui associer une autre variable aléatoire à valeurs dans le même espace mais ne prenant qu un nombre fini de valeurs : son vecteur quantifié. Pour un nombre fini de points de R M, celui-ci est alors construit à partir du vecteur aléatoire original par sa projection au plus proche voisin. On dit que la quantification est optimale (au sens L 2 ) si pour un nombre de points fixé, la disposition des points dans R M du vecteur quantifié minimise l erreur quadratique. Pour plus de détails sur cette technique, voir [LP2] et [PP3]. Soit (H,(..) H ) un espace de Hilbert séparable (c est-à-dire où on peut trouver une suite dont l adhérence est égale à l espace topologique tout entier) et X : (Ω,P) H un vecteur aléatoire à valeurs dans H avec une
43 4 Najed Ksouri distribution P X. Soit x = (x 1,...,x n ) H N un quantificateur de taille N. La partition de H induite par x définit les cellules de Voronoï (C i (x)) i=1,...,n : C i (x) = {η H/ x i η H = min 1 j N x j η H } Quantification fonctionnelle du mouvement brownien L objectif est de calculer E[ f(w)] pour une fonction f continue donnée. La technique de quantification est la recherche d une partition (H j ) j J de H, de leur associer une famille de points (W j ) j J,W j H j et des pondérations (P[W H j ]) j J de manière que j J P[W H j ] f(w j ) soit une bonne approximation de E[ f(w)]. On considère dans notre cas le mouvement brownien W, la quantification fonctionnelle de ce processus consiste à exploiter sa série de Karhunen-Loeve qui permet de distinguer les dépendances en t et en ω du processus. W(ω,t) = + n=1 (W(ω,t) e n (t)) L 2 T e n (t) = + n=1 ξ W n (ω)e n (t), dans L 2 T(Ω,[,T]), où (e n ) n 1 représente une base orthonormale Hilbertienne de L 2 [,T] et (ξ X n ) n 1 une famille de variables aléatoires gaussiennes indépendantes. La discrétisation est donc double : à la fois au niveau de la troncature de la série (une série infinie est impossible en pratique) et au niveau de la quantification des vecteurs aléatoires. C est à dire qu il faut d une part déterminer une dimension d(n) optimale de troncature et à la fois déterminer un nombre de points N optimal pour quantifier le vecteur aléatoire dont les composantes sont les d premiers termes de la série. Pour plus de détails sur cette technique, voir [LP2, PP3, PPP4]. En pratique, pour un N fixé, on détermine d(n)( ln(n) pour le brownien) seuil de troncature de la série, on remplace ensuite le vecteur W par les N processus déterministes : d(n) W i (t) = W(ω i,t) = n=1 ξ i ne n (t), 1 i N où ξ i =(ξ i 1,...,ξ i d(n) ) Rd(N) quantifient le vecteur d(n)-dimensionnel ξ N =(ξ 1,...ξ d(n) ) et où (W 1 (t),...,w N (t)) est un N-uplet de points dans R N quantifiant le mouvement brownien. Dans le cas du mouvement brownien standard sur [,T ] de dimension M, les termes de la série de Karhunen- Loeve sont explicites, ainsi pour n 1 : e W n (t) = ( 2 πt T sin T (n 1 ) 2 ), ξ W n N (,λ n I M ), λ n = ( T π(n 1 2 ) Le quantificateur du type Karhunen-Loeve est un quantificateur produit qui se base sur une décompositon du nombre N en produit de d(n) éléments. On note t W N i 1,...,i d(n) (t)le quantificateur de taille N produit à partir de la décomposition optimale de N = N 1 N 2 N d(n) qui fournit d(n) et (N k ) optimaux pour N donné ( 11519). Pour le mouvement brownien sur l intervalle [,T ] cela donne : W N i 1,...,i d(n) (t) = d(n) d(n) λn x in e n (t) = n=1 1 i n N n, n=1 2T π(n 1 2 )x i n sin d(n) N n = N. n=1 ( πt T (n 1 ) 2 ), L ensemble (x in ) 1 in N n représente le N n quantificateur de la loi normale centrée réduite en dimension M. ) 2.
44 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 41 Poids (N=6) Valeur (N=6) Poids (N=2) Valeur (N=2) TAB. 2.1 Table de quantification de la loi normale unidimensionnelle (N = 2 et 6). Le poids associé à ce quantificateur est P i1,...,i d(n) = d(n) j=1 P[x i j ] qui est le produit des poids associé à la quantification de la loi normale. Ce qui donne au final : E[W quant N (t)] = E[F(W quant N (t))] = N 1 i 1 =1 N 1 i 1 =1 N d(n) i d(n) =1 N d(n) i d(n) =1 P i1,...,i d(n) W N i 1,...,i d(n) (t) =, P i1,...,i d(n) F(W N i 1,...,i d(n) )(t). Pour plus de détails sur cette technique, voir [LP2, PP3, PPP4, PP5]. Des grilles de quantification du mouvement brownien sur [,1] de N = 1 à N = 116 sont mises à disposition par Pagès et Printems (25). Les deux premières colonnes indiquent, pour un nombre N de points, la distorsion (i.e. le carré de l erreur quadratique) de la quantification optimale du brownien sur [,1] associée. Il faut remarquer que parfois un nombre de quantificateurs ne donne pas un résultat optimal et il faut alors prendre le quantificateur de taille inférieure qui offre une meilleure distorsion (erreur quadratique). Les colonnes qui suivent indiquent quant à elles le meilleur quantificateur courant pour un nombre N de points : N rec (le nombre de points avant N ayant obtenu la meilleure distorsion), le rappel de la distorsion associée (cf. 2 ème colonne) et la décomposition optimale obtenue. Exemple : 13(N) (N rec ) d(n) = 2 E[W quant 13 (t)] = 6 i 1 =1 2 i 2 =1 ( 2T πt Wi 12 1,i 2 (t) = π(1 1 2 )x i 1 sin T (1 1 2 ) P[x i1 ]P[x i2 ]W 12 i 1,i 2 (t) ) + ( 2T πt π(2 1 2 )x i 2 sin T (2 1 ) 2 ). 2 Remarque 6. La distorsion W W N 1 2 quand N qui est une vitesse de convergence extrêment faible, nous verrons par la suite comment remédier à ce π ln(n) problème. Les figures (Fig 2.8 et Fig 2.9) représentent la simulation de 96 trajectoires du mouvement brownien par Monte Carlo Simple et par quantification Implémentation numérique Améliorations susceptibles de mieux pricer les options Méthode de Romberg Cette méthode empirique consiste à utiliser 2 quantificateurs de tailles différentes (N Q) pour minimiser l erreur de la manière suivante à travers la décomposition en série de Taylor : E[F Romberg Call (W quant )] = ln(n)e[f Call(W quant N )] ln(q)e[f Call (W quant ( ) Q )] 1 + o. ln(n) ln(q) ln(n)
45 42 Najed Ksouri FIG trajectoires du mouvement brownien simulées par Monte Carlo Simple. FIG trajectoires du mouvement brownien simulées par quantification. Méthode de Romberg K-Linear Interpolation C est une méthode heuristique basée sur la parité Call-Put qui se manifeste par exemple pour les options vanille par : et pour les options asiatiques : E[F Call-Put (W quant N )] = S e ( rt) K +E[F Put (W quant N )], ( E[F Call Put (W quant 1 e ( rt) N )] = S rt ) e ( rt) K +E[F Put (W quant N )]. L interpolation consiste lorsqu on a un panel de strikes pour tout K {K min,...,k max } à choisir : E[F K-Interpol Call (W quant N )] = (K K min)e[f Romberg Call (W quant )]+(K max K)E[F Romberg Call-Put (W quant )] K max K min.
46 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 43 Pour plus de détails sur cette technique, voir [PP5]. Cette interpolation linéaire est une approche totalement heuristique remarquée des données pratiques, elle consiste à mettre plus de poids sur la variable la «moins aléatoire» (de variance inférieure) qui tends à minimiser la l erreur globale. Le défaut de cette interpolation est qu elle exige un panel de strikes, autrement dit si on a une seule option à évaluer pour un seul strike, elle n est pas définie. Le choix de K max et de K min est aussi arbitraire. Nous proposons une autre interpolation (K-Linear Interpolation) qui est aussi arbitraire mais qui évite les défauts de l ancienne interpolation que nous appelleront (SK-Linear Interpolation) : E(F SK-Interpol Call (W quant )) = KE(FRomberg Call (W quant ))+S E(F Romberg Call-Put (W quant )) K + S. La figure (Fig 2.1) montre l effet de l interpolation sur l erreur de l évaluation d une option Quantification Simple Quantification + SK Interpol 12 1 Variance Strikes FIG. 2.1 Effet de l interpolation sur l erreur de l évaluation des options par quantification Application aux options vanilles et asiatiques Options vanilles Considérons le modèle précédent : ds t = rs t dt + V t S t dwt 1, dv t = k(θ V t )dt + σ V t dw 2 d W 1,W 2 t = ρdt. t, On peut alors écrire : W 1 t = ρw 2 t + 1 ρ 2 W 1 t où W t 1 est un mouvement brownien indépendant de Wt 2. L approche de Pagès et Printems consiste à discrétiser le CIR selon un schèma d Euler de n pas en remplaçant le mouvement brownien par son quantificateur χi N (t) : V n,n i (t k+1 ) = V n,n i (t k )+k (a σ 2 4k V n,n i (t k ) ) t n + σ V n,n i (t k )(χ N i (t k+1 ) χ N i (t k )).
47 44 Najed Ksouri Remarque 7. Le terme en σ 2 4k provient de la conversion entre l intégrale d Itô et celle de Stratonovich et qui est la suivante : T σ(t,x t ) dw t = 1 T T σ (t,x t )σ(t,x t )dt + σ(t,x t )dw t. 2 Le terme 1 T T En notant V t = 1 t Vs n,n t S t = S exp t ds est approché par 1 n n k=1 V n,n (t k ). V s ds un calcul d Itô montre que : ( ρ2 2 V t t + ρ t ) Vs dws 2 exp ((r 1 ρ2 2 V t )t + 1 ρ 2 t ) Vs d W s 1. En remplaçant Vs dws 2 par son expression provenant de la définition de la volatilité, le modèle de Heston se transforme donc en un modèle de Black & Scholes à l échance T avec une volatilité et une valeur initiale différentes. En notant et σ = (1 ρ 2 ) V, on a que ( [ S = S exp ρt ( k σ ρ 2 ) V + V T σ ka ]) σ F Call (V, V) = Call BS ( S,K,r,σ,T ). Ensuite, il suffit d évaluer ce modèle de Black & Scholes pour toutes les trajectoires quantifiées avec les poids associés. Options asiatiques Etant donné que les options asiatiques dépendent du chemin suivi, il faut quantifier W t 1 la trajectoire de l actif vu qu il apparait dans la formule de calcul du Payoff : Call ˆ Heston On rappelle que asiatique(s,k,n,t ; χ N ) = e rt S t = S exp i, j ( 1 T T S n,n i, j (s)ds K ( ( t (r ρak σ )+ V t ( ρk σ 1 ) 2 ) + ρ ) 1 σ (V t V ) exp( ρ 2 S n,n i, j (t) = S exp(t((r ρak σ )+ j ) aussi pour simuler toute P[ W 1 = χi N ]P[W 2 = χ N j ]. + t (t)( ρk σ 1 2 ))+ ρ σ (vn,n j (t) V ))exp( t 1 ρ 2 ) Vs d W s 1. Donc en remplaçant la volatilité par sa valeur provenant du schéma de discrétisation et le mouvement brownien par son quantificateur, on trouve : v n,n v n,n j dχi N ). Notre approche Dans le cas des options Call vanille européennes, l approximation du modèle de Heston par un modèle de Black & Scholes a été au plan numérique trop instable. Les Calls asiatiques ont eux le défaut de la double somme qui rend le calcul de l option trop lourd à partir de 5 tirages et pour des tirages de taille inférieure à 1, le résultat est trop insatisfaisant pour des cas volatils. C est pour cela que nous proposons une méthode hybride Monte Carlo-quantification. Nous avons adopté la discrétisation d Andersen pour le modèle mais en quantifiant le mouvement brownien de l actif. Nous simulons donc environ 9 trajectoires dans les deux cas ce qui n est pas énorme. Cette approche s est avérée assez précise et rapide. Elle est certes moins rapide pour le cas des options vanilles mais beaucoup plus rapide pour le cas des options asiatiques.
48 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 45 Chapitre 3 Résultats numériques et discussion 3.1 Présentation des modèles Nous avons étudié le pricing des options vanilles et asiatiques dans le modèle de Heston de volatilité stochastique pour des cas extrêmes : marché de taux de change à long terme : r =.3, k =.5, ρ =.9, T = 3, V = θ =.4, pas de discrétisation =.2, S = 1 ; marché de taux d intérêt à long terme : r =.3, k =.3, ρ =.5, T = 5, V = θ =.4, pas de discrétisation =.5, S = 1 ; marché d actions à court terme : r =.5, k = 1., ρ =.3, T = 1, V = θ =.9, pas de discrétisation =.1, S = 1 ; cas test classique : r =.5, k = 2., ρ =.5, T = 1, V = θ =.1, pas de discrétisation =.1, S = 1, σ =.1. Ces données sont une combinaison de paramètres provenant de la calibration du modèle et des paramétres proposés par Leif Andersen (voir [And7]). Le cas test classique par contre est un cas idéal de marché stable utilisé dans la plupart des articles de recherche pour tester les méthodes, il est inclu uniquement pour que des comparaisons avec nos méthodes puissent être réalisées dans le futur. La simulation a été réalisé sur un ordinateur cadencé à 3.6 GHz et dont la mémoire vive est de 1 Go de RAM sous le système d exploitation Linux Ubuntu. Les algorithmes ont été écrits sous le language C++ et en utilisant les librairies Quantlib et GSL. Pour la simulation le nombre de trajectoires simulées a été : N MC = 1 6, N Quant = Pour le paramètre σ il a été pris.15 pour modéliser des marchés volatils et.3 pour modéliser des marchés très volatils.
49 46 Najed Ksouri 3.2 Graphiques pour les options vanilles Nous rappelons que pour les options vanilles européennes le payoff est : Présentation des méthodes e rt E[max(S T K,)]. La méthode exacte est la méthode de transformée de Fourier FFT. La méthode MC Simple est une méthode de Monte Carlo sans réduction de variance et une discrétisation d Euler. La méthode MC + RM Amélioré est une méthode de Monte Carlo avec la réduction de variance proposée par Arouna (Robbins Monro) sous sa version améliorée et une discrétisation d Euler. La méthode MC + Andersen + LS est une méthode de Monte Carlo avec la réduction de variance Least Squares et une discrétisation par marginales d Andersen. La méthode Quant + SK-Interpol est une méthode de quantification avec une amélioration d interpolation du type SK-Interpol. Trois critères sont à prendre en compte lors de la simulation : le temps de calcul ; l erreur relative par rapport au cas test (la méthode exacte) ; la variance de l estimateur.
50 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston Temps de calcul des méthodes MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Quant+SK Interpol Méthode exacte FFT Temps de calcul (s) Taux change LT Taux intérêt LT Actions CT Cas test Type de marché d options FIG. 3.1 Temps de calcul des méthodes implémentées pour les options vanilles Sans contestation, les méthodes par FFT et quantification sont de loin les plus rapides. Il faut toutefois relativiser cette information étant donné que la taille de l échantillon que nous avons simulé pour les méthodes demonte Carlo est d un million de trajectoires. C est une contrainte due au fait qu un échantillon plus petit n est pas considéré par les praticiens comme significatif. En effet, en relançant l algorithme Monte Carlo avec une nouvelle graine pour un échantillon plus petit, il se peut que le résultat soit légèrement différend (en théorie, le second nombre à droite de la virgule en base 1 changerait). Une telle précision est trop exigente et en pratique dans les marchés financiers un échantillon de taille 1 est suffisant, ce qui se traduirait pas une division par 1 du temps de calcul. Toutefois, les méthodes de quantification et de FFT restent les plus rapides.
51 48 Najed Ksouri Marché de taux de change à long terme MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Quant+SK Interpol MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options vanilles dans un marché volatil (σ =.15) de taux de change à long terme Les schémas par Monte Carlo ont mal réagi au niveaux des options hors de la monnaie en terme d erreur mais le schéma proposé par Andersen est resté le meilleur. La méthode par quantification s est révélée excellente. La méthode des variables antithétiques a réalisé une bonne réduction de variance pour les options dans la monnaie contrairement aux méthodes d éhantillonnage préférentiel. La méthode de Arouna a augmenté la variance pour les options dans la monnaie ce qui confirme que c est une méthode stochastique et qu elle réagit mal lorsque l actif et sa volatilité sont corrélés négativement MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Quant+SK Interpol MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options vanilles dans un marché très volatil (σ =.3) de taux de change à long terme Le schéma d Andersen a réalisé une nette amélioration par rapport au schéma d Euler. La méthode des variables antithétiques a réalisé une bonne réduction de variance pour les options dans la monnaie contrairement aux méthodes d éhantillonnage préférentiel. La méthode de Arouna a augmenté la variance pour les options dans la monnaie ce qui confirme que c est une méthode stochastique et qu elle réagit mal lorsque l actif et sa volatilité sont corrélés négativement.
52 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston Marché de taux d intérêt à long terme MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Quant+SK Interpol 15 MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options vanilles dans un marché volatil (σ =.15) de taux d intérêt à long terme Le schéma d Andersen a réalisé une très nette amélioration par rapport au schéma d Euler. Ceci peut s expliquer par le fait que le pas de disrétisation est petit et que le schéma d Andersen marche très bien dans ce cas. La méthode des Least Squares a été très efficace surtout pour les options hors de la monnaie (qui sont les plus utilisées en finance de marché). Mais la méthode des variables antithétiques reste la meilleure pour les options dans la monnaie. La méthode de Arouna a augmenté la variance pour les options dans la monnaie mais a réalisé un bon résultat pour les options hors de la monnaie. La méthode a par contre tendance à augmenter l erreur relative. La méthode de la quantification est très efficace et l erreur induite est très acceptable MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Quant+SK Interpol 15 MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options vanilles dans un marché très volatil (σ =.3) de taux d intérêt à long terme Le schéma d Andersen a réalisé une très nette amélioration par rapport au schéma d Euler. Ceci peut s expliquer par le fait que le pas de discrétisation est petit et quele schéma d Andersen marche très bien dans ce cas. La méthode des Least Squares a été très efficace surtout pour les options hors de la monnaie (qui sont les plus utilisées en finance de marché). Mais la méthode des variables antithétiques reste la meilleure pour les options dans la monnaie. La méthode de Arouna a augmenté la variance pour les options dans la monnaie mais a réalisé un bon résultat pour les options hors de la monnaie. La méthode a par contre tendance à augmenter l erreur relative. La méthode de la quantification est très efficace et l erreur induite est très acceptable.
53 5 Najed Ksouri Marché d actions à court terme MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Quant+SK Interpol MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options vanilles dans un marché volatil (σ =.15) d actions à court terme La méthode de Arouna a fait une bonne réduction de variance mais son erreur par rapport au cas test reste énorme par rapport aux autres schémas. Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. Le résultat de la quantification reste valable même si le cas présent est très volatil ce qui confirme la robustesse de la méthode MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Quant+SK Interpol 15 MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options vanilles dans un marché très volatil (σ =.3) d actions à court terme La méthode de Arouna a fait une bonne réduction de variance mais son erreur par rapport au cas test reste énorme par rapport aux autres schémas. Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. Le résultat de la quantification reste valable même si le cas présent est très volatil ce qui confirme la robustesse de la méthode.
54 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston Cas test classique MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS Quant+SK Interpol 1 MC Simple MC+RM Amélioré MC+Andersen+VA MC+Andersen+LS.7 8 Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options vanilles dans un cas test classique La méthode de Arouna a fait une bonne réduction de variance mais son erreur par rapport au cas test reste grande en comparaison aux autres schémas. Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. Le résultat de la quantification est excellent et cettte méthode a fait la plus petite erreur.
55 52 Najed Ksouri 3.3 Graphiques pour les options asiatiques Nous rappelons que pour les options asiatiques européennes le payoff est : e rt E [ ( 1 T )] max S t dt K,. T Présentation des méthodes La méthode exacte est une méthode de Monte Carlo (+ variables antithétiques+ discrétisation par marginales d Andersen + Romberg) N MC = La méthode MC Simple est une méthode de Monte Carlo sans réduction de variance et une discrétisation d Euler. La méthode MC +RM Amélioré est une méthode de Monte Carlo avec la réduction de variance proposée par Arouna (Robbins Monro) sous sa version améliorée et une discrétisation d Euler. La méthode MC + Andersen + LS est une méthode de Monte Carlo avec la réduction de variance Least Squares et une discrétisation par marginales d Andersen. La méthode Quant + SK-Interpol est une méthode de quantification avec une amélioration d interpolation du type SK-Interpol Temps de calcul des méthodes 6 5 MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol Méthode "exacte" Temps de calcul (s) Taux change LT Taux intérêt LT Actions CT Cas test Type de marché d options FIG. 3.2 Temps de calcul des méthodes implémentées pour les options asiatiques Sans contestations, la méthode par quantification est de loin la plus rapide. Il faut toutefois relativiser cette information étant donné que la taille de l échantillon que nous avons simulé pour les méthodes de Monte Carlo est de 5 trajectoires. C est une contrainte due au fait qu un échantillon plus petit n est pas considéré par les chercheurs comme significatif. En effet, en relançant l algorithme de Monte Carlo avec une nouvelle graine pour un échantillon plus petit, il se peut que le résultat soit légèrement différent (en théorie, le second nombre à droite de la virgule en base 1 changerait). Une telle précision est trop exigente et en pratique dans les marchés
56 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 53 financiers un échantillon de taille 1 est suffisant, ce qui se traduirait pas une divison par 5 du temps de calcul. Toutefois, la méthode de quantification reste la plus rapide Marché de taux de change à long terme MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol 3 25 MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Méthode "exacte" Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options asiatiques dans un marché volatil (σ =.15) de taux de change à long terme Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. La méthode des Least squares présente l avantage de bien fonctionner, de réduire toujours la variance mais le surcoût de calcul qu elle rajoute, ne justifie pas son utilisations dans les cas volatils. L erreur de quantification est grande mais elle reste toutefois acceptable. 6 MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol 3 25 MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Méthode "exacte" 5 Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options asiatiques dans un marché très volatil (σ =.3) de taux de change à long terme Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. La méthode des Least squares présente l avantage de bien fonctionner, de réduire toujours la variance mais le surcoût de calcul qu elle rajoute, ne justifie pas son utilisation dans les cas volatils. L erreur de la discrétisation d Euler est trop grande pour être acceptable surtout pour les options hors de la monnaie.
57 54 Najed Ksouri Marché de taux d intérêt à long terme 1.5 MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Méthode "exacte" Erreur relative (en %) 1.5 Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options asiatiques dans un marché volatil (σ =.15) de taux d intérêt à long terme Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. La méthode des Least squares présente l avantage de bien fonctionner, de réduire toujours la variance surtout pour les options hors de la monnaie. L erreur de la discrétisation d Euler est trop grande pour être acceptable surtout pour les options hors de la monnaie. La méthode de Arouna est totalement inefficace sauf pour les options très en dehors de la monnaie. L erreur de quantification est très acceptable, elle est comparable à celle du schéma Andersen tout en étant plus rapide MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Méthode "exacte" Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options asiatiques dans un marché très volatil (σ =.3) de taux d intérêt à long terme Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. La méthode des Least squares présente l avantage de bien fonctionner, de réduire toujours la variance surtout pour les options hors de la monnaie. L erreur de la discrétisation d Euler est trop grande pour être acceptable surtout pour les options hors de la monnaie. La méthode de Arouna est totalement inefficace sauf pour les options très en dehors de la monnaie. L erreur de quantification est très acceptable, elle est comparable à celle du schéma Andersen tout en étant plus rapide. Il est à remarquer que l erreur de la méthode de Arouna a augmenté par rapport au cas moins volatil.
58 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston Marché d actions à court terme MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol 3 25 MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Méthode "exacte" Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options asiatiques dans un marché volatil (σ =.15) d actions à court terme Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. La méthode des Least squares présente l avantage de bien fonctionner, de réduire toujours la variance surtout pour les options hors de la monnaie. L erreur de la discrétisation d Euler est trop grande pour être acceptable surtout pour les options hors de la monnaie. La méthode de Arouna est totalement inefficace sauf pour les options très en dehors de la monnaie et son erreur est trop importante pour être acceptable. L erreur de quantification est très acceptable, elle est comparable à celle du schéma Andersen tout en étant plus rapide Marché d actions à court terme (σ=.3) MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol Erreur relative (en %) Erreur relative (en %) Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options asiatiques dans un marché très volatil (σ =.3) d actions à court terme Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. La méthode des Least squares présente l avantage de bien fonctionner, de réduire toujours la variance surtout pour les options hors de la monnaie. L erreur de la discrétisation d Euler est trop grande pour être acceptable surtout pour les options hors de la monnaie. La méthode de Arouna est totalement inefficace sauf pour les options très en dehors de la monnaie et son erreur est trop importante pour être acceptable. L erreur de quantification est très acceptable, elle est comparable à celle du schéma Andersen tout en étant plus rapide.
59 56 Najed Ksouri Cas test classique MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Quant+SK Interpol MC+Andersen+LS MC Simple MC+RM Amélioré Méthode "exacte" Erreur relative (en %) Variance Strikes Strikes Erreurs relatives et variances des méthodes implémentées sur les options asiatiques dans un cas test classique Le schéma de discrétisation de Andersen est toujours le meilleur. Son association à la méthode des variables antithétiques est aussi la meilleure en terme de réduction de variance pour les options dans la monnaie. La méthode des Least squares présente l avantage de bien fonctionner, de réduire toujours la variance surtout pour les options hors de la monnaie. L erreur de la discrétisation d Euler est trop grande pour être acceptable surtout pour les options hors de la monnaie. La méthode de Arouna est totalement inefficace sauf pour les options très en dehors de la monnaie et son erreur est trop importante pour être acceptable. L erreur de quantification est très acceptable, elle est comparable à celle du schéma Andersen tout en étant plus rapide. 3.4 Guide des méthodes à utiliser Suite aux résultats numériques que nous avons obtenu, nous pouvons résumer les remarques en des consignes des méthodes à utiliser : la technique de quantification est efficace et rapide, elle est à utiliser si on veut prévilégier la rapidité à la précision ; le schéma de discrétisation d Andersen rajoute certes un temps de calcul supplémentaire mais sa précision surtout lorsqu on fait de grands pas est très intéressante ; la technique des variables antithétique est très efficace quelque soit le cas mais surtout pour les options dans la monnaie ; pour les options hors de la monnaie (les plus utilisées), dans les cas volatils, la méthode Least Squares est la meilleure bien qu elle soit lente ; pour les options hors de la monnaie dans les cas stables, la méthode de Arouna est la meilleure en terme de réduction de variance mais elle est risquée car son erreur est assez grande.
60 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 57 Conclusion Durant ce projet, nous avons été appelés à étudier le modèle d Heston de volatilité stochastique et d implémenter des algorithmes d amélioration du pricing des options vanilles et asiatiques. Ce travail a pour objectif de construire des méthodes hybrides en combinant les forces de méthodes anciennes et celles des méthodes récentes afin d améliorer les résultats. Nous avons étudié les propriétés du modèle de Heston au niveau de la volatilité et du cours de l actif. Ce modèle présente l avantage d être très proche de la réalité. En plus une méthode exacte d évaluation des options vanilles sur ce modèle existe (en dimension 1) ce qui permet de pouvoir vérifier les résultats des méthodes employées et qui sont valables pour tous les processus régis par des EDS. Ces méthodes ne sont pas limitées au cas unidimensionnel. Nous avons donc utilisé dans un premier temps une version adaptée du schéma d Euler pour simuler la volatilité (qui peut être vue comme l évolution d un taux dintŕêt) et le cours de l action au cours du temps. Dans un second temps, une amélioration des schémas de discrétisation récemment proposée par Andersen a été implémentée et son efficacité pour améliorer le pricing a été très satisfaisante. Une fois ces schémas construits, le pricing des options par Monte Carlo nécessite la simulation d un nombre élevé de scénarios possibles, d en calculer ensuite la moyenne et construire à partir des simulations un intervalle de confiance qui permettra de décider à quel prix fixer l option. Un prix trop élevé n attirerait pas les clients, un prix trop faible causerait des pertes. Les techniques de réduction de variance permettent justement de réduire cet intervalle de confiance. Bien qu il n y ait pas eu de méthode universelle, certaines méthodes hybrides ont prouvé leur efficacité selon les cas et un guide d applications de ces méthodes a été proposé. Ce travail à la fois théorique et pratique est applicable dans plusieurs cas et dans divers domaines scientifiques. Il n est pas uniquement restreint à l étude du modèle d Heston et demande à être détaillé. C est pour cela que plusieurs perspectives d amélioration sont proposées.
61 58 Najed Ksouri
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64 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 61 Annexe A Résultats numériques Dans cet annexe, nous présentons les résultats numériques (pour quatre jeux de données) que nous avons trouvé à travers les simulations numériques. Nous avons appliqué quatre méthodes de Monte Carlo pour le pricing d options pour le modèle de Heston de volatilité stochastique, combinées avec deux types de discrétisations (Euler et Andersen) sur des Call européens du type vanille et asiatiques. A.1 Résultats pour le marché de taux de change à long terme Données fixes : k =.5, r =.3, ρ =.9, T = 3, V = θ =.4, pas =.2, S = 1. A.1.1 Options vanilles européennes (Call) Méthode de la FFT Données variables : σ =.15 (marché volatil), temps de calcul =.2 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), temps de calcul =.2 sec
65 62 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo Simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 13.5 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Robbins Monro Simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 25 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
66 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 63 Méthode de Monte Carlo + Variables antithétiques Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = , temps de calcul = 96 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Robbins Monro Amélioré Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 164 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
67 64 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 239 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 15 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
68 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 65 Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Correction Martingale Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Variables antithétiques Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = , temps de calcul = 14 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
69 66 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil),mc = 1 6, temps de calcul = 185 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de quantification + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 1.65 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N =
70 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 67 Méthode de quantification + SK-Interpolation + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 1.7 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N =
71 68 Najed Ksouri A.1.2 Options asiatiques (Call) Méthode exacte : Andersen + VA Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 4 1 6, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 4 1 6, temps de calcul = sec Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Méthode de Monte Carlo simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec
72 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 69 Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Méthode de Monte Carlo + Arouna amélioré Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Méthode de quantification + SK-Interpolation + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 4.77 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N =
73 7 Najed Ksouri A.2 Résultats pour le marché de taux d intérêt à long terme Données fixes : r =.3, k =.3, ρ =.5, T = 5, V = θ =.4, pas =.5, S = 1. A.2.1 Options vanilles européennes (Call) Méthode de la FFT Données variables : σ =.15 (marché volatil), temps de calcul =.2 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), temps de calcul =.2 sec Méthode de Monte Carlo Simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 82 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
74 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 71 Méthode de Monte Carlo + Robbins Monro Simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 17 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Variables antithétiques Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = , temps de calcul = 65 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
75 72 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo + Robbins Monro Amélioré Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 19 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 136 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
76 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 73 Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 12 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Correction Martingale Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = 96 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
77 74 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Variables antithétiques Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = , temps de calcul = 96 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 121 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
78 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 75 Méthode de quantification + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 2.64 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N = Méthode de quantification + SK-Interpolation + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 1.7 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N =
79 76 Najed Ksouri A.2.2 Options asiatiques (Call) Méthode exacte : Andersen + VA Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 4 1 6, temps de calcul =452 sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 4 1 6, temps de calcul =452 sec Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = 67.9 sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = 67.9 sec Méthode de Monte Carlo simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec
80 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 77 Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Méthode de Monte Carlo + Arouna amélioré Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Méthode de quantification + SK-Interpolation + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 3.15 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N =
81 78 Najed Ksouri A.3 Résultats pour le marché d actions à court terme Données fixes : r =.5, k = 1., ρ =.3, T = 1, V = θ =.9, pas =.1, S = 1. A.3.1 Options vanilles européennes (Call) Méthode de la FFT Données variables : σ =.15 (marché volatil), temps de calcul =.2 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), temps de calcul =.2 sec Méthode de Monte Carlo Simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 81 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
82 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 79 Méthode de Monte Carlo + Robbins Monro Simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 165 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Variables antithétiques Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = , temps de calcul = 55 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
83 8 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo + Robbins Monro Amélioré Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 16 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 142 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
84 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 81 Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 1 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Correction Martingale Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = 9 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
85 82 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Variables antithétiques Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 1 6, temps de calcul = 91 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC = Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = Données variables : σ =.3 (marché très volatil), MC =
86 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 83 Méthode de quantification + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 1.25 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N = Méthode de quantification + SK-Interpolation + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 1.28 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N =
87 84 Najed Ksouri A.3.2 Options asiatiques (Call) Méthode exacte : Andersen + VA Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 4 1 6, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 4 1 6, temps de calcul = sec Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Least Squares Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec
88 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 85 Méthode de Monte Carlo simple Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Méthode de Monte Carlo + Arouna amélioré Données variables : σ =.15 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Données variables : σ =.3 (marché volatil), MC = 5 1 5, temps de calcul = sec
89 86 Najed Ksouri Méthode de quantification + SK-Interpolation + Discrétisation d Andersen Données variables : σ =.15 (marché volatil), N = 9984, temps de calcul = 2.99 sec Données variables : σ =.3 (marché très volatil), N =
90 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 87 A.4 Résultats pour le marché d actions stable à court terme Données fixes : r =.5, k = 2., ρ =.5, T = 1, V = θ =.1, pas =.1, S = 1, σ =.1. A.4.1 Options vanilles européennes (Call) Méthode de la FFT Données variables : temps de calcul =.2 sec Méthode de Monte Carlo Simple Données variables : MC = 1 6, temps de calcul = 95 sec Méthode de Monte Carlo + Robbins Monro Simple Données variables : MC = 1 6, temps de calcul = 168 sec Méthode de Monte Carlo + Variables antithétiques Données variables : MC = , temps de calcul = 54 sec
91 88 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo + Robbins Monro Amélioré Données variables : MC = 1 6, temps de calcul = 16 sec Méthode de Monte Carlo + Least Squares Données variables : MC = 1 6, temps de calcul = 135 sec Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen Données variables : MC = 1 6, temps de calcul = 99.5 sec Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Correction Martingale Données variables : MC = 5 1 5, temps de calcul = 9.5 sec Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Variables antithétiques Données variables : MC = 1 6, temps de calcul = 92 sec
92 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 89 Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Least Squares Données variables : MC = 1 6, temps de calcul = 119 sec Méthode de quantification + Discrétisation d Andersen Données variables : N = 9984, temps de calcul = 1.5 sec Méthode de quantification + SK-Interpolation + Discrétisation d Andersen Données variables : N = 9984, temps de calcul = 1.51 sec. A Options asiatiques (Call) Méthode exacte : Andersen + VA Données variables : MC = 4 1 6, temps de calcul = sec Méthode de Monte Carlo + Discrétisation d Andersen + Least Squares Données variables : MC = 5 1 5, temps de calcul = sec
93 9 Najed Ksouri Méthode de Monte Carlo simple Données variables : MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Méthode de Monte Carlo + Arouna amélioré Données variables : MC = 5 1 5, temps de calcul = sec Méthode de quantification + SK-Interpolation + Discrétisation d Andersen Données variables : N = 9984, temps de calcul = 2.99 sec
94 Méthodes de pricing d options pour le modèle de Heston 91 Annexe B Algorithme de Levenberg-Marquardt Voir le paragraphe pour une description de cette méthode d optimisation, ainsi que les notations. Entrée : Une function f : R m R d et un point x R m, ainsi que sa jacobienne J(x) au point x. Sortie : Une approximation d un point x tel que f(x ) = min x f(x). Constantes : Les constantes ǫ 1, ǫ 2 et τ sont petites et donnent la précision de la valeur retournée, et k max qui donne le nombre maximal d itérations. Par exemple, τ = 1 6 si x est une bonne approximation de x et τ = 1 5 sinon. On peut aussi prendre ǫ 1 = ǫ 2 = 1 5. Début k := ; ν := 2; x := x ; A := J (x)j(x); grad := J (x) f(x); trouvé := ( grad ǫ 1 ); µ := τ maxa ii ; Tant que ((non trouvé) et (k < k max )) Fin k := k+ 1; Si ( h LM ǫ 2 ( x +ǫ 2 )) trouvé := vrai Sinon solve(a+µid)h LM = grad; x new := x+h LM ; gain := 1 2 F(x) F(x new ) L() L(h LM ) Si gain > x := x new ; A := J (x)j(x); grad := J (x) f(x); trouvé := ( grad ǫ 1 ); µ := µ max( 1 3,1 (2 gain 1)3 ); ν := 2; Sinon µ := µ ν; ν := 2 ν; Fin-si Fin-si
95 Unité de recherche INRIA Lorraine LORIA, Technopôle de Nancy-Brabois - Campus scientifique 615, rue du Jardin Botanique - BP Villers-lès-Nancy Cedex (France) Unité de recherche INRIA Futurs : Parc Club Orsay Université - ZAC des Vignes 4, rue Jacques Monod ORSAY Cedex (France) Unité de recherche INRIA Rennes : IRISA, Campus universitaire de Beaulieu Rennes Cedex (France) Unité de recherche INRIA Rhône-Alpes : 655, avenue de l Europe Montbonnot Saint-Ismier (France) Unité de recherche INRIA Rocquencourt : Domaine de Voluceau - Rocquencourt - BP Le Chesnay Cedex (France) Unité de recherche INRIA Sophia Antipolis : 24, route des Lucioles - BP Sophia Antipolis Cedex (France) Éditeur INRIA - Domaine de Voluceau - Rocquencourt, BP Le Chesnay Cedex (France) ISSN
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