PROJET DE PROMOTION DE L ENTREPRENARIAT RURAL Phase2 PROMER 2

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1 EPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple - Un But - Une Foi MINISTERE DE L AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL PROJET DE PROMOTION DE L ENTREPRENARIAT RURAL Phase2 PROMER 2 La campagne entreprenante! Dowri to dow! Santooto santo! Kaw gi ca kaw! Tokfee took! BP 158 Tambacounda - Tel : (221) Télécopie: (221) [email protected] ou [email protected] - Site Web : ou FIDA BOAD Financement : Fonds International de Développement Agricole (FIDA) et Banque Ouest Africaine Développement (BOAD) RAPPORT DE SYNTHESE DE L ETUDE : «OFFRE ET DEMANDE DE SERVICES FINANCIERS DANS LES ZONES D INTERVENTION DU FIDA» Par M. Mbaye SARR, chef de mission CABINET D ETUDES ET DE CONSEIL SERVICES APPUI RECHERCHE ET REPRESENTATION S.A.R.R. SARL Km 16, Route de Rufisque Thiaroye Azur Cité SAPI Extension n 4 bis BP Thiaroye Dakar Tél. : (221) / , GSM : Fax : (221) / [email protected]

2 S O M M A I R E SIGLES ET ABREVIATIONS... 5 RESUME... 7 INTRODUCTION METHODOLOGIE EVOLUTION DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE AU SENEGAL PRESENTATION DU SECTEUR : COUVERTURE GEOGRAPHIQUE ET TAU DE PENETRATION DES IMF TYPOLOGIE DES ACTEURS LES PERFORMANCES DES IMF AU SENEGAL ET DANS L ESPACE UMOA/BCEAO18 Performances des IMF du Sénégal de 2003 à 2005 (source BCEAO)...18 Performances des IMF du Sénégal en juin 2006 dans l espace UMOA/BCEAO...19 IDENTIFICATION DES MPER PREMIERE PARTIE : UNE ANALYSE DE LA DEMANDE SOLVABLE DE PRODUITS ET SERVICES DE MICROFINANCE PAR LES MPER ET DES ENTREPRENEURS/PORTEURS D INITIATIVES ET DES BENEFICIAIRES DES AUTRES PROJETS FIDA DEMANDE SATISFAITE DE SERVICES FINANCIERS DES MPER Analyse de l administration des crédits des MPER Gestion et suivi des crédits des MPER dans l IMF/IF TYPES ET NATURE DES BESOINS EPRIMES PAR LES MPER Types et nature des besoins exprimés Typologie et nature des besoins de crédit (CT, MT, LT) exprimés par les MPER et satisfaits par les IMF PREFERENCE RELATIVE DES MPER PAR RAPPORT AU DIFFERENTES CARACTERISTIQUES DES SERVICES FINANCIERS Crédit : Epargne : Autres produits que le crédit et l épargne DEMANDE POTENTIELLE DES MPER Prioriser les conditions préférentielles Montant actuels (2006) et projetés (1910) des besoins de crédit Calcul de la demande potentielle dans les zones de l étude CARACTERISTIQUES DE LA DEMANDE DES PRODUITS ET SERVICES FINANCIERS Demande satisfaite de services financiers des MPER par les IMF/IF Types et nature des besoins exprimés Préférence relative des MPER par rapport aux différentes caractéristiques des services financiers selon les IMF/IF...36 DEUIEME PARTIE : UNE ANALYSE DE L OFFRE DE PRODUITS ET SERVICES DE MICROFINANCE AU PROFIT DES MPER ET DES ENTREPRENEURS/PORTEURS D INITIATIVES ET DES BENEFICIAIRES DES AUTRES PROJETS FIDA STRATEGIES ET CONDITIONS D INTERVENTION DES IMF/IF Stratégies d intervention des IMF/IF Conditions d intervention des IMF/IF APPLICATION DES PRATIQUES OPTIMALES Epargne et crédit par les IMF/IF Fonctionnement des IMF/IF Financement des MPER par les IMF/IF Partenariat des IMF/IF avec les projets FIDA Fixation des durées, des taux d intérêt de crédits des MPER par les IMF/IF...46

3 Evaluation de rentabilité de l activité des MPER avant de procéder au financement par les IMF/IF GOUVERNANCE SYSTEMES D INFORMATION DE GESTION(SIG) MANUEL DE PROCEDURES, PLAN DE DEVELOPPEMENT ET PLAN D AFFAIRES Manuel de procédures des IMF/IF : Plan de développement des IMF/IF Plan d affaires des IMF/IF : SECURITE PHYSIQUE FINANCIERE ET JURIDIQUE Sécurité physique : les moyens pour assurer la sécurité du personnel et du local mobilier et des fonds de l IMF/IF La sécurité financière des IMF/IF La sécurité juridique de l IMF/IF Contraintes liées à la sécurité financière et juridique et les mesures pour lever ces contraintes à l endroit des MPER...50 TROISIEME PARTIE : UNE CARTOGRAPHIE DES DIFFERENTS ACTEURS (IMF/IF, BANQUES, FONDS D APPUI ET PROJETS) INTERVENANT DANS LA ZONE D INTERVENTION DU FIDA ET AYANT COMME CIBLE LES MPER TYPOLOGIE DES ACTEURS CARTOGRAPHIE DES ACTEURS PRESENTS DANS LA ZONE D INTERVENTION DU FIDA, CARTOGRAPHIE DES DIFFERENTS ACTEURS PAR L ANALYSE DES INDICATEURS DANS LES FICHES SYNOPTIQUES QUATRIEME PARTIE : UNE ANALYSE GLOBALE DES PERFORMANCES DES IMF/IF METTANT L ACCENT SUR LA VIABILITE, LE NIVEAU DE PROFESSIONNALISATION ATTEINT ET LES INNOVATIONS FINANCIERES APPORTEES (OU A APPORTER) POUR LE FINANCEMENT DES MPER ANALYSE GLOBALE DES PERFORMANCES DES IMF/IF Statistiques sur les opérations effectives par les IMF/IF Mesure de la capacité de financement effective sur 3 ans des MPER LES BESOINS DES IMF/IF EN APPUI INSTITUTIONNEL : Investissements les IMF / IF Besoins en renforcement de capacité du personnel technique et des élus et en ressources financières L ANALYSE CROISEE/CONFRONTATION DE L OFFRE ET DE LA DEMANDE : Cartographie du niveau de satisfaction de la demande de services financiers par l offre, Potentiel en terme de création et/ou de consolidation de l offre de services financiers CINQUIEME PARTIE : UNE SYNTHESE DES CONTRAINTES ET DES OPPORTUNITES DE LA DEMANDE ET DE L OFFRE POTENTIALITES DE LA ZONE, CONDITIONS DE VIABILITE / PERENNITE DES IMF/IF, Listez les principales contraintes d accès au crédit et les mesures correctives Listez les principales contraintes à la mobilisation de l épargne et les mesures correctives Listez les limites de la capacité de financement et les mesures correctives Les conditions de viabilité des IMF/IF dans un partenariat avec les MPER PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT, Vision stratégique de développement Les perspectives dans le cadre d une pérennisation des activités

4 Solutions sont préconisées pour une meilleure évolution du secteur au profit des MPER DYNAMIQUES DE CONCURRENCE, Situation et niveau de la concurrence Les types de produits et services offerts par les concurrents La clientèle de prédilection des concurrents Les passerelles entre les concurrents IMF/IF Les passerelles entre les IMF/IF et les projets FIDA Les passerelles entre les IMF/IF et les autres acteurs CONTRAINTES POLITIQUES, GEOGRAPHIQUES ET SOCIO-ECONOMIQUES, Partenariat avec des programmes de gouvernement (autre que celui du FIDA) Soutien de bailleurs de fonds et autres partenaires aux IMF/IF Les rapports entre les IMF/IF et les collectivités locales Accès des IMF/IF et localisation dans une zone rurale défavorisée (ZRD) Incidence des conditions sociales et économiques sur les IMF/IF Les activités génératrices de revenus (AGR) et les autres activités Contraintes dans l exercice des AGR ou autres activités et propositions pour desserrer ces contraintes ORIGINES ET COUT DES RESSOURCES SIIEME PARTIE : DES PROPOSITIONS DES MESURES A PRENDRE EN VUE DE DESSERRER LES CONTRAINTES IDENTIFIEES SEPTIEME PARTIE : DES RECOMMANDATIONS DE MESURES A PRENDRE EN VUE DU DEVELOPPEMENT D UN SECTEUR PROFESSIONNEL ET VIABLE PRENANT EN COMPTE LES BESOINS DES MPER HUITIEME PARTIE : DES PROPOSITIONS EN MATIERE D INNOVATIONS ET AUTRES MODALITES D IMPLANTATION D IMF/IF EN ZONES RURALES DEFAVORISEES AVEC LES IMPLICATIONS TECHNIQUES ET FINANCIERES ANNEE 1 : TABLEAU DE REPARTITION DES COMMUNAUTES RURALES N 1 ET N 2 PAR ANTENNE, REGION, DEPARTEMENT ET ARRONDISSEMENT ANNEE 2 : MONTANTS INDIVIDUELS ACTUELS (2006) ET PROJETES (2010) DES BESOINS DE CREDITS DES MPER VISITEES PAR ZONE ANNEE 3 : ZONE D INTERVENTION DU PROMER II OBSERVATIONS DU COMITE TECHNIQUE SUR LE RAPPORT PROVISOIRE... ERREUR! SIGNET NON DEFINI. TERMES DE REFERENCE M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 4

5 SIGLES ET ABREVIATIONS ACEP Agence de Crédit et l Epargne pour la Production ACRA Association pour la Coopération Rurale en Afrique et en Amérique Latine AGR Activités Génératrices de Revenus AFDS Agence du Fonds de Développement social ASREAD Association Sénégalaise de Recherches, d Etudes et d Appui au Développement AT/CPEC Assistance Technique aux Caisses Populaires d Epargne et de Crédit APIMEC Association Professionnelle des Institutions Mutualistes d Epargne et de Crédit : ASACASE/CPS Association Sénégalaise pour l Appui et la Création d Activités Socio Economique /Crédit Populaire du Sénégal BID Banque Islamique de Développement BOAD Banque Ouest Africaine de Développement BRS Banque Régionale de Solidarité Sénégal BV Banc Villageois CAPEC Caisse Populaire d Epargne et de Crédit CAURIE-MF Caisse Autonome de Refinancement des Initiatives Economiques- Microfinance CBAO Compagnie Bancaire de l Afrique de l Ouest CCAEC Caisse Communautaire Autonome d Epargne et de Crédit CGAP Groupe Consultatif d Assistance aux Pauvres CNE Caisse Nationale d Epargne CMS Crédit Mutuel du Sénégal CNCAS Caisse Nationale de Crédit Agricole au Sénégal CRS Catholic Relief Service CLEC Caisse Locale d Epargne et de Crédit CFA Francs Communauté Financière Africaine CR Communauté Rurale CISV Communita Impegno Servizio Volontariato ONG italienne CT Coût terme DAT Dépôt à Terme DJOMEC Djolof Mutuelle d Epargne et de Crédit FAFS Fédération des Associations Féminines du Sénégal FCSS Fonds de Contrepartie Sénégalo-Suisse FDEA Femme Développement Entreprise en Afrique FIDA Fonds International pour le Développement Agricole FNAE Fonds National d Appui à l Emploi FNPEF Fonds National de Promotion à l Entreprenariat Féminin FNGPF Fédération Nationale des Groupements de Promotion Féminine FNPJ Fonds National de Promotion de la Jeunesse FPE Fonds de Promotion Economique FRAO Fondation Régionale pour l Afrique de l Ouest FCSS Fonds de Contrepartie Sénégalo Suisse FCPSB Fonds de Contrepartie Sénégalo-Belge FENU/URMF Fonds d Equipement des Nations Unis/Unité Régionale Micro finance par l Afrique de l Ouest GEC Groupement D Epargne et de Crédit GH Groupement Homme GF Groupement Femme GIE Groupement d Intérêt Economique GM Groupement Mixte GERME : GERer Mieux votre Entreprise IMCEC Institution Mutualiste Communautaire d Epargne et de Crédit 5

6 IMF Institution de Micro finance IF Institution Financière LT Long Terme MECA Mutuelle d épargne et de Crédit Agricole MECARUL Mutuelle d Epargne et de Crédit des Artisans Ruraux et Urbains de Louga MEC APP Mutuelle d Epargne et de Crédit des Agriculteurs, Pêcheurs et Pasteurs : MEC AJD Mutuelle d épargne et de crédit de l Association des Jeunes pour le Développement MECCIAM Mutuelle d Epargne et de Crédit de la Chambre de Commerce et d Agriculture et d Industrie de Matam MECDAP Mutuelle d Epargne et de Crédit pour le Développement des Agro Pasteurs MEC PROFEMUR Mutuelle d épargne et de Crédit du Programme des Femmes en Milieu Urbain et Rural MFK Mutuelle des Femmes de Kolda MPER Micro et petites Entreprise Rurale/Micro et petit Entrepreneur MEC Mutuelle d Epargne et de Crédit MT Moyen Terme ND Non disponible ONUDI Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel PAMECAS Partenariat pour la Mobilisation de l Epargne et le Crédit au Sénégal PADV Projet d Appui au Développement Villageois PAGF Projet Agro Forestier de Diourbel PAREP Programme d Appui à la Réduction de la Pauvreté PIE Porteur d Initiative économique PLCP Programme de Lutte Contre la Pauvreté PMIA Projet de Modernisation et d Intensification de l Agriculture PNDL Programme National de Développement Local PNAE Programme National d Appui à l Emploi POGV Projet d Organisation et Gestion Villageoise PROFEMU Programme des Femmes en Milieu Urbain PROMER Projet de Promotion de l Entreprenariat Rural PRODAM Projet pour le Développement Agricole de Matam RECODEV Regroupement Communautaire pour le Développement de Fissel REDIBE Regroupement pour le Développement Intégré de Baba Garage REMECU Réseau de Mutuelles d Epargne et de crédit de l Unacois SAFIR Service d Appui à la Finance Rurale SFD Système Financier Décentralisé SGBS Société Générale de Banque au Sénégal UMECUDEFS Union des Mutuelles d Epargne et de Crédit de l UNACOIS pour le Développement Economique et Financier du Sénégal MECUDEFS Mutuelles d Epargne et de Crédit de l UNACOIS pour le Développement Economique et Financier du Sénégal TPE Très Petite Entreprise UG Unité de Gestion UMEC Union des Mutuelles d Epargne et de Crédit de Sedhiou UMECAS Union des Mutuelles d Epargne et de Crédit des Artisans du Sénégal U-MEC PROFEMUR Mutuelle d épargne et de Crédit du Programme des Femmes en Milieu Urbain et Rural U-IMCEC Unions des Institutions Mutualistes Communautaires d Epargne et de Crédit UM PAMECAS Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l'epargne et du Crédit au Sénégal ZRD Zone Rurale défavorisée M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 6

7 RESUME L objectif de l étude «Offre et demande de services financiers dans les zones d intervention du FIDA» est d analyser la demande et l offre de services financiers d appui et d identifier les besoins spécifiques des MPER et des entrepreneurs/porteurs d initiatives et des bénéficiaires des autres projets FIDA. Les résultats seront mis à profit par le SAFIR dans le cadre de sa mission. Elle est centrée sur le PROMER 2, tout en intégrant les autres projets FIDA (POGV 2, PAGF 2, PADV et PRODAM 2). Les zones de concentration couvertes totalisent 88 communautés rurales réparties en trois zones d études dans 8/11 régions du Sénégal. Elle a conduit à interviewer au total 56 IMF/IF et 200 MPER. Dans l échantillon les femmes et les groupements féminins sont tenus en compte. Ils constituent 58% en zone Nord, 54% en zone l Est et 50% dans la région de Thiès. L'absence de garantie dans toutes les zones, l activité à financer (maîtrise et rentabilité) et la moralité de l emprunteur, au Centre, au Nord et à l Est, sont les principales raisons de non satisfaction des demandes des MPER. Les types de financement sollicités par les MPER sont de trois ordres : fonds de roulement à CT, les équipements à MT, et rarement le crédit d équipement à LT. Dans la zone Centre, les crédits exprimés par les MPER sont satisfaits par les IMF/IF. Mais à Thiés le taux de satisfaction est limité à 19%., car 77% des besoins sont MT, 18% LT et 5% CT. En zones Est et Nord, le taux de satisfaction global des besoins exprimés par les MPER demeure très faible (5%), en raison du nombre limité d IMF à l Est et de l absence de partenariat au Nord. Le taux d intérêt préférentiel de crédit des MPER est de 8 à 10% dans les zones. La durée préférée par les MPER est de plus de un an à 3 ans. Pour toutes les zones, sauf celle de l Est, le taux d apport préférentiel des MPER est de 5 à 10%. Les limites de la politique de crédit, selon la majorité des MPER à l Est, au Nord, au Centre et dans la région de Thiés, sont généralement d ordre administratif (procédures, lenteurs dans le financement, conditions d octroi inaccessibles) et d ordre financier (ressources des IMF limitées, impayés). La couverture des besoins de crédits des MPER au niveau des IMF/IF est insuffisante. Le niveau de connaissance de l utilité et des avantages de l épargne par les MPER portent sur : sécuriser les avoirs, faire face aux besoins et aux imprévus, bénéficier des types de services financiers et faciliter l accès au crédit. Les genres de services financiers d épargne préférés par MPER sont : l épargne à vue et projet. Le produit transfert d argent a été cité par les MPER de l Est (40%), du Nord (19%) et de Thiés (40%). Dans les zones Sud, Centre, dont Thiés, toutes les zones d intervention des projets FIDA sont couvertes par des IMF/IF. Mais, plusieurs IMF, comme l ACEP, desservent tout un département à partir d un bureau sis dans la capitale départementale. En zone Nord, l IMF à une vocation de couvrir tout le département, voire toute la région. En zone Est, c est plutôt l approche guichet qui est encouragé. Les stratégies des IMF pour attirer et fidéliser la clientèle sont diversifiées. La première est la sensibilisation. A l Est, CMS, ACEP, ASACASE/CPS et CECAM 7

8 s appuient sur leurs moyens assez appréciables, notamment en terme d image de marque. Au centre, l accent est à la mise en place de produits et de services adaptés et de plans d actions dans le cadre d une meilleure information sur les produits des IMF. Les contraintes à l application des stratégies résultent de l existence ou non des moyens. Les ressources sont à la fois internes et externes, mais l épargne collectée auprès des membres sous formes de dépôts, de part sociale et de garantie constituent la principale ressource dans les IMF. Il faut noter, que les fonds propres des IMF sont relativement faibles par rapport à la demande des MPER. Les principaux critères privilégiés par les IMF dans la sélection des MPER sont : le niveau de l épargne, au Nord, au Sud et à Thiés ; l antériorité, au Nord et à Thiés ; la moralité au Nord et à Thiés ; la rentabilité à Thiés ; la garantie, l activité et l information accessible, au Nord ; l instruction du dossier de crédit, l étude des dossiers de crédit et le suivi des dossiers de crédit, au Centre ; les conditions relativement accessibles, au Sud. Les besoins exprimés par les MPER et pris en charge par les IMF sont les activités d agriculture, au Sud et au Centre ; l agro-alimentaire dont la transformation des produits agricoles, à l Est, au Nord, au Sud et à Thiés ; l embouche, au Sud et à Thiés ; le commerce de denrées alimentaire, le petit commerce, au Nord, au Centre et au Sud ; l artisanat (teinture, couture, pré-tannage, vannerie, menuiserie métallique, etc.) et la production de biens et services, à l Est, au Nord, au Sud et à Thiés ; les crédits moyens termes au Sud et d équipement, au Centre ; les crédits de fonds de roulement, aux salariés et à la pêche, au Centre. La tendance sur les services financiers que les IMF offrent est à une diminution des écarts entre elles, en raison certainement de la circulation de l information financière et de la concurrence. Dans toutes les zones, le niveau de couverture de besoins de crédit des MPER demeure insuffisant chez la plupart des IMF. Les services non financiers de l IMF/IF pour la mobilisation de l épargne sont constitués des actions de sensibilisation, l information et les renseignements, l évaluation de projets mais rarement l appui technique. Elle Le calcul de la demande potentielle part des données socio-économiques disponibles et des résultats de la présente étude et extrapolé sur l ensemble des MPER donne une demande actuelle de 5,5 milliards à une demande potentielle de 12,5 milliards FCFA en Les bonnes pratiques appliquées dans le domaine de l épargne et du crédit portent sur : la fixation des taux d intérêt qui tend à la baisse et s adapte au type de crédit ; l amélioration des conditions de travail et de l image de marque (guichets). Les prises de décisions au sein des IMF, relèvent généralement de la compétence du président du conseil d administration et de la direction générale pour grands réseaux. Dans toutes les IMF il existe un système de gestion et d information. Au niveau des grands réseaux, comme le CMS, la gestion de l information est informatisée, M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 8

9 alors dans les autres IMF, notamment les MEC/GEC isolés, il existe des outils et des supports de gestion de l épargne et du crédit des MPER. Les IMF sont, à quelques exceptions près comme la MECA à Thiés, dotés de manuel de procédures qui ne font pas spécifiquement mention des MPER, mais rarement mis à jour. Dans toutes les zones, les IMF du CMS, ACEP, PAMECAS, les IMCEC et plusieurs IMF disposent de moyens pour assurer la sécurité du personnel et du local mobilier. Cependant, pour certaines IMF, comme MECA Fissel à Thiés et MEC PROFEMUR à l Est, un besoin de renforcement de cette sécurité demeure une nécessité. Dans toutes les zones, les IMF disposent d une sécurité de leurs fonds (coffre fort assuré, encaisse plafonnée et transfert de fonds sécurisé), sauf CCAEC de Coki, MEC Thiappy et MEC REDIBE, au Nord, où certaines IMF ont été victimes de vol. La sécurité financière est plus renforcée dans les IMF des grands réseaux et des proto réseaux où tous les types de contrôle. Mais, dans les autres IMF, c est l absence du contrôle interne de l audit et de l inspection, en raison de l insuffisance des moyens. Egalement, les réseaux, les proto réseaux et les grandes IMF disposent assez de moyen pour prendre en charge les conseils juridiques. Au Centre, les risques d impayés des bénéficiaires de crédit sont rarement pris en compte dans la gestion sauf au crédit mutuel où il existe une assurance décès. Il faut souligner la rareté des IMF au niveau local, dans les communautés rurales, notamment en zone Centre. De plus en plus, les IMF/IF rayonnent à partir du niveau régional ou départemental. Le crédit fonds de roulement et équipement sont l apanage de toutes les IMF, mais si le crédit aux salariés est courant au Centre, notamment avec le CMS, les IMF dans les autres zones développent d autres types de crédit. La capacité de financement des IMF dépend largement de l épargne des membres, ensuite des fonds propres. Au niveau des caisses du CMS. il arrive souvent que l emprunt dépasse largement l épargne et les fonds propres de la caisse suite au refinancement des caisses par la caisse centrale. Les autres ressources externes sont constituées pour la plupart de lignes de crédits qui sont bien gérés sauf celles portant sur le FNPJ qui accusent des impayés (cas de MECARUL). Les besoins se sont faits sentir pour : améliorer l image de marque, préparer la mise en place de logiciels, renforcer les conditions de travail dont le matériel informatique, acquérir un véhicule 4*4 ou motos et améliorer le dispositif de sécurité. Sans appui institutionnel et financier, il est difficile de s appuyer sur les autres IMF pour développer des services financiers efficaces au profit des MPER. Les principales contraintes sont l absence d un SIG efficace dans certaines IMF, l absence de moyens de déplacements et un fonds de crédit limité. 9

10 Il existe des IMF phares, affichant une situation fort appréciable, mais qui ont besoin d un appui pour la consolidation de leurs acquis. Les autres IMF ont besoin d un appui réel. Cependant, les demandes en crédit des membres surtout pour les crédits en moyen terme sont rarement satisfaites à cause des ressources limitées. Sur les conditions de crédit, sur le taux d intérêt, le taux d apport, les frais de dossier, il y a une convergence entre les MPER et les IMF. Toutefois, le point sensible demeure la garantie demandée par l IMF pour sécuriser son crédit, alors que la MPER en est dépourvue. Au fait le phénomène de la garantie constitue le principal obstacle. Il est donc crucial pour permettre aux IMF d oeuvrer de façon efficace à la satisfaction des MPER de fournir un appui financier et institutionnel judicieux. Les principales potentialités du secteur de la microfinance sont l agriculture, le commerce, à l Est, au Nord et à Thiés, l artisanat local au Nord et à Thiés, l élevage et l embouche à l Est et au Nord et le développement des AGR au Centre et à Thiés. Les principales contraintes d accès au crédit des MPER sont d abord dans toutes les zones, les garanties exigées par les IMF, ensuite l épargne insuffisante à l Est, au Nord et à Thiés, et les ressources et moyens financiers limités au Nord, au Centre et au Sud. Les principales contraintes à la mobilisation de l épargne des MPER, sont : l absence de culture d épargne partout sauf au Centre, ensuite le niveau de pauvreté et les revenus faibles des activités et l'insuffisance d'informations sur les produits de dépôts des IMF au Centre et au Sud. La principale limite de la capacité de financement des MPER dans toutes les zones est l'insuffisance de l'épargne et les ressources propres constituées Pour assurer la condition de pérennité des IMF dans un partenariat avec les MPER, il faut notamment dans les zones Est, Nord et à Thiés, la couverture des charges, la rentabilité et la gestion des charges, la gestion saine du portefeuille, l assainissement du portefeuille, la gestion des crédits et la maîtrise des impayés La concurrence est très rude entre IMF et avec les IF, plus particulièrement à l échelon départemental. Le partenariat entre les IMF et les programmes du gouvernement sont une réalité partout. Le soutien des bailleurs de fonds au IMF est à l image du partenariat entre les IMF et les programmes du Gouvernement. Les rapports entre les IMF et les collectivités locales sont presque inexistants. L implantation de guichet a été le point de convergence des IMF pour l accès à la zone rurale défavorisée (ZRD). Les subventions sont notées sous forme de fonds perdus par les bailleurs de fonds, au Centre et au Nord. Pour les emprunts, les fonds de garanties, les ressources affectées et les lignes de crédits, les partenaires financiers interviennent avec des conditions concessionnel les. Toutefois, l essentiel des fonds sont pour la plupart des dépôts des membres. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 10

11 INTRODUCTION La mission a démarré à la suite de la réunion du 19/07/07 du comité technique de suivi de l étude consacrée à la présentation de la note méthodologique de réalisation de l étude par le chef de mission et en présence des trois autres consultants membres de son équipe. Les conditions financières et logistiques ont été convenues entre les commanditaires de l étude (SAFIR/PROMER et FENU/URMF pour l'afrique de l'ouest et du Centre). Le financement des Micro et Petites Entreprises Rurales (MPER) par les IMF (CMS, ACEP, UMEC, avec l assistance de la Cellule AT/CPEC à l UG du PROMER 1), a atteint des résultats significatifs (1452 comptes ouverts, épargne collectée de 281 millions FCFA ; 1086 dossiers de 876 MPER financés pour 312 millions FCFA) L objectif de la composante "Accès aux Services Financiers" (sur un total de cinq) du PROMER 2 est de permettre un accès durable à des services financiers de proximité et adaptés pour les MPER, les entrepreneurs, les porteurs d initiatives et les groupes vulnérables. Le Service d Appui à la Finance Rurale (SAFIR), commun à tous les projets FIDA au Sénégal, assiste les projets pour la mise en place de leur composante «Finance rurale», leurs populations cibles à entrer en relation avec les IMF sélectionnées, les IMF implantées dans leur zone pour des services adaptés aux besoins, à l installation et au renforcement de caisses locales dans leur zone ; le SAFIR contribue également au renforcement des capacités institutionnelles des structures partenaires et met à disposition une ligne de crédit à moyen ou long terme et un Fonds de garantie aux IMF dans leur zone. L objectif de l étude «Offre et demande de services financiers dans les zones d intervention du FIDA» est d analyser la demande et l offre de services financiers d appui et d identifier les besoins spécifiques des MPER et des entrepreneurs/porteurs d initiatives et des bénéficiaires des autres projets FIDA. Les résultats seront mis à profit par le SAFIR dans le cadre de sa mission. La présente étude sera centrée sur le PROMER 2, tout en intégrant les autres projets FIDA (POGV 2, PAGF 2, PADV et PRODAM 2). Les zones de concentration couvertes par l étude sont de deux types N 1 et N 2. Elles totalisent 88 communautés rurales (54 CR N 1 et 34 CR N 2) réparties dans les 4 antennes de l étude, comme c est illustré au tableau suivant. Un tableau en annexe répertorie les CR N 1 et N 2 par zone et par arrondissement. ANTENNE SUD CENTRE NORD EST TOTAL Projets FIDA PROMER 2 PROMER 2 et POGV 2 PROMER 2, PADV et PAGF 2 PROMER 2 et PRODAM 2 5 Région Kolda et Tamba Kaolack, Fatick et Thiés Louga et Diourbel Matam 8 Département Kolda et Vélingara Tamba, Kédougou et Tamba (5) Kaffrine, Kaolack et Nioro du Rip Fatick, Foudiougne et Gossas MBour et Thiés (8) Linguère et Louga Bambey (3) Matam (1) 17 N O M B R E Arrondissement CR N CR N Total CR

12 Les développements contenus dans le présent rapport de synthèse de l étude seront structurés selon les points suivants : - la méthodologie ; - l évolution du secteur de la micro finance au Sénégal ; - l identification des MPER visitées ; - l analyse de la demande à la fois sous les angles MPER et IMF ; - l analyse de l offre de services et produits financiers ; - la cartographie des différents acteurs ; - le analyse globale des performances des IMF et celle croisée de l offre et de la demande ; - une synthèse des contraintes et des opportunités de la demande et de l offre ; - les propositions et les recommandations de l étude ; - les annexes. Les fiches synoptiques des IMF visitées font l objet d un rapport annexe. Les rapports des consultants associés à l étude et responsables de l étude dans les zones d études font l objet de documents techniques partie intégrante des livrables de la présente étude. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 12

13 METHODOLOGIE En tenant compte de l importance des CR dans la zone Centre, les zones de concentration couvertes par l étude sont découpées en 3 zones d études suivantes : - zone d étude Sud : antenne Sud avec les régions de Kolda et Tambacounda (27 CR), sous la responsabilité du consultant M. Mamadou SIDIBE ; - zone d étude Centre : antenne Centre avec les régions de Kaolack et Fatick (34 CR), sous la responsabilité du consultant M. Mamadou WADE ; - zone d étude Nord, Est et une partie du Centre : avec les régions de Thiés qui fait partie du Centre, Diourbel, Louga et Matam (27 CR), sous la responsabilité du consultant M. Tamsir FALL. L échantillon repose sur : - le choix raisonné d'une institution de microfinance (IMF) ou une institution financière (IF) par CR (N 1 ou N 2) soit un total de 88, respectivement 27, 34 et 27 IMF/IF dans les zones d étude Sud, Centre et Nord et Est ; - le ciblage de 2 à 3 MPER diversifiées et représentatives (filières, jeunes, femmes, etc.) par CR (N 1 ou N 2), soit un total de 176 à 264. Le choix raisonné des IMF/IF tient compte autant de IMF/IF ayant déjà travaillé avec des MPER appuyées par un projet du FIDA que celles n ayant pas encore établies de partenariat. Dans le cas des réseaux ayant travaillé avec un projet du FIDA (CMS, ACEP, CNCAS, etc.), le nombre d IMF/IF dans l échantillon est limité du fait de la similitude des procédures dans chaque réseau. S agissant de la fiche synoptique, seules les IMF/IF susceptibles de financer les MPER des projets FIDA seront retenues. A partir des objectifs de l'étude (par.25 et 26) et des résultats attendus (par.27 et 28) dans les termes de référence, deux projets de grilles d'entretien ont été élaborés par le chef de mission et validés par l équipe des consultants. Il s agit d une de 24 pages sur les IMF et les IF et une autre de 5 pages sur les types de MPER. Il en est de même du plan de rédaction qui est identique pour les rapports des 3 consultants et celui du chef de mission. Les difficultés liées aux déplacements, principalement par le recours aux taxis-brousse, ont ralenti les investigations de terrain et causé un premier retard par rapport au calendrier initial d exécution de l étude. Toutefois, il faut noter l appui par la mise à disposition de moyens logistiques pendant quelques jours des projets FIDA, mais surtout la collaboration de personnes ressources de ces projets et du SAFIR. La mission de terrain s est rendue dans les 88 communautés rurales (CR) programmées pour les trois équipes de consultants. Elle a interviewé au total 56 IMF/IF et 200 MPER. Deux constats ont été faits par la mission : d abord, certaines CR sont dépourvues d IMF/IF ; ensuite la tendance des IMF/IF est la couverture de plusieurs CR, voire de zones géographiques plus vastes. L équipe de consultants a dans cette situation augmenté le nombre de MPER/IMF, en moyenne de 3,5 au lieu de 2 à 3 prévues. Le dépouillement est l étape préalable à la rédaction. Les équipes de consultants n ont pas eu le temps de faire ce travail sur le terrain. Après l étape de terrain, ils ont pris des renforts en ressources humaines. Toutefois, le volume d informations à traiter a notamment occasionné un deuxième retard dans la livraison des rapports des consultants. 13

14 EVOLUTION DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE AU SENEGAL PRESENTATION DU SECTEUR : Les premières structures d épargne et de crédit ont été mises en place au Sénégal à la fin des années 80, coïncidant avec la restructuration du système bancaire qui a écarté la clientèle à revenu faible. A partir de cette période, au Sénégal, comme dans les autres pays de l espace UMOA/BCEAO, les autorités financières et monétaires nationales et communautaires, en relation avec les acteurs et des partenaires au développement, ont, d une part, élaboré et appliqué une réglementation spécifique relative aux institutions mutualistes et coopératives d épargne et de crédit, d autre part, mis en place un dispositif d appui, de suivi et de contrôle du secteur. Au Sénégal, le secteur de la micro finance (IMF) a connu une progression fulgurante, en termes de nombre de structures créées et d indicateurs de performances. Le tableau et la figure suivants illustrent l évolution des effectifs par type d institution sur les huit (8) dernières années Tableau n 1 : Evolution des Institutions de Micro finance de 1999 à 2006 TYPE D IMF INSTITUTIONS MUTUALISTES Mutuelles d épargne et de crédit Structures faîtières GROUPEMENTS D EPARGNE ET DE CREDIT 3. ORGANISATIONS SOUS CONVENTION-CADRE TOTAL GENERAL Source : Cellule AT/CPEC/MEF N.B : Le nombre de mutuelles agréées prend en compte les mutuelles affiliées ou non affiliées à des réseaux. Graphique n 1 : Evolution des SFD au Sénégal de 1999 à Mutuelles d épargne et de crédit Structures faîtières Total Groupements d'épargne et de crédit Organisation sous convention-cadre M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 14

15 COUVERTURE GEOGRAPHIQUE ET TAU DE PENETRATION DES IMF Il existe au niveau de la couverture géographique et du taux de pénétration des IMF au Sénégal, des déséquilibres entre régions, comme c est illustré au tableau et aux graphiques suivants. Certaines localités sont peu couvertes par les IMF : c est le cas des régions de Louga, Diourbel, Fatick, Tambacounda, Kolda, Ziguinchor et surtout Matam. Tableau n 2 : la couverture géographique des IMF au Sénégal au 31/12/2006 REGIONS Structures faîtières Mec Gec SCC Total % d IMF DAKAR ,55 % DIOURBEL ,80 % FATICK ,40 % KAOLACK ,72 % KOLDA ,98 % LOUGA ,75 % MATAM ,18 % SAINT-LOUIS ,37 % TAMBACOUNDA ,98 % THIES ,87 % ZIGUINCHOR ,40 % TOTAL ,00 % Source : Cellule AT/CPEC/MEF La région de Thiés vient en tête avec près de 23% des IMF, suivie de celle de Dakar avec près de 20% et de loin celle de Saint Louis avec 11% des effectifs. Dans les trois régions sont implantés plus de la moitié (54%) des IMF du Sénégal, comme c est illustré ci-après. Graphique n 2a : la couverture géographique (%) des IMF au Sénégal au 31/12/2006 ZIGUINCHOR 6% DAKAR 20% THIES 23% DIOURBEL 6% TAMBACOUNDA 5% FATICK 6% SAINT-LOUIS 11% MATAM 1% LOUGA 7% KOLDA 5% KAOLACK 10% Graphique n 2b : la couverture géographique (GEC, MEC, Total) des IMF au Sénégal au 31/12/2006 Mec Gec Total DAKAR DIOURBEL FATICK KAOLACK KOLDA LOUGA MATAM SAINT-LOUIS TAMBACOUNDA THIES ZIGUINCHOR 15

16 En 2006, sur les 11 Structures faîtières, 7 sont installées à Dakar, 2 à Thiés et 1 à Ziguinchor. Sur les 5 ONG signataires de la convention-cadre (SCC) 4 siégent à Dakar et 1 à Ziguinchor. Il faut signaler toutefois que de plus en plus la plupart des grands réseaux et les SCC ont implanté des bureaux opérationnels dans plusieurs régions, voire des départements. «La sous bancarisation constatée au niveau de certaines localités peut être expliquée entre autres par l absence d intervention de partenaires au développement, l éloignement et l enclavement, la conciliation difficile entre les coûts administratifs d une couverture géographique optimale, et la difficulté de faire couvrir ces charges généralement élevées par les produits de l IMF 1». TYPOLOGIE DES ACTEURS Les réseaux constituent l arbre qui cache la forêt dans le secteur de la micro finance au Sénégal, comme c est illustré aux graphiques suivants. Graphique n 2 a: le poids (en milliards FCFA) en 2005 des réseaux au Sénégal Total Actif Total dépôts Encours de crédit Total Emprunts Dépôts auprès des I. FIN. MEC NON AFFILIEES GEC SCC RESEAU TOTAL Les réseaux d IMF au Sénégal accueillent 70% du total sociétariat et pèsent 79% du total actif en C est seulement au chapitre des emprunts contractés par les IMF que les réseaux sont en reste avec un niveau de 25%. Ceci s explique certainement par leur meilleur positionnement sur la collecte de l épargne où ils totalisent 83% des dépôts. Graphique n 2 b : le poids (%) en 2005 des réseaux au Sénégal 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 70% 79% 83% 81% 69% 88% 20% 10% 25% 0% Sociétariat Total Actif Total dépôts Encours de crédit Créances en souffrance Total Emprunts Dépôts auprès des I. FIN. 1 Rapport d activités 2006 de la Cellule AT-CPEC-MEF page 11. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 16

17 D ailleurs, les réseaux ont à leur compte 88% des dépôts des IMF dans les banques, 12 milliards FCFA en Il faut noter que ces dépôts sont en baisse : 19,3 et 19,5 milliards FCFA respectivement en 2003 et Cette situation peut être dû en partie à la pression des besoins de crédits des IMF dont les réseaux enregistrent 81% des encours de crédits, mais aussi 69% des créances en souffrance. En réalité, sur les 11 réseaux, le secteur de la micro finance au Sénégal est dominé par trois Majors que sont les réseaux CMS, ACEP et UM-PAMECAS qui pèsent de 60 à 80% des principaux indicateurs : sociétariat, épargne, crédit et créances en souffrance, comme indiqué aux deux graphiques suivants. Graphique n 2 a: le poids (%) en 2005 des 3 majors du secteur : CMS, ACEP et UM-PAMECAS 0,9 0,8 0,7 0,6 0,5 0,4 0,3 62% 79% 78% 63% 0,2 0,1 0 SOCIETARIAT ENCOURS EPARGNE ENCOURS CREDIT CREANCES EN SOUFFRANCE Graphique n 2 b: le poids (milliards FCFA) en 2005 des 3 majors du secteur : CMS, ACEP et UM-PAMECAS ENCOURS EPARGNE ENCOURS CREDIT CREANCES EN SOUFFRANCE TOTAL 3 MAJORS TOTAL SECTEUR En effet, pendant que les réseaux autres que les trois Majors traversent une mauvaise passe, de plus en plus certaines SSCC et des IMF non affiliées rayonnent sur un département ou enregistrent un total actif ou une production de crédit de 0,5 à 1 milliard de FCFA. Peuvent être cités, dans le cadre de la présente étude, d une part, CAURIE-MF et IMCEC, d autre part, DJOMEC et MECARUL. Il faut également noter qu à l échelon inférieur, dans tout le pays émergent des structures comme les clubs de solidarité et de développement dans la région de Matam, les Caisses Locales d Epargne et de crédit dans la région de Diourbel et les initiatives endogènes 17

18 informelles d épargne et crédit. Elles peuvent bénéficier de financements d IMF ou de partenaires. Les autres acteurs dans le secteur de la micro finance au Sénégal comprennent les bailleurs de fonds (partenaires techniques et financiers), les prestataires de services d études et de conseils (cabinets /ONG /consultants indépendants), les instances représentatives des IMF (APIMEC) et de tous les acteurs (CNC) et les services de l administration. Ceux-ci sont : la Cellule AT/CPEC/MEF qui assure la tutelle à travers le cadre juridique et la Direction de la Micro finance du MPMEEFMF à travers la promotion et la politique sectorielle en cours mise en œuvre. LES PERFORMANCES DES IMF AU SENEGAL ET DANS L ESPACE UMOA/BCEAO Performances des IMF du Sénégal de 2003 à 2005 (source BCEAO) De 2003 à 2005, les IMF du Sénégal ont, comme c est illustré aux graphiques ci-après, récolté des performances de très grande importance avec les progressions suivantes : - sociétariat : 23%, de à membres ; - total actif : 40%, de 83,4 à 116,5 milliards FCFA ; - total dépôts : 49%, de 44 à 66 milliards FCFA ; - encours crédit : 64%, de 53 à 87 milliards FCFA ; Toutefois, elles ont enregistré les contre performances suivantes : - crédits en souffrance : une dégradation de 1,1 milliards FCFA ; - une réduction des dépôts en banque de 38%, de 19,3 à 12 milliards FCFA. Cette situation a entraîné un doublement des emprunts des IMF, passant de 13,6 à 28,3 milliards de FCFA. Graphique n 3a : les performances des IMF de 2003 à Total Actif Total dépôts Encours de crédit Créances en souffrance Total Emprunts Dépôts auprès des I. FIN. 31/12/ /12/ /12/ M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 18

19 Graphique n 3b : les performances des IMF de 2003 à % 150% 100% 50% 0% -50% Sociétariat Total Actif Total dépôts Encours de crédit Créances en souffrance Total Emprunts Dépôts auprès des I. FIN à % 22% 30% 29% 19% -17% -4% 2004 à % 14% 15% 27% 35% 150% -35% 2003 à % 40% 49% 64% 60% 107% -38% Performances des IMF du Sénégal en juin 2006 dans l espace UMOA/BCEAO Le Sénégal occupe au 30 juin 2006 la place de leader dans le secteur de la micro finance dans l espace UMOA/BCEAO regroupant 8 pays. Ceux en terme de dépôts, d encours de crédit et de crédits en souffrance sont illustrés au graphique ci-après. Graphique n 3c : les performances des IMF du Sénégal dans l espace UMOA/BCEAO Dépôts Crédits en cours Crédits en souffrance B EN IN B U R KIN A F A SO C OT E D 'IV OIR E GUINEE BISSAU M A LI N IGER SEN EGA L T OGO Pour les différents indicateurs, les résultats du Sénégal par rapport à l espace UMOA/BCEAO sont : - 20% des membres/clients : sur , suivi de la Côte d Ivoire avec ; - 22% des points de services : 452 sur 2083, venant derrière le Mali qui en a 608 ; - 25% des dépôts : 69,8 sur 280,5 milliards FCFA, devant la Côte d Ivoire avec 64,7 ; - 30% des crédits en cours : 80,9 sur 266,5 milliards FCFA, suivi du Bénin avec 72 ; - 19% des crédits en souffrance : 2,7 sur 8,4 milliards FCFA, mais avec la meilleure qualité de portefeuille : 4,38% sur 6,90%, suivi du Togo qui affiche 5,12%. 19

20 IDENTIFICATION DES MPER L analyse de la demande a porté, comme illustré au graphique 4a, sur un échantillon de 200 MPER pour les 88 communautés rurales couvertes, réparties au niveau des 4 zones : 81 au Sud (Kolda et Tambacounda), 78 au Centre (56 à Kaolack-Fatick et 22 à Thiés), 26 au Nord (Diourbel et Louga) et 15 à l Est (Matam). Graphique n 4a : le nombre de MPER interviewées par zone KOLD A -TAM B A KAOLA CK-FA TICKTH IES DIOURBEL-LOUGAM ATA M SUD CENTR E NORD EST M P ER interviewées L échantillon élaboré à partir de la base de données des projets FIDA, est représentatif des MPER partenaires. Au Sud, Il représente environ 26,5% des MPER recensées dans la base de données du PROMER dans les régions de Tambacounda et Kolda, soit 306 MPER. Les zones de l étude comprennent trois qui englobent deux régions. L échantillon dans la zone Nord englobe les régions de Louga et Diourbel a porté sur 26 MPER réparti équitablement dans celles-ci. Dans la zone Centre, l analyse de la demande a porté sur un échantillon de 56 MPER répartis comme suit : la région de Kaolack avec 29 MPER soit 51% et la région de Fatick avec 27 soit 49%. La région de Thiés, qui a fait l objet d un rapport, fait partie de la zone Centre. Elle compte un échantillon de 22 MPER. En zone Sud, les 81 MPER retenues sont : 42 soit 52% dans la région de Tambacounda et 39 soit 48% dans celle de Kolda L informel domine dans l échantillon au Centre et au Sud et le formel, notamment le GIE, est bien représenté au Nord et à l Est. En zone Centre, il est notée une très forte prédominance du secteur individuel (95% des MPER) et du statut informel (2% des MPER sont des GIE) dans les zones visitées. Il en est de même dans la zone Sud qui compte 15% de GIE. Dans ces deux zones Sud et Centre, les MPER, dont une bonne partie est constituée de PIE, ont besoin de formation et de suivi pour une meilleure structuration de leurs activités. Dans la zone de Matam, d une part, 53% de MPER sont des GIE formellement établies alors que 47% exercent de façon informelle (individuels), d autre part 67% sont du milieu rural et 33% en milieu péri urbain. Dans la zone Nord, les individuels représentent 54% de l échantillon soit 14 MPER, 46% soit 12 MPER, exercent leur activité dans le cadre de GIE, de GPF ou d association. La majorité des MPER GIE interviewés à Louga ont bénéficié de l encadrement du PADV Les MPER et PIE de création récente ne sont pas nombreuses dans l échantillon de l étude. Dans la région de Thiés, le niveau d expérience est moyen : 64% des MPER et PIE ont une expérience comprise entre 2 et 10 dont 41% entre 2 et 5 ans. Dans la zone Est (région de Matam), il est globalement satisfaisant : 66% de l échantillon compris entre 5 ans et plus dont 33% sont dotés de plus de 10 ans d expérience. C est le cas dans les zones Nord, M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 20

21 Centre et Sud. Au Nord, les MPER sans expérience restent minoritaires, six (6) sont des porteurs d initiatives et certaines MPER ont été très approximatives dans la détermination de leur âge. Au Sud et au Centre, les MPER de moins de 5 ans ne sont respectivement que de 15% (12 sur 81 MPER) et 11% (6 sur 56 MPER). Selon la typologie du PROMER, dans cet échantillon, la catégorie socioprofessionnelle (voir Graphique 4b) «agroalimentaire» (dont la moitié constituée de boulangerie en zone Sud) vient en tête parmi les activités menées par les MPER, suivie de celle dite «Autres services» (restauration, salon de coiffure, etc.). Les deux autres, «Métal mécanique» et «Autres artisanat» sont moins présentes. Toutefois, elles peuvent être importantes selon la zone. C est le cas de «autres artisanat» (teinture, cordonnerie, etc) au Nord et «Métal mécanique» au centre et au Sud. Graphique n 4b : la répartition des MPER par catégories socioprofessionnelles KOLDA-TAMBA KAOLACK-FATICK THIES DIOURBEL-LOUGA MATAM SUD CENTRE NORD EST agroalimentaire Autre Artisanat Métal mécanique Autres services Dans l échantillon, comme illustré ci-après au graphique 4c, les femmes et les groupements féminins sont tenus en compte. Ils constituent 58% en zone Nord, 54% en zone l Est, et 50% dans la région de Thiès, 45% en zone Centre et 35% en zone Sud. Dans ces dernières, les hommes sont plus impliqués dans le développement des activités économiques en général et des MPER en particulier. Graphique n 4c : l importance des femmes dans l échantillon de l étude IMPORTANCE DES FEMMES DANS L'ECHANTILLON DE L'ETUDE 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 54% 58% 50% 45% 35% SUD CENTRE THIES NORD EST 21

22 PREMIERE PARTIE : UNE ANALYSE DE LA DEMANDE SOLVABLE DE PRODUITS ET SERVICES DE MICROFINANCE PAR LES MPER ET DES ENTREPRENEURS/PORTEURS D INITIATIVES ET DES BENEFICIAIRES DES AUTRES PROJETS FIDA Globalement trois types de demandes sont prises en compte dans la présente analyse. Celle qui est exprimée ou actuelle par les MPER en tenant compte de leurs besoins de financement. Celle-ci soumise par les MPER aux IMF/IF est satisfaite à un certain niveau tenant compte des caractéristiques de l offre de ces mêmes IMF/IF. De façon plus large, la demande à moyen terme, ou demande potentielle ou projetée, peut être calculée en tenant compte des données de la demande exprimée et des données socio-économiques liées à la population et aux MPER DEMANDE SATISFAITE DE SERVICES FINANCIERS DES MPER Analyse de l administration des crédits des MPER Demandes satisfaites et principaux critères privilégiés dans la sélection des demandes MPER Les enquêtes ont montré globalement que l effort de satisfaction de la demande des MPER est une réalité. Les rejets de demandes sont moins fréquents en zones Est, Nord et dans la région de Thiés, mais elles ne sont pas entièrement satisfaites en zone Centre et au Sud, où seul un cinquième des MPER enquêtées a eu une fois accès au crédit, malgré l appui du PROMER. Dans toutes les zones, la garantie (voir Graphique 5a) est le premier critère de sélection des demandes à financer des MPER. En zone Sud, la disponibilité de garantie, incluant la caution du PROMER et la caution solidaire est le seul critère de sélection. En zone Est, le problème de garantie est le principal facteur de blocage des demandes des MPER selon les informations recueillies. Graphique n 5a : Principaux critères privilégiés dans la sélection des demandes MPER Critères privilégiés Sud Centre Thiés Nord Est Garantie Activité Moralité Epargne Confiance Les autres critères privilégiés sont d abord l activité à financer (maîtrise et rentabilité) et la moralité de l emprunteur. Celle-ci est, en zone Nord, un critère très important, auprès de 81% des MPER. Ensuite, sont considérées l épargne et la confiance dans la zone centre pris globalement, ainsi que le mouvement du compte, les antécédents satisfaisants et l historique des crédits antérieurs Les principales raisons de non satisfaction des demandes des MPER L'absence de garantie dans toutes les zones et la moralité du membre au Centre et au Nord sont évidement les principales raisons de non satisfaction des demandes des MPER. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 22

23 Cependant, il faut noter que dans la zone Sud, sont également retenus l'éloignement des villages d'implantation des MPER par rapport aux sites des IMF et la méconnaissance des procédures par les promoteurs. Alors que, en sus, c'est dans la zone : - Est, l'activité non maîtrisée et l'absence de rentabilité ; - Nord, le défaut d'épargne, le manque de confiance et l'activité non maîtrisée ; - Centre, les comptes non mouvementés et la mauvaise antériorité de crédit Gestion et suivi des crédits des MPER dans l IMF/IF La gestion et le suivi des crédits dans l IMF/IF sont généralement assurés par le gérant, principal acteur, et le comité de crédit. Le gérant est chargé de l instruction du dossier et le comité de crédit de l étude et de suivi de crédit. Dans certains cas, si le portefeuille de crédits est assez important on retrouve un agent de crédit chargé exclusivement de la gestion du crédit. La plupart des membres/clients ont affirmé qu ils n ont affaire qu avec le gérant pour la plupart des cas. Le comité de crédit dans certains cas intervient dans le recouvrement. Il faut souligner que dans la zone Est, les MPER se sont toujours déplacés vers la banque (CNCAS : cas des MPER ayant travaillé avec PRODAM) ou la Caisse d épargne TYPES ET NATURE DES BESOINS EPRIMES PAR LES MPER L analyse est faite, ci-après, sous l angle de l appréciation par les MPER des types et nature des besoins exprimés liés à la demande Types et nature des besoins exprimés Les types de financement sollicités par les MPER sont de trois ordres : a)- le financement du fonds de roulement : Ce besoin, à court terme, varie selon la catégorie socio-économique de la MPER ou la filière (transformation, commerce, teinture, couture, etc.). Il peut être un crédit d équipement à court terme. b)- le financement des équipements : à moyen terme, il est important dans les deux filières «métal mécanique» (poste de soudure pour la forge) et «transformation de fruits et légumes» (séchoirs) et boulangerie (aménagement des locaux) au Sud c)- rarement le crédit d équipement à long terme. En zone Nord, les crédits court terme (CT) représentent 52% des demandes alors que ceux moyen terme font 48%. En zone Est, ils sont respectivement de 67% et 33% ; 37% des besoins y concernent la filière élevage (embouche, achat et vente d aliments de bétail) et 21% sont relatifs à la transformation (unité laitière). Au niveau de la zone Centre/Région de Thiès, les besoins des MPER s étalent pour une bonne partie sur le moyen terme (77%) et le long terme (18%). Le court terme occupe une place réduite (5%) c est pourquoi le taux de satisfaction reste limitée (19%). En zone Centre, au niveau des IMF/IF on retrouve les types de crédits exprimés que sont : le crédit fond de roulement à court terme, le crédit d équipement à court terme et le crédit d équipement à moyen terme. Il y a une prédominance des crédits fonds de roulement avec 23

24 une demande fortement satisfaite par les ressources propres des IMF et des crédits d équipement avec une demande satisfaite relativement faible (48%) suite à la rareté des ressources stables pour financer les crédits à moyen terme. Les détails sont fournis ci-dessous dans les zones Nord, Est, région de Thiés et Centre. Tableau n 3a : Types et nature des besoins : ZONE NORD Dépar Arrondis CR Types et nature des besoins C, M ou N tement sement LT REGION DE LOUGA 1 Louga Coki Thiamene Kajor 1 er : Couture (achat machine, fonds de roulement), Embouche CT 7 Louga Coki Thiamène Kajor 1 er : Commerce (fonds de roulement) CT 2 ème : Embouche ovine (fonds de roulement) CT 3 ème : Formation 2 Louga Sagatta Djoloff Thiamene Djolof 1 er : Teinture (Matériel, fonds de roulement) CT 2 ème : Coiffure / Couture (matériels, fonds de roulement) CT 3 ème : / Formation 8 Louga Sagatta Djolof Thiamene Djolof 1 er : Teinture (construction local, matériels et fonds de MT roulement) 3 Louga Coki Coki 1 er : Transformation de fruits et légumes (matériels, fonds de MT roulement) 2 ème : Embouche (fonds de roulement) CT 6 Louga Coki Coki 1 er : Menuiserie métallique (matériels et fonds de roulement) CT 4 Louga Keur M. SARR Gande 1 er : matériels et fonds de roulement CT 5 Louga Keur M. SARR Gande 1 er : boulangerie (construction local, matériels et fonds de MT roulement) 2 ème : Formation 9 Louga Yang Yang Kambe 1 er : Embouche (fonds de roulement) CT 2 ème : Jardinage (fonds de roulement) CT 10 Louga Yang Yang Kambe 1 er : grillage pour clôturer nos champs, moulin, ) MT 2 ème : Embouche bovine (fonds de roulement) CT 11 Louga Boulal Boulal 1 er : Embouche (fonds de roulement) CT 2 ème : Commerce (denrées) CT 12 Louga Boulal Boulal 1 er : commerce (Achat et vente d aliments) MT 2 ème : Embouche (fonds de roulement) CT 13 Louga Boulal Boulal 1 er : Restauration (aménagement, fonds de roulement) MT REGION DE DIOURBEL 1 Lambaye Lambaye Lambaye 1 er : Menuiserie (Fonds de roulement, Matériels) C et MT 2 Lambaye Lambaye Lambaye 1 er : Coiffure (matériels, fonds de roulement) C et MT 2 ème : Teinture (matériels de teinture et fonds de roulement) C et MT 3 Bambey Lambaye Réfane 1 er : Couture (Matériels, fonds de roulement) C et MT 4 Bambey Lambaye Réfane 1 er : Couture (Machine simple, fonds de roulement) C et MT 5 Bambey Ngoye Ndondol 1 er : Transformation pâte d arachide (Matériels et fonds de C et MT roulement) 6 Bambey Ngoye Ndondol 1 er : commerce (Achats denrées alimentaires et divers) CT 7 Bambey Ngoye Ndondol 1 er : Transformation pâte d arachide (Matériels, fonds de C et MT roulement) 8 Bambey Babagarage Baba garage 1 er : Confection grillage (aménagement atelier, fonds de C et MT roulement) 9 Bambey Babagarage Baba garage 1 er : Coiffure (Matériels et produits divers) C et MT 10 Bambey Ngoye Ndangalma 1 er : Cordonnerie (aménagement/ installation, matériels et fonds C et MT de roulement) 11 Bambey Ngoye Ndangalma 1 er : couture (machine zig zag, broderie, simple et fonds de MT roulement) 2 ème : Teinture (matériels, fonds de roulement) 12 Bambey Baba garage Baba garage 1 er : Coiffure (création d un centre de coiffure, matériel, fonds MT de roulement) 13 Bambey Ngoye Dangalma 1 er : Restauration, Transformation de fruits (Congélateur, MT fonds de roulement) % C, M ou LT 100% CT 67% CT 33% MT 67% CT 33% MT 50% CT 50% MT 75% CT 25% MT 60% CT 40% MT 50% CT 50% MT 50% CT 50% MT 60% CT 40% MT 50% CT 50% MT Tableau n 3b : Types et nature des besoins : ZONE EST (MATAM) Localisation MPER dans CR Types et nature des besoins C, M ou LT % CT ou MT Nabadji Civol Investissement (construction boutique) MT 50% Nabadji Civol Achat matières premières (fer) CT 50% Orefondé Aliment de bétail CT 50% Orefondé Achat réfrigérateur / congélateur MT 50% Bokidiawé Achat de marchandises (pneu, gents, chambre à air ) CT 100% Bokidiawé Teinture (tissus, matières) CT Dabia Fonds de roulement (achat bêtes) MT 100% Dabia Elevage, embouche 9 mois MT M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 24

25 Agnam Civol Matériel de coiffure (casque, séchoir, brushing ), bâche MT 67% Agnam Civol Réouverture d un salon, investissement MT Agnam Civol Achat tissus, fil à coudre CT 33,30% Ogo Elevage CT 100% Ogo Embouche ovine CT Ogo Elevage (médicaments, aliments de bétail, vente de lait) CT Ogo Achat aliment bétail, unité laitère CT Tableau n 3c : Types et nature des besoins : REGION DE THIES CR / Commune Types et nature des besoins C,M ou % C,M Filières/Bénéficiaires LT ou LT Thiénaba Embouche bovine CT 50% Elevage Thiénaba Investissement MT 50% Couture Toubatoul Matériels ( transformation huile, moulin à mil, LT 33% Transformation patte d arachide moulin arachide) Toubatoul Commerce CT 67% Quincaillerie Toubatoul Fonds de roulement CT Couture Fandène Fonds de roulement MT 100% Vannerie Fandène Fonds de roulement MT Boutique villageoise Keur Moussa Extension du site MT 50% Restauration Keur Moussa Investissement LT 50% Menuiserie métallique Notto Commerce MT 100% Boutique villageoise Notto Transformation arachide (tourteaux), matériels MT Transformation patte d arachide Notto Matériels MT Teinture Fissel Investissement (moule, coupure de taule, pliage) LT 100% Menuiserie Métallique Fissel Investissement (matériels de transformation) LT Transformation céréales locales Ndiaganiao Terrain LT 100% Maraîchage Ndiaganiao matériel LT Teinture Sandiara Local (déménagement) LT 50% Teinture Sandiara Investissement MT 50% Transformation laitière Sèssène machine surfile MT 100% Couture Sèssène machine broderie et machine cornière MT Couture Ngueniène Denrées alimentaires MT 100% commerce Ngueniène Matériels et installation, pompes diambars MT Maraîchage N Départeme nt Tableau n 3d : Types et nature des besoins : ZONE CENTRE Arrondisse ment 1 Nioro Wack Ngouna 2 Nioro Wack Ngouna CR Types et nature des besoins C,M ou LT % C,M ou LT Expri més Satis faits Filières/ Bénéficiaires REGION DE KAOLACK Keur Madiabel 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Couture 50% MT 2 ème :Equipement MT couture Keur Madiabel 1 er :Fonds de roulement CT Transformation fruits 2 ème :Equipement MT 3 Nioro Paoskoto Prokhane 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT coutures 2 ème :Equipement MT 50% MT 4 Nioro Paoskoto Paoskoto 1 er :Fonds de roulement CT 33% CT coutures 2 ème :Equipement MT 67% MT 5 Nioro Paoskoto Paoskoto 1 er :Equipement CT Restauratrice 6 Nioro Paoskoto Taïba Niassène 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Production Nététou 2 ème :Equipement MT 50% MT 7 Nioro Paoskoto Taïba Niassène 1 er :Fonds de roulement CT coiffure 2 ème :Equipement MT 8 Nioro Médina Médina Sabakh 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT cordonnerie Sabakh 50% MT 2 ème :Equipement MT 9 Nioro Médina Médina Sabakh 1 er :Fonds de roulement CT coiffure Sabakh 2 ème :Equipement MT 10 Nioro Médina Ngayène 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT coiffure Sabakh 50% MT 2 ème :Equipement MT 11 Nioro Médina Ngayène 1 er :Fonds de roulement CT Transformation Sabakh 2 ème :Equipement MT 12 Nioro Médina Kayemor 1 er :Fonds de roulement CT 75% CT Maraîchage Sabakh 25% MT 2 ème :Equipement MT 24 Nioro Médina Kayemor 1 er :Fonds de roulement CT Sabakh 2 ème :Equipement CT couture 25

26 13 Kaolack Dya Thiombi 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT boulangerie 2 ème :Equipement MT 50% MT 14 Kaolack Dya Thiombi 1 er :Fonds de roulement CT coutures 2 ème :Equipement MT 15 Kaolack Ndoffane Thiaré 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT soudure 2 ème :Equipement MT 50% MT 16 Kaolack Ndoffane Thiaré 1 er :Fonds de roulement CT Peinture 2 ème :Equipement MT 17 Kaolack Ndoffane Latmingué 1 er :Fonds de roulement CT 67% CT commerce 18 Kaolack Ndoffane Latmingué 1 er :Fonds de roulement CT 33% MT photographe 2 ème :Equipement MT 19 Kaolack NDiendieng Keur socé 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT boulangerie 2 ème :Equipement MT 50% MT 20 Kaolack NDiendieng Ndiaffate 1 er :Fonds de roulement CT 67% CT Menuisier métallique 2 ème :Equipement MT 33% MT 21 Kaolack NDiendieng Ndiaffate 1 er :Fonds de roulement CT commerce 22 Kaolack Koumbal Keur Baka 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Maraîchage 2 ème :Equipement MT 50% MT 23 Kaolack Koumbal Keur Baka 1 er :Fonds de roulement CT agriculture 2 ème :Equipement MT 25 Kaffrine Mbirkilane Mbirkilane 1 er :Fonds de roulement CT 57% CT couture 2 ème :Equipement MT 43% MT 26 Kaffrine Mbirkilane Mbirkilane 1 er :Fonds de roulement CT Teinture 2 ème :Equipement MT 27 Kaffrine Mbirkilane Mbirkilane 1 er :Fonds de roulement CT Electrité 2 ème :Equipement MT 28 Kaffrine Mbirkilane Mbirkilane 1 er :Fonds de roulement CT Patte d arachide REGION DE FATICK 29 Foundiougne Toubacouta Keur Saloum 1 er :Fonds de roulement CT 67% CT Forge Diamé 2 ème :Equipement MT 33% MT 32 Foundiougne Toubacouta Keur Saloum 1 er :Fonds de roulement CT Commerce Diamé 30 Foundiougne Toubacouta Keur Samba 1 er :Equipement MT 100% Soins vétérinaires Guèye MT 31 Foundiougne Toubacouta Nioro Alassane 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Agriculture Tall 50% MT 2 ème :Equipement MT 33 Foundiougne Toubacouta Toubacouta 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Couture 2 ème :Equipement MT 50% MT 34 Foundiougne Toubacouta Toubacouta 1 er :Fonds de roulement CT Menuisier métallique 2 ème :Equipement MT 35 Foundiougne Djilor Djilor 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Soudure 2 ème :Equipement MT 50% MT 36 Foundiougne Djilor Djilor 1 er :Fonds de roulement CT Couture 2 ème :Equipement MT 37 Foundiougne Dionewar Dionewar 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Boulangerie 2 ème :Equipement MT 50% MT 38 Foundiougne Dionewar Dionewar 1 er :Fonds de roulement CT Boulangerie 2 ème :Equipement MT 39 Foundiougne Niodior Bassoul 1 er :Fonds de roulement CT 33% CT Boulangerie 2 ème :Equipement MT 67% MT 40 Foundiougne Niodior Bassoul 1 er :Equipement MT Pêche 41 Foundiougne Niodior Djirnda 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Boulangerie 2 ème :Equipement MT 50% MT 42 Fatick Niakhar Niakhar 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Couture 2 ème :Equipement MT 50% MT 43 Fatick Niakhar Niakhar 1 er :Fonds de roulement CT Boulangerie 2 ème :Equipement MT 44 Fatick Diakhaw Diakhaw 1 er :Fonds de roulement CT 100% Bâtiment 45 Fatick Diakhaw Diakhaw 1 er :Equipement CT CT Restauratrice 46 Fatick Diakhaw Diaoulé 1 er :Fonds de roulement CT 100% Patte d arachide CT 47 Fatick Fimela Djilass 1 er :Fonds de roulement CT 67% CT Commerce 48 Fatick Fimela Djilass 1 er :Fonds de roulement CT 33% MT Agriculture 2 ème :Equipement MT 49 Fatick Fimela Palmarin 1 er :Fonds de roulement CT 67% CT Boulangerie 2 ème :Equipement MT 33% MT 50 Fatick Fimela Palmarin 1 er :Fonds de roulement CT Extraction sel 51 Fatick Tataguine Tataguine 1 er :Fonds de roulement CT 67% CT bâtiment 2 ème :Equipement MT 33% MT 52 Fatick Tataguine Tataguine 1 er :Fonds de roulement CT commerce 55 Fatick Fimela Fimela 1 er :Equipement MT 100% Pêche 53 Fatick Fimela Fimela 1 er :Equipement MT MT Agriculture 54 Fatick Fimela Loul Sessène 1 er :Fonds de roulement CT 50% CT Commerce 2 ème :Equipement MT 50% MT 56 Foundiougne Djilor diossoung 1 er :Fonds de roulement CT 100%CT Anacarde M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 26

27 Typologie et nature des besoins de crédit (CT, MT, LT) exprimés par les MPER et satisfaits par les IMF Deux situations contrastées se présentent. Dans la zone Centre, les crédits exprimés par les MPER sont satisfaits par les IMF/IF, par ordre d importance il s agit de : crédit fond de roulement à court terme, crédit d équipement à court terme et le crédit d équipement à moyen terme. Les filières bénéficiaires par ordre d importance sont : la couture, le commerce, la transformation des produits et la boulangerie. Pour illustration comme c est indiqué au tableau type et nature des besoins exprimés zone Centre ci-dessus, les 56 MPER rencontrées ont émis 96 besoins de crédits sur lesquels 72 ont été financés par les IMF soit un taux de satisfaction de 75%. Il faut signaler que sur les besoins non satisfaits au nombre de 24, le besoin de crédit MT est le plus préoccupant ; il totalise 20 besoins soit un taux de 83% contre 17% pour le CT. D ailleurs, cette spécificité est notée dans la région de Thiés avec un taux de satisfaction limitée de 19%., en raison des besoins des MPER portant pour une bonne partie sur le moyen terme (77%) et le long terme (18%), le court terme étant réduite (5%), comme c est illustré ci-dessus au tableau type et nature des besoins exprimés région de Thiés. En zones Est et Nord, le taux de satisfaction global des besoins exprimés par les MPER demeure très faible (de l ordre de 5%). A l Est, sur les 15 MPER visitées, une seule a eu sa demande de crédit satistaite. Celle-ci se trouve dans la CR de Dabia (type 3, ZC 13) où est implantée une IMF. Au Nord, sur les 26 MPER visitées, la demande de crédit n est satisfaite qu auprès de 2 MPER situées dans la région de Louga dans les CR de Kamb et Gande, qui il faut le souligner de dispose pas d IMF sur leur territoire (type 1, ZC 11). Le nombre limité d IMF à l Est handicape, notamment les MPER des femmes. Au Nord, en l absence de partenariat, les conditions difficiles d accès au crédit, portant surtout sur les besoins des MPER en investissement, limitent le financement dans les IMF. En zone Sud, les données recueillies ne permettent pas de se prononcer PREFERENCE RELATIVE DES MPER PAR RAPPORT AU DIFFERENTES CARACTERISTIQUES DES SERVICES FINANCIERS L analyse est faite, ci-après, sous l angle de l appréciation par les MPER des différentes caractéristiques (crédit, épargne, autres) de la demande Crédit : Conditions préférentielles d accès au crédit des MPER Taux d intérêt Le taux préférentiel de crédit des MPER est de 8 à 10% dans toutes les zones. Toutefois en zone Est, avec la dissémination des GEC ou MEC en milieu rural et leur offre de crédit limitée, 33% des MPER ne voient pas d inconvénients pour un taux d intérêt situé entre 11 et 15% annuel et 27% des MPER sont disponibles à supporter un taux de 16 à 20% annuel. En zone Nord, 27% sont favorables à un taux compris entre 16 et 20% et 19% des MPER sont disposés à supporter un taux supérieur à 20% annuel. Dans la zone Centre/région de Thiés, 32% des MPER dont 27% en zone de concentration N 2 sont pour 27

28 un taux compris entre 11 et 15% et 27% des MPER dont 9% en zone de concentration N 2, un taux oscillant entre 16 et 20%. Durée La durée préférée par les MPER est de plus de un an à 3 ans, pour tenir compte des besoins en fonds de roulement et d investissement. Néanmoins, comme pour les taux d intérêt, en zone Est, 67% des MPER souhaiteraient une durée comprise entre 1 et 12 mois. Il en est de même pour 35% des MPER en zone Nord. Apport Pour toutes les zones, sauf celle de l Est, le taux d apport préférentiel pour les MPER est de 5 à 10%. A l image du niveau relativement élevé accepté sur le taux d intérêt, les 3/4 des MPER de la zone Est peuvent supporter un taux d apport de 20%. Caution et garantie Les MPER de la zone Centre sont favorables à un assouplissement, un allégement ou une suppression des garanties proposées, avec la particularité dans la région de Thiés où plus de 3/4 (76%) des MPER souhaitent (pour les 2/3) avoir un Dépôt à terme (DAT) en sus d une garantie matérielle notamment le nantissement des biens acquis ou (pour 1/3) sont pour l application unique d un (DAT) comme garantie. D ailleurs cette caution ou garantie, sous forme de DAT seule ou associée à une caution solidaire, est préférée par une majorité de MPER dans les autres zones : Est (80%), Nord (81%) et Sud. Dans cette dernière, les garanties demandées généralement vont du foncier aux matériels et équipements de production. Frais de gestion et frais de dossier L écrasante majorité des MPER, 73% à l Est, 81% au Nord et 82% dans la région de Thiés, sont favorables à des frais de gestion et de dossier équivalents à 1% du montant du crédit. Au Centre, 2% maximum sont réclamés, alors qu au Sud, face à ceux de l ACEP (1%) et du CMS (entre 5000 et F CFA), les MPER demandent en majorité de réduire ces coûts en fonction des activités à financer et de la nature des MPER. Modalités de remboursement Dans les zones Centre et Sud, les MPER penchent pour une adaptation des modalités de remboursement. Au Centre, celles-ci doivent être adaptées à l activité exercée avec un différé de remboursement. Au Sud, le remboursement d échéances mensuelles des prêts fonds de roulement liés aux activités de services et d artisanat et celui à terme des prêts équipement sont adaptés, ce qui n est pas le cas pour le fonds de roulement lié à transformation des produits. En zone Est, 60% des MPER sont disposées à payer par mensualité alors que 33% souhaitent un remboursement trimestriel. Ces remboursement concernent davantage les crédits à moyen terme. Cette proportion est globalement inversée pour les zones Nord et la région de Thiés avec respectivement 26% et 39%, 23% et 40% M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 28

29 Montant min et montant max Les montants minima souhaités par les MPER sont loin des petits montants considérés dans le secteur de la microfinance. Ils varient de à F CFA : 60% à l Est, 44% dans la région de Thiés et 34% au Nord. Au Sud, pour ceux de la filière forge, les besoins sont beaucoup plus importants ( à F CFA). Cependant, ils peuvent être supérieurs à FCFA : 33% à l Est et 27% au Nord. Les montants maximum demandés sont supérieurs à F CFA : 61% à l Est, 40% dans la région de la Thiés et 37% au Nord. Au Sud, la filière boulangerie en milieu périurbain peut présenter des besoins jusqu à F CFA et la filière forge peut nécessiter jusqu à F CFA pour la fabrication de matériels et d équipements agricoles. La zone Centre n a pas disposé de chiffres sur les montants préférés par les MPER. Autres conditions de crédit à préciser Deux zones se sont prononcées sur les pénalités souhaités : entre 1000FCFA et 2000F/mois pour la moitié des MPER au Nord et à l Est, témoignant certainement d un engagement au bon remboursement des crédits. Dans les zones Est, Nord et une partie du Centre c'est-à-dire la région de Thiès qui englobe deux zones de concentration, les MPER ne voient pas d inconvénients à terme pour : - la corrélation entre l effort d épargne et le montant souhaité (mouvements des comptes) ; - l apport exigé à constituer au préalable (épargne nantie) Sur d autres conditions de crédit, il n y a pas eu de réponses significatives des MPER dans les zones ; il s agit de : renouvellement du crédit, % d épargne mobilisée à partir du volume de crédits octroyés et objets de crédit Limites de la politique de crédit des IMF/IF selon des MPER Limites de la politique de crédit des IMF selon la MPER Les limites de la politique de crédit, selon la majorité des MPER à l Est, au Nord, au Centre et dans la région de Thiés, sont généralement : - d ordre administratif : les procédures administratives ne sont pas bien définies, lenteurs dans le financement, conditions d octroi inaccessibles ; - d ordre financier : ressources des IMF limitées, montant insuffisant, les impayés causés par d autres membres influent sur les montants à octroyer Au Sud, l exigence de garanties réelles et/ou la contrainte de se mettre en groupements est la plus grande limite des politiques de crédit vis-à-vis des MPER. Couverture des besoins de crédits de la MFER par les IMF/IF La couverture des besoins de crédits des MPER au niveau des IMF/IF est insuffisante, comme illustré au tableau 4a ci-après. En zone Centre, cette situation est due aux ressources limitées. Au Sud, sur 81 MPER interviewées, seules 18 ont accédé au crédit, soit 22% ; à côté des IMF/IF, sont sollicités les fournisseurs, les parents et amis. 29

30 Tableau n 4a : Couverture des besoins de crédits de la MPER par les IMF SUD CENTRE NORD EST COUVERTURE Kaolack/Fatick Thiès Entière 22% 23% 13% Moyenne ND 27% 15% 20% Nulle 78% 8% Non prononcé 27% 27% Insuffisante 50% 46% 33% Epargne : Préférence des services financiers d épargne des MPER Connaissance de l utilité et des avantages de l épargne par les MPER Le niveau de connaissance de l utilité et des avantages de l épargne par les MPER est illustré au tableau 4b suivant : Tableau n 4b : Connaissance de l utilité de l épargne par les MPER CONNAISSANCE SUD CENTRE THIES NORD EST sécuriser les avoirs faire face aux besoins et aux imprévus bénéficier des types de services financiers faciliter l accès au crédit Il faut noter que sur quatre avantages, l accès au crédit arrive en dernière position. Egalement, la région de Thiés répond à tous les cas cités ci-dessus, ce qui peut s expliquer par un certain niveau de connaissance sur l épargne et l existence d opportunités dans le secteur de la microfinance. Genres de services financiers d épargne préférés par MPER (préciser le montant) Les MPER ont retenu : - l épargne à vue : dans toutes les zones ; - l épargne projet pour accéder au crédit et l épargne habitat : au Sud et à l Est Pour les autres types services financiers d épargne par les MPER, aucun n est clairement cité. Il en est de même des autres types services financiers d épargne connus et plus adaptés aux MPER et des autres types services financiers d épargne envisagés au profit des MPER. Cette situation traduit, certainement une ignorance par rapport à la fonction de l épargne Rémunération des services financiers d épargne Un taux annuel de 4 à 6% est évoqué par 88% des MPER au Nord, 65% dans la région de Thiés, 59% à l Est, montrant une prise de conscience de ce produit financier. Au centre, les taux de placement des dépôts dans les IMF/IF sont compris entre 3 et 5%. Le coût de la gestion de l épargne y varie selon les IMF/IF entre 500 F et F par an. Dans les zones Est, Nord et la région de Thiés, il y a de la part des MPER, une disponibilité à supporter ce coût dans cette fourchette. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 30

31 Au Sud, aucune MPER de l échantillon n a encore réalisé des placements auprès d une IMF/IF. En fait, les MPER ne connaissent presque quasiment pas les conditions des produits d épargne (taux de placement des dépôts dans les IMF/IF, coûts liés à la gestion de l épargne, coûts liés à la promotion et la mobilisation de l épargne, autres coûts/avantages, taux global de rémunération de l épargne) Conditions de dépôt Dans toutes les zones, les revenus des activités exercées par les MPER alimentent leur épargne. Au Sud, à l Est et au Centre, toutes les activités sont considérées, avec à Thiés l existence d activités parallèles (agriculture) qui pourront être une source de revenu supplémentaire. Au Nord, c est une activité principale, même si certains, à une échelle réduite comptent sur une activité parallèle (saisonnière) notamment l agriculture pour avoir un moyen additionnel d épargne. Cette capacité d épargne est relativement modeste à l Est (22% des MPER estiment être prêts à épargner à F CFA/mois, mais 33% des MPER ne se sont pas prononcés par mesure de prudence) et dans la région de Thiés (18% des MPER seraient disposer à mettre de côté au moins F CFA/Mois, mais 27% de l échantillon n ont pas voulu se prononcer arguant ne pas connaître l avenir). Au Sud, les déclarations des MPER font ressortir des épargnes moyennes de à F CFA par an. Egalement, dans les zones, les MPER tiennent à la proximité de l IMF pour pouvoir gérer les coûts de transactions. Les périodes de dépôts varient selon les activités exercées, mais généralement en milieu rural la période la plus propice correspond à la commercialisation des produits agricoles. Les supports de gestion connus et souhaités sont constitués de fiches d épargne et de livret pour la totalité des MPER Conditions de retrait A l Est et au Centre, les retraits des MPER sont effectués pour réaliser des dépenses de fonctionnement des MPER et faire face aux besoins. Au Nord et à Thiés, comme pour les versements, la proximité du point de service est une attente des MPER Au Sud, au Centre et à Thiés, c est en périodes de préparation de la campagne, de grande production pour l achat de matières premières et de soudure que les MPER ont le plus besoin de leur épargne, voire même du crédit Les supports utilisés sont le carnet et la fiche d épargne. En terme d épargne minimum, la majorité des MPER au Nord souhaite un solde compris entre F CFA (46%) et F CFA (19%) Les objectifs des MPER en matière de services financiers d épargne Pour la totalité des MPER, l objectif primordial est la sécurité. En 2 ème position vient l accessibilité en cas de besoin (épargne prévoyance). Ces deux objectifs sont suivis de la recherche de la rentabilité, la possibilité d accéder au crédit et parfois au Sud et au Centre du plan d épargne projet. 31

32 Au Sud, l épargne habitat a été appréciée par l ensemble des MPER qui expriment des réserves sur la durée d un tel produit par rapport à la rareté des ressources Autres produits que le crédit et l épargne Le produit transfert d argent a été cité par les MPER de l Est (40%), du Nord (19%) et de Thiés (40%) reflétant un certain niveau d information sur ce point. Ces MPER proposent des commissions sur les envois de 1% à 5% sur le montant. Au Sud, les autres produits sont inconnus par les MPER et au Centre la question n a pas été traitée DEMANDE POTENTIELLE DES MPER Prioriser les conditions préférentielles Les conditions préférentielles d accès au crédit Les conditions préférentielles de crédit sont priorisées, au tableau 2 ci-dessous. Elles marquent une spécificité pour chaque zone. Tableau n 5 : les conditions préférentielles d'accès au crédit préférence Sud Centre Thiès Nord Est 1er choix garantie Activité exercée Accessibilité du montant Accessibilité du montant Accessibilité du montant 2e choix apport et caution Apport frais et intérêt durée garantie 3e choix montant Crédits durée frais et intérêt durée Antérieurs Prioriser les conditions préférentielles de services financiers d épargne Les conditions préférentielles d épargne sont priorisées, au tableau 3 ci-dessous. La sécurité, l accessibilité et la rentabilité sont marquées dans l ensemble des zones. Tableau n 6 : les conditions préférentielles de service financiers d'épargne préférence Sud Centre Thiés Nord Est 1er choix proximité taux de sécurité sécurité sécurité placement 2 e choix rentabilité frais tenue frais accessibilité accessibilité compte 3 e choix montant RAS Rentabilité rentabilité rentabilité Probabilité d adhésion et celle de devenir un emprunteur d une IMF/IF L adhésion à une IMF est réelle dans 47% des MPER en zone Est en vue de bénéficier d un prêt et entreprendre, 66% en zone Nord (ou à une banque) et 45% dans la région de Thiés. Dans cette région, 27% des MPER sont membres dans au moins deux IMF. Par ailleurs, au Nord, pour les autres MPER, la disponibilité à adhérer au niveau de l IMF partenaire est réelle, dans l espoir de bénéficier d un financement. Aussi, en zone Sud, les MPER sont intéressées par l adhésion à une IMF si la proximité ou l accès au crédit sont possibles. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 32

33 Montant actuels (2006) et projetés (1910) des besoins de crédit En zone Est, le besoin de financement estimé des MPER étudiées s élève à 52 millions en 2006 et 125 millions d ici 5 ans. Dans la région de Thiés, il est à 66, 1 millions et 150, 7 millions d ici 5 ans. Au Nord, les besoins actuels se chiffrent à 75,1 millions et dans 5 ans, ils seront de l ordre de 141,7 millions. Malgré le nombre de MPER plus importants, ce niveau de besoin fléchit en zone Sud, passant de 67,5 à 84,2 millions et en zone Sud, diminuant de 37,6 à 21 millions FCFA. Le calcul des besoins moyens en donne une meilleure illustration, comme c est indiqué dans les graphiques 5b et 5c suivants. Graphique n 5b : Montants actuels et projetés des besoins de crédits des MPER 200 MONTANTS ACTUELS ET PROJETES DES BESOINS DE CREDIT DES MPER VISITEES(en millions FCFA) SUD CENTRE THIES NORD EST ,4 37, , ,7 141,7 125 Graphique n 5c : Montants moyens actuels et projetés des besoins de crédits des MPER MONTANTS MOYENS ACTUELS ET PROJETES DES BESOINS DE CREDIT DES MPER VISITEES (en millions FCFA) 10,00 8,00 6,00 4,00 2,00 0,00 SUD CENTRE THIES NORD EST ,83 0,67 3,00 2,88 3, ,04 0,38 6,85 5,45 8,33 33

34 Calcul de la demande potentielle dans les zones de l étude Tableau 6a : Estimation de la demande potentielle par zone (en FCFA) SUD CENTRE THIES NORD EST Population rurale en 2005 par la DPS par departement, région ou antenne Population rurale en 2006 par la DPS par département, région ou antenne Taux d'accroissement moyen annuel de la population 2,80% 2,80% rurale estimé par la DPS 2, ,48 2,48 2, Population rurale projetée en Taux en % de MPER pouvant adhérer à des IMF/IF et 25% 50% bénéficiant de % 25% 25% 25% services ou produits de microfinance selon les donnés disponibles Nombre estimé de MPER par département, région % 10% ou antenne en 2005 selon le PROMER 1 Nombre de MPER pouvant adhérer à des IMF/IF selon les données disponibles Taux d'emprunteurs MPER potentiel 20% 25% 15% 15% 15% 15% 25% 30% Nombre d'emprunteurs MPER potentiel Taux de micro entrepreneurs ruraux 75% 65% 0,8 0,8 0,85 0,85 0,9 0,9 Taux de petites entreprises rurales 25% 35% 0,2 0,2 0,15 0,15 0,1 0,1 Besoins financiers (en f cfa) Pour un micro entrepreneur rural Pour une petite entreprise rurale Besoins financiers (en f cfa) Pour les micro entrepreneurs ruraux , , Pour les petites entreprises rurales , Total en F CFA , Epargne totale des MPER Transformation de 50% de l'épargne totale Demande de financement potentielle TABLEAU 6b : TAU DE SATISFACTION DEMANDE EPRIMEE / POTENTIELLE Demande exprimée ,8 Demande de financement potentielle ECARTS , , ,4 Pourcentage de l'écart 62% 66% 0,5 0,4 0,45 0,35 0,45 0,35 0,45 0,35

35 Le tableau 6a détaille le calcul de la demande potentielle qui part des données socioéconomiques disponibles et des résultats de la présente étude (point ) et qui extrapole sur l ensemble des MPER de chaque zone au regard du dispositif des IMF/IF et des stratégies, actions attendus du SAFIR (voir encadré 3 et 4 ci-dessus). Le tableau 6b qui en est déduit donne le taux de satisfaction par rapport à la demande exprimée ou réelle. Ce taux varie de 40-60% au Sud et Centre qui sont couvertes depuis plus de 5 ans à 35-45% dans les nouvelles zones de Thies, Nord et Est. La Figure 5d qui en fait l illustration montre une consolidation/extension sur les premières zones et un développement volontariste dans les nouvelles zones, avec un taux de progression respectivement de % et %. La figure 5e présente le total toutes zones avec une progression de 150% passant d une demande potentielle de 5,5 milliards à une demande potentielle de 12,5 milliards FCFA. Graphique n 5d : Demande Potentielle dans les zones couvertes par les projets FIDA SUD CENTRE THIES NORD EST Graphique n 5e : Demande Potentielle toutes zones

36 1.5. CARACTERISTIQUES DE LA DEMANDE DES PRODUITS ET SERVICES FINANCIERS L analyse est faite, ci-après, sous l angle de l appréciation de la demande des MPER par les IMF/IF Demande satisfaite de services financiers des MPER par les IMF/IF Les principaux critères privilégiés par les IMF dans la sélection des MPER sont : - le niveau de l épargne, au Nord, au Sud et à Thiés ; - l antériorité, au Nord et à Thiés ; - la moralité au Nord et à Thiés ; - la rentabilité à Thiés ; - la garantie, l activité et l information accessible, au Nord ; - l instruction du dossier de crédit, l étude des dossiers de crédit et le suivi des dossiers de crédit, au Centre ; - des conditions relativement accessibles, au Sud Types et nature des besoins exprimés Les besoins exprimés par les MPER et pris en charge par les IMF se présentent comme suit : - les activités d agriculture, au Sud et au Centre ; - l agro-alimentaire dont la transformation des produits agricoles, à l Est, au Nord, au Sud et à Thiés ; - l embouche, au Sud et à Thiés - le commerce de denrées alimentaire, le petit commerce, au Nord, au Centre et au Sud ; - l artisanat (teinture, couture, pré-tannage, vannerie, menuiserie métallique, etc.) et la production de biens et services, à l Est, au Nord, au Sud et à Thiés ; - les crédits moyens termes au Sud et d équipement, au Centre ; - les crédits de fonds de roulement, aux salariés et à la pêche, au Centre Préférence relative des MPER par rapport aux différentes caractéristiques des services financiers selon les IMF/IF Crédit Conditions actuelles et préférentielles d accès au crédit au profit des MPER par les IMF/IF La tendance sur les services financiers que les IMF offrent est à une diminution des écarts entre elles, en raison certainement de la circulation de l information financière et de la concurrence. L épargne est une condition de base, face à l insuffisance des ressources propres et à l accès difficile aux ressources externes et l inadéquation entre la nature des fonds disponibles et les besoins des MPER Sur les taux, la fourchette est de 1% à 2% par mois (12 à 24% par an), avec la possibilité de modulation suivant la nature des objets. Le CMS applique : 1% pour les aménagements à 1,5% pour les équipements à 2% pour les BFR. PAMECAS et CAURIE-MF s pratiquent un M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 36

37 taux annuel dégressif de 20% ; alors que pour IMCEC, c est un taux annuel harmonisé de 18%. Les frais de gestion ou de dossier représentent en moyenne 2%. La caution, épargne garantie ou apport varie de 10 à 20% et est à la baisse, mais il y a la mise en place de fonds de garantie et les frais d assurance. La durée va de 12 à 36 mois, cependant la majorité des IMF prévoient une ancienneté de 3 mois avant de pouvoir donner un crédit. Les montants octroyés sont assez consistants et les modalités de remboursement sont de plus en plus adaptées par les IMF, mais il y a l absence d accompagnement de certains MPER. Limites de la politique de crédit des IMF/IF au profit la MPER: Dans les zones les limites sont : - d ordre humain et d ordre institutionnel, à l Est et à Thiés, - au plan financier, dont l insuffisance de ressources propres et l accès de plus en plus difficile de fonds externes par les IMF auprès des partenaires, dans toutes les zones ; - une faiblesse au niveau technique dont le déficit des compétences managériales, à l Est au Nord et au Sud ; - liées aux aspects administratifs, à l Est au Nord. Globalement seuls ACEP, CMS et ASACASE/CPS intègrent des dispositions spécifiques aux MPER. Dans toutes les zones, le niveau de couverture de besoins de crédit des MPER demeure insuffisant chez la plupart des IMF. Les solutions préconisées pour faciliter l accès des crédits des IMF au profit des MPER sont surtout liées au renforcement des capacités institutionnelles et à une augmentation de leur capacité de financement, y compris le recours à des ressources externes et à moindre coût auprès de partenaires Epargne : Produits et caractéristiques des produits d épargne Les produits d épargne sont constitués principalement des dépôts à vue et des dépôts à terme, qui sont proposées par la quasi-totalité des IMF. L épargne minimale existe dans toutes les IMF sauf ACEP, de même que l épargne caution, qui comme, l épargne nantie garantie les crédits. Les plans épargne ou épargne projet sont rémunérés à un taux entre 2 à 6% par la plupart des IMF. L épargne libre ou dépôt à vue, qui représente plus de 80% des dépôts dans les IMF, est caractérisé par sa disponibilité. L épargne cérémonie, l épargne journalière, l épargne habitat et l épargne prévoyance ont été envisagées, au Centre, par certaines IMF au profit des MPER. Cependant, à l Est et au Nord, les produits épargne enfant et épargne retraité ou autres types d épargne ne sont pas, en général développés. Les avantages de l épargne sont rappelés par le canal de la sensibilisation menée lors de l ouverture des comptes. Toutefois, selon les situations, le niveau de connaissances des membres peu être appréciable, ou le niveau de culture d épargne limité, en raison, entre autres, de préjugés défavorables aux IMF. 37

38 Les rémunérations pour les services financiers des épargnes des IMF sont variables. Au Centre, les dépôts à terme sont rémunérés entre 3% et 5% selon les IMF. Les frais de tenue de compte varient entre F et F. A Thiés, Le taux moyen de rémunération se situe entre 3 et 4% annuel pour les DAT. L épargne à vue n est pas rémunérée sauf à CAURIE-MF où grâce aux activités génératrices de revenus par les BV, des ristournes sont versées. A l Est et au Nord, il n y a pas d indication sur la rémunération de l épargne. Conditions de dépôt, de retrait et épargne minimum Les dépôts sont libres, sauf quand ils sont réalisés en vue d accéder au crédit et lors de l adhésion pour l épargne minimale obligatoire. Les périodes les plus favorables au dépôt sont : - les périodes coïncidant généralement avec la commercialisation des récoltes et celle favorable à la pêche, au centre ; - de janvier à Août, il est constaté une hausse de l épargne, le regain d activité est la principale raison, au Nord et à Thiés ; - la période de janvier à juin et dans une certaine mesure celle de août à septembre se produit une hausse des dépôts, à l Est ; - le début de mois est en général un moment de hausse de l épargne, au Nord ; - la première décade est la période propice pour l épargne, à l Est. Le retrait est libre pour les dépôts à vue. S agissant de toutes les formes d épargne soumises à contrat, le sociétaire remplira des formalités pour accéder à sont épargne Les périodes les plus favorables au retrait sont : - la préparation de la campagne hivernale, la saison morte pour la pêche et le tourisme et la période de soudure, en zone Centre et Thiés ; - les fêtes et lors des dépenses importantes à Thiés ; - dans le mois, notamment la deuxième quinzaine, dans la semaine du lundi au vendredi au Nord et à Thiés. L épargne minimum qui varie entre 500f et 5000FCFA au Centre et 6500FCFA à Est ; dans la première zone, elle permet de se couvrir contre le risque de non paiement des frais de tenue de compte. A Thiés, l épargne minimum est entre 1000 à 2500 FCFA pour la plupart des IMF, mais un cas particulier est la MECA Fissel où elle est de 15000FCFA Au Nord, l épargne minimum suit une bonne logique de mobilisation de l épargne dans l ensemble : à F CFA selon les IMF et selon qu on est personne physique ou morale. Répartition de l épargne par secteur, sexe ou statut Au Sud, les activités de commerce sont les plus pourvoyeuses d épargne, alors que les MPER n épargnent généralement que lorsqu elles recherchent du crédit. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 38

39 A l Est, au Centre, au Sud et à Thiés, après les commerçants et les personnes morales (comme les groupements au Centre), les femmes sont actives en terme de volume d épargne mobilisée. Toutefois, là où elles sont majoritaires, elles occupent la première place. Au Centre et au Nord dans les IMF visitées, les hommes l emportent en termes d épargne mobilisée. A l Est, avec le commerce qui est le secteur à fort potentiel d épargne, l épargne des hommes est la plus importante Principaux éléments de la politique d épargne, avantages offerts et succès aux MPER en matière de services financiers et non financiers d épargne Les principaux éléments de la politique d épargne des IMF mettent l accent sur la sécurité, la disponibilité et l accès au crédit. Les conditions d adhésion restent globalement souples : de 6000 à 26500FCFA. Supports de gestion Dans toutes les zones, les IMF utilisent les fiches d épargne et les carnets des membres pour gérer l épargne. Les grandes IMF emploient des contrats de dépôts. Les avantages offerts aux MPER en matière de services financiers d épargne sont partout : la sécurisation, l épargne prévoyance, l accessibilité, la rentabilité et l accès au crédit, sauf au niveau de CAURIE-MF à Thiés où l accessibilité pose problème, car les opérations se font une fois par mois. Services non financiers de l IMF/IF pour la mobilisation de l épargne Il s agit des actions de sensibilisation, l information et les renseignements, l évaluation de projets mais rarement l appui technique. L ASACASE/CPS a des services de formations sur le best game. Aussi, FDEA assure obligatoirement pour les femmes qui viennent d adhérer une formation sur l étude de faisabilité d un projet avec l outil didactique. Succès que l IMF a eu sur la mobilisation de l épargne auprès de MPER Ces succès sont obtenus par le biais de l ouverture de guichets et la sensibilisation des IMF au profit des MPER, au Centre. Dans cette même zone ont été enregistrées l augmentation des dépôts et l augmentation progressive de la capacité de financement. Il en est de même à Thiés avec l ouverture de points de services (IMCEC, PAMECAS/MBour), mais aussi l effort d éducation à l épargne (MECUDEFS Toubatoul, IMCEC) et l introduction d une carte pour gérer la rapidité au niveau des guichets Cette décentralisation est également une réalité au Nord où MECDAP, DJOMEC, ASACASE/CPS, MECAPP ont des guichets notamment dans les zones cibles des projets FIDA. Dans cette zone, les succès restent très encourageants dans l ensemble. La zone Est n est pas en reste, ASACASE/CPS a pu mobilisé plus de 30 millions d épargne en deux ans d activités alors que MEC AJD Fabu est a plus de 17 millions d encours épargne et CECAM à plus de 90 millions. Dans la zone, la sécurité et l accessibilité des fonds ont été toujours assurées. Contenu des modules de formation C est à Thiés, auprès de CAURIE-MF, que les modules suivants ont été soulignés : Fonctionnement des bancs villageois (BV), Gestion de l épargne et gestion administrative du BV 39

40 Transfert d argent Dans toutes les zones, le transfert d argent, par Western union, Money express, Ria et Money gram, est présent avec dans les IMF, pas seulement les réseaux, mais aussi certains proto réseaux et grandes IMF. La tarification est de 4% en moyenne par transaction. Un autre service de transfert d argent porte sur les virements de salaire ou de pension pour les retraités. Encadré 1 : IDEES FORCES, STRATEGIES ET ACTIONS FINANCES RURALES PROMER 2 ORIENTATIONS Développer l offre de services financiers durables en milieu rural en renforçant et développant les capacités des services financiers, à travers notamment : 1- l aide à l intégration des caisses locales en réseau ; 2- la fourniture d appuis logistiques à des réseaux pour les aider à étendre leur présence en milieu rural ; 3- l assistance technique et méthodologique aux SFD ; 4- l aide aux unions/fédérations paysannes désireuses de mettre en place des caisses locales ; 5- la promotion du refinancement des SFD par le secteur bancaire. RENFORCEMENT DES SERVICES FINANCIERS DECENTRALISES Le SAFIR (Service d Appui à la Finance Rurale) commun à tous les projets FIDA au Sénégal, assistera les projets en vue : 1- d attirer les grands réseaux et certaines IMF autonomes dans les zones d implantation ; 2- de favoriser la création de caisses locales et de les aider à intégrer des réseaux ou à se fédérer entre elles ; 3- de professionnaliser les IMF ; 4- d améliorer l accès des IMF aux moyens de refinancement ; 5- d aider les IMF à mettre en place des produits et mécanismes permettant d atteindre les plus pauvres. Le FIDA mettra en place des fonds de crédit et des appuis financiers (apport en quasicapital) à la création de caisses dans les zones cibles non couvertes en services financiers. RISQUES DU PROMER 2 LIES AU IMF Sur les quatre principaux risques anticipés du PROMER 2, deux sont liés aux IMF 1- Disponibilité des IMF à entrer dans des partenariats avec le projet ; 2- Accès aux marchés ; 3- Production agricole ; 4- Bonnes pratiques pour la micro finance (les conditions financières sur les crédits octroyés par certains fonds sont de nature à déstabiliser le marché de la micro finance et à empêcher à terme la pérennisation des IMF). Source : Rapport principal Pré-Evaluation PROMER 2, pages 38 à 46. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 40

41 Encadré 2 : IDEES FORCES, STRATEGIES ET ACTIONS FINANCES RURALES PROMER 2 DESCRIPTION DES ACTIONS 1- Etude sur les besoins des MPER (offre et demande de services financiers ruraux) ; 2- Appui aux différents projets du FIDA pour la mise en place de leur composante finance rurale en tenant compte des objectifs et des indicateurs propres à chaque projet : 2.1- le SAFIR poursuivra et intensifiera les négociations engagées entre les projets FIDA et certaines IMF, y compris le relèvement du fonds de risque (passant de 4,5 à 5%) ; 2.2- le SAFIR assistera les projets dans l identification des IMF pouvant devenir partenaire et offrir des services financiers adaptés de proximité ; 2.3- le SAFIR assistera les projets à formaliser les opérations avec les IMF ; 2.4- le SAFIR assistera les populations cibles à entrer en relation avec les IMF sélectionnées. 3- Appui aux IMF implantées dans la zone du projet pour un développement de leurs services adaptés aux besoins des populations cibles des différents projets FIDA : 3.1- le SAFIR assistera les IMF à développer de nouveaux produits d épargne et/ou de crédit à moyen et long terme ; 3.2- le SAFIR assistera les IMF à adapter/diversifier leurs produits et services actuels en fonction des besoins des cibles des différents projets FIDA ; 4- Appui à l installation de caisses locales dans des zones non couvertes actuellement par une IMF et de forte demande endogène : 4.1- le SAFIR assistera les IMF sélectionnés après manifestation d intérêt à implanter de nouvelles caisses locales d épargne et de crédit dans des zones non couvertes actuellement par les IMF ; 4.2- la détermination de ces zones s effectuera sur la base d une demande de la population validée par une étude de faisabilité (perspectives de développement, de rentabilité et de pérennité) ; 4.3- Ces nouvelles caisses seront dés leur création rattachées à un réseau d IMF existant. 5- Renforcement des capacités des caisses locales implantées dans la zone du PROMER sous forme de sessions de formations pour le personnel de chaque IMF en années 1 et 3 du projet plus particulièrement tournées vers les problèmes liés aux systèmes de gestion et d information au sein des IMF 5.2- le SAFIR assistera les IMF pour le développement et l implantation de produits financiers susceptibles d être utilisés pour capter les transferts financiers en provenance des émigrés 6- Renforcement des capacités institutionnelles des structures partenaires avec comme objectif du SAFIR l amélioration de l environnement de la microfinance en finançant des actions de renforcement des capacités de : 6.1- l APIMEC, 6.2- la Cellule AT/CPEC. 7- Mise à dispositions des IMF opérant dans la zone du projet d une ligne de crédit à moyen/long terme, aux conditions suivantes : 7.1- utilisation exclusive de cette facilité pour l octroi de crédits à moyen et long terme aux MPER et bénéficiaires des autres projets FIDA, 7.2- développement de produits d épargne à moyen et long terme se substituant graduellement à la ligne de crédit. 8- Mise en œuvre et contrôle des actions du SAFIR 8.1- mise en place d un Comité d orientation du SAFIR, 8.2- contrat entre ce Comité et l URM du FENU pour la mise en place du SAFIR et sa supervision (quatre premières années du projet, 8.3- le Comité d orientation du SAFIR contrôlera également le respect des conventions signées entre le SAFIR et les autres projets du FIDA, 8.4- avec le Comité d orientation du SAFIR, l URM du FENU contractera ponctuellement des experts nationaux pour une assistance technique dans la création des nouvelles caisses locales (en collaboration avec les IMF retenues), 9- Financement des actions 9.1- par FIDA : étude offre/demande et mise en place du SAFIR, subvention d équilibre du SAFIR et son et son transfert au sein d une structure à vocation pérenne, 9.2- par BOAD : (a) formations IMF, (b) implantation des nouvelles caisses, (c) renforcement APIMEC et Cellule AT/CPEC, (d) ligne de crédit à moyen et long terme des IMF, 9.3- pour l implantation des nouvelles caisses, le financement inclut : (i) la construction des locaux, (ii) les équipements, (iii) les honoraires du consultant local, (iv) un prêt sans intérêt remboursable à partir de la 7 ème année d activité (max USD), (v) une subvention d équilibre pour un max de 3 ans. Source : Rapport Principal Pré-Evaluation PROMER 2, pages 38 à

42 DEUIEME PARTIE : UNE ANALYSE DE L OFFRE DE PRODUITS ET SERVICES DE MICROFINANCE AU PROFIT DES MPER ET DES ENTREPRENEURS/PORTEURS D INITIATIVES ET DES BENEFICIAIRES DES AUTRES PROJETS FIDA 2.1. STRATEGIES ET CONDITIONS D INTERVENTION DES IMF/IF Stratégies d intervention des IMF/IF Stratégies d intervention mises place par les IMF/IF Les stratégies des IMF pour attirer et fidéliser la clientèle sont diversifiées. La première est la sensibilisation, qui est la technique la plus pratiquée dans les zones, selon les capacités institutionnelles qui sont inégales entre les types d IMF (réseaux, proto réseaux, MEC/GEC isolés). A l Est, CMS, ACEP, ASACASE/CPS et CECAM s appuient sur leurs moyens assez appréciables, notamment en terme d image de marque. Au Nord, malgré la faiblesse des moyens financiers, sont mis à profit des émissions de développement dans les radios communautaires locales par DJOMEC, la publicité par ASACASE lors de certains événements radio télévisées, voire avec le CMS, une Direction Commerciale qui développe au niveau central une véritable politique marketing (plusieurs médias sont utilisés : télévision, affichage, radios,..). Cette tendance est à l imitation, à Thiés, où certaines structures comme le PAMECAS et IMCEC MBOUR développent des créneaux de vulgarisation plus large à travers les affiches pour ratisser large ou la radio pour toucher un plus grand nombre. Au Sud, les campagnes populaires sont très rarement organisées, les actions s adressant généralement aux seuls membres adhérents qui véhiculent l information selon la pratique du «bouche à oreilles». Au centre, l accent est à la mise en place de produits et de services adaptés et de plans d actions dans le cadre d une meilleure information sur les produits des IMF, voire comme au CMS, la création de services de communication pour mieux informer les cibles. Contraintes à l application des stratégies des l IMF/IF au profit des MPER Les contraintes à l application des stratégies résultent de l existence ou non des moyens. Au Sud, Les IMF isolées, contrairement à celles en réseau, butent sur des difficultés de moyens financiers, d image, de l ignorance des meilleures pratiques, etc. Il en est de même au Centre où, sur le plan financier, les IMF de taille moyenne ne disposent pas assez de moyens pour prendre en charge l exécution correcte de leur plan d action. A Thiès, c est la faiblesse des capacités institutionnelles et financières, la concurrence, en plus de l'éloignement. Aussi à l Est, à part CMS et ACEP, les contraintes se résument notamment à la faiblesse des moyens financiers et matériels, l analphabétisme, l éloignement et le risque permanent de cambriolage. Au Nord, les deux régions sont concernées par le niveau de la pauvreté, l état défectueux des routes et l éloignement. Sources de financement et de refinancement pour atteindre les MPER Les sources sont à la fois internes et externes. Au Sud, Nord et à Thiés, l épargne collectée auprès des membres sous formes de dépôts, de part sociale et de garantie constituent la principale ressource dans toutes les IMF, sauf :

43 - en zone centre, ACEP, Caurie Microfinance et ASACASE/CPS du fait que leur principe repose plus sur le crédit (lignes de crédit, fonds projets publics) avec un faible accent sur la collecte de l épargne ; - dans certaines, comme MECDAP, MECARUL, MEC le Thiappy de Bambey et MEC Suxali de Baba Garage au Nord, CECAM, ASACASE/CPS et ACEP à l Est, et CAURIE MF et IMCEC à Thiés, au niveau desquelles les ressources externes l emportent relativement. Il faut noter qu en zone Centre, les fonds propres des IMF sont relativement faibles par rapport à la demande, notamment des MPER malgré les efforts consentis dans la collecte des dépôts. Ces IMF, comme dans toutes les autres zones, sollicitent un recours aux fonds externes sous forme de ligne de crédit, d emprunt ou de fonds de dotation Conditions d intervention des IMF/IF Processus de choix d'un site Le processus de choix d un site par l IMF diffère d une zone à une autre. Il repose sur les critères ci-après : - le plan de développement de chaque structure, au Sud ; - l amélioration progressive des revenus et des crédits accordés au MPER en priorisant leur besoin de financement dans les politiques de crédit, au Centre ; - l'éducation économique et financière et la contribution à la lutte contre la pauvreté, au Nord et à Thiés ; - le potentiel économique et social au-delà des ambitions stratégiques (gestion de la croissance, proximité, mobilisation de l épargne, rentabilité ) suivi d études de faisabilité, à l Est, au Nord et à Thiés ; - l amélioration des conditions de vie, au Nord et à l Est ; - l accès aux services financiers de qualité, à l Est ; - le développement de l'esprit d'entreprise et l'auto emploi, l'autonomie financière et la lutte contre l'usure, à l Est. Résultats obtenus au profit des MPER Les résultats obtenus se présentent comme suit : - au Sud, plus de 90% des financements dans la région de Tambacounda, reçus par les MPER interviewées sont de l ACEP ; le CMS développe depuis quelques années une stratégie en direction des MPER/PME et l ASACASE/CPS est essentiellement tournée vers le financement de l entreprise ; aussi, des acquis sont notés au niveau des MEC UNACOIS Toubatoul et de la MECA ; - au Centre, un engouement, une plus forte implication et un espoir pour les MPER ; - à Thiés, la demande existe et s'accroît de jour en jour, le niveau de technicité et l'image de marque s améliorent (construction d'un siége à IMCEC Thiés et de PAMECAS Mbour, aménagement de guichets pour les opérations avec un design remarquable) ; - au Nord, les motifs de satisfaction en dépit d handicaps de taille pour la plupart des IMF sont réels et leur ancrage social est une réalité ; - à l Est, les femmes sont capables de constituer leur apport ACEP ; 43

44 Les principales opportunités et les principales contraintes Les principales opportunités sont : - l existence de zones à fortes potentialités économiques, au Centre ; - des activités économiques porteuses recensées dans le commerce, l agriculture, l élevage, l artisanat et les services, à l Est, au Nord et à Thiés ; - la mobilisation de l épargne des émigrés a été identifiée vu le potentiel d émigrés dans la zone, à l Est. Les principales contraintes sont : - les ressources des IMF trop limitées pour couvrir les besoins de financement des MPER, à l Est, au Centre, à Thiés et au Sud ; - l insuffisance de la formation technique des MPER et dans le suivi des activités, au Centre ; - des opérateurs non outillés pour exercer convenablement certaines activités comme le maraîchage, à Thiés ; - la concurrence, à l Est, au Sud et à Thiés ; - l éloignement ou l enclavement des villages couverts, à l Est, au Nord et à Thiés ; - la maîtrise de l environnement local (garantie, pénétration), pour les réseaux comme l ACEP et le CMS Les mesures à prendre pour lever les contraintes Il s agit : - au Sud, l introduction de nouvelles formes de sécurisation des crédits, le ciblage plus affiné de catégories de demandeurs, la recherche de partenariats techniques et financiers et la fidélisation de leur sociétariat ; - au Nord, au Centre et à Thiés, l augmentation des fonds externes pour les MPER et un appui technique des MPER dans la formation technique et le suivi des activités ; - au Nord et à Thiés, la mise en place des points de services ou de guichets mobiles dans les zones éloignées ; - au Nord, œuvrer pour la maîtrise de l eau, mettre en place des fonds de calamités ou de garanties APPLICATION DES PRATIQUES OPTIMALES Les pratiques optimales sont les bonnes pratiques éprouvées au sein des IMF et qui sont à même d être reproductible ou servir d exemple dans le secteur de la micro finance Epargne et crédit par les IMF/IF Les bonnes pratiques appliquées dans le domaine de l épargne et du crédit portent sur : - La fixation des taux d intérêt qui tend à la baisse et s adapte au type de crédit, la couverture géographique qui met l accent sur la rentabilité, la sécurisation des crédits et le choix des clients, par les grands réseaux et certains proto réseaux, au niveau de toutes les zones. Au niveau du CMS, la gestion de l épargne et du crédit est supervisée par la structure centrale à l aide d un logiciel de gestion et sa gamme de produits et de services financiers est variée. A Thiés, les IMF mettent en œuvre la gestion et l optimisation de la charge de travail (usage de logiciels, de carte à puce) et la gestion des risques. Au Nord, DJOMEC utilise la carte FERLO. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 44

45 - L amélioration des conditions de travail et de l image de marque (guichets) à Thiés et les efforts de MECDAP au Nord à travers des descentes dans des loumas (marchés hebdomadaires) comme celle de widou pour offrir des services financiers, au Nord. - L organisation de DJOMEC, au Nord, qui développe une culture gestion d impact de ses activités sur le social avec la mise en place de produit d épargne logement (PEL). - La prise en charge par FDEA, au Centre et à Thiés, d un minimum d analyse sur les préalables pour bien mener des AGR à travers une étude de faisabilité. - La formation par ASACASE/CPS, au Nord et au Sud, des promoteurs sur un jeu très simple et instructif sur l esprit d entreprise. - Les autres IMF, comme CECAM et GEC Bilbassi en zone Est, développent des systèmes à l image de leurs capacités institutionnelles Fonctionnement des IMF/IF Les bonnes pratiques appliquées dans le domaine du fonctionnement de l IMF/IF portent sur : - L affiliation à un réseau ou un proto réseaux, dans toutes les zones, conduit à une très forte centralisation des décisions, mais néanmoins à un fonctionnement plus professionnelle. Ces IMF suivent une bonne politique de développement et de fidélisation de la clientèle. - Les IMF dans toutes les zones utilisent des logiciels. Le plus accessible est excel. Certaines, comme les réseaux, proto réseaux ou grandes IMF sont dotées de logiciels spécialisés, comme SAF 2000 avec l UM PAMECAS et LPF dont l usage est bien maîtrisé par le personnel de MECAPP au Nord. - FDEA et le CMS développent plusieurs niveaux de validation de processus d octroi des crédits. - En plus des réseaux et des proto réseaux, les grandes IMF comme MECAPP et MECDAP au Nord, disposent de véhicules tout terrain ou en bon état impliqués dans les opérations de collecte de l épargne dans les loumas et le suivi des crédits, Financement des MPER par les IMF/IF Les bonnes pratiques appliquées dans le domaine du financement des MPER par l IMF/IF portent sur : - Un comité de crédit spécial pour examiner les besoins des MPER, avec IMCEC à Thiés et la volonté de contribuer à l émergence et le développement de petites entreprises, au niveau de PAMECAS. - Des astuces variées, à l Est et au Nord, en terme de crédit (petits crédits, garanties souples, durée de crédit appréciable, etc.) pour répondre aux attentes des membres et bénéficiaires sans exclusion Partenariat des IMF/IF avec les projets FIDA Les bonnes pratiques appliquées dans le domaine du partenariat de l IMF/IF avec les projets FIDA portent sur : 45

46 - A l Est, PRODAM a construit un local et fourni des équipements pour l ensemble de 5 GEC qu il appuie, également, le partenariat est solide avec la MEC Felo, qu il a repris à la fin du projet DGL Felo. - Des perspectives de partenariat ont été notées au Nord, au niveau de MECARUL avec PADV pour la mise en place d un fonds de garantie. CCAEC Coki développe une discrimination positive au profit de la cible de PADV. - Il y a lieu de noter l espoir important nourri par la plupart des dirigeants y compris pour les IMF qui n ont pas été visitées dans la zone de Thiès, notamment ASACASE/CSP Fixation des durées, des taux d intérêt de crédits des MPER par les IMF/IF Les bonnes pratiques appliquées portent sur : - Au Centre, les IMF fixent les durées des crédits selon les revenus générés par l activité financée. - A l Est, au Nord et à Thiés, la gestion des durées est réalisée de façon harmonieuse. Les durées sont fixées dans la limite du possible suivant les souhaits du client, les contraintes de l activité pour un bon dénouement du crédit et surtout la politique de crédit. -Toutefois, le concept de taux d intérêt effectif est méconnu dans certaines IMF, ils ne sont nullement abordés avec le client Evaluation de rentabilité de l activité des MPER avant de procéder au financement par les IMF/IF Les bonnes pratiques appliquées différent d une zone à une autre. Ainsi : - A Thiés, la rentabilité est analysée dans toutes les IMF sauf au niveau de MECA Fissel et MECUDEFS Toubatoul, alors qu au Nord, elle n est pas calculée dans les IMF sauf au niveau de ASACASE/CPS, ACEP et CMS. Aussi, au Sud, ACEP, CMS et ASACASE/ CPS ont des outils d analyse des demandes de crédit spécifiques appliqués aux MPER ciblées par le PROMER. - au Centre, de façon générale les IMF procèdent à l évaluation de la rentabilité de l activité des MPER avant le financement et à l aide d un compte d exploitation prévisionnel. - Au Nord, à défaut de calcul de la rentabilité, FDEA compte beaucoup sur la formation et l étude de faisabilité et pour certains montants il est demandé au client de produire un dossier de projet, alors que la MECAPP s appuie sur la connaissance des clients et des activités menées 2.3. GOUVERNANCE Les instances dirigeantes des IMF sont généralement l assemblée générale, le conseil d administration, le comité de crédit et le conseil de surveillance. L assemblée générale constitue une occasion d échanges d informations entre la base et les instances dirigeantes. Les membres des organes des instances sont désignés lors des assemblées générales par vote. En cas de renouvellement, ils sont souvent aux 1/3 sortants par an, sauf à DJOMEC au Nord où le renouvellement est total. Il faut noter la spécificité de ACEP qui a des organes au niveau central. Aucun conflit de compétence n a été constaté. Au Centre, dans les instances dirigeantes les hommes représentent plus de 70%, l âge moyen est de 45 ans et les MPER représentent plus de 80%. Au Nord, les MPER constituent M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 46

47 la quasi totalité des effectifs, avec les femmes représentant 38% et les jeunes 26%. Ces catégories sont également bien représentées à l Est. D ailleurs, certaines IMF sont composées uniquement de femmes : PROFEMUR et MEC FELO à l Est, CCEAC Coki au Nord. Les prises de décisions au sein des IMF, relèvent généralement de la compétence du président du conseil d administration et de la direction générale du CMS, à l image des Directeurs régionaux pour ce qui est de ASACASE/CPS, FDEA. Comme dans les autres zones, le comité de crédit du CMS est issu du Conseil d administration. A Thiés, Au niveau des IMCEC, les jeunes représentent 22 à 39% dans les organes qui sont très dynamiques, contrairement à MECUDEFS Toubatoul et MECA Fissel. Les échanges peuvent se faire, de plus, par un communiqué à la radio si nécessaire pour une large diffusion SYSTEMES D INFORMATION DE GESTION(SIG) Dans toutes les IMF il existe un système d information et de gestion. Au niveau des grands réseaux, comme le CMS, la gestion de l information est informatisée, alors dans les autres IMF, notamment les MEC/GEC isolés, il existe des outils et des supports de gestion de l épargne et du crédit des MPER. L information sur la gestion des comptes des membres en général et des MPER en particulier est disponible à tout moment à travers les carnets, les livrets d épargne et de crédit, les fiches de prêts et les registres. Toutefois, pour les documents techniques, comme des échéanciers de remboursement et des contrats de prêts, les membres/clients analphabètes ont un accès limité A Thiés, la disponibilité de l information varie selon les IMF. Les IMCEC et PAMECAS ont un SIG performant. MECUDEFS Toubatoul n est pas en reste quoique ayant un système manuel. Au contraire, la MECA Fissel n ayant pas de journal et grand livre, n a pas produit d états financiers depuis sa création, du fait que sa gérante n a pas encore bénéficié de formation. Au Nord, certaines IMF, comme Suxali, MEC le Thiappy, CCAEC de Coki, MEC REDIBE ont produit des rapports qui ne sont pas conformes aux instructions N 7 ou 8 de la BCEAO ou n ont pas disposé d états financiers actuels (2004 à 2006). La politique de communication, à Thiés, se limite généralement aux réunions périodiques, rapports élaborés et échanges aux différents niveaux hiérarchiques notamment à PAMECAS, aux IMCEC et MECUDEFS. Par ailleurs dans les IMCEC, il y a l utilisation des radios comme vecteur de diffusion. Entre IMF, elle s élargit également, dans le cadre de rencontres où les responsables des IMF sont conviées. Le DJOMEC au Nord développe une politique de communication. Son gérant, anime des émissions dans les radios locales sur l outil financier dans le développement au sens global du Djolof. A l Est, la politique de communication des IMF est basée sur la sensibilisation MANUEL DE PROCEDURES, PLAN DE DEVELOPPEMENT ET PLAN D AFFAIRES Manuel de procédures des IMF/IF : Les IMF sont, à quelques exceptions près comme la MECA à Thiés, dotés de manuel de procédures qui ne font pas spécifiquement mention des MPER. Cependant du fait que la quasi-totalité des MPER exercent des AGR, on peut considérer qu elles sont prises en compte dans les manuels. Ces documents décrivent les procédures du fonctionnement administratif, 47

48 les tâches opérationnelles, la comptabilité, la gestion des ressources, la gestion du crédit et la gestion du personnel. Au niveau du CMS, à la place du manuel de procédure, on retrouve des notes de service de la direction générale définissant le fonctionnement des caisses Au Centre, les résultats obtenus au profit des MPER sont une bonne gestion des comptes de dépôt et des comptes de crédit. Au Nord, les crédits sont octroyés dans toutes les IMF visitées tout en assurant la sécurité des dépôts. L appréciation de l efficacité des manuels de procédure des IMF permet de s assurer de sa disponibilité, de son adaptabilité, de sa clarté, de son application et rarement de sa mise à jour. Le manuel des politiques et procédures permet de gérer les risques de façon préventive. Au Nord et à Thiés, les manuels de procédures sont disponibles et efficaces. Ce qui n est pas le cas dans certaines IMF à l Est. Toutefois, à Thiés, seul au niveau de CAURIE-MF, il y a lieu de noter que la gestion des produits d épargne n est pas encore intégrée, et au Nord, les mises à jour ne sont pas effectives au niveau de ASACASE/CPS, CAPEC et MECAPP Plan de développement des IMF/IF ASACASE/CPS, CMS et ACEP sont dotés de plan de développement mais ces documents sont gérés au niveau central. Au Centre, les autres IMF rencontrées ne disposent pas de plan de développement. A l Est, MEC FELO et GEC Bilbassi ont toutes des plans de développement dont les activités concernent essentiellement le renforcement des capacités institutionnelles avec l appui de PRODAM. Au Sud, avec des IMF, surtout ASACASE/CPS, certains objectifs (financement de MPE/PME) sont délaissés dans la pratique en faveur de domaines plus simples à gérer et plus rentables (petits crédits aux femmes ). A Thiés, CAURIE-MF dispose d un plan de développement. MECA et MECUDEFS Toubatoul n en ont pas. Les IMCEC dans le cadre de l U IMCEC ont un plan de développement mais le suivi est effectué au niveau de la direction. A l Est, les plans de développement du GEC Bilbassi et de la MEC Felo ont été élaborés en 2007, c est pourquoi, il est encore prématuré de faire un état des lieux quant à la mise en oeuvre Plan d affaires des IMF/IF : Au Centre, toutes les IMF disposent de plan d affaires à part le CMS, comme ASACASE/CPS au Nord, où les activités du plan d affaires sont gérées par la direction générale chargée du suivi des caisses. Les principales activités développées dans le plan d affaires sont : l étude du marché, les prévisions des agrégats, la stratégie de vente des produits, le bilan et le compte d exploitation prévisionnel. Au Nord, DJOMEC, MECAPP, MECARUL, MECDAP sont dotés de plans d affaires disponibles, dont les principales activités portent sur : le renforcement des capacités institutionnelles, le développement de guichets et la mise en place de nouveaux produits. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 48

49 A l Est, les IMF visitées n ont pas de plans d affaires. Au Centre, les MPER sont concernés par les activités du plan d affaires. Au Nord, le niveau de mise en œuvre reste appréciable pour les IMF dotées de plan d affaires. En ce sens, DJOMEC en a réalisé en partenariat avec le projet AFDS et les objectifs ont été largement dépassés. Au Centre, c est souvent la non réalisation des activités prévues dans le plan d affaires (investissement, prévision en sociétariat, épargne, crédit). Les difficultés sont liées à l insuffisance des ressources des IMF et à trouver des partenaires financiers. Au Nord, les résultats sont globalement appréciables mis à part la situation de MECARUL où des activités importantes prévues n ont pas été réalisées en raison de l arrêt brutal du projet AFDS. Aussi, les retraits importants des OCB partenaires dudit projet ont déstabilisé l institution en terme de trésorerie et de rentabilité SECURITE PHYSIQUE FINANCIERE ET JURIDIQUE Sécurité physique : les moyens pour assurer la sécurité du personnel et du local mobilier et des fonds de l IMF/IF Dans toutes les zones, les IMF du CMS, ACEP, PAMECAS, les IMCEC et plusieurs IMF disposent de moyens pour assurer la sécurité du personnel et du local mobilier (bâtiment, portes et fenêtres sont en fer, mobilier adapté, gardien et alarme de sécurité). Cependant, pour certaines IMF, comme MECA Fissel à Thiés et MEC PROFEMUR à l Est, un besoin de renforcement de cette sécurité demeure une nécessité. Dans toutes les zones, les IMF disposent d une sécurité de leurs fonds (coffre fort assuré, encaisse plafonnée et transfert de fonds sécurisé), sauf CCAEC de Coki, MEC Thiappy et MEC REDIBE, au Nord, où certaines IMF ont été victimes de vol La sécurité financière des IMF/IF La sécurité financière est plus renforcée dans les IMF des grands réseaux et des proto réseaux où tous les types de contrôle sont effectués régulièrement et des précautions sont prises pour minimiser le risque de détournement. Il existe un dispositif de contrôle interne, un service audit interne, une structure organisationnelle qui favorise un système de surveillance optimale. Les tableaux de bord et le suivi des performances, les rapports financiers et la fixation de l encaisse minimale et maximale sont respectés dans ces IMF. Dans les autres IMF, c est l absence du contrôle interne de l audit et de l inspection, en raison de l insuffisance des moyens pour prendre en charge les frais liés au contrôle interne et à l audit La sécurité juridique de l IMF/IF Moyen pour prendre en charge les conseils juridique (pour l examen de contrat, convention ou autre actes avant leur signe ou pour ester en justice) Les réseaux, les proto réseaux et les grandes IMF disposent assez de moyen pour prendre en charge les conseils juridiques. Le coût relativement élevé de cette pratique limite les MEC isolées qui pratiquent encore le système de pression des pairs et la voie contentieuse. A leur niveau, les conditions de forme pour les biens proposées en garantie ne sont pas respectées. 49

50 Souscription de contrats pour les travailleurs Dans les IMF les salariés disposent de contrats de travail, notamment dans les réseaux, les proto réseaux et les grandes IMF. A Thiés, CAURIE-MF, PAMECAS, UMECUDEFS et U IMCEC prennent en charge toutes les questions liées au droit du travail (existence de contrat, versement des charges sociales, ). A l Est, les souscriptions de contrats du travail respectent les normes du droit social au niveau de l ACEP et CMS. Au Nord, CMS, ASACASE/CPS, DJOMEC, MECARUL et MECAPP ont toutes établi des contrats formels avec le personnel technique et sont immatriculées au niveau de la Caisse de Sécurité Sociale et l Institution de Prévoyance Maladie au Sénégal. CMS, ASACASE/CPS et FDEA ont souscrit également à des Institutions de prévoyance maladie. En ce qui concerne l assurance vie pour le personnel, seul le Crédit Mutuel du Sénégal y a souscrit. Les risques d impayés de ses bénéficiaires Au Centre, les risques d impayés des bénéficiaires de crédit sont rarement pris en compte dans la gestion sauf au crédit mutuel où il existe une assurance décès. A l Est et Thiés, une analyse rigoureuse de la moralité, de l activité et de l apport requis est réalisée par les chargés de crédits dans les IMF (gérant, agent de crédit, analyste de crédit). Au Nord, les moyens utilisés par les IMF pour prévenir les impayés sont nombreux. Principalement, sont notés : l évaluation de la capacité d endettement du membre, la sélection rigoureuse des membres (FDEA, CCAEC Coki, MECARUL, MEC le THIAPPY, MECAPP), l analyse de la moralité, les visites de terrains avant le montage de dossiers pour la confirmation des données (MECARUL, MECAPP), le suivi post déblocage. A l Est et au Nord, un recouvrement soutenu est assuré en cas de retard en sus de rappel d échéances dans certains cas (FDEA, ASACASE/CPS Diourbel) Contraintes liées à la sécurité financière et juridique et les mesures pour lever ces contraintes à l endroit des MPER Les contraintes liées à la sécurité financière et juridique des membres en général et aux MPER en particulier sont une absence de suivi des activités financées et une insuffisance de la formation des bénéficiaires. A l Est, au Nord et à Thiés, les contraintes soulignées par les IMF concernent : les garanties qui ne respectent pas parfois les formes juridiques, le détournement d objet du crédit, l activité menée par le client n est pas maîtrisée, la fiabilité de l information et les aléas climatiques. Dans ces zones, les mesures pour lever ces contraintes à l endroit des MPER sont le suivi régulier des activités financières, la formation technique des bénéficiaires avant le financement, le développement des garanties basées sur les DAT et les sûretés personnelles (aval, caution solidaire) et démarcher les possibilités de partenariats pour l obtention d un fonds de garantie. M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 50

51 TROISIEME PARTIE : UNE CARTOGRAPHIE DES DIFFERENTS ACTEURS (IMF/IF, BANQUES, FONDS D APPUI ET PROJETS) INTERVENANT DANS LA ZONE D INTERVENTION DU FIDA ET AYANT COMME CIBLE LES MPER 3.1. TYPOLOGIE DES ACTEURS Analyse globale sur des types d acteurs Globalement, les types d acteurs occupent l espace comme suit (détaillé dans l encadré 3): - au niveau région, des banques (en considérant Ourossogui au même niveau que Matam), les antennes de réseaux nationaux ou de proto-réseaux ; - au niveau département, des sous antennes de réseaux, des proto réseaux (réseaux émergents) ou des MEC ; - au niveau arrondissement, des MEC de réseaux, des GEC/MEC de proto réseaux ou des GEC/MEC isolés ; - au niveau local, les mêmes qu à l arrondissement, mais couvrant une ou plusieurs communautés rurales (CR) et leurs guichets/points de services. Analyse spécifique sur la classification des types d acteurs IMF/IF L analyse spécifique sur la classification des types d acteurs IMF/IF distingue 8 situations : - la couverture spéciale, - le service à distance, - la proximité relative dans la zone d intervention, - la proximité par rapport aux cibles des projets FIDA, - la diversité des acteurs, - la captation de membres en zones rurales depuis la zone urbaine, - une couverture satisfaisante, et - une couverture restreinte. Dans la zone Est, seules les caisses du PRODAM, CECAM et CMS ont un niveau de couverture appréciable mais il faut souligner leur capacités technique et financière limitée. D autres comme ACEP, ASACASE/PPS basés à Ourossogui servent le département à distance. Il en est de même dans la zone Nord, à Diourbel, sauf ASACASE/CPS, MEC REDIBE et MEC Suxali qui ont des guichets dans les communautés rurales ciblées Dans cette même zone Nord, à Louga, l implantation directe dans les chefs lieu de communautés rurales est notée auprès de MECARUL (Thiamène), MECAPP (Gandé), CCAEC Coki. Toutefois, il faut tenir compte de la proximité relative dans sa zone d intervention que développent les IMF/IF DJOMEC, CMS, PAMECAS, MECARUL, CNCAS et CAPEC de Dahra, toutes établies dans cette commune rurale (avec un important marché hebdomadaire surtout de d élevage).dans sa zone d intervention. 51

52 Encadré 3 : Déploiement des types d acteurs au niveau des zones d intervention des projets FIDA Dans la zone Est, la commune de Ourossogui est très convoitée par les banques : CNCAS et la CBAO. la SGBS y construit une agence. Au niveau des IMF, il y a 2 réseaux et 2 proto réseaux (CMS, ACEP, UMECAS, UM PROFEMUR), une (1) signataire de convention cadre (ASACASE/CPS) et 7 MEC/GEC isolés : MEC AJD Fabu, MECCIAM et les 5 caisses que le PRODAM/FIDA appuie techniquement (GEC Jeriyel, MEC Felo, GEC Bilbassi, GEC Boy et Goral, GEC Bella dans le cadre de sa composante «Accès Services Financiers». En zone Nord, 12 IMF et points de services d IMF (2 proto réseaux, 2 signataires de convention-cadre, 8 MEC/GEC) sont concernées dans les deux régions. Dans celle de Louga, il a été retenu : DJOMEC (MEC du Djolof), CAPEC de Dahra et la MECDAP (Agro pasteurs) dans le département de Linguère, MECARUL (Artisans ruraux et urbains), MECAPP (Agriculteurs, Pasteurs et Pêcheurs) et la CCAEC de Coki (Communautaire Autogérée) dans le département de Louga. Dans la région de Diourbel, 5 IMF ont été ciblées : les 2 signataires de convention-cadre avec le guichet ASACASE/CPS (Crédit Populaire du Sénégal) de la CR de Ndangalma, et l antenne du FDEA (Femmes, et Entreprise) à Diourbel, les MEC de réseau avec le CMS dans le département de Bambey, du proto réseau ACRA avec la MEC REDIBE de l arrondissement de Baba Garage et Environs et la MEC isolé de «Thiappy» du département de Bambey Dans la zone Centre, les régions de Kaolack et de Fatick abritent les banques traditionnelles (IF) et les IMF. Ces dernières sont plus concentrées dans les dans les capitales régionales, du fait qu elles sont plus orientées vers les opérations de prestations de services que les opérations de crédit. La zone de Kaolack qui constitue un centre commercial par excellence regroupe une forte présence d IMF, notamment le CMS contrairement à celle de Fatick. Dans cette région se trouvent une multitude d IMF de petite taille mises en place soit par des organisations, soit par des populations, soit par des groupes professionnels. Au niveau des départements de Kaolack les IF sont rares et les IMF inégalement réparties, mais i y a une plus forte présence des IMF notamment dans les départements de Nioro et de Kaolack avec une prédominance du Crédit mutuel. Toutefois, Le CMS a procédé à une fusion de certaines caisses rurales pour mieux rentabiliser ses activités. Au niveau de la région de Fatick, est notée une forte présence des IMF dans les département de Fatick et surtout de Foundiougne, sans la domination du CMS. Cet attrait des IMF est dû au développement de la pêche et du tourisme. Au niveau de chaque arrondissement, à Kaolack, au moins une IMF est située au niveau des zones à accès facile ou des zones de fortes concentrations ; alors qu à Fatick, la forte présence des IMF est signalée dans les îles du Saloum ( Niodior, Dionewar et Fimela) du fait de la rentabilité des activités, mais une absence totale d IMF est constatée dans les zones de Niakhar et de Diakhaw marquées par la faiblesse des revenus liés aux aléas climatiques. Au niveau local, une IMF regroupe souvent plusieurs CR, sauf à dans le département de Foundiougne qui comprend souvent une IMF par CR. Dans la région de Thiés, les capitales départementales abritent les plus grandes banques : SGBS, CBAO, CNCAS, BICIS, sauf BHS qui est seulement à Thiès. Les réseaux et proto réseaux y sont également présents, à côté de projet de développement impliqués dans la microfinance : PMIA, Hunger Project (GEC dans les épicentres : unité de transformation, magasin communautaire, banque de céréales). La zone sud est caractérisée par une faible densité d IMF, notamment hors des capitales régionales. Deux structures sont omniprésentes : CMS et ACEP. Le CMS a 8 points de services dans la région de Kolda et 5 dans la région de Tambacounda. Le dispositif de ACEP qui s étend à partir des 6 capitales départementales y dispose de 6 bureaux. Deux structures émergentes s implantent progressivement dans la zone : ASACASE/CPS (dans la région de Kolda une caisse dans la capitale, une dans le département de Sédhiou et une dans le marché sous-régional du village centre de Diaobé), et Caurie Microfinance (1 caisse à Kolda et 1 caisse en démarrage à Tambacounda). A coté de ces institutions organisées en réseaux, quelques MEC et GEC isolées de moindre envergure offrent des services financiers aux populations de la zone. Il s agit de MECU, REMECU, CMECAT, MEC FBG, MEC DJAFILOU, GEC ALBARKA, MEC MISSIRAH, dans la région de Tambacounda, et MECA, MEC ARTISANS KOLDA, MEC FEMMES DE KOLDA, dans la région de Kolda. L UMEC Sédhiou avec ses 26 caisses couvre le département de Sédhiou.

53 En zone Centre, les MEC/GEC sont les plus proches des cibles du PROMER, cependant le CMS est omniprésent, avec une harmonisation des pratiques de ses caisses et des structures de tailles moyennes. Spécifiquement, dans la région de Thiés, il y a une diversité des acteurs : IMCEC THIES, IMCEC Mbour, MECUDEFS Toubatoul, MECA Fissel et PAMECAS Mbour. Les autres que sont ASACASE/CPS, CAURIE-MF et FDEA sont implantés dans les zones urbaines mais elles disposent toutes des membres dans les zones rurales. Aussi, le réseau U IMCEC et le réseau UM PAMECAS ont un niveau de couverture relativement satisfaisant du point de vue proximité CARTOGRAPHIE DES ACTEURS PRESENTS DANS LA ZONE D INTERVENTION DU FIDA, Zones d intervention du FIDA couvertes par les IMF/IF Dans les zones Sud, Centre, dont Thiés, toutes les zones d intervention des projets FIDA sont couvertes par des IMF/IF. Mais, plusieurs IMF, comme l ACEP, desservent tout un département à partir d un bureau sis dans la capitale départementale. En zone Nord, l IMF à une vocation de couvrir tout le département, voire toute la région. En zone Est, c est plutôt l approche guichet qui est encouragé. Existence d antennes ou de guichets décentralisés fonctionnels dans les zones FIDA Les cas de figure sont contrastés suivant les zones. Au Sud, les MEC et GEC isolés sont généralement créés par des initiatives locales et sont plus proches de leurs membres, hormis les MEC UNACOIS. Aussi, d autres comme la CMECAT, la MEC Artisans Kolda, la MEC Femmes de Kolda, implantées dans la capitale régionale tentent de couvrir une zone plus large. Au Centre dont Thiés, dans la plupart de ces zones, il existe des antennes et des guichets d IMF, alors qu au Nord, la MECARUL, l ASACASE/CPS et la MECAP ont des guichets au niveau des chefs lieu de communautés rurales ciblées des projets FIDA. A l Est, l ACEP et l ASACASE/CPS gardent leur base à Ourossogui. Estimation du taux de pénétration (%) dans la zone d intervention Le taux de pénétration des IMF/IF étudiées a été estimé dans les zones d intervention des projets FIDA : - au Sud : 22% dans la région de Tambacounnda et de 14% dans celle de Kolda ; - au Centre : 10 % ; - à Thiés : 5% ; - à l Est : 50% ; - au Nord : DJOMEC, qui a compté 8641 membres au 31/12/06, a un taux de pénétration qui montre des potentialités considérables en terme de croissance.. 53

54 3.3. CARTOGRAPHIE DES DIFFERENTS ACTEURS PAR L ANALYSE DES INDICATEURS DANS LES FICHES SYNOPTIQUES Au total, 39 fiches synoptiques d IMF ont été élaborées, comme illustré au graphique 6 ciaprès. Les informations sur ces fiches sont détaillées dans des tableaux en annexe. Les principaux indicateurs sont brièvement analysés aux graphiques suivants. Figure 5 : NOMBRE DE FICHES SYNOPTIQUES PAR ZONE SUD CENTRE THIES NORD EST Nombre De Fiches Synoptiques Le graphique 6 montre une répartition équitable, de 10 à 11, entre les IMF d avant 1990, de et , alors que la période n a pas été propice en création. Aussi, les IMF les plus anciennes, celles du CMS, sont dans la zone Centre. Figure 6 : NOMBRE D'IMF SUIVANT LA DATE DE CREATION SUD CENTRE THIES NORD EST 3 2 Avant Le graphique 7 témoigne de la rareté des IMF au niveau local, dans les communautés rurales, notamment en zone Centre. De plus en plus, les IMF/IF rayonnent à partir du niveau régional ou départemental. Figure 7 : NOMBRE D'IMF SUIVANT LA ZONE D'INTERVENTION SUD CENTRE THI ES NORD EST Régi on Dépar t ement Ar r ondi ssement CR Région Département Arrondissement CR M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 54

55 La figure 8 renseigne que le crédit fonds de roulement et équipement sont l apanage de toutes les IMF, mais si le crédit aux salariés est courant au Centre, notamment avec le CMS, les IMF dans les autres zones développent d autres types de crédit. Figure 8 : NOMBRE D'IMF SUIVANT LES TYPES DE CREDIT OFFERTS C rédit fo nds de ro ulement C rédit équipement C rédit aux salariés A utres SUD CENTRE THIES NORD EST La figure 9 illustre les produits d épargne et les autres produits que l épargne et le crédit. L épargne à vue et l épargne à terme sont omniprésentes. Il en est de même de l épargne projet, mais elle est surtout présentes au Centre. Le phénomène nouveau est la pénétration du produit transfert d argent dans tous les types d IMF dans les zones. Figure 9 : NOMBRE D'IMF SUIVANT LES PRODUITS D'EPARGNE ET AUTRES PRODUITS OFFERTS SUD CENTRE THIES NORD EST Epargne à vue Epargne à terme Epargne projet Autres épargnes Transfert d'argent Autres produits Les figures 10, 11 et 12 donnent le nombre d IMF suivant la taille du sociétariat, le nombre de femmes et de MPER. La taille domine au Centre et au Nord, mais la taille plus de 5000 membres/clients par IMF est bien représentée à Thiés et au Nord Figure 10 : NOMBRE D'IMF SUIVANT LA TAILLE DU SOCIETARIAT SUD CENTRE THIES NORD EST < Plus de

56 L effectif de moins de 500 femmes par IMF est plus significatif, surtout au Centre et au Nord Graphique 11 : NOMBRE D'IMF SUIVANT LE NOMBRE DE FEMMES SUD CENTRE THIES NORD EST 1 < Plus de 5000 Au Centre, les IMF avec un effectif de MPER sont plus fréquentes, alors que dans les autres zones, les données disponibles ne permettent de tirer une tendance. Figure 12 : NOMBRE D'IMF SUIVANT LE NOMBRE DE MPER SUD CENTRE THIES NORD EST < Plus de 5000 M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 56

57 QUATRIEME PARTIE : UNE ANALYSE GLOBALE DES PERFORMANCES DES IMF/IF METTANT L ACCENT SUR LA VIABILITE, LE NIVEAU DE PROFESSIONNALISATION ATTEINT ET LES INNOVATIONS FINANCIERES APPORTEES (OU A APPORTER) POUR LE FINANCEMENT DES MPER 4.1. ANALYSE GLOBALE DES PERFORMANCES DES IMF/IF Statistiques sur les opérations effectives par les IMF/IF Les indicateurs de performances des IMF par zone ont été regroupés et la moyenne de Efficacité et productivité Tableau 7 : PERFORMANCES DES IMF EN 2004 CENTRE THIES NORD EST Normes IMF Afrique Nombre d'emprunteurs actifs par agent Subsaharienne Nombre de membres par agent du personnel Rendement du portefeuille (intérêts et commissions)/ encours moyen crédit)*100) 28% 24% 11% 2% 46,60% Efficacité opérationnelle (total charges ): en cours moyen crédit )*100) 2% 27% 10% 16% Efficacité administrative (total charges Provisions -abandons de créances amortissements - charges financières)/encours moyen crédit )*100) 14% 16% 7% 16% 73,70% Pourcentage charges de personnel (frais de personnels /total charges)*100) 29% 33% 27% 25% 50 à 70% Rentabilité Autosuffisance opérationnelle (total produits /total charges )* % 123% 152% 90% 67,90% Autosuffisance financière (total produits subventions et quotte par subventions quotte par subvention) -29% 119% 133% 73% Qualité du porte feuille Taux de portefeuille à risque de plus 90j ((Capital restant des crédits de +90 jrs)/encours crédit)*100 2% 7% 152% 1% 1,60% Taux de abandon de créance (abandon de créances /encours moyen de crédit)*100) 1% 5% 1% 0% Taux de provisionnement (dotations aux provisions/encours moyen de crédit)*100 2% 5% 88% 0% Efficacité et productivité EN 2005 CENTRE THIES NORD EST Normes IMF Afrique Nombre d'emprunteurs actifs par agent Subsaharienne Nombre de membres par agent du personnel Rendement du portefeuille (intérêts et commissions)/ encours moyen crédit)*100) 1875% 5% 520% 4% 46,60% Efficacité opérationnelle (total charges ): en cours moyen crédit )*100) 95% 31% 22% 33% Efficacité administrative (total charges Provisions -abandons de créances amortissements - charges financières)/encours moyen crédit )*100) 810% 18% 9% 13% 73,70% Pourcentage charges de personnel (frais de personnels /total charges)*100) 27% 42% 29% 29% 50 à 70% Rentabilité Autosuffisance opérationnelle (total produits /total charges )* % 107% 150% 112% 67,90% Autosuffisance financière (total produits subventions et quotte par subventions quotte par subvention) 169% 102% 141% 86% Qualité du porte feuille Taux de portefeuille à risque de plus 90j ((Capital restant des crédits de +90 jrs)/encours crédit)*100 5% 11% 8% 4% 1,60% Taux de abandon de créance (abandon de créances /encours moyen de crédit)*100) 11% 5% 49% 0% Taux de provisionnement (dotations aux provisions/encours moyen de crédit)* % 13% 3% 2% Efficacité et productivité EN 2006 CENTRE THIES NORD EST Normes IMF Afrique Nombre d'emprunteurs actifs par agent Subsaharienne Nombre de membres par agent du personnel Rendement du portefeuille (intérêts et commission)/ encours moyen crédit)*100) 23% 6% 4% 5% 46,60% Efficacité opérationnelle (total charges ): en cours moyen crédit )*100) 3% 37% 21% 47% Efficacité administrative (total charges Provisions -abandons de créances amortissements - charges financières)/encours moyen crédit )*100) 21% 18% 12% 15% 73,70% Pourcentage charges de personnel (frais de personnels /total charges)*100) 29% 40% 31% 17% 50 à 70% Rentabilité Autosuffisance opérationnelle (total produits / total charges )* % 104% 134% 91% 67,90% Autosuffisance financière (total produits subventions et quotte par subventions quotte par subvention) 138% 95% 134% 71% Qualité du porte feuille Ta Taux de portefeuille à risque de plus 90j ((Capital restant des crédits de +90 jrs)/encours crédit)*100 2% 14% 4% 16% 1,60% Taux de abandon de créance (abandon de créances /encours moyen de crédit)*100) 0% 6% 2% 1% Taux de provisionnement (dotations aux provisions/encours moyen de crédit)*100 2% 4% 2% 11%

58 chaque indicateur calculée, sur trois exercices : 2004, 2005 et 2006, comme indiquée au tableau 7 ci-dessus. Ensuite une comparaison a été faite pour les cinq principaux avec la norme A qui est celle de l Afrique subsaharienne. Le rendement du portefeuille est largement plus faible et mérite d être relevé. Tableau 8 : Rendement du portefeuille (intérêts et commissions)/ encours moyen crédit)*100) CENTRE THIES NORD EST Norme A % 24% 11% 2% % 5% 520% 4% % 6% 4% 5% 46,60% L efficacité administrative est également hors norme, ce qui nécessite des efforts colossaux de réduction des charges de toutes nature. Tableau 9 : Efficacité administrative (total charges Provisions -abandons de créances amortissements - charges financières)/encours moyen crédit )*100) CENTRE THIES NORD EST Norme A % 16% 7% 16% % 18% 9% 13% % 18% 12% 15% 73,70% Les frais de personnel sont mieux maîtrisée par rapport à la norme, mais le niveau général qui est d environ 30% des charges nécessite d être réduit, surtout à Thiés où il est de 40%. Tableau 9 : Pourcentage charges de personnel (frais de personnel /total charges)*100) CENTRE THIES NORD EST Normes A % 33% 27% 25% % 42% 29% 29% % 40% 31% 17% 50 à 70% L autosuffisance opérationnelle des IMF est satisfaisant comparé à la norme, sauf en zone Est. Une tendance à consolider. Tableau 10 : Autosuffisance opérationnelle (total produits /total charges )*100 CENTRE THIES NORD EST Normes A % 123% 152% 90% % 107% 150% 112% % 104% 134% 91% 67,90% Des efforts sont nécessaires au niveau des IMF dans toutes les zones pour ramener le taux de portefeuille à risque à la norme. Tableau 11 : Taux de portefeuille à risque de plus 90j ((Capital restant des crédits de +90 jrs)/encours crédit)*100 CENTRE THIES NORD EST Normes A % 7% 2% 1% % 11% 8% 4% % 14% 4% 16% 1,60% M. Mbaye SARR, chef de mission, cabinet S.A.R.R. SARL Financement PROMER 2/SAFIR 58

59 Mesure de la capacité de financement effective sur 3 ans des MPER La capacité de financement des IMF dépend largement de l épargne des membres, ensuite des fonds propres (cf. tableau 12). Au Centre, dans les IMF autres que le CMS et la mutuelle des artisans, l origine du financement provient à plus de 80% de l épargne des membres et le reste des fonds propres et autres. Il en est de même à Thiés, dans toutes les IMF exceptés au niveau de CAURIE-MF où les fonds de dotation représentent 58% du total passif. Aussi, les fonds propres des IMF, notamment les IMCEC et CAURIE-MF permettent de lever d importants fonds sur le marché financier. Il faut noter, qu au niveau des caisses du CMS, il arrive souvent que l emprunt dépasse largement l épargne et les fonds propres de la caisse suite au refinancement des caisses par la caisse centrale. Tableau 12 : Mesure de la capacité de financement effective sur 3 ans des MPER INTITULE SUD CENTRE THIES NORD EST Non disponibilité des données Epargne des membres x x x Fonds propres x x Emprunt x CMS Appui financier de ses partenaires x artisans x pas de données sur les réalisations en matière de collecte d'épargne des MPER et des crédits octroyés Au Nord, DJOMEC, MECARUL, MECARUL, ASASCASE/CPS, MEC REDIBE et dans une moindre mesure MECDAP présentent des statistiques fort satisfaisantes en terme de capacités financières. Les autres ressources externes sont constituées pour la plupart de lignes de crédits qui sont bien gérés sauf celles portant sur le FNPJ qui accusent des impayés (cas de MECARUL). A l Est et au Sud, les données ne sont pas disponibles. x x 4.2 LES BESOINS DES IMF/IF EN APPUI INSTITUTIONNEL : Investissements les IMF / IF Le tableau 13 suivant donne un ordre de grandeur des besoins en investissements dans les zones Est, Nord et à Thiés. Les chiffres ont été obtenus en faisant la moyenne des données des IMF par zone. Au Nord, les besoins se sont faits sentir pour : améliorer l image de marque pour celles qui n en ont pas, préparer la mise en place de logiciels (ASACASE/CPS, DJOMEC et MACARUL qui ont plusieurs guichets) et renforcer les conditions de travail. Egalement, à l Est, les IMF sont dotées en mobiliers et matériels mais pour améliorer les conditions de travail, l image de marque et le dispositif de sécurité, des besoins ont été notés. De même, les guichets des différentes structures sont bien aménagés sauf au niveau de MEC PROFEMUR qui a manque d un siège, et ASACASE/CPS, CECAM et MEC Felo ont exprimé le besoin d être dotées en ordinateurs complets. Au total, à part les grands réseaux (CMS et ACEP), sans appui institutionnel et financier, il est difficile de s appuyer sur les M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 59

60 autres IMF pour développer des services financiers efficaces au profit des MPER. Les principales contraintes sont l absence d un SIG efficace dans certaines IMF, l absence de moyens de déplacements et un fonds de crédit limité A Thiés, près de 50% des besoins représentent l acquisition de véhicule 4*4 ou motos pour MECUDEFS Toubatoul, CAURIE-MF et IMCEC Mbour. Des besoins en matériel informatique ont été aussi exprimés pour réussir le processus de développement du SIG. En zone Centre, au niveau des caisses du CMS et dans une moindre mesure à la MEC INDAF des investissements en locaux adaptés ont été réalisés. Dans toutes les autres IMF un besoin d investissement s est fait sentir : des aménagements/agencements pour la sécurité, mobiliers et matériels de bureau, matériels informatiques et de reprographie, matériels de transport, logiciel de gestion Globalement, CMS et ACEP sont dotées de véhicules 4*4 ou de motos pendant que les autres se débrouillent pour leur déplacement. Ce qui n est pas de nature à assurer un meilleur suivi des crédits de MPER. Tableau 13: les besoins des IMF/IF en appui institutionnel Investissement SUD CENTRE THIES NORD EST x CMS Locaux en bon état x MEC INDAF x x Construction d'un siége x x Guichets bien aménagés x sauf MEC/ PROFEMUR Mobiliers et matériels pour améliorer les conditions de travail x x CMS x x Parc de matériel informatique performant x sauf MECDAP, CCAECet COKI x CMS ACEP Besoin d'être doté en ordinateurs complets x x x sauf DJOMEC et Véhicules 4 x4 ou motos x x CMS MECAPP CMS ACEP Aménagement et agencement adéquats x x CMS Normes de sécurité respectée x x CMS un besoin de Logiciels de gestion x sauf CMS x sauf DJOMEC Appui institutionnel Aménagement, agencement, installation Mobilier de bureau Matériel de bureau Matériel informatique Matériel de transport Construction d'un siége ou guichet SIG x Groupe électrogène Climatiseurs Formation Fonctionnement (pour 1an) Ligne de crédit Besoins en renforcement de capacité du personnel technique et des élus et en ressources financières Le tableau 14 suivant donne les besoins en appui institutionnel et en financement dans les zones. Les chiffres ont été obtenus en faisant la moyenne des IMF. 60

61 Au Nord, existent des IMF phares : CMS BAMBEY, DJOMEC, MECARUL, ASACASE/CPS Diourbel, MECAPP, MECDAP et dans une certaine mesure MEC REDIBE, mais seul le CMS BAMBEY a atteint un niveau de développement satisfaisant. Les autres quoique affichant une situation fort appréciable ont besoin d un appui pour la consolidation de leurs acquis. Les autres structures ont besoin d un appui réel. A L Est, un renforcement des capacités s est avéré nécessaire pour les Caisses du PRODAM, CECAM, MEC AJD Fabu et MEC PROFEMUR : un programme complet sur le fonctionnement d une IMF, le cours sur la gouvernance des IMF et le nouveau référentiel comptable des SFD. A Thiés, au niveau de MEC Fissel, il a été constaté un besoin criard de formation et un système d information très limité. Toutefois des besoins de renforcement de capacités ont été notés dans les autres IMF visitées : les modules relatifs à la gestion des crédits, la gouvernance des IMF, le nouveau référentiel comptable, l initiation à l informatique, les cours CGAP (1b, 2, 3, 4, 6 et 7). Il en est de même pour une ligne de crédit, un fonds de garantie (PAMECAS ne s est pas prononcé). Les contraintes sont liées à l efficacité des systèmes d information de gestion, y compris MECUDEFS, CAURIE-MF. En zone Centre, dans les autres IMF que le CMS, il existe un besoin de formation des dirigeants dans le financement des MPER. Il s agit de modules en gestion financière, la gestion du portefeuille et la comptabilité des IMF, un appui financier sous forme de subvention des formations, le recours à des lignes de crédit et à des fonds de garanties. Les innovations à apporter consistent à renforcer davantage les capacités des dirigeants dans le financement en général, des MPER en particulier et à augmenter les plafonds des crédits aux MPER et la part des MPER dans le financement des IMF. NIVEAU DE QUALIFICATION DES RESSOURCES HUMAINES Niveau académique et technique des IMF satisfaisant Cours CGAP et modules sur la gestion d'une MEC Les élus eux aussi ont un niveau acceptable La gestion des crédits Le niveau de référentiel compatible L'initiation à l'informatique Les cours CGAP (1b 2,3,4,5,6 et 7) Tableau 14 : Besoins en renforcement de capacité sud centre thies nord Est BESOINS EN RENFORCEMENT DES RESSOURCES HUMAINES Un programme complet sur le fonctionnement d'un IMF x x x La gouvernance des IMF x x x Le nouveau référentiel comptable des SFD x x x Le besoin de renforcement des compétences des dirigeants et du personnel technique x x La gestion financière x x La gestion du portefeuille x x BESOINS EN RENFORCEMENT DES RESSOURCES FINANCIERES Un besoin de renforcement de leur capacité de financement x x x x x Une subvention d'exploitation pour la prise an charge des formations a été sollicité x Un subvention pour la prise en charge de leurs besoins en investissements x sauf CMS Des fonds de garanties x Augmenter les plafonds de crédit aux MPER et la part des MPER x x x x x x x x M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 61

62 4. 3 L ANALYSE CROISEE/CONFRONTATION DE L OFFRE ET DE LA DEMANDE : Cartographie du niveau de satisfaction de la demande de services financiers par l offre, Les demandes exprimées par les membres, y compris les MPER, sur les dépôts (dépôt à vue, épargne projets) sont généralement satisfaites par les IMF. Cependant, les demandes en crédit des MPER sont rarement satisfaites, sauf en zone Centre, à cause des ressources limitées. Même en zone Centre, mais de façon plus criarde dans les autres zones, les besoins en crédits en moyen terme sont insatisfaits. Ceci a été montré dans l analyse des type et nature des besoins exprimés. Sur les conditions de crédit, sur le taux d intérêt, le taux d apport, les frais de dossier, il y a une convergence entre les MPER et les IMF. Toutefois, le point sensible demeure la garantie demandée par l IMF pour sécuriser son crédit, alors que la MPER en est dépourvue. Sur cet angle, fait défaut un interface à titre temporaire. En effet les MPER voudraient des garanties qui se limiteraient à l apport, à la caution et au DAT alors que la majorité des IMF exige des garanties matérielles (gage, nantissement, fonds de garantie, ). Au fait le phénomène de la garantie constitue le principal obstacle. Toute la stratégie de SAFIR pour une offre de services financiers de qualité dans la zone en partenariat avec les IMF, devrait prendre en charge cette contrainte soulignée par les MPER d une part et les IMF/IF d autre part. En vue de mieux cerner le niveau de satisfaction de l offre (élevé, moyen ou fable) par rapport à la demande pour les zones de concentration, le point suivant analyse les cas de figure ressortis dans les 13 zones de concentration (ZC) en tenant compte des résultats de l étude Potentiel en terme de création et/ou de consolidation de l offre de services financiers. L analyse de l offre des IMF par rapport à la demande, au regard des types de zones de concentration du PROMER 2, s appuie sur des outils sous forme de tableaux visualisant les situations observées. Rappelons que la zone d intervention du PROMER 2 est découpée en 13 ZC qui sont réparties dans les zones d études (cf. annexe 3). Les résultats de la présente étude permettent de proposer quatre types au sein de ces 13 ZC du PROMER 2. Il s agit de : - Type 1 : ZC dépourvue d IMF ; - Type 2 : ZC par une ou plusieurs IMF couvrant toute une région, un département ou un arrondissement; - Type 3 : ZC abritant 1 IMF ou disposant d un point de service (marché hebdomadaire, événement, périodicité convenue) ; - Type 4 : ZC couverte par plusieurs IMF. Les ZC et les types sont présentés et analysés ci-dessous au regard des résultats de la présente étude dans les zones/régions Centre, Thiés, Nord et Est. 62

63 Cas de la zone Centre N Type ZC Nom des IMF Régions Département Arrondissements CR1 ZC CR2 ZC Kaolack Kaffrine Birkilane Mabo 5 1 Pas d IMF Fatick Fatick Fimela Palmarin 7 Fatick Gossas Mbadakhoune NGathie Naoudé 5 Fatick Foundiougne Djilor Diossong 8 1 Mutuelle des artisans de Kaolack Kaolack 3 CR 5 4 CR 5 2 CMS Nioro Kaolack Nioro Paoskoto 3 CR 6 3 CMS Kaffrine Kaolack Kaffrine Birkilane 2CR CMS Fatick Fatick Fatick 8 CR 7 5 MECIF Fatick Foundioungne 9 CR 8 6 Crédit Mutuel Sokone Fatick Foundiougne Toubacouta 4 CR 8 7 Crédit Mutuel Ndoffane Kaolack Kaolack Koumbal 3 CR 5 8 Crédit Mutuel Médina Sabakh Kaolack Nioro Médina Sabakh 3 CR 6 9 Crédit Populaire / ASACASE Dioffior Fatick Fatick Fimela 4 CR 7 10 CMS NDiaffate Koalack Kaolack NDiédieng Ndiaffate 11 MEC SAPP Tattaguine Fatick Fatick Tattaguine Tattaguine Crédit Mutuel Sibassor Kaolack Kaolack Sibassor Thiomby 5 13 MEC Soucouta Fatick Foundiougne Toubacouta Toubacouta 8 14 CMS Djilor Fatick Foundioungne Djilor Djilor 8 15 MEC Ndimbelanté Keur Madiabel Keur Madiabel 6 16 CMS Wack NGouna Kaolack Nioro Wack Ngouna Wack NGouna 17 Mutuelle INDAF NDangane Fimela 18 MEC MBokator Fatick Fatick Fimela Palmarin CMS Fimela Djilasse Loul Sessène 20 GEC Ndiofmba 21 CMS Bassoul 22 CMS Dionewar IMF faisant l objet d une analyse détaillée dans une fiche synoptique Fatick Foundioungne Niodior Djirda Bassoul 8 Dionewar

64 La zone Centre comprend 34 communautés rurales (CR) réparties en 4 zones de concentration (ZC) : 5, 6, 7 et 8. Le type 1 englobe 4 CR dépourvues d IMF. Il s agit de Mabo en ZC 5, Palmarin en ZC 7, Gathie Naoudé en ZC 5 et Diosong en ZC 8. Plus de la moitié des CR restantes de la zone Centre, en l occurrence 16 CR dans les 4 ZC sont ciblées par 1 IMF depuis une capitale régionale : Mutuelle des artisans de Kaolack, départementale : CMS Nioro, CMS Kaffrine, CMS Fatick et MECIF à Foudiougne, d arrondissement : CMS Sokone pour Soukouta, CMS NDoffane pour Koumbal, CMS Médina Sabakh et ASACASE/CPS à Dioffior pour Fimela. Selon le cas, 2, 3, 4, 7 ou 9 CR sont concernées. Dans le type 3 de ZC, 5CR ont chacune implanté dans son territoire 1 IMF. Il s agit en ZC 8 de NDiaffate avec le CMS, Toubacouta avec le GEC Soukouta, de Djilor avec le CMS ; en ZC 7 de Tattaguine avec la MEC SAPP et ; en ZC 5 de Thiomby avec CMS Sibassor. Dans le type 4 de ZC, la zone Centre est caractérisée par 3 regroupements de 2 à 4 CR qui sont couvertes chacune par 2 à 3 IMF. Les CR de Keur Madiabel et de Wack NGouna sont arrosées par les MEC NDimbalanté et CMS. Il en est de même pour les 4 CR : Fimela, Palmarin, Djilasse et Loul Sessène, par la MEC INDAF à NDangane, la MEC MBokator et le CMS Fimela et pour les 3 CR : Djirda, Bassoul et Dionewar, par le GEC Ddiofmba, CMS Bassoul et CMS Dionewar. Cas de la région de Thiés N Type ZC Nom des IMF Régions Département Arrondissements CR1 ZC CR2 ZC Thiés Thiés Thiénaba Thiénaba 9 Thiés Thiés Keur Moussa Fandène 9 Thiés Thiés Keur Moussa Keur Moussa 9 1 Pas d IMF Thiés Mbour Fissel NDiaganiao 10 Thiés Mbour Sessène Sessène 10 Thiés Mbour Sessène Sandiara 10 Thiés Mbour Sessène NGuéniène 10 1 CAURIE-MF Thiés 5 CR 9 5 CR 10 2 IMCEC Thiés Thiés Thiés 5 CR IMCEC Mbour Thiés Mbour 5 CR 10 4 UM PAMECAS MBour Thiés Mbour 5 CR 10 5 UMECUDEFS Toubatoul Thiés Thiés Thiénaba Toubatoul MECA Fissel Thiés Mbour Fissel Fissel 10 4 MEC Notto (Plan Int./PAMECAS) Thiés Thiés Notto Notto 9 MECART artisans Notto Diobas IMF faisant l objet d une analyse détaillée dans une fiche synoptique IMF ne faisant pas l objet d une analyse détaillée dans une fiche synoptique 64

65 La région de Thiés comprend les ZC 9 et la ZC 10 du PROMER 2 avec chacune 5 CR. Au total, 7/10 CR sont dépourvues d une IMF dans leur territoire. Celles-ci sont : Thénaba, Fandène et Keur Moussa dans le département de Thiés et ; NDiaganiao, Sessène, Sandiara et Guéniène dans le département de Mbour. Cependant, toute les 10 CR des ZC 9 et 10 du PROMER 2 sont ciblées depuis la capitale régionale par CAURIE- MF ou départementale avec IMCEC Thiés à Thiés et à la fois IMCEC Mbour ou UM-PAMECAS MBour à Mbour. Par contre, d une part, 2 CR comptent chacune une IMF : Toubatoul avec UMECUDEFS en ZC 9 et Fissel avec MECA en ZC 10, d autre part, la CR de Notto en ZC 9 bénéficie des services financiers de 2 IMF : la MEC Notto appuyée par l ONG Plan International et l UM-PAMECAS et MECART artisans de Notto Diobass qui n ont pas fait l objet de fiche synoptique dans le cadre de la présente étude. Ainsi, plusieurs types de ZC peuvent se retrouver dans une ZC du PROMER 2. C est le cas de la zone de ZC 9 avec une CR à 1 IMF, une autre à 2 IMF et 3 CR sans IMF. Cas de la zone Nord N Type ZC Nom des IMF Régions Département Arrondissements CR1 ZC CR2 Louga Keur Momar Sarr Gande 11 Coki Thiamène Cayor11 Louga Linguère Sagatta Djoloff Boulal 11 1 Pas d IMF Yang Yang Kamb 11 Lambaye Lambaye 12 Diourbel Bambey Réfane 12 NGoye NDondol 12 1 MECARUL Louga 3 CR 11 2 DJOMEC Linguère Linguère 3 CR 11 3 MECAPP Louga Louga Keur Momar Sarr 1 CR MEC DAP (CR MBoula) Linguère Yang Yang 1 CR 11 5 FDEA Diourbel Diourbel 5 CR 12 6 ASACASE/CPS Diourbel Diourbel 5 CR 12 7 MEC Le THIAPPY Diourbel Bambey 5 CR CCAEC Coki Louga Louga Coki Coki 11 9 ASACASE/CPS NDagalma Diourbel Bambey NGoye NGangalma 10 DJOMEC Dahra Louga Linguère Sagatta Djoloff Thiamène Djoloff CAPEC Dahra 12 MEC REDIBE de Babagarage Diourbel Bambey Babagarage Babagarage MEC SUULI de Babagarage IMF faisant l objet d une analyse détaillée dans une fiche synoptique IMF ne faisant pas l objet d une analyse détaillée dans une fiche synoptique M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 65

66 La zone Nord comprend la ZC 11 du PROMER 2 avec 6 CR dans la région de Louga et la ZC 12 avec 6 CR dans la région de Diourbel. Les 4 types de ZC y sont présents. Dans le type 1, 7/12 CR sont dépourvues d IMF dans leur territoire. Celles-ci sont : Gandé, Thiamène Cayor, Boulal et Kamb dans la région de Louga et, de Lambaye, Réfane et NDondol dans le département de Bambey. Dans le type 2, l offre de services de 7 IMF se déploie depuis la capitale régionale de Diourbel par FDEA et ASACASE/CPS, départementale de Louga par MECARUL, de Linguère par DJOMEC siège, d arrondissement de Keur Momar Sarr par MECAPP, et de Yang Yang par MECDAP implantée dans la CR de MBoula qui fait pas partie d une ZC du PROMER 2.. Selon l IMF, 1, 3 ou 5 CR sont concernées dans ce type 2. Dans le type 3, 2 CR accueillent chacune 1 IMF : CCAEC à Coki et le guichet ASACASE/CPS à NDangalma. Dans le type 4, 2 CR bénéficient chacune d une implantation directe de 2 IMF. Il s agit de la CAPEC de Dahra et du guichet DJOMEC à Thiamène Djoloff en ZC 11 et de MEC REDIBE et MEC SUULI à Baba Garage en ZC 12. Cas de la zone Est (ZC 13) N Type ZC Nom des IMF Régions Département Arrondissements CR1 CR2 1 Pas d IMF Matam Matam Ogo Nabbadji Civol Agnam Civol Orofondé 1 CECAM artisans Matam Matam 6 CR 2 ASACASE/CPS Ourossogui Matam 6 CR 2 3 MEC FABU guichet Ourossogui Matam 6 CR 4 CMS Ourossogui Matam 6 CR 5 ACEP Ourossogui Matam 6 CR 6 3 GEC Bilbassi Matam Matam Ogo Bokidiawé 7 GEC Boy e Goral 8 MEC FELO 9 GEC Jeriyel 10 CMS 11 ACEP 12 4 ASACASE/CPS 13 CECAM artisans de Matam 14 MEC FABU 15 PROFEMUR IMF faisant l objet d une analyse détaillée dans une fiche synoptique IMF ne faisant pas l objet d une analyse détaillée dans une fiche synoptique Agnam Civol Dabia Matam Matam Agnam Civol Agnam Civol Matam Matam Ogo Ogo 66

67 La ZC 13 du PROMER 2, commune à toute la zone de Matam, regroupe les 4 types de ZC. Le type le plus caractéristique est le type 4 avec deux cas de figures. D abord, la CR Agnam Civol qui abrite 2 IMF : MEC FELO et GEC Jeriyel. Ensuite, le cas de taux de pénétration le plus important est la CR de Ogo qui englobe la ville de Ourossogui où se déploie la presque totalité des IMF (8/10) dans la zone dont les grands réseaux et de SSCC. Il en est de même des IF comme la CNCAS, la CBAO et bientôt la SGBS. Aussi, c est le type 2 de ZC, ces mêmes IMF et IF ciblent toutes les 6 CR de la ZC 13 depuis la ville de Ourossogui. 2 CR, Bokidiawé et Dabia ont une IMF implantée en leur sein. Il s agit respectivement de GEC Bilbassi et GEC Boy e Goral. Il faut noter que 2 CR, Nabbadji Civol et Orofondé, sont dépourvues d IMF dans leur territoire. En somme, dans la zone Centre et dans la région Thiés, probablement aussi dans la zone Sud, il existe un potentiel de création ou de consolidation de l offre de services financiers (dépôts et crédits). Celui-ci repose sur : - l élaboration de crédits adaptés - le renforcement de la capacité de financement des IMF - la création de guichets pour un service de proximité. En zone Est, Le niveau du développement des IMF et des MPER reste modeste et le niveau de capacité institutionnelle très faible, même si un dynamisme est constaté. De plus, les pesanteurs socio culturelles sont une réalité. D où l impératif de mettre en place un dispositif d appui multi dimensionnel financier et institutionnel au profit des IMF, à l exception de ACEP et CMS La zone Nord est propice à l élevage et l agriculture, qui sont les activités les plus pratiquées. Cependant, elles n arrivent pas, sans moyens de financement de leur développement, à lutter contre la pauvreté très avancée. Il est donc crucial pour permettre aux IMF d oeuvrer de façon efficace à la satisfaction des MPER de fournir un appui financier et institutionnel judicieux pour surmonter les contraintes telles que : - l enclavement ; - le déficit de compétence managériales des acteurs (élus et personnel technique) ; - la faiblesse des moyens financiers,

68 CINQUIEME PARTIE : UNE SYNTHESE DES CONTRAINTES ET DES OPPORTUNITES DE LA DEMANDE ET DE L OFFRE 5.1. POTENTIALITES DE LA ZONE, Les principales potentialités du secteur de la microfinance sont l agriculture, le commerce, à l Est, au Nord et à Thiés, l artisanat local au Nord et à Thiés, l élevage et l embouche à l Est et au Nord et le développement des AGR au Centre et à Thiés. Les PMER y occupe une place privilégiée. Tableau 15 : Potentialités de la zone INTITULE SUD CENTRE THIES NORD EST L'agriculture x x x Le commerce x x x L'artisanal local x x L'élevage et l embouche x x Le développement des activités génératrices de revenus (AGR) x x L'existence de structure de micro finance dans les zones pour un service de proximité et la professionnalisation du secteur x Le transport La pêche artisanale Part représentée par les MPER dans ces cinq (5) potentialités 80% 90% x x Politique volontariste 5.2. CONDITIONS DE VIABILITE / PERENNITE DES IMF/IF, Listez les principales contraintes d accès au crédit et les mesures correctives Les principales contraintes d accès au crédit sont d abord dans toutes les zones, les garanties exigées qui ne sont pas souvent à la portée des membres des IMF, ensuite l épargne insuffisante à l Est, au Nord et à Thiés, et les ressources et moyens financiers limités au Nord, au Centre et au Sud. En plus sont cités, comme indiqué au tableau 16, le fonds de crédit insuffisant à l Est et à Thiés, la demande supérieure à l offre et l insuffisance d informations sur le membre au Nord et à Thiés. Tableau 16 : Les principales contraintes d'accès au crédit des membres/clients au niveau de IMF/IF SUD CENTRE THIES NORD EST Les garanties exigées ne sont pas souvent à la portée des membres des IMF x x x L'épargne insuffisante x Les ressources limitées des IMF et les moyens financiers limités x x Le Fonds de crédit insuffisant face à la demande de crédit La demande supérieure à l'offre x L'insuffisance d'informations sur le membre Le mouvement du compte exigé, surtout pour les activités à revenus cycliques La manque de maîtrise de l activité et l inexpériences des promoteurs x l'absence de plans d'affaires pour les MPER Antériorité Les mesures correctives sont d abord la proposition de produits adaptés à l Est et au Nord, un réaménagement des politiques de crédit des IMF à l Est et au Centre, L'appui indispensable des partenaires au niveau institutionnel comme au niveau financier à l Est et 68

69 au Nord, Le recours à des fonds externes pour renforcer la capacité de financement des IMF au Centre et à Thiés. Tableau 17 : les mesures correctives pour la levée de ces contraintes d'accès aux crédits des membres/clients et des MPER SUD CENTRE THIES NORD EST La proposition de produits adaptés x x Un réaménagement des politiques de crédit des IMF x L'appui indispensable des partenaires au niveau institutionnel comme au niveau financier x Le recours à des fonds externes pour renforcer la capacité de financement des IMF La sensibilisation pour développer la culture d'épargne et faire comprendre que <<le crédit n'est pas un droit, il se mérite>> Une meilleure sensibilisation des membres sur les crédits des IMF L'image de marque des IMF grâce à la dotation en logistique adaptée Listez les principales contraintes à la mobilisation de l épargne et les mesures correctives Le tableau 18 détaille les principales contraintes à la mobilisation de l épargne des membres/clients et des MPER. Il s agit de : l absence de culture d épargne partout sauf au Centre, ensuite le niveau de pauvreté et les revenus faibles des activités de certains membres au Nord, au Centre et à Thiés, en fin l'insuffisance d'informations sur les produits de dépôts des IMF au Centre et au Sud Tableau 18 : Les principales contraintes à la mobilisation de l'épargne des membres/clients et des MPER au niveau de IMF/IF SUD CENTRE THIES NORD EST L'absence de culture d'épargne Le niveau de pauvreté et les revenus faibles des activités de certains membres L'insuffisance d'informations sur les produits de dépôts des IMF L'éloignement (proximité) des points de services qui constitue un coût d'opportunité pour les membres L'enclavement de certains membres par rapport aux IMF La propension à l épargne de bétail L'offre de crédit limité L'aspect sécurisation est le principal facteur bloquant les IMF Le fonds de crédit limité Le dispositif de sécurité limité Les politiques de développement des IMF L'incompréhension et le manque de confiance Le tableau 19 souligne les mesures correctives pour lever les contraintes à la mobilisation de l épargne. Il s agit, notamment, la création de services de proximité dans toutes les zones sauf Thiés, un appui institutionnel et financier au Nord et à Thiés, la sensibilisation sur les produits de dépôts au Nord et au Centre, un appui financier pour l initiative privée à l Est et au Nord, la mise en place de conditions attractives du crédit à Thiés et au Sud. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 69

70 Tableau 19 : Les mesures correctives ou de levée de ces contraintes à la mobilisation de l'épargne des membres/clients et des MPER SUD CENTRE THIES NORD EST La création de service de proximité pour la mise en place des guichets, points de services etc., Un appui institutionnel et financier La sensibilisation permanente des membres/clients et des MPER sur les produits de dépôts des IMF Un appui financier pour favoriser l'initiative privée et l'esprit d'entreprise La mise en place de conditions attractives (rémunération, accès, facilité au crédit, etc.,) et la recherche de la satisfaction maximum en terme de crédit Une formation, information des membres des activités économiques rentables Le développement d'une approche PUSH La diversification Une bonne politique commerciale et efficace Listez les limites de la capacité de financement et les mesures correctives La principale limite de la capacité de financement des membres/clients et des MPER dans toutes les zones est l'insuffisance de l'épargne et les ressources propres constituées à plus de 80% des dépôts de membres limitées. Ensuite, comme c est indiqué au tableau 20, les autres limites sont liées aux garanties à l Est et au Nord, les exigences des partenaires financiers et du refinancement au Sud et au Centre, et l information sur les membres et la non fiabilité de l information à l Est et à Thiés. Tableau 20 : Les limites de la capacité de financement des membres/clients et des MPER au niveau des IMF/IF SUD CENTRE THIES NORD EST L'insuffisance de l'épargne et les ressources propres constituées à plus de 80% des dépôts de membres limitées Aux Garanties Les exigences des partenaires financiers de plus en plus contraignantes et les difficultés d'accès au refinancement L'information sur les membres insuffisante et la non fiabilité de l'information Aux revenus faibles Les coûts liés au fonds externes sont souvent élevés Aux moyens financiers limités Demande élevée par rapport au plafond Tableau 21 : Les mesures correctives ou de levée des limites de la capacité de financement des membres/clients et des MPER au niveau des IMF/IF SUD CENTRE THIES NORD EST La sensibilisation permanente et le conseil pertinent des membres et des MPER sur les produits de dépôts des IMF et incitation à l'effort d'épargne Recherche de partenaires financiers et le recours à des fonds externes à moindres coûts La création de services de proximité par la mise en place des guichets sensibilisation, formation sur des outils simplifiés de gestion (GERME d'entreprise), conseils et un dispositif d'appui-conseil qui vient renforcer une formation sur GERME ou Esprit d'entreprise Développer l'esprit d'entreprise La révision du système garantie Le renforcement de la capitalisation des IMF en vue d'améliorer leur structure financière Le développement de mécanismes financiers à même de renforcer la crédibilité des IMF vis-à-vis des banques Les mesures correctives, comme mentionnées au tableau 21, sont principalement : - la sensibilisation permanente et le conseil pertinent des membres et des MPER sur les produits de dépôts des IMF et l incitation à l'effort d'épargne à l Est, au Nord et au Centre ; 70

71 - la recherche de partenaires financiers et le recours à des fonds externes à moindres coûts à l Est, au Nord et au Centre ; - la création de services de proximité par la mise en place des guichets au Nord et au Centre ; - la sensibilisation, formation sur des outils simplifiés de gestion (GERME d'entreprise), conseils et un dispositif d'appui-conseil qui vient renforcer une formation sur GERME ou Esprit d'entreprise, à l Est et à Thiés Les conditions de viabilité des IMF/IF dans un partenariat avec les MPER Les conditions de viabilité des IMF dans un partenariat avec les MPER, données au tableau 22, sont surtout à deux niveaux, d abord le respect des engagements par les clients et une bonne qualité du portefeuille de crédit des IMF dans toutes les zones, ensuite l'accès au crédit et l offre de services et de produits financiers adaptés à l Est, au Nord et à Thiés. Tableau 22 : Les conditions de viabilité des IMF dans un partenariat avec les MPER SUD CENTRE THIES NORD EST Le respect des engagements par les clients et une bonne qualité du portefeuille de crédit des IMF L'accès au crédit et l offre de services et de produits financiers adaptés Une augmentation de la capacité de financement des IMF Une gestion rigoureuse des ressources la rentabilité de l'activité Une forte capacité à mobiliser l'épargne des membres Une bonne organisation interne Une production importante de crédit avec le minimum d'impayés L'accès à des ressources externes La compétence des acteurs Le besoin d'appui non financier des membres Eviter le détournement des objets Diligence dans les opérations Pour assurer la condition de pérennité des IMF dans un partenariat avec les MPER, il faut (cf. tableau 23) notamment dans les zones Est, Nord et à Thiés : - la couverture des charges, la rentabilité et la gestion des charges ; - la gestion saine du portefeuille, l assainissement du portefeuille, la gestion des crédits et la maîtrise des impayés Sont relevés dans au plus deux zones les points suivants : l offre de produits et services adaptés, les compétences des dirigeants et la capacité de financement et de refinancement des IMF. Tableau 23 : Pour assurer la condition de pérennité des IMF dans un partenariat avec les MPER SUD CENTRE THIES NORD EST Couverture des charges / Rentabilité / Gestion de charges Gestion saine du portefeuille / Assainissement du portefeuille/ La gestion des crédits/ maîtrise des impayés L'offre de produits et services adaptés élus et personnel technique compétent / Capacités institutionnelles et techniques Accroître la capacité de financement des MPER et Rechercher de partenaires La gestion rigoureuse et professionnelle Analyser la rentabilité des activités avant le financement Assurer le suivi régulier des activités exercées Développement de la clientèle M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 71

72 5.3. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT, Vision stratégique de développement La vision stratégique de développement des IMF repose sur le triptyque : capacités institutionnelles et financières/ capacité de financement/ partenariat. Au Sud, les stratégies sont presque les mêmes pour toutes les IMF qui ciblent essentiellement la diversification des produits de crédit, notamment en direction des MPE/PME et l accès à des ressources externes de qualité. Au Centre, c est l augmentation de la capacité de financement des IMF et de la capacité technique des MPER. A l Est, un niveau de capacités institutionnelles et technique très limitées qui est ciblé. Toujours à l Est, un espoir réel pour les responsables des IMF est permis. En ce sens, à Thiés, l accent est mis sur un partenariat fructueux. Au Nord, les objectifs stratégiques des IMF cadrent globalement avec les ambitions du SAFIR. Ainsi un certain enthousiasme est noté quant aux possibilités de collaboration en vue d un renforcement des capacités institutionnelles et financières en vue de répondre à la cible qui est composée en majorité de MPER Les perspectives dans le cadre d une pérennisation des activités Les perspectives dans le cadre d une pérennisation des activités s inscrivent dans deux directions : le renforcement des capacités institutionnelles et financières. Au Nord et à Thiés l amélioration des capacités institutionnelles, notamment en ce qui concerne les SIG et le système de gestion, a constitué un leitmotiv dans les perspectives des IMF mis à part le CMS qui affiche un niveau de développement fort intéressant Au Centre, il s agit du renforcement de la capacité de financement des IMF par le recours à des fonds externes et de la capacité technique des membres en général Solutions sont préconisées pour une meilleure évolution du secteur au profit des MPER Au Centre, la solution préconisée pour une meilleure évolution du secteur au profit des MPER se situe à deux niveaux : une augmentation de la capacité de financement au profit des MPER et un renforcement des capacités techniques des MPER. Alors qu à Thiés, SAFIR constitue aujourd hui un partenaire très attendu pour l accompagnement des structures dans cette quête de pérennité. De même à l Est, la recherche de partenaire est l une des voies privilégiées pour résoudre les insuffisances 5.4. DYNAMIQUES DE CONCURRENCE, Situation et niveau de la concurrence La concurrence est très rude entre IMF et avec les IF, plus particulièrement à l échelon départemental. Au Sud, plusieurs IMF interviennent dans la zone avec des méthodologies d intervention, des visions et des objectifs différents. Mais toutes ciblent les mêmes acteurs et la concurrence 72

73 est de plus en plus rude. Il en est de même au Nord, où le CMS qui dispose d un réseau très développé est le principal concurrent des IMF visitées. Au Centre, c est au niveau départemental ou arrondissement que se retrouve souvent une concurrence, mais au niveau des communautés rurales la concurrence est moins marquée et dans la plus part des cas elle n existe même pas. A Thiés, la concurrence est une réalité : le CMS et le PAMECAS affichent un leadership réel, mais les banques ne sont pas également en reste notamment avec le positionnement de la CBAO dans la zone de Mbour. A l Est, Ourrossogui ville carrefour, constitue le centre d intérêt économique stratégique. La plupart des IMF pour couvrir la région y est installée. ACEP est solidement implantée, ASACASE/CPS a su gagner une part de marché appréciable et le CMS constitue une menace à terme pour l ensemble des IMF et même pour celles opérant dans un désert (MEC FELO, GEC BILBASSI). Les banques s y intéressent et s y installent, même la CNCAS bien qu étant à Matam distant de 7km, y a ouvert un guichet Les types de produits et services offerts par les concurrents L offre de services est à la fois développée et diversifiée. Toutefois, vue globalement, les produits sont les mêmes partout. Cette offre nécessite des performances. A l Est, l offre de service est très développée. Des IMF leaders y sont implantés et proposent une kyrielle de services financiers allant de l épargne aux produits de virements de salaires en passant par le crédit. A Thiés, l offre de produits devient de plus en plus diversifiée : PAMECAS ACEP et le CMS en sus de l épargne et le crédit proposent d autres services tels que les transferts et les virements. PAMECAS est la première IMF à expérimenter des cartes puces (FERLO). Au Nord, en plus du crédit, les produits de transfert d argent, de virement de salaires et de pension, sont des produits généralement rencontrés, notamment au niveau de PAMECAS et CMS (DJOMEC propose également la carte FERLO). Il en est même du Centre, où de façon générale, les IMF présentent les mêmes produits et services sur le marché. Au Sud, la différence se fait au niveau des performances des uns et des autres en termes de propositions de produits et services attractifs et de relations avec sociétaires/clients La clientèle de prédilection des concurrents La clientèle de prédilection des IMF concurrentes est semblable. Au Centre, les IMF disposent de la même clientèle : les MPER et les Particuliers. A l Est, au Nord et à Thiès, les clients des concurrents sont principalement constitués de catégories sociales et professionnelles et de particuliers. MECARUL qui a une cible composée d artisans offre ses services à des catégories professionnelles. CECAM n a qu une clientèle professionnelle Les passerelles entre les concurrents IMF/IF Les passerelles entre les concurrents IMF/IF sont rares. Au Nord, le cadre d échange demeure globalement limité, mis à part quelques exceptions notées au niveau de FDEA avec CMS à Diourbel, CAPEC à Dahra ou tous les concurrents à leur implantation, sont venus chercher des informations. A l Est, il est appréciable, mais reste limité selon certains responsables rencontrés. A Thiés, ce cadre d échange n est pas tellement développé. Tandis qu au Centre, il n y a pas de passerelles. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 73

74 Les passerelles entre les IMF/IF et les projets FIDA Les passerelles entre les IMF et les projets FIDA sont déjà effectifs au Sud et au Centre, mais restent dans l attente dans les nouvelles zones d intervention. Au Sud, les bénéficiaires du PROMER sont par ailleurs les clients traditionnels des IMF de la zone. Les meilleures formes de collaboration qui puissent être tissées entre le PROMER et ces IMF restent la contractualisation de partenariat basée sur des mécanismes innovants attractifs pour les IMF et facilitant l accès des MPER durablement au crédit. Au Centre, certaines IMF ont passé des conventions avec les projets FIDA, notamment le CMS et MEC Ndimballanté. A Thiès et à l Est, les responsables des IMF attendent beaucoup de SAFIR, notamment pour renforcer les capacités institutionnelles et financières, d une part, développer la portée et l impact, d autre part. Au Nord, l espoir existe au niveau des différentes IMF comme en atteste la possibilité manifestée par les différents interlocuteurs rencontrés Les passerelles entre les IMF/IF et les autres acteurs Les passerelles entre les IMF et les autres acteurs, notamment les banques, s arrêtent en général à la domiciliation de fonds. Dans de rares cas, un partenariat plus solide peut être noué. A Thiés, le cadre de partenariat avec les banques se limite à la domiciliation de fonds. En terme d appui en fonds de crédit, les bailleurs sont les principaux fournisseurs. Aussi, à l Est c est le cas en général. Cependant, CMS, ASACASE/CPS et ACEP, vue leur capacité financière, parviennent à obtenir des partenariats financiers avec les banques. Mais les banques commerciales gagneraient à offrir des conditions préférentielles aux IMF et à profiter de leur marché. Au Sud, le partenariat entre les IMF et les banques se limite à la domiciliation des surplus de trésorerie. Mais, Cette situation est entrain timidement d évoluer puisque beaucoup d IMF parviennent, à travers des projets/programmes à lever des fonds (très modestement toutefois) auprès des banques, notamment la CNCAS. Au Centre, dans la plupart des cas, il existe des passerelles entre les IMF et les autres partenaires, notamment les bailleurs de fonds. Il en est de même, au Nord, où le cadre de partenariat avec les banques est relativement appréciable. Par exemple, DJOMEC a eu à travailler dans le cadre d un refinancement CONTRAINTES POLITIQUES, GEOGRAPHIQUES ET SOCIO-ECONOMIQUES, Contraintes politiques Partenariat avec des programmes de gouvernement (autre que celui du FIDA) Le partenariat entre les IMF et les programmes du gouvernement sont une réalité partout. Au Centre, certaines IMF ont bénéficié de programme du gouvernement, tels que le PMIA, le PLCP, il s agit particulièrement de la mutuelle des artisans et du CMS. A Thiés, seules les IMCEC bénéficient de programmes gouvernementaux en l occurrence le Fonds National de Promotion de la Jeunesse (FNPJ), le Fonds National pour la Promotion de l Entreprenariat Féminin (FNPEF) et le Fonds de Contre Partie sénégalo Belge (FCPSB). A l Est, ASACASE/CPS 74

75 et CECAM bénéficient de programmes gouvernementaux : ASACASE/CPS est en partenariat avec le FNPJ et du Fonds National d Appui à l Emploi (FNAE). Au Nord, DJOMEC est avec le FPE, le FNPEF, FNPJ, MECAPPP avec PMIA, ASACASE/CPS Diourbel avec FNAE et FNPJ, Mutuelles THIAPPY de Bambey et Suxali de Baba Garage avec le PAREP, MECARUL avec FNPJ, FPE et FNPEF Soutien de bailleurs de fonds et autres partenaires aux IMF/IF Le soutien des bailleurs de fonds au IMF est à l image du partenariat entre les IMF et les programmes du Gouvernement.- Au Centre, les autres bailleurs de fonds qui soutiennent activement les IMF sont le fonds BID et la BRS. Les modalités de financement de ces partenaires et bailleurs de fonds sont les lignes de crédits, les ressources affectées et les fonds de dotation. Ces financements répondent aux attentes des IMF. A Thiés, il a été noté un partenariat financier entre OIKOCREDIT et U IMCEC. Ce dernier refinance les IMCEC au taux de 11% annuel sur une durée de 5 ans avec 6 mois différé. Le FNPEF est également partenariat avec ces dites structures pour des lignes de crédit pour un taux annuel de 5%. Pour les IMCEC, il y a un partenariat avec une structure d appui financier alors qu au niveau de CAURIE-MF, CRS constitue l initiateur de la création de l institution. Au fait CRS pour appuyer l Eglise Sénégalaise a fondu son programme de microfinance au profit de CARITAS DAKAR. Egalement, au Nord, les appuis financiers, en ce qui concerne les lignes de crédits, sont données avec des taux concessionnels et des durées de remboursement appréciables et sont l œuvre pour la plupart de programmes gouvernementaux. Un seul partenariat sur le marché financier a été noté. Il s agit des emprunts de DJOMEC avec la CNCAS et la BRS. A l Est, ont été noués plusieurs partenariats financiers à l exception des caisses du PRODAM visitées (MEC FELO, GEC Bilbassi) MEC AJD Fabu et MEC PROFEMUR. Au Sud, la quasi-totalité des IMF des deux régions ont bénéficié d un soutien actif de Dynaentreprises en matière de renforcement des capacités. Certaines en ont profité pour définir des stratégies efficaces qui leur ont permis de collaborer avec des projets/programmes et bénéficié de fonds de crédits ou de subventions (FCSS, FPE, Fonds Taiwanais, Fonds de promotion de la jeunesse, etc.) Les rapports entre les IMF/IF et les collectivités locales Les rapports entre les IMF et les collectivités locales sont presque inexistants. Au Nord, le partenariat avec les collectivités locales n est pas tellement développé, mis à part le cas de MECARUL qui a reçu une ligne de crédit auprès du Conseil Régional de Louga. Des perspectives de partenariats potentiels sont notées avec le Programme National et de Développement local (PNDL), notamment, mais également avec l ONUDI qui compte développer un programme avec les communes. A Thiès, il n a pas noté des partenariats d ordre financier avec les communautés rurales mais avec les perspectives d opportunités (mobilisation épargne, ligne de crédit) qu offre le partenariat du PNDL, des démarches doivent être entreprises. A l Est, au Centre et au Sud, il n a pas été noté de rapports directs ou formels entre les IMF et les collectivités locales. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 75

76 Contraintes géographiques Accès des IMF/IF et localisation dans une zone rurale défavorisée (ZRD) L implantation de guichet a été le point de convergence des IMF pour l accès à la zone rurale défavorisée (ZRD). Au Centre, dans la plupart des cas les IMF sont situées dans des zones à accès facile. Pour améliorer l accessibilité géographique des IMF et y financer des MPER en particulier il faut créer des guichets de proximité. A Thiés, l accès à la ZRD est à la fois difficile et coûteux, avec les risques de cambriolage et de vols. Pour surmonter ces contraintes, les responsables rencontrés préconisent la mise en place de guichets mobiles à défaut d avoir des guichets fixes avec l appui institutionnel et financier de partenaires au développement Au Nord, en terme d implantation directe dans les communautés rurales (CR) cibles, les réalisations suivantes ont été faites : MECAPP basé à Keur Momar Sarr a installé un guichet à Gandé, MECARUL basé à Louga a un guichet à Thiaméne, ASACASE/CPS dispose d un guichet à Ndangalma, MEC Suxali et MEC REDIBE sont installées toutes deux à Baba Garage, CCAEC COKI est implanté à Coki. Par ailleurs, il faut souligner, la relative proximité de DJOMEC qui a un bon maillage sur le Djolof (siége à Linguère et guichet à Dahra qui polarise les CR de Thiamène Djolof et Boubal). Aussi, le MECDAP polarise la CR de Kambe. Concernant les autres structures, les siéges qui sont au niveau des départements (MEC THIAPI, CMS de Bambey) ou des régions (FDEA), ont une vocation de couvrir toute la zone à distance. Dans ce cadre, les solutions soulignées consistent à : délocaliser en créant des guichets fixes ou mobiles et démarcher un appui institutionnel et financier dans ce sens. A l Est, seules les caisses de PRODAM, CECAM et CMS ont des points de services ou sont implantés dans les CR cibles. MEC FELO est à Agnam Golli et GEC Bilbassi à Nguidjilone. Le CMS a ouvert un guichet à Bokidiawé. CECAM a un guichet à Ndoungou Ouro Alpha dans la communauté rurale de Nabadji. Dans cette zone les solutions sont les mêmes que celles évoquées ci-dessus. Contraintes socio-économiques Incidence des conditions sociales et économiques sur les IMF/IF Les incidences des conditions sociales et économiques sur les IMF sont réelles. Au Centre, les conditions sociales et économiques déterminent le niveau de développement des IMF. Les IMF de grande taille sont celles situées dans des zones de potentialités économiques élevées. A Thiés, il s agit notamment de la capacité limitée pour une mobilisation de l épargne et le niveau d instruction qui est un obstacle pour convaincre les membres à se départir des pratiques traditionnelles. Au Nord, c est surtout la capacité d épargne et les possibilités de détournement des objectifs. A l Est, les incidences sont notoires sur le développement des IMF notamment en ce qui concerne la mobilisation l épargne Les activités génératrices de revenus (AGR) et les autres activités Respect des engagements Au Centre, les activités génératrices de revenus dont les membres respectent généralement leurs engagements sont : l Agriculture, la Pêche, l Artisanat, l Elevage, et le maraîchage. 76

77 Egalement, au Centre, le commerce et les prestations de services sont exercés par les membres qui respectent leurs engagements. De même, au Nord et à Thiés, le commerce est le secteur qui vient en tête en terme d activité génératrice de revenus. Au Nord, il est suivi de l élevage avec la filière embouche. A Thiés, les autres secteurs sont par ordre d importance, le Transport, l Artisanat, le Maraîchage et l Embouche. Globalement toutes les activités pratiquées permettent le respect des engagements. A l Est, il s agit de l élevage avec la filière embouche. Au Sud, les activités les plus financées par les IMF sont, par ordre d importance : 65% pour le commerce, 20% pour les services et 15% pour les transformations de produits agricoles et de cueillette. Toutes ces activités ont démontré leur rentabilité et permettent aux bénéficiaires de respecter leurs engagements vis-à-vis des IMF. La conduite collective ou individuelle des AGR et des autres activités La conduite collective et celle individuelle sont à la fois en vigueur. Au Centre, les AGR se font de façon individuelle pour les personnes morales des IMF. Elles sont financées de façon collective et concernent souvent les transformations de fruits et légumes et le commerce. A Thiès, les activités sont menées au niveau individuel comme au niveau collectif, notamment à CAURIE-MF ou le crédit solidaire est majoritaire. A l Est et au Nord, les IMF accordent des crédits de groupe comme des crédits individuels. Pour les autres activités, au Centre, dans la plupart des cas de financements, elles se font de façon individuelle Contraintes dans l exercice des AGR ou autres activités et propositions pour desserrer ces contraintes Les contraintes dans l exercice des AGR et des autres activités par les membres/clients sont de sept types : - la non professionnalisation de certaines AGR dont l agriculture, la pêche, l artisanat, l élevage et le maraîchage et d autres activités comme le commerce et les prestations de services, au Centre, à Thiés et à l Est - l absence ou insuffisance de la formation et le manque d organisation, au Centre, à Thiés et à l Est ; des formations doivent être entreprises pour aider les MPER à mieux s organiser et maîtriser leurs activités et devenir à terme des agents économiques avertis - la prédominance du commerce qui est le secteur qui vient en tête en terme d AGR au Centre, Thiés, au Nord, à l Est ; même si sa pratique est très diversifiée : petit commerce de fruits et légumes, de denrées alimentaires, de biens d équipements et de produits divers, et que d autres secteurs sont également notés : l embouche, le maraîchage et le transport. - les aspects techniques, comme la conservation des produits, à Thiés ; - les problèmes de débouchés, de concurrence et de mévente, à Thiés et au Nord - les difficultés de transport pour faire écouler les produits, à l Est et à Thiés ; - Non satisfaction des besoins des financements des membres, par rapport aux attentes, au Centre et à l Est ; - les aléas climatiques, au Centre, Thiés, au Nord, à l Est. Les propositions pour desserrer ces contraintes sont : - Orienter les demandeurs de crédits vers les activités les plus rentables ; M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 77

78 - Professionnaliser les secteurs ; - Renforcer les capacités des bénéficiaires dans la gestion de leurs activités - Entreprendre des formations pour aider les membres à mieux s organiser et maîtriser leurs activités et devenir à terme des agents économiques averties. Des modules GERME ou esprit d entreprise peuvent être animés 5.6. ORIGINES ET COUT DES RESSOURCES Les subventions sont notées sous forme de fonds perdus par les bailleurs de fonds, au Centre. Au Nord, les subventions reçues sont l œuvre de ICCO au niveau de CCAEC COKI. Pour les emprunts, au Centre, les partenaires financiers interviennent avec des taux d intérêts 5% à 8% et des durées de 12 mois à 13 mois. Au Nord, seul DJOMEC a contracté des emprunts sur le marché. Au Centre, les fonds de garanties et les ressources affectées proviennent des partenaires au développement pour supporter le risque de financement de certaines catégories socioprofessionnelles. Les fonds de dotation proviennent des partenaires pour renforcer la capacité de financement des IMF sans coût. Les fonds propres des IMF proviennent du capital et des réserves pour renforcer la capacité de financement des IMF. A Thies, les fonds des IMF visitées proviennent pour la plupart des dépôts des membres (97% sont à vue) sauf à CAURIE-MF où une partie importante de ses ressources, est constituée de fonds de dotation de plus de 850 millions mis à disposition par CRS et CARITAS. Aucune ressource affectée n a été notée. Les lignes de crédits constatées sont à l actif du Fonds National de Promotion de l entreprenariat Féminin avec des durées de 5 ans et un taux d intérêt de 5%. Par ailleurs, les IMCEC ont reçus des lignes OIKOCREDIT sur refinancement de U IMCEC. Au Nord, plusieurs IMF ont bénéficié de fonds de dotation. C est le cas de MECDAP (CISV, FRAO), MECARUL (PROMART/EWA), MECAPP (ASREAD), MEC REDIBE (ACRA), MEC THIAPPY (PLCP), MEC Suxali (PAREP). A l Est et au Nord, les fonds propres proviennent des membres / actionnaires, les excédents cumulés ou des subventions d investissement (quasi fonds propres) Il n a pas été noté l existence de fonds de garantie, en dehors de la zone Centre Au Nord, en terme d appui sous forme de ressources affectées, deux (2) IMF en ont bénéficié. Il s agit de DJOMEC dans le cadre du partenariat avec FNPEF et MECDAP avec la CISV. Il n y a aucune ressource affectée à Thiés Les dépôts des membres constituent, au Centre : 90% des dépôts à vue non rémunérés, à Thiès : 97% sont en vue sauf CAURI-MF. Au Nord, les dépôts de membres constituent la ressource principale. Il convient de noter que l épargne à vue reste relativement faible au niveau de la zone Louga par rapport à l épargne nantie vu le niveau de pauvreté (faiblesse des revenus, capacité d épargne réduite). Le DAT est à 4% à l Est. Le DAT Plan épargne (13 mois) y est à 6% par le CMS Au Nord, les autres ressources à préciser concernent principalement des lignes de crédit. Au Sud, certaines IMF (20%) bénéficient de ressources externes sous forme de lignes de crédit 78

79 SIIEME PARTIE : DES PROPOSITIONS DES MESURES A PRENDRE EN VUE DE DESSERRER LES CONTRAINTES IDENTIFIEES Zone Centre (Kaolack et Fatick) Pour ce qui concerne les contraintes liées aux MPER : INSTITUTIONEL o o o o o Améliorer les activités d informations de sensibilisation et de formation des MPER pour qu elles identifient les créneaux et filières porteurs afin d éviter d entreprendre dans des activités risquées et non rentables. Accompagner les services financiers par des formations au profit des MPER et sur des modules simplifiés de CREE et GERME. Sensibiliser les MPER pour qu elles ne thésaurisent pas leurs ressources mais qu elles mouvementent au contraire leur compte au maximum possible. Informer sur le fait que l appréciation des mouvements de compte est aussi importante que les garanties et peut même constituer quelques fois pour l IMF une bonne alternative aux taux de couverture en garanties exagérés. Sensibiliser les MPER sur les avantages d une souscription de polices d assurances pour couvrir certains risques et aléas liés à leur activité et à leur personne. Amélioration de l appui technique des MPER dans leurs domaines d activités. RESSOURCES FINANCIERES o o La tarification également des produits d épargne doit être plus équitable. Tous les DAT doivent être rémunérés et les frais de tenu de compte rationalisés dans certaines IMF ou ils sont relativement élevés. Appuyer les IMF dans la structuration et la nature de leurs ressources financières afin qu elles puissent couvrir leurs besoins à moyen et long terme et surtout les besoins en investissement. CREDIT o o Rationaliser la tarification des IMF aussi bien au niveau des taux d intérêt qu au niveau des frais et autres tarifs liés aux autres produits. La tarification doit prendre en considération les objectifs de facilité d accès aux services financiers à moindre coût d une part, et d autre part la viabilité financière des IMF. L apport personnel est certes supportable par les MPER pour certains segments de crédit mais assez élevé sur les segments relativement importants. Pour les demandes de montants importants, l apport pourrait être revu à la baisse (5 à 10%) au lieu de (10 à 20%) pour pallier à l insuffisance d apport pour des MPER le plus souvent déjà bénéficiaires, solvables et ayant entamé un processus de croissance. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 79

80 o o Inciter au remboursement des crédits à bonne échéance pour faciliter le renouvellement et l augmentation du prêt puisque il est crucial dans les demandes de renouvellement. Adapter la durée de remboursement à l activité des MPER pour tenir compte des périodes et cycles de revenus susceptibles d assurer le remboursement et la couverture continue de leur fonds de roulement. SPECIFIQUES o Améliorer le taux de satisfaction des demandes des MPER provenant des secteurs autres que l agro-alimentaire et les services. Ces deux branches d activités bénéficient le plus du financement au détriment des autres secteurs. Par rapport aux contraintes liées aux IMF INSTITUTIONEL o o o o o Appuyer les IMF pour qu elles soient dotées de dispositif d intervention efficace, c est-àdire permettant de garantir des services financiers de proximité à la cible. Il s agit principalement d Agence, de guichets, points de service, etc. Soutenir les IMF pour améliorer leurs taux de pénétration encore faible afin de mieux servir les MPER. Il s agira principalement : - d appui pour la mise en place de dispositif d intervention de proximité et dans les zones enclavées et défavorisées, - d aide des IMF à lever des ressources financières suffisantes pour couvrir les besoins des MPER. Appuyer les IMF dans leurs moyens d intervention en milieu rural (déplacements et autres) afin d améliorer les taux de couverture des zones cibles de même que les taux de pénétration. Appuyer les IMF à mettre en œuvre des procédures de recrutement adéquates à même de leur doter de ressources humaines à la fois suffisantes, qualifiées et compétentes. Les ressources humaines qui constituent l un des facteurs de réussite le plus important pour l IMF doivent faire l objet d une attention toute particulière afin qu elle soient en phase avec la croissance régulière constatée au niveau des IMF. La crise de croissance est l une des causes majeures de difficulté des IMF et des ressources humaines à la hauteur de la mission constituent un premier élément palliatif. Conformément à la recommandation ci-dessus, procéder grâce à la formation continue, au renforcement des capacités techniques du personnel et des dirigeants des IMF afin qu ils puissent être à mesure de relever les défis importants auxquels le secteur est confronté et notamment : - la pérennité ; - la portée et l impact au niveau des MPER pour toucher le maximum de cible ; - la professionnalisation et l intégration au secteur financier, - la conciliation de la mission sociale des IMF qui financent les MPER et de leurs soucis de viabilité financière pour la pérennisation des services délivrés. 80

81 o o o o o o o o o Appuyer les IMF dans la mise en oeuvre de Système d Information et de Gestion performant, capable de produire les informations, états de suivi et indicateurs en temps opportun et qui soit en phase avec la taille de l IMF et de son portefeuille. Appuyer à l élaboration et à la mise en œuvre de politique de communication simple et adéquate qui permette : - une bonne connaissance des produits et services offerts par l IMF, - une vulgarisation des conditionnalités d accès et d éligibilité. Aider à l amélioration du management des IMF sur la base d une vision stratégique de développement avec comme support un business plan comportant un plan d actions à court terme indexé à un chronogramme de réalisation. Appuyer les mécanismes de contrôles (interne et externe) et la bonne gouvernance avec la systématisation de : - missions de diagnostic et d évaluation ; - audit externe. Ceci pourrait contribuer à pallier l absence ou l insuffisance de bonnes pratiques sur la base de procédures et politiques de crédit régulièrement mises à jour. Appui à l amélioration de la sécurité physique des locaux et biens des IMF. Appui à la sécurité informatique qui est très importante pour une IMF. Appui à la sécurité financière pour les IMF autres que celles des grands réseaux et notamment pour les coffres, détecteurs de faux billets, gestion et convoi de trésorerie. Appuyer la mutation juridique des GEC et autres IMF à statut juridique inadéquat ou pas conforme à leurs objectifs et projets de développement Aider à la pratique de l analyse et du suivi permanent des performances financières sur la base des meilleurs indicateurs utilisés dans le secteur et concernant la gestion courante des IMF d une part, et le suivi du portefeuille de crédit et des dépôts d autre part. RESSOURCES FINANCIERES o o o Appuyer les IMF dans la gestion de trésorerie pour optimiser leurs ressources disponibles avant de faire recours au refinancement. Les partenaires financiers doivent étudier minutieusement leur cibles et autres conditionnalités de refinancement afin d éviter les contraintes liées à l inadéquation avec la politique de crédit de l IMF et ses objectifs de viabilité. Les taux conventionnels établis entre IMF et partenaire financier doivent être compétitifs, accessibles aux MPER et assez rémunérateurs pour l IMF. CREDIT o Appuyer les IMF également dans la recherche d une adéquation entre leurs fonds destinés au crédit et les besoins des MPER à moyen et long terme surtout relatifs aux investissements. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 81

82 o Rationaliser aussi la tarification des IMF et surtout leur taux d intérêt sans pour autant compromettre leur pérennité. SPECIFIQUES o La mise en place de fonds de garanties bien géré avec des mécanismes de mobilisation pas trop vulgarisés et trop faciles, pourrait pallier à l insuffisance de garanties surtout pour les MPER sollicitant des crédits relativement élevés. Région de Thiés, Zone Nord (Diourbel et Louga) et Zone l Est (Matam) Par ordre de priorité, comme propositions, il faut : 1) Mener une politique de sensibilisation efficace à l endroit des MPER pour une prise en charge locale du développement en les orientant vers des créneaux porteurs et fournissant un appui financier par le biais des IMF pour l exercice d AGR Les potentialités majeures de la zone sont l élevage et l agriculture. Pour une meilleure contribution de ces secteurs au développement local, SAFIR doit mener une politique d information/sensibilisation sur les opportunités de la transformation des produits de ces secteurs sur place. En terme d avantages que le dit projet pourrait brandir : les acteurs de ces secteurs cesseront d être uniquement des producteurs : l éleveur doit élever pour s enrichir et l agriculture doit cultiver pour s enrichir ; les acteurs pourront exporter vers les autres zones du pays voire vers l extérieur au moyen de label bien pensés qui s inspirent de la culture du Djolof-Djolof, du Baol-Baol ou du Kajor-Kajor pour promouvoir le consommer local au sein de la diaspora et faire bénéficier au pays des rentrées de devises ; les acteurs en s organisant deviennent de véritables de MPER capables de créer des emplois et générer des revenus ; la valeur ajoutée est plus importante quand on essaie de diversifier les activités avec toutes les externalités positives notamment sur la pauvreté. 2) Renforcer les capacités des élus et du personnel technique sur les modules identifiés en microfinance Les besoins de formation des différentes IMF son récapitulés dans le tableau ci-dessous : Zone Nord Zone Est/Matam 82

83 Les programmes de formation portent sur un package complet pour la gestion d une MEC 2 au profit de MEC PROFEMUR et MEC AJD Fabu. Pour les autres structures tels que ASACASE/CPS, CECAM, les Caisses du PRODAM, les besoins de formation ont trait : à l amélioration du montage et de l analyse des dossiers de crédits ; au nouveau référentiel comptable des SFD ; au nouveau module sur la gouvernance des IMF. Zone Centre/Région de Thiès 3) Renforcer les capacités du personnel technique en ce qui concerne les modules sur GERME pour un meilleur appui conseil et une consolidation des relations IMF-MPER voir IMF- Membres/bénéficiaires à l image de celui que développent les Banques avec les Entreprises de façon générale. Cette formation viendra pour pallier aux difficultés d accès à l information pour une meilleure appréciation des risques sur les clients notamment les MPER. Par ailleurs les clients seront à mesure de parvenir à comprendre : o la nécessité d avoir un minimum de supports pour bien gérer ses activités o la différence entre chiffre d affaire et bénéfice o la nécessité de différencier Entreprise et famille o la nécessité de maîtriser son marché ; o etc. 4) Dupliquer les formations GERME ou sur l esprit d entreprise aux membres dans le cadre d un appui conseil Pour vulgariser les bonnes pratiques, il s agira de voir les mécanismes de duplication au profit des MPER. L approche pourrait consister à organiser des ateliers restitutions ou d échange de messages clés. Les gérants ou autres préposés des IMF partenaires pourront être le vecteur. Le personnel technique des IMF partenaires pourra suivre des formations sur GERME pour améliorer l appui conseils à fournir aux clients et particulièrement aux MPER 2 En terme de modules identifiés, il y a le cadre légal et réglementaire, les rôles et responsabilités des acteurs (élus et personnel technique), introduction à la comptabilité des SFD, la gestion administrative et comptable d un SFD, le crédit (rôles et contraintes, demande de crédit/approche de montage et d analyse, gestion des crédit, promotion d un SFD, analyse des performances, travaux d inventaire, Etude de l environnement et fixation des objectifs). M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 83

84 5) Renforcer les capacités des MPER sur leur métier de base c'est-à-dire au plan technique notamment en ce qui concerne les activités de teinture, de transformation de produits locaux, etc. Le développement de la MPE constitue le socle du développement. Il est important que cet agent économique soit formé sur son métier de base pour renforcer son savoir faire en vue d inscrire son action dans la qualité. 6) Doter les IMF partenaires de moyens matériels pour améliorer l image de marque et améliorer les conditions de travail Toutes les IMF exceptées le CMS 3, PAMECAS et ACEP ont émis le besoin d appui en équipement. Il convient de noter qu en terme de demande d appui en matériel informatique, que les requêtes relativement importantes de MECARUL et DJOMEC tiennent compte de leur projet de développement de SI (Système d information). 7) Fournir un appui pour l amélioration des SIG des IMF partenaires en assurant un suivi accompagnement post formation notamment pour celles qui envisagent un système automatisé (DJOMEC, ASACASE/CPS, U IMCEC, CAURIE-MF, MECARUL) Une fois que SAFIR s engage à fournir cet appui, il pourra aider l IMF à entreprendre un véritable processus de développement d un système d information. Les étapes à suivre 4 se présentent comme suit : Préparation (établir un bon soubassement en planifiant bien) ; Analyse des besoins (comprendre les besoins et les organiser par priorités) ; Sélection (choisir la solution optimale en tenant compte des ressources) ; Mise en oeuvre (le faire marcher) ; Optimisation et maintenance (continuer d améliorer sa performance). 8) Fournir un appui financier pour la prise en charge des frais de fonctionnement (subvention d exploitation) pour un (1) an au profit des IMF partenaires nécessiteuses Certaines IMF partenaires potentielles envisagent de dérouler un programme volontariste en faveur des MPER (création de guichets, augmentation sensible de la production de crédit, système préférentiel pour les MPER en terme d accès au crédit, etc.). C est le cas de DJOMEC, MECARUL, MECAPP et MECDAP dans la région de Louga et ASACASE/CPS, FDEA, MEC REDIBE au niveau de Diourbel (Zone Nord), IMCEC Mbour, IMCEC Thiès, ASACASE CPS Ourossogui, MEC AJD Fabu, etc, D autres en revanche ont des capacités financières modestes (CAPEC Dahra, CCAEC Coki dans la région de Louga, MEC le Thiappy de Bambey, MEC Suxali de Babagarage). 9) Fournir un appui financier en terme de ligne de crédit La demande de crédit excède largement l offre de crédit et le potentiel de mobilisation de l épargne demeure limité. Sans appui financier, il est utopique de croire que les IMF pourront satisfaire les besoins des MPER. Ceci contribuera à desserrer les contraintes d accès au financement. Le déblocage des ces lignes de crédit pourra être réalisé en deux tranches. La seconde est conditionnée à un usage efficace de la première (évaluation à partir des ratios de mesure de la qualité du portefeuille tels que le portefeuille à risque). 10) Revoir le système de garantie notamment en privilégiant le système de caution solidaire ou simple en sus des épargnes nanties pour les MPER 3 En 2005/2006, CMS a défini un plan de formation qu il a pu réaliser avec l appui du FONDEF 4 Cf. Cours 5 du CGAP : Système d information de Gestion 84

85 Les garanties constituent un obstacle certain dans cette zone où la cible des IMF est constituée de ruraux en majorité. La proposition de garanties souples et adaptées apparaît comme une nécessité. 11) Entreprendre un lobbying auprès des autorités étatiques pour la construction de pistes et d autres œuvres allant dans le sens de la maîtrise de l eau (bassin de rétention) pour créer des conditions de développant des AGR sur toute la saison La saisonnalité de certaines activités au niveau de la zone n est pas de nature à favoriser une amélioration de la capacité financière des MPER. La politique menée par l Etat pour la vulgarisation des bassins de rétention doit être encouragée. SAFIR par le biais de PROMER II devrait voir les possibilités de partenariat en vue d une synergie avec le Ministère en charge des questions des lacs et des bassins de rétention pour permettre aux zones cibles de FIDA d avoir une place de choix. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 85

86 SEPTIEME PARTIE : DES RECOMMANDATIONS DE MESURES A PRENDRE EN VUE DU DEVELOPPEMENT D UN SECTEUR PROFESSIONNEL ET VIABLE PRENANT EN COMPTE LES BESOINS DES MPER Zone Centre (Kaolack et Fatick) Les besoins de services financiers exprimés par les MPER doivent être satisfaits par des IMF viables en vue de garantir la pérennité des services. Ceci nécessite : INSTITUTIONEL o Un appui des IMF à la fois ciblé et efficace, mais aussi et surtout dans les domaines prioritaires. o Un appui institutionnel sur les plans : - organisationnel - juridique avec une revue de la réglementation o o o Renforcement de capacité des ressources humaines par la formation continue. Logistique Informatique et du système d information de gestion o Renforcement des systèmes de contrôle et de sécurisation des Actifs ; RESSOURCES FINANCIERES o o Renforcement des capacités financières des IMF de la zone d intervention pour qu elles puissent : - atteindre d autres MPER - servir les MPER porteuses d initiatives - faciliter le renouvellement pour les MPER qui ont fait preuve de discipline financière en remboursant correctement et en présentant des potentialités de croissance : - servir des crédits plus importants pour les demandes solvables plus importantes. Appuyer les IMF de la zone d intervention dans la recherche de ressources financières longues ou stables afin qu elles puissent financer les besoins à moyen et long terme des MPER. CREDIT o Renforcement des intérêts des MPER relativement aux crédits et aux dépôts ; SPECIFIQUES o Appuyer particulièrement les MPER de genre féminin (individuel, groupement, association, etc.) afin de mieux impacter dans la lutte contre la pauvreté en milieu rural mais aussi d avoir des retours sur investissement très élevés compte tenu de la capacité des femmes à rembourser les crédits dont elles bénéficient. 86

87 Région de Thiés, Zone Nord (Diourbel et Louga) et Zone Est (Matam) Par ordre d importance, SAFIR devra prendre soin de : 1) Gérer la proximité dans le dispositif de partenariat avec les IMF (éviter de prendre des partenaires financiers éloignés des zones cibles) En fonction des communautés rurales, le SAFIR dans les deux régions de la zone Nord a une multitude de possibilités de collaboration (cf. tableau ci-dessous). Zone Nord Régions Départements LOUGA LOUGA LINGUERE DIOURBEL BAMBEY Communautés rurales Gandé Coki Thiamène Cajor Thiamène Djolof Boulal Kambe Refane Ndondol Lambaye Babagarage Ndangalma IMF partenaires potentielles MECAPP, CCAEC, MECARUL, MECAPP DJOMEC DJOMEC, CAPEC MECDAP ASACASE/CPS ASACASE/CPS ASACASE/CPS MEC REDIBE, MEC Suxali ASACASE/CPS, CMS, FDEA, MEC le Thiappy Zone Centre/Région de Thiès Départements Communautés rurales IMF partenaires potentielles THIES MBOUR Fandène Notto Toubatoul Thienaba Keur Moussa Sessene Ngiénienne Sandiara Ndiaganiao Fissel U IMCEC, CAURIE-MF U IMCEC, PAMECAS, CAURIE-MF MECUDEFS Toubatoul, PAMECAS U IMCEC, CAURIE-MF U IMCEC, CMS, CAURIE-MF U IMCEC, PAMECAS, CMS U IMCEC, CMS U IMCEC, PAMECAS U IMCEC, CMS U IMCEC M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 87

88 Zone Est Communautés rurales Ogo Nabadji Civol Bokidiawé Dabia Agnam Civol Orefonde IMF partenaires potentielles CMS, ACEP, ASACASE/CPS, MECCIAM, MEC AJD Fabu, CECAM CMS, CECAM CMS, Caisses du PRODAM Caisses du PRODAM, CMS Caisses du PRODAM Caisses du PRODAM 2) Fournir un fonds de garantie pour aider les IMF à pouvoir couvrir les risques de non remboursement en cas de défaillance exceptionnelle bien que cela ne soit pas senti dans les besoins financiers mais qui l a été dans les contraintes d accès et de financement des MPER d une part et un autre fonds de garantie logé dans les banques pour renforcer le refinancement des Banques aux IMF au service de MPER Ces fonds dont les modalités (taux de couverture, actionnement en cas de défaillance des clients, etc.), seront négociées avec les IMF partenaires permettront de motiver les IMF partenaires à développer certaines faveurs (montants relativement consistant, durée relativement longue 5 ) au profit des MPER pour booster les activités économiques. 3) Renforcer les capacités des MPER sur leur métier au niveau technique comme au niveau organisationnel en vue de leur permettre d avoir des outils simplifiés de gestion La maîtrise de l activité par les MPER a été une préoccupation majeure des IMF. Il urge d investir davantage dans la formation pour améliorer la capacité d organisation et contribuer à la facilitation de l accès au crédit car deux raisons de rejet pourront être annihilés. Il s agit du manque ou de l insuffisance de l information et de la maîtrise de l activité. 4) Privilégier les crédits de groupe en ce qui concerne l agriculture Cette méthodologie permettra de toucher un nombre important de MPER vu le poids de l activité dans la zone nord d une part et de faciliter le recouvrement à terme. 5) Organiser des ateliers sur le reporting des SFD en vue d harmoniser le dispositif de suivi Cet aspect intéresse particulièrement la zone Nord (Région de Diourbel) et la zone Est. 6) Contribuer à l émergence d un cadre de concertation inter IMF à l échelle régionale et zonale pour une synergie contre les débiteurs défaillants tentés par l effet de cavalerie vu le cadre d échange limité entre les IMF de la zone L étude a montré que la collaboration inter IMF est très limitée au niveau de la base. Pour combler ce déficit de communication qui peut profiter aux débiteurs véreux, 5 18 à 36 mois voire plus 88

89 nous estimons que SAFIR devrait s investir dans ce domaine en organisant périodiquement des forums ou autres rencontres de ce genre pour une capitalisation des acquis en ce basant sur des thèmes intéressant la vie des IMF. Ce travail pourra être menée avec l appui de consultants. 7) Mettre en place une centrale des risques pour prévenir «l effet de cavalerie» La maîtrise des risques notamment ceux concernant le crédit est plus que vital pour le développement des IMF étant donné que le l encours crédit constitue l actif principal d une IMF. Dès lors il est impérieux de s assurer que les demandeurs de ne sont pas au moins défaillants ailleurs pour éviter qu un crédit d une IMF ne serve pas à rembourser un autre ou ce même crédit ne soit pas comme celui en souffrance ou abandonné dans une autre IMF. Ce réflexe important serait donc impossible en dehors d un cadre formel d échange d informations sur les mauvais payeurs d où toute l utilité de la mise sur pied d une Centrale des Risques comme l a réussi le Bénin. Prendre en charge la mise en place de cette infrastructure serait coûteux mais nous estimons que SAFIR pourrait contribuer à sa mise en place. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 89

90 HUITIEME PARTIE : DES PROPOSITIONS EN MATIERE D INNOVATIONS ET AUTRES MODALITES D IMPLANTATION D IMF/IF EN ZONES RURALES DEFAVORISEES AVEC LES IMPLICATIONS TECHNIQUES ET FINANCIERES Zone Centre (Kaolack et Fatick) INSTITUTIONEL o Appui institutionnel pertinent et opportun portant prioritairement sur : - le SIG des IMF - la formation du personnel technique et des dirigeants - le renforcement des mécanismes de contrôle o o o Favoriser le réseautage des IMF de petite taille pour qu elles puissent se consolider et mieux impacter dans le financement des MPER en milieu rural. Eviter la création tous azimuts d IMF en consolidant d abord celles existantes, présentant de réelles potentialités de croissance avec une bonne gouvernance. Améliorer le dispositif d intervention de proximité des IMF de la zone cible du PROMER RESSOURCES FINANCIERES o o Appui au refinancement des IMF de la zone avec des conditions et des ressources adéquates. Faciliter le refinancement des IMF par une Institution spécialisée et qui tiendra compte des besoins des MPER en milieu rural CREDIT o o Favoriser la mise en place de centrale de risque pour le secteur au moins sur la base d un zonage réaliste Favoriser la mise en œuvre de procédures simplifiées de recouvrement afin de rendre les IMF moins frileuses compte tenu surtout de la nature des garanties SPECIFIQUES o Mise en place de fonds de garantie pouvant couvrir une partie des risques de crédits.

91 Région de Thiés, Zone Nord (Diourbel et Louga) et Zone Est (Matam) Par ordre de priorité, il convient de : 1) Développer des guichets mobiles qui fonctionnent au niveau de certains villages à fort potentiel la veille, le jour et le lendemain des loumas Compte tenu des phénomènes de «loumas», les IMF peuvent s adapter en créant des guichets mobiles. 2) S appuyer sur les concepts de «marraines», de «parrains» ou «leaders de villages6» dans les communautés rurales cibles du FIDA en ce qui concerne les cautions simples pour un seuil de montant défini Cette option découle d une volonté de simplifier d une part et sécuriser surtout le crédit au moment des recouvrements d autre part. 6 Personnes ressources de notoriété avérée avec une moralité très satisfaisante M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 91

92 ANNEE 1 : TABLEAU DE REPARTITION DES COMMUNAUTES RURALES N 1 ET N 2 PAR ANTENNE, REGION, DEPARTEMENT ET ARRONDISSEMENT ANTENNE SUD REGION KOLDA TAMBACOUNDA Total DEPARTEMENT Kolda Vélingara Bakel Total Kédougou Tambacounda Total ARRONDISSEMENT Dabo Bonconto Kounkané Total Total Bala Goudiry Banda fassi Fongo lembi Salé mata Saraya Total Missirah CR N CR N Total CR ANTENNE CENTRE REGION KAOLACK FATICK THIES DEPARTEMENT Kaffrine Kaolack Nioro du Rip T Fatick Foudiougne Gossas T Mbour Thiès Birki Koum Ndié Sibas Médina Paos Wack Dia Fime Nia Tatta Dji Nio Touba Mba Fissel Ses Keur ARRONDISSENT lane bal dieng sor Sabakh koto NGouna khao la khar guine lor dior couta dakhoune sène moussa O T A L O T A L Notto Thié naba CR N CR N TOTAL T O T A L T O T A L ANTENNE NORD ET EST REGION LOUGA DIOURBEL MATAM DEPARTEMENT Linguère Louga T Bambey T Matam T T ARRONDISSEMENT O O O O Sagatta Yang Coki Keur Baba Lambaye Ngoye Agam Ogo T T T T Djoloff Yang Momar A Garage A Civol A A Sarr L L L L CR N CR N 2 TOTAL

93 ANNEE 2 : MONTANTS INDIVIDUELS ACTUELS (2006) ET PROJETES (2010) DES BESOINS DE CREDITS DES MPER VISITEES PAR ZONE ANNEE : MONTANTS INDIVIDUELS ACTUELS (2006) ET PROJETES (2010) DES BESOINS DE CREDITS DES MPER VISITEES EN ZONE CENTRE M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 93

94 REGION DE THIES BESOINS DE FINANCEMENT DES MPER Besoins de financement ANNEES MONTANTS EN F CFA ANNEES ZONE NORD ESTIMATION DES BESOINS DES MPER MONTANTS EN CFA Louga REGION Diourbel

95 ZONE EST BESOINS DE FINANCEMENT DES MPER MONTANTS EN F CFA ANNEES Le besoin de financement estimé des MPER rencontrées, s élève à 52 millions en 2006 et 125 millions d ici 5 ans. ZONE SUD S agissant de la zone Sud, la demande potentielle et solvable est estimée ainsi qu il suit : Tableau 4 : Demande potentielle estimée en zone Sud Nombre moyen de MPER* Montant moyen des besoins Besoins totaux Besoins satisfaits Besoins non couverts Nombre moyen de MPER = Existant recensé au niveau du PROMER + estimation des MPER non recensés par PROMER + Estimation Porteurs d initiatives potentiels. Le nombre moyen évolue de 10% par an, soit 50% durant la période alors que l évolution des autres indicateurs est estimée à 5% par an, doit 25% pendant la période. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 95

96 ANNEE 3 : ZONE D INTERVENTION DU PROMER II A N T E N N E R E G I O N Z O N E C O N C E N T R A T I O N C O M M U N A U T E S R U R A L E S N é m a t a b a K o u n k a n é K o l d a Z o n e d e 1 C o n c e n t r a t i o n N 1 K a n d i a S a r é C o l y S a l é M a m p a t i m B a g a d a d j i S a l i k é g n é C o u m b a c a r a D a b o A n t e n n e S u d : R é g i o n s d e K o l d a - T a m b a c o u n d a Z o n e d e 2 C o n c e n t r a t i o n N 2 Z o n e d e 3 C o n c e n t r a t i o n N 1 S i n t h i a n g C o u n d a r a M é d i n a G o u n a s s G o u d i r y K o u l o r D o u g u é B o n c o n t o L i n k é r i n g N é t é b o u l o u M i s s i r a h D i a l a k o t o T a m b a c o u n d a K o t h i a r y K h o s s a n t o B a n d a f a s s i Z o n e d e 4 C o n c e n t r a t i o n N 2 M i s s i r a S i r i m a n a T o m b o r o n k o t o S a r a y a S a l é m a t a F o n g o l i m b i T h i o m b y K e u r S o c é K a o l a c k Z o n e d e 5 C o n c e n t r a t i o n N 1 B i r k e l a n e N g a t h i e N a o u d é ( r é g i o n F a t i c k ) L a t m i n g u é T h i a r é M a b o K e u r B a k a P a o s k o t o K a y e m o r Z o n e d e 6 C o n c e n t r a t i o n N 2 K e u r M a d i a b e l T a î b a N i a s s é n e N g a h é n e W a c k N g o u n a m é d i n a S a b a k h P r o k h a n e D i a k h a o L o u l S e s s é n e A n t e n n e C e n t r e : R é g i o n s d e K a o l a c k, F a t i c k e t T h i è s F a t i c k Z o n e d e 7 C o n c e n t r a t i o n N 1 N i a k h a r T a t t a g u i n e D i a o u l é B a s s o u l D j i l a s s e F i m e l a P a l m a r i n F a c a o N d j i r n d a Z o n e d e 8 C o n c e n t r a t i o n N 2 T o u b a c o u t a N i o r o A l a s s a n e T a l l K e u r S a l o u m D i a n é N d i a f f a t e D j i l o r D i o s s o n g K e u r S a m b a G u é y e D i o n e w a r T h i è s Z o n e d e 9 C o n c e n t r a t i o n N 1 Z o n e d e 1 0 C o n c e n t r a t i o n N 2 T o u b a T o u l T h i é n a b a F i s s e l N d i a g a n i a o S e s s é n e F a n d é n e K e u r M o u s s a N o t o S a n d i a r a N g u é n i é n e A n t e n n e N o r d : R é g i o n s d e L o u g a - D i o u r b e l L o u g a D i o u r b e l Z o n e d e 1 1 C o n c e n t r a t i o n N 1 Z o n e d e 1 2 C o n c e n t r a t i o n N 1 G a n d e K a m b B o u l a l B a b a G a r a g e L a m b a y e R é f a n e C o k i T h i a m é n e T h i a m é n e O u o l o f N d a g a l m a N d o n d o l A n t e n n e E s t : R é g i o n d e M a t a m M a t a m Z o n e d e 1 3 C o n c e n t r a t i o n N 1 D a b i a O r é f o n d é A g n a m C i v o l B o k i d i a w é N a b a d j i C i v o l O g o 96

97 REPUBLIQUE DU SENEGAL MINISTERE DE L AGRICULTURE, DES BIOCARBURANTS ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE PROJET DE PROMOTION DE L ENTREPRENARIAT RURAL (PROMER Phase 2) FIDA BOAD Offre et demande de services financiers dans les zones d intervention du FIDA Termes de Référence A. Contexte Général 1. Avec une superficie de km² pour une population estimée en 2005 à plus de 10 millions d habitants, le Sénégal a une densité d environ 50 habitants au km². La population est très jeune avec près de 58 % des habitants ayant moins de 20 ans. Le Sénégal est un pays membre de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et de la Communauté Economique des Etats de l Afrique de l Ouest (CEDEAO). 2. L urbanisation se développe rapidement avec le phénomène de l exode rural qui a favorisé une inégale répartition de la population entre la capitale Dakar et les autres villes secondaires que sont Kaolack, Thiès, Tambacounda etc. 3. Même si le pourcentage de ménages vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passé de 58% à 54% entre 1994 et 2001, il n en demeure pas moins que la pauvreté frappe entre 72 et 88% de la population rurale et touche les zones où la production est essentiellement agricole et peu diversifiée telles que le centre, le sud et le nord-est. 4. Pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l Etat du Sénégal a élaboré, avec l aide des partenaires au développement, un Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) qui s appui sur une certain nombre de programmes sectoriels dont la stratégie de développement du secteur privé et la lettre de politique sectorielle pour la Microfinance. 5. Avec l appui du FIDA et de la BOAD, le gouvernement du Sénégal a cofinancé en 1997 le projet de promotion des micro-entreprises rurales (PROMER) dont la deuxième phase, qui s intitule "Projet de Promotion de l Entreprenariat Rural", a démarré en La deuxième composante du PROMER II (accès aux services financiers), constitue une innovation majeure pour le secteur de la Microfinance au Sénégal avec la mise en place d un Service d Appui à la Finance Rurale (SAFIR). B. Bref aperçu du secteur de la microfinance 6. Le secteur est caractérisé par trois types de structures : - les institutions mutualistes ou coopératives d épargne et de crédit, faisant de l épargne le préalable avant le crédit et ne faisant des opérations qu avec leurs membres ; - les institutions de crédit direct ; - les ONG ou projets à volet crédit. M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 97

98 7. La loi n du 05 janvier 1995 et le décret du 11 novembre 1997 s appliquent aux institutions mutualistes ou coopératives d épargne et de crédit exerçant leurs activités sur le territoire. Les autres types d IMF signent, avec le Ministère des Finances, des conventions cadres de 5 ans renouvelables avec le Ministère des Finances et de l Economie. 8. La Cellule de Microfinance du Ministère des Finances et de l Economie et la BCEAO sont chargées de la supervision du secteur. Au Sénégal, la Cellule Assistance Technique aux Caisses Populaires d Epargne et de Crédit (ATCPEC), a été mise en place par arrêté / MEFP du 05 novembre 1992, du Ministère de l Economie, des Finances et du Plan, avec les objectifs suivants : - exercer la tutelle du Ministre des Finances et de l Economie sur les SFD ; - renforcer la concertation entre les intervenants ; - favoriser l émergence des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) ; - jouer le rôle d institution, d admission et d interface entre les SFD et l administration ; - mettre en place de meilleures conditions de gestion de crédit, de mobilisation de l épargne et promouvoir la Microfinance. 9. Il faut noter aussi la création du Ministère chargé des PME et de la microfinance en Cependant, à la fin de l année 2006, le département des PME a été rattaché au Ministère de l artisanat alors que la Microfinance échoie maintenant au Ministère de la Coopération Décentralisée et de la Microfinance. 10. Depuis son émergence au début des années 90, le secteur de la microfinance au Sénégal est en pleine croissance. Aujourd hui, on compte plus de 600 Structures Financières Décentralisées (SFD) reconnues (mutuelles de base, groupements d épargne et de crédit et structures signataires de Convention). Ces structures offrent des services et produits financiers à bon nombre de populations actives à divers niveaux et secteurs de l économie nationale contribuant ainsi à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté. 11. La croissance rapide du secteur reste cependant plus localisée dans les régions de Thiès et Dakar, qui, du fait de la concentration démographique en leur faveur et de l importance des activités économiques en présence, concentrent plus de 42% des SFD alors que les régions de Fatick, Ziguinchor et Tambacounda accueillent, ensemble, moins de 18 % des structures existantes. 12. Au niveau des performances, le nombre d institutions de Microfinance (toute catégorie confondue) est passé de 717 à 833 respectivement entre 2004 et Sur la même période, le volume de crédit distribué par les IMF est passé de 85 à 92 milliards de F CFA alors que l épargne collectée est passée de 49 à 62 milliards de F CFA. Toujours sur la même période, le nombre de membres/clients est passé de à ; ce qui a favorisé un réel accès de bon nombre de femmes et d hommes à des financements qui leur ont permis de démarrer et développer des activités génératrices de revenus. 13. Il est noté une articulation naissante entre le secteur de la microfinance et le secteur bancaire classique qui manifeste de plus en plus d intérêt pour la microfinance. 14. Les insuffisances et les contraintes majeures du secteur sont les suivantes : - absence de professionnalisme de certains intervenants, alors que les exigences en terme de gouvernance interne des IMF et de surveillance du secteur requièrent de plus en plus d aptitudes techniques pour la collecte, le traitement et la production de données de gestion interne et de contrôle externe sur les IMF ; - propension à créer de nouvelles IMF peu viables au détriment des choix pouvant favoriser la synergie souhaitable avec les réseaux existants et les GEC pour le renforcement et la viabilité du secteur ; - insuffisance de ressources financières adaptées pour la promotion du secteur. 98

99 15. Au stade actuel du développement du secteur de la microfinance au Sénégal, les principaux acteurs s accordent, pour les années à venir, sur la vision suivante : "disposer d un secteur de la microfinance professionnel, viable et pérenne, diversifié et innovant, intégré au secteur financier, assurant une couverture satisfaisante de la demande du territoire et opérant dans un cadre légal, réglementaire, fiscal et institutionnel adapté". Cette vision est inscrite dans la Lettre de Politique Sectorielle (LPS) dont l objectif de développement est de favoriser l accès à des services de microfinance viables et durables à une majorité des ménages pauvres ou à faibles revenus et des micro - entrepreneurs sur l ensemble du territoire d ici à 2015, grâce à des IMF viables s intégrant dans le système financier national. 16. Quatre (4) objectifs immédiats sont reliés à cet objectif de développement : - l environnement légal et réglementaire est amélioré et maîtrisé dans un sens favorable au développement sécurisé du secteur ; - le cadre institutionnel favorise une gestion efficiente du secteur et une conduite concertée de la politique sectorielle incluant sa stratégie de mise en œuvre et son plan d action ; - les IMF sont professionnelles et assurent de façon viable et pérenne une offre de produits et services de microfinance, adaptée, diversifiée et en augmentation, notamment dans les zones non encore couvertes ; - le secteur de la microfinance est mieux articulé au secteur bancaire et les IMF répondent de façon adaptée aux besoins des MPE et PME. C. Objectifs du PROMER II 17. L objectif général de la phase II du Projet de Promotion de l Entreprenariat Rural (PROMER II) est de lutter contre la pauvreté en milieu rural par la création et la consolidation de Micro et Petites Entreprises Rurales (MPER) générant des emplois pérennes et entraînant une augmentation et une diversification du revenu des ménages dans une perspective d équité hommes femmes. 18. Les objectifs spécifiques du Projet sont les suivants : consolidation ou création de MPER rémunératrices et créatrices d emplois durables dans les zones de concentration du Projet, bénéficiant d un accès à des services d appui financiers et non financiers adaptés, durables et décentralisés ; structuration ou professionnalisation du secteur de l entreprenariat rural conformes aux créneaux et filières développés dans les zones de concentration, afin de favoriser une professionnelles, une meilleure prise en compte des contraintes et problèmes et une participation effective aux cadres de concertation et au dialogue avec les autres acteurs aux niveaux local, régional et national ; amélioration de l environnement politique, législatif et institutionnel facilitant la création et le développement de MPER. 19. Le PROMER II comporte une composante "Accès aux Services Financiers" (ASF) dont l objectif est de permettre un accès durable à des services financiers de proximité et adaptés pour les MPER, les entrepreneurs, les porteurs d initiatives et les groupes vulnérables. 20. Compte tenu des résultats obtenus dans la première phase du PROMER, il a été mis en place un Service d Appui à la Finance Rurale (SAFIR) commun à tous les projets FIDA au Sénégal. 21. Le SAFIR assiste les projets en vue (i) d attirer les IMF professionnelles et autonomes dans leurs zones d implantation; (ii) de favoriser la création de caisses de proximité et de les aider à intégrer des réseaux ou à se fédérer entre elles; (iii) d améliorer leur accès aux moyens de refinancement et (iv) d aider les IMF à mettre en place des produits ou mécanismes permettant d atteindre les plus pauvres. 22. Les principales activités du SAFIR comprennent les aspects suivants : M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 99

100 Appui aux différents projets du Fonds pour la mise en place de leur composante «Finance rurale» en tenant compte des objectifs et des indicateurs propres à chaque projet. L UGP conclura une convention de partenariat signée avec chaque projet et poursuivra les négociations éventuellement déjà engagées par les projets du Fonds avec certaines IMF. Le SAFIR assistera également les populations cibles à entrer en relation avec les IMF sélectionnées ; Appui aux IMF implantées dans la zone du Projet pour un développement de leurs services adaptés aux besoins des populations cibles des différents projets du Fonds ; Appui par l intermédiaire du SAFIR à l installation et au renforcement de caisses locales dans les zones du Projet à forte demande endogène ; Renforcement des capacités institutionnelles des structures partenaires ; Mise à disposition d une ligne de crédit à moyen ou long terme et d un Fonds de garantie aux IMF opérant dans la zone du Projet. 23. Pour permettre au SAFIR de remplir ses tâches et responsabilités, il est nécessaire de procéder à une analyse des besoins de services financiers dans les zones d intervention du PROMER II. D. Objectifs de l étude 24. L objectif de l étude est d analyser la demande et l offre de services financiers d appui et d identifier les besoins spécifiques des Micro et Petites Entreprises rurales (MPER) et des entrepreneurs/porteurs d initiatives et des bénéficiaires des autres projets FIDA. Les conclusions et recommandations serviront de base pour la finalisation de la stratégie microfinance du SAFIR et à l identification des IMF partenaires possibles dans les zones d intervention à savoir Tambacounda, Kolda, Kaolack, Fatick, Diourbel, Thiès, Louga et Matam. 25. De façon spécifique, la mission analysera les aspects de la demande, de l offre et des besoins des Prestataires de Services Financiers pour un accès durable des Micro, Petites Entreprises Rurales (MPER) à des services financiers qui répondent à leurs besoins spécifiques. L analyse portera entre autres sur : les caractéristiques générales de la demande : demande satisfaite de services financiers des MPER et demande potentielle : types et nature des besoins exprimés, répartition de demande des MPER par catégories socio-économiques, préférence relative des clients par rapport aux différentes caractéristiques des services financiers : (i) crédit : facilité d accès, taux d intérêt, montant, garantie, modalités de remboursement, renouvellement etc. ; (ii) épargne : types d épargne, rémunération, conditions de dépôt et de retrait, solde minimum ; (iii) autres produits : commissions, primes, utilisation etc. ; la situation de l'offre : typologie acteurs (IMF, Banque, Fonds du gouvernement, autres projets etc.), cartographie des acteurs présents dans la zone d intervention du FIDA, stratégies et conditions d'intervention, caractéristiques des produits et services financiers de chaque acteur, application des pratiques optimales, gouvernance, systèmes d information de gestion (SIG), plans de développement et d affaires des IMF, sécurité physique et financière (assurances) ; les contraintes rencontrées par les IMF présentes dans la zone : potentialités de la zone, conditions de viabilité / pérennité des IMF, perspectives de développement, dynamiques de concurrence, contraintes politiques, géographiques et socio-économiques, origines et coût des ressources (épargne, emprunt, fonds de garantie, ressources affectées, fonds propres etc.) ; l analyse croisée/confrontation de l offre et de la demande : cartographie du niveau de satisfaction de la demande de services financiers par l offre, potentiel en terme de création et/ou de consolidation de l offre de services financiers. 100

101 les besoins des IMF en appui institutionnel : investissement (matériels et mobiliers de bureau, de transport, SIG ), besoins en renforcement de capacité du personnel technique et des élus, ressources financières (subventions, lignes de crédit ). 26. Pour chaque aspect traité (demande, offre, renforcement institutionnel, analyse croisée offredemande etc.), l équipe de consultants fera un focus sur les zones de concentration du PROMER II (pour toute analyse géographique) et mettra en relief les contraintes, les opportunités et les propositions visant à desserrer les contraintes. E. Résultats attendus 27. Les principaux résultats attendus se présentent comme suit : - une analyse de la demande solvable de produits et services de microfinance par les MPER et des entrepreneurs/porteurs d initiatives et des bénéficiaires des autres projets FIDA ; - une analyse de l offre de produits et services de Microfinance au profit des MPER et des entrepreneurs/porteurs d initiatives et des bénéficiaires des autres projets FIDA ; - une cartographie des différents acteurs (IMF, Banques, Fonds d appui et Projets) intervenant dans la zone d intervention du FIDA et ayant comme cible les MPER ; - une analyse globale des performances des IMF mettant l accent sur la viabilité, le niveau de professionnalisation atteint et les innovations financières apportées (ou à apporter) pour le financement des MPER ; - une synthèse des contraintes et des opportunités de la demande et de l offre ; - des propositions des mesures à prendre en vue de desserrer les contraintes identifiées ; - des recommandations de mesures à prendre en vue du développement d un secteur professionnel et viable prenant en compte les besoins des MPER ; - des propositions en matière d innovations et autres modalités d implantation d IMF en zones rurales défavorisées avec les implications techniques et financières. 28. A la fin de la mission, le consultant fournira, pour chaque IMF présente dans la zone d intervention du FIDA et/ou prévoyant d y élargir ses activités, une fiche synoptique retraçant toutes les informations nécessaires (nature juridique, date de création, adresse, contacts, clientèle cible/domaine d intervention, zone d intervention, caractéristiques des produits et services (crédit, épargne et autres), partenariats tissés, informations pour 2004, 2005 et 2006 (sociétariat, encours crédit et encours d épargne etc.) F. Profil du consultant et durée de l étude 29. La mission sera conduite par une équipe composée d un chef de mission et de trois consultants, experts en microfinance et en financement des MPER, au niveau des 8 régions d intervention du PROMER. L équipe devra disposer d une : - bonne connaissance de l environnement de la Microfinance dans la zone UEMOA ; - connaissance approfondie dans le financement des Micros et Petites Entreprises Rurales (MPER) ; - expertise dans la conduite de mission d évaluation. 30. Le chef de mission devra justifier d au moins 10 ans d expérience dans l analyse et l évaluation des projets/programmes de microfinance dans la zone UEMOA tandis que l équipe de consultants devra justifier d au moins cinq (5) années d expériences dans le même domaine. 31. La mission durera 30 jours répartis comme suit, pour chaque consultant : - Préparation de la mission, documentation, validation des fiches synoptiques de collecte des informations avec le chef de mission: 3 jours ; - Visites de terrain (entretiens, rencontres, analyse des données...) : 21 jours ; - débriefing avec le chef de mission: 1 jour ; - Rédaction des rapports par chaque consultant : 5 jours M. Mbaye SARR, cabinet S.A.R.R. SARL, chef de mission Financement PROMER 2 101

102 La mission du chef d équipe se déroulera sur 21 jours répartis comme suit : - briefing, documentation, validation des fiches synoptiques de collecte des informations et briefing : 3 jours ; - débriefing avec les consultants : 3 jours ; - consolidation des rapports des consultants et rédaction du rapport provisoire : 10 jours ; - rédaction du rapport définitif : 5 jours. G. Organisation de la mission 32. La mission devra : - procéder à la collecte, à la revue et à l analyse de la documentation disponible sur le secteur, notamment les rapports d études et travaux réalisés dans le domaine de l étude ; - rencontrer et discuter avec les divers acteurs intervenant dans le secteur ; - analyser et répertorier la demande de services financiers en tenant compte des différentes filières identifiées par le projet et des zones de concentration mais aussi en considérant les aspects liés au genre (le pourcentage de femmes dans l échantillon d interviewés sera au minimum de 50%). 33. Au début de la mission, le chef de mission devra élaborer la méthodologie de conduite des travaux et d analyse des données. Il devra s assurer que les trois consultants maîtrisent cette méthodologie lors des séances de briefing prévues en début de mission. Il supervisera et validera les travaux des trois consultants. 34. L équipe de consultants aura des séances de briefing et de débriefing avec le Comité technique de suivi du processus d élaboration de l étude composé de : Directeur UGP, Responsables de composante PROMER II, Responsables de composantes Finance Rurale des projets FIDA, Responsable SAFIR, Représentant FIDA et FENU). H. Rapport 35. L équipe de consultants soumettra, pour commentaires éventuels, au FENU qui transmettra au Comité technique le rapport provisoire et le répertoire de toutes les IMFs (l ensemble des fiches synoptiques). Le Comité technique disposera d une semaine pour communiquer, via le FENU, ses observations au chef de mission qui les prendra en compte dans le rapport final. Le chef de mission disposera d un délai d une semaine pour transmettre le rapport final en cinq (5) exemplaires reliés, sous forme de fichier Word et en version électronique au Directeur de l UGP. 36. Le rapport comprendra une table de matières incluant un résumé de 5 pages au maximum, une liste des abréviations et sigles utilisés, la liste des tableaux et encadrés éventuels et des fiches synoptiques pour chaque IMF. Les sources des documents utilisés notamment celles des données et tableaux devront être clairement indiquées. 102

REFERENCES PROFESSIONNELLES

REFERENCES PROFESSIONNELLES Expertise Microfinance LOUGA/MONTAGNE NORD, IMMMEUBLE IBRA NDIAYE TEL: 77 569 39 09/77 560 29 54 Mail : [email protected] /[email protected] REFERENCES PROFESSIONNELLES PRESENTATION DES SERVICES DE LA

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