Avant-Propos. S installer en libéral : le choix de l indépendance et de la responsabilité
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- Cyprien Marois
- il y a 10 ans
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3 Exercer en tant que profession libérale signifie exercer de manière indépendante et sous sa responsabilité propre, principalement des prestations intellectuelles de conseil, de services ou de soins, dans l intérêt du client, en ayant les qualifications professionnelles requises pour cela et en respectant des principes éthiques et la déontologie professionnelle. C est donc un engagement fort avec une responsabilité personnelle juridique et financière, qui va au-delà de la prestation de services ou commerciale. S engager dans un projet d installation en libéral, c est aussi une aventure entrepreneuriale à vivre en solo, ou à plusieurs dans une structure de groupe. C est une formidable liberté, qui permet de décider de son niveau de ressources en adaptant notamment son temps de travail sans lien de subordination à quiconque. Ce guide édité par l Union nationale des professions libérales (UNAPL) a pour vocation de vous aider à concrétiser votre projet d installation pour rejoindre le monde des entreprises libérales. Le secteur des professions libérales est, malgré l aggravation des difficultés économiques, un secteur d activité particulièrement dynamique. Une entreprise sur 4 est une entreprise libérale. Les professions libérales représentent 2 millions de personnes, et emploient 1 million de salariés, soit 11 % de la population active. Elles génèrent 12 % de la valeur ajoutée nationale. L UNAPL est une organisation patronale représentative qui fédère 59 organisations syndicales des professions de la Santé, Avant-Propos S installer en libéral : le choix de l indépendance et de la responsabilité du Droit, du Cadre de vie et technique, qui représente, défend et promeut les professions libérales. Présente dans les régions via les UNAPL régionales et les Maisons des professions libérales, dans les départements via les UNAPL départementales, l UNAPL est l interlocuteur privilégié des professionnels libéraux au quotidien, mais aussi de toutes celles et ceux qui ont un projet d installation libérale. Pour vous accompagner dans votre installation, ou réinstallation en cas de mobilité, et vous apporter des conseils personnalisés pour construire votre projet, l UNAPL a développé avec ses partenaires (ORIFF-PL, ARA-PL, Pôle Emploi, URSSAF, CEF, etc.) un guichet unique au sein des Maisons des professions libérales. N hésitez pas à les solliciter. Enfin, je tiens à souligner toute l importance d adhérer à une organisation syndicale. Celle-ci est indispensable pour être informé sur les évolutions et les enjeux de chaque profession, mais aussi bénéficier d une protection en cas de litige avec les organismes de tutelle, et, pourquoi pas, vous engager à votre tour dans la vie syndicale pour faire évoluer votre profession. Vous trouverez, dans ce guide la liste des différents syndicats professionnels affiliés à l UNAPL. Avec ce guide, avec les conseils délivrés par l UNAPL et ses partenaires, avec votre carte d adhérent au syndicat professionnel de votre choix, vous voilà paré pour réussir votre carrière de professionnel libéral. Libéralement vôtre, Dr Michel chassang Président de l'unapl Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 1
4 CRÉATEURS D ENTREPRISE, choisir votre organisme d assurance maladie, C EST OBLIGATOIRE ESPACE PUB RAM Assurance maladie obligatoire Sommaire chapitre 1 Le parcours du porteur de projet 5 chapitre 2 Avant l immatriculation 9 chapitre 3 Débuter via un contrat de collaboration libérale 29 chapitre 4 Les obligations administratives et professionnelles 31 chapitre 5 Se faire aider dans l exercice de sa profession 39 chapitre 6 Les principales structures juridiques 45 chapitre 7 Votre statut fiscal et social 49 chapitre 8 Le régime de l auto-entrepreneur 71 chapitre 9 Les cas particuliers 75 La RAM, 1 er organisme conventionné du RSI 90 points d accueil partout en France chapitre 10 Formation professionnelle et réseaux professionnels 79 chapitre 11 L annuaire du professionnel libéral 81 Votre protection sociale en 1 mn chrono! Flashez ce code pour voir nos vidéos Plus de thèmes développés sur Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 3
5 Document non contractuel à caractère publicitaire - AMPLI Mutuelle, 27 bd Berthier, Paris Cedex 17 - SIREN N REGIE PAR LE LIVRE II DU CODE DE LA MUTUALITE Votre Mutuelle selon Vos besoins et Votre budget Composez, comparez, adhérez en ligne sur ampli.fr M U T U E L L E Professions Libérales & Indépendantes n vert : bld Berthier PARIS cedex 17 Appel gratuit depuis un poste fixe Tél. : [email protected] site : Votre code avantage SIREN REGIE PAR LE LIVRE II DU CODE DE LA MUTUALITE Nouvelle gamme 2014 A partir de 9,70 / mois Le parcours du porteur de projet chapitre 1 À partir de J 10 mois, les différentes étapes qui vont jalonner votre installation en profession libérale. Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 5
6 Les 5 étapes du parcours du porteur de projet ETAPE PRÉLIMINAIRE ETAPE 3 J-10 mois Bilan personnel et/ou FORMATION INITIALE Université, École ou Formation RÉORIENTATION DE CARRIÈRE Reconversion, bilan de compétences J Inscription INSCRIPTION PROFESSIONNELLE Au tableau de l Ordre, dans un répertoire professionnel ou à la Préfecture (chap. 4 p. 34) ETAPE 1 ETAPE 2 J-10 mois Étude de faisabilité analyse de la profession Recherche d informations sur la profession, les modalités d exercice L implantation géo-économique (chap. 2, p. 10), recherche d un B local (chap. 2 p. 15) Premiers contacts avec une maison des professions libérales (MPL) (chap. 11 p. 83) J-10 mois Business plan & marketing business plan Élaboration d un plan d affaires (chap. 2 p. 12), conception de l approche commerciale, étude de marché (chap. 2 p. 10) Création et protection du nom commercial de la marque ou du brevet J-10 mois Formation Demande de formation à la gestion d une entreprise (chap. 2, p. 13) 6 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale J-10 mois Information Choix de la structure juridique (chap. 6 p. 45) et du régime ou contrat de collaboration (chap. 3 p. 29) J-2 mois Aides & Prêts Aide aux financements Constitution des dossiers : prêts aidés (chap. 2 p. 21) Accompagnements Formations et conseils (ch. 2 p. 13) pour des demandes de prêts aidés, cautionnés auprès des banques (chap. 2 p. 27) attention Régularisation des cotisations sociales et paiement des charges sociales au réel à J+3 ans ETAPE 4 à une Association agréée Renseignements sur les livres comptables (chap. 7 p liste p. 84), la fiscalité, les logiciels de gestion, etc. (délai maximum pour adhérer : 5 mois) à un syndicat professionnel Constitution d un réseau (liste p. 92) J + 8 jours Immatriculation & ACCRE immatriculation de l entreprise Rédaction des statuts, constitution du dossier, démarches d immatriculation au centre des formalités des entreprises ou sur guichet-entreprises.fr (chap. 4 p. 33) demande de l accre (chap. 2 p. 21) ETAPE 5 J+1 mois Finalisation J+1 mois Adhésions Finalisation des démarches Annonce de l ouverture de l entreprise dans un annuaire ou dans un journal d annonces locales recrutement S il y a embauche d un salarié J+1 mois Communication Établir les premiers documents «commerciaux»: les documents d information sur les prestations de l entreprise, les affichages obligatoires Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 7
7 Soyez prévoyant pour vous et votre famille. Avant l immatriculation chapitre 2 45 % des professionnels libéraux de santé VIE PROFESSIONNELLE RC Professionnelle et Protection Juridique Assurance du cabinet Assurance Prévoyance (arrêt de travail, invalidité, prévoyance entre associés...) Assurance des emprunteurs OFFRE SPÉCIALE «Jeunes Installés» Bénéficiez de réductions tarifaires lors de votre première installation, sur les cotisations de nos contrats (voir conditions en agence). ont choisi La Médicale Abonnez-vous gratuitement à notre Webzine en fashant ce code ou via le site lamedicalecentpourcent.fr * VIE PRIVÉE Complémentaire santé Assurance Prévoyance (capital décès rente éducation, accidents de la vie...) Assurance-vie, Retraite, Épargne salariale Assurances Automobile, Habitation GUIDE INSTALLATION Guide de l installation libérale des professionnels de santé. Demandez-le à votre agence! w application iphone ee w L installation en profession libérale constitue une véritable démarche entrepreneuriale. À ce titre, elle implique notamment étude de marché préalable, choix du lieu d installation et inventaire des aides de tous ordres. 1 // L étude de marché, les professions ressources 2 // La formation et le conseil à la création d entreprise 3// Le local professionnel 4// Les aides à la création d entreprise *45% des praticiens exerçant en libéral ont souscrit au moins un contrat d assurance auprès de La Médicale (au 31/12/13) LA MEDICALE DE FRANCE - SA au capital de entièrement versé - Entreprise régie par le Code des assurances - Siège social : 50-56, rue de la Procession PARIS RCS Paris - Correspondance : 3, rue Saint-Vincent de Paul PARIS Cedex 10 - N Cristal : (appel non surtaxé) - PREDICA - S.A. au capital de ,entièrement libéré - Entreprise régie par le Code des assurances - Siège social : 50-56, rue de la Procession PARIS RCS Paris - CREELIA Siège social : 90, bd Pasteur PARIS RCS Paris.- iphone est une marque déposée par Apple Inc. Apple Store : service de téléchargement proposé par Apple Inc., titulaire de la marque enregistrée App Store. 03/2014 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 9
8 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation L étude de marché, les professions ressources À VOIR SUR LE WEB liste des organismes professionnels sur : Lexique CNAMTS Caisse Nationale d Assurance-Maladie des Travailleurs Salariés ORIFF-PL Office régional d Information de Formation et de Formalités des Professions Libérales L étude de marché permet au professionnel de recenser les acteurs qui interviennent sur son marché, leurs relations et interactions et d analyser tous les éléments qui influencent la production du service libéral : l environnement démographique, économique, social, culturel, technologique, juridique, etc. Pour élaborer son étude de marché, le professionnel peut faire appel à des organismes intermédiaires qui recensent les différentes informations repérables dans la statistique publique : les ORIFF-PL au sein des MPL (Maisons des professions libérales) ; les Chambres de Commerce ; les fiches pro de l APCE. Il peut rechercher à la source toutes les données disponibles sur le portail de la statistique publique selon son domaine d intervention. Il peut également s adresser à des organismes parapublics dédiés : par exemple, la CNAMTS, l IRDES et l ARS s organisent autour de la santé. Enfin, il peut s adresser aux Ordres et aux organismes professionnels afin de recueillir les informations les plus récentes sur les conditions d exercice. Étude «des clients» Une entreprise doit connaître les besoins et les attentes de ses clients actuels et potentiels. L étape de l étude de marché permet de bien comprendre les clients auxquels le professionnel va s adresser : quels sont leurs exigences, leur niveau de solvabilité, comment pourra-t-il se faire connaître de ces derniers? Deux groupes sont à distinguer. Les entreprises Qui sont-elles? Combien sont-elles? Leur taille? Leur chiffre d affaires? Quelle est leur activité? Où se localisent-elles? Quelle est la structure de leurs consommations intermédiaires? Sont-elles des clientes «captives»? Les particuliers Combien et qui sont-ils? Quelle est la taille de la population, sa structure par âge, ses catégories socioprofessionnelles, quelles sont les tendances prévisibles? Où habitent-ils? Comment occupent-ils leur temps? Que consomment-ils? Comment achètent-ils? Quels sont leurs revenus? Leur budget? Comment les «fidéliser»? Au cours de cette étape, certains professionnels qui sont amenés à recevoir de la clientèle et qui, en raison de la réglementation, ne peuvent se faire connaître en recourant à la publicité, seront particulièrement attentifs à l étude de l environnement et de l implantation. Le choix de l emplacement sera en rapport avec la position géographique des autres cabinets et du degré de nécessité du service rendu. Si le cabinet est localisé en centre-ville, le créateur sera vigilant aux facilités de parking et des transports en commun. Deux outils interactifs de géolocalisation gratuits L outil d aide à l implantation locale (ODIL) développé par l INSEE détaille les premiers éléments d une étude de marché sur une zone géographique d implantation. Outre la visualisation cartographique des données sociodémographiques et économiques d une zone, le logiciel permet d imprimer des dossiers relatifs à une clientèle potentielle et à la concurrence. CartoS@nté et CartoS@nté Pro sont des applications dédiées aux professions médicales libérales et accessibles sur le siteportail des ARS. Elles réalisent des cartes au niveau fin (cantons et communes) sur la consommation des actes de soins, les densités professionnelles et l activité moyenne des confrères. Elles montrent également les zones d attractivité et d accessibilité des professionnels ventilés par profession (médecins généralistes, infirmiers, chirurgiens dentistes, etc.). «Une entreprise doit connaître les besoins et les attentes de ses clients actuels et potentiels» À VOIR SUR LE WEB Passez du salariat à l indépendance Les Maisons des professions libérales vous informent. >> 10 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 11
9 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation À VOIR SUR LE WEB Lexique ARS Agences régionales de Santé note 1 Pour une information secteur d activité par secteur d activité, le site met en ligne les résultats comptables extraits de l exploitation des sources fiscales et des enquêtes annuelles d entreprises. Modèles de tableaux de compte de résultat et de financement disponibles sur 2 Loi Madelin du 11 février 1994, loi Dutreil du 1 er août Étude financière, le prévisionnel 1 C est la traduction financière du projet d entre prise. Ainsi, le professionnel doit prévoir comment couvrir les dépenses de son entreprise, que ce soient les dépenses courantes, les dépenses d investissement, les dépenses d installation (rachat de clientèle, droit de présentation, etc.), pour atteindre un objectif mesurable donné (nombre de prestations par jour, par mois, par an). Quels sont les capitaux nécessaires pour lancer l entreprise? Et la faire vivre? L activité professionnelle pourra-t-elle générer suffisamment de recettes pour couvrir les charges? Devrat-elle attendre un temps avant de générer un chiffre d affaires. Il est nécessaire d élaborer trois tableaux prévisionnels : le compte de résultat, le créateur s inspirera de l annexe B de la déclaration fiscale n 2035, pour l intitulé des différents postes de dépenses courantes ; le plan de financement sur 3 ans valorise tous les besoins d une installation. L addition de ces besoins permet de déterminer le budget nécessaire avant le démarrage et éventuellement le montant du crédit qui complétera l apport personnel. La difficulté de l exercice réside dans l évaluation de certaines dépenses comme celles liées à la nécéssité d un fonds de roulement, qui tient au fait que les clients ne payent pas immédiatement la prestation alors que les frais d exploitation continuent de courir. Financer le besoin de fonds de roulement qui croît avec le développement de l activité nécessite des réserves de trésorerie ou des crédits à court terme. D autres frais sont difficiles à appréhender comme l existence d un déficit de démarrage dû à un chiffre d affaires irrégulier voire faible pendant les premières années ; le compte de trésorerie, mois par mois, sur au moins 6 mois. Par la suite, il conviendra de réunir les fonds adaptés au financement des besoins de long terme ou de court terme. Si le professionnel ne dispose pas de réserves propres (apport personnel) ou dégagées par son entreprise (capacité d autofinancement) suffisantes, il devra recourir au système bancaire (crédits classiques, leasing) ou aux prêts aidés (fonds de garantie, prêts d honneur). Le professionnel sera attentif aux garanties bancaires demandées, comme les cautions personnelles 2. La formation et le conseil Les maisons des professions libérales (MPL) Dans chaque région, les MPL accompagnent les activités libérales grâce à leur guichet unique d accompagnement (GUA). Le créateur d entreprise contacte sa MPL en amont de son projet pour bénéficier d un accompagnement global (formations, aides aux financements) sur un même lieu qui rassemble les associations agréées, les réseaux bancaires, les centres de formation, en complément du centre de formalités des entreprises-urssaf. Financement par le Pôle emploi Dans le cadre des parcours spécifiques, pour les repreneurs et créateurs d entreprise, des aides à la Validation des Acquis de l Expérience (VAE) et des aides à la formation peuvent être mobilisées. Le porteur de projet se renseignera auprès du Pôle emploi (Aide individuelle à la formation AIF, délibérations n 2011/38 du 25/10/2011 et n 2013/49 du 18/12/2013). Financement par les fonds de formation La formation conditionne la réussite et la pérennité de l entreprise. Elle n est pas obligatoire pour les entreprises libérales (à la différence des artisans, dont l immatriculation est conditionnée par un stage), mais elle est indispensable parce que les professionnels ont souvent trop de lacunes en matière de prévision, de gestion, de comptabilité et de commu nication d entreprise. Ainsi les fonds d assurance-formation des travailleurs libéraux (FAF-PM pour les médecins et FIF-PL pour les autres libéraux) consacrent une partie de leurs ressources au financement de formations à la création, de prestations d accompagnement et de conseils avant l échéance de 3 ans qui suit l installation du professionnel. «Veillez à vous constituer des réserves de trésorerie» Au niveau national Un portail national, www. mpl.fr, est à la disposition des professionnels pour trouver l ORIFF-PL dans leur région et obtenir les premières informations. 12 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 13
10 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation Lexique FAF-PM Fonds d assurance formation des praticiens médicaux FIF-PL Fonds interprofessionnel des formations des professionnels libéraux L exercice libéral au quotidien Complétez vos connaissances grâce aux formations interprofessionnelles organisées par les ORIFF-PL À VOIR SUR LE WEB Liste des Ordres et des syndicats représentatifs sur : Crédit impôt formation Outre la prise en charge d une partie des frais de formation par les fonds (FIF-PL ou FAF-PM) et la déductibilité des dépenses complémentaires. Le professionnel libéral installé peut, s il a opté pour le régime fiscal de la déclaration contrôlée, bénéficier d un crédit d impôt formation égal au nombre d heures de formation x 9,53 en 2014, plafonné à 40 heures de formation par an, soit 381,20, par entreprise, en vue de compenser une partie de la perte des revenus liée au temps de formation. Conseil à la création d entreprise Les professions libérales exercent des activités ayant de nombreuses particularités réglementaires et d exercice, tant juridiques, que comptables ou fiscales. Le recours à un professionnel du conseil permet de sécuriser toutes les décisions que le créateur sera amené à prendre, et finalement de sécuriser la création et la gestion de l activité professionnelle. La validation d un bail professionnel, d un contrat de vente de prestations, une réflexion sur le régime matrimonial, l établissement de comptes provisionnels et de plans de financement pour un investissement sont quelques exemples pour lesquels l appel à ces conseils est nécessaire. Peuvent intervenir, en fonction des besoins, des avocats, des experts comptables, des conseillers en propriété intellectuelle, etc. Pour une première information : certaines pro fessions organisent des permanences et des consultations gratuites accessibles à tous, comme les avocats dans les points d accès au droit ou les permanences dans les palais de justice. Les salons consacrés à la création d entreprises permettent d approcher d autres professionnels. Pour aller plus loin : chaque profession ordinale tient un tableau de ses ressortissants, qu elle met à la disposition du public. Par l intermédiaire de l Ordre, le créateur d entreprise est assuré de la capacité (diplôme) du professionnel à prendre en charge ses questions, et des conditions dans lesquelles elles seront traitées (déontologie). Les autres professions peuvent adopter des codes de bonnes pratiques auxquels les professionnels se soumettent volontairement dans leurs relations avec leurs clients. Le local professionnel Nécessitant peu d aménagements spécifiques (sauf pour certaines professions comme chirurgien-dentiste, radiologue, vétérinaire, etc.) et présentant peu de contraintes propres à l exercice, à la différence des activités commerciales et industrielles, l activité libérale s exerce dans un local à usage de bureaux ou dans un local d habitation. Si le professionnel choisit de domicilier son activité dans un local d habitation, il devra respecter les éventuelles restrictions prévues par son bail d habitation et/ou le règlement de copropriété, ainsi que les dispositions du Code de la construction et de l habitation 1 qui interdisent de changer l usage d un local résidentiel, dans les grandes villes, notamment à Paris. Toutefois, deux cas peuvent se présenter : l activité ne nécessite pas de recevoir une clientèle, ni des marchandises, ni a fortiori des salariés ; Dans ce cas, le professionnel peut domicilier son activité dans un local d habitation, à condition qu il s agisse de sa résidence principale. l activité implique la réception d une clientèle. Que le local choisi soit sa résidence principale ou un local indépendant, le professionnel doit, en principe, obtenir préalablement à l immatri culation de l activité, une autorisation de changement d affectation du local. Cette autorisation est délivrée par le maire 2. On notera que l autorisation est personnelle. Ainsi, quand le professionnel déménage, le local retrouve sa nature résidentielle, le successeur devant entamer de nouvelles démarches. Souvent, l autorisation est subordonnée à une compensation, c est-à-dire à une transformation concomitante de locaux affectés à un autre usage, en surface d habitation. Quand il y a compensation, l autorisation est alors attachée au local. Les conditions de transformation sont déterminées par un arrêté au regard des objectifs de mixité sociale, de lutte contre la pénurie de logement, etc. Le professionnel se rendra utilement auprès des services de sa mairie pour prendre connaissance de l arrêté et retirer le dossier de demande d autorisation. notes 1 article L et suivants. 2 Depuis une ordonnance du 8 juin 2005, une telle autorisation est nécessaire seulement dans les villes de plus de habitants et à Paris, ainsi que dans les communes de la petite couronne de Paris. 14 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 15
11 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation notes 1 Arrêté préfectoral n du 1 er décembre 2005, portant application à Paris des dispositions de l art. L et suivant (CCH). À Paris particulièrement 1, le professionnel qui sollicitera une dérogation, devra obligatoirement compenser avec des locaux de même arrondissement voire de même quartier, en cas de prédominance des surfaces de bureaux. Cependant des cas d exonération de compen sation existent : quand les locaux sont situés au rez-de-chaussée sur rue ou sur cour ; en cas de transformation d une habitation principale en local mixte, à condition que la surface professionnelle soit inférieure à 50 % de la surface totale ; pour les professionnels libéraux soumis à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé, quand la surface du local à transformer ne dépasse pas 50 m 2 par professionnel et dans la limite de 150 m 2 (cas des cabinets de groupe), dans les quartiers dit non sensibles ; ou quand le professionnel dont l exercice est réglementé, remplace un autre professionnel régulièrement installé, dans la limite de 250 m 2 dans tous les autres quartiers. Si les locaux sont exclusivement à usage professionnel, les rapports locatifs sont régis par la loi du 23 décembre 1986 sur le bail professionnel. Devant obligatoirement donner lieu à un écrit, le bail doit être d une durée minimale de 6 ans. La loi est muette sur les questions de loyer, de son évolution 2, ainsi que sur les conditions du congédiement qui est donc libre et n a pas à être motivé. C est aux parties de s entendre. On notera, que dans le cas de locaux à usage mixte (c est-à-dire à usage d habitation et professionnel), c est la loi du 6 juillet 1989 qui s applique. Le bail sera alors d une durée de 3 ans renouvelables et le locataire bénéficiera d un droit au renouvellement de son bail et d un droit de préemption en cas de vente des locaux. La location d un local sous le régime d un bail commercial offre des avantages importants comme celui d être assuré au minimum d une durée de bail de 9 ans, de bénéficier à terme d un droit à renouvellement et, en cas de refus du renouvellement du bail par le propriétaire, de prétendre à une indemnité d éviction, sous certaines conditions. En revanche, la sous-location est interdite (sauf clause contraire ou accord du bailleur). Alors qu un tel bail était jusque-là réservé aux commer çants et artisans, la loi de modernisation de l économie (LME) a permis désormais aux professions libérales d en bénéficier de plein droit, c est-à-dire sans mention d une clause expresse dans le contrat. Le professionnel libéral peut également être amené à louer ou sous-louer une partie des locaux déjà occupés par un autre professionnel. Libre (sauf clause contraire du bail) s agissant des locaux soumis au régime des baux professionnels, la sous-location doit être expressément autorisée par une clause du bail ou par un avenant à celui-ci s agissant des locaux loués par bail commercial. D autre part, le propriétaire doit, dans ce second cas, intervenir à l acte de sous-location. note 2 L indice des loyers des activités tertiaires (ILAT-Décret n du 29/12/2011) peut sous condition de l accord des parties du bail servir de référence à la révision des baux autres que les loyers commerciaux. Il est disponible sur attention On ne confondra pas le contrat de souslocation avec le contrat de collaboration libérale. Alors que le contrat de sous-location peut lier deux professionnels d activités différentes, le contrat de collaboration est nécessairement établi entre deux professionnels ayant la même profession et met en œuvre des objectifs plus larges que la simple mise à disposition d un local. 16 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 17
12 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation Accessibilité des locaux professionnels aux personnes handicapées Accessibilité aux personnes handicapées dans les Établissements recevant du public (ERP). note 1 Loi du 11 février 2005 pour l égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Définitions Le handicap 1 «Constitue un handicap, toute limitation d activité ou toute restriction de participation à la vie en Société subie dans son environnement par une personne en raison d une altération substantielle, durable ou définitive d une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales cognitives ou psychiques d un poly handicap ou d un trouble de santé invalidant.» L accessibilité L accessibilité permet l autonomie et la participation des personnes ayant un handicap, en réduisant, voire supprimant, les discordances entre les capacités, les besoins et les souhaits d une part, et les différentes composantes physiques, organisationnelles et culturelles de leur environnement d autre part. L accessibilité requiert la mise en œuvre des éléments complémentaires, nécessaires à toute personne en incapacité permanente ou temporaire pour se déplacer et accéder librement et en sécurité au cadre de vie ainsi qu à tous les lieux, services, produits et activités. La société, en s inscrivant dans cette démarche d accessibilité, fait progresser également la qualité de vie de tous ses membres. Source : Définition de l accessibilité, une démarche interministérielle Définition selon le Code de la construction et de l habitation, art. R «Est considéré comme accessible aux personnes handicapées tout bâtiment d habitation collectif ou tout aménagement lié à un bâtiment permettant à un habitant ou à un visiteur handicapé, avec la plus grande autonomie possible, de circuler, d accéder aux locaux et équipements, d utiliser les équipements, de se repérer et de communiquer. Les conditions d accès à des personnes handicapées doivent être les mêmes que celles des autres publics ou, à défaut, présenter une qualité d usage équivalente.» Depuis 2005, tout professionnel libéral (propriétaire ou gestionnaire de l ERP) disposant d un local recevant du public est confronté à la question d accessibilité aux personnes handicapées. En effet, en tant qu Établissement recevant du public (ERP) de catégorie 5 2, le local professionnel doit pouvoir dans ses parties ouvertes au public, accueillir toute personne handicapée quel que soit le type de handicap. Cette dernière doit accéder au local, y circuler, y utiliser les équipements, s y repérer, y recevoir des informations et bénéficier les prestations pour lesquelles l établissement a été conçu. Deux cas se présentent Lorsque le cabinet libéral se situe dans un bâtiment en construction, il doit se conformer immédiatement aux règles d accessibilité de ses parties extérieures et intérieures et de ses installations. Le professionnel portera attention aux cheminements extérieurs, aux places de stationnement automobile, à l accès aux bâtiments, à l accueil, à l éclairage, aux circulations intérieures horizontales et verticales, aux escaliers, aux ascenseurs, aux tapis roulants et plans inclinés mécaniques, aux revêtements des parois des parties communes, aux portes et aux sas, aux équipements et dispositifs de commandes, aux sanitaires, aux sorties. Lorsqu un professionnel libéral entre dans un local déjà construit, ce dernier a la qualité d ERP existant 3, même s il a été créé par changement de destination. Les règles applicables aux ERP existants sont les mêmes que celles applicables aux ERP neufs 4, la mise en conformité se fait progressivement : - Depuis le 1 er janvier 2011, le local ou l installation doivent fournir, dans le respect des règles d accessibilité pour les bâtiments neufs, l ensemble des prestations en vue desquelles l établissement est conçu. La mise en conformité doit se faire avant le 1 er janvier Au 1 er janvier 2015, les parties de ces ERP où sont réalisés des travaux de modification sans changement de destination doivent respecter les mesures de mise en accessibilité. notes 2 Définis à l article R et R du CCH, les ERP de catégorie 5 sont les établissements dans lesquels l effectif du public est inférieur à 300 personnes et n atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d exploitation. 3 Par arrêté du 9 mai 2007, les ERP, considérés comme neufs lorsqu ils sont construits ou lorsqu ils changent de destination, avec ou sans travaux dans un bâtiment existant, doivent se conformer aux règles d accessibilité, sauf pour les ERP de 5 e catégorie accueillant les Professions Libérales. 4 Exceptées certaines règles «en cas de présence d éléments participant à la solidité du bâtiment tels que murs, plafonds, planchers, poutres ou poteaux.» 18 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 19
13 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation En savoir plus sites >> developpement-durable. gouv.fr/-accessibilite-.html >> unapl.fr/index.php/ la-loi-handicapaccessibilite-aux-locauxprofessionnels.html Document utile La circulaire interministérielle n DGUHC du 30 novembre 2007 relative à l accessibilité des ERP, installations ouvertes au public et bâtiments d habitation >> Locaux des professionnels de santé Un guide pour mieux appréhender l enjeu de l accessibilité, dec 012 >> gouv.fr/img/pdf/guide_ Reussir_accessibilite.pdf notes 1 Art. R et R du CCH 2 Décision du conseil d État du 21 juillet 2009 Bien qu obligatoire uniquement pour les EPR de catégorie 1 à 4, le professionnel peut réaliser un diagnostic afin de préparer les travaux. Le diagnostic peut être réalisé par un architecte ou une personne justifiant d une formation ou d une compétence en matière d accessibilité du cadre bâti. Le diagnostic analyse la situation et établit à titre indicatif une estimation du coût des travaux nécessaires pour satisfaire l obligation d accessibilité aux personnes handicapées La convention entre l UNAPL et L ADIA Experts L association d Experts Immobiliers architectes assiste les entreprises libérales dans la réalisation de leur diagnostic d accessibilité et le cas échéant, la conception et les travaux de mise en conformité à exécuter ( L Ad Ap Le professionnel libéral doit déposer à la préfecture avant le 31 décembre 2014, soit un Ad Ap, soit un engagement d entrée dans une démarche d agenda d accessibilité programmée. S il dépose un engagement d entrée, il a ensuite 12 mois pour déposer son dossier d Ad Ap au plus tard en juillet L Ad Ap est un document de programmation financière des travaux d accessibilité qui permet au professionnel de s engager sur un calendrier précis, avec des points de contrôle réguliers, bilans intermédiaires, etc. L Ad Ap a une durée de 3 ans et pourrait être porté à 6 ans s il inclut plusieurs bâtiments. Les dossiers d Ad Ap peuvent être déposés après délai moyennant réduction de la durée de réalisation et paiement d une pénalité. Les projets d Ad Ap sont validés par le préfet. Tacite ou expresse, selon les cas, la validation marque le point de départ de l Ad Ap. Les dérogations 1 Exceptionnelles, les dérogations ne sont accordées par le préfet qu après avis conforme de la Commission consultative départementale de sécurité et d accessibilité (CCDSA). Les dérogations sont possibles uniquement 2 pour les EPR existants, quand il y a : impossibilité technique de procéder à la mise en œuvre de l accessibilité ; nécessité de préserver un patrimoine architectural ; disproportion manifeste entre les améliorations apportées et les conséquences. La demande de dérogation justifiée soit être transmise au maire de la commune d implantation de l ERP, qui transmet ensuite à l autorité administrative compétente. Elle doit être déposée par le maître d ouvrage avant la date d échéance des mises en conformité (1 er janvier 2015). Sanctions À partir du 1 er janvier 2015, un ERP non-conforme aux règles d accessibilité peut être fermé par l autorité administrative, après un constat établi par un agent et mise en demeure comportant un délai variable selon la réalisation des travaux. Le professionnel encourt également des amendes de , le remboursement d éventuelles subventions, l interdiction d exercer et en cas de récidive la peine est portée à 6 mois d emprisonnement et d amende. Les aides à la création d entreprise Les pouvoirs publics ont resserré leur aide autour des besoins financiers de l entreprise en création. D une part, parce que les statistiques montrent que les entreprises ont un meilleur taux de survie si elles sont soutenues par des financements. D autre part, parce qu une demande de prêt exige du professionnel une bonne connaissance de son marché, une stratégie de développement et des capacités à prévoir et à chiffrer ses besoins. En bref, le chef d entreprise doit convaincre de son sérieux et du sérieux de son projet. C est pour cette raison que la plupart des dispositifs auxquels peuvent prétendre maintenant les professions libérales se construisent autour d une demande de financement (soit auprès d une banque ou / et auprès un réseau d aide aux entreprises). Aide aux Chômeurs Créateurs Repreneurs d Entreprise (ACCRE) Cette aide est la plus accessible aux professionnels libéraux, qui créent ou reprennent une entreprise (quelle que soit sa forme juridique) et qui en exercent effectivement le contrôle. Pendant la première année d exercice les créateurs d entreprise bénéficient d exonérations des cotisations sociales, sauf CSG-RDS et retraite complémentaire, limitées à 120 % Lexique CSG-RDS Contribution sociale généralisée au remboursement de la dette sociale 20 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 21
14 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation note 1 Instauré par la loi pour l initiative économique, ce contrat est un contrat d un an maximum renouvelable 2 fois, par lequel une personne morale (entreprise ou association) s engage à accompagner une personne physique désireuse de créer ou reprendre une entreprise, pendant la période préparatoire à cette création d entreprise. À VOIR SUR LE WEB formulaire à télécharger du SMIC et ce, tout en bénéficiant d une couverture sociale auprès des régimes de protection sociale des indépendants. Cette exonération est prolongée dans la limite de 24 mois (36 mois au total) lorsque le professionnel relève des dispositions fiscales simplifiées, dites du régime déclaratif «spécial BNC» ou «micro-entreprise». L exonération est totale si les revenus libéraux sont inférieurs à L exonération est de 50 % si les revenus libéraux sont compris entre 5992 et L ACCRE s adresse aux demandeurs d emploi indemnisés et non indemnisés inscrits à Pôle emploi depuis plus de 6 mois, aux bénéficiaires de minima sociaux (RSA, ASS), leurs conjoints ou concubins, aux jeunes de moins de 26 ans, voire moins de 30 ans, sous certaines conditions, aux salariés ou ex-salariés qui reprennent leur entreprise en redressement ou en liquidation judiciaire, aux personnes créant leur entreprise dans une ZUS, aux bénéficiaires du complément de libre choix d activité, enfin aux bénéficiaires d un contrat d appui au projet d entreprise 1, s ils remplissent les conditions ci-dessus à la date de conclusion du contrat. La demande de l ACCRE et la liste des pièces justificatives sont à déposer auprès des CFE (dans la plupart des cas, l Urssaf) au plus tôt lors de l immatriculation de l entreprise, ou au plus tard dans les 45 jours qui suivent. L Urssaf statue sur la demande dans un délai d un mois. L absence de réponse après ce délai vaut acceptation du dossier. Nouvel accompagnement à la création, reprise d entreprise (NACRE) Nacre propose aux créateurs de disposer d un financement de leur projet sous la forme d un prêt de à sur 1 à 5 ans à taux 0. Il est apporté par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), couplé obligatoirement d un prêt complémentaire (bancaire ou solidaire) et d un d accompagnement sur tout ou partie du parcours de la création-reprise d entreprise. Le nouveau dispositif s adresse aux bénéficiaires de l ACCRE auxquels s ajoutent les demandeurs d emploi de plus de 50 ans. Trois phases d accompagnement sont prévues (sachant qu une entrée directe en phase 2 ou 3 est possible) : phase 1 : aide au montage du projet ; phase 2 : structuration financière et intermédiation bancaire ; phase 3 : appui au démarrage et au développement pour pérenniser la structure, notamment en matière de recrutement de salariés. Lors de son entrée dans le dispositif, le candidat signe un contrat d objectifs et de moyens réalistes précisant ses droits et devoirs vis-à-vis des opérateurs d accompagnement. Les opérateurs d accompagnement jouent un rôle dans la mise en œuvre et la gestion du prêt à taux 0. En outre, NACRE prévoit le recours à des experts spécialisés financés tout ou en partie par l État. Les bénéficiaires de minima sociaux pourront bénéficier d une prise en charge de l expertise à 100 % avant la création-reprise, puis à 75 % après. L expertise demandée par les autres publics ne sera accessible qu après la création d entreprise et sera financée à hauteur de 75 %. Aide financière par le Pôle emploi-arce Le demandeur d emploi allocataire de l Allocation retour à l emploi (ARE) ou en attente d indemnisation, ou en période de préavis, de congés de reclassement ou en congés de mobilité peut bénéficier d une aide financière sous forme de capital : ARCE. Cette aide correspond à 45% de son allocation restante à la date de début d activité, au plus tôt, ou à la date d obtention de l ACCRE au plus tard 75 jours après la création. Un premier versement a lieu lors de l immatriculation à condition d être radié des listes des demandeurs d emploi. Le second a lieu six mois après. L allocataire doit justifier de deux conditions : avoir déposé une demande d ARCE datée et signée auprès du pôle emploi ; avoir obtenu l ACCRE, en présentant l attestation d admission délivrée par le RSI ou l URSSAF. À VOIR SUR LE WEB Lexique CFE Centre de Formalités des Entreprises NACRE Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d Entreprise ARCE Aide à la Reprise ou à la Création d Entreprise 22 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 23
15 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation note 1 C est-à-dire le bénéfice net déclaré aux organismes sociaux. Formule 2.1 attention Le professionnel ne doit pas déjà bénéficier du cumul de l ARE avec une rémunération (ex. : cas du chômage avec maintien d une activité salariée). Jours non indemnisables * = Revenu libéral soumis à cotisations sociales Salaire journalier de référence retenu *le nombre de jours non indemnisables est minoré de 20 % pour les 50 ans et plus. Le silence de l Administration valant acceptation, en cas d absence d attestation, le professionnel doit présenter à Pôle emploi : le récépissé du dépôt de l ACCRE, un extrait Kbis ou l attestation d immatriculation de l entreprise, une attestation sur l honneur de l absence de notification par l URSSAF ou le RSI. L aide ne peut être attribuée qu une fois par ouverture des droits. Elle est incompatible avec le maintien des allocations chômage. En cas d arrêt d activité, le professionnel retrouve les droits qui lui restaient à la veille de la création d entreprise, diminués de l ARCE, à condition qu il se soit réinscrit comme demandeur d emploi dans un délai de 3 ans à compter de son admission, augmenté de la durée des droits qui lui ont été notifiés. Maintien des allocations chômage Le créateur d entreprise peut demander le cumul partiel ou total de ses allocations chômage avec son revenu libéral 1 pendant 15 mois au plus, si ce dernier n excède pas 70 % du salaire sur lequel a été calculée l allocation-chômage, l application de ce seuil s appréciant par mois civil. Le professionnel devra signaler son projet de création au Pôle emploi. Chaque mois, il devra actualiser sa situation auprès de ces derniers en tant que demandeur d emploi. Pôle emploi défalque le montant de l allo cation initiale d un montant de jours non indemnisables calculés par la Formule 2.1. Une régularisation intervient à la fin de chaque année, une fois les revenus libéraux connus. Si les revenus professionnels ne sont pas établis, l Administration détermine à titre provisoire un revenu libéral forfaitaire, soit pour 2014, 605,69 mensuels en première année civile et 908,53 en seconde année civile. Au-delà de 15 mois, la possibilité de cumul est suspendue, sauf pour les personnes de plus de 50 ans et les titulaires d un contrat d accompagnement dans l emploi jusqu à ce que leurs droits soient éteints. En cas d arrêt de l activité libérale, s il reste des droits, le professionnel peut les percevoir tant que la réinscription sur la liste des demandeurs d emploi intervient dans les 3 ans à compter de son admission dans le dispositif augmenté des droits restant. Si le professionnel a créé son entreprise sans avoir au préalable sollicité son allocation chômage (dans le cadre d une démission pour création d entreprise par exemple), il pourra, en cas d arrêt d activité libérale, faire valoir ses droits à l assurance chômage dans les 3 ans à compter de l arrêt de son ancienne activité salariée. Le professionnel se rendra auprès de son conseiller du Pôle emploi pour connaître notamment son salaire journalier de référence et les textes relatifs à ces dispositions. Zones Franches Urbaines (ZFU) Les entreprises implantées dans certaines zones en déficit d activités bénéficient d un régime fiscal et social de faveur. Un premier groupe de ZFU a été défini en Un second a été créé en 2004 ainsi qu un troisième par la loi sur l égalité des chances en Exonération fiscale et sociale : aux termes des dispositions légales, un professionnel implanté dans une ZFU au 1 er janvier 2006 ou qui s y implante jusqu au 31 décembre 2014, bénéficie d une exonération totale d impôts sur les bénéfices pendant les 60 premiers mois d existence, puis d une exonération partielle au cours des 9 années suivantes. L exonération joue dans la limite d un plafond de par période de 12 mois qui peut être majorée en cas d embauche locale sous certaines conditions. L entreprise pourra également être exonérée de la Contribution Économique Territoriale (CET) pendant 5 ans, sous certaines conditions. Enfin, l embauche de salariés par une entreprise en ZFU donne droit à une exonération à taux plein de cotisations sociales patronales pendant 5 ans limitée à 1,4 du SMIC, suivie d une exonération dégressive (pendant 9 ans pour les entreprises de moins de 5 salariés et pendant 3 ans pour les autres). Certaines collectivités locales ont aménagé pour les entreprises des zones franches urbaines un Fonds de Revitalisation Économique qui permet de financer des dépenses d installation et d investissement. Le FRE est géré par la Préfecture. À VOIR SUR LE WEB Développer votre entreprise libérale Pour une information, un conseil, consultez l ARAPL la plus proche de chez vous. >> 24 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 25
16 chapitre 2 - Avant l immmatriculation chapitre 2 - Avant l immmatriculation «Le prêt à la création d entreprise (PCE) peut atteindre jusqu à 7 000» note À VOIR SUR LE WEB 1 Ces zones ne sont pas limitées aux seules zones rurales ; elles concernent des territoires ruraux peu de nses ainsi que certaines banlieues qui sont, elles aussi, affectées par un déficit de services médicaux. Le professionnel se renseignera auprès de la CPAM ou de l ARS. Zones de Revitalisation Rurale (ZRR), zones en déficit d offre de soins Les entreprises de santé installées dans des ZRR sont susceptibles de bénéficier d avantages sociaux et fiscaux. La loi n du 23 février 2005, relative au développement des territoires ruraux prévoit : pour les entreprises qui se créent ou qui seraient reprises entre le 1 er janvier 2011 et le 31 décembre 2013 dans les ZRR, le bénéfice d exonération de la CET et d impôt sur les bénéfices, sous certaines conditions (notamment les médecins et leurs remplaçants bénéficient de l exonération de l impôt sur le revenu perçu au titre de la permanence des soins, lorsqu ils sont installés dans une zone rurale ou urbaine déficitaire en offre de soins, à hauteur de 60 jours de permanence par an. Un tableau de permanence où sont mentionnés nominativement les médecins est établi pour chaque secteur géographique défini par arrêté du préfet (Article 151 ter du CGI et instruction fiscale du 27 avril 2007) ; dans les zones où il est constaté un déficit en matière d offre de soins 1, les collectivités locales peuvent attribuer des aides, destinées à favoriser l installation et le maintien des professionnels de santé ; les collectivités locales peuvent accorder aux étudiants de 3 e cycle de médecine générale des indemnités de logement et de déplacement quand ils effectuent des stages dans ces zones en déficit d offre de soins. Elles octroient également aux étudiants de chirurgie dentaire, de médecine générale et spécialisée des indemnités d études et de projet professionnel, s ils s engagent à s exercer au moins 5 ans dans la dite zone ; enfin, l exonération de la CET prévue par les collectivités locales au bénéfice des médecins et des auxiliaires médicaux qui s installent dans une commune de moins de 2000 habitants est étendue aux vétérinaires à condition qu ils soient titulaires d un mandat sanitaire ; par ailleurs, l entreprise en ZRR bénéficie d un régime dégressif d exonération des cotisations sociales patronales pour les contrats conclus à compter du 1 er janvier L exonération est totale pour les rémunérations inférieures à 1,5 SMIC et dégressive pour les rémunérations comprises entre ce montant et 2,4 SMIC. Aides au financement Le Prêt à la Création d Entreprise (le PCE) Il s agit d un cofinancement de l État compris entre et 7000, sans garantie, ni cau tion personnelle. Le PCE accompagne nécessairement un financement bancaire d un montant au moins égal à deux fois le montant du PCE 2 et d au moins 2 ans, et qui peut être garanti jusqu à 70 % par Bpi France. La durée du prêt est fixée à 5 ans avec un différé de remboursement de 6 mois. Le remboursement s effectue en 54 échéances mensuelles. Le taux est identique à celui de la banque sur son concours. Le PCE s adresse aux porteurs de projet et aux entreprises libérales immatriculées dont le programme de financement ne dépasse Le professionnel peut solliciter sa banque ou contacter un point d aide au montage du dossier. Le financement à moyen ou long terme de la banque déclenche automatiquement le droit au PCE. La liste des banques et des réseaux d accompagnement est disponible sur le site Bpi France. Le Fonds de Garantie à l Initiative des Femmes Le FGIF, porté par le réseau des délégations aux droits des femmes ou par les délégations du Centre d Information des Femmes et des Familles, est un dispositif qui garantit à 70 % la fraction comprise entre 5000 et d un prêt, quel que soit son montant, sollicité par une femme chef d entreprise installée depuis moins de 5 ans. La durée du prêt doit être comprise entre deux ans et sept ans et le coût de la garantie pour l entreprise est de 2,5 % du montant garanti. Les banques ne peuvent exiger des cautions personnelles, mais seulement demander des garanties sur les biens financés. Le dossier de demande de garantie est téléchargeable sur le site de France Active. Il peut être retiré à la Préfecture, à la délégation aux droits des femmes ou auprès des Plates-formes d initiative locale (PFIL) de France Initiative. La créatrice doit constituer son dossier avec le réseau d aide local puis obtenir l accord de la banque. Le comité de sélection local ou national du FGIF statue sur le projet. La créatrice en est informée par l organisme instructeur local. À VOIR SUR LE WEB note 2 Sauf dans les ZUS ou en Martinique, Guadeloupe, Réunion et Guyane où le concours bancaire peut être égal au PCE. attention En cas d absence de couverture géographique, l accord du prêt est un préalable au dépôt du dossier. 26 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 27
17 Nouvelle formule ABONNEZ-VOUS! L ENTREPRISE LIBERALE LA REVUE DU PROFESSIONNEL LIBÉRAL Dossier Actions Brèves Témoignages Juridique Toute l actu des profession libérales VOIR Bon de commande à retourner dans les 10 jours sous enveloppe affranchie à UNAPL-S.E 46, bd de La Tour Maubourg Paris Cedex 07 Débuter via un contrat de collaboration libérale chapitre 3 S adressant plus particulièrement à de nouveaux entrants, le contrat de collaboration libérale leur permet d acquérir une expérience auprès d un professionnel plus aguerri. Il est le prélude à une association avec ce dernier ou à une reprise de son cabinet. Le collaborateur libéral, qui relève du régime fiscal et social des travailleurs non salariés, exerce son activité en toute indépendance et sans lien de subordination. oui, je m abonne à L Entreprise Libérale pour 1 an, 6 numéros au prix de 10 au lieu de 16 soit 37,5 % de réduction*, 8 pour les membres de l ARAPL. Je règle par chèque bancaire à l ordre de UNAPL-S.E Nom* :... Prénom* :... Tél. :... Adresse* :...Ville* :... Code postal* : Profession :... Date* :... Signature* Je souhaite recevoir une facture justificative * Mentions obligatoires Conformément à la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, nous vous informons que les renseignements ci-dessus sont indispensables au traitement de votre commande et que vous disposez d'un droit d'accès de modification et de suppression de ces données par simple courrier. Sauf refus de votre part, ces informations pourront être utilisées par des partenaires. Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 29
18 chapitre 3 - Débuter via un contrat de collaboration libérale «Le collaborateur libéral exerce son activité en toute indépendance et sans lien de subordination.» RAPPEL Le statut de collaborateur libéral est ouvert à l ensemble des professions libérales réglementées ou dont le titre est protégé. Certaines professions libérales en sont cependant exclues, leur exercice sous ce statut pouvant être en contradiction avec la nature même desdites professions. Il s agit des officiers publics et ministériels, commissaires aux comptes et administrateurs et mandataires judiciaires au redressement et à la liquidation des entreprises. L exercice libéral au quotidien Complétez vos connaissances en participant aux formations interprofessionnelles organisées par les ORIFF-PL Le contrat de collaboration est un contrat passé entre deux professionnels. Il permet à son bénéficiaire (le plus souvent jeune diplômé ou exerçant en libéral pour la première fois) de s insérer dans l exercice indépendant aux côtés d un ou plusieurs confrères installés. Le plus souvent, ces derniers mettent à sa disposition, les locaux et le matériel nécessaires à l exercice professionnel en contrepartie, en général, d un pourcentage sur les honoraires perçus par le collaborateur. Le professionnel collaborateur traite la clientèle du cabinet mais doit avoir la possibilité de développer sa propre clientèle. Exerçant sous sa propre responsabilité, le collaborateur libéral se distingue du travailleur salarié qui se trouve, lui, placé dans un lien de subordination vis-à-vis de son employeur. Le collaborateur a un statut de professionnel libéral indépendant et est, à ce titre, affilié à tous les organismes ordinaux, sociaux et fiscaux dont relèvent les confrères installés. Le contrat de collaboration doit être écrit et préciser sa durée, indéterminée ou déterminée, avec mention du terme et le cas échéant les conditions du renouvellement, les modalités de rétrocession d honoraires, les conditions dans lesquelles le jeune collaborateur peut se consacrer à sa clientèle personnelle, les conditions et les modalités de la rupture, ainsi qu un délai de préavis. Le non-respect de ces règles frappe le contrat de nullité. Sous réserve que les instances professionnelles aient pris les dispositions nécessaires en effet, le contrat de collaboration doit respecter les règles de la profession, fixées par les Ordres ou les autorités professionnelles, le professionnel se rapprochera de ces institutions pour la mise en œuvre du dit contrat (modèle type, validation, etc.). À l issue du contrat de collaboration, le jeune professionnel peut : soit s affirmer comme le successeur potentiel du confrère en fin de carrière en lui acquérant son droit de présentation de la clientèle ; soit intégrer le cabinet comme associé ; soit encore s installer de façon totalement indépendante, fort de l expérience pratique accumulée et de sa propre clientèle constituée durant sa collaboration, sous réserve de respecter la clause de non-concurrence du dit contrat. Les obligations administratives et professionnelles chapitre 4 à côté de l immatriculation auprès du Centre de Formalité des Entreprises, qui s impose à tout créateur d une entreprise individuelle, l installation en profession libérale requiert l accomplissement de certaines démarches spécifiques. 1 // L immatriculation de l activité 2 // Les obligations professionnelles 3 // Les autres démarches 30 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 31
19 chapitre 4 - Les obligations administratives et professionnelles chapitre 4 - Les obligations administratives et professionnelles L immatriculation de l activité Tableau 4.1 Nature de l Activité et Structure juridique Centre de Formalités des Entreprises (CFE) compétent Nom du formulaire d immatriculation Immatriculation en ligne À VOIR SUR LE WEB modernisation.gouv.fr/gf/ cerfa_11768.do Toute activité en indépendant, doit être déclarée au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) dans les 8 jours qui suivent le début de l activité. Dans la majorité des cas, le créateur doit remplir un formulaire PoPL cf. modèle ci-dessous et le remettre au centre de formalités compétent (téléchargeable et remplissage en ligne ). Cette déclaration entraîne la création d une structure juridique d activité, c est-à-dire une entreprise individuelle. Tableau 4.1 Le CFE centralise toutes les démarches administratives auprès des 5 diffé rents organismes concernés par la création d entreprise : la caisse d assurance-maladie, la caisse d assurance vieillesse des professions libérales, l Urssaf, le centre des impôts, l INSEE. Il est également compétent pour les déclarations d embauche de salariés. Le site Sirene précise, selon la nature de l activité, le choix de la structure juridique et la localisation du siège social, les coordonnées du CFE compétent. Activité libérale/entreprise individuelle (EI) Activité libérale/eirl Activité libérale/structure commerciale (SARL, EURL) Activité libérale réglementée/structure civile SELARL, SELAFA ou SELCA Agent commercial/ négociateur immobilier (2) /EI Artistes-auteurs relevant de l article R382-2 et L382-1 Urssaf Urssaf + Greffe du tribunal de commerce Chambre de Commerce et d Industrie Greffe du tribunal de commerce Greffe du tribunal de commerce Selon la nature des activités et les modes d exploitation des œuvres : Agessa ou Maison des artistes + Urssaf (3) PoPL Cerfa 11768*03 PoPL et Peirl Cerfa 14218*02 + Déclaration d affectation (1) Mo Cerfa 11680*02 Mo ACO Cerfa 13847*03 Poi Cerfa 11921* Cerfa n 11768*03 Auto-entrepreneur libéral Urssaf Po Cerfa 13821*02 (1) Modèle en annexe de l arrêté du 29 décembre 2010 (JO du 31 décembre 2010). (2) L article 97 de la loi n , du 13 juillet 2006, portant engagement national sur le logement, permet aux négociateurs immobiliers non salariés, chargés par des agences immobilières, régies par la loi Hoguet, de négocier et de conclure les opérations immobilières pour leur compte, de bénéficier du statut d agent commercial. (3) Depuis le 1 er juillet Le E-guichet unique des entreprises La France a mis en œuvre un guichet électronique qui vise à informer et à effectuer l ensemble des formalités nécessaires à la création d entreprise, y compris pour la mise en œuvre d activités réglementées (autorisations ou cartes professionnelles, inscription à un Ordre, etc.), et y compris à partir d un autre état membre européen. 32 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 33
20 chapitre 4 - Les obligations administratives et professionnelles chapitre 4 - Les obligations administratives et professionnelles attention Pour l heure, les professions médicales et auxiliaires médicaux ne peuvent pas utiliser le E-guichet. Dans l avenir, le professionnel pourra par internet : obtenir les informations, formulaires etc. nécessaires à l exercice de son activité ; soumettre ses documents et demandes ; recevoir les décisions et les réponses des autorités compétentes relatives à ses demandes. D ores et déjà, le E-guichet permet de consulter les fiches réglementaires de l APCE, d identifier le centre de formalités des entreprises, de déposer en ligne la demande d immatriculation, de suivre l état d avancement du dossier. L interface électronique est complémentaire des structures d accompagnement et des centres physiques de formalités des entreprises tels que les ORIFF-PL et les URSSAF, auxquels le professionnel pourra toujours avoir accès, notamment pour des démarches administratives supplémentaires qui ne sont pas encore prises en charge électroniquement. Les professionnels de la formation continue s adresseront aux DIRECCTE. Les intermédiaires en assurances doivent s inscrire sur le Registre des Intermédiaires en Assurances, ouvert par l Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurances (ORIAS) 1. Les psychologues et la plupart des professions de santé dépendent de l ARS ou de sa délégation territoriale. Cas particulier : pour déterminer leur situation conventionnelle et établir des feuilles de soins préidentifiées, les professionnels de santé doivent se faire connaître auprès du Service relations avec les professionnels de santé de la CPAM de leur lieu d exercice. Les assurances D un premier abord, les questions de l assurance peuvent apparaître comme des coûts. Cependant, il est fortement conseillé de réfléchir à ce problème, notamment avec un expert en assurance (Fédération nationale des syndicats d agents généraux d assurances AGEA ). «à côté de l assurance responsabilité civile professionnelle, obligatoire pour certaines professions, l assurance pertes d exploitation constitue une sage précaution» Les obligations professionnelles Responsabilité civile générale Toute entreprise est susceptible de provoquer des dommages qui engagent sa responsabilité. Elle doit alors réparer les dommages causés à un tiers, par les personnes (par exemple le professionnel ou les salariés) ou les biens dont elle répond. À VOIR SUR LE WEB note 1 Prévu par l article du Code des assurances, les articles R et suivants du décret , JO du 31 août Les inscriptions professionnelles Ordres Cette formalité concerne les professions réglementées, subordonnées à un Ordre (architectes, médecins, kinésithérapeutes, experts comptables, etc.). L Ordre a en charge les questions de déontologie et la discipline de la profession. Les professionnels concernés doivent s immatriculer auprès de cette instance avant le début de l activité. Certains Ordres ont constitué avec les CFE un guichet unique. Inscription auprès des administrations compétentes Certaines professions doivent obtenir un agrément nécessaire à l exercice libéral. La Préfecture et les directions déconcentrées des ministères de tutelle sont souvent désignées comme administrations compétentes à la délivrance de la carte professionnelle ou de l autorisation de travail. Responsabilité civile professionnelle La responsabilité renvoie à l obligation pour le professionnel de répondre en justice des actes dommageables qu il a pu commettre dans l exercice de sa profession, ou l un de ses collaborateurs, au détriment d une victime ou de l intérêt social. La victime peut ainsi obtenir réparation des préjudices qu a pu lui causer le comportement d un professionnel. Il est conseillé de contacter les organisations professionnelles et un expert de l assurance pour évaluer au mieux les situations à risques. Autres types d assurance Assurance des biens professionnels. Ce sont des assurances qui garantissent sous certaines conditions les biens professionnels contre des risques comme l incendie, l explosion, les catastrophes naturelles, etc. attention Certaines professions doivent souscrire à une assurance en responsabilité civile professionnelle obligatoire : les médecins, les experts comptables, les architectes, les professions juridiques et judiciaires, etc. 34 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 35
21 chapitre 4 - Les obligations administratives et professionnelles chapitre 4 - Les obligations administratives et professionnelles L exercice libéral au quotidien Complétez vos connaissances en participant aux formations interprofessionnelles organisées par les ORIFF-PL Certaines assurances sont dites multirisques et assurent en plus le vol, les dégâts des eaux. Assurance pertes d exploitation. Après un sinistre (incendie, dégâts des eaux, etc.), ou une absence prolongée du professionnel due à une maladie ou à une incapacité, l entreprise peut laisser passer plusieurs mois avant de reprendre une activité de régime de croisière. Une diminution du chiffre d affaires est prévisible et il devient impossible d assurer le paiement des charges, notamment fixes de l entreprise (les salaires, loyer, etc.), qui continuent de courir. L assurance pertes d exploitation, par le versement d une indemnité, permet à l entreprise de faire face à ses difficultés. L assurance prévoyance-retraite complémentaire facultative La protection sociale des travailleurs indé pendants tend à se rapprocher de plus en plus de la protection sociale des travailleurs salariés. Mais il reste des lacunes qui portent sur les indemnités journalières en cas de maladie, etc., sur le niveau des prestations retraites, surtout si les trimestres validés en libé ral ne sont pas suffisants, sur l invalidité décès, qui est accessible pour certaines profes sions seulement, et bien sûr, le risque du chômage. C est pourquoi, les professionnels libéraux ont pris l habitude de se constituer des assurances individuelles facultatives de prévoyance et retraite complémentaire auprès d organismes privés. La loi Madelin du 11 février 1994, permet de déduire du revenu imposable les cotisations versées. Les autres démarches Protéger ses biens contre les aléas économiques Lors de leur installation, la plupart des professionnels choisissent d exercer en entreprise individuelle. Cette formule, très simple, présente l inconvénient de n opérer aucune dissociation entre patrimoine professionnel et patrimoine privé et donc d exposer celui-ci aux poursuites des créanciers de l entreprise. Il est actuellement possible de parer partiellement à cet inconvénient de trois façons différentes : en aménageant son régime matrimonial. Il est évident que, par rapport au régime de la communauté, le régime de la séparation des biens, qu il est possible de substituer en cours de mariage au régime choisi initialement, assure une meilleure protection du patrimoine des couples dont l un des époux exerce une activité indépendante ; en utilisant la procédure de déclaration d insaisissabilité. Établie par acte notarié, la déclaration d insaisissabilité est susceptible de couvrir l ensemble des biens fonciers bâtis et non bâtis appartenant à l exploitant. en créant un patrimoine affecté à l activité professionnelle, séparé du patrimoine personnel, et en limitant ainsi le droit de poursuite des créanciers aux seuls biens affectés à la profession (cf. Entreprise individuelle à responsabilité limitée EIRL page 46). Ouverture d un compte bancaire L ouverture d un compte bancaire dédié à l entreprise n est pas obligatoire dans le cadre d une entreprise individuelle. Mais il est conseillé de distinguer les mouvements bancaires personnels et professionnels, en gérant 2 comptes. Remarque : il n est pas utile d ouvrir un compte bancaire dit «professionnel», car certaines banques facturent leurs prestations. L ouverture d un compte-courant réservé aux mouvements financiers profes sionnels suffit. RAPPEL Le CFE, guichet unique, immatricule l entreprise et le dirigeant : à l INSEE qui attribue le code APE et le n SIRET ; au Centre des Impôts ; au RSI-PLIF ou RSI- PLP par l intermédiaire d un OC-Organisme Conventionné (maladie) ; à la CNAVPL, au RSI pour les agents commerciaux ou à la CNBF pour les avocats (vieillesse) ; à l Urssaf, chargée de collecter les cotisations d allocations familiales, de la CSG-CRDS et de la formation professionnelle. 36 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 37
22 Expertise, financement, assurance, demandez plus à votre banque. INTERFIMO : 1 ER ORGANISME DE FINANCEMENT AU SERVICE EXCLUSIF DES PROFESSIONS LIBÉRALES. UN PARTENAIRE ACTIF POUR UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ ET DES SOLUTIONS SUR MESURE. Crédit Lyonnais - S.A. au capital de Société de courtage d assurance inscrite sous le numéro d immatriculation d intermédiaire en assurance ORIAS : Siège social :18 rue de la République Lyon - SIREN RCS Lyon. Pour tout courrier : LCL, 20 avenue de Paris Villejuif Cedex. Se faire aider dans l exercice de sa profession Très vite, le professionnel libéral nouvellement installé peut ressentir le besoin d être assisté dans ses tâches. Quelles sont les différentes possibilités s offrant à lui? De quels avantages peut-il bénéficier? 1// Le conjoint collaborateur 2// Les aides à l emploi salarié 3// Recourir à des stagiaires 4// Le rescrit chapitre 5 demandez plus à votre banque Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 39
23 chapitre 5 - Se faire aider dans l exercice de sa professsion chapitre 5 - Se faire aider dans l exercice de sa professsion Le conjoint collaborateur Son statut Le conjoint (marié ou pacsé) d un professionnel libéral, qui participe régulièrement à l activité de l entreprise doit impérativement opter pour l un des trois statuts : de conjoint salarié ; de conjoint associé (sous réserve pour les professions réglementées, des règles concernant la capacité du conjoint à exercer la profession ou de la législation autorisant ou non l entreprise à faire entrer des capitaux non professionnels dans la structure) ; de conjoint collaborateur, si son activité est exercée dans le cadre d une entreprise individuelle ou au sein d une SARL ou d une SELARL lorsque le professionnel est gérant majoritaire et que l effectif de la structure ne dépasse pas 20 salariés. Le conjoint collaborateur travaille de façon effective et habituelle dans l entreprise, sans percevoir de rémunération et sans avoir la qualité d associé. Si le conjoint exerce par ailleurs une activité dont la durée est égale à la moitié de la durée légale du travail, soit 17,5 heures hebdomadaires, il n est pas présumé exercer dans la structure libérale une activité professionnelle régulière. Le statut du conjoint collaborateur doit être déclaré au CFE, ainsi que sa radiation si les conditions de l option ne sont plus réunies. Le conjoint collaborateur bénéficie d un droit personnel à la formation continue (assorti d un taux de contribution au fonds d assurance formation de 0,34 % pour le couple au lieu de 0,25 %). De plus, le professionnel bénéficie durant l absence de son conjoint pour formation, d une aide à son remplacement. Enfin les plans d épargne salariaux bénéficient au conjoint collaborateur ou associé dans les mêmes conditions que le professionnel libéral. La loi prévoit également des mesures concernant la protection juridique du conjoint col laborateur dans les actes de l entreprise, les rapports avec les tiers et en cas de divorce. Ses cotisations sociales L option du conjoint collaborateur rend le professionnel redevable des cotisations sociales vieillesse aux régimes de base, complémentaire, invalidité-décès au bénéfice de son conjoint. Si les taux sont les mêmes, les assiettes diffèrent selon l option choisie par le professionnel et son conjoint collaborateur. Les aides à l emploi salarié De nouvelles mesures sont susceptibles d encourager l emploi salarié dans les entreprises libérales. Parmi celles qui existent déjà nous n en citerons que trois parmi les plus récentes. Le contrat de génération Le contrat de génération est un dispositif d aide à l emploi visant à créer des binômes jeune-senior pour encourager l embauche des jeunes et garantir le maintien dans l emploi des seniors, tout en assurant la transmission des compétences. Ce dispositif prévoit une aide financière 1 pour toute embauche à partir de 2013 effectuée par les entreprises de moins de 50 salariés (ou appartenant à un groupe de moins de 50 salariés). Pour obtenir la subvention, l entreprise ne doit pas procéder à : un licenciement économique (ou un licenciement pour un motif autre qu une faute grave ou lourde ou une inaptitude physique) sur le poste ou la catégorie professionnelle, dans les 6 mois précédents, un licenciement de salariés de plus de 57 ans (ou 55 ans pour les travailleurs handicapés) pendant le versement de l aide. Attention : même si les entreprises de plus de 300 salariés ne peuvent bénéficier de l aide, elles sont toutefois soumises à l obligation de conclure un accord collectif d entreprise (ou de groupe) ou, à défaut, élaborer un plan d action en faveur de l emploi des jeunes et des seniors. note , versés par Pôle emploi à l employeur, pendant une durée maximale de 3 ans. Un premier versement de par an est effectué pour l embauche en CDI d un jeune bénéficiaire du contrat de génération, et un second versement de par an entérine le maintien dans l emploi d un senior pour encadrer le jeune. À VOIR SUR LE WEB Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 41
24 chapitre 5 - Se faire aider dans l exercice de sa professsion chapitre 5 - Se faire aider dans l exercice de sa professsion Lexique OPCA-PL Organisme Paritaire Collecteur Agréé des Professions Libérales UNAPL Union Nationale des Professions Libérales Le binôme doit fonctionner sur l embauche : d un jeune âgé de moins de 26 ans (ou moins de 30 ans s il s agit d un travailleur handicapé), embauché en CDI et à temps plein ; et d un senior d au moins 57 ans (ou au moins 55 ans, s il est reconnu travailleur handicapé) en CDI pendant la durée de l aide ou jusqu au départ en retraite. Le temps partiel est autorisé avec l accord du jeune salarié, si la durée hebdomadaire du travail n est pas inférieure au 4/5 e d une durée hebdomadaire à temps plein. L employeur doit effectuer, dans les 3 mois suivant le premier jour d exécution du contrat de travail du jeune, une demande d aide contrat de génération à Pôle emploi services au 3995 (0,15 TTC/mn en ligne ou sur formulaire papier) et chaque trimestre transmettre une déclaration d actualisation permettant le calcul et le versement de l aide. À noter : il n y a pas d exonération de cotisations sociales spécifique liée au contrat de génération. Pour l entreprise, il est assorti d avantages en termes d exonérations de cotisations sociales, lorsqu il est conclu avec un demandeur d emploi âgé de plus de 45 ans. Le professionnel n hésitera pas à contacter l OPCA-PL ou le référent départemental UNAPL pour être accompagné dans la mise en œuvre de l embauche. Le contrat CUI-CIE (contrat d initiative emploicontrat unique d insertion) Dans le cadre d une convention préalable avec Pôle emploi, le professionnel propose à des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles, un minimum de 20 heures hebdomadaires, soit sous la forme d un CDI, soit d un CDD d une durée minimale de 6 mois renouvelable deux fois, dans la limite de 24 mois. En contrepartie, l Etat débloque une aide financière plafonnée à 47 % du taux horaire brut du SMIC par heure dans la limite de 35 heures. Le département peut compléter l aide lorsque le salarié est bénéficiaire du RSA. note 1 Art 55, loi LME du 4 août 2008 et le décret n du 27 mars Le titre emploi-service entreprise (TESE) Adapté aux entreprises de moins de 9 salariés ou qui ont des salariés occasionnels, le TESE simplifie la gestion des salariés (calcul de la rémunération et des obligations sociales, établissement du contrat de travail et du bulletin de paie, déclaration unique d embauche) 1. Tél. : (prix d un appel local) Le contrat de professionnalisation Le contrat de professionnalisation (de 6 à 24 mois) concerne les jeunes entre 16 et 25 ans révolus, les demandeurs d emploi de 26 ans et plus et les bénéficiaires de certaines allocations ou contrats. Il permet aux bénéficiaires d accéder à une qualification reconnue (diplôme ou titre à finalité professionnelle, qualification professionnelle reconnue par les branches pro fessionnelles) en alliant des périodes d enseignement avec l exercice d une activité en rapport avec la qualification visée. Recourir à des stagiaires Le recours à des stagiaires par le biais des bureaux d aide à l insertion professionnelle des étudiants dans chaque université, est l occasion pour le professionnel d initier de jeunes étudiants à son métier et de favoriser leur insertion professionnelle. Le stage n est pas un emploi mais la mise en pratique d un enseignement reçu. Ainsi l étudiant n a pas le statut d un salarié et n est pas encadré pas les dispositions du Code du travail. Cependant, une convention de stage tripartite (stagiaire, entreprise, établissement scolaire-universitaire) est obligatoire lorsque des stagiaires entrent dans l entreprise. Les stages de plus de 2 mois doivent donner lieu à une gratification horaire minimum fixée à 12,5 % du plafond horaire de la sécurité sociale 1, et ce, dès le premier jour du stage. La charte des «stages étudiants en entreprise», signée le 26 avril 2006 par l UNAPL constitue un cadre de référence, sécurisant leur pratique. note 1 Décret n du 31 janvier PHSS 2014 = Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 43
25 chapitre 5 - Se faire aider dans l exercice de sa professsion note 1 Art L du CSS. à compter du 1 er septembre 2010, le stage doit être obligatoirement intégré dans un cursus pédagogique. Le cabinet ne pourra donc pas accueillir des étudiants après leur formation. Par ailleurs certains stages obligatoires dans la formation d une carrière libérale réglementée sont très organisés et encadrés. Exclus du champ de la charte, ils restent soumis à leurs réglementations particulières, sauf dispositions compatibles. Pour en savoir plus, consulter le dossier détaillant la charte des stages étudiants «le Guide des stages» sur le site de l UNAPL, se référer aux syndicats professionnels et consulter avec un guide des stages 2012 à télécharger. Les principales structures juridiques chapitre 6 Le rescrit social Le rescrit permet de demander à une administration une interprétation écrite officielle d un texte au regard de la position personnelle du demandeur. L administration ne peut alors requalifier la situation et tout risque de redressement ultérieur est donc supprimé. Le professionnel libéral sollicite le rescrit social soit en sa qualité d employeur, soit pour lui-même en tant que travailleur nonsalarié (TNS). Dans ce dernier cas, l URSSAF ou le RSI se positionnent sur les conditions d affiliation ou sur les exonérations de ses propres cotisations sociales. à côté du cadre juridique de l entreprise individuelle, qui reste le plus couramment choisi pour l exercice des activités libérales, s offre la possibilité du cadre de la société. L éventail des solutions est à cet égard très large : il va des simples sociétés de moyens (SCM) aux sociétés d exercice et, parmi ces dernières, des sociétés de personnes type SCP aux sociétés de capitaux. 1 // Le choix du cadre juridique 2 // L entreprise individuelle à responsabilité limitée ou EIRL 44 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 45
26 chapitre 6 - Les principales structures juridiques chapitre 6 - Les principales structures juridiques Le choix du cadre juridique Lexique SCP Société Civile Professionnelle SEL Société d Exercice Libéral L EIRL À VOIR SUR LE WEB note 1 Loi n du 15 juin Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Le choix d une forme juridique d exercice dépend en premier lieu : de la réglementation de la profession. Certaines structures comme les SEL ou les SCP sont strictement réservées aux professions réglementées ; de la façon dont le professionnel souhaite exercer : seul ou en groupe, et dans ce cas, va-t-il partager ses bénéfices ou seulement les moyens (les frais)? Va-t-il partager le pouvoir de décision ou non? Souhaite-t-il créer une société dûment immatriculée ou simplement passer un contrat? enfin souhaite-t-il exercer en société de capitaux? Pour activer la séparation du patrimoine personnel et professionnel? Pour préparer le développement de son activité? Le professionnel trouvera dans le tableau tableau 6.1, les principales structures des entreprises libérales. Il est recommandé de recourir aux conseils d un avocat pour rédiger les statuts de la société ou la convention entre professionnels. L entreprise individuelle à responsabilité limitée ou EIRL n est pas une nouvelle structure juridique, mais une variante de l entreprise individuelle 1. L EIRL est ouverte aux auto-entrepreneurs et aux entreprises individuelles déjà créés. Le principe L EIRL permet de mettre à l abri le patrimoine personnel en affectant certains biens à l exercice de l activité sans obligation de créer une société. Le chef d entreprise est responsable financièrement à hauteur des seuls biens affectés, liés à l activité professionnelle. Les créanciers bénéficient de la garantie constituée par ces mêmes biens. Tableau 6.1 Structures juridiques Entreprise individuelle ou EIRL SARL de droit commun EURL (2) de droit commun SELARL ou EURL d exercice libéral SCP SASU Société par actions simplifiées unipersonnelle Professions Libérales Spécificités Juridiques/ judiciaires Santé Structure la plus couramment choisie par les professionnels libéraux. Aucun apport de capital n est nécessaire. Sauf en cas d un patrimoine professionnel affecté (EIRL), le chef d entreprise répond de ses dettes professionnelles sur l ensemble de ses biens. Structure de type commercial. C est une société à responsabilité limitée qui comporte plusieurs associés. Un capital est requis, dont le montant est librement fixé par les statuts. La responsabilité des associés est limitée au montant de l apport de ces derniers dans le capital. Cependant, indépendamment des engagements que les intéressés ont pu contracter personnellement vis-à-vis des créanciers de la société (engagement de caution ), leur responsabilité pécuniaire est susceptible d être mise en cause en cas de faute de gestion. Structure de type commercial. C est une société à responsabilité limitée avec un seul associé. Elle ressemble sur ce point à l entreprise individuelle. Mais elle obéit dans son fonctionnement à la SARL. Structures spécialement créées pour permettre l exercice des professions libérales dans le cadre de société de capitaux. à l image des associés de SARL ou d EURL de droit commun, les membres de SELARL ou d EURL d exercice OUI OUI libéral ne répondent des dettes de société qu à hauteur de leurs apports. Structure spécialement créée pour permettre l exercice en commun des professions réglementées. Les associés répondent indéfiniment des dettes de la société OUI OUI Société dans laquelle l associé unique n est en principe responsable des dettes de la société qu à concurrence de ses apports peronnels. Le capital est fixé par les statuts. Autres PL OUI OUI OUI NON NON OUI NON NON OUI OUI si la profession (1) a fait l objet d un décret suite à la loi du 31/12/1990. OUI si la profession a fait l objet d un décret suite à la loi de NON NON OUI Il existe d autres formes de groupement d exercice non structuré : cf. «Conseils à demander auprès d un ordre, d un syndicat». Liste sur (1) Le décret du 25/08/2009 étend aux psychomotriciens la possibilité d exercer en SELARL. (2) Sauf à déposer d autres statuts lors de l immatriculation de l EURL le modèle type simplifié prévu en annexe du décret du 19 décembre 2008 s applique par défaut. Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 47
27 chapitre 6 - Les principales structures juridiques attention Quand le patrimoine professionnel ou patrimoine affecté est constitué, le champ d action des créanciers est en principe limité au périmètre de celui-ci. Cependant, l entrepreneur est responsable sur la totalité de son patrimoine, professionnel et personnel en cas de fraude, de manquements graves dans la composition du patrimoine d affectation, d absence de comptabilité autonome et d ouverture de compte bancaire dédié, de manquements graves ou manœuvres frauduleuses empêchant le recouvrement des impositions ou des cotisations sociales. note 1 La loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 soumet à cotisations sociales la part des dividendes, excédant 10% du capital social, des primes d émission et des sommes versées en compte courant d associés, perçus par les travailleurs indépendants exerçant dans une société soumise à l impôt sur sociétés (IS). Le professionnel doit déposer une déclaration d affectation au greffe du tribunal de commerce du lieu de son entreprise. La déclaration doit désigner l activité exercée et mentionner les biens affectés à celle-ci, ainsi que leur valeur (déterminée par le chef d entreprise) : biens nécessaires (local, matériel, outillage, marchandises ) ou biens utilisés (ex : véhicule personnel utilisé à des fins professionnelles). L évaluation des biens excédant doit être effectuée par un expert. Par ailleurs l affectation d un bien immobilier doit être effectuée par acte notarié, publié au bureau des hypothèques. Un accord express des deux conjoints ou copropriétaires est nécessaire pour les biens de communauté ou/et les biens indivis. La gestion La mention «entreprise individuelle à responsabilité limitée» ou «EIRL» doit être portée sur tous les documents de l entreprise (devis, facture, etc.). Si l activité est libérale, les résultats de l EIRL sont imposés dans la catégorie des BNC (IRPP), sauf option irrévocable du contribuable pour l impôt sur les sociétés (IS) 1. Le chef d entreprise doit tenir une comptabilité autonome, à l aide notamment un compte bancaire dédié obligatoirement et exclusivement à l activité. Il dépose sa comptabilité au lieu d enregistrement de sa déclaration d affectation. Les comptes annuels déposés permettent ainsi d actualiser la composition et la valeur du patrimoine affecté. L EIRL disparaît si l entrepreneur renonce au patrimoine affecté ou en cas de décès redonnant aux créanciers la capacité d agir sur l ensemble des biens. Votre statut f iscal et social chapitre 7 L activité libérale donne lieu à des prélèvements sociaux et fiscaux. Ces derniers se déterminent sur la base : - soit des recettes dans le cas de l auto-entreprise ; - soit du bénéfice forfaitaire égal à 66 % des recettes ; - soit du bénéfice réel calculé selon Recettes-dépenses. 1 // Les trois systèmes de calcul de l impôt et des cotisations sociales 2 // Vos impôts 3 // L adhésion à une Association agréée 4 // Vos cotisations sociales 5 // Les prestations sociales d assurance maladie 48 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 49
28 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Les trois systèmes de calcul de l impôt et des cotisations sociales Situations attention Professionnels réalisant plus de de recettes annuelles ou réalisant moins de de recettes annuelles et ayant opté pour le régime réel. Professionnels réalisant moins de de recettes annuelles et n ayant opté ni pour le régime réel, ni pour le régime de l auto-entrepreneur. Professionnels relevant de la CIPAV, réalisant moins de (1) de recettes annuelles et ayant opté pour le régime de l auto-entrepreneur. Ce régime comprend un volet fiscal réservé aux contribuables dont le revenu global n excède pas pour une part de quotient famillial en Pour 2014 les contribuables peuvent limiter leur option au seul volet social du régime. 66 % du chiffre d affaires (calcul du bénéfice imposable par application d un abattement de 34 % au montant du chiffre d affaires). Le montant des recettes. Impôts Application du barème progressif de l impôt sur le revenu (IR). Application du barème progressif de l impôt sur le revenu (IR). Si revenus globaux < pour 1 part de quotient famillial en 2012, on applique aux recettes un taux forfaitaire de 2,2 %. Si revenus globaux > en Pour 2014, on applique le barème progressif de l impôt sur le revenu sur l ensemble des revenus. Base de calcul des prélèvements Le bénéfice réel tel qu il est déterminé au moyen de la déclaration n 2035 Recettesdépenses. Cotisations sociales Application des taux des différentes cotisations. Application des taux des différentes cotisations. Taux forfaitaire de 23,3 %. Régime Réel : calcul des prélèvements sociaux et fiscaux au taux normal sur la base du bénéfice effectivement réalisé. Micro-BNC : calcul des prélèvements sociaux et fiscaux au taux normal sur la base d un bénéfice forfaitisé à 66 % du chiffre d affaires. Autoentrepreneur : calcul des prélèvements à un taux spécifique sur la base du chiffre d affaires. (1) Prorata temporis. Précision : une réforme du régime social des micro-entreprises est prévue par les dispositions d un projet de loi non encore définitivement adopté au moment où nous mettons sous presse (articles 12, 12 bis et 12 ter du projet de loi relatif à l artisanat, au commerce et aux très petites entreprises). Présentant actuellement un caractère optionnel, le régime de l auto-entrepreneur s appliquerait désormais de plein droit aux entrepreneurs relevant du régime fiscal de la microentreprise (chiffre d affaires annuel n excédant pas ). Les cotisants placés sous le régime de l auto-entrepreneur ne seront pas obligatoirement soumis aux cotisations minimales, mais pourront demander à les acquitter afin de parfaire leur protection sociale. Vos impôts L imposition des bénéfices professionnels Sauf option pour le volet fiscal du régime de l auto-entrepreneur (voir page 72), les bénéfices des professionnels libéraux sont soumis à l impôt progressif sur le revenu (IR) selon les règles prévues pour les bénéfices non commerciaux (BNC). Deux régimes d imposition distincts sont susceptibles de s appliquer : ➊ Le régime déclaratif spécial ou micro-bnc Le régime concerne les entreprises dont les recettes annuelles n excèdent pas un seuil fixé à HT pour l année Précision : en cas de création d une activité en cours d année, la limite d application du régime doit être ajustée au prorata du temps d exercice de l activité. Exemple : un contribuable ayant commencé son activité le 1 er juillet 2014 ne relèvera du régime du micro-bnc pour l année 2014 que si ses recettes de l année en cause restent inférieures à Le régime micro-bnc présente les deux particularités suivantes : d une part, le contribuable est dispensé de souscrire une déclaration spécifique de ses bénéfices professionnels et doit simplement reporter sur sa déclaration d ensemble de revenus n 2042 le montant de ses recettes annuelles ; d autre part, le bénéfice imposable est déterminé par l administration en appliquant aux recettes en cause un abattement de 34 % couvrant toutes les dépenses sans exception. Les contribuables concernés sont par ailleurs dispensés de la déclaration et du paiement de la TVA (régime de la franchise en base). formule 7.1 ➋ Le régime de la déclaration contrôlée Ce régime concerne les entreprises dont le chiffre d affaires annuel est supérieur à et celles qui, relevant normalement du régime micro-bnc, ont renoncé à ce régime. Précision : un contribuable dont les recettes annuelles restent inférieures à peut opter pour le régime de la déclaration contrôlée sans perdre pour autant le bénéfice de la franchise en base de TVA. En revanche, l option pour le paiement de la TVA entraîne obligatoirement l application du régime de la déclaration contrôlée. Formule 7.1 montant des recettes Bénéfice net imposable = abattement forfaitaire égal à 34 % du montant des recettes attention Les obligations comptables : tenir un livre des recettes journalières ainsi qu un registre récapitulatif présentant le détail des achats. 50 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 51
29 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Formule 7.2 montant des recettes Bénéfice net imposable = dépenses effectivement supportées En plus de leur déclaration d ensemble de revenus n 2042, les contribuables placés sous le régime de la déclaration contrôlée doivent souscrire chaque année une déclaration de bénéfices professionnels n Dans le cadre de ce régime, les dépenses professionnelles sont prises en compte pour leur montant effectif. L adhésion à une association agréée permet alors au contribuable de bénéficier d avantages fiscaux spécifiques et de garanties renforcées en cas de contrôle de l administration. formule 7.2 Les obligations comptables : tenir un livre-journal des recettes et des dépenses ainsi qu un registre des immobilisations et amortissements. Bien que non obligatoire, la formation à la gestion d une activité libérale est fortement recommandée avant ou lors des premiers choix afin d acquérir les bons réflexes quant aux règles comptables et un minimum de rigueur dans la gestion. Le professionnel s adressera à sa MPL ou aux Associations Agréées comme les ARAPL. Il existe trois régimes de TVA : ➊ Le régime de la franchise en base concerne les contribuables dont le chiffre d affaires annuel ne dépasse pas (42600 s agissant des avocats, des auteurs d œuvres de l esprit et artistes-interprètes). Sauf renonciation à ce régime, les contribuables concernés sont dispensés du paiement de la taxe et se voient, en contrepartie, privés de la possibilité de récupérer la TVA ayant grevé leurs dépenses et investissements. Les factures émises par les contribuables placés sous le régime de la franchise doivent comporter la mention «TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts». attention Depuis le 1 er octobre 2011, ces professionnels sont soumis à une obligation de télédéclaration et de télépaiement de la TVA. La TVA Comme pour les autres entreprises, la TVA due par les professions libérales se calcule par différence entre la taxe facturée à la clientèle et celle ayant grevé les acquisitions de biens ou services. Le taux normal de TVA, que doivent appliquer les professionnels libéraux est de 20 %. Certaines activités libérales bénéficient d une exonération de TVA. Il s agit des activités des secteurs de la santé (soins dispensés par les praticiens et auxiliaires médicaux appartenant à des professions réglementées, travaux d analyses de biologie médicale), des assurances, de l enseignement et, sous certaines conditions, de la formation professionnelle continue. ➋ Le régime simplifié concerne toutes les professions ayant des recettes supérieures à HT réactualisables chaque année et inférieures ou égales à HT ainsi que les professionnels relevant du régime de la franchise en base de TVA et ayant, cependant, opté pour le paiement de la taxe. Les entreprises relevant de ce régime sont tenues au versement d acomptes trimestriels (en avril, juillet, octobre et décembre) qui font ensuite l objet d une régularisation lors du dépôt de la déclaration annuelle CA 12 au début du mois de mai de chaque année. Chacun de ces acomptes est égal au quart de la taxe due au titre de l année précédente. La première année, les professionnels déterminent eux-mêmes le montant des acomptes trimestriels dont ils sont redevables. Chaque acompte doit représenter au moins 80 % de la TVA trimestrielle réellement due. ➌ Le régime normal concerne les professionnels dont le montant des recettes est supérieur à HT. Ils déclarent et acquittent la TVA mensuellement sur un imprimé CA 3. À noter À compter du 1 er janvier 2015, le régime simplifié ne s appliquera plus qu aux entreprises dont le montant de TVA exigible au titre de l année précédente n excède pas Les entreprises relevant de ce régime ne seront plus alors tenues qu au versement de deux acomptes semestriels. 52 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 53
30 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social chapitre 7 - Votre statut fiscal et social «La CET n est pas due pour la première année d activité» Lexique CET Contribution économique Territoriale CFE Cotisation Foncière des Entreprises CVAE Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises INFOS Même s il n est pas redevable de la CVAE, le professionnel dont les recettes sont supérieures à doit souscrire les déclarations 2035-E et n 1330-CVAE. La Contribution économique territoriale (CET) Les professionnels libéraux sont assujettis à la CET, nouvel impôt local à la charge des entreprises instauré en remplacement de la taxe professionnelle depuis Des exonérations de cette contribution sont cependant prévues en faveur, d une part, des professionnels exerçant certaines activités (artistes, auteurs et compositeurs, professeurs de lettre, sciences et arts d agrément, sages-femmes et gardes-malades, sportifs) et, d autre part, mais seulement à titre temporaire, des professionnels s installant dans certaines zones du territoire (ZFU, ZRR ). En tout état de cause, la CET n est pas due pour la première année d activité. Des dispenses de plus longue durée bénéficient aux avocats (deux années suivant celle du début d exercice de la profession) et, sur délibération des collectivités concernées, aux médecins et auxiliaires médicaux s installant dans des communes de moins de 2000 habitants (entre deux et cinq ans). Le régime de droit commun de la CET, auquel est soumis l ensemble des professionnels libéraux, quel que soit leur régime d imposition (régime des BNC ou régime de l impôt sur les sociétés) et quel que soit le nombre de leurs salariés, se compose, d une part, d une cotisation foncière des entreprises (CFE), calculée à un taux fixé localement sur la valeur locative des locaux utilisés pour les besoins de l activité, et, d autre part, mais uniquement pour les entreprises réalisant un chiffre d affaires annuel supérieur à euros, d une cotisation calculée sur la valeur ajoutée (CVAE). Démarches Le professionnel, y compris celui qui bénéficie d une exonération temporaire de la CET, doit remplir avant le 1 er janvier suivant l année de son installation un formulaire n 1447-C, sur lequel il demandera son exonération au titre, selon les cas des entreprises nouvelles, des jeunes avocats ou des cabinets médicaux et vétérinaires installés dans des ZFU, ZUS, etc. L adhésion à une Association agréée Sésame pour accéder à des avantages fiscaux très appréciables, l adhésion à une association agréée offre aussi au professionnel libéral une aide dans l accomplissement de ses obligations comptables et fiscales tout au long de la vie professionnelle. Quel est le rôle des associations agréées? Les associations agréées ont pour mission de faciliter l accomplissement de leurs obligations comptables et fiscales aux membres des professions libérales imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. à cet effet, elles organisent des réunions d information et séances de formation, publient des guides et revues, élaborent des statistiques annuelles, etc. Signalons que, dans le cadre de cette mission, les associations agréées ont la possibilité de demander à l administration de prendre position par écrit sur des questions soulevées par leurs adhérents et ainsi de fournir à ces derniers des réponses parfaitement sécurisées. Elles veillent au respect de ces obligations en procédant à un examen de cohérence et de vraisemblance des déclarations 2035 et de TVA de leurs adhérents. Enfin, chargées d une mission de prévention des difficultés des entreprises, les associations agréées fournissent à leurs adhérents un dossier d analyse économique à partir des données économiques, comptables et financières en leur possession. Quels sont les avantages fiscaux accordés aux adhérents? Tout d abord, tandis que l impôt sur le revenu des nonadhérents est calculé sur la base d un bénéfice majoré de 25 %, l impôt à la charge des adhérents d une association agréée est calculé uniquement sur la base du bénéfice effectivement réalisé. En second lieu, alors que, pour les professionnels mariés sous le régime de la communauté, la déduction du salaire versé au conjoint n est en principe autorisée qu à hauteur de , cette déduction n est soumise à aucune limitation pour les adhérents d associations agréées. «L adhésion à une Association agréée permet de bénéficier d avantages fiscaux, mais aussi d une aide dans l accomplissement de ses obligations comptable et fiscales» Association agréée Pour plus d information, contacter la Conférence des ARAPL sur et adresses régionales en page Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 55
31 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Développer votre entreprise libérale Pour une information, un conseil, consultez l ARAPL la plus proche de chez vous. >> Précisons enfin que dans le cas où, ses recettes n excédant pas la limite de , un professionnel libéral qui a renoncé à l application du régime micro-bnc et opté pour le régime de la déclaration contrôlée, bénéficie d une réduction d impôt pour frais de comptabilité et d adhésion, dans la limite d un plafond de 915 par an. à ces trois avantages s ajoute un régime de faveur en matière de contrôle fiscal : tant en matière d impôt sur les bénéfices que de TVA, le délai de reprise de l administration à l égard des adhérents d associations agréées est réduit de trois ans à deux ans seulement (sauf cas de manquement délibéré). Qui peut adhérer? L adhésion est ouverte à l ensemble des entreprises soumises à l impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, qu il s agisse d entreprises individuelles ou de personnes morales telles les sociétés civiles professionnelles (SCP). En cas d exercice dans le cadre d une société, c est celleci qui a la qualité d adhérent, chacun des associés bénéficiant alors personnellement des avantages liés à l adhésion. Un professionnel libéral réalisant moins de de recettes annuelles et relevant donc normalement du régime micro-bnc peut adhérer à une association agréée dès lors qu il renonce à ce régime et opte pour celui de la déclaration contrôlée. Comme on l a vu, il bénéficie en ce cas d une réduction d impôt pour frais de comptabilité et d adhésion. Dans quel délai faut-il adhérer? Deux situations doivent être distinguées : en début d activité : pour bénéficier des avantages fiscaux au titre de l année de début d activité, un contribuable doit adhérer à une association agréée au cours de ses cinq premiers mois d activité ; en cours d activité : pour bénéficier des avantages fiscaux au titre d une année donnée, un contribuable doit adhérer à une association agréée avant le 31 mai de l année en cause. Vos cotisations sociales En créant son entreprise le professionnel libéral se place sous le statut de Travailleur Non Salarié (TNS) et quitte, selon les cas, le régime général (salariés, étudiants et simples résidents) ou le régime spécial (fonctionnaires, agents de la SNCF, EDF-GDF, etc.) auquel il était affilié. Chaque année, il déclare aux organismes sociaux son revenu libéral et paie mensuellement 1, sur la base de ce dernier, l ensemble des cotisations à sa charge. Pendant les deux premières années, les coti s ations sociales sont calculées sur un forfait, puis elles sont régularisées une fois connus les revenus. En vitesse de croisière, les administrations sociales se basent sur les revenus n - 2, pour appeler les cotisations provisionnelles de l année n 2. En début d exercice, les charges sociales peuvent être lourdes à supporter, comp te tenu de la faiblesse prévisible des recettes. C est pour cette raison, qu il est prévu des aménagements visant à faciliter le paiement des obligations sociales. Ainsi, il est prévu pour tous les profes sion nels libéraux qui démarrent et qui en font la demande : dans le cadre de l ACCRE (Aide aux demandeurs d emploi), la possibilité d être exonéré des cotisations sociales (sauf CSG-CRDS et assurance vieillesse complémentaire), puis de demander un échelonnement sur 5 ans des régularisations des cotisations ; la possibilité d un report du forfait des coti sations sociales de la première année ; la possibilité d un échelonnement du forfait et des régularisations des cotisations sociales sur 5 ans ; sur demande de l affilié, les cotisations de retraite de base relevant de la CNAVPL peuvent être calculées sur une assiette égale à 5,25 % du plafond de la sécurité sociale, soit 1 971, ce qui réduit les prélèvements à 192. Cependant, si le revenu réalisé s avère supérieur à la base forfaitaire normale, une majoration de 10 % sera appliquée aux cotisations dont le paiement est différé. «Les cotisations des deux premières années sont calculées sur la base de forfaits, soit et » notes 1 Toutefois, il peut choisir le paiement trimestriel à condition qu il manifeste sa préférence pour cette échéance avant le 1 er novembre pour une prise d effet au 1 er janvier de l année suivante. En début d activité, l option pour un paiement trimestriel doit intervenir dans les 30 jours. En cours d année, le cotisant peut demander que le versement trimestriel intervienne à la date de la prochaine échéance, qui suit au moins 30 jours la date de cette demande. 2 À partir du 1 er janvier 2015, il est prévu un nouveau mode de calcul qui permet de rapprocher le montant des cotisations du revenu professionnel réellement perçu (en 2016, pour les cotisations vieillesse et invalidité-décès des professions libérales). 56 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 57
32 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Tableaux de simulation des cotisations sociales INFOS Les professions libérales sont rattachées au RSI uniquement pour leur assurance maladie, notamment par le biais du RSI-PLIF ou du RSI- PLP. Leur assurance vieillesse est prise en charge par la CNAVPL et la CNBF (Avocats). En revanche, les agents commerciaux dépendent du RSI, y compris pour leur vieillesse. Ces facilités sont particulièrement illustrées avec l exemple de l architecte/consultant/formateur qui suit. Si elles ne sont pas reprises pour les autres professions, elles sont tout à fait transposables à ces dernières. Remarque importante : le principe du report de paiement pendant la première année d exercice et du fractionnement des régularisations pendant cinq ans ne concerne pas les cotisations d assurance vieillesse complémentaire et invalidité décès, prélevées les sections professionnelles de la CNAVPL (liste page 87) auxquelles nous revoyons le professionnel. De même que les avocats, affiliés à la CNBF pour leur protection vieillesse, ne bénéficieront pas des possibilités de report et de fractionnement de leurs cotisations vieillesse. Cas particulier : les professionnels de santé conventionnés, affiliés à la CNAMTS pour leur coti sation d assurance-maladie, invalidité, décès, ne pourront pas bénéficier du régime des reports et des fractionnements de ces cotisations. rappel la présence d un conjoint colla borateur dans l entreprise entraîne une contribution complémentaire aux fonds de formation professionnelle (FIF-PL ou FAF-PM), qui porte son prélèvement à 0,34 % du plafond de la sécurité sociale, soit à 128 au lieu des 94 signalés dans les simulations suivantes. Professions techniques Tableau 7.1 : architectes/consultants/formateur/psychologues Organismes collecteurs 1 re année forfait 2 e année forfait 3 e année réel (3) Allocations familiales Urssaf ,25 % x R CSG - CRDS Urssaf Formation professionnelle Maladie, maternité Vieillesse, retraite de base Urssaf pour le FIF-PL RSI-PLIF ou RSI-PLP via un OC N année R = n 2 (7,5 % + 0,5 %) x (R + Cotisations sociales personnelles) ,25 % x PASECU ,5 % x R CIPAV Vieillesse, retraite complémentaire (1) CIPAV Invalidité, décès CIPAV idem TOTAL + Rééchelonnement de la régularisation de la 1 re année sur 5 ans Si ACCRE (2) + Rééchelonnement de la régularisation sur 5 ans Si report 1 re année (sauf vieillesse complémentaire et invalidité décès) +Rééchelonnement des cotisations 1 re année ,1 % x R si 0 < R < et 1,87 % x R si < R < Choix d une classe en fonction des revenus (1) TOTAL + 20 % de la régularisation de la 1 re année TOTAL + 20 % de la régularisation des cotisations sociales si le revenu > 120 % du SMIC TOTAL + 20 % des cotisations sociales et de la régularisation de la 1 re année (1) Possibilité de demander une réduction de 25 % de la cotisation vieillesse complémentaire, soit 899 au lieu de ; en effet le revenu de la 1 re année est inférieur à Si le revenu est inférieur à 5 632, alors le taux de réduction de la cotisation vieillesse complémentaire est de 100 %. (2) ACCRE, i.e. l exonération des cotisations sociales, sauf la cotisation de retraite complémentaire et la CSG-RDS, limitée à un plafond de 120 % du SMIC. (3) Hypothèse : le revenu professionnel de la première année d exercice est de , soit R = connu pour le calcul des cotisations sociales provisionnelles de la 3 e année. PASECU = Plafond annuel de la sécurité sociale, en % du SMIC = Les cotisations de l assurance vieillesse 2014 des professions libérales sont indiquées sous réserve de leur approbation par les autorités de tutelle. 58 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 59
33 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Professions médicales chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Tableau 7.2 : agents commerciaux Organisme collecteur 1 re année forfait 2 e année forfait 3 e année réel Allocations familiales RSI-commerce ,25 % x R CSG - CRDS RSI-commerce N année R = n 2 (7,5 % + 0,5 %) x (R + Cotisations sociales personnelles) Formation professionnelle RSI-commerce ,15 % x PASECU Maladie, maternité RSI-commerce ,5 % x R Indemnités journalières RSI-commerce ,7 % x R si R < Vieillesse, retraite de base Vieillesse, retraite complémentaire RSI-commerce RSI-commerce ,95 % (1) x R si R < ,2 x R si < R < (2) 7 % si R < et 8% x R si < R < (2) Invalidité, décès RSI-commerce ,1 % x R si R < TOTAL (1) Hypothèses de calculs (Bases de calculs) : - 1 re année d exercice : PASECU X 0,19 = e année d exercice : PASECU X 0,27 = PASECU = Revenu effectif de la 1 re année = Le taux sera réévalué chaque année à : - 16,95 % au 1 er janvier ,05 % au 1 er janvier ,15 % au 1 er janvier 2016 Circulaire n 2012/011 du 12 juillet 2012 du RSI (2) = 4 PASECU Attention à ne pas oublier de rajouter à partir de la 2 e année et pendant 5 ans, les 20 % de la régularisation de la 1 re année Allocations familiales Tableau 7.3 : médecins secteur 1 et secteur 2 Organismes collecteurs 1 re année forfait 2 e année forfait 3 e année réel Urssaf sect Urssaf sect ,25 % x R CSG-CRDS Urssaf Formation professionnelle CURPS Maladie, maternité Vieillesse retraite de base Urssaf pour le FAF-PM Urssaf pour les URPS de à N année R = n-2 0,25 % x R sur 0<R< et 2,35 % x R sur R> (7,5 % + 0,5 %) x (R + cot. sociales personnelles) ,25 % x PASECU ,5 % x R si R < URSSAF (1) sect ,11 % x R URSSAF sect 2 sur option RSI-PLIF ou RSI-PLP sect ,81 % x R ,5 % x R CARMF ,1 % x R si 0 < R < et 1,87 % x R si < R < Vieillesse retraite complémentaire (2) CARMF ,4 % x R, plafonné à Invalidité, décès CARMF forfait entre 622 et 836 ADR (3) CARMF ,035 % x (PASECU/2) ASV (4) CARMF sect ,5 % x R + forfait de CARMF sect ,5 % x R + forfait de TOTAL Sect Sect Sect 2 sur option CNAMTS Attention de ne pas oublier de rajouter à partir de la 2 e année et pendant 5 ans, les 20 % de la régularisation de la 1 re année En cas d insuffisance des revenus du médecin en n-1 ne dépassant pas , le professionnel peut demander des réductions de cotisation vieillesse complémentaire. Ces dispenses ne donnent pas lieu à l attribution de points. Exemple : si les revenus du médecin lors de la première année d exercice est de , la cotisation retraite complémentaire est réduite de 25 %, soit au lieu de (1) Les médecins de secteur 1 et secteur 2 sur option CNAMTS sont tenus de verser à l URSSAF leurs cotisations d assurance maladie. (2) La cotisation n est pas due, sauf si le professionnel a plus de 40 ans la première année d activité. En outre, si le revenu du ménage de la première année d exercice est de , la cotisation de retraite complémentaire est réduite de 25 % soit au lieu de (3) Lors de la 2 e année, le taux s applique sur un revenu forfaitaire PASECU/4, pour la 3 e année PASECU/2. (4) La prise en charge partielle de l ASV est possible si les revenus non salariés sont inférieurs à Ainsi, si R = , la prise en charge sera de 1/3, soit 509 si le professionnel est en secteur 1 ou s il est en secteur Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 61
34 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Lexique CNAMTS Caisse Nationale d Assurance-Maladie des Travailleurs Salariés L exercice libéral au quotidien Complétez vos connaissances en participant aux formations interprofessionnelles organisées par les ORIFF-PL Tableau 7.4 Secteur 1 = une prise en charge partielle de certaines cotisations sociales Un pourcentage sur les allocations familiales i.e. 0,25 % au lieu de 5,25 %. Sur la partie des revenus supérieure à , le pourcentage est de 2,35 %. Un pourcentage sur l assurance-maladie le professionnel étant affilié au régime PAM de la CNAMTS, i.e. 0,11 % au lieu de 9,81 %, sur les revenus de l activité conventionnée. Un forfait réduit pour l ASV, soit au lieu de et une prise en charge de la part proportionnelle de 1 % au revenu. Professions de santé conventionnées Selon que le médecin se positionnera en secteur 1 ou en secteur 2, le montant de ses cotisations sociales en sera affecté tableaux 7.3 et 7.4. Remarque importante : Les professionnels de santé y compris les remplaçants sous réserve qu ils excercent plus d un mois et que leur remplacement constitue leur activité principale (sauf médecins de secteur 2 et les pédicures-podologues) sont affiliés pour leurs cotisations d assurance maladie à la CNAMTS qui participe en partie à leur paiement. Depuis la LFSS pour 2011 (art. 15), les administrations ne discriminent plus les revenus conventionnels des autres revenus libéraux. Ainsi les professionnels sont affiliés au régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC) pour les risques maladie/maternité/décès pour l ensemble de leurs revenus. Secteur 2 = pas de prise en charge de cotisations sociales Allocations familiales : 5,25 %. Assurance-maladie : ➊ si le professionnel est affilié au RSI-PL, le taux de cotisation sera de 6,5 % ; ➋ si le professionnel est affilié au régime PAM de la CNAMTS, son taux de cotisation sera de 9,81 %. ASV, soit sans prise en charge de la part proportionnelle au revenu Tableau 7.5 : chirurgiens-dentistes Organismes collecteurs 1 re année forfait 2 e année forfait 3 e année réel Allocations familiales Urssaf ,25 % x R CSG-CRDS Urssaf Formation professionnelle CURPS Urssaf pour le FIF-PL Urssaf pour les URPS N année R = n-2 (7,5 % + 0,5 %) x (R + cot. sociales personnelles) ,25 % x PASECU ,3 % x R si R < Maladie, maternité Urssaf (1) ,11 % x R Vieillesse retraite de base CARCDSF Vieillesse retraite complémentaire (2) CARCDSF ,1 % x R si 0 < R < et 1,87 % x R si < R < (10,30 % x R) si < R < Invalidité, décès CARCDSF Forfait ASV CARCDSF (0,375 % x R) si R < TOTAL Attention de ne pas oublier de rajouter à partir de la 2 e année et pendant 5 ans, les 20 % de la régularisation de la 1 re année Si les exonérations des cotisations retraites au titre de la maternité ou pour insuffisance de revenus sont supprimées, les dispenses pour les personnes reconnues atteintes d incapacité d exercice de plus de 6 mois sont maintenues. (1) Les chirurgiens dentistes sont tenus de verser à l URSSAF leurs cotisations d assurance maladie. (2) Sur demande, la cotisation forfaitaire peut faire l objet d une dispense au titre des deux premières années civiles d activité. La dispense de cotisation n est pas attributive de points sauf rachat. 62 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 63
35 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Tableau 7.6 : sages-femmes Organismes collecteurs 1 re année forfait 2 e année forfait 3 e année réel Allocations familiales Urssaf ,25 % x R CSG-CRDS Urssaf Formation professionnelle CURPS Urssaf pour le FIF-PL URSSAF pour les URPS N année R = n-2 (7,5 % + 0,5 %) x (R + cot. sociales personnelles) ,25 % x PASECU ,1 % x R si R < Maladie, maternité Urssaf (1) ,11 % x R Vieillesse retraite de base Vieillesse retraite complémentaire CARCD-SF CARCD-SF Invalidité, décès CARCD-SF PCV (3) CARCD-SF Forfait 10,1 % x R si 0 < R < et (1,87 % X R) si < R < (2) + (10,30 % x R) si < R < Forfait à choisir entre 91 et 273 Allocations familiales Tableau 7.7 : auxiliaires médicaux Organismes collecteurs 1 re année forfait 2 e année forfait 3 e année réel Urssaf ,25 % x R CSG-CRDS Urssaf Formation professionnelle CURPS Urssaf pour le FIF-PL URSSAF pour les URPS N année R = n-2 (7,5 % + 0,5 %) x (R + cot. sociales personnelles) ,25 % x PASECU ,1 % x R si R < Maladie, maternité (1) URSSAF (2) ,11 % x R Vieillesse retraite de base Vieillesse retraite complémentaire CARPIMKO CARPIMKO Invalidité, décès CARPIMKO Forfait 10,1 % x R si 0 < R < et 1,87 % x R si < R < (3 % x R) si < R < ASV CARPIMKO (0,16 % x R) TOTAL Attention de ne pas oublier de rajouter à partir de la 2 e année et pendant 5 ans, les 20 % de la régularisation de la 1 re année TOTAL Attention de ne pas oublier de rajouter à partir de la 2 e année et pendant 5 ans, les 20 % de la régularisation de la 1 re année Depuis le 1 er janvier 2009, la caisse autonome de retraite des chirurgiens dentistes et des sages femmes (CARCD-SF), issue de la fusion de la CARCD et de la CARSAF ouvre aux sages femmes un régime de retraite complémentaire. (1) Des sages femmes sont tenues de verser à l URSSAF leurs cotisations d assurance maladie. (2) Si les revenus annuels sont inférieurs au plafond de la sécurité sociale ( en 2014) la cotisation vieillesse complémentaire forfaitaire est diminuée sur la base d un coefficient égal à revenu/plafond de la sécurité sociale. Par hypothèse, le revenu réel est égal à connu en 3 e année. En outre, la professionnelle peut bénéficier d une dispense de la cotisation forfaitaire au titre des deux premières années civiles. La dispense n est pas attributive de points sauf rachat. (3) Le seuil d affiliation du régime de prestations complémentaires vieillesse (PCV) est égal à (1) Pédicures-podologues conventionnés. Dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale 2012, les pédicures-podologues conventionnés peuvent choisir l organisme qui prendra en charge leurs dépenses d assurance maladie : le régime des PAMC (Régime général) le régime social des indépendants (RSI) (2) Les auxiliaire médicaux, hors les pédicures podologues qui ont opté pour le régime social des indépendants, sont tenus de verser leurs cotisations d assurance maladie à l URSSAF. 64 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 65
36 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Allocations familiales Tableau 7.8 : vétérinaires Organismes collecteurs 1 re année forfait 2 e année forfait 3 e année réel Urssaf ,25 % x R CSG-CRDS Urssaf Formation professionnelle Maladie, maternité Vieillesse retraite de base Urssaf pour le FIF-PL RSI-PLIF ou RSI-PLP via un OC N année R = n-2 (7,5 % + 0,5 %) x (R + cot. sociales personnelles) ,25 % x PASECU ,5 % x R CARPV Vieillesse retraite complémentaire (1) CARPV ,1 % x R si 0 < R < et 1,87 % x R si < R < Choix d'une classe en fonction des revenus entre 857 et Invalidité, décès CARPV Forfait entre 390 et TOTAL Attention de ne pas oublier de rajouter à partir de la 2 e année et pendant 5 ans, les 20 % de la régularisation de la 1 re année (1) La cotisation versée à l assurance vieillesse complémentaire à la date d effet d affiliation est appelée sur la base de la classe B, soit 6 860, pendant les deux premières années civiles d activité, avec faculté d option pour une classe d allégement. Par exemple, les vétérinaires âgés de moins de 35 ans lors de l installation sont dispensés de cotisations pour les 4 premiers trimestres et doivent cotiser en classe super spéciale 1, pour la 2 e année, soit 857 en Professions du droit Tableau 7.9 : avocats Organismes collecteurs 1 re année forfait 2 e année forfait 3 e année réel Allocations familiales Urssaf ,25 % x R CSG-CRDS Urssaf Formation professionnelle Maladie, maternité Vieillesse retraite de base forfaitaire Vieillesse retraite de base proportionnelle Vieillesse retraite complémentaire Vieillesse retraite complémentaire extention Urssaf pour le FIF-PL RSI-PLIF ou RSI-PLP via un OC N année R = n-2 (7,5 % + 0,5 %) x (R + cot. sociales personnelles) ,25 % x PASECU ,5 % x R CNBF Forfait variable selon ancienneté de 274 à CNBF 185 (1) 283 (1) 520 2,6 % (2) x R si R < (2) CNBF CNBF Invalidité, décès CNBF ,11 % x R si R < et 6,21 % x R si < R < si < R < selon option : 2,69 % x R ou 6,62 % x R ou 9,52 % x R 55 de la 1 re année à la 4 e année, à partir de la 5 e année 137 (cotisation à l Ordre de 161 non comprise) TOTAL Attention de ne pas oublier de rajouter à partir de la 2 e année et pendant 5 ans, les 20 % de la régularisation de la 1 re année NB : ces estimations ne reprennent pas les contributions que paie l avocat via les droits de plaidoirie. Fixés par décrets, ces derniers sont calculés sur la base de 596 équivalant à un droit de plaidoirie de 13, pour le calcul de la contribution équivalente aux droits de plaidoirie (1) Forfaits de la 1 re et 2 e année, estimés sur la base des avocats inscrits en 2014 et des avocats inscrits en (2) Sous réserve de la modification du décret du 2 septembre Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 67
37 chapitre 7 - Votre statut fiscal et social chapitre 7 - Votre statut fiscal et social Les prestations sociales d assurance maladie «Depuis 2001, les prises en charge des prestations en nature des caisses maladie des indépendants sont les mêmes que celles des salariés» Les cotisations sociales que versent les professionnels libéraux aux caisses d assurance maladie des indépendants (RSI-PLIDF, RSI-PLP) leur permettent, via les OC par exemple la RAM d être couverts et remboursés des dépenses maladie qu ils ont à faire pour eux-mêmes et leurs ayants droits. Depuis 2001, les prises en charge des caisses maladie des indépendants, c est-à-dire les prestations «en nature», sont les mêmes que celles des salariés, tant pour les gros risques comme l hospitalisation ou l affection de longue durée, que pour les petits risques, par exemple les consultations pour des soins courants chez un médecin ou un auxiliaire médical, les médicaments, les examens, etc. Observatoire national des Entreprises de Professions Libérales Site de référence et d observation des entreprises de professions libérales, des professions libérales et des travailleurs indépendants L observatoire national des entreprises de professions libérales (ONE-PL) a été créé à l initiative de l Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL), avec la collaboration de la Conférence des ARAPL. Outre la collecte d information axée sur les entreprises de professions libérales et les indépendants, l observatoire produit des analyses issues d enquêtes réalisées auprès des dirigeants des activités libérales et indépendantes. Il dispose en effet d un panel d entreprises qui sont régulièrement interrogées via un questionnaire en ligne. Ainsi, les primes des assurances et mutuelles complémentaires ne devraient pas varier du fait du passage du régime général des travailleurs salariés au régime des indépendants. Les différences de prestation entre les deux régimes résident dans les prises en charge des prestations dites «en espèces», c est-à-dire les indemnisations financières, les revenus de remplacement. Trois situations se présentent : les indemnités journalières constituent le revenu de remplacement d un salarié, lorsque ce dernier s absente pour cause de maladie. Ces indemnités n existent pas pour les professions libérales, sauf pour les agents commerciaux (affiliés au RSI-commerce). Ainsi l absence du professionnel malade entraîne une perte d activité donc de chiffre d affaires. Il pourra compenser cette perte de revenus s il recourt à des assurances privées facultatives ; les allocations et le congé maternité (ou d adoption) permettent aux salariées enceintes d interrompre leur activité tout en percevant un revenu. Des dispositions similaires sont prévues pour les professionnelles libérales, mais les modalités ne sont pas exactement les mêmes. Ainsi, si une salariée perçoit des indemnités journalières calculées sur la base de son salaire, une professionnelle libérale percevra une Indemnité journalière forfaitaire d interruption d activité qui dépend du nombre de jours d arrêt (de 44 jours consécutifs à 104 jours maximum), plus une allocation de repos maternel, indépendamment du niveau de son revenu libéral ; l assurance invalidité décès, gérée chez les salariés par le régime général, n est pas de la compétence des caisses maladie des indépendants, mais de leurs caisses de retraite. En cas d accident entraînant l invalidité ou le décès du professionnel, l assuré ou les ayants droit devront se tourner vers leur section professionnelle (CIPAV, CARMF, etc.) pour faire valoir leurs droits. INFOS Les pères, chefs d entreprise peuvent interrompre leur activité à l occasion d une naissance ou d une adoption et percevoir une indemnité journalière forfaitaire pendant 11 jours consécutifs au plus, en cas de naissance ou d adoption simple, et 18 jours consécutifs en cas de naissances ou d adoptions multiples. Elle est égale à 1/60 du plafond mensuel de la sécurité sociale (1/60 de en 2014) soit 52,15 par jour. 68 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 69
38 Le régime de l auto-entrepreneur chapitre 8 Vos partenaires pour vos formations en création d entreprise Fondé en 1998, le réseau des ORIFF-PL et l ONIFF-PL vous offre des formations à la création, gestion et développement d une entreprise libérale. Envie de créer une entreprise libérale? Nouvelles professions sous le statut libéral? Créez. Que vous soyez en phase de réflexion, en cours de rédaction de votre business plan ou en développement, le réseau des ORIFF-PL et de l ONIFF-PL vous aide à réaliser votre projet en partenariat avec le fonds interprofessionnel de formation des professions libérales (FIF-PL) et avec les instances régionales du développement économique (selon les régions). Pour les formations avant la création d entreprise, la prise en charge est de maximum 5 jours par an sur un plafond de 300 par jour de formation. Exemple de formations pour les porteurs de projets : «5 jours pour entreprendre en libéral» ou «L'auto entreprenariat / droits, obligations et opportunités de passage en micro ou réel». Pour les formations après la création d entreprise, la prise en charge est de maximum 2 jours par an sur un plafond de 300 par jour de formation. Exemple de formation pour les professionnels libéraux installés : «La comptabilité de A à Z pour les professionnels libéraux assujettis et non assujettis à la TVA» ou «Comment estimer ses prestations / Valoriser et justifier ses honoraires», etc. Le régime de l auto-entrepreneur consiste en un mode particulier de détermination des cotisations sociales et, éventuellement, de l impôt sur les bénéfices. Les cotisations et l impôt sont en effet calculés directement à un taux forfaitaire sur le montant du chiffre d affaires réalisé. Réservée aux seuls exploitants réalisant moins de de recettes annuelles, l option pour ce régime n est ouvert qu à certaines catégories de professions libérales. 1 // Qui peut opter pour le régime de l auto-entrepreneur? 2 // En quoi consiste le régime de l auto-entrepreneur? 3 // Quelles sont les formalités à respecter? N hésitez pas à contacter les Maisons des professions libérales en régions et départements. Toutes les coordonnées sur mpl.fr Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 71
39 chapitre 8 - Le régime de l auto-entrepreneur chapitre 8 - Le régime de l auto-entrepreneur Qui peut opter pour le régime de l auto-entrepreneur? Dans la sphère des activités libérales, l option pour le régime de l auto-entrepreneur ne peut être exercée que par les agents commerciaux et les professionnels relevant de la Caisse interprofessionnelle d assurance vieillesse CIPAV : architectes, ingénieurs, techniciens, géomètres, experts et conseils, artistes ne relevant pas de l article L du Code de la sécurité sociale, enseignants, professionnels du sport, du tourisme et des relations publiques et toute profession libérale non rattachée à une autre section. Par ailleurs, le professionnel doit relever du régime micro-bnc, c est-à-dire percevoir des recettes d un montant maximum de et ne pas avoir opté pour le paiement de la TVA (voir page 52). En quoi consiste le régime de l auto-entrepreneur? note 1 24,6 % pour les agents commerciaux. 2 Il est prévu une pénalité de 47 en 2014, pour chaque déclaration en retard. En cas d absence d une ou plusieurs déclarations, au 31 janvier n+1, les cotisations provisionnelles forfaitaires sont calculées par l URSSAF. Le régime de l auto-entrepreneur comporte un volet social et un volet fiscal Volet social L auto-entepreneur est soumis, au titre de l ensemble des cotisations sociales (assurance maladie-maternité, allocations familiales, CSG et CRDS et assurance vieillesse) à un prélèvement forfaitaire égal à 23,3 % 1 du montant de ses recettes. Opéré, au choix du cotisant, sur les recettes de chaque trimestre ou de chaque mois écoulé, ce prélèvement présente un caractère libératoire et définitif. 2 Précisions ➊ Un cumul est possible entre l exonération ACCRE et le régime de l auto-entrepreneur. Il se traduit par l application d un taux spécifique pour le calcul des cotisations sociales personnelles. ➋ Si l auto entrepreneur ne réalise aucun chiffre d affaires pendant 24 mois consécutifs ou 8 trimestres civils, il perd le bénéfice du régime. Il ne pourra plus notamment bénéficier du régime micro social simplifié. Ses cotisations seront calculées selon les règles du droit commun. Il sera prévenu par courrier le mois ou le trimestre précédant sa radiation au régime. Volet fiscal Une option pour le volet social du régime de l auto-entrepreneur étant supposée avoir été formulée, le professionnel a, s il le souhaite, la possibilité de s acquitter de son impôt sur les bénéfices au moyen d un prélèvement forfaitaire libératoire égal à 2,2 % du montant de ses recettes et opéré dans les mêmes conditions que le prélèvement au titre des cotisations sociales. Cela suppose toutefois que son revenu fiscal de référence de l avantdernière année (revenu figurant sur l avis d imposition établi au titre de l année considérée), n ait pas excédé un certain seuil. Ainsi, pour l année 2014, un contribuable dont les recettes professionnelles n excèdent pas la limite de et ayant opté pour le régime de l auto-entrepreneur au titre de ses cotisations sociales ne pourra opter pour ce même régime au titre de l impôt sur les bénéfices que sous réserve que son revenu fiscal de l année 2012 n ait pas excédé pour sa première part de quotient familial, plus par demi-part supplémentaire (exemple : pour un couple marié ou pacsé avec un enfant à charge). NB : La prolongation de l exonération de la contribution économique territoriale (CET) pendant les deux années qui suivent celle de la création pour les auto-entrepreneurs, a été supprimée. En cas de création en 2014 les auto-entrepreneurs devront régler cette taxe dès «Dans le cadre du régime de l autoentrepreneur, les cotisations sociales sont fixées une fois pour toutes à 23,3 % du montant des recettes perçues» 72 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 73
40 chapitre 8 - Le régime de l auto-entrepreneur Quelles sont les formalités à respecter? À VOIR SUR LE WEB Comme pour les autres entreprises individuelles du secteur des activités libérales, l immatriculation s effectue auprès de l Urssaf. à son choix, le professionnel adresse chaque mois ou chaque trimestre à l Urssaf une déclaration de son chiffre d affaires, y compris si celui-ci est nul, accompagnée le cas échéant du règlement correspondant. Il peut également effectuer ces formalités par Internet sur le site de l auto-entrepreneur ou sur net-entreprises. Depuis 2011, les auto-entrepreneurs doivent verser une contribution à la formation professionnelle de 0,2 %. En contrepartie, ils ont accès à la formation professionnelle continue à titre personnel. 1 Les cas particuliers chapitre 9 Exercice parallèle d une activité salariée, exercice d une activité libérale après son départ à la retraite, exercice d une activité libérale à titre occasionnel : autant de situations particulières qui appellent certaines précisions. note 1 Article 137, loi n du 29 décembre JO du 30 décembre // Professionnel libéral et salarié 2 // Professionnel libéral et retraité 3 // Activités libérales occasionnelles 74 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 75
41 chapitre 9 - Les cas particuliers chapitre 9 - Les cas particuliers Professionnel libéral et salarié Dispositions pour les salariés créateurs d entreprise Depuis la loi de finances pour 2013, l aide qui permettait aux salariés créateurs d entreprise d être exonérés des cotisations sociales relatives à leur statut de travailleur indépendant a été supprimée (sauf pour les rémunérations perçues au titre des périodes antérieures au 1 er janvier 2013). Un salarié qui crée son entreprise paiera donc les mêmes cotisations forfaitaires provisionnelles qu un simple créateur. En outre, il est prévu le droit pour un salarié de demander un contrat à temps partiel de deux ans maximum pour création d entreprise (auparavant, seul un congé sans solde pour création d entreprise pouvait être accordé). La loi a réduit à 24 mois au lieu de 36 mois, l obligation d ancienneté dont le salarié doit justifier, et à 2 mois au lieu de 3 mois, le délai de prévenance lors de sa demande. Enfin, un employeur ne peut pas, la première année suivant la création ou la reprise d une entreprise, se prévaloir de la clause d exclusivité (qui impose au salarié de travailler exclusivement pour son employeur) figurant dans le cadre d un contrat de travail ou dans les accords collectifs applicables. Doit-on payer des cotisations sociales en tant que salarié et profession libérale? Le professionnel supporte les cotisations sociales des deux statuts, sur la base du revenu généré par chacune des activités. Il bénéficie des prestations d un seul organisme d assurance maladie, par défaut l assurance maladie des professions libérales, sauf si l activité salariée est son activité principale. Une activité salariée est qualifiée de principale si elle génère des revenus supérieurs à ceux tirés de l activité libérale et si elle cumule plus de heures dans l année. En revanche, la double contribution aux organismes d assurance vieillesse permettra lors de la liquidation de bénéficier d un cumul des pensions. Professionnel libéral et retraité Doit-on payer des cotisations sociales en tant que professionnel libéral et retraité? Les premières cotisations sont dues aux caisses dans les mêmes conditions que pour les autres créateurs d entreprise libérale. Y a-t-il diminution ou suspension de la pension? Deux cas sont à distinguer : ➊ le retraité du régime général des salariés reprend une activité libérale Le salarié retraité peut reprendre une activité libérale sans aucune diminution ou suspension de sa pension de retraite. En outre, les revenus qu il tire de son activité libérale ne sont pas plafonnés. ➋ le retraité du régime des professions libérales reprend une activité libérale En principe, un retraité professionnel libéral qui reprend une activité libérale ne peut continuer à percevoir sa pension qu à condition que ses revenus nets provenant de sa nouvelle activité libérale ne dépassent pas le plafond annuel de la sécurité sociale, soit en À noter La loi déroge au principe du cumul plafonné dans deux cas : le retraité a au moins 60 ans et justifie d une durée d assurance lui permettant de bénéficier d une pension à taux plein ; à partir de 65 ans, quelle que soit la durée d assurance. Dans les deux cas, l assuré doit avoir liquidé ses pensions de vieillesse personnelles auprès de la totalité des régimes légaux, de base et complémentaires, dont il a relevé (y compris les régimes étrangers). 76 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 77
42 chapitre 9 - Les cas particuliers Activités libérales occasionnelles «Dans le cas où les revenus libéraux sont insuffisants, le professionnel peut demander des exonérations de cotisations sociales» À noter Lors des régularisations, en cas de faiblesse des revenus libéraux, certaines caisses peuvent aménager des réductions ou des exonérations. Dans le cas où les revenus libéraux sont insuffisants, le professionnel peut demander des exonérations de cotisations sociales. Urssaf : si les revenus libéraux sont inférieurs à en 2014, le professionnel peut demander l exonération des cotisations d allocations familiales, de la CSG-CRDS et de la contribution à la formation professionnelle. RSI-PLIF ou RSI-PLP : en cas de revenus inférieurs à , le professionnel est redevable d un minimum incompressible de cotisation d assurance maladie : Si les revenus sont négatifs ou égaux à zéro, alors le minimum incompressible est fixé à 659 en 2014 ; Si les revenus sont 0 < R < 15019, le minimum incompressible est calculé par : [(0,13 X 0,065/0,4) X ( R)] en Par exemple, si R = 10000, alors le minimum incompressible d assurance maladie est égal à 875. Si le professionnel est par ailleurs couvert par le régime d assurance-maladie des travailleurs salariés à titre principal (plus de heures de travail salarié et des revenus salariés supérieurs aux revenus libéraux), la cotisation est alors calculée sur l assiette du revenu libéral. CNAVPL : l insuffisance de revenus peut être invoquée pour bénéficier de réduction de la cotisation retraite de base, si les revenus libéraux sont inférieurs à 5,25 x PASECU, soit 1971 en Le professionnel est toutefois redevable d une cotisation vieillesse de base minimum de 192 par an. Les cotisations des régimes de retraite complé mentaire peuvent, être réduites pour insuf fisance de revenus. Les professionnels s infor meront auprès de leur section professionnelle. RSI-Commerce : les agents commerciaux qui cotisent pour leur retraite au RSI-Commerce paient des montants minimaux annuels pour les indemnités journalières (105 ), la retraite de base (338 ), la retraite complémentaire (138 ) et l invalidité décès (83 ) en L installation en profession libérale n est qu une étape sur un long chemin qui doit conduire au développement et à la pérennisation de l activité. Dans cette optique, deux atouts maîtres : la mise à jour permanente de vos connaissances techniques et une bonne insertion dans votre milieu professionnel. 1 // Formation professionnelle continue 2 // Organisations et réseaux professionnels Formation et réseaux chapitre Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 79
43 chapitre 10 - Formations et réseaux La formation professionnelle continue et et À VOIR SUR LE WEB Obligatoire pour certaines professions, la formation professionnelle continue permet au chef d entreprise d acquérir de nouvelles compétences et de réactualiser ses connaissances en vue d une meilleure qualité de prestation, d un développement et d une fidélisation de la clientèle ou patientèle. Les organismes de formation professionnelle sont souvent liés aux organisations professionnelles. Concernant la prise en charge des frais de formation, le FIF-PL et le FAF-PM sont vos interlocuteurs privilégiés. L Agefice intervient pour les moniteurs d auto-école et l Afdas pour les professions relevant des artistes-auteurs. Pour la formation continue des salariés de professionnels libéraux, consulter les sites de Actalians et OPCABAIA. L annuaire du professionnel libéral 1 // Les principaux organismes chapitre 11 Les organisations et les réseaux professionnels 1 note 1 Cf. Liste des syndicats professionnels, page 92. INFOS Depuis 2011 les autoentrepreneurs cotisent à un fonds de formation et à ce titre bénéficient également d une prise en charge. En dehors de la formation professionnelle continue, le professionnel ne doit pas négliger : l information sectorielle et celle sur son environnement transmises par les confrères, les organisations professionnelles via leurs congrès et leurs revues. Ces structures sont les premières informées de la réglementation de la profession, des usages, de l état du marché, de ses opportunités... ; les autres professionnels (avocats, experts comptables, banques ou agents d assurances), qui par leurs conseils peuvent aider à des choix lors de moments délicats ; l importance du dialogue avec les institutions en contact avec les professions libérales, comme l Urssaf, le centre des impôts par l intermédiaire de l Association agréée, l UNAPL... 2 // Le réseau des MPL/ORIFF-PL 3 // Le réseau des ARAPL 4 // Les caisses d assurance-maladie des professions libérales et leurs organismes conventionnés 5 // Les 10 sections professionnelles d assurance vieillesse 6 // Les caisses d assurance vieillesse des avocats et des agents commerciaux 7 // Pourquoi adhérer à un syndicat professionnel? 8 // Les Syndicats professionnels membres de l UNAPL 9 // Abréviations 80 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 81
44 chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral Les principaux organismes Organismes rattachés aux entreprises libérales ARAPL Association Régionale Agréée des Professions libérales CFE Centre de Formalités des Entreprises et CNAMTS et CPAM Caisse Nationale d Assurance-maladie des Travailleurs Salariés, Caisse Primaire d Assurance-maladie CNAVPL Caisse Nationale d Assurance Vieillesse des Professions Libérales CNBF Caisse Nationale des Barreaux Français DGCIS Direction générale de la compétitivité, de l industrie et des services Sous direction du commerce, de l artisanat et des professions libérales FAF-PM Fonds d Assurance Formation des Praticiens Médicaux FIF-PL ONIFF-PL/ ORIFF-PL Fonds Interprofessionnel de Formation des Professions Libérales Office National (Régional) d Information de Formation et de Formalités des Professions Libérales OPCA-PL Organisme Paritaire Collecteur Agréé des Professions Libérales MPL Maison des Professions Libérales RSI Régime Social des Indépendants RSI des professions libérales Ile-de-France RSI des professions libérales Province UNAPL Union Nationale des Professions Libérales Urssaf Organismes ressources Union de Recouvrement des Organismes de Sécurité Sociale et d Allocations Familiales AGESSA Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs APCE Association pour la Création d Entreprises ARS Agence Régionale de Santé BPI FRANCE Banque publique d investissement CCI Chambre de Commerce et d Industrie CNIDFF Centre National d Information des Femmes et des Familles IRDES Institut de Recherche et de Documentation en Économie de la Santé DIRECCTE Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l Emploi INSEE Institut National de la Statistique et des Études Économiques (voir portail de la Statistique publique) INPI Institut National de la Propriété Industrielle Pôle-emploi Fusion ANPE-ASSEDIC Interfimo Financier des PL Le réseau des MPL/ORIFF-PL ORIFF-PL Auvergne 6, rue Gravenoire, Clermont Ferrand Tél. : Fax : [email protected] ORIFF-PL Basse-Normandie Maison des professions libérales , rue du Colonel Remy BP Caen Cedex 04 Tél. : Fax : [email protected] ORIFF-PL Bretagne Pays de la Loire 107, avenue Henri Fréville BP Rennes Cedex 02 /MPL Grand Ouest Tél. : ORIFF-PL Centre ORIFF-PL Franche-Comté 19, boulevard Alexandre Martin - Imm. Tour Saint Avit Orléans Tél. : Fax : [email protected]. 11, D rue Chopard Besançon Tél. : Fax : [email protected] ORIFF-PL Guadeloupe BP Jarry Cedex Tél. : ORIFF-PL Haute-Normandie ORIFF-PL Ile-de-France ORIFF-PL Languedoc-Roussillon Technoparc des Bocquets, immeuble Faraday 135, allée Paul Langevin Bois-Guillaume Tél. : Fax : [email protected] 6, boulevard des Capucines Paris Tél. : [email protected] Maison des Professions Libérales - Montpellier Le Millénaire 285, rue Alfred Nobel Montpellier Tél. : Fax : [email protected] Maison des Professions Libérales - Gard Parc Georges Besse- 85, allée Norbert Wiener Nîmes Tél. : Maison des Professions Libérales - Pyrénées-Orientales 17, boulevard Kennedy Perpignan Tél. : ORIFF-PL Lorraine Maison des professions libérales - 43, cours Léopold BP Nancy Cedex Tél. : Fax : [email protected] ORIFF-PL Midi-Pyrénées ORIFF-PL Nord Pas-de-Calais ORIFF-PL PACA Maison des Professions Libérales - Le Forum 13, avenue Jean Gonord Toulouse Tél. : Fax : [email protected] Maison des professions libérales 118, rue du 8 mai 1945 BP Villeneuve-d Ascq Tél. : , avenue George V Nice Tél. : ORIFF-PL Picardie 21, Square Jules Bocquet Amiens Cedex 1 Tél. : [email protected] ORIFF-PL Rhône-Alpes 37, rue du Président Edouard Herriot BP Lyon Cedex 02 Tél. : [email protected] 82 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 83
45 chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral Le réseau des ARAPL ARAPL Tour «Hémilythe» 150, avenue Georges Pompidou CS Aix-en-Provence Cedex 1 Pays d Aix-Vaucluse Tél. : Fax : [email protected] - ARAPL Bureau de Martinique Centre d Affaires Californie - Lot. La Trompeuse II Lamentin Martinique Antilles Guyane Tél. : Fax : [email protected] - Bureau de Guadeloupe 428, rue de la Chapelle - ZI de Jarry Baie-Mahault Tél. : Fax : Bureau de Guyane 23, Boulevard Jubelin Cayenne ARAPL 51-53, boulevard du Président Wilson CS Bordeaux Cedex Tél. : Aquitaine Fax : [email protected] www. araplaquitaine.fr ARAPL 11-13, rue du Colonel Remy BP Caen Cedex 04 Tél. : Basse-Normandie Fax : [email protected] ARAPL Auvergne 6 bis, rue des Poulies BP Bourges Cedex Tél. : Fax : Berry Nivernais [email protected] Bureau de Châteauroux 3, rue de la Cueille Châteauroux Tél. : Bureau de Clermont-Ferrand 15-17, rue du Pré de la Reine Clermont-Ferrand Tél. : Bureau de Nevers 14, Rue Molière - Résidence Verte Bât A Nevers Tél. : ARAPL Grand Ouest Siège de Rennes 107, avenue Henri Fréville BP Rennes Cedex 2 Tél. : Fax : [email protected] Bureau d Angers 3, rue Pierre Lise 3 e étage CS Angers Cedex 1 Tél. : Fax : Bureau de Brest 27, rue Jean-Marie Le Bris Brest cedex 2 Tél. : Fax : Bureau de La Roche-sur-Yon 5 rue Jacques-Yves Cousteau PA Economique de Beaupuy La Roche sur Yon Tél. : Fax : Bureau de Laval 31, allée Saint-Louis Laval Tél. : Fax : Bureau de Nantes Immeuble Ehundura 5 e étage 3, Mail du Front Populaire NANTES Tél. : Fax : Bureau de Lorient Centre d affaires La découverte Immeuble Penfret 39, rue Villeneuve Lorient Tél. : Fax : Bureau de Saint-Brieuc 6, boulevard de Sévigné Saint-Brieuc Tél. : Fax : Vannes Permanence les 2 e et 4 e mardi de chaque mois Espace Entreprendre CCI rue du Commerce CP Vannes Cedex - Tél. : Quimper Permanence le vendredi Espace Entreprendre 145, avenue Keradennec Quimper Tél. : Le Mans rue de la Mariette Le Mans Tél. : Fax : Guide pratique 2014 S installer en profession libérale ARAPL Centre Siège d Orléans 19, boulevard Alexandre Martin BP Orléans Cedex 01 Tél. : Fax : [email protected] Bureau de Tours 4, rue Gambetta - 2 e étage Tours - Tél. : ARAPL Côte d Azur 22, avenue Georges Clemenceau CS Nice Cedex 1 Tél. : Fax : [email protected] ARAPL 11 D, rue Chopard Besançon Franche-Comté Tél. : Fax : [email protected] - ARAPL Technoparc des Bocquets - 135, allée Paul Langevin Bois-Guillaume Haute-Normandie Tél. : Fax : [email protected] ARAPL 6, boulevard des Capucines Paris Ile-de-France Tél. : Fax : [email protected] ARAPL MPL 285, rue Alfred Nobel BP Montpellier Cedex 9 Languedoc-Roussillon Tél. : Fax : [email protected] Bureau de Nimes Maison des professions Libérales et de Santé Parc Georges Besse Nîmes Cedex 1 Tél. : Fax : [email protected] Bureau de Perpignan Maison des professions Libérales et de Santé Immeuble Challenger - 17, boulevard Kennedy Perpignan Tél. : Fax : [email protected] ARAPL Lorraine 43, cours Léopold CS Nancy Cedex Tél. : Fax : [email protected] ARAPL 118, rue du 8 mai 1945 BP (Entrée par la rue du Commerce) Villeneuve-d Ascq Cedex Nord Pas-de-Calais Tél. : Fax : [email protected] ARAPL 68, rue Bourbarraud Bergerac Tél. : Fax : Périgord Limousin [email protected] ARAPL Picardie Logis du Roi - 21, square Jules Bocquet BP Amiens Cedex 1 Tél. : Fax : [email protected] ARAPL Provence Le Grand Prado - 6, allées Turcat Mery Marseille Cedex 8 Tél. : Fax : [email protected] ARAPL Rhône-Alpes 3, quai Jean Moulin Lyon Tél. : Fax : [email protected] ARAPL Var Espace Maurice - 141, avenue Marcel Castié Toulon Tél. : Fax : [email protected] Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 85
46 chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral Les caisses d assurance-maladie des PL Professionnels libéraux d Ile-de-France RSI-PLIF Caisse régionale 22 rue Violet Paris Cedex 15 Tél. : Fax : OC-11 - RAM Réunion des Assureurs Bureaux d accueil : Maladie 86 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 28 bis, Sébastopol Paris 38, avenue des Genottes Cergy Saint Christophe 25, rue Desaix Paris 11, rue du Général de Gaulle Melun 11, avenue de la Gare Montigny le Bretonneux Espace pour entreprendre 32, rue Emile Zola Choissy-le-Roi Chambre de commerce 2, cours Monseigneur Romero Evry (lundi) Adresse de correspondance : 3, boulevard Ney BP Paris Cedex 18 Tél. : Fax : Harmonie-Mutuelle Bureaux d accueil : 162, rue Ordener, Paris 87, rue de Lévis, Paris 180, bd Voltaire, Paris 20, rue Monge, Paris 55-57, bvd Magenta, Paris 137, rue d Alesia, Paris 236, rue de la Convention, Paris 9, rue Gambetta, Arpajon 13, rue Henri Barbusse, Nanterre Adresse de correspondance : Centre de gestion RO PARIS, CS 51567, Paris cedex 15 Tél. : Fax : [email protected] Professionnels libéraux de Province RSI-PLP Caisse régionale 44, boulevard de la Bastille Paris Cedex 12 Tél. : Fax: OC-11 Réunion des Assureurs Adresse de correspondance : RAM PL Province Maladie 34, boulevard d Étienne d Orves Le Mans Cedex 9 14, allée Charles Pathé Bourges Cedex 9 Pour toute information, 90 points d accueil dans toute la France Tél. : Mut est Les Mutuelles de l Est 11 Boulevard Wilson CS Strasbourg Cedex Tél : Fax : [email protected] Les mutuelles du soleil 33 Chemin de l Argile BP Marseille Cedex 10 Tél : Fax: [email protected] Professionnels libéraux Antilles - Guyane Le RSI délègue à la RAM en qualité d organisme conventionné, la gestion des prestations maladie-maternité. Coordonnées de la RAM. Siège social Carrefour Mangot Vulcin-Habitation bois Quarré, BP Lamentin cedex Tél : Fax : Agence de Guadeloupe Agence de Guyane Zac de houelbourg 3 - Voie Verte, BP Jarry cedex Tél : Fax : , rue schoelcher - BP 1115, Cayenne cedex Tél : Fax : Les 10 sections professionnelles d assurances vieillesse CRN Caisse de Retraite des Notaires 43, avenue Hoche Paris Tél. : Fax : [email protected] CAVOM Caisse d Assurance Vieillesse des Officiers Ministériels, 9, rue de Vienne Paris Cedex 08 officiers publics et des compagnies judiciaires Tél. : Fax : CARMF Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France 44 bis, rue Saint-Ferdinand Paris Tél. : Fax affiliation : [email protected] CARCD-SF Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentistes 50, avenue Hoche Paris Cedex 08 et des Sages-Femmes Tél. : Tél. Service cotisants : [email protected] CAVP Caisse d Assurance Vieillesse des Pharmaciens 45, rue Caumartin Paris Cedex 09 y.c. les directeurs de laboratoires d analyses Tél. : Fax : médicales non médecins [email protected] CARPIMKO Caisse Autonome de Retraite 6, Place Charles de Gaulle et de Prévoyance des Infirmiers, Saint-Quentin-en-Yvelines Cedex Masseurs Kinésithérapeutes, Pédicures Podologues, Tél : Fax : Orthophonistes et Orthoptistes CARPV Caisse Autonome de Retraite 64, avenue Poincaré Paris et de Prévoyance des Vétérinaires Tél. : Fax : [email protected] CAVAMAC Caisse d Allocation Vieillesse 30, rue Olivier Noyer CS n Paris Cedex 14 des Agents généraux d assurances Tél. : CAVEC Caisse d Assurance Vieillesse des Experts comptables 9, rue de Vienne Paris Cedex 08 et des Commissaires aux Comptes Tél. : Fax : CIPAV Caisse Interprofessionnelle d Assurances Vieillesse 9, rue de Vienne Paris Cedex 08 (cotisants) Tél. : cipav-retraite.fr Les caisses d assurances vieillesse des avocats et des agents commerciaux CNBF Caisse Nationale des Barreaux Français 11, boulevard de Sébastopol Paris Cedex 01 Tél. : [email protected] RSI Caisse de retraite des agents commerciaux 264, avenue du Président Wilson La Plaine-Saint-Denis Cedex Tél. : (coordonnées des caisses RSI régionales) Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 87
47 chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral Pourquoi adhérer à un syndicat professionnel? note 1 Le rapport du Centre d études et de l emploi, «Les organisations patronales, continuité et mutations des formes représentatives du patronat», rapport n 70, février 2012, parle plutôt de logique de cohésion, une notion plus adaptée à la structuration sociale des relations professionnelles en France. L engagement dans un syndicat peut paraître paradoxal pour un chef d entreprise caractérisé par l individualisme, habitué à s appuyer uniquement sur ses capacités personnelles pour obtenir quelque chose. Il s agit en effet de renoncer à agir pour son propre compte et de reconnaître à l action collective un pouvoir plus efficace, souvent dans le compromis et la recherche de l intérêt partagé. De plus, les chefs d entreprises forment un groupe très hétérogène (en termes de profession, de responsabilité, de secteur, de statut, de taille d entreprise, etc.). Quoi de commun entre un dirigeant aidé de ses collaborateurs et un travailleur indépendant? Exercent-ils réellement les mêmes fonctions? Quoi de commun entre les métiers réglementés ou non? Exposés à la concurrence internationale ou travaillant dans un secteur protégé, comme celui de la santé? Ces chefs d entreprise ont-ils la même origine sociale, le même niveau de formation? Les mêmes réseaux? À l heure actuelle, où le syndicalisme salarié est affaibli, le défi est de trouver les arguments pour éviter la désaffection du syndicalisme patronal en proie à de nouvelles problématiques (réglementation ou plutôt déréglementation européenne, métamorphose du capitalisme et de l entreprenariat, globalisation de l économie, moindre adhésion des nouveaux entrepreneurs, notamment dans le secteur des services aux entreprises, etc.) et pour lequel plusieurs études malheureusement peu fréquentes montrent un déficit de mobilisation par la voie de l action collective organisée. En effet, le chef d entreprise hésitera, dans un calcul coût (cotisation d adhésion, temps consacré au militantisme, etc.) / bénéfices, entre l engagement et la position du passager clandestin (free rider) qui permet de bénéficier des résultats de l action syndicale sans avoir à s investir, voire il cherchera à agir par ses propres moyens d action. On montrera alors que les patrons choisissent d adhérer à des organisations ou mouvements proches de leurs préoccupations immédiates et assez petites pour que les coûts n entrent pas en concurrence avec les avantages du free rider. Concernant leurs moyens d action, les syndicats patronaux oscillent entre deux alternatives, selon les travaux de P. C. Schmitter et W. Streeck : la logique d adhésion 1, relative à leur organisation interne et la logique d influence, tournée vers les tiers (État, partenaires sociaux, etc.) et cherchant à imposer à ces derniers leur «idéologie», leur vision. Quels avantages pourront trouver les nouveaux chefs d entreprise libérale? Les activités libérales forment par nature un secteur hétérogène regroupé en trois familles : santé, juridiques et judiciaires, techniques et cadre de vie. Pour concilier intérêt de la profession et intérêt du secteur, elles sont représentées auprès des pouvoirs publics par leurs organisations professionnelles en première instance, puis par l UNAPL sur des sujets transversaux touchant à l entreprise libérale. Ce schéma est fréquent au sein des organisations patronales où les adhésions sont rarement directes. Ainsi le professionnel adhère librement d abord à son syndicat professionnel (liste p. 92) qui a pour mission d «assurer la défense des intérêts matériels et moraux de ses membres et la promotion de la profession» et qui conserve une certaine autonomie. Adhérer pour rompre la solitude dans la prise de décision : le syndicalisme orienté vers les affaires Être chef d entreprise c est entre autre prendre des décisions dans un environnement incertain. Ce rôle est d autant plus difficile à gérer que la TPE libérale (contrairement aux grandes entreprises) dispose de ressources restreintes en termes d accès et de traitement de l information. Même aidé de collaborateurs ou d intervenants extérieurs (experts comptables, etc.), le dirigeant fait face à un sentiment d isolement. Adhérer à des organisations professionnelles permet de dépasser cette difficulté puisque le professionnel y retrouve des confrères, en qui il a confiance, et qui ont probablement été confrontés à des difficultés identiques. Ainsi, le professionnel est amené à partager cette décision managériale avec des pairs et à se soumettre à leur avis, dans l espérance de se retrouver sur le même terrain. Il recueille leur jugement plus expérimenté, argumenté par certains aspects auxquels il n aurait pas pensé. Il peut alors engager la mise en œuvre de ses décisions avec plus de confiance dans leur succès et donc plus rapidement. Ce d autant que le syndicalisme patronal est beaucoup plus large que l entité syndicale stricto sensu. Il fonctionne en réseaux de proximité et comprend des organisations annexes telles que les clubs, les cercles de réflexion, les organismes de formation, etc., qui permettent à l organisation de construire sa cohésion, mais aussi au sein desquelles le professionnel peut échanger des informations relatives à l activité professionnelle, des conseils informels et des relations d affaires. Les syndicats contribuent à informer leurs adhérents de l évolution des règlementations professionnelles auxquelles d ailleurs ils contribuent. 88 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 89
48 chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral Le maintien de la qualité de la prestation Historiquement et avant la montée du mouvement ouvrier, les syndicats patronaux se sont d abord constitués en réaction aux politiques de libre-échange et d ouverture des frontières douanières mises en place par le gouvernement français au début du XIX e siècle. Cette fonction persiste dans le cadre renouvelé de mise en œuvre du marché européen (cf. le rapport Monti), en effet les organisations se retrouvent notamment sur la défense de la qualité des prestations et sur les actions à mettre en œuvre pour la faire respecter (exigence d un niveau de formation, actions de formation continue, etc.). Elles peuvent aider à structurer le métier en imposant des normes techniques ou juridiques, en luttant contre la concurrence déloyale, en limitant les abus. Mais le secteur libéral se distingue des autres secteurs d activité par la défense de la notion d éthique et de déontologie, garanties de la qualité des conditions dans lesquelles le service libéral est rendu. En effet, le service libéral n est pas un bien dont le consommateur peut s assurer de la qualité, ni avant l achat, ni après, du fait de l asymétrie d information qui existe dans la relation entre le professionnel expert et le client. C est un bien de confiance. Le contrôle des conditions de l exercice libéral est la mission habituelle de l Ordre professionnel. À contrario, le syndicat assure la défense individuelle de ses adhérents et collective de la profession qu il représente auprès des pouvoirs publics, pour peu qu il satisfasse aux critères de représentativité. Le syndicat de services Le syndicat peut mettre en place des services souvent gratuits pour ses adhérents, payants pour les autres. Ainsi, l entreprise peut avoir accès à des informations économiques, réglementaires, sociales ou juridiques sur son secteur ou sur sa branche. Il peut connaître l évolution de l activité, mieux maîtriser son marché, intégrer de nouvelles normes, anticiper les innovations techniques. Le syndicat peut également avoir noué des liens avec des partenaires (conseils ou experts), chargés de résoudre la problématique spécifique du dirigeant adhérent, par exemple en droit social ou sur les questions d assurances. Il peut mettre en place des programmes visant à améliorer l environnement économique de la profession : formations du dirigeant ou des salariés, diffusion d une technologie, recherche de marchés émergents, etc. Le syndicat de cohésion Comment fédérer des professionnels caractérisés par l hétérogénéité? Par des actions de socialisation comme l organisation de rencontres ou l échange des points de vue et le travail collectif dans le cadre de commissions au sein du syndicat, de clubs et autres «think tank». Ce travail en amont, est à l origine de la fonction du syndicat d influence décrite ci-après, et permet de construire un discours «économique» partagé et de créer du lien entre les participants. Le travail de réflexion fait souvent appel aux ressources du réseau. Les chefs d entreprise, sachant par leur expérience et intéressés par l élaboration d une parole collective peuvent participer selon leur affinité à la problématique posée, et par ce biais obtenir des informations qu ils n auraient pas eues autrement. Les thèmes des commissions portent soit sur un questionnement technique et immédiat de la profession ou du secteur, soit au contraire s étendre aux questions sociétales, environnementales ou d économie générale, etc. nécessitant une analyse de portée plus générale. Le syndicat d influence Enfin, le syndicat d influence est une fonction où les membres expriment leurs avis sur des choix de société et de politique économique et font pression sur les décideurs publics. Son champ est plus large que la défense des intérêts du groupe et il s appuie sur des intermédiaires tels que les associations affiliées, les entreprises et les mouvements sociaux, représentant une partie de la société dans l espace public. Il rend public les résultats de la fonction précédente (syndicat d adhésion). Conclusion L entreprenariat a changé de visage ; le patron légitimé par son entreprisepatrimoine a fait place au patron manager des grandes entreprises des années , puis au patron-entrepreneur en phase avec le capitalisme entrepreneurial des années Les organisations patronales ont évolué avec la nature de l entreprenariat, dans un contexte où l État est encore puissant et dispose de beaucoup de prérogatives d intervention dans la vie syndicale française, que l on soit du côté patronal ou salarial. Quelles qu elles soient, les organisations sont à présent obligées de tenir compte d une évolution vers un syndicalisme de services, plus proches des aspirations et des besoins des nouvelles entreprises, prédominantes dans les services et le commerce, et qui ont remplacé les grandes entités industrielles de la fin du siècle. Aidées par les nouvelles technologies de l information, ces organisations sont en train de se renouveler et peuvent ainsi être plus proches de leurs adhérents. Ainsi, les chefs d entreprise libérale, anciennement ou nouvellement installés trouveront en participant aux actions syndicales, une identité collective ; c est un véhicule puissant, capable de porter la défense de leurs intérêts particuliers. L UNAPL rassemble les différents syndicats représentatifs des professions libérales et les représente auprès des pouvoirs publics. Il agit sur les grands sujets qu ils partagent en commun et ils sont nombreux, de la fiscalité à la formation professionnelle, en défendant leurs intérêts, en faisant bouger les lignes législatives et règlementaires. 90 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 91
49 chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral Syndicats professionnels membres de l UNAPL Professions de santé Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) Confédération Nationale des Syndicats Dentaires (CNSD) Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF) Fédération Française des Associations de Médecins Conseils Experts (FFAMCE) Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes (FFMKR) Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) Fédération Nationale des Podologues (FNP) Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) Organisation Nationale des Syndicats d Infirmiers Libéraux (ONSIL) Organisation Nationale des Syndicats de Sages-Femmes (ONSSF) Syndicat des Biologistes (SDB) Syndicat des Femmes Chirurgiens-Dentistes (SFCD) Syndicat des Médecins Libéraux (SML) Syndicat National Autonome des Orthoptistes (SNAO) Syndicat National des Chirurgiens de Chirurgie Esthétique (SNCCE) Syndicat National des Masseurs-Kinésithérapeutes (SNMKR) Syndicat National des Vétérinaires d Exercice Libéral (SNVEL) Union des Jeunes Chirurgiens-Dentistes (UJCD) Union Nationale des Pharmacies de France (UNPF) Union Nationale des Syndicats de Sages-Femmes Françaises (UNSSF) Professions juridiques et judiciaires Association Française des Avocats Conseils d Entreprises (ACE) Association Nationale des Conseils en Propriété Industrielle (ACPI) Association Syndicale Professionnelle d Administrateurs Judiciaires (ASPAJ) Confédération Nationale des Avocats (CNA) Chambre Nationale des Commissaires Priseurs (CNCPJ) Conseil National des Greffiers des Tribunaux de Commerce (CNGTC) Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats (FNUJA) Institut Français Des Praticiens de Procédures Collectives (IFPPC) Syndicat des Avocats de France (SAF) Syndicat National des Notaires (SNN) Union Nationale des Huissiers de Justice (UNHJ) Professions techniques et du cadre de vie Association Française de Chiropraxie (AFC) Syndicat Français des Osthéopathes (SFDO) Association Française des Sténotypistes de Conférences (AFSC) Fédération Nationale des Syndicats d Agents Généraux d Assurances (AGEA) Association des Interprètes de Conférences Libéraux de France (AICLF) Alliance Nationale des Experts en Automobile (ANEA) Compagnie des Conseils et Experts Financiers (CCEF) CINOV Fédération des syndicats des métiers de la prestation intellectuelle du Conseil, de l ingénierie et du Numérique Chambre Nationale des Conseillers et Experts Financiers (CNCEF) Chambre Nationale des Conseillers en Investissements Financiers (CNCIF) Confédération Nationale des Détectives et Enquêteurs Professionnels (CNDEP) Compagnie Nationale des Ingénieurs Experts (CNIE) Chambre Syndicale des Professionnels de la Formation (CSFC) Experts-Comptables de France (ECF) Fédération des Conservateurs Restaurateurs (FFCR) Fédération Nationale des Agents Commerciaux et Mandataires (FNAC) Fédération Nationale de l Enseignement Privé Laïque (FNEPL) Fédération Nationale des Syndicats d Architectes d Intérieur (FNSAI) Syndicat des Graphologues Professionnels de France (SGPF) Institut Français des Experts-Comptables et des Commissaires aux Comptes (IFEC) Groupement Syndical des Praticiens de la Psychologie (PSY G) Syndicat National des guides Conférenciers (SNGC) Société Française des Traducteurs (SFT) Syndicat National des Généalogistes (SNG) Syndicat National des Psychologues (SNP) Syndicat des Psychologues en Exercice Libéral (SPEL) Union Nationale des Géomètres Experts (UNGE) Union Nationale des Syndicats Français d Architectes (UNSFA) Union Nationale des Economistes de la Construction (UNTEC) 92 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Guide pratique 2014 S installer en profession libérale 93
50 chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral AA ACCRE ADR AGIRC APE API ARCE ARE ARRCO ARS ASS ASV ATA BNC CAF CET CFE CFE CFP CIPAV Abréviations Association Agréée (voir le réseau des ARAPL) (page 84) Aide pour les Chômeurs Créateurs, Repreneurs d Entreprise Allocation de remplacement de revenu Association Générale des Institutions de Retraites des Cadres Activité Principale Exercée Allocation Parent Isolé Aide à la Reprise ou à la Création d Entreprise Allocation de Retour à l Emploi Association des Régimes de Retraite Complémentaire Agence Nationale de Santé Allocation Spécifique de Solidarité Avantages Sociaux Vieillesse (voir Professions de santé conventionnées) Allocation Temporaire d Attente Bénéfices Non Commerciaux Caisse d Allocations Familiales Contribution économique Territoriale Centre de Formalités des Entreprises Contribution Foncière des Entreprises Contribution à la Formation Professionnelle Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d Assurance Vieillesse CNAMTS Caisse Nationale d assurance-maladie des travailleurs salariés CNAVPL CNBF CPAM CRDS CSG CVAE Caisse Nationale d Assurance Vieillesse des Professions Libérales Conseil National des Barreaux Français Caisse primaire d Assurance Maladie Contribution au Remboursement de la Dette Sociale Contribution Sociale Généralisée Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises CUM DCR 94 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale Contribution aux Unions de Médecins (voir URPS) Déclaration commune de revenu DIRECCTE Direction Régionale des Entreprises, de la concurrence, du Travail et de l Emploi EDEN EI EIRL EURL FAF-PM FGIF FIF-PL FRE INSEE IRDES IRPP IS MPL NACRE OC Encouragement au Développement d Entreprises Nouvelles Entreprise Individuelle Entrepreneur Individuel à Responsabilitéé Limitée Entreprise Unipersonnelle (Société) à Responsabilité Limitée Fonds d Assurance Formation des Praticiens médicaux Fonds de Garantie à l Initiative des Femmes Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux Fonds de Revitalisation Économique Institut National de la Statistique et des études économiques Institut de Recherche et Documentation en économie de la Santé Impôts sur les Revenus de la Personne Physique Impôts sur les Sociétés Maison des Professions Libérales Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d Entreprise Organisme Conventionné (voir RSI-PLIF et RSI-PLP) OPCA-PL Organisme Paritaire Collecteur Agréé des Professions Libérales ORIFF-PL Office Régional d Information de Formation et de Formalités des Professions Libérales (voir le réseau des ORIFF-PL) PCE PAM RCP RSA Prêt à la Création d Entreprise Praticiens et auxiliaires médicaux Responsabilité Civile Professionnelle Revenu de Solidarité Active 12 Le FIF PL est un fonds d assurance formation agréé par Arrêté Ministériel du 17 mars 1993, publié au Journal Officiel, le 25 mars Il a été créé à l initiative de l UNAPL (Union Nationale des Professions Libérales) et des organisations professionnelles adhérentes, conformément aux dispositions de la loi du 31 décembre 1991, portant sur la formation continue des Travailleurs Indépendants et des Professionnels Libéraux, faisant obligation à tous de s acquitter de la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP). Cette contribution est passée, dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2012, de 0,15 % à 0,25 % du plafond annuel de la Sécurité Sociale (93 en 2014). Le fonctionnement du FIF PL Le FIF PL est administré par un Conseil de Gestion, composé d un représentant de chaque organisation professionnelle. L exécutif du FIF PL est constitué par un Bureau composé de 8 membres : Quatre membres présentés par l UNAPL pour les postes de Président, Secrétaire Général, Trésorier et Trésorier Adjoint, élus par un vote du Conseil de Gestion, Quatre Présidents de section élus au sein de leur section respective. Section SANTÉ Activités Hospitalières Biologistes Chirurgiens-Dentistes Diététiciens Infirmiers Kinésithérapeutes Orthophonistes Orthoptistes Pédicures-Podologues Pharmaciens Sages-Femmes Vétérinaires L ENTREPRISE LIBÉRALE N MARS 2014 Le Bureau est chargé de suivre la gestion du FIF PL et de mettre en oeuvre la politique de formation conformément ESPACE aux orientations définies par le Conseil de Gestion. PUB Section JURIDIQUE Administrateurs Judiciaires qualité de gérant majoritaire (TNS). FIF-PL Avocats Commissaires-Priseurs Greffiers Huissiers de Justice Mandataires Judiciaires à la Protection des Majeurs Une équipe de 45 collaborateurs, sous la responsabilité du directeur, gère plus de dossiers par an. Les ressortissants du FIF PL Les ressortissants du FIF PL sont les travailleurs indépendants, membres des professions libérales (à l exception des médecins), qui exercent en entreprise individuelle ou en Ils doivent être inscrits à l URSSAF en tant que travailleur indépendant, ne pas être inscrits au Répertoire des Métiers, et être enregistrés sous un code NAF dépendant du FIF PL. Les enjeux de la formation La formation continue revêt une grande importance pour les professionnels de toutes disciplines. Que dire alors, sinon qu elle est capitale, incontournable lorsqu il s agit des professions libérales qui se doivent de répondre à leurs obligations réglementaires, éthiques et déontologiques de formation continue professionnelle que leur impose l exercice libéral. Notaires Section CADRE DE VIE Architectes Architectes d Intérieur Economistes de la Construction Essais et Analyses Techniques Experts Agricoles, Fonciers et Immobiliers Géomètres-Experts Gestion du Patrimoine Culturel Gestion du Patrimoine Naturel Guides-Conférenciers Ingénierie et Etudes Techniques Les critères de prise en charge L univers des professionnels libéraux est d une grande diversité : professions du Cadre de Vie, Juridiques, Techniques et de Santé. Les thèmes de formation sont tout aussi diversifiés que les professions le sont entre elles. Les organisations syndicales étudient et arrêtent chaque année des critères (thèmes et montants) de prise en charge spécifiques à leur profession. Ces critères de prise en charge peuvent être consultés sur le site du FIF PL : Modalités de prise en charge de l action de formation Tout professionnel libéral qui souhaite bénéficier d une prise en charge doit compléter préalablement sa demande de prise en charge en ligne ( ou adresser sa demande au FIF PL dûment accompagnée des justificatifs. Section TECHNIQUE Agents Commerciaux Agents Généraux d Assurance Artistes (cotisant à l URSSAF) Conseils en Affaires et Gestion Conseils en Systèmes Informatiques Editeurs de Logiciel Enseignants dans le privé Experts d Assurance Experts-Comptables / Commissaires aux Comptes Formateurs Graphistes Psychologues / Psychothérapeutes / Psychanalystes Secrétaires / Interprètes Autres professions
51 chapitre 11 - L annuaire du professionnel libéral RSIPL SARL SCM SCP SEL SELARL SIRET SMIC Régime Social des Indépendants Professions Libérales Société à Responsabilité Limitée Société Civile de Moyens Société Civile Professionnelle Société d Exercice Libéral Société d Exercice Libéral à Responsabilité Limitée Identifiant numérique de 14 chiffres, caractérisant l établissement d une entreprise en tant qu une unité géographiquement localisée. Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance TESE TNS TP TPE TVA UNAPL URPS VAE ZFU ZRU ZRR Titre Emploi Service Entreprise Travailleur non Salarié Taxe Professionnelle Très Petite Entreprise Taxe sur la Valeur Ajoutée Union Nationale des Professions Libérales Union Régionale des Professions de Santé Validation des Acquis de l Expérience Zone Franche Urbaine Zone de Revitalisation Urbaine Zone de revitalisation Rurale 46, boulevard de la Tour Maubourg Paris Cedex 07 Tél. : Fax : Prix de vente : 4 Conception, réalisation : 36nco.com (75 Paris) Impression : Roto BLG (54 Toul) UNAPL Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans la présente publication faite sans l'autorisation de l'éditeur est illicite et constitue une contrefaçon (art. 40 et 41 de la loi du 11 mars 1957 et art. 425 du Code pénal). 96 Guide pratique 2014 S installer en profession libérale
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