Renforcement des Organisations des Producteurs par l Aménagement Hydro Agricole (ROPAHA) dans le Mono/Couffo RAPPORT FINAL

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1 UNION REGIONALE DES PRODUCTEURS DU MONO ET DU COUFFO Renforcement des Organisations des Producteurs par l Aménagement Hydro Agricole (ROPAHA) dans le Mono/Couffo RAPPORT FINAL Co-financement : Commission Européenne Convention : ONG-PVD/2006/ Page 1 sur 65

2 SOMMAIRE ABREVIATIONS... 3 TABLE DES ILLUSTRATIONS DESCRIPTION EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DES ACTIVITES DE L ACTION Activités et résultats... 7 Résultat 1 : Les mécanismes pour une meilleure connaissance et gestion des ressources en eau mobilisables pour la production agricole sont développés et testés... 7 Résultat 2 : Des sites à grand potentiel hydro-agricole sont valorisés de façon reproductible et durable Résultat 3 : Les différents acteurs sont à même de jouer leur rôle spécifique par rapport à la valorisation des aménagements hydro-agricoles Résultat 4: Les activités du projet sont mises en œuvre selon les principes de bonne gouvernance Evaluation des résultats de l Action Apport de l Action pour les Bénéficiaires finaux / Groupe cible Publications produites pendant l Action Contrats de travaux, fournitures et services Continuation des actions après projet Promotion Genres/Personnes Handicapées Monitoring et Evaluation Capitalisation interne et diffusion Partenaires et autre coopération Partenaire : Union Régionale des Producteurs du Mono/Couffo Continuité des Relations avec le Partenaire Relations avec les autorités étatiques au Bénin Relations avec toute autre organisation impliquée dans la mise en œuvre de l Action Liens développés avec d autres actions Liens développés avec d autres actions Coopération avec les Services de l Autorité contractante VISIBILITE ANNEXES Page 2 sur 65

3 ABREVIATIONS A2D : Association pour l Agriculture Durable (ONG béninoise) A/D : Atacora & Donga AFDI : Agriculteurs Français pour de Développement Internationale AT : Assistant Technique AHA : Aménagements Hydro Agricoles BE : Bureau Exécutif BET : Bureau d Etudes CAV : Cellule d Autopromotion Villageoise CBF : Cellule Bas Fonds CdPN : Comité de Pilotage National CeCPA : Centre Communal de Promotion Agricole CeRPA : Centre Régional de Promotion Agricole CIDR : Centre International pour le Développement Rural (ONG française) CIRAPIP : Centre d Information, de Recherche et d Action pour la Promotion des Initiatives Paysannes (ONG béninoise) CP : Chargé de Programme CRR : Conseil Régional des Riziculteurs CRM : Conseil Régional des Maraîchers CS : Contre-Saison (ou SS : Saison Sèche) CTB : Agence de Développement Belge (Coopération Technique Belge) DAO : Dossier d Appel d Offres ERAD : Etudes et Recherches Appliquées pour le Développement durable (ONG béninoise) ETD : Entreprises Territoires et Développement (ONG Togolaise) FAFA : Facilité d Appui aux Filières Agricoles (projet développé par la CTB) FAFA : Facilité Alimentaire par l Aménagement Hydro-Agricole FBS : Fonds Belge de Survie FUPRO : Fédération des Unions de PROducteurs du Bénin GADD : Groupe d Actions pour un Développement Durable (ONG béninoise) GIRE : Gestion Intégrée des Ressources en Eau GRADID : Groupe de Recherche et d Action pour un Développement Intégré et Durable (ONG béninoise) GTZ : Coopération Technique Allemande LD : Louvain Développement ONG Belge MAEP : Ministère de l Agriculture, de l Elevage, et de la Pêche M/C : Mono & Couffo ONASA : Office National pour la Sécurité Alimentaire ONG d IS/OIS : Organisation Non Gouvernementale d Intermédiation Sociale OP : Organisation Paysanne/Organisation des Producteurs PAHA : Programme d Aménagement Hydro Agricole PAFIRIZ : Programme d Appui à la Filière Riz (projet développé par la CTB sur financement UE) PAMRAD : Projet d Appui au Monde Rural dans l Atacora et la Donga PELCA : Protection de l Environnement et Lutte Contre l Analphabétisme (ONG béninoise) PHAST : Participatory Hygiene and Sanitation Transformation (technique d animation villageoise) ProCGRN : Programme de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles PTF : Partenaire Technique et Financier RCPA : Responsable Communal pour la Promotion Agricole ROPAHA : Renforcement des Organisations des Producteurs par l Aménagement Hydro-Agricole SIG : Système d Information Géographique SP : Saison des Pluies (en opposition à Contre Saison ou Saison Sèche) TdR : Termes de Référence UCP : Union Communale des Producteurs URP : Union Régionale des Producteurs URPR : Union Régionale des Producteurs du Riz Page 3 sur 65

4 TABLE DES ILLUSTRATIONS Figure 1 Exemples de graphes issus de la partie narrative de l Atlas (avec différentes présentations en % ou en nombre)... 9 Figure 2 Suivi des données hydrologiques in-situ (d après l ONG IS A2D, site d Agbodji, Commune de BOPA) Figure 3 Exemple d images PHAST-GIRE Figure 4 - Tableaux synthétiques des propositions des Bureaux d Etudes Figure 5 Schéma hydraulique type sous EPANET Figure 6 - Premières réflexions sur la potentialité des puits maraîchers - MC Figure 7 Photos de différents systèmes de Bouches Hydrantes Figure 8 Suivi de la réalisation des labours Mono Couffo Figure 9 Photos de la Décortiqueuse et du stockage de riz Rizerie de MANONKPON Figure 10 Tableau récapitulatif de l activité Décorticage (source : CRR) Figure 11. Comparatif des résultats des campagnes rizicoles 2007 et Figure 12 Photos sur la campagne rizicole (exemples) Figure 13 Données pluviométriques de la station météorologique de DOGBO (à partir des données brutes de l ASECNA) Figure 14 Comparatif des données pluviométriques entre moyenne décennie et 2009 station DOGBO (données ASECNA) Figure 15 Graphes illustrant les données météorologiques des stations météo de DOGBO et de GRAND POPO (à partir des données brutes de l ASECNA) Figure 16 Graphes illustrant la Production maraîchère dans le Mono-Couffo Figure 17 Données sur la Production maraîchère dans le Mono-Couffo Figure 18 Photos montrant la campagne maraîchère (exemples) Figure 19 Calcul de la marge brute par ha pour chaque spéculation Figure 20 Evolution du nombre de producteurs encadrés de 2008 à Figure 21. Comparatif des effectifs totaux entre 2008 et Figure 22 Recensement des producteurs par site Figure 23 Comparatif des Effectifs des Groupements entre 2009 et Figure 24 Point administratif sur l enregistrement des Groupements Figure 25 - Point des actions entrant dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs Figure 26 Superficies exploitée, étudiée et aménagées dans le cadre de ROpAHA Figure 27 Comparatif des superficies emblavées en riz entre 2007/08 et 2008/09 en fonction du phasage d aménagement Figure 28 Comparatif des superficies emblavées en maraîchage entre 2007/08 et 2008/09 en fonction du phasage d aménagement Figure 29 Suivi des visites de terrain de l URP sur les sites ROpAHA (1 er et 2 ème semestre 2009) Figure 30 Suivi des visites de terrain de l URP sur les sites ROpAHA (récapitulatif 2009) 48 Figure 31 Comparaison de la durée de la soudure entre le début et la fin de ROpAHA Figure 32 Comparatif des revenus agricoles entre le début et la fin de ROpAHA Figure 33. Contrats de travaux, fournitures et services de plus de 5000 dans le cadre du projet ROPAHA Figure 34 Part des Femmes ayant participé à ROpAHA Figure 35 Exemple de suivi du nombre de participants (H/F) aux réunions des ONG IS (d après Rapport semestriel, GADD site de TANNOU, Commune d APLAHOUE) Figure 36 Analyse économique du «gain agricole» généré pendant la période ROpAHA par les Femmes Page 4 sur 65

5 Figure 37 Photos des parcelles d expérimentation ADRAO-AfricaRice / INRAB sur sites ROpAHA Page 5 sur 65

6 1. DESCRIPTION 1.1. Nom du bénéficiaire du contrat de subvention: PROTOS ayant son siège à FLAMINGOSTRAAT GENT Belgique Anciennement : LIMBURGSTRAAT GENT Belgique 1.2. Nom et fonction de la personne de contact D AOUT Philippe, Représentant résident de PROTOS au BENIN 1.3. Nom des partenaires de l Action: Union Régionale des Producteurs du Mono/Couffo (ex Union Départementale des Producteurs du Mono/Couffo) 1.4. Intitulé de l Action: Renforcement des Organisations des Producteurs par l Aménagement Hydro Agricole (ROPAHA) dans le Mono/Couffo 1.5. Numéro du contrat: ONG-PVD/2006/ Date de début et date de fin de la période de rapportage : 1er mars 2009 au 08 janvier Pays ou région(s) cible(s): République du Bénin : Départements du Mono et du Couffo : communes de Lokossa, Bopa, Grand Popo, Houéyogbé, Lalo, Aplahoué, Klouékanmé, Dogbo 1.8. Bénéficiaires finaux et/ou groupes cibles (si différents) (y inclus le nombre de femmes et d hommes Bénéficiaires directs : une trentaine de groupements soit 500 producteurs et leurs familles autour des basfonds/zones humides (env personnes) Bénéficiaires indirects : Les producteurs et leurs organisations faîtières (Groupements, Unions Communales des Producteurs, Union Régionale des Producteurs) 4 ONG IS nationales, une vingtaine d entrepreneurs /tâcherons/ bureaux d études, le personnel des services départementaux de l état (Cellule Bas Fonds, CeRPA), Page 6 sur 65

7 2. EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DES ACTIVITES DE L ACTION Le projet ROPAHA vise à renforcer les capacités des organisations paysannes (OP) et des acteurs d appui en matière de valorisation intégrée, durable et équitable des ressources en eau à des fins agricoles. La promotion de l agriculture dans les bas-fonds/zones humides des communes concernées s appuie sur la stratégie nationale de réduction de la pauvreté et la stratégie nationale de valorisation des bas-fonds et se base sur la diversification et augmentation de la production agricole et l appui à la structuration du monde rural. Le programme intervient dans huit communes dans le Mono/Couffo : les communes de Lokossa, Bopa, Grand Popo, Houéyogbé, Lalo, Aplahoué, Klouékanmé, et Dogbo. 2.1 Activités et résultats Ce paragraphe permet de décrire les activités par résultats réalisés au cours de la Tranche 3 février 2009 Janvier 2010, complétée de la période de 6 mois de finalisation des activités (début juillet 2010). Les activités qui étaient prévues pour la tranche 3, telles que mentionnées dans le Rapport intermédiaire de la Tranche 2 de mai 2009 (p29-31), sont consignées dans l annexe 1. Un rapport annexe accompagne ce présent document il regroupe des photos illustrant les propos développés ici. Résultat 1 : Les mécanismes pour une meilleure connaissance et gestion des ressources en eau mobilisables pour la production agricole sont développés et testés SR 1.1: Les connaissances locales sur le fonctionnement hydrologique et les techniques endogènes d'aménagement des bas-fonds sont caractérisées et analysées en vue de leur valorisation et de leur renforcement Elaborer des diagnostics et analyses des bas-fonds sélectionnés en vue de leurs valorisations : En Tranche 3, aucun nouveau site n a été retenu, aussi aucun nouveau diagnostic/analyse n a été mené. Créer une base de données sur les sites aménageables (typologie) : La Tranche 3 a vu la concrétisation de la collaboration avec la CBF sur l Atlas Cartographique des Bas-Fonds (sous SIG) et le Guide méthodologique d Aménagement de Bas-Fonds dans le Mono/Couffo. Cette activité prend un certain temps (absence de cartes de base, peu de cartographes compétents, coupures d électricité, ). En outre, un certain manque de professionnalisme a été constaté de la part du cartographe sous-traité par la CBF. D importants retards ont été ainsi occasionnés occasionnant ne permettant plus une phase de validation de l Atlas par les Acteurs et donc son édition via le projet (se reporter également au 2.2 Résultat 2 p42 et Résultat 4 p46, 2.4 p53 et 2.9 p57). Les cartes suivantes sont disponibles pour le Mono-Couffo : - Cartographie de la Typologie et Morphologie des Bas-Fonds - Cartographie des Superficies des sites (potentielle, cultivée, étudiée et aménagée) - Cartographie de la Potentialité Rizicole et Maraîchère (2 cartes) - Cartographie des impacts potentiels des Aménagements sur l Environnement (sur la qualité des eaux de surfaces / sur les milieux naturels) (2 cartes) Page 7 sur 65

8 - Cartographie d aide à la décision basée sur différents critères (densité de population, vulnérabilité, degré de facilité d aménagement) guidant ainsi porteurs de projets, bailleurs de fonds, dans le choix de la zone d intervention Ce travail permettra de dégager un certain nombre d informations intéressantes, et pourra servir de base à une réflexion stratégique pour le développement des filières rizicoles et maraîchères. Le lecteur trouvera à la page suivante quelques illustrations du travail effectué. Cette activité s effectuant de manière conjointe avec le projet paha-fbs, elle est menée également dans l ATACORA-DONGA. DEPARTEMENT ATACORA COUFFO DONGA MONO TOTAL NBRE DE SITE SUPERFICIE DISPONIBLE (ha) Typologie des sites de la Donga Plaine inondable; 1 Bas-Fonds; 436 Typologie des sites du Couffo Aval forage artésien 8% Aval forage artésien 21% Plaine inondable 48% Bas-Fond 31% Plaine inondable 56% Bas-Fond 36% Typologie des sites du Mono Page 8 sur 65

9 Figure 1 Exemples de graphes issus de la partie narrative de l Atlas (avec différentes présentations en % ou en nombre) Page 9 sur 65

10 Renforcer les connaissances endogènes : Le dispositif de piézomètres et de limnimètres installé dans chaque site d intervention est suivi par un producteur responsable. Les données ainsi collectées sont transmises et traitées par l ONG IS Pluviométrie/ Piézométrie en mm pluviométrie piézométrie limnimétrie Limnimétrie en mm Figure 2 Suivi des données hydrologiques in-situ (d après l ONG IS A2D, site d Agbodji, Commune de BOPA) Les ONG IS font chaque année une restitution de ce suivi devant les producteurs. Sous-Résultat 1.2 : Les sites de production sont intégrés dans une approche bassin versant, avec prise en compte de tous les groupes d'utilisateurs dans une relation amont-aval Cette action s inscrit dans le processus de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE). Dans le cas du Mono-Couffo, une formation préliminaire avait été fournie en 2007 à l ensemble des animateurs/techniciens de l URP, des OP Filières et des ONG-IS. Du fait du changement de personnel depuis , les ONG ne se trouvaient plus capables de réaliser pleinement cette activité. C est pourquoi une nouvelle formation a été organisée en partenariat avec l équipe AEPHA de PROTOS, du 16 au 19 novembre Suite à ce recyclage, les ONG-IS pourront mieux renforcer les activités GIRE sur les différents sites d intervention. La démarche devant conduire à l élaboration des codes locaux des gestions des ressources en eau se trouve donc enclenchée. Il s agit en fait de la sensibilisation à travers des animations sur les outils PHAST GIRE (Participatory Hygiene and Sanitation Transformation appliqué à la Gestion Intégrée des Ressources en Eau). C est donc à la fin de ce processus de sensibilisation que des engagements seront pris par les producteurs à travers l élaboration des codes locaux de gestion des ressources en eau de l unité hydrographique. Page 10 sur 65

11 Figure 3 Exemple d images PHAST-GIRE Sous-Résultat 1.3 : Des outils d évaluation d impact environnemental (EIE) des aménagements hydro agricoles et de leurs valorisations sont élaborés et utilisés L année 2009 a permis surtout à la définition de la méthodologie de conduite de cette étude. Il a été arrêté de faire une étude d impact environnemental et une évaluation environnementale sur certains sites (région cible : MONO-COUFFO, trois sites de la Commune de DOGBO : Vocanme (paha), Dogbo Ahomey (paha) et Hinou (ROpAHA) qui s inscrivent dans le même bassin versant). Des TdR ont été ainsi élaborés de manière collégiale entre URP-MC et PROTOS. Le processus de recrutement d un prestataire de service a été lancé par l URP MC : le recrutement du prestataire de service, réalisé en décembre 2009, a permis de retenir un consultant indépendant M. ADJE, travaillant à l Agence Béninoise de l Environnement (ABE). En début d année 2010, un rapport provisoire a été fourni dans les délais contractuels. Toutefois, ce rapport était très succinct et a appelé beaucoup de remarques complémentaires qui ont été fournies au Prestataire. Le rapport définitif n a toujours pas été soumis à l URP-PROTOS. Suite à la réalisation de cette étude, une actualisation de la méthodologie pourra être effectuée si nécessaire. Par exemple, il sera déterminé la pertinence de réaliser une étude d impact approfondie sur tous les sites ou simplement une étude succincte. En effet, de manière générale, les sites aménagés sont dans des zones ayant un certain degré d anthropisation (utilisation agricole, de pêche, de cueillette, de culte, ) : l intérêt écologique stricto sensu n est pas forcément marqué. D un autre côté, les aménagements proposés sont de faible ampleur : ils perturbent de manière réduite les écoulements hydrologiques naturels des bassins versants. Page 11 sur 65

12 Sous-Résultat 1.4: Les expériences d'aménagements hydro-agricoles antérieures et en cours sont analysées, actualisées et capitalisées L Atelier National, mentionné dans le rapport de la Tranche 2, n a pas été réalisé. PROTOS avait pourtant préparé des TdR et les avait présenté à différents acteurs (MAEP/DGR/CBF, CTB, GTZ-PRoCGRN, CIDR, CISV, JICA, ). Mais, la planification de cet atelier s est confrontée avec la concertation entre PTF dans le cadre de la Facilité Alimentaire. En effet, PROTOS a formulé et obtenu un contrat de subvention dans ce cadre. Il a été prévu d organiser un Atelier de Lancement commun entre toutes les structures bénéficiant de la Facilité Alimentaire. Dans les différentes réunions préparatoires à cet Atelier, PROTOS a soumis l intérêt de profiter de cette occasion pour prolonger la réflexion sur la filière rizicole et les aménagements de bas-fonds. Cette proposition n a pas été retenue, bien que reconnue comme pertinente. Il paraît peu réaliste d organiser, en avril 2010, un Atelier de Lancement réunissant environ 120 personnes, puis de ré-inviter un aussi grand nombre de participants en mai-juin 2010 (dont beaucoup auraient été les-mêmes). C est pourquoi l Atelier National n a pas été effectué. PROTOS, dans le cadre de la capitalisation des expériences en Aménagement Hydro-Agricole, s est donc focalisé sur la rédaction du Guide de Référence, qui reprend les expériences menées spécifiquement dans le cadre du programme AHA de PROTOS. Résultat 2 : Des sites à grand potentiel hydro-agricole sont valorisés de façon reproductible et durable Un tableau récapitulatif de l état d avancement des 32 sites touchés par ROpAHA (4 dans 8 communes du Mono-Couffo) est mis en annexe. Il donne un aperçu des différentes structures ayant intervenu sur ces sites (ONG IS, BET, Entreprises), les années d exécution des grandes phases (Etude, Travaux préliminaires ou pré-aménagements, Aménagements). Sous-Résultat 2.1 : Des sites à potentiel hydro-agricole sont aménagés en vue d'une meilleure maîtrise de l eau pour la production agricole Schémas d Aménagement 21 sites ont bénéficié d études spécifiques réalisées par des BET. Il s agit à la fois des nouveaux sites choisis en 2008, et également les anciens sites encadrés depuis 2007 qui n avaient pas pu bénéficier d une étude du fait de l inondation prolongée. Le phasage de recrutement des BET avait déjà été initié lors de la Tranche précédente. Les BET ont donc finalisé leur proposition de Schémas d Aménagement se basant sur les types d ouvrages initialement retenus pour chaque bas-fonds. Page 12 sur 65

13 Figure 4 - Tableaux synthétiques des propositions des Bureaux d Etudes Aménagement Rizicole Aménagement Maraîcher Motopompe nb producteurs CAE RETENU CAE RETENU CAE RETENU riz ha/pers maraîch ha/pers Type ha Type ha Type nb ha Type nb ha nb nb tot homme femme CAE RETENU CAE RETENU BOPA ADJAME Casiérage 6 Casiérage 5,7 Artésien 1 5,73 Artésien 1 1, ,17 0,17 0,17 0,05 BOPA AGBODJI Casiérage 14 Casiérage 2 Motoppe 2 2 Motoppe ,13 0,17 0,48 0,17 BOPA BOLIME Casiérage 13 Casiérage 13 Transfert 1 5 Transfert non indiqué 0,23 dans 0,23 rapport CeSAD 0,09 0,09 Aménagement Rizicole Aménagement Maraîcher Motopompe nb producteurs CeSAD RETENU CeSAD RETENU CeSAD RETENU riz ha/pers maraîch ha/pers Type ha Type ha Type nb ha Type nb ha nb nb tot CeSAD RETENU CeSAD RETENU GRAND POPO LAINTIN Casiérage 2 Casiérage 1,7 Bâche 1 1,7 Bâche + Puits 1+1 1, ,11 0,11 0,11 0,11 GRAND POPO SAZUE Casiérage 2 Casiérage 2 Tourelle 1 2 Puits ,17 0,17 0,17 0,17 GRAND POPO ADANKPE Casiérage 9 Casiérage 9 Puits 2 9 Tourelle 1 1, ,20 0,20 0,20 0,04 GRAND POPO TODJONOUKOIN Casiérage 7 Casiérage 0 Puits + Bâche 2 7, ,81 0,00 1,81 0,00 APLAHOUE HELETOUME Dig Ret + Casiérage19 Casiérage 12 Tourelle 3 18,5 Tourelle + Puits1+1 5, ,23 0,14 0,23 0,07 APLAHOUE TANNOU Casiérage 3 Casiérage 3 Puits 1 3 Puits LOKOSSA FONGBA Casiérage 4 Casiérage 4 Tourelle 2 4 Tourelle 1 2, ,36 0,36 0,36 0,21 DOGBO ADIDEVO Casiérage 12 Casiérage 12 Tourelle 2 3,3 Tourelle 2 3, ,24 0,24 0,07 0,07 Aménagement Rizicole Aménagement Maraîcher Motopompe nb CID RETENU CID RETENU CID RETENU producteurs riz ha/pers maraîch ha/pers Type ha Type ha Type nb ha Type nb ha nb nb tot CID RETENU CID RETENU KLOUEKANME MITOHOUE Casiérage 4 Casiérage 4,4 Puits 1 4,41 Puits 1 2, ,25 0,25 0,25 0,14 KLOUEKANME LOMIMIN Casiérage 14 Casiérage 4 Puits 2 14,4 Tourelle 1 2, ,72 0,20 0,72 0,13 LALO SAWANOU Casiérage 10 Casiérage 10 Artésien 1 9 Artésien 1 1, ,42 0,42 0,36 0,05 LALO HAZIN Casiérage 7 Casiérage 5 Artésien 1 6,69 Artésien non indiqué dans rapport CID Page 13 sur 65

14 Aménagement Rizicole Aménagement Maraîcher Motopompe nb producteurs PHAVA RETENU PHAVA RETENU PHAVA RETENU riz ha/pers maraîch ha/pers Type ha Type ha Type nb ha Type nb ha nb nb tot PHAVA RETENU PHAVA RETENU DOGBO HOUNNOUVIHOUE Casiérage 6 Casiérage 6 Artésien 1 2 Artésien ,33 0,33 0,11 0,11 DOGBO HEDJAME Casiérage 6 Casiérage 5,8 Puits 1 2 Puits ,19 0,19 0,07 0,07 HOUEYOGBE HOUKPOTANOU Casiérage + Dig Protection 5 Casiérage 2,5 motoppe 1 2,36 motoppe 1 2, ,45 0,23 0,21 0,21 HOUEYOGBE MANONKPON Casiérage + Dig Protection 20 Casiérage + Dig Protection 3 motoppe 1 5 motoppe 1 2, ,25 0,19 0,31 0,16 DOGBO DOGBO AHOME Casiérage 23 Casiérage 4 Artésien 5 Artésien 2, ,15 0,20 0,25 0,13 HOUEYOGBE GBOJOME Casiérage + Dig Protection 3,5 Casiérage 3,5 motoppe 1 1,6 motoppe 1 1, ,22 0,22 0,10 0,11 Page 14 sur 65

15 Cependant, une évaluation fine de ces propositions réalisée par l URP, appuyée par PROTOS, a montré que : le retour d expériences des réalisations précédentes n a pas été pris en compte par les BET. Cette remarque s applique plus spécifiquement aux propositions pour aménagement maraîcher; les BET n ont pas su s appuyer sur de réelles modélisations hydrauliques alors que cela était spécifié dans leur Cahier des Charges; de nombreuses erreurs de calcul aussi bien dans le chiffrage de matériaux que dans l estimation économique ont compliqué l analyse de ces propositions et leur validation; l implication des membres des Groupements dans la réflexion du Schéma d Aménagement reste faible ce qui a été mis en évidence lors des réunions de restitution des propositions sur le site; les BET n ont pas su faire preuve de leur rôle de Maître d œuvre des opérations. Aussi ont-ils attendu mai 2009 à savoir le dépôt de leur dossier pour qu ils proposent la mise en route des travaux de fonçage des puits (qui doivent être réalisés en saison sèche), de labour (qui s effectuent dès les premières pluies, ie. en avril), Devant ce constat de faible remise en cause des BET (les propositions faites pour ces nouveaux sites sont très similaires à celles réalisées pour les sites déjà aménagés où des dysfonctionnements avaient été observés), l URP-PROTOS n a pas réellement validé le résultat de ces études. Ila été préféré de différer les travaux d aménagement (en ce qui concerne le tracé d irrigation pour le maraîchage et la réalisation des diguettes de cloisonnement pour le riz le fonçage des puits, et autres travaux préliminaires comme le défrichage-essouchage et le labour ont toutefois été initiés). Tout ce travail de remise en cause est très intéressant pour l apprentissage de la Maîtrise d Ouvrage de l URP. En effet, cela oblige l URP à être critique vis-à-vis des propositions des BET. La figure 4 reprend un exemple d outil permettant de mieux cadrer les propositions des BET en matière de calage budgétaire. La superficie proposée par le BET est contre-balancée par le ratio de surface unitaire par producteur. Pour dépasser ces problèmes de conception, PROTOS s investit de manière plus approfondie dans les considérations techniques. En outre, un volontaire, venant de finir ses études en Agronomie- Hydraulique à l Université de Leuven, est venu appuyer l équipe de PROTOS pendant 2 mois (du 09/12/09 au 03/02/10). De plus, une mission interne de PROTOS est également venue du 18 au 29 janvier 2010, en la personne de M. D. DIRIX qui travaille pour PROTOS depuis plus de 20 ans dans différents pays sur les thématiques d irrigation. Ces 2 missions respectives ont réellement permis de renforcer les acquis et permettent de dépasser les déficiences en matière de notes de calculs et de modélisation hydraulique, par exemple. Une sensibilisation à un logiciel hydraulique gratuitement disponible sur INTERNET (EPANET) a été menée devant tous les acteurs et en particulier les BET. Page 15 sur 65

16 Figure 5 Schéma hydraulique type sous EPANET Suite à cette mission, PROTOS-URP a dessiné un Schéma d Aménagement maraîcher «type» qui doit être adapté au cas de chaque site. Dans le cadre du programme AHA de PROTOS (projets paha-fbs et FApAHA-UE), ce schéma type a été testé. Il semble donner de meilleurs résultats (couple DébitxPression plus élevé) que les aménagements réalisés précédemment suivant la seule maîtrise des BET. Toutefois, le point faible reste les motopompes dont les caractéristiques Constructeur ne semblent pas correspondre aux données réelles. Travaux d Aménagement Point sur les sites de la Tranche 1 La réception définitive a été réalisée sur les sites aménagés en En effet, même si des dysfonctionnements sont notés, ils ne peuvent être imputés à la réalisation de l aménagement mais à la conception même du Schéma. La réception définitive a été réalisée sur les sites aménagés en 2008 (cf photo ci-contre Sewahoue Commune de LALO). En effet, même si des dysfonctionnements sont notés, ils ne peuvent être imputés à la réalisation de l aménagement mais à la conception même du Schéma. C est pourquoi, il a fallu rechercher les causes des dysfonctionnements des aménagements, en particulier pour l irrigation du maraîchage de contre-saison. Ces causes sont multiples : - Faible productivité des puits maraîchers Les puits sont souvent négatifs malgré une étude hydrogéologique préliminaire. Page 16 sur 65

17 La nappe captée est soit trop profonde (>8m) et une motopompe ne peut pas aspirer l eau vers la surface, soit a un temps de renouvellement trop long (la motopompe «assèche» le puits en moins d 1/2 heure et il faut attendre le lendemain pour que le puits soit de nouveau rempli). Dans le MONO-COUFFO, la double contrainte se retrouve à différents endroits : tant la forte profondeur de la nappe que la faible productivité. Il s agit des communes de LALO, BOPA, HOUEYOGBE, une partie d APLAHOUE. Il est nécessaire d approfondir ces réflexions : aucune donnée n est disponible pour la commune de GRAND POPO. Figure 6 - Premières réflexions sur la potentialité des puits maraîchers - MC Zone où la profondeur est potentiellement favorable Zone où le débit d exploitation est potentiellement favorable - Mauvais principe de dimensionnement du réseau maraîcher Les réseaux maraîchers proposés ne reposent sur aucune modélisation hydraulique. Les BET doivent fonctionner par analogie avec les réseaux existants et fonctionnels dans d autres zones du Bénin (comme la zone côtière du MONO-COUFFO), sans analyser le contexte hydrogéologique spécifique des zones (cf développement précédent) et les contraintes à l irrigation. En effet, par exemple sur la franche côtière de GRAND POPO où le maraîchage est fortement développé, les réseaux d irrigation sont conçus pour être utilisés de manière individuelle : chaque producteur dispose de sa source d eau (un puits tubé en général). Ce système y est possible car cette zone repose sur des formations sableuses où se trouve une nappe perchée très productive. En revanche, dans le cas des aménagements proposés par le ROpAHA, il n est pas recherché une exploitation individuelle du site maraîcher, mais collective au niveau du Groupement. Cela implique que la ressource en eau est commune à tous les membres du Groupement. Toutefois, la structuration des Groupements est telle que la fréquence d irrigation tend à reposer sur un choix individuel. Page 17 sur 65

18 Le Schéma d Aménagement doit donc proposer une solution permettant d avoir de l eau disponible au niveau de chaque bouche hydrante, en débit et en pression de manière équivalente sur l ensemble du périmètre irrigué quelque soit la situation : toutes les bouches hydrantes ouvertes (tous les membres sont en train d irriguer) ou simplement quelques unes (une partie du Groupement est en train d irriguer). Pour palier à ces insuffisances, le CRM (Conseil Régional des Maraîchers) est intervenu en améliorant le système de distribution, en ajoutant de nouvelles bouches hydrantes dans le réseau d irrigation. Ces ajouts tendent à diminuer les dysfonctionnements mais pas de manière suffisante. Figure 7 Photos de différents systèmes de Bouches Hydrantes Il sera nécessaire que l ensemble des acteurs (Groupement, URP, CRM, ONG-IS, BET, avec l appui de PROTOS) retournent sur les sites concernés afin de faire un plan de récolement et une modélisation hydraulique. Suite à ces opérations, une réflexion sera menée avec les membres du Groupement pour définir les modalités d irrigation qui peuvent être acceptées (durée de l irrigation, fréquence d irrigation dans la journée ou dans la semaine, tour d eau, ). Un autre point a été également mal évalué par les BET ; il s agit des motopompes. En premier lieu, la lecture des caractéristiques d une motopompe a été erronée. En second lieu, les motopompes disponibles sur le marché béninois sont en majorité des marques chinoises : le vieillissement de ce matériel est tel que les caractéristiques ne sont pas garanties sur le long terme. Bien que l URP et PROTOS soient soucieux de proposer aux groupements des solutions durables, il est nécessaire d acquérir des motopompes à des coûts supérieurs ce que ne peuvent pas forcément faire les différents groupements encadrés en phase de reproductibilité de l action. Point sur les sites de la Tranche 2 Un site avait vu le début des travaux en début 2009 (fin de tranche 2). Il s agit de : Page 18 sur 65

19 Commune Site Type d Aménagement Etat d avancement APLAHOUE Dekpo Riz (Labour + Casiérage simple) + Maraîchage (Puits) Réalisé (réception provisoire effectuée) et fonctionnel Pour les nouveaux sites choisis en 2008, et comme on l a déjà expliqué au niveau de la phase de conception, les travaux n ont pas été pleinement réalisés du fait de la réelle fiabilité des propositions des BET. L URP et PROTOS, pour ne pas bloquer les activités, ont lancé de manière unilatérale (le BET ne jouant pas pleinement son rôle de Maître d œuvre) les activités indépendantes aux résultats des Schémas d Aménagement : fonçage de puits, de tourelles et de bâches ; travaux de défrichage/essouchage et labour. Pour les travaux préliminaires de défrichage/essouchage et labour, l activité a été déclenchée un peu tardivement en avril Certains sites ont été rapidement inondés, et l activité n a pas pu être réalisée. Ceci explique les différences entre le prévisionnel et le réalisé récapitulés dans le tableau suivant (d autre part, une partie de la prévision avait pu être réalisée en T2) TOTAL Prévisionnel GRAND POPO Sazue GRAND POPO Lintan GRAND POPO Adankpe GRAND POPO Todjonoukoin BOPA Anadji BOPA Bolime BOPA Adjame BOPA Agbodji KLOUEKANME Mitohoue 4 4 4,4 KLOUEKANME Lomimin LALO Sawanou 8 7,5 15,5 10,5 LALO Loloeta APLAHOUE Hedjanawa APLAHOUE Heletoume LOKOSSA Togueme LOKOSSA Adjakome LOKOSSA Fongba DOGBO Adidevo DOGBO Hounouvihoue 6,7 6,7 6,7 DOGBO Hedjame 5,8 6 11,8 5,8 HOUEYOGBE Hounkpotannou HOUEYOGBE Manonkpon 3 13,5 16,5 20 TOTAL 48,8 167,7 216,5 183,4 Figure 8 Suivi de la réalisation des labours Mono Couffo On rappelle ici que non seulement les nouveaux sites choisis en 2008 (indiqués en bleu dans le tableau) ont bénéficié du labour, mais également les sites choisis en 2007 où le labour n avait pas pu être mené du fait de l inondation des sites. Un dépassement du prévisionnel a pu être effectué car une autre partie du contrat n a pas pu être effectuée. Page 19 sur 65

20 Pour les infrastructures, il était prévu : - Mitohoue Tourelle réalisé - Hedjanawa Puits réalisé - Hedjame Puits réalisé - Laintain Puits+Bâche Puits réalisé (mais légèrement saumâtre) ; bâche non finalisée du fait de l inondation précoce du site reprise en Todjonoukoin Bâche bâche non finalisée du fait de l inondation précoce du site reprise en 2010 (site transféré FApAHA) Le retour d expériences de ces travaux montre : - La faible pertinence des tourelles qui n ont pas été positionnées de manière adéquate dans la zone humide ; - La difficulté de mettre en œuvre une équipe de manœuvre pour la réalisation d une bâche d une grande emprise - L intérêt de déconnecter temporairement la réalisation des ouvrages de prises d eau (type tourelle, puits ou bâche) de celle du réseau d irrigation est de s assurer de la réelle disponibilité en eau au cours de la saison sèche. Une fois cette disponibilité connue, le réseau d'irrigation sera calculé et réalisé. Des essais de pompage ont donc été effectués au courant du premier trimestre Page 20 sur 65

21 Sous-Résultat 2.2 : Les contraintes d'exploitation, de besoins en eaux et de besoins post-récolte nécessitant d'autres investissements sont soulevées Facilité la mise en place des prestations de service de labour Comme on l a déjà vu les opérations de labour ont été appuyées. Cependant, cette étape clé de l aménagement de bas-fonds et de son exploitation reste encore une opération compliquée à mettre en œuvre pour l URP : le service délivré aux producteurs n est pas pleinement satisfaisant (retard dans la programmation, labour en de mauvaises conditions, ). Plusieurs raisons peuvent être avancées : - La fenêtre temporelle pour le labour dans les bas-fonds est relativement étroite : il faut attendre les premières pluies ; mais certains bas-fonds s inondent dès ces premières pluies, ou tout du moins, les sols ne peuvent plus supporter le passage d un tracteur. - Le faible nombre de prestataires avec du matériel adéquat (le labour des sols de bas-fonds nécessite des tracteurs d une puissance plus élevée) et fiable. Dans le cas du ROpAHA, cette prestation était soit pleinement confiée à l entreprise qui réalisait les travaux d Aménagement, soit à un prestataire qui obtenait un contrat global pour plusieurs sites. Ces deux approches ont montré leur limite. Il sera donc nécessaire de mieux centrer cette activité de labour sur le groupement. La recherche du prestataire de service se fera directement par le Groupement au niveau local. Ainsi les producteurs pourront mieux contrôler le travail ainsi effectué. En outre, des réflexions sur le labour manuel sont aussi en cours au niveau de certains sites il s agit d une activité spécifique du fait de la texture des sols et tous les groupements ne disposent pas de ce savoir-faire. Favoriser l acquisition d équipements d irrigation 16 motopompes ont été fournies aux groupements devant bénéficier d un aménagement maraîcher. Pour cette tranche, il a été décidé que l URP acquiert directement les motopompes, et non à travers l entreprise devant réaliser les travaux d aménagement, car : - Le retard causé au niveau de la définition des Schémas d Aménagement par les BET ne permet pas une acquisition de ce matériel pendant la saison sèche - La qualité des motopompes achetées est mieux garantie Réaliser des aires de battage et des aires de séchage Cette activité n a pas été pleinement développée. On se situe encore en phase d observation : les producteurs effectuent le battage sur des bâches au champ. En outre, cette activité est également freinée par l équilibrage budgétaire : la construction de rizerie équipée est définie comme prioritaire. Le site de Todjonoukoin (Commune de GRAND POPO) a vu la construction d une aire de stockageséchage : il s agit d un site transféré sur le projet FApAHA (Facilité Alimentaire financée par l UE). Favoriser la mise en place des équipements de décorticage Suite à la construction du magasin de stockage de Manonkpon (commune de HOUEYOGBE), le projet a permis d acquérir une décortiqueuse. Cette activité est étroitement menée par l URP et le CRR, permettant ainsi de travailler en maîtrise d ouvrage associée. Le CRR a pu décortiquer près de 94t de riz paddy, soit au niveau du magasin de Manonkpon, soit au moyen de décortiqueuses mobiles. Page 21 sur 65

22 Décortiqueuse mobile de la rizerie Stochage de riz paddy dans la Rizerie Figure 9 Photos de la Décortiqueuse et du stockage de riz Rizerie de MANONKPON N Lieu de décorticage Quantité décortiquée (kg) Observations 1 Magasin de Manonkpon (Commune de Houeyogbé) Différents sites PAHA/ROPAHA 2 Sites de production: Lalo, Dogbo, Lokossa, Grand-Popo, Houeyogbé. 3 CeCPA Houeyogbé Riz ONASA acheté par le CeCPA 4 CeCPA Grand Popo Riz ONASA acheté par le CeCPA Figure 10 Tableau récapitulatif de l activité Décorticage (source : CRR) Le partenariat entre CRR et AFDI a été ralenti du fait du temps de reformulation d un nouveau projet. Il redémarrera en ADF va également travailler avec le CRR sur les aspects de transformation. Rechercher des magasins de stockage Le projet FAFA-CTB a analysé le contexte de la production rizicole et a trouvé pertinent de construire un magasin de stockage au niveau du site ROpAHA de Houingha-Houegbe (commune de HOUEYOGBE). Sous-Résultat 2.3 : Les sites aménagés sont exploités et génèrent des revenus conséquents aux exploitants Organisation de l encadrement Le DTF prévoyait un encadrement basé sur la présence d un animateur d une ONG IS et d un agriculteur-formateur de l URP. Ce système a bien été mis en place, et complété par le suivi d un technicien des OP Filières (CRM et CRR). L encadrement par les ONG IS est fonctionnel, et les producteurs en reconnaissent l utilité. En ce qui concerne l appui technique par les OP Filières, l objectif n est pas pleinement atteint du fait du manque de personnel de la part de ces jeunes structures : elles ne disposaient que de 1 à 2 animateurs pour l ensemble des villages suivis. Toutefois, grâce à ce déploiement, même réduit, les OP ont acquis une certaine notoriété qui leur a permis de devenir des partenaires privilégiés de nouveaux projets (FAFA-CTB, CIDR-ETD, ADF). Par Page 22 sur 65

23 ces nouvelles conventions de partenariat, les deux structures ont renforcé leur personnel : ils disposent ainsi 1 animateur pour 2 communes (ce qui est équivalent au dispositif déployé par les ONG IS). Résultats de la Campagne Rizicole : Cette Tranche 3 s inscrit dans la Campagne rizicole Le tableau ci-après montre les résultats obtenus. On constate que les chiffres obtenus sont en nette progression en ce qui concerne la superficie emblavée. En effet, 200ha (soit 6,3ha/site) ont été dédiés à la riziculture pour cette campagne, alors que la campagne précédente a connu un ratio de 4,1ha/site. Campagne 2007 Campagne 2008 Campagne 2009 Nombre de sites Superficie (ha) Production (t/an) 51, ,8 Rendement (t/ha) Plein Champ 3,5 2,0 0,7 Parcelle Essai 4,6 3,7 - Figure 11. Comparatif des résultats des campagnes rizicoles 2007 et 2008 Reprise des diguettes de cloisonnement Riziculture dans un site en aval d un forage artésien Figure 12 Photos sur la campagne rizicole (exemples) Malheureusement, les rendements en 2009 ont été catastrophiques. Différentes raisons sont avancées : - Pluviométrie exceptionnelle sur l ensemble de la région Les aléas climatiques sont la principale cause de ce rendement si faible. Les graphes ci-après illustrent des comparatifs entre données pluviométriques de 2009 et des données moyennes observées sur l ensemble de la décennie 2000 pour deux stations météorologiques du MONO-COUFFO (données de base acquises auprès de l ASECNA). Le développement de ce point est à lire dans la double page 56. Page 23 sur 65

24 - Inondations exceptionnelles dans certaines communes L ensemble de ces sites a connu une inondation partielle et/ou totale durant la saison des pluies dernières. Les niveaux d eau observés cette année ne l ont pas été depuis plusieurs années selon les dires des producteurs. Survenant à des phases sensibles pour le riz (épiaison, maturation), ces inondations ont dévasté la grande partie des productions et ont contribué à diminuer de façon considérable les rendements des parties encore récupérables (le riz dans sa phase de maturation ne supportant pas des lames d eau trop importantes) - Mise en place des semences En première année, les producteurs bénéficient d un appui par rapport à la mise en place des semences. Cet appui, supprimé en année 2 et 3, entraîne une utilisation de semences de mauvaises qualités et/ou non adaptées expliquant également la baisse des rendements. - Problèmes de chevauchement (effet de substitution) des calendriers culturaux entre Maïs et riz sur les sites et hors des sites (Ahogbèya, Vocanmè, Dadji, Sazué, Conho) Dans beaucoup de cas, les commentaires recueillis auprès de plusieurs producteurs permettent de penser qu il existe une sorte de compétition entre le riz et le maïs sur le système cultural de nos producteurs. En effet, ce sont les mêmes producteurs utilisant les mêmes moyens (financiers, main d œuvre, intrants, temps de travail, etc.) pour toutes les cultures qu ils ont à pratiquer. En T1 et T2, le riz paraissait comme une innovation apportant une marge bénéficiaire assez intéressante. Toutefois, les producteurs se sont rendu compte qu ils avaient tendance à abandonner leurs cultures habituelles dont le maïs principalement au profit du riz. «l année dernière, j ai manqué de maïs à cause du riz» ont déclaré certains producteurs. A défaut d abandonner donc cette culture, les producteurs lui ont accordé moins d attention qu auparavant d où une incidence sur le rendement également. - Méthodes de collectes des données de production variable d un site à l autre et d un technicien à un autre ne facilitent pas la conformité et/ou la fiabilité des données produites, (unités de mesures non précises (sacs, bassines, etc.)) Les méthodes de collectes des données par les animateurs des ONG et les chargés de suivi des filières posent véritablement problème. Il est ressorti que ces derniers ne maîtrisent pas véritablement les techniques de collectes de ces données et pour ceux qui arrivent à le faire quand même, ces données s avèrent biaisées. Il serait pertinent de penser à un renforcement de ces acteurs afin d obtenir des données plus fiables. Page 24 sur 65

25 Exemple : Analyse des données pluviométriques de DOGBO Ce premier tableau montre les moyennes annuelles de la pluviométrie au niveau de DOGBO. On constate que la pluviométrie annuelle et le nombre de jours de pluies en 2009 sont inférieurs à la moyenne enregistrée pendant la décennie Ce recul est respectivement de -9% et -18% en total annuel. STATION METEO DE DOGBO Données interannuelle ( ) Données 2009 TOTAL TOTAL nb jour pluie par an 73,3 60,0 Pluvio totale (mm/an) 977,8 891,1 Figure 13 Données pluviométriques de la station météorologique de DOGBO (à partir des données brutes de l ASECNA) Les graphes des pages suivantes illustrent les pluviométries mensuelles. Ces données sont intéressantes à prendre en compte, en s appuyant sur le calendrier cultural du riz : JANVIER FÉVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOÛT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE SEMIS RECOLTE La Grande Saison des pluies a eu du mal à s installer en 2009 : en mars-avril, seulement 8 pluies ont été enregistrées pour un cumul de 85mm, alors qu en moyenne, ces deux mois connaissent un total de 13 pluies pour un cumul de 170mm. Ces pluies précoces sont très importantes pour la campagne agricole et rizicole en particulier. En effet, leur faiblesse comme cela s est vu en 2009 a pour conséquence que les producteurs retardent le labour et donc le semis des cultures en général et donc du riz. Pour les producteurs pour qui le riz est la céréale principale, cela est préjudiciable car si le semis se fait en retard, le riz se trouvera à un stade trop précoce en août et ne pourra pas supporter un excès d eau. Cet effet est encore plus marqué pour les producteurs dont le système de production repose principalement sur le Maïs (ce qui représente la majorité des cas des producteurs encadrés) : avec des pluies précoces faibles, ils tardent leur semis de maïs ce qui entraîne un retard encore plus conséquent et préjudiciable pour le riz. Ensuite, la Pluviométrie s est fortement accentuée entre mai à juin 2009 (355mm en 20 pluies) - comparativement à la moyenne décennale (270mm en 20 pluies). De plus, le nombre de jour de pluies observé étant le même, cela implique une intensité supérieure des pluies tombées en Cette pluviométrie plus abondante et intense a eu un effet néfaste sur le riz qui était à son stade de plantule. Toutefois, l impact de ces dégâts a peu être réduit du fait de la pratique du repiquage complémentaire dans les zones dévastées par l inondation. [Remarque : le dernier graphe de la page suivante montre l intensité horaire d une pluie journalière. On constate que l année 2009 a connu des pluies plus intenses ce qui entraîne des dégâts dévastateurs dans les cultures.] nb mois Station de DOGBO Moyenne 2009 décennie Comparatif moy/2009 Grande Saison des Pluies (mars-juill) 5 589,2 599,9 2% Petite Saison Sèche (août) 1 58,5 28,1-52% Petite Saison des Pluies (sept-oct) 2 262,6 147,2-44% Début Grande Saison Sèche (nov-déc) 4 40,6 67,1 65% TOTAL ,9 842,3-11% Figure 14 Comparatif des données pluviométriques entre moyenne décennie et 2009 station DOGBO (données ASECNA) En revanche, la Petite Saison Sèche (Août : 28mm en 4 jours de pluie) et surtout la Petite Saison des Pluies (Septembre à Octobre : cumul de 147mm en 10 pluies) ont connu un déficit pluviométrique en 2009 par rapport à la moyenne décennale (respectivement : 59mm en 6 pluies et 263mm en 20 pluies). Pourtant, le riz nécessite un apport d eau important lors de l épiaison ce qui a fait défaut sur beaucoup de sites encadrés. Le déficit pluviométrique lors des Petites Saisons Sèche et en des Pluies est la cause principale des faibles rendements observés en Page 25 sur 65

26 Les graphes de la page suivante illustrent ce développement. Les comparatifs des paramètres Moyenne décennale et 2009 sont donnés non seulement pour la station de DOGBO mais aussi pour celle de GRAND POPO où les variations pluviométriques sont encore plus marquées. Page 26 sur 65

27 600,0 500,0 400,0 300,0 200,0 100,0 0,0 STATION DE GRAND POPO Pluvio totale (mm/mois) -moyenne 2000/09 250,0 200,0 150,0 100,0 50,0 0,0 STATION DE DOGBO Pluvio totale (mm/mois) -moyenne 2000/09 14,0 12,0 10,0 8,0 6,0 4,0 2,0 0,0 STATION DE GRAND POPO nb jour pluie par mois - moyenne 2000/09 12,0 10,0 8,0 6,0 4,0 2,0 0,0 STATION DE DOGBO nb jour pluie par mois -moyenne 2000/09 18,0 16,0 14,0 12,0 10,0 8,0 6,0 4,0 2,0 0,0 STATION DE GRAND POPO Intensité Moyenne d'une Pluie (mm/h) -moyenne 2000/09 30,0 25,0 20,0 15,0 10,0 5,0 0,0 STATION DE DOGBO Intensité Moyenne d'une Pluie (mm/h) - moyenne 2000/09 Figure 15 Graphes illustrant les données météorologiques des stations météo de DOGBO et de GRAND POPO (à partir des données brutes de l ASECNA) Page 27 sur 65

28 Résultats de la Campagne Maraîchère : La campagne , dans les 32 sites encadrés par ROpAHA, a vu l emblavement de près de 40ha par près de 900 producteurs pour la campagne passée, 16,6 ha avaient été consacrés au maraîchage de contre-saison sur le même nombre de site. Cette progression repose en particulier sur le Crin-Crin, le Piment et le Gombo, qui représentent respectivement 44%, 17% et 13% de la surface cultivée. Par rapport à la campagne passée, on notera que la superficie cultivée de tomate a peu évolué : 5,1ha en 2008 et 5,8ha en Le CRM a en effet, d après le retour d expérience acquise, privilégié la culture de crin-crin qui, même si elle ne permet pas un gain économique aussi important que la tomate, garantit aux producteurs un revenu acceptable tout en minimisant les risques. En outre, le crin-crin est une plante plus rustique et donc moins exigeante. Elle peut donc être cultivée par tous les producteurs même les plus vulnérables. Superficie des cultures pratiquées (ha)-campagne ROPAHA-MC Feuilles; Maïs de 4,0; 10% Bouche; Gombo; 0,5; 1% 5,1; 13% Crin crin; 17,7; 44% 20,0 15,0 10,0 5,0 Surface 2009 (ha) Tomate; 5,8; 15% Piment; 6,9; 17% 0,0 Crin crin FeuillesGomboMaïs de PimentTomateOignon Bouche Figure 16 Graphes illustrant la Production maraîchère dans le Mono-Couffo Le tableau ci-après reprend les données pour chaque spéculation. Il renseigne également sur les rendements obtenus on notera l augmentation mesurée de ce paramètre sur les sites encadrés par le ROpAHA. Nb de sites Crin crin Feuilles Gombo Maïs de Bouche 1 37 Piment Tomate Nb pers /spéculation Totale (ha) Superficie Moyenne par site (ha) Moyenne par personne (m²) 17,7 0, ,0 0, ,1 0, ,5 0, ,9 0, ,8 0, Rdt moyen (t/ha) avant Projet 3,2 1,5 3,2 1,7 3,2 3 7,2 2,4 2,6 1,9 5,4 5,2 TOTAL Moyenne ,9 6,7 0, Figure 17 Données sur la Production maraîchère dans le Mono-Couffo Page 28 sur 65

29 Pour la majorité des spéculations, l augmentation de rendement dépasse 50%, et pour le Crin-Crin et les Feuilles, le rendement est presque doublé. Planches de Gboma (Légumes Feuilles) Essai de Choux Figure 18 Photos montrant la campagne maraîchère (exemples) Augmentation des revenus rizicoles Cette activité doit être menée par les OP Filières dans le MONO-COUFFO. Les résultats atteints ne sont pas encore assez précis. Les OP Filières ne disposent pas encore de personnels suffisants, en Tranche 3, pour assumer pleinement cette tâche. En ce qui concerne les revenus liés à l activité rizicole, ils ont baissé dû à la mauvaise récolte de cette campagne. Toutefois, le bénéfice moyen généré par la riziculture est supérieur à FCFA/ha pour les sites encadrés par ROpAHA, non affectés par les problèmes d inondation. Augmentation des revenus maraichers D après les données recueillies par l URP MC, il peut se dégager la tendance suivante : Pour le maraîchage, ce bénéficie est supérieur à FCFA/ha. Le premier travail réalisé par le CRM est synthétisé dans le tableau ci-après, et montre des résultats supérieurs aux estimations réalisées par l URP. Charge (FCFA/ha) Prix de vente (FCFA/kg) Marge Brute /ha TOMATE PIMENT GOMBO GRANDE MORELLE Page 29 sur 65

30 CRIN CRIN MAÏS DE BOUCHE Moyenne Figure 19 Calcul de la marge brute par ha pour chaque spéculation Page 30 sur 65

31 Sous-Résultat 2.4 : Les usagers assurent une gestion durable des aménagements hydro-agricoles Recensement des producteurs Le recensement des producteurs est régulièrement réalisé par les ONG IS et les filières. Le résultat de ce travail est présenté dans le tableau suivant dont le graphe ci-après en est une illustration Evolution du nombre de producteurs encadrés dans le MONO-COUFFO (ROPAHA) Total Hommes 230 Femmes 149 Total 379 Hommes Femmes Total 494 Hommes 463 Femmes Figure 20 Evolution du nombre de producteurs encadrés de 2008 à 2010 On constate globalement une évolution positive du nombre de producteurs intervenant dans le projet entre 2009 et 2010 : +81% - ce qui se repose bien sûr sur l augmentation du nombre de sites encadrés (on est passé de 16 à 24 sites). Toutefois, l effectif moyen par site est également en progression tant pour les hommes que pour les femmes Hommes/site Femmes/site Total/site Figure 21. Comparatif des effectifs totaux entre 2008 et 2009 Remarque : le tableau du rapport T2 donnait des nombres moyens par site différents pour Cela repose sur le fait qu en 2008, étaient disponibles les données sur 14 (et non 16 comme le calcul de T2 a pris en compte) sites. Page 31 sur 65

32 Figure 22 Recensement des producteurs par site Commune Village Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total GRAND-POPO Sazué GRAND-POPO Linta GRAND-POPO Adankpé GRAND-POPO Todjonoukoin DOGBO Hinou DOGBO Adidévo DOGBO Hounouvihoué DOGBO Hédjamè BOPA Bolimè BOPA Agbodji BOPA Agboh BOPA Adjamè HOUEYOGBE Houinga-H HOUEYOGBE Dincomé HOUEYOGBE Manonkpon HOUEYOGBE Hounkpotannou LOKOSSA HouinTokpa LOKOSSA Toguèmè LOKOSSA Fongba LOKOSSA Adjakomè KLOUEKANMEY Tokanmè A KLOUEKANMEY Avéganmey KLOUEKANMEY Lomimin KLOUEKANMEY Mitohoué LALO Ahouada F Page 32 sur 65

33 Commune Village Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total LALO Sèwahoué LALO Hazin LALO Sawanou APLAHOUE Dékpo APLAHOUE Hatémey APLAHOUE Tannou APLAHOUE Hélétoumè TOTAL ROPAHA Page 33 sur 65

34 Une analyse plus fine montre que : L augmentation de l effectif global repose spécifiquement sur deux sites : Hateme (où l aménagement a été réalisé de manière satisfaisante), et Adidevo ( en pré-aménagement). En revanche, la diminution repose surtout sur les sites de Bolime et Agbodji (pas encore aménagés) et de Houin Tokpa et Ahouada (où l aménagement ne donne pas pleinement satisfaction du fait, respectivement de la négativité du puits, et de la mauvaise compréhension de l implantation), et de Sewahoue (problème foncier majeur) Comparatif des effectifs entre 2009 et 2010 Hommes Femmes Total Augmentation Diminution Augmentation Diminution Augmentation Diminution SENSIBILISATION PRE-AMENAGEMENT AMENAGEMENT FONCTIONNEL AMENAGEMENT PEU FONCTIONNEL TOTAL Le tableau n est pas évident à lire. Comment le lire? par exemple pour la première case : grâce à la phase de sensibilisation, on a vu augmenter l effectif des hommes dans 3 sites, mais il y a également eu diminution dans un autre site. Figure 23 Comparatif des Effectifs des Groupements entre 2009 et 2010 Le tableau ci-dessus essaie de récapituler l évolution de l effectif des groupements en fonction de l état d avancement de l aménagement. On ne constate pas forcément de corrélation : chaque site possède un historique différent, ne rendant pas une systématisation possible. Toutefois, le nombre de femmes dans un groupement tend quand même à montrer l appropriation de l aménagement (en particulier, maraîcher) par le groupement. Par exemple, pour les deux sites où l aménagement est jugé peu fonctionnel (du fait de la négativité du puits), le nombre des femmes est constant (voire en légère augmentation) à Houingha Houegbe, alors qu il diminue fortement à Houin Tokpa. Le nombre des hommes est en évolution inverse. Sur le premier site, malgré la négativité du puits, les producteurs s approprient réellement le site 33 ha de riz ont été semés. Par contre, à Houin Tokpa, les producteurs restent très en position de réclamation, parce que le puits n est pas positif 3 ha de riz ont été semés. Les Filières CRR et CRM continuent d appuyer les producteurs dans la phase d enregistrement de leur groupement auprès du CeRPA. La totalité des sites de la Tranche 1 est effectivement enregistré ; ceux de la Tranche 2 sont en cours de procédure. Structuration de groupement fonctionnel Les Assemblés Constituantes des Groupements dans les nouveaux sites ont été faites entre avril et mai Une des premières démarches à réaliser, en plus de la sensibilisation, est l enregistrement administratif du Groupement auprès du CeRPA. Cette étape permet la reconnaissance officielle du Groupement. Page 34 sur 65

35 COMMUNE SITE Mise en place de texte Nom du groupement Membre CA Membre CC Date de la tenue de l'ag Effectif total H F Effectif total H F Nombre de personnes ayant participé à l'ag Effectif H F total GRAND-POPO Gnito Oui Mawussi /05/ DOGBO Hounnouvihoué Oui Mahoussi /05/ Hédjamé Oui Edjromèdé /04/ BOPA Adjamé Oui Tonagnon /05/ Agbo Oui Midogbékpo /05/ HOUEYOGBE Manonkpon 3 Oui Cinq Doigts Hounkpotanou Oui Gbénondou /05/ LOKOSSA Fongba Oui Dévioladounou /05/ KLOUEKANMEY Lomimin Oui Lom - Nava /05/ Mitohoué Oui Lonlongnon /05/ LALO Hazin Oui Wadokpo /05/ Sawanou Oui Minatodjou /05/ APLAHOUE Tannou Oui Gbénondjou /07/ Hélétoumé Oui Lonhounnava /05/ Total Pourcentage Figure 24 Point administratif sur l enregistrement des Groupements Les documents nécessaires (remplissage des fiches Coop, élaboration des procès verbaux, statuts et règlements intérieurs) à l enregistrement des nouveaux groupements ont été établis, avec l aide des CeCPA. Les dossiers sont donc maintenant en attente d approbation au niveau du CeRPA Mono- Couffo, avant de suivre le chemin de validation par les différents échelons administratifs communaux. Sous-Résultat 2.5 : Les produits agricoles issus des sites aménagés sont bien conservés, transformés et commercialisés Est repris ici un extrait du rapport de fin de contrat (juillet-décembre 2009) du CRR, exposant les activités réalisés en matière de conservation, transformation et commercialisation rizicole : Les activités de décorticage et de commercialisation du riz blanc et de paddy par le CRR-MC sont essentiellement concentrées au niveau de la commune de Houeyogbé où le CRR dispose d un magasin de riz d une capacité de 50 tonnes. La campagne d achat du riz paddy a véritablement commencé avec les sites PAHA/ROPAHA de Dogbo, seules les négociations d achat du riz se poursuivent dans les zones de Lalo, de Lokossa et de Houeyogbé. En faisant le point d achat des sites d Agbédranfo, de Vocanmé, de Dogbo Ahomey fait en tout 1532 Kg. Ces achats de riz paddy évalués à 40 tonnes (indicateur Protos) s intègrent dans un programme global d achat du riz paddy par le CRR dont les quantités prévues au titre de la campagne avoisineraient les 70 tonnes de riz paddy. Page 35 sur 65

36 Par ailleurs, un point crucial mérite une attention particulière. Il s agit de la mise à disposition du service commercialisation du CRR d un fonds de roulement nécessaire pour acheter le riz. Le CRR, à travers le Bureau Exécutif, s emploie à rechercher auprès des IMF de la place. ( ) Avec l établissement de nouveaux partenariats (ADF, AFDI) axés sur une démarche qualité du riz et les volets décorticage et commercialisation, ces tonnages connaîtront à coup sûr une forte hausse au titre de la campagne Résultat 3 : Les différents acteurs sont à même de jouer leur rôle spécifique par rapport à la valorisation des aménagements hydro-agricoles Sous-Résultat 3.1 : Les producteurs et leurs organisations s'approprient du processus d'aménagement et sont capables de reproduire et d étendre les aménagements sommaires Le processus d aménagement repose sur un dispositif multi-acteurs. Il est vrai que le processus se heurte à la faiblesse des BET ce qui entraîne la réalisation d aménagements pas toujours aussi performants. De ce fait, les bénéficiaires s approprient à différents niveaux le dispositif. Les producteurs doivent s investir dans l appui à la réalisation de l aménagement (défrichage, diguettes de cloisonnement, ). Cela n est pas toujours le cas car les BET ne les ont pas toujours bien impliqués malgré les attentes des TdR. Le meilleur indicateur de cette appropriation est le nombre de femmes actives dans le groupement. Sous-Résultat 3.2 : Les producteurs et leurs organisations sont capables de gérer durablement les sites aménagés, tout en assurant la maintenance autonome des infrastructures et équipements mis en places Tous les sites aménagés disposent d un Comité de Gestion. La présence des Comités de Gestion permet le fonctionnement de la motopompe selon l organisation établie, et l achat de l essence. Au niveau de la riziculture, les aménagements réalisés sont simples : le Comité de Gestion n intervient pas réellement dans la gestion de l eau, mais plus dans la résolution de conflit de voisinage. Il permet d être un lieu d échange et de communication. Il joue aussi un rôle dans le recueil des besoins des producteurs du Groupement dans le cadre du Plan de Campagne. Page 36 sur 65

37 Figure 25 - Point des actions entrant dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs Dates Intitulé de la formation Contenu Résultats attendus Participants Du 20 au 25 Juillet 2009 Du 16 au 20 Novembre 2009 Formation des acteurs sur les techniques d irrigation goutte à goutte à Porto Novo Formation des acteurs (URP, CRR, CRM, ONG) sur les Outils PHAST GIRE Connaître la technique par Goutte-à-Goutte d un point de vue technique et économique. Etudier la faisabilité de l application de cette technique sur les sites d interventions (analyse Avantages/Contraintes et analyse économique). Renforcer la capacité des producteurs et les autres acteurs des projets pour mettre en place cette technique. Amener les participants à mieux cerner l importance de la prise en compte de la GIRE locale au regard des contacts dégradants, persistants et nuisibles liés aux usages que l on fait de l eau douce et des territoires associés sur fond d intérêt divergent ou de conflit d intérêt Renforcer les capacités d animation des participants en milieu réel à partir des outils PHAST adaptés à la GIRE (PHAST-GIRE) pour promouvoir la compréhension et l applicabilité de la GIRE A la suite de cette formation, deux sites seront identifiés (un dans le Mono-Couffo et un dans l Atacora-Donga) pour appliquer cette technique. Les participants ont compris l importance et la pertinence de la mise en œuvre de l approche GIRE sont en mesure de concevoir des supports de sensibilisation des communautés locales sur la GIRE ; sont capables d animer les séances de sensibilisation sur la GIRE au moyen des supports PHAST-GIRE; sont capables de diagnostiquer les problèmes liés à l eau au niveau local; sont en mesure de mettre en œuvre, de suivre et d évaluer des actions de promotion de la GIRE sur le terrain. représentants de Groupements de Producteurs représentants des OP 6 représentants des ONG représentants des BET 2 représentants de PROTOS 12 représentants des ONG 6 représentants des filières Deux représentants de l URP 3 représentants de PROTOS Tester les outils PHAST GIRE en milieu réel au cours de la formation Etre capable à partir des outils PHAST-GIRE de planifier et de conduire des initiatives GIRE sensibles qui s insèrent dans un processus d autopromotion communautaire, communal ou intercommunal avec des indicateurs vérifiables janvier 2010 Formation des acteurs (URP, CRR, CRM, ONG, BET) sur la modélisation hydraulique Initier les BET et les autres acteurs à un logiciel de modélisation hydraulique (gratuit sur INTERNET) Les participants : soient convaincus de l intérêt de faire une modélisation hydraulique pour le dimensionnement d un jardin maraîcher savent manipuler le logiciel 4 représentants des BET 6 représentants des filières 2 représentants de l URP 3 représentants de PROTOS Page 37 sur 65

38 Sous-Résultat 3.3 : Les Organisations des Producteurs au niveau départemental et communal sont renforcées dans leur rôle de maître d'ouvrage Au niveau de l URP, qui est le Coordinateur de l Action, ils gèrent de manière totale l ensemble du processus, depuis le repérage des sites potentiels, jusqu à la réception définitive. On notera toutefois que le suivi budgétaire est encore à renforcer. Le travail de meilleure association des OP Filières à la Coordination de l Action seulement dévolue à l URP d après le DTF (du fait que la création de ces structures est postérieure à la rédaction du DTF) a permis une meilleure discussion entre structures : le partage des rôles est mieux cerné. De plus, les OP Filières ayant recruté de nouveaux animateurs (1 pour 2 communes), elles vont pouvoir mieux assumer leurs rôles. Sous-Résultat 3.4 : Les ONG nationales impliquées sont renforcées dans leur rôle d'intermédiation sociale, d'appui technique et d'appui à l'organisation sociocommunautaire autour des aménagements hydro-agricoles Le système mis en place a été reconduit sur le second semestre Il permet une meilleure appropriation de la méthodologie par les acteurs. Ce travail permet, certes de mieux évaluer les acteurs, mais également de mieux échanger entre les différents problèmes, et de trouver des solutions adéquates. En outre, certaines ONG IS tendent à se spécialiser dans l intermédiation sociale autour des AHA, en continuant à encadrer les groupements pour l extension en aménagement sommaire. On rappelle que les ONG IS participent systématiquement aux sessions de formations organisées dans le cadre du projet. Sous-Résultat 3.5 : Les autres prestataires de services (BET, entreprises, consultants) apportent ponctuellement leurs appuis pour une efficacité de l'intervention et sont poussés à la professionnalisation Le rapport de la Tranche 2 a révélé les difficultés de fiabilité des Schémas d Aménagement réalisés par les BET ce qui a entravé le bon déroulement du processus. PROTOS, lors de cette Tranche, a accompagné les BET dans un renforcement de capacité, qui s est appuyé par une double mission : la mission d un volontaire de l Université de Leuven (Koen SNEYERS) et la Mission interne de PROTOS (Dirk DIRIX, de PROTOS Madagascar) se sont déroulés respectivement du 9/12/09 au 03/02/10 et du 19/01/10 au 29/01/10. Ces venues ont réellement permis de renforcer les acquis et permettent de dépasser les déficiences en matière de notes de calculs et de modélisation hydraulique, par exemple. Une sensibilisation à un logiciel hydraulique gratuitement disponible sur INTERNET (EPANET) a été menée devant tous les acteurs et en particulier les BET, les 28/29 janvier Sous-Résultat 3.6 : Les organisations paysannes faîtières sont renforcées dans leur rôle d'organisation de filières pour la fourniture de services aux membres Le premier outil de définition des besoins en services aux membres est Le Plan de Campagne, qui définit les besoins des producteurs pour chaque nouvelle campagne, a été, au niveau de chaque site, réalisé (pour les nouveaux sites) ou adaptés (pour les anciens sites) par les CRR et CRM. Encore pour cette tranche, la qualité de ces documents reste peu satisfaisante du fait du manque de personnel de ces structures (1 ou 2 animateurs pour couvrir environ 50 sites). Le renforcement des équipes techniques va permettre d en améliorer la qualité. Page 38 sur 65

39 Résultat 4: Les activités du projet sont mises en œuvre selon les principes de bonne gouvernance Sous-Résultat 4.1: le personnel minimum nécessaire met le projet en œuvre Le dispositif est le même. Sous-Résultat 4.2: le fonctionnement minimum nécessaire est assuré pour le projet Pas de commentaire particulier. Sous-Résultat 4.3: l équipement minimum nécessaire est utilisé par le projet Pas de commentaire particulier. Sous-Résultat 4.4: le projet est audité, suivi et encadré par PROTOS La Mission Interne PROTOS de M. Dirk DIRIX en janvier 2010 a permis de mieux analyser les dysfonctionnements et de proposer un outil simple pour le renforcement de capacité des BET. Une mission internationale d évaluation du projet a été effectuée par SOUTH RESEARCH & DIRO- Centre en février-avril L audit financier a lieu en juin Sous-Résultat 4.5: le projet est documenté et diffusé par PROTOS Le travail de capitalisation s est axé sur : La cartographie SIG A cause du délai important qu ait pris l élaboration de la cartographie SIG, une réelle diffusion ne peut pas encore être mise en place : la phase de validation par les acteurs locaux (OP Filières, CeRPA/CeCPA, Communes, Préfecture) n a pas été réalisée. Toutefois, un jeu complet de cartes, l appendice et un CD-ROM sont disponibles pour tout acteur intéressé. En outre, a été diffusée par Internet par l intermédiaire de GOOGLE EARTH la localisation de tous les sites AHA potentiels : ce travail sera consultable sur les sites des OP Riz qui disposent d un site Internet : - l OP Filière CRR du Mono-Couffo - l OP Nationale CCR-B Les URP AD et MC, ainsi que les OP Maraîchage ne disposent pas de site Internet. L OP Faîtière Nationale (FUPRO) dispose d un site mais n est pas mis à jour depuis Il est prévu que cette phase de validation soit réalisée dans le cadre du projet paha-fbs lors du second semestre 2010 d abord au niveau régional, puis au niveau communal. De ce travail découlera une mise à jour de l Atlas, qui pourra alors être éditée. PROTOS, dans son approche Programme, inscrira cette activité dans son Plan d Actions Multi-annuel (MYP) financé par la Coopération Belge. Le Guide Méthodologique Un Guide méthodologique a été établi par PROTOS lors de ce premier semestre Il correspond à la capitalisation des activités réalisées dans ROpAHA et également du retour d expériences sur paha. Il avait été prévu que cette capitalisation soit validée et enrichie dans le cadre de l Atelier National, prévu pour la Tranche 3. Cet Atelier n ayant pas eu lieu, la validation n a pas eu lieu. Page 39 sur 65

40 Aussi ce Guide Méthodologique est disponible sur support papier ou CD-Rom mais il n a pas été opportun de le diffuser à grande échelle. Il sera complété en 2012, pour la fin des projets paha-fbs et FApAHA-UE ; sa diffusion nationale sera alors réalisée. Page 40 sur 65

41 2.2. Evaluation des résultats de l Action Ce paragraphe permet d évaluer le projet ROpAHA sur l ensemble de sa durée. Pour évaluer les résultats de l Action, sont d abord étudiés les Indicateurs des Résultats Attendus définis dans le CaLo, puis ceux de l Objectif Spécifique, et enfin ceux de l Objectif Final. Résultat Attendu 1 Logique Indicateurs objectivement Sources et moyens Hypothèses d'intervention vérifiables de vérification Les différentes options Résultat 1 : Les mécanismes Rapport d'exécution d aménagement pour les différents pour une meilleure cas de figure (>30 sites) sont connaissance et gestion des répertoriées avec une description de ressources en eau Base de données, leurs risques, de leurs avantages, de mobilisables pour la Protocole AHA, Guide de leurs inconvénients et de leurs coûts production agricole sont Référence moyens. développés et testés Le ROpAHA a touché 32 sites du Mono-Couffo (3 sites de 8 communes). Tous ces sites ont bénéficiés d une étude diagnostique préalable réalisée par les ONG IS. Cette étude comprend en particulier, une Présentation sommaire du Village et une Présentation Générale du Bas-Fond, qui développe les points suivants : - Localisation, topographie et hydrologie du Bas-Fond - Caractéristiques du sol et Végétation - Utilités du Bas-fond - Caractéristiques des exploitants, Pratiques culturales et Structuration socio-foncière - Partenaires - Problématiques d exploitation, Atouts/Forces, Contraintes/Faiblesses d Exploitation du site, Approches de solution En plus de ce diagnostic initial, les ONG IS compilent les données hydrologiques pour les 3 années de suivi ROpAHA. Les aspects ci après ont donc été collectés : Hydrologiques : ce sont des données qualitatives collectées auprès des producteurs quant à leur connaissance sur le fonctionnement hydrologique du site. Ces informations donnent une idée du régime hydrologique du site mais ne suffisent pas pour comprendre complètement le régime du site. Des données techniques devront être collectées pour compléter ces informations ; Les données qualitatives sont des données collectées oralement auprès des producteurs par les ONG. Par exemple : période d inondation de bas fonds, niveau de l eau dans le bas en période de crue, profondeur nappe phréatique, durée des inondations /crue... Les données techniques hydrologiques se fondent sur des mesures (et non simplement sur des enquêtes). Par exemple : données collectées avec les limnimètre//piézomètre (mesures quotidiennes par un producteur responsabilité, et compilées par les ONG), calcul des crues, débit/vitesse de l eau (calculés par les BET), Un retour d expériences concerne leur mise en place des piézomètres qui ne sont pas assez profonds et ne permettent pas un réel suivi des variations de nappe d eau souterraine. Pratiques culturales : ce sont des informations recueillies sur les manières dont le bas-fond est exploité. Il s agit en fait des techniques culturales développées sur les sites. Foncier : les données collectées permettent de connaître le statut foncier du site. Les BET qui sont proposés des Schémas d Aménagement sur 30 des 32 sites ont également recueilli des informations complémentaires consignés dans leur rapport. Page 41 sur 65

42 Le ROpAHA a également permis un travail à une échelle plus grande départementale et régionale. Un travail de répertorisation des bas-fonds potentiellement aménageables dans le Mono-Couffo a été mené. Ce travail est très important car il donnera un cadre pour les interventions futures en matière d aménagement, et de réflexions stratégiques pour les filières rizicoles et maraîchères. Il repose sur une collaboration avec la CBF. Cette collaboration a été un peu difficile du fait des délais liés à l absence de cartes de base, peu de cartographes compétents, coupures d électricité,. ROpAHA a donc contribué activement à la réalisation de cartes départementales qui sont maintenant disponibles. L Atlas est composé d un jeu de 7 cartes sur les diverses thématiques (typologie, morphologie, superficies, potentialités, environnement, aide à la décision). PROTOS a également effectué un travail de capitalisation sur ses expériences menées dans le cadre de son programme AHA et donc en particulier de ROpAHA. De ce travail de capitalisation est sorti un Guide Méthodologique pour les Aménagements de Bas-Fonds. Logique Indicateurs objectivement Sources et moyens Hypothèses d'intervention vérifiables de vérification Résultat Attendu 2 Résultat 2 : Des sites à grand potentiel hydroagricole sont valorisés de façon reproductible et durable nr de sites (>30) aménagés et superficies exploités (> 150 ha) en riziculture et/ou maraichage Comparaison diagnostiques avant et après intervention / Rapports des OP et ONG Sur les 32 sites encadrés par ROpAHA, 30 sites ont bénéficié d un Schéma d Aménagement réalisé par un BET spécialisé (les 2 sites n ayant pas de Schéma à cause d un problème foncier Agbo et d inondation Adjakomé). Le tableau résume les superficies exploitées, étudiées et aménagées dans le cadre de ROpAHA. superficies exploitées superficies étudiées superficies aménagées Riziculture 200 ha 160 ha 67 ha Maraîchage 40 ha 87 ha 62 ha Figure 26 Superficies exploitée, étudiée et aménagées dans le cadre de ROpAHA Cas de la Riziculture Le tableau ci-après affine l analyse, en comparant les trois années suivies dans le cadre de ROpAHA, et en essayant de voir l effet de l avancement du processus d aménagement sur l augmentation des surfaces. On constate que c est surtout à l étape de sensibilisation que les superficies s agrandissent ce qui est normal, puisque le projet apporte une innovation : la riziculture est peu ou pas réellement développée dans les sites encadrés. Page 42 sur 65

43 Comparatif SURFACE Comparatif SURFACE Nb sites où la surface en Riziculture est en Augmentation Diminution %Aug Augmentation Diminution %Aug SENSIBILISATION % % PRE-AMENAGEMENT % AMENAGEMENT FONCTIONNEL AMENAGEMENT PEU FONCTIONNEL % % % % TOTAL % % Figure 27 Comparatif des superficies emblavées en riz entre 2007/08 et 2008/09 en fonction du phasage d aménagement Les moindres résultats en période de «pré-aménagement» ou en aménagement sont liés que les travaux perturbent quand même les campagnes. On constate que malgré le faible degré de fonctionnalité de 2 sites, les superficies ont augmenté après le processus d aménagement. Cas du Maraîchage Des remarques similaires peuvent être faites dans le cas du Maraîchage de Contre-Saison. Toutefois, on constate que la phase de Sensibilisation est plus délicate, et n induit pas forcément une augmentation des superficies en particulier entre En effet, le Maraîchage de Contre-Saison est une activité innovante, et également très sensibles aux aléas climatiques et aux inondations. Il a fallu que les producteurs connaissent mieux le réel fonctionnement hydrologique du bas fond. Comparaison Superficie 2008/09 Comparaison Superficie 2009/10 Nb sites où la surface en Maraîchage de Contre-Saison est en Augmentation Diminution %Augm Augmentation Diminution %Augm SENSIBILISATION % % PRE-AMENAGEMENT % AMENAGEMENT FONCTIONNEL AMENAGEMENT PEU FONCTIONNEL % % % % TOTAL % % Figure 28 Comparatif des superficies emblavées en maraîchage entre 2007/08 et 2008/09 en fonction du phasage d aménagement Page 43 sur 65

44 Résultat Attendu 3 Logique Indicateurs objectivement Sources et moyens Hypothèses d'intervention vérifiables de vérification Résultat 3 : Les différents acteurs sont à même de jouer leur rôle spécifique par rapport à la valorisation des aménagements hydro agricoles >80% des infrastructures planifiées sont réalisées dans les délais prévus Les différents acteurs opèrent conformément au guide de référence sur l'aha au Bénin Les OP disposent des compétences et appliquent les outils en matière de maîtrise d'ouvrage de façon autonome Rapport de projet Rapport de projet Rapports ONG Trois indicateurs permettent de suivre ce résultat : Respect des délais d études et de construction des aménagements Cet indicateur est loin d être atteint. Par exemple, en Tranche 2, les 4 bureaux d études devant réaliser les Schémas d Aménagement de 18 sites se sont vus appliqués des pénalités de retard du fait du non respect des délais. De plus, de la faible qualité de ces Schémas, les travaux qui étaient prévus pour avril-juillet 2009 n ont pas pu être menés comme convenu seulement essouchage/labour, puits/tourelles/bâches ont été effectués. Des retards ont été également observés pour la réalisation même de ces travaux : ils ont été finalisés après la saison des pluies Respect du Guide de Référence AHA Le processus d aménagement suit la Stratégie Nationale en termes d Aménagement de Bas-Fonds (CBF- 2004). Cependant, cette stratégie recommande une participation active des producteurs dans les choix de conception des aménagements. URP-PROTOS a pourtant bien spécifié dans les TdR des BET une démarche participative et a renforcé le processus en obligeant les ONG IS à prédéfinir avec les producteurs leur vision d aménagement. Force est de constater que le degré de participation des producteurs à cette étape est relativement faible. Cela repose certainement sur la méthodologie suivant laquelle la conception est contractualisée à un BET. Ces BET ne sont pas forcément de la région, et semblent donc ne pas passer assez de temps au contact des producteurs pendant leur phase de conception. Ce n est toutefois pas forcément un problème de distance : un BET de la place n a pas non plus donné pleinement satisfaction, bien que fortement introduit auprès des producteurs. Il s agit réellement de la capacité et la volonté des BET à écouter les souhaits des producteurs. Maîtrise d Ouvrage des OP Le ROpAHA a indéniablement permis à l URP de mieux assurer son rôle de Maître d Ouvrage : cette structure établit de manière autonome les TdR pour le choix des Bureaux d Etudes, réalise de façon respectueuse des règles les dépouillements et le choix des BET et des Entreprises. On notera toutefois que : - L URP ne dispose pas encore pleinement d une vision critique des Schémas d Aménagement proposés par les BET. Ce problème vient plus du fait qu il s agit de documents assez techniques. Le programme AHA a renforcé cette déficience par la formation en Modélisation Hydraulique (janvier 2010) et par l envoi du Chargé de Programme de l URP en formation à l Institut 2IE. Page 44 sur 65

45 - Le suivi des travaux reste également à approfondir. Il s agit plus d un problème de disponibilité de personnel : le nombre de chantiers à suivre en même temps est souvent élevé, avec des distances souvent longues. Une meilleure implication des UCP permettrait un meilleur suivi. En outre, le projet a contribué à un meilleur dialogue entre l URP et les OP Filières (CRM et CRR) qui ont été créés au premier semestre 2007 (comme le projet). Les réunions de concertations ont donc permis de mieux appréhender les rôles de chacun. Aujourd hui, les deux OP Filières sont des partenaires privilégiés de projets (FAFA-CTB, CIDR, ADF, ), en particulier grâce au fait que pendant les 3 années de ROpAHA, elles ont pu être fonctionnelles sur le terrain. Résultat Attendu 4 Logique Indicateurs objectivement Sources et moyens Hypothèses d'intervention vérifiables de vérification R4: Les activités du projet sont mises en pourcentage des frais de projet Approvisionnement œuvre selon les sur les dépenses totales du Rapport de projet régulier des fonds principes de bonne projet gouvernance Pas de vol ni perte ou appréciation d'auditeurs Rapports d'audits détérioration de documents durant la période du projet existence et diffusion de capitalisation du projet Support de capitalisation Le montage institutionnel fait que l URP se retrouve en position de vrai Maître d Ouvrage : - PROTOS fait des avances (en général FCFA), - l URP occasionne des dépenses (sous validation préalable par Demandes d Avis de Non Objection), - l URP les justifie a posteriori à PROTOS. C est pourquoi près de la totalité des dépenses opérationnelles (une partie de la rubrique budgétaire «Matériel et Fournitures» et la rubrique «Autres») ont été directement faites par l URP. Comme activité notable ayant été financée par PROTOS, on peut citer la réalisation de l Atlas cartographique sous SIG, contractualisé avec la CBF. Cette activité s effectue en effet en lien avec paha-fbs et se trouve sur deux zones d intervention distinctes. Il était peu propice que l URP Mono-Couffo s inscrive dans un tel montage. Les Auditeurs (Cabinet SAGEFI SARL) ont audité le projet en particulier en 2009, où des insuffisances ont été mises en évidence dans le suivi des opérations effectuées par l URP. De telles insuffisances n ont pas été relevées lors du dernier audit (juin2010) malgré la non-application de leur recommandation. Il est vrai que le projet ROpAHA est mené de manière très similaire et simultanée au projet paha-fbs ce qui complique le suivi. Sur le point de suivi budgétaire, PROTOS a enclenché un processus de renforcement de l URP dans la mise en place d outils de suivi du prévisionnel, de l engagement et du décaissé. On rappelle que pour la mise en œuvre de ROpAHA, l URP MC a signé, simplement en 2009, une cinquantaine de contrats, avec environ 20 prestataires de service différents nécessitant quelques 170 paiements. Le retour d expérience de ROpAHA se trouve capitaliser dans un Guide Méthodologique. Ce Guide reprend également les expériences de paha-fbs qui s effectue non seulement dans le Mono-Couffo mais aussi dans l Atacora-Donga. Ce Guide sera diffusé auprès de nos acteurs et également à tous les intervenants sur les deux filières dans les deux zones d intervention : CTB (FAFA, PAFIRIZ), CIDR-ETD, PROcGRN-GTZ, dans le but d un échange d expérience, avant une capitalisation finale pour la fin des projets paha-fbs / FApAHA-UE en Page 45 sur 65

46 Objectif Spécifique Logique Indicateurs objectivement Sources et moyens Hypothèses d'intervention vérifiables de vérification Les capacités des organisations des producteurs et des acteurs d appui sont renforcées en matière de valorisation intégrée, durable et équitable des ressources en eau à des fins agricoles L'UDP et les UCPs concernées maîtrisent l ensemble d une démarche d AHA, telle que convenue dans un guide de référence > 70% des exploitants d AHA profitent des services de l'udp et les UCPs en matière d appui aux filières rizicole et maraîchère et/ou des ONG locales et > 70% de ces usagers se déclarent satisfaits des services Rapports d'activités (UDP, UCP, ONGs, CeRPA), Guide de référence, rapport d'évaluation Rapports d'exécution Rapport d'évaluation, enquêtes auprès des exploitants La politique monétaire et commerciale béninoise n'évolue pas envers une plus grande protection des importations déloyales de produits agricoles L'UDP et UCPs continuent à être appuyées de façon morale, technique, organisationnelle et financière par d'autres organismes La volonté d'échange et de collaboration reste intacte de la part des autres projets et organismes qui se sont déclarés intéressés à des synergies Maîtrise de la démarche AHA par l URP Cet indicateur est déjà évoqué dans le Résultat 3 Les OP disposent des compétences et appliquent les outils en matière de maîtrise d'ouvrage de façon autonome. Réalisant pleinement la Maîtrise d Ouvrage, l URP maîtrise l ensemble de la démarche AHA. Il peut être rajouté deux points plus spécifiques : - Par la mise en œuvre du ROpAHA, la démarche AHA se trouve affiner : par exemple, dans le Mono-Couffo où la riziculture constitue souvent une innovation, il n est pas nécessaire de prévoir un Schéma d Aménagement établi par un BET dès la 2 ème année. Il est préférable de renforcer l encadrement par les ONG IS sur la base des aménagements sommaires pendant un certain nombre d années (3 à 5 ans) pour mieux appréhender le comportement hydrologique du bas-fond et pour une meilleure implication des populations à la riziculture. - Les UCP n ont pas été assez impliquées dans la démarche AHA appliquée dans le cadre de ROpAHA. Ce retour d expérience permet de mieux appréhender cette implication au niveau communal (pendant le suivi des travaux plus spécifiquement). Disponibilité des services de l URP Tous les sites ont profité de l appui des URP et des OP Filières. Un suivi du nombre de sites visités par l URP est effectué sur la base de fiches à remplir sur le site, visées par les producteurs. Les graphes ci-après sont l illustration de ce suivi, pour le premier semestre 2009 : le premier graphe met en évidence le nombre de sites non visités / visités au moins 1 fois par trimestre / visités au moins 1 fois par mois pour l équipe des élus et par la coordination technique. Le deuxième graphe représente la fréquence de visites par l ensemble de l URP (Elus + Coordination technique) On constate que sur un trimestre, l URP ne va pas si fréquemment que cela sur le terrain : 30% environ des sites ne reçoivent pas leur visite. En revanche, à l échelle du semestre, l URP arrive à rendre plus visite à l ensemble des sites suivis : seulement 13% des sites ne sont pas visités. Cela est à mettre en relation avec la faible équipe de l URP. En outre, on remarquera que souvent le Chargé de Programme URP se déplace sur les sites avec l équipe PROTOS sans pourtant remplir une fiche. Page 46 sur 65

47 RECAPITULATIF : PREMIER SEMESTRE PREMIER TRIMESTRE 2009 DEUXIEME TRIMESTRE Nb sites non visités 4 Nb sites visités au moins 1fois/3mois 3 Nb sites visités au moins 1fois/mois ELUS COORD TECHN ELUS COORD TECHN ELUS COORD TECHN RECAPITULATIF : PREMIER SEMESTRE PREMIER TRIMESTRE 2009 DEUXIEME TRIMESTRE 2009 Nb sites non visités Nb sites visités au moins 1fois/3mois Nb sites visités au moins 1fois/mois TOTAL TOTAL TOTAL Figure 29 Suivi des visites de terrain de l URP sur les sites ROpAHA (1 er et 2 ème semestre 2009) Le graphe ci-après présente le récapitulatif de la fréquence du suivi par l URP. La majorité des sites (75%) sont visités au moins une fois par an (en moyenne : 5 fois par an soit à peu près 1 fois tous les deux mois). Les 3 sites où aucune visite n a été effectuée sont : - Adjakome (LOKOSSA) : blocage du processus du fait d un différend foncier - Sazué et Adankpé (GRAND POPO) : il s agit de sites très proches, où le président de l Union Communale des Riziculteurs est très actif et qui joue donc un rôle de suivi non comptabilisé. Page 47 sur 65

48 PREMIER SEMESTRE 2009 SECOND SEMESTRE 2009 RECAPITULATIF : ANNEE Nb sites non visités Nb sites visités au moins 1fois/3mois Nb sites visités au moins 1fois/mois TOTAL TOTAL TOTAL Figure 30 Suivi des visites de terrain de l URP sur les sites ROpAHA (récapitulatif 2009) En ce qui concerne le suivi des OP Filières, tout comme celui des ONG IS, un contrat les lie avec l URP : leur présence est plus régulière. Satisfaction des usagers Le projet devait également atteindre un résultat en termes de qualité des services fournis auprès des producteurs. Plusieurs services ont été fournis : - Appui technique agricole en riziculture et maraîchage de contre-saison Ces deux cultures sont souvent des innovations pour la majorité des producteurs des groupements encadrés. Les rendements atteints pendant le ROpAHA peuvent donc être considérés comme un indicateur de la réussite du transfert technologique. - Appui à l approvisionnement en intrants et semences La méthodologie du projet reposait sur un appui en première année, puis une simple mise en relation ou échange d information. Cette tactique ne s est pas révélée à la hauteur : beaucoup de retard est observé dans l approvisionnement en semences améliorées au niveau des sites. On rappelle toutefois que PROTOS ne s est pas donné pleinement mission de travailler sur les Filières Riziculture et Maraîchage mais simplement sur le maillon «Aménagement» /Gestion en Eau/Production. - Appui à la transformation et à la commercialisation Le CRR appuie au décorticage dans 4 des 8 communes du Mono-Couffo (DOGBO, LALO, LOKOSSA et HOUEYOGBE). Il est vrai que ce choix de zones d intervention repose en particulier de l éloignement par rapport au Magasin de stockage de Manonkpon (commune de HOUEYOGBE). Cette zone représente seulement 40% des producteurs touchés par ROpAHA mais 72% de la superficie en riz et 70% du tonnage récolté sur les sites ROpAHA en Au niveau de la commercialisation, un accord tacite entre PROTOS et AFDI (AGRICORD) permettait que la construction du magasin et l acquisition d une décortiqueuse se fasse en partenariat avec PROTOS, alors que le travail sur la qualité et la commercialisation soit effectué sous l encadrement de l AFDI. L AFDI a été en cours de reformulation d un projet. Page 48 sur 65

49 Pour le Maraîchage, la mise en route du projet FAFA a permis de mieux encadrer le CRM sur les thématiques de commercialisation (vente groupée et mise en relation entre producteurs des sites ROpAHA et des commerçantes de COTONOU). Objectifs Généraux Logique Indicateurs objectivement Sources et moyens Hypothèses d'intervention vérifiables de vérification Contribuer à la sécurité alimentaire et l'amélioration de la situation économique des populations vulnérables du Mono/Couffo >70% des producteurs ne subit plus les périodes de soudure >70% des producteurs n'ont pas des contraintes pour payer les services sociaux de base (santé, éducation) Comparaison d'étude initiale et d'enquête en fin de projet auprès des producteurs Pas d'évènement épidémiologique, climatologique majeur durant la période (sécheresse, inondations,...) Le premier indicateur concerne la période de soudure, et sa disparition pour 70% des producteurs. Le tableau ci-après montre que la période de soudure a certes diminué, mais n a pas disparu. Il a été distingué : - La durée de la période de soudure perçue : il s agit du chiffre brut indiqué par les producteurs lors de l interview - La durée de la période de soudure calculée : lors de l enquête, sont également demandés le mois de début et de fin de la période de soudure. On en déduit ainsi une durée calculée. Ces deux valeurs sont en général similaires, mais que l analyse par PROTOS des études socio-économiques de base effectuées en début et en fin de projet a montré l intérêt de faire ressortir Entre 60 et 70% des villages ont connu une diminution de la période de soudure, d 1/2 mois à 1 mois. De manière générale, les valeurs s étalent dans une fourchette de variations comprises entre 50 et 70%. Il est intéressant de noter que la période de soudure diminue dès la phase de sensibilisation, et surtout dès que des aménagements sont initiés (en particulier le défrichage/labour). Comparaison DUREE SOUDURE PERCUE 2007/2009 Comparaison DUREE SOUDURE CALCULEE 2007/2009 diminution augmentation diminution augmentation Moyenne Moyenne % Moyenne Moyenne % Nb Nb Nb Nb diminution augmentation diminution diminution augmentation diminution site site site site (en mois) (en mois) (en mois) (en mois) SENSIBILISATION 8-1,9 5 1,4 62% 6-1,4 5 0,6 55% PRE- AMENAGEMENT 5-2,5 3 0,2 63% 4-2,1 2 0,4 67% AMENAGEMENT FONCTIONNEL 6-0,9 1 0,9 86% 2-0,7 1 1,0 67% AMENAGEMENT PEU FONCTIONNEL 1-1,0 1 0,4 50% 1-0,6 1 2,1 50% TOTAL 20-1,7 10 0,9 67% 13-1,5 9 0,9 59% Variation moyenne -0,8-0,5 Figure 31 Comparaison de la durée de la soudure entre le début et la fin de ROpAHA Ce résultat n atteint pas le résultat fixé par ROpAHA (qui était trop ambitieux), mais correspond plus à celui du projet paha-fbs qui était que «la période de soudure a diminué d'au moins 1 mois pour X% des familles de producteurs dans les villages touchés par le projet». Page 49 sur 65

50 ROpAHA a permis de diminuer entre ½ et 1 mois la durée de la période de soudure. Le projet ROpAHA devait également atteindre un résultat socio-économique, avec comme objectif que 70% des producteurs n ont plus de contraintes pour payer les services sociaux de base (santé, éducation, ). Cet objectif était certainement un peu ambitieux pour un projet d une durée de 3 ans. En outre, il est difficile à mesurer concrètement, du fait de la dimension multifactorielle du choix des dépenses des ménages. Le tableau ci-après estime le nombre de villages encadrés où le total des dépenses pour les services sociaux de base (santé, maternité, eau potable et éducation) a augmenté ou diminué entre le début et la fin du projet. 60% des villages ont connu une augmentation des dépenses. Lors que l aménagement est réalisé (fonctionnel ou jugé non fonctionnel), l augmentation dépasse 70%. C est en période de «préaménagement» où l augmentation est fragilisée (elle n atteint pas 40%). Comparaison DEPENSES 2007/2009 augmentation Moyenne Nb augmentation site (FCFA/an) Nb site diminution Moyenne diminution (FCFA/an) % augmentation (en nb sites) Comparaison DEPENSES PAR PERSONNES 2007/2009 augmentation diminution Moyenne Moyenne Nb augmentation diminution site (FCFA/an) (FCFA/an) Nb site % augmentation (en nb sites) SENSIBILISATION % % PRE- AMENAGEMENT % % AMENAGEMENT FONCTIONNEL % % AMENAGEMENT PEU FONCTIONNEL % % TOTAL % % Figure 32 Comparatif des revenus agricoles entre le début et la fin de ROpAHA Toutefois, il est intéressant de ramener ces dépenses absolues au nombre de personnes formant le ménage. On constate des résultats moins bons. Le projet ROpAHA a permis à 60% des ménages encadrés de dépenser plus pour les services sociaux de base, mais il ne peut pas être dit que les ménages encadrés n aient plus de difficultés pour payer ces services Apport de l Action pour les Bénéficiaires finaux / Groupe cible Rappelons en premier lieu les Bénéficiaires finaux / Groupe Cible du ROpAHA, d après le point 1.8. du paragraphe 1. Description du présent document : Bénéficiaires directs : une trentaine de groupements soit 500 producteurs et leurs familles autour des bas-fonds/zones humides (env personnes) Le projet ROpAHA a encadré 32 groupements rassemblant ainsi près de 900 producteurs, soit 180% de l objectif. Un ménage étant constitué en 9,8 personnes, ROpAHA a donc touché environ personnes. Les producteurs ont bénéficié : - de transfert de compétences en termes de techniques culturales rizicoles et maraîchères. Il s agissait souvent pour la majorité des producteurs de nouvelles pratiques, Page 50 sur 65

51 - d un appui pour la structuration de leur groupement, - d aménagements sommaires améliorant la gestion de l eau sur le site, - d une meilleure mise en relation avec les OP. Bénéficiaires indirects : Les producteurs et leurs organisations faîtières (Groupements, Unions Communales des Producteurs, Union Régionale des Producteurs) L Union Régionale des Producteurs a bénéficié : - de matériels roulants (motos) - de l appui de renforcement de capacité d ordre technique (aménagement rizicole et maraîcher), organisationnel interne (suivi budgétaire, en particulier) et externe (en lien avec les OP Filières) et un appui délivré directement à leur base, renforçant ainsi leur notoriété et leur reconnaissance. Les UCP ont bénéficié indirectement de l appui à l URP, du fait qu une partie du suivi de l URP est réalisé par des représentants des UCP. Toutefois, ROpAHA n a certainement pas suffisamment travaillé en concertation avec cet échelon de représentativité du fait de l appui fourni aux OP Filières (et qui n était pas prévu dans le DTF), et de la nécessité d appuyer de manière relativement rapprochée l URP, et également du fait de leur propre faiblesse (absence de moyens matériels et humains). Les OP Filières (CRM et CRR) ont bénéficié : - de matériels roulants (motos) et de matériels d appui à la transformation (vanneuse, remorque pour décortiqueuse, ) - d un espace de dialogue et de réalisation alors que ces structures venaient d être créées, leur permettant de mettre en valeur leur structure - d une certaine notoriété qui leur permet aujourd hui de nouer de plus amples partenariats (CTB- FAFA/PAFIRIZ, CIDR-ETD, ADF, ) On rappelle que les OP Filières ont été créées en Elles ne faisaient pas partie du schéma institutionnel du ROpAHA. Toutefois, du fait de leur représentativité, le projet les a inclus comme Maître d Ouvrage associé à l URP. 4 ONG nationales, une vingtaine d entrepreneurs /tâcherons/ bureaux d études, le personnel des services départementaux de l état (Cellule Bas Fonds, CeRPA), Par le déroulement du ROpAHA, les ONG IS ont accru leurs compétences en intermédiation sociale en matière d AHA. Toutefois, par rapport au DTF, la place des ONG IS a été modifiée. L émergence des OP Filières a, tout d abord, eu un effet déstabilisateur pour le montage institutionnel du ROpAHA. Les tâches que le DTF attribuait aux ONG IS ont souvent été revendiquées par les OP Filières ces dernières venant d être créées et voulant acquérir de nouvelles compétences. Le projet a donc permis un équilibrage entre les rôles des OP Filières et des ONG IS d un point de vue d appui au niveau des producteurs : les OP Filières divulguent un appui conseil en techniques culturales, alors que les ONG IS s inscrivent dans un processus d intermédiation sociale strict. Les ONG IS étaient également vues dans le DTF comme facilitatrices du processus de Maîtrise d Ouvrage auprès de l URP. Cet aspect d «Assistant à Maîtrise d Ouvrage» n a pas été développé du fait de la certaine autonomie de l URP, de l équilibrage nécessaire ONG IS / OP Filières. Page 51 sur 65

52 En ce qui concerne les BET, ROpAHA, tout comme le programme AHA de PROTOS, a mis en évidence les déficiences de ces structures pour assurer leur rôle de concepteur et de maître d œuvre. Le projet, d une durée trop courte, ne peut prétendre à un renforcement de capacités même si la formation sur un logiciel hydraulique a été très pertinente. Toutefois, il a permis une certaine prise de conscience des BET et une certaine remise en cause. De plus, ROpAHA a permis d affiner la méthodologie : il peut maintenant être conseillé à l URP ou aux OP Filières de s abstenir de contractualiser un BET pour un aménagement rizicole en zone de plaines inondables ; un BET devient important quand le site se trouve dans un environnement topographique complexe (pentes fortes), ou que le site ne dispose pas un accès superficiel à l eau (un puits ou une bâche doit être foncé). Au-delà des contrats de prestation de service, le projet n a pas réellement apporté une plus-value aux Entreprises/Tâcherons. En effet, du fait de la faiblesse des BET, leur propre travail est difficile à être évalué. Le projet ROpAHA a permis, pour la CBF, de mieux travailler sur la cartographie des bas-fonds des 4 départements. Ce travail, aux dires de cette structure, a été le point le plus intéressant de la collaboration Publications produites pendant l Action Dans le cadre de ROpAHA, ont été établis un Atlas des Bas-Fonds (et son appendice), et un Guide Méthodologique sur les Aménagements de Bas-Fonds. Ces deux documents sont disponibles sur CD-Rom, et en version papier sur simple demande. Toutefois, du fait du retard pris par l établissement de l Atlas, la phase de validation n a pas pu être réalisée. C est pourquoi une diffusion, plus grande que le cadre des acteurs du projet (URP, OP Filières, CBF, CeRPA) et les partenaires comme FAFA-CTB, PAFIRIZ-CTB,, n a pas pu être menée à bien Contrats de travaux, fournitures et services N TYPE DE CONTRAT MONTANT PROCEDURE (FCFA) D ATTRIBUTION CONTRACTANT TRANCHE 3 1 Essouchage + Labour (13 sites) Appel d Offre Ouvert AGBEDJRO 7 Tourelles Appel d Offre Ouvert 2 (Lomimin/Heletoume/Adidevo(2)/Fon gba/adankpe) FIFONSI 3 Fourniture Petits Matériels Appel d Offre Ouvert OBOUBE 4 Etude de Faisabilité sites ROPAHA Appel d Offre Ouvert CID 5 Etude de Faisabilité sites ROPAHA Appel d Offre Ouvert CAE 6 Etude de Faisabilité sites ROPAHA Appel d Offre Ouvert CeSAD 7 Etude de Faisabilité sites ROPAHA Appel d Offre Ouvert CeSAD 8 Etude de Faisabilité sites ROPAHA Appel d Offre Ouvert PHAVA 9 EIE (Dogbo-Ahome, Vocanme, Hinou) Appel d Offre Ouvert ADJE Consultant Environnement Figure 33. Contrats de travaux, fournitures et services de plus de 5000 dans le cadre du projet ROPAHA Page 52 sur 65

53 2.6. Continuation des actions après projet Les activités de ROpAHA s inscrivent dans le programme AHA de PROTOS, qui comportent le projet paha- FBS et FApAHA-UE. Ce programme est cohérent au niveau des approches, des partenaires et des activités. Dans ce cadre, l action du ROpAHA va continuer : un certain nombre de sites encadrés par ROpAHA va continuer à être encadré par FApAHA. Il est également nécessaire de savoir si les activités initiées par ROpAHA ont atteint une certaine durabilité. Au niveau des acteurs, l URP et les OP Filières ne dépendent pas que de l appui technique et financier de ROpAHA : elles continueront leurs activités. Au niveau du terrain, les Groupements ont acquis un certain savoir-faire en riziculture et en maraîchage, et en ont vu l intérêt en termes de diversification alimentaire et de revenus économiques. Il est donc fort probable qu ils vont donc continuer à l investir dans ces deux filières, surtout que d autres projets (outre FApAHA) démarrent un appui ciblé sur ces filières (FAFA-CTB, PAFIRIZ-CTB, CIDR-ETD, ADF, ) Promotion Genres/Personnes Handicapées PROTOS développe une approche Genre sensible dans tous ces programmes d action. Dans le cas de ROpAHA, près de la moitié (48%) des bénéficiaires sont des femmes. En premier lieu, le fait de développer l agriculture de bas-fonds est favorable aux Femmes : ces terres sont souvent considérées comme marginales et intéressent peu les Hommes. Nombre de Producteurs touchés par ROpAHA Femmes % Hommes % TOTAL (2010): 893 producteurs Figure 34 Part des Femmes ayant participé à ROpAHA Les ONG IS qui réalisent toute la sensibilisation des groupements autour du Projet ont été sensibilisées à l aspect Genre. C est pourquoi les Femmes sont parties prenantes du projet. Il a d ailleurs été remarqué que, sur les sites où les activités débouchaient sur un aménagement efficace, les Femmes se mobilisaient plus que les Hommes ; à l inverse, si l avancement était ralenti pour des raisons techniques par exemple, une défection des Femmes a souvent été observée. Au niveau de la représentativité, un des objectifs des ONG IS était de sensibiliser les Groupements que les Femmes avaient pleinement leur place dans les organes de décision : globalement, il y a toujours une femme dans le Comité de Gestion c est souvent la secrétaire sur les 3 à 4 membres que comporte cet organe. De plus, les ONG IS commencent à mieux suivre le nombre de participantes aux réunions, et de s interroger de la fréquence de leur participation. Page 53 sur 65

54 Hommes Femmes Total juil.-09 août-09 sept.-09 oct.-09 nov.-09 déc.-09 Figure 35 Exemple de suivi du nombre de participants (H/F) aux réunions des ONG IS (d après Rapport semestriel, GADD site de TANNOU, Commune d APLAHOUE) D un point de vue économique, le projet ROpAHA a permis de les appuyer de façon similaire aux Hommes. Les tableaux de la page suivante présentent la variation des gains économiques entre 2007 et 2009 pour les Femmes touchées pat ROpAHA et pour tous les producteurs. On constate que le nombre de site où les Femmes ont augmenté leur Gain est similaire pour les Gains immédiat, mais de plus en plus élevé pour les Gains à Court Terme (115%) et à Long Terme (135%). Cependant, l augmentation en argent est toujours moindre que la moyenne totale, et les diminutions sont toujours plus fortes. Les Femmes, même renforcées, sont toujours vulnérables. Durant ROpAHA, PROTOS s est inscrit dans une réflexion à Long Terme sur une meilleure implication du GENRE dans toute son approche. Cela a débouché sur un Projet de Développement, qui sera initié et testé dans le cadre d un appui formatif de la part de l Ambassade de Belgique. Cette action est étroitement menée en collaboration avec LOUVAIN DEVELOPPEMENT ONG de droit belge qui intervient plus spécifiquement dans l Atacora avec le projet LISA II sur la sécurité alimentaire. Page 54 sur 65

55 Nb site GAIN 1 = REVENUS AGRICOLES DEPENSES SERVICES DE BASE Comparaison GAINS /2009 augmentation diminution Moyenne augmentation Moyenne diminution Nb site (FCFA/an) (FCFA/an) % augmentation (en nb sites) FEMMES % TOTAL % %FEMMES/TOTAL 94% 67% 99% GAIN 2 = GAIN 1 DEPENSES POUR EPARGNE A COURT TERME Epargne à Court terme : Achat en biens matériels (radio, vélo, moto, ) + Achat en Bétails (volailles, porcins, ovins, bovins) Nb site Comparaison GAINS /2009 augmentation diminution Moyenne augmentation Moyenne diminution Nb site (FCFA/an) (FCFA/an) % augmentation (en nb sites) FEMMES % TOTAL % %FEMMES/TOTAL 85% 116% 115% GAIN 3 = GAIN 2 DEPENSES POUR EPARGNE A LONG TERME Epargne à Long terme : Investissement dans l Habitat Nb site Comparaison GAINS /2009 augmentation diminution Moyenne augmentation Moyenne diminution Nb site (FCFA/an) (FCFA/an) % augmentation (en nb sites) FEMMES % TOTAL % %FEMMES/TOTAL 83% 121% 135% Figure 36 Analyse économique du «gain agricole» généré pendant la période ROpAHA par les Femmes Page 55 sur 65

56 2.8. Monitoring et Evaluation Chaque semestre, une séance d évaluation est effectuée entre les partenaires (URP, OP Filières et ONG IS, avec la participation de PROTOS), permettant ainsi de suivre les indicateurs micro d activités. A partir de début 2009, une auto-évaluation par les acteurs a été mise en place URP-PROTOS réalisait également une évaluation : la séance permettait d échanger sur les différentes vues et d arriver à un compromis. Ces séances ont été très importantes pour recaler les rôles de chacun. On peut conclure que les ONG IS ont mieux appréhendé les recommandations réalisées suite à ces réunions ; les OP Filières, surtout du fait de leur faible effectif, ont eu plus de mal à atteindre les indicateurs assignés. Lors des rapports annuels, un monitoring a été effectué par PROTOS, en regard des objectifs du projet. Mais, vu la faible durée du projet, cet exercice a été limité, bien que présenté chaque année pour validation au Comité de Pilotage du Projet Une évaluation a été réalisée entre février et avril 2010, par SOUTH RESEARCH (Belgique) et DIRO Centre (Bénin) Capitalisation interne et diffusion PROTOS/URP ont appris du ROpAHA : Domaine technique - une meilleure connaissance de la pluviométrie dans la zone d intervention, permettant un meilleur conseil au niveau de la riziculture et d affiner la réponse en matière d AHA et initier une réflexion sur le changement climatique spécifique pour la Région Mono-Couffo (où une variation pluviométrie est fortement marquée) - une mise en évidence de la faiblesse du privé en matière de prestation de service pour l AHA (BET, suspectée pour les entreprises), pour les Etudes d Impact Environnemental, - une méthode géostratégique pour le développement des filières rizicole et maraîchère à partir du SIG - la limite de capacité de la Cellule Bas-Fond du fait de son faible effectif Domaine organisationnel - une meilleure articulation entre Groupements / URP / OP Filières / ONG IS - une approche plus fine permettant de mieux inclure le niveau communal (UCP), la Mairie et les CeRPA/CeCPA ceci reste encore à tester, tout comme une approche renforcée en terme de Bassin Versant ROpAHA a donc permis de tester les recommandations issues de la Phase Pilote. Un Guide Méthodologique a été établi permettant de capitaliser ce retour d expériences. Page 56 sur 65

57 3. Partenaires et autre coopération 3.1. Partenaire : Union Régionale des Producteurs du Mono/Couffo Même si aucune déclaration de partenariat n a été signée au niveau du Contrat de Subvention avec l URP, cette structure est pleinement considérée comme le Maître d Ouvrage du projet ROpAHA. PROTOS et l URP ont d ailleurs conclu une convention pour la mise en œuvre de ce projet, en mai L URP connaît parfaitement les attributions du projet et s est approprié la démarche ainsi que l ensemble du montage multi-acteurs. Le ROpAHA s est construit à partir de la Phase Pilote où l URP (UDP) était déjà pleinement acteur. D un point de vue technique, PROTOS doit toujours venir en appui, en particulier pour l analyse critique des Schémas d Aménagement des BET. C est dans ce cadre que le Chargé de Programme de l URP a été envoyé en stage à 2IE pour se renforcer (avril 2010 sur paha-fbs et FApAHA-UE). L URP est également responsable de la gestion administrative et financière. Il s agit du point faible de la structure : beaucoup de difficultés existent dans l acceptabilité des pièces comptables fournies. PROTOS a essayé de mieux encadrer le service comptable. Mais, il est également vrai que le nombre de pièces est relativement élevé, les contrats durent parfois plus d un an, ce qui complique le suivi comptable Continuité des Relations avec le Partenaire Le partenariat entre PROTOS et URP est destiné à se poursuivre du fait : - de la continuité du paha jusqu en du démarrage du projet FApAHA financé par la Facilité Alimentaire de l Union Européenne qui se clôturera en octobre 2011 On notera également que les OP Filières encadrées dans ROpAHA ont tissé des partenariats avec d autres PTF Relations avec les autorités étatiques au Bénin Relations avec le CeRPA : En ce qui concerne les relations entre les maîtres d ouvrage, l équipe du projet et les services déconcentrés (CeRPA et CeCPA), elles sont dans l ensemble correctes : les services déconcentrés ont répondu présents à toutes les invitations pour participer aux ateliers et comités de pilotage et aux activités ponctuels (formations et séances de concertations). Cependant, ROpAHA n a pas établi de rôle privilégié avec cette structure. En effet, le montage multi-acteurs étant déjà complexe, il était difficile d inclure dès le début l ensemble des acteurs. C est pourquoi la CBF a été en premier lieu privilégiée. Au cours de l évolution du projet, le CeRPA a toutefois été plus impliqué : il doit participer en particulier, comme contrôleur, aux étapes de conception (validation des Schémas d Aménagement proposés par les BET, ). Relations avec le Cellule Bas Fonds : Il y a une étroite collaboration avec le Cellule Bas Fonds de la Direction de Génie Rural du Ministère de l Elevage, de l Agriculture, et de la Pêche, concrétisée par une convention cadre de collaboration. Page 57 sur 65

58 Ce partenaire constitue un partenaire stratégique du Projet ROPAHA. De très fréquentes réunions ont lieu ce partenaire est le garant technique des Aménagements Hydro-Agricoles. En outre, l activité d inventaire cartographique des bas-fonds repose pleinement sur ce service de la Direction du Génie Rural Relations avec toute autre organisation impliquée dans la mise en œuvre de l Action Les communes participent au Comité de Pilotage et sont impliquées dans le choix des sites d intervention. Elles participent également au processus de sécurisation foncier des domaines aménagés. Cependant, l évaluation a mis en exergue la trop faible implication des communes. PROTOS souhaite donc de mieux intégrer les Communes dans la réflexion des choix stratégiques des OP Filières qui influent sur l Aménagement du Territoire (compétence communale). L outil SIG est une très bonne approche pour cela : un Atlas Communal sera établi sur les bases du travail élaboré par ROpAHA, afin de mieux sensibiliser les Communes sur le potentiel rizicole et maraîcher de leur territoire. Cette action devra être portée par les OP Filières Liens développés avec d autres actions Il existe un lien étroit entre un autre programme hydro-agricole de PROTOS dénommé le Programme d Aménagement Hydro Agricoles (paha) et le projet ROpAHA. Le paha est un programme de 5 ans financé par le Fonds Belge de Survie qui intervient dans 8 communes dans le Mono/Couffo et 4 communes dans l Atacora/Donga avec des activités similaires dans le domaine d AHA et le renforcement des OP, avec les mêmes approche méthodologique et montage institutionnel. De plus, à partir de janvier 2010, PROTOS soutient le projet FApAHA (Facilité Alimentaire par l Aménagement Hydro-Agricole) de l Union Européenne. D une vision plus productive en vue de limiter les prix des denrées alimentaires, ce projet se repose sur les mêmes grandes lignes directrices du paha et du ROpAHA. Un certain nombre de sites encadrés dans ces deux projets continuent d ailleurs à l être dans FApAHA. Ces trois programmes vont permettre ensemble d avoir un impact important sur les productions agricoles et l augmentation des revenus issus des bas fonds et zones humides au Bénin et devront aboutir à un réel renforcement des acteurs, et le développement d un référentiel sur l aménagement des bas fonds au Bénin. En ce qui concerne la collaboration avec d autres projets ou acteurs du secteur nous pouvons citer : Structure Facilité Alimentaire (CIDR-ETD / CISV / PRoCGRN-GTZ) CTB PAFIRIZ A partir de T3 CTB - FAFA A partir de T2 Thèmes de collaboration/complémentarité Echange d informations sur la filière rizicole dans le cadre de ce nouveau projet intervenant sur les filières Riz et Maraîchage, une forte collaboration est menée en particulier en terme de partage d expérience sur le terrain et entre partenaires (URP, CRR et CRM sont également partenaires de FAFA). Page 58 sur 65

59 Structure Thèmes de collaboration/complémentarité des sites d intervention du ROPAHA s inscrivent déjà dans FAFA AGRITERRA la collaboration se poursuit de manière indirecte, à travers l outil que constitue la Rizerie de MANONKPON ; mais, il AFDI est vrai qu aucune rencontre n a été effectuée. AFDI est en phase d élaboration d un nouveau projet, OXFAM Québec expliquant ce moindre partage. en T1/T2 PADMOC (CeRPA) en T1 Mécanisation Vulgarisation Accès au microcrédit On pourrait également mentionner les relations entre le programme AHA de PROTOS et donc en particulier ROpAA et ADRAO-AfricaRice. En premier lieu, on citera l implication de PROTOS-URP dans le choix des sites pour le projet RAP : les trois sites retenus par ce programme s inscrivent dans le programme AHA (dont un site de Houingha-Houegbe, commune de HOUEYOGBE, est encadré par ROpAHA). Ensuite, les sites de Todjonoukoin et de LINTAIN (commune de GRAND POPO) ont été choisis par ADRAO- AfricaRice / INRAB pour tester des différentes variétés de riz. Site de Lintain Site de Todjonoukoin Figure 37 Photos des parcelles d expérimentation ADRAO-AfricaRice / INRAB sur sites ROpAHA Page 59 sur 65

60 3.6. Liens développés avec d autres actions Le ROpAHA s inscrit pleinement dans la continuité de la Phase Pilote qui se basait sur un financement belge. Il s appuyait sur le même groupe cible (URP), mais qui a évolué du fait du contexte politique : création des OP Filières. Fort de ce retour d expériences, PROTOS structure ces activités AHA dans un programme où les projets s enrichissent mutuellement. On demandera au lecteur de se reporter aux points 2.9 et Coopération avec les Services de l Autorité contractante Les relations ont toujours été bonnes, et PROTOS s engage à une collaboration plus étroite, comme cela a été initié dans le cadre de FApAHA. 4. VISIBILITE A travers le Comité de Pilotage qui regroupent Mairies et Services étatiques (DGR, CERPA, ), PROTOS et l URP informe les activités menées par le projet ROPAHA grâce au financement de la Commission Européenne. Des panneaux de chantiers sont confectionnés pour être érigés à proximité des routes et voies d accès aux sites de construction. Sur la Rizerie de MANONKPON est appliqué le logo de la Commission Européenne. PROTOS utilise également le logo de la Commission Européenne sur tout courrier et tout document relatif à l action. La Commission européenne pourrait souhaiter publier les résultats des Actions. Auriez-vous des objections à la publication de ce rapport sur le site Internet de l Office de Coopération EuropeAid? Si tel est le cas, veuillez exposer vos objections. Nous n avons aucune objection à la publication de ce rapport sur le site Internet de l Office de Coopération EuropeAid. Nom de la personne de contact pour l Action: D AOUT Philippe Signature: Localité: COTONOU Date à laquelle le rapport était dû : 08 juillet 2010 Date d envoi du rapport : 06 juillet 2010 Page 60 sur 65

61 ANNEXES ANNEXE 1 : Plan d action de l année 3 (Rapport Intermédiaire Tranche 2) R1 R2 SR11 SR12 SR13 SR14 SR21 Année 3 Mois Elaborer des diagnostics et analyses des basfonds sélectionnés et de leurs valorisations possibles 2009 m a m j j a s o n d j o o Structure implémentant Partenaire responsable Créer une base de données sur les sites aménageables (typologie) x x x x x x PROTOS/CBF PROTOS/URP Renforcer les connaissances endogènes x x x x ONG PROTOS/URP Identifier le bassin versants afin de sélectionner les sites d'intervention Favoriser la concertation entre les différents groupes d'utilisateurs x x x ONG PROTOS/URP Faire l'inventaire des ressources naturelles Réaliser des études d'impact écologique x x x x x x x x consultant PROTOS Elaborer des normes x x x consultant PROTOS Mettre un dispositif de mesure des indicateurs x x ONG PROTOS/URP Assurer le suivi environnemental x x x x x x ONG PROTOS/URP Organiser des visites d'échanges x x URP URP Organiser des rencontres entre les différents acteurs x x x x URP URP Elaborer un document d'analyse et 'un guide de référence x x x x PROTOS/CBF PROTOS/CBF Elaborer avec les producteurs un plan d'aménagement hydro-agricole Organiser des formations (valorisation bas fonds) Organiser des visites-échanges La réalisation des études topographiques x x BET PROTOS/URP Restituer et analyser les études topographiques avec les producteurs x x multi PROTOS/URP SR22 Elaborer les schémas simples d'aménagement Réaliser au besoin des études techniques de dimensionnement Réaliser les aménagements hydro-agricoles Favoriser la mise en place des équipements pour des prestations de service de labour x x multi PROTOS x x x x x x x entrepreneurs, producteurs PROTOS/URP Favoriser l'acquisition d'équipements d'irrigation x x x x x CRM PROTOS/URP Réaliser des aires de battage et des aires de séchage Page 61 sur 65

62 SR23 Année 3 Mois Favoriser la mise en place des équipements de décorticage Rechercher des magasins de stockage 2009 m a m j j a s o n d j Structure implémentant Partenaire responsable Organiser des formations (techniques d irrigation, de drainage et gestion de l eau) consultant Organiser des formations (techniques culturales spécifiques) x x x x URP, CRR/CRM URP Appuyer les producteurs à l'élaboration de plan de campagne et les comptes d'exploitation agricole x x x URP, CRR/CRM, ONG URP PROTOS/URP R3 SR24 SR25 SR31 SR32 Apporter des conseils à la production agricole x x x x x x x x x x x URP,CRR/CRM, Mettre en place des systèmes de recherche action (intrants) x x URP,CRR/CRM, PROTOS/URP Mettre en place et former des comités de gestion du périmètre x x x x x ONG PROTOS/URP Elaborer des plans fonciers simples ONG PROTOS/URP Former les producteurs (l'entretien des aménagements) x x x x x ONG PROTOS/URP Elaborer et appliquer des règlements locaux de gestion x x x x x ONG PROTOS/URP Assurer une gestion concertée et équitable entre tous les utilisateurs de l'eau URP x x x x x ONG, URP,CRR/CRM PROTOS/URP Organiser des formations (transformation, conservation et commercialisation) x x x x multi URP Organiser des collectes de riz en paddy auprès les groupements adhérés à l URP x x CRR URP Rechercher des marchés d'écoulement x x CRR/CRM URP Organiser des formations (plan d'aménagement sommaires) Appuyer les groupements à élaborer un plan d'aménagement x x x x x x ONG PROTOS/URP Organiser des visites d échanges d expérience x x x x URP URP Elaborer le compte d exploitation réel des activités agricoles x x x CRR/CRM, ONG URP Organiser la collecte des redevances x x x CRR/CRM URP Accompagner les groupements à l élaboration d un règlement intérieur x x x x ONG PROTOS/URP SR33 Former les paysans responsables (aspects techniques des équipements et infrastructures) x x x x x x ONG PROTOS/URP Lancer et dépouiller des appels d'offre pour recherche des acteurs d'intermédiation sociale URP PROTOS/URP Contracter par appel d'offre ou consultation restreinte d'autres prestataires de service x x x x URP PROTOS/URP Mettre en place un dispositif de suiviévaluation-impact, URP PROTOS/URP Suivi évaluation des activités sur le terrain x x x x x x x x x x x URP PROTOS/URP Page 62 sur 65

63 R4 SR34 SR35 SR36 SR41 SR42 SR43 SR44 Année 3 Mois 2009 m a m j j a s o n d j Structure implémentant Partenaire responsable Tenir des réunions de concertation et de capitalisation x x x x URP PROTOS/URP Organiser des séances de formation technique x x x x URP PROTOS/URP Evaluer les prestations des ONG x x x x x x x x x x x URP PROTOS/URP Organiser des voyages d'étude x x URP PROTOS/URP Réaliser et actualiser un répertoire des prestataires intervenant dans le domaine AHA et GIRE URP URP Identifier les besoins de services à fournir dans le domaine d'appui aux filières riz et maraîchage x x x URP, CRR/CRM PROTOS/URP Renforcer le système de fourniture des services de l URP et le CRR/CRM x x x x x URP, CRR/CRM PROTOS/URP Développer un cadre de collaboration entre les acteurs impliqués dans l'organisation des filières x x URP, CRR/CRM PROTOS/URP Identifier les besoins en services pour chaque site, les collecter et les fournir x x x x URP, CRR/CRM PROTOS/URP Améliorer et assurer l'offre du riz local x URP, CRR/CRM Elaborer et mettre en œuvre une stratégie de distribution et marketing pour la promotion du riz local x URP, CRR URP employer les personnes nécessaires PROTOS PROTOS évaluer les charges de travail et performances URP x PROTOS PROTOS coordonner les cahiers de charges et planification des tâches x PROTOS PROTOS payer les services et consommables nécessaires x x x x x x x x x x x PROTOS PROTOS coordonner l'utilisation des services et consommables x x x x x x x x x x x PROTOS PROTOS acquérir les équipements URP, PROTOS PROTOS coordonner l'utilisation des équipements x x x x x x x x x x x URP, PROTOS PROTOS évaluer les besoins de remplacement URP, PROTOS PROTOS réaliser un protocole de suivi réaliser les missions de suivi et encadrement PROTOS Belgique x x x x x x x x x x x PROTOS Belgique PROTOS PROTOS SR45 organiser les audits du projet x PROTOS Belgique PROTOS réaliser des missions de capitalisation x x x x PROTOS Belgique PROTOS réaliser des supports de documentation x x x x PROTOS Belgique PROTOS diffuser les acquis du projet pour la sensibilisation x x PROTOS Belgique PROTOS Page 63 sur 65

64 Bopa Agbodji A2D CAE Etude réalisée en 2009 Bopa Bolimé A2D CAE Etude réalisée en 2009 Bopa Adjamé A2D CAE Etude réalisée en 2009 Bopa Agbo A2D Problème foncier Grand Popo Sazué A2D CeSAD Etude réalisée en 2009 Grand Popo Lintan A2D CeSAD Etude réalisée en 2009 Grand Popo Adankpé A2D CeSAD Etude réalisée en 2009 Grand Popo Todjonoukoun A2D CeSAD Etude réalisée en 2009 Klouékanmè Aveganme CIRAPIP CBF Etude réalisée en 2008 Klouékanmè Tokanmè Aliho CIRAPIP CID Etude réalisée en 2008 Klouékanmè Mitohoué CIRAPIP CID Etude réalisée en 2009 Klouékanmè Lomimin CIRAPIP CID Etude réalisée en 2009 Lalo Ahouada CIRAPIP CID Etude réalisée en 2008 CID Lalo Séwahoué CIRAPIP Etude réalisée en 2008 et 09 Lalo Sawanou CIRAPIP Lalo Hazin CIRAPIP Aplahoué Hateme GADD Aplahoué Dekpo GADD Aplahoué Kemadohoue GADD Aplahoué Tannou GADD Lokossa Houin Tokpa GADD Lokossa Toguemé GADD Lokossa Adjakomé GADD Lokossa Fongba GADD Dogbo Hinou GRADID Dogbo Adidévo GRADID Dogbo Hounnouvihoué GRADID Dogbo Hedjamé GRADID CID Etude réalisée en 2009 CID Etude réalisée en 2009 CeSAD Etude réalisée en 2008 CeSAD Etude réalisée en 2009 CeSAD Etude réalisée en 2009 CeSAD Etude réalisée en 2009 CAE Etude réalisée en 2008 CAE Etude réalisée en 2009 CeSAD Etude réalisée en 2009 CID Etude réalisée en 2008 CeSAD Etude réalisée en 2009 PHAVA Etude réalisée en 2009 PHAVA Etude réalisée en 2009 CID Etude réalisée en 2008 CAE Etude réalisée en 2009 PHAVA Etude réalisée en 2009 PHAVA Etude réalisée en 2009 ANNEXE 2 : Récapitulatif de l état d avancement des aménagements par site Commune Nom Site ONG IS Etudes par BET Activités préalables Entreprise Infrastructures Houéyogbé Houingha Houegbe GRADID Houéyogbé Dincomè GRADID Houéyogbé Manonkpon 3/KpinnouGRADID Houéyogbé Hounkpotannou 1/2 GRADID Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 AGBEDJRO Fonçage Puits Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 COGEBAD Début de fonçage d'une bâche + Puits motoppe motoppe motoppe TRANSFERT FApAHA Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 OUI Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 COGEBAD Fonçage Puits Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 AGBEDJRO Aménagement de la tête de source + Support Cuve motoppe Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 FIFONSI Fonçage Tourelle motoppe Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 FIFONSI Fonçage Tourelle motoppe Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 JB Entreprise Aménagement de la tête de forage Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 COGEBAD -2008/09 Aménagement de la tête de forage + Support Cuve Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 motoppe OUI Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 COGEBAD Fonçage Puits Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 OBOUBE Fonçage Puits Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 FIFONSI Fonçage Tourelle motoppe Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 AGBEDJRO Fonçage Puits OUI Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 FIFONSI Fonçage Puits Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 motoppe Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 FIFONSI Fonçage Tourelle Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 G Constructeur Aménagement de la tête de forage Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 FIFONSI Fonçage Tourelle Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 AGBEDJRO Fonçage Puits Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 BEID Fonçage Puits + Support Cuve Essouchage + Labour Casiérage rizicole AGBEDJRO /10 G Constructeur Fonçage Puits Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 Essouchage + Labour AGBEDJRO /10 Acquisition motopompe motoppe motoppe motoppe motoppe motoppe motoppe motoppe OUI OUI OUI OUI OUI OUI Page 64 sur 65

65 ANNEXE 3 : Valeurs de base pour Indicateurs Prix d achat des biens de consommations courantes Type Biens Matériels prix Type - Bâtiment prix Type - Cheptel Vélo bati-simple volaille 1500 moto bati_dur porc charrue bati_semidur ovins radio 4000 plus_value_tole bovin tv latrine prix Prix de vente des productions agricoles Mono-Couffo Prix SP riz 100 maïs 60 gombo 50 crincrin 25 piment 150 tomate 100 arachide 200 igname 100 manioc 35 niébé 150 feuilles 35 haricot 150 Prix CS riz 330 maïs 175 gombo 150 crincrin 75 tomate 350 arachide 600 igname 300 manioc 100 niébé 450 Feuilles 100 Piment 450 Page 65 sur 65

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