Effets psychotropes des antiépileptiques Risques et bénéfices

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Effets psychotropes des antiépileptiques Risques et bénéfices"

Transcription

1 Effets psychotropes des antiépileptiques Risques et bénéfices n Les antiépileptiques (AE) sont connus pour leurs propriétés psychotropes positives au travers de leurs nombreuses indications dans le champ de la psychiatrie. Et ces indications peuvent guider des prescriptions chez des patients épileptiques porteurs de symptômes psychiques associés. Cependant, la connaissance des effets psychotropes négatifs de cette classe médicamenteuse est moins certaine et fait souvent appel à l expérience personnelle des prescripteurs. Or il s agit d un questionnement primordial pour le médecin neurologue car l épilepsie en elle-même, plus qu une autre pathologie chronique, est associée à des pathologies psychiatriques telles que les troubles de l humeur, les troubles anxieux, la psychose Jean-François Visseaux 1 et Anne Thiriaux 2 L objectif de notre travail était de réaliser une revue de la littérature afin d éclairer cette question des effets psychotropes des traitements antiépileptiques tant positifs que négatifs et de proposer des pistes d optimisation des prescriptions en tenant compte du terrain sous-jacent. Au lieu de présenter les résultats molécule par molécule comme cela est souvent le cas dans ce type de travail, nous avons souhaité catégoriser les effets psychotropes par grandes fonctions psychiques impactées ou classe de symptômes psychiatriques induits, pour plus de lisibilité. 1. Psychiatre, Hôpital Maison Blanche, service de Neurologie, CHU de Reims 2. Neurologue, Hôpital Maison Blanche, service de Neurologie, CHU de Reims état des lieux des prescriptions d antiépileptiques La littérature nous apporte une vision objective et récente des prescriptions d antiépileptiques à l échelle d un pays : Landmark et al. [1] quantifièrent l usage des antiépileptiques dans l épilepsie mais également dans d autres indications telles que la psychiatrie, les douleurs neuropathiques et les céphalées, au sein de la population norvégienne entre 2004 et 2007, grâce à la base de données centralisée des prescriptions de Norvège (soit un total de 5,1 millions de prescriptions pour patients). L indication des prescriptions des AE restait majoritairement l épilepsie, suivie par les indications psychiatriques puis les douleurs neuropathiques et enfin les migraines. La répartition des prescriptions d AE selon l indication clinique est présentée en figure 1. De façon globale, les trois molécules les plus employées en terme de volume de prescriptions sont la carbamazépine, la lamotrigine et le valproate. Les nouvelles générations d AE concernent essentiellement les prescriptions pour migraine ou douleurs neuropathiques (96 et 94 % du volume total des prescriptions dans ces indications), alors qu en psychiatrie elles ne représentent que 64 % des prescriptions et seulement 49 % pour une indication d épilepsie. Les prescriptions d AE toutes indications confondues sont à la hausse entre 2004 et 2007 avec une augmentation de 642 % pour la migraine, 360 % pour les douleurs neuropathiques, 174 Neurologies Mai 2014 vol. 17 numéro 168

2 Effets psychotropes des antiépileptiques à la production d effet psychotrope [4], bien qu il s agisse d un mécanisme d action majeur des antiépileptiques. Figure 1 - Répartition des prescriptions d antiépileptiques en population générale selon l indication clinique. D après Landmark et al. [1]. 200 % en psychiatrique et 7 % dans l épilepsie. Il conviendra de retenir de ces données qu il existe une utilisation large des AE, avec une prédominance des nouvelles molécules, ainsi qu une tendance à la hausse des prescriptions plus marquées en dehors des indications pour épilepsie. Physiopathologie des effets psychotropes et usage en psychiatrie Les antiépileptiques font maintenant partie des thérapeutiques médicamenteuses utilisées régulièrement en psychiatrie. La littérature identifie avec un fort niveau de preuve des indications cliniques en psychiatrie où les AE ont montré une efficacité clinique notable [2] : efficacité des benzodiazépines et du phénobarbital dans l insomnie, efficacité des benzodiazépines et de la gabapentine dans les troubles anxieux, efficacité de la carbamazépine, de l oxcarbazépine et du valproate dans la phase maniaque des troubles bipolaires, efficacité de la lamotrigine dans les phases de dépression du trouble bipolaire et enfin de la carbamazépine et des benzodiazépines dans le sevrage de l alcool. Cette efficacité et plus largement les effets psychotropes des AE sont liés à une physiopathologie spécifique. Les effets psychotropes des antiépileptiques s expliquent par deux mécanismes principaux [3], à savoir : un premier mécanisme reposant sur le profil psychotrope de l AE avec deux polarités définies par Ketter et al. [4], l une GABAergique et l autre anti-glutamatergique ; et un second mécanisme résultant d une interaction entre l AE et le processus épileptique sous-jacent. A ces deux mécanismes viennent s ajouter deux mécanismes mineurs complémentaires de nature à engendrer des effets psychotropes (5) : les phénomènes de toxicité dose-dépendante ; et les syndromes de sevrage à certaines molécules. Précisons que le blocage des canaux sodiques voltage-dépendants ne semble pas participer La classification établie par Ketter et al. [4], bien que simpliste, autorise un cadre de réflexion autour du profil psychotrope des antiépileptiques. Ce dernier oppose d un côté un effet GABAergique de type sédatif indiqué sur les symptômes psychiatriques, tels l agitation et l angoisse, avec de l autre côté un effet antiglutamatergique de type stimulant indiqué principalement en cas de ralentissement et symptômes dépressifs. Les différents éléments et corollaires cliniques de cette classification sont repris dans le tableau 1. Effets psychotropes des antiépileptiques Au travers d une revue de la littérature [3-7], nous avons pu dégager des catégories au sein des grandes fonctions psychiques impactées ou des symptômes psychiatriques induits par les effets psychotropes des AE. Ces effets sont, pour une même catégorie, soit positifs, soit négatifs, allant dans le sens d une amélioration ou d une détérioration. Les grandes catégories ainsi identifiées comportent : la thymie, le comportement, l anxiété, la psychose, la cognition, et le sommeil. De façon accessoire existent également des effets anorexigènes ou confusiogènes. L ensemble des effets répertoriés par cette revue de la littérature est présenté dans le tableau 2. Neurologies Mai 2014 vol. 17 numéro

3 Tableau 1 - Catégorisation des antiépileptiques selon leur profil d action et considérations cliniques. D après Ketter et al. [4]. Profil Profil GABAergique antiglutamatergique Effets psychotropes Molécules Facteurs de risque d effet psychotrope négatif Au-delà de la mise en évidence d effets psychotropes négatifs, il est intéressant pour le prescripteur de pouvoir identifier des facteurs de risque de survenue de ces effets. Il existe quatre grands types de facteurs de risque : 1. Tout d abord, Weintraub et al. [8] mettent en évidence des facteurs de risque liés à la molécule en elle-même : certains AE sont plus à risque de survenue d effets psychotropes négatifs en terme de fréquence de survenue. Parmi les AE à risque élevé, on retrouve le lévétiracetam et la tiagabine ; pour les AE à risque intermédiaire on retouve le topiramate et le zonisamide ; et enfin, pour les AE à risque faible, on retrouve le vigabatrin, le felbamate, l oxcarbazépine, la gabapentine et la lamotrigine. Sédatif, anxiolytique, dépressogène, antimaniaque Barbituriques Benzodiazépines Valproate Vigabatrin Tiagabine Gabapentine Topiramate* Zonisamide Stimulant, anxiogène, antidépresseur Felbamate Lamotrigine Oxcarbazépine Lévétiracétam* Profil psychique activé 1 Indiqué Contre-indiqué Profil psychique sédaté 2 Contre-indiqué Indiqué 1. Le profil psychique dit activé regroupe les symptômes psychiques suivants : insomnie, agitation, anxiété, tachypsychie et perte de poids. 2. Le profil psychique dit sédaté regroupe les symptômes suivants : hypersomnie, asthénie, apathie, affects dépressifs, ralentissement idéo-moteur et prise de poids. * Le topiramate et le lévétiracétam s intègrent imparfaitement dans cette classification [4, 5] mais, par extension, on peut les classer ainsi [3]. 2. Ensuite des facteurs de risque liés aux antécédents neurologiques sont soulignés par Mula et al. [9], avec comme seul paramètre statistiquement significatif la survenue de convulsions fébriles ; alors que l âge de début de l épilepsie, la durée d évolution de l épilepsie ou encore le type de syndrome épileptique ne présentaient pas de significativité. Cette sensibilité plus grande aux effets psychotropes négatifs en cas de convulsions fébriles s expliquerait par des lésions précoces du système limbique [10]. 3. Bien entendu, les antécédents psychiatriques personnels et familiaux sont des facteurs de risque essentiels [8, 9]. Weintraub et al. objectivaient 23 % d effets psychotropes négatifs sous AE contre 12 % en l absence de tels antécédents [8]. Il existe par ailleurs une continuité entre les antécédents psychiatriques personnels et le symptôme potentiellement induit par l effet psychotrope négatif : des antécédents de psychose ou de troubles de l humeur auront tendance à engendrer des symptômes du même champ psychiatrique [11]. Au travers de ces constatations, se pose la question de savoir si l effet psychotrope négatif constaté est uniquement à rapporter à la iatrogénie de l AE, ou s il constitue plutôt une première étape d un processus pathologique conduisant à une pathologie psychiatrique chronique [9]. 4. Enfin, l équilibre de la pathologie épileptique en lui-même semble jouer un rôle dans la survenue de certains effets psychotropes, particulièrement les symptômes psychotiques, et plus accessoirement les comportements agressifs et les troubles de l humeur [9]. Il existe un lien entre l apparition d une symptomatologie psychotique et la disparition des crises d épilepsie sous traitement, plus particulièrement en cas de contrôle trop rapide [9]. Cette association pourrait être une façon d expliquer le concept de normalisation forcée, encore débattu à ce jour. Optimisation des prescriptions d antiépileptiques L optimisation du traitement antiépileptique est à considérer selon deux grands axes de réflexion : tout d abord, l adaptation de traitement AE aux comorbidités et antécédents psychiatriques du sujet traité ; ensuite, selon les interactions médicamenteuses réciproques entre AE et psychotropes. Le premier axe peut se décliner selon les quatre principaux cadres 176 Neurologies Mai 2014 vol. 17 numéro 168

4 Effets psychotropes des antiépileptiques Tableau 2 - Effets psychotropes positifs et négatifs des antiépileptiques. Thymie Comportement Anxiété Psychose Cognition Sommeil Effets psychotropes négatifs Dépressogène : (adultes/enfants) avec idéations suicidaires PHT VGB (si antécédents de dépression) TPM (si polythérapie, titration rapide, antécédents psychiatriques) avec troubles cognitifs TGB (peu de données), avec possiblement troubles cognitifs et psychose LEV (si antécédents de dépression) Agitation, agressivité : : syndrome de désinhibition (dès faibles doses, adultes/enfants, sur retard mental) PHT (enfants surtout) : réaction paradoxale VGB, FBM (surtout enfants avec troubles des apprentissages) GBP (adultes/enfants, sur retard mental) LTG (rare, sur retard mental) LEV (sur épilepsie avec risque majoré chez les enfants) possible passage à l acte hétéro-agressif Anxiogène : LTG (rare, avec symptômes obsessionnels compulsifs) LEV (surtout si trouble anxieux préexistant) Propsychotique : PHT (effet dose-dépendant) VGB (en post-ictal ou lors du sevrage), surtout si épilepsie sévère TPM (adultes/enfants, si polythérapie et antécédents psychiatriques, et même hors pathologie épileptique) LEV Altération cognitive : (dose-dépendant) PHT CBZ (modéré) VPA (modéré) TPM (dose-dépendant, épilepsie ou non) avec ralentissement, perplexité, troubles de concentration et du langage (modéré) Insomnie : LTG (avec anxiété et irritabilité) (augmentation des capacités de veille et d attention) Confusion : PHT (possible encéphalopathie chronique) sur sevrage Effets psychotropes positifs Thymorégulateur : PHT (non confirmé) CBZ (thymorégulateur et antimaniaque) VPA (thymorégulateur, antimaniaque, antidépresseur) GBP LTG (thymorégulateur, antidépresseur) OXC (non confirmé) Sédation : PHT (effet dose-dépendant) CBZ (moindre) VPA (moindre) GBP Effet anti-impulsif : CBZ VPA (pour troubles de personnalité, hors démences) TPM (pour troubles de personnalité et patients institutionnalisés) Anxiolytique : CBZ GBP (anxiété généralisée et trouble panique) TGB (anxiété généralisée) PGB (anxiété sociale) Antipsychotique : VPA (pour schizophrénie résistante), CBZ, LTG (à un degré moindre) Toujours en association à un neuroleptique pour renforcer son activité antipsychotique Amélioration cognitive : LTG Hypnotique : Anorexigène : Autre TPM VPA (encéphalopathie, effet dose-dépendant) Neurologies Mai 2014 vol. 17 numéro PB (barbituriques) ; PHT (phénytoïne) ; CBZ (carbamazépine) ; BZD (benzodiazépines) ; VPA (valproate) ; VGB (vigabatrin) ; GBP (gabapentine) ; LTG (lamotrigine) ; FBM (felbamate) ; TGB (tiagabine) ; TPM (topiramate) ; OXC (oxcarbazepine) ; LEV (lévétiracétam) ; PGB (pregabaline) ; ZNS (zonisamide).

5 nosologiques psychiatriques rencontrés en association avec l épilepsie [5, 6] : 1. Pour un patient épileptique présentant une comorbidité psychiatrique de type dépression, il convient d éviter les AE dépressogènes, et plus particulièrement le phénobarbital, le vigabatrin, la tiagabine, le topiramate et de préférer la lamotrigine. 2. En cas de comorbidité de type psychotique, on évitera les AE propsychotiques, et plus particulièrement le vigabatrin, le topiramate, la phénytoïne. Et il conviendra de porter une attention particulière en cas d usage du lévétiracétam. On préférera utiliser le valproate, possiblement en association à un neuroleptique si la clinique psychiatrique l exige. 3. En cas d anxiété associée, on évitera les AE à effet anxiogène et plus particulièrement la lamotrigine, le felbamate et le lévétiracétam au profil d AE anxiolytiques, à savoir les benzodiazépines, la gabapentine et le prégabalin. 4. Enfin, en cas d agitation et ou trouble du comportement on évitera l usage de la lamotrigine pouvant entraîner insomnie, anxiété, voire hypomanie, ainsi que le lévétiracétam de nature à déclencher des passages à l acte violents. On préférera dans ce cas le valproate pour ses effets sédatifs et anti-impulsifs, et ce plus particulièrement si coexiste un trouble de la personnalité sous-jacent. Le second axe doit prendre en compte les interactions réciproques entre AE et psychotropes. Les principaux éléments du travail de Brodtkorb et al. (6) sur ce point sont repris ci-dessous : La première donnée à considérer est le pouvoir inducteur enzymatique de certains AE (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne) responsables d une décroissance des taux plasmatiques en psychotropes. Par opposition, le valproate ne présente pas ce problème et devra donc être privilégié si l on souhaite minimiser ce premier type d interaction. Inversement, certains psychotropes sont de nature à modifier les concentrations circulantes d AE. A ce titre, il conviendra de préférer les antidépresseurs sérotoninergiques aux tricycliques qui présentent moins d interactions avec les AE et, au sein de cette classe la paroxétine, le citalopram et la sertraline qui ne semblent pas influer sur les concentrations d AE. Pour ce qui est des neuroleptiques, on privilégiera la risperidone pour les mêmes raisons. Ensuite, il faut considérer les effets indésirables add-on synergiques entre AE et psychotropes. Ces effets peuvent intéresser le système nerveux central, avec des symptômes comme la sédation, la prise de poids ou les tremblements, ou encore le système hématopoïétique, avec des risques d anémie ou de leucopénie pouvant aller jusqu à l agranulocytose (on se méfiera particulièrement de l association carbamazépine/ clozapine). Si l action principale des antiépileptiques est d augmenter le seuil épileptogène, certains psychotropes présentent l effet inverse : on évitera ainsi plus particulièrement la clozapine et la chlorpromazine pour les neuroleptiques et le bupropion pour les antidépresseurs (12) qui présentent un risque épileptogène élevé. Précisons que ce risque est faible pour la plupart des autres psychotropes à dose usuelle et en association à un traitement AE bien conduit. Consensus autour des troubles neurocomportementaux liés aux AE dans l épilepsie Bien qu il n existe pas de recommandations officielles en France concernant la prise en charge 1. Troubles neuro-comportementaux et AE : recommandations d experts [13] Concernant l estimation et la prise en charge des troubles neuro-comportementaux des AE dans l épilepsie, les recommandations issues du groupe de travail expert sont les suivantes : Risque plus élevé de troubles cognitifs et comportementaux : en cas de polythérapies, titration rapide, hauts dosages. Atteinte cognitive : plus marquée avec le phénobarbital et le topiramate, mais égale pour les autres molécules. Nécessité de prévenir le patient. Suivi plus régulier à l introduction d un AE si : épilepsie pharmacorésistante, épilepsie impliquant les régions temporo-limbiques, ou antécédents psychiatriques personnels ou familiaux. Suivi régulier une fois le patient épileptique libre de crises si : antécédent de décompensation psychotique ou de modifications transitoires du comportement. Si décroissance d un AE thymorégulateur : décroissance précautionneuse et lente chez les patients avec des antécédents de troubles de l humeur. 178 Neurologies Mai 2014 vol. 17 numéro 168

6 Effets psychotropes des antiépileptiques des effets psychotropes des antiépileptiques, on peut trouver des recommandations d experts à ce sujet [13]. Ces recommandations correspondent à une synthèse des données de la littérature ainsi qu à des avis d experts reconnus dans ce domaine spécifique (encadré 1). AE et suicide Depuis 2008, un doute existe sur l association entre suicide et médicaments antiépileptiques. A ce sujet, le Vidal décrit dans sa section sur les précautions d emploi des antiépileptiques : «une méta-analyse des essais randomisés, contrôlés, versus placebo portant sur les médicaments antiépileptiques a montré une légère augmentation du risque de pensées et comportement suicidaires», s ensuivent des recommandations spécifiques en cas de dépression et/ou idées et comportement suicidaires. Cette citation fait référence à une méta-analyse de la Food and Drug Administration (FDA) datant de mai 2008 [14], concernant des essais contrôlés, randomisés, en double aveugle, multicentriques, de type antiépileptique versus placebo. Onze antiépileptiques ont ainsi été testés (anciens et nouveaux), et les auteurs recherchaient des comportements ou idées suicidaires au cours des essais contrôlés avec un antiépileptique. Cette méta-analyse incluait environ patients sous AE pour contrôles sous placebo. Les indications de prescription des AE étaient l épilepsie pour 25 %, la psychiatrie pour 27 %, et d autres indications pour 48 % (migraine, douleurs neuropathiques). Les résultats retrouvaient 4 suicides, tous dans le groupe AE, mais aussi plus d idéations ou comportement suicidaires sous AE que sous placebo avec un Odd Ratio [OR] = 1,8 (IC 95 % : 1,24-2,66). De même, le risque relatif (RR) était plus élevé en cas de prescription pour une indication d épilepsie (RR = 3,6 ; IC 95 % : 1,3-12,1) que pour une pathologie psychiatrique (RR = 1,6 ; IC 95 % : 1 2,4) ou pour une autre pathologie (RR = 2,0 ; IC 95 % : 0,8-4,8). La communauté scientifique s est penchée sur ces résultats et plusieurs études ont tenté de mieux caractériser le lien entre idées et/ou comportement suicidaire et médicaments antiépileptiques. Cependant, ces études étaient perfectibles puisque persistaient des biais méthodologiques importants [15], telle l absence de contrôle systématique d antécédents de troubles de l humeur ou d antécédents de comportement suicidaires chez les sujets inclus (ces deux éléments sont des facteurs de risque majeurs de survenue d idées ou comportement suicidaires et de ce fait systématiquement recherchés lors d une évaluation clinique psychiatrique visant à déterminer le risque suicidaire d un patient), ou encore l absence d évaluation psychiatrique standardisée d idées ou comportement suicidaire. En 2013, des auteurs s associent afin de pointer les limites de l étude princeps de la FDA, et préciser les liens existant entre médicaments antiépileptiques, suicide et épilepsie [16] (encadré 2). Les limites retenues intéressant l étude de la FDA étaient les suivantes : absence de collecte prospective systématique des idées ou comportements suicidaires au profit d un rapport spontané ; extension du risque suicidaire élevé aux 11 antiépileptiques testés (alors que seuls le topiramate et la lamotrigine présentaient un risque statistiquement significatif ) afin de ne pas modifier les pratiques de prescription ; et enfin le plus grand nombre de traitements médicamenteux complémentaires dans le sous-groupe épilepsie par rapport aux sousgroupes troubles psychiatriques ou autres indications (92 contre 14 et 15 %). Quant au lien entre suicide et médicaments antiépileptiques, la littérature ne permet pas de conclure car il n existe pas de contrôle des 2. AE et suicide : recommandations [16] A l issue de ce travail, Mula et al. émettent des recommandations sur cette thématique : Le risque suicidaire est faible sous traitements antiépileptiques, et il existe un risque supérieur en cas d arrêt ou de non-instauration d un traitement antiépileptique indiqué par la clinique. Le suicide est multifactoriel dans l épilepsie. Il convient de prendre en compte les antécédents psychiatriques personnels et familiaux et les antécédents suicidaires surtout. Orienter vers un psychiatre si présence de ces éléments, mais ne pas arrêter le traitement antiépileptique en cours, même en cas de facteurs de risque de suicide. Informer le patient à l instauration ou au changement d antiépileptique du risque de modification de l humeur et/ou d idéation suicidaire. Une évaluation standardisée du risque suicidaire est possible (avec l échelle C-SSRS par exemple) [19]. Neurologies Mai 2014 vol. 17 numéro

7 antécédents suicidaires dans les études traitant de cette problématique. L association suicide et médicaments antiépileptiques est à considérer selon les effets psychotropes précédemment décrits (en particuliers les molécules à effet dépressogène). Enfin l association entre suicide et épilepsie est avérée avec 3 fois plus de risque qu en population générale (17), avec une relation complexe, multifactorielle et bidirectionnelle (de façon symétrique il y a 5 fois plus de risque de développer une épilepsie en cas d antécédents de comportement suicidaire) [18]. Conclusions Au travers de cette revue de la littérature, nous pouvons constater des prescriptions croissantes de traitements antiépileptiques, avec une plus forte croissance intéressant les indications hors du champ de l épilepsie. Ces traitements s accompagnent d effets psychotropes de polarité positive ou négative intéressant diverses fonctions psychiques ou symptômes psychiatriques tels la thymie, le comportement, l anxiété, la psychose, la cognition, le sommeil. Ces différents effets pourraient être expliqués par le profil de la molécule utilisée soit gabaergique soit anti-glutamatergique. Afin d anticiper la survenue d effets psychotropes négatifs, il convient de prendre en compte les facteurs de risque (plus particulièrement le terrain psychiatrique sous-jacent) et les interactions médicamenteuses pour optimiser les prescriptions. Quelques recommandations apparaissent afin de guider les prescriptions. Quant au suicide, malgré des recommandations officielles allant dans le sens d une précaution importante, il faut maintenir l attitude thérapeutique habituelle tout en informant et surveillant les patients. En cas de facteur de risque de suicide, il y a indication à orienter les patients vers un psychiatre et à discuter d une adaptation prudente du traitement antiépileptique (en privilégiant les molécules thymorégulatrices). Mais il ne faut en aucun cas, même si facteurs de risque de suicide, arrêter brutalement les antiépileptiques ou surseoir à un traitement antiépileptique que la clinique exige. n Correspondance Dr Jean-François Visseaux et Dr Anne Thiriaux CHU de Reims Hôpital Maison Blanche, service de Neurologie, 45 rue Cognacq-Jay, Reims Cedex s : [email protected] [email protected] Mots-clés : Antiépileptiques, Effets psychotropes, Epilepsie, Iatrogénie, Suicide Bibliographie 1. Landmarka CJ, Larssonb PG, Rytter E et al. Antiepileptic drugs in epilepsy and other disorders. A population-based study of prescriptions. Epilepsy Res 2009 ; 87 : Rogawski MA, Löscher W. The neurobiology of antiepileptic drugs for the treatment of nonepileptic conditions. Nat Med 2004 ; 10 : Cavanna AE, Ali F, Rickards HE et al. Behavioral and cognitive effects of anti-epileptic drugs. Discov Med 2010 ; 9 : Ketter TA, Post RM, Theodore WH. Positive and negative psychiatric effects of antiepileptic drugs in patients with seizure disorders. Neurology 1999 ; 53 (5 Suppl 2) : S Schmitz B. Effects of antiepileptic drugs on mood and behavior. Epilepsia 2006 ; 47 (Suppl 2) : Brodtkorb E, Mula M. Optimizing therapy of seizures in adult patients with psychiatric comorbidity. Neurology 2006 ; 67 (Suppl 4) : S Ettinger AB. Psychotropic effects of antiepileptic drugs. Neurology 2006 ; 67 : Weintraub D, Buchsbaum R, Resor SR Jr et al. Psychiatric and behavioral side effects of the newer antiepileptic drugs in adults with epilepsy. Epilepsy Behav 2007 ; 10 : Mula M, Trimble MR, Sander JW. Are psychiatric adverse events of antiepileptic drugs a unique entity? A study on topiramate and levetiracetam. Epilepsia 2007 ; 48 : Gilliam FG, Santos JM. Adverse psychiatric effects of antiepileptic drugs. Epilepsy Res 2006 ; 68 : Trimble MR, Rüsch N, Betts T et al. Psychiatric symptoms after therapy with new antiepileptic drugs: psychopathological and seizure related variables. Seizure 2000 ; 9 : Pisani F, Spina E, Oteri G. Antidepressant drugs and seizure susceptibility: From in vitro data to clinical practice. Epilepsia 1999 ; 40 (suppl 10) : S48-S Kerr MP, Mensah S, Besag F, de Toffol B et al. International consensus clinical practice statements for the treatment of neuropsychiatric conditions associated with epilepsy Epilepsia 2011 ; 52 : FDA. Antiepileptic drugs and suicidality Available at : fda.gov/downloads/drugs/drugsafety/postmarketdrugsafetyinformationforpatientsandproviders/ucm pdf 15. Mula M, Hesdorffer DC. Suicidal behavior and antiepileptic drugs in epilepsy: analysis of the emerging evidence. Drug Healthc Patient Saf 2011 ; 3 : Mula M, Kanner AM, Schmitz B, Schachter S et al. Antiepileptic drugs and suicidality: an expert consensus statement from the Task Force on Therapeutic Strategies of the ILAE Commission on Neuropsychobiology. Epilepsia 2013 ; 54 : Bell GS, Gaitatzis A, Bell CL et al. Suicide in people with epilepsy: how great is the risk? Epilepsia 2009 ; 50 : Hesdorffer DC, Hauser WA, Olafsson E et al. Depression and suicide attempt as risk factors for incident unprovoked seizures. Ann Neurol 2006 ; 59 : Columbia Suicide Severity Rating Scale, available at : columbia.edu/scales_practice_cssrs.html 180 Neurologies Mai 2014 vol. 17 numéro 168

7- Les Antiépileptiques

7- Les Antiépileptiques 7- Les Antiépileptiques 1 Définition L épilepsie est un trouble neurologique chronique caractérisé par la survenue périodique et imprévisible de crises convulsives dues à l émission de décharges électriques

Plus en détail

Migraine et Abus de Médicaments

Migraine et Abus de Médicaments Migraine et Abus de Médicaments Approches diagnostiques et thérapeutiques des Céphalées Chroniques Quotidiennes Pr D. DEPLANQUE Département de Pharmacologie médicale EA 1046, Institut de Médecine Prédictive

Plus en détail

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5

SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5 SOMMAIRE I. INTRODUCTION 4 II. SOURCES D INFORMATION 5 2.1. ETUDES REALISEES PAR LES SERVICES DES CAISSES D ASSURANCE MALADIE 5 2.2. ANALYSE DE LA LITTERATURE 5 2.3. ANALYSE DES VENTES 6 2.4. COMPARAISONS

Plus en détail

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Questions / Réponses Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Quelques chiffres sur les troubles du sommeil et la consommation de benzodiazépines

Plus en détail

Les Migraines et les céphalées. Dr G.Hinzelin Migraines et Céphalées Migraines et Céphalées La migraine représente entre 5 à 18% de la population française selon le sexe et en fonction des études. Est

Plus en détail

Bon usage. Mise au point

Bon usage. Mise au point Bon usage Mise au point Évaluation et prise en charge des troubles psychiatriques chez les patients adultes infectés par le virus de l hépatite C et traités par (peg) interféron alfa et ribavirine Mai

Plus en détail

MÉDICAMENTS CONTENANT DU VALPROATE ET DÉRIVÉS

MÉDICAMENTS CONTENANT DU VALPROATE ET DÉRIVÉS MÉDICAMENTS CONTENANT DU VALPROATE ET DÉRIVÉS GUIDE À DESTINATION DES MÉDECINS PRESCRIPTEURS Ce guide est remis dans le cadre des mesures de minimisation du risque mises en place pour le valproate, dans

Plus en détail

La dépression qui ne répond pas au traitement

La dépression qui ne répond pas au traitement La dépression qui ne répond pas au traitement Mise à j our Wilfrid Boisvert, MD Présenté dans le cadre de la conférence : À la rencontre de l humain, Collège québécois des médecins de famille, novembre

Plus en détail

L abus médicamenteux Critères IHS : 1. La prise médicamenteuse est régulière et dure depuis plus de 3 mois

L abus médicamenteux Critères IHS : 1. La prise médicamenteuse est régulière et dure depuis plus de 3 mois L abus médicamenteux Critères IHS : 1. La prise médicamenteuse est régulière et dure depuis plus de 3 mois 2. Elle est présente : 15 jours/mois pour les antalgiques non opioïdes (paracétamol, aspirine,

Plus en détail

La migraine : une maladie qui se traite

La migraine : une maladie qui se traite La migraine : une maladie qui se traite L évolution natuelle de la migraine Maladie fluctuante+++ Modification des symptômes avec l âge ++ : Moins de crises sévères Caractère pulsatile moins fréquent Plus

Plus en détail

JEU VIDEO : UN NOUVEAU COMPAGNON par Colette KELLER-DIDIER

JEU VIDEO : UN NOUVEAU COMPAGNON par Colette KELLER-DIDIER JEU VIDEO : UN NOUVEAU COMPAGNON par Colette KELLER-DIDIER JEU VIDEO : UN NOUVEAU COMPAGNON par Colette KELLER-DIDIER ALS (séance du 11 mai 2003) 48 Jeu video : un nouveau compagnon (Colette KELLER-DIDIER)

Plus en détail

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques Dr Solène de Gaalon Service de neurologie- CHU Nantes Société française des migraines et céphalées Céphalées de tension

Plus en détail

Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne. SCOR inform - Septembre 2012

Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne. SCOR inform - Septembre 2012 Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne SCOR inform - Septembre 2012 Les troubles mentaux dans le contexte de l Assurance de Personne Auteur Dr Lannes Médecin-Conseil SCOR Global

Plus en détail

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme) La migraine 1/Introduction : Céphalée primaire (sans lésion sous-jacente). Deux variétés principales: Migraine sans aura (migraine commune). Migraine avec aura (migraine accompagnée). Diagnostic: interrogatoire

Plus en détail

Mise à jour dans le traitement des troubles anxieux Jean-Pierre Bernier, Isabelle Simard

Mise à jour dans le traitement des troubles anxieux Jean-Pierre Bernier, Isabelle Simard PHARMACOTHÉRAPIE Mise à jour dans le traitement des troubles anxieux Jean-Pierre Bernier, Isabelle Simard Résumé Objectif : Discuter de la place des traitements pharmacologiques dans les troubles anxieux

Plus en détail

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003 Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19 Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire 2002-2003 Plans et objectifs Pendant la grossesse Troubles mineurs, dépressions

Plus en détail

Autisme Questions/Réponses

Autisme Questions/Réponses Autisme Questions/Réponses 1. Quelle est la définition de l autisme et des autres troubles envahissants du développement établie dans l état des connaissances élaboré et publié par la HAS? Les définitions

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. AVIS 1 er février 2012

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. AVIS 1 er février 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 1 er février 2012 Le projet d avis adopté par la Commission de la Transparence le 16 novembre 2011 a fait l objet d une audition le 1 février 2012 XEPLION 25 mg, suspension

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Medication management ability assessment: results from a performance based measure in older outpatients with schizophrenia.

Medication management ability assessment: results from a performance based measure in older outpatients with schizophrenia. Medication Management Ability Assessment (MMAA) Patterson TL, Lacro J, McKibbin CL, Moscona S, Hughs T, Jeste DV. (2002) Medication management ability assessment: results from a performance based measure

Plus en détail

9.11 Les jeux de hasard et d argent

9.11 Les jeux de hasard et d argent 9.11 Les jeux de hasard et d argent Maud Pousset, Marie-Line Tovar 288 Les jeux de hasard et d argent (JHA) constituent une activité ancienne et répandue, mais longtemps interdite. Leur offre s est étoffée,

Plus en détail

Agenda. Prevalence estimates in France PAQUID 23/11/14. Workshop Innovation Alzheimer 6 Novembre 2014. Atelier BANQUE NATIONALE ALZHEIMER

Agenda. Prevalence estimates in France PAQUID 23/11/14. Workshop Innovation Alzheimer 6 Novembre 2014. Atelier BANQUE NATIONALE ALZHEIMER 23/11/14 Workshop Innovation Alzheimer 6 Novembre 2014 Atelier BANQUE NATIONALE ALZHEIMER Agenda La Banque Nationale Alzheimer Exemples d application Quelles potentialités pour la BNA? (à quelles conditions?)

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 er octobre 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 1 er octobre 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 1 er octobre 2008 Examen dans le cadre de la réévaluation du service médical rendu de la classe des IMAO B, en application de l article R 163-21 du code de la sécurité

Plus en détail

EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME

EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME Docteur Jean PERRIOT Dispensaire Emile Roux Clermont-Ferrand [email protected] DIU Tabacologie Clermont-Ferrand - 2015 NOTIONS GENERALES INTRODUCTION.

Plus en détail

GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Affections psychiatriques de longue durée Troubles dépressifs récurrents ou persistants de l adulte

GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Affections psychiatriques de longue durée Troubles dépressifs récurrents ou persistants de l adulte GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE Affections psychiatriques de longue durée Troubles dépressifs récurrents ou persistants de l adulte Février 2009 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr

Plus en détail

Recommandation Pour La Pratique Clinique

Recommandation Pour La Pratique Clinique Recommandation Pour La Pratique Clinique Prise en charge diagnostique et thérapeutique de la migraine chez l adulte ( et chez l enfant) : aspects cliniques (et économiques) Octobre 2002 1 La migraine de

Plus en détail

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE Service Régional Universitaires des Maladies Infectieuses et du Voyageur, Hôpital Gustave Dron 59208 TOURCOING

Plus en détail

Migraine et mal de tête : des "casse-tête"

Migraine et mal de tête : des casse-tête Migraine et mal de tête : des "casse-tête" Tous concernés! De quoi s agit-il? Les migraines ne doivent pas être confondues avec les céphalées de tension, communément appelées les "maux de tête". En effet,

Plus en détail

Placebo Effet Placebo. Pr Claire Le Jeunne Hôtel Dieu- Médecine Interne et Thérapeutique Faculté de Médecine Paris Descartes

Placebo Effet Placebo. Pr Claire Le Jeunne Hôtel Dieu- Médecine Interne et Thérapeutique Faculté de Médecine Paris Descartes Placebo Effet Placebo Pr Claire Le Jeunne Hôtel Dieu- Médecine Interne et Thérapeutique Faculté de Médecine Paris Descartes Plan Définitions Placebo dans les essais thérapeutiques Effet placebo Médicaments

Plus en détail

Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques. SCOR inform - Avril 2014

Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques. SCOR inform - Avril 2014 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques SCOR inform - Avril 2014 Un nouveau point en neurologie, épilepsies et sclérose en plaques Auteur Dominique Lannes Médecin-Conseil SCOR

Plus en détail

Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée

Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée Trouble bipolaire en milieu professionnel: Du diagnostic précoce àla prise en charge spécialisée Dr G. Fournis Service de Psychiatrie et d Addictologie CHU Angers Faculté de Médecine Angers 1 Introduction

Plus en détail

I.TRAITEMENT DE CRISE -ANTALGIQUES SIMPLES -ANTINFLAMMATOIRES BIPROFENID -TRIPTANS

I.TRAITEMENT DE CRISE -ANTALGIQUES SIMPLES -ANTINFLAMMATOIRES BIPROFENID -TRIPTANS TRAITEMENT DE LA MIGRAINE I.TRAITEMENT DE CRISE -ANTALGIQUES SIMPLES PARACETAMOL PEU OU PAS EFFICACE ASSOCIATIONS ASPIRINE-METOCLOPRAMIDE (CEPHALGAN MIGPRIV ) -ANTINFLAMMATOIRES -TRIPTANS BIPROFENID 1

Plus en détail

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA.

Avis 29 mai 2013. XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA. COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 29 mai 2013 XYZALL 5 mg, comprimé B/14 (CIP : 34009 358 502 4-9) B/28 (CIP : 34009 358 505 3-9) Laboratoire UCB PHARMA SA DCI Code ATC (2012) Motif de l examen Liste

Plus en détail

EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE

EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE Etape n 1 : Faire l état des lieux Identifier la situation

Plus en détail

Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS)

Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) dmt Risques psychosociaux : out ils d é va lua t ion FRPS 13 CATÉGORIE ATTEINTE À LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) LANGEVIN V.*, FRANÇOIS M.**, BOINI S.***, RIOU

Plus en détail

CEPHALEES CHRONIQUES QUOTIDIENNES AVEC ABUS MEDICAMENTEUX

CEPHALEES CHRONIQUES QUOTIDIENNES AVEC ABUS MEDICAMENTEUX CEPHALEES CHRONIQUES QUOTIDIENNES AVEC ABUS MEDICAMENTEUX Groupe de travail du RRDBN Y.Perier, A.S.Sergent, E.Touchard, V.Lepelletier, S.Sladek FMC 2009 1 PLAN Migraine sans aura Epidémiologie Critères

Plus en détail

Les médicaments psychotropes Informations pour un usage éclairé des psychotropes

Les médicaments psychotropes Informations pour un usage éclairé des psychotropes Les médicaments psychotropes Informations pour un usage éclairé des psychotropes ANDREAS KNUF et MARGRET OSTERFELD Une publication de Pro Mente Sana L association romande Pro Mente Sana est une association

Plus en détail

M.Benmimoun MD,MBA Medical Operations Director

M.Benmimoun MD,MBA Medical Operations Director M.Benmimoun MD,MBA Medical Operations Director Vos Responsabilités en Matière de Pharmacovigilance Notification Spontanée d'événements Indésirables Formation 2 Notification Spontanée d Événement Indésirable

Plus en détail

Prise en charge des effets secondaires des traitements de l hépatite C. Jean Delwaide CHU Sart Tilman Liège

Prise en charge des effets secondaires des traitements de l hépatite C. Jean Delwaide CHU Sart Tilman Liège Prise en charge des effets secondaires des traitements de l hépatite C Jean Delwaide CHU Sart Tilman Liège Efficacité de PegInterféron et Ribavirine Génotype 1 Génotype 2 Génotype 3 Génotype 4 50% 90%

Plus en détail

La prise en charge d un trouble bipolaire

La prise en charge d un trouble bipolaire GUIDE - AFFECTION DE LONGUE DURÉE La prise en charge d un trouble bipolaire Vivre avec un trouble bipolaire Décembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide pour vous informer

Plus en détail

Gestion des troubles du comportement en EHPAD

Gestion des troubles du comportement en EHPAD Gestion des troubles du comportement en EHPAD Olivier MICHEL et Pierre-Yves MALO Service de Médecine gériatrique Centre Mémoire de Ressources et de Recherche C.H.U. Hôtel-Dieu RENNES Journée Qualité en

Plus en détail

Efficacité et risques des médicaments : le rôle du pharmacien

Efficacité et risques des médicaments : le rôle du pharmacien Société vaudoise de pharmacie, février 2008 Efficacité et risques des médicaments : le rôle du pharmacien Olivier Bugnon, Professeur adjoint en Pharmacie communautaire, Ecole de Pharmacie Genève-Lausanne;

Plus en détail

Plans de soins types et chemins cliniques

Plans de soins types et chemins cliniques Plans de soins types et chemins cliniques 20 situations cliniques prévalentes Thérèse Psiuk, Monique Gouby MATERNITÉ CHIRURGIE MÉDECINE PÉDIATRIE RÉHABILITATION SOINS DE SUITE ET DE RÉADAPTATION UNITÉ

Plus en détail

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis? Nathalie QUILES TSIMARATOS Service de Dermatologie Hôpital Saint Joseph Marseille Ce que nous savons Le psoriasis Affection dermatologique très fréquente,

Plus en détail

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Différentes

Plus en détail

II. Céphalées chroniques quotidiennes... 5. III. Céphalée par abus médicamenteux.. 18

II. Céphalées chroniques quotidiennes... 5. III. Céphalée par abus médicamenteux.. 18 Référentiel Démarche diagnostique générale devant une céphalée chronique quotidienne (CCQ) Prise en charge d une CCQ chez le migraineux : céphalée par abus médicamenteux et migraine chronique Recommandations

Plus en détail

IMAGES ET REALITES DE LA SANTE MENTALE EN POITOU-CHARENTES

IMAGES ET REALITES DE LA SANTE MENTALE EN POITOU-CHARENTES Association Régionale Poitou-Charentes pour l Information Médicale et l Epidémiologie en Psychiatrie (ARPCIMEP) Observatoire Régional de la Santé de Poitou-Charentes (ORSPEC) IMAGES ET REALITES DE LA SANTE

Plus en détail

iceps 2015 Objectifs de la Présentation Efficacité des Thérapies Comportementales et Cognitives pour les Troubles Mentaux Swendsen

iceps 2015 Objectifs de la Présentation Efficacité des Thérapies Comportementales et Cognitives pour les Troubles Mentaux Swendsen iceps 2015 Efficacité des Thérapies Comportementales et Cognitives pour les Troubles Mentaux Joel Swendsen, Ph.D. CNRS 5287 CNRS / Université de Bordeaux / EPHE Sorbonne Objectifs de la Présentation Tapez

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 23 mai 2012

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 23 mai 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 23 mai 2012 SEGLOR 5 mg, gélule B/30 (CIP: 321 899-8) SEGLOR LYOC 5 mg, lyophilisat oral B/30 (CIP: 334 062-4) Laboratoire UCB PHARMA dihydroergotamine (mésilate de)

Plus en détail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin Thérapeutique anti-vhc et travail maritime O. Farret HIA Bégin Introduction «L hépatite C est une maladie le plus souvent mineure, mais potentiellement cancérigène, qu on peut ne pas traiter et surveiller

Plus en détail

Maladie d Alzheimer et maladies apparentées : prise en charge des troubles du comportement perturbateurs

Maladie d Alzheimer et maladies apparentées : prise en charge des troubles du comportement perturbateurs RECOMMANDATIONS DE BONNE PRATIQUE Maladie d Alzheimer et maladies apparentées : prise en charge des troubles du comportement RECOMMANDATIONS Mai 2009 1 L argumentaire et la synthèse des recommandations

Plus en détail

Sophie Blanchet, Frédéric Bolduc, Véronique Beauséjour, Michel Pépin, Isabelle Gélinas, et Michelle McKerral

Sophie Blanchet, Frédéric Bolduc, Véronique Beauséjour, Michel Pépin, Isabelle Gélinas, et Michelle McKerral Le traumatisme cranio-cérébral léger chez les personnes âgées : impact sur les processus mnésiques et exécutifs - Mise en relation avec les habitudes de vie Sophie Blanchet, Frédéric Bolduc, Véronique

Plus en détail

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE

PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE PLAC E DE L AN ALYS E TOXIC OLOG IQUE EN URGE NCE HOSP ITALI ERE CHEFIRAT B. Les intoxications aiguës constituent un réel problème de santé publique dont l impact reste encore à évaluer. Le nombre total

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014 Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014 Un AVC toutes les 4 minutes 1 130 000 AVC par an en France 1 770 000 personnes ont été victimes

Plus en détail

Le RIVAROXABAN (XARELTO ) dans l embolie pulmonaire

Le RIVAROXABAN (XARELTO ) dans l embolie pulmonaire Le RIVAROXABAN (XARELTO ) dans l embolie pulmonaire Dr Florence Parent Service de Pneumologie et Soins Intensifs de Pneumologie Hôpital Bicêtre, AP-HP Inserm U999. Université Paris-Sud Traitement anticoagulant

Plus en détail

TRAITEMENT DES MAUX DE TÊTE PAR EMDR INTÉGRÉ

TRAITEMENT DES MAUX DE TÊTE PAR EMDR INTÉGRÉ TRAITEMENT DES MAUX DE TÊTE PAR EMDR INTÉGRÉ «Un atelier de deux jours en spécialité EMDR» Présenté par Dr Steven MARCUS,, Ph.D 30 AVRIL & 1er MAI 2011 A PARIS SAMEDI 30 AVRIL : 9H - 16H30 - DIMANCHE 1ER

Plus en détail

La prise en charge de votre épilepsie

La prise en charge de votre épilepsie G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre épilepsie Vivre avec une épilepsie sévère Novembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide

Plus en détail

DOSSIER MEDICAL (à faire remplir obligatoirement par le Médecin et à retourner accompagné du Dossier administratif au Centre Addictologie d Arzeliers)

DOSSIER MEDICAL (à faire remplir obligatoirement par le Médecin et à retourner accompagné du Dossier administratif au Centre Addictologie d Arzeliers) DOSSIER MEDICAL (à faire remplir obligatoirement par le Médecin et à retourner accompagné du Dossier administratif au Centre Addictologie d Arzeliers) Chère Consœur, Cher Confrère, Ces renseignements médicaux

Plus en détail

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS

LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS LES NOUVEAUX ANTICOAGULANTS Pr. Alessandra Bura-Rivière, Service de Médecine Vasculaire Hôpital Rangueil, 1 avenue Jean Poulhès, 31059 Toulouse cedex 9 INTRODUCTION Depuis plus de cinquante ans, les héparines

Plus en détail

Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence

Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence Le dropéridol n est pas un traitement à considérer pour le traitement de la migraine à l urgence On pose fréquemment le diagnostic de migraine sévère à l urgence. Bien que ce soit un diagnostic commun,

Plus en détail

Échelle d'évaluation globale du fonctionnement et durée du traitement médicopsychiatrique

Échelle d'évaluation globale du fonctionnement et durée du traitement médicopsychiatrique Échelle d'évaluation globale du fonctionnement et durée du traitement médicopsychiatrique Introduction Le résumé psychiatrique minimum (RPM) révèle qu'entre l'admission médicale et la sortie, des patients

Plus en détail

PROGRAMME DE TRAITEMENT PAR ÉTAPES

PROGRAMME DE TRAITEMENT PAR ÉTAPES PROGRAMME DE TRAITEMENT PAR ÉTAPES Programme de traitement par étapes Certains médicaments sur ordonnance doivent faire l objet d un processus d évaluation plus rigoureux afin d assurer qu ils représentent

Plus en détail

SEROTONINE ET MEDICAMENTS

SEROTONINE ET MEDICAMENTS Chapitre 9 SEROTONINE ET MEDICAMENTS Item 176 : Prescription et surveillance des Psychotropes Item 262 : Migraine et algies de la face La sérotonine et les médicaments interférant avec les systèmes sérotoninergiques

Plus en détail

Les nouveaux anticoagulants oraux (NAC)

Les nouveaux anticoagulants oraux (NAC) Les nouveaux anticoagulants oraux (NAC) Dr Jean-Marie Vailloud Cardiologue libéral/ salarié (CHU/clinique) Pas de lien d'intérêt avec une entreprise pharmaceutique Adhérent à l'association Mieux Prescrire

Plus en détail

Communiqué de presse. Merck Serono. 18 septembre 2008

Communiqué de presse. Merck Serono. 18 septembre 2008 Communiqué de presse 18 septembre 2008 Merck Serono annonce le lancement de l'essai clinique ORACLE MS destiné à évaluer la cladribine en comprimés chez des patients à risque de développer une sclérose

Plus en détail

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004

neurogénétique Structures sensibles du crâne 11/02/10 Classification internationale des céphalées:2004 11/02/10 Structures sensibles du crâne neurogénétique Cheveux Cuir chevelu Tissu sous cutané Périoste Os Dure mère Méninges molles Cerveau vaisseaux MIGRAINE:PHYSIOPATHOLOGIE MIGRAINE:PHYSIOPATHOLOGIE

Plus en détail

«Les jeux en ligne, quelle influence en France?»

«Les jeux en ligne, quelle influence en France?» Les multiples facettes du jeu Québec, 30 mai 2012 «Les jeux en ligne, quelle influence en France?» M. Grall-Bronnec, G. Bouju, M. Lagadec J. Caillon, J.L. Vénisse Le contexte des jeux de hasard et d argent

Plus en détail

Intoxication par les barbituriques

Intoxication par les barbituriques Intoxication par les barbituriques GH. Jalal, S. Achour, N. Rhalem, R. Soulaymani 1. Cas clinique : L unité d information toxicologique du Centre Anti Poison du Maroc a été contactée par une clinique privée

Plus en détail

Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales.

Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales. Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales. 1 Les outils de mesure existants et description du handicap épileptique Il ne s agit pas ici de mesurer

Plus en détail

Info. Ligue contre l Epilepsie. Epilepsie. Qu est-ce que c est une crise épileptique ou une épilepsie?

Info. Ligue contre l Epilepsie. Epilepsie. Qu est-ce que c est une crise épileptique ou une épilepsie? Ligue contre l Epilepsie Ligue Suisse contre l Epilepsie Schweizerische Liga gegen Epilepsie Lega Svizzera contro l Epilessia Swiss League Against Epilepsy Info Epilepsie Qu est-ce que c est une crise

Plus en détail

Fiche Produit Profils Médicalisés PHMEV

Fiche Produit Profils Médicalisés PHMEV Guide méthodologique développé par l équipe de projets ci-dessous : Fiche Produit Profils Médicalisés PHMEV EQUIPE PROJET Chef de projet : Maryline CHARRA, Pharmacien Conseil Responsable de la mission

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

L agénésie isolée du corps calleux

L agénésie isolée du corps calleux L agénésie isolée du corps calleux Agénésie calleuse Dysgénésie du corps calleux La maladie Le diagnostic Les aspects génétiques Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus

Plus en détail

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines Juillet 2010 Mise à jour Septembre 2010 1 Le rapport complet

Plus en détail

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS Dr Mourot cardiologue Hôpital d Auxerre le 31 mars 2012 PLAN DE LA PRESENTATION ASSOCIATION

Plus en détail

Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses : propositions de l Assurance Maladie pour 2014

Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses : propositions de l Assurance Maladie pour 2014 Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses : propositions de l Assurance Maladie pour 2014 RAPPORT AU MINISTRE CHARGÉ DE LA SÉCURITÉ SOCIALE ET AU PARLEMENT SUR L ÉVOLUTION DES

Plus en détail

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement

23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 mai 2007 SUTENT 12,5 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 265-0) SUTENT 25 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 266-7) SUTENT 50 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 267-3)

Plus en détail

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : 1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : a. Les troubles fonctionnels digestifs sont définis par les critères de Paris b. En France, le syndrome de l intestin irritable touche

Plus en détail

PSYCHOPATHOLOGIE ET CEPHALEES. F. RADAT Unité de Traitement des Douloureux Chroniques Centre Hopitalier Pellegrin-Tripode Bordeaux

PSYCHOPATHOLOGIE ET CEPHALEES. F. RADAT Unité de Traitement des Douloureux Chroniques Centre Hopitalier Pellegrin-Tripode Bordeaux PSYCHOPATHOLOGIE ET CEPHALEES F. RADAT Unité de Traitement des Douloureux Chroniques Centre Hopitalier Pellegrin-Tripode Bordeaux MIGRAINES ET TROUBLES DÉPRESSIFS Toutes les études effectuées en population

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 2 avril 2014 DERMOVAL, gel flacon de 20 ml (CIP : 34009 326 130 4 5) DERMOVAL 0,05 POUR CENT, crème tube de 10 g (CIP : 34009 320 432 9 3) Laboratoire GLAXOSMITHKLINE

Plus en détail

Vertiges et étourdissements :

Vertiges et étourdissements : : comment être à la hauteur? Anthony Zeitouni, MD, FRCSC Présenté à la 71 e édition du Programme scientifique de l Association des médecins de langue française du Canada. Est-ce bien des vertiges? Il n

Plus en détail

I) Généralités. Plusieurs formes de dépression :

I) Généralités. Plusieurs formes de dépression : La Dépression Dr S. Bartolami Faculté des Sciences de l Université Montpellier II 214 I) Généralités Plusieurs formes de dépression : Dépression unipolaire (principale) 13% population Dépression bipolaire

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DES LESIONS SPINCTERIENNES ANALES DU POST-PARTUM : DU CURATIF AU PREVENTIF

PRISE EN CHARGE DES LESIONS SPINCTERIENNES ANALES DU POST-PARTUM : DU CURATIF AU PREVENTIF PRISE EN CHARGE DES LESIONS SPINCTERIENNES ANALES DU POST-PARTUM : DU CURATIF AU PREVENTIF Laurent ABRAMOWITZ Unité de proctologie médico-chirurgicale Hôpital Bichat Claude Bernard 95, Rue de Passy 75016

Plus en détail

DU BON USAGE DES TRIPTANS DANS LA MIGRAINE

DU BON USAGE DES TRIPTANS DANS LA MIGRAINE DU BON USAGE DES TRIPTANS DANS LA MIGRAINE SEPTEMBRE 2009 A. AUTRET, TOURS au moins 5 crises : de MIGRAINE SANS AURA 4 72 heures, 2 des caractères : 1 signe d accompagnement : modérée ou sévère, pulsatile,

Plus en détail

L hôpital de jour ( HDJ ) en Hôpital général Intérêt d une structure polyvalente? Dr O.Ille Centre hospitalier Mantes la Jolie, Yvelines

L hôpital de jour ( HDJ ) en Hôpital général Intérêt d une structure polyvalente? Dr O.Ille Centre hospitalier Mantes la Jolie, Yvelines L hôpital de jour ( HDJ ) en Hôpital général Intérêt d une structure polyvalente? Dr O.Ille Centre hospitalier Mantes la Jolie, Yvelines Hôpital de jour (HDJ) Permet des soins ou examens nécessitant plateau

Plus en détail

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS

Céphalées vues aux Urgences. Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS Céphalées vues aux Urgences Dominique VALADE Centre d Urgence des Céphalées Hôpital Lariboisière PARIS Deux Objectifs aux Urgences Identifier les céphalées à risque vital Optimiser le traitement des céphalées

Plus en détail

Ce qu il faut savoir sur l épilepsie.

Ce qu il faut savoir sur l épilepsie. Ce qu il faut savoir sur l épilepsie. Sommaire Que faut-il savoir sur l épilepsie? 4 Qu est-ce que l épilepsie? 7 Qu est-ce qui cause l épilepsie? 8 Facteurs génétiques 9 Autres maladies 10 Blessures à

Plus en détail

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier Cas clinique 2 Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier Cas clinique Patient de 60 ans, ATCD: HTA, IDM en 2007, hypercholestérolémie Juin 2008: Toux, dyspnée (sous 02) et anorexie progressive Bilan

Plus en détail

CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS:

CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS: CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS: Infirmier(e)s et aides soignant(e)s ETUDE ORSOSA État de santé, conditions de travail

Plus en détail

LES ANTIMIGRAINEUX. Médicaments de la crise et médicaments de fond

LES ANTIMIGRAINEUX. Médicaments de la crise et médicaments de fond LES ANTIMIGRAINEUX Migraine : maladie qui peut être handicapante selon fréquence, durée, intensité des crises, signes d accompagnement (digestifs), retentissement sur la vie quotidienne, professionnelle,

Plus en détail

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris Céphalées de tension Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris Céphalée de tension : une maladie hétérogène La plus fréquente des céphalées primaires Diagnostic basé sur l interrogatoire Manque de spécificité

Plus en détail

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» «Tout le monde devrait faire une psychothérapie.» Moins je me connais, mieux je me porte. Clément Rosset, Loin de moi, 1999 Faut-il tout «psychiatriser»? Tout événement de vie difficile tel qu une rupture

Plus en détail

Efficacité de la réalité virtuelle pour faciliter la prévention de la rechute auprès de joueurs en traitement

Efficacité de la réalité virtuelle pour faciliter la prévention de la rechute auprès de joueurs en traitement Efficacité de la réalité virtuelle pour faciliter la prévention de la rechute auprès de joueurs en traitement Stéphane Bouchard*, Ph.D. Département de Psychoéducation et de Psychologie Université du Québec

Plus en détail

Interactions médicamenteuses des médicaments psychotropes. Florence Chapelle

Interactions médicamenteuses des médicaments psychotropes. Florence Chapelle Interactions médicamenteuses des médicaments psychotropes Florence Chapelle Adopter une démarche méthodique pour : Décider au mieux dans l intérêt du patient Faire face à la complexité des mécanismes Mieux

Plus en détail

La contention physique au service des urgences : indications et principes de mise en œuvre

La contention physique au service des urgences : indications et principes de mise en œuvre Chapitre 112 La contention physique au service des urgences : indications et principes de mise en œuvre T. CHARPEAUD, P. EYMERE, E. GOUTAIN, M. GARNIER, C. TIXERONT, J. GENESTE, J. SCHMIDT, G. BROUSSE

Plus en détail

La migraine chronique

La migraine chronique La migraine chronique - Céphalées chroniques quotidiennes -Abus médicamenteux Avec le soutien des laboratoires Novartis Un concept en évolution 1ère classification IHS 1988 : pas de mention 1982: Mathew

Plus en détail

La Maladie Thrombo-Embolique Veineuse (MTEV) et sa prise en charge médicamenteuse

La Maladie Thrombo-Embolique Veineuse (MTEV) et sa prise en charge médicamenteuse La Société de Pharmacie de Lyon, le 17 novembre 2011 Le risque thrombo-embolique : actualités thérapeutiques et sa prise en charge La Maladie Thrombo-Embolique Veineuse (MTEV) et sa prise en charge médicamenteuse

Plus en détail