EDITORIAL VEILLE SECTORIELLE / 2 ème TRIMESTRE 22 Le début de l année 22 aura été une période de grandes incertitudes politiques pour la République Démocratique du Congo (RDC). Six mois après la présidentielle, certaines tensions politiques subsistent. A l Est du pays où depuis le mois de mars 22 les troupes gouvernementales et le groupe rebelle du M23 se font face, les violences sont encore montées d un cran ; ce qui relance la question de l insécurité qui perdure depuis déjà des décennies dans cette zone. Cette situation laisse encore des doutes auprès des acteurs et ralentit la marche du développement du pays. Ces doutes semblent toutefois atténués par le gouvernement qui affiche beaucoup de volonté politique pour la reconstruction nationale, et notamment dans le cadre du programme de la révolution de la modernité du pays. Sur le plan économique, après avoir enregistré un léger repli en fin 2 (6.9%), le PIB pourrait s établir à 7,, et ce sous l impulsion du secteur minier. Quant au taux d inflation qui est repassé à 5,4% en fin 2, il pourrait baisser à 7,6 % à fin 22. Pour autant, la pauvreté reste généralisée : la croissance économique enregistrée depuis 2 ne s est pas véritablement accompagnée d une amélioration substantielle des conditions de vie de la population. Par ailleurs le climat des affaires reste défavorable pour faciliter l attrait des investissements. La RDC occupe le 78 ème rang sur 83 pays dans le classement Doing Business 22 de la Banque Mondiale, soit deux places de moins par rapport au classement de l'année 2. L adhésion du pays, en septembre dernier, à l Organisation pour l harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) devrait rassurer les investisseurs, notamment en matière d arbitrage et de droit des sûretés. Par ailleurs, les autorités espèrent donner de la visibilité au pays et de la confiance aux investisseurs étrangers à l occasion du 4 ème sommet international de la francophonie d octobre. Dans le secteur bancaire marqué par une présence croissante des filiales de banques étrangères et particulièrement les banques panafricaines, on note une bonne tendance des principaux indicateurs. En effet, le secteur qui compte depuis 2 vingt banques, a réalisé une croissance en termes de total actif, passant de 2,5 milliard d USD en fin 2 à 3,2 milliard d USD en juin 22, soit une évolution de 28%. En outre, les dépôts bancaires, constitués à 9,% des dépôts à vue, se sont accrus de % sur la période, pour s établir à,9 milliards d USD. Les crédits bruts à la clientèle ont connu une évolution de 7% et se sont chiffrés à 2, milliards d USD. Le secteur privé a été le premier bénéficiaire de ces crédits. On note que le secteur devient de plus en plus concurrentiel et la plupart des banques commencent à s orienter vers la clientèle PME et les particuliers. Cette tendance favorise une transition vers un modèle des banques universelles qui financent l économie sur le long terme. Cependant, le secteur reste fortement concentré dans les villes de Kinshasa et Lubumbashi. Dans le secteur de la microfinance, la croissance a été plutôt faible. Les statistiques provisoires montrent qu entre fin 2 et juin 22 le l encours d épargnes n a évolué que de 6%, s établissant à 32 millions d USD. De même, l encours de crédits a connu une évolution de 4%, s établissant à 79 millions d USD. La couverture géographique du secteur reste inégale ; environ 77% des institutions et plus de 9% des épargnants sont concentrés dans la ville de Kinshasa et les provinces du Nord et Sud Kivu. Ce secteur souffre de plusieurs maux institutionnels que connaissent bon nombre d institutions. Cette situation a conduit à la fermeture de nombreuses institutions, notamment dans le cadre du programme d assainissement engagé par la Banque Centrale du Congo. Dans ce contexte, un risque systémique se profile dans le secteur du fait de la taille de certaines institutions opérant dans les provinces du Nord et Sud Kivu. Le FPM, qui est un acteur majeur pour le secteur, joue un rôle essentiel dans l atténuation de ce risque. A travers ses actions, il vise de faire émerger un noyau d institutions fortes offrant des services de qualité en RD Congo. C est dans ce cadre qu il exécute 8 projets d assistance technique directe au profit des 8 institutions partenaires financières. Le FPM a aussi poursuivi ses activités de financement et lancé deux programmes de formation et trois études de marché couvrant 9 provinces du pays. Enfin, il sied de signaler que le secteur a été doté d une association professionnelle (APROCEC). La mise en place de cette dernière devrait avoir un impact positif sur le secteur, surtout en termes d échanges et de circulation des informations entre acteurs évoluant dans ce secteur en RDC.
ECONOMIE VEILLE SECTORIELLE / 2 ème TRIMESTRE 22 SOMMAIRE Économie Après une période des tensions, la RDC table sur une croissance du PIB de 7, à fin 22, contre 6,9% en 2 Forte tension des prix après l introduction de la TVA Marché de change relativement stable Plusieurs défis sociaux à relever Amélioration du climat des affaires : le pays s engage à réussir le pari Tenue du XIX ème sommet de la francophonie Banques Un secteur en pleine évolution, mais encore limité en terme de couverture géographique Un secteur qui attire de plus en plus des acteurs diversifiés, et notamment des groupes étrangers Une transition vers un modèle des banques universelles qui financent l économie Microfinance Faible croissance des activités d épargnes et de crédits Un secteur fortement concentré géographiquement à l Est du pays Risque systémique lié aux maux institutionnels de certaines institutions Restructuration du secteur ECONOMIE Après une période de tensions, la RDC table sur une croissance du PIB de 7, en fin 22, contre 6,9% en 2 Après un bon démarrage, l'année 2 s'est conclue sur un léger recul de la croissance avec un taux 6.9% contre 7% en 2. Et pour cause, les tensions politiques qui ont accompagné les élections présidentielles et parlementaires organisées en novembre 2. Le pays a dû également faire face aux tensions sociales causées par la présence des groupes rebelles opérant à l Est, dont le M23 actif depuis mars 22. Cette situation a fortement influé sur l activité économique du pays. Cependant, les perspectives pour la fin 22 selon le Gouvernement restent prometteuses. En effet, les autorités tablent sur une croissance économique de 7, à fin 22. Cette croissance devrait être à la faveur du secteur minier, de commerce de gros et de détail et de bâtiment et travaux publics. Évolution du taux de croissance du PIB 8 7 6 5 4 3 2 Source: BCC 6,3 6,2 2,8 7 6,9 7,2 Le secteur extérieur s est beaucoup amélioré grâce à l allégement de la dette au titre de l Initiative PPTE, mais la RDC reste soumise à un risque élevé de surendettement en raison de sa forte dépendance à l égard des importations de produits alimentaires et de biens d équipement, et au champ limité des produits exportés. Forte tension des prix sur le marché après l introduction de la TVA La mise en œuvre au début de l année 22 de la Taxe sur la valeur ajoutée a provoqué de «fortes tensions des prix sur certains biens et services sur le marché» suite à une mauvaise application de cette taxe par les opérateurs économiques, à travers une double imposition ICA-TVA. Ainsi, le taux d'inflation réalisé en fin juin 22 s'est situé à 5, % contre une cible de 5,2 %. Quant au taux d'inflation anticipé en fin décembre 22, il devait s établir à 3,% contre une cible annuelle de 9,9%, toutes choses restant égales par ailleurs. Évolution du taux d inflation 6 5 4 3 2 9,8 Source : BCC 27,2 53,4 9,8 5,44 Marché de change relativement stable 3, Depuis le début de l année, le franc congolais est resté remarquablement stable par rapport au dollar américain. Le Gouvernement compte maintenir cette stabilité en poursuivant une politique monétaire et budgétaire restrictive et prudente. Par ailleurs, il s est engagé à la «dédollarisation» des transactions monétaires. C est dans ce sens qu il oriente progressivement les transactions de l Etat, la passation des marchés publics, le paiement des imports et taxe en Franc congolais 2
ECONOMIE VEILLE SECTORIELLE / 2 ème TRIMESTRE 22 8 6 4 2 Évolution du taux de change CDF/USD Source: BCC 52,9 92,7 639,2 9 Des défis sociaux à relever 93 9 Certes, les résultats économiques de la RD Congo se sont nettement améliorés durant ces dernières années, mais les progrès dans la lutte contre la pauvreté ont été lents. Le PIB par habitant était de 4, de dollars US en 2, soit l un de plus bas du monde. En outre, le chômage est endémique, surtout pour les jeunes (7%), et parallèlement l accès à l eau et à l éducation est très réduit. En considération du Rapport Mondial sur de Développement Humain (RMDH) de 2 publié par le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le pays est classé au 87 ème rang, soit l un des niveaux le plus bas. étape importante pour pallier à l'inadaptation du droit des affaires de la RDC. Elle devrait apporter donc d importantes améliorations dans la conduite des affaires, si toutefois les autres conditions requises pour sa mise en œuvre sont réalisées. Tenue du XIXème sommet de la francophonie La RDC, l un des premiers pays de langue française du monde, a été désignée pour accueillir le XIX ème sommet de la francophonie du 2 au 4 d octobre 22. Pour les autorités du pays, ce sommet a constitué un moyen de remettre en confiance les investisseurs étrangers. En outre, il a permis à la Communauté internationale d être encore plus sensible aux difficultés que traverse le pays, notamment la situation sécuritaire à l Est. Amélioration du climat des affaires : le pays s engage à réussir le pari Le climat des affaires est peu propice au développement et reste une contrainte à la mobilisation de l investissement. La RDC occupe le 78 ème rang sur 83 pays dans le classement Doing Business 22 de la Banque Mondiale, soit deux places de moins par rapport au classement de l'année précédente. Aussi, l engagement du gouvernement à mettre fin aux obstacles à l amélioration du climat des affaires est ferme. La phase active de l adhésion de la RDC à l OHADA au mois de septembre de cette année est une 3
BANQUES VEILLE SECTORIELLE / 3 ème TRIMESTRE 22 BANQUES Un secteur en pleine évolution, mais encore limité en terme de couverture géographique Le secteur a réalisé une croissance en termes de total actif. Ce dernier a atteint 3,2 milliard d USD en juin 22, ce qui représente une augmentation de 28% depuis fin 2. Vu de manière individuelle, le total actif par banque se présente comme suit : Total bilan par banque en fin 2 (en Millions de dollars US) RAWBANK BCDC BIAC TMB BIC STANBIC PCB ECO Bank CITI BGFI Bank AFRILAND ACCESS BOA BYBLOS SOFIBANK ADVANS Mining BC UBA, 2, 4, 6, D autres évolutions ont été enregistrées dans ce secteur, et notamment sur ces principaux segments d activités, à savoir l épargne et le crédit. Évolution de dépôts et des crédits en Millions de dollars US 25 2 5 5 57 54 287 83 29 9 695 65 En fin juin 22, les dépôts de la clientèle se sont accrus de 7% par rapport à fin 2, pour s établir à 2, milliards d USD. La structure de ces dépôts est dominée par les dépôts à vue qui représente 9% de ceux-ci, soit 83% des comptes courants et 7% des comptes d épargne. Les dépôts à terme ne représentant que %. Répartition par type des dépôts Quant aux crédits octroyés, ces derniers ont atteint,9 milliards d USD fin juin 73 553 4 892 94 2 76 26 27 28 29 2 2 T2 22 Crédit Dépôts 22, ce qui représente une augmentation de % par rapport à la fin 2. Constitué à 66% des crédits à court terme, cet encours des crédits se compose de 55% des crédits de caisse, 4% de découverts bancaires et 4% de crédits documentaires. Comptes d'épargn e7% Le secteur privé a été le premier bénéficiaire de ces crédits, avec notamment le commerce de gros, de détail et biens personnels. Répartition par catégorie des crédits Crédits docum entair es 4% Décou verts 4% Comptes courants 83% DAT % Crédits décais sés 55% Toutefois, le réseau d exploitation des banques reste limité. En effet, les 24 agences et guichets qui constituent le secteur sont tous concentrés dans une même zone géographique, à savoir la ville de Kinshasa (56%). Elle est suivie des provinces du Katanga et du Bas- Congo qui représentent respectivement 3% et %. Répartition géographique des agences et guichets Bas-Congo % Katanga 3% Kinshasa 56% Equateur Nord Kivu 8% Sud Kivu 4% Province Or 7% Le secteur bancaire, traditionnellement orienté grandes entreprises, fait face une concurrence. Aussi, pour un meilleur positionnement dans le temps, les banques s orientent de plus en plus vers le segment des particuliers et des PME. Le marché à fort potentialité et qui présente plusieurs opportunités pour les banque, c est celui de la PME. Il sied par ailleurs de noter que le marché des particuliers ne présente que trop peu de potentialités en termes à la fois d opportunités des ressources et de capacité d absorption des crédits. Ce sera très bientôt saturé à cause de la présence des plusieurs concurrents. Les graphes ci-dessous montrent comment est dirigée l orientation du marché bancaire en RDC. Pour ce qui est de la rentabilité, la plupart des banques () ayant 5 ans d existence était rentable en 2, comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous sur le rendement des fonds propres (ROE) de l ensemble des banques du secteur : ROE des banques en fin 2 BYBLOS STANBIC RAW BANK BCDC MINING BC -4,% -3,% -2,% -,%,%,% 2,% 3,% Un secteur qui attire de plus en des acteurs diversifiés, et notamment des groupes financiers étrangers Depuis près de 5 ans, le secteur connait l implantation de plusieurs nouvelles banques, à l image des «Greenfield» comme Bank of Africa, Advans Bank, BGFIBank, Acces Bank... On note également le rachat de certaines banques locales par des groupes financiers étrangers, dont certains groupes panafricains qui ambitionnent d'étendre la couverture de leur réseau bancaire dans la région. En effet, ces UBA BOA ADVANS BGFIBANK ACCESS SOFIBANK CITI FIBANK PCB TMB BIAC AFRILAND BIC ECO 4
MICROFINANCE VEILLE SECTORIELLE / 2 ème TRIMESTRE 22 derniers capitalisent sur leurs expériences dans plusieurs pays africains, le cas notamment de la First Bank of Nigeria qui a racheté la BIC. Répartition des banques par nature des actionnariats à juin 22 américain Gr sud-africain des bailleurs de fonds internationaux 3 libanais nigérian Familles d origine étrangère 4 Une transition vers un modèle des banques universelles qui financent l économie Traditionnellement orienté vers les grandes entreprises, le secteur fait face à une concurrence accrue avec l arrivée de nouvelles banques sur ce segment étroit. Il est remarqué une forte tendance à s intéresser aux PME au sein des banques traditionnelles. Cette tendance favorise la transition des banques d un modèle transactionnel vers un modèle universel de financement de l économie (PME). panafricain 7 MICROFINANCE Faible croissance des activités de crédit et d épargne Le secteur de la microfinance n a pas connu de croissance significative. Sur base des statistiques provisoires de juin 22, l épargne globale du secteur s établit à 32 Millions d USD contre 24 Millions d USD en 2, soit une évolution de 6%. Cette évolution résulte principalement du dynamisme de certaines institutions à mobiliser de l épargne et notamment FINCA, le réseau MECRECO, NYAWERA et CODEFI. Ces institutions représentent près de 57% du marché en termes d épargne. Évolution de l encours de d épargne (en Millions d USD) 35 3 25 2 Source : FPM La même tendance est constatée au niveau de l encours de crédit qui passent de 76 Millions d USD en fin décembre 2 à 79 Millions d USD en fin 22, soit une évolution de 4%. Cette augmentation est tirée par FINCA et le réseau MECRECO qui représentent 5 du marché du secteur. Évolution de l encours des crédits (en Millions d USD) 8 78 76 74 24 Source : FPM 32 2 T2/22 76 +6% +4% 79 2 T2/22 Un secteur fortement concentré géographiquement à l Est du pays L'inégale couverture géographique du pays par les IMF est très frappante. On note en effet une concentration des institutions dans la ville de Kinshasa (26%) et l est du pays, notamment au Nord et Sud Kivu (5%) au détriment des autres provinces faiblement desservies (23%). Répartition géographique des IMF Bandundu 8% Kasaï or Bas- Congo 8% Nord Kivu 28% Katanga Kinshasa 26% Kasaï oc % Sud kivu 23% Maniema Cette tendance est également observée au niveau des épargnes, 9% du total de celles-ci est concentré dans la ville de Kinshasa () et les provinces du Nord et Sud Kivu (7%). Répartition du nombre d épargnants par province Kasaï or,7% Kasaï oc % Bandundu,66% Nord Kivu 32,3% Kinshasa 2,8 Bas-Congo,66% Sud kivu 38,% Maniema,89% Plusieurs éléments contribuent à ce déséquilibre observé parmi lesquels on citera l esprit entrepreneurial qui est solidement ancré dans la culture des populations de la partie Est du pays. Risque systémique lié aux maux structurels de certaines institutions Beaucoup reste encore à faire pour construire un secteur solide. En effet, bon nombre d institutions locales souffrent de maux institutionnels, dont les plus récurrents sont liés à la gestion 5
de la gouvernance, aux produits qui sont peu diversifiés, à une mauvaise gestion de crédit, la déficience du système de gestion d information et à la qualité des ressources humaines, etc. Comme conséquence directe de ces maux, l agrégation de l ensemble des portefeuilles des institutions de microfinance du secteur fait ressortir un portefeuille à risque à 3 jours (PAR 3) à plus de 2%, largement supérieur à la norme acceptée à l international (5%). Cette situation a un impact direct sur la rentabilité et la liquidité des institutions avec un impact direct sur les fonds propres. Actuellement un grand nombre des institutions ont des fonds propres négatifs. Aussi, en vue de promouvoir un secteur sain, la BCC a procédé à la fermeture de plus de institutions entre 2 et 22, et compte continuer sur cette lancée. Dans ce contexte général, certaines institutions à l est du pays présentent un risque systémique pour le secteur ; leur fermeture engendrerait une crise du fait de leur taille. Le FPM, qui est un acteur majeur pour le secteur, joue un rôle essentiel dans l atténuation de ce risque. A travers ses actions, il vise de faire émerger un noyau d institutions fortes offrant des services de qualité en RD Congo. C est dans ce cadre qu il exécute 8 projets d assistance technique directe au profit des 8 institutions partenaires financières. Le FPM a aussi poursuivi ses activités de financement et lancé deux programmes de formation et trois études de marché couvrant 9 provinces du pays. Le FPM joue un rôle essentiel en finançant et en apportant son expertise avérée en assistance technique au secteur. Il aide ainsi à construire un noyau d institutions fortes offrant des services de qualité en RD Congo. Le FPM totalise à ce jour un total d encours de prêt 6 millions USD. Hors de Kinshasa, le FPM est actif dans 8 autres provinces de la RD Congo (Bas Congo, Bandundu, les 2 Kivu, Equateur, Province Orientale et Maniema) et compte au total 8 partenaires d assistance technique directe. Restructuration du secteur Au cours de cette année, la Banque centrale a renforcé la supervision par l'adoption des normes prudentielles alignées aux standards internationaux et la rénovation de son cadre légal et réglementaire qui comprend actuellement notamment une loi relative à l'activité et au contrôle des établissements de crédit, une loi sur les coopératives d'épargne et de crédit ainsi qu'une réglementation sur les Institutions de Microfinance. Après le nouveau référentiel comptable vulgarisé par la Banque Centrale du Congo, le secteur de la microfinance, vient d être doté d une Association Professionnelle pour les Coopératives d épargne et de crédit «APROCEC». Cette association, créée conformément aux dispositions légales sur les associations professionnelles du secteur en RDC, est un des facteurs importants pouvant favoriser le développement du secteur. Il contribuera notamment aux échanges et à la circulation des informations sur le secteur. Reste la mise en place de l association pour les institutions de microfinance (IMF) dont le processus est en cours. 6