Diagnostiquer une maladie cœliaque



Documents pareils
Hépatites Auto-Immunes. Critères et Scores Diagnostiques

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

Conduite à tenir devant des troubles digestifs au retour du voyage. Laurent Beaugerie Hôpital Saint-Antoine, Paris

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

Comprendre la MALADIE COELIAQUE

Premier document international pour la définition de la sensibilité au gluten (Gluten Sensitivity)

MALADIES INFLAMMATOIRES DE L INTESTIN :

Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

Laurence LEGOUT, Michel VALETTE, Henri MIGAUD, Luc DUBREUIL, Yazdan YAZDANPANAH et Eric SENNEVILLE

Janvier 2003 PLACE DE L ENDOSCOPIE DANS LES COLITES MICROSCOPIQUES RECOMMANDATIONS DE LA

Programme de certification sans gluten. Jim McCarthy Directeur général Association canadienne de la maladie cœliaque

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

Innovations thérapeutiques en transplantation

ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

TRAUMATISME CRANIEN DE L ENFANT : conduite à tenir?

II - DIABETE DE TYPE 1 : ÉPIDÉMIOLOGIE - PHYSIOPATHOLOGIE - DIAGNOSTIC- DÉPISTAGE

Anatomie. Le bassin inflammatoire. 3 grands cadres. 4 tableaux. Spondylarthrite ankylosante. Spondylarthrite ankylosante 26/10/13

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

Migraine et Abus de Médicaments

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Artéfact en queue de comète à l échographie hépatique: un signe de maladie des voies biliaires intra-hépatiques

Lymphome non hodgkinien

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Carte de soins et d urgence

Devenir des soignants non-répondeurs à la vaccination anti-vhb. Dominique Abiteboul - GERES Jean-François Gehanno Michel Branger

Vaccinations pour les professionnels : actualités

MI1:Métabolisme et Nutrition Séméiologie des troubles du transit Année universitaire

Les formes cliniques. Maxime Breban

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

La maladie de Still de l adulte

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

DERMATOSES ECZEMATIFORMES LICHENOIDES ET ERYTHEMATO-SQUAMEUSES

Traitement de l hépatite C: données récentes

Item 127 : Transplantation d'organes

L anémie hémolytique auto-immune

Maladie de Hodgkin ou lymphome de Hodgkin

Traitements néoadjuvants des cancers du rectum. Pr. G. Portier CHU Purpan - Toulouse

Épidémiologie des maladies interstitielles diffuses

Polyarthrite rhumatoïde et biologie

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013

Celiac ttg Anti-Transglutaminase de Tissu humain ELISA

LE SYNDROME DE BUDD CHIARI

L ESPRIT DE CORPS. Vous pourrez lire dans ce bulletin différents articles EDITO >

Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose

Apport de la biologie moléculaire au diagnostic des parasitoses

LA SECRETINE ET L AXE CERVEAU-INTESTIN DANS L AUTISME

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

Faut-il encore modifier nos pratiques en 2013?

Mécanismes moléculaires à l origine des maladies autoimmunes

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011

Informations sur le cancer de l intestin

Bulletin n Cher adhérent, cher donateur,

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

TRAITEMENT DE L ANÉMIE AU COURS DE L INSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE DE L ADULTE

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien :

Les tests thyroïdiens

Les grands syndromes. Endoscopie trachéo-bronchique. Professeur D. ANTHOINE CHU de NANCY

Traitements topiques. Utiliser conformément aux instructions figurant sur l emballage. Aident à éliminer les squames. Soulagent les démangeaisons.

Cordarone et Thyroïde par François Boustani

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique

LA TUBERCULOSE Docteur ALAIN BERAUD

Pour ou contre le gluten? Qu est-ce que le gluten?

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Mieux informé sur la maladie de reflux

Comprendre la COLITE ULCÉREUSE

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015

ALK et cancers broncho-pulmonaires. Laurence Bigay-Gamé Unité d oncologie thoracique Hôpital Larrey, Toulouse

Un nouveau test sanguin performant pour le diagnostic non-invasif de steatohépatite non alcoolique chez les patients avec une NAFLD

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

Vertiges et étourdissements :

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

«Les lombalgies chroniques communes à la consultation de rhumatologie du CHU de Fès»

INFORMATIONS AU PATIENT SUR LA COLOSCOPIE

Christian TREPO, MD, PhD

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy Conférence mensuelle - section de Forbach

ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOÏETIQUES (CSH) CHEZ 26 PATIENTS ATTEINTS DE β THALASSEMIES MAJEURES

Le Don de Moelle Ça fait pas d mal!

PROGRAMME. Qu est ce que la sélection? Médicale Non médicale. Tarification et compensation Mortalité, surmortalité Loi des grands nombres

La maladie de Horton Artérite temporale Artérite à cellules géantes

NOTICE : INFORMATION DE L UTILISATEUR. Bisolax 5 mg comprimés enrobés Bisacodyl

La constipation occasionnelle chez l adulte

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 3 septembre 2008

{ Introduction. Proposition GIHP 05/12/2014

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Le don de moelle osseuse :

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1

Le diabète de type 1 UNSPF. Ségolène Gurnot

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

epm > nutrition Formation & Conseil

Greffe de moelle osseuse: Guérir ou se soigner?

Infiltrats pulmonaires chez l immunodéprimé. Stanislas FAGUER DESC Réanimation médicale septembre 2009

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT. Bisolax 5 mg comprimés enrobés contient 5 mg de bisacodyl par comprimé enrobé.

L ATROPHIE DU SPHINCTER ANAL EXTERNE en ENDOSONOGRAPHIE TRIDIMENSIONNELLE. Vincent de PARADES PARIS

Transcription:

Diagnostiquer une maladie cœliaque Pr Jean-Dominique de Korwin Département de Médecine interne CHU Nancy-Hôpitaux de Brabois-BPC Université de Lorraine Jd.dekorwin@chu-nancy.fr 03 83 15 53 05 AMMPU Faulquemont, Saint-Avold 17-09-2014 Pathogénie de la Maladie cœliaque 1

1-Duodénum normal 2-Réactivité au gluten (déamida'on par ttg): Réponse innée (IL- 15, LIE) Augmenta?on des LIE (T- CD8) Réponse adapta've (LyT- CD4): Augmenta?on des LIE (T- CD8) AC an? Transglutaminase?ssulaire (ttg) Maladie cœliaque 3-Maladie cœliaque: 1. Augmentation des LIE 2. Hyperplasie cryptique 3. Atrophie villositaire Green & Cellier N Engl J Med 2007 Duodénum normal Réponse innée Maladie cœliaque Réponse adapta?ve Green & Cellier N Engl J Med 2007 2

0,4 à 1% de la population (Europe, USA, Maghreb) Maladie de lenfant ou de ladulte Pic de diagnostic: entre 4ème et 6ème décennies Diagnostic: 20% après 60 ans et 7% dans lenfance Ratio F/H: 2,9/1; augmentant avec lâge Délai diagnostique: 11 ans Chand et al. J Clin Gastroenterology 2006 Green et al. Am J Gastroenterology 2001 Koning. Gastroenterology 2005 Nouveaux cas maladie cœliaque aux USA Sérologie anti ttg par généralistes Garud et al. Aliment Pharmacol Ther 2009 3

Maladie Cœliaque 1990 Forme digestive Diarrhée Douleur abdo Malabsorption Anémie Ostéopénie Hépatopathie Intestin irritable Apparentés Cardiomyopathie Maladies auto-immunes Troubles reproduction Troubles neurologiques Lymphome Maladie Cœliaque 2000 Formes atypiques ou asymptomatiques : >80% Présentation gastro-intestinale de la maladie cœliaque (adulte) Diarrhée, constipation Vomissements, douleurs abdominales Distension et ballonnements abdominaux Anorexie, perte de poids Obésité possible! Association possible: Gastrite lymphocytaire (H. pylori?) Colite microscopique NIH consensus 2004 Djuric Clin Gastroenterol Hepatol 2008 4

Diagnostics initiaux: SII: 37% Troubles psy: 29% Fibromyalgie: 9% Zipser Dig Dis Sci 2003;48:761 USA nation wide Circonstances recherche maladie cœliaque en médecine générale N=976 tests sérologiques 30 anti ttg + 22 (2,25 %) Mal. cœliaques Catassi et al. Am J Gastroenterol 2007 5

Signes révélateurs principaux de MC Dans plus de 50% des cas: Fatigue chronique (3,3%, 3/92, MC)* Signes digestifs (3,3%, 4/123, MC)* Anémie ferriprive (4,7%, 3/64, MC)* Amaigrissement *1200 volontaires testés par MG 1%, MC sérologiques NIH consensus 2004 Sanders et al. Eur J Gastroenterol Hepatol 2003 Présentation clinique de la maladie cœliaque Malamut & Cellier Rev Med Interne 2010 6

Anomalies biologiques de la maladie cœliaque Malamut & Cellier Rev Med Interne 2010 Caractéristiques patients avant diagnostic MC (étude cas-témoin MG, analyse multivariée) Cannings et al. Br J Gen Pract 2007 7

Anémies et maladie cœliaque Anémie très fréquente (toutes causes) : 60-90% Anémie microcytaire ferriprive: Cause la plus fréquente Révélatrice dans 8% des cas 15% des causes endoscopiques (biopsies +++) Anémie macrocytaire : Carence en folates et /ou B12 Anémie normocytaire par malabsorption mixte Oxentenko et al. Am J Gastro 2000 Rousset H. Rev Méd Interne 2002; Karnam et al. South Med J 2004 Altération du métabolisme osseux ( contenu minéral osseux, ostéo-formation, résorption) Homme et femme (avant ménopause +++), précoce Plus grave chez les malades symptomatiques Mécanismes: malabsorption Ca ++ et vit D Hyper PTH secondaire Risque fracturaire peu élevé: HR=1,4 à 2,1 (col fémoral) Réversible sous RSG Ostéopénie et maladie cœliaque Barera et al. Am J Clin Nutr 2004 Ludvigsson Aliment Pharmacol Ther 2007; Stazi et al. WJG 2008 8

Maladies auto-immunes associées à MC (1) Diabète de type 1 Thyroïdite auto-immune Arthrite juvénile Connectivites (LED ) Hépatite auto-immune CBP Macroamylasémie Syndrome Gougerot-Sjögren MICI Cardiomyopathie dilatée idiopathique* Urticaire auto-immun* Alopécie* Ataxie* * Sensible au régime sans gluten Dermatite herpétiforme* Maladies auto-immunes associées à MC (2) Fréquence des maladies auto-immunes: 30% vs 3% population générale Risque association x 10 Prévalence liée à la durée de lexposition au gluten (rare si RSG avant 2 ans): avec lâge Fréquence élevée dauto-ac anti-organe si régime normal Risque de MAI augmenté chez les apparentés (4,8% versus 0,86%) Dépistage précoce de la MC et un RSG strict Bai et al. Scand J gastroenterol 2005 Ventura et al.gastroenterology 1999; Cataldo et al. J Pediatr Gastroenterol Nutr 2003 9

Chez qui rechercher une maladie cœliaque? (1) Individus avec symptômes gastro-intestinaux: diarrhée chronique, syndrome de malabsorption perte de poids inexpliquée distension abdominale syndrome de l intestin irritable NIH consensus 2004 Chez qui rechercher une maladie cœliaque? (2) Signes, symptômes et affections inexpliqués: Anémie microcytaire (ferriprive) ou mixte (déficit vit) Ostéoporose Aphtose buccale récidivante Élévation persistante des transaminases Saignements et déficits en vitamine K Neuropathies périphériques, ataxie cérébelleuse Fausses couches à répétition, infertilité (?) Maladies auto-immunes NIH consensus 2004 10

Chez qui rechercher une maladie cœliaque? (3) Dépistage seulement si symptômes évocateurs: Diabète de type 1, endocrinopathies auto-immunes Parents au 2ème degré de patients avec MC Syndrome de Turner Pas de dépistage systématique dans population générale Procédures diagnostiques sous régime avec gluten (+++) L amélioration symptomatique sous RSG a une valeur prédictive positive insuffisante NIH consensus 2004 Maladie cœliaque : La nouvelle «grande simulatrice» Comment faire le diagnostic? de Korwin 2012 11

Valeurs des signes endoscopiques dans le diagnostic de MC Signes Sensibilité (%) Spécificité (%) VPP (%) VPN (%) Mosaïque 89 100 100 91 Festoné/ fissure 50-86 100 100 89-94 Plat 44 99 97 66 Visibilité vaisseau 5-10 100 100 53 > 1 signe 95 99 99 95 Au moins 4 belles biopsies duodénales proximales et distales Gasbarrani et al. Gastrointestinal Endosc 2003 Bardella et al. Gastrointestinal Endosc 2000 12

Classification simplifiée Corazza-Villanacci Grade A Marsh 1 (infiltratif) et 2 (hyperplasique) Grade B1 Marsh 3a (AV légère) et 3b (AV modérée) Grade B2 Marsh 3c (AV totale) Infiltration lymphocytaire épithéliale commune à tous les stades: > 25-30 par 100 cellules épithéliales, CD3-CD8 Maladie cœliaque certaine: B1/B2, Marsh 3 Diagnostics différentiels si A, Marsh 1/2 Villanacci et al. Dig Liver Dis 2011 Diagnostic sérologique de la MC Anti-transglutaminase ttg (ELISA): sensibilité proche de 93%, spécificité 95% (remboursement SS) Anti-endomysium (EM) IgA (IF): sensibilité proche de 90% spécificité 99% Concordance entre les EM et ttg (κ:0,85) Faible valeur prédictive négative des ttg et EM pour la détection des écarts au RSG: 60-65% Faible valeur prédictive des ttg et EM pour la repousse villositaire sous RSG Green et al. Gastroenterology 2003 Ladniser et al. Gut 2004; Vahedi et al. Am J Gastroenterol 2003 13

Diagnostic sérologique: les pièges Déficit en IgA: 2,6% des patients cœliaques Titres corrélés au degré dav: négativité IgA-EM et IgAtTG si AV partielle Résultats faussement négatifs si diminution quantité de gluten, ou si traitement immunosuppresseur Négativation tardive des AC sous RSG strict: entre 6 et 12 mois, jusquà 30 mois Faire la sérologie diagnostique initiale sous régime riche en gluten NIH consensus 2004 Diagnostic difficile de maladie cœliaque Symptômes évocateurs et sérologie négative, trois scénarii possibles: 1. Le patient a un déficit sélectif en IgA: dosage IgG-TTG or IgG-EMA 2. Sérologie faussement négative: répéter le test utiliser un autre test sérologique (IgG a-dgp) faire ou refaire biopsies duodénales si HLA DQ2 et/ou DQ8 (-) diagnostic improbable tenter un régime sans gluten 3. Le patient n a pas de maladie coeliaque NIH consensus 2004 Bai et al. Gastroenterology 2008 14

Stratégie diagnostique de la maladie cœliaque www.has-sante.fr Entéropathie cœliaque en rémission sous régime sans gluten DDW 2010 15

Le régime sans gluten Strict et définitif, suivi par une diététicienne spécialisée Exclusion des protéines de blé, orge, seigle Protéines d avoine: Bonne tolérance si MC: pas d aggravation clinique ni histologique chez les adultes et enfants en rémission sous RSG Possible contamination par les protéines de blé, innocuité au long terme inconnue (> 5 ans) Janatuinen et al. N E J M 1995;333:1033 Lundin et al. Gut 2003;52:1649 Kilmartin et al. Dig Dis Sci 2006;51:202 Holm et al. Aliment Pharmacol Ther 2006;23:1463 Les éléments clés de la prise en charge de la MC Consultation auprès d une diététicienne qualifiée Education du patient La vie durant régime sans gluten Identification et traitement déficits nutritionnels en minéraux (fer, calcium, phosphore) et en vitamines (B9, B12, A-D-E-K) Adhésion à une association de défense des patients Continuer la prise en charge à long terme par une équipe multidisciplinaire avec visites régulières: symptômes et complications, adhésion RSG NIH consensus 2004 16

Surveillance du RSG après diagnostic Biopsies: > 1an de RSG Persistance atrophie partielle minime (30% des cas chez l adulte) Anticorps anti-ttg: > 1an de RSG Négativité n exclut pas erreurs minimes RSG Positivité les suggèrent fortement Vahedi et al. Am J Gastroenterol 2003 Maladie cœliaque: complications RSG non suivi Ostéopénie Maladies auto-immunes Tumeurs: Adénocarcinome Lymphome invasif Sprue réfractaire Cellier C. JFHOD 2010 17

Conclusions diagnostic de la MC Pathologie commune dans le monde: prévalence réelle élevée Spectre clinique large (y penser +++): maladie multi-organe formes typique et atypiques formes asymptomatiques Marqueurs sérologiques fiables: pour diagnostic et dépistage des sujets à risque et la prévention: ostéopénie, hépatopathie, neuropathie Traitement par exclusion du gluten stricte et définitive Complications néoplasiques à prévenir et à détecter de Korwin 2012 Lymphocytose intra épithéliale duodénale sans atrophie villositaire (grade A) Sensibilité au gluten Hypersensibilité alimentaire (céréales, lait vache, soja, poisson, riz, poulet) Infections: entérite virale, gastrite H. pylori, Giardia, Cryptosporidia Pullulation intestinale Médicaments: AINS Maladies autoimmunes: PR, LED, Hashimoto, entéropathie auto-immune Déficits immunitaires: IgA, DICV MICI Colite collagène et lymphocytaire Brown et al. Arch Pathol Lab Med 2006 18

Causes de non réponse au RSG Erreur diagnostique Ecarts au RSG +++ Intolérance lactose/fructose Insuffisance pancréatique Colites microscopiques Maladie inflammatoire chronique intestinale associée Sprue collagène Ulcérations jéjunales Lymphome T Entéropathie auto-immune Sprue réfractaire Green & J abri. Lancet 2003;362:383 19