Agenda 21 Pays de l Or Agglomération Diagnostic Territorial de Développement Durable Juillet 2013 CRP Consulting 1
Sommaire INTRODUCTION... 4 AXE 1 : AMENAGEMENT URBAIN ET DEPLACEMENTS... 6 1.1 UN AMENAGEMENT SOUS PRESSION... 6 1.1.1 Un territoire constitué de trois entités paysagères... 6 1.1.2 L attractivité du territoire entraine un fort étalement urbain... 7 1.1.3 Une offre en logements insuffisamment adaptée à la demande locale... 8 1.1.4 Un territoire marqué par le phénomène de «cabanisation»... 9 1.1.5 Une offre de commerce et de service bien développée... 9 1.2 DES DEPLACEMENTS CONTRAINTS... 12 1.2.1 Une prépondérance de la voiture... 12 1.2.2 Un haut niveau de desserte qui entraine de nombreux transits... 13 AXE 2 : ECONOMIE ET EMPLOI... 15 2.1 UNE DIVERSITE ET UNE VITALITE ECONOMIQUE... 15 2.1.1. L agriculture : une activité dominante de qualité... 15 2.1.2. Le littoral : un atout incontestable pour l économie touristique... 18 2.1.3. Le Pays de l Or : un maillage de zones d activités diversifié... 21 2.2 UNE FORTE MOBILISATION AUTOUR DE L EMPLOI... 23 2.2.1 Un emploi qui progresse... 23 2.2.2 Un emploi marqué par l activité saisonnière... 24 2.2.3 Un réseau de structures d aide à l insertion bien développé... 25 AXE 3 : SOLIDARITE... 28 3.1 UNE FORTE ATTRACTIVITE DEMOGRAPHIQUE... 28 3.2 UNE DIVERSITE DE SERVICES ET EQUIPEMENTS... 30 3.2.1 Des services pour la petite enfance et jeunesse adaptés à l évolution du territoire... 30 3.2.2 Des services pour les personnes âgées de qualité mais un manque en hébergement... 31 3.2.3 Une offre de soins inégalement répartie... 32 3.2.4 Une prise en compte progressive de l accessibilité... 33 3.3 UNE ANIMATION DU TERRITOIRE QUI S APPUIE SUR LES COMMUNES ET LES ASSOCIATIONS... 34 3.3.1 Une forte vitalité associative... 34 3.3.2 Des équipements de loisirs bien représentés et accessibles... 34 CRP Consulting 2
AXE 4 : ENVIRONNEMENT... 35 4.1 L EAU, UNE RESSOURCE SOUS PRESSION... 35 4.1.1 Une ressource en eau importante mais menacée par l eutrophisation... 35 4.1.2 Un réseau d eau potable qui répond aux besoins du territoire... 36 4.1.3 Une eau potable exposée aux pollutions diffuses... 37 4.1.4 Un assainissement en cours d amélioration... 38 4.1.5 Urbanisme et état des masses d eau : un lien fort... 39 4.2 UNE BIODIVERSITE REMARQUABLE... 41 4.2.1 Des sites naturels préservés, bénéficiant de protections... 41 4.2.2 Des milieux naturels propices à une biodiversité remarquable... 43 4.2.3 Le lido : un espace riche d une flore diversifiée et rare... 45 4.3. LE NOUVEL ENJEU DE L ENERGIE ET DU CLIMAT... 47 4.3.1. Une démarche exemplaire en cours... 47 4.3.1. Le contexte énergétique départemental... 47 4.3.2 DIASCOPE : une station expérimentale avant- poste du changement climatique... 49 4.4 UN TERRITOIRE SOUMIS AUX RISQUES NATURELS ET A QUELQUES NUISANCES... 50 4.4.1 Des émissions de polluants atmosphériques liés aux transports... 50 4.4.3 Un territoire soumis aux risques d inondation et de submersion marine... 53 4.5 UNE POLITIQUE DECHET STRUCTUREE, QUI SUBIT LA SAISONNALITE... 55 4.5.1 Une filière déchets organisée et diversifiée... 55 4.5.2 Une réduction de la production des déchets touristiques... 56 4.5.3 Une dynamique de prévention des déchets à développer... 57 SYNTHESE DES ENJEUX... 58 CRP Consulting 3
Introduction Une démarche de Développement durable Un Agenda 21 est un plan d actions pour que le XXIème siècle soit durable. Il s agit d appliquer localement les grands principes reconnus lors de la conférence internationale de Rio en 1992. Ces principes tendent à concilier développement économique, respect de l environnement et équité sociale. Cette approche est connue sous le nom de Développement Durable. Or, si les enjeux sont globaux (réchauffement climatique, exclusion,...), c est sur le terrain que les solutions doivent être trouvées, en concertation avec l ensemble des acteurs locaux. C est pourquoi le Pays de l Or s est engagé dans la réalisation d un Agenda 21 local. Selon le Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie (MEDDE), un Agenda 21 doit permettre de répondre localement à 5 finalités de Développement Durable : - Lutte contre le changement climatique et protection de l atmosphère - Conservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources - Cohésion sociale et solidarité entre territoires et entre générations - Epanouissement de tous les êtres humains - Dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables Un diagnostic territorial de Développement durable sur la communauté d agglomération du Pays de l Or Ce document s appuie sur l ensemble des documents et études déjà réalisées sur le territoire : - études thématiques du Pays de l Or (habitat, agriculture, etc.), - documents réalisés dans le cadre du SCoT du Pays de l Or. Il en propose une relecture au regard des finalités de développement durable afin d identifier les enjeux du territoire. Les éléments de ce diagnostic ont été utilisés comme support à l animation de 4 ateliers thématiques qui ont eu lieu en octobre et novembre 2013. Le croisement de ce diagnostic territorial et des résultats de la concertation fait l objet d un document de synthèse : le diagnostic partagé. CRP Consulting 4
La collectivité associe 8 communes du département de l Hérault : - Candillargues - La Grande Motte - Lansargues - Mauguio Carnon - Mudaison - Palavas- les- Flots - Saint- Aunès - Valergues La communauté d agglomération du Pays de l Or s est formée en 2011 suite à un amendement de la réforme des collectivités territoriales, portée par Marie- Thérèse Bruguière. Son ancienne appellation était «communauté de communes du Pays de l Or». Source : Pays de l Or CRP Consulting 5
Axe 1 : Aménagement urbain et déplacements 1.1 Un aménagement sous pression Chiffres clés : - 72,5 % de la population située sur le littoral - 5 communes soumises à la Loi Littoral - 52,8 % de résidences secondaires et logements occasionnels en 2009, dont 71% sont des appartements/ Seulement 2,8% de logements vacants - 3,8% de logements sociaux 1.1.1 Un territoire constitué de trois entités paysagères Le Pays de l Or est une terre de contrastes marquée par trois véritables entités distinctes : une zone rurale au nord de l étang de l Or où l agriculture occupe les deux tiers de la superficie du territoire. On y retrouve un espace de collines et de plateaux calcaires (altitude variant de 30 à 60 m). Cette zone comprend les communes de Candillargues, Lansargues, Mauguio, Mudaison, Saint- Aunès et Valergues. Particulièrement plane, cet espace a également favorisé l extension de la ville de Mauguio. l étang de l Or (dit aussi étang de Mauguio), élément structurant occupe plus de 20% de la superficie du territoire avec ses 2 960 ha. Un grand nombre de pratiques locales et traditionnelles, toujours très présentes dans le quotidien des habitants, se sont organisées autour de cet étang. On peut citer la chasse, la pêche ou bien encore les manades. Il revêt également un grand attrait pour les usagers des loisirs de pleine nature et le tourisme. un littoral attractif qui accueille 72,5 % de la population et attire la majeure partie de la population touristique. Cette façade maritime de la Méditerrané délimite le territoire par le linéaire côtier des communes de Carnon, Palavas- les- Flots et La- Grande- Motte, toutes dotées de ports de plaisance. Source : Pays de l Or CRP Consulting 6
1.1.2 L attractivité du territoire entraine un fort étalement urbain Ø Des formes urbaines consommatrices d espace La situation privilégiée du Pays de l Or sur le littoral et dans la périphérie de Montpellier, est à l origine d une forte pression foncière. Le développement d activités liées à l aéroport de Montpellier- Méditerranée au nord de l étang et l étalement des centres urbains via la création de zones résidentielles d habitats peu denses à l ouest de l étang, sont très consommatrices d espace. L étalement urbain comporte ainsi des risques de destruction d une partie des milieux naturels qui font la richesse actuelle du Pays de l Or. Ø Vers un aménagement du territoire plus durable La loi n 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral se veut une loi d équilibre entre ces trois notions. Elle concerne aussi bien le littoral terrestre que maritime. Le Code de l Urbanisme intègre les dispositions de la loi au travers des articles L. 146-1 à L.146-9. La Loi Littoral est un outil puissant pour limiter le mitage de l espace, favoriser l économie de la ressource espace, préserver les terres agricoles, le patrimoine ou encore les paysages. Sur les huit communes composant le territoire du Pays de l Or, cinq d entre elles sont soumises à la Loi Littoral puisqu elles sont riveraines de la mer et/ou de l étang de l Or. Parmi les modalités d application de celle- ci, voici les principales dispositions : - Sur tout le territoire d une commune littorale, l extension de l urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants soit en hameaux nouveaux intégrés à l environnement et doit être limitée au niveau des espaces proches du rivage et des espaces remarquables. D autre - part, des coupures d urbanisation doivent être prévues de manière à séparer les espaces urbanisés. En dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de 100 mètres à compter de la limite haute du rivage pour les plus hautes eaux. Cependant, cette interdiction ne s applique pas aux constructions ou installations nécessaires à des activités économiques exigeant la proximité immédiate de l eau. Le 15 décembre 2011, le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Pays de l Or est approuvé. Son Projet d Aménagement et de Développement Durable (PADD) a permis de faire naître un projet politique dans lequel les élus du Pays de l Or ont exprimé leur volonté sur la manière dont il faudra aménager le territoire de demain. Enfin, le Document d Orientations Générales (DOG) présente concrètement toutes les orientations à mener. Cet outil d aménagement permet la mise en œuvre d actions sur le principe d équilibre entre le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, le développement de l espace rural et la préservation des espaces naturels et des paysages. Les thématiques de diversité des fonctions urbaines et de mixité sociale sont également développées. Outre l aménagement global du territoire, la collectivité a souhaité engager une démarche environnementale sur les nouvelles zones d activités. En effet, les récentes opérations d aménagement ou de création de zones d activité ont fait l objet d une étude préalable : l Approche Environnementale de l Urbanisme (AEU). Une AEU permet de diagnostiquer les enjeux environnementaux du site et de faire des préconisations pour les préserver. Cette approche a été appliquée sur la ZAE BOSC- Mudaison qui a vu le jour en 2008. CRP Consulting 7
1.1.3 Une offre en logements insuffisamment adaptée à la demande locale La forte pression démographique, à laquelle est soumis le Pays de l Or induit une demande importante de logements, actuellement non satisfaite. En effet, la pénurie de logements (location et achat), s explique en partie par l augmentation du prix du foncier. Depuis une dizaine d années, l Hérault est classé comme un des départements de France qui a enregistré une des plus fortes progressions des prix de vente de logements (en dehors de l Ile- de- France). Le prix au m² des appartements anciens a ainsi progressé d environ 140 % entre 1999 et 2009, selon les données notariales, alors que le prix moyen des maisons vendues augmentait de 110 % sur la même période. Cette valorisation structurelle des prix immobiliers est visible en particulier sur le littoral et les communes proches de l agglomération de Montpellier, qui concentre un nombre important de résidences secondaires (52,8 % en 2009, dont 71% sont des appartements selon l INSEE). Agenda 21 Pays de l Or Agglomération Diagnostic partagé La rareté et cherté du foncier, combinées à un faible turn- over est responsable également d une offre très réduite en logements sociaux : seulement 3,8% en Pays de l Or contre 11% dans l Hérault. La Grande Motte étant la mieux équipée avec 6,5%. Ainsi, l offre en logement social s avère déficitaire par rapport aux objectifs fixés par la loi SRU de 2000. Les dispositions de l'article 55 de la loi demandent aux communes de plus de 3500 habitants de disposer, au terme de 20 années, d'au moins 25 % de logements sociaux sur leur territoire. Actuellement, seules les communes du littoral et Mauguio sont soumises à cette obligation. Selon les acteurs sociaux, cette tendance à la hausse des prix pose le problème spécifique du logement des jeunes en voie d insertion. De même, l hébergement des travailleurs saisonniers pose des difficultés en période estivale. On note également un manque de structures d hébergement d urgence. Il n existe en effet aucune structure de type CHRS (Centre d Hébergement et de Réinsertion Sociale) sur le territoire : en cas de problème, les demandeurs sont orientés sur Montpellier. La structure d accueil Emmaüs à Saint- Aunès est la seule structure d hébergement d urgence (52 lits), et est confrontée à une augmentation des demandes à laquelle elle ne peut répondre (2 à 3 refus d hébergement par jour). Concernant les aires d accueil des gens du voyage, une aire est implantée sur La- Grande- Motte et une aire de grand passage a été créée sur Mauguio, soit au total 250 emplacements aménagés. Selon le SCOT, les formes urbaines récentes des communes du nord de l étang sont en moyenne de 12 logements/ha, et celles du littoral n ont plus de capacité d extension du périmètre urbain. A ce rythme, la construction de 2 000 logements consommerait 167 ha (source DDTM) soit la totalité des espaces destinés à l urbanisation des PLU du Pays de l Or. Il est donc nécessaire de repenser le mode de développement urbain. Le renouvellement urbain et la requalification des résidences CRP Consulting 8
secondaires pourraient constituer des réponses adaptées à la pénurie de logements, tout en préservant un cadre de vie agréable et attractif. La collectivité a lancé son Programme Local de l Habitat (compétence en matière d équilibre social de l habitat depuis janvier 2012). La démarche vient seulement d être lancée, aucune action n a donc pour le moment été mise en place. Le PLH permettra notamment de travailler sur la mixité sociale en privilégiant la construction de logements sociaux. 1.1.4 Un territoire marqué par le phénomène de «cabanisation» Dans le passé, les cabanes localisées principalement en bordure de cours d eau ou d étang, étaient prévues pour la pratique d activités traditionnelles et pour une occupation temporaire. Progressivement, une mutation de l usage de ces constructions, échappant à la maîtrise des communes, est apparue sur le territoire. La vocation des cabanes a ainsi été détournée pour un usage de plus en plus généralisé en habitat permanent. Aujourd hui, plusieurs types de cabanes peuvent être identifiés : les cabanes traditionnelles, pour lesquelles leur vocation première n a pas été détournée, les cabanes de loisirs (mobil- homes, maison en dur), qui supportent une occupation temporaire de leurs occupants pendant les week- ends et les vacances, les résidences principales dont les occupants se sont sédentarisés. cabanes, dont seulement la moitié serait équipée d un système d assainissement autonome. Des actions locales sont déjà menées depuis plusieurs années, telle que la charte de lutte contre la cabanisation, signée par la commune de Mauguio avec l Etat en décembre 2008. 1.1.5 Une offre de commerce et de service bien développée La proximité de l agglomération de Montpellier, l attractivité du territoire et son positionnement géographique en tant que territoire traversant, ont permis la création de grandes zones commerciales. Les pôles principaux sont implantés à Mauguio le long de la RD66 et à Saint- Aunès le long de l autoroute A9. Ces grands équipements situés à la limite ouest du territoire permettent d éviter le développement de vastes infrastructures au cœur même du territoire tout en offrant la possibilité aux habitants d acheter des biens de consommations (électroménager, mobilier, prêt- à- porter ), à proximité de leur lieux de vie. La multiplication de ces constructions illégales pose de nombreux problèmes de marginalisation de populations en difficulté, de sécurité des personnes, de salubrité, de qualité des eaux, de dégradation des habitats naturels (présence de cabanes en zones inondables, absence de système d assainissement des eaux usées, d alimentation en eau potable et en électricité, comblement de réseaux hydrographiques ). Ainsi, sur la commune de Mauguio par exemple, la pointe du Salaison abrite 106 CRP Consulting 9
- zones commerciales avec petits supermarchés à Mauguio (zone de la Louvade, zone du port de La Grande Motte). Candillargues reste la seule commune sous équipée (seulement une épicerie et un bar- tabac). A Saint- Aunès, la zone commerciale limite le développement de l offre au cœur du village même. Les communes littorales bénéficient quant à elle d une offre commerciale plutôt saisonnière liée à leur vocation touristique. En dehors de la saison touristique, Mauguio- Carnon et La- Grande- Motte restent insuffisamment dotées en commerces. Malgré ces quelques insuffisances, la situation est globalement bonne, permettant ainsi la consommation en biens courants sur l ensemble du territoire. Source : SCOT Cependant, l accès aux zones commerciales est lié à l offre de transports interne du territoire qui est à ce jour insuffisante et inadaptée aux déplacements de la population, notamment entre la commune de Mauguio et le reste du Pays de l Or. L accès aux services centralisés de Montpellier (ex : Préfecture) doit s effectuer depuis la ville de Mauguio. Les services liés aux demandeurs d emplois (Assedic, ANPE), sont également situés hors du périmètre de la communauté d agglomération (Montpellier, Lattes) ce qui pénalise un public disposant souvent de faibles ressources (coûts des transports, difficultés de déplacements en cas de non possession de véhicule). La mise en œuvre d un «guichet local» pour les demandeurs d emplois (initiative qui ne dépend pas de la compétence communale ou communautaire) se pose ainsi. Comme nous le verrons dans les prochains chapitre, l offre de services communaux et communautaires est globalement bien répartie sur le territoire et la collectivité continue ces efforts dans ce sens. Parallèlement à cette offre de grandes surfaces, on retrouve une offre de proximité bien développée sur l ensemble du territoire : - équipements de proximité (épiceries, boulangeries, pharmacies, bars etc.) présents dans la majorité des communes, - marchés hebdomadaires ou bi- hebdomadaires dans toutes les communes, CRP Consulting 10
ATOUTS un territoire attractif grâce à son positionnement géographique et à ses nombreux atouts Une offre de services de proximité importante Taux de logements vacants faible Un SCoT qui propose un projet d aménagement Un PLH en cours Des démarches AEU qui se développent FAIBLESSES Forte pression foncière Des effets de coupure liés à l étang de l or et aux infrastructures routières Le développement de l étalement urbain Un phénomène de cabanisation très présent Une offre en logements insuffisante et inadaptée à la demande locale Un taux de logements sociaux faible Manque de structures d hébergement d urgence Enjeux : - Maitriser la pression foncière limiter l étalement urbain - Jouer sur la proximité de Montpellier (services, transports, administrations ) sans la subir - Repenser le mode de développement urbain (renouvellement urbain, requalification des résidences secondaires) - Densification des centres urbains - Lutter contre le phénomène de cabanisation et en réduire les impacts - Développer les logements sociaux - Adapter l offre en logements à la demande locale CRP Consulting 11
1.2 Des déplacements contraints Chiffres clés : - 81% des déplacements domicile travail sont effectués en voiture pour seulement 4 % en transport collectif - 1,4 voitures par ménage sur le Pays de l Or - 7 000 véhicules/jours qui partent du POA en direction de Montpellier et 3 700 qui entrent. 1.2.1 Une prépondérance de la voiture Le territoire connait une forte mobilité : près de 4 déplacements par jour par personne dont 3 motorisés (enquête ménage par le CG 34). Ce phénomène s explique en partie par les effets de coupure que connait le territoire, avec l étang de l Or au sud et de nombreuses infrastructures de transport au nord. A cela s ajoute l étalement urbain et la création de quartiers résidentiels qui favorisent l usage de la voiture. Ainsi, il a été observé que près de 81% des déplacements domicile- travail ont été effectués en voiture pour seulement 4% en transports en commun (contre 70% et 10% en moyenne en France métropolitaine). Ces données ont notamment montré que 88,6% des ménages ont au moins une voiture contre 78% pour Montpellier agglomération. Pourtant, le réseau des transports en communs départemental dessert la totalité des communes. La grande majorité des lignes sont interurbaines et relient le Pays de l Or à l agglomération de Montpellier et de Lunel (sauf les saisonnières). Les fréquences sont variables entre les communes et selon les saisons. Le territoire du Pays de l Or est concerné par six lignes régulières (lignes 101, 106, 107, 120, 125, 131) et deux estivales (lignes 132, navettes des plages) Hérault Transport. Source : INSEE Source : Hérault Transport CRP Consulting 12
L offre de transport de l agglomération est la suivante : - la navette entre le Petit et le Grand Travers. En 2012, la navette a transporté 15 549 personnes entre mai et septembre, soit une augmentation de 41% par rapport à 2011, avec un pic d activité notable en août. - la ligne Mauguio- Carnon qui fonctionne entre juillet et août. En 2012, la ligne a connu un succès comparable, puisqu avec 1 435 voyageurs elle enregistre une augmentation de la fréquentation de 61 % par rapport à 2011 avec paradoxalement un pic d activité en juillet. En 2012, le bilan de la saison estivale est très satisfaisant. Les chiffres continuent de progresser en 2013. En complément de l offre estivale, l agglomération propose : - le service Transp Or à destination des personnes handicapées a été créé. Il se déplace sur demande et en porte à porte. - Novabus sénior, un transport à la demande des séniors pour seulement 1 euro le trajet. - Novabus tout public, un transport à la demande accessible sur réservation à tous les habitants des communes nord (Saint- Aunès, Mudaison, Lansargues, Candillargues et Valergues). Plusieurs points sont considérés comme responsables de la faible fréquentation des réseaux de bus ou TER et donc de la forte importance des moyens de transports motorisés dans les déplacements de la population du Pays de l Or : - une insuffisance de services de transport en commun, - un manque de lisibilité de l offre, - une amplitude trop faible (notamment le soir, même pour les lignes à plus forte fréquence), - une irrégularité aux heures de pointe, - un temps de parcours dissuasif, pouvant atteindre jusqu à 3 fois le temps mis par une voiture. Les communes de Mauguio, La Grande- Motte et Palavas- les- Flots, mettent en œuvre progressivement des schémas ou aménagements deux roues cohérents. Il existe également des locations de vélos pour se déplacer sur le littoral à Palavas- les- Flots. Il semble qu aujourd hui la politique de développement des déplacements doux soit émergente et qu un champ de réflexion important reste à explorer. Concernant le trafic des poids lourds, entre les années 2000 et 2005, on constate une hausse du trafic de transit mais une stabilité sur les axes nord- sud entre Montpellier et la mer. La part des poids lourds qui traversent le territoire est faible puisqu ils empruntent préférentiellement l A9. En revanche, l été, les trafics sont en nette augmentation. La RD 62, par exemple, subit un accroissement de près de 70% par rapport au trafic en période scolaire. 1.2.2 Un haut niveau de desserte qui entraine de nombreux transits Le Pays de l Or est un territoire de transit du fait de sa situation géographique : à proximité immédiate de l autoroute A9, à 1h15 de Marseille, à 3 heures de Lyon et de Toulouse et à 3h15 de Paris par le TGV. Le territoire est également traversé par la nationale 113 et la départementale 66 qui mène à la mer. Le transport aérien est assuré via l aéroport international Montpellier- Méditerranée situé sur le territoire du Pays de l Or qui dessert plus de 60 destinations en France, en Europe et à l international. Avec 1 200 000 passagers par an, l aéroport se positionne au 11ème rang français. Le territoire est directement desservi par deux gares ferroviaires situées au Nord du territoire, sur l axe Montpellier- Nîmes du réseau SNCF, à Saint- Aunès et Valergues. Le Pôle d Echanges Multimodal (PEM) de Baillargues, situé au nord de l agglomération, offre 38 services par jour ouvrable et relie Baillargues à CRP Consulting 13
Montpellier en 8 min. Le service Novabus depuis janvier 2014, propose un rabattement sur le PEM de Baillargues. L attractivité du territoire est également liée à la présence de l agglomération de Montpellier. On constate que des trajets domicile- travail s effectuent vers et en provenance de l agglomération : ce sont 7 000 véhicules/jours qui partent de la communauté d agglomération du Pays de l Or en direction de Montpellier et 3 700 qui entrent. En effet, on constate qu en 2009, plus de 70,3 % de la population travaille dans une commune autre que la commune de résidence (dont 60,2 % dans le même département de résidence). Cette tendance n est pas récente ; elle s observe depuis 10 ans sur le territoire. ATOUTS Une bonne desserte du territoire (autoroute, aéroport, gares ferroviaires) Le réseau des transports en commun départemental dessert la totalité des communes Des services de transports spécifiques pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap Une interconnexion des réseaux Un projet de ligne LGV Une offre ferroviaire attractive FAIBLESSES De nombreux déplacements quotidiens Un usage prépondérant de la voiture individuelle Transports en commun : insuffisance du service, temps de parcours trop long, amplitude horaire trop faible Faible liaison entre le nord et le sud du territoire, en lien avec l effet de coupure physique de l étang de l or Aucune piste cyclable faisant la liaison entre les communes du territoire Enjeux : - Réduire les déplacements en voiture individuelle - Développer les transports doux et limiter la place de la voiture dans les centres urbains - Renforcer la cohérence entre les différents modes de transports - Développer davantage l offre en transports en commun notamment pendant la période estivale Source : SCOT CRP Consulting 14
Source : DRAAF LR Axe 2 : Economie et emploi 2.1 Une diversité et une vitalité économique Chiffres clés : - 6 171 établissements actifs en 2010-7 km de plages de La Grande Motte labellisés «Pavillon Bleu» - 6 439 ha consacrés à l activité agricole 2.1.1. L agriculture : une activité dominante de qualité Ø Une activité centrale du territoire, sous pression L agriculture couvre une grande partie du territoire. Sur les 12 000 hectares qu occupe la Communauté d agglomération, la superficie agricole représente plus de la moitié du territoire, soit 6 093 ha (en 2010). - Baisse de l activité viticole : 1 450 ha en 2000 contre 1 160 ha en 2009-10 000 nuitées/an sur les trois ports du Pays de l Or - 12 plages de bonne qualité - 14 zones d activités à vocation multiple L activité agricole se situe en particulier sur les communes du nord du Pays de l Or : Mauguio, Saint- Aunès, Candillargues, Mudaison, Lansargues et Valergues. En 10 ans, la superficie agricole utilisée a baissé de 5,4%. (Sur la même période la SAU baissait de 10,3 % sur l Hérault, mais de seulement 3,2 % sur le territoire métropolitain). Ainsi, la baisse modérée de la SAU conjuguée à la forte baisse du nombre d exploitations (- 34,9 % entre 2000 et 2010), entraine une hausse sensible de la taille moyenne de l exploitation (cf. carte ci- contre). CRP Consulting 15
Le fort potentiel agricole du Pays de l Or est lié à la qualité agronomique de ses sols : majoritairement limoneux, limoneux- argileux ou calcaires. De plus, le territoire possède un réseau d irrigation dense, contrairement au reste du département de l Hérault. Ceci génère de fortes potentialités de diversification et contribue à faire de l agriculture du Pays de l Or une agriculture atypique, fortement différenciée des tendances départementales de ces vingt dernières années. Ø Des filières majeures caractérisent le territoire Viticulture Les champs de vignes façonnent les paysages du Pays de l Or depuis des années. Grâce à sa richesse agronomique, le territoire produit un vin de qualité : présence du label AOC (Appellation d'origine Contrôlée) de la Méjanelle sur les communes de Mauguio et de Saint- Aunès. Le Languedoc La Méjanelle est une dénomination viticole dont les vins sont produits dans le vignoble du Languedoc- Roussillon. Son terroir bénéficie d'un climat méditerranéen Source : DRAAF LR Source : Agreste et de sols schistes, marnes, calcaires et molasses. Cependant, depuis une dizaine d années, les surfaces plantées en vignes ont fortement diminué : on évalue la perte à une dizaine d hectares par an, passant de 1 450 ha en 2000 à 1 160 ha en 2009. La viticulture connait une double tendance d évolution : - D une part l arrachage définitif, fait perdre les droits de plantation et exclut la culture de la vigne, - D autre part s ajoute le programme de reconversion Qualitative Différée, qui subventionne l arrachage d anciens cépages et la replantation de cépages améliorateurs plus adaptés au marché. Maraîchage et arboriculture Le Pays de l Or est aussi producteur d une importante gamme de fruits et légumes (melon, salade, asperges, pommes etc.). Les surfaces en cultures maraîchères représentent 54,1 % des terres agricoles du territoire. En effet, le Pays de l Or fait partie des territoires français les plus performants en matière de production de fruits et légumes. Cette filière est bien organisée et permet de produire des produits de qualité, grâce notamment au développement de pratiques plus durables. Sur le territoire, 6 producteurs bio1 sont installés sur les communes de Mauguio, Lansargues, La Grande Motte et Valergues. La commercialisation de ces produits (vente à la ferme, en magasin, en livraison etc.) varie selon les exploitants. Par ailleurs deux AMAP (Association pour le Maintien de l Agriculture Paysanne) se sont implantées sur le territoire : Jardin des Vesses à Lansargues et Les Jardins de Bentenac à Mauguio. Des sociétés d intérêt collectif agricole (SICA) se développent, comme la SICA Les Vergers de Mauguio. Cette dernière regroupe actuellement 20 producteurs pour une production moyenne de 22 600 tonnes de pommes sur 395 ha de vergers. La SICA est membre fondateur de la démarche de 1 Inscrits dans le guide bio de l Hérault CRP Consulting 16
production fruitière intégrée SUD NATURE : gestion durable des vergers (réduction des produits phytosanitaires, apports raisonnés en eau, traçabilité des produits). Les producteurs sont également certifiés GlobalGAP, Nature s Choice, Fruitnet 2 et la station de conditionnement, BRC 3. Des initiatives visant le soutien à l agriculture biologique pour les vignes et les céréales sont prises par le biais notamment des mesures AgroEnvironnementales territorialisées (MAEt) qui fonctionnent sur le principe de l incitation par la compensation financière pour les agriculteurs. Cependant, la filière bio fait face à des problèmes peu résolus à l heure actuelle : des difficultés pour maîtriser les itinéraires techniques (taille, traitements, récoltes ), des variétés fragiles (notamment de pommes) peu adaptées à la conduite en agriculture biologique, une méconnaissance des marchés et un faible investissement des organisations de producteurs pour structurer et appuyer les producteurs. Enfin, pour certains, l agriculture bio ne représente pas une grande opportunité économique. Néanmoins les normes environnementales (ex : protection des périmètres de captages) et la demande croissante du consommateur laissent présager le développement de cette filière sur le territoire. En France, nous observons une augmentation de 15% par an des surfaces en agriculture biologique entre 2007 et 2011) 4. L agglomération soutien l activité maraichère en intégrant des produits locaux et des produits issus de l agriculture biologique dans les repas préparés par les cantines. 2 Certifications avec un cahier des charges strict, définissant les techniques de culture les plus appropriées pour obtenir un fruit de qualité et contribuer au respect de l'environnement et de la santé 3 Certification en matière de sécurité alimentaire 4 Source : ministère de l écologie, du développement durable et de l énergie Grandes cultures Les cultures céréalières et fourragères augmentent régulièrement. En effet, l activité est rentable notamment pour le blé dur et il s agit de cultures de rotation pour les producteurs de melons qui doivent respecter des assolements pluriannuels. L élevage Il est à noter que 18% des exploitations sont consacrées à l élevage de cheptel vif dont la culture de volaille est majoritaire sur le territoire. D autre part, on assiste actuellement à une progression des «surfaces toujours en herbe», notamment sur les communes de Mudaison (41,2% de la SAU est en STH en 2010), Candillargues et Lansargues. Ceci s explique par le développement de l élevage équin et taurin. L agriculture est un secteur dynamique menacé par la pression foncière liée à l urbanisation, qui ne cesse de progresser depuis les 20 dernières années. La conséquence directe est une hausse du prix des terres agricoles ainsi qu une pénurie de foncier pour les agriculteurs. Il est important de concilier le développement de l urbanisation et l activité agricole, qui participe pleinement au dynamisme du territoire. Pêche A l échelle de Carnon et Palavas- les- Flots, la pratique de la pêche sur les étangs et en mer représente aussi une activité importante : Palavas est ainsi le 7ème port d exploitation avec 23 navires sur les étangs palavasiens. En mer, il s agit essentiellement d une pêche «aux petits métiers» polyvalente, répondant à une demande croissante pour les produits de la mer et permettant des ressources satisfaisantes pour les professionnels. Cette activité est soumise aux règlements prud homaux sur l exploitation des ressources halieutiques. De ce fait, les professionnels ont pour obligation de respecter un certain quota de CRP Consulting 17
pêche. Cependant, cette activité subit des pressions : dégradation de la qualité des eaux des étangs, chalutage illégal, braconnage etc. Ainsi, la pêche traditionnelle participe à l économie touristique du Pays de l Or. Il est donc nécessaire de maintenir cette activité en préservant et restaurant les écosystèmes côtiers et en diversifiant l activité des professionnels de la pêche (exploitation de nouvelles ressources, éco- tourisme ou tourisme bleu, ). prioritaires définis au titre de la directive cadre sur l eau (DCE 5 ) de 2000. De ce fait, le bassin versant de l Or a été identifié comme prioritaire par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (cf. carte ci- dessous et le chapitre eau dans la partie IV du présent document). Ø Des impacts environnementaux pris en compte D un point de vue environnemental, l agriculture est localement responsable des pollutions de l eau et des sols. On constate que les eaux de la nappe souterraine de Mauguio- Lunel présentent des concentrations en nitrates parfois élevées qui peuvent les rendre impropres à la consommation. L étang de l Or souffre également d eutrophisation (prolifération d algues liée à l excès d azote et de phosphore) en partie liée aux pratiques agricoles. Ainsi, dans le département de l Hérault, 19 communes situées autour de l étang de l or dont 5 sur le Pays de l Or (Mauguio, Lansargues, Mudaison, Saint- Aunès et Valergues), ont été classées zone vulnérable aux nitrates selon la Directive Européenne «Nitrates» du 12 décembre 1991. Cette dernière a pour objectif de réduire la pollution des eaux par les nitrates d origine agricole. Dans chaque département, elle se traduit par la définition de zones dites vulnérables et d un programme d actions spécifique imposant sur ces zones des pratiques agricoles plus vigilantes vis- à- vis des risques de fuites des nitrates, afin de limiter les risques de pollution. Outre le programme d actions de la directive Nitrates, il serait nécessaire de mettre en œuvre des mesures agroenvironnementales territorialisées (MAEt) sur le territoire. Ce dispositif vise à préserver ou rétablir la qualité de l eau. Il permet de répondre à des menaces localisées en priorité sur les bassins d alimentation de captage et dans les bassins versants Source : DDTM Hérault 2.1.2. Le littoral : un atout incontestable pour l économie touristique Ø Une économie qui repose sur trois stations balnéaires L activité touristique est essentiellement concentrée sur le littoral. En effet, l offre d hébergement (campings et hôtels) se développe en grande partie sur les communes de Mauguio, Palavas- les- Flots et La Grande 5 Directive dont l objectif est d atteindre le bon état écologique des masses d eau d ici à 2015. CRP Consulting 18
Motte (cf. graphique ci- dessous). Ces trois communes accueilleraient plus de 157 000 estivants chaque année. Source : INSEE Depuis quelques années, le mode de consommation est en mutation : la fréquentation de l hôtellerie traditionnelle est en baisse au profit de l hôtellerie de plein air. Le maintien de ce très fort potentiel devra notamment passer par la rénovation du parc immobilier. l Espagne et la côte d Azur. Carnon peut accueillir des petits bateaux et de la voile légère et le port de La Grande- Motte quant à lui, peut recevoir des bateaux jusqu à 3 m de long. Sur le plan sportif, le port de Palavas- les- Flots a la particularité de proposer des sports nautiques toute l année : présence d une école de voile municipale et d un cercle nautique (Association loi 1901), qui regroupe tous les croiseurs et monotypes du Port et qui organise des régates sur le plan d eau de Palavas- Les- Flots. Le port, ses pêcheurs, ses employés portuaires, ses plaisanciers, participent également à des manifestations nautiques. En période estivale, d autres activités de loisirs liées à la mer se développent comme la baignade qui est l activité première des touristes. A ce titre, les communes littorales du Pays de l Or ont une qualité des eaux de baignade très satisfaisante: Palavas- les- Flots détient 6 plages de bonne qualité et 3 de qualité moyenne ; Mauguio- Carnon possède une plage de bonne qualité ; La Grande- Motte, 5 plages de bonne qualité et 1 de mauvaise qualité momentanée. Ø Un territoire marqué par une forte érosion de son littoral Source : INSEE Le territoire du Pays de l Or est caractérisé par un littoral sableux et étroit, des dunes peu développées et une bande étroite qui sépare mer et lagune, appelée lido, en équilibre fragile. Depuis plusieurs années, on observe une importante érosion du littoral. Ce phénomène, naturel au départ, est un processus au cours duquel l eau et le vent retirent, transportent et déposent des particules de sol et de roche. Il se traduit par un recul du trait de côte, c est- à- dire de la frontière entre le monde terrestre et le monde marin. L économie touristique du Pays de l Or repose également sur l activité des ports de plaisance. On considère qu un bateau en escale dépense en moyenne 152 par jour, or on estime à plus de 10 000 le nombre de nuitées annuelles sur les trois ports du Pays de l Or. Palavas- les- Flots est le seul port de plaisance en eau profonde (tirant d eau >5m) entre CRP Consulting 19
Source : google earth Si l érosion du littoral a des causes naturelles, elle est aussi due en partie à l'activité humaine. La pression urbaine exercée par le tourisme sur la bande littorale (ports, piétinement des dunes, digues etc.) bouleverse les courants marins et les transports de sédiments. Ce phénomène risque de s aggraver avec l extension des capacités d accueil dans les ports de plaisance (projets en cours sur La Grande Motte et Palavas Les Flots), en lien avec l amélioration des axes de communication entre les agglomérations et les ports (ex : voie rapide entre Perpignan et Port Argelès). La surfréquentation des ports de plaisance est une problématique qui devra être prise en compte au sein des projets d aménagement de l espace littoral afin de limiter l érosion du trait de côte et de préserver les sites naturels. Afin de lutter contre la fragilisation et la dégradation du lido, un Plan de Protection et d Aménagement Durable de l espace littoral a été mis en œuvre (cf. partie 4.2.3). Agenda 21 Pays de l Or Agglomération Diagnostic partagé Ø Vers un tourisme durable Dans les régions Languedoc Roussillon et Provence Alpes Côte d Azur, on retrouve le label Port Propre qui s applique à la gestion des déchets et des effluents générés par les ports de plaisance. Sur le Pays de l Or, les trois ports de plaisance sont labellisés : - Tri sélectif sur la zone de carénage et sur l'espace portuaire. - Conteneurs d'huiles usagées, bac à piles, batteries. - Pompage des eaux usées. - Collecte et traitement des eaux de l'aire de carénage. - Vitesse limitée à 3 nœuds (1 nœud=1mille nautique/h=1,852 km/h). De plus, les communes de La Grande- Motte, Palavas- les- Flots et Mauguio- Carnon ont été labellisées «Pavillon Bleu» en 2013. Il s agit d une reconnaissance attribuée par l Office Français de la Fondation pour l Education à l Environnement en Europe. Il distingue et valorise les communes et ports de plaisance pour la gestion globale de leur environnement (éducation à l environnement, gestion des déchets, de l eau etc.). Certains acteurs touristiques privés prennent également en compte le développement durable sans que cela soit une tendance lourde. A titre d illustration, deux établissements d hébergement touristique (Mauguio, Palavas- les- Flots) sont labellisés «Clef Verte». Ce label permet un cadre respectueux de l environnement et des ressources naturelles ainsi que la mise en œuvre d une politique environnementale basée sur l amélioration continue et sur des critères de gestion de l eau, des déchets, de l énergie et des achats responsables. L accessibilité des personnes handicapées sur l ensemble du territoire fait aussi partie des priorités de la collectivité. Le Label Tourisme et Handicap a été accordé à l Office de Tourisme de Mauguio Carnon en 2006 pour CRP Consulting 20
les handicaps moteur, visuel et mental, et en 2007 pour le handicap auditif. Créé en 2001, le label «Tourisme et Handicap» permet de proposer aux personnes handicapées une information fiable, homogène et objective sur l'accessibilité des sites et équipements touristiques, et ce pour les quatre grands types de handicap (moteur, visuel, auditif et mental). En favorisant une offre touristique adaptée, il permet l'émergence de produits et de services touristiques réellement ouverts à tous, tout en garantissant à chacun un maximum d'autonomie. Par exemple, sur la Plage de Carnon, le label tourisme et handicap correspond à une plage surveillée, avec poste de secours à proximité, places de stationnement aux normes handicapées réservée à proximité, roulement aménagé du parking à la baignade. zone d accueil en sol dur au poste de secours, sanitaires adaptés à moins de 100m, systèmes d aide à la baignade pour personne aveugle ou mal voyante par indications vocales (Audioplage) et fauteuil de mise à l eau (tiralo). La valorisation d autres espaces du territoire que le cordon littoral, permettrait de mieux répondre à la demande actuelle du public et de généraliser le questionnement de l équilibre entre la préservation de l environnement et le développement touristique. La question se pose ainsi pour l étang de l Or qui peut être un espace attractif pour la découverte du milieu naturel. Cependant, il est soumis à de nombreuses pressions comme l eutrophisation, le rendant fragile et vulnérable. Une gestion encadrée (accès, type d activité, limitation de la fréquentation) et une restauration des milieux permettraient un développement touristique du territoire axé sur la préservation du milieu. Notons qu une politique de valorisation touristique de l ensemble du territoire nécessiterait une intégration communautaire. Actuellement, le tourisme est de vocation exclusivement communale. 2.1.3. Le Pays de l Or : un maillage de zones d activités diversifié Quatorze zones d activités à vocation multiple couvrent le territoire et offrent le choix aux entreprises d une implantation en zone littorale, en zone agricole ou encore en zone urbaine. Du fait de leur taille, leur positionnement géographique et leur poids économique, cinq zones représentent un enjeu majeur pour l image économique de la Communauté d agglomération : - Fréjorgues : pôle économique majeur du territoire du fait de sa position exceptionnelle sur la route départementale 66 menant à la mer et de son nombre d établissements supérieur à 400. - L Ecoparc Départemental de St Aunès : vitrine commerciale qui bénéficie d une position privilégiée sur la RN 113 et d une visibilité depuis l autoroute A9. Une architecture maîtrisée de l espace est réalisée grâce à la mise en œuvre d une Charte de Qualité Départementale, développée pour l ensemble des parcs d activités soutenus financièrement par le Département. La Charte définit les principes d aménagement répondant à des normes environnementales et paysagères, dans le respect des règlements d urbanisme et d architecture, pour offrir un environnement professionnel de qualité. La Charte s applique aussi aux écoparcs départementaux. Chaque entreprise qui s implante sur un écoparc départemental bénéficie gratuitement des conseils d architectes spécialisés, pour une sensibilisation aux nouvelles techniques issues de l écoconstruction. - Le secteur nautique de La Grande- Motte : atout pour la Communauté d agglomération en termes d image par la présence d entreprises spécialisées et performantes, dont certaines avec un rayonnement mondial (ex : Outremer Yachting, conception de catamarans). - La zone d activités du Bosc à Mudaison : conçue selon la démarche d Approche Environnementale de l Urbanisme (AEU). Cette zone est destinée à accueillir des activités tertiaires ou des industries légères non polluantes. CRP Consulting 21
- Un projet d envergure : la ZAC les Portes de l Aéroport : idéalement située (proximité immédiate de l autoroute A9 et de l aéroport international de Montpellier- Méditerranée), dans un secteur doté d une dynamique économique existante (près de 400 entreprises déjà implantées), cette zone permettra d offrir aux entreprises du secteur commercial et tertiaire un «effet vitrine» de qualité. A travers cette diversité d offre, l agglomération cherche à offrir des opportunités de développement aux entreprises locales et à accueillir des entreprises à plus fort rayonnement. Elle se positionne en complémentarité de l offre montpelliéraine, dans une offre de qualité. entreprises créées sont des entreprises individuelles (524) dont 381 se sont positionnées en auto- entrepreneurs. Actuellement, aucune pépinière d entreprises n est présente sur le territoire mais un projet est en cours sur la zone aéroportuaire à Mauguio. Le secteur de l aéronautique fait partie intégrante de l économie du Pays de l Or. A ce titre, une étude expérimentale d analyse de la filière aéronautique en Pays de l Or a été réalisée en partenariat avec COMIDER 6. L objectif de celle- ci consistait à identifier les compétences locales pour accompagner au mieux les entreprises. La phase 1 qui s est déroulé entre Septembre 2010 et Mars 2011 a permis d identifier les compétences de la filière aéronautique. Les constats de l étude montrent que l agglomération possède une spécialisation de renommée mondiale voire internationale en matière de maintenance aéronautique et de formation de pilotes, et la présence de structures logistiques nécessaire au développement de cette filière. Ceci montre le poids économique de l activité aéronautique en Pays de l Or est significatif et dépasse les frontières régionales. D autre part, le développement de ces activités pourrait entrainer l implantation locale d autres industries et ouvrir la porte à de grands donneurs d ordre. Les services aux entreprises sont activités de services aux entreprises (conseil, recherche et développement, télécommunication) également un filière d activité importante sur le Pays de l Or (conseil, recherche et développement, télécommunication). Source : SCOT En 2011, le Pays de l Or compte près de 6 171 entreprises actives, dont 66,3 % concernent le secteur du commerce, des transports et services. On constate un taux de création de plus de 17,3 % en 2011, soit 739 entreprises (dont 534 dans le secteur tertiaire). La grande majorité de ces 6 Comité pour le Développement de l Economie Régionale Languedoc Roussillon CRP Consulting 22
ATOUTS Agriculture dynamique (qualité des sols et du réseau d irrigation) et diversifiée (viticulture, maraichage et grandes cultures) Littoral attractif doté de ports de plaisance Un maillage de zones d activités Renommée mondiale voire internationale en matière de maintenance aéronautique et de formation de pilotes FAIBLESSES Aucune orientation de la filière agricole vers l agriculture biologique Un faible développement des circuits courts Un recul de la superficie agricole Un faible développement du tourisme durable Pas d économie tournée vers le développement durable Pollutions diffuses liées à l activité agricole Département Enjeux : - Préserver la dynamique économique globale (notamment préserver la filière agricole) - Développer la filière des circuits courts et une agriculture plus durable - Développer les démarches type MAET - Développer l économie verte et l économie circulaire - Diversifier l offre touristique (tourisme durable, valorisation d espaces autre que le cordon littoral) - Lutter contre l érosion du trait de côte 2.2 Une forte mobilisation autour de l emploi Chiffres clés - 72 % d actifs sur le pays de l or - 17 100 actifs qui ont un emploi - 53,7 % des emplois concernent le secteur du commerce et des services - Secteur agricole : plus gros recruteur - ¼ des saisonniers auraient besoin d un logement au démarrage de la saison 2.2.1 Un emploi qui progresse La population active du territoire représente 72 % de la population totale en âge de travailler (15 à 54 ans), contre 67,5 % au niveau départemental. Il y a donc 19 550 actifs en 2009. 63 % ce cette population a un emploi (soit 17 100 personnes, contre 57,2 % à l échelle départementale). Nous notons une activité particulièrement importante des 15-24 ans par rapport à l Hérault dans son ensemble. A l échelle de la zone d emploi de Montpellier, on observe un taux de chômage de 14,2 % au 1er trimestre de 2013 (contre 14,5 % en région, mais 10,5 % en France). Source : INSEE CRP Consulting 23
L économie du Pays de l Or est très dynamique, ce qui lui offre un taux de croissance élevé, créateur d emplois. Avec 15 239 emplois en 2009 sur son territoire, la communauté d agglomération du Pays de l Or est le quatrième bassin d emplois de l Hérault. Parmi eux, 83,6 % sont des emplois salariés. Ce sont les postes de cadres et les professions intermédiaires qui ont enregistré les plus fortes progressions d effectifs depuis 1999. Source : INSEE L emploi se caractérise par une forte part de Contrat à Durée Déterminée (60% contre 40% en région). Les évolutions de l offre sont soumises aux variations saisonnières liées aux activités agricoles et touristiques. Le nombre d emploi a augmenté de 35% en dix ans. L indicateur de concentration de l emploi passe ainsi de 76,2 à 87,8 sur cette même période. Cela signifie qu en 2009 il existe près de 90 emplois sur le territoire pour 100 actifs ayant un emploi. Notons que plus de la moitié des emplois du territoire concernent le secteur tertiaire, et plus particulièrement celui du commerce et des services. Le secteur agricole est quant à lui le plus gros recruteur, notamment de saisonniers. Entre 1999 et 2009, l emploi s est stabilisé dans les secteurs de l agriculture et de l industrie et s est fortement développé dans tous les autres secteurs. La répartition des emplois par secteur se distingue de la moyenne départementale par une plus forte part du secteur commerce et service et une part plus légère de l administration et de la santé. La situation est malgré tout préoccupante sur la frange littorale. En effet, les jeunes de moins de 25 ans ont davantage de difficultés pour accéder à un emploi. Se déplacer et trouver un logement représentent également un frein à l insertion. 2.2.2 Un emploi marqué par l activité saisonnière Le Pays de l Or est historiquement très lié à l agriculture, comme évoqué précédemment. Cet ancrage très fort compte quelques 351 exploitations qui génèrent au moins 1 500 emplois directs ou induits. En période estivale, le littoral se transforme, ce sont alors plus de 200 000 vacanciers qui peuvent alors bénéficier des productions locales. Pour assurer le surcroît de travail durant cette période, le recours à une main d œuvre plus saisonnière est indispensable. La filière «fruits et légumes» par exemple, nécessite le recours à une importante main d œuvre CRP Consulting 24
saisonnière. Or, il s avère très difficile à l heure actuelle de loger les saisonniers. ¼ des saisonniers auraient besoin d un logement au démarrage de la saison mais la grande majorité finit par trouver un hébergement plus ou moins satisfaisant. Source : diagnostic PLH Pays de l Or Le manque de logements pour les travailleurs saisonniers concerne en particulier le secteur agricole qui est le plus gros recruteur du territoire. Cette problématique pourrait être résolue par la création de «hameaux nouveaux intégrés à l environnement» conformément à la loi Littoral ou par la réhabilitation de certaines composantes du patrimoine agricole. Sur ce dernier point, la loi Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003 permet de modifier la destination des bâtiments tout en restant en zonage agricole. Toutefois, le SCOT se devra de mettre en œuvre des verrous pour que ces logements ne se transforment pas en habitat permanent. Une approche collective pourrait elle aussi être privilégiée pour l ensemble des producteurs du Pays de l Or afin de les aider à pérenniser la fidélisation des travailleurs saisonniers et les encourager à moderniser leurs exploitations, élément essentiel dans leurs stratégies de développement. 2.2.3 Un réseau de structures d aide à l insertion bien développé Le territoire est équipé de nombreuses structures d'accompagnement à l'insertion : - Un point emploi à La- Grande- Motte - Une MLI (Maison Locale d Insertion), un PLIE (Plan Local pour l Insertion et l Emploi), une MDE (Maison de l Emploi) et une agence de la solidarité départementale sur Mauguio - Un point CAF - Des organismes spécialisés : CAP emploi, CIDF (Centre d Information sur le Droit des Femmes) - Des acteurs de l'insertion par l activité économique : la communauté d'emmaüs, APIJE (Association pour l Intégration des Jeunes Embauchés), Solidarité travail, Pil emploi, GEIC BTP, CORAIL - Des organismes de formation : AFPA (bâtiment), CEMEA (remobilisation), IPS (formation tertiaire), ILFAR, (tertiaire), Fondespierre (tertiaire), UFCV, hôtellerie, Bousacaren (transport), APP, Acces (environnement), Passerelles (Insertion bâtiment)... Néanmoins, le Pôle Emploi est situé hors territoire sur Montpellier sud et Lattes, ce qui complexifie les démarches des demandeurs d'emploi. La Maison de l Emploi C est un partenaire majeur du Pays de l Or dans sa politique de développement économique. Ses actions sont regroupées autour de trois grandes thématiques : l observatoire statistique de l économie et de l emploi, l anticipation des mutations économiques dans la filière du bâtiment, du tourisme et de l agriculture et l animation de l antenne de Mauguio. Elle a bénéficié à ce titre d une subvention globale de 91 000 en 2011 (dont 46.000 pour ses actions propres et 45 000 pour les actions du PLIE). Parmi les plus emblématiques, on note la création de CRP Consulting 25
deux sites Internet (pour les professionnels du bâtiment et du tourisme) et une étude sur le milieu agricole. L animation d un centre numérique emploi territoire (CNET), associé aux ateliers du LAM (Lieu d Accès Multimédia), a participé à la réduction de la fracture numérique qui touche certaines personnes en recherche d emploi. Plan Local d Insertion et d Emploi (PLIE) Le PLIE coordonne et mobilise localement les acteurs de l emploi et de l insertion. Il permet un accompagnement personnalisé en faveur des personnes en difficulté sociale et professionnelle pour les aider à s insérer dans le monde du travail. Le PLIE met en place des chantiers d insertion et de nombreuses actions de soutien (des aides à la mobilité, des ateliers informatiques, des permanences d écoute psychologiques, des aides à la formation, etc.). Le PLIE a suivi 739 personnes dont 237 nouveaux bénéficiaires en 2011. Sur l ensemble, 277 ont, par ailleurs, engagé un parcours qualifié d accompagnement renforcé. En terme de répartition des publics, environ un tiers sont des jeunes (247 personnes), 44% sont des allocataires du RSA et 33% sont des demandeurs d emploi. Les chantiers d insertion font aussi partie des actions phares de la structure puisqu ils mettent réellement le pied à l étrier de personnes en rupture avec le monde de l emploi. En 2011, le chantier d insertion «espaces verts Mauguio- Littoral» a vu 14 personnes reprendre le chemin du travail pendant plus de 9 mois. D autres actions telles que les ateliers informatiques, l aide à la mobilité ou l aide individuel à la formation complètent le travail mené durant l année par le PLIE. Mission Locale et d Insertion (MLI) La MLI assure des fonctions d accueil, d information, d orientation et d accompagnement des jeunes de 16 à 25 ans pour les aider à résoudre des problèmes relatifs à leur insertion sociale et professionnelle. Elle accompagne individuellement chaque jeune pour définir avec lui ses objectifs professionnels et lister les différentes étapes de leur réalisation. En 2011, l offre de services de la MLI s est structurée autour des axes suivants: projet professionnel, parcours de formation, recherche d emploi, protection santé, problématiques d hébergement, constitution de ressources financières nécessaires à la réalisation du projet et mise à l emploi des jeunes. L antenne de la MLI à Mauguio compte 6 agents qui ont accompagné 764 jeunes et trouvé des solutions pour 469 d entre eux (soit 61%) qui se répartissent comme suit : 47% concernent un emploi en contrat d alternance, CDD ou CDI, 14% ont opté pour un parcours de formation. Des actions pour l emploi menées par le Pays de l Or Diverses actions en matière d emploi sont organisées sur le Pays de l Or : forum de l emploi saisonnier à La Grande Motte, carrefour des métiers et de la formation, participation au prix des TPE, rencontres économiques du Pays de l Or, ateliers thématiques dans les antennes locales. Le Forum des emplois saisonniers, organisé en mars 2012 à La Grande Motte a offert plus de 1000 postes à pourvoir pour la saison estivale. Par ailleurs, la 2ème édition des «Rencontres économiques du Pays de l Or», s est tenue en mai à l Écoparc, elle a rassemblé des entreprises de ce secteur géographique lors d une matinée consacrée à la formation, en partenariat avec l Agefos. L association COMIDER COMIDER a pour vocation de participer au développement économique et social de la région, intervient plus spécifiquement dans trois domaines d activité que sont la formation, l insertion et l entreprise. Dans ce cadre, POA subventionne cette association pour le fonctionnement de l opération Markéthon qui, organisée sur une journée, permet à des chercheurs d emploi âgés de tous âges de prospecter les entreprises sur une zone géographique qui leur a été attribuée. CRP Consulting 26
ATOUTS Des activités créatrices d emplois Une main d œuvre principalement locale (emploi saisonniers) Un taux de chômage supérieur aux moyennes nationales Un réseau d insertion et d accompagnement bien développé : le PLIE pour les adultes, la MLI pour les jeunes de 16 à 25 ans et la MDE qui est un trait d union entre les demandeurs d emploi et les entreprises L opération markéthon organisée sur une journée qui permet à des chercheurs d emplois âgés de tous âges de prospecter des entreprises le forum des emplois saisonniers, se déroulant chaque année au mois de Mars les chantiers d insertions par le biais des contrats ou des marchés publics FAIBLESSES Difficultés d accès à l emploi, à un logement et mobilité réduite pour les jeunes (communes littorales) Saisonnalité des emplois Enjeux : - Lutter contre la précarité, le chômage favoriser l insertion sociale et l accès à l emploi pour tous (notamment pour les jeunes) - Coordination entre les structures d insertion - Solution pour le logement des saisonniers CRP Consulting 27
3.1 Une forte attractivité démographique Chiffres clés : - 42 073 habitants en 2009, augmentation du nombre d hab de 13,3% entre 1999 et 2008 - une hausse de 3,4% des 60-74 ans entre 1999 et 2008 Les 8 communes de la Communauté d agglomération du Pays de l Or ont, depuis 1982, une croissance très rapide qui témoigne de l attractivité forte du territoire : une augmentation de 13,1% entre 1999 et 2010. 1982 : 22 977 habitants 1999 : 37 149 habitants 2009 : 42 073 habitants 2010 : 42 443 habitants Axe 3 : Solidarité Cette croissance de la population a été inégale selon les communes. En effet, la commune de la Grande Motte a connu le plus fort taux de croissance démographique entre 1999 et 2010 avec une augmentation de plus de 31%. Concernant la partie nord du territoire, la faible disponibilité du foncier et le manque de logements ont entrainé un ralentissement de la croissance de la population. Le territoire est également marqué par les variations liées à la fréquentation touristique. On recense en effet plus de 200 000 habitants pendant la période estivale avec les communes de Palavas les Flots, La Grande- Motte et Mauguio- Carnon qui accueilleraient plus de 157 000 estivants chaque été (estimation empirique basée sur le calcul du différentiel de la consommation d eau, fournit par l office de tourisme de la Grande Motte, le Comité Départemental du Tourisme et les élus). Ceci oblige à anticiper les besoins en matière de logements, services de proximité, gestion des déchets et eaux usées. Source : INSEE D autre part, actuellement relativement jeune (50% de moins de 40 ans), la population est cependant en voie de vieillissement. En effet, l analyse de l évolution de la population par tranches d âge entre 1999 et 2009 fait apparaître les facteurs suivants : une baisse de 3,6% des 15-29 ans une hausse de 3,4% des 60-74 ans une hausse de 2% des 75 ans et plus Cette évolution est due à l avancée naturelle en âge et à l apport migratoire d un public plus âgé, en particulier sur la façade littorale. A CRP Consulting 28
titre d exemple, la part des plus de 60 ans représentait 27,8% de la population en 2009. Cette dynamique s inscrit dans les tendances départementales et nationales. Selon le SCOT du Pays de l Or, le vieillissement de la population pose des problèmes de mobilité, d isolement et de prise en charge médicalisée. Des structures d accueil spécifiques devront être recherchées pour le maintien à domicile, l amélioration de l habitat, les transports collectifs et/ou spécialisés, des établissements de soins etc. Le revenu fiscal moyen des ménages est plus élevé que la moyenne du département (+ 14%). Il présente néanmoins des divergences selon les communes : - Saint Aunès : 22 415 de revenu fiscal médian par unité de consommation, - Palavas- les- Flots : 18 467 de revenu fiscal médian par unité de consommation. Source : diagnostic PLH Pays de l Or Le nombre de bénéficiaires d un revenu garanti (RSA, AAH) s élève à 3 104 personnes au 31 décembre 2011. ATOUTS Un poids démographique important, notamment sur la commune de la Grande Motte Une population relativement jeune (50 % de moins de 40 ans) FAIBLESSES Une tendance au vieillissement de la population, en particulier sur la façade littorale Attractivité résidentielle et touristique du littoral amenant à des variations saisonnières du nombre d habitants : implique besoins spécifiques en termes de services de proximité CRP Consulting 29
3.2 Une diversité de services et équipements Chiffres clés : - 1 CIAS et 4 ALAE - 6 crèches - 3 centres de loisirs - 8 espaces jeunes destinés aux adolescents de 11 à 17 ans 3.2.1 Des services pour la petite enfance et jeunesse adaptés à l évolution du territoire Le niveau actuel de services et d équipements destinés à accueillir la petite enfance est globalement bien développé. Néanmoins, dans certaines zones géographiques (nord du territoire en particulier), les capacités d accueil de la petite enfance donnent quelques signes de saturation. On recense environ une quarantaine d enfants sur liste d attente sur le Pays de l Or. Dans ce cadre, la bonne couverture du territoire par les 186 assistantes maternelles et le développement de structures d accompagnement spécifique introduisent une alternative à l accueil en crèche. Ainsi, en 2012, le Pays de l Or compte 6 crèches, un relais d assistants maternels et 2 lieux d accueil parents/enfants. L association «Jouons en ludothèque», composée d une psychologue et d une éducatrice de jeunes enfants, intervient et anime les lieux d accueil parents- enfants «Les Alizés» à Carnon depuis 1987 et «Farandole» à Mauguio depuis 2000. Nom crèche Commune Nombre de places «La Maison des enfants 1» Mauguio 90 «La Maison des enfants 2» Mauguio 36 «Les Moustics» Candillargues 24 «Les Mouettes» Carnon 24 «La Crèche» La Grande Motte 40 «La Halte- garderie» La Grande Motte 20 «Les Pitchouns» Palavas- les- Flots 40 Ce sont près de 1 132 enfants de 10 semaines à 4 ans qui sont pris en charge par les différents modes de garde réparties sur le territoire (crèches et assistants maternels). Notons qu un jardin potager a été créé pour la crèche de Mauguio grâce auquel les enfants s initient au jardinage biologique et au goût. L essor démographique sur le territoire engendre des besoins renforcés en équipements pour la Petite Enfance. De ce fait, l ouverture d une nouvelle crèche à Mudaison (40 places) est prévue pour 2014. Sa position géographique est liée aux nombreuses migrations pendulaires observées entre les communes du nord du Pays de l or et la ville de Montpellier. En ce qui concerne les espaces jeunes pour les 11-18 ans, il en existe 8 sur le territoire, soit un par commune sauf à Carnon (pas assez d enfants). Ces espaces sont des lieux de rencontres, de loisirs et de projets pour les jeunes lors des temps périscolaires, pendant les vacances, les mercredis et les week- ends. Majoritairement fréquentés par des jeunes de 11 à 14 ans, ils gèrent notamment l organisation de séjours en hiver et en été autour du ski ou des activités de pleine nature. En 2010 par exemple, 54 jeunes ont fréquenté les espaces jeunes en semaine, 64 pendant les vacances scolaires et 62 en été. De plus, deux ALAE (accueils de loisir associés aux écoles) occupent les locaux des écoles de La Grande Motte (maternelle) et Valergues (maternelle et élémentaire). Un ALAE est une structure éducative, habilitée par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, qui prolonge et enrichit les réponses aux besoins de garde durant les temps périscolaires (avant les cours, entre midi et deux, et le soir après les cours). En septembre 2012, deux autres ALAE ont vu le jour à Carnon et Saint Aunès. L objectif final étant de généraliser cette démarche à toutes les communes du territoire. CRP Consulting 30
Enfin, le Pays de l OR dispose de quatre centres de loisirs sur les communes de Mauguio, Palavas- les- Flots, Valergues et La Grande Motte. Répartition des familles bénéficiaires d un accueil sur le territoire, 2011 Le service d aide à domicile Au plus près des personnes âgées dans leur quotidien, les aides à domicile effectuent l entretien de leur domicile, du repassage ou des petites courses. Les auxiliaires de vie permettent ainsi aux personnes âgées de garder un réel lien social avec l extérieur. En 2012, plus de 400 personnes ont bénéficié de ce service. Source : rapport d activités 2011 du Pays de l Or 3.2.2 Des services pour les personnes âgées de qualité mais un manque en hébergement Le Centre Intercommunal d Action Sociale (CIAS), constitue, depuis plus de trente ans, un des fleurons de l action intercommunale. 151 agents, permanents et vacataires, sont répartis au sein de 5 services, qui favorisent le maintien à domicile des personnes âgées et dépendantes. Le service social Il est composé de trois assistantes sociales, appuyées par la présence d une infirmière (pour le suivi santé des allocataires du RSA), ce service intervient sur l ensemble des problématiques rencontrées par les bénéficiaires du CIAS (personnes de plus de 60 ans et personnes en insertion) : précarité, rédaction de documents administratifs, dépendance etc. En 2012, ce sont plus de 5 130 interventions qui ont été effectuées auprès de 3 253 personnes suivies régulièrement par le service. En ce qui concerne le suivi médical, plus de 100 personnes en insertion ont bénéficié du suivi de l infirmière dédiée. De même, une centaine d interventions se sont attachées à faciliter le parcours des personnes en insertion. Un volet animation est aussi assuré par le CIAS. Il comprend notamment : - - - - l organisation d un interclub tous les ans permet de regrouper une fois par an tous les clubs du 3ème âge du territoire du Pays de l Or pour une journée, un repas de noël est organisé pour les personnes âgées dans toutes les communes, tous les ans au mois d octobre, la semaine bleue est une semaine organisée pour les personnes âgées (conférences, animations etc.). Cette semaine permet de mêler tous les âges et est en ce sens intergénérationnelle, des ateliers mémoire sont également proposés, et notamment pour les personnes atteintes d Alzeimer. Cependant, on constate un manque de places en maisons de retraite. Actuellement, seulement trois établissements d hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) sont implantés sur le Pays de l Or. Leur capacité d accueil est insuffisante pour répondre à la demande (201 places au total) : les listes d attente s allongent et les délais également (entre 6 mois et 2 ans pour trouver une place sur le secteur). De plus, selon les projections de l INSEE, l augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes seraient les plus élevées dans les zones géographiques de l Hérault, plus densément peuplées. Ainsi, il apparaît nécessaire de développer ce type d hébergement afin de pallier les carences actuelles et satisfaire les besoins futurs. CRP Consulting 31
la partie nord et centre). De nombreux médecins généralistes sont également présents (54 médecins) ainsi que des infirmiers (densité : entre 22 et 29 infirmiers pour 10 000 habitants). Les principaux besoins concernent les médecins spécialistes (18 seulement). En effet, aucun spécialiste n est installé dans la partie nord du territoire. L essentiel de l offre de soins est concentré sur la ville de Montpellier. Ce constat n est pas spécifique à ce territoire, peu de médecins spécialistes sont généralement installés en zone périurbaine. Enfin, se pose la question de l accès aux soins sur un territoire mal desservi par les transports en commun. Enfin, l agglomération propose : - - un service de téléassistance pour rompre l isolement des personnes âgées ou fragiles, des activités physiques animées par des éducateurs sportifs : aquagym, aquabiking dans les piscines et cours de maintien en forme dans les halles de sport, proposées à titre gracieux. Source : ARS Languedoc Roussillon 3.2.3 Une offre de soins inégalement répartie Des établissements et des services de soins existent sur le Pays de l Or. Les cliniques sont assez diversifiées (chirurgie, rééducation, médecine etc.), même si leur répartition est parfois inégale (absence de clinique sur CRP Consulting 32
3.2.4 Une prise en compte progressive de l accessibilité L accessibilité aux espaces publics est globalement peu évidente pour les personnes en situation de handicap sur l ensemble du territoire. En ce sens, des initiatives se développent, à l image de la commission Accessibilité créée à l échelle du Pays de l Or en 2009. Sa mission première a été de dresser un constat sur l accessibilité aux bâtiments existants : voiries, espaces publics et transports. La commission fut ensuite force de propositions pour améliorer les conditions d accessibilité. Depuis, 47 km de voiries sur les communes de Candillargues, La Grande Motte, Lansargues, Mauguio- Carnon, Mudaison et Saint- Aunès ont fait l objet d un diagnostic d accessibilité. Sur chaque commune, des parcours urbains de mise en situation ont été réalisés. Les plans de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics des communes de Candillargues, La Grande Motte, Palavas- les- Flots et Saint- Aunès ont été approuvés par le conseil communautaire. Par ailleurs, la communauté d'agglomération du Pays de l Or a travaillé en collaboration avec un cabinet d études spécialisé pour réaliser un diagnostic d accessibilité des établissements recevant du public. En 2011, des travaux jugés prioritaires ont été réalisés, il s agit de places de stationnement, de revêtement pour le cheminement, de pentes d accès et de portes adaptées à l établissement ainsi qu un accueil conforme aux normes. Pour mettre en conformité l ensemble des bâtiments intercommunaux d ici le 1 er janvier 2015, un budget global de 830 000 euros a été engagé pour les quatre années. Des dispositifs permettent un accueil spécifique pour les enfants et adultes en situation de handicap dans le cadre de soins, d un apprentissage, de loisirs ou encore d une insertion professionnelle (Maison d Accueil Spécialisée (MAS), Union Régionale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales (URAPEI) à Mauguio, Compagnons de Maguelon ESAT Foyers à Palavas- les- Flots, établissement médico- social : les ateliers de Bentenac, école Mario Roustan etc.). 3.2.5. Trois cuisines centrales de qualité Plus de 3 500 repas sont réalisés et distribués chaque jour par la Communauté d agglomération du Pays de l'or, à travers ses trois cuisines centrales et ses vingt- sept restaurants satellites. Ces repas sont préparées pour des convives qui se situent à tous les étages de la pyramide des âges : enfants en crèches et scolarisés de la maternelle jusqu au collège ou accueillis en centres de loisirs, seniors via la restauration à domicile. Le service de restauration collective est très impliqué dans des actions liées à l équilibre nutritionnel et aux bonnes pratiques alimentaires en général. En ce qui concerne la restauration scolaire, l objectif, outre la confection des repas, est aussi d éduquer au mieux les enfants dans leurs comportements alimentaires. C est dans cet esprit que le conseil communautaire a décidé d adhérer au Plan National Nutrition Santé (PNNS) qui vise à améliorer la santé des populations. Formation des agents de la restauration scolaire, accès à des produits issus de l agriculture biologique et des circuits courts, viande bovine française de qualité, volaille labellisée Label Rouge, telles sont les actions qui ponctuent les missions du service de la restauration collective. ATOUTS FAIBLESSES un réseau de crèches et centres offre de soins inégalement de loisirs bien développé répartie un espace jeune par commune manque de places dans les (sauf Carnon) maisons de retraite présence d un CIAS densité de médecins généralistes et infirmiers importante création d une commission spécifique sur l accessibilité des personnes handicapées Enjeux : Développer les hébergements pour les personnes âgées CRP Consulting 33
3.3 Une animation du territoire qui s appuie sur les communes et les associations 3.3.1 Une forte vitalité associative Le tissu associatif est riche et varié sur le territoire : sport, loisirs et culture, humanitaire, protection de l environnement etc. On retrouve une part importante d associations nautiques sur les communes littorales, en lien avec leur situation géographique et vocation touristique. Les associations impulsent une vie animée et festive au niveau local. En effet, les nombreuses fêtes et animations contribuent au lien social entre les habitants. Certaines de ces festivités se perpétuent chaque année (fête de la mer, tournois de joutes, fête votive de Mauguio etc.) et participent à la préservation de la mémoire populaire, au même titre que les expositions sur les arts et traditions populaires. D autres associations sont engagées dans l animation de jardins familiaux ou partagés sur le territoire (ex : Mauguio, Candillargues). Ces lieux ouverts sur le quartier, favorisent échanges, créativité, solidarité, initiative citoyenne et rencontres entre les générations et les cultures. Ils participent également au maillage biologique des communes en proposant des espaces vivants au sein du tissu bâti. 3.3.2 Des équipements de loisirs bien représentés et accessibles La qualité et la quantité des équipements de loisirs communaux ou communautaires sont l un des facteurs d attractivité du territoire. Toutes les communes disposent de terrains de sports collectifs, de tennis etc. Le territoire bénéficie par ailleurs d équipements intercommunaux tels que les piscines situées à Mauguio, La Grande motte et Palavas- les- Flots. Même si certains équipements doivent être développés (projet de construction d une nouvelle piscine à Lansargues), les infrastructures d accueil des activités culturelles existent également sur toutes les communes. Ces infrastructures sont utilisées par toutes les couches de la population et sont un facteur d intégration entre nouveaux et anciens habitants. Le territoire dispose également d un potentiel important en espaces naturels, propices aux activités physiques de pleine nature (randonnée, vélo etc.). De ce fait, la création d espaces verts ne paraît pas forcément évidente aux communes. Selon le SCOT, la privatisation de l espace rural, la concentration des exploitations agricoles, le développement pavillonnaire et les contraintes environnementales limitant les accès aux espaces naturels, offrent de moins en moins de possibilité de détente en plein air à proximité des habitations, notamment pour les enfants et les personnes âgées. La plupart des communes sont certes équipées d espaces récréatifs de plein air, quelquefois de parcs, il n en reste pas moins qu une réflexion pourrait être menée concernant la mise en œuvre d une offre d espaces verts de proximité au sein des zones urbaines. ATOUTS Un réseau important d associations dans différents secteurs : sport, humanitaire, environnement FAIBLESSES Manque d espaces verts récréatifs au sein du tissu urbain Enjeux : - Favoriser davantage la mixité sociale, intergénérationnelle et intercommunale - Préserver le tissu associatif CRP Consulting 34
Axe 4 : Environnement 4.1 L eau, une ressource sous pression Chiffres clés - La consommation en eau potable des habitants s élève en moyenne à 85 m 3 /abonné/an. - En 2012, la non- conformité aux réglementations en vigueur a été observée dans seulement 0,6 % des analyses. - Toutes les communes du Pays de l Or sont équipées d un réseau séparatif. 4.1.1 Une ressource en eau importante mais menacée par l eutrophisation Avec une surface en eau de près de 24 % de sa surface totale, le Pays de l Or est un territoire où l eau est un élément prépondérant. Les grandes masses d eau superficielles présentes sur le territoire sont les suivantes : Eaux de transition (2) : - Etang de l Or - Etang du Ponant Cours d eau (17) : - Le Salaison - L Aigues Vives - Le Bérange - La Viredone - Le Berbian - La Cadoule - Le Lez à l aval de Castelnau - Ruisseau de la Jasse - Ruisseau le Mourre - Ruisseau le vieux Salaison - Ruisseau de la Balaurie - Ruisseau la Roubine - Ruisseau de la Capoulière - Ruisseau de la font de Mauguio - Ruisseau la vieille Cadoule - Canal d irrigation du Bas- Rhône Languedoc - Ruisseau de l Arrière Eaux artificielles (1) : - Le canal du Rhône à Sète entre le seuil de Franquevaux et Sète Le Pays de l Or est également concerné par la masse d eau souterraine «alluvions anciennes entre Vidourle et Lez et littoral entre Montpellier et Sète». On constate cependant que la qualité des eaux est mauvaise en particulier sur les étangs. Comme le montre la carte ci- dessous, les étangs palavasiens et l étang de l Or sont tous classés en mauvais état écologique d après la nomenclature du réseau de suivi lagunaire (niveau rouge). Les investissements réalisés en matière d assainissement devraient permettre d améliorer cette situation (cf. partie 4.1.4). CRP Consulting 35
facteurs qui causent une perte de biodiversité. L augmentation de la salinité des étangs provoque un changement de milieu qui bouleverse les espèces présentes. Le bassin versant de l étang de l Or est classé «zone sensible à l eutrophisation» depuis 1994 (Directive européenne Eaux Résiduaire Urbaine (ERU) de 1991), ce qui impose un traitement spécifique de la pollution azotée et phosphorée, en fonction de la capacité de traitement des stations d épuration. C est à ce titre que les rejets en azote, insatisfaisants par le passé, ont été nettement améliorés avec la mise en service des nouvelles stations d épuration, en lien avec la sensibilité des milieux récepteurs. Face à ce risque majeur d eutrophisation, il est important de surveiller l état de la lagune afin d éviter que le phénomène ne se développe. 4.1.2 Un réseau d eau potable qui répond aux besoins du territoire Source : DREAL LR La baisse de la qualité des eaux des lagunes est due, à part égale, aux rejets des systèmes d assainissement, aux ruissellements urbains et aux rejets agricoles (nitrates, phosphates). Ces rejets favorisent l eutrophisation de la lagune, c est- à- dire un enrichissement en matières nutritives (azote et phosphore) sous l action d activités anthropiques. Cette évolution de la qualité physico- chimique de l eau favorise le développement d algues, qui diminuent la pénétration de la lumière dans les eaux et peuvent conduire à des phases d anoxie 7. Ce sont ces deux 7 Diminution de l'oxygène dissous ou présent dans le milieu L alimentation en eau potable des 8 communes est assurée depuis le 1er janvier 2011 par la communauté d agglomération du Pays de l Or qui a repris la compétence assurée auparavant par le Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple de l Étang de l Or. Le réseau hydrographique dense qui traverse le Pays de l Or lui donne une certaine autonomie et responsabilité. L eau potable produite par la communauté d agglomération provient : - du canal du Bas Rhône qui fournit environ 75 % des volumes prélevés. - de la nappe du Villafranchien (appelée également nappe de Mauguio- Lunel), par l intermédiaire de 10 forages localisés sur toute la plaine. Afin d assurer une sécurisation de l alimentation en eau potable de la population, deux interconnexions de secours existent avec les collectivités voisines : l une avec la communauté d agglomération de Montpellier CRP Consulting 36
(alimenté principalement par la source du Lez) et l autre avec la Communauté de communes «Terre de Camargue» (au niveau de la commune du Grau- du- Roi). L exploitation de ces deux ressources au quotidien (eau de surface provenant du canal BRL et eau souterraine issue des forages) s avère nécessaire puisque le réseau de forages existant n est pas structuré et n a pas la capacité suffisante pour répondre aux besoins du territoire en période estivale. Concernant le traitement de l eau, le Pays de l Or présente plusieurs unités. Les eaux fournies par le canal du Bas Rhône et les quatre forages situés à l ouest de Mauguio sont traitées dans l unité de Vauguières le Bas. Cette dernière est localisée sur la commune de Mauguio et constitue la principale unité de traitement et de potabilisation avec une capacité de production de 630 litres par seconde soit environ 49 000 m³ par jour. En 2012, la station a distribué 7,4 millions de m3 d eau, ce qui permet d assurer l alimentation en eau potable de la population permanente et estivale. Le rendement global (88 % en 2012) et l indice linéaire de perte (0,35 m3/h/km) sont satisfaisants mais rendent compte d une forte disparité entre les communes. A noter également que le réseau est victime de prélèvements illicites en particulier sur les bornes incendies. 4.1.3 Une eau potable exposée aux pollutions diffuses Ø Nappe de Mauguio- Lunel Selon le SDAGE (Schéma Directeur d Aménagement et de Gestion des Eaux) Rhône- Méditerranée, la nappe a été identifiée comme une ressource majeure d enjeu départemental à régional, à préserver pour l alimentation en eau potable du Pays de l Or. Cependant, celle- ci est soumise à des pressions : pollution par les intrants et présence de forages privés défectueux sur la plaine. Les études menées par le pays de l Or (étude hydrogéologique pour la délimitation des bassins d alimentation de captages AEP 8 de la plaine de Mauguio et étude agro- environnementale de 2010) ont permis de déterminer les zones de vulnérabilité intrinsèques de l aquifère. On constate des zones de vulnérabilité très élevée au nord du territoire et de vulnérabilité élevée à moyenne sur le reste du territoire. Ainsi, la nappe reste à surveiller de près en raison de la probable augmentation des tensions sur la ressource liée au développement démographique. Ø Une protection des captages Trois captages sont classés au sens du Grenelle de l environnement, parmi les plus menacés par les pollutions diffuses, notamment les nitrates et les produits phytosanitaires. Sur le Pays de l Or, trois captages ont été identifiés : - les forages de Piles à Mauguio - les forages de Treize Caïres à Mauguio - les puits de Bourgidou à Lansargues Une démarche ZSCE (Zone Soumise à Contraintes Environnementales), qui est une démarche de protection des Aires d Alimentation de Captages (AAC) est en cours pour ces captages. Les premiers résultats de cette étude ont permis : - de délimiter les aires d alimentation de captage des quatre captages stratégiques (incluant les trois prioritaires et les forages de la Gastade à Candillargues), 8 Alimentation en Eau Potable CRP Consulting 37
- - de cartographier la vulnérabilité intrinsèque de l aquifère, d identifier de nombreux forages privés défectueux répartis sur toute la plaine de Mauguio probablement vecteurs importants de pollution pour l aquifère. En 2012, des actions ont été menées sur les ouvrages hydrauliques d eau potable parmi lesquelles : la mise à l équilibre des eaux distribuées et l étude du rejet dans le milieu naturel des eaux de lavage de l usine de Vauguières, la réfection de l étanchéité des toitures terrasses du surpresseur de La Grande Motte. L eau est globalement de bonne qualité bactériologique et physico- chimique. En 2012, la non- conformité aux réglementations en vigueur a été observée dans seulement 0,6 % des analyses. 4.1.4 Un assainissement en cours d amélioration Toutes les communes du Pays de l Or sont équipées d un réseau séparatif. Elles traitent leurs eaux usées en stations d épuration et rejettent les eaux traitées dans le bassin versant de l étang de l Or (souvent après passage en zone de transition environnementale) ou dans le canal du Rhône à Sète (cas de La Grande Motte). Les communes de Palavas- les- Flots, Carnon Plage et de Saint- Aunès sont quant à elles raccordées à la station d épuration Maera sur Lattes et à son émissaire en mer. L assainissement collectif du territoire s articule autour de huit systèmes d assainissement, c'est- à- dire huit réseaux de collecte distincts et six stations d épuration situées à Candillargues, La Grande Motte, Lansargues, Mauguio ville, Mudaison et Valergues. L efficacité des rendements épuratoires des différentes stations d épuration était la suivante en 2012 : Stations Pollution particulaire Matières en suspension (MES) Pollution carbonée Demande biologique en oxygène (DBO 5) Demande chimique en oxygène (DCO) Pollution azotée Azote global (NGL) Pollution phosphorée Phosphore total Candillargues 98 % 99.30 % 95.10 % 93.90 % 95.60 % Carnon Pérols 94.70 % 96.20 % 87.60 % 29.10 % 88.60 % La Grande 96.20 % 97.70 % 92.70 % 49.40 % 88.20 % Motte Lansargues 98.80 % 99.40 % 96.50 % 95.70 % 97.90 % Mauguio ville 98.40 % 99.40 % 96.60 % 91.50 % 95.50 % Mudaison 97.30 % 98.70 % 95 % 85.60 % 86.30 % Valergues 83.10 % 97.90 % 92.80 % 61.60 % 37.80 % Source : rapport annuel 2012 sur le prix et la qualité du service public de l eau et de l assainissement Le rendement épuratoire 9 sur la pollution carbonée est très bon sur l ensemble des stations d épuration. Concernant les pollutions phosphorées et azotées, le niveau de rendement épuratoire était encore insuffisant en 2012 sur les stations de Carnon- Pérols, La Grande Motte, Mudaison et Valergues. Cependant, une refonte de la station d épuration de La Grande Motte a été réalisée en janvier 2013. La technique membranaire utilisée pour la nouvelle unité permet d obtenir une eau de qualité «baignade» en sortie. Cette eau, débarrassée de l azote et du phosphore, pourra servir à l arrosage des espaces verts. Le reste sera déversé dans le canal du Rhône à Sète sans conséquence pour le milieu naturel. 9 C est le rapport de la pollution éliminée dans la station sur la pollution reçue. Il définit les performances de la station. CRP Consulting 38
La nouvelle station d épuration de Valergues a été mise en service début 2013. La STEP de Carnon Pérols a été arrêtée également en février 2013 (avec refoulement des eaux usées sur MAERA). Quant à la STEP de Mudaison, elle devrait être arrêtée en 2014 après mise en service du refoulement sur la station d épuration de MAERA. Le service est complété, depuis 2006, par le Service Public d Assainissement Non Collectif (SPANC) qui assure les missions suivantes : le diagnostic de l état des installations existantes, la vérification de la conception et des travaux de réalisation ou de réhabilitation des dispositifs autonomes, le contrôle du bon fonctionnement de chaque installation. Au- delà de ces missions réglementaires, le service endosse également un rôle de conseiller auprès de chaque usager pour la conception de son installation et sa mise en œuvre. La réglementation impose que tous les premiers contrôles soient réalisés fin 2012, obligation respectée par le service qui a réalisé 893 contrôles sur les installations et 20 réhabilitations dans l année, ce qui représente environ 2,5% du parc global du territoire. En 2012, l action du service s est concentrée sur 2 quartiers en particulier : Vauguières (Mauguio) en partie raccordé au réseau d eau usée et d eau potable en raison du périmètre de protection rapprochée des forages de Vauguières la Haut, et Les Cabanes du Roc à La Grande Motte, qui se trouve sur l emprise des voies navigables de France avec des contrats pour l occupation des sols. 4.1.5 Urbanisme et état des masses d eau : un lien fort Le lien entre l urbanisme et l état des masses d eau se pose avec une acuité particulière sur ce bassin versant. En effet, le territoire du bassin versant de l étang de l Or concentre à lui seul la quasi- totalité des problématiques liées à l eau que l on peut rencontrer sur le littoral languedocien : - concentration humaine forte associée à une pression démographique continue, - zone d attrait touristique fort, - zone agricole générant des pollutions diffuses (nitrates, pesticides), - cours d eau à sec l été, - exutoire unique quasi fermé : l étang de l Or. Or, on peut considérer que l urbanisation serait à l origine d une augmentation des besoins en eau, d une augmentation du volume d eaux usées, du développement de l agriculture vivrière d été et de l imperméabilisation des sols. Ceci a pour conséquence directe une diminution de la ressource en eau dans les cours d eau (avec une origine naturelle) et une hausse des rejets et reliquats de traitements agricoles dans les sols. Ainsi, la qualité des cours d eau et nappes se dégrade, entrainant une eutrophisation de l étang de l Or. Enfin, il est estimé qu entre 1 et 4 % des habitations ne sont pas raccordées aux différentes stations existantes. Parmi celles- ci, sont comptabilisées les cabanes, abris temporaires situées autour de l étang de l or parfois utilisés comme résidence principale. Les effluents émis par ces habitations, en absence de systèmes d assainissement autonome, sont alors ainsi déversés dans le milieu naturel. La pollution engendrée par ces installations ne peut être quantifiée précisément. CRP Consulting 39
ATOUTS Toutes les communes sont équipées de réseaux séparatifs Amélioration du rendement épuratoire sur les STEP (ex : la Grande Motte, Valergues) Ressource en eau disponible et importante sur le territoire FAIBLESSES Pollution diffuse (pesticides, nitrates) Rendement épuratoire sur la pollution azotée et phosphorée faible sur la STEP de Mudaison (fermée en 2014) Qualité mauvaise sur les étangs palavasiens et de l Or Enjeux : - Gestion qualitative et quantitative de la ressource en eau - Atteindre le bon état écologique et physico- chimique des masses d eau, en particulier sur l étang de l Or - Améliorer davantage le réseau d assainissement (notamment pollution azotée et phosphorée) CRP Consulting 40
4.2 Une biodiversité remarquable Chiffres clés : - Plus de 10 % des effectifs nationaux de 7 espèces sont présents sur l étang de l Or - Le Petit et Grand Travers : site unique de haute qualité naturelle environnementale Le Pays de l Or a la particularité de posséder une très grande diversité de milieux sur un territoire de faible ampleur, allant du littoral à la plaine agricole en passant par un système lagunaire complexe. Cette richesse se retrouve au niveau des espèces animales et végétales inféodées à ces milieux. 4.2.1 Des sites naturels préservés, bénéficiant de protections 30 à 40 % du territoire est concerné par des zones de protection (sites naturels classés ou inscrits, arrêtés de protection de biotope, régime forestier, loi Littoral, arrêtés municipaux, Natura 2000) et des acquisitions par le Conservatoire du Littoral ou le Conseil Général et des zones d inventaires (ZICO, convention Ramsar et ZNIEFF). La communauté d agglomération est elle aussi gestionnaire de 800 ha de terrains, appartenant au conservatoire du littoral. Actuellement, plusieurs plans de gestion sont en cours d'élaboration (1) et de réalisation (3). Les espaces protégés concernent majoritairement la partie Sud du territoire comprenant l étang de l Or et le pourtour littoral. Source : DREAL LR Ø Six sites Natura 2000 présents sur le territoire Le réseau Natura 2000 regroupe les Zones de Protection Spéciales (ZPS) issues de la directive européenne «Oiseaux» de 1979 et les Sites d Intérêt Communautaire (SIC) issus de la directive «Habitats» de 1992. Se basant sur des inventaires, le réseau Natura 2000 correspond à des territoires comportant des habitats naturels et/ou des espèces d intérêt communautaire qu il convient de préserver. CRP Consulting 41
Source : SCOT Il est important de préciser que l étang de l Or constitue un habitat naturel complexe dont la conservation est jugée prioritaire. En effet, on recense un nombre important d habitats diverses sur le pourtour de l étang (cf. carte ci- dessous). Source : SYMBO Ø Préservation des biotopes L arrêté de Protection de Biotope (APB) est une mesure préfectorale qui vise à préserver les biotopes nécessaires soit à la survie de certaines espèces animales ou végétales, soit à la protection de l équilibre biologique de certains milieux. Sur le territoire, il existe deux zones soumises à arrêté de protection de biotope : - Le marais de la Castillone (Mauguio) : 72,51 ha, - L étang du Grec (Palavas- les- Flots) : 142,00 ha. Ø Inscription et classements des espaces naturels La loi de 1930 concernant les sites et monuments naturels permet de préserver les espaces qui présentent un intérêt général du point de vue scientifique, pittoresque et artistique, historique ou légendaire. Il est CRP Consulting 42
consacré à la protection des paysages remarquables, le classement interdit la destruction ou la modification des sites. L inscription, quant à elle, est une garantie minimale de protection : tout projet de travaux de nature à modifier le site doit être notifié à l administration 4 mois à l avance. Sur le territoire du Pays de l Or, quatre sites sont classés tandis que deux sites sont inscrits : Sites classés : - Étang de Mauguio, - Étangs de l Arnel et du Prévost, - Bosquet de Carnon, - Jardin de la Motte. Sites inscrits : - Étangs de Pierre Blanche, Prévost, Arnel et Moures, - Ensemble de la station de la Grande Motte. Ø Engagement de la communauté d agglomération du Pays de l Or La collectivité contribue à la protection de l environnement du territoire en étant adhérente au SIATEO (Syndicat Mixte d Assainissement des Terres de l Etang de l Or ayant des compétences en matière d actions de protection et de restauration des milieux aquatiques délimités par l étang de l Or), au SYBLE (Syndicat du Bassin du LEZ ayant pour missions de gérer les volets «animation et études d intérêt général» pour la mise en œuvre du SAGE Lez- Mosson- Etangs Palavasiens) et au SYMBO (Syndicat mixte du Bassin versant de l étang de l Or ayant la compétence la gestion de la ressource en eau et des milieux aquatiques sur le bassin versant de l étang de l Or). Elle leur attribue notamment une contribution financière, mais surtout participe aux différents groupes de travail se réunissant pour l élaboration des plans de gestion. Afin de mieux comprendre le fonctionnement de la lagune, d observer son évolution au fil des années et de connaître les causes d un dysfonctionnement éventuel, le Symbo réalise chaque mois un suivi physico- chimique de l eau de l étang de l Or. Ce suivi mensuel s effectue sur cinq points Par ailleurs, à l entrée de chacun des sites du Conservatoire du Littoral, de l information et de la sensibilisation au respect des espaces remarquables et de la biodiversité est faite au public (population locale et touristes) par le biais de panneaux explicatifs réalisés en collaboration avec la Communauté d agglomération. La Communauté d agglomération a participé au financement d un nouveau centre régional de sauvegarde de la faune sauvage situé à Villeveyrac (centre de soins), la petite antenne familiale située à Frontignan n étant pas en mesure de faire face à l ensemble des besoins de la région Languedoc Roussillon. En plus de l accueil gratuit de la faune sauvage en détresse et de la promulgation des soins nécessaires pour son retour à l état naturel, ce centre régional comprend également un jardin pédagogique de 1000 m 2 visant la sensibilisation du grand public aux gestes éco- citoyens et aux pratiques permettant d augmenter la biodiversité à son domicile. 4.2.2 Des milieux naturels propices à une biodiversité remarquable De nombreuses espèces végétales protégées sont identifiées sur le territoire du Pays de l Or. La majorité de ces espèces, typiques des milieux lagunaires, présente bien souvent un intérêt patrimonial à l échelle internationale. On retrouve notamment une végétation aquatique lagunaire (ex : herbiers de phanérogames, algues vertes et rouges) et marine (ex : herbiers à posidonies). Les rares boisements du territoire offrent une très grande diversité spécifique avec des espèces inféodées aux garrigues (chêne vert et chêne kermès), aux zones humides (frêne, saule) et aux CRP Consulting 43
pinèdes (pin d Alep et pin pignon). Certains, comme le bois du Limousin, abritent des mares temporaires, offrant une zone humide boisée à fort intérêt patrimonial. On y recense deux espèces protégées au niveau national : l'isoète de Durieu et la Salicaire à feuilles de thym. La Sterne Hansel Mathias Schäf Le Goéland Railleur Matthieu VASLIN l alimentation d espèces comme l aigrette garzette. la halte migratoire pour le combattant varié, la mouette mélanocéphale et la sterne caspienne. On retrouve également la cistude d Europe qui est une tortue d eau douce présente sur les sites Natura 2000 : étangs Palavasiens et étang de l Estagnol, étang du Bagnas, étang de Maugio et Petite Camargue. Hormis ces localisations, cette espèce a disparu des zones humides du Languedoc- Roussillon. Sur le périmètre du Pays de l Or, on retrouve quelques individus d une population qui s étend entre les communes de Mauguio, Lansargues et Candillargues, ce qui constitue la population naturelle la plus importante de l Hérault. La présence du coléoptère Paraoxyonyx sicardi est importante à noter puisque c est une espèce rare au niveau mondial. En période estivale, la population présente sur le Pays de l Or augmente très fortement dans les stations balnéaires. Cette surfréquentation s accompagne de nuisances sur l environnement. En effet, pendant cette période, les randonnées (pédestre, VTT, cheval, découverte) et les autres usages (moto, quad) se développent considérablement sur les sentiers du cordon dunaire entrainant un piétinement accru des espèces végétales et un dérangement de l avifaune en raison du bruit particulièrement néfaste - - Isoète de Durieu Franck Le Driant Salicaire à feuilles de thym 2006 Gabriel COIRIE L avifaune présente sur le territoire est particulièrement remarquable. On recense 43 espèces de la Directive Oiseaux sur le seul étang de l Or, dont 24 sont d intérêt régional ou national. Plus de 10 % des effectifs nationaux de 7 espèces sont présents sur l étang. Le territoire est en effet situé sur un axe migratoire majeur de la Méditerranée Occidentale, ce qui amène chaque année plus de 20 000 oiseaux à nicher dans la zone humide de l étang de l Or. Ainsi, les milieux naturels du Pays de l Or sont propices pour : - la nidification de certaines espèces protégées comme l échasse blanche, la sterne naine, l avocette élégante, le héron pourpré et le flamant rose. A cela, il est important de noter que deux espèces protégées à l échelle nationale nichent sur le site de Tartuguière situé Lansargues : la Sterne Hansel et le Goéland Railleur (lieu unique de reproduction des deux espèces). Agenda 21 Pays de l Or Agglomération Diagnostic partagé CRP Consulting 44
en période de nidification. Ainsi, annuellement, certains sentiers font l objet d un arrêté municipal destiné à limiter le dérangement des oiseaux pendant cette période. L abandon de déchets par les randonneurs constitue également une nuisance non négligeable sur ces milieux. 4.2.3 Le lido : un espace riche d une flore diversifiée et rare Situé entre Carnon et La Grande Motte, le lido constitue un espace naturel remarquable de par la qualité écologique de son milieu floristique et faunistique et par la singularité de son environnement paysager. Se succèdent ici des dunes, des zones humides, des espaces boisés et des plages. On compte en effet un biotope riche recensant pas moins de 10 espèces animales et 13 espèces végétales. Il se compose essentiellement d oyats, de jonc des sables, immortelle des sables, lis maritime, ciste à feuille de sauge, pin pignon et peuplier. La flore de ces milieux se compose également d orchidées rares en Hérault (Epipactis palustris, Orchis coriophora, Orchis laxiflora et Spirantes oestivalis). Trois autres espèces protégées au niveau national ou régional sont localisées sur le territoire: linaire grecque, plantain cornut et nivéole d'été. Au fil des décennies et de manière exponentielle, le lido subit des dégradations multiples. En effet, les affres causées par le désensablement du littoral, et qui peu à peu voit se réduire l espace côtier, sont accentuées par les effets de la surfréquentation du site. L espace dunaire s est ainsi fragilisé au gré des saisons pour atteindre un point critique qui nécessite une remise en question de l exploitation du site. Pour remédier à cette menace prégnante, l Europe, l État, et la Région Languedoc- Roussillon, le Conseil Général de l Hérault, le Conservatoire du littoral, propriétaire des lieux, l agglomération du Pays de l Or en partenariat avec les communes de Mauguio- Carnon, La Grande Motte, ont porté ensemble un Plan de Protection et d Aménagement Durable pour l espace littoral. Le principe du projet étant la recherche de l équilibre entre valorisation et protection de ce milieu fragile et affaibli. Ce travail a abouti en février 2012 à la signature d une charte qui pose les principes de la réhabilitation et confie à l agglomération du Pays de l Or la maîtrise d ouvrage de ce plan. Ce projet d envergure se traduira de la manière suivante : Au niveau environnemental, La protection de la dune blanche; La gestion hydraulique du site; La gestion des boisements; La restauration de la continuité naturelle du site par l effacement de la RD 59; La création d un sentier d interprétation. En ce qui concerne l enjeu accessibilité/tourisme, L aménagement de cheminements pour les piétons et les vélos. L organisation d aires de stationnements compensant la suppression du stationnement le long de la RD 59 (cf. photo ci- dessous). En effet, 2000 stationnements de voitures vont être déplacés vers une contre- allée en bordure de la route départementale, laissant ainsi la dune reprendre ses droits en bord de mer, tout en permettant aux habitués et aux vacanciers de continuer de profiter du lieu. La livraison des travaux est prévue pour l été 2015. Montant total des travaux : 5 millions CRP Consulting 45
d euros (dont 250 000 à la charge de l agglomération du Pays de l Or). Source : planche du projet d Alfred Peter Il est important de rappeler qu une première phase d aménagement du lido a été réalisée. En effet, la charte de 2006 a permis de répondre en partie au double enjeu (renaturation/accessibilité) grâce à une première tranche de travaux. Parmi les plus importants initiés à partir de 2008, on peut citer : la mise en retrait du giratoire au niveau de la bretelle d accès du Petit Travers, la réalisation d un parking gratuit de 520 places situé au même niveau, Agenda 21 Pays de l Or Agglomération Diagnostic partagé la mise en sens unique de la RD 59, qui a permis de réduire la circulation le long du cordon dunaire, la création d une piste cyclable, le développement des navettes et autres calèches afin de privilégier les déplacements doux. ATOUTS De nombreuses espèces végétales protégées Qualité de l environnement et des espaces naturels (étang de l or, étangs palavasiens) POA gestionnaire des terrains du conservatoire du littoral POA adhérente au SIATEO, SYMBO, SYBLE Aménagement durable d un site de haute qualité naturelle environnemental : le Petit et Grand Travers Participation à la mise en place d un centre régional de sauvegarde de la faune sauvage (dont sensibilisation du public) FAIBLESSES Eutrophisation des lagunes Erosion naturelle du littoral, aggravée par l urbanisation non maîtrisée du territoire Phénomène de cabanisation entrainant une dégradation du paysage, de la qualité des eaux, une marginalisation des personnes etc. Nuisances sur l environnement pendant la période estivale (déchets, piétinements, bruit etc.) Enjeux : - Préserver- restaurer- valoriser l Etang de l Or, les dunes et autres espaces naturels. CRP Consulting 46
4.3. Le nouvel enjeu de l énergie et du climat Chiffres clés - Consommation de 55 553 GWh en 2009 - l hydroélectricité représente à elle seule 53 % de la production totale d électricité de la région 4.3.1. Une démarche exemplaire en cours La communauté d agglomération à choisis d anticiper l obligation de réalisation d un Plan Climat Energie Territorial et de le mener de manière volontariste. Celui- ci permettra au Pays de l Or d agir à son échelle répondant notamment aux problématiques identifiées pas le PCET de l Hérault. Il constituera le volet «climat» de l Agenda 21 et sera automatiquement compatible avec le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE). Ce PCET intégré deux un volet - interne qui permettra d engager la collectivité sur le chemin de l exemplarité, - externe qui permettra de mettre en œuvre une stratégie et un plan d actions sur le territoire. Ces deux volets traiteront de la lutte contre le changement climatique (réduction des émissions des gaz à effet de serre) et de l adaptation du territoire (anticipation des changements et vulnérabilité à l augmentation du prix de l énergie). Pour assurer cette exemplarité, le Pays de l Or mène le plan démarche selon la démarche Cit ergie, label d excellence européen. Cette démarche permettra de structurer et d approfondir les actions de la collectivité, mais de nombreuses actions sont déjà menées sur cette thématique. En particulier, dans le cadre de sa politique énergétique, la communauté d agglomération du Pays de l Or a initié plusieurs actions notamment sur le patrimoine public (diagnostic, matériaux écologiques etc.) : - lancement d un bilan énergétique du patrimoine bâti intercommunal en 2010. Il permettra d aboutir à une gestion maîtrisée de l énergie par l établissement d une liste de travaux nécessaires avec pour chaque intervention un coût d investissement précis et une économie d énergie chiffrée. - construction des nouveaux bâtiments appartenant à la collectivité selon les normes HQE et BBC. - utilisation d énergies renouvelables sur les bâtiments publics : panneaux solaires sur le toit de la piscine de Palavas les Flots, chauffage solaire de l eau pour la crèche de la maison des enfants de Mauguio, la piscine de Mauguio, et le centre de loisirs de la Grande Motte. La géothermie est envisagée pour la crèche de Mudaison. - constructions bois pour le centre de loisirs de Valergues et l espace jeune de Lansargues. 4.3.1. Le contexte énergétique départemental La consommation d énergie en Languedoc- Roussillon s élève à 55 553 GWh en 2009, ce qui représente 3,2 % de la consommation nationale d énergie. Cette région est donc faiblement consommatrice d énergie au regard de son poids démographique qui dépasse 4 %. Elle est également l une des régions les moins consommatrice d énergie si on rapporte au nombre d habitant. Ceci peut s expliquer par le climat privilégié et par le faible tissu industriel. Elle consomme préférentiellement des produits pétroliers (50 %), consommés principalement par le secteur des transports et de CRP Consulting 47
l électricité (28 %) consommés principalement par le secteur résidentiel, tous deux en augmentation régulière depuis une dizaine d année. La part des transports dans le bilan énergétique est très élevée, avec une utilisation prépondérante de la voiture au niveau régional également applicable au territoire du Pays de l Or (territoire rural avec offre de transport en commun relativement limitée). Production nette d'électricité en 2009 (en GWh) Cela induit la nécessité de travailler sur les formes urbaines et la mixité des fonctions, d améliorer le réseau des transports en commun et de développer les transports doux sur le territoire pour réduire la facture énergétique financière et environnementale. Cependant, en 2009, on observe une baisse de la consommation régionale en produits pétroliers (- 5 %), qui s applique aussi pour le gaz (- 15 %). La consommation d électricité reste elle globalement stable, avec une baisse pour la grande industrie et les PME/PMI (- 6,5 % et - 12 %) et une augmentation pour le secteur résidentiel- tertiaire (+6 %), tendance également observée sur le plan national qui est liée aux effets conjoncturels de l activité économique en 2009. La production d énergie dans la Région est également très faible. En 2009, elle s élevait à 9084 GWh (dont 4413 GWh d électricité) à comparer aux 9915 GWh (dont 5091 GWh d électricité) en 2008. Cette production, en recul de 8% par rapport à l année 2008, est essentiellement due à l arrêt de la production sur la centrale nucléaire de Phénix courant 2009 et à la baisse de production sur la centrale thermique d Aramon. La principale source d énergie électrique de la région est issue pour l essentiel des installations hydroélectriques de la Lozère, l Hérault et les Pyrénées Orientales pour les hautes chutes et du Gard pour les basses chutes. En effet, l hydroélectricité représente à elle seule 53 % de la production totale d électricité de la région. Vient ensuite l énergie éolienne avec 22,7 % de la production totale d électricité de la région qui arrive au 6ème rang des régions française avec un parc éolien de 380 MW de puissance. Cette énergie provient en majeure partie de l Aude puis de l Hérault et a connu une progression de 12 % entre 2008 et 2009. Le territoire n est pas tellement propice au développement de l éolien, car seul le lido est soumis à des vents supérieurs à 6m/s. D autre part le schéma de référence de l état indique que les trois communes du POA sont dans des secteurs à contraintes moyennes à fortes pour l implantation d éolienne en mer. Bien qu ayant triplé sa production depuis 2008 (11KWh), l énergie solaire reste une source d énergie marginale, malgré les atouts de la région et du territoire. En effet le territoire, implanté sur le littoral, bénéficie de l un CRP Consulting 48
des meilleurs ensoleillements français et donc du meilleur potentiel de production d énergie solaire en France, avec un rayonnement solaire quotidien moyen supérieur à 4,4 kwh/m² et un gisement solaire est estimé entre 1620 et 1760 kwh par m² de capteur solaire par an. C est pourquoi le Pays de l Or possède un fort potentiel pour la production d énergies renouvelables. Le développement d installations d énergies renouvelables peut assurer une plus grande autonomie au Pays de l Or mais aussi une très bonne image d un engagement affirmé vers le développement durable. Concernant les émissions de gaz à effet de serre, 72 % des concentrations en CO 2 concernent le secteur des transports routiers (attention ces données n intègre que le CO 2, donc les émissions énergétique, les autres gaz à effet de serre ne sont pas pris en compte). 4.3.2 DIASCOPE : une station expérimentale avant- poste du changement climatique L unité expérimentale DIASCOPE est un lieu d étude et d observation de la diversité des plantes et de leurs conditions d Adaptation, situé à Mauguio. C'est l'unique station expérimentale grandes cultures de l'institut National de la Recherche Agronomique (INRA), avant- poste du changement climatique et présentant une zone de référence pédologique méditerranéenne. Elle est au service d'unités de recherche travaillant sur Grandes Cultures ou Arboriculture autour de thèmes liés à la diversité, la domestication, l'adaptation à des stress hydriques et nutritionnels (agriculture biologique), la génétique et amélioration des plantes, l'évolution de populations etc. Elle propose un appui logistique important en offrant une gamme d'environnements et de systèmes de culture en plein champ ou en milieux confinés allant du conventionnel à l'agriculture biologique, une expertise en création et description de diversité végétale cultivée etc. A court terme, l'ambition de DIASCOPE est d'être un lieu de forte interdisciplinarité entre sciences techniques (génétique, écophysiologie, agronomie systémique, agro- écologie, biogéochimie des sols et écologie fonctionnelle...) et sociales dans le cadre de recherches actions en partenariat. Un des objectifs sera de conjuguer des études sur les performances économiques, sociales et environnementales de divers types d'agricultures. Source : Air LR CRP Consulting 49
4.4 Un territoire soumis aux risques naturels et à quelques nuisances Chiffres clés : - L indice ATMO, calculé à l échelle de l aire urbaine de Montpellier, a été classé de très bon à bon entre 2008 à 2012. 4.4.1 Des émissions de polluants atmosphériques liés aux transports A l image de l ensemble de l Hérault, le Pays de l Or est un territoire très peu industrialisé. Les transports sont donc à l origine de la plus grosse part des émissions de polluants atmosphériques sur le territoire. La Loi sur l Air et l Utilisation Rationnelle de l Energie (LAURE) de 1996, oblige la mise en place d un suivi de la qualité de l air pour les communes de plus de 100 000 habitants. En Languedoc- Roussillon, ce suivi est assuré par l association Air Languedoc- Roussillon (Air LR) qui œuvre à la surveillance de la qualité de l'air et la diffusion de l'information sur les cinq départements de la région. Pour ce faire, l association dispose d un réseau de stations automatiques qui permet de suivre la qualité de l air de façon journalière et de déclencher le cas échéant les procédures d information ou d alerte. Aucune station de mesure de la qualité de l air en continu n est implantée sur le territoire du Pays de l Or. Ainsi, la combinaison entre les études ponctuelles menées sur le Pays de l Or et l extrapolation des données disponibles sur la Communauté d agglomération de Montpellier permettent de dresser le bilan de la qualité de l air sur le territoire du Pays de l Or. L «indice Atmo» est un indicateur journalier destiné à fournir une information synthétique de la qualité de l'air globale. Il varie sur une échelle graduée de 1 (très bonne qualité de l air) à 10 (très mauvaise qualité). Entre 2008 et 2012, l indice ATMO, calculé à l échelle de l agglomération de Montpellier, a été classé de très bon à bon. Entre 2011 et 2012, la fréquence d apparition des indices «TRES BON A BON» a légèrement diminué principalement en raison de la modification de l échelle PM 10 (particules en suspension dans l air de diamètre inférieur à 10 micromètres) dans le calcul de l indice ATMO. Notons tout de même que l indice «MAUVAIS» a été détecté le 9 février 2012 suite à l augmentation des niveaux de PM 10 dans l air ambiant. Cet indice n avait plus été détecté depuis 2008. Source : bilan 2012 Air LR Selon Air LR, la qualité de l air du Pays de l Or est caractérisée par une pollution à l ozone, dont les plus fortes concentrations «se rencontrent principalement en période estivale pendant laquelle, sous l effet d un fort ensoleillement (risques sanitaires), les polluants émis par le trafic routier et les activités industrielles se transforment, par des réactions chimiques complexes, en ozone.». La pollution au plomb est elle aussi fortement représentée. La cause principale est l aéroport qui génère des taux de CRP Consulting 50
plomb atmosphérique très importants, mais le trafic routier est également responsable de ce type de pollution. Notons q un Plan Régional pour la Qualité de l Air (PRQA) en Languedoc- Roussillon a été approuvé en 1999. Il fixe les orientations à moyen et long terme pour prévenir et réduire la pollution atmosphérique et atteindre les objectifs de qualité fixés dans ce même plan. Ce PRQA sert de référence pour la déclinaison d actions locales. Ainsi, depuis 2006, un Plan de Protection de l Atmosphère qui intègre notamment l ensemble du périmètre du Pays de l Or est mis en place (actuellement en cours de révision). Il fixe les mesures à mettre en œuvre sur le territoire afin de ramener la concentration des polluants de l atmosphère à un niveau inférieur aux valeurs limites. 4.4.2 Des nuisances sonores Ø Réseau routier et ferroviaire Des nuisances sonores sont présentes localement sur le territoire. Elles sont liées au trafic routier et ferroviaire. Sur le Pays de l Or, de nombreuses infrastructures terrestres de déplacements sont identifiés comme des sources de bruit : - Catégorie 1 : A 9, ligne SNCF Nîmes- Narbonne. - Catégorie 2 : la majorité des axes en direction du littoral (RD 986 reliant Montpellier à Palavas- les- Flots, RD 66 reliant Montpellier à Carnon, RD 62 reliant Carnon à La Grande- Motte, Déviation Est de Montpellier (DEM)). - Catégorie 3 : la majeure partie des routes départementales qui quadrillent le territoire (RD24, RD62, RD986, RD62E, RD21E, RD112, RD189, RD24E8, RD172). - Catégorie 4 : RD24, RD21E, RD172, RD112. - Catégorie 5 : RD112. Le classement sonore des infrastructures terrestres de transport (routières et ferroviaires) permet de localiser les zones les plus sensibles et de protéger la santé des populations exposées. Pour cela, cinq catégories ont été défini : CRP Consulting 51
10 Source : DDTM Hérault Afin d améliorer la qualité de vie des citoyens, un Plan de Prévention du Bruit dans l Environnement (PPBE) pour les voies qui supportent un trafic supérieur à 8 200 véhicules par jour, a été mis en place par l Etat (directive européenne du 25 Juin 2002 relative à l évaluation et à la gestion du bruit dans l environnement). Ce document dresse un état des lieux des secteurs à enjeux et des sources de bruit. Il recense les mesures prévues par les autorités compétentes pour traiter les zones sensibles identifiées (bâtiments d habitation, hôpitaux, écoles, etc.), et ce notamment lorsque les valeurs limites fixées sont dépassées ou risquent de l être. Ainsi, le PPBE de l Etat pour les infrastructures de transport terrestres nationales a été approuvé le 3 février 2011. Il indique que deux communes de la communauté d agglomération du Pays de l Or sont concernées : - Mauguio et Saint Aunès par l A9. - Saint Aunès par la RN113, la voie ferrée Tarascon- Sète (section Montpellier/limite du Gard). Au total, 33 Points Noirs du Bruit (PNB) du réseau routier national concédé ont été recensés sur les communes de Mauguio et Saint Aunès, et seulement 3 PNB sur la commune de Palavas les Flots. Ø Aéroport Montpellier Méditerranée L aéroport de Montpellier Méditerranée ainsi que l aérodrome de Candillargues sont également source de pollution sonore. Afin de prévenir ces nuisances, un Plan d Exposition au Bruit (PEB) a été mis en œuvre en 2007. Le PEB anticipe, à l'horizon de 10/15 ans, les prévisions de développement de l'activité aérienne, l'extension des infrastructures et les évolutions des procédures de circulation aérienne. Il définit des zones de bruit A à D qui qualifient le niveau de la gêne sonore11. 10 Carte de type A localisant les zones exposées au bruit, à l'aide de courbes isophones en Lden (Level day evening night) par pas de 5 en 5, de 55dB (A) à supérieur à 75 db (A). Le db(a) est une unité de mesure exprimant un niveau d'intensité (décibel) pondéré en fonction des caractéristiques physiologiques de l'oreille humaine. Agenda 21 Pays de l Or Agglomération Diagnostic partagé 11 Calculée à l aide d un modèle mathématique prenant en compte le bruit du passage des avions, le nombre de passage en 24 heures et les vols nocturnes. CRP Consulting 52
complexité du réseau hydrographique accentuent considérablement le risque inondation sur le territoire. Le risque inondation constitue donc un enjeu majeur à prendre en compte pour le développement du territoire. 4.4.3 Un territoire soumis aux risques d inondation et de submersion marine Le réseau hydrographique du territoire est constitué de différents étangs (Or, Salin, du Maire, Palavasiens), de cours d eau connectés entre eux (Salaison, Balaurie, Cadoule, Aigues- Vives, Bérange, Berbian, Viredonne, Dardaillon) et de canaux (Philippe Lamour, de Lunel, du Rhône à Sète). L ensemble du réseau est en interaction, ce qui le rend complexe. En effet, le Pays de l Or est à la confluence de nombreuses masses d eau pour lesquelles l étang de l Or sert d exutoire, ce qui rend le territoire extrêmement sensible au risque d inondation lors des périodes de crues. D autre part, la majorité des rivières débouchant dans l étang de l Or ont un fonctionnement de type «oued», ce qui signifie que ce sont des cours d eau aux régimes hydrologiques irréguliers alternant des périodes de hautes eaux et des périodes «à sec». Ce type de cours d eau est caractérisé par la puissance, la rapidité de ses crues ainsi que par leur capacité à charrier une très grande quantité de sédiments. On distingue trois grands types de phénomènes d inondation sur le territoire : - Les crues dues au débordement des rivières. Ces crues se produisent suite à de gros épisodes pluvieux en amont du bassin versant de l étang de l Or. - Le ruissellement des eaux de pluie : ce phénomène survient principalement après une période de pluie longue et répétée sur le territoire. - Les phénomènes de ruissellement en site urbain qui sont principalement dus à l imperméabilisation des sols de ces secteurs. L ensemble des communes du territoire est concerné par un ou plusieurs types d inondation. La communauté d agglomération du Pays de l Or et particulièrement l étang et le cordon dunaire, sont sensibles au risque de submersion marine. Ce risque naturel entraîne l inondation ponctuelle de la zone côtière (lido) lors de tempêtes ou de forts coups de vents marins. Les terrains situés au- dessous du niveau de la mer sont alors envahis par les eaux. Ainsi, la situation géographique des centres urbains de Palavas- les- Flots, Mauguio Carnon, La Grande- Motte ainsi que la présence d un lido sableux peu développé, rendent le territoire propice aux submersions marines lors de phénomènes climatiques importants (tempêtes, vents de mer). Le développement de l urbanisme (imperméabilisation des sols), l évolution des pratiques agricoles (disparition des haies et fossés) et la CRP Consulting 53
ATOUTS Bonne qualité de l air Nuisances sonores ponctuelles Mise en œuvre PPBE et PEB Source : SCOT Agenda 21 Pays de l Or Agglomération Diagnostic partagé FAIBLESSES Pollution à l ozone forte (notamment pendant la période estivale) Pollution au plomb liée à l activité de l aéroport et au trafic routier Risque inondation et submersion marine Identification de 36 PNB sur les communes de Mauguio, Saint Aunès et Palavas les Flots Enjeux : - Prise en compte des risques inondation et submersion marine dans l aménagement du territoire - Réduire les émissions de liées au trafic routier - Limiter l imperméabilisation des sols - Anticiper le risque inondation et le risque de submersion marine (érosion du trait de côte) CRP Consulting 54
4.5 Une politique déchet structurée, qui subit la saisonnalité Chiffres clés - - - 52 783 tonnes de Déchets ménagers et Assimilés en 2012 Valorisation énergétique : 52 % des déchets collectés Valorisation matière : 32,2 % des déchets collectés 4.5.1 Une filière déchets organisée et diversifiée La collecte des déchets du Pays de l Or est assurée par un système en porte à porte, complété par des points d apport volontaire et des déchetteries. Le service s appuie sur plusieurs infrastructures et équipements indispensables à son fonctionnement : - 4 déchèteries réparties sur le territoire, - le centre de tri Delta Recyclage situé à Lansargues, - 2 plateformes de compostage situées à La Grande Motte et Mudaison, - l usine d incinération et de valorisation énergétique d OCREAL située à Lunel- Viel. Pour la collecte en porte à porte, les foyers sont dotés de deux bacs individuels : un bac gris pour les ordures ménagères résiduelles et un bac jaune pour le recyclage (sauf le verre). Les ordures ménagères résiduelles sont transférées à l usine d incinération pour une valorisation énergétique (contrat passé avec le Syndicat Mixte entre Pic et Etang). Les emballages ménagers recyclables sont amenés au centre de tri de Delta Recyclage avant d être conditionné et expédié vers les différentes filières de recyclage (contrat entre le Syndicat Mixte entre Pic et Etang et Eco- Emballages). La collecte au niveau points d apport volontaire (642) est bien organisée puisqu elle concerne l ensemble des 8 communes du territoire ainsi que CRP Consulting 55
les plages. A ceci s ajoutent 208 points d apport volontaire (dont 40 en regroupement) pour le carton des commerçants. Toujours dans une dynamique de diversification de la filière déchets, une collecte spécifique pour les terrains de camping et caravaning et pour les restaurants de plage est mise en place quotidiennement de mi- juin à mi- septembre. La valorisation des déchets issus de la collecte en porte à porte, des points d apport volontaire et des déchetteries se fait selon plusieurs filières. Source : Pays de l Or Durant l année 2012, une hausse des déchets ménagers de 3,34% par rapport à l année 2011 a été observée (50 664 tonnes). Or, l intégration de la commune de Valergues correspondant à une augmentation de population relative d environ 4,5 %. Le tonnage de déchets a donc en réalité, proportionnellement diminué. La population résidant à l année produit moins de déchets que la moyenne départementale et nationale, mais la très forte fréquentation estivale provoque une surproduction de déchets. Pendant cette période, on constate que l efficacité du système de tri sélectif est moindre. De plus, on constate que les tonnages des différents matériaux collectés en déchèterie ont augmenté de 8 % (27 453 tonnes en 2012) par rapport à l année précédente. Parmi eux, on note une hausse des cartons bruns (8,1%) et une baisse des apports de fer (- 4,2 % par rapport à 2011). Le traitement des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), qui induit une revente des matériaux, a permis un gain de 27 300. 4.5.2 Une réduction de la production des déchets touristiques Un plan de communication a été mis en place par la Communauté d agglomération pour mener à bien la sensibilisation des usagers sur le thème de l élimination des déchets afin de répondre à la fois aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Parmi les opérations déjà engagées, des actions de sensibilisation aux enjeux du tri et du recyclage ont été menées en 2010 grâce à différentes animations faites aux touristes (organisation de pêche au tri pour les enfants, distribution de cendriers recyclés), spécifiquement sur les communes du Littoral, et via une équipe d animation composée de 6 ambassadeurs du tri (répartis sur différents points stratégiques : office du tourisme, plages, marché, camping les Saladelles et les Cigales). D autres actions sont également faites auprès des scolaires à la demande des établissements. Une redevance spéciale est appliquée pour les campings, les ports, les restaurants de plage, l aéroport, les vendeurs de fruits et légumes au bord des routes, et enfin les marchés de Mauguio, Palavas- les- Flots et La Grande Motte. Cette redevance permet d inciter ces entreprises à trier, puisque le principe même de la redevance est de payer la quantité de déchets produits non recyclés. Une opération «ports propre» a été lancée en 2000 pour enlever tous les déchets accumulés dans les fonds marins grâce à l action de plongeurs. Ces déchets sont ensuite triés et si possible valorisés. Cette action se CRP Consulting 56
poursuit chaque année dans le port de La Grande Motte en collaboration avec les associations nautiques. Des mesures sont prises par le service déchets pour éviter l érosion des plages, notamment par la mise en place d un nettoyage manuel (et non mécanique) des dunes, permettant ainsi la fixation du sable dans les dunes pour limiter l érosion et donc le recul du trait de côte. 4.5.3 Une dynamique de prévention des déchets à développer Le Pays de l Or a mis en place des actions visant à réduire la production de déchets à la source : - soutien aux petits élevages de poules et fourniture de composteurs, moyennant une participation financière très modeste. - planification de campagnes de communication, outil indispensable pour tendre vers une optimisation du tri et de la gestion des déchets. Dans ce cadre, deux maîtres composteurs ont été formés afin de mener un travail de sensibilisation, d information et d accompagnement de la population. ATOUTS Politique en matière de réduction des déchets touristiques Taux important de valorisation des déchets Bonne répartition des déchetteries sur les 8 communes FAIBLESSES Pas de programme de prévention des déchets sur le territoire Surproduction de déchets pendant la période estivale Enjeux : - Mise en œuvre d un programme local de prévention des déchets - Poursuivre le tri sélectif des déchets touristiques - Développer davantage la sensibilisation au tri Une politique de prévention des déchets commence à voir le jour sur le territoire, tendant vers la mise en œuvre d un programme local de prévention des déchets, mais doit être développée. En effet, la loi Grenelle 2 rend obligatoire la mise en œuvre de programmes dans les collectivités en charge de la gestion des déchets au 1er janvier 2012. CRP Consulting 57
Synthèse des enjeux Un territoire aux nombreux atouts : - Une biodiversité et des paysages remarquables, - trois stations balnéaires, - Une économie diversifiée et dynamique, - Une offre de commerces et des services publics et privés bien répartie, - La proximité d une grande agglomération dynamique, - Une bonne desserte. Ces nombreuses forces qui génèrent une forte attractivité - Une croissance démographique importante, - Une activité touristique de grande ampleur, - Un développement de l activité économique et de l emploi. Cette attractivité génère de nombreux impacts - Un étalement urbain qui entraine une forte pression foncière et un recul des espaces agricoles, - Des difficultés de déplacements, - Des nuisances et des pollutions de l eau et des milieux, - Une demande en services qui progresse. L enjeu central du territoire est donc de gérer son attractivité et les conditions d accueil, dans un cadre durable, afin de préserver les ressources qui la crée. Dans ce sens, des enjeux sont d ores et déjà bien traités et doivent continués à l être : - La préservation et gestion des espaces naturels, - La gestion de l eau et des déchets, - Le développement et la répartition de l offre de services, - La préservation des espaces agricoles. D autres enjeux centraux commencent à être traités, et sont les conditions de la durabilité du territoire : - Maîtrise de l étalement urbain et urbanisme durable, - Réduction des déplacements en voiture, notamment par le développement des transports en commun. Enfin de premières perspectives à approfondir apparaissent en matière de développement durable : - Développer l agriculture respectueuse de l environnement et les circuits courts de proximité, - Développer une économie verte et circulaire : source de la croissance de demain, - Renforcer la participation citoyenne, - Développer le tourisme durable qui peut être un positionnement différentiateur, - La sensibilisation et l éducation à l environnement et au développement durable, - Traiter les enjeux de l énergie et du climat (lutte contre le changement climatique et adaptation), - Mettre en œuvre une démarche d exemplarité interne. CRP Consulting 58