Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Rapport Annuel 2008 Société Anonyme 20, Boulevard Emmanuel Servais - L-2535 Luxembourg - Adresse Postale B.P. 474 - L-2014 Luxembourg Tél. : (352) 24 88 1 - Fax Direction : (352) 24 88 8222 - Swift PRIBLULL - R.C. LUX B 19194 - TVA LU 121687 24 www.lcf-rothschild.lu
2 3 Table des matières Message du Président... 6 Organes de la Banque Privée... 8 Edmond de Rothschild Europe Rapport de gestion... 18 Eléments financiers 2008... 32 Annexe aux comptes annuels... 40 Rapport du Réviseur d entreprises... 70 Adresses... 74
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4 5 Continent de la diversité naturelle par excellence, l Afrique abrite des millions d espèces animales et végétales qui forment, avec les hommes, un précieux vivier. Aujourd hui, une grande partie de cette diversité est menacée d extinction : les couloirs migratoires disparaissent, la pollution et la surex - ploitation déstabilisent les processus naturels, la pauvreté s accentue. La Fondation Peace Parks a pour objectif de rétablir une cohabitation harmonieuse entre conservation naturelle et développement socio-économique. Les Peace Parks (parcs de la paix) sont des sites de conservation transfrontaliers, c est-à-dire des zones transgressant les frontières africaines issues de l époque coloniale dans l intérêt des hommes, de la faune et de la flore. Ces
4 5 réserves sont choisies pour la richesse de leur biodiversité, leur héritage culturel et leur potentiel de croissance. Grâce au soutien des gouvernements régionaux, des organisations internationales et du secteur privé, pas moins de 10 Peace Parks ont vu le jour en Afrique australe. Après une sombre période de guerres civiles qui ravagea cette région, la Fondation Peace Parks fut initiée par trois visionnaires, Nelson Mandela, le Prince Bernhard des Pays-Bas et le Dr Anton Rupert. Le Baron Edmond de Rothschild adhéra à ce projet ambitieux dès sa création en 1997 ; il en fut un des argentiers et ambassadeurs à l international. Depuis, la Fondation Peace Parks bénéficie du soutien actif des Fondations Edmond et Benjamin de Rothschild qui en partagent la mission : développement durable, préservation de l environnement, éducation et formation. www.peaceparks.org
6 7 Message du Président du Conseil d'administration Tout le monde s accorde désormais sur la violence de cette crise économique et financière planétaire, la plus dévastatrice depuis celle des années 30. A l évidence, aucune banque, aucun gérant d actif, aucun banquier privé ne pouvait en anticiper l ampleur et aucun ne peut prétendre en évaluer la durée, encore moins en esquiver toutes les conséquences. Notre groupe, nos gérants et nos clients souffrent ensemble de l effondrement des marchés. Et ensemble nous faisons face parce que nous bénéficions des spécificités d une banque familiale. J en mentionnerai trois. D abord, nous ne nous autorisons pas à prendre des risques majeurs. Si nous subissons forcément quelques dégâts collatéraux de la crise mondiale, nous sommes mieux abrités que beaucoup. Et nous partageons cette prudence instinctive avec toutes les entreprises à capitaux familiaux, dont les performances durables ont été amplement démontrées. Nombre de banques n ont survécu qu en faisant appel massivement à de nouveaux actionnaires, souvent même aux Etats ou aux fonds souverains, alors que notre maison perdrait son âme sans son actionnaire qui lui prête son nom, sa culture, sa tradition à travers les générations. Les managers de notre groupe, d ailleurs associés au capital, veillent sur les fonds propres, car ils préservent ainsi un actif essentiel de nos banques, le nom. C est-à-dire la réputation attachée à ce nom, restée intacte depuis 250 ans malgré les révolutions, les guerres, les persécutions, et les secousses de marchés, parfois aussi dévastatrices. Ensuite, nous n avons jamais dévié de notre cœur de métier, la gestion d actifs et la banque privée. Non pas que notre spécialité nous mette à l abri de tous les risques et de toutes les erreurs. Mais cette fidélité à notre savoir-faire traditionnel explique que toute l attention de notre maison est intégralement concentrée sur la maîtrise des extrêmes difficultés de la crise actuelle. Nous pensons que la fidélité de nos clients et de nos équipes se nourrit de la fidélité de notre groupe à son unique métier. Enfin, notre famille, forte de plus de deux siècles d expé rience, sait qu il n est point de construction et de préservation des patrimoines sans respect de la durée. Le principal enseignement de cette crise restera la nécessité de compter avec le temps, que l impatience du gain a dissipé dans les années récentes. Le taux d intérêt, qui n est autre que le prix du temps, s était noyé dans l inondation de liquidités des années 2000, et cette gratuité du crédit n était que mépris de la durée. Pour notre Maison, comme pour notre clientèle, nous ne recherchons pas le brio instantané, mais bien plus la performance à long terme. Si la crise mondiale devait s aggraver encore, il est clair que la quasi-totalité des actifs, pas seulement financiers, seraient malmenés pour longtemps. Mais si la maîtrise de la crise progresse, si les dirigeants des grandes nations ne se laissent pas entraîner dans la mortelle randonnée des égoïsmes nationaux, il est certain que la convalescence sera fertile en opportunités. Surtout pour les maisons robustes qui, n ayant pas chanté tout l été, ont conservé quelques munitions, non seulement pour l hiver, mais aussi le printemps. Je n évoquerai pas les occasions scandaleuses où la finance profiterait des dégâts qu elle a elle-même causés. Mais je veux parler des vraies opportunités qui seront sans doute les voies royales de la nouvelle croissance. Il m en vient deux à l esprit que notre famille et notre groupe cultivaient déjà avant la crise. L écologie d abord. Non pas celle qui interdit, freine, immobilise, attriste. Mais celle qui favorise la croissance parce qu elle lui apporte de nouveaux projets pour la rendre durable. L actuel président américain, de ce point de vue, amorce un tournant décisif pour le monde. Il était temps! Car nous ne sommes plus face à un choix, mais une ardente obligation envers nos enfants. Les puissances émergentes, ensuite. Après avoir rêvassé au découplage, on imagine l effondrement. La Chine, l Inde, l Amérique latine ne méritent ni cet excès
6 7 d honneur, ni cette indignité. C est une évidence que la démographie et l épargne sont les carburants des locomotives du futur. Notre groupe est déjà présent dans ces pays et souhaite y fortifier son influence. Nous voulons que notre savoir-faire profite au nouveau monde et que nos investisseurs bénéficient avec nous de cet eldorado à venir. Pour l heure, je sais que cette violente crise a provoqué de graves saignées dans les patrimoines, et je n échappe pas à la règle. Je remercie nos clients de la confiance qu ils ont bien voulu nous renouveler et de leur parrainage : toutes nos banques ont accueilli nombre de nou - veaux comptes en 2008. Ce ne sont pas seulement les secousses des grands établissements qui expliquent cet afflux de confiance, mais plutôt notre style de gestion. Nous avons toujours voulu être meilleurs dans la préservation des patrimoines. Beaucoup des techniques développées dans nos maisons visent une protection renforcée dans les produits performants. Notre blason familial illustre bien ce retour à la sagesse traditionnelle qui guidera la finance de demain. «Concordia, Integritas, Industria». Concordia : l union, celle du village planétaire, seule capable de faire reculer la crise, d associer les masses émergentes à la reprise, de discipliner le risque climatique. Integritas : l éthique, c est-à-dire le respect mutuel du travail et du capital sans lequel le système se déchire. Industria : car il n y a pas de respect des clients et des collaborateurs sans celui du métier, au sens artisanal du terme, que l abus du levier financier avait cru pouvoir reléguer dans l arrièreboutique. Notre groupe fut réservé dans les années d opportunités folles. Il peut sortir de sa réserve dans les années d opportunités sages. En chinois, le mot crise s écrit en deux idéogrammes, dont l un désigne le danger et l autre l opportunité qui, en 2009, année du bœuf, ne peut être que sage. Baron Benjamin de Rothschild Président
8 9 Organes Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Conseil d Administration Président Baron Benjamin de Rothschild Administrateurs John Alexander Luc Baatard Didier Bottge José-Luis de Vasconcelos e Sousa Laurent Dassault Guy Grymberg 1 Claude Messulam Frédéric Otto Yves Repiquet 2 E. Trevor Salathé Daniel Yves Trèves Comité du Conseil d Administration Président Claude Messulam Membres John Alexander Luc Baatard Didier Bottge José-Luis de Vasconcelos e Sousa Guy Grymberg 1 Frédéric Otto E. Trevor Salathé Audit Interne Sous-Directeur Principal Stéphanie Van Tieghem Organe de Révision PricewaterhouseCoopers S.à.r.l. 1 jusqu'au 26 juin 2008 2 depuis le 14 avril 2009
8 9 Comité Exécutif 1 Président Directeur Général Frédéric Otto Vice-Président Directeur Général Adjoint Pierre-Marie Valenne Vice-Président Directeur Central Jean-François Lafond Vice-Présidents Directeurs Marc Ambroisien Geoffroy Linard Rudy Paulet Franck Sarrazin Comité de Direction Clientèle Privée & Asset Management Président Frédéric Otto Vice-Présidents Pierre-Marie Valenne Jean-François Lafond Marc Ambroisien Rudy Paulet Directeurs Didier Bensadoun Patrick Brebion Thierry de Baynast Raphael Delplanque Raymond Glodé Marc Grabowski Franck Payrar Jean-Marc Robinet Jean-Charles Schiltz Guy Verhoustraeten Comité de Direction OPC Président Pierre-Marie Valenne Vice-Présidents Jean-François Lafond Geoffroy Linard Franck Sarrazin Directeurs Philippe Anstett Guy Verhoustraeten 1 Directeurs agréés auprès de la Commission de Surveillance du Secteur Financier
10 11 Comité de Direction Family Office & Business Development Président Frédéric Otto Vice-Président Pierre-Marie Valenne Directeurs Marc Ambroisien Rudy Paulet Franck Sarrazin Didier Bensadoun Thierry de Baynast Edward de Burlet Raphaël Delplanque Raymond Glodé Karl Guénard Elise Lethuillier Alain Mestat Franck Payrar Philippe Postal Jean-Marc Robinet Jean-Charles Schiltz Guy Verhoustraeten Secrétaire général Luc Grégoire
10 11 Organes Autres Directeurs, Directeurs Adjoints, Sous-Directeurs Principaux et Sous-Directeurs Directeurs Philippe Contadin Denis de Montigny Pascal Delle Claudio Fernandes Dimitri Guillaume Reinald Loutsch Jean-Luc Parmentier Virgilio Ranalli Bernard Schul Jean-Marc Thomas Didrik van Zuylen Directeurs Adjoints Michele Amari Marie-Laure Bernard Paul Boeger Christian Burckel Michel Catulle Yves Chezeaud Emile Cremmer David Diwan Pascal Gilles Geoffroy Glenisson Philippe Godard Eliseo Graziani Jean Heckmus Catherine Menzies Bernard Mertens Francis Nilles Giulia Olivieri Claude Pech Rudi Peeters Catherine Roux-Sevelle Carlo Thewes Matthieu Tinti Eric Van der Straten Philippe Visconti Philippe Wapler Marc Zurcher Sous-Directeurs Principaux Jean-François Colson Jean-Louis Di Giovanni Dominique Dubois Eric Feyereisen Laurent Haag Philippe Maclot Jean-Christophe Morizot Philippe Pirenne Nathalie Plompen Filip Van Aerde Sous-Directeurs Corinne Aurousseau Pascale Bartz Nicolas Bayet Christophe Bedeau Magali Berton Isabelle Boez Mark Bosquet Olivier Boulestreau Sidney Bouvier André Bovy Serge Bruck Mara Claus Giuseppe Croce Arnaud de Smedt Guy de Spirlet Arnaud Decrulle Jérôme Demimuid Sébastien Dodo Jean-Marc Drui Renaud Durand Frédéric Fauveaux Pascal Forêt Eric Guerrier Muriel Hombroise Emmanuel Kirch Christoph Lanz Martial Lavall Thierry Lenormand Amílcar Magalhães Ribeiro Josette Marting Marie-Thérèse Mosson-Weber Sandrine Mury Evelyne Pommeret Alain Ravaux Pierre Ruhl Ilan Schweizer Malika Sekkil Nuria Tejada-Gallardo Vincent Thiry Claude Verdin François Vial Claude Wickler
12 13 Succursales à l étranger Coordination des succursales Président du Comité de Coordination José-Luis de Vasconcelos e Sousa Directeur Miguel C. de Lemos Belgique / Bruxelles Directeur Général Marc Moles le Bailly 1 Directeur Général Adjoint Marie-Claire Keyzer 1 Directeurs Eric Dumoulin 1 Thierry Genouville Marc Lallemand 1 Alain Querton Sous-Directeurs Jean-Pierre Heymans Pierre-Alexis Hocke Cédric Querton Espagne / Madrid Directeur Général Ignacio Bernar Elorza 1 Directeurs Généraux Adjoints Antonio Salgado Francisco Sánchez Directeurs Pablo Torralba Juan Verdaguer Directeur Adjoint David Hayón Sous-Directeur Principal Alberto Cejudo Podio Sous-Directeurs Pedro Adán Bruno da Cunha David Monreal 1 Directeurs agréés auprès des autorités de contrôle
12 13 Organes Italie / Milan Directeur Général Roberto Colapinto 1 Sous-Directeurs Barbara Colombo Elena Giordano Giorgio Solcia Portugal / Lisbonne Directeur Général José-Luis de Vasconcelos e Sousa 1 Directeur Général Adjoint Bruno de Carvalho 1 Directeurs Gonçalo de Bragança Raul Jorge Godinho Vitor Henriques Pereira João Antunes Directeurs Adjoints Luis d Orey Gonçalo Correa Rui Nunes dos Santos André Reid Sous-Directeurs Marta Aranha Alves Paula Alexandra Coimbra Frederico Pratas Cristina Venancio 1 Directeurs agréés auprès des autorités de contrôle
14 15 Bureaux de représentation Israël / Tel Aviv Représentant permanent Ariel Seidman Pologne / Varsovie Représentant permanent Carlo Thewes Slovaquie / Bratislava Représentants permanents Marc Ambroisien Svetlana Dankovicova
14 15 Les Rothschild et l'afrique
16 17 Hyménoptères - Anthidium Rothschildi Hyménoptères - Anochetus Rothschildi A l aube du XXe siècle, de vastes régions d Afrique orientale constituent une véritable terra incognita. Parmi les quelques explorateurs résolus à s y aventurer, le Baron Maurice de Rothschild, grand-père de Benjamin de Rothschild, mène avec audace des expéditions périlleuses dans des zones largement inexplorées. De ces périples scientifiques, il rapporte une moisson d études et de spécimens nouveaux oiseaux, reptiles, poissons, insectes, mammifères pour certains jusqu alors inconnus. Précieusement conservés au Musée d Histoire Naturelle de Paris, ces travaux ont permis une recherche scientifique inédite contribuant au développement du savoir. Transmise au travers des générations, cette passion pour l Afrique continue d animer les engagements du Baron et de la Baronne Benjamin de Rothschild. En Afrique du Sud, ils poursuivent le développement de «Rupert & Rothschild Vignerons», créé il y a plus de dix ans en association avec la famille Rupert, en même temps que fut amorcée la collaboration étroite avec la Fondation Peace Parks.
16 17 Coléoptères - Omophron Rothschildi A l heure actuelle, Benjamin de Rothschild s implique personnellement au Mozambique dans le développement de la réserve de Niassa, dernier refuge pour d importantes populations de buffles, d antilopes et d éléphants, afin de lutter contre le braconnage, y construire des infrastructures et favoriser l écotourisme. Cet intérêt pour l Afrique transparait également dans les activités financières du Groupe LCF Rothschild qui intervient aux côtés d organisations internationales et d entrepreneurs locaux dans de nombreux chantiers d envergure allant du financement de grands travaux à la préservation des forêts tropicales.
18 19 Rapport de gestion du Conseil d ' Administration à l ' assemblée générale des actionnaires L environnement économique et des marchés financiers en 2008 Les perturbations apparues sur les marchés financiers américains en 2007 se sont aggravées en 2008 pour déboucher sur une crise financière mondiale sans précé dent. Aucun pays n a échappé aux conséquences de celle-ci qui s est finalement transformée en sévère crise économique internationale. En effet, les indices de confiance des chefs d entreprise et des consommateurs ont chuté à des niveaux inédits. La demande de crédits immobiliers, à la consommation ou d investissement, a faibli et les conditions d octroi de prêts des banques se sont brusquement resserrées. Alors que les Etats-Unis et le Japon étaient tombés en récession fin 2007, le reste du monde développé y est entré courant de l année 2008. A la veille de son dixième anniversaire, la zone euro est tombée à son tour en récession pour la première fois depuis sa création. Dans le sillage de ces bouleversements, les pays émergents ont aussi subi un sérieux coup de frein. Ainsi, la Russie a été durement affectée par les effets conjugués de la contagion de la crise financière et de l effondrement des cours du pétrole. La croissance économique s est effondrée en Asie et la Chine, troisième économie mondiale, a connu un ralentissement significatif sous l effet de la baisse de ses exportations. Dans ces circonstances, la production industrielle et le commerce international ont chuté de façon générale. Par ailleurs, l économie mondiale a souffert d une flambée spéculative inédite du prix du pétrole, qui a atteint un sommet à 147 dollars le baril en juillet. Sous l emprise grandissante de la récession, cette tendance s est toutefois brusquement inversée quelques semaines après et le prix de pétrole a chuté de 55 %, pour terminer l année à moins de 45 dollars. Cette flambée du prix de l énergie a provoqué une recrudescence des pressions inflationnistes au niveau international durant la première moitié de l année, tout en amputant le pouvoir d achat des consommateurs déjà affaiblis par la récession. En revanche, la chute spectaculaire du prix de l énergie qui a suivi, fut une aubaine et permit aux taux d inflation de rapidement refluer vers leur bas niveau du début d année. Ce reflux général des prix a progressivement suscité des craintes déflationnistes dans le courant de la seconde moitié de l année.
18 19 Face à cette situation complexe, les banques centrales anglo-saxonnes ont réagi les premières par la baisse de leurs taux directeurs, suivies durant l été par la Banque Centrale Européenne. Celle-ci avait encore relevé ses taux à la fin juin dans la crainte d un risque inflationniste plus important que le risque de ralentissement éco nomique. En décembre 2008, la Réserve Fédérale américaine abaissa pour la première fois de son histoire son taux directeur à près de zéro pourcent. Taux directeurs aux Etats-Unis et en Europe en 2008 4,5 4,0 BCE taux de refinancement FED taux directeurs Source : Thomson Datastream 3,5 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 0,5 0 J F M A M J J A S O N D
20 21 L année 2008 fut surtout marquée par une crise financière de dimension historique dont les origines remontent à la crise du crédit «subprime» U.S. et aux crises de liquidité et de solvabilité qui s en sont suivies. Entamée en 2006, la chute des prix immobiliers aux Etats-Unis s est poursuivie et a été accompagnée d un resserrement des conditions de crédit des banques commerciales. Cette situation a entraîné un accroissement des défauts de paiement de la part des emprunteurs et a impacté la profitabilité de bon nombre d institutions financières. Un sentiment de méfiance s est alors progressivement installé entre établissements de crédit et les taux interbancaires ont atteint des niveaux record. Les fortes inquiétudes quant au risque de contrepartie ont finalement entraîné le gel des marchés des crédits. Vers la mi-septembre 2008, le système financier international a frôlé la crise systémique. Face à ce risque, les décideurs politiques ont dû faire preuve de beaucoup de réactivité et de créativité, car les outils communément utilisés furent mis à rude épreuve et montrèrent leurs limites à contrer la débâcle sur les marchés. Les autorités gouvernementales et les banques cen - trales du monde entier ont dû se résoudre à prendre des mesures exceptionnelles. Ont alors été décidées des injections massives de liquidités, des baisses coordonnées de taux d intérêt, des garanties sur les dépôts, des prises de participation dans des banques et des programmes de rachats d actifs financiers illiquides pour éviter la crise systémique. Le gouvernement américain a dû s employer à sauver la banque Bear Stearns et les deux rehausseurs de crédit Fannie Mae et Freddie Mac. Malgré ces efforts, un effondrement de grandes institutions financières n a pas pu être évité en Europe et aux Etats-Unis et, à la mi-septembre, fut déclarée la faillite de la quatrième banque d investissement américaine (Lehman Brothers). Parallèlement à l action des banques centrales, les gouvernements ont lancé des plans de sauvetage de plusieurs centaines de milliards de dollars pour stimuler l activité économique et pour combattre la récession. Les investissements dans les infrastructures et la pré servation de l emploi ont constitué les principaux objectifs de ces programmes de relance. Toutefois, les plans de sauvetage européens sont demeurés timides et ont souffert d un manque de coordination. Sans surprise, ces turbulences ont profondément ébranlé la confiance des investisseurs qui ont massivement fui les placements risqués, illiquides ou non transparents. Par conséquent, l année 2008 a constitué une année noire pour l ensemble des places boursières. Les secteurs de la finance et de l automobile furent particulièrement touchés avec des chutes de plus de 80 % pour certaines de leurs valeurs.
20 21 Rapport de gestion DJ Euro Stoxx 450 Source : Thomson Datastream 400 350 300 250 200 150 J F M A M J J A S O N D
22 23 Les autres actifs à risque tels que les obligations à haut rendement, les instruments de dette des marchés émergents ou les emprunts émis par des entreprises privées européennes ont également subi de fortes contre-performances. De surcroît, la récession n a pas épargné les emprunts d Etats souverains aux finances publiques moins solides, ce qui a conduit dans certains cas à un abaissement de la notation de crédit de la dette étatique. Ainsi, les taux obligataires de bon nombre de pays européens se sont accrus par rapport aux taux des obligations allemandes, ces dernières étant considérées comme la référence en termes de sécurité et de liquidité. En revanche, les actifs défensifs à faible risque ont profité d un afflux massif de capitaux, bénéficiant de leur rôle d actif refuge en temps de crise. L aversion croissante au risque des investisseurs a eu pour résultat que le taux de rendement sur le U.S. Treasuries à 10 ans est tombé de 4,0 % en début d année à 2,2 % à fin décembre 2008. Taux d'intérêt à 10 ans en euro et en dollars 5,0 Taux 10 ans en euro Taux 10 ans en dollars US 4,5 Source : Thomson Datastream 4,0 3,5 3,0 2,5 2,0 J F M A M J J A S O N D
22 23 Rapport de gestion Néanmoins, c est l or, valeur refuge par excellence, qui profita le plus des turbulences dans les marchés. Le prix de l or est ainsi passé de 700 dollars l once en octobre à plus de 860 dollars à la fin de l année. Quant au marché des devises, il s est montré extrêmement volatile sous l influence de l aversion au risque élevée des investisseurs et de la baisse du différentiel des taux d intérêt des banques centrales. Le dollar américain a fortement fluctué, passant de 1,47 contre l euro, en début d année, à 1,23 en octobre en raison d achats massifs de bons du trésor américain et d une vague de rapatriement de capitaux liée à la crise financière. En Asie, c est le yen japonais qui a enregistré une nette progression face à l euro et face au dollar US. Contre ce dernier, la devise nippone a même atteint un sommet inédit depuis 13 ans. Taux de change euro / dollar US 1,65 Source : Thomson Datastream 1,60 1,55 1,50 1,45 1,40 1,35 1,30 1,25 1,20 J F M A M J J A S O N D
24 25 Notre développement Dans un contexte économique et financier délicat et volatile, la relation avec nos clients repose plus que jamais sur une relation de confiance, de proximité, de dialogue et de service global. Ces valeurs continuent à rencontrer, au fil de l eau, l adhésion de nos clients et sous-tendent largement l action de nos équipes en 2008. Notre développement s est poursuivi dans l ensemble de nos métiers de base : la banque privée, la gestion de patrimoine et l administration de fonds (OPCVM), le tout pouvant être associé dans une relation de Family Office. Le maintien du niveau de nos activités dans ce contexte économique troublé reste excellent, nos équipes spécialisées en Asset Management, Ingénierie Patrimoniale et Financière ainsi qu en assurance-vie se concertant pour proposer des solutions originales répondant aux objectifs de nos clients et limitant au mieux les risques inhérents au contexte économique. Les activités de nos implantations en Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Slovaquie et Pologne continuent à progresser selon nos attentes. Dans cet environnement économique troublé, nos équipes restent particulièrement attentives à tenir la Banque et ses clients à l écart des risques liés à la crise économique et financière. Le maintien de notre conservation, du volume d actifs gérés pour compte de nos clients (privés ou institutionnels) ainsi que de nos résultats témoignent de la qualité de notre activité. Celle-ci se base sur une organisation efficace, sans cesse améliorée par des investissements humains et informatiques maintenus à des niveaux significatifs. C est dans ce contexte que nos activités ont permis de dégager un résultat net de EUR 32.134.483, en baisse de 8 % par rapport à l exercice précédent.
24 25 Rapport de gestion Commentaires sur nos comptes annuels La lecture de nos comptes annuels 2008 et de ses chiffres-clés donne un éclairage plus complet sur la santé financière équilibrée de notre Banque. Bilan Au 31 décembre 2008, le total du bilan se chiffrait à EUR 5.057.116.553 contre EUR 4.424.836.603 au 31 décembre 2007, soit une progression de plus de 14 %. A l actif, le poste Caisse, avoirs auprès des banques centrales et des offices de chèques postaux pro - gressait sensiblement à EUR 1.877.065.511 tandis que les créances sur les banques s élevaient à EUR 2.432.409.726, en baisse de 31 %. Les créances sur la clientèle s établissaient, quant à elles, à EUR 628.117.224, en baisse de 16 %. Au passif, les dépôts et comptes courants de la clientèle ont enregistré une hausse de 38 % pour s établir à EUR 4.272.151.996, soit 84 % du total de bilan. Les engagements envers les banques représentaient un montant de EUR 526.704.290, en baisse de 52 % par rapport à l année précédente. Résultats Les produits Les recettes sont en progression de 4 % par rapport à l exercice social 2007, l essentiel de cette hausse provenant de l accroissement des revenus provenant tant des intérêts nets et produits assimilés que de parts dans les entreprises liées. Les charges Les frais généraux administratifs progressent de 9 %, principalement en raison de la croissance des activités et de l augmentation du personnel, notamment dans les succursales. Les frais de personnel, en hausse de 6 %, atteignent EUR 86.109.058, soit 67 % du total des frais généraux administratifs. Les autres frais administratifs se chiffrent à EUR 41.398.838, en progression de 17 %. Résultat net Le résultat net de l exercice s établit, après impôts et provisions, à EUR 32.134.483. Ce résultat intègre des investissements importants pour le long terme tels que le renforcement de nos équipes et de nos moyens de production. La rentabilité sur fonds propres s élève à 26 %.
26 27 Chiffres-clés 2008 2007 2008 / 2007 EUR EUR % Bilan (en millions d euros) Fonds propres après répartition (fonds pour risques bancaires généraux et postes spéciaux avec une quote-part de réserves non inclus) 137 123 11 % Total du Bilan avant répartition 5.057 4.425 14 % Compte de résultat (en millions d euros) Résultat des opérations d intérêt 33 27 22 % Résultat des opérations de commissions et des prestations de services 114 119-4 % Résultat provenant d opérations financières 16 15 7 % Résultat de valeurs mobilières 13 9 44 % Autres produits d'exploitation 9 4 125 % Charges d exploitation (frais de personnel, autres frais généraux et autres charges d administration) Bénéfice de l exercice (après impôts, provisions et amortissements) 132 120 9 % 32 35-8 % Effectif en fin d année (succursales incluses) 766 680 Rentabilité Rendement des fonds propres (en %) bénéfice après impôts (provision forfaitaire et provisions exceptionnelles non incluses) / moyenne des fonds propres après répartition 26 % 33 %
26 27 Rapport de gestion Objectifs et stratégie en matière de gestion des risques La gestion des risques de la Banque s inscrit rigoureusement dans le cadre des politiques de risques définies au niveau du Groupe par sa société-mère. Conformément à cette politique, la Banque assure une gestion des risques à travers un cadre exhaustif de principes, une structure organisationnelle, des limites et des processus étroitement liés aux activités de la Banque et à la nature des risques. Une information plus complète sur les objectifs et la stratégie en matière de gestion des risques auxquels la Banque est confrontée est développée en note 3 de l Annexe aux comptes annuels. Evénements survenus après la clôture de l exercice Aucun autre événement susceptible d influencer la profitabilité de la Banque ou d augmenter son exposition aux risques ne s est produit depuis la clôture de l exercice 2008. Perspectives Nous abordons les défis de l avenir avec confiance mais aussi avec prudence compte tenu de la grande volatilité des marchés financiers et de l ampleur de la crise économique et financière. Approbation des comptes annuels et proposition de répartition du solde disponible Nous soumettons à votre approbation les comptes de l exercice 2008 ainsi que notre proposition d affectation du solde disponible, en accord avec le rapport de notre réviseur externe. Le bénéfice net de l exercice 2008 s élève à Auquel s ajoute le solde du report de l exercice précédent EUR 32.134.483 14.050.386 soit un solde disponible de 46.184.869 que nous proposons d affecter de la manière suivante : Réserve spécifique bloquée pour une période de cinq ans représentant cinq fois l impôt sur la fortune 5.153.725 Réserves disponibles 10.000.000 Distribution d un dividende de EUR 1.071 par action 16.066.071 Report à nouveau 14.965.073 Total 46.184.869
28 29 Nominations statutaires Le mandat des administrateurs expire à l issue de l Assemblée du 14 avril 2009. Conformément aux dispositions statutaires, nous proposons de renouveler leur mandat pour un nouveau terme d un an. Il vous est en outre proposé de nommer Monsieur Yves Repiquet en qualité d administrateur pour un terme d un an. Direction et personnel Nous tenons à féliciter la Direction et l ensemble des collaborateurs de la Banque, tant à Luxembourg qu à l étranger, pour les excellents résultats obtenus et à remercier notre fidèle Clientèle pour la confiance qu elle nous témoigne d année en année. Luxembourg, le 26 mars 2009 Le Conseil d Administration
Education 28 29
La Fondation Peace Parks est convaincue que l éducation, l engagement et la participation des communautés permettent d accompagner judicieusement l interdépendance entre l environnement naturel et l homme. Ainsi, la Fondation soutient le développement économique local par la promotion de l écotourisme, vecteur de croissance sans précédent à l échelle mondiale. Gérés par Peace Parks, le Southern African Wildlife College et le South African College for Tourism sont reconnus comme d excellents établissements de formation de «rangers» et de professionnels de l hôtellerie. Ils apportent leurs compétences et transmettent leur expérience aux habitants des régions limitrophes des Peace Parks. Véritables viviers d expertises et de diversité, ces centres de formation permettent la création d activités nouvelles et durables, notamment par la création de sites touris - tiques et de «lodges». L association des traditions locales aux formations de gestion modernes contribue à assurer la pérennité des communautés rurales, et par là même l avenir des trésors naturels que recèle le continent africain.
L éducation constitue la clé de voûte de l engagement des Fondations Edmond et Benjamin de Rothschild qui poursuivent en 2008 leur contribution à de nombreuses écoles et universités dans le monde (Columbia à New York, Cambridge en Angleterre, Boulle à Paris, l Université Hébraïque à Jérusalem ). Ce soutien porte à la fois sur un enseignement académique traditionnel et sur des pratiques innovantes pour le développement et la création d entreprises.
32 33 Bilan au 31 décembre 2008 Actif (exprimé en euros) Note(s) 2008 2007 EUR EUR Caisse, avoirs auprès des banques centrales et des offices de chèques postaux 5 1.877.065.511 71.050.639 Créances sur les établissements de crédit 6.2 à vue 152.882.200 209.619.216 autres créances 2.279.527.526 3.291.552.838 2.432.409.726 3.501.172.054 Créances sur la clientèle 6.2 628.117.224 745.938.346 Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe 7.1.1, 7.2, 7.3, 8 des émetteurs publics 5.396.816 8.205.825 d autres émetteurs 5.004.617 1.924.363 10.401.433 10.130.188 Actions et autres valeurs mobilières à revenu variable 7.1.1, 7.1.2 6.820.560 4.724.217 Participations 6.1, 7.1.2, 8 5.309.901 5.329.440 Parts dans des entreprises liées 6.1, 7.1.2, 8 6.867.430 6.605.765 Actifs incorporels 8-19.817 Actifs corporels 8 39.359.890 36.370.698 Autres actifs 10 4.977.397 7.583.030 Comptes de régularisation 45.787.481 35.912.409 Total de l actif 9 5.057.116.553 4.424.836.603 L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels.
32 33 Eléments financiers 2008 Passif (exprimé en euros) Note(s) 2008 2007 EUR EUR Dettes envers des établissements de crédit 6.2 à vue 138.754.308 301.572.755 à terme ou à préavis 387.949.982 788.439.560 526.704.290 1.090.012.315 Dettes envers la clientèle 6.2 autres dettes à vue 3.209.304.705 1.918.015.641 à terme ou à préavis 1.062.847.291 1.175.707.555 4.272.151.996 3.093.723.196 Autres passifs 11 8.990.477 7.206.379 Comptes de régularisation 19.679.002 20.152.478 Provisions provisions pour impôts 1.862.128 2.003.351 autres provisions 12, 21 63.004.652 63.533.058 64.866.780 65.536.409 Postes spéciaux avec une quote-part de réserves 13 1.277.321 1.277.321 Fonds pour risques bancaires généraux 2.9 10.391.202 6.491.202 Capital souscrit 14, 17 31.500.000 31.500.000 Réserves 15, 16, 17 75.370.616 63.931.750 Résultats reportés 17 14.050.386 10.000.000 Résultat de l exercice 17 32.134.483 35.005.553 Total du passif 9 5.057.116.553 4.424.836.603 L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels.
34 35 Hors bilan au 31 décembre 2008 (exprimé en euros) Note(s) 2008 2007 EUR EUR Passifs éventuels 18 143.546.727 105.141.418 dont : cautionnements et actifs donnés en garantie 143.546.727 105.141.418 Engagements 19 354.669.405 364.444.884 Opérations fiduciaires 2.248.872.322 1.505.130.705 L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels.
34 35 Eléments financiers 2008 Compte de profits et pertes pour l'exercice se terminant le 31 décembre 2008 (exprimé en euros) Note(s) 2008 2007 EUR EUR Intérêts et produits assimilés 164.229.755 160.541.922 dont : sur valeurs mobilières à revenu fixe 348.627 522.887 Intérêts et charges assimilées (131.353.082) (133.555.428) Revenus de valeurs mobilières revenus de participations 1.990.568 1.420.961 revenus de parts dans les entreprises liées 11.470.152 7.344.653 Commissions perçues 129.700.650 140.631.328 Commissions versées (15.269.659) (21.525.946) Résultat provenant d opérations financières 15.930.195 15.158.528 Autres produits d exploitation 23 9.098.661 4.478.020 Frais généraux administratifs (127.507.896) (116.527.806) frais de personnel (86.109.058) (81.251.896) dont : salaires et traitements (72.523.056) (68.950.435) charges sociales (10.510.383) (9.755.804) dont celles couvrant les pensions (8.986.345) (8.332.874) autres frais administratifs (41.398.838) (35.275.910) Corrections de valeur sur actifs incorporels et corporels (8.156.181) (6.701.732) Autres charges d exploitation 24 (4.017.256) (3.647.192) Corrections de valeur sur créances et provisions pour passifs éventuels et pour engagements Reprises de corrections de valeur sur créances et sur provisions pour passifs éventuels et pour engagements (6.085.866) (3.155.494) 127.265 105.281 L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels.
36 37 (exprimé en euros) Note(s) 2008 2007 EUR EUR Dotations aux fonds pour risques bancaires généraux 2.9 (3.900.000) - Impôts sur le résultat provenant des activités ordinaires (4.054.419) (9.512.973) Résultat provenant des activités ordinaires, après impôts Autres impôts ne figurant pas sous les postes ci-dessus 32.202.887 35.054.122 (68.404) (48.569) Résultat de l exercice 32.134.483 35.005.553 L annexe ci-jointe fait partie intégrante des comptes annuels.
36 37 37 Développement durable
38 39 La vision, il y a 10 ans, d un troupeau d éléphants migrant de nouveau librement à travers les plaines de l Afrique n a pas tardé à donner naissance au vaste projet de conservation et de développement qu incarne aujourd hui la Fondation Peace Parks. C est d abord la richesse des ressources naturelles qui offre un potentiel économique aux hommes vivant à l intérieur ou aux côtés des Peace Parks. Plutôt qu une agriculture de subsistance, de chasses et de pêches non gérées ou d une sylviculture sauvage, les Peace Parks entendent améliorer l utilisation des sols via la promotion d un ensemble d alternatives efficaces et respectueuses de la conservation et du développement. Le tourisme est notamment un facteur fondamental de succès par l association des populations locales à la gestion des projets hôteliers et l exploitation des réserves animalières. Combinant les dernières avancées de modélisation scientifique avec des analyses concrètes sur le terrain, les Peace Parks deviennent un exemple réussi de développement économique collectif où les technologies modernes s unissent au savoir-faire traditionnel des communautés. Assurer la protection de l environnement et soutenir l épanouissement des écosystèmes offrent une opportunité indispensable de cohabitation de l homme avec la nature, seule solution à leur survie respective.
Engagé résolument en faveur du développement durable, le Groupe LCF Rothschild a étoffé ses activités dans ce domaine en 2008 et notamment développé une offre spécifique sur des projets tels que l évaluation et la gestion du risque carbone, la mise en œuvre de nouveaux instruments pour l exploitation responsable des ressources naturelles et le financement de nouvelles technologies propres.
40 41 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 Note 1 - Généralités La société a été créée par acte notarié le 19 février 1982 sous la dénomination de Compagnie Privée de Finance S.A.. La société était alors un établissement financier non bancaire. Par assemblée générale extraordinaire du 24 octo bre 1988, les actionnaires ont pris la décision de modifier l objet social afin de le conformer à celui d un établissement de crédit ; la dénomination de la société est devenue «Banque Edmond de Rothschild Luxembourg». Depuis cette date, la société est agréée auprès du Ministère du Trésor pour exercer l activité d établissement de crédit au Grand-Duché de Luxembourg. Le 20 juin 1989, la dénomination sociale est devenue Banque de Gestion Edmond de Rothschild Luxembourg. L assemblée générale extraordinaire du 31 mai 1999 a approuvé l apport en nature consistant en l universalité de la situation active et passive de Banque Privée Edmond de Rothschild S.A., succursale de Luxembourg à Banque de Gestion Edmond de Rothschild Luxembourg. L apport a été fait sur la base de la situation patrimoniale de la succursale au 1 er janvier 1999. Quatre succursales sont actuellement établies à l étranger, en Espagne, au Portugal, en Belgique et en Italie, ayant été ouvertes respectivement les 6 octobre 2000, 18 octobre 2000, 12 février 2003 et 1 er mars 2007. Par ailleurs, trois bureaux de représentation sont établis à Varsovie, Tel Aviv et à Bratislava. L assemblée générale extraordinaire du 24 mars 2003 a décidé de changer la dénomination en Banque Privée Edmond de Rothschild Europe ci-après la «Banque». Note 2 - Principales méthodes comptables 2.1 Base de présentation Les comptes annuels ont été préparés en conformité avec les principes comptables généralement admis dans le secteur bancaire au Grand-Duché de Luxembourg. Les politiques comptables et les principes d évaluation sont, en dehors des règles imposées par la loi et la Commission de Surveillance du Secteur Financier, déterminés et mis en place par le Conseil d Administration. La Banque est, sur la base des critères fixés par la loi luxembourgeoise, exemptée de l obligation d établir des comptes consolidés et un rapport de gestion consolidé pour l exercice clos au 31 décembre 2008. Par conséquent, en conformité avec la loi du 17 juin 1992, ces comptes ont été présentés sur une base non consolidée pour appréciation par les actionnaires lors de l assemblée générale annuelle. 2.2 Conversion des devises étrangères La Banque a son capital libellé en euros (EUR) et présente ses comptes annuels dans cette devise. La Banque utilise la méthode de la comptabilité plurimonétaire qui consiste à enregistrer toutes les transactions en devises autres que celle du capital dans la ou les monnaies de ces transactions. Les produits et charges sont convertis en devise du capital aux cours de change en vigueur à la date de la transaction. 2.2.1 Opérations au comptant Les éléments d actif et de passif libellés en devises étrangères sont convertis dans la monnaie du capital aux cours moyens au comptant en vigueur à la date de clôture du bilan. Les opérations en devises étrangères au comptant non encore dénouées sont converties dans la monnaie du capital aux cours au comptant en vigueur à la date de clôture du bilan.
40 41 2.2.2 Opérations à terme Les opérations en devises étrangères à terme non encore dénouées sont converties dans la monnaie du capital aux cours à terme pour l échéance restant à courir à la date de clôture du bilan. 2.2.3 Gains et pertes de change Les gains et pertes de change enregistrés sur les postes au comptant couverts à terme et sur les postes à terme couverts au comptant sont neutralisés dans les comptes de régularisation. Les différences entre les cours de change au comptant et à terme (report ou déport) sont comptabilisées en comptes de profits et pertes prorata temporis. Les gains et pertes de change enregistrés sur les postes au comptant non couverts à terme sont comptabilisés dans le compte de profits et pertes. Les pertes de change enregistrées sur les opérations à terme non couvertes sont comptabilisées dans les comptes de profits et pertes. Pour les opérations à terme non couvertes, les résultats d évaluation négatifs se compensent avec les résultats d évaluation positifs constatés antérieurement. Une provision est constituée pour couvrir les pertes restantes. 2.3 Créances Les créances sont inscrites au bilan à leur prix d acquisition diminué des remboursements éventuels ainsi que des corrections de valeur. La politique de la Banque est d établir, selon les circonstances et pour les montants déterminés par les organes responsables, des provisions spécifiques pour créances douteuses. La Banque a également constitué des provisions forfaitaires en franchise d impôts. Ces provisions sont déduites des postes d actif concernés. 2.4 Evaluation des valeurs mobilières Pour les besoins d évaluation, la Banque a réparti ses valeurs mobilières en trois catégories de portefeuilletitres : 2.4.1 Portefeuille des immobilisations financières Il est composé de valeurs mobilières à revenu fixe qui ont été acquises avec l intention de les garder jusqu à leur échéance. L agio résultant de leur acquisition à un prix supérieur au prix de remboursement est amorti prorata temporis jusqu à la date d échéance des titres. Les valeurs mobilières à revenu fixe ayant le caractère d immobilisations financières et répondant aux conditions fixées par l autorité de contrôle, sont évaluées à leur prix d acquisition. Les autres valeurs mobilières à revenu fixe ayant le caractère d immobilisations financières sont évaluées au plus bas de leur coût d acquisition ou de leur valeur de marché. Il comprend également les participations et les parts dans les entreprises liées ayant le caractère d immobilisation. Ces titres, destinés à servir de façon durable à l activité de la Banque, sont évalués au plus bas de leur prix d acquisition ou de leur valeur de marché. 2.4.2 Portefeuille de négociation Il est composé de valeurs mobilières à revenu fixe et variable qui sont acquises dès l origine avec l intention de les revendre à brève échéance. Ce sont des titres qui sont négociables sur un marché dont la liquidité peut être considérée comme assurée, et dont les prix de marché sont constamment accessibles aux tiers. Les titres du portefeuille de négociation figurent au bilan au plus bas du coût d acquisition ou de la valeur de marché.
42 43 2.4.3 Portefeuille de placement Le portefeuille de placement est composé de valeurs mobilières acquises dans un but de placement ou rendement. Ce portefeuille comprend les valeurs mobi lières non comprises dans les deux autres catégories et est évalué au plus bas du prix d acquisition ou de la valeur de marché. Le coût d acquisition est déterminé sur base du coût moyen pondéré. 2.5 Actifs immobilisés autres que les immobilisations financières Les actifs immobilisés autres que les immobilisations financières sont évalués au prix d acquisition historique. Le prix d acquisition des actifs immobilisés dont l utilisation est limitée dans le temps est diminué des corrections de valeur calculées de manière à amortir systématiquement la valeur de ces éléments sur leur durée d utilisation estimée. En cas de dépréciation durable, les éléments immobilisés dont l utilisation est ou non limitée dans le temps font l objet de corrections de valeur afin de leur donner la valeur inférieure qui est à leur attribuer à la date de clôture du bilan. Ces corrections de valeur sont extournées lorsque les raisons qui les ont motivées ont cessé d exister. 2.6 Actifs corporels Les actifs corporels sont utilisés par la Banque dans le cadre de ses opérations. Les actifs corporels sont évalués au prix d acquisition historique diminué des amortissements cumulés. L amortissement est calculé linéairement sur la durée de vie estimée de l actif. Les taux utilisés sont les suivants : Taux d'amortissement Immeubles 1,5 Aménagements des bâtiments 10-33 Matériel et mobilier de bureau 10-25 Matériel informatique 20-33 Voitures 20-33 (%)
42 43 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 2.7 Actifs incorporels Les frais d établissement de la succursale en Belgique ont été amortis linéairement sur 5 ans depuis le 14 avril 2003. 2.8 Provision pour actifs à risques La politique de la Banque consiste à constituer, en accord avec les dispositions de la législation luxembourgeoise, une provision forfaitaire pour actifs à risques. La provision forfaitaire calculée sur des postes du bilan est déduite des postes de l actif concernés. La provision forfaitaire calculée sur des postes du hors bilan est inscrite sous le poste «Provisions : autres provisions». 2.11 Instruments financiers dérivés La Banque conclut à des fins de couverture des opérations de change à terme. Les gains et pertes sont étalés sur la même période que les résultats provenant de l élément couvert. 2.9 Fonds pour risques bancaires généraux La Banque a créé un fonds pour risques bancaires généraux dans le but de couvrir des risques particuliers inhérents aux opérations bancaires. Les affectations au fonds sont effectuées à partir des bénéfices après impôts mais avant détermination du bénéfice net et ne sont sujettes à aucune limite quantitative. 2.10 Dettes Les dettes sont inscrites au passif à leur montant de remboursement.
44 45 Note 3 - Objectifs et stratégies en matière de gestion des risques La gestion des risques de la Banque s appuie sur les politiques de risques définies au niveau du groupe par sa société mère, la Banque s inscrivant rigoureusement dans le cadre de la politique ainsi définie par le Groupe. Conformément à cette politique, la Banque assure une gestion des risques à travers un cadre exhaustif de principes, une structure organisationnelle, des limites et des processus étroitement liés aux activités de la Banque et à la nature des risques. 3.1 Le risque de crédit et de contreparties En matière de risque de crédit et de contrepartie, la Banque applique la politique de crédit du Groupe qui, outre les modalités de décision de crédit, définit les règles encadrant le risque sectoriel et le risque pays. Des procédures et des limites de compétences règlent l octroi de tout crédit. La qualité des débiteurs et des garanties obtenues est analysée selon des critères objectifs. L exposition au risque sur les différentes contreparties de la Banque est matérialisée par la mise en place de limites d autorisations fixées en concertation avec sa société mère ; elle peut être réduite par l obtention de garanties et de conventions de compensation. La politique de la Banque en matière de risque de pays est en principe de ne pas entretenir de relations actives avec des correspondants, dépositaires ou débiteurs dans des pays à risque. Si de tels risques devaient apparaître, elle les évaluerait et les provisionnerait selon des critères définis. 3.2 Les risques de marché Les risques de marché se définissent comme les risques liés aux variations de taux, de change ou de prix et à l illiquidité des actifs pouvant entraîner des problèmes de refinancement. L activité de trésorerie de la Banque est encadrée par un ensemble de limites qui sont variables selon les devises traitées et les instruments financiers utilisés. Chacune de ces limites fait l objet d un contrôle quotidien. 3.3 Le risque de liquidité Le risque de liquidité peut être défini comme le risque que la Banque ne puisse faire face aux obligations qui lui sont échues parce que sa capacité de financement ne le lui permet pas. Il couvre aussi les pertes potentielles liées aux emprunts réalisés à des taux d intérêt élevés ou à l investissement de fonds à des taux inférieurs au marché. Au niveau des exigences réglementaires luxembourgeoises en la matière, la Banque a toujours largement dépassé le minimum fixé de 30 %. Ce ratio est suivi régulièrement par le Comité Exécutif en relation avec le département Trésorerie. 3.4 Les risques opérationnels L activité de la Banque est centrée sur une activité bancaire traditionnelle, maîtrisée par son personnel et contrôlée par le Comité Exécutif. Dans le but de réduire ses risques, la Banque a mis en place un processus organisationnel comprenant notamment des outils et procédures internes régissant les activités exercées, un système de responsabilités hiérarchiques au niveau de chaque service, un système informatique prévoyant la séparation des fonctions et le contrôle des tâches et un département de contrôle interne rapportant directement au Comité Exécutif. La Banque a aussi mis en place un plan de continuité visant à lui permettre la continuation des opérations en toutes circonstances. Un back-up du système informatique est mis en place afin de pouvoir reprendre le cours normal de ses affaires dans de brefs délais en cas de grandes difficultés.
44 45 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 3.5 Les risques de marché et sur instruments financiers La Banque achète et vend, au travers de son réseau de correspondants, des instruments financiers ou des devises sur des marchés organisés et de gré à gré. Elle est essentiellement active en qualité de commissionnaire ou d agent pour le compte de ses clients. Les positions pour compte propre font l objet de lignes accordées par le Conseil d Administration. 3.6 Les risques de variation de taux d intérêt et de taux de change L activité principale sur instruments financiers est liée principalement à des opérations de couverture pour le compte essentiellement de sa clientèle, la Banque n étant pas active dans le domaine du trading pour compte propre. En matière de placements/dépôts, la ligne de conduite de la Banque est de rechercher au maximum une concordance parfaite tant au niveau des devises qu au niveau des échéances. La règle est que les dépôts de la clientèle sont automatiquement replacés sur le marché à des échéances et dans des devises identiques, au taux du marché, déduction faite de la marge de la Banque. Le suivi de cette marge est effectué mensuellement par le Comité Exécutif. Note 4 - Instruments financiers 4.1 Analyse des instruments financiers 4.1.1 Informations sur les instruments financiers primaires Le tableau ci-après fournit des informations sur le niveau d activité en instruments financiers primaires de la Banque ventilées comme suit, en valeur comptable, en fonction de la durée de vie résiduelle. En outre, le tableau indique la juste valeur totale des instruments détenus à des fins de négociation lorsqu elle diffère substantiellement de la valeur à laquelle ces instruments sont inscrits dans les comptes. Par «juste valeur» on entend la valeur à laquelle un actif pourrait être échangé ou un passif réglé dans le cadre d une transaction ordinaire conclue dans des conditions normales entre des parties compétentes n ayant aucun lien de dépendance et agissant en toute liberté, exception faite des ventes forcées ou des ventes effectuées dans le cadre d une liquidation. La politique de la Banque en matière de change est de limiter le maintien des positions ouvertes. Des limites globales par devises intra day et overnight sont fixées. Elles font l objet d un suivi constant, ainsi que d une information régulière au Comité Exécutif.
46 47 4.1.1.1 Analyse des instruments financiers - Instruments financiers primaires (en valeur comptable - EUR milliers) Instruments financiers primaires au 31 décembre 2008 (en valeur comptable EUR milliers) 3 mois > 3 mois 1 an > 1 an 5 ans > 5 ans sans maturité Total Catégorie d instruments (actifs financiers) Caisse, avoirs auprès des banques centrales et des offices de chèques postaux Créances sur les établissements de crédit 1.877.065 - - - - 1.877.065 2.371.553 60.857 - - - 2.432.410 Créances sur la clientèle 560.435 55.925 11.757 - - 628.117 Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe (*) Actions et autres valeurs mobilières à revenu variable (**) - 5.399 2.962 2.040-10.401 - - - - 6.821 6.821 Participations - - - - 5.310 5.310 Parts dans les entreprises liées - - - - 6.867 6.867 Total des actifs financiers 4.809.053 122.181 14.719 2.040 18.998 4.966.991 Actifs non financiers 90.126 Total des actifs 5.057.117 Catégorie d instruments (passifs financiers) Dettes envers les établissements de crédit à vue 138.754 - - - - 138.754 à terme ou à préavis 355.924 20.225 11.800 - - 387.950 Dettes envers la clientèle autres dettes à vue 3.209.305 - - - - 3.209.305 à terme ou à préavis 1.000.126 62.722 - - - 1.062.847 Total des passifs financiers 4.704.109 82.947 11.800 - - 4.798.856 Passifs non financiers 258.261 Total des passifs 5.057.117 (*) La juste valeur et la valeur comptable au 31 décembre 2008 des obligations du portefeuille de négociation sont respectivement de EUR 3.067.546 et de EUR 5.554.228. La juste valeur des obligations du portefeuille d immobilisations financières évaluées au coût d acquisition s élève à EUR 5.090.250, soit une moins-value latente non comptabilisée de EUR 306.075. (**) La juste valeur et la valeur comptable au 31 décembre 2008 des actions du portefeuille de négociation sont respectivement de EUR 3.684.724 et de EUR 5.217.436.
46 47 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 Instruments financiers primaires au 31 décembre 2007 (en valeur comptable EUR milliers) 3 mois > 3 mois 1 an > 1 an à 5 ans > 5 ans sans maturité Total Catégorie d instruments (actifs financiers) Caisse, avoirs auprès des banques centrales et des offices de chèques postaux Créances sur les établissements de crédit 71.051 - - - - 71.051 3.421.506 79.666 - - - 3.501.172 Créances sur la clientèle 622.964 75.742 34.823 12.409-745.938 Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe (*) Actions et autres valeurs mobilières à revenu variable (**) 2.810-5.440 1.880-10.130 - - - - 4.724 4.724 Participations - - - - 5.330 5.330 Parts dans les entreprises liées - - - - 6.606 6.606 Total des actifs financiers 4.118.331 155.408 40.263 14.289 16.660 4.344.951 Actifs non financiers 79.886 Total des actifs 4.424.837 Catégorie d instruments (passifs financiers) Dettes envers les établissements de crédit à vue 301.573 - - - - 301.573 à terme ou à préavis 683.633 82.507 22.300 - - 788.440 Dettes envers la clientèle autres dettes à vue 1.918.016 - - - - 1.918.016 à terme ou à préavis 1.146.254 29.453 - - - 1.175.707 Total des passifs financiers 4.049.476 111.960 22.300 - - 4.183.736 Passifs non financiers 241.101 Total des passifs 4.424.837 (*) La juste valeur et la valeur comptable au 31 décembre 2007 des obligations du portefeuille de négociation sont respectivement de EUR 44.767 et de EUR 44.713. La juste valeur au 31 décembre 2007 des obligations du portefeuille d immobilisations financières évaluées au coût d acquisition s élève à EUR 7.586.000, soit une moins-value latente non comptabilisée de EUR 619.825. (**) La juste valeur et la valeur comptable au 31 décembre 2007 des actions du portefeuille de négociation sont respectivement de EUR 1.185.710 et de EUR 1.165.034.
48 49 4.1.2 Informations sur les instruments financiers dérivés La Banque utilise uniquement des contrats de change à terme dans un but exclusif de couverture du risque d intérêt et de change. 4.1.3 Analyse des instruments financiers dérivés utilisés à des fins de couverture Au 31 décembre 2008, la Banque détenait les instruments financiers dérivés suivants : (en EUR milliers) < 3 mois Valeur notion nelle > 3 mois et 1 an Valeur notion nelle > 1 et 5 ans Valeur notion nelle > 5 ans Valeur notion nelle Total Valeur notion nelle Total Juste Valeur Actif Passif Contrats de change à terme 11.676.082 836.791 - - 12.512.873 269.425 267.261 Au 31 décembre 2007, la Banque détenait les instruments financiers dérivés suivants : (en EUR milliers) < 3 mois Valeur notion nelle > 3 mois et 1 an Valeur notion nelle > 1 et 5 ans Valeur notion nelle > 5 ans Valeur notion nelle Total Valeur notion nelle Total Juste Valeur Actif Passif Contrats de change à terme 9.890.143 941.230 - - 10.831.373 96.886 94.512 Toutes les opérations sur instruments financiers dérivés sont conclues à des fins de couverture.
48 49 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 4.2 Risque de crédit 4.2.1 Description du risque de crédit L octroi de crédits ne constitue pas la vocation principale de la Banque. Elle est toutefois amenée à accorder dans le cadre de son activité des crédits lombards à ses clients OPC ou privés. La Banque ne prend pas habituellement de risques financiers et se fait consentir des garanties de premier rang telles des nantissements d avoirs de clients pour des montants couvrant les engagements. 4.2.2 Mesures du risque de crédit lié aux instruments financiers Pour les instruments dérivés négociés hors bourse, la valeur comptable, c est-à-dire la valeur notionnelle ne traduit pas le degré maximal d exposition au risque. La Banque calcule le risque de crédit afférent aux instruments dérivés hors bourse sur la base de la méthode du risque initial conformément aux dispositions des circulaires émises par l autorité de contrôle. Les tableaux ci-dessous montrent le degré d exposition au risque de crédit en fonction des montants notionnels, du montant en équivalent-risque et l exposition nette au risque en tenant compte de sûretés éventuelles. Risque de crédit pour instruments dérivés hors marché boursier (emploi de la méthode du risque initial) au 31 décembre 2008 : Degré de solvabilité des contreparties Montant notionnel* (1) Montant en équivalent risque* (2) Garanties (3) Exposition nette au risque (4) = (2) - (3) EUR EUR EUR EUR Contrat de change à terme outright pondération à 2 % 12.515.048.715 250.300.974 250.300.974 - * nets d effets de toute convention de compensation dont l établissement est en mesure de demander l exécution.
50 51 Risque de crédit pour instruments dérivés hors marché boursier (emploi de la méthode du risque initial) au 31 décembre 2007 : Degré de solvabilité des contreparties Montant notionnel* (1) Montant en équivalent risque * (2) Garanties (3) Exposition nette au risque (4) = (2) - (3) EUR EUR EUR EUR Contrat de change à terme outright pondération à 2 % 10.833.745.685 216.674.914 216.674.914 - * nets d effets de toute convention de compensation dont l établissement est en mesure de demander l exécution. 4.3 Risque de marché Le portefeuille titres de la Banque est composé d une obligation de l Etat espagnol, d un titre FRN Rothschild Continuation Finance 2015 ainsi que de parts Prifund Euro Bonds ne présentant pas de risque particulier. Le portefeuille de négociation est composé principalement d obligations convertibles pour lesquelles, à titre de prudence, des corrections de valeur ont été enregistrées dans les comptes au 31 décembre 2008. Les risques de marché restants correspondent à un portefeuille de participations et de parts dans des entreprises liées dont la valeur d évaluation est globalement supérieure au coût d acquisition. Compte tenu de ce qui précède, le risque de marché pour la Banque est limité.
50 51 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 Note 5 - Caisse, avoirs auprès des banques centrales et des offices de chèques postaux Conformément aux exigences de la Banque Centrale Européenne, la Banque centrale du Luxembourg a mis en place, à partir du 1 er janvier 1999, un système de réserves obligatoires auquel sont soumis tous les établissements de crédit luxembourgeois. Au 31 décembre 2008, le montant de la réserve minimale maintenue par la Banque auprès de la Banque centrale du Luxembourg s élevait à EUR 114.577.773 (2007 : EUR 62.638.536). Au 31 décembre 2008, les montants de la réserve minimale maintenue par la Banque auprès des banques centrales de l Espagne, du Portugal, de la Belgique et de l Italie s élevaient respectivement à EUR 1.360.376 (2007 : EUR 489.184), à EUR 1.423.816 (2007 : EUR 1.405.423), à EUR 3.245.403 (2007 : EUR 3.809.868) et à EUR 200.270 (2007 : EUR 114.188).
52 53 Note 6 - Participations et parts dans des entre prises liées 6.1 Détail des participations et parts dans des entreprises liées Les participations et parts dans des entreprises liées détenues par la Banque se détaillent comme suit : Nom Siège % de participation Valeur au 31.12.2008 EUR Participations Société de la Bourse de Luxembourg ECH Investments Limited Cayman Islands Luxembourg 0,06 % 20.766 Iles Cayman 7,50 % 18.750 Cobehold S.A. Belgique 1,66 % 5.346.568 Valeur brute 5.386.084 Provision forfaitaire à déduire (76.183) Valeur nette au 31.12.2008 5.309.901
52 53
54 55 Nom Siège % de participation Valeur au 31.12.2008 Fonds propres (*) au 31.12.2008 Fonds propres au 31.12.2008 Résultat au 31.12.2008 Résultat au 31.12.2008 % EUR Devise EUR Devise EUR Parts dans des entreprises liées EdR Intl Fd Bermuda Bermudes 14,75 42.393 LCF Edmond de Rothschild Conseil S.A. Luxembourg 99,99 371.791 515.332 515.332 9.039 9.039 Pri Investment S.A. Luxembourg 99,92 124.900 504.537 504.537 35.271 35.271 Priadvisory Holding S.A. (**) Suisse 100,00 1.616.160 20.690.084 13.387.312 16.461.338 10.651.144 Adjutoris Conseil S.A. Luxembourg 99,68 30.900 336.185 336.185 283.893 283.893 LCF EdR Nikko Cordial Japon 50,00 396.365 79.253.169 628.264 (483.488) (3.833) Immobilière du 3 Joseph II S.A. Iberian Renewable Energies GP S.à r.l. Luxembourg 100,00 4.321.001 724.935 724.935 246.532 246.532 Luxembourg 100,00 12.500 133.955 133.955 109.295 109.295 Edr Real Estate Mediação Portugal 100,00 49.950 70.440 70.440 20.440 20.440 Valeur brute 6.965.960 Provision forfaitaire à déduire (98.530) Valeur nette 6.867.430 (*) Y compris le résultat de l exercice 2008. (**) Les comptes de Priadvisory Holding S.A. sont arrêtés au 30 novembre 2008. Au cours de l année 2008, la Banque a, dans le cadre de ses activités courantes, pris des participations dans une société immobilière Edr Real Estate Mediação via sa succursale au Portugal.
54 55 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 6.2 Créances et dettes sur des entreprises liées ou avec lesquelles il existe un lien de participation Le détail de ces postes est le suivant : Entreprises liées 2008 Entreprises liées 2007 Entreprises avec un lien de participation 2008 Entreprises avec un lien de participation 2007 EUR EUR EUR EUR Créances créances sur les établissements de crédit 27.362.000 69.286.416 - - créances sur la clientèle 10.028.935 6.422.855-12.898 Dettes dettes envers les établissements de crédit 383.796.791 828.697.315 - - dettes envers la clientèle 52.247.775 34.541.802 6.228.940 6.990.119
56 57 Note 7 - Valeurs mobilières 7.1 Valeurs mobilières cotées et non cotées Les valeurs mobilières peuvent être présentées comme suit selon qu elles sont ou non admises à la cote. 7.1.1 Valeurs mobilières cotées 2008 2007 EUR EUR Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe émetteurs publics 5.396.816 8.205.825 autres émetteurs 5.004.617 1.924.363 10.401.433 10.130.188 Actions et valeurs mobilières à revenu variable 66.414 85.182
56 57 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 7.1.2 Valeurs mobilières non cotées 2008 2007 EUR EUR Actions et autres valeurs mobilières à revenu variable 6.754.146 4.639.035 Participations 5.309.901 5.329.440 Parts dans des entreprises liées 6.867.430 6.605.765
58 59 7.2 Catégories de portefeuille des obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe Les obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe se répartissent comme suit : 2008 2007 EUR EUR Portefeuille des immobilisations financières 5.396.816 8.205.825 Portefeuille de placement 1.981.124 1.879.796 Portefeuille de négociation 3.067.546 44.567 Une obligation de l Etat espagnol (EUR 2.809.500) est arrivée à maturité le 31 janvier 2008. Au 31 décembre 2008, le poste «Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe» inclut un montant de EUR 5.396.325 correspondant à un titre admissible au refinancement auprès d une banque centrale de la zone euro. Ce titre est évalué au coût d acquisition. Au 31 décembre 2008, sa valeur de marché s élève à EUR 5.090.250, soit une moins-value latente non comptabilisée de EUR 306.075. Il arrive à échéance le 30 juillet 2009. Le portefeuille de négociation est composé principalement d obligations convertibles dont la valeur de marché s élève à EUR 3.045.699 au 31 décembre 2008. 7.3 Amortissement des agios des obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe du portefeuille des «immobilisations financières» Au 31 décembre 2008, le montant cumulé de la prise en compte de résultat depuis la date d acquisition des agios sur les immobilisations financières en portefeuille s élève à EUR 349.731 (2007 : EUR 650.202).
58 59 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 Note 8 - Actif immobilisé L évolution de l actif immobilisé de la Banque au cours de l exercice a été la suivante : Valeur brute au début de l exercice Entrées Sorties Ecart de conversion (*) Valeur brute à la fin de l exercice Corrections de valeur cumulées à la fin de l exercice Valeur nette à la clôture de l exercice EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR Participations 5.386.084 - - - 5.386.084-5.386.084 Parts dans les entreprises liées Obligations et autres valeurs mobilières à revenu fixe 6.654.721 49.950-261.289 6.965.960-6.965.960 8.205.825 491 (2.809.500) - 5.396.816-5.396.816 Provision forfaitaire à déduire (174.713) Actifs incorporels dont : Frais d établissement 303.200 - - - 303.200 (303.200) - Actifs corporels 76.200.926 11.396.408 (815.002) - 86.782.332 (46.857.733) 39.924.599 dont : Terrains, constructions et aménagements (**) Installations techniques et machines Autres installations, outillages et mobilier 30.681.088 1.353.706 (101.280) - 31.933.514 (10.314.419) 21.619.095 27.788.447 5.702.265 - - 33.490.712 (24.373.865) 9.116.847 17.731.391 4.340.437 (713.722) - 21.358.106 (12.169.449) 9.188.657 Provision forfaitaire à déduire (564.710) (*) L écart de conversion correspond à la différence entre la valeur brute au 1 er janvier 2008 et cette valeur brute convertie aux taux de change en vigueur au 31 décembre 2008. (**) La valeur nette des terrains et constructions utilisés dans le cadre de l activité propre représente un montant de EUR 14.851.018 au 31 décembre 2008.
60 61 Note 9 - Actifs et passifs libellés en devises étrangères Au 31 décembre 2008, la contrepartie en devise de comptabilisation des actifs et passifs libellés en devises étrangères s élevait respectivement à EUR 1.673.995.995 (2007 : EUR 1.823.524.246) et EUR 1.673.481.857 (2007 : EUR 1.824.316.079). Note 10 - Autres actifs Couvrant des pertes de position en portefeuille au 31 décembre 2008, ce poste était principalement constitué de créances sur les assurances (EUR 4.067.488) et de produits sur ventes de titres à recevoir (EUR 838.774). Note 11 - Autres passifs Au 31 décembre 2008, ce poste était principalement constitué de dettes pour charges sociales, taxes et retenues auprès d administrations fiscales (EUR 6.056.303), d une dette envers les assurances (EUR 1.500.000) concernant une franchise d assurance sur des pertes de positions en portefeuille et d autres factures à payer. Note 12 - Autres provisions Les autres provisions se détaillent comme suit : Autres provisions 2008 2007 EUR EUR Provisions pour salaires et primes à payer 51.109.161 50.883.409 Provisions pour risques liés aux activités de gestion et d administration des OPC 6.128.200 6.835.600 Provisions pour risques spécifiques et gestion opérationnelle 1.500.600 1.654.050 Provision AGDL 2.809.482 2.607.577 Provision forfaitaire sur postes du hors bilan (voir note 2.8) 1.457.209 1.552.422 63.004.652 63.533.058
60 61 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 Note 13 - Postes spéciaux avec une quote-part de réserves La plus-value constituée en vertu des articles 53, 54 et 54bis de la loi concernant l impôt sur le revenu correspond à la plus-value réalisée en 2002 sur la vente des titres de LCF Rothschild Pri Fund Conseil S.A.. Note 14 - Capital social Le capital social s élève à EUR 31.500.000 et est représenté par 15.001 actions entièrement libérées, sans désignation de valeur nominale. Note 15 - Réserve légale Conformément à la loi luxembourgeoise, la Banque doit annuellement affecter à la réserve légale un montant équivalent à 5 % du bénéfice net de l exercice jusqu à ce que cette réserve atteigne 10 % du capital souscrit, plafond qui a été atteint en 2003. La distribution de la réserve légale n est pas permise. La réserve constituée depuis la constitution de la Banque a été incorporée au capital en date du 21 décembre 1999. Note 16 - Autres réserves En accord avec la législation fiscale en vigueur depuis le 1 er janvier 2002, la Banque a réduit sa charge d Impôt sur la Fortune (IF) dans la limite de la charge d Impôt sur le Revenu des Collectivités de l année (IRC) avant imputation des crédits d impôts. Afin de se conformer à la législation, la Banque a décidé d affecter à un poste de réserves indisponibles, un montant correspondant à cinq fois le montant de l IF réduit. La période d indisponibilité de cette réserve est de cinq années à compter de l année suivant celle de l imputation de l IF. Note 17 - Variation des capitaux propres La variation des capitaux propres s analyse comme suit : Variation des capitaux propres Capital souscrit Réserve légale Autres réserves Résultats reportés Résultat de l exercice Total EUR EUR EUR EUR EUR EUR Situation au 31 décembre 2007 31.500.000 3.150.000 60.781.750 10.000.000 35.005.553 140.437.303 Attribution aux autres réserves - - 13.449.000 - (13.449.000) - Dividendes distribués - - (2.010.134) - (17.506.167) (19.516.301) Attribution aux résultats reportés - - - 4.050.386 (4.050.386) - Résultat au 31 décembre 2008 - - - - 32.134.483 32.134.483 Situation au 31 décembre 2008 31.500.000 3.150.000 72.220.616 14.050.386 32.134.483 153.055.485
62 63
62 63 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 Note 18 - Passifs éventuels Aux 31 décembre 2008 et 2007, la Banque était engagée dans les opérations de hors bilan suivantes : 2008 2007 EUR EUR Garanties et autres substituts directs de crédit 143.546.727 105.141.418 Note 19 - Engagements hors bilan Aux 31 décembre 2008 et 2007, la Banque était engagée dans le type d opérations suivantes : 2008 2007 EUR EUR Crédits confirmés non utilisés 354.669.405 364.444.884
64 65 Note 20 - Opérations à terme non dénouées Aux 31 décembre 2008 et 2007, la Banque était engagée dans les opérations de hors bilan suivantes : 2008 2007 EUR EUR Opérations liées aux taux de change opérations de change à terme outrights 12.512.873.077 10.831.372.677 Ces opérations sont conclues uniquement pour des besoins de couverture d opérations passées pour le compte de la clientèle de la Banque. Note 21 - Système de garantie mutuelle des dépôts et d indemnisation des investisseurs Tous les établissements de crédit au Luxembourg sont membres de l association sans but lucratif «Association pour la Garantie des Dépôts, Luxembourg» (AGDL). L objet exclusif de l AGDL est l établissement d un système de garantie mutuelle des dépôts en argent et des créances résultant d opérations d investissement effectués par des personnes physiques auprès de membres de l AGDL, sans distinction de nationalité ou de résidence, par des sociétés relevant du droit luxembourgeois ou du droit d un autre Etat membre de l Union Européenne, d une dimension telle qu elles sont autorisées à établir un bilan abrégé conformément à la loi, ainsi que par des sociétés de dimension comparable relevant du droit d un autre Etat membre de l Union Européenne. L AGDL rembourse au déposant le montant de ses dépôts en argent garantis et à l investisseur le montant de sa créance garantie avec un maximum fixé à la contre-valeur en toutes monnaies de EUR 20.000 par dépôt en argent garanti et de EUR 20.000 par créance garantie résultant d opérations d investissement autre que celles portant sur un dépôt en argent. Au cours de l exercice 2008, et suite à l appel de fonds de l AGDL, la Banque a utilisé EUR 488.595 de ladite provision. Elle a également doté cette provision de EUR 690.500. La Banque ne considère pas les montants payés à l AGDL comme recouvrables au 31 décembre 2008 et par conséquent aucune créance n a été enregistrée à cet égard.
64 65 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 Note 22 - Services de gestion et de représentation La Banque fournit à des tiers des services de gestion et de représentation dans les domaines suivants : Gestion et conseil en gestion de patrimoine ; Conservation et administration de valeurs mobilières pour des fonds et des institutionnels ; Représentation fiduciaire ; Fonction d agent. Note 23 - Autres produits d exploitation Ce poste est constitué principalement d extournes de provisions pour impôts sur des années antérieures, d extournes de provisions pour risques spécifiques et gestion opérationnelle ainsi que d un remboursement de l administration des contributions relatif à la TVA. Note 24 - Autres charges d exploitation Ce poste est principalement constitué de dotations à des provisions pour des risques encourus par la Banque dans le cadre de ses activités de conservation et d administration de valeurs mobilières et de services aux organismes de placement collectif et d une dotation à la provision AGDL.
66 67 Note 25 - Personnel employé au cours de l exercice Le nombre des membres du personnel de la Banque, employés en moyenne au cours des exercices 2007 et 2008, s est élevé à : Catégories Nombre de personnes 2008 Nombre de personnes 2007 Direction (directeurs et directeurs adjoints) 79 71 Cadres 168 143 Employés 475 418 Total 722 632 Note 26 - Rémunérations accordées aux membres des organes dirigeants Elles peuvent se résumer comme suit au 31 décembre 2008 : Rémunérations 2008 Rémunérations 2007 EUR EUR Administrateurs 620.000 620.000 Direction (directeurs et directeurs adjoints) 18.215.179 14.665.069 Total 18.835.179 15.285.069
66 67
68 69 Note 27 - Crédits et avances accordés aux membres des organes dirigeants Ils peuvent se résumer comme suit au 31 décembre 2008 : 2008 2007 EUR EUR Direction (directeurs et directeurs adjoints) crédits 3.303.346 3.513.000 Garanties bancaires 503.470 - Total 3.806.816 3.513.000 Note 28 - Pension Avec effet au 1 er janvier 1986, la Banque a instauré en faveur de l ensemble de son personnel un régime complémentaire de pension à contributions définies. Ce régime a été modifié afin de le rendre conforme à la loi du 8 juin 1999 relative aux régimes complémentaires de pension. Depuis l exercice 2003, le fonds de pension du personnel est transféré à une société d assurances externe agréée au Grand-Duché de Luxembourg.
68 69 Annexe aux comptes annuels au 31 décembre 2008 Note 29 - Honoraires du réviseur d entreprises Les honoraires du réviseur d entreprises de la Banque de l année 2008 se présentent comme suit : 2008 2007 EUR EUR Contrôle légal des comptes annuels 371.050 305.815 Autres services d assurance 121.275 144.500 Services fiscaux 275.434 154.555 Autres 238.027 375.109 1.005.786 979.979 Note 30 - Informations relatives aux sociétés consolidées La Banque est incluse dans les comptes consolidés de la Banque Privée Edmond de Rothschild S.A., Genève, qui constitue l ensemble le plus petit et le plus grand d entreprises dont la Banque fait partie en tant que filiale, et dont les comptes consolidés sont disponibles au siège de la Banque Privée Edmond de Rothschild S.A., Genève - 18 rue de Hesse - Genève.
70 71 Rapport du Réviseur d entreprises au Conseil d Administration de la Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Rapport sur les comptes annuels Conformément au mandat donné par le Conseil d Administration en date du 12 mars 2008, nous avons effectué l'audit des comptes annuels ci-joints de Banque Privée Edmond de Rothschild Europe, comprenant le bilan au 31 décembre 2008 ainsi que le compte de profits et pertes pour l exercice clos à cette date, et des annexes contenant un résumé des principales méthodes comptables et d'autres notes explicatives. Responsabilité du Conseil d Administration dans l'établissement et la présentation des comptes annuels Le Conseil d Administration est responsable de l établissement et de la présentation sincère de ces comptes annuels, conformément aux obligations légales et réglementaires relatives à l établissement et la présentation des comptes annuels en vigueur au Luxembourg. Cette responsabilité comprend : la conception, la mise en place et le suivi d'un contrôle interne relatif à l'établissement et la présentation sincère de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d'erreurs ; le choix et l application de principes et méthodes comptables appropriés ; ainsi que la détermination d'estimations comptables raisonnables au regard des circonstances. Responsabilité du Réviseur d entreprises Notre responsabilité est d exprimer une opinion sur ces comptes annuels sur la base de notre audit. Nous avons effectué notre audit selon les Normes Internationales d Audit telles qu adoptées par l Institut des Réviseurs d Entreprises. Ces normes requièrent de notre part de nous conformer aux règles d éthique et de planifier et réaliser l audit pour obtenir une assurance raisonnable que les comptes annuels ne comportent pas d anomalies significatives. Un audit implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants concernant les montants et les informations fournies dans les comptes annuels. Le choix des procédures relève du jugement du Réviseur d entreprises, de même que l évaluation du risque que les comptes annuels contiennent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d erreurs. En procédant à ces évaluations du risque, le Réviseur d entreprises prend en compte le contrôle interne en vigueur dans l entité relatif à l établissement et la présentation sincère des comptes annuels afin de définir des procédures d audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d exprimer une opinion sur l efficacité de celui-ci. Un audit comporte également l appréciation du caractère approprié des méthodes comptables retenues et du caractère raisonnable des estimations comptables faites par le Conseil d Administration, de même que l appréciation de la présentation d ensemble des comptes annuels. Nous estimons que les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Opinion A notre avis, ces comptes annuels donnent une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de Banque Privée Edmond de Rothschild Europe au 31 décembre 2008, ainsi que des résultats pour l exercice clos à cette date, conformément aux obligations légales et réglementaires relatives à l établissement et la présentation des comptes annuels en vigueur au Luxembourg. Rapport sur d'autres obligations légales ou réglementaires Le rapport de gestion, qui relève de la responsabilité du Conseil d Administration, est en concordance avec les comptes annuels. PricewaterhouseCoopers S.à r.l. Luxembourg, le 30 mars 2009 Réviseur d entreprises Représentée par Philippe Sergiel
Environnement 70 71
72 73 Si l Afrique peut être considérée comme le berceau de l humanité, c est bien l empreinte de l homme qui, au fil des siècles, est venue perturber le fragile équilibre entre la nature et l individu. L alimentation, l eau, le climat, la culture et la biodiversité sont autant d éléments interdépendants et précaires. Le moindre déséquilibre est susceptible de déclencher des épidémies ou de plonger des régions entières dans la pauvreté et la détresse. En affirmant que la préservation de l écosystème exerce un effet direct sur la santé des humains et la survie des espèces, créer des réserves de conservation, ou des Peace Parks, permet un retour au cours naturel de la vie. La faune et la flore évoluent librement et les cultures traditionnelles peuvent à nouveau s épanouir au-delà des frontières. Espaces écologiques rares, les Peace Parks sont des témoins privilégiés de la splendeur naturelle de l Afrique. Ils débordent d une vie animale et végétale unique au monde. Le devenir de notre planète est étroitement lié à celui de ce continent menacé. Reconstruire un équilibre fragile entre la faune, la flore et l homme est à la fois une urgence et une obligation.
C est dans un souci permanent de respect de l environnement que les activités agricoles, vinicoles et hôtelières du Groupe LCF Rothschild sont déployées, en France, en Afrique du Sud et en Argentine, alliant un savoir-faire ancestral et des techniques ultramodernes. Ainsi en 2008, vignobles et exploitations agricoles du Groupe ont continué à moderniser leurs équipements : diminution de la facture carbone, méthanisation, traitement des eaux, économies éner gétiques, recyclage des matières organiques. 72 73
74 75 Banque Privée Edmond de Rothschild Europe Siège Luxembourg 20, boulevard Emmanuel Servais L-2535 Luxembourg Luxembourg Tél. : (352) 24 88 1 Fax Direction : (352) 24 88 8222 Fax Bourse / Changes : (352) 22 39 98 www.lcf-rothschild.lu Succursales Belgique Bruxelles Avenue Louise 480 Bte 16A 1050 Bruxelles Belgique Tél. : (32) 02 645 57 57 Fax : (32) 02 645 57 20 www.lcf-rothschild.be Agence de Liège Quai de Rome 56 4000 Liège Belgique Tél. : (32) 04 234 95 95 Fax : (32) 04 234 95 75 www.lcf-rothschild.be Agence d Anvers Frankrijklei 103 2000 Anvers Belgique Tél. : (32) 03 212 21 11 Fax : (32) 03 212 21 22 www.lcf-rothschild.be Espagne Madrid Calle Orfila, 8 Bajo C 28010 Madrid Espagne Tél. : (34) 91 364 66 00 Fax : (34) 91 364 66 60 www.lcf-rothschild.es Agence de Barcelone Josep Bertrand, 11 08021 Barcelone Espagne Tél. : (34) 93 272 05 04 Fax : (34) 93 215 06 97 www.lcf-rothschild.es Italie Milan Via Ulrico Hoepli, 7 20121 Milan Italie Tél. : (39) 02 72 17 44 1 Fax : (39) 02 72 17 44 57 www.bpere.it Portugal Lisbonne Rua D. Pedro V, 130 1250-095 Lisbonne Portugal Tél. : (351) 21 351 46 60 Fax : (351) 21 351 46 88 www.lcf-rothschild.lu
74 75 Bureaux de représentation Israël Tel Aviv 46, boulevard Rothschild 66883 Tel Aviv Israël Tél. : (972) 3-56 69 818 Fax : (972) 3-56 69 821 www.lcf-rothschild.lu Pologne Varsovie Rondo ONZ 1, 12th Fl. 00-124 Varsovie Pologne Tél. : (48) 22 581 64 00 Fax : (48) 22 581 64 01 www.lcf-rothschild.lu Slovaquie Bratislava Hlavné námestie 4 811 01 Bratislava Slovaquie Tél. : (421) 2 5443 0940 Fax : (421) 2 5443 4084 www.lcf-rothschild.lu Filiales Adjutoris Conseil 18, boulevard Emmanuel Servais L-2535 Luxembourg Luxembourg Tél. : (352) 26 26 23 92 Fax : (352) 26 26 23 94 Edmond de Rothschild Real Estate Mediação Imobiliária S.A. Rua D. Pedro V, 128 Lisbonne 1250-095 Portugal Tél. : (351) 213 408 360 Fax : (351) 213 408 369 Pri Investment 16, boulevard Emmanuel Servais L-2535 Luxembourg Luxembourg Tél. : (352) 24 88 2386 Fax : (352) 24 88 8402 Société en Joint-Venture LCF Edmond de Rothschild Nikko Cordial Co., Ltd Tokyo Building, 7-3 Marunouchi 2-chome, Chiyoda-ku, 100-6421 Tokyo Japon Tél. : (81) 3 3283-3535 Fax : (81) 3 3283-1611
76 77 Banque Privée Edmond de Rothschild S.A. Siège Genève 18, rue de Hesse 1204 Genève Suisse Tél. : (41-58) 818 91 11 Fax : (41-58) 818 91 21 www.lcf-rothschild.ch Hong Kong Representative Office Suite 3006 One Exchange Square 8 Connaught Place Central - Hong Kong China-SAR Tél. : (852) 2869 1711 Fax : (852) 2877 2185 bper_hk@pacific.net.hk Succursales Fribourg 11, rue de Morat - CP 144 1701 Fribourg Suisse Tél. : (41-26) 347 24 24 Fax : (41-26) 347 24 20 www.lcf-rothschild.ch Lausanne 2, avenue Agassiz 1003 Lausanne Suisse Tél. : (41-21) 318 88 88 Fax : (41-21) 323 29 22 www.lcf-rothschild.ch Bureaux de représentation Montevideo Representación Montevideo World Trade Center Montevideo Torre II - Piso 21 Avenida Luis Alberto de Herrera 1248 11300 Montevideo Uruguay Tél. : (598-2) 623 24 00 Fax : (598-2) 623 24 01 Filiales Lugano Banca Privata Edmond de Rothschild Lugano S.A. Via Ginevra 2 - CP 5882 6901 Lugano Suisse Tél. : (41-91) 913 45 00 Fax : (41-91) 913 45 01 www.privata.ch Genève Arbinter-Omnivalor S.A. 4, cours de Rive 1204 Genève Suisse Absorbée en février 2009 par la Banque Privée Edmond de Rothschild S.A. Privaco Trust S.A. 2, rue Firmin-Abauzit 1204 Genève Suisse Tél.: (41-58) 818 96 19 Fax (41-58) 818 91 78 Fribourg Rouiller, Zurkinden & Cie Finance S.A. 11, rue de Morat - CP 1296 1701 Fribourg Suisse Tél. : (41-26) 347 26 00 Fax : (41-26) 347 26 15
76 77 Londres Edmond de Rothschild Limited LCF Edmond de Rothschild Securities Limited LCF Edmond de Rothschild Asset Management Limited Orion House 5 Upper St. Martin s Lane London WC2H 9EA UK Tél. : (44) 20 7845 5900 Fax : (44) 20 7845 5901 www.lcfr.co.uk Guernesey LCF Edmond de Rothschild Holdings (C.I.) Limited LCF Edmond de Rothschild (C.I.) Limited LCF Edmond de Rothschild Asset Management (C.I.) Limited Hirzel Court Suite D St. Peter Port - Guernsey GY1 2NH Channel Islands UK Tél. : (44-1481) 716 336 Fax : (44-1481) 714 416 Monaco Banque de Gestion Edmond de Rothschild Monaco Les Terrasses 2, avenue de Monte-Carlo - BP 317 98000 Monaco Cedex Tél. : (377) 93 10 47 47 Fax : (377) 93 25 75 57 Edmond de Rothschild Conseil et Courtage d Assurance Monaco Les Terrasses 2, avenue de Monte-Carlo 98000 Monaco Tél. : (377) 97 98 28 00 Fax : (377) 97 98 28 01 Luxembourg Banque Privée Edmond de Rothschild Europe 20, boulevard Emmanuel Servais L-2535 Luxembourg Luxembourg Tél. : (352) 24 88 1 Fax Direction : (352) 24 88 8222 Fax Bourse / Changes : (352) 22 39 98 Nassau Banque Privée Edmond de Rothschild Ltd. 51 Frederick Street - PO Box N-1136 Nassau Bahamas Tél. : (1-242) 328 8121 Fax : (1-242) 328 8115 Taipeh Priasia Limited (LCF Rothschild Group) Tortola, British Virgin Islands Avec bureau de représentation à Taiwan Bank Tower 205 Tun Hwa North Road Suite 202 Taipeh Taiwan 105 Tél. : (886-2) 2545 0505 Fax : (886-2) 2545 1407 Buenos Aires Edmond de Rothschild Servicios Argentina S.A. Torre Bouchard Bouchard 547, Piso 12 C1106ABG Buenos Aires Argentine Tél. : (54-11) 4313 6400 Fax : (54-11) 4313 6500
78 79 Autres banques et sociétés du Groupe LCF Rothschild Genève La Compagnie Benjamin de Rothschild S.A. 29, route de Pré-Bois CP 490 1215 Genève 15 Suisse Tél. : (41-22) 319 75 00 Fax : (41-22) 319 75 09 Téléphone salle des marchés : (41-22) 319 75 70 Fax salle des marchés : (41-22) 319 75 60 Paris La Compagnie Financière Edmond de Rothschild Banque 47, rue du Faubourg Saint-Honoré 75401 Paris cedex 08 France Tél. : (33-1) 40 17 25 25 Télex : 280 585 Fax : (33-1) 40 17 24 02 Cogifrance 47, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris France Tél. : (33-1) 40 17 25 25 Fax : (33-1) 40 17 25 64
Crédit photographique Peace Parks pp. 3-5 Grand visuel: Koos van der Lende Petits visuels, de gauche à droite: Koos van der Lende Michael Viljoen Koos van der Lende Koos van der Lende Peace Parks Foundation Carte: Peace Parks Foundation La Famille Rothschild et l Afrique pp. 15-17 Les planches de photos d origine proviennent de l ouvrage: «Voyage de Monsieur le Baron Maurice de Rothschild en Ethiopie et Afrique Orientale Anglaise (1904-1905)». Ouvrage imprimé par les soins du Laboratoire d entomologie du Muséum National d Histoire Naturelle Paris Imprimerie Nationale. 1922. Les photos du livre édité par le Groupe proviennent de cet ouvrage. (2 tomes). Education pp. 29-31 Grand visuel: Peace Parks Foundation Petits visuels, de gauche à droite: Matt Prophet Heinrich van den Berg Peace Parks Foundation istock.com Peace Parks Foundation Développement durable pp. 37-39 Grand visuel: Koos van der Lende Petits visuels, de gauche à droite: Michael Viljoen Peace Parks Foundation Tony Weaver Michael Viljoen Tony Weaver p. 53 De haut en bas et de gauche à droite: Peace Parks Foundation Heinrich van den Berg Koos van der Lende Matt Prophet p. 62 De haut en bas et de gauche à droite: Koos van der Lende Heinrich van den Berg Roger de la Harpe Heinrich van den Berg p. 67 De haut en bas et de gauche à droite: Koos van der Lende Koos van der Lende Tony Weaver Tony Weaver Environnement pp. 71-73 Grand visuel: Heinrich van den Berg Petits visuels, de gauche à droite: Koos van der Lende Michael Viljoen Michael Viljoen Matt Prophet Koos van der Lende
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