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Transcription:

Quelques pathologies traitées en physiothérapie : Veuillez prendre note que cette liste est à titre indicatif et ne comprend pas toutes les pathologies existantes. Les définitions sont tirées du Larousse médical Arthrite (p. 85) Toute affection inflammatoire, aiguë ou chronique, qui atteint les articulations. Syn. ostéoarthrite. Si une seule articulation est atteinte, on parle de monoarthrite; lorsque 2, 3 ou 4 articulations sont touchées, d oligoarthrite; au-delà, de polyarthrite. On appelle acropolyarthrites les arthrites qui touchent les articulations distales (mains, pieds); polyarthrites rhizoméliques, les arthrites qui touchent essentiellement les articulations des racines des membres (épaules, hanches); spondylarthropathies, les arthrites des membres qui s associent à des atteintes inflammatoires de la colonne vertébrale ou des articulations sacro-iliaques. Une arthrite qui dure plus de 3 mois est dite chronique. L arthrite se caractérise par des douleurs souvent nocturnes pouvant réveiller le malade. Le matin, les articulations ne retrouvent leur mobilité qu après une période d échauffement, dont la durée constitue un bon témoin du degré d inflammation. L épiderme peut-être localement rosé ou rouge, voire violacé. L articulation est souvent gonflée, en partie du fait d un épanchement de liquide synovial; l analyse de celui-ci, après prélèvement par arthrocentèse (ponction de l articulation), permet de confirmer le caractère inflammatoire de la maladie et de rechercher un germe pathogène ou des microcristaux. Au besoin, une biopsie de la membrane synoviale peut être réalisée sous anesthésie locorégionale, parfois combinée à une arthroscopie permettant le contrôle visuel. Arthrites inflammatoires aseptiques La polyarthrite rhumatoïde, le plus fréquent des grands rhumatosimes inflammatoires, appartient au groupe des maladies systémiques ou connectivites. Elle s installe sans cause décelable. Elle touche plusieurs articulations simultanément, surtout les doigts et les poignets, et évolue pendant de nombreuses années. La spondylarthrite ankylosante est une affection chronique fréquente chez les hommes, qui touchent les articulations sacro-iliaques et intervertébrales. Elle évolue pendant de nombreuses années. Arthrose (p. 88) Affection articulaire, d origine mécanique et non inflammatoire, caractérisée par des lésions dégénératives des articulations, associées à une atteinte du tissu osseux sousjacent. Les localisations les plus fréquentes de l arthrose sont le genou, la main, le pied, la hanche, le cou et la colonne vertébrale lombaire. L arthrose rachidienne intervertébrale, ou discarthrose, peut léser le disque intervertébral et être responsable de la dégénérescence, de hernies discales et donc de sciatiques. L arthrose, qui se manifeste surtout après 60 ans, est trois fois plus fréquente chez la femme que chez l homme. Bien qu elle ne soit pas au sens strict la conséquence du vieillissement, sa fréquence augmente lorsque le cartilage n a plus ses qualités originelles de souplesse, d élasticité, de glissement. La lésion du cartilage articulaire est parfois d origine traumatique. Des

défauts génétiques de fabrication sont également susceptibles de la favoriser. Un cartilage normal, soumis à des contraintes anormales du fait d une articulation mal formée ou d une activité professionnelle ou sportive trop intense, peut se fissurer et favoriser le développement d une arthrose. Cela explique pourquoi certaines articulations (hanche), plus exposées aux traumatismes ou aux malformations, sont plus souvent touchées que les autres, ou encore pourquoi, dans certaines familles, les arthroses sont particulièrement nombreuses et précoces. L arthrose doit donc être considérée comme l étape finale commune de causes diverses (génétiques, traumatiques, etc.) dont les combinaisons sont des plus variées. Bursite (p139) Inflammation aiguë ou chronique d une bourse séreuse. SYN. Hygroma. Étant donné l analogie de structure entre bourse séreuse et bourse synoviale, les bursites ont la même origine que les arthrites infectieuses, microcristallines ou inflammatoires. En outre, elles peuvent être provoquées par une irritation locale (frottement). Elles touchent le plus souvent le coude, la rotule (dans les professions imposant un travail à genoux) et le tendon d Achille (port de chaussures mal adaptées). Une bursite se manifeste par une douleur locale avec gonflement et présence de liquide dans la bourse. Elle s accompagne parfois d une inflammation de la capsule articulaire contiguë. Le traitement repose sur la ponction du liquide, l administration d antiinflammatoires, au besoin sur l injection locale de corticostéroïdes, voire sur une intervention chirurgicale en cas de récidive. Cheville ( p.169) Segment du membre inférieur qui unit la jambe au pied, formé par l articulation tibiotarsienne et les tissus qui l entourent. Syn : cou-de-pied. Pathologie La cheville subit souvent des traumatismes : entorse et fractures de Dupuytren. L entorse est due à un mouvement forcé du pied en dedans, qui engendre une élongation ou une rupture des faisceaux du ligament latéral externe. La fracture de Dupuytren, due à un mouvement forcé du pied en dehors, est une fracture bimalléolaire qui requiert une réduction d urgence pour éviter une déformation persistante. Claquage (p. 184) Rupture d un petit nombre de fibres musculaires. Un claquage est dû à un effort d intensité supérieure aux capacités du muscle. La douleur qu il occasionne est vive et localisée et l apparition d une hématome, fréquente. Une échographie peut compléter l examen en confirmant l hématome. Le traitement fait appel au repos, à un bandage compressif associé à des applications de glace et à la prise d anti-inflammatoires. Il peut être complété, en cas de lésions importantes, par de la kinésithérapie (massage de drainage, électrothérapie).

Contusion (p. 207) Meurtrissure provoquée par un coup, sans déchirure de la peau ni fracture des os. Une contusion peut être de gravité variable et s accompagner d hématomes et de lésions internes. Coude (p. 217) Articulation située à la jonction du bras et de l avant-bras. Le coude est constitué par la juxtaposition de trois articulations : huméroradiale, humérocubitale et radiocubitale, mais par une seule cavité articulaire, une seule synoviale, une capsule et un appareil ligamentaire uniques. Pathologie La luxation du coude est le déplacement en bloc du squelette de l avant-bras par rapport à l humérus. La luxation postérieure, la plus fréquente, s observe chez l adulte après une chute sur la paume de la main. Immédiatement après la chute, la face postérieure du coude est le siège d une dépression caractéristique, rapidement comblée par un gonflement diffus. Cette luxation, mise en évidence par la radiographie, peut être associée à diverses fractures (apophyse coronoïde, tête radiale). Après réduction, l immobilisation s impose : une réparation chirurgicale des éléments capsuloligamentaires est parfois nécessaire. Le syndrome de la pronation douloureuse survient chez le jeune enfant vers l âge de 3 ans, quand l adulte le hisse par la main. L enfant se plaint de souffrir du coude; son avant-bras inerte demeure en pronation. La réduction est obtenue en réalisant un mouvement de flexion du coude et de supination de l avant-bras. La fracture de l olécrane nécessite la pose d un plâtre, qui doit être porté pendant environ un mois. S il y a eu déplacement de l os, une réparation osseuse par cerclage ou au moyen d une vis est nécessaire. Cyphoscoliose (p. 231) Double déformation de la colonne vertébrale associant une déviation latérale (scoliose) et une déviation à convexité postérieure (cyphose). Cyphose (p. 230) Déformation de la colonne vertébrale, anormalement convexe en arrière. La courbure du rachis dorsal, normalement convexe en arrière, est excessive dans la cyphose, qui affecte habituellement la colonne dorsale entre les 2 omoplates, arrondissant le dos et projetant le cou en avant. Le traitement des cyphoses est celui de leur affection d origine. Il repose également sur la kinésithérapie et la rééducation corrective. Dans certains cas de maladie de Scheuermann, le port d un corset est indispensable. Entorse (foulure) (p316) Lésion des ligaments d une articulation sans déplacement des surfaces articulaires. Les entorses sont dues à un mouvement brutal de l articulation lui faisant dépasser ses amplitudes normales.

Les entorses bénignes, communément appelées foulures, correspondent à une distension violente des ligaments articulaires, mais sans rupture vraie ni arrachement de ceux-ci. À l examen clinique, l articulation est parfois très douloureuse et gonflée, mais elle permet des mouvements normaux. La radiographie est normale. Le traitement consiste à poser un bandage de contention (strapping) ou une attelle pour une durée de 2 à 3 semaines, parfois un plâtre si l articulation est très douloureuse (cheville, par exemple). Les entorses graves sont caractérisées par une déchirure ou un arrachement ligamentaire entraînant des mouvements anormalement amples au niveau de l articulation. A l examen clinique, celle-ci est douloureuse et gonflée, mais parfois pas plus que lors d une entorse bénigne. La radiographie s impose donc pour détecter ces entorses qui peuvent entraîner des séquelles : douleurs persistantes, enraidissement, instabilité et fragilité chroniques de la région concernée. Une immobilisation pendant plusieurs semaines peut suffire, mais une intervention chirurgicale est souvent nécessaire : elle consiste soit à réparer le ligament arraché, soit à réaliser une transplantation ligamentaire. Dans tous les cas, une rééducation appropriée est nécessaire jusqu à la récupération complète. La pratique de certains sports (tennis, football, basket) expose particulièrement les articulations, surtout le genou et la cheville, aux entorses. De même, la fatigue et le surentraînement sont des facteurs favorisants. La prévention passe par le respect des règles d échauffement avant toute activité sportive et par le port de bandages souples sur les articulations menacées. Epaule (P. 319) Articulation qui unit le bras au thorax. Par extension, le terme épaule recouvre la région du corps correspondant à cette articulation. Pathologie Les luxations de l épaule sont les luxations les plus fréquentes. Elle surviennent surtout chez l adulte jeune. La plus courante est la luxation antéro-interne, qui résulte d un mouvement violent ou d un traumatisme. La partie antérieure de la capsule est lésée et la tête de l humérus quitte la cavité glénoïde pour aller se loger dans l aisselle. A l examen clinique, l épaule est douloureuse et impotente et présente une déformation caractéristique. La radiographie confirme le diagnostic. La réduction de la luxation doit être réalisée en urgence avec ou sans anesthésie générale. L épaule est immobilisée par le port d une écharpe pendant trois semaines. Une rééducation est souvent nécessaire. D autres formes plus rares de luxations de l épaule peuvent survenir, parfois compliquées par une fracture de la tête de l humérus ou de la glène de l omoplate. Toutes les luxations peuvent laisser des séquelles, notamment l épaule gelée, caractérisée par une raideur extrême de l articulation et une douleur parfois intense, ou de la périarthrite de l épaule. En outre, une récidive de la luxation se produit parfois. Elle s observe surtout chez les sujets jeunes; survenant lors de mouvements de plus en plus minimes, elle peut devenir à la longue très invalidante. Une intervention chirurgicale est alors indispensable pour stabiliser l épaule. Les fractures de l extrémité supérieure de l humérus sont fréquentes chez les personnes âgées.

La périarthrite de l épaule est une affection douloureuse de l épaule due à une lésion des tissus fibreux et des tendons entourant l articulation. Épicondylite (p321) Inflammation des tendons s insérant sur l épicondyle (apophyse de l extrémité inférieure de l humérus), à la partie externe du coude. De nombreux muscles de l avant-bras, notamment ceux commandant l extension et la rotation de la main, s attachent sur l épicondyle. Ces muscles sont très sollicités dans la pratique de certains sports, comme le tennis et le golf, mais aussi par de nombreux gestes de la vie quotidienne ou professionnelle. Une épicondylite, appelée aussi «tennis elbow» en médecine sportive, peut survenir après un traumatisme violent, mais elle se produit plus souvent à la suite de microtraumatismes fréquents, d un surmenage de la région du coude ou de la répétition intense de certains mouvements. Une épicondylite se caractérise par une douleur de la partie externe du coude ; dans les cas les plus sévères, quelques gestes précis, comme tenir une bouteille ou ouvrir une porte, deviennent impossibles. et prévention : Le traitement consiste d abord en la mise au repos du coude, par l interruption éventuelle de la pratique sportive pendant au moins 15 jours ; il comprend aussi l application fréquente de glace sur la région douloureuse (cryothérapie) et la prescription d anti-inflammatoires par voie orale ou sous forme de pommade; des massages peuvent également contribuer à faire diminuer l inflammation. Si la douleur persiste, des infiltrations locales de corticostéroïdes sont nécessaires. La reprise du sport devra être progressive. Le traitement chirurgical est exceptionnel et uniquement envisagé si l affection persiste plus de 18 mois. Pour prévenir les risques d épicondylite lorsqu on pratique un sport où le bras est très sollicité, il convient de respecter la pratique de l échauffement, d utiliser un matériel étudié (au tennis, par exemple, veiller à employer une raquette au manche adapté à sa force et à sa main) et de s initier sous la direction d un bon entraîneur pour éviter les erreurs techniques et les gestes inappropriés. Fracture ( p. 368) Rupture d un os ou d un cartilage dur. On établit une distinction entre les fractures ouvertes, où les fragments osseux ont traversé la peau et où le foyer de fracture est à l air libre (d où un risque d infection), et les fractures fermées, où le foyer de fracture ne communique pas avec l extérieur. Symptômes et signes Sur le plan clinique, une fracture se traduit par une douleur aiguë, une impossibilité de réaliser certains gestes, un hématome, parfois une déformation. Les fragments osseux

peuvent être éloignés l un de l autre (fracture déplacée), se chevaucher ou être engrenés. Il existe en outre chez l enfant deux types de fracture spécifiques : la fracture en bois vert (l os n est pas rompu sur toute sa circonférence) et la fracture en motte de beurre (tassement localisé de l os). Son premier but est de remettre l os en bonne position par une manœuvre appelée réduction, manuelle ou chirurgicale. Il s agit de replacer les extrémités osseuses au contact l une de l autre, en un alignement parfait, afin que la fracture se consolide en bonne position, restituant à l os sa forme initiale. Après la réduction, contrôlée radiologiquement Genou (p. 383) Région articulaire située à la jonction de la cuisse et de la jambe. L articulation du genou unit le fémur au tibia et à la rotule. L adaptation parfaite de la surface articulaire du fémur avec celle du tibia est garantie par l existence de deux formations fibrocartilagineuses, appelées ménisques. Des ligaments très puissants garantissent une stabilité parfaite à cette articulation. Pathologie L entorse du genou est une lésion des ligaments du genou allant de la simple élongation (entorse bénigne) à la rupture complète (entorse grave). Elle est souvent due à un mouvement de torsion forcée du pied, survenant notamment lors de la pratique de certains sports comme le football ou le ski. Les entorses bénignes se traduisent par une douleur et un gonflement de l articulation. Le port d un simple bandage ou d un plâtre pendant 3 semaines permet de calmer la douleur. Les entorses graves se caractérisent par une douleur vive et par une hémarthrose (saignement dans la cavité articulaire). Le sujet, lorsqu il se tient debout, a l impression que son genou va se dérober. La rupture complète d un ligament latéral exige une immobilisation plâtrée de 6 semaines. La rupture d un ligament croisé antérieur ne nécessite pas d immobilisation plâtrée, à moins qu il ne soit réparé chirurgicalement, par suture ou transposition ligamentaire (à l aide d un fragment de tendon prélevé sur des muscles voisins ou sur le tendon rotulien); cette réparation contraignante pour le patient, ne doit être proposée qu aux sportifs de haut niveau. En effet, une simple rééducation, qui doit d ailleurs toujours être suivie, quel que soit le type de traitement entrepris, aboutit presque toujours à un excellent résultat et à une reprise de la plupart des activités sportives. Les lésions des ménisques du genou, fréquentes chez les sportifs de haut niveau, sont essentiellement des déchirures, allant parfois jusqu à la rupture complète. Leur traitement est chirurgical. Après l intervention, il est recommandé au sujet de reprendre la marche le plut tôt possible. La luxation du genou se caractérise par la perte de contact entre les surfaces articulaires du fémur et du tibia; des lésions de l artère poplitée et du nerf sciatique, qui passent en arrière dans la région poplitée, sont possibles. La luxation du genou nécessite une réparation chirurgicale. D autres pathologies s observent pour le genou, qui peut être contaminé par un germe entraînant la survenue d une arthrite septique, être le siège d une maladie inflammatoire atteignant la synoviale (membrane qui recouvre la face antérieure de la capsule articulaire), telle la polyarthrite rhumatoïde, ou d une maladie dégénérative

qui atteint les cartilages par usure progressive, comme l arthrose. Des tumeurs peuvent se développer à partir de la synoviale, des os ou des parties molles environnantes. Enfin, l hydarthrose du genou, couramment appelée épanchement de synovie, est le plus souvent due à un traumatisme, à une arthrose ou à une polyarthrite rhumatoïde. Genu recurvatum (p. 384) Déformation du genou caractérisée par la possibilité d étendre exagérément vers l avant la jambe sur la cuisse de façon à former un angle ouvert en avant. On distingue trois principaux types de genu recurvatum : Le genu recurvatum familial, très fréquent, s observe dès les premiers pas chez le jeune enfant. Bénin, il est dû à une hyperlaxité de l articulation et disparaît généralement à l âge adulte sans traitement particulier. Quelques exercices musculaires simples, comme la marche sur la pointe des pieds, sont conseillés. Il arrive cependant que la déformation persiste à l âge adulte et soit à l origine d une arthrose du genou. Le genu recurvatum congénital, plus rare et plus grave, est toujours associé à une arthrogrypose (luxation congénitale du genou par malformation complexe de l articulation). Il nécessite le plus souvent un traitement chirurgical. Le genu recurvatum acquis est la conséquence d une fracture de la partie inférieure du fémur ou de la partie supérieure du tibia, consolidée en mauvais position, ou la conséquence de déficits musculaires dus à une paralysie permettant au genou d avoir une mobilité anormale. Pour prévenir les risques d arthrose du genou, il faut alors le plus souvent pratiquer une ostéotomie (intervention chirurgicale qui consiste à sectionner l os incriminé pour le replacer dans un axe plus favorable). Genu valgum (p. 384) Déviation de la jambe vers l extérieur de l axe du membre inférieur avec saillie du genou en dedans. S il est marqué, le genu valgum, couramment appelé genou cagneux, peut entraver la marche. En outre, les pressions ne s exerçant pas aux endroits habituels, le genu valgum est souvent facteur de gonarthrose (arthrose du genou). Chez l enfant, entre 3 et 5 ans, le genu valgum est courant, accentué par un excès de poids. Il est dû à une hyperlaxité des ligaments internes du genou ou encore à une séquelle de fracture (fracture de la partir inférieure du fémur ou de la partie supérieure du tibia, qui n a pas consolidé en bonne position ), à une maladie osseuse par carence (rachitisme)ou à une malformtation osseuse. Le genu valgum est indolore. Dans les formes légères, il régresse souvent avec la gymnastique et la croissance. Dans les formes importantes, le traitement nécessite la prise de vitamine D (contre le rachitisme), le port de chaussures correctrices et la pose d attelles pendant la nuit. La chirurgie est réservée aux formes graves; le chirurgien fait une ostéotomie (section osseuse) qui réaligne l os concerné, puis le fixe. Chez l adulte, le genu valgum peut être dû à un genu valgum infantile non traité, à une séquelle de fracture du genou consolidée en mauvais position ou à une maladie osseuse (ostéomalacie). Il est parfois à l origine d une arthrose du genou invalidante. Outre la vitamine D (contre une ostéomalacie), le traitement des formes graves du genu

valgum est l ostéotomie ou, si la situation a évolué depuis trop longtemps, le remplacement de l articulation du genou par une prothèse. Genu varum (p. 384) Déviation de la jambe vers l intérieur de l axe du membre inférieur avec saillie du genou en dehors. Le genu varum, couramment appelé jambe arquée, peut évoluer vers une arthrose du genou (gonarthrose) par excès de pression sur des points normalement soumis à des pressions faibles. Chez l enfant, le genu varum est habituel jusqu à l âge de 18 mois. Chez les enfants plus âgés, il peut être dû à une maladie osseuse (rachitisme). Le genu varum est indolore. Le traitement, s il est nécessaire, est chirurgical et consiste à placer une agrafe sur le tibia du côté externe du cartilage de conjugaison (plaque cartilagineuse située aux extrémités d un os, assurant sa croissance); les os grandissent alors à vitesse normale du côté interne du genou, moins vite du côté externe, ce qui permet d obtenir une correction progressive. Chez l adulte, le genu varum peut être dû à un genu varum infantile non traité ou à une séquelle de fracture. Le traitement des formes graves est chirurgical, par ostéotomie (section osseuse) suivie d une correction de l axe et d une fixation de l os concerné. Hallux valgus (p. 412) Déviation du gros orteil vers les autres orteils. L hallux valgus est favorisé par le port de talons hauts. Les arthrites chroniques et les déviations du talon vers l extérieur du pied en constituent des causes moins fréquentes. Un hallux valgus se complique par une atteinte de l articulation métatarsophalangienne, à l origine des douleurs parfois intenses, parfois associée à une inflammation de la bourse séreuse correspondante (bursite). Son diagnostic est clinique et surtout radiologique, les clichés pratiqués permettant d apprécier l amplitude de la déformation et le degré d usure articulaire. Il repose essentiellement sur le port de chaussures larges, qui permettent de limiter les frottements. La chirurgie est réservée aux sujets vraiment handicapés, car la rééducation est longue (un mois environ) et relativement douloureuse mais donne de bons résultats. L intervention consiste à remettre le gros orteil dans son axe normal (par retension de certains ligaments, ablation du morceau d os saillant, etc.). Hernie discale (p. 431) Saillie du disque intervertébral en dehors de ses limites normales. La hernie discale survient le plus souvent entre 20 et 30 ans. Elle concerne le disque intervertébral, qui est constitué de deux parties : un boyau gélatineux central (nucleus pulposus) et un anneau de fibres périphériques attachant les deux vertèbres l une à l autre. Si l anneau est fissuré, le noyau s y engage et fait saillie à l extérieur de la colonne vertébrale, comprimant le plus souvent une racine nerveuse, voire la moelle épinière. Les hernies surviennent généralement au niveau lombaire. Elles atteignent plus rarement les vertèbres cervicales.

La cause de la destruction du disque peut être un surmenage modéré, mais répété (travailleurs manuels), ou bien le soulèvement d une lourde charge, voire une brusque torsion du tronc. Symptômes et diagnostic Une hernie discale se manifeste par une douleur aiguë et une raideur de la colonne vertébrale. La compression d une racine nerveuse provoque une névralgie (sciatique, névralgie cervicobrachiale) associée à des fourmillements, voire à une paralysie. La compression de la moelle épinière provoque des paralysies des membres. Les hernies lombaires entraînent parfois une paralysie des sphincters. Le diagnostic est confirmé par un scanner, par l imagerie par résonance magnétique (I.R.M.), ou, plus rarement, par une saccoradiculographie. Il vise d abord à atténuer les douleurs vertébrales et les névralgies : repos au lit, analgésiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens, au besoin infiltrations péridurales des corticostéroïdes. Pour diminuer les douleurs persistantes et limiter les rechutes, on peut prescrire des massages, des séances de kinésithérapie et le port d'un corset abdominal ou d un collier cervical. En cas d échec, on a recours à la chimionucléolyse (destruction du noyau du disque par injection d une enzyme, la papaïne), voire à la chirurgie. Les paralysies et, plus particulièrement, les compressions de la moelle imposent un traitement chirurgical en urgence. Hyperlordose (p. 447) Exagération de la lordose (courbure physiologique de la colonne vertébrale) vers l avant, au niveau de la région lombaire, formant une cambrure excessive des reins. Inflammation (p482) Réaction localisée d un tissu, consécutive à une agression. Une inflammation se manifeste par quatre signes principaux : rougeur, chaleur, tuméfaction (gonflement), douleur. Lorsqu un tissu subit une agression, des cellules spécialisées, les mastocytes, libèrent de l histamine et de la sérotonine, qui stimulent la vasodilatation dans la partie affectée ce qui provoque rougeur et chaleur. Les capillaires (petits vaisseaux sanguins), surchargés, laissent échapper du liquide, qui s infiltre dans les tissus, y entraînant un gonflement et causant une sensation douloureuse, provoquée par la stimulation des terminaisons nerveuses locales. L inflammation s accompagne généralement d une accumulation de globules blancs qui contribuent à l assainissement et à la restauration des tissus endommagés. Elle constitue donc une réaction de défense de l organisme contre les agressions. Lorsque l inflammation est trop importante pour régresser spontanément, on la combat avec des corticostéroïdes ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Lombaire (p. 547) Relatif aux lombes. La région lombaire, située dans le bas du dos, correspond à la zone des cinq vertèbres lombaires et des masses musculaires avoisinantes. Appelée parfois de façon familière les

reins, elle est localisée, au niveau de la colonne vertébrale, entre la douzième côte et la crête iliaque. Pathologie La région lombaire est souvent le siège de douleurs qui peuvent être d origine vertébrale (lésions du rachis lombaire, des articulations sacro-iliaques, des disques intervertébraux), rénale (lithiases rénales ou urétrales, néphrites chroniques) ou abdominale. Lombalgie (p. 547) Douleur de la région lombaire. Le langage médical réserve le terme de lombalgie aux douleurs de la région ayant pour axe les cinq vertèbres lombaires. Au-dessus, on parle de dorsalgies ; au-dessous, de douleurs fessières ou sacrées. Différents types de lombalgie Une lombalgie peut-être due à des lésions du rachis ou à des affections touchant des viscères de la région lombaire. Les lombalgies rachidiennes sont d origine inflammatoire ou mécanique. Les lombalgies inflammatoires peuvent être dues à une maladie inflammatoire vertébrale ou à un tassement vertébral ; chez un sujet jeune, à un rhumatisme (spondylarthrite ankylosante); chez un sujet âgé, à un tassement ou à une tumeur bénigne ou maligne. La douleur est surtout gênante la nuit et le matin au réveil, demande un dérouillage de plus de 30 minutes. Les lombalgies mécaniques sont le plus souvent dues à une arthrose des apophyses articulaires postérieures des vertèbres ou à la dégénérescence d un ou de plusieurs disques intervertébraux, elle-même provoquée par un traumatisme, une série de microtraumatismes, une épiphysite (inflammation d une épiphyse) de croissance pour les formes précoces. Le vieillissement en est aussi souvent responsable car, avec les années, les disques intervertébraux perdent de leur souplesse et se fissurent. La douleur se manifeste au cours de la journée, aggravée par les efforts, le port de charges, la station assise prolongée, elle est soulagée par le repos allongé. Les lombalgies mécaniques peuvent être aiguës la plus fréquente étant le lumbago-, récidivantes, faisant alterner périodes douloureuses et rémissions, ou chroniques. Elles s accompagnent parfois de douleurs irradiant dans les membres inférieurs. Les lombalgies d origine viscérale peuvent être dues à une affection touchant le rein, l appareil urinaire ou génital, à une lésion de l aorte ou des méninges de la moelle épinière (neuronome, arachnoïdite, méningoradiculite) etc. Il repose sur la prise d analgésiques, d anti-inflammatoires, sur la kinésithérapie, voire sur l immobilisation temporaire du rachis à l aide d un corset en résine. Le traitement des lombalgies chroniques doit être adapté à la gêne fonctionnelle qu elles entraînent et ne soigner que les lésions dont le diagnostic est confirmé. Ainsi, les lombalgies chroniques dues à une lésions discale unique peuvent guérir par une arthrodèse lombaire (intervention chirurgicale consistant à faire fusionner deux vertèbres entre elles afin de supprimer le jeu articulaire). En revanche, quand la dégénérescence affecte plusieurs disques, le succès de cette intervention devient plus aléatoire. Maladie de Dupuytren (p. 282)

Affection de la main caractérisée par une flexion progressive et irréductible de certains doigts, principalement l annulaire et l auriculaire, vers la paume. La maladie de Dupuytren est provoquée par l épaississement et la rétraction de l aponévrose palmaire, membrane conjonctive et fibreuse contenue dans la main. La cause de cette maladie est encore inconnue; dans certains cas, elle semble favorisée par le diabète, la prise de médicaments antiépileptiques ou l alcoolisme. Plus fréquente chez les hommes que les femmes, elle affecte en général les 2 mains. Symptômes et signes En se rétractant, l aponévrose entraîne dans la paume, la formation de nodules fibreux, durs et palpables et de bandes de tissu épaissi, appelées brides de rétraction, sous la peau; les articulations entre les phalanges et les métacarpiens ainsi que celles entre les phalanges et les phalangines, sont touchées, provoquant une flexion des doigts qui gêne pour saisir les objets. L aponévrotomie à l aiguille, qui consiste à sectionner à l aiguille les brides sous anesthésie locale, est un traitement efficace. On peut aussi recourir à une intervention chirurgicale, qui consiste en l ablation complète des brides de rétraction et des nodules. Des récidives peuvent cependant survenir. Paralysie (p. 680) Abolition d origine neurologique de la motricité d un ou de plusieurs muscles. Une paralysie peut concerner un petit groupe de muscles, un membre (monoplégie), la partie inférieure du corps (paraplégie) ou toute sa moitié droite ou gauche (hémiplégie). Lorsque la force musculaire est seulement diminuée, on parle de parésie. Causes Elles sont diverses : virus neurotrope, traumatisme, tumeur bénigne ou maligne, accident cérébro-vasculaire (hémorragie, interruption de la circulation), sclérose en plaques. On distingue les paralysies centrales, où la lésion siège dans l encéphale ou la moelle épinière, et les paralysies périphériques, où elle siège sur un nerf. Le traitement de la cause, lorsqu il est possible (ablation chirurgicale d une tumeur, par exemple), fait dans certains cas régresser ou disparaître la paralysie. Dans d autres cas, une régression spontanée est possible, voire fréquente, comme au cours de certains accidents vasculaires cérébraux. Dans les formes plus sévères, le traitement repose principalement sur la rééducation. Pied (p.709) Extrémité du membre inférieur, articulée avec la jambe par la cheville (articulation tibiopéronéo-astragalienne) et terminée par les orteils. Le pied a un rôle à la fois statique (il soutient le poids du corps et permet l équilibre grâce à sa position à angle droit par rapport à l axe de la jambe) et dynamique (il permet la propulsion du corps en avant). Son squelette est constitué d arrière en avant par le tarse (astragale, calcanéum, scaphoïde, cuboïde et les 3 cunéiformes), le métatarse et les phalanges, qui forment le squelette des orteils. La plante du pied est le siège d une concavité appelée voûte plantaire.

Pathologie Le pied peut être atteint par plusieurs types d affections, souvent aggravées par le port de chaussure inadaptées. Les anomalies du pied sont le plus souvent congénitales : pied plat, pied creux, pied bot, pied équin, metatarsus varus (responsable de l hallux valgus), etc. Les principales maladies articulaires touchant le pied sont l hallux rigidus, l arthrose, l arthrite et surtout la goutte. Les fractures du pied touchent le plus souvent le calcanéum, les métatarsiens et les phalanges. Pied bot (p.710) Malformation congénitale complexe du pied caractérisée par des rétractions tendineuses et musculaires associées à des malformations osseuses, de sorte que l appui du pied sur le sol n est plus normalement réparti sur la région plantaire. Le dépistage d un pied bot peut se faire avant la naissance, grâce à l échographie obstétricale. A la naissance, on peut encore corriger manuellement les déformations, mais, en l absence de traitement, celles-ci deviennent irréductibles. D une manière générale, plus le traitement commence tôt, plus son taux de réussite est élevé. Entrepris dès la naissance, il consiste en des manipulations quotidiennes en vue d assouplir et de redresser le pied, suivies de la pose de petites attelles ou de plâtres successifs pour maintenir le pied en bonne position. Au bout de 3 mois, on pratique un bilan pour juger de l efficacité du traitement. En cas de bonne correction, il est poursuivi jusqu à l âge de la marche. Sinon, on pratique avant l âge de la marche une intervention chirurgicale visant à libérer les muscles rétractés, suivie d une immobilisation plâtrée de 2 à 3 mois. Dans tous les cas, le traitement kinésithérapique et orthopédique (attelles,plâtres) sera poursuivi jusqu à la fin de la croissance. En fin de croissance, d autres interventions chirurgicales peuvent être pratiquées en cas de déformations osseuses ou de rétractions musculotendineuses trop importantes. Pied creux (p. 710) Creusement excessif de la voûte plantaire du pied donnant à celui-ci un aspect cambré. Syn : pied cavus. Le pied creux peut être dû à une lésion neurologique (une paralysie musculaire par exemple), mais, le plus souvent, sa cause reste inconnue. Au début, le pied est souple et ses déformations peuvent être facilement corrigées par des semelles orthopédiques et une rééducation. Plus tard, lorsque le pied est raide et les os déformés, le traitement est chirurgical; l intervention la plus fréquente consiste à raccourcir les métatarsiens (tarsectomie) et à bloquer les articulations du sommet de la voûte plantaire (arthrodèse). Pied d athlète (p. 710) Maladie cutanée localisée entre les orteils et caractérisée par des fissures ou crevasses plus ou moins profondes. Le pied d athlète est une maladie fréquente due à la prolifération de champignons microscopiques et se rencontre surtout chez les sportifs, les

marins et, en règle générale, chez tous ceux qui portent habituellement des bottes ou des chaussures favorisant la transpiration. Un pied d athlète se signale d abord par des rougeurs et des cloques sur les faces latérales des orteils qui se transforment en fissures. Son traitement consiste en bains d antiseptiques, en la désinfection à l alcool iodé et en l application d antifongiques (médicaments contre les champignons). La prévention des récidives repose sur une hygiène rigoureuse des pieds; il est en particulier nécessaire d éviter la transpiration et la macération, notamment par le port des chaussettes en fibres naturelles. Pied équin (p. 710) Déformation du pied qui, bloqué en hyperentension, ne peut appuyer que sur la pointe et ne repose jamais sur le talon. Une rééducation intensive corrige le plus souvent cette anomalie qui gêne considérablement la marche. Dans quelques cas plus graves, une intervention chirurgicale est nécessaire, soit pour allonger le tendon d Achille, soit pour bloquer définitivement l articulation de la cheville en position de fonction, pied à angle droit par rapport à l axe de la jambe (arthrodèse). Pied plat (p. 711) Affaissement de la voûte plantaire responsable d une augmentation de la surface d appui au sol. Le pied plat peut devenir douloureux après la puberté, parfois du fait d une prise de poids importante. Il est alors contracturé et entraîne une claudication par esquive de l appui plantaire. Seuls les pieds plats douloureux nécessitent un traitement, qui associé alors le port de semelles orthopédiques creusant la voûte plantaire à une rééducation destinée à renforcer les muscles de la plante du pied. Le traitement chirurgical est réservé aux pieds plats particulièrement douloureux; il consiste à bloquer les articulations du sommet de la voûte plantaire (arthrodèse). Poignet (p. 724) Segment du membre supérieur compris entre l avant-bras et la main. Le squelette du poignet est constitué de 8 os, appelés os du carpe, répartis en 2 rangées : les 4 os de la première rangée s articulent avec les os de l avant-bras; les 4 os de la seconde rangée s articulent avec le métacarpe. Il existe, à la face palmaire du poignet, un tunnel anatomique appelé canal carpien, qui livre passage aux tendons fléchisseurs des doigts et au nerf médian. L artère radiale (artère du pouls) chemine au poignet, à la base du pouce, le long d un défilé appelé tabatière anatomique, où elle est superficielle et facilement palpable. Pathologie Les fractures du poignet sont particulièrement fréquentes, notamment les fractures du scaphoïde et celles de l extrémité inférieure du radius. Les autres traumatismes sont, d une part, les entorses et les ruptures ligamentaires, qui peuvent entraîner une instabilité chronique du poignet, d autre part les blessures cutanées, qui endommagent parfois les tendons et les nerfs.

Les principales affections du poignet sont le syndrome du canal carpien et l arthrose de la racine du pouce (rhizarthrose). Par ailleurs, certains rhumatismes inflammatoires atteignent de façon prédominante le poignet (chondrocalcinose, polyarthrite rhumatoïde, etc..) Rachis (p. 774) Structure osseuse constituée de 33 vertèbres superposées, s étendant de la base du crâne, qui entoure et protège la moelle épinière et soutient la tête et le tronc. Syn. colonne vertébrale. Structure et fonctionnement Les 33 vertèbres sont composées des 7 vertèbres cervicales, des 12 vertèbres dorsales, des 5 vertèbres lombaires, des 5 vertèbres soudées du sacrum et des 4 vertèbres soudées du coccyx.. Dans chaque intervalle entre deux vertèbres se trouve un disque formé de cartilage fibreux et dense en périphérie et d un noyau central élastique, le nucleus pulposus. Chaque vertèbres présente, derrière son corps, une cavité centrale. Comme les vertèbres sont superposées, ces cavités forment un long canal, appelé canal rachidien. Celui-ci renferme la moelle épinière, de laquelle se détachent les racines des nerfs périphériques. Pathologie Le rachis peut être atteint d anomalies congénitales, mécaniques ou dégénératives, ainsi que de lésions inflammatoires ou infectieuses. Les anomalies congénitales sont représentées par le spina-bifida (défaut de fermeture du canal rachidien). Les déformations du rachis peuvent se traduire par une lordose (courbure accentuée au niveau des cervicales ou des lombaires), une cyphose (courbure accentuée au niveau des dorsales) ou une scoliose (déviation latérale). Les infections les plus fréquentes du rachis sont les ostéomyélites (infections de l os et de la moelle osseuse). Les inflammations des articulations vertébrales telles qu une spondylodiscite (inflammation simultanée d un disque intervertébral et des vertèbres adjacentes, souvent d origine infectieuse) peuvent entraîner une raideur permanente ou une déformation de la colonne. Les lésions telles que déchirure musculaire, entorse ligamentaire, luxation, hernie discale peuvent être provoquées par des gestes excessifs. La dégénérescence du rachis se caractérise par une arthrose du cartilage articulaire. Elle est due à l usure et atteint surtout les sujets de plus de 60 ans. Les personnes âgées, les femmes après la ménopause sont exposées à l ostéoporose. Rupture tendineuse (p. 816) Déchirure d un tendon. Un tendon peut se rompre à la suite d une contraction trop brusque ou violente (traumatisme, sprint, saut), d une plaie (couteau, éclat de verre ), de frottements répétés, notamment chez les personnes âgées, ou du fait d une maladie tendineuse préexistante : tendinite (inflammation d un tendon) récidivante, polyarthrite rhumatoïde, etc.

Symptômes et traitement Une rupture tendineuse se traduit par une douleur violente et une impotence de la région mobilisée par le tendon. Elle doit être soignée sous peine de séquelles fonctionnelles. En cas de plaie, le tendon doit être suturé chirurgicalement ; si ses extrémités sont très éloignées l une de l autre, il est parfois nécessaire d utiliser un greffon tendineux. En l absence de plaie, le traitement est le plus souvent orthopédique (plâtrage), la chirurgie étant en général réservée aux sportifs de haut niveau. Scoliose (p. 835) Incurvation latérale pathologique de la colonne vertébrale (rachis). Différents types de scoliose Il en existe trois, de gravité diverse. Les attitudes scoliotiques sont caractérisées par une incurvation latérale droite ou gauche du rachis, visible en position debout, qui se corrige lorsque le sujet se penche en avant. Elles sont le plus souvent dues à une inégalité de longueur des jambes, phénomène fréquent au cours de la croissance mais qui persister à l âge adulte. Elles nécessitent une surveillance particulière chez les sujets en période de croissance. Les scolioses antalgiques, particulièrement douloureuses, accompagnent un lumbago ou une sciatique lombaire. En principe, elles se corrigent lorsque leur cause est traitée, mais elles peuvent résister, voire se transformer en scoliose vraie, avec rotation des corps vertébraux.. Elles nécessitent donc une surveillance régulière. Les scolioses vraies, également appelées scolioses osseuses ou scolioses structurales, se subdivisent en trois catégories différentes. Les scolioses par malformation congénitale d une vertèbre (la moitié seulement d une vertèbre s est développée) existent dès la naissance et sont souvent évolutives. Les scolioses par déformation acquise d une ou de plusieurs vertèbres (séquelles d un mal de Pott par exemple) peuvent être très importantes. Les scolioses idiopatiques, caractérisées par une rotation des vertèbres, débutent dans l enfance et s aggravent pendant toute la croissance sans entraîner de douleur. Diagnostic Il repose sur l examen clinique, sur certaines mesures prises sur l axe vertébral et affinées d après les clichés radiologiques. La scoliose est ainsi définie par son siège précis (dorsal, lombaire) et par l importance en degrés de l angulation observée entre les vertèbres. Les courbures scoliotiques doivent être mesurées périodiquement. Si elles sont modérées, elles relèvent d une gymnastique appropriée et d un traitement orthopédique (corset, plâtre). Seules les scolioses évolutives ou importantes doivent être opérées mais, dans la mesure du possible, pas avant la fin de la croissance osseuse du rachis. Le plus souvent, le traitement consiste, après avoir corrigé du mieux possible les courbures anormales, à souder les vertèbres atteintes par une greffe osseuse (arthrodèse). Ce geste, presque toujours associé à une ostéosynthèse postérieure et/ou antérieure (pose d une plaque ou d une tige), permet de redresser la colonne vertébrale, au prix cependant d une certaine raideur. Les lombostats sont d une grande utilité pour traiter certaines scolioses lombaires qui deviennent douloureuses et évolutives à l âge adulte : altération des disques intervertébraux, voire compression de racines nerveuses ou de la moelle épinière, ayant pour conséquence des complications neurologiques graves.

Subluxation (p. 890) Luxation incomplète, par déplacement partiel des deux extrémités osseuses d une articulation. Voir Luxation Tendinite (p.929) Inflammation d un tendon. Un tendon, tissu fibreux unissant un muscle à un os, peut s enflammer soit à la jonction musculotendineuse, soit à son point d insertion sur l os (enthésopathie), soit dans sa partie médiane. Causes Les tendinites ont des causes multiples souvent associées. Elles peuvent être dues à des microtraumatismes répétés, professionnels ou sportifs notamment (épicondylite chez les joueurs de tennis, tendinite des adducteurs chez les danseurs, etc.) ou être d origine dégénérative, le vieillissement des tissus entraînant une usure, voire une rupture, des fibres de collagène qui constituent le tendon (périarthrite scapulohumérale, par exemple). Une tendinite peut être liée à une maladie articulaire inflammatoire, par exemple à une spondylarthrite ankylosante (notamment au niveau de l insertion du tendon d Achille) ou à une polyarthrite rhumatoïde. Enfin, une tendinite peut compliquer un traitement antibiotique par les fluoroquinolones. Symptômes et évolution La douleur est le symptôme dominant : souvent présente au repos, elle s accentue à la palpation et lorsque l on sollicite les articulations adjacentes au tendon enflammé. Le principal risque des tendinites non traitées est la rupture tendineuse. Il est fondé sur le repos, la prise d anti-inflammatoires sous forme de pommades ou de gels, ou par voie orale voire par infiltrations et sur la physiothérapie (ionisations, ultrasons). En cas de tendinite chronique ou de rupture tendineuse, on a parfois recours à la chirurgie. Torticolis ( p. 956) Contracture plus ou moins douloureuse des muscles du cou, limitant les mouvements de rotation de la tête. Il existe différentes variétés de torticolis classées selon leurs causes. Le torticolis banal apparaît parfois après un mouvement brutal et forcé du cou. Plus souvent, on le constate le matin au réveil, sans doute à cause d une mauvaise position du cou pendant le sommeil. Les symptômes disparaissent en moins de 3 jours grâce au repos et aux médicaments analgésiques et myorelaxants (décontractants musculaires), en pommade ou par voie orale. Le torticolis spasmodique, de cause inconnue, est classé parmi les dystonies (maladies au cours desquelles des contractures provoquent des positions anormales du corps). On observe des accès de douleur et de raideur du cou, pendant lesquels surviennent des contractures successives. La tête peut être en rotation (torticolis), en

inclinaison sur le côté (latérocolis), en flexion vers l avant (antécolis) ou en extension vers l arrière (rétrocolis). Le traitement repose sur la kinésithérapie, qui vise à renforcer les muscles antagonistes des muscles atteints. On y adjoint le même traitement de base que pour le torticolis banal ou des injections locales, à doses infimes, de toxine botulinique ( le botulisme étant une intoxication alimentaire caractérisée par des paralysies) : on obtient ainsi la paralysie des muscles trop actifs. Le torticolis symptomatique n est que l un des symptômes d une maladie causale. Beaucoup de lésions de la colonne vertébrale cervicale ou de la région de la nuque peuvent provoquer un torticolis. Le traitement est celui de la douleur et de la contracture, comme pour le torticolis banal, complété par le traitement, parfois chirurgical, de la cause, si elle est connue.