La filière grandes-cultures en Drôme
Un marché mondial 1- Analyse macro-économique
Le marché Un mondial marché mondial 900 800 700 600 500 400 300 200 100 monde ue France Place de l UE au niveau de la production : -1 er en blé tendre et en colza -2 ème en tournesol -4 ème en Maïs 0 ble mais colza tournesol soja Un marché fluctuant soumis : -Aux aléas climatiques -Aux politiques engagées par les Etats -Aux spéculations et cotations des marchés (stocks)
La France : une place prépondérante en Europe - 1 er producteur européen pour chaque céréale et pour l ensemble des oléagineux; Les grandes cultures couvrent plus de 40% du territoire français. Répartition des surfaces: sole nationale Colza 12% Tournesol 5% Soja 0% Protéagineux 1% Autres Céréales 4% Sorgho 0% Blé tendre 44% Maïs 15% Orge 15% Blé dur 4% source agreste La production est concentrée dans la partie nord et le sud-ouest de l hexagone. Le blé tendre couvre 44% de la surface de la surface COP nationale
Les débouchés pour la production française La collecte : 80% de la production pour les céréales et 95% pour les oléagineux ; Les exports (principalement dans l UE) : 40% de la production de céréales et 27% des oléagineux (constitué à 80% par le colza). Fabrication d aliment du bétail : 20% des céréales et 30% des oléagineux. Meunerie : 1 er exportateur mondial de farine. Trituration : le colza représente 62% des volumes triturés. Autres débouchés : semoules, pâtes alimentaires pour le blé dur, malterie en régression.
Les importations françaises Peu d importations de céréales ; Importations d huiles de colza, de graines de colza pour biocarburant, de soja pour tourteau, de tourteau de soja (70% des besoins) ; Localisation des usines françaises de trituration, raffinage, et estérification Usine de Sète : Un débouché pour la production drômoise
Drôme : les grandes cultures en 2008-20% de la production COP Rhône-alpine - 5% des surfaces conduites en BIO, représentant 66% de la collecte COP Rhônealpine.
Drôme : les grandes cultures en 2008 - Surface : 83 365 ha ( 35% de la SAU drômoise) 40% des surfaces COP sont irriguées - Production : 479 840 T - Chiffre d affaire : 82 millions d soit 12% de la production agricole drômoise (contre 17% en 2005) Carte région Les surfaces en grandes-cultures sont localisées principalement dans la vallée du Rhône, Drôme des collines, vallée de la Drôme.
Drôme : Évolution des surfaces COP 30000 Evolution des surfaces COP Évolution des surfaces de 2000 à 2008* : 25000 20000 15000 10000 2000 2005 2008 -Augmentation des surfaces en blé tendre, blé dur et orge -Baisse du tournesol et du sorgho 5000 0 -Baisse constante des protéagineux Orge Sorgho Colza Tournesol Soja Campagne 2009 : Inversion des tendances générales - Forte pluviométrie de l automne 2008 = hausse des surfaces en cultures de printemps (maïs, sorgho, tournesol)en 2009 ; * Ne pas négliger le poids des semences.
Les débouchés pour la production drômoise -Une production principalement collectée par des organismes stockeurs (coopératives, négociants ) ; 32 collecteurs connus dont 10 collectent 90% des COP. - Des structures économiques principalement présentes dans les grandes zones de production ; - Des collecteurs ayant aussi une activité d approvisionnement ; - Des unions de coopératives pour la commercialisation : GIE UNISILO pour la production conventionnelle, GIE UNIBIO pour la production biologique - Des unions de coopératives pour apporter des solutions techniques aux agriculteurs : BIO SUD EST - Des fabricants d aliments du bétail et des meuniers.
Les volumes transformés dans le département Fabrication d aliments du bétail : -Des tonnages en baisse mais une remontée en 2009 Meunerie : -Des tonnages en augmentation Fabrication d'aliments du bétail : Tonnage Meunerie:Tonnage 180 000 9000 160 000 8000 140 000 7000 120 000 6000 100 000 5000 80 000 4000 60 000 3000 40 000 2000 20 000 1000 0 2004 2006 2008 2009 0 2004 2006 2008 2009 Mais la matière première n est forcement produite en Drôme
Drôme : Les exploitations spécialisées COP - La majorité des exploitations drômoises ont des grandes cultures, en cultures principales ou secondaires (elles permettent la production de cultures spécialisées). - En 2007, 900 exploitations spécialisées grandes cultures (23% des exploitations professionnelles). - Une diminution de leur nombre depuis 2000 moins significative que celui de l ensemble des exploitations professionnelles drômoises. Répartition des exploitations ayants des céréales par tranche de surfaces toute exploitation 11% 6% 2% Moins de 10 ha 10 à moins de 30 ha 30 à moins de 50 ha 50 à moins de 70 ha 70 ha et plus Sur l ensemble des exploitations produisant des céréales, la sole en céréales est dans 80% des cas inférieure à 30 ha. 30% 51%
Drôme : Les exploitations spécialisées COP 2/3 des exploitations en statut individuel Des exploitants relativement jeunes : -11% ont moins de 35 ans -36% ont plus de 55 ans Répartition des exploitations professionnelles OTEX 13-14 par statut en 2007 600 Evolution des exploitations professionnelles OTEX 13-14 EARL 16 % Autres cas 9% 500 400 300 2000 2007 GAEC 4% Ind ivid uel 71% 200 100 0-35 ANS 35 A 54 ANS 55 A 64 ANS => A 65 ANS Peu ou pas de main d œuvre salariée sur les exploitations spécialisées COP
Les caractéristiques de la filière COP drômoise - Des exploitations spécialisées plus «jeunes» que la moyenne des exploitations drômoises ; - Une position de leader en grandes-cultures BIO (1 er en R.Alpes, 4 ème en France); - Des problèmes sanitaires et techniques attisés par le retrait de certains produits phytosanitaires :
Les ATOUTS de la filière COP drômoise - Un bassin historique de production pour le blé dur mais une perte de compétitivité (la région Centre fait aussi bien) ; - Des assolements diversifiés en grandes cultures (sécurité revenu) ; - Des terres irrigables (réseaux collectifs / Rhône, Isère ) ; -Des élevages (hors-sol) qui offrent des débouchés pour les céréales drômoises ; -Des exploitations avec des cultures spécialisées qui confèrent aux grandes cultures un rôle important dans les rotations ; - Une proximité de l Italie et de l Afrique du Nord : débouchés pour le blé dur notamment mais mal valorisés (manque de structuration, et de compétitivité, concurrence de l étranger) ; - Une position de leader en BIO.
Les CONTRAINTES de la filière COP drômoise - Des marchés très instables (prix mondiaux) ; -Un impact négatif du bilan de santé de la PAC (perte de 20 à 25% des aides) ; des adaptations nécessaires pour les exploitations et pour les opérateurs économiques ; - Des possibilités d agrandissement des exploitations très limitées (/ caractéristiques du parcellaire) ; - Des contraintes réglementaires qui pèsent sur les itinéraires techniques ; -Coût du transport : un impact plus ou moins important sur la vente des céréales selon les opérateurs économiques.
Les ENJEUX de la filière COP drômoise -1/ Valoriser la production céréalière drômoise au niveau local ; - 2/ Améliorer la compétitivité des exploitations pour la renforcer (mutualisation des moyens de production, techniques alternatives, technologies nouvelles, prise en compte des potentialités du territoire, diversification des productions); - 3/ Développer la production biologique ou les techniques alternatives en tenant compte des territoires et de la structure des exploitations ; - 4/ Structurer la filière DROMOISE pour peser sur les débouchés tout en préservant l identité drômoise et les structures existantes (proximité et services).
Pistes de travail pour la filière COP drômoise Pistes d actions partagées par tous (travail en commun possible) : - Associer à la production céréalière drômoise l image du département afin de favoriser la consommation locale. Pistes d actions individuelles (stratégies propres à chaque entreprise) : -Accentuer le développement de la production de céréales BIO ; - Construire des unions ou des collaborations pour augmenter les volumes de collecte et maintenir un service de proximité ; -Développer la transformation et la commercialisation au niveau local (aliments du bétail, farine) pour s affranchir de la fluctuation des cours mondiaux ; - Développer la vente à l export en investissant dans des installations portuaires.
Pistes de travail transversales Pistes d actions partagées par tous (travail en commun possible) : -Valoriser et améliorer l image du métier d agriculteur, en mettant notamment en valeur les efforts déjà réalisés (/ environnement) ; - Ne pas anticiper au niveau drômois des contraintes réglementaires futures (environnementales, sociales et économiques) ; - Sécuriser l accès à l eau sur tous les territoires drômois.
Un marché mondial 2- Analyse micro-économique
Les Prix payés aux producteurs - Des prix très fluctuants ; - Une forte hausse des prix en 2007 suivi d une baisse importante en 2008 sur la majorité des cultures ; - Des situations difficiles à anticiper pour les agriculteurs (/ gestion assolements). Evolution des prix de 2004 à 2008 40 35 30 25 20 15 10 2004 2005 2007 2008 5 0 Blé tendre Blé dur Maïs Sorgho Colza Tournesol Soja
Les Coûts de production - Des coûts de production en constante augmentation depuis 2004 liés notamment à une forte hausse du coût des engrais en 2007 Evolution des coûts de production de 2004 à 2008 1400 1200 1000 800 600 400 2004 2005 2007 2008 200 0 Blé tendre Blé dur Maïs Sorgho Colza Tournesol Soja
Le résultat des exploitations grandes cultures - Des systèmes grandes-cultures drômois souvent diversifiés (vergers / semences / légumes); une caractéristique forte de la Drôme. - Des systèmes diversifiés, qui se maintiennent sur de plus petites surfaces, mais avec un revenu / ha plus élevé (/ systèmes spécialisés). Résulats 2008 des systèmes grandes-cultures spécialisés et diversifiés 60000 50000 EBE Résultat d'exploitation 40000 30000 20000 10000 0 Drôme des collines - 70 ha - GC /abricot /tabac Plaine de Valence - 80 ha - GC Royans - 55 ha - GC - Noyers Plaine de Marsanne - 65 ha - GC/ ail/ semence Plaine de Pierrelatte - 100 ha
Le résultat des exploitations grandes cultures Des systèmes - tous très dépendants de l irrigation ; (sans irrigation, viabilité nulle); - dont les résultats sont désormais très fluctuants d une campagne à l autre (forte variabilité des prix); - qui vont être très fortement impactés dés 2010 par la mise en œuvre du Bilan de santé de la PAC ; baisse de 20 à 25 % des aides (selon degré de diversification) perte de 60 à 90 /ha - Des adaptations seront indispensables pour que les exploitations se maintiennent (diversification vers de l élevage )