Chapitre 3 : Courbe de Phillips et loi d'okun.

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Économie et management Licence 2 Macroéconomie Année 2014-2015 Chapitre 3 : Courbe de Phillips et loi d'okun Marion Dovis

Courbe de Phillips : relation entre taux d'inflation et taux de chômage Modèle AS-AD étudié : inflation nulle à l'équilibre de moyen terme Or, inflation de moyen terme : apparaît positive Hausse continue de la demande globale Hausse continue de la masse monétaire : source à moyen terme d'un taux d'inflation positif Passage permanent à un taux de croissance plus fort de la masse monétaire Augmentation de l'inflation à moyen terme Passage permanent à un taux de croissance plus faible de la masse monétaire Diminution de l'inflation à moyen terme : désinflation Loi d'okun : relation entre croissance de la production et taux de chômage Situation constatée : augmentation du taux de chômage alors que la production augmente Approfondissement : relation entre production, emploi et chômage Prise en compte Productivité du travail Phénomènes de thésaurisation de main d œuvre : gestion dans le temps dans un cadre incertain de l'emploi

I _ Courbe de Phillips Phillips (1958) : relation empirique décroissante entre taux d'inflation et taux de chômage Analyse de données anglaises sur la période 1861-1957 Solow et Samuelson : même travail sur des données américaines entre 1900 et 1960 En écartant les années de la grande dépression Relation : plutôt négative Apparition : courbe de Phillips Courbe de Phillips (courbe en J) : implications Au cœur des politiques économiques de gestion de la demande de l'après guerre Possibilité : choisir le couple taux de chômage et inflation (Π, u ) En fixant de manière appropriée le niveau de la demande : taux d'inflation en t u t : taux de chômage en t Courbe de Phillips : disparition à partir des années 1970 À moyen terme et en moyenne Plus d'inflation : pas forcément moins de chômage Moins d'inflation : pas forcément plus de chômage Années 1980 Réorientation des politiques économiques vers des politiques de désinflation Question centrale : crédibilité et indépendance des Banques Centrales

1 _ Retour sur la courbe d'offre globale Courbe d'offre globale à court terme : relation décroissante entre prix et taux de chômage Anticipations de prix : données { (WS) : W = Pe Ψ (u, z) (PS) : P = (1 + µ) W : (AS) : P = (1 + µ) Pe Ψ (u, z) Relation décroissante entre : taux d'inflation et taux de chômage à taux d'inflation anticipé donné Une courbe de Phillips Processus de négociation salariale Ψ (u, z) = 1 α u + z Ψ : hypothèse Équation d'offre globale : (AS) : P = (1 + µ) P e (1 α u + z) Équation d'offre globale dans le temps : (AS) : P t = (1 + µ) P t e (1 α u t + z) P t : niveau général des prix en t u t : taux de chômage en t P t e : niveau général des prix anticipé en t 1 pour la période t Relation entre inflation, inflation anticipée et taux de chômage : construction (AS) : P t = (1 + µ) P t e (1 α u t + z) En divisant par P t 1 : P t P t 1 + P t 1 P t 1 P t P t 1 = (1 + µ) P t e P t 1 (1 α u t + z) = (1 + µ) P e t P t 1 + P t 1 (1 α u P t + z) t 1 = P t P t 1 P t 1 : taux d'inflation en t Π e t = P e t P t 1 : taux d'inflation anticipé en t 1 pour la période t P t 1 + 1 = (1 + µ ) (Π t e + 1) (1 α u t + z) Passage en logarithme : ln (Π t + 1) = ln (1 + µ) + ln (Π t e + 1) + ln (1 α u t + z) Sachant : ln (1 + x) x = µ + Π t e α u t + z Offre globale : définie pour un niveau donné des anticipations de prix ( Relation décroissante entre taux d'inflation et taux de chômage : Π t = µ + Π e t α u t + z Courbe de Phillips Π t e )

Augmentation de l'inflation anticipée : mécanisme e ; P e ; W ; Π t Littéralement Augmentation de l'inflation anticipée Anticipation des prix à prix donné : augmentation Prix : augmentation Taux de croissance des prix (taux d'inflation) : augmentation Inflation : d'autant plus forte que l'inflation anticipée est élevée Autant de courbe de Phillips que de Π t e

2 _ Formation des anticipations : dynamique de l'inflation et du chômage Hypothèses : anticipations des agents myopes (extrapolatives) e = Π t 1 { Offre globale : (AS) : Π = µ + Π e t t α u t + z avec Π e t = Π t 1 Variation de l'inflation : Δ Π t = Π t Π t 1 = µ + z α u t Influencée par le taux de chômage en t Baisse du taux de chômage : nécessite une accélération de l'inflation Interprétation originelle de Phillips : fausse Relation entre : niveau de chômage et variation de l'inflation Et non : niveau de chômage et niveau inflation Courbe de Phillips : disparition dans les années 1970 Raisons économiques : deux Double choc pétrolier : 1973-1975 et 1979-1981 Hausse des coûts non-salariaux des entreprises Augmentation des prix à salaires données Équivalent : hausse du taux de marge Modifications des conditions de la négociation salariale Inflation : constamment positive dans les années 1960 e Anticipations d'inflations ( Π t ) : plus nulles Aucun fondement théorique : simple relation empirique propre à une période Limite d'une approche purement statistique : «critique» de R Lucas (1976) Danger : empirie sans théorie Relation structurelle entre : variation de l'inflation et taux de chômage Vérification empirique : estimation de la relation pour la période 1970-2008 aux États-Unis = 0,027 0,45 u t Europe : relation proche

3 _ Chômage naturel : NAIRU Taux de chômage naturel, structurel : NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment) Taux de chômage : revient toujours vers son niveau naturel indépendamment du taux d'inflation Niveau naturel du chômage : défini par Imperfections du marché du travail et des biens Chômage structurel ( u n ) : taux de chômage pour lequel P = P e e, donc Π t = Π t { Π Π e t t = µ α u t + z avec P = P e e et Π t = Π t Taux de chômage d'équilibre : u n = µ + z α Substitution dans la courbe de Phillips du taux de chômage naturel : α u n = µ + z ) Chômage : plus faible que son niveau naturel Inflation : sous-estimée, donc croissant Salaire réel sur-estimé NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment) : u n Variation de l'inflation : dépendante de l'écart entre taux de chômage réel et naturel Taux de chômage naturel États-Unis : u n = 0,027 0,45 = 0,06 France : estimation plus élevée Explications Taux de marge plus élevé Opportunités extérieures plus élevées Degré de rigidité réelle plus élevé sur le marché du travail Taux de chômage : à son niveau naturel lorsque les anticipations d'inflation sont validées Taux de chômage : indépendant du taux d'inflation Courbe de Phillips à moyen terme : verticale

Économie initialement au point E : chômage naturel et inflation nulle Inflation anticipée sous-estime l'inflation, inflation croissante : chômage inférieur au NAIRU Au point A : inflation plus élevée que l'inflation anticipée qui est nulle Hausse de l'inflation anticipée Courbe de Phillips : déplacement vers le haut Y ; u et Π t Convergence de l'économie en E ' À moyen terme : taux de chômage identique, hausse de l'inflation uniquement Déplacement le long de la courbe de Phillips de moyen terme (verticale) Courbe de Phillips : court et moyen termes Court terme : anticipations d'inflation données et constantes Courbe de Phillips : décroissante Arbitrage inflation - chômage Moyen terme : convergence de l'inflation anticipée vers l'inflation réalisée Courbe de Phillips : verticale au niveau du taux de chômage naturel Aucun arbitrage

Relation entre inflation et chômage : susceptible de changer avec le processus d'inflation Pas stable dans le temps Taux de chômage structurel entre pays : différents NAIRU : dépendant de tous les facteurs affectant la détermination des salaires α : rigidités sur le marché du travail µ : taux de marge z : salaire de réservation Taux de chômage structurel : comparaison Japon : 0,02 États-Unis : 0,061 Europe : 0,09 Taux de chômage structurel : variation au cours du temps Estimation de la courbe de Phillips : µ et z supposés constants Pourtant : aucune raison de les traiter constants au cours du temps Facteurs : susceptibles de variation au cours du temps Composition de la population active Structure de la négociation salariale Système d'allocation chômage Etc Entraînant : variation du taux de chômage structurel États-Unis 1960 et 1980 : augmentation de 1 à 2% Années 1990 : baisse Europe : forte augmentation depuis les années 1960 Analyse : limites Théorie du taux de chômage structurel : permettre la compréhension Réalité : non-détermination exacte des facteurs déterminants du NAIRU Incertitudes importantes Variables comprises dans le salaire de réservation Effets dynamiques de chaque variable Compréhension : limitée pour l'europe aujourd'hui Années 1970 : taux de chômage européen beaucoup plus bas que le taux de chômage américain Depuis : augmentation constante

4 _ Désinflation et ses coûts Années 1980 : désinflation après inflation «à deux chiffres» dans les années 1960 et 1970 Coût en terme de chômage à court terme : ratio sacrifice a _ Ratio sacrifice Ratio sacrifice : nombre de points de chômage supplémentaire pour une baisse de 1% du taux d'inflation Ratio sacrifice : identique quelque soit la vitesse de désinflation Ratio sacrifice : baisse en un an u n ) = 1 Ratio sacrifice : u t u n = α 1 Ratio sacrifice : baisse en deux ans { Π t Π t 1 ) = 1 2 Π t + 1 Π t + 1 ) = 1 2 Ratio sacrifice : (u t + 1 ) + (u t u n ) = 1 α b _ Gradualisme et thérapie de choc Courbe de Phillips : Π t ) Δ Π < 0 : implique u t > u n Décroissance de l'inflation (désinflation) : chômage supérieur à son niveau naturel Désinflation : deux stratégies possibles Démarche gradualiste : baisse lente de l'inflation sur plusieurs périodes Hausse du chômage : faible sur une longue période Thérapie de choc : baisse rapide de l'inflation sur un faible nombre de périodes Hausse du chômage : forte avec un retour rapide à son niveau naturel Coût en chômage : identique quelque soit la vitesse de la désinflation Chômage très élevé une année donnée : risques sociaux et politiques Stratégie gradualiste : préférable Ratio sacrifice : dépendant du degré de rigidité réel sur le marché du travail C'est à dire : sensibilité du salaire réel au taux de chômage Coût en chômage : d'autant plus élevé que α est faible Hausse du chômage : induit une faible baisse des salaires Rétroaction à la hausse sur la production : faible Mécanisme correcte par les prix et salaires : faible

c _ Anticipations et crédibilité Courbe de Phillips : Π t ) Anticipations d'inflation : surestimation du taux d'inflation effectif Chômage : au-dessus de son niveau naturel Coût de la désinflation : dépendant de la vitesse de convergence des anticipations Désinflation : annoncée de façon publique au moment des négociations salariales Accélération de la convergence des anticipations Cas limite : désinflation non-coûteuse en chômage Convergence des anticipations instantanée vers l'inflation effective Taux de chômage : reste à son niveau naturel Idée défendue par les nouveaux classiques dans les années 1980 Courbe de Phillips : Π t ) Δ Π > 0 : implique u t < u n Politique inflationniste : gain en terme de chômage D'autant plus élevé que les agents anticipent une inflation faible Gouvernement : possibilité de réduire le chômage en trompant les agents Intérêt à le faire : approche d'une élection Problème : crédibilité Politique de désinflation : crédibilité Agents privés : possibilité de croire en la manipulation de la Banque Centrale Craignant d'être trompé : non-anticipation de la désinflation Banque Centrale : politique coûteuse et inefficace Chômage : forte augmentation Inflation anticipée : élevée Inflation effective : faible Annonce de désinflation : crédibilité Convaincre les agents privés que le gouvernement n'en profitera pas pour relancer l'inflation afin de diminuer transitoirement le chômage Pouvoir monétaire : rendre indépendant du gouvernement Banques centrales : indépendance et crédibilité Théories : profonde modification des statuts des banques Années 1980 : inflation devenant une préoccupation majeure Statuts : banques centrales presque toutes indépendantes Aucune instruction du pouvoir politique Dirigeants : longs mandats Zone Euro : indépendance d'ordre constitutionnel Banques centrales : réactivité différente BCE : faible réactivité aux ralentissements économiques Beaucoup plus récente que la FED : cherche à asseoir sa crédibilité FED : forte réactivité aux ralentissements économiques Obsession : recherche de crédibilité