Physiopathologie Asthme

Documents pareils
GUIDE INFO-ASTHME.

Patho Med Cours 5. Maladie Pulmonaires Obstructives BPCO Asthme

TRAITEMENT DE LA MPOC. Présenté par : Gilles Côté, M.D.

ALLERGIE RESPIRATOIRE

DOSSIER - AEROSOLTHERAPIE PAR NEBULISATION

Nouveautés dans Asthme & MPOC

Migraine et céphalées de tension: diagnostic différentiel et enjeux thérapeutiques

Tout sur la toux! La toux est une des principales causes de. La classification de la toux. Les caractéristiques de la toux selon son étiologie

Céphalées de tension. Hélène Massiou Hôpital Lariboisière, Paris


F.Benabadji Alger

Observation. Merci à l équipe de pharmaciens FormUtip iatro pour ce cas

La migraine. Foramen ovale perméable. Infarctus cérébral (surtout chez la femme)

L ÉDUCATION THERAPEUTIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE DES MALADIES CHRONIQUES

La Broncho-Pneumopathie chronique obstructive (BPCO)

La toux chronique de l adulte, démarche diagnostique


Migraine et Abus de Médicaments

Guide du parcours de soins Titre GUIDE DU PARCOURS DE SOINS. Bronchopneumopathie chronique obstructive

Des désensibilisations inhabituelles : le chat, Alternaria. Michel Miguéres AART, janvier 2011

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

La migraine : une maladie qui se traite

Journées Parisiennes de Pédiatrie 2011

EXEMPLE DE METHODOLOGIE POUR L ELABORATION D UN PROTOCOLE DOULEUR Marie AUBRY Infirmière référente douleur Hôpital TENON AP-HP Paris XX e SOMMAIRE

Programme de réhabilitation respiratoire

recommandations pour les médecins de famille

RECOMMANDATIONS AU SUJET DES SOINS PRIMAIRES DE LA MPOC MISE À JOUR DE 2008

Recommandation Pour La Pratique Clinique

Gestion des épidémies en FAM et MAS. 2 ère réunion annuelle FAM/MAS 20 mars 2015

Migraine : traitement de la crise. Comment utiliser les triptans?

ALLERGIES ET HYPERSENSIBILITES item 113. ALLERGIES RESPIRATOIRES item 115

ENFANT ASTHMATIQUE? PAS DE PANIQUE Contrôlez et équilibrez l asthme de votre enfant

MIGRAINES. Diagnostic. A rechercher aussi. Critères IHS de la migraine. Type d aura. Particularités chez l enfant. Paraclinique.

CEPHALEES CHRONIQUES QUOTIDIENNES AVEC ABUS MEDICAMENTEUX

Les fiches repères d INTEGRANS sont réalisées par ARIS Franche-Comté dans le cadre du programme INTEGRANS. Plus d infos sur

Innovations thérapeutiques en transplantation

Réintroductions alimentaires chez l enfant. M. Hofer - J.Wassenberg Immuno-allergologie Service de pédiatrie - CHUV

Croissance et vieillissement cellulaires Docteur COSSON Pierre Nb réponses = 81 sur 87. Résultats des questions prédéfinies

Efficacité et risques des médicaments : le rôle du pharmacien

PROGRAMME D ACTIONS SUR LES PARCOURS DE

Asthme de l enfant de moins de 36 mois RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

Groupe 1 somnovni 12/12/14

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

Classifier le handicap épileptique avec ou sans autres déficiences associées. Réponses médico-sociales.

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie.

Programme d actions en faveur de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) «Connaître, prévenir et mieux prendre en charge la BPCO»

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014

L allergie aux pollens de graminées. Lisez attentivement cette fiche si vous souffrez d allergie aux pollens de graminées

Tom Smiley, B.Sc. Phm., Pharm. D.

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

Information professionnelle du Compendium Suisse des Médicaments. Aridol TRIMEDAL

DU BON USAGE DES TRIPTANS DANS LA MIGRAINE

Les formes cliniques. Maxime Breban

Plan. Introduction. Les Nouveaux Anticoagulants Oraux et le sujet âgé. Audit de prescription au Centre Hospitalier Geriatrique du Mont d Or

Service des Maladies Respiratoires Hôpital Ibn Rochd CHU Ibn Rochd Casablanca

RECOMMANDATION FINALE DU CCEM

APRES VOTRE CHIRURGIE THORACIQUE OU VOTRE PNEUMOTHORAX

Votre santé, notre quotidien 2014/

Traitement pharmacologique de la BPCO

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

Le point de vue d une administration hospitalière Inka Moritz, Secrétaire générale

LA LOMBALGIE CHRONIQUE : Facteurs de risque, diagnostic, prise en charge thérapeutique

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 10 mai 2006

Association lymphome malin-traitement par Interféron-α- sarcoïdose

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Allergologie en pratique

Les Jeudis de l'europe

PEDICULOSES PARASITOSES. Hélène DALMAS

Prise en charge de l embolie pulmonaire

Séminaire du Pôle Santé

SOIXANTE-SEPTIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ A67/18 Point 13.5 de l ordre du jour provisoire 21 mars Psoriasis. Rapport du Secrétariat

Le traitement de la BPCO vers un accommodement raisonnable entre bienfaits et risques

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

Le Psoriasis Qui est touché?

Mieux vivre avec votre asthme

Accidents des anticoagulants

UN PATIENT QUI REVIENT DE LOIN. Abdelmalek AZZOUZ GRCI 29/11/2012 Service de Cardiologie A2 CHU Mustapha. Alger Centre. Algérie

Mieux dans ses bronches, mieux dans sa tête. mieux dans sa vie!

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien :

Vous et votre traitement anticoagulant par AVK (antivitamine K)

Migraines, céphalées et statut hormonal

Diabète Type 2. Épidémiologie Aspects physiques Aspects physiologiques

dmt Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et travail Introduction État des connaissances Paris, 21 décembre 2007 notes de congrès

Hépatite C une maladie silencieuse..

VACCINS ANTIPNEUMOCOCCIQUES

Concerne : Avis relatif à la problématique de l ozone Note de cabinet CAB/RD/RW/JPD/DD/2003 du N CSH : 7915

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin

Céphalées. 1- Mise au point sur la migraine 2- Quand s inquiéter face à une céphalée. APP du DENAISIS

Parasites externes du chat et du chien

Trajectoire de la clientèle MPOC Trois-Rivières métro. Dr François Corbeil Pneumologue CSSSTR-CHAUR-CHR

Effets sur la pression artérielle rielle des traitements non-médicamenteux

SUAREZ VALENCIA Juan MARCHAND dmdpost.com Résumé Hélène Caillault

Les définitions des saignements ACS/PCI

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

d évaluation de la toux chez l enfant

SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE. p. 3. p. 4 LE CESU. p. 5. Les outils. p. 6. Le centre de simulation. Quelques chiffres

Transcription:

Physiopathologie Asthme 1) Inflammation chronique des bronches Eosinophiles Mastocytes 2) Hyperréactivité bronchique Effort : Course dans la cour, de 6 minutes Pharmacologique : métacholine 3) Obstruction bronchique variable > 10, 12 ou 15 % VEMS initial ou théorique > 200 cc

Cibles principales des médicaments de l'asthme agoniste β 2 corticoïde muscle lisse cellules inflammatoires RELAXATION ACTION ANTI-INFLAMMATOIRE INFLAMMATOIRE

DEFINITION DE L ASTHME 1) L asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes, dans laquelle de nombreuses cellules jouent un rôle, notamment les mastocytes et les éosinophiles. 2) L inflammation chronique induit une augmentation de l hyperréactivité bronchique, ce qui entraîne l apparition de

DEFINITION DE L ASTHME 3) Signes Cliniques aigus à répétition à type de sifflements expiratoires, de toux, d oppression thoracique, d essoufflement, particulièrement la nuit ou au petit matin. 4) Ces épisodes s accompagnent d une obstruction bronchique variable, soit spontanément, ou sous traitement.

Dg AVEC BC SIMPLE OU BPCO 1) Inflammation chronique à neutrophiles 2) HRB légère à modérée modérée à sévère dans l asthme 3) Clinique différente! Br chronique simple : toux + crachats 2 ans BPCO (obstructive) : dyspnée d effort progressive 4) Obstruction bronchique fixée ou partiellement réversible avec DC0 diminuée

EPIDEMIOLOGIE Fréquence élevée 10 % chez l enfant 5 % chez l adulte Sexe Avant la puberté : + de garçons Après la puberté : + de femmes

MORTALITE ET ASTHME Annesi-Maesano I, Allergy, 2008, 63, 621-3

Bénéfice des corticoïdes inhalés Nombreux travaux (niveau A) Contrôle des symptômes Améliore la perception de la dyspnée Améliore l obstruction bronchique Réduction Exacerbations Consultation urgences Hospitalisations Réduction de la mortalité Suissa, Ernst, JACI 2001

Asthme et atopie: 50 % des asthmes TC aux pneumallergènes usuels Acariens, pollens graminées ou bouleau, chat, chien, alternaria IgEs à ces pneumallergènes Fréquence de l atopie 50 % en Amérique du Nord 25, 30 % en Europe Plus rare dans pays en voie de développement

L ASTHME CLASSIQUE

ASTHME EXTRINSEQUE ATOPIE : réaction clinique D origine génétique ALLERGIQUE A des allergènes (alg) banaux de notre environnement Liée à une hyperproduction d IgE

ASTHME EXTRINSEQUE ALLERGIQUE REACTION CLINIQUE 3ans<Asthme jeune (20ans)<50 ans eczéma atopique, rh des foins GENETIQUE : Antécédents personnels ou familiaux

ASTHME EXTRINSEQUE ALLERGIQUE DES ALG BANAUX DE NOTRE ENVIRONNEMENT Perannuels : acariens, chat, chien, M (aspergillus) Périodiques : pollens (graminées, bouleau, cyprès) Prick-tests : Témoin + : histamine Témoin - : diluant Allergènes Résultats : immédiate : triade de Lewis LIEE A UNE HYPERPRODUCTION D IgE IgE totales IgE spécifiques f (tests cutanés)

ASTHME : ETIOLOGIES 1) INFECTION VAS : clinique, sinusite, Scanner sinus VAI : crachats colorés,± T, ABT systématique pour certains 2) PROFESSION Industriel : isocyanates Agricole : Acariens, M, pollens, poils vaches Disparaît ou diminue WE, vacances Pdt les 3 premières années d exposition 3 RGO : pituite, pyrosis, Phmétrie des 24 h, fibro oesoph, test T

ASTHME : ETIOLOGIES 4) MEDICAMENTS Béta-bloquants : des années après T (per os, collyres) Aspirine et AINS: PNS, Asthme, Intol aspirine (Vidal), 30 ans, Liste Mdts, GCS nez + br, antilt, inhcox2 IEC (toux) : en début de traitement 5) HORMONAL Puberté, grossesse (1/3), prémenstruel, ménopause, THS Autres : thyroide, ISL 6) ADDITIFS ALIMENTAIRES : sulfites 7) POLLUTION : Tabac actif >>> passif> Pollution atmosph auto (03, N02, particules) 8) PSYCHOLOGIQUE : discuté : cause ou conséquence

C) ASTHME INTRINSEQUE 50 ans Elimination, notamment Aspirine, RGO, ménopause (THS), additifs, Evolution grave

BD Beta+ BCDA Inhalés (spray ou poudre) Aérosol PO IV Ventoline, Bricanyl Ventoline, Bricanyl Bricanyl LP, oxéol Salbutamol BLDA Serevent Foradil, Formoair Théophyllines Théostat Euphylline Anticholinergiques ACCDA ACLDA Atrovent Spiriva (BPCO) Antiinflammatoires Corticoïdes Inhalés (spray ou poudre) Aérosol PO IV Bécotide 250 Pulmicort 200 Flixotide 250 Pulmicort Solupred, cortancyl Solumédrol Antileucotriènes Singulair Combinés AI + BD Sérétide Symbicort Innovair Serevent+ Flixotide Foradil + Pulmicort Foradil + Bécotide

Critères de sévérité de l'asthme (avant traitement) Intermittent Léger Persistant Modéré Sévère symptômes <1/sem exac rare >1/sem <1/J exac minime +quotidiens exac minime permanents invalidants >80% >80% VEMS ou PEF 80-60% <60%

En pratique Équivalence de doses corticoïdes inhalés (ANAES) Dose faible Dose modérée Dose forte Béclométhasone* Budésonide Fluticasone <500 <400 <250 500-1000 400-800 250-500 >1000 >800 >500 * BDP : doses à diviser par 2 pour Qvar ou Nexair

Avoir en tête le rapport bénéfices/risques des CSI Bénéfices : Maintien de faibles doses prévention de la mortalité* Arrêt des CSI risque de perte de contrôle Risques : Effets indésirables dose-dépendants (Os, peau, œil) RISQUES Enfant : Pas d EI si dose journalière < 500-600 µg équivalent Budésonide Croissance et taille finale à l âge adulte : normale Adulte : EI si doses journalières >1500 µg équivalents Budésonide *Suissa NEJM 2000 BENEFICES F. Inhalées : CSI F. Générales : CSG

GINA 2006 : 6 Critères res de contrôle Contrôlé Niveaux de contrôle Contrôlé partiellement Non contrôlé Symptômes diurnes < 2 par sem > 2 / sem Symptômes nocturnes Limitation des activités Utilisation de BCDA Aucun Aucune < 2 / sem Quelques Quelques > 2 / sem > 3 des critères de contrôle partiel Fonction pulmonaire (DEP ou VEMS) Normale < 80 % / réf Absentéisme Non possible Exacerbations aucune < 1 / an > 1 / an

: La situation reste insatisfaisante Contrôle de l asthme selon ACQ-6 50 % Non contrôlés 30 % Bien contrôlés n = 2 406 20 % Insuffisamment contrôlés Partridge et al. ERS 2005

: Adaptation du traitement basée sur le contrôle Niveau de contrôle Contrôlé Action thérapeutique idem, puis trouver le traitement minima efficace Partiellement contrôlé Optimiser le contrôle Non contrôlé Obtention du contrôle Exacerbation Traiter l'exacerbation

Ce que nous devrions faire : Diminution Niveaux de traitement GINA 2006 (suite) Augmentation Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 ß2 CA à la demande Niveau 4 Education et contrôle de l'environnement Niveau 5 Alternative Alternative Ajout : 1 ou + Ajout : 1 ou + Options thérapeutiques CSI f dose Anti-LT CSI f dose + ß2-LA CSI m dose CSI F dose CSI f dose + Anti-LT CSI f dose + Théoph LA CSI m ou F dose + ß2-LA Anti-LT Théoph LA CS oraux dme Anti IgE

Comment modifier le traitement? Pour un patient sous CSI seul : à dose faible passer à 1 fois par jour (évidence A) à dose modérée ou forte baisser la dose de moitié (évidence B)*) Pour un patient sous association CSI-β2 LA baisser de la même façon (évidence B) jusqu'à d.m.e. Puis : Passer à un corticoïde inhalé seul ou? Maintenir l association à faible dose 1 fois par jour? NB - Pas d arrêt d un corticoïde inhalé pour passer à un β2 LDA ou un anti-lt seul (GINA 2006)** * Hawkins, BMJ 2003, Powell, Cochrane 2004 ** Bleecker, JACI 2000, Stempel, JACI 2002, GINA 2006

Intérêt des associations CSI-β2 LA NB- Traitement β2-a seul, à proscrire (inflammation masquée) Bénéfice clinique de l association à f. dose de CSI/ dose x2 de CSI seul (symptômes, DEP et maintien du contrôle)* Avantages des associations fixes : Prise "forcée"du corticoïde avec le β2 LA Amélioration de la compliance au traitement** Place du symbicort TH 200 (symptôme/inflammation, "2 en Grade A (GINA 2006) : exacerbations, contrôle, CSI Avantages des associations non fixes : Modulables à la carte chez un patient bien éduqué. *Bateman, JACI 2006, **Stoloff-stuart, JACI 2004

Asthmes sévères Nouvelle arme les anti-ige : omalizumab Pneumologues ou pédiatres Initialement en structure hospitalière Efficace (% répondeurs?) mais coûts élévés

Conclusions Ce qui a changé avec GINA 2006 : Simplification de la démarche thérapeutique Adaptation du traitement selon le contrôle et non la sévérité Ce qui n a pas changé : Bases du traitement de fond : CSI +β2 LA Les niveaux de traitement sont peu différents du passé Nécessité d une éducation thérapeutique Nécessité d une adaptation thérapeutique pour tendre vers le contrôle optimal, en considérant toujours les 6 critères +++ de contrôle le contexte (allergies/environnement, facteurs associés)

Conclusion Les CI restent la base du traitement de fond de l asthme persistant L ajout d un bêta-2 LDA ou AL à dose modérée apporte un bénéfice supérieur à l augmentation de doses Plus de 50% des patients sont peu adhérents au traitement : nécessité d une éducation thérapeutique