Existe t il des effets pervers à l identification du portage de BMR?



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Transcription:

Existe t il des effets pervers à l identification du portage de BMR? J P Bedos, Réanimation, Hôpital Mignot Journée Antibio Résistance et Infections, 5 décembre 2013

Effets pervers des Conflits d intérêt Aucun dans le cadre de cette présentation

«Effets pervers» Résultats non désirés et contre productifs d une action qui se retourne contre les bonnes intentions de ceux qui l ont engagés et aboutissent à l inverse de celui initialement recherché But du dépistage des porteurs de BMR: Diminuer la dissémination de la résistance par transmission croisée et donc l augmentation globale de la résistance «Isolement»+ antibiothérapie àlarge spectre probabiliste «éclairée» sur LE PORTAGE connu de BMR et le risque de leur responsabilité en cas de suspicion d infection Augmentation de la résistance bactérienne!!! EFFET BOOMERANG!

Existe t il des effets pervers à l identification du portage de BMR?... De quels sites de portage/de quelles BMRs parle t on?? SDMR nasal + à l admission en REA (plus de suivi hebdomadaire en REA ) en chute libre! EBLSE/carbapénémases/VRE rectal + à l admission en REA et dans le suivi hebdomadaire stupeurs et tremblements!! «une BMR» colonisant d autres sites: urinaire, aspiration trachéo bronchique, autres dans le cadre d un suivi protocolisé de colonisation

Un effet pervers Juillet 2013 = 77 pages EPC et ERG Février 2010 = 71 pages EBLSE LA TRANSMISSION +++ Mesures àobjectifs collectifs > objectifs individuels? Impact sur la prise en charge individuelle d un patient?

Quel impact individuel de ces mesures? Isolement d une BMR Isolement du «patient BMR» à visée protectrice pour les autres Isolement délétère du patient BMR vis à vis de sa prise en charge par les personnels soignants et médicaux!!!

Que se passe t il??... Moins de surveillance IDE des constantes, moins de visites et examens des médecins, moins bonne prise en charge médicale, stress, anxiété, retards de prise en charge au BO, plus d effets indésirables évitables: chutes, escarres, troubles métaboliques, erreurs d administration médicamenteuse, retards de sortie, chambre seul nécessaire. COUT +++ 528 Pts med/chir non ICU Perception d une plus mauvaise coordination de la prise en charge Moins de prise en compte des besoins et attentes des patients x 2 après ajustement sur durée de séjour, comorbidités.

Zahar et al ICM 2013 Cohorte IATROREF III (1221 patients) 2 REA avec ratio «nurse bed» satisfaisant de 2,5 170 Pts isolés versus 980 Pts non isolés Après ajustement: Erreurs dans la prescription d anticoagulant Plus d hypo et hyperglycémie Plus de VAP à BMR!!! (stratégie de prévention mal faite et/ou relation avec le portage???) Approche Bénéfice Risque +++: Précautions contact limitées et adaptées selon le risque individuel et le bénéfice collectif

Quels effets pervers d un portage connu de BMR (BLSE++) en REA sur la prescription antibiotique probabiliste? Rien de pervers!! C est l essence même de l intérêt de la connaissance du portage!!! AIDE au choix probabiliste ABique ainsi «éclairé» Trop de carbapénèmes trop d anti SDMR ( glycopeptides, linézolide) en traitement probabiliste? Comment ne pas les administrer àtort ou àraison!? Quelles alternatives et comment les utiliser (Amox clav/tazocilline/céfépime?) Le lien portage + BMR et infection àbmr est clair +++ Degré de risque variable selon le site colonisé et le site suspect d infection? Notion de contiguité Degré de risque variable selon l inoculum/réservoir de portage? Notion de quantité Relationvirulence portage souches infectantes?

Bactériémies à entérobactéries: quand doit on prescrire les carbapénèmes? (JC Lucet et al in press) Analyse rétrospective d un recueil prospectif sur 10 ans de patients porteurs d EBLSE et des bactériémies à entérobactéries Facteurs associés àune bactériémie àeblse après ajustement: Portage connu àeblse (OR = 21,3)!!! Hospitalisation en Med/Chir (OR = 2,8) Hospitalisation en REA (OR = 5,2) L année de la bactériémie ATCD de bactériémie à entérobactérie (OR = 2) Le caractère nosocomiale (OR = 2,6) Le sexe féminin protecteur (OR = 0,5)

Bactériémies à entérobactéries: quand doit on prescrire les carbapénèmes? (JC Lucet et al in press) Facteurs associés àune bactériémie àeblse chez les patients porteurs connus Le type de prélèvement positif àeblse(or colonisation = 14 et infection = 68) vs simple portage rectal EBLSE localisée sur plusieurs sites (OR = 21) Plusieurs prélèvements + àeblse (OR = 16) Une bactériémie àeblse était identifiée chez 52 des 88 Pts (59%) connus porteurs d EBLSE versus 83/2267 (3,7%) des Pts non connus porteurs Carbapénème d emblée si infection grave et portage connu +++..

Inoculum de portage rectal à Coli BLSE et risque d infection urinaire Ruppé et al AAC sept 2013 310 femmes avec UTIs à E.coli Portage Coli BLSE: 20% Infection urinaire àcoli BLSE : 12% Coli BLSE «fecal relative abundance» (RA) moyen: x 13 femmes exposées aux ABiques versus les non exposées (14,3% vs 1,1%) p < 0,001) x 18 femmes ayant infection urinaire àcoli BLSE versus les non infectées (10% vs 0,56%) p < 0,05) Coli BLSE RA < 0,1% Infection urinaire àcoli NON BLSE à 100%!!! Le rôle de l inoculum de Coli-BLSE de portage >> type de BLSE, phylogroupe et facteurs de virulence dans la survenue d une ITU à Coli- BLSE «Developping and using more microbiome sparing antimicrobial» therapy (Tosh et al CID mars 2012)

Facteurs de risque d infection chez les patients connus porteurs d entérobactéries carbapénémases Etude cas-témoins Témoins appariés sur la période d isolement et le caractère nosocomial et durée d exposition au risque JR Zahar Schechner et al, Clin Microb Inf 2012

Petit exemple de la vraie vie en REA Patiente de 65 ans, admis pour PAC sévère avec VI, choc, thrombopénie, IRA, cytolyse à 4N, TP à 35%, Agur + à Sp, CG+ au direct du PDP puis à J2 culture + Sp S, hémocultures x 2 neg ATCD: Tabagisme à 80 PA avec BPCO, cirrhose alcoolique Child C avec ascite infectée (PNN à 450 sans bactérie) traitée il y a 3 semaines par 8j de Ceftriaxone; Poly.rhumatoide sous Cortancyl depuis 2 ans (15 mg/j) Dépistage nasal SDMR à l admission négatif Dépistage rectale à l admission puis à J8 + à Coli BLSE Evolution favorable de cette PAC à Sp (CRO + Rova 48h puis Amox CMI Sp à 0,25 mg/l) J12: PAVM sévère + choc; direct du PDP + à BGN et CG+ «Le Pyo de la REA est résistant à l imipénème.» Quelle antibiothérapie probabiliste?...!!!

Quelle synthèse? Il faut prendre en compte dans l ABpie probabiliste dans l heure (PAVM / CHOC) Le Coli BLSE de portage Le SDMR??..mais portage nasal neg..mais aussi SDMS, streptocoques Le Pyo IMIP R de la REA!! Autres entérobactéries Gr1/2 Rechute PAC à Sp Doripénème + pipéracilline + linézolide (+1 dose amikacin)!!! Culture à J3!!! + àpyo 10 4 imip R/Pip S et SDMS 10 3 CFU/ml Tazocilline 16g/jour

Pas d études contrôlées randomisées d impact pronostique de données de portage + BMR connues versus pas de données de portage portant sur la réduction de la quantité ou la qualité de l antibiothérapie RFE en cours sur «Stratégies de réduction de l utilisation des antibiotiques à visée curative en réanimation» Sous question: Quel est l intérêt de connaitre la colonisation à l admission et au cours du séjour? Il faut probablement réaliser des prélèvements bactériologiques de colonisation à titre systématique afin réduire le spectre d une antibiothérapie probabiliste ultérieure. Il faut intégrer la connaissance d une colonisation bactérienne àbmr quelque soit le site de prélèvement dans le choix d une antibiothérapie probabiliste d une PAVM ou d une bactériémie nosocomiale. Meilleure prédiction bactériologique: PAVM SDMR vs SDMS Surv colonisation bronch 2 fois/sem Prise en compte de l Asp bronch la + récente 14 études depuis 1994. ICM 2013 Si surv culture bronch récente = pas de BMR 90% des cas pas de PAVM àbmr Si surv culture bronch récente = BMR+ 75% des cas PAVM à cette BMR ICU avec BMR +++/ rapport coût/bénéfice?

Propositions de stratégie visant à améliorer la quantité/ qualité de l antibiothérapie en réanimation à partir d un portage de EBLSE connu La connaissance hebdomadaire d un portage + d une EBLSE/carbapénémase est un élément incontournable du choix d une ABpie probabiliste urgente pour un patient SEVERE en REA (Choc/PAVM) Il faut connaitre les sensibilités en terme de diamètre de cette EBLSE à: amox-ac clavulanique, tazocilline, céfépime, imipénème, ertapénème, ciprofloxacine, genta/amika pour éviter éventuellement de mettre D EMBLEE un carbapénème à large spectre Si diamètres limites à certains ABs potentiellement utiles pour traiter le Pt (tazo, CFP): faire des CMIs pour «valider» leur sensibilité/utilisation possible par le clinicien Cibler (collaboration REA/BACTERIO+++) certains Pts à haut risque (ID post choc septique, VI prolongée, comorbidités +++ ) qui doivent avoir ces CMIs si diamètres difficiles à interpréter pour bien guider une alternative possible aux carbapénèmes d EMBLEE en cas d infection nosocomiale

JCM sept 2012 Test ESBL NDP (Nordmann/Dortet/Poirel) Test biochimique in vitro basé sur la détection de l hydrolyse du CTX inhibé par le tazobactam = passage d un indicateur de Ph (rouge phénol) du rouge au jaune Se de 93 à100% Sp 100% Résultat en 1h ++++ Coût < PCR Gain de 24h

Renvoisé et al JCM dec 2013 Test chromogénique détectant la R aux CIIIG de bactéries isolées de cultures en milieu solide en 15 mn! Sensibilité/spécificité globale: 87,7% et 99,6% Se/Sp pour E.coli et K.pneumoniae: 100%/100%!! Se/Sp pour entérobactéries du Gr 3 AmpC: 67,4%/99,6% Test + pour TOUTES les souches BLSE (n = 241) VPP de 97% VPN de 99% pour E.coli et K.pneumoniae et 89% pour Amp C Seuls les progrès en terme de diagnostic rapide en «temps clinique» des gènes de résistance peuvent «sauver le clinicien» et surtout le malade