Pourquoi et comment investir dans les unités de compte? Direction de l Epargne Patrimoniale - Offre Financière Avril 2013
Préambule Quelques règles simples à retenir pour investir dans les unités de compte 1. Une unité de compte dans une allocation d actifs se doit d être : - transparente dans son objectif de gestion, - adaptée au profil et aux objectifs de l investisseur, - constante sur le long terme notamment à travers son couple rendement / risque. 2. Une allocation d actifs se doit d être diversifiée en termes de : - classes d actifs, - zones géographiques, - sociétés de gestion. 2
Sommaire Pourquoi et comment investir dans les unités de compte? 1. Enjeux des unités de compte pour les épargnants 2. Ecarts de rendement entre classes d actifs 3. Effort d épargne et durée d investissement 4. Comportement d épargne des ménages français 5. Lissage et intérêt de l investissement programmé 3
1. Enjeux des unités de compte pour les épargnants Pourquoi plus de performance est vital à l épargne financière de moyen/long terme? Financement des retraites sur une plus longue période (1 petite fille sur 2 née en 2000 deviendra centenaire) Financement de la dépendance Financement de l entraide intergénérationnelle (grands-parents / petits enfants ; enfants / parents ) Ces besoins de revenus complémentaires doivent donc être financés par : Une augmentation de la part consacrée à l épargne Une augmentation du rendement réel de l épargne 4
2. Ecarts de rendement entre classes d actifs Rotation des performances des classes d actifs (Données en euros de janvier 1995 à décembre 2012) Source : MSCI Barra et Sycomore AM Aucune classe d actifs ne surperforme régulièrement les autres. A moyen / long terme, il convient donc d avoir une allocation équilibrée sur plusieurs classes d actifs. 5
2. Ecarts de rendement entre classes d actifs Evolution d un investissement de 1 placé sur chaque classe d actifs (Actifs français corrigés de l inflation de janvier 1950 à décembre 2012 Inflation annualisée : 4,7 %) 30 21 2,1 5 2,4 Source : INSEE et Sycomore AM Les actions présentent la meilleure rémunération annualisée (5,9 %) sur la période. Le rendement d un placement en immobilier est de 5 % et de 2,7 % sur les obligations. 6
2. Ecarts de rendement entre classes d actifs Des perspectives de rendement disparates «"Le contexte actuel d aversion au risque et d absence d inflation est passager", souligne Edouard Carmignac (PDG de Carmignac Gestion) [ ]. Eric Michelet (Directeur Général de Cefip) évalue à 9 % annuels la rentabilité potentielle du placement en actions, contre 3 à 3,5 % pour les investissements adossés à des emprunts d Etat comme l assurance-vie en euros [ ].» Exemple : Generali Ambition qui nécessitent une allocation diversifiée Source : Challenges 1 er avril 2010 Exemple : Carmignac Patrimoine Source : Morningstar 7
3. Effort d épargne et durée d investissement Combien d années sont nécessaires pour doubler un capital en le plaçant à un taux fixe de 3,5 %? 20 ans! 8
3. Effort d épargne et durée d investissement Investissement mensuel sur 10, 20, 30 ou 40 ans en vue de la constitution d une épargne de 500 000 euros à 65 ans. Valeur du patrimoine à terme en Euros 25 ans 35 ans 45 ans 55 ans 500 000 59 181 582 2 312 1 000 000 118 361 1 164 4 624 2 000 000 237 723 2 329 9 249 Effort d'épargne mensuelle en actions pour se constituer un patrimoine à 65 ans Durée d investissement 40 ans 30 ans 20 ans 10 ans Source : Sycomore AM Epargner tôt permet de réduire l effort d épargne mensuelle en vue de la constitution de sa retraite. Les actions constituent un support d investissement à privilégier dans l optique de se constituer, sur le long terme, une épargne financière. 9
4. Comportement d épargne des ménages français Flux de placements annuels sur les contrats en euros et en unités de compte à fin décembre 2012 (*) (en milliards d euros) Evolution de l indice CAC 40 de 2001 à 2012 72 68 72 73 64 78,9 84,3 CAC 40 51 54 42 44 36,1 26 16 14 27 19 18 3 2 2 1 0,5 2,1-2,1-6,3 Source : Morningstar au 26 avril 2013 Source : Banque de France (*) Les chiffres à fin décembre 2012 sont estimés Les investisseurs ont souvent tendance à «acheter au plus haut» et «revendre au plus bas» 10
4. Comportement d épargne des ménages français Il en résulte : - un risque d inadéquation systématique des comportements de placement par rapport aux conditions de marché ; - un risque d épargne pénalisée : probabilité plus faible de tirer profit de la reprise à moyen terme des cours boursiers. => D où la nécessité de mettre en place des processus d investissements réguliers et adaptés aux profils d investisseurs. 11
5. Lissage et intérêt de l investissement programmé Comparaison des performances et volatilités annualisées de l investissement unique ou programmé (Actions françaises de janvier 1988 à décembre 2012) Sources : Euronext et Sycomore AM => Sur 3 des 4 phases de marché, il a toujours été plus rémunérateur d investir progressivement. Seule la phase de marché correspondant à la «bulle internet» a permis à un épargnant ayant investi en une seule fois ses actifs de générer un rendement supérieur à ce qu il aurait touché en lissant son effort d épargne. 12
5. Lissage et intérêt de l investissement programmé Dans des marchés haussiers, l investissement unique procure un meilleur résultat financier en terme de rendement final. Cependant : L investissement progressif permet de réduire significativement la volatilité de l opération et procure un rendement supérieur lors des phases de marché en «U», stable et en baisse. A ce titre, c est un excellent moyen de répondre à l aversion au risque des clients. - Réduction de la volatilité et prise en compte de l aversion au risque du client - Simplicité et flexibilité : mêmes montants à investir ou à arbitrer tout au long de la période - Évite la question «Est-ce le bon moment pour investir?» (Market Timing) - Dans des marchés haussiers, le rendement final est plus faible que celui provenant d un investissement unique Sources : Euronext et Sycomore AM 13