Les premières œuvres sont restaurées!



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Transcription:

Marque déposée par la Sauvegarde de l Art Français Les premières œuvres sont restaurées! L édito Le Christ bénissant de Ribera, histoire d une renaissance Julie Sutter, la restauratrice des anges Merci à nos mécènes Comment naquit le Plus Grand Musée de France Une campagne nationale de PGMF Newsletter décembre 2014 Page 1

2 années d existence 15 régions de France concernées 20 œuvres restaurées ou bientôt restaurées 42 étudiants sur le terrain 60 manifestations dont 25 lors des journées du patrimoine 250 œuvres repérées 93 000 de dons récoltés Aujourd hui, après deux ans d un t ravail acharné, le Plus Grand Musée de France, cam pagne de la Sauvegarde de l Art Français m enée avec des ét udiant s de l Ecole du Louvre peut dévoiler ses prem iers résult at s. Partout en France plus de 20 œuvres d art méconnues ont pu être restaurées, ou sont susceptibles de l être dans les semaines à venir et cela grâce à leur travail mais surtout grâce à la généreuse contribution de tous nos mécènes. Qu ils soient ici rem erciés pour leur générosit é et leur im plicat ion dans la sauvegarde du pat rim oine de nos régions. Mais les résult at s de not re cam pagne sont plus larges car la rest aurat ion est l about issem ent d un t ravail de reconnaissance d œuvres en danger, de com m unicat ion, de m ise en valeur afin de faire prendre conscience aux Français de la qualit é de leur pat rim oine local, celui que l on découvre en parcourant les rout es de France. C est alors seulem ent que l on se m obilise pour sauver une œuvre. Quand on connaît sa valeur et qu on l aim e. Aussi not re plus belle récom pense est sans dout e cet t e phrase du m aire de Saules en Saône-et-Loire : «Madame Marie Masson a fait un travail de sensibilisation remarquable puisque d autres œuvres de notre église 1, qui ont besoin de soins particuliers, ont été inscrits dans un programme de restauration. Nous sommes passés de l ignorance à la prise de conscience». Puisse not re cam pagne produire de nom breux fruit s de ce genre. Cela ne sera possible qu avec la m obilisat ion de t out le m onde. Alors, n hésit ez plus : part ez, vous aussi, à la découvert e du plus grand m usée de France! 1 En plus de la lam pe de sanct uaire que l ét udiant e Marie Masson a sout enu e cet t e année et dont la rest aurat ion est int égralem ent financée par le m écénat qu elle a récolt é. PGMF Newsletter décembre 2014 Page 2

Le tableau du Christ bénissant est actuellement présenté au Musée des Beaux-Arts de Rennes dans cadre de l exposition Ribera à Rome, autour du premier Apostolado. Ce t ableau vécu nom bre de m ésavent ures avant de se ret rouver là. Découvert dans l église de Nivillac (Morbihan) et at t ribué à Jusepe de Ribera par Michel Laclot t e en 2006, il est apparu que ce t ableau ét ait une œuvre phare d un apost olado c est -à-dire un ensem ble de t reize t ableaux représent ant le Christ et les apôt res. Il sem ble que cet ensem ble ait ét é com m andé au jeune Ribera dès son arrivée à Rom e, probablem ent par un com m andit aire espagnol qui l em port a ensuit e vers la péninsule ibérique. Ensuit e, com m ent cet ensem ble s est -il ret rouvé dispersé? On l ignore, m ais on sait en revanche que ce t ableau est arrivé à Nivillac au début du XX e siècle. Il a ét é donné à la paroisse par le père Boëffard, nat if du village, qui l avait lui-m êm e reçu en cadeau de la fam ille de Jaucourt, originaire de Seine-et-Marne. Des aut res œuvres de l apost olado, dispersées et oubliées, cinq ont ét é ret rouvées et at t ribuées avec cert it ude à Ribera. Ce sont ces six t ableaux que le m usée des Beaux-Art s de Rennes a réuni et m et en valeur le t em ps de l exposit ion (visible jusqu au 8 février 2015), en espérant que les aut res réapparaît ront un jour 2. 2 In Ribera à Rom e, aut our du prem ier Apost olado, sous la dir. de G. Kaserouni et G. Kient z, Média graphic, Rennes, novem bre 2014. A not er qu un saint Pierre, appart enant à une collect ion part iculière, est supposé appart enir à cet ensem ble, selon la t hèse de Gianni Pappi et Nicola Spinoza, m ais ce n est pas assuré à ce jour. PGMF Newsletter décembre 2014 Page 3

Le Christ, réalisé par Ribera lors de son séjour à Rom e, a ét é part iculièrem ent soigné par l art ist e, qui a plusieurs fois changé la place des m ains, com m e nous le révèle l ét ude de l œuvre par radiographie. Avec les aut res œuvres de l Apost olado dit aux cart els (car les aut res t ableaux disposent de phylact ères en part ie basse, nom m ant les apôt res) l im port ance des clairs obscurs et le réalism e de ce t ableau font de son aut eur un des prem iers peint res caravagesques et des plus im port ant s. En 1999, l œuvre a subi une rest aurat ion violent e qui a consist é à le rent oiler à la cire. Chancis et décollem ent s liés à l hum idit é sont venus achever le processus de dégradat ion. Gw enaëlle Ben Aïssa, alliée à deux étudiants de l université de Rennes et avec la Sauvegarde de l Art Français, a cherché le m oyen d aider le m usée des Beaux-Art s de Rennes à t rouver le financem ent nécessaire à sa rest aurat ion. Il fallait t rouver 10 000. Une som m e pour de jeunes ét udiant s en hist oire de l art, dont la recherche de m écénat n est pas la spécialit é. Mais à défaut d expérience, ils ont eu des idées et le feu sacré qui perm et t ent d ouvrir des port es et de convaincre les indécis. Ils n ont pas hésit é à ut iliser la m ét hode de financem ent part icipat if à la m ode en ce m om ent : le crow dfunding. Il s agit de part iciper financièrem ent à des projet s proposés sur des plat es-form es Int ernet perm et t ant le don en ligne. En m êm e t em ps qu un sout ien fin ancier, ces plat es-form es perm et t ent aux port eurs de projet s de vérifier l int érêt de leur proposit ion auprès du grand public, à peu de frais. Le financem ent de la rest aurat ion du Ribera est proposée dès le m ois de janvier 2014 sur la plat e-form e Kisskissbankbank, dém arche originale en soi puisque ces plat es-form es gèrent assez peu de projet s de rest aurat ion du pat rim oine. Au-delà de leurs espérances, le financem ent part icipat if leur a perm is de récolt er 3000. Ils n ont pas hésit é à m et t re aussi la souscript ion aux enchères grâce au sout ien généreux d un com m issaire-priseur, Monsieur Pierre Cornet t e de Saint Cyr, lors du lancem ent de la deuxièm e édit ion du Plus Grand Musée de France, et bien sûr, à faire connaît re ce t ableau auprès du grand public (à voir sur not re sit e Int ernet ). L agence Grand-Ouest de la banque Lazard les a accom pagnés par un don de 5 000. Finalem ent, plus de 10 000 ont pu êt re réunis perm et t ant avec la rest aurat ion du Christ, de réfléchir à d aut res projet s à sout enir en Bret agne. Aujourd hui et grâce au Plus Grand Musée de France, les jours s annoncent m eilleurs pour le Christ de Ribera, puisqu après l exposit ion, il est prévu qu il aille rejoindre le m usée diocésain de Saint e-anne-d-auray. PGMF Newsletter décembre 2014 Page 4

Julie Sutter, la restauratrice des anges Un ensemble exceptionnel de douze peintures sur tôle appartenant à l Eglise de Niedermorschw ihr, a été découvert par Mélanie Breitfelder, dans le cadre de sa mission pour le Plus Grand Musée de France. La restauration de cinq panneaux, financée grâce au mécénat de la famille Ferber, va bientôt débuter. Elle a été confiée à Julie Sut ter, restauratrice du patrimoine en spécialité peinture, installée à Colmar (Alsace). La tôle est-elle un support commun pour ce type d œuvre? Parm i les ensem bles décorat ifs peint s aujourd hui conservés dans nos églises, on t rouve m ajorit airem ent des peint ures réalisées sur support t oile, bois (ou enduit dans le cas des peint ures m urales). La raret é des œuvres peint es sur support m ét allique a probablem ent deux raisons : d une part l accès t ardif des peint res à ce m at ériau, et d aut re part la sensibilit é de ce dernier à la corrosion, qui a lim it é à la fois son em ploi m ais égalem ent la t ransm ission des œuvres dans le t em ps. PGMF Newsletter décembre 2014 Page 5

En peint ure de chevalet, l em ploi de plaques m ét alliques apparait assez t ardivem ent, car son usage est lié aux progrès t echniques de fabricat ion du m ét al et de product ion de celui-ci sous form e de t ôle. L ut ilisat ion de plaques de cuivre, généralem ent réservées à des pet it s form at s, est apparue assez t ôt, suit e à son em ploi par les art ist es dans le dom aine de l orfèvrerie et de la gravure. Pour le fer, il faut at t endre la fin du XVII e siècle et le XVIII e siècle, qui port ent l art de la ferronnerie à son apogée. L em ploi du fer peint se développe alors beaucoup dans le dom aine des enseignes com m erciales. A part ir du XIX e siècle, la t ôle de fer const it ue pour les peint res un support accessible et prat ique, car il s agit d un m at ériau fin, léger, facile à t ransport er et, à la différence du bois et de la t oile, non sensible aux dégradat ions par les m icroorganism es et insect es. Il est cependant ext rêm em ent inst able car sensible à la corrosion, une réact ion nat urelle du m ét al à l hum idit é présent e dans l air. Pour lut t er cont re la rouille, les art ist es ont développé des m ét hodes de préparat ion du m ét al et ont choisi des m at ériaux (pigm ent s, liant s, vernis) adapt és. Il est t out efois t rès probable que de nom breuses peint ures sur t ôle ne nous soient pas parvenues. Leur préservat ion dépend en effet en grande part ie de la st abilit é de l environnem ent dans lequel elles sont conservées. Avez-vous déjà travaillé sur ce type de support? Au cours de m es 5 années d ét udes à l Inst it ut nat ional du pat rim oine, j ai surt out ét é form ée à la rest aurat ion des peint ures sur support t oile, bois et des peint ures m urales. J ai souhait é approfondir les pr oblém at iques de conservat ion -rest aurat ion des peint ures sur fer au cours de m on t ravail de diplôm e. Mon année de m ém oire à l Inst it ut nat ional du pat rim oine a donc ét é consacrée à l ét ude com plèt e et la rest aurat ion d un e enseigne alsacienne en fer dat an t du XVIII e siècle, peint e sur ses deux faces, appart enant au Musée Unt erlinden de Colm ar. Ce t ravail a début é par une ét ude hist orique et t echnologique, une recherche scient ifique 3, et s est poursuivi par la rest aurat ion de l enseigne. Cet t e dernière ét ap e a ét é l occasion de m et t re au point des m ét hodes de refixage, de décrassage et de net t oyage de la couche pict urale, de st abilisat ion des zones corrodées du support et de net t oyage des voiles de co rrosion recouvrant la peint ure. 3 Julie Sut t er, Aux Trois Rois, Et ude et conservat ion -rest aurat ion d'une enseigne en alliage ferreux peint e sur ses deux faces, appart enant au m usée Unt erlinden de Colm ar. Évaluat ion de l'im pact de deux t rait em ent s inhibit eurs de corrosion sur une couche pict urale à l'huile com posée de pigm ent s à base d'oxydes m ét alliques, Mém oire de fin d ét udes à l'inst it ut nat ional du pat rim oine, année 2012-2013, non publié PGMF Newsletter décembre 2014 Page 6

Cette restauration nécessite-t-elle un savoir-faire ou des techniques particuliers? Dans le cas d œuvres com posit es, (com m e on en rencont re souvent dans l art cont em porain ou les objet s et hnographiques), il est t rès fréquent que des rest aurat eurs de différent es spécialit és t ravaillent ensem ble. La rest aurat ion d œuvres en f er peint requiert ainsi souvent les com pét ences d un rest aurat eur spécialisé dans la rest aurat ion des m ét aux et celles d un rest aurat eur de peint ures. Dans le cas des panneaux peint s de l église de Niederm orschw ihr, la t ôle ne présent e heureusem ent pas de défaut m ajeur de st ruct ure. Julie Sutter Restauratrice du patrimoine spécialité peinture Diplômée de l Institut national du patrimoine Paris julie.sutter@live.fr www.juliesutter.fr Les problém at iques de rest aurat ion sont essent iellem ent liées à des alt érat ions de surface affect ant la couche pict urale (soulèvem ent s, lacunes, piqûres de corrosion, encrassem ent, vernis dégradé). Il est néanm oins prim ordial de connait re les m écanism es de corrosion propres aux alliages ferreux peint s et de savoir observer la st rat igraphie des couches de corrosion ainsi que des polychrom ies pour pouvoir réaliser les t rait em ent s appropriés. La conservat ion - rest aurat ion du fer peint présent e selon m oi des problém at iques part iculièrem ent int éressant es et des défis t echniques passionnant s. Travaillez-vous régulièrement sur des œuvres dont la restauration est financée par le mécénat? Je réalise des int ervent ions de conservat ion -rest aurat ion aussi bien pour les m usées nat ionaux et les m onum ent s hist oriques que pour des part iculiers, des collect ionneurs ou des galerist es. Il arrive souvent que des inst it ut ions publiques aient recours au m écénat pour financer des rest aurat ions ou des acquisit ions, lorsque les financem ent s de l Et at sont insuffisant s. Des act ions de com m unicat ion sont alors ent reprises par les conservat eurs o u les associat ions des m usées, afin de sollicit er les m écénat s d ent reprise et de part iculiers. A la dem ande d un m usée, j ai récem m ent présent é au public m es proposit ions d int ervent ion sur un t ableau, dans le cadre d un appel aux dons pour en financer la rest aurat ion. PGMF Newsletter décembre 2014 Page 7

Depuis deux ans, nous avons pu mener notre campagne grâce à de nombreux soutiens: la fondation Bettencourt-Schueller, sans laquelle n aurait été possible, mais aussi de nombreux mécènes qui partout en France, ont souhaité soutenir notre action et contribuer avec beaucoup de générosité à la restauration des œuvres qu ils défendaient. La Sauvegarde de l Art Français adresse à tous ses mécènes un immense merci! Merci au fonds de dotation Jeunes et Innovants, à Michelin, Éric Coatalem, la famille Ferber, les nombreuses entreprises, associations et particuliers qui ont fait un don à la Sauvegarde de l Art français pour la conservation et à la mise en valeur des œuvres d art soutenues par le Plus Grand Musée de France! Photo : Éric du Teilleul, directeur gestion privée région Grand Ouest de la Banque Lazard et Olivier de Rohan Chabot, président de la Sauvegarde de l Art Français, devant le tableau du Christ bénissant de Ribera Comment naquit le Plus Grand Musée de France Quand les ét udiant s se lancent dans l avent ure, c est d abord pour sensibiliser les français à leur pat rim oine. Ils l apprennent à l Ecole du Louvre, la France recèle des m erveilles dont la plupart des français ignorent la valeur. Ils veulent déjà t ransm et t re cet t e connaissance t out e neuve qu ils acq uièrent pet it à pet it m ais ne savent pas com m ent faire. Ils rencont rent alors Olivier de Rohan, président de la Sauvegarde de l Art Français, associat ion qui depuis près de cent ans s at t ache au m êm e object if : faire connaît re le pat rim oine, m ont rer sa valeur et le prot éger de la dest ruct ion, du dém ant èlem ent ou du départ des œuvres à l ét ranger. C est à l occasion d une visit e fort uit e ent re des ét udiant s de l Ecole du Louvre et Olivier de Rohan, Président de la Sauvegarde de l Art Français qu il leur a confié, séduit par leur ent housiast e, le soin de m ener la cam pagne de la Sauvegarde de l Art Français en faveur du Plus Grand Musée de France. Leur m ission ét ant de d ident ifier des œuvres en danger, de les faire connaît re et de t rouver du m écénat pour leur rest aurat ion. Chose difficile : il faut avoir la confiance des m aires et l appui des DRAC, dont le pat rim oine est la responsabilit é. Il faut surt out m ont rer les œuvres au grand public, at t irer son at t ent ion, com m uniquer et rechercher t oujours de nouvelles m ét hodes pour at t irer les m écènes pot ent iels. La Sauvegarde de l Art Français se port e garant e des ét udiant s, les sout ient et m et à leur disposit ion de m ult iples out ils, les guide dans leurs recherches. La jeunesse et l énergie déployée par les ét udiant s part out en France font le rest e PGMF Newsletter décembre 2014 Page 8

Contact Clémentine Curial communication@sauvegardeartfrançais.fr Tel : 01 48 74 98 84 EN CE MOMENT Grand jeu de Noël! Deux places pour le musée des Beaux-Arts de Rennes à gagner! Jouez en suivant ce lien : leplusgrandmuseedefrance.com/page-actualites--25.html Retrouvez nous sur leplusgrandmuseedefrance.com facebook.com/leplusgrandmuseedefrance twitter.com/lpgmdf Ils nous soutiennent PGMF Newsletter décembre 2014 Page 9