COMMISSION TPE, COMMERCE, ARTISANAT Compte rendu du 10/06 et synthèse.



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Transcription:

COMMISSION TPE, COMMERCE, ARTISANAT Compte rendu du 10/06 et synthèse. Membres présents : Arnaud ANSEL (CMA Somme). Franck BILLIEZ (CMA Aisne) Stéphane BONNEFOND (CCI Péronne) Sarah BOUCHETOB (CRP/DAE) Philippe BOUTARD (CCI Amiens) Anne COULOMBE (DRCA) M. COURTYN (SASTI Aisne) Elisabete DE OLIVERA (CMA Oise) Sébastien DOTTIN (Le Roseau) Georges DUPUIS (UPJV) Anne GEGUNST-JACQUET (CG 80) Philippe GIFFARD (OSEO bdpme) Christophe HAELTERMANN (CCI Aisne) Dominique HAYNES (ADSIE) François HENNES (CCI Oise) Mme HEZEQUE (SASTI Somme) Michel LAMY (CRP/DAE) Jacky LEBRUN (CCI Oise) Jean- Paul LE HIR (CCI Abbeville) Mme NEVE-TORRES (SASTI Oise) La troisième réunion s est déroulée au Conseil Régional de Picardie et a permis d approfondir certaines thématiques abordées lors des réunions précédentes. Les principales difficultés rencontrées par les TPE ont de nouveau été rappelées et il a été préconisé de dépasser cette phase pour entrer de plein pied dans la proposition d actions concrètes. Une volonté d associer les SASTI (Services d Action Sociale des Travailleurs Indépendants), manifestée lors de la réunion précédente et la présence des trois représentants départementaux, ont permis de dégager de nouveaux axes de collaboration possible entre eux, les chambres consulaires et la Région. Les axes de travail dégagés sont les suivants : - 1 -

1. Transmission reprise d entreprises : Des chiffres brossant un panorama préoccupant de la situation ont été avancés lors des réunions précédentes : Parmi les chefs d entreprises des quelque 20 000 entreprises artisanales que compte la région (60 000 employés) et 18 000 commerces, 25% ont plus de 55 ans, 32% ont plus de 50 ans. ¼ d entre eux n ont pas l intention de transmettre leur activité. Les principales entraves à la transmission ont été énumérées : - Manque de préparation de l opération de transmission complexe et longue -par le chef d entreprise en fin d activité (méconnaissance des modes de transmission possibles et de leurs conséquences juridiques, fiscales et comptables). - Vétusté, non-conformité des locaux et de l outil de production. - Surévaluation du fonds de commerce par le cédant. - Manque de repreneurs potentiels. Des actions sont proposées pour faciliter la reprise de ces entreprises, et les opérations pilotes menées par certaines chambres consulaires ont été présentées. Elles sont axées sur la détection et sensibilisation des futurs cédants : M. Billiez, représentant la chambre des métiers de l Aisne, a présenté son dispositif de détection et d accompagnement des futurs cédants en vue de la transmission (réalisation d un diagnostic, formation aux modes de transmission possibles, diffusion des annonces de fonds à céder. M. Ansel, représentant la chambre des métiers de la Somme, fait part d une démarche dans le même sens : étude typologique des entreprises à céder et accompagnement d une cinquantaine d entreprises à céder à travers un diagnostic et une sensibilisation. M. Le Hir, représentant la CCI d Abbeville a évoqué la réflexion à ce sujet à la fois sur la zone d intervention de la CCI d Abbeville mais aussi sur la zone d intervention de la CCI d Amiens. L opération de sensibilisation des chefs d entreprises artisanales du bâtiment lancée par la CAPEB a été évoquée. Il a été proposé de l assortir d une aide au titre d un diagnostic transmission qui serait pris en charge financièrement par l Etat et la Région. Plusieurs intervenants ont souligné que le diagnostic établi par les CMA dans le cadre des filières alimentaire et automobile, pouvait répondre à ce défi : à travers l aide à la modernisation et par l occasion qu il représente de sensibiliser, lorsque c est l hypothèse, le futur cédant. M. Billiez indique toutefois que la sensibilisation du cédant n est pas forcément la partie la plus ardue. Plus difficile encore est le repérage de repreneurs : manque d expérience, de formation, investissements... Le projet de loi Jacob a été évoqué, pour les mesures prévues élargissant les possibilités de tutorat pour accompagner la reprise d entreprise. - 2 -

2. Formation du chef d entreprise : Le constat de lacunes importantes en matière de formation chez les chefs d entreprises fait l unanimité. Ce problème de professionnalisation du chef d entreprise TPE a été identifié à deux niveaux : - Gestion de l entreprise (comptabilité, contrôle de marges, trésorerie, tableau de bord, etc). La difficulté résidant parfois dans l établissement d actes courants type devis, etc. - Mise en valeur du commerce, inscription dans une démarche de développement, d innovation commerciale. Face à ce constat, les préconisations suivantes ont été dégagées : - Le renforcement des programmes de soutien à la formation : Mme Coulombe, représentante de la DRCA, souligne l importance de favoriser «l investissement immatériel» et de consacrer plus d efforts à la formation, à l accompagnement du chef d entreprise, auquel l aide à l investissement matériel ne saurait constituer, à elle seule, une réponse efficace. - La sensibilisation des chefs d entreprise pour créer une réelle prise de conscience et une motivation pour s inscrire dans ce type de démarche. Se former est une question de volonté et de disponibilité : un chef d entreprise qui n a pas de salarié est peu enclin à suivre une formation. Il est proposé de mettre en place un dispositif de formation obligatoire pour le créateur ou le repreneur. M. Le Hir propose dans ce cadre, de conditionner l obtention d une aide directe, au suivi d une formation, si nécessaire. La motivation du chef d entreprise peut aussi être suscitée par l existence et l appartenance à un groupement de commerçants et artisans structuré et dynamique. Il incombe d apporter une attention particulière aux actions collectives qui s inscrivent dans une démarche de formation. M. Jacky Lebrun a évoqué le manque de formation et d équipement en informatique chez les commerçants, et s est interrogé sur les possibilités de favoriser cet accès. Les représentants consulaires donnent un aperçu d initiatives innovantes en matière de formation : Mme De Oliveira a évoqué un projet de la CMA Oise pour la formation à distance des chefs d entreprises jeunes (30 heures de cours de gestion) ; ce programme serait réalisé dans le cadre d une convention avec l université Jules Verne et le Pays de Bray. M. Bonnefond (CCI de Péronne) a présenté l Agorathèque, centre d expérimentation à la micro-informatique mis par en place par la CCI de Péronne à la disposition des commerçants, débouchant sur une formation informatique à la carte. Pour mémoire la région Picardie encourage les nouveaux chefs d entreprise artisanale à se former en leur attribuant une subvention liée à la perte du chiffre d affaires. Complémentaires et indissociables de la question de la formation du chef d entreprise, sont celles de la qualité, de la performance et de la communication déployées par le chef d entreprise autour de son offre. - 3 -

A cet égard, M. Haelterman (CCI de l Aisne) a souligné le fossé qui existe entre les commerçants qui rejoignent une grande enseigne et les indépendants qui communiquent peu ou mal autour de leur offre et n exploitent pas l originalité que celle-ci constitue par rapport à celle de leurs concurrents standardisés. Cette idée est relayée par M. Bonnefond qui évoque la difficulté croissante pour les indépendants à faire face à la concurrence des franchisés. M. Haelterman rappelle que l évaluation de la performance et du potentiel de développement de l entreprise est une démarche qui fait cruellement défaut aux entreprises. Il est notamment nécessaire pour elles de réaliser une évaluation du bilan financier pour définir des objectifs de développement. Cela passe par la sensibilisation du commerçant axe de travail de la CCI de l Aisne (sur le terrain + organisation de séminaires pour les commerçants) à s engager dans une telle évaluation. Les représentants des CCI d Abbeville et de Péronne ainsi que la DRCA, font écho à cette idée et à l importance d entrer dans une démarche de qualité et de labellisation des commerces, comme c est le cas dans d autres villes. 3. Entreprises en difficulté : Ont été évoquées les lacunes de formation pouvant conduire à ces difficultés (cf. supra), la nécessité de mettre en place des outils de veille, de repérage de signaux révélant les difficultés, suffisamment en amont pour que ces dernières soient traitées efficacement. C est sur cette thématique que l association des SASTI à l atelier a été recherchée. Mme Neve- Torres (SASTI Oise) a rappelé l originalité picarde des trois associations et présenté leur rôle de facilitateur, de soutien économique et psychologique au travailleur indépendant. Ce dernier, dans une situation de détresse économique, a parfois moins besoin de fonds, que de conseil et d appui (info législation sociale, obtention de délais auprès des banquiers, impôts, organismes sociaux, etc.). Il s agit d accompagner qualitativement l entrepreneur et d intervenir financièrement, le cas échéant, de manière souple et rapide. En complément des interventions actuelles des SASTI, M. Lamy (CRP/DAE) propose qu une réflexion soit engagée pour mettre en place un fonds d intervention mutualisé est dit favorable à la dotation d un fonds d intervention rapidement mobilisable, en faveur d entreprises traversant des difficultés ponctuelles. L opportunité de créer un groupe de travail, a dans ce cadre, été soulignée. 4. TPE, commerce, artisanat et territoires : La mobilisation d aides est, dans notre contexte géographique (rural), vitale afin d éviter la désertification des communes rurales et d assurer le maintien d activités diversifiées et de qualité. Il est nécessaire de maintenir, voir d améliorer la diversité des services aux habitants. Pour cela, plusieurs chantiers de travail ont été évoqués comme l appui à l implantation de points multiservices, l engagement dans une charte qualité «commerce, artisanat, services», l aide au maintien des marchés de plein vent, etc. M. Billiez a rappelé l importance, dans certaines zones, de regrouper en un seul point les commerces, de manière à rediriger les flux, en cours de monopolisation par les grandes surfaces, qui représentent pour le consommateur un gain de temps significatif. - 4 -

M. Jacky Lebrun a évoqué la nécessité de mobiliser la population en faveur du petit commerce, et d en appeler au «rôle citoyen» du consommateur, pour faire vivre les commerces de proximité. Mme Anne Degunst-Jacquet a présenté, dans ce cadre, les dispositifs du Conseil Général de la Somme, mobilisés dans le cadre d une convention signée avec la Région : subvention pour travaux d agencement pour les artisans en milieu rural, pour les commerçants dans les communes de moins de 2000 habitants, accompagnement et suivi de la gestion des jeunes entreprises (A2C), aides filière restauration (en cours). Concernant les conventions territoriales de développement concerté commerce, artisanat, tourisme, les dossiers suivants ont été évoqués : - Etude dans le St Quentinois : achevée avec fiches action, mais sans relais des élus locaux. - Stand by sur Chauny Tergnier. - Etude en cours sur le Grand Amiénois. - Positionnement de la Région sur le FIDARCO. 5. Transversal : M. Lamy a exposé l idée de mettre en place un outil extranet de suivi des porteurs de projets de création d entreprises. Cet outil, à terme, permettrait aux différents acteurs de renseigner et de partager des fichiers communs d entreprises répertoriant les formations et les aides financières dont celles-ci ont bénéficié. Conclusion : À travers les thèmes évoqués, certaines orientations se sont dessinées et des actions se sont imposées comme prioritaires : - Transmission reprise : sensibilisation et accompagnement du dirigeant de plus de 50 ans dans sa démarche de cession d activité, harmonisation de l intervention au niveau régional. - Formation du dirigeant : de nombreux dispositifs sont en place, qu il s agit de soutenir, sans négliger le travail de sensibilisation du cédant pour que ce dernier les sollicite. - Accompagnement des travailleurs indépendants en difficulté : mise en place d un groupe de travail (cf. supra). - 5 -